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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 06:30

Baptiste Beaulieu voulait parler sereinement des vaccins. Ça a mal tourné

Par Emilie Brouze

Baptiste Beaulieu, médecin généraliste et écrivain, a publié jeudi sur sa page Facebook une vidéo devenue virale (plus de 500.000 vues ce mercredi), dans laquelle il parle des vaccins, sujet ô combien sensible – a fortiori sur internet.

Dans son cabinet, les inquiétudes et les questions qu'il entend sur les vaccins sont plus nombreuses depuis l'annonce récente du gouvernement d'en rendre obligatoire onze destinés aux enfants, afin d'endiguer la résurgence de plusieurs maladies graves.

Une annonce qui a relancé le débat sur la vaccination.

"Onze vaccinations ! Il est NATUREL que les parents s'inquiètent pour leurs petit.e.s", écrit le jeune médecin en introduction.

"L'obligation vaccinale me turlupinait autant que vous."

Sans prendre position pour ou contre la vaccination obligatoire (il garde son avis pour lui), le médecin répond dans sa courte vidéo aux principales questions ou peurs entendues sur les vaccins.

Posément.

Et surtout en étayant et appuyant ses propos de dizaines de liens sources (des articles, des études et des chiffres).

Parce qu'il savait le sujet sensible, Baptiste Beaulieu introduit son argumentation avec précaution.

Non, il n'a pas été grassement payé par un laboratoire pour faire cette vidéo.

Il supplie et ce sera peine perdue, les commentaires haineux tombent :

"AVANT de commenter, assurez-vous VRAIMENT d'avoir lu les sources que je me suis décarcassé à NOUS trouver", répond-t-il.

Vaccins et autisme

"Les gens sont inquiets à l'idée de savoir pourquoi on met de l'aluminium dans le corps de leurs enfants", entame-t-il face caméra.

"Dire que l'aluminium est un bon adjuvant, que sans lui la réaction immunitaire et donc immunisante se fait beaucoup moins bien, ça ne suffit pas à rassurer les gens.

Mais si je vous disais que les quantités d'aluminium apportées par les vaccins sont faibles (jamais plus de 0,85 mg) par rapport aux apports quotidiens d'aluminium dans l'organisme.

Nous en mettons 3 à 5 mg dans notre corps chaque jour en mangeant et en buvant. 90 ans d'études scientifiques ont montré l'innocuité totale de ce métal sur l'organisme."

Autre crainte, celle du lien entre le vaccin contre l'hépatite B et la survenue de scléroses en plaques.

"On lit des trucs horribles sur le Net", abonde-t-il.

"J'ai trouvé que dans les années 1990, la campagne de vaccination contre l'hépatite B a bel et bien été suivie d'une augmentation du nombre de cas de scléroses en plaque (SEP).

C'est ce qu'on appelle un argument de temporalité.

Devinez ce qui a fait son entrée dans les années 1990 dans les hôpitaux ?

L'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Et qu'est-ce qu'on fait avec une IRM qu'on faisait beaucoup moins bien avant ?

On diagnostique des SEP qui sinon seraient passées à la trappe.

C'est totalement inaperçu."



Autre interrogation : celle du lien entre les vaccins et l'autisme.

Une idée qui s'est propagée par une étude d'Andrew Wakefield, un médecin anglais.

L'étude, publiée en 1998, ne s'appuie sur aucune statistique et sur un échantillon de seulement douze personnes.

La fraude scientifique a été reconnue.



"Andrew Wakefield, qui depuis a été radié de l'ordre des médecins anglais, est connu pour avoir bidonné cette étude : il était de mèche avec un cabinet d'avocat qui avait bien l'intention d'attaquer le labo qui fabriquait les vaccins, afin de toucher de l'argent...

Mais trop tard, le mal était fait.

"



Les conclusions mensongères d'Andrew Wakefield ont semé le doute, alors que plusieurs études ont depuis prouvé qu'il n'existe pas de liens entre vaccins et autisme

La variole ?

