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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 10:44

Bonjour à tous,

Afin d'avoir du poids dans les négociations actuelles en vue des futures
recommandations (PNDS), la FFMVT a besoin d'un nombre d'adhérents-médecins conséquent.

(FFMVT: Fédération Francaise contre les Maladies Vectorielles à Tiques)

Si vous êtes convaincu de l'importance des MVT, merci d'adhérer à la FFMVT, ou de penser à renouveler votre adhésion 2017

http://ffmvt.org/site-des-professionnels/adherer/

bien amicalement

Philippe RAYMOND

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 10:37

Et si la médecine anti-âge passait par le microbiote intestinal ?

Depuis plusieurs années, le microbiote intestinal fait l’objet de nombreux travaux visant à explorer son rôle dans la santé, le vieillissement et la longévité de l’hôte.

Une revue de la littérature rend compte des résultats les plus récents sur la question et des perspectives thérapeutiques qu’ils ouvrent dans la prévention et la prise en charge des maladies liées à l’âge.


Les évolutions du microbiote intestinal avec le vieillissement


Les modifications de la composition et des fonctions du microbiote intestinal avec l’âge sont aujourd’hui bien décrites et sont associées au processus de déclin immunitaire (ou immuno-sénescence) et à une inflammation chronique de bas grade qui accompagnent les pathologies liées à l’âge.


Avec l’âge, on observe notamment une augmentation des protéobactéries, une réduction des bifidobactéries et une réduction du rapport Firmicutes/Bacteroïdes.

En particulier, les bifidobactéries transmises de la mère à l’enfant par voie vaginale à la naissance et qui représentent 90% du microbiote présent dans le côlon du nouveau né, constituent moins de 5% du microbiote chez les personnes âgées ou atteintes de certaines pathologies.

Ces modifications surviennent progressivement avec le vieillissement.

Une perte de la diversité du microbiote accompagne ainsi l’avancée en âge et la fragilité qui lui est associée.

Il existe également une association entre perturbations du microbiote intestinal et certains états pathologiques :

inflammation chronique, neurodégénération, déclin cognitif, fragilité, diabète de type 1 et 2, stéatose non alcoolique, maladies cardiovasculaires et cancers.


Les altérations des interactions avec l’hôte sont étroitement associées au mode de vie, à l’alimentation à la fragilité et à l’inflammation, qui évoluent avec l’âge.

Les études réalisées chez les centenaires indiquent que l’évolution du microbiome avec l’âge se caractérise par une perte des gènes impliqués dans la synthèse des acides gras à chaîne courte et par une réduction du pouvoir sacharolytique.

Dans le même temps, le « pathobionte », c’est-à-dire les bactéries opportunistes pro-inflammatoires présentes en faible quantité dans le microbiote des individus plus jeunes, devient plus prépondérant.


Moduler le microbiote intestinal pour lutter contre les méfaits de l’âge


Les effets protecteurs du microbiote intestinal sur le vieillissement et la santé de l’hôte sont de plus en plus étudiés dans le cadre d’essais cliniques.

Les résultats indiquent que la modulation du microbiote intestinal (prébiotiques/probiotiques) pourrait être efficace pour prévenir certaines pathologies chez les seniors, notamment en réduisant l’inflammation chronique de bas grade et en améliorant la réponse immune adaptative, contrebalançant ainsi l’immunosénescence.


D’autres mécanismes semblent avoir un effet protecteur comme le maintien de l’intégrité de la barrière intestinale, un niveau de production élevé d’acides gras à chaîne courte, l’augmentation de peptides impliqués dans la régulation du métabolisme glucidique et lipidique, etc.


L’alimentation croisée entre bifidobactéries et les bactéries productrices de butyrate telles que Faecalibacterium prausnitzii et Roseburia joue un rôle essentiel dans la lutte contre les altérations liées à l’âge, car cet acide gras à chaîne courte exerce un effet trophique majeur sur la barrière intestinale.

