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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:44

Quand maman abuse du poisson, c'est bébé qui peut en subir les conséquences


La consommation de poisson expose le fœtus à des perturbateurs endocriniens qui augmentent notamment le risque d'obésité chez l'enfant.


Des femmes enceintes qui mangent du poisson plus de trois fois par semaine ont un risque accru de donner naissance à des enfants souffrant de perturbation endocrinienne. Les poissons sont une source courante de polluants organiques et une exposition fréquente à ces substances peut contribuer au développement de l'obésité dans l'enfance ou à des troubles de la croissance, selon des chercheurs dont les travaux paraissent dans le Journal of the American Medical Association Pediatrics.
Exposition au mercure. L'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) et l'Agence de protection de l'environnement (EPA) avaient encouragé en 2014 les femmes enceintes ou sur le point de l'être à ne pas consommer de poisson plus de trois par semaine pour limiter l'exposition du fœtus au mercure. Ce métal lourd est toxique pour le développement cérébral des enfants.
Les chercheurs ont analysé des données provenant de 26.184 femmes enceintes et de leurs progénitures en Europe et aux Etats-Unis pour examiner les liens entre la consommation maternelle de poisson et la croissance de l'enfant ainsi que l'incidence sur le surpoids et l'obésité. Les enfants ont été suivis jusqu'à l'âge de six ans.
Un croissance accélérée et un IMC plus élevé. Les femmes qui ont consommé du poisson plus de trois fois par semaine pendant leur grossesse ont davantage donné naissance à des enfants dont l'indice de masse corporelle était plus élevé à deux, quatre et six ans comparativement à celles qui mangeaient moins de poisson. Une consommation élevée de poisson pendant la grossesse a également été liée à un risque de croissance rapide de l'enfant de la naissance à deux ans et de surpoids et d'obésité à quatre et six ans par rapport aux femmes qui ont consommé du poisson seulement une fois par semaine ou moins.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:43

"60 millions de consommateurs" a fait analyser 130 produits à base de poisson. Et les résultats sont plutôt inquiétants...
Tout n'est pas bon dans le poisson. C'est la conclusion d'une enquête de "60 millions de consommateurs" à paraître jeudi. 130 produits à base de poisson consommés régulièrement ont été passés au crible, tels thons en boîtes, noix de Saint-Jacques, surimi ou rillettes. Et les résultats ne sont pas rassurants.
Blâme pour le thon. 15 boîtes de thon ont notamment été analysées. Toutes sans exception contiennent au moins du mercure et de l'arsenic à des doses plus ou moins élevées, parfois avec des arêtes et, pire, des fragments de cœur et d'ovocytes dans l'une de ses boites. Seules les marques Leader Price et Carrefour s'en sortent honorablement. Chez ces distributeurs, la qualité du poisson est bonne et la contamination est très faible. En revanche la marque l'Odyssée de chez Intermarché et Saupiquet sont à éviter, si l'on en croit le magazine de consommation.
"De gros efforts". Le plus gros progrès a été fait sur les surimis, ces fameux petits bâtonnets transformés. Pour Thomas Laurenceau de 60 millions de consommateurs : "On constate que certaines marques ont fait de gros efforts avec des produits avec moins d’additifs et au moins 50 % de poissons dedans. En revanche parmi les produits les moins chers, certains sont catastrophiques avec d’une part moins 20 % de poisson, de mauvaise qualité de surcroît, et de la farine, de l’huile, du sucre, du sel, des colorants et des additifs divers".
Les sushis vainqueurs. L’étude est moins alarmante concernant les sushis. Au total, sur les 13 sortes de sushis analysés, tous sont sains. Ceux au thon seraient plus frais que ceux au saumon. La marque la plus propre ? Eat Sushi. En revanche, gros point rouge sur les noix de Saint-Jacques : près de la moitié d'entre elles contiennent plus d'eau que de poisson.




