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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 14:37

Ce bioadhésif inspiré par la bave de limace pourrait révolutionner la chirurgie

Par Sarah Sermondadaz le 02.08.2017

Des chercheurs de l'université de Harvard ont développé un "scotch" non toxique qui peut être utilisé sur la peau et les organes.

Le dispositif a été utilisé pour réparer un cœur de porc percé afin de lui permettre de continuer à battre.

Cœur de porc

Ce pansement bio-inspiré couvre ici un cœur de porc troué.

Étanche et résistant aux chocs, il permet à l'organe de continuer à battre convenablement !

Pas facile de réparer un organe perforé : on privilégie aujourd'hui les sutures chirurgicales, à partir de fils résorbables ou non.

Et pour cause : la plupart des colles et des pansements adhésifs sont toxiques pour le corps et adhèrent très mal aux tissus humides, ce qui les rend difficiles à utiliser dans le contexte médical.

Un problème qu'une équipe de chercheurs de l'université de Harvard est parvenu à contourner : ces derniers ont conçu un adhésif dont la formule biochimique est inspirée par... la bave de limace !

Testés sur le porc et le rat, les pansements ainsi conçus parviennent à colmater un cœur ou un foie percés, permettant aux organes de continuer à fonctionner.

Cette découverte, qui pourrait révolutionner le monde de la chirurgie, a été publiée dans Science.

La bave de la limace, colle extra-forte



Le secret de fabrication des chercheurs ?

"Deux couches de matériaux distincts : une première permettant l'adhérence grâce aux forces électrostatiques et à des liaisons covalentes, et une seconde qui dissipe l'énergie dégagée par la réaction d'adhérence", expliquent-ils dans la publication.

"Historiquement, c'est la première fois que ces deux caractéristiques sont incluses dans un seul adhésif", détaille Dave Mooney, co-auteur de l'étude. "Cette combinaison permet des niveaux d'adhérence bien plus élevés que tous les adhésifs traditionnels, et résiste au sang et au mouvement, ce qui le rend compatible avec un usage in vivo."

LIMACE.

Cette formule s'inspire en fait... du mucus de défense sécrété par la limace Arion subfuscus (aussi appelée "Loche roussâtre), dont la constitution avait déjà été établie par d'autres chercheurs.

Ce mucus est fait d'un double réseau de molécules : le premier contient des protéines négativement chargées, et le second de l'héparane sulfate protéoglycanne, une molécule provoquant l'adhérence des tissus entre-eux.

Pour imiter la limace avec leur hydrogel, Dave Mooney et ses collègues ont ainsi superposé deux matériaux fonctionnellement similaires : une première couche d'alginate-polyacrylamide négativement chargée, et une seconde couche adhésive composée de polymères positivement chargés.

Et ce n'est pas la première fois que l'ingénierie des matériaux s'inspire du règne vivant : certaines colles extra-fortes en milieu aqueux avaient déjà pu voir le jour grâce à l'exemple des moules.

Un cœur de cochon "réparé" à l'aide de l'adhésif a tenu plusieurs dizaines de milliers de battements supplémentaires (L'organe ayant été prélevé sur un animal mort, le cycle a été artificiellement recréé à l'aide d'une pompe extérieure)

Un vaste champ d'applications médicales



Afin de tester la résistance de cette colle bio-inspirée, les chercheurs ont procédé à des tests de résistance sur divers tissus de porc et de rat : peau, cartilage, cœur, artère, foie...

Et les résultats sont très encourageants : l'hydrogel tient au moins trois fois mieux que les autres adhésifs de qualité médicale. Implanté sous la peau d'un rat,

il s'est correctement maintenu pendant plus de 2 semaines. Il a même permis de "réparer" un cœur de porc troué (prélevé sur un animal mort) : les chercheurs sont parvenus à le faire battre artificiellement à l'aide d'une machine (voir animation ci-dessus) pendant plusieurs dizaines de milliers de cycles supplémentaires.

APPLICATIONS.

"Cette famille d'adhésifs résistants a un large champ d'application, se réjouit Adam Celiz, également co-auteur.

Nous pourrons concevoir des pansements biodégradables qui se décomposeront après avoir accompli leur mission, voire de nouveaux moyens d'administrer les médicaments in vivo."

Une découverte qui réjouit Donald Ingberg, fondateur de l'institut Wyss de l'université de Harvard, où a été menée l'étude.

"Nous avons hâte de voir comment cette approche, inspirée par une simple limace, permettra le développement de nouvelles technologies d'aide à la chirurgie et à la cicatrisation".

D'ici là, la difficulté sera de passer aux essais cliniques chez l'homme.

Ce bioadhésif inspiré par la bave de limace va révolutionner la chirurgie
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:26

MÉMOIRE

ALZHEIMER : UN DIABÈTE DE TYPE 3?

Alzheimer : un diabète de type 3?



Dans Maladie d'Alzheimer, et s'il y avait un traitement ?, le Dr Michèle Serrand propose un régime alimentaire qui ralentit la maladie chez certains patients.

Ce régime cétogène (très pauvre en glucides) est basé sur une observation : le métabolisme du glucose du cerveau des malades est différent de celui des biens-portants.



