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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 06:02

TOXICITÉ DE L’ALUMINIUM VACCINAL : L’ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES



« Nous sommes entrés dans l’ère de l’aluminium », martèle le scientifique Christopher Exley, spécialiste mondial de ce sujet.

L’aluminium est omniprésent dans notre quotidien : dans les déodorants, les produits de beauté, l’alimentation, mais aussi dans les vaccins.

Il fait pourtant l’objet d’alertes croissantes, au point qu’on dit de lui qu’il est « notre poison quotidien ».

Mais pourquoi donc est-il toxique et quelles en sont les preuves ?

À L’ORIGINE…

L’aluminium est un produit toxique et tout organisme vivant le rejette spontanément.



Partant de ce double constat, l’aluminium a été introduit comme adjuvant dans les vaccins en 1926.

Du fait de sa forte toxicité, il devait :



– Entrainer une forte réaction du système immunitaire, et améliorer ainsi l’efficacité du vaccin ;



– Être ensuite rejeté par voie urinaire dans les 2 à 3 semaines.







Malheureusement, cette « hypothèse » n’a jamais été vérifiée1.

L’ALUMINIUM VACCINAL SERAIT À L’ORIGINE DE NOMBREUSES PATHOLOGIES

De nombreuses pathologies pourraient lui être imputables selon le Pr EXLEY, spécialiste international de la toxicité de l’aluminium : myofasciite à macrophages, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, Maladie de Crohn, Sarcoïdose…

Pour le Dr Stéphanie SENEFF, chercheur senior au MIT (Massachussetts Institute of Technology), cette même forte probabilité de lien existe avec les troubles du spectre autistique :

« Nos résultats montrent une forte probabilité de lien entre l’autisme et l’aluminium utilisé dans les vaccins. (…) La fatigue, la douleur et la mort sont associées de façon significative aux vaccins contenant de l’aluminium ».

Les cas de scléroses en plaques ou de scléroses latérales amyotrophiques post-vaccinales pourraient aussi être imputées à cet adjuvant.

Le Pr SHAW démontre que l’aluminium utilisé comme adjuvant vaccinal déclenche l’apoptose des neurones, induisant des altérations du comportement.

Il ajoute qu’il existe une forte probabilité qu’il soit à l’origine (seul ou comme cofacteur) du syndrome de la guerre du golfe.

Pour le Pr EXLEY, cette forte probabilité existe aussi quant au lien entre l’aluminium vaccinal et le syndrome de fatigue chronique.

LE GRAND TÉMOIN : LA MYOFASCIITE À MACROPHAGES

La myofasciite à macrophages (MFM) est une maladie neurologique complexe imputée à l’hydroxyde d’aluminium, adjuvant de nombreux vaccins injectables par voie intramusculaire.

Elle est caractérisée par :

– Un épuisement chronique,

– Des myalgies chroniques souvent aggravées par l’effort, avec une fatigabilité musculaire invalidante,

– Des douleurs articulaires touchant principalement les grosses articulations périphériques,

– Des difficultés neurocognitives (troubles de l’attention et de la concentration, atteinte de la mémoire visuelle, de la mémoire de travail et de l’écoute dichotique).

L’étude de la myofasciite à macrophages a permis à la science de progresser à grands pas.

Les chercheurs commencent maintenant à mieux cerner les mécanismes qui interviennent dans la persistance et la migration de l’aluminium dans l’organisme, ainsi que les effets associés à ces mécanismes.

Voir p ex le témoignage poignant de la maman d’Orianne, 24 ans, atteinte de myofasciite à macrophages suite au vaccin Gardasil (contre le cancer du col de l’utérus).

LES RÉSULTATS DES DERNIÈRES ÉTUDES SCIENTIFIQUES

L’Académie de Médecine reconnaît (depuis juin 2012) que les sels d’aluminium migrent dans l’organisme pour atteindre le cerveau2, sans pour autant admettre que cela engendre des pathologies particulières.

Mais les travaux les plus récents des Pr GHERARDI et AUTHIER (2015-2016) montrent que :

– L’aluminium perdure de nombreux mois au site d’injection vaccinale.

Simultanément, il migre dans l’organisme, principalement à l’intérieur de cellules immunitaires, et accède aux ganglions lymphatiques régionaux.

Puis les cellules chargées de particules quittent le système lymphatique pour atteindre la circulation sanguine avant de s’accumuler dans des organes distants tels que la rate, le foie et, éventuellement, le cerveau.

– Cette migration s’effectue plus ou moins rapidement selon 3 critères :

le site d’injection (migration plus rapide si l’injection est réalisée en sous-cutané plutôt qu’en intramusculaire),

la génétique (migration plus rapide sur certaines souris que sur d’autres), la dose (une dose modérée d’adjuvant aluminique forme des petits agrégats de particules.

Elle migre plus rapidement dans le cerveau qu’une dose importante qui, elle, forme des agrégats plus gros longtemps stockés à la périphérie).

– L’aluminium, en fonction des 3 critères présentés ci-dessus, s’accumule plus ou moins dans le cerveau.

– Il s’accumule aussi dans les ganglions lymphatiques et la rate, qui sont des organes du système immunitaire.

– Les malades de myofasciite à macrophages présentent des troubles cognitifs correspondant à un dysfonctionnement cérébral, associés à une persistance prolongée de l’aluminium dans leur organisme au niveau du site d’injection.

QUI RECONNAÎT LA TOXICITÉ DE L’ALUMINIUM ?

Les recherches actuelles de l’Unité INSERM des Pr GHERARDI et AUTHIER (Hôpital H Mondor – Créteil – France) le démontrent : l’aluminium n’est pas excrété de l’organisme dans les 2 à 3 semaines.

Il persiste au site d’injection du vaccin de longues semaines puis migre dans l’organisme, induisant très probablement de nombreuses pathologies.

Dès les années 1970, des publications scientifiques ont mis en cause l’adjuvant aluminique dans le développement des allergies.

Ces alertes ont amené l’Institut Pasteur à retirer, en 1974, l’aluminium de tous ses produits (vaccins et allergènes), et à le remplacer par le phosphate de calcium, composant naturel de l’organisme.

Certaines autorités sanitaires, tout comme la justice, reconnaissent peu à peu que l’aluminium utilisé comme adjuvant dans les vaccins peut engendrer des effets secondaires graves (voir ci-dessous).

Des chercheurs internationaux témoignent de la toxicité de l’aluminium vaccinal, à l’occasion d’un colloque à l’Assemblée nationale le 22 mai 2014 :

UNE PROBLÉMATIQUE INTERNATIONALE

Ces travaux sont repris par le Pr Shoenfeld, référence mondiale dans le domaine de l’auto-immunité.

Celui-ci inclue la myofasciite à macrophages dans son « syndrome des adjuvants – ASIA ».

Des cas ponctuels ont été rapportés dans beaucoup d’autres pays.

Des chercheurs portugais s’impliquent dorénavant et suivent une cohorte de personnes atteintes de myofasciite à macrophages.

Des chercheurs du monde entier travaillent sur cette question.

Sur l’invitation de l’association E3M, ils se sont rassemblées le 22 mai 2014 à l’Assemblée Nationale dans le cadre du colloque :

« Aluminium et vaccins : l’expertise internationale nous impose d’agir ». Ils nous apportent leurs témoignages pour nous alerter sur cette toxicité.

LA JUSTICE RECONNAÎT LE LIEN ENTRE MYOFASCIITE À MACROPHAGES ET ALUMINIUM VACCINAL

Enfin, la justice a tranché :

le Conseil d’État a reconnu le lien entre Myofasciite à macrophages et aluminium vaccinal à 8 reprises (2012, 2013, 2014, 2015)3.







