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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 19:48

Lyme, une guerre d'experts

Bien portants qui s'ignorent pour les uns, patients méprisés et négligés pour les autres… les malades sont pris dans une bataille qui n'en finit pas.

Elle pourrait être l'héroïne un peu perverse d'un roman noir. Borrelia burgdorferi, bactérie impliquée dans la maladie de Lyme, en possède la beauté et l'art du déguisement: spiralée dans sa forme active, elle sait s'arrondir lorsqu'elle est en sommeil ou se cacher dans des biofilms, selon plusieurs études parfois contestées. Son véhicule est une bestiole peu ragoûtante, la tique. Et la liste de ses possibles méfaits est interminable, touchant plusieurs organes, de la peau au système nerveux, en passant par des atteintes articulaires et cardiaques. «La grande imitatrice», nomme-t-on la maladie de Lyme, comme hier la syphilis. Étonnante bactérie, décrite en 1982 par le chercheur américain Willy Burgdorfer.

La belle est l'objet de bien des fantasmes et de toutes les batailles: les tests biologiques ne sont pas fiables, les médecins généralistes ne la connaissent pas assez, les symptômes sont très variables et la question des formes persistantes est débattue.

La maladie a en tout cas le don de faire sortir de leurs gonds médecins et chercheurs, y compris les très policés membres de l'Académie nationale de médecine. Mardi dernier, une séance lui était consacrée rue Bonaparte. Dans l'orchestre, une petite centaine de dignes médecins venus écouter les experts ; au balcon, un public presque aussi nombreux et frémissant au fil des interventions. «La maladie de Lyme est un sujet important, si l'on juge par le nombre de personnes venues nous rejoindre», glisse le président de l'Académie en introduisant les débats.

Les tiques sont «reconnues comme un danger émergent pour la santé humaine», les manifestations cliniques de Lyme, «parfois simples, peuvent être complexes», les patients «émettent des plaintes qu'il faut entendre», amorce timidement le Pr Patrick Choutet, de l'Institut national de médecine agricole, coorganisateur de la session avec le Pr François Bricaire, spécialiste des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière. Lequel distingue «une vision classique, orthodoxe» de Lyme, cohérente avec la conférence de consensus de 2006, et «une vision beaucoup plus large mais incertaine, débouchant sur des prises en charge nombreuses mais aux limites imprécises».

Les experts en désaccord

L'ambiance est feutrée et le ton élégant, mais le propos sévère. Un peu seul au milieu des «orthodoxes», le Pr Christian Perronne, spécialiste des maladies infectieuses à l'hôpital de Garches, tentera de faire entendre une autre vision de Lyme, de moins en moins minoritaire dans le monde. «J'ai trouvé votre exposé peu rationnel et vous demande de prendre une position plus conforme à la réalité», lui lance le Pr Marc Gentilini, autre spécialiste du domaine. «Je ne suis pas complètement farfelu et ne suis pas le seul à penser ainsi», rétorque Perronne. «Plusieurs personnes ont trouvé assez odieuse la façon dont on m'a traité…», soufflera-t-il plus tard. Lui peut au moins se réjouir d'avoir été applaudi par le public, quand des huées vite étouffées accueillaient la saillie de Gentilini.

Sauf la question de l'érythème migrant, lésion dermatologique qui signe sans conteste la maladie de Lyme, les experts s'accordent sur bien peu de points. Or l'apparition d'un érythème n'est pas systématique, et c'est là que tout se complique… Car la bactérie Borrelia est farouche: fragile, lente à se multiplier et difficile à cultiver, elle ne se prête guère à la culture in vitro ; elle a tendance à se cacher dans des tissus difficiles d'accès, et sa charge bactérienne très faible la rend difficile à examiner au microscope.

Quant aux tests biologiques indirects, qui mesurent les anticorps dirigés contre la bactérie, ils ont été jugés peu fiables par le Haut Conseil à la santé publique en 2014.Les anticorps recherchés ne sont pas présents à toutes les phases de la maladie. Les souches utilisées ne sont pas toujours celles présentes sur le territoire. En outre, une partie de la population a été exposée à Borrelia et possède des anticorps, sans être malade: mais le seuil à partir duquel on considère qu'un résultat est positif a été défini «à une époque où Lyme était considérée comme une maladie rare et il n'a jamais bougé malgré l'évolution des connaissances», s'insurge Perronne. Quant aux techniques par amplification génétique (PCR), elles restent réservées à quelques laboratoires spécialisés… dont des labos vétérinaires!

Un «plan Lyme»

Seconde ligne de front, la question des formes persistantes de Lyme. «Quand il n'y a pas d'historique de morsure de tique, qu'il n'y a pas eu d'érythème et que la sérologie est négative, vous admettrez qu'on peut raisonnablement penser qu'il n'y a pas de Lyme», glisse un médecin. «Tout n'est pas Lyme, convient Christian Perronne. Mais il faut arrêter de dire que tous les patients sont des malades imaginaires!» Et d'évoquer plusieurs patients, malades depuis de longues années avec parfois des diagnostics graves comme une sclérose en plaques et guéris en quelques mois par une antibiothérapie. Des cas qui paraîtraient miraculeux s'ils n'émanaient d'un professeur de médecine de l'AP-HP. Beaucoup d'experts considèrent que pour les Lyme chroniques, trois semaines d'antibiothérapie est un maximum suffisant. «C'est ignorer la réaction de Jarisch-Herxheimer, répond Perronne. Comme dans la syphilis, les symptômes explosent au début du traitement pour régresser ensuite. Pour Lyme, cela peut commencer jusqu'à trois semaines après le début du traitement et faire le yo-yo pendant des mois avant la guérison.»

