Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:27

Bilharziose et fibrose du foie

La Galectine-3, histone désacétylases et la signalisation Hedgehog:

cibles convergentes possibles dans la fibrose hépatique induite par la schistosomiase.

De Oliveira FL, et al. PLoS Negl Trop Dis. 2017.

La schistosomiase touche environ 240 millions de personnes dans le monde.

Les œufs de Schistosoma mansoni dans le foie induisent une fibrose et une insuffisance hépatique provoquées par le recrutement de monocytes et l'activation des macrophages, ce qui entraîne une réponse Th2 robuste.

Nous avons suggéré une possible implantation de Galectin-3 (Gal-3), d'histone désacétylases (HDAC) et de Hedgehog (Hh) avec l'activation des macrophages pendant les réponses immunitaires Th1 / Th2, la réaction fibrogranulomateuse et la réparation tissulaire pendant la schistosomiase.

La Gal-3 est fortement exprimée par les macrophages du foie (cellules de Kupffer) autour des oeufs de Schistosoma.

Les HDAC et Hh régulent la polarisation des macrophages et l'activation des cellules stellaires hépatiques pendant la fibrogénèse associée à la schistosomiase.

Auparavant, nous avons démontré une distribution anormale de la matrice extracellulaire dans le foie qui était en corrélation avec la différenciation atypique des monocytes-macrophages chez les souris infectées par S. mansoni, déficitaires en Gal 3 (Lgals3 - / -).

De nouvelles découvertes explorées dans cette revue se concentrent sur la phase chronique, lorsque les souris sauvages (Lgals3 + / +) et Lgals3 - / - ont été analysées 90 jours après l'infection par cercaires.

Chez les souris infectées par Lgals3 - / -, il y avait une infiltration inflammatoire significative avec des cellules myéloïdes associées à la destruction des œufs (coloration par l 'hématoxyline et l' éosine), phagocytes (spécifiquement cellules de Kupffer), dépôt numériquement réduit et matrice extracellulaire diffuse dans les zones fibrotiques (coloration trichrome de Gomori)

Et une désorganisation sévère des fibres de collagène entourant les œufs de S. mansoni (coloration par réticuline).

Les cellules stromales dérivées de granulomes (cellules GR) de souris infectées par Lgals3 - / - ont exprimé des niveaux inférieurs d'actine de muscle lisse alpha (α-SMA) et d'éotaxine et des niveaux plus élevés d'IL-4 que des souris Lgals3 + / + (PCR en temps réel).

La participation pertinente des macrophages à ces événements nous a amenés à suggérer des mécanismes d 'activation distincts qui aboutissent à une fibrose défectueuse dans le foie de souris infectées par Lgals3 - / -.

Ces aspects ont été discutés dans cette revue, ainsi que l'interférence possible entre Gal-3, HDAC et signalisation de Hh lors de la fibrose hépatique progressive chez des souris infectées par S. mansoni.

D'autres études portant sur les rôles des macrophages pourraient éclaircir ces questions et dégager l'utilité potentielle de ces molécules comme cibles antifibrotiques.

PMID 28231240 [PubMed - en cours]

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:23

Les rickettsies sont des bactéries à développement intracellulaire obligatoire. De nombreux animaux constituent le réservoir naturel de ces bactéries.

L’homme représente un hôte généralement considéré comme accidentel, à l’exception de R. prowazekii (agent du typhus exanthématique) qui est une espèce de réservoir essentiellement humain.

Les rickettsies infectent également de nombreux arthropodes, qui interviennent dans leur cycle infectieux en assurant la transmission inter-humaine, inter-animale ou de l’animal à l’homme de ces bactéries.

Il n’y a pas de transmission inter-humaine directe.

Les rickettsioses sont donc pour la plupart des zoonoses.

On en distingue trois grands groupes :

- Typhus, comprenant le typhus exanthématique (typhus épidémique à poux ou typhus fever), autrefois à l’origine de pandémies dévastatrices, et le typhus murin (typhus endémique).

- Fièvres boutonneuses, très nombreuses.

