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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 06:11

CANCERS : UN NOUVEAU TEST SANGUIN POUR LES DIAGNOSTIQUER DE MANIÈRE PRÉCOCE

Plus la maladie est détectée tôt, plus elle a de chance d’être guérie.

En ce sens, des scientifiques américains ont mis au point une méthode qui pourrait révolutionner la prise en charge des cancers du côlon, du sein, du poumon ou de l’ovaire grâce à une simple prise de sang.

J. Bernichan

Diagnostiquer un cancer précoce grâce à test sanguin ?

C’est la promesse d’une équipe de chercheurs américains qui a mis au point une nouvelle méthode pour séquencer l’ADN tumoral.

Une petite révolution dans le monde médical car la guérison d’un cancer est une véritable course contre la montre.

La détection précoce offre l’espoir de barrer la route à ce que la Ligue contre le cancer qualifie de "fléau grandissant". Près de 22 millions de personnes pourraient en effet être concernées par la maladie d’ici 2030, selon les projections de l’OMS.

Des cancers diagnostiqués au stade 1 et 2 La méthode de diagnostic développée par l’équipe de l’université John Hopkins (Etats-Unis), dont les résultats prometteurs ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine, a été testée sur 200 patients.

Grâce à un test baptisé ISET ("Isolation by size of epithelial tumor cells", traduisez "isolation par taille des cellules épithéliales tumorales"), ils ont pu repérer la présence de cellules tumorales dans le sang, porteuses de mutations caractéristiques.

Ils sont ainsi parvenus à détecter 62 % en moyenne de cancers précoces.

Pour le cancer de l’ovaire, ce chiffre monte à 67% au stade 1 et 75% au stade 2. Pour le cancer du poumon, 45% des patients ont pu être diagnostiqués au stade 1 et 72% au stade 2.

Quant au cancer colorectal, 50% des malades ont été diagnostiqués au stade 1 et 89% au stade 2.

La biopsie liquide, une nouvelle méthode expérimentale pour traiter le cancer du poumon

"Cette étude montre qu’il est possible d’identifier le cancer à un stade précoce en utilisant les changements d’ADN dans le sang, et que notre méthode de séquençage de haute précision est une approche prometteuse pour y arriver", se félicite le Pr Victor Velculescu, un auteur de l’étude.

Le chercheur espère que la nouvelle méthode de dépistage pourrait à terme profiter à des populations à risques comme les fumeurs ou les femmes présentant des facteurs héréditaires comme des mutations de gènes les prédisposant à un risque de cancer de sein ou de l’ovaire

CANCERS : UN NOUVEAU TEST SANGUIN POUR LES DIAGNOSTIQUER DE MANIÈRE PRÉCOCE.
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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 05:24

L’Union européenne va enquêter sur le rachat de Monsanto par Bayer

La commissaire à la concurrence européenne, Margrethe Vestager, avait exprimé ses craintes de voir se dessiner une situation de monopole.

La Commission européenne a annoncé mardi 22 août l’ouverture d’une enquête approfondie sur le rachat du spécialiste américain des semences OGM Monsanto par le groupe allemand de pharmacie et d’agrochimie Bayer.

Avec un montant de 66 milliards de dollars (59 milliards d’euros), la transaction annoncée en septembre 2016 était l’acquisition la plus chère jamais payée par un groupe allemand.

Elle doit toujours être approuvée par la Commission européenne.

Un risque de monopole

L’exécutif européen « craint que la concentration ne réduise la concurrence dans des domaines tels que les pesticides, les semences et les caractères agronomiques », écrit-il dans un communiqué.

La Commission doit achever son enquête avant le début du mois de janvier 2018, et ainsi rendre sa décision, et approuver ou non la transaction.

Déjà au moment de l’annonce de ce rachat, la commissaire à la concurrence européenne, Margrethe Vestager, avait exprimé ses craintes de voir se dessiner une situation de monopole, Bayer voulant devenir le numéro un des semences, alors qu’il était déjà en position de force dans les pesticides.

Elle souhaitait que « les agriculteurs et les consommateurs aient le choix entre différentes sortes de semences, qu’ils ne soient pas coincés par un seul producteur et un seul genre de pesticides ».

Le Monde.fr avec AFP Le 22 août 2017

L’Union européenne va enquêter sur le rachat de Monsanto par Bayer.
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 21:28

Angleterre : Matt Dawson victime de la maladie de Lyme

Le 22/08/2017

Le demi de mêlée des Wasps, Matt Dawson: Opéré du coeur, l'ancien capitaine et demi de mêlée du XV d'Angleterre avoue avoir été victime de la maladie de Lyme après avoir été piqué par une tique dans un parc de Londres.

L'année dernière, alors qu'il se promenait en famille avec ses enfants dans un parc londonien, Matt Dawson, 44 ans, ancien demi de mêlée et capitaine du XV d'Angleterre (77 sélections), champion du monde en 2003, a été piqué par une tique qui lui a occasionné une infection et des états fiévreux.

