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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 06:49

Tramadol: un antidouleur qui vous veut du mal



aux effets secondaires redoutables





Le tramadol (Nobligan, Tiparol, Topalgic, Tradolan, Tramal, Ultram) est un antalgique développé par la firme Grünenthal GmbH.

Ce médicament qui remplace le Di-Antalvic, a des effets secondaires importants.

Cet antidouleur provoquerait notamment une forte addiction, révèle ce mercredi

Le Parisien.

Ce médicament est surveillé par l’Afssaps

Depuis que Di-Antalvic a été retiré du marché en mars 2011, le Tramadol a été adopté par des millions de patients.

Cet antidouleur dérivé de l’opium est très apprécié pour calmer le mal de dos et les douleurs articulaires.

Il pourrait pourtant avoir des effets secondaires redoutables.

Au point que l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de le surveiller.

La molécule de Tramadol est présente en France dans le générique du même nom et dans une vingtaine de médicaments, notamment le Tropalgic, le Contramal ou Ixprim.

Mais les effets secondaires du médicament miracle sont inquiétants : vomissements, troubles du sommeil, désorientation et « addiction importante d’une partie des patients« , prévient Le Parisien dans son édition datée de ce mercredi 25 janvier.

En France, premières overdoses en 2010







Un tiers des huit millions d’utilisateurs réguliers du Di-Antalvic se sont reportés ces deux dernières années sur des médicaments plus forts, comme le Tramadol.

Plus de 12 millions de boîtes ont ainsi été vendues l’année dernière, soit une hausse de 30 %.

Pourtant des malades ont été victimes d’overdoses dès 2010 en France.

« Personne ne m’avait prévenu des effets addictifs. J’ai augmenté les doses et je suis devenu complètement accro », confie au Parisien un patient de 26 ans.

Il a décidé de se sevrer seul au prix de « dix jours de cauchemar » après avoir eu un « trou noir de plusieurs minutes » devant son téléviseur.

Au Moyen-Orient : des effets dévastateurs

En Egypte en Libye ou à Gaza, le Tramadiol serait utilisé comme une véritable drogue.

La plaquette de dix comprimés s’achète en pharmacie pour cinq dollars.

Ses vertus : retarder l’éjaculation, donner de l’énergie,« « oublier les problèmes », témoigne dans les colonnes du quotidien, un jeune homme de 22 ans, qui l’utilise depuis quatre ans.

Les utilisateurs réguliers souffrent de dépression, de fatigue, ou encore de problèmes rénaux ou intestinaux.

En somme, le médicament miracle a tout l’air d’être un poison.

Depuis, d’autres scandales sanitaires ont éclaté: la dépakine responsable de malformations chez le foetus et de troubles tels que l’autisme; le médiator; le distilbène, les filles des patientes traitées présentent deux fois plus de risques de cancer.

A cela s’ajoute la récente liste de médicaments inefficaces voire dangereux, vendus sans ordonnance contre les affections hivernales comme la toux ou le rhume.

Le tramadol est un antalgique dérivé des opiacés, utilisé pour soulager la douleur après un accident, une chirurgie, ou encore dans le cas de douleurs chroniques.

Son usage prolongé peut entraîner une forte dépendance.

Sa consommation a augmenté de 30 % depuis que le Di-antalvic® a été retiré du marché en mars 2011.

L’Afssaps avait annoncé en juin 2009 le retrait progressif du Di-antalvic®, avant le retrait définitif préconisé par l’agence du médicament européenne (EMA).

Dès lors, le tramadol a fait l’objet d’une surveillance renforcée par l’Afssaps, l’Agence du médicament, qui prépare de nouvelles recommandations à paraître dans les jours à venir.

Pour en savoir plus



Allodocteurs.fr

– Médicaments : entre avantages et risques

– Les médicaments en question

L’Express.fr

– « Tramadol : le successeur du Di-antalvic est-il aussi dangereux que son prédécesseur ?« ,

Source : archive.francesoir.fr

Tramadol: un antidouleur qui vous veut du mal aux effets secondaires redoutables.
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 23:04

Lyme : quand les patients délivrent des brevets d’expertise !

Paris, le vendredi 28 juillet 2017

Une vaste campagne de sensibilisation à la maladie de Lyme, incluant des spots radios, doit être déployée cet été.

Le 3 juillet dernier, lors du comité de pilotage du plan de lutte contre la maladie de Lyme et contre les maladies vectorielles à tiques, il a été présenté le dossier sonore qui a été adressé aux radios.

La DGS a-t-elle missionnée une association pour lister les mauvais médecins ?

L’association de patients « Le droit de guérir », dans un communiqué, a fait savoir qu’elle ne cautionnait pas ces spots « en effet, malgré les nombreuses publications scientifiques internationales, une partie des intervenants s’avèrent être des détracteurs de la forme chronique de cette pathologie ».

Plus étonnamment, l’organisation fait savoir, que « le 5 avril dernier, sur les recommandations du directeur général de la santé, Monsieur Benoît Vallet, notre association a reçu pour mission de référencer « les médecins ne faisant pas bien leur travail ».

Ces "travaux" auraient fait apparaître « des témoignages et les retours négatifs sur les professeurs Jean-Paul Stahl, France Roblot et Yves Hansmann ».

A l’association de déplorer : « que les traitements proposés par ces professionnels de santé ne se résument qu’à de l’accompagnement thérapeutique sans aucune perspective de guérison, et orientent bien souvent les patients vers des diagnostics de maladies psychiatriques ».

Elle considère aussi que « la diffusion de ces extraits sonores, présentant ces professionnels de santé comme des spécialistes, conduira des patients à les consulter et ainsi prolonger leur errance médicale ».

Le directeur général de la santé a quant à lui tenu à préciser « qu’il n’a pas missionné de quelque façon que ce soit l’association le droit de guérir et certainement pas dans le but de lui faire référencer les médecins ne faisant pas bien leur travail ».

L’association revendique enfin, outre le réenregistrement de ces clips radios, que ne soit plus intégré au plan de lutte contre la maladie de Lyme et contre les maladies vectorielles à tiques l’ensemble de ceux qui ont participé à la « 16e Conférence de consensus en thérapeutique anti-infectieuse – Borreliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives » !

L’Académie s’en mêle !

Réagissant à cette polémique, les professeurs Bricaire et Gentilini, spécialistes de pathologie infectieuse et membres de l’Académie de médecine ont soutenu les praticiens mis en cause.

Marc Gentilini a ainsi dénoncé « les incroyables exigences d'associations dites de défense de patients atteints de maladie de Lyme, en particulier des demandes discriminatoires vis-à-vis des médecins qui ne cautionneraient pas leurs prises de position, diagnostiques et thérapeutiques, et réclamant la censure de leurs propos dans la presse écrite et télévisuelle. »

F.H. © http://www.jim.fr

Lyme : quand les patients délivrent des brevets d’expertise !
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 17:14

Violences et épisiotomies : la secrétaire d’Etat à l’égalité accusée de ne pas dire la vérité

 

Comment va-t-elle pouvoir se tirer de ce bien mauvais pas ? Marlène Schiappa, 34 ans, est secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle était auparavant responsable du pôle « égalité femmes-hommes » du mouvement politique En marche ! d’Emmanuel Macron. Elle est aussi fondatrice et présidente du réseau Maman travaille et auteure de différents essais et romans.

