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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 20:58

Liens entre alimentation et immunité : Une interview du Pr Philip Calder.

Soupe de poulet contre le rhume ou ail pour se protéger de la grippe, autant de remèdes traditionnels qui associent les aliments à l’immunité.

Mais la science soutient-elle cette idée ?

Selon le Pr Philip Calder (Professeur d’immunologie nutritionnelle, Université de Southampton, Royaume-Uni), le 10e lauréat du Prix International pour la Nutrition de Danone (Danone International Prize for Nutrition, DIPN), de plus en plus d’études montrent que l’alimentation peut influencer la réponse immunitaire humaine.

Au cours d’une interview téléphonique accordée aux éditeurs de GMfH, Calder explique comment les résultats obtenus par son laboratoire, ainsi que d’autres équipes de chercheurs, ont identifié trois moyens par lesquels l’alimentation peut affecter la réponse immunitaire du corps.

Selon le Pr Calder, le premier lien entre la nourriture et l’immunité est le plus évident : le système immunitaire a besoin d’une source d’énergie.

« Le système immunitaire est très actif d’un point de vue métabolique. Il requiert une grande quantité de carburant, comme n’importe quel autre tissu actif », signale-t-il.

« Les combustibles dont le système immunitaire a besoin sont similaires à ceux que tous les autres tissus utilisent comme énergie : glucides, lipides, protéines, etc.

Nous avons besoin d’une quantité suffisante de carburant pour permettre à notre système immunitaire de travailler. »

« De plus, l’un des éléments clés de la réponse immunitaire est l’augmentation du nombre de cellules impliquées dans la réponse ; ce que l’on appelle la prolifération de cellules… en d’autres termes, créer de nouvelles cellules ».

« Si vous voulez construire quelque chose, il vous faudra bien sûr des assises solides.

Tout ce processus implique des voies métaboliques et des réactions biochimiques.

Normalement, ces mécanismes qui consistent en la transformation d’un élément en un autre (acides aminés en protéines, par exemple) impliquent la participation d’enzymes.

Et ces enzymes nécessitent en général des cofacteurs… comme des vitamines et des minéraux. »

Donc, toujours selon Calder, « pour consolider une réponse immunitaire, il faut un apport de micronutriments — vitamines et minéraux — et de macronutriments, les sources d’énergie telles que glucides, lipides et protéines. » Cela est évident dans les cas extrêmes comme la malnutrition, quand les individus sont dépourvus de ces fondations.

« Ce qui explique les réponses immunitaires faibles de ces personnes souffrant de malnutrition ou de défaillances nutritionnelles.

Elles ne sont pas en mesure de faire face aux agents pathogènes facilement, et de ce fait finissent par être infectées.

Ne pouvant pas s’attaquer à l’infection, celle-ci se développe et elles tombent malades. »

« D’autre part, nous avons observé qu’un grand nombre de nutriments semblent jouer un rôle dans la régulation de la façon dont les cellules immunitaires répondent aux signaux immunitaires », explique Calder.

C’est-à-dire que lorsque le système immunitaire se retrouve face à un « intrus » comme une bactérie, un virus ou un parasite, sa réponse s’adapte à l’élément rencontré ; le système répond différemment en employant les cellules à sa disposition.

Selon Calder, les résultats obtenus montrent que les signaux nutritionnels façonnent cette réponse :

les cellules immunitaires décident dans quelle mesure elles vont suivre ou ignorer les instructions, en fonction de ce qu’elles perçoivent autour d’elles.

« Ce que les cellules immunitaires font exactement dépend de la nature des signaux qu’elles reçoivent, » dit-il.

« La vitamine A et la vitamine D, par exemple, sont des régulateurs de la réponse immunitaire.

Les acides gras Omega 3 régulent certains aspects… ils agissent comme des signaux nutritionnels qui contrôlent la manière dont se produit la réponse. »

Calder décrit également les probiotiques comme un constituant du régime alimentaire qui peut jouer le rôle de signal nutritionnel.

