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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 12:22

Le sucre aggrave le cancer, selon une étude menée par des scientifiques belges

Le sucre provoque la croissance des tumeurs et rend le cancer plus agressif, ressort-il de recherches menées durant 9 ans par des scientifiques de l’Institut flamand de biotechnologie (Vlaams Instituut voor Biotechnologie - VIB), de la Katholieke Universiteit Leuven (KUL) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), dont les résultats sont publiés dans la revue «Nature Communications».

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Photo News

«Un régime sans sucre ou à faible teneur en sucre n’est donc pas un ’luxe inutile’ pour un patient atteint du cancer», explique le professeur Johan Thevelein dans Het Nieuwsblad, qui précise que cela peut aider à surmonter le cancer et à rendre la chimiothérapie beaucoup plus efficace.

Depuis 2008, Johan Thevelein (VIB-KUL), Wim Versées (VIB-VUB) et Veerle Janssens (VUB) étudient l’effet Warburg, la conversion accélérée du glucose en acide lactique par les cellules cancéreuses. Pour découvrir pourquoi les cellules cancéreuses agissent de la sorte, les chercheurs ont examiné les cellules de levure plus simples, qui démontrent également cet effet.

«Dans les cellules de levure, nous avons découvert comment, lors de cette conversion du sucre, le fructose-1,6-bisphosphate est généré plus fortement dans les cellules. Cela active ensuite une protéine qui multiplie les cellules à son tour», indique Johan Thevelein, ajoutant que ce mécanisme a été confirmé pour les cellules cancéreuses humaines, pour lesquels le sucre a donc un effet multiplicateur.

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:02

Glyphosate : 54 députés LREM s'engagent en faveur d'une interdiction

Alors que l'Union européenne se prononce mercredi, des députés de la majorité réclament l'interdiction de l'herbicide dans un délai "rapide et réaliste".

SOURCE AFP

Faut-il interdire le glyphosate ?

Alors que les pays de l'Union européenne doivent se prononcer mercredi sur une réautorisation du produit, 54 des 310 députés de La République en marche (LREM) réclament, dans une tribune au Monde mise en ligne dimanche, son interdiction « le plus rapidement possible » dans l'Union européenne, au nom de « la santé de tous ».

Le glyphosate est un herbicide très utilisé en agriculture.

Sa dangerosité est au cœur d'une controverse, car le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l'OMS l'a classé « cancérogène probable » en 2015, contrairement aux agences européennes, l'Efsa et l'Echa.

Et ce, alors que des révélations se succèdent sur les méthodes des géants de la chimie, et notamment Monsanto, pour persuader décideurs et experts de l'innocuité du produit.

Roundup : révélations sur le lobbying de Monsanto «

La France votera contre le renouvellement de son utilisation pour dix ans et nous nous félicitons de la position responsable de notre pays », font valoir les signataires, parmi lesquels Matthieu Orphelin, ex-bras droit de Nicolas Hulot dans sa fondation, Sandrine Le Feur, agricultrice, le professeur en médecine Jean-Louis Touraine ou encore l'ex-ministre de l'Écologie Barbara Pompili.

« Sortir du glyphosate, tout en accompagnant comme il se doit les agriculteurs dans cette transition, dans un calendrier court et réaliste, est un bon compromis », écrivent-ils, en avançant non seulement l'argument de la santé, mais aussi celui du bien de la planète.

Nicolas Hulot ne reculera pas

Ils demandent aussi de voter contre le glyphosate « pour accompagner notre agriculture : parmi les défenseurs du glyphosate, l'argument qui revient en boucle est qu'il évite les passages mécaniques avant la mise en culture suivante.

C'est effectivement le cas.

Mais que voulons-nous vraiment ?

Continuer dans un système totalement dépendant des produits chimiques et qui arrive à bout de souffle – un système qui rend les agriculteurs asservis à l'agro-industrie – ou alors inventer une agriculture d'excellence, qui combine qualité nutritionnelle, respect de l'environnement et santé publique ? » demandent-ils, convenant qu'«

il est de notre devoir d'accompagner les agriculteurs dans cette transition » pour remplacer ce produit.

