Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 16:14

Sport : l'interval training, ou entraînement fractionné, pour rester jeune

 

L'entraînement fractionné, ou HIIT (pour high-intensity interval training), limite le vieillissement au niveau cellulaire. Ce type d'exercice favorise la synthèse de protéines qui servent à la production d'énergie, ce qui ralentirait le vieillissement cellulaire.

Le sport en général est reconnu pour combattre les risques liés à l'âge. Mais l'entraînement fractionné de haute intensité (HIIT) serait-il la nouvelle fontaine de jouvence des cellules ? L'entraînement HIIT consiste à faire de courtes périodes d’exercice intense associées à des activités plus modérées : par exemple un sprint de 30 secondes au milieu d'un jogging plus tranquille. Les exercices aérobies favorisent les enzymes oxydatives des mitochondries, les usines énergétiques des cellules.

L'équipe la Clinique Mayo de Rochester (Minnesota) a travaillé avec des hommes et femmes, d'une part des jeunes adultes, âgés de 18 à 30 ans, et d'autre part des seniors, âgés de 65 à 80 ans. Les participants ont été répartis en trois groupes, où les âges étaient mélangés, chaque groupe suivant un type d'entraînement différent sur trois mois.

Comme expliqué sur CNN, un groupe suivait un entraînement HIIT avec, pendant trois jours par semaine, du vélo, où les séquences intenses étaient entrecoupées de périodes de pédalage plus tranquille ; deux autres jours dans la semaine, les participants marchaient à un rythme modéré sur un tapis d'entraînement. Un groupe suivait un entraînement de résistanceciblant les muscles deux jours par semaine. Et le dernier groupe combinait du vélo (de manière moins intense que dans le groupe HIIT) et soulevait des poids (moins souvent que dans le groupe qui travaillait sa force), cinq jours par semaine. Cet exercice combiné visait à associer les bénéfices d'un entraînement aérobie et d'un entraînement de résistance.

Les résultats sont présentés dans un article paru dans Cell Metabolism.

 

L’entraînement HIIT améliore la santé des seniors

En analysant les données, les chercheurs ont trouvé que toutes les formes d'exercice amélioraient la forme et la sensibilité à l'insuline, limitant ainsi le risque de diabète. Tous les exercices favorisaient la musculature, mais l'entraînement de résistance était le meilleur pour accroître la massemusculaire et améliorer la force, qui décline généralement avec l'âge.

Au niveau cellulaire, l'exercice HIIT apportait le plus de bénéfices. Les biopsies des muscles des participants ont révélé que l'exercice stimulait la production de protéines mitochondriales et de protéines responsables de la croissance musculaire. L'entraînement HIIT permettait une meilleure augmentation de la transcription de gènes, en particulier chez les seniors.

D'après Sreekumaran Nair, un des auteurs de cette étude, les résultats ont montré que « l'augmentation substantielle de la fonction mitochondriale qui s'est produite, surtout chez les personnes âgées, est due à l'augmentation de l'abondance de protéines du muscle ». L'action de ce type d'exercice sur les mitochondries pourrait expliquer ses bénéfices sur la santé.

Cet entraînement était aussi celui qui améliorait le mieux la sensibilité à l'insuline.

Interview : la génétique pourrait-elle inverser le vieillissement ? Ralentir le vieillissement, voire l’inverser, voilà ce que pourrait offrir la génétique dans les années à venir. Mais où en est actuellement la recherche sur ce sujet ? Futura-Sciences a interviewé Vera Gorbunova, chercheuse en biologie, lors de son allocution à TEDxCannes, afin d’en savoir plus.

 

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:04

PNDS Lyme et MVT

En décembre 2014, le Haut Conseil de la Santé Publique a publié un rapport sur la borreliose de Lyme, explicitant clairement la polémique qui oppose deux écoles dans la prise en charge des maladies vectorielles à tiques (MVT) au stade chronique, à savoir :

d’une part l’IDSA (Infectious Diseases Society of America) dont les thèses sont reprises en France par la Société Française de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) et la conférence de consensus de 2006,

et d’autre part l’ILADS (International Lyme And Associated Diseases Society) dont les thèses sont reprises en France en particulier par la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT).

Les malades sont pris en otage par cette controverse qui n’est toujours pas clarifiée à ce jour.

Entre décembre 2014 et juin 2016, environ 55 questions sur la maladie de Lyme ont été régulièrement posées par des Parlementaires à la Ministre de la Santé, des parlementaires régulièrement sollicités par des malades en errance médicale.

Suite à la publication du rapport du HCSP sur la borreliose de Lyme en décembre 2014, aucune recommandation préconisée par ce rapport (en particulier sur la recherche) n’a été mise en œuvre par le Gouvernement.

Une seule recommandation du rapport du HCSP a cependant été mise en œuvre, non pas par le gouvernement, mais par les associations de malades : « Les associations de patients sont ainsi devenues des acteurs « incontournables » des politiques de prévention et de soins.