Il possède également des activités immunomodulatrices et anti-inflammatoires et pourrait avoir un effet thérapeutique potentiel sur le développement des pathologies liées à l’âge (pathologies d’origine immunitaire, cancers et troubles neurologiques, diabète de type 2), notamment en modulant l’expression des gènes de l’hôte par des processus épigénétiques.


L’intérêt thérapeutique des probiotiques


Les bénéfices des probiotiques sur le microbiote intestinal et sur la santé de l’hôte sont aujourd’hui reconnus : ils renforcent la barrière intestinale, modulent le système immunitaire et agissent sur la production de neurotransmetteurs via l’axe intestin-cerveau.


Chez les personnes âgées, les probiotiques peuvent atténuer les altérations du microbiote liées à l’âge et ainsi apporter un bénéfice dans le traitement des pathologies gastro-intestinales et respiratoires. Des bénéfices ont également été observés chez les seniors en bonne santé.


Selon les chercheurs, l’effet des probiotiques passerait par le rétablissement ou le maintien du microbiote intestinal, plutôt que par une modification de sa composition.


Aux côtés des nombreux résultats obtenus chez l’animal, des résultats cliniques montrent qu’une supplémentation en probiotiques pourrait améliorer le statut métabolique et cardiovasculaire en abaissant les taux de LDL-cholestérol et le rapport LDL/HDL, et en réduisant les médiateurs de l’inflammation, la glycémie, la pression artérielle et l’IMC.


Les nombreux travaux réalisés chez l’animal et chez l’homme indiquent un bon profil de sécurité dans la plupart des populations. Des effets indésirables gastro-intestinaux, métaboliques, une stimulation immunitaire excessive ou des infections systémiques, ne peuvent cependant être exclus chez certains individus à risque.


Par ailleurs, les bénéfices des probiotiques ne peuvent cependant être généralisés, car les propriétés sont spécifiques à chaque souche. Les effets sur la santé chez l’homme doivent donc être confirmés par des essais séparés.


Les transplantations de microbiote fécal, comme nouvelle approche thérapeutique


La transplantation de microbiote fécal (TMF) ou bactériothérapie consiste à transférer un filtrat de fèces d’un donneur sain à un receveur pour restaurer le microbiote intestinal.

Initialement développée pour traiter les infections à Clostridium difficile, la TMF commence aujourd’hui à être explorée dans d’autres domaines de pathologie comme l’athérosclérose, le syndrome métabolique, le diabète de type 2 ou encore les maladies neurodégénératives et constitue un champ de recherche très prometteur.


Infections à C. difficile : Dans les infections à C. difficile (ICD), l’association d’une TMF à l’antibiothérapie a permis de multiplier par deux le taux de guérison à 3 mois par rapport à une antibiothérapie seule.

Plus récemment, une revue de la littérature incluant 18 essais et 611 patients indiquait un taux de guérison des ICD de 91,2% avec la TMF, avec un faible taux de récidive (5,5%).


Troubles métaboliques : D’élégants travaux chez l’animal ont montré que la TMF pouvait impacter le métabolisme des receveurs.

Ainsi, des souris supplémentées avec les fèces de femmes obèses augmentaient leur adiposité de 20% par rapport aux souris qui étaient supplémentées avec les fèces de femmes non obèses.

Cette augmentation de la masse grasse était négativement corrélée avec le taux de fermentation des acides gras à chaîne courte et positivement corrélée avec le métabolisme d’acides aminés ramifiés.

Chez l’homme, il a été montré que la TMF de donneurs minces à des receveurs présentant un syndrome métabolique pouvait améliorer de façon significative la sensibilité à l’insuline à 6 semaines.

Mais cet effet était dépendant du donneur et probablement lié à la proportion de bactéries productrices de butyrate présentes dans les fèces.


Parkinson : Les modifications du microbiote liées à l’âge semblent également jouer un rôle important dans le domaine des maladies neurodégénératives.

Ainsi, les agrégats d’alpha-synucléine mal repliée (á-syn) impliqués dans la pathogenèse de la maladie de Parkinson sont retrouvés dans le système nerveux entérique avant d’apparaître au niveau central, suggérant une origine intestinale de la maladie.