Cette tribune est publiée alors que s'est formée la semaine dernière à l'Assemblée une mission d'information sur les produits phytosanitaires, composée d'élus de toutes tendances issus des commissions des Affaires économiques, des Affaires sociales et du Développement durable et aménagement du territoire, où siège notamment Matthieu Orphelin.

Publié le 23/10/17 Source lepoint.fr

Glyphosate : 54 députés LREM s'engagent en faveur d'une interdiction.
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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 18:40

Activité antimicrobienne du magnolol et de l'honokiol contre les microorganismes parodontopathiques.

Chang B, et al. Planta Med. 1998.

Magnolol (1) et honokiol (2), sont les composés principaux de l'écorce et de tige de Magnolia obovata Thunb.,

Ils ont été évalués pour leur activité antimicrobienne contre les microorganismes parodontopathiques, Porphyromonas gingivalis, Prevotella gingivalis, Actinobacillus actinomycetemcomitans, Capnocytophaga gingivalis et Veillonella disper, et vérifiant la cytotoxicité contre les fibroblastes gingivaux humains et les cellules épithéliales.

Nos résultats indiquent que le magnolol et l'honokiol, bien que moins puissants que la chlorhexidine, présentent une activité antimicrobienne significative contre ces microorganismes, et un effet cytotoxique relativement faible sur les cellules gingivales humaines.

Ainsi, il est suggéré que le magnolol et l'honokiol pourraient avoir un usage thérapeutique potentiel comme antiseptique oral sûr pour la prévention et le traitement de la maladie parodontale.

PMID 9619121 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Periodontopathies (maladie de la gencive entraînant la chute des dents saines): Activité antimicrobienne du magnolol et de l'honokiol contre les microorganismes parodontopathiques.
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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 18:30

Criblage de composés naturels avec des effets favorisant la différenciation neuronale dans un modèle cellulaire.

Chen T, et al. Chin J Nat Med. 2015

Le but de cette étude était d'établir une méthode de criblage de médicaments pour les petites molécules extraites des médecines traditionnelles chinoises (TCM) qui ont des effets favorisant la différenciation neuronale, en utilisant des cellules de carcinome embryonnaire P19 comme modèle cellulaire.

Tout d'abord, le plasmide construit (pTa1-Luc) a été transfecté dans des cellules P19 pour établir un modèle de criblage.

Deuxièmement, plusieurs TCM ont été criblés en utilisant le modèle établi et l'acide tout-trans-rétinoïque comme témoin positif.

Enfin, le mécanisme moléculaire sous-jacent a été exploré en utilisant la coloration par immunofluorescence, la qT-PCR et l'analyse par transfert de Western.

Nos résultats ont indiqué que le modèle de criblage de médicament a été établi avec succès et que l'honokiol et l'hyperoside induisent la différenciation de P19 en neurones, avec le mécanisme moléculaire possible modulant la voie de signalisation Wnt.

En conclusion, le modèle de criblage de médicaments mis au point dans la présente étude fournit une plate-forme de criblage cellulaire rapide pour l'identification de composés naturels ayant des effets de différenciation neuronale.

Publié par Elsevier B.V.

PMID 26253493 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

L'honokiol permet la différenciation de cellules souches en neurones. Modèle cellulaire encourageant.
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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 18:13

Avoir une activité sexuelle régulière ne prodigue pas uniquement du plaisir et du bien-être.

Cela contribue également à paraître plus jeune que son âge selon le neuropsychologue britannique David Weeks.

Trois rapports sexuels par semaine permettent de gagner 7 à 12 ans en apparence…

Quels sont les secrets pour paraître jeune ?

David Weeks, neuropsychologue à l’hôpital d’Édimbourg (Écosse), a mené sa petite enquête.

À ses yeux, le principal moyen de sembler plus jeune, c’est de pratiquer une activité physique régulière.

Une deuxième solution, certes un peu moins efficace mais pas inutile non plus, c’est d’avoir en moyenne trois rapports sexuels par semaine.

Le contexte : du sexe pour rester en bonne santé

Contrairement aux idées reçues, parmi les êtres vivants, le sexe n’est pas uniquement pratiqué dans le but de se reproduire.