Après avoir été diagnostiqué victime de la maladie de Lyme, Dawson, dont le sang a été infecté, a été opéré du cœur à de multiples reprises afin d'éviter l'infarctus.

«J'ai eu très peur pour moi et ma famille», avoue aujourd'hui l'ancien international de Northampton puis des Wasps.

Après dix mois de traitement intensif, et toujours sous surveillance, Dawson semble désormais sorti d'affaire.

Mais d'après les médecins qui le suivent, il devra attendre encore quelques temps avant de recouvrer l'intégralité de ses moyens physiques.

Rappelons qu'en France, pour ne rester que dans l'univers du sport, notre confrère Jean-Paul Rey (La Dépêche, Var-Matin, Midi-Olympique), spécialiste de rugby et de cyclisme, est décédé en mars 2017 à l'âge de 71 ans des suites de la maladie de Lyme.

Quinze mille cas semblables sont détectés chaque année en France.

Angleterre : Matt Dawson victime de la maladie de Lyme
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 10:10

Indemnisation des préjudices imputables au valproate de sodium ou ses dérivés

 

Les femmes traitées par de la Dépakine® ou autre dérivés du valproate de sodium pendant leur grossesse et qui estiment  que leur enfant a subi un préjudice en raison de ce traitement peuvent effectuer une demande d’indemnisation. Un arrêté publié récemment fixe le modèle du formulaire de demande d’indemnisation à utiliser ainsi que la liste des pièces nécessaires à la recevabilité du dossier.

Valproate de sodium  et ses dérivés correspondent aux dénominations suivantes 
Risques liés à l’utilisation du valproate de sodium et ses dérivés durant la grossesse 
Valproate de sodium : formulaire de demande d’indemnisation et procédure

 

Valproate de sodium  et ses dérivés correspondent aux dénominations suivantes

Acide valproique : Valproate de sodium et dérivés

  • Dépakine®  = valproate de sodium, antiépileptique,
  • Micropakine® LP  = valproate de sodium, antiépileptique
  • Dépakote® = divalproate de sodium, traitement des troubles bipolaires
  • Dépamide® = valpromide, traitement des troubles bipolaires

 

Risques liés à l’utilisation du valproate de sodium et ses dérivés durant la grossesse

Utilisation du valproate et risques d’issue anormale de grossesse

En 2014 l’ANSM  publiait ces informations à l’attention des professionnels de santé :

Extrait de cette lettre

Risques d’issue anormale de grossesse

L’utilisation du valproate que ce soit en monothérapie ou en polythérapie est associé à un risque dose-dépendant d’issues anormales de grossesse. Les données suggèrent que ce risque est supérieur lorsque le valproate est pris en association avec d’autres médicaments pour traiter l’épilepsie, comparé à la prise du valproate en monothérapie.
Le risque de malformations congénitales est d’environ 10% . Les études menées chez des enfants d’âge préscolaire exposés in utéro au valproate montrent que jusqu’à 30 ou 40% d’entre eux présentent des retards dans les premières phases de leur développement tels que des retards dans l’acquisition de la parole et/ou de la marche, des difficultés d’élocution et de langage, des troubles de la mémoire et des capacités intellectuelles diminuées.
Le quotient intellectuel( QI) mesuré lors d’une étude menée chez des enfants de 6 ans exposés in utéro au valproate était en moyenne de 7 à 10 points inférieur à celui des enfants exposés à d’autres antiépleptiques.
Les données disponibles montrent que les enfants exposés in utero au valproate présentent un risque accru d’autisme infantile ( environ 5 fois plus fréquent) par rapport à celui des populations témoin.
Des données limitées suggèrent que les enfants exposés in utero au valproate sont plus à risque de développer des symptômes du trouble du déficit de l’attention / hyperactivité ( TDQAH).
Au vu de ces données, le valproate ne doit pas être utilisé pour le traitement de l’épilepsie ou du trouble bipolaire pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer ; sauf en cas de réelle nécessité, c’est à dire en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux autres traitements.

Recommandations pour l’utilisation du valproate de sodium

ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament publie de nombreux documents sur ce sujet et recommande :
Ne pas prescrire de valproate chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux alternatives médicamenteuses.Les enfants exposés pendant la grossesse aux médicaments à base de valproate ou ses dérivés présentent un risque élevé de malformations congénitales  ainsi qu’un risque accru de troubles graves du développement.
Compte tenu de ces risques, la prescription et la délivrance de ces médicaments pour les filles, adolescentes, femmes en âge de procréer et femmes enceintes ont été restreintes en France par l’ANSM.