Le Conseil d’État a ainsi établi une solide jurisprudence :

« Le lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B subie par M. L. dans le cadre de l’obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont il souffre, doit être regardé comme établi ; que, par suite, la maladie dont souffre M. L. doit être regardée comme imputable au service. »



D’autres procédures judiciaires sont en cours, pour reconnaître le lien de cause à effet entre vaccination avec aluminium et myofasciite à macrophages.

LES AUTORITÉS SANITAIRES ADMETTENT QU’IL FAUT MENER D’AUTRES RECHERCHES

Le Pr Luc Montagnier, virologue et prix Nobel de Médecine, dénonce en 2012 l’inertie des responsables politiques et sanitaires :

« Ce sont souvent les adjuvants qui créent ces problèmes de réactions anormales aux vaccins. (…)

J’enrage de voir que ce problème est totalement nié pour des intérêts pharmaceutiques, des intérêts politiques. »

La FDA (Food and Drug Administration – Agence Sanitaire des USA) écrit en 1987, en conclusion d’une réunion du comité sur les produits allergènes :

« On en connaît assez sur l’aluminium pour savoir que l’on ne devrait l’injecter à personne, à moins qu’il n’y ait un réel et raisonnable bénéfice à espérer. »

L’Afssaps (Agence du médicament française) a lancé une étude épidémiologique sur la myofasciite à macrophages (MFM) en 2003, qui laisse penser qu’un lien serait possible entre MFM et aluminium vaccinal.

L’Afssaps signale qu’il serait nécessaire de mener une étude complémentaire pour pouvoir vraiment connaître la réalité de ce lien.

Mais le Conseil Scientifique de l’Afssaps refuse cette perspective.

Aucune recherche ne sera effectuée, aucune prise en charge des malades, aucune alerte en direction du corps médical.

Cet avis sera considéré comme « pourri de conflits d’intérêts » par Gérard Bapt, Président de la mission parlementaire sur le Médiator.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) écrit en 2004 :

« L’innocuité des adjuvants est un domaine important et négligé.

Dans la mesure où les adjuvants ont leurs propres propriétés pharmacologiques, susceptibles de modifier l’immunogénicité et la sécurité des vaccins, l’évaluation de leur innocuité est indispensable. »

L’Agence Européenne du Médicament, en 20084 :

« La réponse aux adjuvants n’est pas bien connue, elle peut dépendre de l’âge, et alors que beaucoup de vaccins sont donnés très tôt dans la vie, on ne sait pas quel est l’effet de l’empreinte à long terme sur le système immunitaire des petits enfants. »

CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies) :

« Le problème que nous avons eu avec le thimérosal est que nous avons examiné chaque question et chaque vaccin par lui-même, mais nous n’avons pas réalisé que dans la vie réelle ce qui se passe est que l’enfant ou l’adulte obtient fréquemment de multiples vaccins, et que lorsque vous ajoutez la dose de thimérosal dans ce calendrier, c’est là que vous avez des problèmes » (Dr. Chen, lors d’une réunion sur les adjuvants entre « autorités de régulation » et « fabricants de vaccins », organisée par la FDA en 2008 aux Etats-Unis).

Le directeur général de l'Afssaps (Agence du médicament française), Jean Marimbert, écrivait en 2010 au Pr R. Gherardi : « Vos travaux expérimentaux ont été présentés le 30 janvier 2008 à l’Afssaps, qui a considéré que leur poursuite permettrait de mieux caractériser la distribution de l’aluminium vaccinal administré par voie intramusculaire.

Le 13 octobre 2010, vous nous avez fait part de résultats complémentaires qui s’avèrent être très intéressants sur le plan fondamental. (…)

Par ailleurs, les résultats (…) permettront peut-être à terme d’identifier une sous-population à risque chez laquelle la vaccination aluminique devrait être évitée. »

Mme Bachelot, Ministre de la Santé en 2010 : « Le rôle des sels d’aluminium pourrait être incriminé sous le bénéfice d’études complémentaires. »

Mme Touraine, Ministre de la Santé, s’était engagée en 2012 à remettre sur le marché des vaccins sans aluminium :

« De nombreuses études ont alerté sur le possible potentiel cancérigène et perturbateur endocrinien des sels d’aluminium (…).

[Les familles] doivent également avoir le choix de faire procéder aux vaccinations obligatoires par des vaccins sans sel d’aluminium, d’autant plus que cela était le cas jusqu’en 2008 » (lire son courrier à l’association E3M).

Elle n’en a pourtant rien fait pendant son mandat…

Voir l'Extrait de la lettre de Marisol Touraine à l’association E3M, responsable du pôle social de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012.

NOTES



1 Le Dr Nathalie GARÇON, spécialiste des adjuvants pour GlaxoSmithKline, le reconnait dès 2002 : « personne ne sait comment [l’aluminium] fonctionne, personne ne connaît sa bio-distribution. […] En fait, je crois que si l’alum arrivait maintenant, il ne serait pas accepté ». Groupe de travail de la FDA (p.220), 12.2002.



Le Pr Philippe Even, Président de l’Institut Necker, renchérit en 2013. A la question : « connaît-on le fonctionnement des adjuvants des vaccins », il répond : « c’est complètement empirique. Ça ne repose sur aucune base scientifique ».



2 Le rapport de l’Acacémie de Médecine et les observations d’E3M sur ce rapport.



3 CE n°344561 du 21.12.2012; n°345411 du 22.03.2013; n°362488 du 30 .12.2013 ; n°347459 du 30.12.2013 ; n°368150 du 11.04.2014 ; n°366470 du 23.07.2014. n°369478 du 22.07.2015 ; n° 369479 du 22.07.2015.



4 Dr. VAN DER LAAN – National Institute for Public Health and the Environment, The Netherlands & EMEA (Réunion sur les adjuvants entre « autorités de régulation » et « fabricants de vaccins », organisée par la FDA en 2008).







BIBLIOGRAPHIE SCIENTIFIQUE



Voir sur cette page







FILMOGRAPHIE



L’aluminium, les vaccins et les 2 lapins…, documentaire de Marie-Ange Poyet (France – 2016 – 90 minutes)



Silence on vaccine, documentaire de Lina B. Moreco (France – 2008 – 52 minutes)



Aluminium, notre poison quotidien, documentaire de Valérie Rouvière (France – 2012 – 53 minutes)



Planète alu, documentaire de Bert Ehgartner (Allemagne/Autriche – 2013 – 1h29)



Médicaments sous influence, documentaire de Romain Icard sur Bernard Dalbergue, ancien du laboratoire Merck (France – 2015 – 1h09)

TOXICITÉ DE L’ALUMINIUM VACCINAL : L’ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES « Nous sommes entrés dans l’ère de l’aluminium », martèle le scientifique Christopher Exley, spécialiste mondial.
TOXICITÉ DE L’ALUMINIUM VACCINAL : L’ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES « Nous sommes entrés dans l’ère de l’aluminium », martèle le scientifique Christopher Exley, spécialiste mondial.
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 05:45

Aluminium dans des vaccins :

«Nous ne pouvons plus perdre de temps»



Selon une étude financée par l’Agence du médicament, la présence d’aluminium dans des vaccins pourrait, dans certains cas, entraîner un risque pour la santé.

Le Pr Romain Gherardi demande 550 000 EUR pour continuer les recherches.

Propos recueillis par Florence Méréo le 22 septembre 2017.