De nombreux animaux s’octroient des parties de plaisir en dehors des périodes de fécondité.

L’Homme est quand même un des champions en la matière.

Puisque la femme peut se reproduire tous les mois de l’année, l’homme doit rester avec elle pour éviter qu’un rival ne prenne sa place, et entretenir des rapports réguliers pour avoir une chance de procréer les jours favorables.

Ce qui se traduit par de nombreux essais infructueux : surtout à l’heure de la contraception.

En parallèle, il ne faut pas négliger l’aspect santé et bien-être de la chose.

Car l’orgasme régulier, procure des bénéfices réels pour la survie.

La jouissance libère des endorphines, antidouleurs naturels, bien utiles contre la migraine par exemple.

À raison de deux éjaculations par semaine, l’homme diminuerait ses risques de mortalité de moitié, selon une étude galloise de 1997.

Pour les femmes, se faire caresser les seins pourrait aussi limiter les risques de cancer du sein, d’après certaines hypothèses.

La liste des bienfaits est encore longue.

À celle-ci, il faudrait ajouter un élément mis en évidence par l’équipe de David Weeks : faire paraître plus jeune.

Devant la British Psychological Society, le neuropsychologue a brièvement exposé les résultats de ses travaux.

Il est bon de garder une activité sexuelle le plus tard possible : ce serait un élixir de jouvence bon pour la santé !

L’étude : du sport et du sexe, le duo gagnant pour être jeune

Ont été recrutés 3.500 participants, hommes et femmes de 20 à 104 ans (avec un nombre important de quinquagénaires) qui paraissaient moins âgés que leur état civil ne l’indiquait.

Ceux-ci s’installaient dans une salle et étaient interrogés sur de nombreux paramètres de leur vie, aussi bien sur les moments intimes.

Derrière une glace sans tain se tenait un jury composé de six membres, dont la fonction était d’estimer les âges de chacun des participants.

Après analyse des entretiens, les auteurs ont remarqué que ceux qui paraissaient les plus jeunes étaient surtout des habitués de l’activité physique.

Le deuxième secret pour faire moins que son âge réel : avoir trois rapports sexuels par semaine en moyenne.

Cela permet de donner l’impression d’avoir entre 7 et 12 ans de moins.

Avoir une plus faible fréquence de rapports sexuels ne procure pas cet avantage, mais au-delà, c’est de la pure gourmandise et on ne peut gagner d’années de jeunesse supplémentaires.

D’autres critères semblent influencer ce paramètre : avoir des activités sociales avec des gens se sa génération, être marié avec une personne plus jeune ou, pour les femmes, prendre un traitement hormonal substitutif après la ménopause.

L’œil extérieur : il n’y a pas d’âge pour rester jeune

Pour David Weeks, ces résultats le confortent dans l’idée qu’il est bénéfique de pratiquer le sexe durant toute la période adulte, y compris pour les seniors.

Cependant, il reproche à la société de diffuser l’idée qu’il y a un âge où il faudrait s’arrêter.

Or, précise-t-il, « la satisfaction sexuelle est un des contributeurs majeurs à la qualité de vie, se classant au moins aussi haut que les aspects spirituels ou religieux ainsi que d’autres facteurs moraux, donc une attitude plus positive à l’égard de la sexualité des personnes âgées doit être vigoureusement promue ».

Pour ceux et celles qui ont peur du temps qui passe ou qui trouvent que la peau de l’être de leur cœur se creuse de rides, voilà peut-être ici une motivation pour raviver la flamme qui scintillait il y a encore quelques années.

Une vie amoureuse active rajeunit en moyenne de 12 ans.
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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 17:37

Réveiller les morts, est-ce de la science-fiction ou un film d’horreur pour la soirée d’Halloween ?

Non, il s’agit de l’objectif poursuivi par l'entreprise Bioquark avec son projet baptisé « ReAnima ».

En juin dernier, nous décrivions le protocole que la société américaine souhaite mettre en œuvre pour redonner vie à des personnes en état de mort cérébrale.

Le projet vise à restaurer une activité neuronale chez ces personnes en combinant plusieurs techniques : l’injection de cellules souches, la stimulation nerveuse et le laser.