 

Valproate de sodium : formulaire de demande d’indemnisation et procédure

Selon l’article L 1142-24-10 du Code de la santé publique :

« Toute personne s’estimant victime d’un préjudice à raison d’une ou plusieurs malformations ou de troubles du développement imputables à la prescription avant le 31 décembre 2015 de valproate de sodium ou de l’un de ses dérivés pendant une grossesse, ou le cas échéant, son représentant légal ou ses ayants droit, peut saisir l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux en vue d’obtenir la reconnaissance de l’imputabilité de ces dommages à cette prescription. »

 

L‘arrêté du 19 juin 2017 fixe le modèle du formulaire de demande d’indemnisation des préjudices imputables au valproate de sodium ou à l’un de ses dérivés.

Le formulaire de demande ainsi que la liste des pièces nécessaires à la recevabilité du dossier sont prévus par l’article R. 1142-63-24 du Code de la santé publique :

« La demande mentionnée à l’article L. 1142-24-10 est déposée auprès de l’office contre récépissé ou adressée à l’office par tout moyen permettant d’attester de la date de son envoi.

Elle est accompagnée d’un dossier comportant l’ensemble des informations mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 1142-7. Elle comporte également des certificats médicaux précisant l’étendue des dommages dont le demandeur a été ou s’estime victime. En outre, celui-ci joint à sa demande tout autre document de nature à l’appuyer et notamment à établir l’existence d’une malformation ou d’un trouble du comportement mentionné à l’article L. 1142-24-10. La personne informe le collège des procédures juridictionnelles relatives aux mêmes faits éventuellement en cours. Si une action en justice est intentée, la personne informe le juge de la saisine de l’office.

Le formulaire de demande ainsi que la liste des pièces nécessaires à la recevabilité du dossier sont établis par arrêté du ministre chargé de la santé. L’office demande, le cas échéant, les pièces manquantes. Lorsque le dossier est complet, l’office adresse au demandeur un récépissé mentionnant la date de réception de toutes les pièces.

 

Le délai prévu au quatrième alinéa de l’article L. 1142-24-11 court à compter de la réception par l’office national d’indemnisation des accidents médicaux, ONIAM,de toutes les pièces prévues par l’arrêté mentionné à l’alinéa précédent.
Cet article précise également qu’un collège d’experts placé auprès de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux procède à toute investigation utile à l’instruction de la demande, peut éventuellement demander une expertise, sans que puisse lui être opposé le secret professionnel ou industriel.

L’appréciation du collège est émise dans un délai de quatre mois à compter de sa saisine.

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 06:32

L'affaire des œufs contaminés est partie de Belgique, en juin dernier. Des poules ont été traitées avec un cocktail toxique.

"Aujourd'hui, 86 poulaillers, un quart des élevages, sont bloqués", explique le journaliste Hervé Godechot. 180 élevages hollandais sont également concernés.

"Une catastrophe pour la filière, les pertes vont se compter en millions d'euros", poursuit-il. Comme les Pays-Bas exportent dans toute l'Europe, des millions d’œufs contaminés se sont répandus en Allemagne, en Suisse, Suède, Royaume-Uni et en France.

La Hollande teste désormais la viande de poulet En Allemagne, les supermarchés Aldi ont subitement retiré tous les oeufs de leurs rayons et c'est comme ça que l'affaire a éclaté au grand jour.

Il faut donc attendre les suites de l'enquête pour savoir l'ampleur de cette crise. "L'affaire en tout cas ne s'arrête pas là, on vient d'apprendre que les Hollandais testent maintenant la viande de poulet", déclare Hervé Godechot.

Œufs contaminés : une crise européenne.
Œufs contaminés : une crise européenne.
Œufs contaminés : une crise européenne.
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 19:06

L’hormone de l’amour, c'est-à-dire l'ocytocine, aurait les mêmes effets sur le comportement et les émotions que l’alcool.

Alcool et ocytocine agissent tous les deux sur la transmission du GABA dans certaines régions du cerveau et favorisent la confiance, la générosité, la prise de risque, voire l’agressivité.

Ne parle-t-on pas parfois de l’ivresse de l’amour ? Il semblerait que cette expression trouve une justification scientifique avec les nouveaux résultats que publient des chercheurs britanniques sur l’effet de l’« hormone de l’amour » : l’ocytocine.

Hormone peptidique produite par l’hypothalamus et sécrétée par l’hypophyse postérieure, l’ocytocine est notamment fabriquée par les femmes au moment de l’accouchement, où l’hormone joue un rôle important dans la mise en place du lien entre la mère et l’enfant.

Mais l’ocytocine intervient aussi dans l’attachement qui se crée lors des relations amoureuses, et de manière générale dans le lien social avec des proches.

Dans un article paru dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews, des chercheurs de l’université de Birmingham ont comparé les études qui existent sur l’ocytocine et l’alcool. Ils voulaient voir quelles pouvaient être les similarités des effets sur le comportement humain, comme l’explique Ian Mittchell, principal auteur de l’article :

« Nous pensions que c’était une aire qui méritait d’être explorée, alors nous avons compilé la recherche existante sur les effets à la fois de l’ocytocine et de l’alcool et nous avons été frappés par les incroyables similarités entre les deux composés. »

L’ocytocine augmente les comportements sociaux comme l’altruisme, la générosité et l’empathie, elle nous rend plus susceptibles d’accorder notre confiance aux autres.

