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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:52

PR EVEN : CHOLESTÉROL ET STATINES, "UN CRIME CONTRE LA VIE"

Pr Even : cholestérol et statines, "un crime contre la vie"

À la suite du Dr de Lorgeril, auteur de Cholestérol, mensonges et propagande, le Pr Philippe Even démonte méthodiquement l'arnaque du cholestérol soi-disant "toxique" et des statines, véritables poisons pour l'organisme, deux arnaques savamment organisées par les laboratoires pharmaceutiques dans l'unique but de faire du profit sur le dos des patients naïfs, des médecins désinformés, et de la santé publique.

Ci-dessous une longue interview en vidéo du Pr Even réalisée par BioticTV.

Pour ceux qui n'ont pas encore tout compris à la controverse scientifique suscitée en France par le Dr de Lorgeril, le Dr Even raconte magistralement deux histoires :

1. Cholestérol : molécule de vie

Le cholestérol est un cristal rigide, un élément structurant de la vie, indispensable à nos cellules, qui ne présente aucun danger.

Comme un professeur face à ses étudiants,

Philippe Even donne un cours très accessible sur la biochimie du cholestérol.

Cette biochimie a été comprise dans les années 1980 mais reste ignorée de nos médecins.

Ce qui persiste c'est le dogme, dogme qui découle d'une erreur de la pensée médicale des années 1950 : les maladies artérielles sont dues aux plaques d'athérosclérose, il y a du cholestérol dans les plaques donc le cholestérol est coupable.

2. Statines : molécules du diable Philippe Even raconte l'histoire de la supercherie des statines. Il raconte comment, sur la base de cette erreur de la pensée médicale des années 1950, l'industrie a réussi à créer le plus grand marché pharmaceutique du monde. Il décrit les effets secondaires des statines, prédit leur déclin et l'évolution probable du marché des médicaments anti-cholestérol dans les années à venir avec l'arrivée de nouvelles molécules.

Pr Philippe Even : "cette controverse scientifique suscitée en France par le Dr de Lorgeril (que j'essaie d'aider et à laquelle j'essaie de participer) doit amener les médecins à s'interroger.

Il ne s'agit pas de croire sur parole.

Il s'agit qu'ils se posent au moins la question et qu'ils cherchent par brefs efforts à la résoudre parce que ce bref effort leur ouvrira les yeux, à condition que le bref effort ça ne soit pas d'aller lire les revues générales ou les éditoriaux imposés dans la presse par l'industrie pour répéter la vulgate : le cholestérol est le diable, il encrasse vos artères, il les bouche, vous allez en mourir avec un infarctus !"

Pour plus de détails sur les statines,les médicaments anticholestérol et leurs effets secondaires, lire : L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol du Dr de Lorgeril

Video

https://youtu.be/KAebsuHGcb8

https://youtu.be/RqdxOZa6df0

PR EVEN : CHOLESTÉROL ET STATINES, "UN CRIME CONTRE LA VIE" .
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:43

Levothyrox, l'alerte !

Non, il ne s'agit pas d'une hystérie collective, mais bien du début d'une crise sanitaire dangereuse et coûteuse, s'insurge le docteur Laurent Chevallier.

PAR LE DOCTEUR LAURENT CHEVALLIER

Oui, il semble bien y avoir des problèmes avec le « nouveau Levothyrox » et cela ne vient pas des excipients, car remplacer du lactose par du mannitol et de l'acide citrique ne peut avoir, a priori, qu'un effet modeste.

Qu'observe-t-on dans nos cabinets depuis le printemps  ?

Des déséquilibres hormonaux et, heureusement de façon plus rare, des prises de poids et très occasionnellement des crampes.

La fatigue, quant à elle, est inhérente à une tendance à l'« hypothyroïdie ».

La thyroïde est une glande située à la base du cou qui régule de nombreuses fonctions métaboliques.

Le dosage de la T3 (tri-iodothyronine) et de la T4 (thyroxine) ainsi que de la TSH (thyréostimuline) permet de s'assurer de son bon fonctionnement.

En fait, c'est la formule elle-même de ce « nouveau Levothyrox » qui semble avoir été modifiée sans en avertir suffisamment les médecins et surtout leurs patients.

Selon le professeur Alain Astier, pharmacologue : «  L'ancienne formule n'était pas très bonne, car le principe actif était faible par rapport aux excipients, ce qui entraînait des irrégularités de lots » (Magazine de la santé, France 5).

Pourquoi ne pas avoir clairement expliqué les modifications  ?

Les pouvoirs publics ne sont pas à la hauteur des enjeux

Au lieu de cela, on voudrait nous faire croire à une sorte d'hystérie collective concernant les effets secondaires, qui, encore fois, rappelons-le, sont heureusement rares, selon nos expériences quotidiennes ?

Comme au début de nombreuses crises sanitaires émergentes, les pouvoirs publics ne sont pas à la hauteur des enjeux et des inquiétudes légitimes.

Est privilégiée la culture du « il n'y a pas de risque pour la santé », bref, tout va bien !

Dans l'immédiat, les médecins demandent que, dans les cas d'effets secondaires à type de crampes, la substitution puisse se faire avec du L-Thyroxine que le pharmacien n'a pas actuellement le droit de délivrer dans cette indication (uniquement réservé aux cas d'enfants et adultes ayant des troubles de la déglutition).

Qu'une enquête soit diligentée pour comprendre ce qui se passe exactement avec cette formule et savoir si le laboratoire n'a pas tout simplement changé de fabricant ou promu un nouveau process de fabrication.

Le coût humain est difficilement mesurable, mais, pour la société, ces errances risquent de se chiffrer à plusieurs millions d'euros puisqu'au moins un à deux dosages vont probablement être prescrits aux 3 millions de porteurs de dysfonctionnements thyroïdiens en France…

Levothyrox, l'alerte !   Non, il ne s'agit pas d'une hystérie collective, du type maladie de Lyme pour le Pr Raoult.
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:38

Levothyrox : la justice ouvre une enquête

Face à la polémique, le groupe Merck a annoncé le retour de l'ancienne formule du traitement d'ici 15 jours dans toutes les pharmacies.

SOURCE AFP

Le Levothyrox arrive devant la justice.

À la suite de multiples plaintes de malades de la thyroïde dénonçant les effets secondaires d'une nouvelle formule du Levothyrox, une enquête a finalement été confiée aux magistrats marseillais.

Le siège français du laboratoire allemand Merck, qui produit ce médicament vendu à plus de 3 millions de patients français, se trouve à Lyon, dans la zone de compétence du pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille.

Face au tollé suscité par la nouvelle formule de son médicament, le groupe a par ailleurs annoncé vendredi que l'ancienne formule du traitement serait disponible d'ici 15 jours dans toutes les pharmacies.

Une plainte pour « tromperie » « Il faut que la vérité éclate, et que toutes les responsabilités pénales puissent être envisagées, et seule une enquête judiciaire le permettra », s'est félicité Me David-Olivier Kaminski, un avocat qui a déjà déposé 12 plaintes au nom d'utilisatrices de Levothyrox et en prépare plusieurs dizaines d'autres.