Et des résultats récents chez l’animal désignent le microbiote intestinal comme un acteur majeur dans l’apparition du déficit moteur, l’activation de la microglie et l’apparition des agrégats d’á-syn.

De nouvelles études sont attendues pour évaluer la TMF dans ce type de pathologie.

Alzheimer : le rôle clé du microbiote a également été démontré dans la maladie d’Alzheimer qui, elle aussi, pourrait bien démarrer dans l’intestin !

L’activité pro-inflammatoire et la production d’amyloïdes par certaines bactéries intestinales pourraient être associées à l’inflammation périphérique présente chez les patients souffrant de troubles cognitifs et d’amyloïdose cérébrale.

Ces résultats récents ouvrent de nouvelles perspectives pour prévenir ou retarder l’apparition de la maladie.


Conflit d’intérêt : Aucun conflit d’intérêt déclaré par les auteurs.


À retenir : Même si de nombreuses limitations, notamment méthodologiques, persistent pour apprécier ces résultats et établir des relations de cause à effet, le nombre de preuves soulignant le lien entre microbiote intestinal et pathologies liées à l’âge est grandissant.

Ces travaux suggèrent que des interventions sur le microbiote intestinal pourraient être envisagées pour traiter certaines maladies liées à l’âge ou pour ralentir certains processus impliqués dans le vieillissement.

Et ces perspectives pourraient être encore élargies en modifiant génétiquement certains micro-organismes, afin qu’ils produisent des substances aidant à lutter contre le vieillissement ou bénéfiques pour la santé. Un nouveau monde thérapeutique est en marche… à suivre.

Références


Vaiserman AM et al. Gut microbiota: A player in aging and a target for anti-aging. Ageing Research Reviews 2017;35:36-45. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.arr.2017.01.001.

 

3 févr. 2017Univadis Résumés Cliniques
RÉSUMÉ PARAgnès Lara

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:56

Des Bactéries qui peuvent mener au cancer

Les bactéries sont de très petits êtres vivants composés d'une seule cellule.

La plupart des types de bactéries ne sont pas nocifs, mais certains peuvent infecter les gens et causer des maladies.

Quelques-uns ont été liés au cancer.

Helicobacter pylori

Le cancer de l'estomac n'est pas fréquent aux États-Unis, mais c'est l'un des types de cancer les plus courants dans le monde.

Une infection à long terme de l'estomac par Helicobacter pylori (H pylori) peut provoquer des ulcères.

Il peut également enflammer et endommager la couche interne de l'estomac.

Certains de ces changements pourraient conduire à un cancer au fil du temps, en particulier le cancer dans la partie inférieure de l'estomac.

H pylori est également lié à certains types de lymphome de l'estomac.

Alors que l'infection à H. pylori est une cause majeure de cancer de l'estomac, la plupart des gens qui ont ces bactéries dans leur estomac ne vont jamais développer un cancer de l'estomac.

Il existe également des preuves que les personnes atteintes de H pylori pourraient avoir un risque plus faible de certains autres types de cancer, même si on ne sait pas exactement quel rôle joue la bactérie dans ce domaine.

Environ 2 adultes sur 3 dans le monde sont infectés par H pylori.

Le taux d'infection est plus élevé dans les pays en développement et dans les groupes d'âge plus avancés.

Il est probable que la propagation de deux façons.

L'un est la voie fécale-orale, par exemple par des aliments contaminés ou des sources d'eau.

Il peut également être transmis d'une personne à l'autre, bouche à bouche.

D'autres facteurs jouent également un rôle dans si oui ou non une personne développe un cancer de l'estomac.

Par exemple, les nitrites sont des substances couramment trouvées dans les viandes, l'eau potable et certains légumes.

Ils peuvent être transformés par certaines bactéries, telles que H pylori, en composés qui ont été trouvés pour causer le cancer de l'estomac chez les animaux de laboratoire.

Les antibiotiques et autres médicaments peuvent être utilisés pour traiter les infections à H pylori.