Le troisième moyen par lequel la nutrition semble contrôler les réponses immunitaires, selon Calder, est le microbiote intestinal.

« La nature du microbiote, compte tenu de son interaction avec le système immunitaire, joue également un rôle ». «

Étant donné que la nutrition influence le microbiote intestinal, il pourrait y avoir un lien indirect entre la nutrition, le microbiote intestinal et la réponse immunitaire de l’hôte.

» C’est-à-dire qu’en mangeant, vous pourriez moduler votre microbiote intestinal et de ce fait, influer sur la façon dont il « communique » avec votre système immunitaire.

Calder souligne que cette influence de la nutrition sur l’immunité pourrait avoir une importance toute particulière pour la santé.

Modifier votre alimentation pour améliorer votre réponse immunitaire semble une option évidente maintenant que les scientifiques en savent davantage sur ces liens.

Malgré les recommandations traditionnelles concernant la soupe de poulet et autres, les chercheurs ne connaissent à ce jour que les tendances générales sur la façon dont l’immunité et la nutrition son associées.

Calder et les autres chercheurs en sauront bientôt plus sur le lien entre immunité et alimentation, ainsi que ses variations entre les différents individus.

« À ce jour, les différences entre personnes, ce qu’elles signifient, et comment le microbiote interagit avec son hôte sont des facteurs qui demeurent flous.

Ce domaine doit encore être exploré en profondeur », conclut-il.

Kristina Campbell
Kristina Campbell
L’écrivain scientifique Kristina Campbell (M. Sc), résidant en Colombie-Britannique, au Canada, s'est spécialisée dans la communication sur le microbiote intestinal, la santé digestive et la nutrition. Auteur du best-seller Well-Fed Microbiome Cookbook, ses articles en tant que freelance sont parus dans des journaux du monde entier.

Kristina s'est jointe à l'équipe d'édition de Gut Microbiota for Health en 2014.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 06:05

Cancer du sein : le dépistage généralisé mis en cause

Pour le collectif de médecins Cancer Rose, le dépistage systématique du cancer du sein entraînerait des surdiagnostics et des traitements inutiles.


Si vous êtes une femme âgée de 50 à 74 ans, vous le savez : tous les deux ans, vous êtes invitées à réaliser une mammographie et à vous faire examiner les seins pour détecter un éventuel cancer.

Un dépistage généralisé depuis 2004 pour lutter contre cette maladie qui touche une femme sur huit en France.

Grâce aux nombreuses campagnes de prévention, 54.000 nouveaux cas sont détectés chaque année.

Mais le dépistage généralisé n'est pas du goût de tout le monde.

Un collectif de médecins indépendants, appelé Cancer Rose, dénonce notamment des traitements inutiles.

Dans une vidéo visionnée par plus de 25.000 personnes, un collectif de médecins indépendants critique notamment le sur-diagnostic, qui pourrait représenter jusqu'à 50% des cas dépistés selon certains épidémiologistes.

"Le surdiagnostic est l’effet pervers le plus important du dépistage.

Il s’agit de découvrir des cancers qui, s’ils n’avaient pas été détectés par le dépistage, n’auraient jamais mis en danger la santé, ni la vie de la femme. Quand on regarde les statistiques, le nombre de radiothérapies a explosé", explique Cécile Bour, radiologue, et membre du collectif Cancer Rose.

Radiothérapies, chimiothérapies ou encore ablation du sein… certains traitement seraient même excessifs, voire inutiles, d’après le collectif.

Ce dernier dénonce aussi l’inefficacité du dispositif de dépistage généralisé.

Pour Cécile Bour, "le problème c’est que les deux objectifs qu’on attendait de ce dépistage ne sont pas atteints : la mortalité par cancer du sein ne décroit pas et le taux des cancers graves ne diminue pas non plus."

Un constat appuyé par de nombreuses études épidémiologiques.

