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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 08:09

Un accès aux médecines non conventionnelles renforcé par une efficacité démontrée et une formation diplômante

Les médecines non conventionnelles sont plébiscitées par les français, sans pour autant bénéficier de bases scientifiques et réglementaires claires.

Pour la sécurité des patients, et dans le cadre d'une politique de santé publique, il s'agit d'évaluer ces pratiques par des méthodes adaptées.

Aujourd'hui, au moins un français sur deux dit utiliser les médecines non conventionnelles.

De l’homéopathie à l'ostéopathie, en passant par l’acupuncture, ces pratiques qui ne font pas partie de la médecine conventionnelle - chasse gardée du docteur en médecine - regroupent des techniques assez diversifiées.

Cet essor ne se limite pas à la médecine ambulatoire: les hôpitaux les intègrent à leur processus de guérison pour pallier aux manques ou adoucir les dysfonctionnements de la médecine conventionnelle.

Comme en témoignent l’utilisation de l’homéopathie en complément des traitements conventionnels au service cancérologie médicale du Centre Léon Bérard de Lyon ou encore, au pôle de gynéco-obstétrique du CHU de Strasbourg qui pratique l’acupuncture depuis une vingtaine d’années.

En outre, le plan stratégique de l’Assistance Publique 2010/2014 – Hôpitaux de Paris (AP-HP)[1] fait désormais place aux médecines alternatives et complémentaires comme «thématique innovante».

Face à cet engouement, les institutions européennes ont très régulièrement appelé à la reconnaissance de ces médecines non conventionnelles[2], à condition d’en encadrer strictement l’exercice et la formation.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), quant à elle, s’est prononcée en faveur de leur intégration dans les systèmes de santé pour compléter la gamme de soins offerts aux patients[3].

Ce succès grandissant suscite pourtant des inquiétudes quant à l’approche et à l’application de ces médecines dans le système de santé et d’assurance maladie français.

Et ceci, d’autant plus que les enjeux économiques liés aux médecines non conventionnelles sont très importants: par exemple, la France est le deuxième marché européen des plantes médicinales, derrière l’Allemagne dans la pratique de la phytothérapie.[4]

Cet ensemble de paramètres traduit ainsi la volonté des patients d’être soignés autrement mais aussi leur attachement à leur liberté de choix tant de la pratique qui leur convient le mieux, que dans le thérapeute qui dispense son savoir. Aussi, deux axes essentiels sont à promouvoir pour renforcer la place des médecines non conventionnelles dans le système de santé français: développer des essais bénéfice/risque adaptés à ces thérapeutiques alternatives et mettre en place des diplômes dont l’obtention sera conditionnée à une formation spécifique et reconnue par l’Etat.

Développer des études bénéfices-risques adaptées, c’est-à-dire évaluer précisément chaque pratique, en fonction de ses caractéristiques propres, de la littérature publiée sur l’efficacité et l’innocuité de chacune d’entre elles.

Chaque médecine non conventionnelle a un profil thérapeutique spécifique qui ne pourra pas forcément être évalué selon les critères de la médecine classique (seuls en vigueur actuellement pour les essais cliniques).

Il conviendra d’adapter les essais à chaque thérapeutique. Prenons le cas de l’homéopathie, première thérapeutique non conventionnelle plébiscitée en France: c’est une médecine globale dont le traitement est prescrit de façon individualisée; il ne se fera pas en fonction de la maladie mais en fonction du profil «patient/remède».

Si l’on veut réellement évaluer l’homéopathie, les patients ne doivent pas être classés en fonction de leur diagnostic conventionnel (telle ou telle maladie), mais en fonction de leur «diagnostic de remède»: tel patient (par exemple asmathique) sera par exemple un «Arsenicum album» ou un «Kalium carbonicum».

Il convient donc de mener des études cliniques, des évaluations des résultats, des études scientifiques ou recherches universitaires pour évaluer l'efficacité des thérapies mises en œuvre, adaptées aux différentes disciplines, à chacun des patients et non pas un essai global sur plusieurs patients pour une même maladie.

Mettre en place une formation diplômante reconnue et réglementée: la garantie de la qualité des médecines non conventionnelles doit être assurée par une formation appropriée et sanctionnée par l'obtention d'un diplôme.

Il s’agira de mettre en place une formation universitaire complète, de haut niveau, ouverte aux praticiens non médecins et médecins pour chacune des médecines non conventionnelles.

Un premier pas dans cette direction est celui proposé par le Centre intégré de médecine traditionnelle chinoise du groupe hospitalo-universitaire de la Pitié Salpêtrière - Charles Foix qui a mis en place au cours de l’année 2014 un diplôme d’Université de Médecine Traditionnelle d’un volume de 172 heures ou encore une formation des personnels du groupe hospitalier pour la sensibilisation à l’acupuncture.

Des médecines non conventionnelles correctement évaluées et dispensées par des praticiens diplômés permettront aux patients d’effectuer leur choix en toute tranquilité.

[1] Médecines complémentaires à l’Assistance Publique, Hôpitaux de Paris, rapport mars 2012 ;

[2] Parlement européen (1997), Le statut des médecines non conventionnelles ; Conseil de l’Europe (1999), Une approche européenne des médecines non conventionnelles

. [3] Stratégie de l’OMS pour la Médecine Traditionnelle pour 2002-2005 et 2014-2023 [4] The World Medicines Situation 2011, Traditional Medicines Global Situation, Issues and Challenges, Meri Robinson M. et Zhang X. (2011), Robinson M. et Zhang X. (2011), OMS.

Séverine Hupfer — 19.03.2017 - y

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:29

De «médicament miracle» à médicament normal: l'histoire du baclofène

Non, cette molécule n’est pas un «médicament miracle» contre l’alcool. Après avoir déchaîné les passions elle commence à trouver sa place dans le traitement officiel de cette addiction.

Que s’est-il passé?

La grande et spectaculaire histoire du baclofène reste à écrire.

C'est celle d’un médicament neurologique connu de longue date et qui émergea brutalement, il y a dix ans, comme traitement de l'addiction à l'alcool.

Grâce à la découverte faite par un médecin devenu lui-même un grand dépendant, le Dr Olivier Ameisen, qui fera de son expérience hors du commun un livre destiné au grand public.

C’est aussi l’affaire des passions et des polémiques que souleva ce nouvel usage thérapeutique dans la communauté des patients et des médecins spécialistes de l’addiction –sans oublier la frilosité des autorités sanitaires françaises en charge de la sécurité des médicaments.

C’est encore l’affaire d’une molécule qui, durant des années, fut très largement prescrite en dehors de ses indications officielles.

Ce sera, enfin, le passage progressif d’un miracle espéré à une réalité, certes moins glorieuse, mais qui constitue néanmoins un progrès face à la maladie alcoolique. Près de dix ans après la publication de l’ouvrage du Dr Ameisen, l’histoire officielle du baclofène vient de s’enrichir de deux éléments qui modifient complètement la donne.