Après avoir lu tellement de "trucs délirants sur le Net", le médecin-blogueur a eu besoin de se rappeler en quoi il est important de se vacciner :

"Les vaccins ne sont efficaces que si beaucoup de gens sont vaccinés et donc ralentissent la propagation du virus au sein de la population.

La décision de ne pas me vacciner n'impacte donc pas que moi mais la société toute entière.

Un enfant mineur n'a pas à pâtir des décisions arbitraires et des fausses croyances de ses parents."

La vaccination permet d'éviter 2 à 3 millions de décès par an dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), rappelle le médecin.

A l'époque où la vaccination n'existait pas, 400.000 personnes en Europe mouraient chaque année de la variole.

"Vous savez ce que c'est la variole ?

Non.

Moi non plus, et tant mieux.

On a oublié ce que c'était, ces maladies-là."



Il cite plus loin le cas de la rougeole, une maladie en résurgence.

Alors que moins de 50 cas étaient déclarés en France en 2006 et 2007, plus de 23.300 cas ont été recensés entre début 2008 et fin 2013, "dont plusieurs encéphalites et décès".

Dernier argument : les laboratoires qui fabriquent les vaccins, qui fournissent aussi le matériel médical aux hôpitaux, "feraient beaucoup plus de profits si on ne se faisait pas vacciner".

En parler sans s'étriper

Avec cette vidéo, Baptiste Beaulieu a eu envie d'ouvrir une discussion sereine, posée :

"Au début du vaccin contre la variole, on était persuadé que ça allait transformer les gens en vache.

On affronte aujourd'hui le même genre de scepticisme.

Moi, je n'ai rien contre les anti-vaccins, je veux juste qu'on en parle sans s'engueuler.

Sans jugement.

On devrait tous pouvoir s'entendre, sans s'étriper, se détester, s'engueuler.

Parlons-en aussi de manière scientifique et rigoureuse."

Cette vidéo était aussi une réponse aux articles véhiculant de fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux et viennent "polluer le débat".



Il pense surtout à la vidéo de Christian Tal Schaller, "qui se dit médecin et explique pendant vingt minutes pourquoi les vaccins sont dangereux".

Sur YouTube, elle comptabilise plus de 50.000 vues.

"Les vaccins sont inefficaces, inutiles, dangereux. [...]

C'est une croyance fausse", affirme celui qui prône les vertus thérapeutiques de "l’urinothérapie" et qui a été inquiété par la justice française.

Baptiste Beaulieu a vu sa vidéo sur les vaccins circuler sur des forums de santé africain, là où un enfant malade d'une encéphalite liée à la rougeole aura du mal à avoir accès à un traitement.

"C'est criminel", condamne-t-il.

Depuis jeudi, Baptiste Beaulieu a reçu de nombreux messages, dont de personnes en attente de greffe ou immunodéprimé, qui "ont très peur pour leurs proches et eux-mêmes si les gens se vaccinent moins".

"Grand naïf", il pensait avec toutes ces précautions ouvrir une discussion sereine sur les vaccins.

C'était avant de lire les dizaines de commentaires et messages soupçonneux ("il a été payé combien pour le tournage de la vidéo"), désagréables voire haineux, l'incitant à se pendre ou le traitant de tueur d'enfants.

Emilie Brouze

Emilie Brouze

Journaliste

Baptiste Beaulieu voulait parler sereinement des vaccins. Ça a mal tourné .
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 06:17

Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques

Difficiles à traiter, les débris entraînent une pollution généralisée, qui est particulièrement inquiétante dans le milieu marin.

Le plastique est désormais le troisième matériau le plus fabriqué par l’homme derrière le ciment et l’acier, selon une étude publiée mercredi 19 juillet dans la revue Science Advances. Dirigé par une équipe de scientifiques américains, ce rapport est la première analyse globale de la production, de l’utilisation et de la fin de vie des plastiques dans le monde.