Depuis 2008 le taux de participation des femmes concernées n’a pas augmenté : il reste autour d’une femme sur deux.

Ce qui inquiète le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français :
"Certaines patientes ne font pas de dépistage.

Elles viennent nous voir avec des tumeurs plus grosses qu’autrefois parce qu’il y a eu de polémiques sur les surdiagnostis, les surtraitements…

Du coup elles consultent plus tardivement. Et les cancers sont plus avancés.

Et bien sûr, si on vient tardivement avec des grosses tumeurs, le risque est que le chirurgien soit obligé d’enlever le sein, d’enlever beaucoup de ganglions, de faire de la chimiothérapie etc.", s’alarme Carole Mathelin, gynécologue obstétricienne.

Le dépistage permet un diagnostic précoce et donnerait de meilleures chances de guérison.

Des arguments défendus aujourd’hui par la majorité des spécialistes et par les autorités de santé qui ont décidé de maintenir le dispositif en janvier 2017.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr Rédigé le 27 avril 2017 , mis à jour le 27 avril 2017

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 05:41

3 façons de se protéger du mercure et de l'arsenic lors de votre régime sans gluten

Un nutritionniste donne ses conseils pour éviter les toxines.

Par Cynthia Sass, MPH, RD
23 février 2017

Vous avez probablement vu des titres effrayants récemment sur la façon dont un régime sans gluten peut exposer votre corps à plus d'arsenic et plus de métaux toxiques comme le mercure qui ont été liés à un risque plus élevé de maladie cardiaque, de cancer et de problèmes neurologiques.

Ces alertes ont été initiées par une étude menée à l'Université de l'Illinois.

Les régimes sans gluten ont tendance à inclure une consommation plus élevée de riz en remplacement des produits du blé et, comme le riz peut accumuler de l'arsenic et du mercure à partir des engrais, des sols et de l'eau, les chercheurs ont entrepris d'étudier les répercussions potentielles sur la santé des G-free .

Pour leur étude, ils ont suivi 73 personnes (âgées de 6 à 80 ans) qui ont déclaré avoir un régime sans gluten entre 2009 et 2014 et testé leur sang et leur urine.

Les chercheurs ont constaté qu'en moyenne, ces personnes avaient presque le double de la concentration d'arsenic dans leur urine et des niveaux de mercure de 70% plus élevés dans leur sang, par rapport aux personnes qui n'étaient pas exemptes de gluten.

Les chercheurs ont conclu qu'il pourrait y avoir des conséquences involontaires de ce régime alimentaire.

Mais il convient de souligner que leur étude était relativement faible.

Il n'a pas non plus été examiné si le riz était la principale source de métaux dans les régimes alimentaires.

Qui plus est, nous ne connaissons pas les risques spécifiques d'avoir détecté les niveaux d'arsenic et de mercure.

Les quantités d'arsenic et de mercure chez les sans gluten étaient néanmoins beaucoup plus faibles que celles associées à la toxicité avérée par arsenic ou par mercure,

Cette recherche ne signifie donc pas que le fait de ne pas consommer de gluten augmente automatiquement votre consommation de métaux lourds.

Cependant, il est important de rappeler que vous mangez des matières exemptes de gluten, mais il faut à la fois réfléchir en termes d'arsenic et de mercure, dans votre apport global en nutriments.

Voici les trois façons principales d'optimiser votre santé si vous mangez sans gluten.

Mangez des aliments plus complets et frais

Vous pouvez trouver des versions sans gluten de presque n'importe quelle nourriture ces jours-ci, y compris les bagels, le pain, les produits de boulangerie et les craquottes.

Beaucoup sont fabriqués avec de la farine de riz, mais ce qu'ils ont en commun, c'est qu'ils sont tous hautement traités.

Si vous devez suivre un régime sans gluten, oui, il est agréable de pouvoir manger de la pizza ou un biscuit si vous le voulez vraiment.

Mais ces aliments devraient être des friandises occasionnelles, pas des utilisations quotidiennes.