Le 20 juillet Mme Schiappa a affirmélors d’une audition devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, qu’il y avait « 75 % d’épisiotomies » en France et annonçait avoir commandé un rapport au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. « En France, on a un taux d’épisiotomies à 75 %, alors que l’OMS préconise, je crois normalement, d’être autour de 20-25 % (à neuf heures cinquante minutes sur la vidéo de l’audition). Il y a des pratiques obstétricales non consenties avec notamment des violences obstétricales, semble-t-il, particulièrement sur les femmes étrangères, les femmes très jeunes, et les femmes handicapées. »

Maltraitances

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) vient de protester contre ce qu’il juge être des « informations fausses » relayées par la secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. 

« Non, madame la secrétaire d’Etat, les obstétriciens ne maltraitent pas leurs patientes et entendent à leur tour ne pas l’être par une secrétaire d’Etat mal informée », écrit lundi le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), le Pr Israël Nisand.

Dans une lettre ouverte à Mme Schiappa, les membres du CNGOF se disent « à la fois surpris et profondément choqués » par « le relais » qu’elle donne à « des informations fausses ».

« Vos chiffres sont faux, affirme le CNGOF. La dernière évaluation officielle et publique réalisée en 2010 rapportait 27 %, avec une réduction de moitié depuis le décompte précédent qui était de 55 % en 1998. Lorsque vous parlez de violences obstétricales, vous maltraitez notre profession dans son ensemble. »

Que répondra Mme Schiappa ? Comment en finir au mieux avec cet affrontement ?

Et qui fera, calmement, la nécessaire pédagogie sur la pratique de l’épisiotomie ?

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:54

Violences obstétricales : l’Ordre des médecins dénonce les accusations de Marlène Schiappa

 

L’Ordre après le Collège national des gynécologues et obstétriciens français : où l’on voit, se constituer une « affaire Marlène Schiappa » – du nom de la secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Cette dernière est accusée par les gynécologues-obstétriciens d’avoir diffusé de fausses informations quant à la fréquence des épisiotomies pratiquées en France et à certaines violences médicales  dont les femmes seraient les victimes.

Résumé: le 20 juillet Mme Schiappa avait affirmé, lors d’une audition devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, qu’il y avait « 75 % d’épisiotomies » en France et annonçait avoir commandé un rapport au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. « En France, on a un taux d’épisiotomies à 75 %, alors que l’OMS préconise, je crois normalement, d’être autour de 20-25 % (à neuf heures cinquante minutes sur la vidéo de l’audition). Il y a des pratiques obstétricales non consenties avec notamment des violences obstétricales, semble-t-il, particulièrement sur les femmes étrangères, les femmes très jeunes, et les femmes handicapées. »

Découragement

Dans un communiqué de presse assez inhabituel le Conseil national de l’Ordre des médecins dit « regretter » les propos de Mme Schiappa  « sur les violences obstétricales ». « Ces propos qui semblaient mal documentés pourraient aggraver la défiance des femmes envers le corps médical dans son ensemble, mais aussi décourager de possibles vocations pour des spécialités médicales aujourd’hui en souffrance en termes démographiques » souligne l’institution ordinale. Elle ajoute :

« La secrétaire d’Etat, en affirmant que le taux de recours à l’épisiotomie était de 75% en France lors d’accouchements, s’est manifestement fait le relais de propos visant à discréditer les gynécologues et obstétriciens français. La dernière enquête nationale périnatale, menée en 2010, faisait ainsi état d’un recours à l’épisiotomie dans 27% des accouchements, une baisse importante par rapport au décompte de 1998, qui s’élevait à 47%.

« Plus généralement, l’Ordre des médecins s’interroge sur l’accusation faite par Madame Schiappa selon laquelle ‘’les femmes étrangères, les femmes très jeunes et les femmes handicapées’’ seraient plus particulièrement victimes de violences obstétricales, accusation qui ne semble être corroborée par aucune étude publiée à ce jour. »

Bientraitance

Le Conseil national de l’Ordre des médecins regrette que la secrétaire d’Etat ait ainsi (« sans se rapprocher au préalable de professionnels qui auraient été en mesure de lui apporter des informations mises à jour et documentées ») « attaqué l’ensemble d’une profession dont la bientraitance envers les femmes est la tâche quotidienne ».

Face à la situation ainsi créée l’Ordre demande à la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, d’être reçu avec des représentants du Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Objet de la rencontre : « évoquer ce qu’est aujourd’hui la réalité de l’exercice des gynécologues et obstétriciens en France ». Aucune demande officielle de mea culpa.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:48

Vaccins : mais pourquoi Édouard Philippe passe-t-il chez Sanofi en catimini ?

VaccinsPublié le 25 Juillet 2017

http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2017/07/sans_titre_5.png

Vaccins : mais pourquoi Édouard Philippe passe-t-il chez Sanofi en catimini ?

http://www.atlantico.fr

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio.

Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012).

Son site : www.eric-verhaeghe.fr

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

On doit l'information à Rufin :

Édouard Philippe s'est fendu d'une bien maladroite visite "secrète" chez Sanofi alors que le gouvernement s'apprête à violer le Code de la Santé Publique pour favoriser la commercialisation des vaccins de ce géant pharmaceutique.

En plein débat sur la lutte contre les conflits d'intérêt en politique, l'opération est vraiment maladroite.

François Rufin a eu la bonne idée de relever l'événement.

Le jour où Édouard Philippe lançait les états généraux de l'alimentation, il passait sous silence un autre événement sur lequel les citoyens aimeraient bien avoir quelques explications: sa visite en grande pompe, mais à huis clos, chez Sanofi.

De ce petit crochet par Vitry, personne n'a eu vent. Il fallait consulter le site de Sanofi pour en avoir connaissance

Un secret bien maladroit

Que le Premier Ministre rende visite à une grande entreprise française est d'usage courant.

Ce genre de moment touristique fait partie de la fonction.

Personne ne peut s'en offusquer.

Alors pourquoi l'avoir tenue secrète?

Pourquoi avoir laissé Sanofi communiquer sur le sujet sans en parler à personne?

Ce jour-là, Édouard Philippe se consacrait aussi aux états généraux de l'alimentation.

Il était entouré de journalistes.

On ne peut donc évoquer un oubli malheureux...

Sur le fond, Édouard Philippe pourrait donc découvrir à ses dépens que la meilleure façon d'attirer l'attention sur ses agissements, c'est de vouloir les cacher.

Sanofi, fortement boosté par le gouvernement Il faut dire que la visite était, sur le fond, extrêmement maladroite.

Alors que le Conseil d'État avait fortement incité Marisol Touraine à taper du poing sur la table pour que Sanofi commercialise les vaccins prévus par la loi, le gouvernement Philippe a décidé de passer outre et de changer les règles publiques pour faire plaisir à Sanofii.

Au moment où l'Assemblée Nationale discute des conflits d'intérêts dans le cadre du projet de loi sur la moralisation (même s'il paraît qu'il ne faut plus utiliser ce mot en évoquant le texte), cette petite visite est très maladroite.

Surtout lorsqu'elle est cachée.

Surtout lorsqu'elle est révélée par Sanofi. Surtout lorsqu'elle revient par Rufin à l'Assemblée Nationale.