La ministre de la Santé doit, cette semaine, rencontrer les associations de malades et annoncer un «plan Lyme». Espérons qu'il répondra au souhait émis par l'Académie de médecine: «La maladie de Lyme est une mauvaise réponse à une bonne question, jugeait mardi le Pr Bricaire. Il faut sortir de l'empirisme et des affirmations gratuites, et mener des études scientifiques sérieuses.» La médecine basée sur les preuves appliquées à Lyme, voilà qui aurait le mérite de l'originalité.

Par Soline Roy - le 26/09/2016 lefigaro.fr

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 09:56

Inflammation, obésité , stress et maladie coronarienne: l'interleukine-6 ​​est-elle le lien?

Yudkin JS, et al. L'athérosclérose. 2000.

Il y a des preuves croissantes que l'inflammation joue un rôle dans le développement de la maladie coronarienne (CHD).

Les observations ont été faites reliant la présence d'infections dans la paroi du vaisseau présentant de l'athérosclérose, et les données épidémiologiques impliquent également l'infection dans des sites distants dans l'étiologie de la maladie coronarienne.

Dans cet article, nous proposons un rôle clé pour la cytokine pro-inflammatoire interleukine-6 ​​(IL-6) dans plusieurs mécanismes qui contribuent au développement de la maladie coronarienne.

L'IL-6 est un inducteur puissant de la réponse en phase aiguë du foie.

Des concentrations élevées de marqueurs de la phase aiguë, tels que la protéine C réactive (CRP), se retrouvent chez les patients atteints de syndromes coronariens aigus, et permettent de prédire le risque futur chez des sujets apparemment en bonne santé.

La réaction de phase aiguë est associée à des taux élevés de fibrinogène, facteur de risque de maladie coronarienne, avec une activation autocrine et paracrine des monocytes par l'IL-6 dans la paroi de la cuve contribue au dépôt de fibrinogène.

La réponse en phase aiguë est associée à une augmentation de la viscosité du sang, du nombre de plaquettes et de leur activation.

En outre, l'augmentation de la réaction amyloïde dans le sérum abaisse le taux de cholestérol HDL.

L'IL-6 diminue les taux de lipoprotéine lipase (LPL) et de LPL monomère dans le plasma, ce qui augmente l'absorption des lipides par les macrophage.

Dans le "plafond" lipidique de d'athérome et dans les régions "d'épaulement", les cellules spumeuses, des macrophages et des cellules musculaires lisses, (SMC) expriment l'IL-6, ce qui suggère un rôle pour cette cytokine avec l'interleukine-1 (IL-1) et le facteur alpha de nécrose tumorale (TNF-alpha), dans la progression de l'athérosclérose.

Ces deux cytokines induisent la libération d'IL-6 à partir de plusieurs types de cellules, y compris les SMC.

Au cours de la lésion vasculaire les SMC sont exposées à des plaquettes ou à leurs produits et la production de cytokines par les SMC contribue à priseur des lésions vasculaires.

En outre, l'IL-6 circulante stimule l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), dont l'activation est associée à l'obésité abdominale, l'hypertension et la résistance à l'insuline.

Nous proposons donc un rôle pour l'IL-6 dans la pathogenèse de la maladie coronarienne par une combinaison de mécanismes autocrines, paracrines et endocriniens.

Cette hypothèse se prête à des tests utilisant des interventions visant à influencer la sécrétion d'IL-6 et à en moduler les actions.

PMID 10657556 [PubMed - répertorié pour MEDLINE]

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:39

Regarder des films tristes augmente les niveaux d'endorphine dans notre cerveau, disent les psychologues.

Les films traumatisants peuvent augmenter la tolérance à la douleur et les sentiments de lien dans le groupe en augmentant les niveaux de produits biochimiques du bien-être produites par le cerveau, révèle cette étude.

Les chercheurs suggèrent que le fait de se confronter là vos sentiments en regardant un film émouvant, comme la liste de Schindler, déclenche le système d'endorphine.

Tyrannosaur, Breaking the Waves et la Liste de Schindler pourraient vous atteindre au plus profond de vos tissus, et les psychologues disent qu'ils ont trouvé une raison pour laquelle ces films traumatisants sont tellement attrayants.

Des chercheurs de l'Université d'Oxford disent que regarder des films traumatisants augmente les sentiments de lien de groupe, ainsi que la tolérance à la douleur par l'augmentation du taux de produits biochimiques, anti-douleurs, donnant une sensation de bien-être produites par le cerveau.

"L'argument ici est qu'en fait que peut-être la forte tension émotionnelle que vous obtenez lors de la tragédie déclenche le système de production d'endorphine», a déclaré Robin Dunbar, un co-auteur de l'étude et professeur de psychologie évolutionniste à l'Université d'Oxford.

Des recherches antérieures ont montré que rire ensemble, danser ensemble et travailler dans une équipe peut augmenter le lien social et accroître la tolérance à la douleur grâce à un coup de pouce d'endorphine.

"Toutes ces activités, y compris le chant, la danse et le jogging ou le rire, produisent tous un coup d'endorphine pour la même raison: ils mettent la musculature du corps sous contrainte", a déclaré Dunbar.

Être frappé pourrait avoir un effet similaire, ajoute-t-il.

"Il est avéré que les mêmes zones du cerveau qui traitent de la douleur physique peuvent également gérer la douleur psychologique», a déclaré Dunbar.

Publié dans la revue de la Royal Society Open Science, Dunbar et ses collègues décrivent comment ils se mirent à l'unisson par un amour de la narration, grâce à un dispositif utilisé pour partager des connaissances et pour cultiver un sentiment d'identité au sein d'un groupe, ce qui est sous-tendu par un mécanisme de lien lié l'endorphine .