Article paru le 7 juin 2017

Les cellules souches apparaissent de plus en plus comme une piste sérieuse pour traiter de nombreuses pathologies nerveuses :

Alzheimer, Parkinson, lésions cérébrales…

Alors pourquoi pas réparer le cerveau des morts pour ramener ces derniers à la vie ?

Cette idée, digne d’un scénario de film de science-fiction (ou d’horreur), est le projet fou porté par une société américaine basée à Philadelphie : Bioquark.

Ce n’est pas la première fois que la société veut participer à une expérience de ce genre.

En 2016, l’étude ReAnima avait été lancée en Inde, à Bangalore, avec Himanshu Bansal, un chirurgien orthopédique de l’hôpital Anupam.

Son projet était de combiner plusieurs techniques pour « réanimer » 20 personnes en mort cérébrale.

ReAnima consistait à injecter aux patients des cellules souches mésenchymateuses et des peptides qui aident à régénérer les cellules du cerveau ; ces peptides devaient être fournis par l’entreprise Bioquark.

En plus de ces injections, une stimulation laser transcrânienne et une stimulation nerveuse étaient prévues.

Ce projet est tombé à l’eau, stoppé net par les autorités indiennes en novembre dernier, comme le révélait alors la revue Science.

Mais l’entreprise ne s’est pas avouée vaincue.

Cette fois-ci, d’après le Business Insider, elle serait sur le point de trouver un nouveau lieu pour ses essais cliniques. Ira Pastor, PDG de Bioquark, a déclaré au site Stat que l’entreprise ferait l’annonce de cet essai en Amérique latine dans les prochains mois.

Le projet consiste à injecter des cellules souches pour former de nouveaux neurones qui vont se connecter et ramener le cerveau à la vie.

Des questions éthiques sur une expérience sans fondement scientifique

Si l’expérience suit le même protocole que celui prévu en Inde, elle pourrait inclure 20 personnes.

L’essai clinique consisterait là aussi à injecter des cellules souches provenant du patient, issues de la graisse, du sang…

Ensuite, un mélange de peptides serait injecté dans la moelle épinière pour favoriser la croissance des nouveaux neurones.

Ce mélange, appelé BQ-A, a été testé dans des modèles animaux de mélanomes et de traumatismes crâniens.

À cela s’ajouteraient une stimulation nerveuse et une thérapie laser de 15 jours pour pousser les neurones à établir des connexions nerveuses.

Les chercheurs pourraient alors suivre les effets de ce traitement grâce à des électroencéphalogrammes.

Un essai qui donnerait aux familles un faux et cruel espoir de rétablissement.

Mais un tel protocole soulève de nombreuses interrogations : comment mener un essai clinique sur des personnes officiellement décédées ?

Si la personne retrouve une certaine activité cérébrale, dans quel état sera-t-elle ?

Donne-t-on de faux espoirs aux familles avec un traitement qui risque d’être long ?

Or, rien ne laisse penser qu’un tel protocole puisse fonctionner.

L’entreprise n’a même pas testé le traitement complet sur des modèles animaux !

Les traitements évoqués, comme l’injection de cellules souches ou la stimulation transcrânienne, ont pu être testés dans d’autres situations, mais pas dans le cas de morts cérébrales.

Dans un article paru en 2016, la neurologue Ariane Lewis et le spécialiste de bioéthique Arthur Caplan signalaient que l’expérience n’avait aucun fondement scientifique et qu’elle donnait aux familles un « faux et cruel espoir de rétablissement ».

Réveiller les morts -cérébraux- avec des cellules souches..
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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 08:12

L'Etincelle de Chantal Abergel : la version longue

https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/biologie-cellulaire/l-etincelle-de-chantal-abergel-l-emission-tele-de-france-3_117220

ission "L'Etincelle" a été diffusée sur France 3 tous les jours à 18h55 entre le samedi 7 octobre 2017 et jusqu'au 15 octobre 2017 à l'occasion de la fête de la science*.

Nous vous proposons de (re)voir ci-dessous l'épisode consacré à la virologue Chantal Abergel.

Cette scientifique est directrice de recherche au CNRS et elle étudie les virus géants : "Ils présentent des tailles qui sont comparables à celles de bactéries".

