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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:27

Activité de cellules tueuses activées par la lymphokine dans le cancer du poumon.

A LeFever; A Funahashi Web of Science®

1991,99 (2): 292-297 doi: 10.1378 / coffre.99.2.292

Cette étude évalue l'activité lytique des cellules effectrices pulmonaires pulmonaires locales.

Les populations de lymphocytes purifiés ont été isolées à partir de BALF obtenues chez 18 patients atteints de carcinome bronchique, six patients atteints de troubles pulmonaires autres que le cancer et dix volontaires témoins normaux correspondant à l'âge et aux antécédents de tabagisme.

Ces cellules ont été évaluées pour l'activité lytique des cellules NK et LAK contre les cibles tumorales sensibles au LAK résistant au NK (tumeur pulmonaire A549 et cellules tumorales Daudi) et une tumeur sensible au NK (K562);

L'activité LAK a été détectée chez BALF chez 6 des 18 patients atteints de cancer.

Les autres patients atteints de cancer, les sujets atteints d'une maladie pulmonaire autre que le cancer et les volontaires normaux n'ont pas d'activité lytique détectable.

Les lymphocytes du sang périphérique de tous les sujets n'avaient qu'une activité lytique NK et ne tueient pas la cible tumorale pulmonaire; Les AM n'étaient pas tumorales.

L'interleukine-2, qui est nécessaire pour l'activation des cellules LAK, n'a été détectée que dans BALF récupéré chez les six patients atteints d'activité lytique pulmonaire LAK.

Ces résultats démontrent que les cellules LAK activées, capables de tuer des cellules tumorales pulmonaires, sont présentes chez des patients atteints de carcinome bronchique.

Cette population lyrique de cellules LAK représente une réponse pulmonaire locale contre le cancer du poumon en l'absence d'activité tumoricide systémique.

L'état fonctionnel des cellules effectrices immunitaires pulmonaires, ainsi que le type et les quantités de cytokines dans le poumon déterminent la réceptivité locale au carcinome bronchogène et peuvent bien contrôler le cours de cette maladie.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:22

Deux milliards de personnes utilisent de l’eau contaminée par des matières fécales

D’après les estimations de l’OMS, l’eau potable contaminée cause chaque année plus de 500 000 décès provoqués par la diarrhée.

C’est un cri d’alarme qu’a lancé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), jeudi 13 avril.

Près de deux milliards de personnes dans le monde utilisent encore de l’eau potable contaminée par des matières fécales.

Une situation qui les expose « à contracter le choléra, la dysenterie, la typhoïde et la polio », a expliqué la directrice du département santé publique, le docteur Maria Neira.

D’après les estimations de l’organisation, l’eau potable contaminée « cause plus de 500 000 décès provoqués par la diarrhée chaque année ».

En 2015, une liste de dix-sept objectifs de développement durable à atteindre en 2030 a été adoptée par les pays membres des Nations unies.

L’un d’eux est de garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources hydriques.

Cet objectif ne pourra pas être atteint « à moins que des mesures ne soient prises pour utiliser les ressources financières de manière plus efficace et accroître les efforts pour identifier de nouvelles sources de financement », prévient l’OMS.

Financements insuffisants

Les pays ont augmenté de 4,9 % en moyenne annuelle leurs dépenses en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène durant ces trois dernières années, pointe le rapport onusien.

Toutefois 80 % des Etats rapportent que les financements dédiés à ces questions sont toujours insuffisants pour répondre aux objectifs des Nations unies.

Pour y parvenir, les investissements en infrastructures devront tripler et atteindre 114 milliards de dollars (107 milliards d’euros) chaque année, selon des chiffres de la Banque mondiale cités par l’OMS.

Ce chiffre ne prend pas en compte les coûts de fonctionnement et de maintenance.

Pour l’ONU, les eaux usées sont un « nouvel or noir »

« C’est un défi que nous avons la capacité de résoudre », estime Guy Ryder, président de l’ONU-Eau et directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT).