Pour explorer cette possibilité, les chercheurs ont divisé 169 participants en groupes composés essentiellement de personnes qu'ils ne connaissaient pas, et leur a montré le drame traumatisant de Stuart: "Une vie en arrière" qui est basé sur l'histoire vraie d'une personne handicapée, toxicomane sans-abri et alcoolique.

A un groupe de 68 individus de contrôle a été montré, deux documentaires - un sur l'histoire naturelle et l'autre sur la géologie et l'archéologie de la Grande-Bretagne.

Avant et après avoir vu les films, les participants ont été invités à indiquer à travers différentes échelles de leur humeur, ainsi que leur sentiment d'appartenance envers les autres membres de leur groupe.

Un certain nombre de participants ont aussi été invités à remplir un exercice pour évaluer leur tolérance à la douleur - le test du "assis contre un mur" impliquant de rester accroupi avec le dos collé contre un mur aussi longtemps que possible.

Avec l'augmentation des niveaux de tolérance à la douleur liée à la libération de substances chimiques analgésiques puissants connus comme les endorphines, le test a donné aux scientifiques un moyen indirect de mesurer le niveau des changements de taux d'endorphine dans le cerveau.

"Qu'est-ce que l'on veut savoir? Est-ce que votre réponse à un changement de film induit d'une manière différente votre réponse à l'un ou à l'autre», nous dit Dunbar.

Les résultats révèlent que ceux qui ont regardé le film traumatisant avaient, en moyenne, une forte variation négative de leur humeur, tandis que ceux qui ont regardé les documentaires ont montré un léger changement dans les deux marqueurs positifs et négatifs, ce que les chercheurs attribuent à l'ennui.

Ils ont également constaté que, en moyenne, la tolérance à la douleur de ceux qui ont regardé le film traumatisant a augmenté de 13,1%, alors que ceux qui ont regardé les documentaires a connu une diminution du seuil de la douleur de 4,6%.

Le résultat est que le film traumatisant a stimulé les seuils de la douleur de près de 18% par rapport au scénario de «contrôle».

De plus, ceux qui ont montré une augmentation de la tolérance à la douleur avaient aussi augmenté leurs sentiments de lien dans le groupe, en dépit de leur humeur qui devient moins positive.

Mais tout le monde n'a pas montré une réponse émotionnelle à Stuart: "Une vie en arrière". Certains téléspectateurs ont montré une diminution de seuil de la douleur, avec aucun changement dans leur lien social.

"Cela est probablement vrai dans la vie quotidienne - certaines personnes sont très bousculées émotionnellement par un événement qui se produit alors que d'autres gens restent de marbre" nous dit Dunbar.

Bien que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour examiner un large éventail de films et d'autres influences, telles que les partitions musicales, Dunbar écrit que les résultats suggèrent que regarder des films traumatisants augmente les niveaux d'endorphine dans le cerveau, en augmentant la tolérance à la douleur et en augmentant le sentiment de la lien avec les autres membres du groupe.

Le Prof Sophie Scott, chef de groupe des neurosciences de la communication vocale à l'Institut des neurosciences cognitives, à l'University College de Londres, a déclaré qu'il était frappant que les films traumatisants tout comme le rire, semblent produire un effet de lien social.

"Ceci suggère que non seulement c'est [avec] les émotions positives que vous avez cet effet de collage - et peut-être qu'il y a quelque chose à propos d'une expérience émotionnelle partagée qui est vraiment en train de changer la façon dont vos endorphines sont produites et vont vous faire sentir plus proche des gens," dit-elle , ajoutant que l'exploration des effets de la colère ou du dégoût pourrait aider à démêler si l'effet était lié à des émotions particulières, ou plutôt au partage d'entre elles.

Mais Scott, qui n'a pas participé à la recherche, a dit qu'elle n'est pas convaincue du fait que Dunbar et ses collègues ont découvert les fondements de notre amour de la narration. "Les histoires sont tout pour les humains - si nous pouvons nous adapter à quelque chose dans une histoire que nous allons fabriquer. Nous comprenons mieux les choses si elles correspondent à des histoires, nous nous souvenons des choses mieux si elles correspondent à des histoires », dit-elle. "Je ne sais pas si vous allez tenir compte de cela simplement avec des émotions partagées." dit-elle.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 05:50

T2 Biosystems (TTOO) annonce la présentation des données sur T2MR Tech dans le diagnostic de la maladie de Lyme

21 septembre 2016

T2 Biosystems, Inc. (Nasdaq: TTOO) a annoncé que Tom Lowery, Ph.D., directeur scientifique, présente aujourd'hui des données sur l'utilisation de la résonance magnétique T2 (T2MR®) pour la détection de Borrelia - la bactérie qui cause la maladie de Lyme - directement à partir de prélèvements de sang total.

Les données ont été présentées lors de la Conférence au Centre Banbury à Cold Spring Harbor Laboratory à New York.pour les tests diagnostiques de la maladie de Lyme

La présentation pour le diagnostic de la maladie de Lyme du Dr Lowery inclus la limite des données de détection à <10 cellules / mL et des données démontrant la détection T2MR de Borrelia dans des échantillons provenant de patients aux premiers stades de la maladie.

En outre, M. Lowery a présenté les résultats d'études précédemment rapportées de T2Candida® et T2Bacteria ™ Panels de la Société, y compris la limite de données de détection pour le Groupe T2Bacteria <5 UFC / ml.

"Selon le CDC, environ 30 000 cas de la maladie de Lyme sont rapportés chaque année aux États-Unis; pourtant, le marché actuel de tests de diagnostic reste faible.