Dans cet épisode de l'Etincelle, Chantal Abergel explique comment l'équipe qu'elle dirige avec son mari Jean-Michel Claverie a été mise sur la voie de ces organismes atypiques.

"Tout a commencé avec des cellules en forme de grains de sésame apparus dans une culture d'amibes : cela a été l'étincelle".

La découverte laisse d'abord les chercheurs décontenancés :

"Au départ on était tellement perdus que nous avons décidé de les appeler NLF, comme New Life Form - nouvelle forme de vie".

La suite à découvrir dans cet épisode de la série L'Etincelle...

Ce que sont les virus géants. Excellente présentation par Chantal Abergel. (Voir la vidéo)
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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 05:17

Une étude sur l'évolution de l'espérance de vie dans 35 pays montre que celle-ci devrait continuer à progresser.

Les femmes nées en 2030 pourraient espérer vivre plus de 90 ans en Corée du Sud.

Les Françaises et les Japonaises se rapprocheraient elles aussi des 90 ans d’espérance de vie. « Jusqu'à récemment encore, de nombreux chercheurs pensaient que l'espérance de vie ne dépasserait jamais 90 ans », rappelle le Pr Majid Ezzati, le principal auteur de l'étude parue dans la revue médicale britannique The Lancet.

Mais en utilisant 21 modèles mathématiques pour prédire l'évolution de l'espérance de vie dans 35 pays développés, les auteurs de l'étude sont arrivés à la conclusion que les femmes sud-coréennes étaient les plus susceptibles de franchir le cap des 90 ans d'ici à 2030.

Leur espérance de vie à la naissance (c'est-à-dire la durée de vie prévisible d'une petite sud-coréenne née en 2030) devrait atteindre 90,8 ans, alors que celle des Françaises et des Japonaises atteindrait respectivement 88,6 ans et 88,4 ans.

L'évolution devrait être similaire chez les hommes, avec un écart entre les sexes tendant à s'amenuiser d'ici à 2030, selon les chercheurs.

Les hommes sud-coréens devraient eux aussi être en tête avec une espérance de vie de 84,1 ans devant les Australiens et les Suisses (84 ans).

Selon les dernières statistiques publiées l'an dernier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les trois pays ayant les espérances de vie les plus longues en 2015 étaient : le Japon (86,8 ans), Singapour (86,1 ans) et l'Espagne (85,5 ans) chez les femmes, et la Suisse (81,3 ans), l'Islande (81,2 ans) et l'Australie (80,9 ans) chez les hommes.

La Corée du Sud tire clairement son épingle du jeu avec une hausse de l'espérance de vie de 6,6 ans chez les femmes et de 7 ans chez les hommes entre 2010 et 2030.

D'autres pays comme la Slovénie sont également en progrès (+ 4,7 ans chez les femmes et + 6,4 ans chez les hommes) au cours de la même période.

La Corée du sud enregistrerait un gain important en espérance de vie.

Système de santé et obésité en question

Mais l’étude révèle également que la situation ne devrait guère s’améliorer d’ici à 2030 aux États-Unis où l’espérance de vie est déjà inférieure à celle de la plupart des pays développés.

Elle devrait passer de 81,2 ans en 2010 à 83,3 ans en 2030 chez les femmes et de 76,5 à 79,5 ans chez les hommes, soit des chiffres similaires à ceux de pays comme la Croatie ou le Mexique.

Pour expliquer cette situation, les chercheurs évoquent d’importantes inégalités, l’absence d’un système de santé universel ainsi que des taux de mortalité maternelle et infantile, d’homicide et d’obésité particulièrement élevés.

La Corée du Sud au contraire s’est efforcée d’améliorer l’accès aux soins et de promouvoir une meilleure nutrition chez les enfants et les adolescents.

Le pays a également moins de personnes en surpoids et un taux de tabagisme chez les femmes bien inférieur à celui observé dans la plupart des autres pays en développement, relèvent les chercheurs.