Ce que montre l'imagerie médicale



Lorsque l’on observe l’activité du cerveau à l’aide d’appareils très complexes appelés Pet-scan, on s’aperçoit que chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, le métabolisme du glucose dans le cerveau est anormal:

il est ralenti par rapport à celui de personnes non atteintes.

Ce même type d’anomalie se retrouve chez des personnes prédisposées génétiquement à la maladie avant même l’expression clinique de la maladie.

On ne sait pas quel est le sens exact de cette observation: cause ou conséquence de la maladie ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un lien entre la maladie d’Alzheimer et la difficulté d’utilisation du glucose au niveau cérébral.

À la suite de cette observation, des chercheurs se sont logiquement demandé s’il n’y avait pas un lien entre maladie d’Alzheimer et diabète.

Ce que disent les études



Les études montrent que les personnes atteintes de diabète de type 2 ont 50 % de risque supplémentaire de développer une maladie d’Alzheimer par rapport aux non-diabétiques.

Des études sur des modèles de souris développant un diabète de façon spontanée ont montré le développement de lésions cérébrales du même type que celles de la maladie d’Alzheimer.

En 2005, une chercheuse, Suzanne de la Monte, professeur à l’hôpital de Rhode Island aux États-Unis, a observé que chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, les cellules cérébrales présentent une perte de sensibilité à l’insuline et que celle-ci s’aggrave avec la sévérité de la démence.

Les cellules neuronales deviennent en quelque sorte résistantes à l’insuline, ce qui explique qu’elles n’utilisent plus correctement le glucose.

Elle émet alors l’hypothèse que la maladie d’Alzheimer serait une forme de diabète du cerveau. La chercheuse parle de diabète de type 3.

Depuis, elle a été rejointe par d’autres chercheurs.

Alzheimermémoirediabète

MÉMOIRE ALZHEIMER : UN DIABÈTE DE TYPE 3 ?
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:21

La maladie d'Alzheimer affecte la façon dont le cerveau utilise le glucose;

Et le cerveau nécessite beaucoup d'énergie pour fonctionner correctement.

Le glucose, un type de sucre, est la principale source de carburant du cerveau.

De l'étude des scans du cerveau, les chercheurs ont établi que dans la maladie d'Alzheimer, les cellules du cerveau n'utilisent plus le glucose normalement, même s'il existe suffisamment de glucose disponible dans le corps.

Ce changement dans la capacité du cerveau à utiliser le glucose, connu sous le nom d'hypometabolisme du glucose, se produit le plus souvent dans les régions du cerveau impliquées dans la mémoire et la pensée.

L'hypometabolisme du glucose peut être l'un des premiers changements de cerveau qui surviennent dans la maladie d'Alzheimer, les années de début, parfois des décennies avant que les symptômes de la maladie apparaissent.

Alimentation du cerveau Alzheimer

Dans l'étude NOURISH AD, les médecins veulent apprendre si l'augmentation des cétones dans le corps avec un nouveau médicament expérimental peut aider la mémoire et les compétences de réflexion chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Les corps de la cétone sont le carburant de réserve naturel du cerveau



Les substances appelées corps de cétone peuvent également alimenter les activités du cerveau.

Lorsque la disponibilité du glucose est faible dans le corps, comme lors du jeûne, le foie produit naturellement des corps de cétone dans les magasins de graisse comme source de carburant alternative pour le cerveau.

Les corps cétone peuvent fournir jusqu'à 60% des besoins énergétiques du cerveau. Cependant, la production de corps de cétone du corps s'arrête lorsque l'alimentation normale reprend.

Le corps ne peut pas augmenter la production de cétone sans des changements de régime très stricts, difficiles à gérer et à long terme, en particulier pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Le médicament expérimental fournit des corps de cétone

Dans l'étude NOURISH AD, les médecins veulent apprendre si l'augmentation des cétones dans le corps avec un nouveau médicament expérimental peut aider la mémoire et les compétences de réflexion chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Vous voulez en savoir plus sur cette étude de recherche clinique?

Le NOURISH AD Trial est maintenant ouvert et recrute de nouveaux patients. NOURISH AD est une étude de recherche clinique évaluant la sécurité et l'efficacité d'un médicament expérimental pour la maladie d'Alzheimer légère à modérée.

Les bénévoles d'étude doivent respecter les critères suivants pour s'inscrire:

Être âgé de 66 à 90 ans

Avoir une maladie de l'Alzheimer légère à modérée ou une perte de mémoire

Demandez à un étudiant qui peut assister à des visites d'étude

D'autres critères s'appliquent

La participation à l'étude implique:

Tous les médicaments et consultations liés à l'étude spécifiques à l'étude seront gratuits et une compensation pour les voyages peut être disponible

Les participants peuvent continuer leurs médicaments antirétroviraux actuels

L'assurance maladie n'est pas nécessaire pour participer à cette étude

Les participants peuvent aider à favoriser un nouveau traitement potentiel pour la maladie d'Alzheimer légère à modérée

5 visites d'étude et 3 visites téléphoniques sur environ 7 mois

Tous les participants admissibles recevront soit un médicament d'étude soit un placebo pendant 26 semaines.