Et il est important de noter que simplement d'être sans gluten ne rend pas un produit sain pour autant..

De nombreux aliments sans gluten sont traités et sont fabriqués avec de la farine raffinée (dépouillée de fibres, de nutriments et d'antioxydants), ainsi que d'addition de sucre, de sodium ou d'autres additifs indésirables.

Faites des préparations complètes, fraîches et avec des produits peu transformés. Évitez les produits sans gluten emballés et contenant plusieurs ingrédients.

Variez votre régime alimentaire

Le riz n'est qu'un des nombreux produits sans gluten.

D'autres comprennent le quinoa, le sarrasin, le millet, l'avoine, le sorgho, le teff, le maïs et l'amarante.

Les légumineuses (le terme recouvre les haricots, les lentilles, les pois et les pois chiches) sont également exempts de gluten, tout comme les légumes hachés, y compris les patates douces, les ignames, les patates et la courge.

Lors de la planification des repas, inclure une grande variété de ces aliments entiers naturellement sans gluten.

Par exemple, au lieu de toasts au blé entier au petit-déjeuner avec votre omelette végétarienne et avocat, optez pour un toast de patate douce ou une portion de haricots noirs.

Au lieu d'un sandwich pour le déjeuner, faire une salade et ajouter une petite boule de quinoa ou de lentilles pour une bonne source de glucides.

Au dîner, remplacez les pâtes par de la courge spaghetti.

Et amusez-vous avec des pois chiches rôtis ou du hummous avec des légumes plutôt que des chips, des bretzels ou des craquottes.

Consommer des fruits de mer à faible teneur en mercure

Nous ne connaissons pas la source précise du mercure à l'origine des niveaux élevés détectés dans cette étude, mais les fruits de mer peuvent contribuer de manière significative aux régimes alimentaires des gens.

Une ressource pour vous aider à déterminer les fruits de mer à éviter est le Guide du consommateur pour les produits de la mer du "Environmental Working Group".

Généralement, les options à faible teneur en mercure comprennent le saumon d'Alaska sauvage, le maquereau de l'Atlantique, les truites arc-en-ciel, les crevettes et les palourdes.

Les variétés à niveaux modérés de mercure comprennent la morue, le crabe, le thon en conserve, le homard, le mahi mahi et la loup de mer.

Des niveaux élevés de mercure se retrouvent dans le requin, l'espadon, le majesté et le mérou.

Comme pour tout plan alimentaire, cette devise simple peut vous aider à trouver un équilibre sain: consommez le produit pur , mélangez-le et n'exagerez pas les quantités.

Cynthia Sass est l'éditeur de "nutrition contribuant à la santé", un auteur best-seller du New York Times et un consultant pour les New York Yankees.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 10:29

Un virus bactériophage au secours des infections multirésistantes ?
 


Des scientifiques de l’université de Californie ont utilisé avec succès une nouvelle thérapie pour traiter un patient mourant atteint d’une infection à une bactérie multirésistante aux antibiotiques. Ce traitement expérimental repose sur un bactériophage, c’est-à-dire un virus qui a pour cible certains types de bactérie sans infecter d'autres organismes. « À notre connaissance, il est le premier patient aux États-Unis avec une infection systémique à être traité avec une approche utilisant des bactériophages par voie intraveineuse », soulignent les auteurs de l'étude présentée au congrès célébrant les cent ans de recherches sur les bactériophages. La guérison de ce patient est un nouvel espoir dans la lutte contre les superbactéries.

 

27.04.2017

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 07:04

Poissons et SLA

Par Patrick VERMERSCH

D'après Elijah Stommel et al.,

Des facteurs toxiques sont évoqués dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et, parmi ceux-ci, le mercure.

Or des quantités significatives de mercure sont retrouvées dans de nombreux poissons.

Une équipe de Darmouth (Floride) a comparé la consommation de poisson de 293 patients atteints de SLA et de 224 sujets témoins.