En basant leur méthode sur les chiffres de production de chaque pays, les chercheurs ont constaté qu’en soixante-quinze ans, les humains avaient généré 8,3 milliards de tonnes de matières plastiques, soit l’équivalent du poids de 822 000 tours Eiffel ou de 80 millions de baleines. Sur ces quantités gigantesques, 6,3 milliards de tonnes sont dès à présent devenues des déchets, dont seuls 9 % ont été recyclés, 12 % ont été incinérés et 79 % accumulés dans des décharges ou dans la nature.







LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ



Si un monde sans plastiques semble aujourd’hui difficile à imaginer, son utilisation à grande échelle ne remonte qu’aux années 1950. « Les polymères modernes ont commencé à être fabriqués dans les années 1930, mais la production de masse a réellement débuté après la seconde guerre mondiale », explique Roland Geyer, coauteur de l’étude et chercheur en écologie industrielle à l’université de Californie.







Dès lors, la croissance de ce matériau a été exponentielle. De 1 million de tonnes en 1950, la production mondiale est passée à plus de 380 millions de tonnes en 2015, dépassant la plupart des autres matériaux synthétiques. « L’acier que nous fabriquons est destiné à la construction et aura donc une durée d’utilisation de plusieurs décennies, souligne Roland Geyer. Pour le plastique, c’est tout le contraire, la moitié de ces matériaux deviennent des déchets après quatre ans ou moins d’utilisation. »







L’un des problèmes tient à la place de l’emballage : ce marché capte près de la moitié de certains types de plastiques, or leur usage y est majoritairement de moins d’un an, tandis qu’il peut atteindre une cinquantaine d’années dans le secteur de la machinerie industrielle, voire plus de soixante ans dans celui de la construction.







Dans le monde, le triomphe du plastique ne montre aucun signe de ralentissement. Environ la moitié de la quantité totale produite de 1950 à 2015 a été générée au cours des treize dernières années.







« Il y a des gens qui se souviennent encore d’un monde sans plastiques, souligne Jenna Jambeck, coauteure de l’étude et professeure d’ingénierie à l’université de Géorgie. Mais aujourd’hui cette matière est devenue si omniprésente que vous ne pouvez aller nulle part sans en trouver des déchets dans notre environnement, y compris dans les océans. »

En 2015, la même équipe a publié dans la revue Science les résultats de leur recherche portant sur l’ampleur de ce problème dans le milieu marin. Si la quantité exacte est quasiment impossible à déterminer, ils ont cependant estimé que 8 millions de tonnes de ces détritus avaient été rejetées dans les mers durant la seule année 2010.







Cette pollution marine est la plus inquiétante. Au total, plus de 660 espèces de poissons, crustacés et mammifères pourraient être menacées par une ingestion de débris, ainsi que la moitié des oiseaux marins. En mars 2012, 17 kilos de déchets ont ainsi été retrouvés dans l’estomac d’un cachalot échoué sur les plages d’Andalousie. La pollution frappe jusqu’aux endroits les plus reculés de la planète. Les îles les plus éloignées, comme celle d’Henderson, dans le Pacifique Sud, aux plus hauts sommets de la planète. En avril, une mission de nettoyage a récupéré sur l’Everest plus de cinq tonnes de déchets, en majeure partie plastiques.







Au fond de l’eau comme sur terre, une seule solution pour éviter qu’ils ne se retrouvent en pleine nature : les recycler. Depuis 1980, 600 millions de tonnes de plastiques l’ont été, soit 9 % de la production totale. Avant, le taux de recyclage était négligeable. Aujourd’hui, l’Europe (30 %) et la Chine (25 %) sont les meilleurs élèves, capables de procurer une deuxième vie à ce matériau ; aux Etats-Unis, le taux de recyclage ne dépasse pas 9 %.







« Les matières plastiques sont délicates à retraiter car elles sont souvent mélangées, explique Yvan Chalamet, enseignant-chercheur à l’université de Saint-Etienne en ingénierie des matériaux polymères. Les recycler telles quelles détruit leurs propriétés mécaniques, il faut donc séparer les matières pour avoir un gisement le plus pur possible. » Ce qui sera impossible, par exemple, pour un film plastique qui comporte plusieurs couches différentes. Pour ce genre d’éléments, la seule solution reste alors l’incinération.