L'avocat a porté plainte pour « mise en danger de la vie d'autrui » et « tromperie », demandant à la justice de se pencher sur la responsabilité de l'ancienne ministre socialiste de la Santé, Marisol Touraine, de l'Agence nationale de sécurité du médicament, et du laboratoire.

Levothyrox : la justice ouvre une enquête, se pencher sur la responsabilité de l'ancienne ministre socialiste de la Santé, Marisol Touraine.

Raoult - Levothyrox et post-vérité Nous sommes à l'ère où des non-spécialistes peuvent discourir sur des problèmes médicaux et où la compassion remplace la nécessité de la preuve.

PAR DIDIER RAOULT*

Le Levothyrox, ce médicament pour la thyroïde, dont le changement de composition aurait provoqué de nouveaux effets secondaires, est symptomatique de notre modernité : il annonce les désastres sanitaires de la post-vérité.

Les communications sont passées directement des bistrots à la presse générale.

Tout le monde se fait médecin, juge ou policier, et la compassion entraîne l'adhésion.

Dans cette affaire, il existe deux phénomènes ignorés qu'il conviendrait de prendre en compte : l'effet nocebo et les épidémies sociales.

«  Nouveau  » Lévothyrox : la déferlante des plaintes

L'effet nocebo est un effet indésirable qui n'a pas de substrat chimique.

On a pu montrer que même le médecin influence l'importance des effets secondaires.

Une étude très récente du Lancet sur les effets secondaires des statines (qui sont controversées) montre que celles-ci ont un effet nocebo.

Prescrites en «  double aveugle  » (ni le médecin ni le patient ne savent quel produit contient un médicament), elles déclenchent le même nombre d'effets secondaires que le placebo qui ne comprend aucun produit actif.

En simple aveugle (seul le médecin connaît le produit prescrit), il y a plus d'effets avec les statines. L'effet est induit par le discours du médecin.

Il est d'autant plus marqué que la crainte d'effets secondaires est grande. “

Le psychisme entraîne des réactions non médicamenteuses et il existe des maladies socialement induites. „

Il n'y a pas de chance que l'effet nocebo diminue avec le tapage autour des risques du nouveau Levothyrox.

En effet, les épidémies sociales, c'est-à-dire la diffusion de maladies suscitées par la publicité qui leur est faite, sont connues pour le suicide depuis les travaux d'Émile Durkheim en 1897.

Parler des suicides entraîne une augmentation des suicides.

La frénésie médiatique après les attentats suscite des vocations de terroristes visibles dans tous les hôpitaux psychiatriques.

Et l'emballement médiatique autour du Levothyrox va faire de même. Nous sommes au début d'une époque ou l'information sans hiérarchie, le courrier des lecteurs, les réseaux sociaux vont pouvoir, comme pour la maladie de Lyme, redéfinir par eux-mêmes, sans aucun substrat réaliste, la médecine et ses dangers.

Tous ceux qui émettent des réserves sont accusés de manquer de cœur, d'être sourds à la souffrance ou achetés par l'industrie. Il faut pourtant admettre que le psychisme entraîne des réactions non médicamenteuses et qu'il existe des maladies socialement induites.

La réponse à ces maladies ne repose pas sur des modifications chimiques, mais sur de l'empathie et sur de l'information par des sources crédibles.

C'est un enjeu majeur de nos sociétés.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 08:37

Le Pr Philippe Even démontre l'arnaque du CHOLESTÉROL et des STATINES !

2 arnaques bien organisées par les labo pharmaceutiques sur le dos des patients et médecins naïfs.

https://www.facebook.com/BMoove/videos/1791074507575165/

Lisez le livre du Pr Philippe EVEN

http://amzn.to/2oD7sDk

Le Pr Philippe Even démontre l'arnaque du CHOLESTÉROL et des STATINES !
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 12:28

Des résidus de glyphosate ont été retrouvés dans des céréales pour petit-déjeuner, des légumineuses et des pâtes, a indiqué jeudi 14 septembre 2017 l'ONG Générations Futures qui a fait analyser une trentaine d'échantillons de ces aliments.

"Seize échantillons sur 30 contenaient du glyphosate, soit 53,3%", précise-t-elle dans un communiqué.

Les analyses ont porté sur 18 échantillons à base de céréales : 8 céréales pour petit-déjeuner, 7 pâtes alimentaires, 3 autres (petits pains secs, biscottes).

Douze échantillons de légumineuses sèches ont aussi été analysés : 7 de lentilles, 2 de pois chiches, 2 de haricots secs, 1 de pois cassés.

Ces produits ont tous été achetés en supermarché.

CHIFFRES.

Selon les analyses réalisées, "7 céréales de petit-déjeuner sur 8" contenaient du glyphosate, "soit 87,5%". "7 légumineuses sur 12 analysées" en contenaient aussi, "soit 58,3%".

La proportion est nettement plus faible pour les pâtes : "2 pâtes alimentaires sur 7 en contiennent, soit 28,5%".

En revanche, "aucun des 3 autres produits à base de céréales (petits pains secs, biscottes)" ne contenait de glyphosate.

Trois échantillons (deux sortes de lentilles et des pois chiches) contenaient aussi de l’AMPA, un produit de dégradation du glyphosate.

"Les concentrations (de glyphosate) retrouvées vont de 40 μg/kg pour une céréale du petit-déjeuner à 2.100 μg/kg pour un échantillon de lentilles sèches", relève Générations Futures.

Une limite maximale non dépassée

"Il n'y a, pour les aliments bruts (légumineuses), pas de dépassement de limite maximale en résidus (LMR, un seuil réglementaire de concentration de résidus de produits pesticides, NDLR)", précise toutefois l'association, pour qui cette limite est néanmoins "très élevée" pour les lentilles séchées (10.000 μg/kg).

Il n'existe pas de LMR pour tous les aliments transformés, ajoute-t-elle.

Pour François Veillerette, porte-parole et directeur de Générations Futures, ces résultats montrent qu'il y a "urgence pour l'Union européenne à renoncer à l'usage de cette molécule (...) et à faire évoluer en profondeur son modèle agricole devenu trop dépendant des pesticides de synthèse".

En juillet, la Commission européenne a proposé le renouvellement pour dix ans de la licence du glyphosate qui expire fin 2017.

Cette substance active entre notamment dans la composition du Roundup, le produit phare de Monsanto.

Le vote sur l'autorisation de cet herbicide controversé pourrait avoir lieu le 5 ou 6 octobre 2017 lors d'un comité d'experts.

La France a annoncé fin août qu'elle voterait contre la proposition de la Commission.

Elle a une position-clé car une majorité qualifiée (55% des États membres représentant 65% de la population de l'Union) est requise dans ce dossier.