Le premier est la décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de faciliter la prescription de ce médicament dans le cadre de la prise en charge des malades alcoolo-dépendants.

Le second est l’annonce, attendue de très longue date, des résultats définitifs des deux études cliniques françaises menées avec ce médicament.

Désormais, un médecin peut, en France, prescrire sans difficulté l’une des deux formes de baclofène (Liorésal 10 mg ou Baclofène Zentiva) à ses patients qui ont besoin d’une «aide au maintien de l’abstinence après sevrage alcoolique» ainsi qu’à ceux «dont l’état de santé nécessite une la réduction de la consommation d’alcool».

Depuis trois ans, ces prescriptions nécessitaient, par précaution administrative, une série de contraintes réglementaires qui avaient découragé de très nombreux médecins.

Et c’est ainsi que seuls 7000 patients avaient été officiellement traités avec ce médicament –alors que différentes données convergentes laissent penser que plus de 100.000 patients en souffrance avec l’alcool prennent du baclofène.

Une annonce très attendue Il y a trois ans l’annonce d’une possibilité de prescription avait, après d’innombrables atermoiements, été très largement saluée, comme nous l’avions alors rapporté sur Slate.fr.

Le baclofène était alors consommé en toute illégalité (à de fortes ou très fortes doses pour être efficace) et le Pr Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM, avait annoncé en juin 2013 que ce médicament pourrait être officiellement prescrit par les médecins français dans le traitement de cette addiction.

Cette annonce était très attendue par les deux principales associations de malades ainsi que par un petit groupe de médecins qui dénonçaient jusqu’alors, en vain, la lenteur des pouvoirs publics à reconnaître la réalité.

Les travaux menés à partir des données officielles du Sniram démontraient que plus de 50.000 personnes alcooliques étaient alors sous baclofène et que 22.0000 nouveaux consommateurs avaient été recensés durant la seule année 2012.

Il s’agissait d'hommes et de femmes âgés de 25 ans à 75 ans.

Les prescriptions étaient pour l’essentiel le fait des généralistes (environ 16.000).

Les chiffres de l’assurance maladie montraient aussi que l’évolution des prescriptions médicales illégales et les ventes en pharmacie répondaient fidèlement aux effets d’annonce médiatique.

Le phénomène avait commencé en 2008 avec la publication de l’ouvrage du Dr Ameisen avant de ralentir en 2011, après une mise en garde des prescripteurs par l’ANSM.

On était ainsi passé de 554 kilos de baclofène commercialisés en 2006 à plus d’une tonne en 2012.

«A l’exception du Médiator, c’est là un phénomène jamais observé pour un médicament prescrit en dehors de son autorisation de mise sur le marché et remboursé par l’assurance maladie», écrivions-nous en 2013.

L’assurance maladie qualifiait d’ailleurs elle-même la situation d’«inconfortable» et de «paradoxale».

Excès de précaution?

Mais, contrairement aux espérances, rien ne devait véritablement changer en dépit de la «recommandation temporaire d’utilisation» octroyée en 2014.

Aujourd’hui, les responsables de la sécurité du médicament acceptent de faire preuve de pragmatisme.

Sans faire ouvertement leur mea culpa ils reconnaissent, de fait, qu’ils ont péché par excès de précaution.

Pour autant, tout en facilitant les prescriptions, ils rappellent aux médecins que ce médicament doit être manié avec d’autant plus de prudence que les doses sont élevées, notamment chez les personnes présentant des troubles psychiatriques ou étant exposés à des risques suicidaires.

Le début et la fin du traitement sont des périodes qui doivent être tout particulièrement surveillées.

Et les autorités rappellent encore que l’utilisation inconsidérée du baclofène peut «engager la responsabilité des professionnels de santé».

C’est dans ce nouveau cadre que viennent d’être (enfin) dévoilés les résultats définitifs des deux études françaises menées sur ce sujet.

Tout d’abord l’essai Bacloville (320 patients de 18 à 65 ans suivis par des médecins généralistes) confirme que le baclofène à forte dose permet de réduire significativement la consommation d’alcool, et ce dans un peu plus d’un cas sur deux.

A un an, l’abstinence (ou la réduction de la consommation à un niveau médicalement acceptable) était atteinte chez 56,8% des patients traités contre 36,5% chez ceux recevant un placebo. Les effets indésirables connus (insomnie, somnolence, dépression) ont été observés chez 44 % des patients du groupe baclofène contre 31 % dans le groupe placebo.

On dispose aussi des résultats de l’essai Alpadir (320 patients à qui le baclofène était prescrit à des doses moins élevées) qui n’a pas vraiment montré de supériorité du traitement par rapport au placebo quant à l’obtention de l’abstinence.

Une baisse de la consommation d’alcool a toutefois pu être observée.

Ce sont là des données à la fois importantes et rassurantes, en « vie réelle » qui précisent ce qu’il en est du rapport bénéfices-risques du baclofène.

Au risque de décevoir, les responsables de ces essais reconnaissent que le baclofène n’est en rien le « médicament miracle » de l’alcoolo-dépendance tel qu’il avait pu être abusivement présenté ces dernières années.

Pour autant ils précisent que c’est bel et bien une molécule qui, chez certaines personnes malades de l’alcool, peut aider à réduire des consommations devenues toxiques.

C’est aussi une spécialité pharmaceutique qui devrait prochainement être proposée sous un nouveau conditionnement de nature à faciliter son usage.

On pourrait ainsi imaginer, dix ans après la publication de l’ouvrage du Dr Olivier Ameisen que le baclofène puisse commencer à trouver progressivement sa place dans un arsenal médicamenteux qui, face à cette addiction, demeure extrêmement limité.

Il restera toutefois encore à dépasser les oppositions parfois très violentes que cette nouvelle proposition de traitement a révélé et amplifié.

Ceci avait, en novembre dernier, conduit un collectif de cliniciens à lancer dans la revue Flyer un appel diplomatique pour trouver un remède à cette situation sans précédent: «La guerre du baclofène n’aura pas lieu, faute de combattants...!».

Depuis près de dix ans maintenant, deux camps s’affrontent par médias interposés et prises de position dans les congrès ou autres manifestations !

Ceux qu’il est coutume d’appeler les militants d’une part et les baclo-sceptiques, voire anti-baclofène d’autre part.

Les premiers plaident en faveur de l’utilisation de cette molécule pour les troubles liés à l’usage d’alcool et ont envisagé depuis plusieurs années son utilisation à plus ou moins large échelle, publiant pour certains des études de suivi de cohorte ou, tout au moins, faisant état de leur expérience.

Les seconds sont plus réservés et expriment, notamment vis-à-vis des premiers, un scepticisme à hauteur de leur enthousiasme.