On ne voit pas pourquoi les associations de malades pour la lutte contre les maladies à tiques feraient exception à la règle, à condition, bien sûr, que ces associations acceptent de se professionnaliser et de coopérer avec les instances consultatives dans le cadre de règles définies

» Ainsi, en septembre 2015, trois associations, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, se sont fédérées pour créer la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), et en janvier 2016, la FFMVT s’est dotée d’un conseil scientifique.

En juin 2016, quatre associations (France Lyme, Lympact, Le Relais de Lyme et Lyme sans Frontières) ont été convoquées au Ministère pour aborder le sujet de la prévention, sur la base du rapport du HCSP de 2010 sur la prévention de la maladie de Lyme (Mieux connaître la borréliose de Lyme pour mieux la prévenir).

Voici un extrait de notre compte rendu : « Nous regrettons qu’il ne soit pas fait référence, dans le plan d’action national à venir, au rapport du HCSP de 2014 qui élargissait le débat sur la maladie de Lyme aux co-infections, volontairement ignorées, à tort, dans la conférence de consensus de 2006.

Nous demandons au Ministère d’y intégrer la mise en œuvre des recommandations du rapport du HCSP de 2014, ainsi que l’élaboration de nouvelles recommandations dans la prise en charge thérapeutique du syndrome polymorphe persistant post-piqûre de tique (SPPT dans la dénomination du rapport de 2014).

» En juillet 2016, dans « l’Obs », plus de 100 médecins lancent un appel d’urgence au Gouvernement face au scandale sanitaire qui s’annonce avec la maladie de Lyme.

En juillet 2016, la société française de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) présente sa contre argumentation sur les maladies vectorielles transmises par les tiques en se centrant uniquement sur l’agent pathogène borrelia, dans la logique de la conférence de consensus de 2006 défendue par la SPILF et qui mettait délibérément de côté la problématique des coinfections (pourtant reconnue par de nombreux infectiologues).

La SPILF admet néanmoins qu’il serait peut être utile de mettre en œuvre les recommandations du rapport du HCSP de décembre 2014 :

« En écho aux recommandations du HCSP, la SPILF soutient et s’implique dans les projets de recherche visant à identifier un groupe de patients présentant des signes cliniques persistant après morsure de tique afin de rechercher chez eux d’autres agents pathogènes éventuellement transmis par les tiques (autres espèces de Borrelia ou infections par Bartonella, Anaplasma etc.,) et faire bénéficier à ces patients de bilans exhaustifs standardisés pour envisager tous les diagnostics différentiels ».

Rappelons que le Plan Lyme fait état de la présence d’au moins 57 agents infectieux retrouvés dans une tique, sans que l’on sache s’ils sont tous pathogènes ou non.

Au terme de son communiqué, malgré la reconnaissance de la problématique des coinfections, la SPILF considère cependant qu’il n’est pas justifié de réviser la conférence de consensus de 2006.

Le 29 septembre 2016, le gouvernement présente enfin aux associations un projet de Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques.

La FFMVT a rendu ses propres propositions.

En janvier 2017 s’est tenu, en présence des quatre associations précédentes et du Droit de Guérir, le premier comité de pilotage du protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) Lyme et MVT qui devrait être publié en juillet.

Ce PNDS doit être piloté conjointement par la HAS et la SPILF (c’est-à-dire par une société savante opposée à la révision du consensus de 2006).

L’objectif d’un PNDS est « d’expliciter aux professionnels concernés la prise en charge diagnostique et thérapeutique optimale actuelle et le parcours de soins d’un patient atteint d’une maladie rare donnée. Il a pour but d’optimiser et d’harmoniser la prise en charge et le suivi de la maladie sur l’ensemble du territoire ».

A cet effet, un groupe de travail multidisciplinaire doit être constitué. Il est constitué de 21 professionnels de santé et de trois représentants d’association d’usagers.

Les discussions autour du stade primaire de la maladie de Lyme ne poseront pas de problèmes puisqu’il y a un consensus sur la démarche thérapeutique, même si cette démarche est loin d’être connue par la plupart des médecins :

cela nécessitera une information claire et une formation approfondie des médecins autour de sujets en pleine mutation qu’ils maîtrisent mal.

Le problème principal concernera la prise en charge des formes tardives des maladies vectorielles à tiques et du SPPT (syndrome polymorphe persistant après piqûre de tiques). France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, attendent de ce PNDS un dialogue ouvert et un véritable débat dans le respect d’une procédure contradictoire entre les tenants du consensus de 2006 (la SPILF) et la position de la FFMVT (qui s’inscrit dans le courant de l’ILADS).

Pour ce faire, afin d’avoir une représentation équilibrée entre les deux écoles de pensée, et afin qu’aucun conflit d’intérêt intellectuel ne puisse être évoqué, une liste d’experts appartenant à la FFMVT et à son conseil scientifique a été proposée pour porter les positions de l’ILADS.

La première réunion de ce groupe de travail est prévue le 21 mars 2017.

La composition exacte du groupe de travail ne sera pas connue avant cette date.