L'étude est aveugle, donc ni vous ni le personnel de l'étude ne savez ce que le participant prend.

Après l'achèvement de l'étude aveugle de 26 semaines, les participants auront la possibilité de participer à une étude de prolongation optionnelle de 26 semaines où tous les participants reçoivent un médicament d'étude

Les participants peuvent continuer à consulter leur médecin habituel lors de cette étude

L'article est parrainé par Accera, Inc.

Nourrir le cerveau: nouvelle approche de la maladie d'Alzheiler.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 07:31

Le métabolisme du glucose d'Alzheimer

Le corps utilise le glucose comme source d'énergie principale, mais le cerveau utilise plus de 60 pour cent de celui-ci.

Le corps et le cerveau utilisent deux ensembles différents de procédés chimiques à métaboliser le glucose.

Quand le cerveau est privé de glucose, ce qui peut être le cas avec le diabète non contrôlé, il peut devenir gravement altérée et endommagé.

Les experts médicaux croient problèmes avec le métabolisme cérébral du glucose sont parmi les signaux d'alerte précoce de la maladie d'Alzheimer.

Le métabolisme du glucose

le métabolisme du glucose dans le cerveau exige un processus complexe dans lequel le sucre est transporté dans le cerveau et transformé en une autre substance.

Il complète un ensemble de réactions chimiques et, finalement, est oxydé en dioxyde de carbone et de l'eau pour l'utilisation complète de celui-ci sous forme d'énergie.

Lorsqu'il n'y a pas assez de glucose ou quand il y a un problème de régulation dans le corps, les gens commencent à souffrir de déficience cognitive légère, tels que des problèmes avec le rappel et le traitement de nouvelles informations verbales.

Au fil du temps, cette condition peut empirer à l'ensemble des symptômes observés chez les patients atteints d'Alzheimer.



What Is Alzheimer?

La maladie d'Alzheimer est un trouble neurologique marqué par le déclin cognitif sévère, et il devient plus sévère au fil du temps.

Les Malades font plus que perdre des souvenirs, ils perdent le fonctionnement du cerveau.

La maladie d'Alzheimer est essentiellement diagnostiquée uniquement sur la mort et est marquée par la présence de plaques amyloïdes, ou collants, des amas et des enchevêtrements neurofibrillaires ou des passages tordus, dans le cerveau.

Dans le cerveau de la maladie d'Alzheimer, le métabolisme du glucose est diminuée de manière significative.

Heureusement, la TEP peut mesurer le cerveau qui ne traite pas correctement le glucose, de sorte que ces analyses peuvent être en mesure de diagnostiquer la maladie d'Alzheimer avant la mort et à ses tout premiers stades, peut-être bien avant qu'on n'atteingne un âge à haut risque pour la maladie.

Si vous cherchez la détection précoce?

Si vous avez eu le diabète précédemment incontrôlée, vous pouvez demander à votre médecin d'être testé pour la déficience cognitive.

En outre, la recherche suggère que si votre mère a la maladie d'Alzheimer, le métabolisme du glucose peut être le mécanisme précis par lequel le risque de la maladie augmente.

Dans les études, les gens qui avaient une mère avec la maladie d'Alzheimer ont eu une réduction beaucoup plus rapide dans l'utilisation du glucose dans les régions du cerveau les plus affectées par la maladie d'Alzheimer.

Plus de Low Blood Sugar

Le cerveau peut compenser les périodes temporaires de sucre dans le sang, comme quand vous le surmenage et que vous ne mangez pas assez.

Vous pouvez obtenir la tête légère, mais le cerveau récupère en envoyant plus de glucose dans le cerveau avec les transporteurs spéciaux.

Il détecte lorsque le glucose d'alimentation du corps est faible et crée plus de ces transporteurs.

Dans un cerveau diabétique, ce mécanisme ne fonctionne pas, et dans le cerveau de la maladie d'Alzheimer, il est gravement endommagé.

Une partie de la solution, par conséquent, peut contrôler son taux de glycémie.

Comment maintenir stable la glycémie

La recherche de la Columbia University Medical Center suggère que l'élévation du niveau de sucre dans le sang, un précurseur du diabète, sont en partie responsables de ces trous de mémoire, ce qui signifie la prévention du diabète peuvent jouer un rôle dans le fonctionnement mental.

L'exercice régulier pour aider à maintenir les niveaux de sucre dans le sang stable, même lorsque vous ne disposez pas de diabète, peut être un moyen pour aider à conjurer la mémoire diminue avec l'âge.

Le métabolisme du glucose dans la maladie d'Alzheimer.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 07:25

Amélioration cognitive à long terme après administration de Benfotiamine chez des patients atteints de la maladie d'Alzheimer.

Pan X, et al. Neurosci Bull. 2016.

À ce jour, nous manquons encore de thérapies modifiant la maladie pour la maladie d'Alzheimer (AD).

Ici, nous signalons que l'administration à long terme de la benfotiamine a amélioré la capacité cognitive des patients atteints d'AD.

Cinq patients atteints d'AD légère à modérée ont reçu une benfotiamine orale (300 mg par jour) pendant 18 mois.