« Accroître les investissements dans l’eau et l’assainissement peut générer des avantages importants pour le développement et la santé humaine, créer de l’emploi. »

Pour y atteindre ce but, l’OMS souligne la nécessité de trouver de nouvelles sources de financement, comme les taxes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ressources-naturelles/article/2017/04/13/deux-milliards-de-personnes-utilisent-de-l-eau-contaminee-par-des-matieres-fecales_5110454_1652731.html#P4yRZTdqGvrddAXe.99

Le Monde.fr avec AFP

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:09

Cassis : Formation sur LA MALADIE DE LYME CHRONIQUE ET CO-INFECTIONS Le 22 Avril à Cassis PAR LA CLINIQUE BCA ( AUGSBURG CENTRUM BORRELIA)

Dirigée par le Docteur Carsten Nicolaus

Deux programmes en simultané:

Formation pour les professionnels de santé journée d’information pour les malades

Le Docteur CARSTEN NICOLAUS directeur de la clinique BCA d’Augsburg (Borrelia Centrum Augsburg) donnera une formation de phytothérapie et antibiothérapie.

Cette formation s’adresse aux médecins, naturopathes, et autres professionnels qui souhaitent acquérir les connaissances dans les traitements de la maladie de lyme chronique .

Journée d’information pour les malades Avec le Dr Carsten Nicolaus de la clinique BCA symptômes, diagnostic, traitements naturels , antibiotiques, analyses

Le 22 Avril à Cassis.

Formation sur LA MALADIE DE LYME CHRONIQUE ET CO-INFECTIONS Le 22 Avril à Cassis PAR LA CLINIQUE BCA ( AUGSBURG CENTRUM BORRELIA).
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 21:55

Selon une étude, la fréquence des cancers aurait augmenté de 30% au cours des années 2000.

Même si les données demeurent très insuffisantes dans les pays à faible revenu.

Selon une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) coordonnée par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC), la fréquence des cancers chez l’enfant a grimpé de 13% dans les années 2000 par rapport aux années 1980.

Chez les moins de 14 ans, l’incidence des cancers a été de 140 cas pour 1 millions d’enfants par an entre 2001 et 2010.

La leucémie représente à elle seule presque le tiers des cas. Viennent ensuite les tumeurs du système nerveux central (20%) et les lymphomes (12%).

Chez les patients de moins de 5 ans, un tiers des cas sont des tumeurs embryonnaires, comme le neuroblastome, le rétinoblastome, le néphroblastome ou l'hépatoblastome.

Pour l’apparition du cancer chez les adolescents (15-19 ans), le taux d'incidence annuel est de 185 sur un million, selon les enregistrements d'environ 100 000 cas.

Les plus courants sont les lymphomes (23%), suivis des carcinomes et mélanomes (21%).

Une meilleure détection, mais …

Le communiqué se félicite qu'« une partie de cette augmentation peut être due à une meilleure ou plus ancienne détection de ces cancers ».

Car, selon le CIRC, il y a une meilleure prise en compte des cancers de l'enfant et de certains facteurs de risque (infections, polluants environnementaux) de la part des médecins.

Le CIRC rappelle toutefois que les cancers chez l’enfant sont plus susceptibles d’être déclenchés par une prédisposition génétique.

L’étude a porté sur 62 pays et 300 000 cancers, mais la représentativité des données est discutablé.

"Elles couvrent environ 10% de la population mondiale d’enfants.

Toutefois, les résultats rapportés sont basés sur la couverture de la population infantile de près de 100% en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest et de 5% ou moins en Afrique et Asie."

Pour cause, dans les pays à faible revenu, le cancer est moins bien diagnostiqué par manque de connaissance ou d’équipement.

De fait, il se révèle difficile d’obtenir des statistiques.

Rappelant que s’il est primordial d’améliorer la surveillance mondiale du cancer chez les enfants, il l’est tout autant de remédier aux lacunes liées à cette même surveillance dans certaines régions du globe.