Il aura fallu près de dix-huit mois au Pr Romain Gherardi, chef du service de pathologies neuromusculaires à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne) pour obtenir 150 000 € en 2014 de l'ANSM (Agence du médicament) afin de mener ses recherches sur la neurotoxicité de l'aluminium des vaccins.

Aujourd'hui , il en appelle aux pouvoirs publics pour les poursuivre.

Que s'est-il passé depuis que l'ANSM a rendu son avis en mars ?

Romain Gherardi.

Rien du tout. Il n'y a eu aucun signal des autorités laissant penser que le sujet les intéressait alors même que le rapport dit qu'il faut approfondir les études.

En finançant l'essai, l'ANSM s'est donné bonne conscience et puis basta.

Pour continuer l'immense chantier devant nous, nous avons besoin de 550 000 EUR. En plein débat sur l'extension de l'obligation vaccinale, cette décision doit être de nature politique.

Nous ne pouvons plus perdre de temps de recherche.

De l'aluminium, il y en a partout, jusqu'à l'eau ou le dentifrice.

Pourtant, nous nous portons bien...

Nous en mangeons même tous les jours ! Sauf que 99,7 % de cet aluminium ressort par voies basses et 80 % des 0,3 restants, soluble, est éliminé par les reins.

C'est la grande différence avec le vaccin où, du fait de l'injection dans le muscle, il passe entièrement la barrière cutanée. Sous une forme d'agrégats insolubles, il est propulsé à l'intérieur de notre organisme où il s'installe.

Avec quelles conséquences ?

Nos études montrent qu'à trop rester dans les cellules, il peut provoquer un burn-out immunitaire, c'est-à-dire fatiguer notre système immunitaire, voire le dérégler.

Nous faisons le lien entre la myofasciite à macrophages (une lésion musculaire, mais tous les chercheurs ne sont pas d'accord sur ses causes NDLR), et la multiplication du syndrome de fatigue chronique associée à des troubles cognitifs.

Le DT-polio en contient, des millions d'enfants sont vaccinés et il y a très peu de problèmes !

L'immense majorité ne présente en effet aucune atteinte clinique du système nerveux.

Mais l'augmentation du nombre d'injections risque d'augmenter mécaniquement le nombre de problèmes. Notre étude pointe également qu'il y aurait une prédisposition génétique, d'où la nécessité de poursuivre nos recherches pour confirmer, comprendre et y remédier.







Vous avez travaillé sur des souris.

Les résultats sont-ils extrapolables à l'homme ?

C'est grâce au modèle animal qu'a été établie la majeure partie des connaissances en biologie.

En Espagne, un travail a été fait sur le mouton, encore plus proche de l'homme, et a montré une inflammation du système nerveux central chez certains animaux vaccinés.

Ne craignez-vous pas de susciter un rejet encore plus massif de la vaccination ?

Au contraire !

Ce que les gens détestent c'est d'être contraints sans être convaincus.

Si on leur disait « ok, certains posent problème mais on va faire des recherches et trouver des solutions » ils seraient beaucoup moins méfiants.

Il existe des alternatives à l'adjuvant aluminique comme le phosphate de calcium. Je suis tout sauf un anti-vaccins, il faut être fou pour l'être.

Le mot : aluminium

L'aluminium n'est pas seulement la feuille qui enveloppe nos aliments.

Présent dans certains déodorants, céréales, légumes, le treizième élément chimique sert aussi, depuis la découverte d'un immunologiste anglais en 1926, d'adjuvant dans les vaccins.

Et plus exactement les sels d'aluminium, hydroxyde et phosphate d'aluminium, qui sont aujourd'hui les plus utilisés dans le monde et présents dans près de la moitié des vaccins commercialisés en France ( voir ci-contre).

Décriés par les uns, ils sont encensés sur le site de l'Académie nationale de médecine en raison « de leur efficacité associée à une très bonne tolérance ».

Mais à quoi sert un adjuvant ?

« A augmenter l'amplitude et la durabilité de la réponse vaccinale », note l'Ordre des pharmaciens.

En clair, à ne pas être obligé de repasser par la case vaccin trop souvent.

Le Parisien

Pr Romain Gherardi: Aluminium dans des vaccins : «Nous ne pouvons plus perdre de temps» .
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 05:36

Lésions précancéreuses

Cancer du col de l’utérus : inclure le dépistage du HPV au frottis est plus efficace

par Audrey Vaugrente le 20.09.2017

Ajouter le dépistage du papillomavirus aux frottis classique améliore l'efficacité de l'examen.

Davantage de lésions précancéreuses sont repérées grâce à cette méthode.

« De 25 à 65 ans, un frottis tous les trois ans. »

La recommandation est bien connue des femmes françaises.

En effet, cet examen permet de détecter les lésions précancéreuses du col de l’utérus.

Mais il aurait tout intérêt à évoluer, d’après une étude australienne.

Publiée dans PLOS Medicine, elle confirme qu’inclure un test de dépistage du papillomavirus humain (HPV) permet de mieux repérer les signes annonciateurs d’un cancer.

Actuellement, le frottis de dépistage fonctionne partout de la même façon.

Des cellules sont prélevées au niveau du col de l’utérus puis analysées.

Des lésions sont recherchées.

Mais cette méthode a une limite : la présence du papillomavirus n’est pas mesurée.

Or, une infection persistante est responsable d’une majorité des cancers situés sur cette zone.

Un test plus efficace

D’ici la fin de l’année 2017, l’Australie va donc changer de méthode.

En plus du frottis classique, les examens de routine chez les femmes de plus de 30 ans incluront un dépistage du HPV.

Ces travaux, menés en Nouvelle-Galles du Sud, confirment l’intérêt de cette décision.

De fait, voilà plusieurs années que son efficacité a été démontrée.

Dans le cadre d’une étude nationale, près de 5 000 femmes ont testé plusieurs méthodes de dépistage.

Agées de 25 à 65 ans, elles ont été réparties en trois groupes ; certaines ont bénéficié d’un frottis classique, les autres d’un frottis complété d’un test HPV selon deux approches différentes.

La conclusion est claire : inclure la recherche du papillomavirus humain dans les examens de routine est utile.

Davantage de lésions précancéreuses sont repérées.

Là où le frottis habituel ne détecte que 0,1 % des anomalies, le test HPV en discerne 1 %.

« Ces résultats confirment la meilleure performance du dépistage HPV par rapport au frottis cervico-utérin au sein d’une population vaccinée », conclut le Dr Karen Canfell, premier auteur de l’étude. Identifier une infection persistante permet, en outre, de renforcer la surveillance.

Un seul frottis, c’est la vraie nouveauté apportée par cette étude.

L’Australie est connue pour sa forte couverture via le Gardasil. Mais la version actuellement sur le marché protège contre deux souches oncogènes du papillomavirus… alors qu’au moins une vingtaine sont identifiées.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les frottis sont toujours pratiqués : ils ne remplacent pas un dépistage régulier.

Celui-ci « continuera d’être nécessaire dans la mesure où les vaccins de première génération protègent contre les souches impliquées dans 70 % des cancers invasifs du col de l’utérus », expliquent les auteurs.

Sur le plan logistique, combiner les deux examens n’aura pas vraiment d’impact sur les femmes.

En effet, la recherche du papillomavirus peut être réalisée sur le même prélèvement.

Le problème, c’est que cet examen est assez mal suivi en France.

Actuellement, seule la moitié des femmes suit les recommandations nationales.

D’après l’Institut national du cancer (INCa), réaliser un frottis régulier sur l’ensemble de la population pourrait éviter 9 cancers sur 10.