Comme l’ILADS tient son congrès annuel à Paris les 19 et 20 mai 2017, conformément à la procédure de consultation/participation prévue par l’HAS dans son guide méthodologique, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme ont demandé à l’HAS de tenir une réunion restreinte sur ce week end entre 2 ou 3 représentants de la SPILF et deux ou trois médecins de l’ILADS (en particulier un allemand et un américain), en présence du Pr Perronne, et du chef de projet du PNDS, le Pr Salomon.

Dans l’intérêt des malades, et pour une réelle prise en charge des maladies vectorielles à tiques et du SPPT, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, appellent tous les acteurs de ce groupe de travail à faire preuve d’ouverture pour avancer vers un nouveau consensus.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 23:17

Nouvelles recommandations sur H Pylori Pr Christian Perronne

07 mars 2017

Le blog du Pr Christian Perronne – Infectiologue

Le Groupe d’Etude Français des Helicobacter (GEPH) met en ligne ses nouvelles recommandations sur le traitement de l’infection à Helicobacter pylori (Hp).

« On peut traiter d’emblée Hp sans fibroscopie préalable », souligne le Pr Perronne.

Ceci après avoir réalisé un test à l’urée C13 ou une sérologie Hp.

Les recommandations laissent le choix entre deux quadrithérapies, l’une comportant un comprimé contenant du bismuth (Pylera®Aptalis), l’autre associant quatre médicaments isolés, dont l’amoxicilline. « En cas d’allergie à la pénicilline, seule l’association contenant du Pylera® est donc recommandée », note le Pr Perronne.

La durée du traitement est de 10 jours avec la quadrithérapie bismuthée, et de 14 jours avec la quadrithérapie non bismuthée.

La posologie du Pylera® est de trois gélules quatre fois par jour, matin midi et soir, et avant le coucher avec un grand verre d’eau. « Un IPP doit toujours être associé au Pylera® » rappelle le Pr Perronne, en suggérant l’oméprazole 20 mg matin et soir. « Le Pylera® est contre-indiqué chez les femmes enceintes, les enfants de moins de 12 ans, et les insuffisants hépatiques et rénaux », indique-t-il par ailleurs.

S’agissant de la quadrithérapie non bismuthée, elle associe l’amoxicilline (1g matin et soir), le métronidazole (500 mg matin et soir), la clarithromycine (500 mg matin et soir), et un IPP, ésoméprazole (40 mg matin et soir) ou rabéprazole (20 mg matin et soir). Après traitement, l’éradication d’Hp doit être contrôlée par un test à l’urée marqué au C13.

Ce test détecte l’activité de l’uréase de Hp. Il doit être réalisé après au moins un mois sans antibiotique, et deux semaines sans IPP.

Le Pr Perronne rappelle que la prescription du test suppose deux ordonnances, l’une destinée à la pharmacie, l’autre au laboratoire, mentionnant « le recueil et l’analyse de l’air expiré ».

Si le test est négatif, Hp est à priori éradiqué. « Cette éradication est dans notre pays, habituellement définitive, les recontaminations étant exceptionnelles », indiquent les recommandations.

Si le test est positif, il faut refaire une cure avec la quadrithérapie qui n’a pas encore été employée – sauf cas d’allergie à la pénicilline. Après ce second traitement, on refait un test à l’urée.

Et c’est seulement si le test reste positif après deux lignes de traitement (ou une seule ligne par Pylera® en cas d’allergie à la pénicilline), que l’on s’oriente vers la fibroscopie gastro-duodénale, avec biopsie, isolement et mise en culture de Hp, et réalisation d’un antibiogramme qui permettra d’adapter le traitement en fonction d’éventuelles résistances.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 20:20

Pr C. Perronne : 'Des médecins voudraient traiter les malades de Lyme, mais ils ont prur"

Pr C. Perronne : 'Des médecins voudraient traiter les malades, mais ils ont peur' Petit point sur la maladie de Lyme, cette infection bactérienne transmise par la tique, avec l'un des grands spécialistes de cette maladie.

Le professeur Perronne dénonce depuis des années le déni autour de la chronicité de la maladie de Lyme.

Le professeur Perronne dénonce depuis des années le déni autour de la chronicité de la maladie de Lyme.

Le chef de service en infectiologie à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, et ancien vice-président d’un groupe de travail sur la vaccination à l’Organisation mondiale de la Santé, lutte pour faire reconnaitre l’existence d’une forme chronique de la #Maladie de Lyme, afin que les protocoles de soins soient revus.

Est-il vrai que les médecins sont peu formés sur cette maladie ?

Pendant 30 ans, on a appris aux médecins que la maladie de Lyme était facile à diagnostiquer, que les tests étaient fiables et qu'elle était guérissable en 15 jours.

Et c'est ce qui est encore enseigné dans les facultés de médecine !

Les recommandations de l'Infections Diseases Society of America ont fait la loi dans le monde entier.

L'IDSA a été lâché par le gouvernement américain il y a un an. Les recommandations de l'International Lyme And Associated Diseases Society, qui reconnait la chronicité de la maladie, et qui donne des lignes directrices pour diagnostiquer et traiter la maladie sont désormais sur le site officiel, mais ce n'est pas appliqué partout.