Le taux de mercure a été analysé au niveau des ongles des pieds.

Le risque de développer une SLA est plus de 2 fois plus élevé chez les consommateurs de poisson et la majorité de ces patients avait un taux élevé de mercure.

Il existait une corrélation entre le taux de mercure et le risque d'être atteint de SLA.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 07:04

Une consommation régulière de sodas "light" doublerait le risque de diabète

Par Stéphane Foucart Lemonde.fr

Une vaste étude française, publiée dans une revue américaine, souligne que le risque associé aux édulcorants est supérieur à celui du sucre.

C'est une pièce supplémentaire à l'édifice compliqué du débat sanitaire sur les édulcorants.

Des chercheurs français publient, dans l'édition de février de la revue American Journal of Clinical Nutrition, les résultats d'une étude épidémiologique associant, pour la première fois sur une cohorte française, une consommation régulière de boissons "light" à un risque plus que doublé de contracter un diabète de type 2, dit "diabète sucré".

Le résultat est d'autant plus remarquable qu'il est tout à fait contre-intuitif : le risque mis au jour est plus important pour les gros consommateurs de boissons aux édulcorants que pour les gros consommateurs de boissons sucrées classiques.

La consommation de jus de fruits pressés n'a pas, pour sa part, été associée à un risque accru de diabète.

Les auteurs ont travaillé sur une cohorte de 66 118 femmes, qui ont été suivies pendant quatorze ans. Ils n'ont considéré que les cas de diabète apparus au cours de la durée du suivi – c'est-à-dire entre 1993 et 2007.

Leurs résultats associent une consommation moyenne de boissons édulcorées supérieure à 1,5 litre par semaine (soit environ cinq cannettes), à un risque accru de 130 % de contracter un diabète de type 2, par rapport aux personnes qui n'en consomment pas.

LA CONSOMMATION DE FRUITS PRESSÉS EST SANS RISQUE

Ce risque n'est accru que de 50 % dans le cas d'un niveau de consommation équivalent de boissons sucrées, là encore par rapport à ceux qui n'en consomment pas.

En revanche, la consommation de fruits pressés – quel que soit son niveau – n'est jamais corrélée à un risque accru de contracter la maladie.

Le risque est même très légèrement diminué.

Les auteurs, conduits par Françoise Clavel-Chapelon et Guy Fagherazzi (Inserm, Institut Gustave-Roussy et université Paris-Sud), ont pris soin de corriger ces effets des autres paramètres susceptibles d'influer sur l'apparition du diabète sucré : âge, tabagisme, activité physique, régime alimentaire, etc.

En l'absence d'un mécanisme consensuel capable d'expliquer le lien statistique mis en évidence, les chercheurs ne prétendent pas démontrer par ces résultats un lien de causalité stricto sensu entre la consommation d'édulcorants et l'augmentation du risque de diabète.

Pour autant, plusieurs travaux, menés ces dernières années aux Etats-Unis, parviennent à des résultats cohérents avec ceux des chercheurs français.

"UNE ÉTUDE PARTICULIÈREMENT BIEN FAITE"

"Nous ne faisons que constater un lien statistique sur une large population, résume M. Fagherazzi.

Un mécanisme possible est que le cerveau, leurré par le goût sucré des édulcorants, enclenche la sécrétion d'insuline qui fait baisser le taux de glycémie, à tort puisqu'il n'y a pas eu d'apport de sucres.

Cette baisse artificielle pourrait favoriser la prise ultérieure de sucres pour compenser.

Mais cela n'est qu'une hypothèse."

D'autres hypothèses – particulièrement mises en avant par les industriels – suggèrent une causalité inverse : la consommation d'édulcorants serait supérieure chez les individus déjà atteints de diabète ou montrant une condition prédiabétique (en particulier l'obésité), d'où le lien statistique.

La consommation régulière d'édulcorant pourrait également favoriser l'attrait pour les aliments sucrés, favorisant ainsi, par ricochet, une surconsommation collatérale de sucres...