Les journalistes se régalent, tendant leurs micros ou ouvrant leurs pages autant aux premiers qu’aux seconds. Ils s’intéressent à l’actualité autour du baclofène comme à tout autre sujet.

De manière excessive sur de très courtes périodes, puis plus rien jusqu’à un prochain évènement susceptible de satisfaire les impératifs de l’actu.

Pas ou peu d’articles de fond. (...)

Au regard des enjeux de santé publique que l’alcoolisme représente pour des centaines de milliers de patients et leur entourage, les invectives des uns et des autres paraissent bien futiles.

La plupart des cliniciens, bien en dehors des débats passionnés entre les uns et les autres, ont bien du mal à en percevoir l’utilité et l’intérêt.

Demain, dans le cadre d’une autorisation de mise sur le marché de nouveaux patients arriveront au soin et nécessiteront, peu ou prou, un suivi global requérant la participation d’équipes pluridisciplinaires, ou pas.

Ce n’est pas le médicament qui définit ce besoin, c’est la situation dans laquelle est le patient qui le conditionne(ra).

L’essentiel étant que toute thérapie, qu’elle soit pharmacologique ou non, soit adaptée aux patients, ni plus, ni moins.»

Comment comprendre qu’un médicament puisse déchaîner de telles passions?

Le phénomène tient pour partie au fait qu'il n’est pas apparu au terme du processus pharmaceutique habituel; un processus fait d’études cliniques suivies d’une autorisation de mise sur le marché avec les opérations de promotion qui les accompagnent.

Médicament détourné de son objet premier le baclofène a été d’emblée expérimenté puis soutenu, avec passion, par des associations de patients demandeurs, ainsi que par un petit groupe de praticiens souvent devenus également militants.

Les usagers en avance sur les hôpitaux

La situation était d’autant plus curieuse que le médicament était déjà disponible dans toutes les pharmacies, peu cher et facilement accessible en prescription faites en dehors du cadre réglementaire.

Pour autant, tout le travail était de parvenir à maîtriser le niveau des doses, souvent importantes, à consommer quotidiennement pour bénéficier d’une forme de détachement du besoin aigu de consommation d’alcool.

Et ce ne fut que dans un second temps qu’il fut demandé aux responsables des services hospitaliers universitaires spécialisés d’évaluer un médicament sur lequel certains de leurs confrères généralistes, addictologues ou psychiatres, avaient déjà acquis une expérience pratique et de solides convictions.

Tout cela n’est pas sans rappeler ce qu'il se passe autour de la cigarette électronique dans la lutte contre l’addiction tabagique: un nouvel outil thérapeutique apparu par hasard et expérimenté d’emblée par les usagers.

Dix ans ou presque ont passé.

Les passions autour du baclofène sont-elles en passe de se calmer?

On ne peut que l’espérer tant la proportion des personnes malades de l’alcool prises effectivement en charge par des soignants demeure faible parmi les deux millions de personnes qui, du fait de leur dépendance, nécessitent des soins.

Jean-Yves Nau — 28.03.2017

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:38

L'OMS concède que 80% des maladies chroniques pourraient être dues à la toxicité environnementale...

Des études réalisées au département clinique de l'Université de Freiburg (Allemagne), relatives aux causes réelles de maladies chroniques fatales telles que la SLA ou le carcinome métastatique, démontrent la relation entre ces maladies et une exposition croissante aux poisons et polluants toxiques environnementaux.

L'association entre les implants dentaires en titane et d'anciens amalgames au mercure est un désastre, et est souvent un déclencheur de maladies chroniques graves.

Les personnes récemment décédées ont 10 à 100 fois plus de plomb dans les os que les hommes préhistoriques,

Le mercure, que l'on retrouve dans des proportions impressionnantes y compris dans l'alimentation (poissons notamment), est quant à lui 10 fois plus toxique que le plomb, 3 fois plus que l'arsenic, et 3 à 4 fois plus que le cadmium.

Cette alerte concernant l'impact toxique sur nos maladies chroniques - y compris Lyme - est également largement documentée par les Prs SERALINI, PICOT, GHERARDI, entre autres.

Il suffit de les interroger, ou de lire leurs travaux.

La Vidéo est sous titrée en anglais:

https://m.youtube.com/watch?t=828s&v=ucUo-ymIMYU

Dr. Joachim Mutter speech Amalgam, Superpoisons & Nanotechnology - subtitles

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 22:23

Au Sénat. AFP JUSTICE

Diesel : le pneumologue Michel Aubier sera jugé pour «faux témoignage sous serment» le 14 juin

Par Coralie Schaub — 28 mars 2017

Il y a un an, nous avions révélé les liens d'intérêt de ce médecin avec Total, qu'il avait cachés aux sénateurs lors d'une audition sous serment.

Ce procès constitue une première.

C’est une première.

Jusqu’ici, jamais personne n’avait été jugé pour parjure devant le Sénat.

Mais ce sera bel et bien le cas du pneumologue Michel Aubier, cité à comparaître le 14 juin devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir commis un «faux témoignage sous serment» devant la commission d’enquête sénatoriale sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, comme l’a indiqué Le Monde mardi matin.

Auditionné par cette commission le 16 avril 2015, où il représentait l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le médecin avait déclaré, la main levée et après avoir juré de «dire toute la vérité», n’avoir «aucun lien d’intérêt avec les acteurs économiques».

Sauf que Libération et le Canard enchaîné ont révélé en mars 2016 que Michel Aubier, qui minimisait systématiquement dans les médias les effets du diesel sur la santé, était en réalité payé depuis près de vingt ans par le pétrolier Total.

Cela à hauteur de près de 5 000 euros par mois, soit près de 60 000 euros par an, en plus de conséquents avantages en nature.

Le tout pour «deux demi-journées par semaine»en tant que médecin-conseil du groupe, avait-il assuré à Libération.

Et sans compter ses autres «activités annexes» pour des laboratoires pharmaceutiques, que Michel Aubier n’a pas jugé non plus nécessaire de déclarer aux sénateurs.

Décision inédite Officiellement, les cas de faux témoignage devant les parlementaires sont rarissimes.

Au Sénat, le précédent remontait à 1992, quand Alain Mérieux, le PDG de l’Institut Mérieux, avait été accusé de faux témoignage devant la commission d’enquête sénatoriale sur le système français de transfusion sanguine.

Jusqu’à l’affaire Michel Aubier, donc.

Mais si, en 1992, le bureau du Sénat n’avait finalement engagé aucune poursuite à l’encontre d’Alain Mérieux, il avait cette fois-ci transmis le dossier à la justice, comme le permet l’ordonnance de 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires.

Une décision inédite, prise à l’unanimité le 28 avril 2016 après l’audition de Michel Aubier en urgence au lendemain de nos révélations.