L’agence sanitaire envisage donc de mettre en place un dépistage organisé, comme dans la prévention des cancers du sein.

Lésions précancéreuses Cancer du col de l’utérus : inclure le dépistage du HPV au frottis est plus efficace.
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 22:42

On savait que les phtalates - présents dans les plastiques ou encore les cosmétiques - étaient des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire qu'ils ont un effet négatif sur le système hormonal entraînant notamment des problèmes au niveau de l'appareil reproducteur.

D'après une étude publiée dans Environmental health perspective par des chercheurs du laboratoire de neuroplasticité des comportements de reproduction à l'Institut de biologie Paris-Seine, les phtalates auraient une autre corde à leur arc : ils feraient baisser la libido.

Quatre semaines durant, l'équipe de recherche a exposé via leur nourriture des souris à de faibles doses de di-2-éthylhexyle (DEHP) - le phtalate le plus utilisé selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé.

D'une valeur de 0, 0,5, 5 ou 50 microgrammes par kilo et par jour, ces doses sont en fait indexées sur le niveau maximal autorisé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) qui est de 50 μg/kg/j.

Les chercheurs ont ensuite observé les différentes étapes du comportement de séduction et d'accouplement des souris : la préférence olfactive, les vocalises ultrasoniques, leur attractivité vis-à-vis des femelles et l'acte de reproduction en lui-même.

Moins dragueuses, moins attirantes et moins performantes



Les résultats de cette étude française font apparaître que les souris qui ont été exposées au DEHP sont toujours capables d'identifier une partenaire potentielle.

En revanche, elles sont moins performantes sur les autres aspect que leurs congénères qui n'y ont pas été exposées, en particulier les souris qui ont reçu les doses de 50 microgrammes.

En effet, leurs vocalises, qui s'apparenteraient à de belles phrases ayant pour but de séduire le genre opposé, sont moins fréquentes et moins longues, donc moins efficaces.



Il ressort également que les souris qui ont ingéré du DEHP suscitent moins d'intérêt chez leurs congénères femelles.

En ce qui concerne l'acte sexuel, les spécimens ayant reçu les phtalates sont non seulement plus lents à le provoquer, mais sont aussi plus lents à parvenir à l'éjaculation.

La raison à cette baisse de performance des souris tient au fait que le DEHP fait diminuer la quantité des récepteurs d'androgènes, ces protéines qui s'activent en présence d'un dérivé de la testostérone et qui participent au maintien du phénotype masculin.

Les plastiques font chuter la libido. (Phrasâtes)
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 21:54

Utilisé depuis près d'un siècle dans les vaccins, l’aluminium est depuis des années accusé de tous les maux : autisme, sclérose en plaques, myofasciite à macrophages…

Quelques équipes dans le monde le soupçonnent d’être neurotoxique et de déclencher des réactions auto-immunes chez une petite partie de la population, peut-être génétiquement prédisposée. Une théorie défendue en France depuis la fin des années 1990 par l'équipe du Pr Romain Gherardi, chef du service neuromusculaire à l’hôpital Henri Mondor de Créteil.

Sous la pression de l'Association des malades de la myofasciite à macrophages, l’ANSM a alloué en 2013 la somme de 150.000 euros à son laboratoire pour explorer la piste d’une prédisposition génétique.

Avec cette somme, l'équipe de Romain Gherardi a mené des travaux, et ce dernier assurait récemment à Sciences et Avenir avoir "découvert une susceptibilité génétique sous la forme de variations accumulées sur six gènes impliqués dans la machinerie de détoxification cellulaire" (lire le mensuel n°847 de Sciences et Avenir, dans les kiosques en septembre 2017).

Ces travaux ont été soumis au comité scientifique de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament). Cette dernière a rendu un avis en mars 2017 qu'elle n'a pas publié, indique Le Parisien le 22 septembre 2017. Guillemette Crépeaux, chercheuse à l’Inserm et coauteure de ces travaux, rapporte à Sciences et Avenir les principales conclusions de ce rapport.

La dose ne ferait pas le poison

Le document de l'ANSM aborde les effets neurotoxiques liés à l'aluminium observés chez la souris par l'équipe de recherche."Nos travaux montrent que même injecté à faible dose dans des muscles de souris, l’adjuvant aluminique peut induire une accumulation d’aluminium à long-terme et des effets neurotoxiques", nous explique Guillemette Crépeaux.

Contrairement à une idée communément admise, même une faible dose pourrait provoquer des complications.

La dose ne ferait donc pas le poison.

Mais de quelle concentration parle-t-on ? "Dans notre étude publiée en janvier 2017 dans la revue Toxicology, la dose la plus faible que nous avons utilisée chez la souris est de 200 microgrammes d'aluminium par kilogramme de poids corporel, ce qui correspond à une modélisation de la quantité d'aluminium reçue par un adulte en 2 injections du vaccin Engerix contre l'hépatite B", nous précise Guillemette Crépeaux.

Une hypothèse peu convaincante selon l’un des trois experts indépendants de l’ANSM qui a participé à l'avis, mais bien reçu par un autre qui écrit, selon Le Parisien : un des "résultats particulièrement innovants (...) est surtout la mise en évidence d’un effet dose-réponse non linéaire en matière de neurotoxicité, les plus faibles doses étant sélectivement neurotoxiques (diminution de la locomotion, augmentation de l’aluminium cérébral)."

L'équipe de recherche a en effet remarqué que certaines souris ont été moins actives et ont souffert de troubles du comportement.

Une prédisposition génétique conduisant à une myofasciite à macrophages ?

Comme le précisait récemment Romain Gherardi à Sciences et Avenir, ces travaux mettent en évidence une prédisposition génétique faisant réagir à l’aluminium des vaccins.

Des gènes seraient en effet surreprésentés chez les patients affectés par une myofasciite à macrophages (maladie qui se traduit par des douleurs intenses, une fatigue permanente, des insomnies, un épuisement généralisé) après la vaccination.

Les chercheurs croient tellement en cette voie de recherche qu'ils ont déposé un brevet.

Quelle sera la prochaine étape ?

"Nous allons continuer à essayer de comprendre pourquoi et dans quelles conditions les adjuvants aluminiques peuvent induire des effets indésirables chez certains patients", nous indique Guillemette Crépeaux.

Il ne manque plus que des financements suffisants pour mener à bien ces recherches.

"Il s'agit d'une recherche très préliminaire fondamentale, essentiellement sur la souris, qui ne change rien à l'analyse bénéfice/risque des vaccins qui contiennent de l'aluminium, a réagi auprès de l'AFP le directeur général de l'ANSM, Dominique Martin.

Cela ne remet pas en cause la sécurité des vaccins", a-t-il insisté, en ajoutant que "ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de problème de sécurité qu'il ne faut pas faire de recherche".

Vaccins et risque génétique.
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 11:48

Un rapport alerte sur la toxicité de l'aluminium présent dans les vaccins

22/09/2017

Des chercheurs ont décelé des effets neurotoxiques après l'injection d'aluminium, et s'interrogent sur une possible prédisposition génétique à développer des lésions.

L’aluminium présent dans les vaccins peut-il nuire à la santé?

C’est sur cette question que s’est penchée l’équipe du professeur Romain Gherardi, dont le rapport, qui n’a jamais été rendu public depuis mars, a pu être consulté par Le Parisien.

L’étude, financée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), met en lumière les effets neurotoxiques causés par cet aluminium.

Une prédisposition génétique?