Du Round Up dans vos céréales, légumes et pâtes. (Glyphosate).
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 10:00
Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?
Chez un tiers des utilisateurs, il existe une différence d’absorption qui dépasse 20%

 

La modification du médicament LEVOTHYROX® à la demande de l’Agence du Médicament française (ANSM) a créé une crise sans précédent en France. Les médias on relayé la colère de certains patients qui supportent mal la nouvelle formule, pourtant quasiment identique. Qu’en est-il exactement ? La nouvelle formule du LEVOTHYROX est-elle vraiment équivalente à la précédente ? Sommes-nous face à un problème de santé publique ou à un phénomène psychologique attisé par les médias et renforcé par l’effet nocebo ?

Je vais aborder dans ce billet le fond scientifique de l’affaire. Pour résumer les épisodes précédents, l’ANSM a demandé au laboratoire Merck d’améliorer son médicament LEVOTHYROX dont la teneur en hormone thyroïdienne, la lévothyroxine, pouvait diminuer au cours du temps du fait de son altération au contact des excipients contenus dans les comprimés.

Les excipients sont des substances ajoutées au principe actif pour fabriquer un médicament. Ils ne sont pas destinés à avoir un effet pharmacologique. Ils peuvent néanmoins influencer l’absorption du principe actif par le tube digestif, ce qui explique que l’effet d’un médicament générique puisse ne pas être identique à celui du médicament original.

Outre la lévothyroxine, son principe actif, l’ancien comprimé de LEVOTHYROX contenait notamment du lactose, sucre issu du lait qui peut être source de troubles digestifs chez des sujets prédisposés. Il a été remplacé dans le nouveau LEVOTHYROX par du mannitol, autre sucre largement utilisé dans les produits alimentaires industriels sous le code E421 qui améliore la stabilité. Il s’agit donc d’une amélioration réelle du médicament et rien à l’heure actuelle ne permet de douter de la qualité intrinsèque du nouveau LEVOTHYROX, qui se reconnaît au graphisme légèrement différent des nouvelles boîtes.

La seule vraie question qui se pose à propos du nouveau LEVOTHYROX est de savoir si son effet chez un sujet privé d’hormone naturelle suite à une ablation ou une maladie de la thyroïde sera équivalent à celui de l’ancien médicament. C’est la question générale qui se pose pour les médicaments génériques, et "techniquement parlant", le nouveau LEVOTHYROX est un générique de l’ancien.

Les études de bioéquivalence

Comme leur nom le laisse entendre, les études de bioéquivalence sont destinées à vérifier que l’effet biologique de la copie ou de la nouvelle formule n’est pas significativement différent de l’original. Ce nom est un peu trompeur, car ce qui est vérifié, ce sont les caractéristiques de l’absorption du principe actif et non son effet sur l’organisme [1]. L’affirmation d’une bioéquivalence repose donc sur un postulat : si la diffusion dans le sang du principe actif est à peu près identique à celle de l’original, l’effet biologique sur l’individu le sera lui aussi [2].

Lorsque je me suis penché sur ce dossier pour ma chronique scientifique sur France-Inter, j’ai cherché sans succès les références des études de bioéquivalence du nouveau LEVOTHYROX sur le site de l’ANSM, sur celui du laboratoire Merck, et dans la lettre que j’ai reçue en mars à ce sujet comme tous mes confrères. Cette absence est en soi une anomalie, s’agissant de la source d’information principale concernant la santé de 3 millions de Français. J’ai contacté l’ANSM, et après relance, son service de presse m’a envoyé un mail pour solliciter un entretien téléphonique avant d’accéder à ma demande... C’est finalement la présidente de l’association de patients Vivre sans Thyroïde, Beate Bartes, qui m’en a fourni les références ! Il s’agit pourtant d’une publication accessible à tous bien que payante. Cette rétention d’information par l’ANSM est inacceptable.

Le diable est caché dans les détails

J’ai lu le résumé de cette publication scientifique, qui compare la biodisponibilité de l’ancien et du nouveau LEVOTHYROX chez 200 volontaires en bonne santé prenant alternativement les deux formules, comme cela se pratique de façon courante pour évaluer les médicaments génériques.

Les résultats principaux sont les suivants [3] : L’absorption moyenne ne diffère que de 0,7% entre les deux formules, avec un intervalle de confiance à 90% allant de - 4,4 à +3,2%. Ce résultat est parfaitement conforme aux exigences de l’ANSM qui demandait un résultat compris entre -10% et +10% au maximum. Voici la courbe des moyennes obtenues en faisant des prises de sang régulières avec les deux formules du médicament chez les 200 participants.

Si vous en déduisez comme les auteurs de la publication que cette étude confirme une bioéquivalence quasi parfaite entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX, vous commettez la même erreur que moi lorsque je me suis contenté de survoler le résumé.

Mais n’étant pas moi-même pharmacologue, je me suis procuré la publication complète et j’ai pris conseil auprès de confrères spécialisés, et ce que j’ai appris m’a effaré.

Je pensais pouvoir interpréter les résultats mentionnés dans le résumé de la façon suivante : chez 90% des patients, la différence d’absorption entre les deux formules est comprise entre - 4,4 et + 3,2%. Il n’en est rien !. La bonne interprétation est la suivante : la moyenne de l’absorption du nouveau LEVOTHYROX chez 200 sujets dans le cadre de cette expérience ne diffère que de 0,7% d’avec l’ancien médicament. Si l’on reproduisait cette expérience avec d’autres sujets, on obtiendrait bien sûr [4] des résultats légèrement différents, mais 9 fois sur 10, l’écart moyen d’absorption serait compris entre -4,4 et + 3,2%.

Bien, bien, mais c’est n’est pas cela qui nous intéresse. Nous voulons savoir ce qui risque de se passer pour un sujet donné lorsqu’il passe de l’ancienne formule à la nouvelle.

Un tour de passe-passe statistique

Nous sommes tous biologiquement différents, c’est ce qui fait de la médecine un art difficile. Cela concerne surtout le maniement des médicaments dont les effets positifs ou négatifs peuvent varier de façon importante d’une personne à l’autre.

Lorsque l’on calcule une moyenne, les différences individuelles sont lissées et cette moyenne ne reflète donc pas la diversité des données individuelles : leur dispersion autour de la moyenne (en statistique, on parle de variance). Au lycée, si deux classes obtiennent la même moyenne de 12 à un examen blanc, la première peut avoir la moitié de ses élèves qui obtiennent 11 et l’autre 13, et l’autre classe une moitié qui obtient la note 6 et l’autre 18. La moyenne est identique dans ses deux cas, mais les deux classes on des chances de réussite très différentes à l’examen. La dispersion des notes autour de la moyenne est une donnée primordiale.

La donnée manquante pour évaluer le nouveau LEVOTHYROX est donc la dispersion autour de la moyenne de 0,7%, qui donne une idée de la variabilité des réactions individuelles lors du changement de médicament. Une première idée de cette variabilité est apportée par la courbe de résultats telle qu’elle a été publiée dans l’article

Les barres verticales que vous voyez et que j’avais retirées dans la première figure pour faciliter sa lecture traduisent le fait que les taux sanguins de lévothyroxine utilisés pour calculer les moyennes d’absorption varient beaucoup d’un sujet à l’autre [5]. Cela donne une idée des différences très importantes d’absorption du produit en fonction des sujets, aussi bien pour l’ancien que pour le nouveau LEVOTHYROX. Ces différences sont encore une fois liées à la diversité de l’humain et sont observées avec tous les médicaments. C’est la dispersion ou variation inter-individuelle. Rien d’anormal à cela.