Les résultats présentés par les chercheurs français "ne sont pas étonnants", estime Laurent Chevallier, nutritionniste associé au CHU de Montpellier (Hérault) et responsable de la commission alimentation du Réseau environnement santé (RES).

"Ils sont issus d'une étude particulièrement bien faite sur une cohorte dont les données n'ont jamais été contestées", ajoute-t-il.

L'ASPARTAME EN QUESTION

Sans surprises, la branche française de l'Association internationale pour les édulcorants (ISA France) a vivement réagi, jeudi 7 février, aux travaux français, estimant ceux-ci "dignes d'intérêt", mais appelant à les considérer "avec prudence".

"Lorsque les études sont menées sur des animaux et qu'elles trouvent des effets délétères, les industriels disent qu'elles ne sont pas transposables à l'homme, ironise M. Chevallier.

Et quand ce sont des études épidémiologiques qui trouvent de tels effets sur l'homme, les industriels demandent à ce qu'elles soient refaites avant que l'on puisse tirer des conclusions...

" La publication de ces travaux tombe à un mauvais moment pour l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Celle-ci a rendu publique, en janvier, la version préliminaire de sa première évaluation complète des risques présentés par l'aspartame – le principal édulcorant utilisé par l'industrie agroalimentaire.

Les experts de l'agence de Parme (Italie) considèrent qu'en l'état des connaissances, l'aspartame ne présente pas de danger, mais leur opinion est ouverte aux commentaires des parties prenantes – associations, industriels, scientifiques, etc. – jusqu'au 15 février.

L'avis définitif de l'EFSA, tenant compte de ces commentaires, doit être rendu au printemps.

Il est probable que, dans la semaine, les résultats des chercheurs français soient opposés aux experts européens.

Stéphane Foucart

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 23:51

Vie active, défense antitumorale active

Leslie K. Ferrarelli Science Signaling, AAAS, Washington, DC 20005, États-Unis Sci. Signal. 25 avr. 2017: Vol. 10, numéro 476, eaan4822

Un mode de vie actif chez la souris stimule la signalisation adrénergique dans le système nerveux qui améliore la fonction des cellules tumeurs naturelles antitumorales.

L'exercice est censé prévenir le cancer et un mode de vie physique, mental et socialement actif est associé à de meilleurs taux de survie chez les patients atteints de cancer.

Les souris sont couramment utilisées dans la recherche sur le cancer, mais leurs conditions de logement sont généralement considérables.

Song et al. A constaté que l'enrichissement de l'environnement du logement pour fournir une stimulation sensorielle, cognitive, motrice et sociale a amélioré la réponse antitumorale de l'hôte par une connexion entre le système nerveux et le système immunitaire.

Le système nerveux sympathique consiste en des neurones sensoriels et moteurs qui, avec le cerveau, coordonnent les changements «inconscients» de la fonction organique interne, tels que l'accélération du rythme cardiaque et la dilatation bronchique.

Diverses approches génétiques et pharmacologiques chez la souris ont révélé que la signalisation adrénergique dépendante de l'activité chez les neurones sympathiques induit spécifiquement l'expression de gènes (ceux qui codent pour les récepteurs de la surface cellulaire NKG2D et CCR5) dans les cellules Killer naturelles (NK) qui ont favorisé leur chimiotaxie et leur fonction cytolytique A supprimé la croissance des tumeurs pancréatiques et pulmonaires, ainsi que la croissance métastatique des cellules de mélanome chez la souris.

Les cellules NK sont des composants essentiels de la défense immunitaire innée.