Tous les patients ont été examinés par tomographie par émission de positons avec le composé B de Pittsburgh (PiB-PET) et ont présenté une image positive avec un dépôt de β-amyloïde et trois ont reçu une imagerie PiB-PET lors du suivi.

Les cinq patients ont présenté des améliorations cognitives telles qu'elles ont été analysées par le Mini-Mental Status Examination (MMSE) avec une augmentation moyenne de 3,2 points au mois 18 de l'administration de benfotiamine.

Les trois patients qui ont reçu un PET-PET de suivi ont eu une augmentation de 36,7% du taux moyen de valeur d'absorption standardisé dans le cerveau comparé à celui de la première analyse.

Il est important de noter que les scores MMSE de ces trois ont eu une augmentation moyenne de 3 points au cours de la même période.

La benfotiamine a considérablement amélioré les capacités cognitives des patients AD légers à modérés indépendamment de l'accumulation amyloïde du cerveau.

Notre étude fournit une nouvelle vision du développement de la thérapie modifiant la maladie.

PMID 27696179 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Vitamine B1:Amélioration cognitive à long terme après administration de Benfotiamine chez des patients atteints de la maladie d'Alzheimer.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 07:19

La thiamine et la benfotiamine empêchent la suppression induite par le stress de la neurogenèse de l'hippocampe chez les souris exposées à la prédation sans affecter les taux de thiamine diphosphate dans le cerveau.

Vignisse J, et al. Mol Cell Neurosci. 2017.

La thiamine est essentielle à la fonction cérébrale normale et sa carence entraîne une altération métabolique, des lésions spécifiques, des lésions oxydatives et une réduction de la neurogénèse de l'hippocampe chez les adultes (AHN).

Les précurseurs de thiamine avec une biodisponibilité accrue, en particulier la benfotiamine, exercent des effets neuroprotecteurs non seulement pour la carence en thiamine (TD), mais aussi sur des modèles de neurodégénérescence de souris.

Comme on sait que l'AHN est altérée par le stress chez les rongeurs, nous avons exposé les souris C57BL6 / J au stress des prédateurs pendant 5 nuits consécutives et étudié la prolifération (nombre de cellules Ki67 positives) et la survie (nombre de cellules positives pour BrdU) du nouveau-né Neurones immatures dans la zone subgranulaire du gyrus denté.

Chez les souris stressées, le nombre de cellules positives Ki67 et BrdU était réduit par rapport aux animaux non stressés.

Cette réduction a été empêchée lorsque les souris ont été traitées (200 mg / kg / jour dans l'eau potable pendant 20 jours) avec de la thiamine ou de la benfotiamine, qui ont récemment été trouvées pour prévenir les changements de comportement induits par le stress et la régulation positive de glycogène synthase kinase-3β (GSK-3β) Le CNS.

De plus, nous montrons que la thiamine et la benfotiamine contrecarrent la perte de poids induit par le stress et suppriment le comportement anxieux induit par le stress.

Les deux traitements ont induit une modeste augmentation du contenu cérébral de la thiamine libre tandis que le taux de thiamine diphosphate (ThDP) est restée inchangée, ce qui suggère que les effets bénéfiques observés ne sont pas liés au rôle de cette coenzyme dans le métabolisme énergétique.

Le stress du prédateur a augmenté la carbonylation des protéines de l'hippocampe, un indicateur du stress oxydatif.

Cet effet a été antagonisé à la fois par la thiamine et la benfotiamine.

En outre, en utilisant des cellules de neuroblastome de souris cultivées, nous montrons que, en particulier, la benfotiamine protège contre le stress oxydatif induit par le paraquat.

Nous supposons donc que les composés de thiamine peuvent agir en stimulant les défenses cellulaires antioxydantes, par un mécanisme qui reste à dévoiler.

Notre étude démontre, pour la première fois, que la thiamine et la benfotiamine empêchent l'inhibition induite par le stress de la neurogénèse hippocampique et des modifications physiologiques qui l'accompagnent.

Les données actuelles suggèrent que les précurseurs de thiamine à forte biodisponibilité pourraient être utiles comme traitement complémentaire dans plusieurs troubles neuropsychiatriques.

© 2017 Elsevier Inc. PMID 28506637 [PubMed - en cours]

Vitamine B1: La thiamine et la benfotiamine empêchent la suppression induite par le stress de la neurogenèse de l'hippocampe.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 07:11

Les progrès dans la gestion de la neuropathie diabétique.

Várkonyi T et al. Minerva Med. 2017.

Les auteurs examinent les progrès actuels dans la thérapie de la neuropathie diabétique.

Le rôle du contrôle glycémique et la gestion des facteurs de risque cardiovasculaire dans la prévention et le traitement des complications neuropathiques sont discutés.

En tant qu'autres options de traitement orienté pathogénéquement, les connaissances récentes sur la benfotiamine et l'acide alpha-lipoïque sont examinées de manière exhaustive.

L'acide alpha-lipoïque est un antioxydant puissant et les essais cliniques ont prouvé son efficacité dans l'amélioration des signes et symptômes neuropathiques.