- Typhus des broussailles (scrub typhus)


2

- Taxonomie et caractéristiques bactériologiques

Les bactéries appartiennent à la famille des Rickettsiaceae, et comprennent deux genres bactériens :

Rickettsia qui contient l’ensemble des espèces du groupe typhus et celles du groupe des fièvres boutonneuses, et Orientia avec une seule espèce, O. tsutsugamushi, responsable du typhus des broussailles.

Groupe typhus R. prowazekii typhus exanthématique
R. typhi typhus murin
R. canadensis

Pathogénicité ?

Le groupe des fièvres boutonneuses comprend 20 espèces reconnues pathogènes chez l’homme.

On citera notamment R. rickettsii, responsable de la fièvre pourprée des montagnes rocheuses aux Etats-Unis découverte par T.H. Ricketts en 1906 qui curieusement mourut du typhus en 1910.

R. conorii est responsable de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, seule rickettsiose autochtone en France.

- Typhus des broussailles est liée à O. tsutsugamushi.

Ces bactéries sont de petits bacilles intracellulaires (0.3 µm de diamètre x 1 à 2 µm de long), possédant une structure de paroi proche de celle des bactéries à Gram négatif, mais mal ou non colorées par cette technique.

Des colorations spécifiques permettent de révéler ces bactéries, notamment la coloration de Gimenez.

L’isolement et la multiplication in vitro de ces bactéries intracellulaires obligatoires nécessitent l’utilisation de cultures cellulaires (eucaryotes).

Elles se multiplient au niveau du cytosol des cellules infectées, avec possibilité d’infecter le noyau cellulaire pour les rickettsies du groupe des fièvres boutonneuses.

In vivo, les cellules endothéliales sont les cellules cibles principales.

http://www.microbes-edu.org/etudiant/rickettsie.html

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:15

Ce mercredi 22 février, les sénateurs ont adopté une proposition de résolution visant à renforcer la lutte contre l'exposition aux perturbateurs endocriniens.

Des substances dont la dangerosité pour l’organisme est reconnue.

En 2011, la découverte de la présence en grande quantité de perturbateurs endocriniens (phtalates, parabènes, bisphénol A...) dans les plastiques des biberons, mais aussi dans tous les contenants alimentaires comme l'intérieur des boîtes de conserve, avait incité les députés à adopter une loi les interdisant.

Un an après, et malgré les remarques des industriels dénonçant le manque d'alternatives, les sénateurs confirmaient l'adoption de cette nouvelle législation.

Alors pourquoi revenir, ce mercredi 22 février au Sénat, sur la question des perturbateurs endocriniens ?

Les élus ont examiné et adopté en séance publique une proposition de résolution déposée par Aline Archimbaud (Parti écologiste), visant à renforcer la lutte contre l'exposition à ces fameux perturbateurs endocriniens.

Sur son site, le Sénat rappelle qu'il s'agit de "substances nocives qui peuvent être présentes aussi bien dans notre alimentation que dans l'air que nous respirons".

L'hyper-présence des perturbateurs endocriniens

Un constat que vient confirmer une expérimentation menée par l'association Générations futures auprès de sept personnalités du monde de l'écologie. Ces dernières ont en effet accepté de faire examiner leurs cheveux.

L'analyse des mèches de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Delphine Batho, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot et Marie-Monique Robin ont ainsi révélé la présence de traces de pesticides, phtalates et bisphénols.

L'association rapporte que "le laboratoire a recherché seulement quatre types de perturbateurs endocriniens" : "les pesticides et biocides (des produits utilisés en agriculture et dans la maison pour se débarrasser de la faune ou la flore « nuisibles » ou « indésirables »)" ; "3 bisphénols (plastifiant connu pour entrer dans la composition du polycarbonate, un plastique dur)" ; "13 phtalates et métabolites de phtalates (plastifiants des matières plastiques pour les rendre souples)" ; et enfin "32 congénères de PCBs (massivement utilisés dans les transformateurs électriques par exemple. Interdits de fabrication depuis 1987)".

Résultats : "100% des personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés".

C'est-à-dire "des substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle étrangères à l'organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (qui produit les hormones, NDLR) et ainsi produire des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants".