Comment les nerfs sympathiques stimulent l'expression du gène des cellules NK n'est pas clair;

Néanmoins, ces résultats donnent un aperçu des liens moléculaires et cellulaires entre l'activité et la suppression des tumeurs et peuvent conduire à des stratégies thérapeutiques immunostimulantes pour les patients.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:40

Journée mondiale du paludisme
Des cas de malaria multi résistante soignés grâce à l'armoise annuelle

Lorsque les traitements standards contre la malaria se sont révélés inefficaces chez 18 patients, des médecins d’une clinique congolaise ont décidé de recourir à une thérapie non encore approuvée par les autorités médicales qui repose uniquement sur des feuilles séchées de la plante Artemisia
annua ou armoise annuelle, la même plante dont dérive l’artémisinine.

D’après l’étude publiée dans la revue Phytomedicine, les 18 patients auraient guéri en seulement 5 jours.

Cet essai clinique, quoique de faible ampleur, donne tout de même de l’espoir face à la lutte contre le paludisme, dont c’est ce mardi 25 avril la journée mondiale.

Les patients avaient entre 14 mois et 60 ans et n’avaient pas répondu au traitement combiné à base d’artémisinine (ACT) au point que leur cas était devenu critique avec des pertes de connaissance, des détresses respiratoires, des convulsions ou des œdèmes pulmonaires.

Un des malades, âgé de cinq ans est même tombé dans le coma.

Les praticiens ont donc administré par voie intraveineuse de l’artesunate, le traitement de première intention pour une malaria sévère mais là encore leur état n’a pas montré d’amélioration.

C’est en désespoir de cause, que les médecins se sont tournés vers cette thérapie qui demeurait en cours de développement à l’Institut polytechnique à Worcester (Massachusetts).

Les comprimés à base de feuilles ont donné des résultats surprenants, les patients se sont parfaitement rétablis et les tests ont montré qu'ils n’avaient plus de parasites dans le sang.

« À notre connaissance, il s’agit des premiers témoignages rapportés chez l’homme ou des feuilles séchées d’Artemisia annua parviennent à contrôler des cas de paludisme résistant à l’ACT », soulignent les auteurs des travaux, en ajoutant que d’autres essais cliniques plus complets sur les patients souffrant de malaria résistante sont justifiés.

Roxane Curtet
25.04.2017 Source : Legeneraliste.fr

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:33

Mélanome : une étude française montre que le microbiote permet de prédire la réponse à la chimiothérapie

Les médecins de l'hôpital Bicêtre (AP-HP) de l’INRA, de l'Institut Gustave-Roussy et de l’INSERM viennent de montrer dans un article publié dans les « Annals of Clinical Oncology » que
 la composition du microbiote intestinal constitue un facteur prédictif de la réponse au traitement du mélanome par l'anticorps monoclonal ipilimumab.

Menés par le Pr Franck Carbonnel, chef du service de gastro-entérologie à l’hôpital Bicêtre, le
Dr Patricia Lepage (INRA), le Pr Caroline Robert et le Pr Nathalie Chaput (Institut Gustave-Roussy), les chercheurs ont étudié le microbiote intestinal de 26 patients atteints de mélanome métastatique traités par l’anticorps monoclonal anti-CTLA4 ipilimumab.

Les auteurs ont réalisé un séquençage de l'ARN exprimé dans l'intestin des patients avant et après la prise d'Ipilimumab.

Deux profils ont émergé de leur travail : 12 patients présentaient une flore riche en
bactéries Faecalibacterium prausnitzii, Gemmiger formicilis et d’autres bactéries produisant du butyrate (profil A) et 10 autres ayant une flore riche en bactéries du type Bacteroides (profil B).

Les auteurs constatent que les patients présentant un profil A ont une meilleure réponse au traitement que les patients ayant un profil B avec une survie sans progression significativement plus élevée.

L'ipilimumab stimule davantage la production de lymphocyte T CD4+ et de récepteurs CD25 chez les patients du profil A.

Revers de la médaille, les équipes ont également montré que les patients ayant un profil B ont un risque accru de développer un des effets secondaires de l'ipilimumab : les entérocolites.

Ils estiment que ces résultats constituent une étape majeure vers une manipulation de la composition de la flore intestinale afin d’améliorer l'efficacité de l’immunothérapie.