Le magazine 60 Millions de consommateurs a analysé quinze marques de boîtes de thon et les résultats sont inquiétants : toutes les conserves testées contiennent du mercure, de l'arsenic et du cadmium.
Produit aussi incontournable que peu cher (entre 7 et 10 euros le kilo), le thon se vend par millions de boîtes dans la grande distribution, peu importe les nombreuses études déjà parues sur la contamination au mercure des poissons pêchés dans les grands fonds.
L'association « 60 Millions de consommateurs » est allée vérifier ces théories en analysant quinze conserves de grande marque (Petit Navire, Saupiquet, Connétable, etc.) et de marques de distributeurs (Carrefour, Auchan, Leader Price, Casino, etc.). L'enquête - qui sera publiée dans le numéro de mai - révèle que « toutes les conserves testées contiennent du mercure, de l'arsenic et du cadmium », à des concentrations très variables selon les références.

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 16:15

Plus de troubles autistiques chez les enfants de mère lupique

Les enfants nés de mère atteintes de lupus érythémateux disséminé (LED) ont un risque multiplié par deux de développer des troubles du spectre autistique par rapport aux enfants de femmes non lupiques. Telle est la conclusion de ce travail canadien randomisé contrôlé mené chez 509 femmes atteintes de LED ayant eu 719 enfants, et appariées (4:1) en âge et date de délivrance à 5 824 femmes contrôles saines ayant eu 8 413 enfants.

L'âge moyen des femmes, cohortes combinées, était de 30,3 +/- 5 ans. La durée moyenne d'évolution de la maladie lupique était de 3,7 +/- 4 ans.

Les enfants nés de femmes lupiques avaient plus de troubles autistiques que les contrôles : 1,4 % (intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 0,8 à 2,5 vs 0,6 % (IC95 de 0,5 à 0,8).

En valeur absolue, les troubles autistiques étaient toutefois rares avec 63 cas identifiés au total (10 cas chez les enfants de mère lupique et 53 cas chez les enfants des contrôles), soit sur 83 753 personnes années de suivi, une incidence de 75,2 pour 100 000 personnes années.

L'odds ratio pour les troubles autistiques chez les enfants nés de femmes atteintes de lupus par rapport à ceux nés de femmes contrôles était de 2,19 (IC95 de 1,09 à 4,39).

L'établissement d'une association entre exposition in utero au lupus et troubles autistiques pose la question du rôle éventuel des auto anticorps maternels, tels que les anti DNA natifs, dans la pathogénie des troubles autistiques de l'enfant. Cependant, les auteurs de ce travail n'ayant pas d'informations sur le statut sérologique des femmes lupiques, des études complémentaires sont nécessaires.

Dr Juliette Lasoudris laloux

RÉFÉRENCES

Vinet E et coll. : Increased Risk of Autism Spectrum Disorders in Children
Born to Women With Systemic Lupus Erythematosus. Arthritis & Rheumatology 2015 ; 67 (12) : 3201–3208.

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 12:06

Utilisation de Dapsone comme nouveau médicament "Persistant" dans le traitement de la forme chronique de la maladie de Lyme et dans les signes de maladie de Lyme en Post-traitement

Dapsone (diaminodiphénylsulfone, = DDS) est couramment utilisée pour traiter les affections dermatologiques, y compris l'acné, la dermatite herpétiforme, et la lèpre.

Le Mycobacterium Leprae est une bactérie connue comme «Persistante», et exige un traitement à long terme avec des médicaments d’action intracellulaire, comme la rifampicine et la dapsone.

D'autres bactéries «Persistantes» ont récemment été identifiées, y compris Borrelia burgdorferi, L'agent de la maladie de Lyme.


Objectifs:


Nous avons testé l'efficacité de la DDS chez les patients atteints de la maladie de Lyme chronique / PTLDS dans le cadre des infections vectorielles à tiques, y compris la babésiose, dont le traitement avec les protocoles antibiotiques et antipaludéens échouent couramment.


Méthodes:


100 patients atteints de la maladie de Lyme, dont 56 qui étaient Babesia positifs, ont été placés sous dapsone et acide folique en combinaison avec un ou deux autres médicaments intracellulaires, y compris la rifampine, les tétracyclines et / ou un macrolide.

Plusieurs patients ont également pris céphalosporines, et tous les patients étaient sur des protocoles pour traiter les formes kystiques et les biofilms de Borrelia.