Et si certains se donnent du courage en buvant un verre d’alcool, afin de dissiper peur et anxiété, l’ocytocine semble procurer ces mêmes effets et mimerait les effets de l’alcool.

En effet, l’administration intranasale du neuropeptide est associée avec une augmentation de l’altruisme, de la générosité, de l’empathie et de la confiance, tout en diminuant peur, anxiété et stress.

Pour se donner du courage, deux possibilités : boire un verre d’alcool ou faire un câlin…

Alcool et ocytocine suppriment des freins comme la peur et le stress

Mais l’hormone a aussi sa face sombre : comme l’alcool, elle peut inciter à des comportements agressifs, à la colère : peut-être parce que les mères sont aussi programmées pour être plus agressives afin de protéger leurs bébés.

Les similarités entre alcool et ocytocine seraient liées à des actions similaires dans le cerveau, comme l’explique Ian Mittchell :

« Ils semblent cibler différents récepteurs dans le cerveau, mais causent des actions communes sur la transmission du GABA dans le cortex préfrontal et les structures limbiques.

Ces circuits neuraux contrôlent la façon dont nous percevons le stress ou l’anxiété, en particulier dans des situations sociales comme des entretiens ou peut-être même quand on a le courage de demander un rendez-vous à quelqu’un. »

Une dose d’alcool ou d’ocytocine favoriserait donc la détente, la confiance et augmenterait la prise de risque.

L’ocytocine pourrait ainsi proposer une solution pour traiter certaines situations psychiatriques ou psychologiques.

Mais si l’ocytocine peut nous donner du courage pour affronter des situations intimidantes, le chercheur préconise une méthode plus naturelle que la prise d’hormones : embrasser son partenaire…

L'amour rend ivre : l'ocytocine.
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 17:55

LA « QUESTION VACCINALE » VUE PAR LES MÉDIAS « SÉRIEUX » EN JUILLET 2017

Nous pourrions négliger les articles et commentaires publiés dans tel média ou tel autre ; par manque de temps simplement ; ou bien (c’est un peu plus compliqué) par pudeur !

Mais parfois, il faut ravaler sa nausée et se confronter à la bêtise, la désinformation et l’arrogance de ce qu’on appelle un média sérieux qui est encore de référence pour beaucoup : le quotidien du soir Le Monde !

Non pas pour le plaisir, ou le déplaisir, de la dispute intellectuelle mais par ce que cela montre au grand jour du naufrage d’une société dans son époque.

Certains ont récolté du trumpette, d’autres du Brexit, nous on a les obligations vaccinales comme témoignage de cette dérive.

Qu’on me comprenne, les articles de Le Monde à propos de la vaccination ne sont pas pire que ceux d’autres journaux à propos de la même question ou pire que d’autres articles de Le Monde à propos d’autres sujets.

Mais ceux sur la vaccination traduisent quelque chose de particulier, que des sociologues et des historiens sauront analyser plus tard et à l’abri du temps passé.

Maintenant, je ne fais que constater.

A la Une du grand quotidien du soir le 14 Juillet, ci-dessous, que vois-je ?

Faute de temps et d’espace, je me contente d’analyser les quelques lignes de cette Une ; les articles à l’intérieur frisent le ridicule ; je laisse de côté.

Analysons les mots imprimés et leurs connotations.

Ce n’est pas triste !

Il y aurait donc une « nébuleuse » ?

Un nuage d’étoiles ?

C’est poétique ?

Des « anti-vaccins » ? Moins drôle !

Qui « tenteraient » de « semer le doute » ?

Doux Jésus !

Changement de ton : un complot !

Et venant du ciel !

Mais qui sont donc, par Toutatis, ces extra-terrestres qui comploteraient vulgairement et mettraient ainsi en danger l’ordre public ?

Voilà une bien étrange façon de présenter cette problématique pour un « média sérieux » qui se targue, jour après jour, de lutter contre les théories du complot !

Et se vante aussi de « décoder » les « post-vérités » qui circulent sur les réseaux sociaux : qui est pris qui croyait prendre, diraient certains malveillants, en faisant sans doute référence à la Société du Spectacle.

Les rédacteurs du grand quotidien du soir ont-ils fait leur besogne de façon professionnelle ?

A-t-on interrogé ces extra-terrestres ?

Leur a-t-on demandé de s’expliquer sur leurs positions anti-vaccins ?

Que nenni !

Rien de sérieux, sinon l’avis d’un sociologue analysant les origines obscures de la nébuleuse sus-citée…

Il eût été aisé pourtant, à titre exemple, de visiter ce blog et lire rapidement l’un des 12 articles (presque un livre déjà) et analyses sur le sujet.