Pour découvrir ces effets néfastes, les chercheurs ont injecté l'adjuvant aluminique dans des muscles de souris.

Résultat: même à faible dose, "une accumulation d'aluminium à long-terme et des effets neurotoxiques" ont été constatés sur les rongeurs.

Certains d'entre eux ont développé des troubles du comportement et se sont montrés moins actifs à la suite de l'injection.

De plus, les résultats de l'étude amènent les chercheurs à penser qu'il existerait une prédisposition génétique chez certains patients à réagir à l'aluminium.

Les spécialistes ont découvert sept gènes surreprésentés chez les patients qui ont développé une myofasciite à macrophages (une lésion qui provoque de la fatigue, voire des troubles neurologiques) après avoir reçu de l'aluminium, rapporte le quotidien.

C'est la première fois qu'une potentielle prédisposition génétique à réagir à l'aluminium est avancée par des chercheurs.

Le conseil scientifique de l'ANSM encourage "des approfondissements", et "appelle la puissance publique à prendre ses responsabilités".

Contacté par Le Parisien, le ministère de la santé a déclaré qu'il n'y a "aucun argument scientifique à ce jour qui remet en cause l'innocuité des vaccins", et que "rien ne démontre une dangerosité", mais s'est montré favorable à la poursuite des études sur le sujet.

Céline Penicaud

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Un rapport alerte sur la toxicité de l'aluminium présent dans les vaccins.
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 11:01

Excès de Cholestérol ? Aucun effet des statines sur la mortalité cardiovasculaire

Jérémy Anso 12 septembre 2017

StatinesAFP, cholestérol, essai clinique, LDL, pravastatine, prévention primaire, Sanifo, statines

Une nouvelle étude vient de réussir l’impossible avec les statines : elles seraient bénéfiques en prévention primaire sur tous les risques de mortalité chez les hommes.

Mais problème, cette étude présente des biais méthodologiques majeurs, oubliés par la presse, et qui n’invitent qu’à une seule conclusion : aucun bénéfice des statines en prévention primaire.

Point barre.

À peine acceptée, les résultats de la dernière étude d’envergure sur le cholestérol et les statines sont déjà repris en coeur par la presse nationale et internationale.

Le Point, par exemple, est catégorique avec « l’effet positif des statines démontré« , et rajoutant qu’une « vaste étude menée pendant 20 ans a permis de démontrer que la prise régulière de pravastatine a diminué de 28 % la mortalité chez les hommes.«

Impressionnant n’est-ce pas ?

Même Michel de Lorgeril, célèbre pourfendeur des statines, n’en parle pas encore sur son blog !

L’étude en question est impressionnante puisqu’elle démontre, selon les auteurs, l’intérêt d’une statine (ce médicament qui sert à faire baisser le « mauvais » cholestérol dit LDL) chez des personnes qui n’ont eu aucun problème cardiovasculaire (on parle de prévention primaire dans ce cas), et qui ont même un taux de LDL-cholestérol « normal » (c’est-à-dire en dessous de 1,9 g / L.)

Cette étude publiée dans Circulation démontre ce que toutes les études passées n’ont jamais réussir à faire.

Réussir à prouver des bénéfices pour les statines en prévention primaire et même dans les limites normales du LDL…

C’est tout simplement le Saint-Graal de l’industrie pharmaceutique!

Mais comment est-ce possible ?

C’est tout à fait possible en réalisant une belle tambouille médicale, scientifique et statistique improbable et douteuse.

Vaut mieux éviter de connaître exactement les ingrédients et la recette utilisée, sinon on découvre le pot aux roses. Justement, on va disséquer en détail les entrailles de cette « étude d’envergure« , pour comprendre le pourquoi du comment de mon titre…

Non, cette étude ne démontre aucun effet bénéfique des statines sur le risque de mortalité par maladie cardiovasculaire, dont c’est pourtant l’unique mission. Attention douche froide.

L’arnaque intellectuelle des deux « méthodes »

L’étude est présentée par la presse comme « la plus longue jamais effectuée sur un anti-cholestérol« , avec 20 années d’étude.

Pourtant, deux « études » coexistent dans cette unique étude, avec deux méthodologies complètement différentes:



l’une très correcte et sérieuse (un essai clinique randomisé contre un placebo en double aveugle durant 5 ans);

l’autre plus légère et moins sérieuse (une étude d’observation pendant 15 ans).

Dans le premier cas, avec l’essai clinique, on peut effectivement trouver une relation de cause à effet entre un médicament et une pathologie, en contrôlant notamment tout un panel de facteurs confondants, comme l’indice de masse corporelle, l’hypertension, le diabète, l’alimentation, le tabagisme, l’activité physique, etc., etc.

Dans le second cas, avec l’étude d’observation, on ne peut pas trouver de relation de cause à effet.

On peut démontrer une association, sans pouvoir aller plus loin.

Bien souvent, de nombreux facteurs confondants ne sont pas pris en compte, le suivi des patients n’est plus assuré, la force de l’association est d’autant plus bancale, la véracité des résultats est fortement discutable.

Cliniquement parlant, ce n’est pas top du tout.

Mais je vous le donne en mille, devinez quelle « méthode » a réussi à trouver un effet bénéfique des statines sur le risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire ?

La deuxième bien sûr !

Et uniquement chez les patients qui avaient au départ un taux de LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L.

Durant l’essai clinique randomisé :

Aucun bénéfice de la Pravastatine

Les résultats de l’étude sont pourtant catégoriques.

Durant l’essai clinique randomisé en double aveugle et contre un placebo, il n’y a aucune différence entre les groupes concernant…



la mortalité par maladies cardiaques coronariennes (CHD),

la mortalité par maladie cardiovasculaire (CVD),

la mortalité toutes causes confondues.

Et cela peu importe le taux de LDL-cholestérol, inférieur ou supérieur à 190 mg / dL.

C’est quand même bien étrange que la presse n’ait pas relevé ces résultats.

Non en fait ce n’est pas étrange du tout, c’est juste chiant de lire les études en entier et d’en faire une critique un peu sérieuse.

Durant le suivi sur 15 ans : des bénéfices, mais attention à la tambouille scientifique !

En réalité, tous les chiffres positifs pour les statines énoncés par la presse, « 27 % de risque de maladie cardiovasculaire en moins », ou encore « 18 % de risque de mourir toutes causes confondues en moins » proviennent du suivi durant 15 ans, le moins sérieux et le moins fiable, pour les personnes avec un taux de LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (pour les autres, les bénéfices disparaissent…

Pourquoi le moins sérieux ?

Lisez plutôt comment les patients ont été suivis durant les 15 années après l’essai clinique.

C’est du caviar, et ce sont les auteurs qui le confessent.

Dans le paragraphe « Extended long-terme follow up » qui correspond aux fameuses 15 années de suivi, les auteurs nous disent ceci :

« 5 ans après la fin de l’essai clinique randomisé, 38.7 % et 35.2 % des patients originellement placés sous pravastatine et placebo prenaient des statines ».

Autrement dit, 5 ans après, seulement 1/3 des patients sous statine durant l’essai clinique ont poursuivi leur traitement (donc 2/3 ont arrêté), et 1/3 des patients sous placebo ont choisi de prendre une statine (donc 2/3 ont continué de ne rien prendre).

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Eh bien les patients ont foutu le bordel dans les groupes, le groupe « placebo » n’est plus vraiment un groupe « placebo », et le groupe « pravastatine » n’est plus vraiment un groupe « pravastatine » (et les auteurs ne savent même pas si c’est toujours cette statine qui est prescrite ou une autre !)