Selon le CDC, les personnes qui ont des ulcères actifs ou des antécédents d'ulcères devraient être testées pour H pylori et, si elles sont infectées, devraient être traitées.

Le dépistage et le traitement de l'infection à H pylori sont également recommandés après l'élimination d'un cancer de l'estomac précoce.

Chlamydia trachomatis.

Chlamydia trachomatis est un type très commun de bactéries qui peuvent infecter le système reproducteur féminin ainsi que d'autres parties du corps chez les hommes et les femmes.

Il se propage par le sexe.

Bien que l'infection des organes de reproduction puisse causer des symptômes chez certaines personnes, la plupart des femmes n'ont pas de symptômes.

Cela signifie que les femmes atteintes de chlamydia ne savent généralement pas qu'elles sont infectées à moins que des échantillons soient prélevés lors d'un examen pelvien et testés pour la chlamydia.

C'est une infection courante chez les jeunes femmes qui sont sexuellement actives, et peut rester pendant des années à moins qu'il soit détecté et traité.

Certaines études ont révélé que les femmes dont les analyses sanguines ont montré une infection à chlamydia passée ou actuelle peuvent être plus à risque de cancer du col de l'utérus que les femmes avec des résultats négatifs des tests sanguins.

Les études n'ont pas montré que la chlamydia elle-même provoque le cancer, mais elle pourrait fonctionner avec le VPH d'une manière qui favorise la croissance du cancer.

Par exemple, les chercheurs ont constaté que les femmes qui avaient chlamydia avec HPV sont plus susceptibles d'avoir encore HPV quand ils sont ré-testés plus tard que les femmes qui n'ont pas eu de chlamydia.

Bien que plus d'études soient nécessaires pour confirmer ces résultats, il y a déjà de bonnes raisons pour être vérifié pour l'infection à chlamydia et de la faire traiter avec des antibiotiques si elle est trouvée.

Chez les femmes, une infection à chlamydia à long terme est connue pour provoquer une inflammation pelvienne qui peut conduire à l'infertilité, principalement par la construction de tissu cicatriciel dans les trompes de Fallope.

Comme d'autres infections qui enflamment ou provoquent des ulcères dans la région génitale, la chlamydia peut également augmenter le risque de contracter le VIH pendant l'exposition à un partenaire sexuel infecté par le VIH.

Écrit par L'équipe médicale et éditoriale de l'American Cancer Society

Notre équipe est composée de médecins et d'infirmiers préparés à la maîtrise avec une connaissance approfondie des soins contre le cancer ainsi que des journalistes, des rédacteurs en chef et des traducteurs ayant une vaste expérience de l'écriture médicale.

Dernier examen médical: 11 juillet 2016 Dernière révision: le 11 juillet 2016

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 19:01

Alerte au paludisme : le parasite résistant à l’artémisine est présent sur le continent africain

 

C’est une correspondance inquiétante.

A lire dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine : « Emergence of Indigenous Artemisinin-Resistant Plasmodium falciparum in Africa ».  

Vingt-et-un auteurs dirigés par Jun Cao (Jiangsu Institute of Parasitic Diseases Wuxi, China) parmi lesquels Didier Menard, Institut Pasteur du Cambodge, Phnom Penh).

Correspondance inquiétante : elle établit l’émergence de la résistance du principal parasite du paludisme à l’artémisine sur le continent africain, plus précisément en Guinée équatoriale.

L’identification du parasite résistant a été faite en Chine sur un citoyen chinois.

Agé de 43 ans ce dernier avait contracté le paludisme en Guinée où il avait travaillé durant vingt mois.

Le diagnostic avait été porté à l’hôpital de Jiangsu deux mois après son retour en Chine.

Confrontés à des difficultés thérapeutiques, l’équipe chinoise a voulu en savoir plus en nouant une collaboration internationale.

Par séquençage il a pu être démontré que le Plasmodium falciparum était porteur de la mutation K13.

Les chercheurs ont cherché à établir si cette souche était bien originaire de Guinée équatoriale.