Mais cette Une de Le Monde ci-dessus reproduite nous dit beaucoup plus en fait : il y a 4 petites colonnes en sous-titres qui annoncent les articles intérieurs.

Laissons de côté la 1ère qui dit l’existence d’une controverse.

La 2ème annonce que « des familles et des associations contestent…

» tandis que la 3ème avance que « Les scientifiques estiment que... » Chacun aura noté le « Les » de « Les scientifiques » ; sans nuance donc ; laissant penser que tous les scientifiques estiment la même chose c’est-à-dire ce que les rédacteurs de Le Monde eux estiment…

Surtout ne pas interroger ceux qui « estiment » différemment, par exemple l’auteur de ces lignes dont les compétences en épidémiologie sont pourtant peu contestables.

Sont payés par qui, les rédacteurs du quotidien du soir pour proférer de telles idioties ?

Pour plaire à qui ?

Nous sommes ici dans une désinformation totale, calculée et répugnante : en effet, il n’y a pas que « des familles et des associations » [sous-entendu de ce sous-titre : des crétins !] qui contestent.

Et parmi « ceux qui estiment que…« , bien peu sont des scientifiques respectables, c’est-à-dire des experts reconnus d’une des disciplines scientifiques impliquées dans la difficile question vaccinale : épidémiologiste, physiologiste, virologue, infectiologue…

Et parmi les « beaux-parleurs » qui font la leçon aux familles, aux associations et aux médecins de terrain, bien peu sont indépendants de l’industrie des vaccins !

Le Monde ne serait-il qu’un vilain petit canard qui s’est laissé « enchaîner » à quelques intérêts commerciaux ?

C’est dans la 4ème colonne que se trouve la perle du jour ; il est écrit :

Ces acteurs rappellent que….

C’est moi qui souligne.

Les mots sont terribles et trahissent l’inconscient des rédacteurs.

Même le Marquis de Lautréamont n’aurait pas fait mieux en faisant exprès.

Vous vouliez démonstration que nous sommes bien dans une mise en scène ?

Et que « Les » scientifiques (qui estiment que…) sont des « acteurs » sur une scène ?

Ils vous le disent eux-mêmes !

Des acteurs ?

Des clowns ?

Je laisse la fin de la phrase dont le seul intérêt est de définitivement démontrer que les rédacteurs de Le Monde ne connaissent pas leurs dossiers.

Certes, ça ne s’invente pas.

Faut travailler !

Au moins un peu, misère de misère, au moins faire semblant, comme des acteurs…

LA « QUESTION VACCINALE » VUE PAR LES MÉDIAS « SÉRIEUX » EN JUILLET 2017  par Michel de Lorgeril.
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 17:37

Les végétaux tirant leur énergie du soleil par la photosynthèse seraient apparus il y a au moins 2,1 milliards d'années.

Et probablement dans les eaux douce plutôt que dans l'océan.

Ce sont les conclusions surprenantes d'une étude sur l'histoire des choloroplastes, ces minuscules cellules solaires présentes dans les cellules des plantes.

Nous semblant banale, l’activité photosynthétique des plantes a une longue histoire évolutive derrière elle et repose même, peut-être, sur des phénomènes quantiques allant bien au-delà de la chimie de base.

Cette histoire nous intéresse parce que les plantes produisent l’oxygène que nous respirons et qui a joué,

il y a longtemps, un rôle majeur dans l'évolution des formes de vie.

Grâce à cet élément chimique offrant une source d'énergie pour qui sait respirer, des organismes multicellulaires, plantes et animaux, ont pu grandir et se complexifier.

Les premiers organismes photosynthétiques semblent être apparus il y a plusieurs milliards d’années.

Mais, initialement, ils ne devaient pas produire d’oxygène et devaient donc ressembler aux bactéries pourpres et vertes sulfureuses actuelles, effectuant donc une photosynthèse anoxygénique.

Ce n’est que plus tard que seraient apparues des cyanobactéries constructrices de stromatolites, avec une photosynthèse dégageant de l’oxygène, sans doute à l'époque un poison pour de nombreux organismes.

Les chloroplastes sont le lieu de la photosynthèse des végétaux.

Ils sont ici très visibles, à l'intérieur de cellules végétales.

Les chloroplastes sont d'anciennes cyanobactéries

D’abord présente chez des bactéries, la photosynthèse oxygénique serait ensuite apparue dans les cellules des plantes, des eucaryotes, donc différentes des bactéries, selon un des chemins qu’emprunte l’évolution de la vie : la symbiose.

Les actuels chloroplastes, présents dans les cellules des grandes algues et des plantes, seraient en fait les descendants de bactéries qui auraient scellé une sorte de partenariat avec les cellules eucaryotes, qui leur apportaient le gîte et le couvert en échange de la production de sucres.