Les patients sont souvent diagnostiqués à tort ou de façon tardive , et il y a seulement près de 300.000 patients diagnostiqués, en dépit de plus de 3 millions de tests exécutés chaque année aux États-Unis seulement », a déclaré John McDonough, président et PDG de T2 Biosystems.

"Les données présentées au Cold Spring Harbor Laboratory illustrent le succès rapide de notre technologie T2MR dans ce domaine avec d'importants besoins médicaux non satisfaits, y compris la capacité à détecter rapidement Borrelia sans la nécessité d'une culture de sang.

Un diagnostic précoce de la maladie de Lyme peut aider à prévenir l'évolution de la maladie à ses phases ultérieures, et, finalement, d'éliminer les coûts importants associés à ces effets.

Nous sommes impatients de développer cette technologie et pour l'introduction du Panel ™ T2Lyme, un test que nous développerons en partenariat avec Canon US Life Sciences par la suite. "

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 05:36

Après IBM et Google, Microsoft s’intéresse de près au cancer

Le 21 septembre lemonde.fr
L’entreprise américaine a dévoilé quatre initiatives fondées notamment sur des technologies d’intelligence artificielle pour aider les cancérologues.

L’annonce de l’entreprise américaine est ambitieuse et tape-à-l’œil : une manière de se faire remarquer face à ses rivales IBM et Google, qui ont elles aussi investi le champ de la recherche contre le cancer.

Mardi 20 septembre, l’entreprise de Redmond a détaillé sur son sitequatre programmes visant à aider les cancérologues grâce, notamment, à l’intelligence artificielle.

Une première équipe de chercheurs travaille sur un programme chargé de faire le tri dans l’énorme masse de connaissances relatives au cancer, afin d’en extraire les informations pertinentes pour chaque patient. Un travail fastidieux et complexe, estime Microsoft, qui « nécessite de parcourir des millions d’informations fragmentées » pour trouver celles qui correspondent précisément à chaque cas. « Pour un cancérologue très occupé, qui gère de nombreux patients, c’est simplement impossible. »

L’outil à partir duquel travaillent les chercheurs de Microsoft est déjà testé par le Knight Cancer Institute, dans l’Oregon, pour les patients souffrant de leucémie.

Mieux comprendre le cancer

Un autre programme de recherche vise à améliorer l’analyse des radios des tumeurs. « Dans la plupart des cas, l’outil le plus high-tech pour lire ces images est l’œil humain », souligne Microsoft. Efficace pour détecter les tumeurs, mais beaucoup moins pour évaluer avec précision leur évolution, tant les différences peuvent s’avérer subtiles d’une image à l’autre, au point d’être imperceptibles pour l’homme. « Le système sur lequel travaillent les chercheurs pourrait à terme analyser ces radios pixel par pixel pour indiquer au radiologue avec précision à quel point la tumeur a grandi, rétréci, ou changé de forme depuis la dernière radio. »

Une troisième équipe se focalise de son côté sur la création d’algorithmes permettant de mieux comprendre la façon dont se développent les différents cancers, et les raisons expliquant que les patients réagissent différemment aux traitements. L’idée est de fournir à la machine toutes les données d’un patient afin de pouvoir mener virtuellement de nombreuses expériences, comme simuler sa réaction à différents traitements.« Ce type de calcul serait impossible à faire avec du papier et un crayon ou même un programme informatique simple, assure Microsoft. Car il y a énormément de variables dans les millions de molécules, protéines et gènes du corps humain. »

« Programmer la biologie comme les ordinateurs »

Enfin, et c’est là son défi le plus ambitieux et étonnant, Microsoft aimerait créer un outil « qui pourrait un jour permettre aux scientifiques de programmer des cellules pour lutter contre des maladies, y compris le cancer. » Le pari de l’entreprise est de « programmer la biologie comme on programme des ordinateurs ». Microsoft prévient qu’elle n’en est qu’aux tout premiers stades de cette recherche, dont les premiers résultats n’arriveront, s’ils arrivent un jour, qu’à très long terme. « Ce type d’avancée ouvrirait toutes sortes de possibilités dans tous les domaines, qu’il s’agisse de soigner les maladies ou de nourrir le monde avec des semences plus efficaces. »Un type de projet rencontré plus généralement dans les œuvres de science-fiction à tendance dystopique…

Microsoft avait déjà fait parler de ses avancées en juin dans le domaine du cancer. Ses chercheurs avaient publié une étude dans le Journal of Oncology Practice, expliquant qu’ils étaient capables d’identifier des personnes souffrant du cancer du pancréas avant même qu’elles ne soient diagnostiquées, en analysant leurs requêtes sur Bing, le moteur de recherche de Microsoft.

Inquiétudes

Plusieurs géants de l’informatique s’intéressent de près à la lutte contre le cancer. Le mois dernier, DeepMind, l’entreprise de Google spécialisée dans le « deep learning » – une méthode d’apprentissage des machines très efficace – avait annoncé un partenariat avec des hôpitaux londoniens pour faciliter les traitements du cancer de la tête et du cou. IBM s’est de son côté positionnée très tôt dans le domaine de la santé et de la lutte contre le cancer avec son programme d’intelligence artificielle Watson, qui suggère des diagnostics et des traitements aux médecins.

Grâce à leurs énormes moyens financiers, la puissance de calcul inédite de leurs machines et leurs technologies d’intelligence artificielle parmi les plus avancées au monde, ces entreprises peuvent potentiellement permettre des avancées dans le domaine médical. Mais l’idée que des entreprises privées s’intéressent à un sujet aussi fondamental et sensible que la santé soulève aussi des inquiétudes, notamment sur la question des données personnelles des patients. Au printemps dernier, Google DeepMind avait ainsi fait l’objet d’une polémique : l’hebdomadaire New Scientist avait révélé qu’elle avait eu accès à 1,6 million de dossiers médicaux de patients dans le cadre d’un partenariat avec des hôpitaux londoniens, sans que les malades n’aient été prévenus.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 21:02

Un cocktail de médicaments se cache dans votre verre d’eau potable

Science & santéScience & santé

Même si elle est potable, l'eau est bourrée de micro-doses de médicaments et les scientifiques ne savent pas comment celles-ci vont affecter notre santé à long terme.