Résultats:


Les patients ont rempli un questionnaire de sévérité des symptômes avant de commencer le traitement par la dapsone, puis à nouveau après au moins un mois de traitement marquant leurs plaintes de 0 indiquant «aucun» à 4 indiquant «grave» pour des symptômes tels que la fatigue, les douleurs articulaires et / ou musculaires, troubles du sommeil et des difficultés cognitives.

Les résultats ont démontré que la dapsone a amélioré de façon significative les symptômes cliniques de tous les patients sauf pour les maux de tête, où les changements ne sont pas statistiquement significatifs.

En outre, la dapsone, connue pour avoir des effets anti-paludéens, a aidé les symptômes de Babesia résistante comme sueurs, frissons, et flush. Les patients positifs Lyme, et Babesia positifs aussi ont montré des changements significatifs pour la douleur, les troubles du sommeil et les difficultés cognitives.

Les effets secondaires ont inclu l'anémie macrocytaire et de rares cas de méthémoglobinémie, qui ont résolu soit en diminuant la dose de dapsone ou par l'augmentation de l'acide folique.


Conclusion:
La dapsone est une nouvelle molécule efficace sur les cas "persistants" pour les patients atteints de PTLDS et de maladies vectorielles à tiques avec co-infections pour lesquelles les protocoles antibiotiques classiques ont échoué.

D'autres études prospectives doivent mieux déterminer la posologie de DDS,
la durée du traitement et la meilleure thérapie antibiotique en combinaison afin d'effectuer une prise en charge efficace à long terme.


http://www.omicsonline.org/open-access/the-use-of-dapsone-as-a-novel-persister-drug-in-the-treatment-of-chroniclyme-diseasepost-treatment-lyme-disease-syndrome-2155-9554-1000345.pdf

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:10

Pronostic du cancer du sein : un rôle pour le jeûne?

Le cancer du sein est la cause la plus fréquente de décès par cancer chez les femmes dans les pays en voie de développement et la seconde cause de mortalité spécifique dans les pays développés. De façon récente, il a été suggéré que l’horaire des prises alimentaires et des périodes de jeûne, à coté de leur nature ou de leur quantité, pouvait intervenir sur le métabolisme et la cancérogénèse. Expérimentalement, chez la souris, il a été démontré qu’un jeûne prolongé de 16 heures, couvrant la phase de sommeil, pendant une longue durée, avait un effet protecteur sur les anomalies du métabolisme glucidique, l’inflammation, une prise de poids excessive, qui sont autant de facteurs associés à un pronostic réservé en matière de cancer. Chez l’homme, les données épidémiologiques sont plus rares mais un travail de l’US National Health and Nutrition Survey suggérerait qu’un régime alimentaire incluant des périodes de jeûne améliorerait les facteurs de risque néoplasiques.

Etude sur plus de 2 400 femmes

L’étude Women’s Healthy and Living (WHEL) a porté sur l’effet de l’alimentation sur la récidive et la mortalité par cancer du sein mais offert également l’opportunité d’analyser l’influence de la durée du jeûne nocturne. Il s’agit d’un essai randomisé multicentrique, conduit entre le 1er Mai 1995 et le 3 Mai 2004, auprès de 3 088 femmes chez lesquelles avait été diagnostiqué peu de temps auparavant un cancer du sein invasif à un stade précoce. Le but premier de WHEL était de préciser si un apport alimentaire riche en légumes, fruits et fibres pouvait réduire le risque de récidive. Cet objectif n’a pas été atteint. Mais une étude complémentaire de cohorte a été possible, grâce à un recueil précis et répété des prises alimentaires et de leurs horaires tout au long du nycthémère. Ce recueil avait été effectué par autoquestionnaire, sur une période de 3 semaines, en séparant jours de semaine et weekend, à l’entrée dans l’étude, puis à la 1ère et 4ème année. Au total 25 325 questionnaires alimentaires, émanant de 2413 participantes, non diabétiques ont pu être réunis. La durée de jeûne nocturne sur 24 heures était par définition la période entre la première et la dernière prise alimentaire par jour. L’autoquestionnaire a permis aussi de préciser les ingestajournaliers globaux (en kcal), le nombre d’épisodes de prise de nutriments de plus de 25 kcal sur les 24 heures ou en période nocturne, après 20 heures. Différents autres facteurs liés au cancer (stade, grade, récepteurs hormonaux …) ont été pris en compte ainsi que les données anthropométriques et démographiques, durée globale de sommeil, degré d’activité physique, taux d’hémoglobine glyquée (HBA1c) et de C Réactive Protéine (CRP). Le suivi est de 7,3 ans en moyenne, à la recherche de récidives, soit sous forme locale, régionale ou métastatique, soit sous la forme d’un nouveau cancer invasif. La mortalité globale et spécifique a aussi été appréciée, sur une période totale de surveillance de 11,4 ans. L’analyse de l’ensemble des données s’est faite entre Mai et Octobre 2015.