Mais ce n’est toujours pas ce qui nous intéresse. Ce que nous voulons, c’est la différence d’absorption entre le nouveau et l’ancien LEVOTHYROX pour un même individu : c’est la variation intra-indivuelle puisque chaque sujet a testé successivement les deux médicaments.

Or, ce résultat fondamental est bien présent dans l’étude ! Mais il est absent du résumé, il n’est pas expliqué dans le texte et il n’est discuté nulle part. Il figure simplement dans le tableau récapitulatif : c’est le coefficient de variation intra-individuel : "Intra-CV%" et sa valeur pour l’absorption est 23,7%.

Ce pourcentage signifie que la différence d’absorption pour un même sujet entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX est inférieure à 23,7% chez 68,2% des sujets. Voici la courbe construite à partir du coefficient de variation [6] et qui manquait pour comprendre les conséquences du changement de formule.

Cela signifie aussi que 31,8% (100 - 68,2) des sujets soumis au nouveau LEVOTHYROX verront la quantité de levothyroxine absorbée utilement par leur organisme varier de plus de 23,7% en plus ou en moins ! Ce chiffre de 23,7% n’est pas exceptionnellement élevé, et si l’on comparait l’absorption du même médicament (que ce soit le nouveau ou l’ancien) chez le même sujet à deux moments différents, on constaterait aussi un coefficient de variation non négligeable : suivant ce que nous avons mangé le jour de la prise, l’heure à laquelle nous l’avons pris, si nous avons bien dormi etc. Mais nous sommes loin d’une variation de 0,7% mise en avant par l’Agence et qui ne concerne que la moyenne des mesures. Le qualificatif de "bioéquivalence parfaite" martelé par les médecins et les autorités n’est vrai qu’en moyenne et non pour un individu donné.

Je me demande si l’ANSM a vraiment pris en compte cette dimension individuelle, qui indique donc que pour ce médicament "sensible", un tiers des utilisateurs verront l’absorption du nouveau LEVOTHYROX varier de plus de 20%, ce qui fait tout de même un million d’utilisateurs en France.

Ces données connues (la publication date de 2016), il était facile de prévoir que la substitution directe et sans possibilité de retour ou de transition progressive entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX serait associée à des problèmes importants chez de nombreux patients et de les anticiper. Autant le remplacement de l’ancienne formule par un nouveau comprimé plus stable était pertinente, autant les précautions qui ont entouré ce remplacement ont été notoirement insuffisantes pour un médicament à marge thérapeutique très étroite. Une étude complémentaire portant sur des patients utilisateurs du médicament aurait permis d’estimer la bioéquivalence de la nouvelle formule dans de meilleures conditions. C’est un premier raté de l’ANSM.

Mais l’Agence du médicament a commis une autre erreur.

La demi-vie et la lente obtention d’un équilibre

Les médicaments absorbés sont éliminés par différentes voies : essentiellement par les reins (excrétés dans les urines) et par le foie (qui les détruit à l’aide de ses enzymes ou les transforme pour faciliter leur élimination). Pour quantifier la vitesse d’élimination d’un médicament, on calcule sa demi-vie, c’est à dire le temps nécessaire pour que son taux sanguin soit divisé par deux. La demi-vie des médicaments se compte habituellement en heures. Celle de la lévothyroxine est d’une semaine ! Cela signifie que deux semaines après avoir pris ce médicament, il en reste encore un quart dans le sang, et encore un huitième trois semaines après.

Plus le taux sanguin de levothyroxine est élevé, plus la quantité d’hormone détruite chaque jour est importante. Au contraire, si le taux sanguin est bas, son élimination ralentit. Ainsi, après quelques semaines, un équilibre se crée entre les apports quotidiens et l’élimination du médicament. Les pharmacologues considèrent qu’il faut 5 demi-vies pour arriver à un équilibre, soit 5 semaines pour la levothyroxine contenue dans le LEVOTHYROX.

Vous comprenez qu’il est donc illusoire de prétendre estimer l’état d’équilibre après 5 semaines de traitement à partir d’une prise unique et d’un suivi sur 72 heures, surtout lorsque l’on teste le médicaments sur des volontaires indemnes de toute maladie thyroïdienne.

Prenons un exemple peut-être plus facile à comprendre : imaginez une baignoire dont la bonde fuit et qui perd entre 20 et 50 litres d’eau par jour suivant qu’elle est presque vide ou presque pleine. Plus elle est pleine, plus elle fuit. Vous démarrez à vide et vous versez tous les matins 30 litres d’eau. Il faudra de nombreux jours pour que le niveau d’eau soit identique tous les soirs, pour qu’un équilibre s’installe. Et bien il en est de même pour le LEVOTHYROX. La concentration de l’hormone dans le sang mettra longtemps à trouver un équilibre, et le niveau de cet équilibre peut difficilement être estimé avant au moins un mois.

Conclusion

L’étude de bioéquivalence réalisée pour le nouveau LEVOTHYROX montre des différence d’absorption pour un même sujet dépassant 20% pour un tiers des patients, et qui pourrait être encore plus importante pour un petit pourcentage d’entre eux. À cette différence s’ajoute une inconnue sur l’état d’équilibre obtenu après plusieurs semaines de traitement, puisque cet état d’équilibre n’a pas été étudié.

En l’état actuel de la science, la bioéquivalence entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX est mal connue.

Dans ces conditions, il était prématuré d’imposer une substitution directe de l’ancien par le nouveau médicament. Par ailleurs, le risque important et donc prévisible de dérèglement hormonal aurait dû conduire à une information complète des patients et des prescripteurs, à commencer par la mise à disposition des études de bioéquivalence. Si la majorité des patients n’ont heureusement et logiquement rien ressenti d’anormal en passant de l’ancien au nouveau médicament, d’autres ont été victimes de symptômes d’hypo ou d’hyperthyroïdie dont ils se seraient volontiers passés. Le déni de leurs troubles attribués à des causes psychologiques a provoqué leur colère légitime. Cette réalité a été amplifiée par ce qu’on appelle l’effet nocebo chez d’autres patients : l’attribution abusive d’effets indésirables à un produit porteur d’une image négative ou dangereuse. Mais cet effet nocebo ne saurait résumer les problèmes constatés.

Sur la foi d’affirmations péremptoires des autorités sanitaires et de certains experts, la majorité des médecins ont cru que les différences d’absorption entre l’ancien et le nouveau médicament pour un patient donné ne dépassaient pas 5%, ce qui est faux. Cette confusion relance le débat sur la bioéquivalence des médicaments génériques qui sont évalués de la même façon : que mesure-t-on vraiment ? Certainement pas l’effet biologique du médicament. Une information honnête est transparente de l’ANSM sur la bioéquivalence des génériques ou des nouvelles formulations est indispensable et la rétention des données sur les études de bioéquivalence est inacceptable. Dans le cas du LEVOTHYROX, la mise à disposition des données brutes de la principale étude paraît indispensable pour y voir plus clair.