Dans les films d’action, on retrouve cette scène récurrente dans laquelle, pris de panique, un homme poursuivi finit par jeter un sachet rempli de drogues ou de médicaments dans les toilettes. Son contenu perdu à jamais. Du moins, c'est ce que l'on croyait. Car, en réalité, il se peut que celui-ci retrouve une nouvelle vie dans votre verre d’eau sous la forme d'un étrange cocktail mixant plusieurs substances.

Bien qu'elle soit potable, l’eau que nous consommons après assainissement peut contenir des doses minuscules d’antibiotiques, antidépresseurs et autres médicaments, affirme New Scientist. Ces substances peuvent finir dans nos verres lorsque les médicaments sont engloutie par la chasse d'eau… ou tout simplement digérés par le consommateur.

La découverte a été faite en Israël, où un group de chercheurs a identifié des résidus de médicaments dans des champs irrigués par des eaux assainies, en particulier un médicament pour l’épilepsie. Quand l’équipe de l’université hébraïque de Jérusalem a proposé des concombres et de la laitue contenant les restes de ces substance à des bénévoles, ceux-ci ont présenté une hausse du taux du médicament dans leur urine pendant au moins une semaine.

Combinaisons

Pas de panique! Ces médicaments se faufilent dans nos corps en quantités réduites, à des niveaux 100.000 fois plus faibles qu’une pilule de 400 milligrammes. Une quantité si insignifiante qu'elle ne risque pas d’affecter notre santé. Le seul problème peut alors venir d'une mauvaise combinaison de ces substances.

«Individuellement, ces médicaments sont approuvés, mais on a pas étudié ce que cela signifie quand ils sont pris dans la même soupe», explique Mae Wu du Conseil de défense des ressources naturelles américain.

Alors que les scientifiques peuvent réaliser des études sur comment un médicament spécifique a un impact sur notre santé en variant les doses sur une période déterminée, cette découverte ouvre une porte sur l'inconnu.

«On ne sait pas ce que cela signifie de prendre plusieurs médicaments à très faibles doses pendant toute une vie», conclut le chercheur Klaus Kümmerer de l’université de Lüneburg en Allemagne.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:51

Voici un résumé fait par une association et ci-dessous la réponse d’une personne qui répond à la journaliste qui a écrit le « torchon du JDD"

Séance dédiée « la Maladie de Lyme » à l’Académie Nationale de Médecine.

Dans un cadre très institutionnel, ne laissant pas place au moindre commentaire, a eu lieu cet après- midi cette séance dédiée.

Après une introduction assez ouverte du Pr Patrick Choutet, le Pr Christmann a détaillé les différents stades de la maladie en précisant que 50% des contaminations ne présentent pas d’érythème migrant. Il a donné le même chiffre concernant les absences de souvenir de piqure de tique. Il a confirmé le risque de contamination materno fœtal.

Le Pr Perronne a ensuite pris la parole. Il a parlé des résultats des tests donnés dans le rapport du HCSP (Elisa 20 sur 33 non fiables, WB 4 sur 13 non fiables).

Il a mis en avant les progrès aux états unis sur les recommandations, les lois protégeant les Lyme doctors et les traitements de plus de 3 semaines…Il a insisté sur le manque de tests fiables sur les co infections. Il demande la prise de conscience des autorités, de la recherche sur les tests (PCR, séquençage haut débit) et sur les traitements, des centres de référence clinique, le tout en impliquant les associations de malades.

Dans les questions qui ont suivi son intervention un académicien a été très virulent et a pris à partie le Pr Perronne, l’accusant d’affoler les populations sans crédibilité scientifique. Le public a frissonné d’indignation (mais le lieu ne permettait pas d’intervenir) Le Pr Perronne a réussi à répondre très calmement pour apaiser les échanges.

Le 3ème intervenant, le Pr Jaulhac du CNR Borrélia a fait une nouvelle distinction entre Borrélias (fièvre récurrentes,B. Myamiotoi) et Borreliellas (où se situent les Borrélias responsables de la maladie de Lyme). Il souligne la difficulté des différents tests qui présentent des sensibilités très variables, insiste sur l’importance de la clinique. Même s’il constate que les tests Elisa et WB ont des fiabilités supérieures à 82%, il reconnait la nécessité de poursuivre la recherche sur de nouveau tests biologiques.

Muriel Vayssier Taussat a ensuite présenté les résultats de son équipe de l’INRA, 45% des tiques recueillies en mars 2016 dans les Ardennes, sont infectées par au moins une espèce bactérienne ou parasitaire. De plus 50% des tiques infectées sont co-infectées par différentes bactéries (Bartonellose, Rickettsies…) Elle a parlé d’un projet d’étude visant à identifier les agents pathogènes transmis par la tique et responsables de syndromes inexpliqués chez l’homme et l’animal. Elle a ré insisté sur les mesures de prévention.

Le Pr Bricaire en conclusion a parlé de polémique, et même de combat entre les arguments classiques et les manifestations plus larges, limites floues avec risque de dérapage. Pour lui Lyme est définie sur tous les plans et tous les stades sauf en stade tertiaire où l’interprétation est compliquée. Il parle de symptômes « subjectifs », « de maladie des pays riches »... Il y a eu de nouveaux bruissements et soupirs dans le public. Heureusement il finit par conclure que la recherche est nécessaire, afin d’avoir des preuves scientifiques.