La benfotiamine agit par l'activation de la transketolase et inhibe ainsi les voies alternatives déclenchées par l'afflux de glucose non contrôlé dans les cellules comprenant des voies de polyol, d'hexosamine, de protéine-kinase-C et la formation de produits finaux à glycation avancée.

Au-delà des formes supplémentaires de traitement causal, les choix de traitement symptomatique sont résumés.

Ce dernier est principalement représenté par les agents anticonvulsifs, la prégabaline et la gabapentine, ainsi que la duloxétine largement reconnue comme antidépresseur.

Enfin, les alternatives thérapeutiques non pharmacologiques sont résumées.

Les auteurs concluent que la thérapie combinée devrait être plus souvent suggérée à nos patients;

En particulier la combinaison d'agents pathogénétiques et symptomatiques.

PMID 28541026 [PubMed - en cours]

Association acide Alpha Lipoïque et Benfotiamine dans la prise en charge des neuropathies.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 07:02

Les patients en attente de greffe recevront-ils un jour des organes...de porc ?

L'idée peut paraître surprenante mais ces animaux présentent en réalité d'étonnantes similitudes avec l'homme quant à la taille et au fonctionnement de leur cœur, de leurs poumons ou de leurs reins.

Autre avantage de taille : il est facile de les élever en grand nombre en vue de greffes temporaires ou permanentes chez l'homme.

Mais outre la possibilité de rejet, la transplantation interespèce (nommée xénogreffe) se heurte également à plusieurs obstacles de taille dont le virus endogène porcin (PERV), un virus qui pourrait être transmis à l'homme.

Celui-ci pourrait notamment entraîner une immunodéficience et la création de tumeurs chez le receveur.

Publiée dans la revue Science le 10 août 2017, une étude internationale met cependant en lumière les résultats encourageants de l'entreprise eGenesis dans la création de porcs non porteurs du rétrovirus PERV.

Les ciseaux génétiques CRISPR/Cas9 pour retirer les "gènes PERV"



Le PERV est en réalité l'un des stigmates d'une précédente infection virale.

Présent sous forme d'ADN viral, il a été incorporé au sein même du génome du porc et se transmet ainsi au fil des générations.

Pour l'éliminer, les scientifiques ont tout d'abord prélevé le noyau d'une cellule œuf de porc et ont entrepris de découper l'ADN qu'il contenait avec la célèbre technique dite de CRISPR/Cas9.

Cette méthode permet aux scientifiques de modifier la séquence d'ADN qu'ils souhaitent en orientant une protéine ciseau Cas 9 grâce à une séquence guide.

En utilisant une séquence propre au PERV, l'équipe d'eGenesis est ainsi parvenue à découper et retirer les gènes propres au virus.

Les noyaux cellulaires ainsi modifiés ont ensuite été réimplantés dans des ovocytes prélevés chez une truie d'un abattoir chinois avant d'être introduits dans l'utérus d'une autre.

A la fin de l'expérience, les tissus de 37 cochons ont été testés et aucune trace du rétrovirus PERV n'a été découverte.

Les animaux semblent par ailleurs en bonne santé.

Pour autant, la transplantation cardiaque ne semble pas encore à l'ordre du jour.

Avant de passer aux expérimentations humaines, les chercheurs doivent d'abord lever les interactions toxiques entre les organes de porc et le sang humain.

Une étape décisive pour permettre toute xénotransplantation entre les deux espèces.

CRISPR 9 permet la greffe de coeur de porc chez l'homme. Nouvelle révolution à venir.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 06:09

Les insectes, indispensables à notre survie, sont en train de disparaître

À chaque personne sur cette planète correspond 1,4 milliard d'insectes et (presque) chacun d'entre eux nous est indispensable.

Lundi, 7 août

De Simon Worrall National Geographic

Les abeilles sont essentielles à de nombreuses cultures, dont celles d'amandes et de pastèques.

Chacun de nous a pour équivalent 1,4 milliard d'insectes.

Bien qu'un microscope soit généralement nécessaire pour les apercevoir, les insectes « sont aux manettes de l'univers », selon David MacNeal, auteur de Bugged (« Ces petites bêtes qui nous embêtent »).

De nombreuses espèces sont aujourd'hui menacées de disparaître.

Dans un entretien accordé à National Geographic, David MacNeal nous explique pourquoi leur disparition serait une catastrophe pour la vie terrestre et comment une abeille génétiquement modifiée pourrait sauver les ruches du monde entier, et notre alimentation.

Je pense que, comme moi, la plupart des gens voient les insectes comme... des insectes : d'ennuyeuses petites bestioles qui nous piquent, ruinent nos pique-niques...

Comment se fait-il qu'ils vous émerveillent tant ?

Pris au cas par cas, les insectes n'ont certes pas un grand intérêt, à moins que vous vous allongiez par terre ou que vous les observiez au microscope afin de constater leur complexité.

Mais ils sont la force invisible qui permet au monde entier de fonctionner.

Si les abeilles n'existaient pas, nous pourrions faire nos adieux aux amandes produites en Californie ou aux pastèques turques.

Les insectes rendent également des substances nutritives à la terre.