Dans l’état actuel de la crise, il me semble que la situation ne peut être résolue que de deux façons.
- Réimporter transitoirement l’ancienne formule pour soulager les patients qui vont mal, que leurs problèmes soient réellement dûs à la nouvelle formule ou non. Le passage au nouveau médicament se fera ensuite progressivement et avec plus de sérénité. Il faut calmer la crise que l’ANSM a laissé s’installer.
- Communiquer sur la variabilité intra-individuelle auprès des patients et des médecins, et encourager une augmentation ou une diminution de posologie face à des symptômes évoquant une hypo ou une hyperthyroïdie, avant même le contrôle de la TSH.
- Faire des excuses aux patients malmenés par l’incurie de l’ANSM. Arrêter de parler d’effet nocebo, qui s’il est réel, n’est pas à l’origine du problème qu’il a simplement amplifié.

Gardons en tête que le nouveau LEVOTHYROX est de meilleure qualité que l’ancien, que la majorité des utilisateurs n’ont rien ressenti d’anormal lors du changement, et que tout finira par s’arranger en adaptant la posologie. Mais il est temps de sortir du paternalisme médical franchouillard : l’information doit être accessible à tous et ce n’est pas en cachant les réalités que l’on évite les crises.

Je remercie Christian Funck-Brentano pour ses éclairages pharmacologiques et Beate Bartès pour sa relecture.

Notes

[1] Par convention internationale, l’absorption est évaluée essentiellement à partir de la Surface Sous la Courbe tracée à partir des taux sanguins (SSC ou AUC en anglais), et de la Concentration sanguine maximale (Cmax).

[2] Cette approximation pourrait constituer une source d’erreur, pas exemple pour deux médicaments dont la diffusion dans l’organisme est proche quantitativement, alors qu’un des deux permet d’obtenir un taux sanguin maximal plus rapidement. Il existe néanmoins un consensus scientifique pour considérer que cette approximation est acceptable. Des détails ici ou .

[3] Se reporter à l’étude complète, non disponible en ligne, pour plus de détails. Il y a en fait deux études, l’une avec une dose unique de 600µg, l’autre avec des prises rapprochées de fractions de cette dose qui donne des résultats identiques. Je ne commente que celle réalisée avec une prise unique de 3 comprimés de LEVOTHYROX 200µg

[4] Des fluctuations sont inévitables dès que l’on change de sujets ou du simple fait du hasard. Ce phénomène, normal, est apprécié par l’intervalle de confiance qui donne une idée de la reproductibilité du résultat et des limites de son extrapolation à la population générale.

[5] En pratique, par convention statistique, ces barres correspondent à un écart type et délimitent 68,2% des résultats observés. 31,8% des mesures étant au delà de ces limites. L’absorption est estimée en mesurant la surface sous la courbe (AUC, Area Under Curve).

[6] Chaque graduation correspond à un écart-type. Le coefficient de variation (23,7%) est le pourcentage de variation de l’absorption par rapport à la moyenne pour un écart-type. Construire cette courbe suppose que la distribution soit "normale" ce qui n’est jamais totalement vrai, mais qui reste une approximation acceptable pour 200 sujets

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 09:57

evothyrox : le remède de la ministre de la Santé pour en finir avec les effets indésirables

 

Changement de méthode : la ministre de la Santé parle, l’Agence du médicament se tait.

Ce lundi matin 11 septembre Agnès Buzyn était sur RTL.

Eléments de langage et réponse politique aux attaques « politiciennes » sur la réponse gouvernementale à la catastrophe de l’ouragan Irma sur les Antilles.

Et nouvelles réponses sur l’affaire, toujours montante, du Levothyrox.

Une ministre accusée de ne pas prendre en compte les plaintes et les souffrances des personnes qui estiment être victimes d’effets secondaires toujours indésirables, parfois handicapants crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux etc.).

La ministre répond que malgré la crise de l’ouragan antillais elle a reçu « toutes les associations et Anny Duperey ».

Elle précise que contrairement à ce que pourrait laisser croire la pétition qui lui est adressée (250 000 signatures) ses services n’ont connaissance (« remontant du terrain ») que de 9 000 signalements d’effets indésirables.

Un chiffre a rapporter aux trois millions de personnes qui ont été concernées par la modification des excipients de ce médicament.

Ni fraude, ni complot, ni erreur

 « Il n’y a pas de fraude, il n’y a pas de complot, il n’y a pas d’erreur, il y a eu un problème d’information des malades, les patients ont été surpris par une formulation qui avait changé et qui, pour certains, donnait des effets secondaires, reconnaît Agnès Buzyn.

Beaucoup de ses effets secondaires sont liés à des difficultés à redoser correctement le Levothyrox, mais ils s’estompent quand on arrive à bien doser le traitement. »

Tout (ou presque) ne serait donc qu’une affaire d’information et de dosage.

En savoir plus quant à l’ampleur réelle du phénomène ?

On reste ici dans l’entre-soi.

Les derniers chiffres de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) évaluaient à 5 000 le nombre de des déclarations de ces effets indésirables.

Cette Agence n’en dira pas plus avant les conclusions de l’enquête de pharmacovigilance qui seront publiées en octobre.

Et rien n’est dit quant à la cause première de ce mystérieux « problème d’information des malades » qui ne serait pas une « erreur ».

Pour l’heure des patients de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) ont annoncé leur intention de porter plainte contre laboratoire Merck Serono et contre les autorités sanitaires.

Un jour viendra peut-être où, comme dans l’affaire de l’ouragan Irma, des voix s’élèveront pour demander une commission d’enquête parlementaire.

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 04:18

Ouragans : ces savants qui ont voulu maîtriser les cyclones

Les cyclones sont de plus en plus nombreux, de plus en plus violents...

Le Huff Post dresse la liste des projets imaginés pour contrôler ces phénomènes.

Avec le passage dévastateur de l'ouragan Irma dans les Caraïbes, des climatologues mettent en garde contre des phénomènes cycloniques d'une forte intensité de plus en plus fréquents.

Seule solution, selon eux, contenir le phénomène de réchauffement climatique, puisque le lien entre les deux phénomènes est évoqué à titre d'hypothèse probable, comme ici par Jean Jouzel.

D'autres scientifiques, rappelle dimanche le Huffington Post, ont déjà tenté d'émettre plusieurs hypothèses pour que l'intervention humaine puisse maîtriser ces ouragans, pourtant d'une puissance considérable, avant que ceux-ci ne deviennent destructeurs et meurtriers.

Ces phénomènes sont enregistrés très tôt par les services météorologiques des États qui suivent leur développement et alertent les populations en cas de danger. Pourquoi ne pas aller plus loin ?

Le gouvernement américain a déjà tenté de mettre sur pied des expériences, tel le projet Stormfury entre 1962 et 1983.