25 milliards de tonnes en 2050







Certains industriels se montrent prêts aujourd’hui à investir dans la recherche pour améliorer leurs performances. Par exemple, la masse de plastique nécessaire à la fabrication d’un pot de yaourt a été divisée par deux en trente ans. Des entreprises misent sur des matériaux biodégradables et biosourcés – c’est-à-dire issus de matières premières renouvelables – qui ne représentent pour l’instant que 1 % de la production globale. Mais l’augmentation de la consommation des produits emballés ou à usage unique vient contrebalancer ces efforts.







Pour les auteurs de l’étude, il est impératif de réduire cette invasion ingérable au strict minimum. « Du plastique que l’on ne fabrique pas, c’est autant que l’on n’aura pas besoin de recycler, résume Roland Geyer. Je conseille aux consommateurs d’acheter des produits en matière déjà réutilisée, afin d’éviter une production supplémentaire inutile. C’est plus efficace que d’essayer de retraiter. »







Au rythme actuel, il faudra faire face à plus de 25 milliards de tonnes de plastiques en 2050, soit trois fois plus qu’aujourd’hui, selon les chercheurs américains. « Les projections sont cependant très aléatoires, tempère Yvan Chalamet. Il suffit parfois que des réglementations changent pour que des pans entiers de ce secteur soient éliminés. » La volonté politique peut modifier la donne : ainsi la France a-t-elle décidé de bannir les sacs en plastique aux caisses des supermarchés en 2016. Une source de déchets qui représentait plus de 80 000 tonnes par an en France.

Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques .

Par CLÉMENTINE THIBERGE

Le Monde

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 21:02

http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/sinistres-arithmetiques-a-propos-du-vaccin-contre-lhepatite-b-les-illusions-de-la-vaccinologie-saison-8

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 14:09

L’Obligation vaccinale signe l’échec de notre santé publique !

Frédéric Bizard / Economiste Le 19/07

 

Le débat ne se limite pas au choix cornélien entre sécurité (sanitaire) et liberté (thérapeutique).

Dans le nouveau monde, la sécurité doit faire l’objet d’une coproduction sociale impliquant tous les acteurs concernés de la société civile.

La sécurité sanitaire n’est pas plus l’exclusivité du Ministère de la Santé que la sécurité publique celle du Ministère de l’Intérieur.

 

L'évènement n'est pas anodin, la dernière obligation vaccinale instaurée et toujours en cours remonte à 1964 (celle de la poliomyélite). Plus d'un demi-siècle plus tard, le premier ministre a confirmé le 4 juillet l'extension de l'obligation vaccinale à 11 souches dès 2018.

Si l'objectif de renforcer la couverture vaccinale est légitime, la voie choisie pour l'atteindre est plutôt régressive sur le plan démocratique et contestable sur celui de la santé publique.

Les vrais motifs de la décision ne sont pas d'ordre sanitaire

La situation actuelle de la couverture vaccinale n'est pas aussi alarmante que ce que le gouvernement laisse entendre.

Contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), dont la vaccination est obligatoire, le taux de couverture chez les nourrissons dépasse le seuil de 95 % fixé par l'OMS pour empêcher la transmission des maladies.

Pour les huit autres maladies dont la vaccination est juste recommandée, la situation est critique pour deux d'entre elles.

La rougeole a une couverture vaccinale qui stagne à 90 % et celle du méningocoque C est à 70 % chez les nourrissons et 25 % chez les adolescents.

Une épidémie de rougeole entre 2008 et 2012 a tué 10 personnes et des cas de méningite entre 2014 et 2016 ont tué 15 personnes qui auraient dû être vaccinées.

Face à cette mortalité évitable, les pouvoirs publics invoquent l'imparable argument de la sécurité pour légitimer l'obligation vaccinale.

En réalité, deux autres raisons poussent le gouvernement sur cette voie.

D'abord, une décision du Conseil d'État de février 2017 a donné six mois à l'État pour mettre fin à l'obligation implicite faite aux familles de vacciner leurs enfants pour six souches (DTP + hépatite B + coqueluche + Haemophilus) et non trois comme la loi l'impose.