Cette définition apparaît dans le premier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2002 et a été reprise par l'Union Européenne.

sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0211821096668-que-sont-ces-perturbateurs-endocriniens-qui-reviennent-dans-le-debat-public-2067849.php#wx4bjX89w3PDB2Fl.99

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 08:18

Les rickettsies sont des bactéries à développement intracellulaire obligatoire.

De nombreux animaux constituent le réservoir naturel de ces bactéries.

L’homme ne représente qu’un hôte accidentel, à l’exception de R. prowazekii (agent du typhus exanthématique) qui est une espèce de réservoir essentiellement humain.

Les rickettsies infectent également de nombreux arthropodes, qui interviennent dans leur cycle infectieux en assurant la transmission inter-humaine, inter-animale ou de l’animal à l’homme de ces bactéries.

Il n’y a pas de transmission inter-humaine directe.

Les rickettsioses sont donc pour la plupart des zoonoses.

On en distingue trois grands groupes :
- Typhus, comprenant le typhus exanthématique (typhus épidémique à poux ou typhus fever), autrefois à l’origine de pandémies dévastatrices, et le typhus murin (typhus endémique).

- Fièvres boutonneuses, très nombreuses.
- Typhus des broussailles (scrub typhus)


2 - Taxonomie et caractéristiques bactériologiques

Les bactéries appartiennent à la famille des Rickettsiaceae, et comprennent deux genres bactériens :

Rickettsia qui contient l’ensemble des espèces du groupe typhus et celles du groupe des fièvres boutonneuses, et Orientia avec une seule espèce, O. tsutsugamushi, responsable du typhus des broussailles.

Groupe typhus R. prowazekii typhus exanthématique
R. typhi typhus murin
R. canadensis

Pathogénicité ?

Le groupe des fièvres boutonneuses comprend 20 espèces reconnues pathogènes chez l’homme.

On citera notamment R. rickettsii, responsable de la fièvre pourprée des montagnes rocheuses aux Etats-Unis découverte par T.H. Ricketts en 1906 qui curieusement mourut du typhus en 1910.

R. conorii est responsable de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, seule rickettsiose autochtone en France.

- Typhus des broussailles est liée à O. tsutsugamushi.

Ces bactéries sont de petits bacilles intracellulaires (0.3 µm de diamètre x 1 à 2 µm de long), possédant une structure de paroi proche de celle des bactéries à Gram négatif, mais mal ou non colorées par cette technique.

Des colorations spécifiques permettent de révéler ces bactéries, notamment la coloration de Gimenez.

L’isolement et la multiplication in vitro de ces bactéries intracellulaires obligatoires nécessitent l’utilisation de cultures cellulaires (eucaryotes).

Elles se multiplient au niveau du cytosol des cellules infectées, avec possibilité d’infecter le noyau cellulaire pour les rickettsies du groupe des fièvres boutonneuses.

In vivo, les cellules endothéliales sont les cellules cibles principales.

http://www.microbes-edu.org/etudiant/rickettsie.html

Voir les commentaires

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:54

Lors d'une réunion à Johannesburg, hier 24 février 2017, le Pr Montagnier nous incite à désormais utiliser :

"Syndrome évolutif associé à des infections Intracellulaires chroniques"

Formule qui sort les études de la focalisation sur Borellies et maladie de Lyme

Cette formulation permet d'inclure tous les germes à Developpement Intracellulaire, en particulier et pour exemple Sutterella dans les syndromes autistiques.

Ce Syndrome est accompagné par :

La présence de germes identifiés en PCR.

La chute du pouvoir anti-oxydant.

La présence de Cytokines inflammatoires.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:34

Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot, Delphine Batho, José Bové... au total, sept personnalités ont fait analyser la présence de pesticides et autres phtalates dans une mèche de leurs cheveux à la demande de l’association Générations Futures.

Les résultats sont alarmants.

Même les personnalités les plus écolos n’échappent pas aux perturbateurs endocriniens.

C’est ce que démontre une étude que publie ce jeudi l’association Générations Futures.

Les cheveux de sept personnalités de l’écologie française ont été analysés, comme ceux de Nicolas Hulot, du photographe Yann Arthus-Bertrand ou de la députée Delphine Batho.

Et les résultats sont inquiétants.

«Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens (de 36 à 68 par personne) bien que quatre familles de substances chimiques seulement aient été recherchées», souligne Générations Futures dans son rapport.

Les quantités de perturbateurs endocriniens retrouvées sont 17,5 fois plus élevées chez la personne la plus contaminée (Isabelle Autissier) que chez la moins contaminée (Delphine Batho), «ce qui montre clairement que l’exposition des personnes n’est pas uniforme mais varie considérablement en fonction de l’environnement dans lequel elles évoluent et ont évolué», ajoute l’ONG.

Bisphénol, phtalate, PCB... 68 perturbateurs endocriniens au total ont ainsi élu domicile sur la tête de l’ancienne navigatrice Isabelle Autissier.

C’est elle qui obtient le pire score. «[Je suis] terrifiée par ces résultats, d’autant plus que j’essaye de manger bio, je ne me mets quasiment rien sur ma figure, chez moi je n’ai pas de produits ménagers..., réagit Isabelle Autissier, selon le site de franceinfo.

Du coup, j’ai mis cela en rapport avec le fait que j’ai travaillé dans des chantiers de construction de bateaux, raconte la navigatrice (...) où j’ai manipulé des produits qui sont très mauvais pour la santé, des colles, des peintures, des solvants...

D’autant plus qu’il y a 20 ans ou plus, on ne prenait aucune précaution.»

L’eurodéputé écologiste José Bové, lui, en a 48... et a du mal à y croire: «Quand j’ai regardé la liste, je me suis dit, ce n’est pas possible, décrit-il, interrogé par franceinfo. Trois PCB, 11 plastifiants, des pesticides, un insecticide, alors que je n’en ai jamais utilisé sur mon exploitation agricole!»

Logiquement, poursuit le site internet, ce sont les plus jeunes qui obtiennent les résultats les moins mauvais, comme 19 pour le candidat à la présidentielle d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot.

De nombreux perturbateurs du système endocrinien (PE) existent, dans l’environnement quotidien ou professionnel: produits chimiques synthétiques, hormones de synthèse, traitements médicamenteux…

Ils peuvent interférer avec le fonctionnement normal du système hormonal et créer ainsi des effets nocifs sur la santé humaine, animale et la biodiversité.

L’analyse réalisée pour Générations Futures a porté sur quatre familles de PE: bisphénols, phtalates, PCB (polychlorobiphényles) et pesticides.

Deux cents molécules ont été recherchées.

La publication de cette étude intervient deux jours après la parution d’une enquête de l’UFC-Que Choisir selon laquelle des centaines de produits d’hygiène et de beauté contiennent des substances «indésirables», dont des PE.

L’Union européenne doit à nouveau tenter le 28 février de se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, ce qui permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter leur impact sur la santé.

Lefigaro.fr avec l'AFP

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:01

Procréation
: Les moyens de se reproduire sans rapport sexuel se multiplient.

Quand la science entre dans la danse...

Un ange bande son arc.

Mais ce n’est pas une flèche qu’il s’apprête à décocher, ni un cœur qu’il vise.

Car ce n’est pas cupidon que The Economist met à la une de son édition qui suit la Saint-Valentin.

Ce 18 février, l’hebdomadaire britannique s’intéresse aux technologies reproductives et en particulier à “l’édition des gènes, [aux] clones et [à] la science de faire des bébés”.

“Les moyens de se reproduire sans rapport sexuel se multiplient.

L’Histoire suggère qu’ils devraient être adoptés”, écrit The Economist qui propose un tour d’horizon des différentes techniques reproductives allant de l’insémination artificielle à la transplantation mitochondriale en passant par les différentes méthodes de fécondation in vitro, ainsi que des questions éthiques que ces techniques ne manquent pas de soulever.

“Certains sont horrifiés par la perspective de voir des gens ‘se prendre pour Dieu’ en matière de reproduction.

D’autres, dont les vies sont gâchées par l’absence d’enfant ou par des maladies génétiques plaident avec passion pour le droit de soulager leur souffrance”, assure l’hebdomadaire, qui ajoute :

Quoi qu’il en soit, la science arrive et la société va bien devoir se résoudre à décider ce qu’elle en pense.