Édouard Philippe, qui a brillé par ses palinodies sur la fiscalité, apporte peu à peu la démonstration de son incapacité à communiquer.

En tout cas, il voudrait nourrir le sentiment d'une relation malsaine entre Sanofi et le gouvernement, qu'il ne s'y prendrait pas autrement.

Sanofi : Sanofi a eu l’honneur de recevoir, hier, le Premier ministre de la France Edouard Philippe sur son site de recherche, développement et production de biologiques de Vitry-sur-Seine.

Edouard Philippe a été accueilli par Serge Weinberg, Président du Conseil d’administration, Philippe Luscan, Vice-Président Exécutif, Affaires Industrielles et Président de Sanofi en France,

Marc Bonnefoi, Responsable du pôle français de R&D et Guillaume Leroy, Directeur Pays France.

Cette visite du site de Vitry, en région parisienne, souligne l’engagement et l’intérêt du Premier ministre en faveur de l’innovation et la recherche et développement, notamment dans le domaine de la santé.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/vaccins-mais-pourquoi-edouard-philippe-passe-t-chez-sanofi-en-catimini-eric-verhaeghe-3120055.html#UsKMX2H5s4JPy2bS.99

Vaccins : mais pourquoi Édouard Philippe passe-t-il chez Sanofi en catimini ?
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:57

Dans la bouche aussi
les bactéries font la loi

 
 
  • Les bactéries conditionnent la santé de la bouche et du reste du corpsLes bactéries conditionnent la santé de la bouche et du reste du corps

Cela ne vous mettra peut-être pas en appétit, là tout de suite, mais notre bouche héberge une variété incroyable de micro-organismes. Quelque 10 milliards de micro-organismes y résident, représentant plus de 700 espèces différentes, majoritairement des bactéries, mais aussi des levures, des virus, des champignons… Après le microbiote intestinal, celui de la bouche confirme, s’il le fallait, que le nombre des micro-organismes que nous abritons excède de beaucoup celui de nos propres cellules ! Mais la flore buccale est encore sous-estimée. Gingivite, stomatite, parodontite... l'équilibre de la flore buccale joue un rôle prépondérant dans la santé de votre bouche, et bien au-delà…

La bouche, comme de nombreuses autres surfaces de l’organisme, est colonisée par une flore bactérienne que l’on qualifie de commensale quand elle est sainement équilibrée. Son rôle est de protéger les dents, les gencives et les muqueuses contre des invasions d’agents pathogènes, ce qu’elle fait plutôt bien tant qu’elle n’est pas perturbée. Il existe deux types de flores (ou biofilms) dans la bouche : la flore supra-gingivale, en contact avec la salive, les aliments et l’oxygène, et la flore sous-gingivale composée majoritairement de bactéries à Gram négatif anaérobies.


Cet ensemble évolue dans une interrelation permanente. On peut voir ça comme une belle pelouse, dont la densité et la vigueur suffisent à contrôler l’invasion par les mauvaises herbes. Mais quand certaines conditions affectent défavorablement ce bel écosystème, l’herbe verte et grasse disparaît et laisse le champ libre aux mauvaises herbes. Dans la bouche, ce sont les « bonnes bactéries » qui cèdent le terrain aux « mauvaises », celles qui entraîneront la déminéralisation des dents et les maladies gingivales ou parodontales.

Se brosser les dents après les repas suffit-il à avoir des dents en bonne santé ? Utiliser un bain de bouche règle-t-il tous les problèmes liés à plaque dentaire ? Ce serait un minimum, mais en matière d’hygiène buccale, les Français sont à la traîne. Ils n’achètent en moyenne que 1,5 brosse à dents par an alors que 4 (au moins) sont préconisées ; leur temps moyen de brossage n’est que de 56 secondes, tandis que les recommandations sont de 2 minutes au minimum. De plus, 41 % des Français ne respectent pas la préconisation d’une visite annuelle chez le dentiste. Et s’il n’y avait que cela... Lors d’un brossage de dent, on ne nettoie que 60% de la surface des dents et 10 % de la cavité buccale.

Les mauvaises habitudes qu’adorent les mauvaises bactéries


Dans le mélange de compétition et de mutualisme qui régit l’écosystème bactérien dans la bouche, de nombreux facteurs interviennent. Pensez à tout ce que vous mettez dans votre bouche… Rien que sur le chapitre de l’alimentation, il faudrait déjà une encyclopédie pour en faire le tour. Mais il y a aussi la brosse à dents, qui peut vite devenir un véritable incubateur à bactéries. Il y a le dentifrice, dans lequel on trouve plus d’un ingrédient douteux comme le fluor ou le sodium lauryl sulfate, les bains de bouche aux formulations non moins hasardeuses, les médicaments, le stress, et puis les petites habitudes auxquelles on ne prête même pas attention, comme se ronger les ongles…


Le fait de fumer perturbe également la flore buccale. La professeure de parodontologie Kumar Purnima, de l’Ohio State University à Columbus, a mené une étude sur le rôle des communautés microbiennes dans l’apparition des maladies bucco-dentaires. Elle a pu constater que chez les fumeurs, les « bonnes bactéries » étaient rapidement décimées au profit des bactéries pathogènes. Les fumeurs présentent ainsi un niveau de cytokines (marqueurs de l’inflammation) sensiblement plus élevé que les non-fumeurs, signe qu’il y a lutte contre une infection.


C’est sans doute pourquoi les risques de parodontite sont en moyenne quatre fois plus élevés chez les fumeurs, et que le tabagisme est le facteur de risque le plus important du cancer de la bouche. Si les recherches n’ont pas encore permis de comprendre réellement les mécanismes et la portée de ces déséquilibres, notamment sur les maladies graves liées au tabagisme, la bonne nouvelle est qu’ils ne sont pas permanents, et qu’un ancien fumeur retrouve dans sa bouche un profil bactérien proche de celui d’un non-fumeur.


Plaque dentaire et flore pathogène : des dégâts dans la bouche et au-delà…


La plaque dentaire, vous en avez sûrement déjà entendu parler. Mais qu’est-ce que c’est ? C’est un milieu composé d’une matrice faite de protéines et de polysaccharides produits par les bactéries. Cette matrice sert de support aux colonies bactériennes et leur permet d’adhérer aux différentes surfaces (dents et muqueuses). Elle est riche en glucides, qui renforcent la cohésion de la plaque et constituent une réserve d’énergie pour les bactéries. Ces dernières ne représentent d’ailleurs que 15 à 20 % du volume de la plaque dentaire.


Un écosystème buccal en mauvais état peut générer la prolifération de certains micro-organismes particulièrement dangereux, susceptibles de migrer vers d’autres régions du corps. À l’origine d’inflammations de la gencive, ils attaquent également les dents et causent ainsi des caries. Des micro-organismes ainsi que des fragments de plaque dentaire se détachent régulièrement et peuvent ainsi causer des infections à distance, lorsqu’ils pénètrent le système circulatoire via des inflammations dentaires, des caries ou encore des abcès. Chez les femmes enceintes, l’inflammation des gencives augmente 7,5 fois le risque d’accoucher d’enfants prématurés ou de faible constitution. Et aujourd’hui, les preuves concernant la survenue du diabète et de divers problèmes intestinaux dans le cadre d’une inflammation des gencives se multiplient.