Pour garantir leur fiabilité, ces études comparatives dépendent grandement des données locales, de la possibilité de leur collecte et de leur partage.

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 16:33

Anti-inflammatoires, danger ! Entre 5000 et 6000 femmes enceintes exposées chaque année

 

Grâce au service de presse de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) nous pouvons apporter quelques précisions sur l’alerte qui vient d’être lancée sur les anti-inflammatoires (dont l’aspirine) pendant la grossesse.

Il s’agit ici, plus précisément, du « troisième rappel » de ce type effectué par l’ANSM. Les deux premiers datent de 2003 et 2009. Comment justifier, sur un sujet aussi sensible, aussi important, qu’il faille ainsi réitérer les appels ? Où sont les failles ? Sur France Info la directrice adjointe des médicaments à l’ANSM, Nathalie Richard, insiste sur le fait que « ce n’est pas normal ». Comment résorber le pathologique ?

« Le danger pour la femme enceinte arrive à partir du sixième mois de grossesse, même après une seule prise de ce médicament » explique-t-elle. C’est tout dire. Ces petites pilules « ont une image de médicaments anodins et sans danger. Il faut donc que les prescripteurs et les pharmaciens soient extrêmement vigilants » prévient Nathalie Richard. Certes. Mais elle ne dit pas comment faire pour augmenter le seuil de vigilance de ces professionnels. Sans parler de l’automédication…

Toujours lire les posters

Reste une question : pourquoi ce troisième rappel ? « Il s’appuie sur des données de l’assurance maladie qui montrent que 5 000 à 6 000 femmes par an sont exposées à des AINS à partir du début de leur sixième mois de grossesse » nous explique-t-on à l’ANSM. On fait ici référence à une étude conduite de 2011 à 2013. Plus précisément ces données proviennent d’un poster présenté aux 37èmes journées de pharmacovigilance de Nancy. C’était en avril 2016. Voici les références du document :

PM-025 « Analgesic drug dispensation patterns before and during pregnancy : a retrospective study in France ». Conclusions:

« Le paracétamol est l’antalgique le plus prescrit au cours de la grossesse (quel que soit le trimestre). Cette étude met surtout en évidence l’existence d’une pratique de prescription d’AINS à partir du 6ème mois (0,78 % des patientes), malgré la contre-indication absolue durant cette période, compte tenu des risques entre autres de fermeture prématuré du canal artériel et de toxicité rénale largement connus. Après extrapolation, cette situation concernerait entre 5000 et 6000 femmes par an en France, cette estimation basse ne prenant pas en compte l’automédication par AINS (notamment par ibuprofène). »

Le premier auteur est J. Delorme et le dernier le Pr Nicolas Authier, qui dirige le service de pharmacologie médicale du CHU de Clermont-Ferrand. On ne lit jamais assez les posters. Que les auteurs soient remerciés. Un prix serait justifié.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 16:29

Le tribunal administratif de Caen vient de condamner le centre hospitalier Jacques Monod de Flers (Orne).

Ce dernier devra verser plus de 90 000 euros de remboursements à la Sécurité sociale ainsi qu’en « préjudice affectif » aux proches d’un patient décédé.

Le tribunal administratif a considéré « qu’en l’absence même de toute urgence à intervenir », ce décès est la conséquence d’ «une erreur d’appréciation constitutive d’une faute responsable des complications postopératoires et du décès ».

La Sécurité sociale obtient le remboursement de l’intégralité des frais médicaux engagés par les soins apportés au patient, soit plus de 57 000 euros.

La mère du malade, décédé à l’âge de 53 ans et avec lequel elle vivait, obtient notamment 15 000 euros au titre du « préjudice affectif ».

Vésicule biliaire en bon état

Le patient avait initialement subi, en septembre 2013, une opération sous célioscopie de la vésicule biliaire. Il avait dû être réopéré trois semaines plus tard, avant de décéder le 25 octobre, dix jours après la seconde intervention.