The Economist - 17 févr. 2017

À lire aussi:
Fécondation. Un bébé issu de “trois parents” est né.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 06:58

Rajout de dates de formations sur le fichier (accueil de ChroniFrance) :

- Annecy, le mardi 6 juin (niveau 2)

- 2 dates en Belgique:

- à Bruxelles du 12 au 14 juin, (niveaux 1+
2+3)

- à Court-St Etienne , du 6 au 8
juillet (niveaux 1+ 2+3 )

- Aurillac , le 22 et 23 juin (niveaux 1 + 2) + Lionel Chapy pour la biologie durant la soirée du 21/6

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 09:58

Autisme : la transplantation fécale améliore les symptômes intestinaux et comportementaux

Les preuves s’accumulent de l’influence du microbiote intestinal sur le fonctionnement cérébral.

Dans une nouvelle petite étude, des chercheurs américains montrent que rééquilibrer le microbiote intestinal d’enfants autistes par la transplantation fécale améliore non seulement les troubles gastro-intestinaux, fréquents dans cette population, mais aussi les symptômes comportementaux [1].

Un enfant sur 160 présente un trouble du spectre autistique (TSA), selon l’Organisation Mondiale de la Santé.



Or, l’origine de ces troubles reste encore mal comprise.

En raison de la forte prévalence des problèmes gastro-intestinaux chez ces enfants et de la corrélation entre ces symptômes et la sévérité de la maladie autistique, depuis quelques années la communauté scientifique est allée investiguer du côté du microbiote des jeunes autistes.

D'après une méta-analyse publiée en 2014 dans la revue Pediatrics [2], les enfants autistes souffrent au moins quatre fois plus souvent de troubles gastrointestinaux que les enfants témoins.

Ils ont trois fois plus de diarrhées et de constipation et 2,5 fois plus de douleurs abdominales.

Jusqu’ici, plusieurs études ont montré que le microbiote intestinal des enfants atteints de troubles autistiques était moins diversifié que celui des autres .

Les chercheurs ont donc émis l’hypothèse que les symptômes gastro-intestinaux et comportementaux des enfants atteints de troubles autistiques pourraient, en partie, trouver leur origine dans la dysbiose du microbiote intestinal.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 15:08

Efficacité de l 'extrait de feuille entière de Stevia Rebaudiana contre les diverses formes morphologiques de Borrelia Burgdorferi in Vitro.

Theophilus PA, et al. Eur J Microbiol Immunol (Bp). 2015.

La maladie de Lyme est une maladie multisystémique à tiques transmise par Borrelia burgdorferi.

L'administration d'antibiotiques est le traitement primaire de cette maladie.

Cependant, une rechute survient souvent lorsque le traitement antibiotique est interrompu.

La raison de la rechute demeure inconnue, mais des études récentes ont suggéré les possibilités de présence de biofilms pour Borrelia persistans résistantes aux antibiotiques.

Dans cette étude, nous avons évalué l'efficacité de l'extrait de stévia de feuilles entières contre les spirochètes, les formes persistantes et les formes de biofilm de B. burgdorferi in vitro.

La susceptibilité des différentes formes a été évaluée par diverses techniques quantitatives en plus de différentes méthodes de microscopie.

L'efficacité de Stevia a été comparée à la doxycycline, la cefoperazone, la daptomycine et leurs combinaisons.

Nos résultats ont démontré que la stévia avait un effet significatif dans l'élimination des spirochètes et des persistes de B. burgdorferi.

Des expériences de sous-culture avec des cellules traitées par Stevia et des antibiotiques ont été établies pendant 7 et 14 jours donnant, absence et 10% de cellules viables, respectivement comparées aux antibiotiques mentionnés ci-dessus et à la combinaison d'antibiotiques.

Lorsque Stevia et les trois antibiotiques ont été testés contre biofilms attachés, Stevia réduit significativement les formes de B. burgdorferi.

Les résultats de cette étude suggèrent qu'un produit naturel tel que l'extrait de feuilles de Stevia pourrait être considéré comme un agent efficace contre B. burgdorferi.

Article intégral

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4681354/

PMID 26716015 [PubMed] PMCID PMC4681354

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article