Nous tenons à remercier le Pr Perronne pour le combat qu’il mène pour nous, au détriment de sa carrière. Merci !

Réponse au JDD

Cet article démontre surtout que la journaliste Anne Laure Barret a constitué un dossier à charge du Professeur Perronne.

La thèse du complot montée de toute pièce ? Pourtant des chercheurs américains, ayant élaboré les directives IDSA de 2006, se sont entendus avec des responsables des agences américaines (NIH et CDC) pour mettre sur pied une stratégie politique destinée à discréditer leurs opposants (cfr groupe "Ad Hoc" ou "Ad Hoc international Lyme Disease Group").

L'IDSA est la société américaine des maladies infectieuses, à qui on peut attribuer les directives les plus restrictives en matière de diagnostic et de traitement de la maladie de Lyme. La majorité des membres du panel de 2006 présentent des conflits d'intérêt en lien avec Lyme.

Le NIH est l'Institut National de Santé, compétent en matière de recherche médicale aux USA.

Les CDC sont les Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (dont les maladies infectieuses en particulier).

Cette entente entre IDSA et agences américaines était clandestine et illégale au regard des réglementations américaines. Cette stratégie a été révélée il y a quelques années, grâce au travail d'investigation approfondi d'une journaliste et de son équipe. Bien que cette théorie puisse vous paraître fantaisiste, Madame Barret, il n'en demeure pas moins qu'elle repose sur la divulgation de milliers de pages de documents "confidentiels", conformément à la législation FOIA. Un outil très utile dans le journalisme d'investigation mais dont vous ignorez visiblement l'existence ...

Par ailleurs, les CDC ont reconnu en 2013 que le nombre de malades infectés par les Borrelia devait être environ 10 x plus élevé que le nombre de cas déclarés précédemment dans les statistiques, passant de 30 000 à 300 000 cas/an. Un des cadres des CDC a par reconnu alors que la maladie de Lyme était un problème de santé publique préoccupant aux USA.

En conclusion, je vous invite à vous documenter davantage la prochaine fois avant d'écrire un article ;)

Je vous invite également à consulter ma page d'analyse critique sur le sujet : react-text: 279 www.facebook.com/acLyme /react-text .

react-text: 284 http://ire.org/.../foia-request-cdc-took-five-years-fulfill/ /react-text

react-text: 288 https://www.documentcloud.org/.../441161-fish... /react-text

react-text: 292 https://assets.documentcloud.org/.../0000-ad-hoc-intl... /react-text

react-text: 296 http://www.truth-out.org/.../33256-why-is-the-cdc... /react-text

react-text: 300 http://www.truth-out.org/.../33098-lyme-disease... /react-text

react-text: 304 https://www.cdc.gov/.../rele.../2013/p0819-lyme-disease.html /react-text

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 12:19

Thérapie tumorale : une étiquette inhabituelle

Comme dans d’autres domaines, les traitements anti-tumoraux par des médicaments hors AMM sont controversés.

Une nouvelle étude veut maintenant prouver qu’il est logique d’accorder moins d’attention au type de tumeur, mais plus au métabolisme des cellules malignes lors de l’utilisation des médicaments.

La brève présentation à la conférence annuelle des oncologues américains (ASCO) a déclenché un battage médiatique encore plus important en Amérique qu’en Europe.

Les médias américains ont en particulier rapporté les résultats préliminaires d’une étude qui traite uniquement d’une utilisation différente des médicaments par rapport à leur indication réelle, l’utilisation « off-label » (hors AMM ou hors étiquette).

Beaucoup ont vu dans ce rapport une première dérogation au principe du traitement de la tumeur selon son origine et donc son histologie.

Ces résultats préliminaires de l’étude appelée « My-Pathway » seraient-ils un signe de la domination future de la biologie moléculaire sur les lignes directrices précédemment établies et les restrictions établies par l’AMM ?

AAS : quelques patients, un grand impact

Il y a environ quatre ans, le New England Journal a publié une étude sur l’utilisation de l’acide acétylsalicylique (AAS) dans le cancer du côlon.

L’analgésique a un effet particulièrement important lorsque la tumeur possède une mutation dans PIK3CA (phosphatidylinositol-4,5-bisphosphonate, 3-kinase), un activateur du partenaire Cox-2 de liaison à l’AAS.

Cela concerne une moyenne de 17 pour cent des patients, mais cela augmente leur chance de survie de plus de 80 pour cent.

Sans cette mutation dans la tumeur, ce comprimé pris chaque jour est inefficace.

Selon des rapports récents, l’AAS semble agir non seulement contre le cancer du côlon, mais aussi dans la lutte contre le cancer de l’œsophage.

Her2 et BRAF : succès en off-label

L’étude multi-centre, qui a été lancée par John Hainsworth du Sarah Cannon Research Institute aux États-Unis à Nashville en 2014, est aussi basée sur le concept selon lequel les thérapies modernes contre le cancer devraient moins se soucier du type de tumeur, mais plutôt améliorer le métabolisme des cellules malignes.

Hainsworth et ses collègues ont cherché des patients atteints de tumeurs solides avancées et pour lesquels une moyenne de trois traitements contre les tumeurs avait échoué.

Tous les participants se sont soumis à une caractérisation précise par les techniques de biologie moléculaire et avaient développé des changements dans les gènes-clés du cancer HER2, BRAF, Hedgehog et EGFR au cours de leur maladie.

Les modèles moléculaires qui ont permis la répartition en différents groupes déterminent la thérapie.