La cohorte d’étude inclut 2 413 femmes avec cancer du sein à un stade débutant, non diabétiques. L’âge moyen (DS) est de 52,4 (8,9) ans ; l’indice de masse corporel (IMC) initial de 27,0 (5,9) kg/m2 ; 85,5 % sont blanches et 55,3 % ont un niveau d’instruction universitaire.

Risque de récidive accru de 36 % quand la durée de l’arrêt de l’alimentation nocturne est de moins de 13 heures

La durée moyenne du jeûne nocturne est de 12,5 (1,7) heures ; le nombre d’épisodes de prises alimentaires en moyenne de 4,4 (1,2) par jour ; 32,7 % ont une ou plusieurs prises alimentaires après 20 heures dépassant 25 kcal. Un jeûne nocturne court, de moins de 13 heures par nuit est significativement associé à un niveau d’éducation universitaire, à un moindre IMC, à une durée plus courte de sommeil, à une prise énergétique globale plus forte, à de plus nombreux épisodes de prises alimentaires sur le nycthémère et après 20 heures. L’utilisation de plusieurs modèles de régression montre qu’un jeûne nocturne court, inférieur à 13 heures par nuit, est significativement associé à une hausse de 36 % du risque de récidive de cancer du sein (Hazard Ratio, HR, à 1,36 pour un intervalle de confiance à 95 % (IC) compris entre 1,05 et 1,76). Il n’apparaît pas de relation avec la mortalité spécifique (HR : 1,21 ; IC : 0,91- 1,60), ni avec la mortalité globale (HR : 1,22 ; IC : 0,95- 1,56). Chaque augmentation de 2 heures de la durée du jeûne nocturne s’accompagne d’une baisse significative du taux d’HBA1c (β = -0,37 ; IC : -0,72 à – 0 01) et d’une plus longue durée globale de sommeil (β =0,20 ; IC : 0,14- 0,26). A l’inverse, les prises alimentaires après 20 heures sont liées significativement à un IMC plus élevé et à une hausse de la CRP.

Il ressort donc de l’analyse de cette importante cohorte prospective de femmes ayant fait l’objet d’un diagnostic de cancer du sein invasif à un stade précoce qu’une durée de jeûne nocturne inférieur à 13 heures par nuit est associée à une hausse de 36 % du risque de récidive de néoplasie mammaire, sans modification toutefois de la mortalité spécifique ou globale. Ces résultats rejoignent ceux d’études expérimentales antérieures. Chez des rongeurs, en effet, la restriction calorique, soit continue, soit intermittente est un moyen efficace de réduire les facteurs de risque et le taux de cancer ; un travail, chez la souris ayant constaté une moindre progression tumorale chez les animaux contraints à un temps alimentaire réduit vs ceux avec alimentation à volonté durant le jour. Tant expérimentalement qu’en clinique humaine, les régimes à base de jeûnes intermittents sont associés à des modifications bénéfiques du métabolisme glucidique et du syndrome inflammatoire.

Une méthode à recommander ?

La force de ce travail réside dans la qualité du recueil des données alimentaires sur les 24 heures, lors de 3 périodes distinctes et à l’aide de multiples procédés visant à réduire la variabilité individuelle des réponses. A l’inverse, ce recueil, par auto questionnaire, a pu être la source de multiples biais, tant en ce qui concerne les horaires de prise de nourriture que d’autres paramètres : durée totale du sommeil, activité physique ou comorbidités notamment. De plus, Le statut ERBB2 n’a pu être pris en compte dans l’analyse.