Mais pire.

Dans la suite du paragraphe, les auteurs confessent que sur les 10 dernières années de suivi, ils n’ont aucune donnée concernant la prise ou non de statine des différents groupes !

On relit la phrase s’il vous plaît.

C’est bon on a compris ?

Oui, c’est de l’art divinatoire !

Les auteurs de l’étude comparent à la fin le nombre de décès dans le groupe « placebo » et « pravastatine » du DÉPART, alors qu’ils n’ont tout simplement aucune idée si les personnes prenaient ou non une statine, et encore moins laquelle pendant 15 ans !

D’ailleurs, ce point est forcément reconnu par les auteurs dans la discussion. Ils nous disent très proprement ceci :

« Il doit être reconnu que les données obtenues durant le suivi supplémentaire de 15 ans après l’essai clinique sont observationnelles et peuvent être faussées par le manque d’information sur l’utilisation des médicaments ».

Ils précisent aussi plus loin dans le texte :



« On ne peut pas supposer que les bienfaits sont uniquement modulés par l’utilisation ou non des statines ».

Autrement dit, il y a sûrement d’autres facteurs à prendre en compte qui ne permettent pas d’attester un lien de cause à effet entre les statines et les risques de mourir d’un CHD.

D’ailleurs, en parlant de facteurs confondants, là aussi il y a matière à rigoler.

Les facteurs confondants « oubliés » ou « sous-estimés »

Le tabagisme.

En voilà un facteur important à prendre en compte dans le risque cardiovasculaire.

Sauf que les auteurs ne précisent pas d’emblée que les patients étaient tous de gros fumeurs.

En moyenne, ils sont au moins 40 % à fumer dans tous les groupes.

Et ils en disent quoi les auteurs de cette étude ?

« La forte prévalence des fumeurs dans la population WOSCOPS pourrait signifier qu’une étude similaire aujourd’hui pourrait ne pas montrer un effet aussi fort avec un régime de statine de puissance similaire ».

Alors déjà qu’ils ne trouvent rien durant l’essai clinique; qu’ils ne trouvent rien après 20 ans de suivi chez les personnes avec un taux de LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L; ils mettent en garde que l’effet est peut-être surestimé à cause des caractéristiques de la population suivie !

En plus de ça, nous n’avons aucune idée du niveau d’activité physique des patients pendant l’essai clinique et le suivi observationnel.

Nous n’avons aucune idée des grandes tendances dans l’alimentation de ces messieurs et son évolution au cours du temps.

Nous n’avons aucune idée des effets secondaires indésirables à la suite de la prise des statines (douleurs musculaires, panne de virilité, dépression, etc.)

Que montre réellement cette étude ?

En prenant toutes les précautions d’usage et en se basant uniquement sur les données les plus fiables de l’essai clinique randomisé en double aveugle contre placebo, voici ce qu’on peut dire :

La prise de statine n’a eu aucun effet sur la mortalité par maladie cardiaque coronarienne (CHD), chez les patients avec un LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L (HR : 0,95 [0,49-1,85] p-value 0,887); et chez les patients avec un LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (HR : 0,86 [0,42-1,76] p-value 0,684);

La prise de statine n’a eu aucun effet sur la mortalité par maladies cardiovasculaires (CVD) chez les patients avec un LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L (HR : 0,84 [0,46-1,52] p-value 0,568); et chez les patients avec un LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (HR : 0,84 [0,44-1,60] p-value 0,590);

La prise de statine n’a eu aucun effet sur la mortalité toutes causes confondues chez les patients avec un LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L (HR : 0,89 [0,60-1,33] p-value 0,576); et chez les patients avec un LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (HR : 0,84 [0,53-1,32] p-value 0,446)

L’Agence France Presse et le journal Le Point ont donc repris les seuls résultats positifs les moins sûrs, les plus contestables, et qui ne permettent pas, par nature, d’établir une quelconque relation de cause à effet.

Ce n’est plus du journalisme que nous avons, c’est de la désinformation caractérisée !

Pour terminer, petite cerise sur le gâteau, on va parler rapidement des conflits d’intérêts



Tous* avec des liens d’intérêts !

* Tous sauf un !

L’étude en question a été financée par l’Imperial College London lui-même financé par Sanofi, qui commercialise bien évidemment la pravastatine.

Le suivi des patients à travers l’essai clinique WOSCOPS a également été financé par deux grands laboratoires pharmaceutiques :

Bristol-Myers Squibb et Sankyo.

En ce qui concerne les auteurs de cette étude, ils ont tous* reçu des fonds soit pour des bourses de recherche ou des frais personnels de la part de dizaines de laboratoires pharmaceutiques directement liés à la vente de statines.

Et c’est loin d’être un scoop.

Un seul auteur ne déclare aucun lien d’intérêt.

Seulement deux auteurs déclarent n’avoir reçu que des fonds de l’Imperial College London, mais lui-même en partie financés par Sanofi.

D’ailleurs je donne un gros carton rouge à la rédaction du Point pour avoir « oublié » de mentionner les liens d’intérêts du médecin-chercheur interviewé dans l’article, comme l’y oblige pourtant la loi (voir l’article du code de la santé publique).

Car oui, cet auteur n’a pas échappé aux sirènes de l’industrie pharmaceutique et déclare avoir reçu de nombreux financements de la part d’une multitude de sociétés pharmaceutiques impliquées dans la vente de statines.

Pas de statine en prévention primaire

Au final, cette étude pro-statine a dû réaliser une belle tambouille médicale et statistique pour réussir à dégager des bénéfices totalement hypothétiques des statines en prévention primaire, au bout de 20 ans.

Malheureusement, les résultats les plus fiables de l’essai clinique soutiennent toutes les études sur ce sujet : prescrire une statine en prévention primaire sans facteur de risque est un non-sens médical, qui n’est pas soutenu par la littérature scientifique (même celle payée par les labos).

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:42

Aluminium dans les vaccins : le rapport qui dérange

21 septembre 2017.

Le passage à onze vaccins obligatoire sera effectif en 2018.

Dans un rapport jamais rendu public depuis mars, des scientifiques pointent les risques induits par la présence d’aluminium dans les vaccins.

On y lit des échanges cordiaux mais surtout un débat âpre et passionné.

Ces documents que nous nous sommes procurés, c’est l’avis du conseil scientifique de l’ANSM, le gendarme du médicament, et l’ensemble des discussions que les spécialistes ont mené sur l’étude de l’équipe du professeur Gherardi, chef du service neuromusculaire à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, évaluant la neurotoxicité de l’aluminium présent dans les vaccins.

Si cet essai n’est en rien - au contraire - contre les vaccins, il pointe des risques inhérents à l’aluminium que contiennent la majorité d’entre-eux.

Et pose des pistes, notamment génétiques, dont les experts s’accordent à dire qu’elles doivent être «poursuivies» et «approfondies».

Mais voilà, ces conclusions datent de... mars et depuis « rien », souffle Guillemette Crépeaux, chercheuse à l’Inserm et coauteure de l’essai, qui a eu accès au compte-rendu final il y a à peine trois jours !



Bien que financé par l’ANSM - avec donc des deniers publics -, en plein débat mouvementé sur l’extension de l’obligation vaccinale à onze vaccins infantiles, et à la « stupéfaction » des associations de patients, ce rapport n’a pas été rendu public.

« Les avis consultatifs du conseil scientifique n’ont pas vocation a être publiés. Cela ne veut pas dire qu’on cherche à les cacher », défend de son côté l’ANSM.