Le lien entre maladie de Lyme et #Autisme a-t-il été prouvé ?

Il n'y a pas de certitudes puisqu'aucun test n'est fait, mais ce qui est sûr c'est que certains autistes ont la maladie de Lyme.

On sait de plus que les bactéries présentes dans leurs intestins sont différentes et que des mamans d'enfants autistes avaient des problèmes infectieux pendant la grossesse. Je connais des médecins qui améliorent la vie des jeunes autistes avec des anti-infectieux : les résultats sont spectaculaires dans certains cas !

Comment expliquer ces réticences ?

Ce sont des blocages psychologiques de remise en cause.

Les spécialistes n'acceptent pas que les maladies peuvent être infectieuses. Ils sont dans le déni.

L'esprit scientifique serait pourtant de faire des études, des tests.

Pour la première fois cette année, une demande de protocole de recherche a été acceptée. Pour quelle raison ?

Sans doute à cause de l'agitation médiatique. Les témoignages ont fait basculer de nombreux journalistes.

Quand on voit le coût pour la Sécurité sociale, c'est hallucinant !

Alors qu'on pourrait soigner beaucoup de malades en quelques semaines ou quelques mois.

La Haute autorité de santé doit réunir un groupe de travail pour parvenir à un texte consensuel sur la démarche diagnostique et les traitements.

J'espère qu'on va y parvenir.

L'Allemagne est-elle plus avancée sur le sujet ?

Les Allemands sont plus libres dans leurs pratiques.

Contrairement à la France, les médecins font ce qu'ils veulent.

Dans l'ensemble, ils font du bon travail, mais le problème est que ça coûte cher. Les patients français ne sont pas remboursés.

Que préconisez-vous ?

Les test actuels ne sont pas fiables.

Je demande aux autorités de mettre des experts autour d'une table et de regarder les meilleurs technologies.

Ceux qui expliquent que les guérisons sont dues à l'effet placebo, c'est se moquer du monde ! Il y a des malades paralysés ou en fauteuil roulant.

Si un hystérique veut se trouver des symptômes, il rendra visite à plusieurs médecins.

Or, la première chose que les malades de Lyme font, une fois guéris, c'est s'occuper d'eux, de leur famille et de quitter les associations.

On ne les revoit plus sur les blogs : les succès ne sont jamais évoqués.

Peut-on guérir de la maladie de Lyme ?

On peut guérir de cette maladie mais il faut associer des antiparasitaires aux antibiotiques sinon les risques de rechutes sont grands.

La guérison dépend aussi du système immunitaire.

On essaye de travailler avec l'Inserm pour suivre sur le long terme les malades, mais il n'y a rien eu pendant 40 ans, c'est dramatique.

En 30 ans, on sait que les tests ne sont pas bons, les experts l'ont écrit dans des publications mais ça n'inquiète personne, c'est gravissime !

On envoie les malades en psychiatrie et les médecins qui y croient se font taper dessus ou sont radiés. Beaucoup voudraient traiter les malades mais ils ont peur.

Tant qu'il n'y aura pas de message officiel, ça ne changera pas…

 

Julie Philippe Actualisé le:13/03/2017

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:08

Une étude américaine, publiée en 2015 dans la revue Arthritis and Rheumatology, a vérifié si la fibromyalgie était plus fréquente chez les personnes ayant contracté la maladie de Lyme.

Des études précédentes, menées de 1990 à 1993, avaient suggéré cette possibilité, mais elles avaient été menées avant l'arrivée des tests diagnostiques actuels pour la maladie de Lyme. Gary P. Wormser, du New York Medical College, et ses collègues ont mené cette étude avec 200 personnes qui s'étaient présentées, entre 1991 et 2000, dans une clinique médicale avec un érythème migrant caractéristique de la maladie de Lyme, chez qui la maladie a été confirmée par des tests de laboratoire et qui ont été traitées par antibiotique.

Elles ont été suivies à long terme, une fois par année.

Entre 2011 et 2013, les 100 personnes qui participaient toujours à l'étude ont été évaluées pour la fibromyalgie en utilisant les anciens critères diagnostiques (1990) qui incluent les 18 points sensibles à la pression ainsi que les nouveaux critères (2010-2011) de l'par l'American College of Rheumatology (ACR).

Une seule de ces personnes rencontrait les critères de la fibromyalgie, ce qui représente une prévalence consistante avec celle de la population générale, notent les chercheurs.

Au moins 24 % des participants avaient eu un second épisode de maladie de Lyme avec érythème migrant précoce durant cette période, suggérant que les épisodes répétés ne déclencheraient pas fréquemment la fibromyalgie, soulignent les chercheurs. 8 participants sur 81 qui ont été suivis pendant au moins 1 an avaient des symptômes inexpliqués de fatigue, de douleurs articulaires et de troubles cognitifs lors de leur dernière visite, 5,6 ans en moyenne après le diagnostic de maladie de Lyme.