Après avoir séquencé le génome entier du parasite, l’équipe du laboratoire du Pr Arnab Pain (King Abdullah University of Science and Technology, Thuwal, Saudi Arabia) a conclu à l’origine africaine de la souche parasitaire.

Euphémisme

Les premières souches résistantes de ce type sont apparues en 2008 au Cambodge.

Puis le rôle du gène mutant K13 (principal agent de résistance en Asie du Sud-Est) a été démontré en 2014 par des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris et au Cambodge.

« La propagation de la résistance à l’artémisinine en Afrique serait un revers dans la lutte contre le paludisme », craint le Pr Arnab Pain qui, ici, a identifié l’origine africaine. Revers est ici un euphémisme.

Pour l’heure la résistance observée en Asie du Sud-Est reste partielle, nécessitant d’associer l’artémisinine à d’autres antipaludéens et de prolonger la durée de traitement, l’OMS redoute que le Plasmodium falciparum ne finisse par développer une résistance totale à l’artémisinine.

Si tel devait être le cas la situation serait, tout simplement, catastrophique.

 

Infectiologie, Médecine, médicament Étiquettes :

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:08

Une étude australienne démontre formellement que le régime méditerranéen peut aider à réduire les symptômes de la dépression sévère et à améliorer l’humeur des personnes atteintes.

ALIMENTATION.

Le lien entre humeur et alimentation était déjà connu mais aucune étude ne l’avait encore démontré.

C'est chose faite avec celle des chercheurs de l’université Deakin (Geelong, Australie) récemment publiée dans BMC Medicine.

Menée par l’équipe de Felice Jacka et Michael Berk, la très bien dénommée étude Smiles (Supporting Modification of lifestyle in Lower Emotional States) a suivi une soixantaine de patients tous déprimés, sous antidépresseurs ou en psychothérapie, atteints de dépression modérée à sévère, selon le score sur une échelle de la dépression, celle de Montgomery Asberg.

La moitié d’entre eux ont reçu sept consultations nutritionnelles de 60 minutes pour les aider adopter un régime méditerranéen dit ModiMedDiet, faisant la part belle à l’huile d’olive et à dix autres aliments (voir l'encadré).

L'autre moitié n’a pas été incitée à modifier ses habitudes nutritionnelles mais en revanche des séances de maintien du lien social leur ont été proposées.

À l'issue des douze semaines de l'étude, les chercheurs ont observé une différence statistiquement significative de 7,1 points sur l’échelle de dépression de Montgomery-Asberg en faveur du groupe ayant adopté le régime méditerranéen.

Avec quatre fois plus de rémissions dans ce groupe. « Cet essai est le premier à répondre explicitement à la question : si j'améliore mon alimentation, ma santé mentale s'améliorera-t-elle ? », commentent les auteurs.

Ces résultats doivent maintenant être reproduits.

Selon les chercheurs, ce régime pourrait agir sur la plasticité neuronale, le microbiote intestinal, l’inflammation et le stress oxydatif.

À démontrer pour que le bonheur et la science soient réunis dans l’assiette. Huile d'olive, légumes et céréales

En se basant sur les recommandations australiennes et grecques, 11 groupes d’aliments ont été privilégiés pour ce régime dit ModiMedDiet.

Céréales entières (5 à 8 par jour) • Légumes (6 par jour) • Fruits (3 par jour) • Légumineuses (3 à 4 fois par semaine) • Produits laitiers peu gras et non sucrés (2-3 par jour) • Graines entières et non salées (1 par jour) • Poisson (au moins deux fois par semaine) • Viande rouge maigre (3 à 4 fois par semaine) • Poulet (2 à 3 fois par semaine) • Œufs (jusqu’à 6 fois par semaine) • Huile d’olive (3 cuillerées à soupe par jour)

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:27

Bilharziose et fibrose du foie

La Galectine-3, histone désacétylases et la signalisation Hedgehog:

cibles convergentes possibles dans la fibrose hépatique induite par la schistosomiase.

De Oliveira FL, et al. PLoS Negl Trop Dis. 2017.

La schistosomiase touche environ 240 millions de personnes dans le monde.