Ces infections parfois graves peuvent représenter un risque chez les personnes fatiguées, ou au système immunitaire affaibli. C’est alors la porte ouverte à des troubles sévères : maladies cellulaires, valvulopathies et endocardites infectieuses (dans le cas d’une pénétration massive de streptocoques dans les valvules cardiaques), athérosclérose (en particulier au niveau des carotides), mais aussi AVC, polyarthrite rhumatoïde ou encore troubles ORL et pulmonaires récurrents. Hippocrate, le père de la médecine, remarquait d’ailleurs déjà qu’enlever une dent en mauvais état soignait l’arthrite.


Sans aller aussi loin, les problèmes qui se cantonnent à la bouche sont déjà bien assez préoccupants. Ainsi en est-il par exemple de la stomatite dentaire, une réaction inflammatoire de la muqueuse de la bouche, en particulier au contact des prothèses dentaires amovibles. Cette maladie est multifactorielle, mais la mauvaise hygiène et le port continu de prothèses dentaires en sont les causes les plus fréquentes. Ces deux derniers facteurs conjugués facilitent la formation de la plaque dentaire, à laquelle on retrouve souvent associée le champignon Candida albicans, suggérant une association pathogène entre les bactéries buccales et les champignons.

Plus généralement, les mycoses, notamment sur la langue, les aphtes, les candidoses, la mauvaise haleine, les saignements persistants ou encore les rétractations de gencive sont les indices d’un probable déséquilibre du biofilm buccal, vraisemblablement assorti d’une infection. Il est alors urgent de consulter votre dentiste, mais aussi de corriger certaines de vos habitudes.

 

Fluor, bains de bouches et fil dentaire : ces solutions qui n’en sont pas

Si vous avez bien suivi tous les « gentils conseils » véhiculés depuis des années par la publicité avec l’acoquinement d’une certaine UFSBD (Union française pour la santé bucco-dentaire), vous utilisez un dentifrice au fluor pour toute la famille, peut-être un fil dentaire à l’occasion, vous vous brossez les dents deux fois par jour pendant deux minutes (eh oui, trois fois par jour pendant trois minutes, c’était avant) et finissez avec un rince-bouche. Vous mâchez aussi en toute bonne conscience un chewing-gum après un repas quand vous êtes à l’extérieur. 
Hélas, la plupart de ces recommandations sont davantage le fruit du marketing d’industriels trop influents que de données scientifiques fiables. Le dentifrice fluoré, par exemple, est présenté comme « la mesure d’hygiène individuelle la plus efficace pour prévenir la carie. Il permet la destruction de la plaque dentaire et du biofilm ».

En réalité, cette histoire de fluor est une sombre supercherie, car en même temps qu'il "protège", c’est un toxique puissant qui dénature les dents et les os, et contribue à la baisse de la fertilité. D’ailleurs, regardez en détail la liste des substances entrant dans la composition des dentifrices de grande diffusion, vous en tomberez des nues…Mais ce n’est pas tout. L’utilisation du fil dentaire ne fait pas non plus l’unanimité. Bien manipulé, dans une bouche saine, c’est un moyen efficace et peu onéreux (mais ô combien fastidieux) de compléter le brossage en accédant aux espaces que celui-ci n’atteint pas. Mais dans une bouche déjà « malsaine » qui présente éventuellement des signes d’infection, le fil dentaire peut être contre-productif et accentuer la propagation des mauvaises bactéries par le biais des blessures qu’il peut occasionner.


Les rince-bouches, avec leurs couleurs chatoyantes, ne sont pas pour autant des produits anodins. Des médecins mettent en garde : ils intègrent souvent de puissants antiseptiques tels que la chlorhexidine, qui ravagent complètement la population bactérienne sans distinction entre les bons et les mauvais éléments. Cela pose problème notamment au niveau de la tension artérielle, car les bactéries buccales nécessaires à la synthèse des nitrites sont ainsi éliminées. Une utilisation trop fréquente des bains de bouche alcoolisés pourrait également générer certains cancers de la cavité buccale et du larynx.

 

Puisqu’elle passe forcément par la bouche l’alimentation est encore le moyen le plus efficace d’améliorer la situation au quotidien. Choisissez des aliments qui apportent des nutriments de qualité (de préférence biologiques, et aussi peu transformés que possible) en quantités suffisantes. Ceux-ci ne nuiront pas à la bouche, et auront au contraire une influence très favorable, y compris sur le microbiote intestinal, centre névralgique de l’immunité. Limitez autant que possible les sucres, qui promeuvent la formation de la plaque dentaire et la prolifération des bactéries pathogènes. En cas de mycose buccale ou de stomatite, ou en hygiène d'appoint en cas de prothèse dentaire amovible, les bains de bouche à base de propolis, sont également une solution intéressante.


Petits plus qui peuvent faire une grande différence


Le scorbut est une relique de l’histoire pour les populations des pays développés, mais comme l’alimentation moderne peine de plus en plus à fournir suffisamment de nutriments essentiels, dont l’indispensable vitamine C, des situations de fragilisation « pré-scorbutiques » ne sont plus exceptionnelles, notamment chez les personnes âgées. Il peut donc se révéler utile de recourir à une supplémentation en vitamine C, voire à l’emploi occasionnel d’un complexe vitaminique plus complet.


La France est en retard sur l’élimination des amalgames dentaires au mercure (qui contiennent d’ailleurs plusieurs autres métaux comme l’argent, le cuivre, le zinc ou même le béryllium). En plus des dégâts qu’ils occasionnent ailleurs dans l’organisme, ils sont déjà très nocifs pour l’écosystème buccal. Il y a donc toujours urgence à les retirer et à les remplacer par les nouveaux matériaux dentaires plus neutres comme les composites ou implants en zircone. Pour rappel, les amalgames métalliques sont interdits depuis longtemps en Norvège, en Suède et au Danemark, et quasiment plus utilisés en Allemagne…


Au niveau des outils, la brosse à dents électrique me semble être une excellente solution, ne serait-ce que parce que sur la même durée de brossage, le nombre de passages des poils sur la surface des dents est nettement supérieur à celui d’une brosse manuelle. Le jet dentaire (ou hydropulseur) est également plus indiqué que le fil dentaire, car il est moins blessant, beaucoup plus facile à utiliser et souvent plus efficace. Reste la langue, laissée pour compte en Occident, alors qu’elle fait l’objet de soins quotidiens au même titre que les dents, dans d’autres cultures comme l’Inde ou la Chine.

Ces médecines ancestrales voient la langue comme le témoin de contrôle de certaines opérations du métabolisme comme la digestion. C’est aussi par elle que passent nos facultés gustatives et l’activation des enzymes digestives en fonction de ce qu’elle détecte. On a donc tout à gagner à bien la soigner. Ce qui peut passer par un grattage doux avec un ustensile spécial (« gratte langue », disponible en pharmacie) ou une simple petite cuillère. Trois ou quatre passages suffisent, le matin au réveil, en tirant la langue, et en prenant bien soin de rincer abondamment tout de suite après.

Des probiotiques au secours de notre bouche ?


L’intérêt des pro- et prébiotiques pour la bonne santé de la flore intestinale est maintenant bien connu. Il était donc presque logique que la question du microbiome buccal soit un jour abordée sous le même angle. C’est dans l’intention de redonner de la densité à la population des bonnes bactéries pour réduire le terrain de jeu des mauvaises et mieux les maintenir sous contrôle que quelques études (encore trop rares) ont tenté l’expérience.