D'autres chercheurs ont cependant fait remarquer que le symptôme post-traitement de douleur musculo-squelettique chez les personnes atteintes de la maladie de Lyme est souvent migratoire et asymétrique, impliquant principalement les membres ; alors que dans la fibromyalgie, la douleur est plus généralement répandue dans tout le corps et symétrique.

Il est toutefois important de souligner, ajoutent les chercheurs, que cette étude a été réalisée avec des personnes qui ont été rapidement diagnostiquées et traitées et qui ont été formellement évaluées pour la fibromyalgie une décennie plus tard.

Elle ne peut donc exclure que les symptômes de fibromyalgie se soient développés puis résorbés au cours de cette période et surtout, elle ne permet pas de déterminer s'il existe un lien entre la maladie de Lyme non diagnostiquée et traitée rapidement et la fibromyalgie.

La question demeure donc (presque) entière. Les infections, bactériennes ou virales, sont de façon générale considérées comme un facteur déclenchant possible dans certains cas de fibromyalgie.

Psychomédia avec source : Arthritis and Rheumatology.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 15:53

Rickettsia & Cancer .. Nouvelle vie et espoir

Salut,
 
Ce n'est pas très souvent que je tende la main pourdemander de l'aide.

Je ne sais pas si vous pouvez m'aider ... Je veux faire quelque chose en échange de ce que mon mari a fait pour moi. Il a eu raison pendant que de mon côté je suis face à la porte de la mort. Et c'est arrivé deux fois...


L'espoir et la positivité dans nos vies est une bénédiction. Mon mari, mes enfants ne savent pas que je fais cela.

Voici mon histoire:


Mon nom est Teresa, je suis une maman de 44 ans de deux beaux enfants adolescents et la femme de mon mari avec une histoire d'amour depuis 20 ans.


Nos temps difficiles ont commencé en Sept 2011 quand j'ai eu une maladie des tiques appelée infection à Rickettsie via une tique qui a paralysé ma tête.

Durant 3-4 mois de ma vie, je ne me souviens de pas grand-chose.

J'ai été incapable de marcher, de me concentrer et de faire mes activités quotidiennes normales.

Ma vie a changé instantanément et d'une fille en bonne santé, saine et active, je me suis retrouvée à être alitée et vivre beaucoup de douleurs depuis de nombreux mois, et encore maintenant au fil des ans.

L'infection par Rickettsial a affecté lecôté gauche de mon corps avec des lésions nerveuses et a causé une fatigue chronique.


J'étais à l'hôpital avec beaucoup de douleurs, (hypersensibilité du toucher), ne pouvait pas marcher / ne pouvait pas être touchée, essayant de me contrôler.

J'ai été aidée par un neurochirurgien et mon médecin généraliste pendant 2 ans.

Je continue à lutter quotidiennement avec la douleur nerveuse et la fatigue.

On m'a dit qu'après deux ans, si la sensation ne revient pas, ce sera probablement jamais le cas.

Mon bras gauche se sent comme si j'avais été roulée à terre par un camion et souffrait au plus mal de mes jambes.

C'était difficile à expliquer et je n'étais pas au courant qu'une tique pouvait causer tant de dommages à ma vie. Je ne pouvais plus travailler.

Pendant le processus de récupération, j'ai trouvé une tuméfation dans mon sein gauche.

Après le suivi immédiat et les résultats des tests, j'ai été diagnostiquée avec le cancer du sein invasif le 19 Novembre 2013.

C'était une montagne russe volcanique qui venait par dessus la douleur nerveuse et la fatigue chronique que j'ai combattues chaque jour.


Chirurgie, chimio, rayonnement ont suivi, et 2014 a été une année de traitement intense.

J'ai été soignée très bien à hôpital de GC et reconnaissante pour l'aide qu'ils m'ont donnée pour dépasser les jours les plus sombres de ma vie.

Avec la famille et les amis nous soutenant à travers tout ceci aussi.


Honnêtement, je n'ai jamais pensé que je le ferais, et il y avait des fois où j'étais sans dessus dessous.


Pendant la chirurgie, ils avaient trouvé que le cancer s'était propagé à mes ganglions lymphatiques sous mon bras gauche, et mon mari m'a dit que je n'avais pas beaucoup de choix, autre que de faire les 6 mois de chimiothérapie, cinq semaines de radiothérapie et 5 ans d'hormonothérapie.

Pendant la chimio, j'ai commencé à avoir une neuropathie et un engourdissement péri-palal de mes pieds et mes mains.

La marche était difficile.

La respiration était difficile et beaucoup de symptômes quotidiens étaient difficiles à vivre, la chimio a été arrêté en novembre 2016.

Heureusement aujourd'hui, la douleur dans les doigts et les orteils a été réduite de beaucoup, mais malheureusement, la sensation ne pas revient pas complètement.

Mon mari avec qui je vis depuis que nous avions 18 ans, était incapable de travailler pendant que j'avançais dans le traitement. J'avais besoin de lui comme mon "soignant" ... J'ai été incapable d'aller aux toilettes / douche et assez souvent il y avait des jours où je ne pouvais pas manger ou boire.