En résumé, prolonger la durée de l’intervalle de jeûne nocturne pourrait être une méthode simple et efficace pour diminuer les récidives de cancers mammaires féminins. Cette notion pourrait avoir des implications notables en matière de santé publique mais se doit d’être validée par des essais cliniques randomisés seuls capables de démontrer qu’une prolongation de la période nocturne de jeûne diminue le risque de maladies chroniques, diabète, maladies cardiovasculaire et cancers en premier lieu.

Dr Pierre Margent

RÉFÉRENCE

Marinac C R et coll. : Prolonged Nightly Fasting and BreastCancer Prognosis. JAMA Oncol., 2016 ; publication avancée en ligne le 31 mars. doi: 10.1001/jamaoncol.2016.0164.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 14:44

L'anorexie serait liée à l'infection par déclenchement d'une réponse immunitaire
avec production d'Auto-anticorps qui agissent sur le cerveau et provoquent des émotions extrêmes telles que la peur


Environ 750.000 personnes au Royaume-Uni souffrent de ce type de trouble grave de l'alimentation


La recherche suggère également que l'IBS (colon irritable) et CFS (fatigue chronique ) peuvent aussi avoir des origines bactériennes


L'Anorexie peut être causée par une infection bactérienne plutôt que par des facteurs psychologiques, sociaux ou environnementaux, c'est ce que montre cette nouvelle recherche.


Les experts estiment que la maladie peut être reliée à un système immunitaire affecté qui attaque les parties saines du corps, comme le cerveau.


En conséquence, la victime éprouve des émotions extrêmes de dégoût personnel et de peur.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 13:05

Paris, le mercredi 6 avril 2016 - En février, l’association Vaincre l’autisme avait demandé au ministère de la Santé l’ouverture d’une enquête sur la prescription d’un neuroleptique, l’Abilify (aripiprazole) à des enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA).

L’organisation signalait notamment des cas de suicide ou de tentatives de suicide potentiellement associés à l’administration de ce traitement, pourtant non indiqué dans l’autisme. Très vite, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait réagi en rappelant les indications du traitement : « traitement de la schizophrénie chez les adultes et les adolescents âgés de 15 ans ou plus ; le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères des troubles bipolaires de type I et dans la prévention de récidives d’épisodes maniaques chez l'adulte ayant présenté des épisodes à prédominance maniaque et pour qui les épisodes maniaques ont répondu à un traitement par aripiprazole et le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères des troubles bipolaires de type I chez l'adolescent âgé de 13 ans ou plus pour une durée allant jusqu’à 12 semaines ». Hier, elle a indiqué qu’une lettre allait être envoyée aux professionnels de santé par les laboratoires commercialisant le médicament et ses génériques afin que soient rappelées « les indications approuvées en France et en Europe » du traitement. L’ANSM confirme par ailleurs que ce dernier est bien employé aujourd’hui chez des patients atteints d’autisme, sans préciser l’ampleur de cette pratique. Un suivi national, récemment mis en place, devrait permettre d’en savoir plus prochainement. Enfin, l’ANSM indique que sept cas de suicide et 137 comportements suicidaires ont été constatés à l’échelle internationale chez des enfants et adolescents âgés de 3 à 7 ans traités (en dehors des indications) par Abilify.

M.P.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 13:01

Le gouvernement et l’IGAS soufflent le chaud et le froid au Comité national autisme

Paris, le vendredi 22 avril 2016 – C’est dans une ambiance tendue qu’a débuté le Comité national autisme qui se réunissait hier à l’hôtel de ville de Paris. Composé de représentants des associations, de professionnels et des administrations, chargés du suivi du 3e plan autisme (2013-2017), l’aréopage a été accueilli par les slogans d’une vingtaine de parents qui s'étaient rassemblés à l'appel de Vaincre l'Autisme pour demander « la fin de la psychiatrisation », la « scolarisation dans les écoles de la république » et « une prise en charge efficiente et bienveillante ». Cette association, qui a quitté la table des discussions il y a deux ans, a dénoncé par avance des « mesurettes ».