S'ils n'étaient pas là, la décomposition et les moisissures prendraient des proportions terribles.

Ces services qu'ils nous rendent passent inaperçus car les insectes sont si petits que nous les percevons souvent comme une nuisance.

Alors qu'en réalité, ils sont aux manettes de l'univers.







Selon vous, les insectes effectuent des tâches qui se comptent en milliards de dollars...

Mace Vaughan et John Losey, deux entomologistes, ont mené des recherches approfondies sur la contribution des insectes à l'économie américaine.

D'après le résultat de leurs recherches, elle s'élèverait à 57 milliards de dollars, sans compter la pollinisation.

La majorité de cette contribution provient de la faune, entretenue par les insectes qui sont à la base de la chaîne alimentaire et servent de nourriture aux poissons, aux oiseaux ou aux mammifères.

Les insectes antiparasitaires représentent un demi-milliard de plus.

Par ailleurs, il est impossible de quantifier le coût que représente la reconversion d'un cadavre ou la décomposition de la vie végétale.

Vous affirmez que 2 086 espèces d'insectes sont consommées par 3 071 groupes ethniques différents à travers près de 130 pays.

Pourriez-vous nous donner plus de détails sur ce menu mondial, et sur votre propre expérience au Japon ?

Au Mexique, on vend des « chapulines » (des criquets) dans des sacs de papier marron remplis d'épices.

Sur l'île de Bornéo, on mange des punaises et du riz agrémentées de piments et de sels cuisinées dans des tiges de bambous creuses.

Les chenilles sont très populaires en Afrique et sont une excellente source de zinc, de calcium, de fer et de potassium.

En Sardaigne et en Corse, on mange du « fromage qui pleure », le Casu Marzu, qui contient littéralement des asticots.

Au Japon, nous avons mangé dans trois restaurants, à Tokyo et à Shinjuku. Le premier proposait des chenilles de bambou qui semblaient clairement mortes depuis un bout de temps.

Je n'ai pas réussi à les avaler.

Une bonne gorgée de bière a été nécessaire pour les faire descendre.

Le second restaurant dans lequel nous sommes allés proposait un large éventail d'espèces d'insectes.

Parmi ceux-ci, il y avait un locuste mangeur de feuilles de riz.

Il était cuisiné avec du soja et avait une belle dorure ; à cause des feuilles de riz que mangeait l'insecte, il était croustillant et suivi d'une saveur d'herbes unique.

Je n'avais jamais goûté d'ingrédient comme celui-ci.

Les larves de guêpe avaient le goût des raisins blancs présents dans le couscous.

Elles étaient sucrées et éclataient dans la bouche.

Quand les chefs voient les insectes comme un ingrédient rempli de potentiel, ça donne des plats incroyables !

Les criquets sont consommés dans le monde entier.

Lors de cette dégustation d'insectes à Brooklyn, ils ont été servis frits.

Si les humains venaient à disparaître demain, il n'y aurait pas d'énormes conséquences sur la planète.

En revanche, la disparition des insectes pourrait être cataclysmique.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

La disparition des insectes est l'une des extinctions les plus étendues sur la planète.

Elle est terrifiante dans la mesure où on ne le remarquera que lorsqu'il sera trop tard.

Les circuits migratoires changent à cause du climat et les insectes permettent de constater ces modifications.

Dans les années 1960, un collectionneur s'est rendu dans les dunes d'Antioch, dans l'État de Californie, et a capturé des insectes.

Lorsque des scientifiques sont retournés sur les lieux quelques décennies plus tard, ils ont découvert que de nombreuses espèces avaient disparu avec les plantes qui les abritaient.

Ces créatures dépendent de plantes et de certains climats et températures, une capacité d'adaptation qu'elles ont développé au cours des dernières 400 millions d'années.

Il y a 20 ans, vous auriez pu voir un milliard de papillons monarques migrer vers le Mexique.

Selon les derniers chiffres, ils seraient 56,5 millions.

Afin de lutter contre leur déclin, l'administration Obama a collaboré avec l'organisme Fish and Wildlife Service, en charge de la gestion et de la préservation de la faune aux États-Unis, et a promulgué la création d'une route de migration du Texas au Minnesota.

Ils y ont planté des asclépiades, la plante hôte des monarques, dans l'espoir de quadrupler leur nombre d'ici à 2020.

Comme je suis un cynique optimiste, je pense que les insectes nous survivront... si nous n'avons pas complètement fichu en l'air la planète avant.

Fut un temps où les sangsues étaient utilisées dans la médecine.

Pourriez-vous nous expliquer la façon dont les insectes nous soignent de nos jours ?

Dans le cadre d'essais cliniques humains aux États-Unis et en Australie, une « peinture tumorale » à base du venin du scorpion appelé rôdeur mortel est étudiée.

Elle s'accroche aux tumeurs à la manière d'un aimant.

Des biologistes l'ont associé à des substances fluorescentes qui permettent de visualiser les tumeurs, devenues fluorescentes, directement dans le cerveau du patient plutôt que de se référer à un graphique d'IRM.

Les neurochirurgiens voient ainsi l'endroit exact qu'ils doivent retirer et ne coupent pas de cellules saines.