Finir à l'hôpital, dans un endroit effrayant. Il y a tellement de gens qui traversent cela, je me sens tellement de compassion pour la lutte qu'ils doivent faire pour faire face chaque jour.
 
Mon traitement de chimiothérapie et de radiothérapie est terminé.

C'est maintenant que vraiment ce qui m'a frappée durement:  passer au traitement hormonal.

Je suis encore une fois effrayé et accrochée à l'espoir positif.

J'ai eu de bons résultats, cette tuméfaction était bénigne.

J'ai ensuite eu une hystérectomie complète présentée comme un préventive et pour garder la tranquillité d'esprit.

Malheureusement, il y a un autre endroit suspect pour lequel je suis surveillée de très près, pour le moment.

Prier pour avoir de bons résultats.
 
Je continue à dire "NOUVELLE VIE, NOUVEL ESPOIR", et c'est là.

Je me sens tellement impuissante de ne pas pouvoir retourner travailler pour encore aider mon mari en échange de ce qu'il a fait pour moi et pour nos deux beaux enfants.

À ce stade, il y a la position du NED (Pas de preuve de la maladie= rémission) dans mon corps.

Je suis une survivante du cancer !


Pour financer un traitement intense, nous avons vendu notre belle maison que nous avions construite et dans laquel nous avions vécu pendant 10 ans, car nous ne pouvions plus nous le permettre.

Nous allions à des églises pour la nourriture, et assez souvent ma maman nous a apporté de la nourriture pour passer la semaine.


Les parents de mon mari sont venus pour nous aider beaucoup chaque semaine.

Nous sommes toujours très reconnaissants.

Après que nous ayons vendu notre maison, nous avons loué une petite maison pour vivre à long terme pendant que nos enfants vont au lycée.

Tout en passant par la chimiothérapie et la radiothérapie, notre location a été mise en vente, ce qui était très stressant pour nous.

J'ai passé des mois à chercher et à demander quelque chose pour nous permettre de vivre. Et elle a finalement été vendue. J'aurais aimé que nous ayons connu nos droits de parler et de faire face. C'était si troublant pour nos enfants. Nous avons alors finalement trouvé un endroit pas trop loin pour y vivre ....

 

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 22:26

EXCLUSIF. Deux documents sous scellés que s'est procurés le JDD suggèrent que l'instruction sur le médicament est incomplète.

Servier veut faire reconnaître la responsabilité de la police sanitaire

Et partager la facture avec l'Etat.

Cela fait plus de six ans que la justice enquête sur le scandale du Mediator. (Sipa)

Le diable se cache dans les détails.

En l'occurrence, au verso d'un document oublié dans les sous-sols du palais de justice de Paris.

Le 22 septembre 1999, à 10h30, une fonctionnaire de l'Agence du médicament reçoit un appel du professeur Bechtel.

Ce pharmacologue a été chargé l'année précédente d'enquêter sur les dangers potentiels du Mediator.

Il veut faire le point sur ses investigations et sur celles des autorités italiennes qui nourrissent également des soupçons à l'encontre du vieil antidiabétique de Servier. «Il est prématuré d'insérer le risque cardiovasculaire et cérébrovasculaire»

"Compte tenu des données disponibles, il est difficile de démontrer qu'il n'y a pas de risque", résume sa correspondante au recto d'une note écrite après l'échange téléphonique.

Elle indique aussi, toujours au recto du document, que la proposition des Italiens concernant une "étude clinique au long cours est satisfaisante".

"Le fait de [la] demander permettra au labo de se positionner : peut-être préférera-t-il retirer le produit plutôt que de mettre en place l'étude?"

Dès la révélation du scandale sanitaire à l'été 2010, la pusillanimité de l'Agence du médicament, évidente à la lecture de cette note, avait été pointée du doigt par la lanceuse d'alerte Irène Frachon.

En janvier 2011, le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), autopsie en accéléré du drame, avait lui aussi relevé des défaillances tout en écartant la responsabilité de la police sanitaire.

A l'appui de ce raisonnement, des dizaines de documents retrouvés à l'Agence, dont cette note annexée au rapport.

Irène Frachon dénonce le fiasco de la justice dans le dossier du Mediator

Le hic, c'est que, selon nos informations, une partie de ce compte rendu téléphonique manque dans le texte de l'Igas.

Sur le verso, retrouvé lors de perquisitions mais étrangement passé inaperçu dans les scellés de l'enquête judiciaire, la responsabilité de l'Agence du médicament éclate au grand jour :

"En ce qui concerne les modifs de RCP [notice], M. Bechtel est OK avec nos commentaires à savoir qu'il est prématuré d'insérer le risque cardiovasculaire et cérébrovasculaire.

" L'impartialité d'un magistrat questionnée

Convaincue, depuis la mise en examen des laboratoires en 2011 pour tromperie sur le caractère anorexigène du produit et escroquerie, que la responsabilité de l'Agence est minimisée par les magistrats, la défense de Servier a fouillé avec minutie les scellés.

Bonne pêche : elle a exhumé, outre cette note, quantité de documents et d'écoutes téléphoniques jamais exploités.