L’IGAS alarme

L’atmosphère n’aura pas été réchauffée par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) qui a présenté une situation alarmante, notamment en dénonçant les « dysfonctionnements trop nombreux» qu’elle a observés dans les 26 Centres de Ressources Autisme (CRA).

Cette mission a confirmé le manque de statistiques, l’hétérogénéité du fonctionnement des CRA, les disparités concernant la formation des professionnels et le respect des bonnes pratiques.

L’IGAS a également souligné le problème des délais d'attente considérables dans les différentes phases du diagnostic « pour l'année 2014, le délai global entre la réception de la demande et la restitution du bilan dans les 22 CRA est en moyenne de 419 jours ».

L’institution a aussi évoqué les difficultés des autistes adultes (les qualifiant de « génération sacrifiée »), et dont la situation n’est « pas suffisamment prise en compte dans les différents plans ». L’IGAS a recommandé aux CRA de prendre davantage de patients en charge.

Le gouvernement rassure

Face à ce constat, Ségolène Neuville, Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, a annoncé une batterie de mesure. Elle a tout d’abord déclaré que sa priorité était de réduire les délais de dépistage, notamment en renforçant les échanges des CRA avec l’éducation nationale et les maisons départementales des personnes handicapées.

Mesure particulièrement attendue, la secrétaire d’état a indiqué dans un entretien au journal Le Monde sa volonté de décharger les familles, d’une partie des frais, parfois considérables, pour assurer une prise en charge satisfaisante d’une personne atteinte de ce trouble : « Nous mettons en place un système très souple qui va permettre de faire venir travailler ces professionnels choisis avec les parents, qui passeront une convention ou un contrat avec des structures médico sociales. Ces contrats permettront donc d’organiser leur prestation au domicile, à l’école… et de les payer en fonction des prestations directement délivrées aux enfants ou adultes autistes, et aux parents. Les familles qui ont déjà recours à de tels professionnels pourront les proposer aux plates-formes, pour qu’elles conventionnent et elles n’auront plus rien à payer (…) Ce dispositif, appelé pôles externalisés de compétence, est inscrit dans les circulaires qui partent dans les Agences régionales de santé dans les jours à venir (…) Le financement a été prévu sur des budgets non encore dépensés du plan autisme. Les coûts pourront aussi être prélevés sur les 15 millions d’euros qui ont été distribués dans les Agences régionales de santé, afin de trouver des solutions pour éviter des départs de personnes autistes dans des établissements en Belgique ».

Ségolène Neuville a, d’autre part, promis la future amélioration des établissements médicosociaux. Ces derniers sont en train de s’auto évaluer à partir d’un référentiel, puis ils consulteront les Agences régionales de santé (ARS) afin de préciser leurs besoins, en matériel et en formation.

Ségoléne Neuville est revenue sur les unités d’enseignement en maternelles (UEM), prévues par le troisième plan autisme : « Depuis deux ans, 60 ont été ouvertes, et 50 de plus seront fonctionnelles à la rentrée prochaine, soit 10 de plus que prévu. C’est un dispositif original, sans équivalent à l’étranger, destiné à accueillir des enfants avec une forme d’autisme sévère, dans l’objectif de leur faire ensuite réintégrer l’école ordinaire au CP » a-t-elle rappelé et expliqué.

Elle s’est aussi exprimée sur la pratique du « packing», qui consiste à envelopper un patient de linges froids et humides en guise de contention, et elle a jugé « c’est une maltraitance (…) Cette pratique ne doit donc plus être utilisée dans les établissements, et cela est écrit en toutes lettres dans la circulaire, qui va être envoyée aux Agences régionales de santé ».

Elle a par ailleurs précisé que les inspections au sein des hôpitaux de jour de pédopsychiatrie, destinées à vérifier si les recommandations de la HAS sont bien appliquées, démarreront en 2016.

Ségolène Neuville a enfin signifié vouloir confier une mission à Josef Schovanec, autiste Asperger, et « expert de l'insertion professionnelle des adultes autistes ».