Dans certains cas, d'autres zones du cerveau s'éclairent, alors que le chirurgien aurait pu passer à côté d'une tumeur.

C'est la révolution de la neurochirurgie !



Les cafards, quant à eux, aident les scientifiques à résoudre la résistance aux antibiotiques.

Ils aiment la saleté : ils vivent dans les endroits les plus dégoûtants, alors qu'eux sont très propres.

Ils sont donc devenus résistants à de nombreuses infections.

Plutôt que de se pencher sur les plantes et les champignons pour concevoir de nouveaux traitements, les scientifiques commencent à étudier les insectes.

Les fourmis esclavagistes (Protomognathus americanus) volent les larves et les nymphes d'autres espèces pour renforcer les effectifs de leurs propres colonies.

E.O. Wilson a qualifié les fourmis champignonnistes de « derniers super-organismes terrestres ».

Parlez-nous de ces créatures fascinantes et de l'organisation de la société chez les fourmis qui reflète nos propres sociétés.



Nous pensions que la société des fourmis était organisée par classes.

Vous avez l'ouvrier, le soldat et, en haut de la pyramide, la reine.

Or, les entomologistes découvrent aujourd'hui que leur société repose principalement sur l'auto-administration et que les fourmis communiquent entre elles à une vitesse considérable.

Des fourmis se croisent le long d'un sentier, se font de petites tapes à l'aide de leurs antennes, comme une sorte de code morse :

« Nous devons aller de ce côté » ou «

Va par là si tu cherches de la nourriture ».

Deborah Gordon mène d'incroyables recherches sur une espèce de fourmis qui rampent le long des feuilles des arbres sur lesquels elles vivent.

Elle a découvert que lorsqu'une feuille venait à rompre, les fourmis coopéraient et la réparaient rapidement ; elles communiquent à une vitesse incroyable.

Nous pourrions ainsi étudier les moyens de réparer différents systèmes ou de schématiser le cerveau, et ainsi trouver leur lien.

Avec les abeilles, les dauphins et les humains, les fourmis sont parmi les êtres les plus intelligents de la planète.

Depuis l'Égypte ancienne, les abeilles produisent du miel.

Or, une crise mondiale appelée syndrome d'effondrement des colonies sévit actuellement.

Quelles sont ses causes ?

Pouvez-vous nous en dire plus sur le travail passionnant effectué actuellement au Royaume-Uni sur les « abeilles hygiéniques » ?

Le syndrome d'effondrement des colonies a tiré la sonnette d'alarme au milieu des années 2000.

Les entomologistes savaient qu'il y avait un problème avec les abeilles depuis la diffusion des acariens varroa à l'échelle mondiale dans les années 1980-1990.

L'origine de leur diffusion demeure quant à elle un mystère.

De nombreux scientifiques réalisent désormais que les causes se trouvaient sous leur nez pendant tout ce temps : les acariens varroa et les facteurs de stress issus des ruches transportées sur de longues distances pour la pollinisation, un phénomène fréquent aux États-Unis, qui l'est un peu moins au Royaume-Uni et en Europe.

Pour un scientifique, les acariens varroa pourraient être comparés à un rat attaché à votre corps qui aspirerait vos substances vitales.

Des travaux incroyables sont réalisés sur des « abeilles hygiéniques » à l'université de Sussex, en Angleterre.

L'évolution favoriserait naturellement les abeilles résistantes aux acariens varroa.

Dans le laboratoire de l'université, ils reproduisent donc cette caractéristique spécifique au moyen d'abeilles reines résistantes à ces bactéries.

De nombreux apiculteurs aux États-Unis et dans le monde entier sont à la recherche d'abeilles résistantes, ou « hygiéniques ».

Les scientifiques ignorent les causes du déclin du nombre de papillons monarques.

Votre périple s'est achevé sur l'île grecque d'Ikaria. Qu'est-ce qui vous y a amené ?

Dans quelle mesure l'écriture de ce livre a-t-elle changé votre vie ?

C'est une excellente question !

Je ne suis qu'un individu stupide et curieux.

Lorsque quelque chose titille ma curiosité, je le pourchasse jusqu'à la fin.

Quand j'ai entendu parler de cette variété de miel, auquel les villageois attribuent leur longévité (sur l'île d'Ikaria, il n'est pas rare que les habitants vivent jusqu'à 90 voire 100 ans), j'étais fasciné.

Leur miel s'appelle reiki, est aussi épais que le beurre de cacahuètes et est bourré de vitamines et de nutriments.

Bien entendu, d'autres facteurs expliquent la longévité des insulaires, comme leur sociabilité.

Lors des festivités annuelles du solstice d'été, ils se rassemblent dans leur village, jouent de la musique, boivent du vin et dansent en cercle, les bras joints.

L'amour est partout !

Ce voyage a été différent des autres.

Adolescent, j'étais cet imbécile qui pouvait vider une bouteille de Raid sur une araignée et me voilà en train de découvrir que nous sommes entourés de petites choses incroyables.

Désormais, je me promène le cou tendu vers le sol.

J'ai appris à m'arrêter, à observer et à savourer.