Quant à l’écart hommes-femmes, qui allait de 3,9 ans en Nouvelle-Zélande à 8,5 ans en Pologne en 2010, il devrait diminuer dans tous les pays d’ici à 2030 à l’exception du Mexique, où les femmes devraient gagner en espérance de vie plus que les hommes et au Chili, en France et en Grèce où l’espérance de vie des hommes et des femmes devrait augmenter de la même manière. « Les hommes avaient traditionnellement des modes de vie moins sains et, dès lors, des espérances de vie plus courtes.

Ils fumaient et buvaient plus et étaient plus souvent victimes d’accidents et d’homicides, rappelle le Pr Ezzati, de l’Imperial College de Londres.

Mais les modes de vie des hommes et des femmes ont tendance à se rapprocher et leur longévité aussi », ajoute-t-il.

Les chercheurs prévoient de continuer leurs travaux en appliquant leurs modèles à des maladies spécifiques ainsi qu’à tous les pays afin d’affiner leurs prédictions. Mais ils reconnaissent également que celles-ci ne peuvent pas tenir compte « d’événements imprévus », tels que des changements politiques affectant les systèmes sociaux et sanitaires.

L’espérance de vie augmente dans le monde

Article de Marie-Céline Jacquier, paru le 23/12/2014

L’espérance de vie dans le monde est passée de 65,3 ans en moyenne en 1990, à 71,5 ans en 2013.

Un allongement notamment permis grâce à la réduction des décès par maladies cardiovasculaires et infectieuses.

On vit plus vieux aujourd’hui qu’il y a 20 ans en moyenne dans le monde d’après une étude portant sur 188 pays.

C’est un consortium international de plus de 700 chercheurs menés par l’Institute of Health Metrics and Evaluation (IHME) de l’université de Washington qui a produit ce rapport paru dans The Lancet : « aujourd’hui les gens sont moins susceptibles que leurs parents de mourir de certaines maladies, mais il y a plus de personnes âgées dans le monde », a déclaré le directeur de l’IHME, Christopher Murray.

Des données importantes pour guider les politiques de santé publique.

En raison de l’accroissement de la population mondiale, le nombre de décès tous âges confondus est passé de 47,5 millions à 54,9 millions.

Le nombre de personnes décédées de certaines affections comme les maladies cardiaques a augmenté à l’image de la population, mais les taux de mortalité par tranche d’âge ont diminué.

Les trois principales causes de décès en 2013 sont la cardiopathie ischémique, l’AVC et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

Pour certains cancers, comme ceux du sein ou du côlon, les taux de décès ont diminué, mais ce n’est pas le cas ceux du pancréas, rein, lymphome non hodgkinien.

Le diabète, le Sida, les maladies chroniques rénales et la maladie d’Alzheimer ont augmenté la mortalité prématurée sur la période d’étude, alors que pour d’autres pathologies (cancer de l’estomac, lymphome de Hodgkin, appendicite, ulcère gastro-duodénal…), les taux de décès ont été réduits de plus d’un tiers.

En Inde aussi, on vit plus longtemps et en meilleure santé.

Des causes de décès variables selon les pays

La maladie d’Alzheimer arrive désormais au cinquième rang des causes de décès dans le monde avec 1.655.100 décès en 2013, alors qu’elle n’était pas dans les 10 causes les plus fréquentes en 1990.

La tuberculose qui a causé 1.786.100 décès en 1990 (sixième cause de décès) reste la dixième cause de décès dans le monde en 2013 avec encore 1.290.300 décès.

Chez les enfants de moins de 5 ans, les maladies liées à de la diarrhée, les infections respiratoires, les désordres néonataux et le paludisme figurent parmi les principales causes.

Ceux des pays défavorisés payent un lourd tribut.

L’espérance de vie gagnée en Afrique subsaharienne est principalement due à la réduction des décès par diarrhées, infections respiratoires, désordres néonataux.

Mais le Sida touche fortement l’Afrique subsaharienne du sud.

Dans les pays riches, l’allongement de la longévité est lié aux progrès concernant les maladies cardiovasculaires, certains cancers et les affections chroniques respiratoires.

L’Inde qui devrait devenir le pays le plus peuplé en 2025, en devançant légèrement la Chine, influence les taux de mortalité dans le monde.

Entre 1990 et 2013, l’espérance de vie à la naissance en Inde est passée de 57,3 ans à 64,2 ans pour les hommes et de 58,2 ans à 68,5 ans chez les femmes.