Les œufs de Schistosoma mansoni dans le foie induisent une fibrose et une insuffisance hépatique provoquées par le recrutement de monocytes et l'activation des macrophages, ce qui entraîne une réponse Th2 robuste.

Nous avons suggéré une possible implantation de Galectin-3 (Gal-3), d'histone désacétylases (HDAC) et de Hedgehog (Hh) avec l'activation des macrophages pendant les réponses immunitaires Th1 / Th2, la réaction fibrogranulomateuse et la réparation tissulaire pendant la schistosomiase.

La Gal-3 est fortement exprimée par les macrophages du foie (cellules de Kupffer) autour des oeufs de Schistosoma.

Les HDAC et Hh régulent la polarisation des macrophages et l'activation des cellules stellaires hépatiques pendant la fibrogénèse associée à la schistosomiase.

Auparavant, nous avons démontré une distribution anormale de la matrice extracellulaire dans le foie qui était en corrélation avec la différenciation atypique des monocytes-macrophages chez les souris infectées par S. mansoni, déficitaires en Gal 3 (Lgals3 - / -).

De nouvelles découvertes explorées dans cette revue se concentrent sur la phase chronique, lorsque les souris sauvages (Lgals3 + / +) et Lgals3 - / - ont été analysées 90 jours après l'infection par cercaires.

Chez les souris infectées par Lgals3 - / -, il y avait une infiltration inflammatoire significative avec des cellules myéloïdes associées à la destruction des œufs (coloration par l 'hématoxyline et l' éosine), phagocytes (spécifiquement cellules de Kupffer), dépôt numériquement réduit et matrice extracellulaire diffuse dans les zones fibrotiques (coloration trichrome de Gomori)

Et une désorganisation sévère des fibres de collagène entourant les œufs de S. mansoni (coloration par réticuline).

Les cellules stromales dérivées de granulomes (cellules GR) de souris infectées par Lgals3 - / - ont exprimé des niveaux inférieurs d'actine de muscle lisse alpha (α-SMA) et d'éotaxine et des niveaux plus élevés d'IL-4 que des souris Lgals3 + / + (PCR en temps réel).

La participation pertinente des macrophages à ces événements nous a amenés à suggérer des mécanismes d 'activation distincts qui aboutissent à une fibrose défectueuse dans le foie de souris infectées par Lgals3 - / -.

Ces aspects ont été discutés dans cette revue, ainsi que l'interférence possible entre Gal-3, HDAC et signalisation de Hh lors de la fibrose hépatique progressive chez des souris infectées par S. mansoni.

D'autres études portant sur les rôles des macrophages pourraient éclaircir ces questions et dégager l'utilité potentielle de ces molécules comme cibles antifibrotiques.

PMID 28231240 [PubMed - en cours]

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:23

Les rickettsies sont des bactéries à développement intracellulaire obligatoire. De nombreux animaux constituent le réservoir naturel de ces bactéries.

L’homme représente un hôte généralement considéré comme accidentel, à l’exception de R. prowazekii (agent du typhus exanthématique) qui est une espèce de réservoir essentiellement humain.

Les rickettsies infectent également de nombreux arthropodes, qui interviennent dans leur cycle infectieux en assurant la transmission inter-humaine, inter-animale ou de l’animal à l’homme de ces bactéries.

Il n’y a pas de transmission inter-humaine directe.

Les rickettsioses sont donc pour la plupart des zoonoses.

On en distingue trois grands groupes :

- Typhus, comprenant le typhus exanthématique (typhus épidémique à poux ou typhus fever), autrefois à l’origine de pandémies dévastatrices, et le typhus murin (typhus endémique).

- Fièvres boutonneuses, très nombreuses.

- Typhus des broussailles (scrub typhus) 2

- Taxonomie et caractéristiques bactériologiques

Les bactéries appartiennent à la famille des Rickettsiaceae, et comprennent deux genres bactériens :

Rickettsia qui contient l’ensemble des espèces du groupe typhus et celles du groupe des fièvres boutonneuses, et Orientia avec une seule espèce, O. tsutsugamushi, responsable du typhus des broussailles.