Le retrait en 2008 du vaccin DTP du fait d'effets secondaires a laissé sur le marché un vaccin hexavalent, ce que n'a pas cessé de dénoncer la minorité très bruyante des antivaccins, jusqu'à saisir la plus haute juridiction administrative.

C'est leur succès judiciaire qui impose au gouvernement d'agir.

En transmettant les clefs de son ministère, Touraine indiquait "avoir préparé un texte de loi prévoyant l'extension de l'obligation vaccinale".

Ensuite, la baisse de confiance des Français dans l'intérêt et la sécurité des vaccins incite à l'obligation.

Une enquête internationale de 2016 a révélé que 41 % de nos concitoyens manifestaient de sérieux doutes sur les vaccins, niveau quatre fois plus élevé que la moyenne mondiale.

Si l'activisme efficace des antivaccins est souvent mis en avant, c'est en réalité la faiblesse structurelle de notre santé publique (en paradoxe avec un excellent système curatif individuel) qui explique cette évolution.

Comme pour la prévention sanitaire en général, la vaccination pâtit d'une stratégie nationale de santé historiquement centrée sur le curatif, qu'aucun politique ne remet sérieusement en cause autre que par des artifices (cas du paquet neutre entre autres).

L'extension de l'obligation vaccinale est avant tout le résultat de l'échec national en santé publique de ces 30 dernières années.

Le choix du régalien plutôt que celui de la coproduction sociale

De multiples arguments fallacieux fourmillent sur les réseaux sociaux pour dénoncer l'extension de l'obligation : risque de choc immunitaire pour les nourrissons, excès de piqures, cadeau à l'industrie, coûts pour la collectivité...

Plus de 70 % des enfants sont déjà vaccinés contre les 11 maladies concernées sans que cela leur pose de problèmes, le surcoût d'environ 30 millions d'euros est utile, les gains pour des laboratoires sont infimes en regard d'un marché mondial des vaccins de plus de 35 milliards d'euros et qui va doubler d'ici à 2025. Le problème est ailleurs.

L'extension de l'obligation va probablement faire remonter la couverture vaccinale vers le seuil cible des 95 % lorsque ce n'est pas déjà le cas.

Si la conscience collective en santé publique ne progresse pas et sa place n'est pas renforcée, la victoire sera de courte durée.

Plutôt que d'agir en dynamisant l'éducation à la santé, en convainquant sur les enjeux collectifs et individuels, le gouvernement cède à la facilité de la coercition et au réflexe régalien.

Ce choix néglige une fois de plus (après la grippe H1N1 notamment) le rôle pivot des professionnels de santé en santé publique.

Ce ne sont pas les agences régionales de santé qui doivent incarner et porter la santé publique, mais les professionnels de santé. 

Une solution bien meilleure serait de rendre obligatoire une consultation médicale dédiée à la vaccination avant l'inscription de son enfant à l'école (sous peine d'une amende), comme c'est le cas en Allemagne par exemple.

Le débat ne se limite pas au choix cornélien entre sécurité (sanitaire) et liberté (thérapeutique). Certes, la liberté thérapeutique de chacun s'arrête là où la menace sur la sécurité sanitaire d'autrui commence.

Mais l'idée, fortement ancrée depuis Le Léviathan de Thomas Hobbes, que la sécurité est avant tout l'affaire de l'État est à repenser.

Dans le nouveau monde, la sécurité doit faire l'objet d'une coproduction sociale impliquant tous les acteurs concernés de la société civile.

La sécurité sanitaire n'est pas plus l'exclusivité du Ministère de la Santé que la sécurité publique celle du Ministère de l'Intérieur.

L'extension de l'obligation vaccinale par un État gestionnaire du court terme est justifiée pour des raisons essentiellement administratives et signe notre échec en santé publique.

Elle ne rétablira pas la confiance dans les vaccins et ne renforcera pas le fonctionnement de notre santé publique.