Pour Jeemon Panniyammakal, de la Public Health Foundation of India, un des nombreux auteurs de l’étude, « c’est très encourageant que les adultes et les enfants indiens vivent plus longtemps et en meilleure santé ».

L'espérance de vie progresse. Lutte contre l'obésité.
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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 04:53

Qu’y a t-il de commun entre la schizophrénie et les troubles bipolaires ?

La variation d’un gène dit SNAP25.

Une équipe française vient de publier un travail qui démontre l’existence d’un mécanisme moléculaire commun aux deux affections psychiatriques.

Josselin Houenou et ses collègues du CEA-Neurospin, de l’Institut Mondor de Recherches Biomédicales (INSERM) et des hôpitaux universitaires Henri-Mondor AP-HP se sont intéressés à la variation allélique du gène SNAP25, impliquée dans la neurotransmission et associée à la schizophrénie et au trouble bipolaire.

Des zones impliquées dans la régulation des émotions

Les scientifiques ont en fait combiné plusieurs approches : une étude d’association génétique menée chez des schizophrènes, une construction génétique in vitro, une étude d’imagerie cérébrale sur une cohorte de bipolaires et enfin une étude d'interprétation génétique réalisée sur des prélèvements cérébraux post mortem de patients schizophrènes.

Leurs croisements ont abouti à l’identification d’une variation du gène SNAP25 qui change l’expression d'une protéine dans le cerveau, "ce qui impacterait le traitement de l’information entre les régions cérébrales impliquées dans la régulation des émotions", écrivent les chercheurs.

L’étude a aussi montré que ce variant à risque était associé à un plus grand volume d’une zone cérébrale précise, l’amygdale et à des altérations de connections au niveau de la zone préfronto limbique.

Ces résultats, qui confirment l’existence d’un facteur de risque commun à la schizophrénie et au trouble bipolaire, montrent donc les conséquences fonctionnelles de la variation du SNAP25 sur le développement et la plasticité cérébrale.

Un pas de plus dans la compréhension de ces affections complexes lourdement handicapantes qui touchent chacune 1 % de la population adulte.

Les auteurs ont étudié une variation allélique du gène SNAP25, impliquée dans la neurotransmission et associée à la schizophrénie, au trouble bipolaire mais également à l’hyperactivité/trouble de l'attention.

Les chercheurs ont combiné une étude d’association génétique chez 461 patients atteints de schizophrénie, une construction génétique in vitro et une approche dite d’« imagerie génétique[1] » dans deux cohortes, la première comprenant 71 sujets dont 25 patients bipolaires, la seconde comprenant 121 sujets sains. Ils ont en outre interprété l’expression génétique post mortem de SNAP25 à partir de tissu cérébral de patients schizophrènes.

Les résultats révèlent que la variation du gène SNAP25 change l’expression de la protéine associée dans le cerveau, ce qui impacterait le traitement de l’information entre les régions cérébrales impliquées dans la régulation des émotions.

En lien avec ce mécanisme, l’étude d’imagerie génétique, combinant IRM anatomique et fonctionnelle de repos, montre que dans les deux cohortes, le variant à risque est associé à un plus grand volume d’une zone cérébrale, l’amygdale, et une connectivité fonctionnelle préfronto-limbique altérée.

Cette étude confirme l’existence d’un facteur de risque commun à la schizophrénie et au trouble bipolaire : la variation du gène SNAP25.

Ces maladies très fréquentes touchent chacune 1 % de la population adulte et sont handicapantes.

En plus d’apporter un éclairage sur leur mécanisme, les résultats de cette étude suggèrent l’existence de symptômes potentiellement présents chez des patients ayant des maladies variées dans lesquels le gène est impliqué.

Découverte du gène commun à la maladie bipolaire et à la schizophrènie.
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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 16:28

L'alcoolorexie, le trouble du comportement alimentaire qui met en danger les jeunes femmes

Repéré par Léa Marie — 20.10.2017 - sur The Independent

Elles sont de plus en plus nombreuses à sauter des repas afin d'économiser des calories et pouvoir s'autoriser à boire de l'alcool.