Damien Coulomb

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:28

325 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection chronique d'hépatite B ou C, mais très peu le savent, alerte l'Organisation mondiale de la santé.

Quelque 325 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection chronique d'hépatite B ou C, et très peu le savent, selon des chiffres publiés le 21 avril 2017 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon l'OMS, qui réclame un plan global pour lutter contre ces maladies virales, "la majorité de cette population n'est pas testée et n'a pas accès aux traitement", et par conséquent, "des millions de gens" risquent de développer une maladie chronique du foie ou un cancer et d'en mourir.

Seuls 9% des malades de l'hépatite B savent qu'ils ont contracté l'infection Le virus de l'hépatite tue environ 1,34 million de personnes par an, "un nombre comparable aux décès dus à la tuberculose et au Sida".

"Cependant, la mortalité due à l'hépatite est en augmentation (+22% entre 2000 et 2014), alors que celle due à la tuberculose ou au Sida baisse", a relevé le Dr Gottfried Hirnschall, directeur du programme contre l’hépatite à l'OMS.

L'hépatite est une maladie silencieuse qui peut entraîner des affections graves comme la cirrhose ou le cancer du foie. Seuls 9% des malades de l'hépatite B savent qu'ils ont contracté l'infection, selon l'OMS et concernant l'hépatite C, 20% des malades connaissent leur affection.

Selon le Dr Yvan Hutin, un spécialiste de la maladie auprès de l'OMS, le taux de traitement de la maladie est très faible. "Seuls 8% des malades (ou 1,7 million de personnes) qui savent qu'ils souffrent de l'hépatite B reçoivent un traitement", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Ce taux tombe à 7% (ou 1,1 million de personnes) pour les malades de l'hépatite C. En 2015, quelque 1,75 million de personnes ont été infectées par le virus de l'hépatite C (HCV), faisant grimper à 71 millions le nombre de personnes vivant avec le HCV.

Par ailleurs, l'OMS estime que 257 millions de personnes vivent avec le virus de l'hépatite B (HBV).

Contrairement à l’hépatite B et à l’hépatite C, l’hépatite A n’entraîne pas de maladie hépatique chronique et est rarement mortelle.

Elle peut cependant provoquer des symptômes débilitants et une hépatite fulminante (insuffisance hépatique aiguë), qui conduit souvent à une issue fatale. 115 millions d'Asiatiques touchés par l'hépatite B

Des vaccins existent contre l'hépatite B, ainsi que des traitements qu'il faut prendre à vie quand l'infection est déclarée.

Concernant l'hépatite C, l'OMS indique qu'il n'y a pas de vaccin, mais que l'on peut en guérir en 2 ou 3 mois grâce à un traitement, dont le prix a beaucoup baissé et qui tourne autour de 200 dollars par malade.

L'hépatite B se transmet surtout de la mère à l'enfant, et est notamment présente dans l'Asie de l'est et du sud-est ainsi qu'en Australie, où 115 millions de cas sont signalés.

La deuxième grande région touchée par l'hépatite B et l'Afrique, avec 60 millions de cas. L'hépatite C, qui se contracte par le sang ou les fluides corporels, est surtout présente dans les pays orientaux (15 millions de cas), en Europe (14 millions), en Afrique (11 millions) et en Asie du sud-est (10 millions). L'OMS a pour objectif de tester 90% de la population et de traiter 80% des malades d'ici 2030.

"Des tests rapides existent déjà, ils coûtent moins d'un dollar", a relevé le Dr Hirnschall, pour qui il s'agit essentiellement d'une question de sensibilisation des autorités de santé.

La Journée mondiale contre l'hépatite sera célébrée le 28 juillet et aura pour mot d’ordre "éliminer l’hépatite".

Par ailleurs, un sommet mondial contre l’hépatite, organisée conjointement l'OMS, le Brésil et l’Alliance mondiale contre l'hépatite aura lieu du 1er au 3 novembre 2017 à Sao Paulo au Brésil.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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