Celui-ci impliquait le recours à de l'iodure d'argent pour diminuer l'intensité des cyclones tropicaux, du type Irma et Jose.

Selon le site Meteoi.re, des diminutions d'intensité de la violence des cyclones auraient été enregistrées, mais sans que l'on sache au juste si c'était en raison de l'intervention humaine, ou si elles se seraient produites de toute façon...

Les avions supersoniques En 2009, le projet d'un groupe de scientifiques américains menés par Arkady Leonov, professeur en physique mathématique à l'Université d'Akron dans l'Ohio, entendait détruire les cyclones avant que ceux-ci n'atteignent leur maturité.

Pour ce faire, ils souhaitaient donc enrayer la machine cyclonique qui s'alimente de l'air chaud et humide remontant de l'océan et qui transforme ainsi l'énergie thermique absorbée en énergie cinétique (liée au mouvement, ici le mouvement rotatif d'un ouragan).

Pour enrayer le processus, les chercheurs souhaitaient donc perturber l'énergie cinétique de l'ouragan afin de faire perdre de la force à celui-ci.

Pour cela, ils proposaient d'utiliser des avions supersoniques de type chasseur F-4, peut-on lire dans le dépôt de brevet du projet.

Avions qui peuvent provoquer un « bang » supersonique en passant le mur du son et ainsi perturber la cellule cyclonique.

Le projet précise que les avions envoyés dans l'œil du cyclone à contre-courant de la rotation de l'ouragan pourraient alors entraîner des perturbations mécaniques dans la structure interne du phénomène cyclonique, lui faisant alors perdre de l'ampleur.

Si un brevet international a été déposé, la théorie n'a pour l'instant jamais été testée. Selon des chercheurs cités par le Huff Post, envoyer des chasseurs dans un ouragan, aurait tout juste permis « de détruire des avions et de tuer leurs pilotes ».

Des phénomènes pourtant utiles à la planète Car la puissance des ouragans est telle qu'il est très difficile à ce jour d'intervenir directement dans son champ.

Selon Météo-France, un ouragan en pleine maturité, « c'est cinq bombes atomiques par seconde en équivalent énergétique ».

Certains phénomènes météorologiques dangereux pour l'homme sont néanmoins nécessaires afin de maintenir l'équilibre de la planète, souligne Météo-France.

C'est le cas des typhons, dont le rôle « consiste à libérer l'excès, le trop-plein de chaleur et d'humidité des Tropiques […] et de les transférer plus au nord vers les régions qui en ont besoin et qui, sans cela, seraient beaucoup plus froides ».

Un cyclone tropical, malgré ses effets dévastateurs sur les habitations humaines, est une composante du cycle climatologique et thermodynamique de l'atmosphère.

Sans ce type de phénomène, Météo-France précise que « le climat de la Terre en serait bouleversé ».

Il n'a vraiment pas besoin de ça...

Publié le 10/09/17 Source lepoint.fr

Ouragans: de plus en plus nombreux, de plus en plus violents... des tentatives pour contrôler ces phénomènes ?
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 21:17

Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage.

L’utilisation de ce produit, censé lutter contre des mauvaises herbes de plus en plus résistantes aux produits chimiques, semble avoir été autorisée trop rapidement.

De Blytheville, Arkansas – Clay Mayes freine brusquement, saute de son Chevy Silverado sans éteindre le moteur et se met à vociférer contre un cornouiller.

Les feuilles recroquevillées de l’arbuste pendouillent, comme de minuscules parapluies cassés.

C’est le symptôme typique d’une exposition accidentelle à un herbicide controversé : le dicamba.

“Ça me rend dingue ! crie le chef de culture en gesticulant. Si ça continue comme ça…” “… tout crèvera”, termine son passager, Brian Smith. Les dégâts causés par le dicamba dans le nord-est de l’Arkansas et dans tout le Midwest (affectant le soja, d’autres cultures, et même les arbres) sont emblématiques d’une crise qui ne cesse de s’aggraver dans l’agriculture américaine.

Les paysans sont prisonniers d’une course aux armements entre des herbicides de plus en plus puissants et des mauvaises herbes de plus en plus résistantes.

Le dicamba, dont l’utilisation d’une nouvelle formule a été officiellement approuvée au printemps, était censé rompre ce cycle et éradiquer les adventices dans les champs de coton et de soja.

Cet herbicide, associé avec des graines de soja génétiquement modifiées pour lui résister, promettait une meilleur maîtrise des plantes indésirables, comme l’amarante de Palmer, qui a développé une résistance aux herbicides communs [notamment au glyphosate].

Une homologation précipitée

Le problème, disent les agriculteurs et les chercheurs, est que le dicamba est emporté par le vent au-delà des champs sur lesquels il était pulvérisé, endommageant des millions d’hectares de soja et d’autres végétaux non protégés.

Selon eux, l’herbicide a été approuvé par des fonctionnaires fédéraux qui ont statué en l’absence de données suffisantes, notamment sur la possibilité qu’il dépasse sa cible.

Ces responsables, de même que les fabricants du produit, Monsanto et BASF, rejettent cette accusation et affirment que tout a été fait selon les règles édictées par le Congrès.

La colère contre le dicamba a entraîné des actions en justice, l’ouverture d’enquêtes au niveau fédéral et des États et une dispute qui s’est terminée par un coup de fusil, la mort d’un agriculteur et des poursuites pour meurtre.

Une feuille d’un plant de soja affecté par le dicamba. Andrea Morales pour le Washington Post “Ce devrait être un coup de semonce”, déclare David Mortensen, spécialiste des adventices à l’université d’État de Pennsylvanie.

D’après les estimations, ces plantes résistantes aux herbicides coûteraient à l’agriculture américaine plusieurs millions de dollars par an en récoltes perdues.

Selon Monsanto, depuis que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a autorisé l’utilisation, au printemps dernier et cet été, de la nouvelle version du dicamba, les agriculteurs ont semé du soja résistant à ce pesticide sur plus de 10 millions d’hectares.

Mais plus les pulvérisations augmentaient, plus les exemples de “volatilisation” se multipliaient.

Le produit dérive vers d’autres champs, endommageant les végétaux incapables de le supporter – arbres, soja [non génétiquement modifié], légumes et fruits à proximité – ainsi que des plantes qui servent d’habitat aux abeilles et autres pollinisateurs.

Selon une étude datant de 2004, même à très petites doses, le dicamba est 75 à 400 fois plus dangereux pour les plantes qu’il touche accidentellement que le glyphosate.

Il est particulièrement toxique pour le soja qui n’a pas été génétiquement modifié pour lui résister.

Europe. Risque “improbable” de cancer : le glyphosate reste autorisé

Kevin Bradley, chercheur à l’université du Missouri, estime que plus de 1,5 million d’hectares de cultures ont été endommagés par le dicamba – notamment dans de grands États agricoles tels que l’Iowa, l’Illinois et le Minnesota –, ce qui représente presque 4 % de la surface cultivée en soja aux États-Unis.