Groupe typhus R. prowazekii typhus exanthématique R. typhi typhus murin R. canadensis

Pathogénicité ?

Le groupe des fièvres boutonneuses comprend 20 espèces reconnues pathogènes chez l’homme.

On citera notamment R. rickettsii, responsable de la fièvre pourprée des montagnes rocheuses aux Etats-Unis découverte par T.H. Ricketts en 1906 qui curieusement mourut du typhus en 1910.

R. conorii est responsable de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, seule rickettsiose autochtone en France. - Typhus des broussailles est liée à O. tsutsugamushi.

Ces bactéries sont de petits bacilles intracellulaires (0.3 µm de diamètre x 1 à 2 µm de long), possédant une structure de paroi proche de celle des bactéries à Gram négatif, mais mal ou non colorées par cette technique.

Des colorations spécifiques permettent de révéler ces bactéries, notamment la coloration de Gimenez.

L’isolement et la multiplication in vitro de ces bactéries intracellulaires obligatoires nécessitent l’utilisation de cultures cellulaires (eucaryotes).

Elles se multiplient au niveau du cytosol des cellules infectées, avec possibilité d’infecter le noyau cellulaire pour les rickettsies du groupe des fièvres boutonneuses.

In vivo, les cellules endothéliales sont les cellules cibles principales.

http://www.microbes-edu.org/etudiant/rickettsie.html

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:15

Ce mercredi 22 février, les sénateurs ont adopté une proposition de résolution visant à renforcer la lutte contre l'exposition aux perturbateurs endocriniens.

Des substances dont la dangerosité pour l’organisme est reconnue.

En 2011, la découverte de la présence en grande quantité de perturbateurs endocriniens (phtalates, parabènes, bisphénol A...) dans les plastiques des biberons, mais aussi dans tous les contenants alimentaires comme l'intérieur des boîtes de conserve, avait incité les députés à adopter une loi les interdisant.

Un an après, et malgré les remarques des industriels dénonçant le manque d'alternatives, les sénateurs confirmaient l'adoption de cette nouvelle législation. Alors pourquoi revenir, ce mercredi 22 février au Sénat, sur la question des perturbateurs endocriniens ?

Les élus ont examiné et adopté en séance publique une proposition de résolution déposée par Aline Archimbaud (Parti écologiste), visant à renforcer la lutte contre l'exposition à ces fameux perturbateurs endocriniens.

Sur son site, le Sénat rappelle qu'il s'agit de "substances nocives qui peuvent être présentes aussi bien dans notre alimentation que dans l'air que nous respirons".

L'hyper-présence des perturbateurs endocriniens

Un constat que vient confirmer une expérimentation menée par l'association Générations futures auprès de sept personnalités du monde de l'écologie. Ces dernières ont en effet accepté de faire examiner leurs cheveux.

L'analyse des mèches de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Delphine Batho, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot et Marie-Monique Robin ont ainsi révélé la présence de traces de pesticides, phtalates et bisphénols.

L'association rapporte que "le laboratoire a recherché seulement quatre types de perturbateurs endocriniens" : "les pesticides et biocides (des produits utilisés en agriculture et dans la maison pour se débarrasser de la faune ou la flore « nuisibles » ou « indésirables »)" ; "3 bisphénols (plastifiant connu pour entrer dans la composition du polycarbonate, un plastique dur)" ; "13 phtalates et métabolites de phtalates (plastifiants des matières plastiques pour les rendre souples)" ; et enfin "32 congénères de PCBs (massivement utilisés dans les transformateurs électriques par exemple. Interdits de fabrication depuis 1987)".

Résultats : "100% des personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés".

C'est-à-dire "des substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle étrangères à l'organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (qui produit les hormones, NDLR) et ainsi produire des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants".