«Il me semble nécessaire que nous réagissions pour "marquer le coup" de façon forte, car il en va de la crédibilité même de nos commissions d’enquête.

Or […] les rapports des commissions d’enquête sont importants non seulement pour l’information des sénateurs, mais aussi pour celle de nos concitoyens», argumentait ainsi un membre du bureau de la chambre haute du Parlement lors de cette réunion du 28 avril, dont Libération a pu consulter le procès-verbal.

" 60 000 euros par an : cela ne s’oublie pas ! "

Comment peut-on alors, après avoir prêté serment, jurer qu’on n’a aucun conflit d’intérêts ?

De qui se moque-t-on ?, s’était exclamé un autre membre. […]

Si on ne fait rien, on aura l’air de couvrir cette affaire. […] Il faut faire un exemple.»

Et un autre d’approuver la gravité des faits, avant d’estimer que «le cas de M. Oudéa est encore bien plus grave, et c’est sûrement sur celui-là que le Bureau devra montrer qu’on ne peut laisser dire n’importe quoi».

Allusion à la situation de Frédéric Oudéa, évoquée dans la presse quelques jours après celle de Michel Aubier : le PDG de la Société générale avait déclaré sous serment devant le Sénat en 2012 que sa banque n’avait plus aucune activité au Panama, ce que l’enquête sur les Panama Papers a contredit par la suite.

Mais en mai 2016, le Sénat a renoncé à poursuivre Oudéa en justice, décision que certains sénateurs ont regrettée…

«Donner un signal»

Dans le cas de Michel Aubier, l’enquête préliminaire a été menée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

A l’issue de celle-ci, le pôle santé publique du parquet de Paris a donc décidé de poursuivre le mandarin pour «faux témoignage sous serment», faits pour lesquels

il risque jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Libération a pu consulter l’avis d’audience établi le 13 février 2017 et envoyé au président du Sénat Gérard Larcher pour que celui-ci soit entendu le 14 juin en qualité de «victime».

Le document note que M. Aubier a «déclaré sous serment n’avoir "aucun lien d’intérêt avec les acteurs économiques" alors qu’il était dans le même temps notamment régulièrement employé par le groupe Total, détenteur d’actions de ce groupe et qu’il participait au conseil d’administration de la Fondation Total».

Selon nos informations, trois ONG (Ecologie sans frontière, Générations futures et le Rassemblement pour la planète, fédération d’ONG spécialisées en santé environnementale) ont décidé ce mardi de se constituer partie civile, afin de «donner un signal», en «espérant que d’autres suivront».

Intérêts en jeu

Contactée par Libération, la sénatrice Modem (ex-EE-LV) et rapporteure de la commission d’enquête sur le coût de la pollution de l’air, Leila Aïchi, s’est réjouie de la décision du parquet.

«C’est un bon signal. J’espère que la justice fera son travail, elle le fera je n’en doute pas, et cela donnera à réfléchir à plusieurs personnes qui sont très certainement dans le même cas.

Il est inadmissible que des médecins ou des scientifiques censés travailler pour l’intérêt général puissent défendre au contraire des intérêts privés par simple cupidité».

Et d’estimer que ces pratiques, «honteuses et scandaleuses», sont «particulièrement présentes pour les questions de santé et d’environnement, car les intérêts en jeu sont très grands».

L’avocat de Michel Aubier, François Saint-Pierre, plaidera la relaxe.

«Ses fonctions de médecin du travail au siège du groupe n’ont rien à voir avec l’activité industrielle de Total», a-t-il fait valoir mardi auprès de l’AFP.

«Il a toujours exercé ses fonctions de manière indépendante par rapport au groupe dont il n’a jamais été le défenseur.»

Une défense en ligne avec la première réaction de Michel Aubier, lorsque nous l’avions contacté en mars 2016 pour comprendre pourquoi il avait omis de signaler aux sénateurs ses activités pour le groupe pétrolier.

«Regrets»

Questionné par Libération, il avait répondu : «J’aurais dû le déclarer, c’est vrai, mais ça ne m’était même pas venu à l’esprit.»

Avant de confesser avoir été «un peu léger en ne le disant pas au Sénat», après qu’on lui a fait remarquer qu’il s’agit a priori d’un conflit d’intérêts majeur.

D’autant que Total vend du diesel et que lui-même minimise depuis des années dans les médias les effets de ce carburant sur la santé, pourtant considéré comme un cancérogène certain selon l’OMS.

Il s’était ensuite défendu, toujours très calme et serein : «Ces activités n’influencent absolument pas mon jugement sur la pollution de l’air et le diesel.

Jamais, au grand jamais, Total ne m’a demandé de le faire, ce n’est pas du tout mon rôle et je ne l’aurais pas accepté.

Je vous garantis en toute transparence qu’il n’y a absolument aucun conflit d’intérêts.»

Aux sénateurs, il a à plusieurs reprises fait part de ses «regrets» de ne pas avoir jugé utile de signaler l’existence de ses liens contractuels avec Total.

Dans une lettre adressée à Gérard Larcher le 4 avril 2016 – et mentionnée par ce dernier lors de la réunion du bureau du Sénat du 28 avril 2016 –,

Michel Aubier avait souhaité pouvoir «compter sur [sa] compréhension et sur celle du Sénat».

Cela n’a pas été le cas.

Pas sûr que ce soit non plus le cas de la justice.

Coralie Schaub

Le pneumologue Michel Aubier sera jugé pour «faux témoignage sous serment» . Lobbying et conflits d'intérêts . Le Sénat se fâche dans l'affaire du Diesel.
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 20:21

L’Agence du médicament a reçu mardi 28 mars le rapport de pharmacovigilance sur le docetaxel.

Malgré les nombreux décès engendrés par le médicament, l’Agence n’a pris aucune décision.

La réunion était attendue.

L’Agence du médicament devait -enfin- présenter les résultats d’une enquête de pharmacovigilance lancée en septembre à la suite de décès de femmes soignées pour des cancers du sein avec du docetaxel.

Il aura donc fallu six mois pour obtenir des résultats.

Les investigations avaient été confiées au service de Jean-Louis Montastruc, du centre de pharmacovigilance de Toulouse. Le lundi 6 mars, l’ANSM avait convié des praticiens de Gustave Roussy et de l’Institut Curie pour leur faire part des premiers éléments de l’enquête.

Les résultats complémentaires présentés ce mardi sont accablants: 27 morts (17 cas d’entérocolite, une atteinte inflammatoire du tube digestif, et 10 cas de chocs septiques) sont à déplorer à cause des effets indésirables du docetaxel sur toute la période de commercialisation, soit de 1996 à 2016.

Le docetaxel est un traitement dit adjuvant prescrit pour écarter le risque de récidive dans les cancers du sein, mais également ORL, de la prostate ou du poumon.