Cette accusation à l'encre sympathique, qui semble accablante pour l'Agence du médicament, étaye les nombreuses demandes d'investigations complémentaires formulées par les avocats de l'entreprise.

Des requêtes le plus souvent considérées comme "dilatoires", "inutiles" et donc refusées par les juges ou la chambre de l'instruction.

«Il y a une évidente coresponsabilité de l'Agence du médicament»

Le Figaro a révélé cette semaine plusieurs autres morceaux choisis d'une enquête qui pourrait bien avoir été tronquée, et notamment des écoutes questionnant l'impartialité d'un des magistrats instructeurs et démontrant que l'Agence a été informée de l'imminence de perquisitions dans ses murs et au domicile de ses cadres.

Le contenu d'une clé USB, justement saisie chez l'une de ces fonctionnaires qui était chargée de l'évaluation du Mediator de 1998 à son retrait en 2009, ferait même redouter un vrai scandale d'Etat.

"Préambule-Introduction. J'ai décidé de commencer à mettre sur papier ce qui s'est vraiment passé au sein de l'Afssaps [l'Agence du médicament]

J'appellerai ce livre : "L'autre affaire M"[ediator?]", écrit Catherine Rey-Quinio dans ce texte dont le JDD a eu connaissance.

Et plus loin, en date du 28 novembre 2011 : "Ils ne m'ont pas écoutée ils n'ont pas voulu voir ce qui se passait en interne."

Que signifient ces propos sibyllins?

La réponse n'intéresse pas les juges d'instruction : ils ont refusé d'entendre l'auteure sur ce point.

Celle-ci a indiqué au JDD qu'elle ne se souvenait pas avoir "écrit un texte" et souhaitait s'en tenir à son "devoir de réserve".

Dans son bureau parisien, l'avocat Hervé Temime, qui pilote la défense du laboratoire, hausse les épaules en philosophe :

"Servier n'a jamais été audible même si nous disions que deux et deux faisaient quatre.

Je répète pourtant depuis le début que notre responsabilité, à l'égard des patients qui ont souffert du médicament, qui est réelle mais pas pénale, n'est pas la seule.

Nous n'avons pas pu nous exprimer, toute communication était vouée à l'échec."

Guerre de position dans l'instruction Aujourd'hui, grâce aux découvertes faites dans les sous-sols du tribunal, les avocats du laboratoire sont bien décidés à relever la tête.

Prochainement (la date du 22 mars a été avancée par Le Figaro), ils plaideront devant la chambre de l'instruction pour demander – c'est osé – à passer du statut de mis en examen à celui plus enviable de témoin assisté.

Cette audience, espèrent-ils encore, pourrait ouvrir la voie à une mise en examen de l'Agence pour tromperie.

"Il y a une évidente coresponsabilité de l'Agence, attaque Me Temime.

Nous n'avons rien dissimulé aux autorités sanitaires."

L'argent semble être le nerf de cette guerre de position judiciaire.

"Prêt à indemniser" les nombreuses victimes (le médicament pourrait causer 2.000 décès), le laboratoire conteste l'idée "d'avoir à rembourser la Sécurité sociale", ce qu'impliquerait une condamnation pour escroquerie.

Or pour que ce volet tienne, il faut que la tromperie soit démontrée.

Si Servier parvenait à ses fins, l'Etat pourrait bien avoir à régler tout ou partie de la facture.

Parmi les scellés oubliés, une note, datée du 9 mars 2011, a glacé les sangs des juristes du ministère de la Santé. "Si la responsabilité de l'Etat est recherchée, écrivaient-ils, elle sera probablement intégrale et non pas partagée avec Servier."

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 21:36

SCANDALE SANITAIRE Le Pr. Perronne nous alerte sur la maladie de Lyme qui touche aujourd'hui plusieurs milliers de personnes en France et à travers le monde mais reste étrangement sous-diagnostiquée par le corps médical.

http://www.odilejacob.fr/catalogue/medecine/medecine-generale/verite-sur-la-maladie-de-lyme_9782738135094.php

Vidéo

https://www.facebook.com/EditionsOdileJacob/videos/1161298363969052/

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 21:16

Le professeur Montagnier ne mâche pas ses mots.

Il est très clair sur ses arguments, les énonçant plusieurs fois de différentes manières :

* On peut être exposé au VIH sans être infecté

* Un système immunitaire fort peut protéger du SIDA

* Avec une bonne alimentation, on peut repousser le SIDA chez le malade et réduire la pandémie

* L’importance des vaccins pour le SIDA est exagérée

* Le SIDA peut être traité avec des moyens alternatifs aux vaccins, peu coûteux et très efficaces, mais peu utilisés

* Ce dont les Africains ont réellement besoin est une meilleure alimentation pour les protéger du SIDA

* L’importance de l’alimentation pour le SIDA est négligée par les autorités

* Les autorités sanitaires prennent leurs conseils auprès d’experts qui protègent les intérêts de l’industrie du médicament

Luc Montagnier n’est pas neutre, il parle avec une intention claire, sans hésitation sur chacun des différents points évoqués. À la toute fin de l’interview, il reconnaît même devant Brent Leung que ce qu’il vient de dire est une « bombe » d’informations, en conflit avec les affirmations des scientifiques conventionnels du SIDA.