Dans un rapport jamais rendu public depuis mars, des scientifiques pointent les risques induits par la présence d’aluminium dans les vaccins.

On y lit des échanges cordiaux mais surtout un débat âpre et passionné.

Ces documents que nous nous sommes procurés, c’est l’avis du conseil scientifique de l’ANSM, le gendarme du médicament, et l’ensemble des discussions que les spécialistes ont mené sur l’étude de l’équipe du professeur Gherardi, chef du service neuromusculaire à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, évaluant la neurotoxicité de l’aluminium présent dans les vaccins.

Si cet essai n’est en rien - au contraire - contre les vaccins, il pointe des risques inhérents à l’aluminium que contiennent la majorité d’entre-eux.

Et pose des pistes, notamment génétiques, dont les experts s’accordent à dire qu’elles doivent être «poursuivies» et «approfondies».

Mais voilà, ces conclusions datent de... mars et depuis « rien », souffle Guillemette Crépeaux, chercheuse à l’Inserm et coauteure de l’essai, qui a eu accès au compte-rendu final il y a à peine trois jours !

Bien que financé par l’ANSM - avec donc des deniers publics -, en plein débat mouvementé sur l’extension de l’obligation vaccinale à onze vaccins infantiles, et à la « stupéfaction » des associations de patients, ce rapport n’a pas été rendu public.

« Les avis consultatifs du conseil scientifique n’ont pas vocation a être publiés. Cela ne veut pas dire qu’on cherche à les cacher », défend de son côté l’ANSM.

Voici ce qu’on y découvre.











« La dose ne fait pas le poison ».

Même injecté à « faible dose » dans des muscles de souris, l’adjuvant aluminique « peut induire une accumulation d’alumium à long-terme et des effets neurotoxiques », note l’équipe de Gherardi.

En clair, contrairement à ce qui est communémement admis, même une faible dose pourrait provoquer des complications.

« La dose ne fait pas le poison », résument-ils.

Une hypothèse jugée peu convaincante par l’un des trois experts indépendants de l’ANSM mais applaudi par un second qui s’exprime en ces termes dans le rapport : un des « résultats particulièrement innovants (...) est surtout la mise en évidence d’un effet dose-réponse non linéaire en matière de neurotoxicité, les plus faibles doses étant sélectivement neurotoxiques (diminution de la locomotion, augmentation de l’aluminium cérébral) », écrit-il.

Certaines souris « sont en effet moins actives, elles ont des troubles du comportement », décrypte Guillemette Crépeaux.

Vers une « prédisposition génétique » ?

« Pour la première fois », lit-on, dans la littérature sur les vaccins, cette étude met en évidence des facteurs génétiques de prédisposition à développer une myofasciite à macrophages (une lésion provoquant fatigue, douleurs musculaires, voire troubles neurologiques) après la vaccination.

Sept gènes sont en effet « surrepresentés » chez les patients affectés.

Aurions-nous une susceptibilité génétique nous faisant réagir à l’aluminium des vaccins ?

Cette voie de recherche, jugée « extraordinaire » par l’un des membres du Conseil fait actuellement l’objet d’un dépôt de brevet de la part des chercheurs.

Et maintenant ? « Des approfondissements sont nécessaires », encourage l’avis.

Dans la discussion entre experts, le directeur de l’ANSM, Dominique Martin, abonde : il « appelle la puissance publique à prendre ses responsabilités en la matière ».

Contacté, le ministère de la santé nous indique que « cette étude ne change rien aux actuelles conclusions : il n’y a aucun argument scientifique à ce jour qui remet en cause l’innocuité des vaccins.

Rien ne démontre une dangerosité », insiste-t-il. Mais faut-il poursuivre les études ?

« Bien sûr, on est pour ».

« Les questions doivent évidemment trouver des réponses », note à son tour l’ANSM.

Quand et avec quel argent ?

Personne jeudi n’était en mesure de répondre...

leparisien.fr

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:46

Alzheimer : des scientifiques identifient un virus et deux types de bactéries comme causes majeures de la maladie. Le tournant tant attendu ?

Dans une tribune publiée par le "Journal of Alzheimer's disease", des chercheurs suggèrent que la maladie d'Alzheimer pourrait être causée par des virus ou des bactéries.





Atlantico :

Dans une tribune publiée par le "Journal of Alzheimer's disease", écrite par une équipe de chercheurs et de cliniciens, des virus ou des bactéries pourraient être à l'origine de la maladie d'Alzheimer, contrairement à ce que l'on pensait précédemment.

Bien que non confirmée, cette hypothèse est-elle crédible ?

Comment expliquer ce changement de position sur la maladie? En quoi cela change-t-il ce que l'on sait de l'Alzheimer?



Stéphane Gayet : La notion de maladie infectieuse est souvent associée dans la conscience collective à une évolution aiguë.

On a à l’esprit les infections aiguës virales, comme le rhume, la laryngite virale, la trachéite, la grippe, la conjonctivite aiguë virale, la gastroentérite aiguë, l’hépatite virale A, la rubéole, les oreillons…

Ces maladies virales ont en effet une évolution aiguë, durent en général moins d’une semaine -à part l’hépatite virale A- et guérissent à la fois spontanément et le plus souvent sans laisser de séquelle.





On a également à l’esprit les infections aiguës bactériennes, comme l’angine streptococcique, le panaris ou le furoncle à staphylocoque doré, l’infection urinaire à colibacille, la salmonellose digestive ou toxi-infection alimentaire, la pneumonie à pneumocoque, la méningite à méningocoque…

Ce sont également des maladies qui ont une évolution aiguë, mais qui sont souvent plus sévères que les maladies virales, ont besoin d’une aide thérapeutique sous la forme d’un traitement antibiotique et peuvent laisser des séquelles plus ou moins graves.



La notion de maladie infectieuse chronique est plus récente.

Elle déroge à la règle générale de la maladie infectieuse qui a un début et une fin.

La maladie infectieuse chronique semble en effet ne pas avoir de fin, car son contexte de survenue et d’évolution n’y prédispose pas.

La maladie infectieuse chronique est d’une façon générale due à un microorganisme peu pathogène ou virulent et survient chez une personne dont les défenses immunitaires sont diminuées.

La notion de maladie infectieuse latente est encore différente : c’est une maladie d’origine virale ou bactérienne qui évolue de façon imperceptible et qui de ce fait ne semble pas rendre malade.

L’infection latente par le virus VIH du sida avant la phase de sida avéré, l’infection latente par le virus de l’herpès entre deux poussées et l’infection tuberculeuse latente (ITL) en sont des exemples typiques.

La possibilité pour la maladie d’Alzheimer d’être due à une infection chronique très lente est tout à fait crédible.

Cela fait penser à la syphilis tertiaire dans sa forme neurologique et à la maladie de Lyme chronique, également dans sa forme neurologique.

Cela est encore à rapprocher de la maladie de Creutzfeldt-Jakob qui est une encéphalite chronique à prion ou ATNC, à l’origine d’une démence d’évolution lente et irréversible.

Les auteurs de cette tribune se plaignent de l’aveuglement de la communauté scientifique mondiale qui s’obstine depuis 10 à 15 ans à ne cautionner des recherches en matière de maladie d’Alzheimer qu’en direction d’une cause toxique ou immunologique, refusant de prendre en compte les arguments en faveur d’une origine infectieuse.

Nos possibilités d’investigations microbiologiques nous permettent aujourd’hui de faire des recherches impensables il y a 10 ou 15 ans.

On est à présent capable de trouver des traces de virus dans le noyau d’une cellule ou des traces de bactérie dans son cytoplasme.