L’affaire avait éclaté quand Le Figaro avait publié, le 15 février, un article faisant état de la mort de sept patientes atteintes d’un cancer du sein en 2016 en France.

Elles suivaient toutes ce traitement pour écarter des risques de récidive.

Les médecins qui les avaient suivies nous avaient assuré qu’elles n’étaient pas particulièrement «fragiles».

Des dossiers imprécis

Mardi, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a donc présenté les résultats du centre toulousain.

Il en ressort que depuis 2010, et alors que l’usage du docetaxel est en baisse, on observe une hausse importante des effets indésirables graves.

Un pharmacovigilant déplore «la mauvaise qualité des données fournies».

Le générique avait un temps été mis en cause, mais tous les centres vont devoir faire une réévalution cas par cas, certains dossiers ayant été codés avec le seul principe actif sans préciser si les patientes avaient reçu le médicament princeps ou générique.

À ce jour, l’ANSM n’est donc pas en mesure de dire si les effets indésirables graves observés sont le fait du générique en lui-même ou d’autres éléments.

Malgré ces inconnues, le comité technique de pharmacovigilance réuni ce mardi n’a pris aucune décision.

Tout juste a-t-il acté l’émergence d’un «signal» depuis 2010 sur ces données. Fallait-il attendre six mois pour un tel résultat?

Le doute ne profite pas aux patients



Le 15 février, l’ANSM avait adressé un courrier aux professionnels de santé.

Elle leur signifiait que plusieurs décès étaient intervenus sous docetaxel.

Mais elle se gardait bien de faire des recommandations.

Continuer de traiter les patients avec ce traitement relevait donc du choix de chaque centre de lutte contre le cancer, de chaque hôpital.

Puis, le 18 février, l’ANSM a enfin recommandé d’arrêter de prescrire le docetaxel.

L’affaire du docetaxel est emblématique: elle révèle les failles de notre système de santé publique.

Finalement, le problème est toujours le même: le doute ne profite pas aux patients.

Et comme pour le Mediator, les autorités sanitaires vont très certainement rejeter la faute sur ceux qui ont fait remonter l’alerte.

Pourquoi, à chaque fois, le directeur de l’agence se défausse-t-il et ne prend-il aucune décision?

L'affaire du Docetaxel : aucune décision de l'agence du médicament après déjà 27 morts. Le générique est-il en cause? Impossible à savoir.
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 07:01

Vaccin DTP : Nicolas Dupont-Aignan dénonce une collusion du ministère avec les labos

27.03.2017

DTP : le gouvernement a 6 mois pour rendre disponibles les 3 vaccins obligatoires, sans association, exige le Conseil d'État Vaccination : menacé de sanction, le Pr Joyeux contre-attaque

Le candidat à la présidentielle de Debout la France ! réclame le retour dans les pharmacies du vaccin DTP, sans autre valence. Invité de France Inter ce matin, Nicolas Dupont-Aignan a repris à son compte les propos du Pr Henri Joyeux sur l'absence de ce vaccin obligatoire chez les enfants de moins de 18 mois, sous-entendant qu’elle était organisée avec la complicité du gouvernement et pour des raisons lucratives.

« Le Pr Joyeux dit que l'industrie pharmaceutique avec la complicité du ministère de la Santé a cessé la production d'un vaccin obligatoire, qu'il faut administrer à nos enfants diphtérie-tétanos-polio, a détaillé le député de l’Essonne.

Comme par hasard ce vaccin à 7 euros a disparu des pharmacies et a été remplacé par un vaccin à 42 euros qui oblige à vacciner avec 6 vaccins notamment l'hépatite B qui n'est pas nécessaire. »

Dans une ordonnance du 8 février, le Conseil d’État a enjoint le ministère de la Santé de corriger le tir et d’obliger les laboratoires à rendre disponibles, dans un délai de six mois, le vaccin DTP, sans association avec d'autres valences.

Nicolas Dupont-Aignan, sur France Inter : Des vaccins dangereux selon Nicolas Dupont-Aignan

Le Conseil s’était prononcé à la suite d'une pétition organisée par le Pr Joyeux et qui avait réuni plus d’un million de signatures.

« Je tiens à la vaccination obligatoire sur les vaccins éprouvés mais comme lui, et comme un million de Français qui ont déjà signé cette pétition, j’estime que l’industrie pharmaceutique n’a pas à imposer la vaccination de nos enfants sur des vaccins qui ne sont pas rendus obligatoires par l’État », a expliqué ce matin Nicolas Dupont-Aignan.

Ce faisant, l’élu alimente les craintes sur la dangerosité des vaccins.

« Les vaccins à l’aluminium que conteste le Pr Joyeux ont été interdits aux États-Unis en 1995 pour les chiens et les chats tellement ils avaient d’effets cancérogènes », affirme-t-il.

« Des experts en vaccinologie payés par les laboratoires » Dénonçant « les experts en vaccinologie, payés par les laboratoires pharmaceutiques »,

Nicolas Dupont-Aignan balaye d’un geste les accusations du Conseil national de l’Ordre des médecins qui, en 2015, reprochait au Pr Joyeux de tenir des propos qui « ne se fondent sur aucune preuve scientifique, voire alignent des contre-vérités, comme l'a rappelé l'Académie de médecine ».

En juillet 2016, la chambre disciplinaire de première instance du Conseil de l'Ordre du Languedoc-Roussillon décidait pour ces raisons de radier le chirurgien oncologue.

L’affaire doit être de nouveau examinée en appel « au cours du second semestre de cette année », précise au « Quotidien » le CNOM.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Brève Le Pr Joyeux radié par l'Ordre des médecins du Languedoc-Roussillon

Politique vaccinale CNOM Laboratoires pharmaceutiques

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:14

30% au moins de nos vaccins sont contaminés par des gamma-rétrovirus.

Judy Mikovits, Ph.D., biochimiste, spécialiste en biologie moléculaire avec plus de 33 ans d’expérience.

Connue internationalement comme une véritable « Star » du monde scientifique, elle a été directrice, à l’Institut National du Cancer, du laboratoire qui étudie les mécanismes des médicaments antiviraux avant de prendre la direction du programme de la biologie du cancer à l’ « EpiGenX Pharmaceuticals ».

C’est elle qui a fondé le premier institut de neuroimmunologie.

Ses premiers travaux se sont centrés sur le cancer et le HIV.

Ensuite, elle a étudié le Syndrome de Fatigue Chronique et l’autisme.

Elle a publié plus de 50 articles évalués par les pairs.

En 2011, elle a fait une découverte qui a détruit sa carrière.

Elle a découvert que 30% au moins de nos vaccins sont contaminés par des gammarétrovirus.

Cette contamination est, non seulement associée à l’autisme et au syndrome de fatigue chronique, mais également à la maladie de Parkinson, la maladie de Lou Gehring et à la maladie d’Alzheimer.