Leur principal enseignement réside dans une réduction significative du nombre de bactéries Streptococcus mutans, variété reconnue comme l’une des principales responsables de la carie dentaire, grâce à une supplémentation en Lactobacillus paracasei. S. mutans. Naturellement présente dans la flore commensale de la cavité buccale, cette bactérie transforme le sucre en acide lactique qui attaque l’émail des dents. En limitant sa prolifération, et en réduisant parallèlement les apports en sucre par l’alimentation, on limite de façon significative le risque de carie.


Le laboratoire Pileje, par exemple, a innové récemment avec une présentation originale de l’une des variantes de la bactérie probiotique Lactobacillus paracasei sous forme de pastille à sucer. Comme pour le microbiote intestinal, ces probiotiques entrent en compétition avec les micro-organismes pathogènes dans la conquête des sites d’adhérence, aidant à mieux contrôler leur population et à moduler la réponse immunitaire face à de potentielles infections. D’autres bactéries, comme Lactobacillus Gasseri et L. fermentum, se révèlent efficaces pour limiter notamment la croissance des bactéries parodontopathogènes.

Au bout du compte, prendre soin de sa bouche et de son écosystème microbien n’est pas bien compliqué, ne coûte pas très cher, et peut éviter des ennuis très désagréables, puisque les affections les plus graves, notamment parodontales, nécessitent de grosses opérations de chirurgie. Alors mangez et buvez moins sucré, choisissez (ou faites vous-même) des produits d’hygiène mouth-friendly et n’ayez plus peur d’ouvrir la bouche !

Jean-Pierre Giess  rédigé le 05 juillet 2017

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 07:07

Enquête

La maladie de Lyme, un calvaire aussi pour les médecins qui tentent un traitement long

Par Pascal Marie Publié le 13/05/2017

Respecter les règles et ne pas soigner les malades ou les enfreindre et risquer la sanction, c’est le dilemme imposé aux médecins français face à la maladie de Lyme.

Un plan d’action a été lancé par le ministère de la Santé pour mettre à jour les pratiques de soin de cette pathologie difficile à détecter.

« La grande simulatrice ».

C'est ainsi qu'est surnommée la maladie de Lyme, coupable de présenter les mêmes symptômes que beaucoup d’autres pathologies.

Conséquence, pour les patients qui en souffrent et les médecins qui voudraient les soigner, résumée par l'un de ces derniers :

« Si un patient présente toujours des symptômes après plusieurs mois et qu’on lui donne un traitement, la Caisse primaire d'assurance maladie considère que l’on soigne des gens qui ne sont pas malades ».

La maladie de Lyme cristallise ainsi des tensions entre les médecins, leur hiérarchie et la communauté scientifique.

Principalement transmise par les piqûres de tiques et considérée jusqu’à il y a peu comme une maladie rare, elle touche en fait des millions de personnes dans le monde.

Atteints de maux de tête, de fièvre et de troubles bénins au premier abord, les malades de Lyme peuvent ensuite subir des douleurs articulaires atroces voire, à terme, des paralysies.

La maladie de Lyme souvent considérée comme psychiatrique

Si des découvertes récentes ont permis d’élaborer de nouveaux traitements, en France, les médecins sont toujours tenus de respecter les dispositions prévues par un protocole établi… en 2006.

Un protocole dont beaucoup pointent aujourd’hui l'obsolescence, principalement parce qu'il ne reconnaît pas le caractère chronique de la maladie de Lyme.

C’est là tout le nœud du problème : passé un certain délai, on considère bien souvent la maladie comme psychiatrique et non infectieuse.

Et ce, en dépit des conclusions de plusieurs études scientifiques internationales.

Outrepassant les règles françaises, des médecins décident de faire suivre à leurs patients des traitements antibiotiques plus de trois semaines après le début des symptômes.

Au risque d’être lourdement sanctionnés car ce protocole n’est pas autorisé par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM).

C’est le cas du docteur Philippe Bottéro, médecin généraliste à Nyons, dans la Drôme :

« On m’accuse d’être un médecin dangereux, d’être un idéologue.

On me dit que si mes patients vont mieux, c’est juste dans leurs têtes ».

Condamné en janvier 2016 par la CPAM de Rhône-Alpes à six mois d’interdiction d’exercer, dont quatre avec sursis, le docteur Bottéro est toujours dans l’attente de la décision définitive :

« J’ai fait appel. Il est suspensif donc je vais être rejugé devant l’Ordre national des médecins à Paris mais je ne sais pas encore quand je serai convoqué ».

"80% des malades se sentent mieux"

En tout, six professionnels sont actuellement poursuivis dans le pays.

Les conseils de l’Ordre des médecins, saisi par les CPAM, leur reprochent d’avoir prescrit des traitements antibiotiques injustifiés, voire d’être des charlatans. «

Dès que quelqu’un sort des clous, il est sanctionné », nous résume un médecin.

Certains vont même jusqu’à parler de « chasse aux sorcières ».

A la lecture de leurs états de service, les praticiens condamnés n'ont pourtant guère le profil d'imposteurs.

Le docteur Bottéro, qui exerce depuis 34 ans, est un pionnier dans le domaine des maladies infectieuses, auteur de publications internationales. Il a également cofondé Chronimed, groupe scientifique spécialisé sur cette question, en collaboration avec le prix Nobel de médecine Luc Montagnier, découvreur du virus du Sida.

« J’ai traité mon premier cas en 1979, indique-t-il.

Les poursuites sont assez récentes : depuis 2005, il y a une controverse au niveau international sur ce sujet.

Des statistiques démontrent pourtant que le bénéfice risque de certains traitements antibiotiques prolongés est positif ».

Si les mentalités évoluent à l’étranger, le blocage est encore total en France. Pour preuve, le déroulé ubuesque de l’enquête qu’a subie le médecin drômois :

« Les médecins-conseils, qui enquêtent pour le compte des CPAM, ont interrogé seize patients que je suivais, tous atteints de la maladie de Lyme.

Ils se sont évidemment rendu compte que je leur avais prescrit des traitements supérieurs à la moyenne.

Mais ils ont eux-mêmes reconnu que la majorité d’entre eux se sentaient nettement mieux aujourd’hui ! ».

Un constat qui n’empêchera pourtant pas sa condamnation quelques semaines plus tard :

« Lorsque j’ai été convoqué fin 2015 devant la caisse départementale à Valence, les médecins-conseils n’ont curieusement pas fait mention de l’étude statistique qui démontre que 80% des malades se sentent mieux après un traitement antibiotique prolongé.

Ils n’ont pas non plus tenu compte des études américaines et allemandes publiées récemment, ni de celles du professeur Perronne ».

"Arrêter de persécuter les médecins"

Figure de la recherche scientifique dans le domaine des maladies infectieuses, le professeur Christian Perronne était venu en personne défendre le docteur Bottéro.

Depuis plusieurs semaines, avec des associations de malades et des médecins-chercheurs, il travaille, au sein d'un plan d’action initié par le ministère de la Santé, à l’actualisation des connaissances et à la généralisation de certaines pratiques.

« Il n’y a pas de position au niveau national.

Des médecins libéraux n’osent pas traiter les malades, d’autres sont poursuivis alors que même les autorités de santé semblent assez convaincues aujourd’hui de la chronicité de la maladie de Lyme ».