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-172088-lobligation-vaccinale-signe-lechec-de-notre-sante-publique-2102923.php#pY30FMgtGoocUJte.99

Oui, mais il manque l'aspect contraire à l'ethique médicale: la sous estimation systématique de la morbidité et aussi de la lethalite associées aux vaccinations, non prises en compte par l'OMS et les ministeres.‎ LM

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 13:30

Le 13 juillet le Gouvernement a publié deux listes non exhaustives de produits susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens.

Le 13 juillet 2017 le gouvernement a publié deux listes de pesticides susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire des substances capables d'imiter nos hormones et pouvant notamment causer des altérations dans l'organisme et/ou sa descendance.

Mises en ligne sur les sites des ministères de la Transition écologique et solidaire et de l'Agriculture, l'une des deux listes contient les noms d'environ un millier de substances chimiques dont notamment des répulsifs, des insecticides, des produits pour usage vétérinaire ou encore des produits de protection du bois.

Regroupées dans la catégorie des biocides, ces substances ont globalement pour usage de protéger animaux et biens de l'action de nuisibles.

Quant à la seconde liste, celle-ci comporte près de 600 substances chimiques dont notamment des fongicides (produits contre les champignons) et des herbicides.

Il s'agit là de produits ayant pour principal objectif de protéger les cultures contre les altérations extérieures.

Des produits potentiellement dangereux...mais toujours sur le marché Pour l'heure, les produits listés ne le sont que dans une optique d'information du public et restent donc disponibles sur le marché.

Le site internet du ministère de l'Agriculture précise que "les agences scientifiques n'ont pas encore mené le travail détaillé, substance par substance" pour vérifier que toutes les substances listées selon la définition de la Commission européenne sont réellement des perturbateurs endocriniens.

Le projet de définition adopté le 4 juillet 2017 inclut à la fois les substances avérées mais aussi présumées.

Les listes sont donc appelées à évoluer par le retrait et l'ajout de nouvelles substances.

Le gouvernement publie deux listes de perturbateurs endocriniens.
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 07:17

http://guerir-du-cancer.fr/wp-content/uploads/2017/07/Programme-rethinking-cancer-2017.pdf

Repenser le cancer: le Dr Laurent Schwartz à Gustave Roussy.
Repenser le cancer: le Dr Laurent Schwartz à Gustave Roussy.
Repenser le cancer: le Dr Laurent Schwartz à Gustave Roussy.
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 07:10

Le rôle du microbiota et des probiotiques et des prébiotiques dans la santé de la peau

Mia MaguireGreg

auteur 1. La revue Première ligne: 19 juin 2017

Au cours de la dernière décennie, les scientifiques ont fait de grands progrès pour comprendre le rôle du microbiome dans la santé humaine.

Aujourd'hui, le microbiome est devenu une clé dans la recherche scientifique, le développement thérapeutique, le traitement médical et comme une nouveauté dans les médias.

La plupart des études ont porté sur le microbiome de notre intestin, mais récemment, les chercheurs ont attiré leur attention sur d'autres microbiomes, y compris ceux de la peau.

Ces études sur les microbiomes intestinaux et cutanés donnent des résultats très instructifs, de nouvelles stratégies de traitement et le développement de nouveaux produits prébiotiques et probiotiques pour le traitement de nombreuses affections cutanées.

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 07:04

Étonnant : des spécialistes révèlent qu'un taux de LDL-cholestérol élevé est, certes, délétère chez les plus jeunes mais bénéfique après 60 ans.

PAR ANNE JEANBLANC

« Le LDL-cholestérol n'est peut-être pas notre meilleur ennemi. »

C'est ainsi que le Journal international de médecine titrait récemment un article.

Une fois de plus, le JIM a déniché une étude originale, susceptible d'amener les professionnels de santé à se poser des questions sur leurs pratiques quotidiennes.

Et, cette fois, une grande partie de la population est concernée puisque des spécialistes se sont penchés sur le taux de cholestérol.

Ils ont réalisé une revue de la littérature et retenu 19 études de cohortes incluant au total près de 70 000 patients.