Le tribunal administratif avait examiné cette affaire le 5 janvier dernier. Le 24 septembre 2013, l’homme souffrant de violentes douleurs abdominales est hospitalisé. 

Plusieurs extraits du rapport d’expertise ont été lus  lors de l’audience : « les douleurs n’ont pas été précisées avant l’opération. Il est inconcevable de ne pas avoir fait un nouveau bilan de la paroi vésiculaire avant l’opération (…) il n’y avait aucune urgence ».

L’homme était d’une grande fragilité souffrait de plusieurs pathologies dont une cirrhose et une obésité morbide (160 kg pour 1,60 m).

Il était suivi par des spécialistes de l’hôpital de Flers…

Le 24 septembre 2013 il semble personne n’aurait pris soin de consulter son dossier médical. « La vésicule biliaire était en bon état », devait juger l’expert.

C’est le chirurgien, seul à temps complet dans ce service dont il est le chef, qui avait pris la décision après, dit la justice, « une erreur d’appréciation ».

Muscle utérin perforé, aspiration intestinale

Autre ville, autre hôpital, autre erreur.

Le tribunal administratif de Rennes vient de condamner le Centre hospitalier universitaire de Brest à verser plus de 285.000 € à une patiente victime d’une grave erreur médicale, lors d’une interruption médicale de grossesse.

En 2009, une femme de 29 ans, déjà mère d’un petit garçon, doit interrompre sa seconde grossesse en raison « d’une embryopathie d’origine génétique ».  

Au cours de l’intervention sous anesthésie générale, « le muscle utérin a été perforé et une partie des intestins aspirés par la canule », précise le jugement du tribunal administratif.

La patiente doit alors subir deux interventions chirurgicales, les 12 et 19 février, avant de passer plus d’un mois à l’hôpital, relate Le Télégramme.

Quatre opérations chirurgicales, un séjour hospitalier de plus d’un mois, des séquelles importantes et une altération de la vie quotidienne sur le long terme, tant pour la patiente que pour sa famille : tels sont les motifs qui ont amené le tribunal administratif de Rennes à condamner le CHU de Brest, seul responsable, à verser plus de 285.000 € à la victime et sa famille. Pour les frais d’hospitalisation, d’honoraires pharmaceutiques et médicaux, et pour les indemnités journalières, le CHU devra d’autre part verser 359.272 € à la CPAM du Finistère.

Un montant total de 644.447 €.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 16:25

L’affaire Docétaxel : atermoiements et principe de précaution des malades à géométrie variable

 

Il y a donc désormais une affaire Docétaxel. Et plus précisément une affaire « Docétaxel Accord », du nom de la firme qui commercialise ce générique. L’annonce, par Le Figaro, 1 de l’existence d’une enquête (ouverte en septembre dernier) par l’ANSM Le Figaro n’a pas seulement précipité la communication de l’Agence du Médicament. Il a aussi mis en lumière le caractère dangereusement incohérent de la situation qui prévaut aujourd’hui dans les centres et les services français de cancérologie.

Résumons. Les premiers cas d’issues fatales sous Docétaxel sont survenus en août 2016. Ils furent suivis de deux autres décès, en novembre 2016 et en février 2017. Il s’agissait à chaque fois de décès survenus lors de traitement en monothérapie ou en association, en situation adjuvante ou néo-adjuvante de cancer du sein.

La communication de l’ANSM confirme une information parue quelques heures auparavant dans Le Figaro . Le quotidien pointait en particulier la version générique du Docétaxel produite par le laboratoire Accord (Intas Pharmaceuticals).