Et d’après les chercheurs, ce chiffre est probablement en deçà de la réalité. “Il est très difficile d’évaluer l’étendue des dégâts, précise Bob Hartzler, professeur d’agronomie à l’université d’État de l’Iowa, mais je suis parvenu à la conclusion que le dicamba est impossible à contrôler.”

Cette crise intervient alors que le cours du soja est plus bas que prévu et que le revenu de l’activité agricole baisse depuis quatorze trimestres.

La pression sur les cultivateurs est donc énorme.

Des dégâts qui se chiffrent en millions de dollars Wally Smith ne sait pas combien de temps il pourra tenir.

Son exploitation emploie cinq personnes, dont son fils, Hughes, son neveu, Brian, et le chef de culture, Clay Mayes.

Aucun d’entre eux ne voit quel autre travail il pourrait faire dans ce coin du comté.

Le dicamba a fait des ravages dans la région de Blytheville.

Sur plusieurs kilomètres à la ronde, de la route jusqu’aux arbres qui se dressent à l’horizon, on ne voit que des plants de soja rabougris, aux feuilles enroulées sur elles-mêmes.

Une ferme bio a dû suspendre ses ventes cet été après avoir découvert que ses produits étaient contaminés.

Dans l’exploitation de Wally Smith, plusieurs hectares de soja présentent un retard de croissance à cause de l’herbicide, ce qui signifie qu’il perdra de l’argent, après avoir investi 2 millions de dollars : Voilà la réalité.

Si le rendement s’effondre, nous n’aurons plus qu’à mettre la clé sous la porte.” La nouvelle formulation du dicamba a été approuvée car elle était censée rendre le produit moins dangereux et moins volatil que ses versions précédentes.

Mais ses détracteurs affirment que le feu vert a été donné malgré l’absence d’études concluantes et sous la pression des départements d’agriculture des États, des industriels et des syndicats agricoles. Selon ces derniers, les paysans avaient absolument besoin de ce nouvel herbicide pour venir à bout des mauvaises herbes résistantes au glyphosate.

Elles envahissent les champs et privent le soja de la lumière du soleil et des substances nutritives dont il a besoin.

L’abus d’herbicides a rendu ces adventices de plus en plus résistantes et de plus en plus envahissantes ces vingt dernières années.

Lors d’une téléconférence avec des membres de l’Agence de protection de l’environnement, le 29 juillet, des scientifiques travaillant dans une douzaine d’États ont signalé que le dicamba était plus volatil que les fabricants ne l’avaient dit.

Des expériences en plein champ menées par des chercheurs des universités du Missouri, du Tennessee et de l’Arkansas ont montré depuis que le dicamba a la capacité de se volatiliser et de gagner d’autres cultures jusqu’à soixante-douze heures après son épandage.

Des études en amont biaisées ou inexistantes sur le terrain

Les autorités en charge de la réglementation ne disposaient pas de ces informations.

Monsanto et BASF avaient fourni des centaines d’études à l’EPA, mais seul un petit nombre concernait la volatilité du produit en conditions réelles.

La majorité des essais avaient été menés sous serre ou en laboratoire.

Selon les règles de l’EPA, ce sont les fabricants qui doivent financer et mener les tests de sécurité sur lesquels cette administration s’appuie pour évaluer les substances.

Bien que les fabricants de pesticides donnent souvent leurs nouveaux produits aux chercheurs des universités pour qu’ils les testent dans divers environnements,

Monsanto reconnaît ne pas avoir autorisé d’essais pour le dicamba afin de ne pas retarder son homologation.

Et, d’après les scientifiques, BASF a limité les tests.

Agriculture. Aux États-Unis, les OGM de Monsanto ne font plus recette

D’après les chercheurs, cela a permis aux industriels de choisir le type d’informations qu’ils allaient fournir aux autorités.

“Monsanto en particulier a fait très peu d’essais sur le terrain”, dénonce Jason Norsworthy, un professeur d’agronomie à l’université d’Arkansas auquel le géant de l’agrochimie n’a pas permis de tester la volatilité de son produit.

L’Agence de protection de l’environnement et les industriels nient qu’il y ait eu une faille dans le processus d’approbation du dicamba.

L’EPA déclare : Il appartient aux candidats à l’homologation de fournir toutes les données requises.

Le Congrès a imposé cette obligation aux fabricants de pesticides plutôt que de contraindre d’autres entités à financer et mener la collecte de données.”

Odessa Patricia Hines, porte-parole de BASF, explique de son côté que la société a mis son produit sur le marché “après plusieurs années de recherches, des essais dans des exploitations agricoles et des évaluations par des universités et les agences de réglementation”.

Scott Partridge, vice-président de Monsanto en charge de la stratégie, est d’avis que certains agriculteurs ont illégalement pulvérisé des formulations plus anciennes et plus volatiles ou qu’ils n’ont pas utilisé le bon matériel.

L’entreprise, qui a investi 1 milliard de dollars l’année dernière dans des unités de production de dicamba, a déployé une armée d’agronomes et de spécialistes du climat pour déterminer la cause du problème.

Il assure : Nous nous rendons chez tous les agriculteurs et dans tous les champs. Si le produit peut être amélioré, nous le ferons.”

Les États les plus touchés sont également passés à l’action.

En juillet, l’Arkansas a interdit les épandages jusqu’à la fin de la saison et augmenté les amendes pour application illégale.

Le Missouri et le Tennessee ont renforcé leur réglementation sur l’utilisation du dicamba et une dizaine d’États se sont plaints à l’EPA.

En août, celle-ci a laissé entendre à plusieurs scientifiques qu’elle pourrait envisager de retirer les nouveaux désherbants à base de dicamba du marché.

Contactée, l’agence reste vague sur ses intentions.

“L’EPA est très préoccupée par les rapports récents sur les dégâts que le dicamba aurait causés aux cultures dans l’Arkansas et dans d’autres parties du pays”, se borne à déclarer un de ses représentants.

Un recours collectif a été intenté contre les fabricants en les accusant de déclarations inexactes sur les risques présentés par leurs produits.

Les Smith envisagent de s’y associer.

Une efficacité sans doute très limitée dans le temps

Dans le même temps, des signes montrent déjà que le dicamba ne sera peut-être pas efficace très longtemps.

Les scientifiques ont montré que l’amarante pouvait développer une résistance à ce produit en trois ans seulement.

Des spécimens soupçonnés d’avoir déjà acquis cette caractéristique ont été découverts dans le Tennessee et l’Arkansas.

Monsanto n’a “connaissance d’aucun cas confirmé d’amarante résistante” au dicamba, affirme toutefois un porte-parole du groupe.

Les détracteurs de l’utilisation intensive de produits agrochimiques voient dans cette crise une parabole et une anticipation de l’avenir de l’agriculture américaine.

Pour Scott Faber, vice-président de l’Environmental Working Group [une ONG de protection de la santé et de l’environnement], les agriculteurs sont “piégés dans une spirale chimique” alimentée par l’industrie de la biotechnologie.