Un travail conséquent donc, dont il faudra suivre les retombées.

Pour bien le comprendre, il faut se rappeler que le cholestérol, ce lipide indispensable à l'organisme, est en grande partie fabriqué par le foie.

Le reste est apporté par l'alimentation. Il n'existe pas deux molécules de cholestérol mais plutôt deux protéines responsables de son transport dans l'organisme, via le sang, peut-on lire sur le site de la Fédération française de cardiologie.

Les lipoprotéines de haute densité (HDL) correspondent au « bon » cholestérol, celui qui ne forme pas de plaques d'athérosclérose sur la paroi des artères et est éliminé.

À l'inverse, les lipoprotéines de faible densité (LDL) distribuent l'excès de cholestérol dans différents organes.

C'est donc le « mauvais » cholestérol. Une simple prise de sang permet de mesurer les taux de cholestérol total, ainsi que de HDL et de LDL.

Et il est admis depuis longtemps que le taux de cholestérol total doit être inférieur à 2 grammes par litre, celui de LDL inférieur à 1,6 g/l et celui de HDL supérieur à 0,45 g/l.

“ Pour plus de 80 % des personnes incluses, le taux de LDL-cholestérol est inversement associé à la mortalité toutes causes „

Depuis des décennies, les spécialistes pensent qu'un taux élevé de cholestérol total est la principale cause de l'athérosclérose et des maladies cardiovasculaires.

Désormais, des voix s'élèvent pour remettre en cause ce paradigme. Et l'équipe internationale, citée par le JIM, a émis l'hypothèse d'un biais susceptible d'avoir influencé les résultats d'études : le cholestérol total inclut le HDL-cholestérol, dont un taux élevé est associé à une réduction du risque de pathologies cardiovasculaires.

Paradoxalement, peu de données sont disponibles concernant spécifiquement le « mauvais » cholestérol.

L'analyse des données réalisée par ces chercheurs révèle soit une absence d'association entre le taux de LDL-cholestérol et le risque cardiovasculaire, soit une association inverse entre ce taux et la mortalité toutes causes des personnes de plus de 60 ans.

« Pour plus de 80 % des personnes incluses, le taux de LDL-cholestérol est inversement associé à la mortalité toutes causes », peut-on lire.

Évidemment, ces résultats soulèvent de nombreuses questions.

Entre autres, « pourquoi le cholestérol total élevé serait-il un facteur de risque pour les jeunes et non pour les plus âgés ? Pourquoi un grand nombre de personnes âgées dont le LDL-cholestérol est élevé vivent-elles plus longtemps que celles dont le taux est bas ? »

Nul doute que les scientifiques n'ont pas fini de s'interroger sur ces graisses et surtout sur les meilleurs moyens de prévenir les maladies cardiovasculaires, aux différents âges de l'existence.

Publié le 19/07/17

Source lepoint.fr

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 05:41

Devant la propagation de la maladie de Lyme :

Ottawa investit dans la recherche et Québec propose de nouvelles règles pour les médecins.

http://bit.ly/2qDqEjq

Devant la propagation de la maladie de Lyme : Ottawa investit dans la recherche et Québec propose de nouvelles règles pour les médecins.
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 05:38

Le Luxembourg ...

Ce petit pays où la consultation chez le généraliste est à 45€ (pour les adultes), la visite à domicile en garde en journée le WE 78€ (avec chauffeur pour le médecin généraliste), où les aides-soignantes sont à 2000-2500€, où les infirmières gagnent en moyenne 4000€ et où certaines sages-femmes en fin de carrière sont à plus de 7000€ ...

Ce pays où une neurolyse du nerf médian (canal carpien) est à plus de 1000€ ...

Où la pose d'un stérilet est à plus de 300€ ...

Où les conjoints sont payés par la Caisse pour le maintien à domicile du conjoint malade, en plus du passage d'aide à domicile ...

Bref, ce petit pays frontalier de 400000 habitants, a une caisse de Sécurité Sociale excédentaire !

Le Luxembourg : une caisse de Sécurité Sociale excédentaire !
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