De bons arguments valident cette hypothèse mais les biologistes cherchent toujours à préciser quand et comment cet évènement serait survenu.

Pour résoudre des énigmes de ce genre, ils disposent aujourd'hui des outils de plus en plus performants de la génomique, qui permettent de compulser les horloges moléculaires et de préciser les relations phylogénétiques entre les êtres vivants.

Un groupe de chercheurs, mené par des membres de l’université de Bristol, vient de publier à ce sujet un article intéressant dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences).

Leur analyse montre que les micro-organismes qui deviendront les chloroplastes ont divergé des cyanobactéries il y a au moins 2,1 milliards d’années et qu’ils vivaient dans l’eau douce ou peu salée.

Il aurait fallu ensuite environ 200 millions d’années pour que le mariage par endosymbiose entre les eucaryotes et ces organismes se constitue pleinement.

Si les chercheurs ont raison, il faut de plus en conclure que les algues et les autres plantes sont d’abord apparues et ont évolué dans des environnements qui n’étaient pas marins.

La vie aurait inventé la photosynthèse il y a 3,5 milliards d'années...

L’atmosphère de notre planète ne contient de l’oxygène en grande quantité que depuis 2,5 milliards d’années environ.

C’est du moins ce qu’on croyait jusqu’à la publication récente dans Nature d’une nouvelle analyse de roches de la région de Pilbara en Australie.

Selon certains géochimistes, l’atmosphère de la Terre était peut-être semblable à celle d’aujourd’hui des centaines de millions d’années plus tôt !

La photosynthèse serait apparue chez certains organismes primitifs entre 2.800 et -2.400 millions d’années si l’on en croit certaines archives géologiques terrestres.

Mais certains la font remonter bien plus tôt en faisant l’hypothèse que les stromatolites retrouvées dans des couches plus anciennes encore sont le produit d’une activité biologique.

Actuellement, nous n’en sommes sûrs que pour ceux datant de -2.724 millions d’années mais des stromatolites existaient déjà sur Terre il y a 3,5 milliards d’années environ.

Quoi qu'il en soit, une certitude demeure, concernant les immenses dépôts de fer du bassin de Hamersley en Australie. Ils datent de l’époque du Sidérien alors que la surface des continents était devenue suffisamment importante pour que se forment des mers peu profondes entourées de grande plates-formes continentales.

Les conditions étaient remplies pour que de grands tapis de bactéries construisent des stromatolites en quantités importantes et dégagent massivement de l’oxygène par photosynthèse.

Ce gaz corrosif a alors pu oxyder le fer en solution dans les océans et entraîner sa précipitation sous forme d’hydroxyde de fer, de carbonate de fer, de silicate ou de sulfures, selon des variations de l’acidité et du degré d’oxydoréduction de l’eau de mer.

C’est ce qu’on appelle la Grande oxydation ou la Catastrophe de l’oxygène.



Vers -1.900 millions d’années, la presque totalité du fer présent dans les océans avait précipité et il se retrouve aujourd’hui dans les grands gisements de minerai mondiaux tels que ceux de Hamersley.

La production d’oxygène par les stromatolites ne s’est pas arrêtée pour autant et les océans ont commencé à relâcher ce gaz dans l’atmosphère, qui a atteint rapidement un taux de 15 % de la valeur actuelle.

C’est du moins le scénario standard accepté par la communauté des géochimistes.

Un groupe de géologues avec parmi eux le géochimiste Hiroshi Ohmoto de l’université de Penn State pense qu’il faut revoir cette hypothèse, comme ils viennent de l’expliquer dans un article de Nature Geoscience.

Les formations rubanées du craton de Pilbara dans la partie ouest de l'Australie. © Hiroshi Ohmoto/Yumiko Watanabe

Une couche oxydée très épaisse et à grande profondeur...

Ils se fondent sur les analyses récentes de dépôts de jaspe rouge trouvés dans la région du craton de Pilbara en Australie.

Ce minéral est une roche sédimentaire contenant de 90 à 95 % de silice, souvent classée avec les quartz microcristallins, et parfois constituée de radiolaires calcédonieux pris dans un ciment de calcédoine.

Les forages effectués dans ces couches ont permis de montrer qu’elles étaient associées à des évents hydrothermaux comparables à ceux que l’on connaît actuellement au fond des océans comme ceux de la Cité perdue.

Parce qu'il est riche en hématite, un minéral composé d’oxyde de fer III de formule Fe2O3, on pensait que ce jaspe provenait d’une oxydation ultérieure des roches exposées à l'air libre ou au moins installées sous des couches d’eau peu profondes alors que l’atmosphère de la Terre était devenue riche en oxygène.

Les roches de Pilbara datent en effet de -3,46 milliards d’années donc bien avant la Grande Oxydation.

Un premier problème s’est posé quand les chercheurs se sont rendu compte que les forages indiquaient une trop grande épaisseur de jaspe rouge pour qu’il soit le produit d’une altération de surface.