Car plus une infection est lente et discrète, et plus la mise en évidence de son agent infectieux est difficile.

On découvre ainsi des traces de virus dans le cerveau de personnes qui semblent en bonne santé ; mais que vont ou peuvent produire ces virus ?





Nous sommes ainsi amenés à revoir nos anciennes conceptions, classiques, en matière de pathologie infectieuse.

La maladie d’Alzheimer, mais aussi la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson ou encore la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot) pourraient parfaitement être liées à des infections chroniques très lentes.





Depuis quelque temps, on commence à évoquer l’éventuelle responsabilité du virus de l’herpès dans la maladie d’Alzheimer.

Ce virus est présent chez tout un chacun.

Chez les uns, il reste silencieux, tout à fait latent, chez les autres, il peut donner un herpès récurrent (bouton de fièvre), mais aussi une paralysie faciale (responsabilité probable de ce virus) ou une maladie gravissime et très rare, une encéphalite herpétique.

On peut s’attendre à bien des découvertes à venir avec ce virus qui s’incorpore au noyau de certaines de nos cellules, comme le fait le virus VIH du sida.

Concrètement, quelles seraient les prochaines étapes à franchir pour valider l'hypothèse, et pour permettre l'apparition de tels traitements ?



Il y a encore beaucoup de travail à réaliser. Entre la mise en évidence de traces d’un virus ou d’une bactérie chez certains malades et la preuve de la responsabilité de ce virus ou cette bactérie dans la genèse de la maladie, il y a un grand pas à franchir.

Il faudrait déjà que la communauté scientifique internationale accepte cette idée d’une cause infectieuse probable et que plusieurs équipes de recherche se lancent dans de tels projets.

Plus l’infection est lente et discrète, plus la recherche est difficile.





On doit travailler à une échelle de plus en plus petite, ce qui complexifie la recherche et confère un caractère un peu aléatoire aux résultats obtenus.

L’approche est à la fois virologique, bactériologique, immunologique et histologique.

Il est fort probable que l’agent infectieux en cause ait besoin de facteurs favorisants pour provoquer la formation de ces plaques amyloïdes qui entraînent la mort de nombreuses cellules nerveuses ou neurones.

Des métaux comme le fer et peut-être l’aluminium pourraient peut-être jouer un rôle favorisant.





Mais la première étape décisive sera la validation par la communauté scientifique mondiale de la forte probabilité d’une cause infectieuse à la maladie d’Alzheimer, ce qui n’est pas encore le cas.

Car c’est une piste que, semble-t-il, les nombreuses enquêtes épidémiologiques à grande échelle n’ont pas suffisamment explorée, trop focalisées qu’elles étaient sur une cause toxique ou immunologique.

L’écho qui sera donné à cette tribune dans les semaines et les mois à venir nous éclairera sur une éventuelle redirection des recherches sur cette épouvantable maladie.



Avec la maladie d’Alzheimer, on a multiplié les enquêtes épidémiologiques à très large échelle.

Elles ont permis de mettre en évidence des facteurs favorisants, mais pas la cause princeps de cette maladie.

Si l’on avait de bons arguments en faveur de la responsabilité d’un virus ou d’une bactérie, cela ferait avancer les recherches d’une façon considérable.





Si l'hypothèse venait à être confirmée, quelles seraient les nouvelles possibilités de traitements contre la maladie ?





Les microorganismes en vue dans la maladie d’Alzheimer sont : le virus de l’herpès ; Chlamydophila pneumoniae, petite bactérie intracellulaire à l’origine de pneumonies atypiques et proche de Chlamydia trachomatis qui est quant à elle à l’origine d’infections génitales tant chez la femme que chez l’homme ; des spirochètes, famille de bactéries à laquelle appartiennent celle de la syphilis et celle de la maladie de Lyme.





La mise en évidence du rôle avéré ou très probable d’un agent infectieux microbien dans la maladie d’Alzheimer pourrait déboucher sur un traitement curatif comme une antibiothérapie de longue durée ou un traitement préventif comme une vaccination (dans le cas d’un virus).

Cette découverte pourrait également déboucher sur une prévention non spécifique de type hygiénique.





La possibilité d’une cause bactérienne à plusieurs maladies neurologiques -longtemps considérées comme « dégénératives »- est une raison de plus pour stimuler la recherche en faveur de nouveaux antibiotiques et surtout de nouvelles familles d’antibiotiques, voire de nouveaux agents thérapeutiques antibactériens différents des antibiotiques classiques (comme des peptides antibactériens qui sont des petites protéines).

Cette possibilité pourrait également stimuler la recherche en direction de médicaments antiviraux curatifs qui restent à ce jour focalisés sur certains virus répandus et donnant des maladies graves (comme le virus VIH du sida, les virus des hépatites chroniques…).

Heureusement, dans l’hypothèse de la responsabilité du virus de l’herpès dans la maladie d’Alzheimer, nous disposons déjà d’antiviraux efficaces sur ce type de virus ; mais que feront-ils sur une infection chronique très lente ?



















http://www.atlantico.fr/decryptage/alzheimer-scientifiques-identifient-virus-et-deux-types-bacteries-comme-causes-majeures-maladie-tournant-tant-attendu-3170368.html#FCb7MVsRc7Uf2XWb.03





























































































































































































































































































































































































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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 10:55

Les apnées du sommeil abîment le cerveau

Par Damien Mascret le 19/09/2017

Les apnées du sommeil abîment le cerveau

Un million de Français souffrent d'apnée du sommeil.

Sans traitement, le manque d'oxygénation nocturne du cerveau a des conséquences sensibles.

Si, comme un million de Français, vous souffrez d'un syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (Sahos), cela signifie que lorsque vous dormez, vous ne respirez pas très bien.

En pratique, vous marquez des pauses respiratoires plus ou moins longues (désaturation).

Et cela a des conséquences qui vont bien au-delà des ronflements qui gênent votre conjoint(e).

«On sait que la fragmentation du sommeil liée aux désaturations nocturnes est un facteur de risque cardiovasculaire sévère», explique le Dr Frédéric

Le Guillou, pneumologue à La Rochelle. «Cela se traduit par un risque accru d'hypertension artérielle, d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral et de trouble du rythme cardiaque», poursuit-il.

«Le Sahos est aussi responsable de troubles de la libido et de l'érection chez l'homme»

Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue

Mais à côté de ces conséquences bien connues, de nombreuses recherches menées ces dernières années semblent indiquer que la mauvaise oxygénation nocturne du cerveau et d'autres organes pourrait avoir d'autres effets ennuyeux.

«Le Sahos est aussi responsable de troubles de la mémoire, de l'attention, d'irritabilité, de troubles de la libido et de l'érection chez l'homme», ajoute le Dr Le Guillou.

En reprenant les études publiées sur le sujet, des chercheurs de l'université de Californie, à San Francisco, en collaboration avec l'université Queen's de Belfast (Irlande du Nord), ont rassemblé des données sur plus de 4 millions d'hommes et de femmes.

Ceux ayant un Sahos présentaient un risque accru de 26 % de développer des troubles cognitifs, en particulier des fonctions exécutives du cerveau.

C'est-à-dire des capacités requises pour s'adapter à des situations nouvelles.

Les fonctions exécutives sont inutiles pour effectuer les actions habituelles de la vie courante.

En revanche, elles sont précieuses lorsqu'il s'agit de faire plusieurs choses à la fois ou de planifier des actions.

Un million de français souffrent d'apnées du sommeil: et elles détériorent le cerveau.
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