Les familles se félicitent ?

Parmi les préoccupations des familles figurent les signalements dont peuvent faire l'objet certains parents auprès des services de protection de l'enfance, en raison d'une méconnaissance de l'autisme. Un « plan d'action » sera décliné au niveau interministériel, afin que les « spécificités de l'autisme » soient mieux prises en compte par les différents intervenants (dont les juges) a-t-il été assuré au cours de cette réunion.

La secrétaire d’état s’est aussi félicitée des « retours des parents et des professionnels très enthousiastes et encourageants » en ce qui concerne les UEM et s’est engagé à ce que, désormais, les personnes autistes, les familles et les associations aient une place active dans la réorganisation des CRA.

S’il s’est encore peu fait écho des réactions des associations, on pourra citer les déclarations, à l’AFP, de Florent Chapel, porte-parole du Collectif autisme : « C'est ce qu'on attendait depuis 10 ans », qui s’est par ailleurs voulu prudent : « il faut que cette ambition soit financée car ça va être la cohue ».

Prochaine étape pour une meilleure prise en charge de l’autisme dans notre pays, une conférence nationale du handicap qui se tiendra à l’Elysée avec le président de la République fin mai et qui pourrait être l’occasion de nouvelles annonces « plus radicales », comme le demandent certains aidants.

Frédéric Haroche

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 07:27

Vaccin Meningitec: le rapport italien accablant sur les dangereuses nanoparticules

Vaccin de Méningitec, un lot jugé dangereux pour la santé

Un lot de vaccin de Méningitec, a priori « sain », s’avère en réalité très dangereux pour la santé, selon un laboratoire italien. Le même jour où le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand va être saisi de 60 nouveaux dossiers liés au vaccin.


http://initiativecitoyenne.be/2016/04/vaccin-meningitec-le-rapport-italien-accablant-sur-les-dangereuses-nanoparticules.html


Initiative Citoyenne 11 Avril 2016
Effets secondaires-risques

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 06:51

La maladie d'Alzheimer: mise en évidence de l'expression de l'interleukine-33 et son récepteur ST2 dans le cerveau.
Z Xiong et al. J Alzheimers Dis. 2014.


Les réponses inflammatoires sont de plus en plus impliqué dans la pathogenèse des maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer (MA).


L'Interleukine-33 (IL-33), est membre de la famille de l'IL-1, constitutivement exprimée dans le système nerveux central et la pensée et est un médiateur important de la réponse des cellules gliales à des lésions neuropathologiques.


Les molécules pro-inflammatoires sont fortement exprimés au voisinage des plaques amyloïdes (AP) et des dégénérescences neurofibrillaires (NFT de), caractéristiques de la pathologie de la MA.


Nous avons étudié l'expression de l'IL-33 et ST2 par rapport aux points d'accès et NFT dans AD humaine et fait des contrôles non-AD cerveaux par immunohistochimie.


Des Sections du cortex entorhinal, où les points d'accès et NFTs apparaissent dans les premiers stades de la MA, ont été utilisés pour l'immunohistochimie.


Les Astrocytes primaires de souris ont été cultivés et mis à incuber avec des amyloïdes β1-42 (Aß 1-42), le composant de la plaque pendant 72 h et analysés pour l'expression de l'IL-33 par cytométrie en flux.


Nous avons constaté une forte expression de l'IL-33 et ST2 au voisinage de Aß et de points d'accès et AT8 étiquetés NFT respectivement, et dans les cellules gliales dans le cerveau AD par rapport aux cerveaux témoins non-AD. cellules positives IL-33 et ST2 ont également augmenté de manière significative dans les cerveaux AD par rapport aux cerveaux non-AD. l'analyse par cytométrie de flux a révélé l'incubation des astrocytes de souris avec Aß 1-42 augmenté astrocytaire IL-33 expression in vitro.


Ces résultats suggèrent que l'IL-33, une cytokine, peut induire la libération inflammatoire de molécules à partir des cellules gliales et peut jouer un rôle important dans la pathogenèse de la MA.


PMID 24413615 [PubMed - répertorié pour MEDLINE] PMCID PMC4015800

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