Nous ne sommes là que pour un court laps de temps ; il est donc réconfortant de savoir que d'autres éléments nous survivront pendant des millions d'années encore.

Cette interview a été éditée pour des raisons de longueur et de clarté.

Simon Worrall est le conservateur de Book Talk. Retrouvez-le sur Twitter ou sur simonworrallauthor.com.

Les insectes, indispensables à notre survie, sont en train de disparaître.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 21:46

Se transformer en OGM avec l'objectif de rajeunir, c'est la déroutante expérience menée depuis 2015 par l'américain Brian Hanley, fondateur de l'entreprise de microbiologie Butterfly Sciences.

Ce professeur en microbiologie s'est ainsi volontairement fait injecter de l'ADN modifié, persuadé de tenir la piste d'un traitement anti-âge.

Se choisir comme cobaye avait un triple intérêt, comme il le raconte sur le site du MIT Technology Review :

"Je voulais le prouver, je voulais le faire pour moi et je voulais faire des progrès".

A terme le chercheur entend bien rallonger sa durée de vie, augmenter son endurance et retrouver sa force d'antan.

S'injecter de l'ADN dans la jambe avant de l'électrocuter

Titulaire d'un doctorat en microbiologie, Brian Hanley a créé sur ordinateur la molécule d'ADN dont il avait besoin.

A l'intérieur : des copies d'un gène responsable de la sécrétion par le cerveau d'une hormone nommée GHRH pour hormone de libération de l'hormone de croissance.

Prenant naissance dans l'hypophyse, cette molécule est notamment impliquée dans le système immunitaire et la croissance mais disparaît progressivement avec l'âge.

Passant commande à un laboratoire privé pour la modique somme de 100 000$ (environ 85 000€), le scientifique a ensuite reçu les molécules d'ADN conçues par ses soins.

A partir de l'été 2015, il s'est ensuite résolu à se les faire régulièrement injecter dans la cuisse gauche par l'intermédiaire d'un chirurgien esthétique basé à Davis, en Californie.

Une fois l'opération réalisée, Brian Hanley a alors placé des électrodes sur sa jambe gauche dans le but de lui délivrer une décharge électrique.

Du nom d'électroporation, cette technique est connue en microbiologie comme l'explique Marie-Pierre Rols, chercheuse à l'institut de pharmacologie et de biologie structurale (IPBS) de Toulouse :

« La technique consiste à appliquer des impulsions électriques calibrées sur des cellules.

Elle permet de perméabiliser les membranes en créant des pores afin d'y faire entrer des molécules d'intérêt comme de l’ADN ou des médicaments anticancéreux. ».

Cette technique est notamment utilisée en médecine comme le précise la scientifique : "Cela marche très bien pour le traitement de cancers cutanés, 10.000 patients ont ainsi été traités en Europe cette année".

L'un des avantages à la création de pores consistant à : « [...] faire rentrer des quantités extraordinaires [de médicaments cytotoxiques] qui ne pourraient pas rentrer normalement ».

Mais le système immunitaire de l'organisme ne devrait-il pas rejeter ces intrusions ? "

Les molécules qu’on incorpore localement sont des molécules nues sans vecteurs chimiques ou viraux et l’organisme ne les rejette pas.

Les plasmides [ndlr : molécules d'ADN circulaires] sont produits selon des normes précises." précise la chercheuse.



Interrogée sur le cas précis de l'expérience de Brian Hanley, Marie-Pierre Rols se montre plus mitigée :

"Je reste très perplexe sur les perspectives de l’utilisation de l'électroporation dans ce contexte. Le vieillissement est un processus naturel qui fait intervenir de nombreux mécanismes; vouloir le stopper en injectant de l'ADN est pour le moment utopique !" explique la chercheuse.

De plus, poursuit-elle : "Electrotransférer des petites molécules dans les cellules tumorales chez les patients c'est très facile et cela marche très bien.

Mais le faire avec des macromolécules (comme l'ADN) est bien plus complexe". Reste enfin un dernier point évoqué par Marie-Pierre Rols : l'expression des gènes.

En effet, il ne suffit pas d'injecter une séquence d'ADN dans une cellule, pour la voir ensuite produire les molécules correspondant à ce code.

"La régulation de l'expression de l'ADN pose encore un problème.

Elle varie d'un organe à un autre et doit être parfaitement contrôlée" analyse-t-elle.

Le début des êtres humains génétiquement modifiés ?

Brian Haley n'est pas le premier à s'auto modifier génétiquement. En septembre 2015, Elizabeth Parrish, présidente de l'entreprise BioViva dont l'une des spécialités est la thérapie cellulaire, s'était elle même livrée à un traitement génétique créé par son entreprise.

Une expérience qualifiée de succès le 23 avril 2016 selon le site web de l'entreprise et qui aurait permis selon elle de rajeunir ses cellules de vingt ans.

Malgré tout, ces deux expériences n'ont pas encore fait l'objet de publications scientifiques dans des revues reconnues et à l'heure actuelle, rien ne permet d'attester avec certitude de l'obtention de résultats concrets.

Lutter contre le vieillissement par injection d'ADN modifié . Est-ce possible ?
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