Le professeur Perronne fait de l’arrêt des poursuites contre les médecins l’une des priorités du plan d’action :

« On ne réglera pas le problème dans son entier en cinq minutes mais arrêter de persécuter les médecins, cela peut être fait dès maintenant ».

Autre point à faire évoluer pour le professeur Perronne, la détection même de la pathologie.

« Il n’y a jamais eu de tests fiables.

Le péché originel, c’est la sérologie.

On l’a calibrée en se basant sur des donneurs de sang en bonne santé.

Le test de référence, appelé test Elisa, est non seulement peu fiable mais il est incapable de détecter les autres microbes souvent associés à celui de la maladie de Lyme.

Aujourd’hui, il est bon à jeter à la poubelle ».

De plus, les tests ont été élaborés à partir de souches américaines.

Or, les bactéries européennes ne présentent pas exactement les mêmes caractéristiques que leurs cousines d’outre-Atlantique. «

Un médecin écossais a démontré que les souches britanniques étaient différentes et n’étaient donc pas détectées par le test, précise le professeur Perronne.

Suite à cette découverte, des patients envoyés en soins psychiatriques ont enfin pu être considérés comme des vrais malades ».

Des malades doivent se faire passer pour des chiens ou des chats

Prouver qu’un malade est bel et bien infecté par une borrélie, la bactérie vectrice de la maladie de Lyme, n’est pas chose aisée mais le professeur Perronne se désespère que l’on ne fasse pas appel à des tests plus fiables.

« Il y a des tests performants dans les laboratoires vétérinaires.

Des malades doivent se faire passer pour des chiens ou des chats afin d'y avoir accès !

Cela a été remarqué et dénoncé, alors qu’il faudrait simplement adapter ces tests à des laboratoires de biologie humaine ».

Selon des chiffres confirmés par les médecins, environ 100 à 200 généralistes soigneraient en France les malades de Lyme en-dehors du cadre prévu par le protocole de 2006.

Un nombre auquel il faut associer six infectiologues exerçant en milieu hospitalier.

Parmi ces derniers, le docteur Raouf Ghozzi, bras droit du professeur Perronne et rattaché au centre hospitalier de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées.

Bien que connu « comme le loup blanc » dans sa région, lui non plus n’a jamais été inquiété.

« En médecine hospitalière, il est plus difficile d’accéder aux prescriptions que l’on donne, nous explique-t-il.

Mais depuis mai 2016, on nous demande de faire une déclaration supplémentaire pour toute médication donnée en perfusion.

On peut largement penser que c’est un moyen détourné pour nous surveiller… ».

Arrivé en 2011 à Lannemezan, Dr. Ghozzi est convaincu des bienfaits des traitements antibiotiques prolongés. «

Quand je suis arrivé au centre, ma direction m’a demandé de m’occuper des cas de Lyme classiques.

En donnant des traitements plus longs, j’ai été très favorablement surpris par les résultats.

Et ce n’est qu’une porte ouverte vers de nouvelles connaissances dans le domaine médical ».

Mais si l’infectiologue bénéficie de la confiance de sa direction, ce n’est pas le cas de ses collègues.

« Il y a aussi des sanctions en interne. Je me souviens de l’expérience vécue par une de mes consœurs qui exerce dans un CHU de la région Rhône-Alpes.

Elle suivait un patient victime de douleurs intenses et chez qui l’on soupçonnait une maladie de Lyme.

Le test Elisa s’est avéré positif, on a pratiqué une ponction lombaire mais les résultats définitifs n’ont rien pu prouver définitivement.

Sa hiérarchie l’a obligée à en rester là ».

Des spécialistes débordés et des malades au désespoir Le docteur Raouf Ghozzi attend lui aussi beaucoup des conclusions du plan d’action en cours d'élaboration.

La mise à jour des connaissances est indispensable car selon son estimation, « 60 à 70 % des infectiologues français sont en questionnement sur le sujet et attendent des résultats scientifiques ».

Pendant ce temps, les médecins qui comme lui traitent la maladie de Lyme sont submergés par les demandes de patients :

« En général, un médecin hospitalier effectue 500 consultations par an. J’en réalise environ 1.900 dont 80% concernent la maladie de Lyme ».

Le professeur Perronne décrit la même situation :

« Je reçois entre 25 et 30 demandes par jour, venant du monde entier.

En seulement deux mois, j’ai rempli une étagère de trois mètres de large et ça déborde. Je n’ai même pas le temps d’ouvrir tous les courriers recommandés que je reçois ».

"Je reçois entre 25 et 30 demandes par jour"

Car les patients se trouvent parfois dans le désespoir le plus total.

En moyenne, un malade de Lyme tenterait ainsi de se suicider par semaine, selon l’association le Droit de guérir.

Le faible nombre de médecins qui recourent aux traitements de longue durée les pousse bien souvent à devoir parcourir des centaines de kilomètres pour être soignés.

Selon les régions ou les départements, la sévérité de la CPAM ne semble en effet pas la même.

Cette impression, le professeur Christian Perronne la partage et il n’est pas le seul : « Certaines caisses départementales sont plus rigides que d’autres.

En général celles où il y a le plus de cas, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Alsace surtout ».

De fait, trois des six médecins actuellement poursuivis exercent en Rhône-Alpes.

En Alsace, où se trouve le centre français de référence sur les maladies auto-immunes, partisans du statu quo et scientifiques en quête de nouveaux traitements s’opposent.

Le procès de la biologiste Viviane Schaller et du pharmacologue Bernard Christophe, en décembre 2016, en est l’illustration.

Viviane Schaller avait mis au point des tests pour détecter la maladie de Lyme en se basant sur des travaux reconnus en Allemagne.

Elle a été condamnée à neuf mois de prison avec sursis, pour « escroquerie » au préjudice de l’Assurance maladie.

Une peine particulièrement lourde qui avait surpris beaucoup d’observateurs, à commencer par le professeur Perronne.

Quant à Bernard Christophe, décédé trois jours avant son procès, il avait mis au point un produit à base d’huiles essentielles, le Tic-Tox, pour soigner les malades.

Ce produit a été considéré comme dangereux, à cause d’un taux beaucoup trop élevé de sauge, une plante potentiellement toxique.

Pourtant selon le professeur Perronne, « l’expert aurait fait une erreur dans son rapport.

Le taux de sauge aurait été largement surévalué, on a peut-être cherché un prétexte…

En attendant, le Tic-Tox est toujours vendu à l‘étranger ».

Et de nombreux malades français traversent le Rhin pour s'en procurer en Allemagne.

Un plan d’action qui n’a pas le droit d’échouer

Sous la pression d’associations de malades et de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), le ministère de la Santé a enfin décidé de faire avancer le dossier. Vice-président de France Lyme, Pierre Hecker souligne la nécessite de mettre en place ce futur plan d’action :

« On a demandé aux associations de faire beaucoup d’efforts, de travailler en lien avec des médecins, de ne pas être dans l’opposition mais dans la participation.

Nous l’avons fait, maintenant il faut arriver au consensus ».

Plus récente, l’association le Droit de Guérir, présidé par Matthias Lacoste, ne fonde toutefois aucun espoir dans cette initiative.