Contacté par Le Quotidien du Médecin l’Institut Gustave-Roussy (IGR) a confirmé que « quatre cas graves ont bien été signalés l’été dernier, dont trois décès », et que tous étaient traités par le générique du Docétaxel produit par l’indien Accord. « Nous avons appliqué le principe de précaution et les patients sont maintenant traités par le paclitaxel », affirme l’IGR. Or, dans son courrier, l’ANSM précise que le paclitaxel constitue bien une alternative mais qu’il n’existe pas de recommandation à ce jour, « faute d’éléments complémentaires d’investigation permettant d’évaluer le rapport bénéfice/risque dans le cadre du traitement du cancer du sein. » Qu’est-ce à dire ?

Espace-temps inhabituel

Le 4 février dernier c’est l’Institut Curie qui déclare auprès de l’ANSM la mort d’une patiente au décours de sa première cure de Docétaxel. Il s’agissait du second décès après un premier le 1er juin 2016 qui avait également fait l’objet d’un signalement par l’Institut Curie. « Devant la survenue, dans un espace-temps inhabituel, de ces deux cas similaires à l’Institut Curie ainsi que dans d’autres établissements de santé en France », l’Institut Curie a, « par mesure de précaution, stoppé l’utilisation du Docétaxel pour les traitements des cancers du sein », et l’a également remplacé par le paclitaxel. L’Institut Curie a confirmé au Quotidien du Médecin que c’est là encore la forme générique commercialisée par Accord qui était en cause.

Pour sa part l’ANSM souligne que analyses menées dès septembre 2016 ont exclu des causes possibles la qualité des lots employés à l’IGR. La suspension du générique d’Accord n’est « pas à l’ordre du jour », précise l’agence qui affirme ne pas disposer d’éléments pour incriminer directement cette spécialité.

« Plus de la moitié des patientes traitées avec du Docétaxel dans le cadre d’une chimiothérapie adjuvante ou néoadjuvante reçoivent une version générique, dont une large majorité provient de ce laboratoire, il n’est donc pas étonnant que toutes les patientes décédées aient reçu le même médicament », explique l’ANSM, citée par Le Quotidien.

Certes. Mais il n’en est pas moins vrai que les deux plus grands centres anticancéreux français ont décidé de stopper l’utilisation de cette spécialité pharmaceutique et que les déclaration à France Info de le Dr Paul Cottu, (département de médecine oncologique, Institut Curie de Paris) ne peuvent être ignorées des responsables nationaux de la sécurité du médicament (sans parler de la direction de l’Institut National du Cancer).

« Femmes de bon pronostic »

L’ouverture d’une enquête de pharmacovigilance concernant l’ensemble des spécialités à base de docétaxel a été décidée au cours du comité technique de pharmacovigilance (CTPV) de l’ANSM du 13 septembre 2016. La présentation des résultats de l’enquête est programmée au CTPV du 28 mars 2017. « L’un des buts est de savoir s’il y a eu d’autres cas d’entérocolites sur terrain neutropénique chez des femmes traitées pour un cancer du sein, précise encore l’ANSM au Quotidien du Médecin. Des événements similaires ont déjà été signalés dans d’autres indications, et chez des patients de mauvais pronostic. Ce qui est étonnant avec les notifications récentes, c’est qu’il s’agit de femmes de bon pronostic, déjà opérées ou en passe de l’être. »

Ce qui est étonnant ce sont, aussi, les atermoiements de l’ANSM et le silence du cabinet ministériel de tutelle. Pourquoi laisser utiliser ce médicament générique alors que sa « qualité de fabrication » est publiquement interrogée et que d’autres équivalences thérapeutiques existent ? « Le paclitaxel peut constituer une alternative au docétaxel dans certaines situations, explique l’ANSM aux spécialistes. Cependant, aucune recommandation n’est formulée à date en l’absence d’éléments complémentaires d’investigation permettant d’évaluer le rapport bénéfice / risque dans le cadre du traitement du cancer du sein. » Est-ce dire que l’application du principe de précaution est-elle variable sur le territoire national ? Et faudra-t-il vraiment encore attendre plus d’un mois pour trancher ?