Les patients Her2 ont reçu du Trastuzumab et du Pertuzumab, ceux avec une mutation BRAF du Vemurafenib.

Le Vismodegib et l’Erlotinib ont été inclus à cette étude dans la lutte contre les tumeurs contenant des mutations dans Hedgehog et EGFR.

Pour aucun de ces patients, il n’y avait une indication de l’ingrédient actif correspondant en fonction des caractéristiques histologiques récentes de la tumeur.

Chez 129 participants, des résultats provisoires intermédiaires ont été obtenus au bout de trois à onze mois de traitement.

Les modifications génétiques, incluant mutation, amplification ou surexpression, du gène Her2 représentent le groupe le plus important avec 61 patients concernés.

Vingt de ces modifications correspondent à un cancer du côlon avancé, huit à un cancer de la vessie et sept à un cancer du poumon non à petites cellules.

Dans ce groupe, les chercheurs ont aussi constaté le succès des traitements, chose qu’ils n’avaient pas prévue.

n tiers des patients atteints de cancer du côlon ont répondu au traitement par le Trastuzumab ciblé avec une diminution de plus de 30 pour cent de la tumeur, tout comme trois patients atteints d’un cancer de la vessie et de deux des sujets atteints de cancer du poumon.

Même pour les 33 tumeurs BRAF, en moyenne un quart des patients a réagi positivement par une rémission complète ou partielle. Un total de 12 types de tumeurs différentes répond au traitement avec un agent qui ne leur est en fait pas destiné.

Réponse : Bon, mais suffisant ?

Dans l’ensemble, cette nouvelle approche du traitement oncologique a conduit à une rémission complète, à 28 rémissions partielles et 40 fois à, au minimum, un arrêt temporaire de la maladie.

La caractérisation de la tumeur, en fonction de ses caractéristiques génétiques moléculaires, n’est pourtant pas une panacée.

En effet, pour la moitié des rémissions partielles, la tumeur a repris le dessus au bout d’environ une demi-année.

Néanmoins, les auteurs sont contents de leurs résultats. « Nos résultats indiquent », a déclaré John Hainsworth, « que par exemple la thérapie ciblée pour Her2 pourrait être étendue au-delà des indications habituelles pour le cancer du sein et de l’estomac. »

Il pense particulièrement au cancer colorectal.

C’est pourquoi l’étude doit continuer jusqu’en 2019 et inclure à la fin 500 participants. Il planifie aussi d’inclure de nouvelles options de traitement et d’abandonner celles qui n’ont pas eu de succès.

Une base de données « d’intervention ciblée »

MyPathway, parrainé par la société de biotechnologie Genentech, n’est pas la seule étude qui se spécialise dans le traitement des cellules cancéreuses en fonction de leurs mutations « Conducteur ».

Dans le cadre de l’étude TAPUR, les chercheurs veulent construire une base de données, qui recense l’utilisation en oncologie d’agents ciblés indépendamment de l’origine de la tumeur.

En particulier, les tumeurs solides à un stade avancé, le myélome multiple et les lymphomes non hodgkiniens à cellules B font partie des cibles des chercheurs.

Un panel entier de sociétés pharmaceutiques, parmi lesquelles de très importantes comme AstraZeneca, Bayer, BMS, Eli Lilly, Merck et Pfizer, veulent intégrer leurs ingrédients actifs et les connaissances appropriées correspondantes dans cette application.

Des approches similaires sont également utilisées dans l’étude Signature (Novartis) ou l’étude NCI-MATCH.

Focus sur les « Conducteurs »

Malgré l’importante publicité qu’a obtenue MyPathway lors de la réunion de l’ASCO, il y a aussi des critiques.

Ainsi, il manque dans cette étude à « un seul bras » une comparaison à un groupe témoin pour déterminer un «effet net» de la nouvelle approche.

Par ailleurs, l’année dernière, l’étude française « SHIVA » est arrivée à la conclusion suivante : « L’utilisation de médicaments en corrélation avec une cible au niveau moléculaire en dehors de leurs indications n’améliore pas la survie sans progression par rapport à la méthode de choix du médecin traitant ».

Enfin, des données sur les tumeurs avec mutation BRAF montrent que si les inhibiteurs correspondant ont effectivement fonctionné contre le mélanome, cela n’a pas été le cas dans le cancer colorectal avec la même mutation.

Quel gène est un « conducteur » et quel gène est seulement un « passager » dans la tumeur à croissance rapide ?

De telles recherches pourraient apporter des réponses aux questions traitant des raisons pour lesquelles une intervention ciblée n’agit pas sur la tumeur.

Environ 76 mutations de variation du nombre de copies et au moins 30 à 80 substitutions de bases simples fonctionnelles apparaissent dans une cellule moyenne de cancer du sein en plus des milliers de mutations somatiques chez l’être humain au cours de sa vie.

Des études telles que MyPathway pourraient donner des réponses précises dans quelques années à des questions telles que : est-ce que le Trastuzumab, l’Erlontinib et autres agissent comme on le souhaiterait sur le conducteur qui génère une croissance illimitée, ou est-ce que d’autres changements empêchent dans un second temps la croissance de la tumeur.

Les études en cours avec leur petit nombre de participants ne devraient donc être qu’un début.

20. septembre 2016

Article de Erich Lederer

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 09:43

Avoir un gros cerveau serait un désavantage

Les animaux qui ont les plus gros cerveaux sont aussi ceux qui sont les plus menacés d'extinction. Un gros encéphale pourrait en effet être un inconvénient, notamment en terme de coût énergétique.

Un gros cerveau n'est pas synonyme d' intelligence , et pourrait même constituer un handicap pour son propriétaire, selon Eric Abelson, docteur en sciences biologiques à l'université de Stanford (Etats-Unis).