Début avril, des membres du collectif ont tenté, sans succès, de planter des tentes devant le ministère pour faire valoir son point de vue :

« On ne parle pas des autres modes de transmission, on veut mettre en place des traitements généralisés alors que ce n’est pas possible, rien n’a été fait à ce jour pour la formation des médecins… ».

Matthias Lacoste souffre de la maladie de Lyme mais dans son cas, ce n’est en effet pas à cause d’une tique.

Contaminé dans le ventre de sa mère, il souffre depuis sa naissance.

« On m’avait d'abord diagnostiqué une 'spondylarthrite ankylosante'.

J’ai vécu treize années d’errance médicale avant de rencontrer un médecin qui a su détecter la maladie de Lyme.

Quand il a lu mon dossier, il m’a dit que les médecins qui m’avaient traité jusque-là étaient fous ! ».

Il y a quelques années seulement, Matthias Lacoste a enfin pu se voir prescrire un traitement adapté. Après des mois plus que difficiles, il commence enfin à sentir de nettes améliorations.

Au-delà du plan d’action, le professeur Christian Perronne est fermement convaincu qu’un pas a été franchi ces dernières années dans la reconnaissance de la maladie de Lyme.

Reste à savoir combien de temps cela prendra pour que la prise de conscience se transforme en actes :

« Le processus ne pourra plus s’arrêter, maintenant.

On commence à vraiment investir de l’argent, aux Etats-Unis notamment. Il faut réussir à convaincre les collègues les plus rigides avec un débat constructif ».

Associations et médecins impliqués veulent se montrer confiants mais redoutent la déception, un point sur lequel insiste Pierre Hecker :

« L’annonce du plan d’action a suscité beaucoup d’espoir mais si en septembre, les avancées ne nous conviennent pas, cette fois nous irons dans la rue ».

Aux Etats-Unis, les médecins qui étaient encore récemment poursuivis sont devenus en quelques mois des références…

Leurs homologues français connaîtront-ils bientôt le même retournement de situation ?

La maladie de Lyme, un calvaire aussi pour les médecins qui tentent un traitement long. Cas du docteur Philippe Bottéro.
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:39

États-Unis: une entreprise va implanter une puce électronique à ses employés

Par Perrine Signoret, publié le 26/07/2017

Le coût de la puce est entièrement pris en charge par l'entreprise.

L'implantation se fera uniquement sur la base du volontariat.

Elle n'en est pas moins effrayante.

Ce sera une première, aux États-Unis du moins...

Dès le 1er août prochain, les salariés de l'entreprise Threee Square Market, spécialisée dans les logiciels de distributeurs automatiques, pourront se faire implanter une puce sous la peau.

Elle leur permettra entre autres d'utiliser la photocopieuse et se connecter à leur ordinateur.

Une avancée "inévitable", selon le PDG A en croire le patron de cette entreprise, Todd Westby, ces implantations seraient une "grande avancée", "inévitable." Interrogé par KSTP-TV, il a ajouté que lui et son entreprise "voulaient en faire partie".

D'ici quelques jours, ses employés pourront de fait se faire poser une puce électronique de la taille d'un grain de riz sous la peau.

Une simple incision entre le pouce et l'index sera nécessaire, avant qu'ils ne puissent utiliser leur main pour payer leur repas à la cafétéria, pour utiliser la photocopieuse, ou encore pour se connecter à leur poste de travail.

Pour l'instant, 85 employés se seraient portés volontaires.

Le PDG assure que les autres ne sont (heureusement) pas forcés à les suivre dans cette voie.

Car si la pose est entièrement gratuite (les 300 euros nécessaires étant pris en charge par l'entreprise), elle est en revanche coûteuse pour la vie privée...

"Votre puce peut dire quel temps vous passez aux toilettes"

Au site UPI, Ben Libberton, microbiologiste, a par exemple dénoncé: "Votre puce peut récupérer des données sur votre santé, votre géolocalisation, elle peut renseigner sur le temps que vous passez à travailler, sur la durée de vos pauses toilettes ou des choses comme ça.

Tout ceci peut être collecté.

La question du coup est: qu'est-ce qui arrive ensuite?

Dans quel contexte vont être utilisées ces données?

Qui va y avoir accès, qui pourra en faire quoi?"

Ces risques n'ont pas empêché d'autres entreprises de passer le cap de l'implantation de puces, à l'image de la start-up suédoise Epicenter, ou de la firme Newfusion, située en Belgique.

Todd Westby, lui, se veut rassurant. Il affirme par exemple qu'aucun traceur GPS ne sera intégré aux puces.

Pas de quoi calmer les internautes visiblement: plusieurs d'entre eux se sont empressés d'aller mettre des notes très faibles sur Google à l'entreprise.

"On y est, à la vie privée niveau zéro", a commenté un certain John. Rhonda, elle, ne mâche pas ses mots.

Selon elle, les employés qui accepteraient de se faire implanter une puce seraient "des idiots."

États-Unis: une entreprise va implanter une puce électronique à ses employés.
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:30

Troubles neuropsychologiques, hausse de la mortalité, méningites : 3 récentes études sur les vaccins jamais citées par les autorités

Alors que la balance bénéfices/risques des vaccins est systématiquement présentée par les autorités comme « globalement positive », et leurs bénéfices explicités en long, en large et en travers, les risques devraient être exposés de manière plus transparente.

Sans cela, on ne peut plus parler de consentement libre et éclairé des parents, pourtant une obligation légale avant tout acte médical.

Décryptage de trois études parues en 2017, et très peu relayées, qui font le lien entre vaccination, troubles neuropsychologiques, mortalité infantile et méningites.

Il est temps que les pouvoirs publics acceptent de tenir un discours réaliste et transparent sur le risque vaccinal.

Il n’est bien sûr pas anodin que 29 pays dans le monde aient accepté la responsabilité juridique des accidents liés aux vaccins obligatoires, par le biais de fonds de compensation financière alimentés par les impôts : depuis 1988, le gouvernement américain a ainsi dû payer 3,5 milliards de dollars en compensation de 16 600 cas d’accidents vaccinaux (pour 1 300 d’entre eux, des problèmes cérébraux) et 1 200 morts liées aux vaccins.

Pour montrer le caractère abusif et lacunaire de l’affirmation selon laquelle « les vaccins sont sûrs », trop souvent brandie pour culpabiliser les parents qui émettent des réserves contre l’extension de l’obligation vaccinale, revenons sur les résultats de trois études publiées rien que cette année, qui devraient inciter à nuancer un discours trop souvent angélique sur la vaccination.

Anorexie, TOC, anxiété… la faute aux vaccins ?

Dans une étude parue cette année (1), des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Pennsylvanie (États-Unis) ont émis l’hypothèse, soulevée également dans notre pétition, que les vaccins pourraient avoir un impact délétère sur la maturation du système immunitaire, lui-même en lien avec le développement cérébral.

Ce qui leur a mis la puce à l’oreille : la hausse soudaine des cas de narcolepsie (maladie auto-immune) en 2009, après une campagne de vaccination contre la grippe H1N1.

En analysant une base de données d’assurés de 56 millions de personnes, les chercheurs se sont intéressés à tous les nouveaux diagnostics de troubles neuropsychiatriques déclarés entre 2002 et 2007 chez les enfants de 6 à 15 ans (en utilisant un groupe contrôle d’enfants du même âge avec des lésions externes ou des fractures osseuses, c’est-à-dire sans lien possible avec la vaccination).