A demain

1 L’ANSM nous précise que le courrier adressé aux cancérologues concernant le Docétaxel a été envoyé aux professionnels le mercredi 15 février dans l’après-midi « et non après les « révélations » du Figaro ». Pour notre part nous écrivions, le lendemain, que la publication de la première information de l’ANSM sur ce sujet « coïncidait avec la révélation de ces morts, quelques heures plus tôt par Le Figaro : « Questions après des décès lors de la prise d’un anticancéreux » ». Sans doute eût-il été plus judicieux d’écrire « quelques heures plus tard ». Que nos lecteurs (et l’ANSM) veuillent bien nous pardonner.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 16:22

Médecins acharnés ou sages

 

La loi Léonetti a tenté de limiter les pratiques dites d’acharnement thérapeutique et autorisé à pratiquer des sédations profondes pour les malades en fin de vie. 

Cette loi est assez mal appliquée en pratique, car la définition de l’acharnement thérapeutique reste encore à trouver. Et les débats sur ce thème s’achèvent souvent par un retour de chacun à ses convictions initiales.


Les médecins les plus « acharnés » ne manquent pas d’arguments : l’acharnement peut être source de progrès futurs, les patients réclament souvent les nouveautés thérapeutiques, les familles sont rarement réticentes à toute nouvelle tentative, etc.


Ces médecins sont probablement guidés en premier lieu par l’humanisme, l’empathie et le devoir de soins, mais il serait naïf de taire d’inconscientes considérations commerciales.

La médecine est aussi un commerce, et il faut avoir beaucoup plus de honte à le cacher qu’à le dire. Les industriels font pression sur les médecins pour proposer des chimiothérapies coûteuses ne donnant parfois que quelques semaines de survie d’une qualité médiocre, et tous les médecins, hélas, ne sont pas vierges de conflits d’intérêts.

Puisque ce sujet est d’une extrême complexité économique et sociale, il est préférable de s’en remettre exclusivement à la science, en comparant les résultats cliniques.

Les alternatives à l’acharnement sont ce que l’on nomme les soins palliatifs où l’on ne se préoccupe que des douleurs et du confort du patient.

Plusieurs auteurs ont donc tenté de comparer ces chimiothérapies avec les soins palliatifs.

Les résultats sont quasi-unanimes,

La durée de vie des patients est identique, voire supérieure, avec les soins palliatifs, et les patients ont une meilleure qualité de vie qu’avec les traitements actifs.

Il faut ajouter qu’en cas de chimiothérapie, le désir des patients concernant leur lieu de fin de vie est beaucoup moins souvent respecté.


Mais, il y a pire que l’acharnement thérapeutique.

Plusieurs patients âgés et porteurs d’un cancer évolué dont l’espérance de vie est inférieure à deux ans, se voient parfois proposer des dépistages pour un autre cancer.

Faut-il en rire ? La machine médicale avance parfois sans chauffeur.

Ainsi, que les médecins appartiennent à la catégorie des « acharnés » ou à celle des « sages », ils doivent toujours préférer les soins palliatifs.

L’argument des acharnés quant aux quelques semaines de survie qu’ils font gagner à leurs patients n’est statistiquement pas pertinent, et il n’est pas recevable cliniquement.

Bibliographie

Morgan G et coll
The contribution of cytotoxic chemotherapy to 5-year survival in adult malignancies
Clin Oncol, 2004, 16, p. 549-560

Schwartz L
Le cancer résiste a la science
La Recherche, 284, fev 1996, p 54-60

Sima CS, Panageas KS, Schrag D
Cancer screening among patients with advanced cancer
JAMA. 2010 Oct 13;304(14):1584-91
DOI : 10.1001/jama.2010.1449

Temel JS, Greer JA, Muzikansky A, Gallagher ER, Admane S, Jackson VA, Dahlin CM, Blinderman CD, Jacobsen J, Pirl WF, Billings JA, Lynch TJ
Early palliative care for patients with metastatic non-small-cell lung cancer
N Engl J Med. 2010 Aug 19;363(8):733-42
DOI : 10.1056/NEJMoa1000678