Or, on observe aujourd’hui que des composés riches en fer flottant à la surface de l’océan se transforment en oxydes sous la seule action des rayons UV et donc sans nécessairement que l’eau ni l’atmosphère soient riches en oxygène.

Lorsqu'ils ont coulé au fond, sous forme de petites particules, il a suffi que ces oxydes soient chauffés par des évents hydrothermaux à plus de 100 °C pour que de l’hématite apparaisse.

La présence d’un grand nombre de couches peut donc s'expliquer par un processus continu de déposition de ces particules.

Mais cette hypothèse devait être testée.



Il se trouve qu'une observation au microscope électronique permet de savoir s'il s'agit d’agrégats de petits grains d’hématite ou bien de grands cristaux ayant précipité dans une eau riche en oxygène.

La seconde hypothèse s’est révélée être la bonne et elle a des implications fascinantes...

Personne ne doute que les couches ont bien 3,46 milliards d’années.

Cela implique donc, qu’à cette époque, elles se sont formées à partir du contact de fluides riches en fer et chauds avec de l’eau de mer chargée d’oxygène… et le tout à grande profondeur !

On ne peut alors que difficilement échapper à la conclusion que, non seulement les océans entiers de la planète étaient eux-mêmes riches en oxygène mais probablement aussi à saturation, ce qui implique un dégazage important et une atmosphère contenant de l’oxygène en grande quantité il y a 3,46 milliards d’années.

La découverte de la photosynthèse par la vie serait donc ancienne et cette conclusion colle parfaitement avec l'âge des plus anciens stromatolites connus qui, rappelons-le, sont datés de 3,5 milliards d’années environ.

En allant encore plus loin, cela suggère que les traces de résidus carbonés que certains interprètent comme résultant d’une activité biologique il y a -3,8 milliards d’années, en raison de leur enrichissement inhabituel en 12C, sont bien des preuves de la présence de la vie et de la photosynthèse à cette époque reculée.

Les végétaux tirant leur énergie du soleil par la photosynthèse seraient apparus il y a au moins 2,1 milliards d'années. Les chloroplastes viennent des cyanobacteries.
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 13:44

"Le danger des médecines alternatives"



Désolé pour les journalistes mais c'est faux.

Stop à la manipulation.

Il s'agit tout simplement du risque lié à l'abstention thérapeutique.

Un patient bien opéré qui a ses traitements complémentaires par chimio ou radiothérapie et qui ingère trois granules d'arnica ou bien fait cuire à la vapeur ou bien se rend à une séance de reiki ne prend pas un risque supplémentaire à ma connaissance .

Dr Guy André Pelouze

Chirurgien cardio vasculaire et thoracique.

"Le danger des médecines alternatives" Désolé pour les journalistes mais c'est faux. Stop à la manipulation. Il s'agit tout simplement du risque lié à l'abstention thérapeutique. Un patient bien opéré qui a ses traitements complémentaires par chimio ou radiothérapie et qui ingère trois granules d'arnica ou bien fait cuire à la vapeur ou bien se rend à une séance de reiki ne prend pas un risque supplémentaire à ma connaissance.

Ce qu'il faut comprendre c'est que la presse est dans un monde binaire. Il y a Big Brother qui dit la vérité et le reste qu'il faut conspuer, éliminer discréditer par tous moyens.

Et bien cela commence à devenir contreproductif.

Et pour ma part en temps que médecin je ne veux en aucun cas détériorer ma relation avec mes patienst pour soutenir de telles aneries et opposer les uns aux autres.

Le but pour un patient atteint de cancer c'est la survie. Je ne vais pas l'empêcher de faire ce qu'il veut, je vais lui apporter mon expertise et le laisser libre de choisir.

Je vais lui parler des faits des résultats de ce qui peut l'aider à survivre et à guérir.

Et pas lui faire ma petite leçon sur ce qu'il ne faut pas faire parce que cela ne marche pas.

Donc je répète nul besoin de mentir, les medecines alternatives pourquoi pas mais on reste sur l'essentiel pour survivre il faut des traitements qui DEMONTRENT leur efficacité.

Ces traitemenst sont connus mais ils ont des limites importantes.

Le poumon, le pancreas le cerveau sont des organes ou le cancer fait de nombreux morts.

C'est pourquoi les labos du monde enteir sont sur le cancer.

Et ça marche...

https://www.forbes.com/sites/sciencebiz/2017/07/19/car-t-cell-therapy-is-here-to-stay/#5302a69a6e5d

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 12:46

"Trop de patients ne supportent pas le nouveau Levothyrox, ils ressentent d'importants effets secondaires."

Sylvielou, une personne qui se présente comme patiente traitée sous Levothyrox après un cancer de la thyroïde en 2016, a lancé fin juin 2017 une pétition en ligne afin de dénoncer la nouvelle version du médicament.