Quand elle a publié cette information choquante, elle fut avertie par le Dr A.Wakefield qu’elle risquait de devenir une cible comme ce fut le cas pour lui.

Mais elle lui a assuré que tout son travail avait été dûment examiné et que, bien sûr, elle était en sécurité.

Elle avait tort.

Elle fut menacée et sommée de détruire ses données.

Comme elle refusa, elle fut licenciée.

Puis arrêtée pour avoir prétendument volé ses données sur son lieu de travail.

Elle a dû faire face à plusieurs accusations et fut réduite au silence par ordre d’un tribunal au cours des quatre dernières années.

Il y a peu, les charges ont été abandonnées et l’ordre de bâillonage levé.

Aujourd’hui, le Dr Mikovits est libre de parler et elle ne s’en prive pas.

Les rétrovirus qui contaminent les vaccins proviennent des souris utilisées pour la recherche.

Le Dr Mikovits se demande : « combien de nouveaux rétrovirus avons-nous créés au cours de ces recherches avec les souris, les recherches effectuées sur les vaccins, la thérapie génique ?

Plus important encore : combien de nouvelles maladies avons-nous créées ?

« QUAND ILS ONT DÉTRUIT TOUT NOTRE TRAVAIL ET DISCRÉDITÉ TOUT CE QUE FRANK RUSCETTI ET MOI-MÊME AVIONS PUBLIÉ ET QU’ILS SE SONT ARRANGÉS POUR PUBLIER MON COUP DE GUEULE DANS LE MAGAZINE SCIENCE, LE NIH (NATIONAL INSTITUTE OF HEALTH) A DÉLIBÉRÉMENT ENVOYÉ LE MESSAGE À TOUS LES CHERCHEURS DU MONDE POUR FAIRE COMPRENDRE CE QUI POUVAIT ARRIVER À N’IMPORTE QUEL SCIENTIFIQUE HONNÊTE QUI S’AVENTURERAIT À POSER D’IMPORTANTES QUESTIONS. »

Il existe cependant aujourd’hui une nouvelle technologie qui permet de débarrasser les vaccins, de même que les échantillons de sang des rétrovirus.

Le Dr Mikovits pense que nous gagnerons cette guerre, que finalement nous arriverons à purifier les vaccins, à cesser de vacciner les nourrissons, comme à arrêter d’injecter des vaccins multiples chez les enfants.

Mais elle pense aussi que le gouvernement continuera à couvrir sa culpabilité dans l’épidémie actuelle d’autisme et autres maladies.

Lorsqu’on l’interroge sur les enfants dont la santé a été endommagée par les vaccins, elle répond :

« Ce sont eux les victimes ! Et c’est la raison pour laquelle je travaille d’arrache-pied, parce que je ne me tairai jamais. Ce sont des victimes que l’on a négligées. »

Le Dr Mikovits prend clairement position contre les vaccins et le calendrier vaccinal actuels.

Les rétrovirus cependant ne sont pas sa seule préoccupation.

Elle parle également des effets de l’aluminium, du mercure, du formaldéhyde et du polysorbate 80.

Elle estime que ces neurotoxines jouent un rôle précis dans la contamination par rétrovirus, comme dans l’augmentation de plusieurs maladies qui touchent le pays.

En raison de la contamination des vaccins par des rétrovirus et des neurotoxines, le Dr Mikovits pense que personne ne devrait recevoir des vaccins avant qu’ils n’aient été purifiés.

Quand cela sera fait, il ne faudra vacciner que pour une maladie à la fois et si, et quand ce sera nécessaire.

Nous ne devrions jamais vacciner une personne qui ne dispose pas d’un système immunitaire sain ou dont certains membres de la famille ont une histoire de maladies auto-immunes ou toute personne qui est actuellement malade.

Pour en savoir davantage sur les travaux du Dr Mikovits et comment le gouvernement a tenté de la faire taire, lisez son livre :

PLAGUE (la Peste, le fléau) la recherche acharnée de la vérité sur les rétrovirus humains, le Syndrome de Fatigue Chronique, l’Autisme et autres maladies.

(Voir présentation du livre « Plague » par les deux auteurs – ci-dessous – en français)

La science ne certifie pas que les vaccins sont sûrs et efficaces.

Ce n’est là nullement une conclusion scientifique.

Il s’agit d’un slogan de marketing enseigné aux médecins dans les Facultés de médecine.

Si vous êtes préoccupés par les dommages vaccinaux, vous auriez intérêt à consulter:

« How to detoxify and heal from vaccinations for adults and children »

(Comment se détoxifier et se guérir après des vaccinations d’enfants ou d’adultes). http://lesmoutonsrebelles.com/

Le Nouveau Paradigme 28 Décembre 2016.

30% des vaccins seraient contaminés par des rétrovirus. Autisme et syndrome de fatigue chronique ?
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 16:50

Cellules, ADN, exosomes, des indices dans le sang à exploiter Comment le matériel tumoral circulant peut révolutionner le cancer

Dr Irène Drogou | 27.03.2017

La détection du matériel tumoral circulant ouvre de nouvelles perspectives pour une meilleure prise en charge des cancers, plus précoce, plus performante et moins invasive.

La recherche s'est accélérée ces dernières années dans un contexte ultra-compétitif.

Des applications sont déjà là et de nombreuses autres se préparent sans que l'utilité clinique fasse toujours l'unanimité.

MOTS CLÉS Détection précoce, biopsie liquide, traitement personnalisé, surveillance des récidives et des résistances, les promesses d'amélioration de la prise en charge des cancers proposées par la détection du matériel tumoral circulant, -

Les cellules tumorales circulantes (CTC), l'ADN tumoral circulant et, plus récemment les exosomes tumoraux - sont aujourd'hui devenues réalité pour certaines d'entre elles.

La recherche sur les CTC, à l'étude depuis plus de 20 ans avec plus de 18 000 articles dans la littérature, est la plus avancée, notamment dans les tests pronostiques et la détection précoce des cancers avant l'imagerie.

Mais la recherche sur l'ADN tumoral circulant, qui bénéficie d'un engouement sans pareil ces dernières années, avance très vite et dans plusieurs directions, en porte-drapeau de la médecine personnalisée.

Les enjeux ne sont pas que médicaux.

Le projet Grail (« Graal »), basé sur l'utilisation des « big data » et propulsé par les dizaines de millions de dollars injectés par les actionnaires de Google et d'Amazon, affiche l'unique ambition de mettre au point un test pour la détection des cancers avant tout symptôme, grâce à l'identification de mutations génétiques. Le comptage des CTC

Sur la cinquantaine de méthodes de détection différentes des CTC, deux d'entre elles se distinguent par le nombre de publications scientifiques :

la méthode ISET (« Isolation by SizE of Tumor Trophoblastic cells ») mise au point par le Pr Patrizia Paterlini-Bréchot, oncologue et directrice de recherche à la faculté de médecine Paris-Descartes et

la méthode CellSearch développée par les laboratoires Janssen.