Weinberg RA
Coming full circle-from endless complexity to simplicity and back again
Cell. 2014 Mar 27;157(1):267-71
DOI : 10.1016/j.cell.2014.03.004

Wright AA, Zhang B, Keating NL, Weeks JC, Prigerson HG
Associations between palliative chemotherapy and adult cancer patients' end of life care and place of death: prospective cohort study
BMJ. 2014 Mar 4;348:g1219
DOI : 10.1136/bmj.g1219

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 16:19

VIH/SIDA CROI2017 : La piste de la doxycycline dans la prévention des IST lors des rapports sous PrEP

La question des infections sexuellement transmissibles, IST, se pose avec l’extension de l’utilisation de la PrEP, prophylaxie pré-exposition reposant sur la prise de comprimés de Truvada, dans les pays occidentaux.
Une étude préliminaire présentée lors de la conférence CROI, qui s’est tenue à Seattle du 13 au 16 février 2017, montre le rôle intéressant que pourrait jouer une prophylaxie par doxycycline.

Le nombre d’IST est estimé supérieur à un million de nouveaux cas par jour.

Et il faut noter que la flambée récente de cas de syphilis, de gonorrhées et de chlamydioses a débuté avant l’arrivée de la PrEP, impliquant des rapports non protégés par un préservatif. Mais il est incontestable que les chiffres ne font que grimper, notamment chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, HSH.
Au début de deux études sur la PrEP, la britannique PROUD et la française IPERGAY, on a ainsi constaté un taux d’IST de respectivement 57, et 41 %, la plupart de ces infections étaient en outre asymptomatiques.

Afin de voir si on peut améliorer les choses simplement, les chercheurs français, sous la conduite de Jean-Michel Molina (Hôpital St-Louis, Paris) ont mené une étude sur des participants VIH négatifs enrôlés dans l’étude IPERGAY.

Prophylaxie post exposition

Le principe de l’étude chez ces utilisateurs de Truvada en prophylaxie pré- exposition était le suivant :
-un groupe recevait une gélule de 200 mg de doxycycline dans les 24 heures suivant un rapport sexuel, avec une limite hebdomadaire à ne pas dépasser de 6 gélules
-le second groupe ne prenait aucune prophylaxie antibiotique après un rapport.
Au total deux groupes de 116 hommes chacun ont ainsi été constitués.

Après presque neuf mois de suivi, (suivi médian de 8,7 mois) il restait 108 hommes dans chaque groupe.
Le choix de l’antibiotique reposait sur sa faible utilisation en France en médecine humaine, mais aussi sur le fait que Treponema pallidum et Chlamydia trachomatis ne présentent pas de résistance face à cet antibiotique.
En revanche, 50 à 75 % des souches de Nesseria gonorrhoae présentent des résistances légères à cet antibiotique.

A la fin de l’étude, 28 patients du groupe traité et 45 du groupe non traité avaient contracté une IST asymptomatique chez 71 % d’entre eux.
La prise de doxycycline a entrainé une réduction du risque de contracter une infection à chlamydia de 70%, une syphilis de 73 % et une gonorrhée de 27 % seulement.
Globalement la prise de l’antibiotique a été bien tolérée, les événements gastro-intestinaux étant, comme prévu, les plus fréquents.
Cette étude est cependant préliminaire, on ne sait pas, par exemple, quel peut être le profil de résistance.
Il sera nécessaire de mener des études à plus long terme avant de pouvoir dire si cette méthode de prophylaxie vis-à-vis des IST peut être efficace.
Une prévention d’autant plus nécessaire que 5 à 14 % des HSH selon certaines études internationales a aussi des rapports avec des femmes et que des cas de syphilis congénitale ont déjà été constatés.