Link: https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/les-verites-derangeantes-sur-le-sida-revelees-par-luc-montagnier/?utm_campaign=shareaholic&utm_medium=email_this&utm_source=email

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 19:21

Le sang des dragons de komodo pourrait résoudre le gros problème des antibiotiques

Le plus gros lézard du monde dispose d'étonnantes capacités antibactériennes qui intéressent les scientifiques.

La clé de la santé se cache-t-elle dans le sang des dragons?

Non, nous ne parlerons pas ici d'une potion magique ou de la dernière saison de "Game of Thrones", mais de ce que les chercheurs ont découvert chez les plus gros lézards de la Terre.

Une équipe de scientifiques a effectivement analysé le sang des dragons de Komodo et y a découvert des protéines qui arrivent à tuer des bactéries très dangereuses pour l'homme, rapporte Science Alert, ce vendredi 24 février. Pourquoi se concentrer sur ces étranges lézards de 3 mètres de long, qui vivent sur certaines îles indonésiennes?

Car on a découvert en 2010 que leur bouche était un véritable nid à bactéries nocives: 57 différentes.

Pourtant, les dragons de Komodo ne sont pas malades, même quand ils sont mordus par un congénère.

Cette caractéristique a poussé des chercheurs de l'université américaine George Mason à analyser en détail le sang de ces lézards.

Dans leur étude, publiée dans le Journal of proteome, ils expliquent avoir identifié dans le sang des dragons de Komodo des protéines bien particulières, appelées "peptides antimicrobiens".

Des protéines qui tuent les "super bactéries"

Celles-ci, de différents types, sont présentes chez la plupart des êtres vivants.

"C'est la partie de votre système immunitaire qui vous garde en vie les deux ou trois semaines avant que votre corps commence à produire des anticorps contre une infection bactériologique", explique Monique Van Hoek, co-auteure de l'étude, à Science Alert.

En analysant le sang des dragons de Komodo, les chercheurs ont réussi à isoler 48 peptides différents.

Ils en ont ensuite synthétisé 8.

Objectif: réaliser des tests plus approfondis, pour savoir contre quelles bactéries ils étaient efficaces.

Ils ont mis ces petites molécules en contact avec deux "super bactéries", Pseudomonas aeruginosa et le SARM, un staphylocoque doré bien particulier.

Toutes deux sont résistantes à plusieurs antibiotiques et ont été listées par l'OMS ce lundi 27 février comme une priorité, avec dix antres super bactéries.

Résultat: sept des peptides testés par les chercheurs ont tué les deux bactéries.

Le dernier n'a réussi à venir à bout que d'une seule.

Ces résultats sont encourageants et les chercheurs espèrent que de futures études sur ces fameuses protéines présentes dans le sang des dragons de Komodo pourraient nous permettre de créer des médicaments efficaces contre les super bactéries.

Et il y a urgence.

De plus en plus de super bactéries se développent ces dernières années, notamment à cause de l'utilisation massive d'antibiotiques.

Les scientifiques tentent donc par tous les moyens d'améliorer les antibiotiques, voire de les remplacer.

Des chercheurs essayent par exemple d'inhiber une enzyme qui rend les bactéries résistantes aux antibiotiques bêta-lactamines, les plus utilisés.

Course contre la montre

D'autres chercheurs tentent des thérapies dites "antivirulences". Ici, on ne détruit pas la bactérie, mais on l'empêche d'infecter l'homme.

C'est aussi avec cette logique que des chercheurs expérimentent une molécule universelle capable de cibler tous les virus.

Dans les deux cas, les tests se poursuivent et l'on est encore loin d'une commercialisation

Enfin, d'autres chercheurs travaillent sur une méthode inspirée de la nature.

Les bactéries ont elles-aussi des prédateurs, des virus appelés bactériophages.

Plusieurs équipes travaillent sur des moyens de créer des virus tueurs de bactéries.

La technique phare de ces dernières années, Crispr-Cas9, qui permet de modifier un gène très facilement, comme un ciseau à ADN, est d'ailleurs à la pointe de ces recherches.

David Bikard, directeur du laboratoire de biologie de synthèse de l'institut Pasteur, expliquait au HuffPost en janvier 2016: "Si l'on injecte CRISPR-Cas9 dans une bactérie, en utilisant par exemple un bactériophage, un virus destiné aux bactéries, la bactérie meurt".

Cette méthode pourrait ainsi remplacer les traitements antibiotiques. Surtout, le ciseau à ADN élimine une bactérie bien précise et ne touche pas aux autres, essentielles pour l'organisme, alors que les antibiotiques sont "des sortes d'armes de destruction massive".

Reste à voir si ces différentes recherches seront plus rapides que les mutations de plus en plus dangereuses de ces super-bactéries.

27/02/2017

CET Gregory Rozieres Journaliste sciences et technologies.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article