Cette définition apparaît dans le premier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2002 et a été reprise par l'Union Européenne.

sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0211821096668-que-sont-ces-perturbateurs-endocriniens-qui-reviennent-dans-le-debat-public-2067849.php#wx4bjX89w3PDB2Fl.99

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:54

Lors d'une réunion à Johannesburg, hier 24 février 2017, le Pr Montagnier nous incite à désormais utiliser :

"Syndrome évolutif associé à des infections Intracellulaires chroniques"

Formule qui sort les études de la focalisation sur Borellies et maladie de Lyme

Cette formulation permet d'inclure tous les germes à Developpement Intracellulaire, en particulier et pour exemple Sutterella dans les syndromes autistiques.

Ce Syndrome est accompagné par :

La présence de germes identifiés en PCR.

La chute du pouvoir anti-oxydant.

La présence de Cytokines inflammatoires.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:34

Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot, Delphine Batho, José Bové... au total, sept personnalités ont fait analyser la présence de pesticides et autres phtalates dans une mèche de leurs cheveux à la demande de l’association Générations Futures.

Les résultats sont alarmants.

Même les personnalités les plus écolos n’échappent pas aux perturbateurs endocriniens.

C’est ce que démontre une étude que publie ce jeudi l’association Générations Futures.

Les cheveux de sept personnalités de l’écologie française ont été analysés, comme ceux de Nicolas Hulot, du photographe Yann Arthus-Bertrand ou de la députée Delphine Batho.

Et les résultats sont inquiétants. «Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens (de 36 à 68 par personne) bien que quatre familles de substances chimiques seulement aient été recherchées», souligne Générations Futures dans son rapport.

Les quantités de perturbateurs endocriniens retrouvées sont 17,5 fois plus élevées chez la personne la plus contaminée (Isabelle Autissier) que chez la moins contaminée (Delphine Batho), «ce qui montre clairement que l’exposition des personnes n’est pas uniforme mais varie considérablement en fonction de l’environnement dans lequel elles évoluent et ont évolué», ajoute l’ONG.

Bisphénol, phtalate, PCB... 68 perturbateurs endocriniens au total ont ainsi élu domicile sur la tête de l’ancienne navigatrice Isabelle Autissier.

C’est elle qui obtient le pire score. «[Je suis] terrifiée par ces résultats, d’autant plus que j’essaye de manger bio, je ne me mets quasiment rien sur ma figure, chez moi je n’ai pas de produits ménagers..., réagit Isabelle Autissier, selon le site de franceinfo.

Du coup, j’ai mis cela en rapport avec le fait que j’ai travaillé dans des chantiers de construction de bateaux, raconte la navigatrice (...) où j’ai manipulé des produits qui sont très mauvais pour la santé, des colles, des peintures, des solvants...

D’autant plus qu’il y a 20 ans ou plus, on ne prenait aucune précaution.» L’eurodéputé écologiste José Bové, lui, en a 48... et a du mal à y croire: «Quand j’ai regardé la liste, je me suis dit, ce n’est pas possible, décrit-il, interrogé par franceinfo. Trois PCB, 11 plastifiants, des pesticides, un insecticide, alors que je n’en ai jamais utilisé sur mon exploitation agricole!»

Logiquement, poursuit le site internet, ce sont les plus jeunes qui obtiennent les résultats les moins mauvais, comme 19 pour le candidat à la présidentielle d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot.

De nombreux perturbateurs du système endocrinien (PE) existent, dans l’environnement quotidien ou professionnel: produits chimiques synthétiques, hormones de synthèse, traitements médicamenteux…

Ils peuvent interférer avec le fonctionnement normal du système hormonal et créer ainsi des effets nocifs sur la santé humaine, animale et la biodiversité.

L’analyse réalisée pour Générations Futures a porté sur quatre familles de PE: bisphénols, phtalates, PCB (polychlorobiphényles) et pesticides.

Deux cents molécules ont été recherchées.

La publication de cette étude intervient deux jours après la parution d’une enquête de l’UFC-Que Choisir selon laquelle des centaines de produits d’hygiène et de beauté contiennent des substances «indésirables», dont des PE.

L’Union européenne doit à nouveau tenter le 28 février de se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, ce qui permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter leur impact sur la santé.

Lefigaro.fr avec l'AFP

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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