Économiser des calories pour l'alcool: c'est, en gros, le principe de la «drunkorexia» (ou alcoolorexie).

Ce terme anglais –un mix entre «drunk» (saoul, en français) et «anorexia»–désigne un trouble du comportement alimentaire qui consiste à réduire son alimentation afin de boire sans culpabilité.

Car c'est bien connu, l'alcool est bourré de sucres (sans mauvais jeu de mot) et fait donc grossir.

Selon The Independent, un nombre croissant de femmes sauteraient des repas ou réduiraient drastiquement leur apport calorique journalier afin de dédier ces calories économisées à leur consommation d'alcool.

Si le phénomène n'est pas encore cliniquement reconnu, il est fondé sur les mêmes mécanismes que l'anorexie: la crainte excessive de prendre du poids, notamment.

En théorie, l'alcoolorexie peut survenir chez les hommes comme chez les femmes.

Mais en réalité, ce trouble touche surtout ces dernières.

Et plus particulièrement, les jeunes femmes. Selon une récente étude, près de 60% des étudiantes américaines seraient concernées par cette pratique.

Son auteure, Alissa Knight, explique :

«Les symptômes de l'alcoolorexie les plus courants chez les étudiantes sont le fait de sauter des repas (37,5%), la consommation de boissons alcoolisées sans sucres et à faible indice calorique (46,3%) et une la pratique d'un exercice physique à la suite d'une soirée alcoolisée pour éliminer (51,2%).

» Âgée de 23 ans, l'une des étudiantes rentrant dans la première catégorie, explique : «J'avais pour habitude de sauter des repas à la fac pour éviter d'être ballonnée en soirée.»

Une pratique dangereuse pour la santé

Un penchant futile?

Loin de là. L'alcoolorexie est, avant tout, le reflet des injonctions contradictoires que la société fait peser sur les femmes.

D'un côté, la pression d'être mince, à l'heure où le fitness est plus que jamais populaire.

De l'autre, la nécessité d'avoir une vie sociale bien remplie (qui se construit souvent autour d'un verre) et d'être perçue comme «fun» et libre, surtout en début de carrière.

Avez-vous déjà essayé de rester entièrement sobre durant un pot de départ ou une soirée en boîte entre amis?

Et ce, malgré les nombreuses remarques, incitations et regards inquisiteurs en direction de votre Coca Zéro?

Pas facile.

Tous les régimes alimentaires érigent l'alcool comme l'ennemi n°1 de la ligne.

Les magazines féminins expliquent à leurs lectrices que, si elles ne peuvent vraiment pas s'en passer, il leur faudra choisir les liqueurs les moins caloriques.

Ainsi, on apprend par exemple qu'il vaut mieux opter pour une vodka avec un soda light ou des shots, plutôt qu'une bière.

Ou encore que le vin blanc contiendrait plus de calories qu'une glace.

Autant d'informations déprimantes pour toute femme qui aime boire (même occasionnellement) mais tient à garder la ligne.

Et qui débouchent fréquemment sur l'effet yo-yo: cette alternance entre périodes de restriction alimentaire la semaine, et phases d'excès en tous genres le week-end.

Et pour cause: une fois ivre, il est bien plus difficile de résister à la tentation de la pizza post-soirée.

Spécialiste des troubles alimentaires, Rhiannon Lambert tire la sonnette d'alarme: l'alcoolorexie peut s'avérer extrêmement dangereuse.

D'abord, car boire avec l'estomac vide est particulièrement nocif pour l'organisme.

Ensuite, car cette dichotomie entre privation alimentaire et binge-drinking peut conduire à de graves complications physiques et mentales.

«Faire cela régulièrement peut provoquer des maladies chroniques touchant le foi et le cœur, au long terme.

Cela augmente également le risque de manquer de vitamines et minéraux. (...)

S'il est bon de savoir combien de calories contient votre boisson favorite, ne laissez pas cela devenir une obsession.»

Tous les experts s'accordent en tout cas sur une chose: si les calories vous inquiètent, diminuez l'alcool, et non la nourriture.

L'alcoolorexie, le trouble du comportement alimentaire qui met en danger les jeunes femmes
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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