Ces deux méthodes de comptage des CTC, ISET et CellSearch, se basent sur des principes différents. ISET procède en 2 étapes, d'abord par filtration du sang sur la taille des cellules, puis confirmation cytopathologique.

CellSearch utilise des anticorps dirigés contre certains antigènes à la surface des cellules tumorales.

Ces méthodes visent la mise en évidence des cellules rares tumorales dans le sang, un pari difficile qui consiste à rechercher une aiguille dans une botte de foin.

« La méthode CellSearch, totalement automatisée, est la première et la seule à avoir obtenu l'aval de la FDA dans les cancers métastatiques, explique le Pr Jean-Yves Pierga, oncologue à l'institut Curie qui travaille sur le modèle CellSearch.

La méthode ISET est la plus aboutie mais plus compliquée car visuelle ».

Le Pr Paterlini-Bréchot met en avant la meilleure sensibilité de la méthode ISET « démontrée dans sept études comparatives indépendantes », précise-t-elle.

Cette sensibilité supérieure permet à ISET de se positionner en tant qu'information à valeur pronostique en phase précoce.

Cellsearch, fiable et reproductible au stade métastatique, est actuellement en perte de vitesse, avec une cession fin décembre 2016 au groupe italien Menarini. « Il est bien établi que plus il y a de CTC à des phases métastatiques, moins le pronostic est bon, poursuit le Pr Pierga.

Mais aucune étude clinique n'a montré de bénéfices sur la prise en charge.

Sans preuve d'utilité clinique, les compagnies d'assurance privée ont arrêté de rembourser aux États-Unis ».

Une étude collaborative Curie-INCa, dont les résultats sont attendus en fin d'année, est en cours chez 800 femmes ayant un cancer du sein métastatique pour évaluer l'utilité du comptage Cellsearch dans le meilleur choix de chimiothérapie.

Le pouvoir invasif corrélé aux CTC La présence de CTC ne signifie pas forcément qu'il existe des métastases ni même des micro-métastases mais que le cancer a un potentiel invasif et qu'il y a un risque de métastases, comme l'explique le Pr Paterlini-Bréchot sur la base de nombreuses publications.

« Le risque métastastique n'est pas absolu en présence de CTC », confirme le Pr Pierga. « La notion de risque de métastases est importante pour prévenir l'évolution métastatique », souligne le Pr Paterlini-Bréchot.

C'est sur ce principe fondateur que s'appuie le Pr Paterlini-Bréchot pour défendre ISET comme test pronostique aux stades précoces du cancer.

« C'est un outil d'utilité précoce, souligne la chercheuse. Il y a des publications dans les cancers du poumon, du pancréas, de la prostate et dans le mélanome.

La présence de CTC indique le pouvoir invasif du cancer, c'est une information qui manque dans l'arsenal du médecin.

C'est vrai il n'existe pas encore de recommandations, c'est une aide à la décision à discuter en réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) dans le domaine de la médecine personnalisée non invasive.

» La détection des CTC devrait pouvoir aider à déterminer la meilleure stratégie de prise en charge initiale d'un cancer. «

C'est pour ça qu'elle a déjà été insérée dans la nouvelle classification TNM du cancer du sein », souligne la chercheuse.

Mais, font remarquer les plus réservés, les lignes pour guider les thérapeutiques ne sont pas encore déterminées.

La méthode ISET ouvre aussi des perspectives dans le dépistage, ou détection précoce, des cancers invasifs, avec de premières preuves cliniques publiées.

Il s'agit pour l'instant « d'une potentialité », précise la chercheuse. «

L'étude du Pr Paul Hoffman à Nice chez 245 patients tabagiques est la première et la seule étude au monde à avoir montré qu'il est possible de détecter le cancer du poumon par le sang avant l'imagerie, s'enthousiasme la chercheuse.

C'est plus qu'encourageant ». Des études sont en préparation pour confirmer ces résultats à plus grande échelle et une étude multicentrique coordonnée par la même équipe, qui cible l'inclusion de 600 patients bronchitiques chroniques (BPCO), est d'ores et déjà en cours.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 16:19

EN CULTURE, DE NOUVELLES COMBINAISONS D'ANTIBIOTIQUES SONT EFFICACES POUR LA MALADIE DE LYME

La maladie de Lyme peut être difficile à traiter. "Une possibilité est que les organismes persistants ne sont pas tués par les antibiotiques actuels de Lyme", selon Feng et ses collègues du Département de Microbiologie Moléculaire et Immunologie, Université Johns Hopkins.

Comme indiqué dans la revue Antibiotics, les auteurs ont examiné l'activité relative des médicaments pour les activités contre les cellules de phase stationnaire B. burgdorferi. [1]

Par Daniel J. Cameron, MD MPH

Les auteurs ont identifié, à partir d'une banque de médicaments de la FDA et d'une bibliothèque de composés NCI, trois médicaments dont sulfatriméthoprime pour l'étude.

"La dapsone, la sulfachlorpyridazine et le triméthoprime ont montré une activité très similaire contre la phase stationnaire B. burgdorferi enrichi en formes persistantes;

Cependant, le sulfaméthoxazole était le médicament le moins actif parmi les trois sulfa médicaments testés.

"[1] Des combinaisons d'antibiotiques ont été plus efficaces dans l'éradication de B. burgdorferi dans une culture cellulaire en phase stationnaire.

• Les sulfamides combinés à d'autres antibiotiques étaient plus actifs que leurs médicaments respectifs;

• Les combinaisons de quatre médicaments étaient plus actives que les combinaisons de trois médicaments;

• Quatre combinaisons de médicaments (dapsone + minocycline + céfuroxime + azithromycine et dapsone + minocycline + céfuroxime + rifampine) ont montré la meilleure activité;

• Les combinaisons contenant quatre sulfamides contiennent encore beaucoup moins d'activité que la daptomycine + céfuroxime + doxycycline utilisée comme témoin positif qui a complètement éradiqué les cellules de phase stationnaire de B. burgdorferi.

La dapsone, le triméthoprime et le sulfaméthoxazole sont des médicaments sur le marché pour d'autres indications.

La dapsone est un antibiotique couramment utilisé en association avec la rifampicine et la clofazimine pour le traitement de la lèpre pouvant entraîner l'hémolyse, la méthémoglobinémie, l'hépatite, la jaunisse cholestatique et les éruptions cutanées.

La combinaison de triméthoprime et de sulfaméthoxazole est commercialisée sous les noms Bactrim et Septra. Sulfachlorpyridazine n'est pas actuellement utilisé.

La daptomycine est utilisée dans le traitement des infections systémiques et mortelles de la peau et de la structure de la peau, telles que la bactériémie Staph aureus et l'endocardite staphylococcique droite.