Pétition déjà signée par plus de 65.390 personnes au 21 août 2017.

En cause : le changement de formule fin mars 2017 de ce médicament utilisé pour le traitement de l'hypothyroïdie.

Un traitement dont l'objectif est de diminuer la quantité de TSH dans le sang, une hormone produite par l'hypophyse au niveau du cerveau et qui agit sur la thyroïde, une glande régulant de nombreux systèmes hormonaux dans notre organisme.

Or Sylvielou s'inquiète "après avoir lu tous les témoignages de patients souffrant d'effets secondaires [...]".

La lanceuse de pétition s'adresse directement aux "laboratoires fabriquant de Levothyrox" ainsi qu'à l'autorité nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et demande à ce que "les laboratoires concernés reviennent à l'ancienne formule".

Suppression du lactose et meilleure stabilité de la substance active du Levothyrox

Alors qu'est-ce qui change concrètement dans cette nouvelle formule ?

Dans une lettre adressée aux professionnels de santé par le laboratoire qui est à l'origine du produit et validée par l'ANSM il y est fait mention d'une "amélioration de la stabilité en substance active durant toute la durée de conservation du produit".

Autrement dit, l'effet thérapeutique que procure le Levothyrox devrait durer plus longtemps.

Dans le domaine des médicaments, les excipients n'ont pas d'effet thérapeutique mais aident à la conservation, au goût ou à l'administration du médicament.

Or le changement notable de la formule concerne notamment la suppression de l'un d'eux : le lactose !

Un excipient "à effet notoire", c'est à dire dont les intolérances individuelles sont connues.

Cet excipient se trouve alors remplacé par le mannitol, un autre excipient supposé justement ne pas présenter d'effet notoire à la dose à laquelle il est présent dans les comprimés.

La nouvelle formule comprend également de l'acide citrique anhydre, un excipient utilisé en tant que conservateur et que l'on retrouve dans d'autres médicaments tels que le Digédryl, un traitement d'appoint des problèmes digestifs.

Quoiqu'il en soit, changer d'excipient n'a pas, selon l'ANSM, d'effet sur le traitement en lui-même puisque :

"La nouvelle formule a été démontrée bioéquivalente à l’ancienne".

Une affirmation basée sur "la base de deux études de pharmacocinétique".

Dans un document questions-réponses, l'autorité précise par ailleurs que :

"Ce changement de formule du Levothyrox a été réalisé par le laboratoire Merck, à la demande de l’ANSM car il pouvait exister des différences de teneur en lévothyroxine (ndlr) :

L'hormone thyroïdienne présente dans le levothyrox) non seulement d’un lot à l’autre de Levothyrox mais aussi au cours du temps pour un même lot".

L'objectif affiché était donc d'uniformiser les produits.

Le Lévotothyrox, un médicament au difficile équilibre

Le Levothyrox reste malgré tout un traitement dont le dosage optimal est difficile à obtenir.

Pas assez dosé et le patient se retrouve anormalement fatigué.

Trop dosé et celui-ci manifeste une extrême nervosité.

Les hormones thyroïdiennes sur lesquelles il influe sont en effet impliquées dans l'humeur et le comportement.

Leur régulation suppose donc un dosage particulièrement précis.

Lorsque l'organisme n'est pas capable d'assurer ce dosage, soit parce que la thyroïde est dysfonctionnelle ou absente (après son ablation à la suite d'un cancer par exemple), le Levothyrox permet de compenser le manque d'hormones thyroïdiennes en assurant la stabilité du mécanisme.

Ce difficile équilibre sera-t-il bouleversé par la nouvelle formule ?

"Dans la grande majorité des cas, il n’est pas attendu d’effet indésirable lié à la modification de formule pour le



patient."

précise l'ANSM.

L'autorité tient cependant à rester prudente :

"La lévothyroxine est une hormone thyroïdienne de synthèse à marge thérapeutique étroite.

Aussi, l’équilibre thyroïdien du patient peut être sensible à de très faibles variations de dose".

Une sensibilité qui pousse l'ANSM à préciser qu'il peut être nécessaire de procéder à "un ajustement minime de la posologie basée sur la modification du taux de TSH."

Un ajustement à réaliser, le cas échéant, avec un spécialiste. Dans la lettre adressée aux professionnels de santé par le laboratoire Merck, il est en outre fait référence aux "[...] patients à risque pour qui un suivi spécifique et un contrôle de l’équilibre thérapeutique est recommandé".

Que faire en cas de constat d'effets secondaires liés à la prise du nouveau produit ?

Au delà de la consultation de son médecin, le consommateur qui constate d'éventuels effets secondaires (fatigue inhabituelle, palpitations, excitation...) peut en faire le signalement sur le site du ministère des solidarités et de la santé.

Une façon de contribuer à son échelle à la sécurité du système de santé.

Nouveau Levothyrox : polémiques.
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