Il faut aussi se souvenir que l’infection à chlamydia chez la femme peut être à l’origine d’infection des trompes, ayant parfois pour conséquence une stérilité, l’ovule étant bloqué dans sa migration.

Mais actuellement et à la seule lecture de cette étude, aucune recommandation officielle ne peut être formulée concernant une prophylaxie post rapport sexuel dans le cadre de la PrEP.

Référence :
JM Molina et al.
On demand post exposure prophylaxis with doxycycline for MSM enrolled in a prep trial
Abstract 91LB
CROI 2017
Ecouter la présentation (en anglais)

 

Publié le par docteurjd

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 16:16

Plus qu’une simple tribune c’est un cri d’alarme que vient de lancer, dans Le Monde, le Pr Bruno Fallissard, pédopsychiatre et biostatisticien.

Directeur de l’unité Inserm « santé mentale et santé publique » l’auteur est bien placé pour savoir que, collectivement, nous ne voulons pas voir que les enfants peuvent souffrir de problèmes psychiatriques.

Le Pr Fallissard fournit ici d’utiles précisions de vocabulaire.  

Il ne faut pas voir dans l’expression « maladie mentale » une maladresse de style.

« Point d’euphémisme, point de  » trouble  » ou de  » syndrome « , mais des  » maladies « , car il existe en psychiatrie des maladies comme dans le reste de la médecine, écrit-il.

Et ces maladies sont parmi les plus fréquentes chez les jeunes, et parmi les plus graves. »

Quelques dizaines d’internes

Comment prendre au mieux en charge les jeunes patients atteints de maladies psychiatriques ? « Presque toujours sur la base d’un travail de groupe associant les patients, les familles, des enseignants, des travailleurs sociaux et des soignants parmi lesquels, bien sûr, des médecins que l’on dénomme pédopsychiatres (…)

Pour s’occuper de ces patients, il faut à l’évidence des -médecins, formés non seulement à l’étude du fonctionnement du cerveau, mais aussi à la psychologie, à la systémique familiale et, avant tout, à la clinique pédopsychiatrique. »

Or, et c’est l’objet de ce cri d’alarme : la pédopsychiatrie est, aujourd’hui, programmée pour disparaître. Ecoutons le lanceur d’alerte :

« La dernière attaque en date vient de la réforme en cours de la formation des internes en pédopsychiatrie. Tout est fait pour que la spécialité devienne la moins attractive possible. Il y a 640 pédopsychiatres en France, d’une moyenne d’âge légèrement supérieure à 60 ans. La discipline a perdu plus de 50 % de ses effectifs sur la période 2007-2016. Aujourd’hui, quelques dizaines d’internes seulement sont formés chaque année. Vouloir encore diminuer ce nombre, c’est assumer la fin de la discipline. »

Intelligentsia et prérogatives

Qui assumera ? Le Pr Fallissard ne craint pas de répondre, au risque de froisser dans un milieu peu habitué aux réquisitoires prononcés en public :

« Depuis le début des années 2000, la pédopsychiatrie est victime d’assauts d’une violence sans précédent. Assauts venant de certains collègues psychiatres pour adultes ou de certains neuro-pédiatres, qui voient là une possibilité d’élargir leurs prérogatives ; assauts venant de l’intelligentsia du monde universitaire et de la recherche, qui pense trop souvent que les neurosciences à elles seules apporteront une solution à tous les problèmes psychiatriques ; assauts de certains politiques, souvenons-nous d’un récent projet de loi contre la possibilité de recourir à certains soins dans l’autisme. »

Il ajoute une donnée historique oubliée en ces temps de post-vérité : les spécialités médicales ne sont pas éternelles. Qui se souvient de la disparition, il y a un demi-siècle, de la « neuropsychiatrie » malheureusement écartelée, depuis, en deux disciplines étrangères ? La pédopsychiatrie française entame-t-elle, en 2017 une disparition bientôt irréversible ? Si oui, qui en sera tenu pour responsable ?

 

 
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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