Elle est commercialisé aux États-Unis sous le nom commercial Cubicin.

Les effets secondaires incluent l'hypertension, l'enflure, l'insomnie, la diarrhée, la douleur abdominale, l'éosinophilie, la dyspnée, les réactions au site d'injection, la fièvre, l'hypersensibilité. Des cas rares de pneumonie éosinophile ont été rapportés.

La myopathie et la rhabdomyolyse se sont produites chez des patients prenant simultanément des statines.

Les auteurs ont souligné la nécessité de poursuivre l'étude in vitro et dans des modèles animaux.

Les références: Feng J, Zhang S, Shi W, Zhang Y. Activité des médicaments Sulfa et leurs combinaisons contre la phase stationnaire B. burgdorferi In Vitro.

Antibiotiques (Bâle), 6 (1) (2017). S Prevs

Le Dr. Daniel Cameron, MD, MPH, est un leader reconnu à l'échelle nationale pour son expertise dans le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme et d'autres maladies transmises par les tiques.

Depuis plus de 25 ans, il traite des adolescents et des adultes atteints de la maladie de Lyme.

Apprendre encore plus PLUS TOUTES LES CHOSES LYME EN CULTURE, DE NOUVELLES COMBINAISONS D'ANTIBIOTIQUES SONT EFFICACES POUR LA MALADIE DE LYME LE TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE D'UNE MAUVAISE MALADIE UNIQUEMENT PRÉVENUE UNE RASOLE DE LYME PACEMAKER TEMPORAIRE EFFICACE DANS LYME CARDIAQUE AGENT PATIENT AVEC GRAVES FOND DE FUSION DES PATHOGÈNES DE TICK-BORNE TROUVÉS DANS LES HEDGEOGUES EUROPÉENS POURRAIT RALENTIR LA VITESSE DE NATATION DE LA MALADIE DE LYME SPIROCHETE TRAITEMENT D'AIDE?

EN CULTURE, DE NOUVELLES COMBINAISONS D'ANTIBIOTIQUES SONT EFFICACES POUR LA MALADIE DE LYME.
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 11:59

Vers un soulagement pour le syndrome de l'intestin irritable

15 février 2017

 

Une équipe toulousaine a identifié, dans le côlon, une enzyme participant au syndrome de l'intestin irritable (IBS), maladie sans gravité mais fréquente et handicapante. Il s’agit de la trypsine-3, qui constitue dès lors une nouvelle cible pour d'éventuels traitements médicamenteux des symptômes de l'IBS.

 

Des troubles fréquents du transit intestinal, comme des constipations et/ou des diarrhées, des ballonnements ou des  douleurs abdominales  sont autant de symptômes constitutifs du syndrome du côlon irritable (ou IBS pour irritable bowel syndrome). Bien que bénin, l'IBS gâche la vie d'une part non négligeable de la population, en particulier des femmes. "Ses causes ne sont pas clairement identifiée, et certaines parmi les plus citées - comme une infection passée ou le stress - restent de toute façon hors de notre portée d’action. L'idée est donc de rechercher les mécanismes induisant les symptômes pour intervenir à ce niveau" explique Nathalie Vergnolle, qui dirige l'Institut de recherche en santé digestive*, à Toulouse.

Son équipe** s'est intéressée aux protéases, des enzymes dont la fonction première est de digérer les protéines. Dès 2007, elle mettait en évidence une activité de type protéase anormalement élevée au niveau du côlon des patients. Un résultat surprenant puisque cette portion de l'intestin ne participe pas à la digestion, achevée bien en amont. "C'était une des premières preuves d'un réel dysfonctionnement organique, et cela a fait un certain bruit" se souvient la chercheuse, rappelant qu'on assénait alors volontiers un "c'est dans votre tête" aux personnes souffrant d'IBS.

Le coupable identifié

Dès lors se posait la question de l'origine de ces protéases inattendues : le reste d'une surproduction d'enzymes digestives par le pancréas ? Une sécrétion locale par le microbiote ? Grâce à une technique de visualisation de l'activité enzymatique qu'elle a elle-même mise au point (la "zymographie"), l'équipe toulousaine a montré que ces protéases sont en fait produites dans et par les cellules de l'épithélium, autrement dit de la muqueuse intestinale. 

Or, depuis quelques années, la recherche s'intéressait à cet épithélium, montrant en particulier que la muqueuse intestinale des personnes souffrant d'IBS présente une perméabilité anormale. Par ailleurs, l'intestin comporte de nombreux neurones, tant intrinsèques – contrôlant la fonction digestive – qu'extrinsèques – transmettant des informations au système nerveux central ou en recevant de lui. Les deux types interviennent dans les sensations douloureuses et leurs terminaisons aboutissent précisément à l'épithélium.

C'est dans ce contexte que l'équipe a entamé une exploration systématique des protéases qu'elle a révélées, dans des biopsies de muqueuse de patients ou de témoins exempts d’IBS, ou dans des modèles animaux (souris et rats). Elle a finalement identifié la protéase en cause : la trypsine-3.

Les chercheurs ont en outre démontré que l’enzyme agit à deux niveaux.

Tout d'abord, elle excite les neurones intrinsèques et extrinsèques en se liant à un récepteur précis, le PAR-2 (protease-activated-receptor-2).

C'est ainsi qu'elle peut rendre des animaux sains hypersensibles au ballonnement. Le fait qu'une protéase puisse jouer le rôle d'un neurotransmetteur avait d'ailleurs déjà été mis en évidence par cette même équipe.

De plus, la trypsine-3 enzyme augmente la perméabilité épithéliale.

 

IBS

témoin sain

Témoin sain

 

Deux axes de recherche

L'équipe se tourne aujourd'hui vers deux grandes directions. Il s'agit d'une part d'identifier, en collaboration avec un laboratoire pharmaceutique, des molécules capables d'inhiber l'action de la trypsine-3 et donc de soulager les patients. Une recherche loin d'être évidente puisque, comme le souligne Nathalie Vergnolle, "la trypsine-3 est la seule à ne pas avoir d'inhibiteur naturel. Au contraire, elle protège les autres trypsines de leurs propres inhibiteurs. Son rôle normal semble être d'amplifier l'activité protéolytique". Par ailleurs, les chercheurs toulousains veulent savoir si cette enzyme intervient dans d'autres pathologies liées à un dysfonctionnement épithélial, comme par exemple les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin.

Notes

* UMR  1220 Inserm/Inra/Ecole nationale vétérinaire/Université Paul Sabatier (Toulouse III)
** équipe "Physiopathologie de l'épithélium intestinal"

Source

C. Rolland-Foucarde et coll. Epithelial expression and function of trypsin-3 in irritable bowel syndrome, Gut 2017;0:1–12. doi:10.1136/gutjnl-2016-312094

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