Nombre d’agriculteurs sont persuadés qu’ils ne pourraient pas continuer à travailler sans de nouveaux désherbants. “Nous sommes dans un cul-de-sac”, déplore Nathan Donley, responsable scientifique au Center for Biological Diversity [ONG œuvrant pour la protection des espèces menacées].

La prochaine étape sera la résistance à un troisième produit chimique, puis à un quatrième.

Nul besoin d’être un génie pour savoir comment cela va finir.

Le vrai problème ici est que l’on utilise dans les cultures des combinaisons de produits toxiques toujours plus complexes, avec des conséquences toujours plus complexes.”

Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage.
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 20:55

Le virus Zika, qui cause des dommages neurologiques aux fœtus, pourrait devenir un nouvel outil pour améliorer la survie de patients atteints d’un glioblastome.

Une nouvelle étude montre en effet qu’il tue des cellules cancéreuses dans le cerveau de souris, sans s’attaquer aux cellules normales.

Jusqu’à présent, le virus Zika était surtout considéré comme une menace, pas comme un remède.

Mais une nouvelle recherche suggère qu’il pourrait aider à traiter un cancer agressif du cerveau : le glioblastome.

Le traitement de ce cancer utilise une chirurgie suivie d’une chimiothérapie et d'une radiothérapie.

Pourtant, souvent, cela ne suffit pas pour lutter contre ce cancer invasif dont la survie au diagnostic est de moins de deux ans.

Les traitements standard tuent la plupart des cellules tumorales mais laissent intactes les cellules souches du glioblastome.

Or, ces dernières contribuent à l’agressivité de ce cancer car elles prolifèrent et résistent aux traitements.

Et si le virus Zika était une solution pour se débarrasser de ces cellules souches ?

En effet, le virus Zika infecte le système nerveux central, notamment les cellules souches progénitrices.

Chez les fœtus en cours de développement, l’infection par le virus Zika conduit à des dommages neurologiques importants, avec des malformations du cerveau.

Mais chez l’adulte, l’infection ne semble pas avoir des effets aussi graves sur le cerveau.

Dans une nouvelle étude parue dans The Journal of Experimental Medicine, des chercheurs de l'UC San Diego School of Medicine et de la Washington University School of Medicine (Saint-Louis, États-Unis) expliquent que le virus cible et tue les cellules souches du cancer du cerveau.

Pour cette étude, les scientifiques ont infecté des souris avec le Zika ou un placebo en injectant le virus directement dans les tumeurs de glioblastome.

Deux semaines après l’injection, les tumeurs étaient significativement plus petites chez les souris traitées au Zika, qui ont survécu plus longtemps que les autres.

Si un moustique infecté transmet le Zika à une femme enceinte, le bébé risque de souffrir de microcéphalie.

Le virus Zika s'attaque aux cellules souches du glioblastome

Le traitement au Zika semblait aussi fonctionner sur des cellules humaines.

Les chercheurs ont infecté des tumeurs en culture avec une souche du virus : le virus a infecté et tué les cellules souches et évité les autres cellules tumorales.

Le virus Zika s’attaque donc aux seules cellules souches.

Ces résultats suggèrent qu’un traitement de chimiothérapie et de radiothérapie associé à une infection par le Zika pourrait donner des résultats intéressants.

Le virus Zika […] tue les cellules souches cancéreuses, qui ont tendance à être résistantes aux traitements standard. Jeremy Rich, professeur de médecine à l'UC San Diego School of Medicine et coauteur principal de l'étude a expliqué dans un communiqué :

« Le virus Zika cible spécifiquement les cellules neuroprogénitrices dans le cerveau du fœtus et de l'adulte.

Notre recherche montre qu'il cible de manière sélective et tue les cellules souches cancéreuses, qui ont tendance à être résistantes aux traitements standard ».

Les chercheurs ont aussi mené des études en utilisant des tissus cérébraux de patients épileptiques et montré que le virus n’infectait pas les cellules non cancéreuses.

Pour améliorer encore la sécurité de la technique, les chercheurs ont introduit deux mutations qui affaiblissent le virus. Quand ils ont testé la souche virale mutante et la souche originelle, la souche mutante pouvait toujours tuer des cellules cancéreuses mais elle était moins efficace que la souche d’origine.

L’idée d’injecter dans le cerveau des patients un virus connu pour causer des dommages au cerveau peut faire peur mais les chercheurs affirment que les cibles du virus (les cellules neuroprogénitrices) sont rares dans le cerveau adulte, contrairement au cerveau du fœtus.

Le virus Zika menacerait aussi le cerveau des adultes ?

Pas si vite...

Une nouvelle recherche américaine suggère que le virus Zika, dangereux pour le cerveau des fœtus, pourrait aussi créer de graves dommages à celui des adultes.

Cependant, l'étude a été réalisée sur des souris, et n'est donc pas forcément transposable à l'Homme.

Au début du développement embryonnaire, le cerveau est composé de cellules nerveuses progénitrices, des cellules souches qui peuvent donner des neurones.

Or, le cerveau adulte contient aussi des zones avec de telles cellules souches, qui jouent un rôle important dans la mémoire et l’apprentissage.

Grâce à la plasticité cérébrale, les cellules progénitrices servent à remplacer des neurones perdus ou endommagés à l’âge adulte.

Dans une recherche parue dans Cell Stem Cell, les chercheurs de l’université Rockefeller et de l’institut d’allergie et d’immunologie de La Jolla ont montré que le virus Zika infecte une région du cerveau adulte contenant des cellules progénitrices.

Les travaux ont été réalisés chez la souris, où les cellules progénitrices se trouvent essentiellement dans deux régions du cerveau.

Comme l’explique Joseph Gleeson, un des auteurs de ces travaux, « il était très clair que le virus n'affectait pas l'ensemble du cerveau de manière uniforme, comme on le voit chez le fœtus.

Chez l'adulte, ce sont seulement ces deux populations qui sont très spécifiques aux cellules souches qui sont touchées par le virus ».

Le cerveau des adultes serait donc lui aussi vulnérable au Zika, dans des régions importantes pour la mémoire et l'apprentissage.

Ces travaux sur le virus Zika soulèvent de nombreuses questions

Les chercheurs ont également montré que l’infection par le virus Zika était associée à la mort cellulaire et à une réduction de la genèse de nouveaux neurones.

Des problèmes pour régénérer des neurones pourraient augmenter le risque de déclin cognitif et de pathologies comme la dépression et la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs reconnaissent que les adultes en bonne santé peuvent aussi avoir une réponse immunitaire qui empêche l’attaque du virus.

Mais des personnes au système immunitaire affaibli pourraient être plus fragiles vis-à-vis de cette infection.

Ces travaux soulèvent de nombreuses questions : sont-ils transposables à l’Homme ?

Les dommages observés sur les cellules progénitrices peuvent-ils avoir des conséquences à long terme et, si oui, lesquelles ?

Des pertes de mémoire, de la dépression ?

Ces cellules souches ne peuvent-elles pas se remettre de l’infection ?

Autant de questions qui restent en suspens.

Le virus Zika est une arme contre le cancer du cerveau. (Glioblastome).
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