Son étude, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B , met en évidence un lien entre taille du cerveau et prise de risque. Ainsi, avoir un gros cerveau pourrait être un handicap voire un risque pour la survie.

Un gros cerveau est coûteux en énergie

Pour arriver à cette conclusion, le chercheur a mesuré la taille du cerveau et le rapport entre cette taille et celle du corps (appelé coefficient d'encéphalisation) de 1 679 spécimens répartis en 160 espèces animales.

Il a alors remarqué que les animaux aux plus gros cerveaux et aux plus grands coefficients d'encéphalisation étaient aussi ceux qui étaient le plus menacés d'extinction à l'échelle de la planète.

Il en a ainsi déduit que ces deux mesures pouvaient être utilisées pour évaluer la vulnérabilité d'une espèce. "Les comportements sont souvent considérés comme très importants pour la survie pourtant ils ne sont généralement pas inclus aux programmes de conservation. Le degré avec lequel le coefficient d'encéphalisation, servant comme indicateur de traits comportementaux, est corrélé au statut de conservation en fait un outil potentiel pour la compréhension des risques d'extinctions futures" explique le docteur Abelson dans son étude.

Une des explications à ce désavantage conféré par un gros cerveau est son fort coût métabolique.

De plus, le chercheur rappelle qu'un coefficient d'encéphalisation élevé a déjà été associé à une plus faible fonction reproductive, des connexions neuronales moindres et une réduction de la taille des autres tissus coûteux en énergie.

Tous ces facteurs contribuent à désavantager globalement les animaux possédant un gros cerveau, comme par exemple les mammifères marins (cachalots, dauphins...) ou encore les poulpes.

Mais revenons à nos humains. La taille du cerveau, comme cela avait déjà été montré, n'est pas un bon indicateur du quotient intellectuel (QI).

L'intelligence pourrait néanmoins dépendre de la qualité des connexions neuronales entre les deux hémisphères .

Et les hommes, dont le cerveau est en moyenne légèrement plus gros que celui des femmes, ont peut-être du souci à se faire.

La taille du cerveau est en corrélation avec une mise en danger de l’espèce chez les mammifères.


Eric S. Abelson
Publication 17 Février 2016.DOI: 10,1098 / rspb.2015.2772

L'augmentation de l’encéphalisation relative (RE), la taille du cerveau après avoir contrôlé la taille du corps, présente un grand coût métabolique et est en corrélation avec une multitude de traits cognitifs, de la capacité à compter des objets à des taux plus élevés d'innovation.

En dépit de nombreuses études portant sur les conséquences et les compromis accompagnant l’augmentation de RE, la relation entre le risque d'extinction des mammifères et RE est inconnue.

J'examine si les mammifères avec des niveaux plus élevés de RE sont plus ou moins susceptibles d'être à risque de mise en danger plus que les espèces moins encephalisées.

Je trouve que les espèces existantes avec de grands niveaux d’encéphalisation sont plus à risque de mise en danger, avec cet effet plus prégnant chez les espèces de petites tailles de corporelles.

Ces résultats suggèrent que RE pourrait être un atout précieux pour l'estimation de l'extinction et de la vulnérabilité.

En outre, ces résultats suggèrent que le rapport coût-bénéfice -compromis de RE- est d’une validité différente dans les grandes espèces par rapport aux espèces de petite taille.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 17:31

Les Syriens sont devenus si résistants aux antibiotiques qu'il est difficile de les soigner

Une sacrée complication en temps de guerre.

Plus de cinq ans après le début de la guerre, un fléau se développe dangereusement en Syrie: de plus en plus de personnes sont immunisées à presque tous les antibiotiques. Il devient donc extrêmement difficile de les soigner sans les amputer. Et «si l'infection se situe dans la poitrine ou le cervaux, [elle] mourra», explique Rashid Fakhri, chirurgien coordinateur pour MSF à Amman, cité dans un article de Newsweek.

Il n'existe pas encore de statistiques fiables pour quantifier le nombre de Syriens concernés, mais dans cet hôpital de Jordanie, la moitié des patients arrivent avec des infections chroniques et 60% d'entre eux sont résistants à de nombreux médicaments.

Selon Newsweek, ce problème s'explique en partie par «l'attitude laxiste du pays envers les médicaments».

«Comme dans une grande partie du Moyen-Orient, les antibiotiques ont longtemps été disponibles sans ordonnance et sont souvent considérés comme des panacées sans effets secondaires. Pendant des années, les médecins les distribuaient à tort et à travers pour tout, des maux de tête aux rhumes.»

Au-delà de la responsabilité des médecins, deux autres paramètres doivent également être pris en compte. D'une part, les Syriens qui vivent dans des territoires reculés se soignent seuls. D'autre part, la Syrie possédait avant la guerre plusieurs usines de médicaments, et depuis longtemps les antibiotiques sont disponibles à faible coût.

Pour essayer d'enrayer le phénomène, la Jordanie a notamment instauré un contrôle strict de l'utilisation de la Colistine, un antibiotique très fort utilisé en dernier recours. Seuls quatre médecins sont autorisés à la prescrire. Newsweek pointe aussi un possible développement de nouveaux antibiotiques bientôt.

Pour l'heure, en Syrie, le régime continue de cibler systématiquement les médecins et les infrastructures médicales.

Des médecins sous qualifiés sont obligés de prendre le relais et doivent soigner de nombreux blessés, parfois dans des caves faiblement éclairées et avec des équipements non stériles, ce qui crée un terrain fertile pour les maladies infectieuses. «Nous devons résoudre le conflit pour stopper la résistance aux antibiotiques», conclut Rashid Fakhri.

Science & santéMonde | Repéré par Fanny Arlandis

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