Il ressort de l’étude que : - Les enfants ayant reçu un diagnostic d’anorexie avaient deux fois plus de chances d’avoir été vaccinés (tous vaccins confondus) dans les 3 mois précédents que le groupe témoin. - Le fait d’avoir été vacciné dans les 3 à 12 mois précédents contre la grippeaugmentait significativement la probabilité d’être diagnostiqué anorexique, d’avoir un trouble obsessionnel compulsif ou un syndrome anxieux. - Les vaccinés contre l’hépatite A avaient significativement plus de chances d’être atteints de troubles obsessionnels compulsifs, les vaccinés contre l’hépatite B d’anorexie, et les vaccinés contre la méningite par un trouble de tic chronique…

Si, dans tous ces cas, ces problèmes neuropsychologiques sont apparus peu de temps après la vaccination, les chercheurs disent, prudemment qu’il n’y a pas forcément de lien de causalité entre les deux, et qu’il faudrait faire plus de recherches sur le sujet…

Oui, il le faudrait !

Des vaccins qui réduisent l’espérance de vie ?

Des chercheurs du Bandim Health Project dépendant de l’Institut National de Santé Publique de Guinée-Bissau se sont intéressés à la santé d’une cohorte de 1057 enfants de Guinée-Bissau, vaccinés entre 1981 et 1983 (par le DTP ou le vaccin oral contre la polio).

L’objectif : évaluer les « effets non spécifiques » de ces vaccins, c’est-à-dire leurs possibles impacts sur la santé, au-delà de leur effet protecteur contre les maladies visées par les vaccins.

Il ressort de leur étude que les enfants vaccinés par le DTP avaient un taux de mortalité 3 à 5 fois plus élevé que l’autre groupe.

Si les causes de leurs décès sont multiples, les chercheurs soupçonnent que la vaccination a rendu les enfants plus sensibles à d’autres infections : « S’il semble protecteur contre les maladies visées, le DTP pourrait en revanche augmenter la susceptibilité à d’autres infections », expliquent-ils.

Le paradoxe, ici, c’est que les enfants non vaccinés ne l’avaient pas été du fait que les médecins les avaient jugés trop maigres, trop malnutris ou trop malades pour supporter la vaccination.

Et pourtant, l’espérance de vie de ces enfants « plus fragiles » s’est trouvée être supérieure à celle des enfants vaccinés, ce qui renforce l’hypothèse que le DTP est en cause dans cette mortalité accrue. Les chercheurs de l’étude concluent :

« Il est préoccupant que les effets de la vaccination DTP sur la mortalité toutes causes confondues n’aient jamais donné lieu à des études randomisées.

Toutes les données actuellement disponibles suggèrent que le vaccin DTP pourrait tuer plus d’enfants d’autres causes, qu’il n’en sauve de la diphtérie, du tétanos ou de la coqueluche. »

D’autres études de cohortes d’enfants en Afrique citées par les chercheurs ont généré des résultats similaires, notamment une réalisée en République démocratique du Congo montrant un taux de mortalité supérieur chez les enfants vaccinés par le ROR.

Les adjuvants et contaminants des vaccins : responsables des méningites ?

On doit à des chercheurs italiens indépendants d’avoir analysé la composition de plus près 44 types de vaccins fabriqués en France et en Italie.

Ils y ont trouvé des contaminants et métaux lourds (particules micro- et nanométriques) inexpliqués et non déclarés dans les notices, comme évoqué dans notre pétition.

Si certains vaccins ne contenaient qu’une de ces nanoparticules, plusieurs vaccins en contenaient jusqu’à 11 simultanément (par exemple le vaccin contre la grippe Fluarix de GlaxoSmithKline, ou le ROR de Sanofi).

Non biocompatibles (ils sont toxiques) et persistantes (le corps ne sait pas s’en débarrasser), ces nanoparticules pourraient avoir des effets extrêmement délétères.

Si elles peuvent expliquer les réactions immédiates a priori anodines après la vaccination (inflammation locale, rougeur), ces nanoparticules peuvent également dans certains cas atteindre le cerveau, ce qui pourrait expliquer les réactions neurologiques et convulsions parfois constatées après vaccination.

Si ces convulsions associées à la fièvre sont fréquentes chez les enfants, une recherche Cochrane indépendante a montré que la vaccination ROR multipliait la probabilité de ces épisodes par 4 chez les nourrissons de 12 à 23 mois, et presque par 6 chez les nourrissons de 12 à 35 mois (dans les 6 à 11 jours suivants).

Plus inquiétant encore, cette même étude Cochrane, rassemblant des études concernant 15 millions d’enfants, montre que le vaccin ROR augmentait le risque de méningite non infectieuse (inflammation du cerveau) par 14, même si certaines études parlent d’un risque multiplié par 25.

Si ces méningites peuvent être sans effet durable, certaines peuvent se révéler sévères et engager le pronostic vital.

Au regard des résultats inquiétants de ces différentes recherches sur les « effets non spécifiques des vaccins », admettons que notre compréhension du système immunitaire est somme toute balbutiante et que le discours sur l’innocuité des vaccins est au mieux naïf, au pire trompeur.

Il est de toute façon intenable face à des citoyens qui demandent une information objective et non biaisée.

Pour pouvoir en appeler à la responsabilité des personnes, et rétablir la confiance dans les politiques vaccinales, les pouvoirs publics doivent être non seulement transparents sur les bénéfices attendus (voir par exemple notre article sur la faible utilité du vaccin hépatite B sur les nourrissons, que le gouvernement veut pourtant imposer), mais également moins pudiques sur les risques, surtout quand ils ne sont pas maîtrisés.

Dans ce contexte d'incertitude, vouloir imposer onze vaccins comme le souhaite le gouvernement est irresponsable.

Références : - Institute of Medicine of the National Academies. Adverse Effects of Vaccines, 2011.

www.hrsa.gov/vaccinecompensation/resources/adverseeffects.pdf -

" Temporal Association of Certain Neuropsychiatric Disorders Following Vaccination of Children and Adolescents: A Pilot Case–Control Study », Frontiers in Psychiatry, janvier 2017. -

« The introduction of Diphteria-tetanus-Pertussis and Oral Polio Vaccine Among Young Infants in an Urban African Community », EBioMedicine 17, 2017. - International Journal of Vaccines, 2017, 4. - Cochrane Database Systematic Review, 2012, 2.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:25

Le vaccin antigrippal en mal d’allégations

C’est un fait maintenant établi, le vaccin antigrippal n’assure une protection que dans moins d’un cas sur deux.

Il restait toutefois l’espoir qu’il diminue la gravité des symptômes.

Or, la validité de cette allégation n’aurait pas fait l’objet d’études poussées.

Une équipe française a récemment relevé le défi et ses conclusions sont consternantes : si, effectivement, la vaccination diminue la sévérité des symptômes grippaux, ce n’est pas de façon significative, excepté au niveau des maux de tête.

Néanmoins, l’industrie continue de posséder un argument de choc : la vaccination protège des surinfections microbiennes ou en diminue la gravité au point d’éviter un certain nombre de décès prématurés.

Et si on vérifiait ?

A. Monnier, I. Daviaud, S. Caini, et coll. dans Vaccine, avril 2017.

Le vaccin antigrippal en mal d’allégations.
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