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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:17

Canada.

Cap Breton, refuge pour les Américains qui fuient Trump

En voie de dépeuplement, l’île canadienne a misé sur l’afflux de citoyens américains désespérés par l’élection de Donald Trump.

Si ceux-ci ne sont pas encore arrivés, des réfugiés issus d’autres pays ont déjà rejoint les rivages de Cap Breton.

Le premier signe de ce que Rob Calabrese voit comme une dérive des États-Unis s’est manifesté l’an dernier, juste après la première victoire de Trump lors des primaires américaines et le lancement d’un site Internet conçu en trente minutes pour la modique somme de 28 dollars.

S’adressant aux Américains, cet animateur radio canadien y vantait les mérites d’une île où les musulmans pourraient “se déplacer librement” et où les seuls murs existants servaient à “soutenir les toits” de “maisons d’un prix très abordable”.

“Faites passer le message”, recommandait-il. Sous une photo d’une côte déserte de l’Atlantique,

Cap Breton, refuge pour les Américains qui fuient Trump.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 22:55

« Monsanto papers » : la guerre du géant des pesticides contre la science

Pour sauver le glyphosate, la firme a entrepris de nuire par tous les moyens à l’agence des Nations unies contre le cancer.

Premier volet de notre enquête.

EXTRAIT

Avia Terai, province du Chaco, Argentine : un technicien prépare les produits chimiques destinés à l’épandage par avion en mai 2014.

« Nous avons déjà été attaqués par le passé, nous avons déjà subi des campagnes de dénigrement, mais nous sommes cette fois la cible d’une campagne orchestrée, d’une ampleur et d’une durée inédites. »

Christopher Wild a vite replié sa haute silhouette et son sourire.

Les toits de Lyon se déroulent en contrebas de la tour où siège le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), derrière les épaules de son directeur.

Christopher Wild a pesé chaque mot avec une gravité à la mesure de la situation.

Depuis deux ans, un feu roulant cible l’institution qu’il dirige : la crédibilité et l’intégrité de son travail sont défiées, ses experts dénigrés, harcelés par voie d’avocats, ses financements fragilisés.

Chargée depuis près d’un demi-siècle, sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de dresser l’inventaire des substances cancérogènes, la vénérable agence commence à vaciller sous l’assaut.

 « Monsanto papers » : la guerre du géant des pesticides contre la science.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 19:35

Une équipe de chercheurs de l'UCL a identifié comment se formaient les métastases et comment éviter qu'elles apparaissent. Les métastases sont responsables de 90 % des 27 000 décès annuels liés au cancer. Pendant cinq ans, l'équipe de 17 chercheurs pilotée par le professeur Pierre Sonveaux a tenté de découvrir d'où viennent les métastases et comment prévenir leur apparition. Les résultats de leur étude publiées dans la prestigieuse revue Cell Reports, valaient manifestement le temps et l'investissement consentis. Les chercheurs ont identifié des composés prometteurs qui pourraient, à l'avenir, empêcher le développement de métastases chez des patients atteints d'une tumeur cancéreuse. "Nous pouvons être fiers, s'enorgueillit Pierre Sonveaux. Car nous sommes les premiers, au niveau mondial, à avoir identifié une voie qui est responsable des métastases." L'équipe a étudié longuement les cellules cancéreuses et découvert qu'elles produisent un déchet. "C'est le superoxyde. Et nous avons imaginé qu'il était possible d'inactiver le superoxyde afin de bloquer les métastases." Testé sur la souris "Nous avons testé notre traitement sur la souris, dans des modèles de mélanomes - ces tumeurs de la peau induites par des expositions au soleil - et dans des modèles de cancer du sein humain injecté chez la souris, précise-t-il. Dans ces deux cas, nous avons pu bloquer les métastases grâce à un traitement qui inactive le superoxyde." Les résultats ont montré qu'une injection quotidienne d'un tel traitement était efficace dans ce cadre: cela a empêché l'apparition de métastases chez la souris en inhibant le superoxyde. Un traitement transposable à l'être humain? "Nous sommes très enthousiastes, mais d'un autre côté nous sommes des académiques, donc il faut raison garder. Des tests supplémentaires sur l’animal sont encore nécessaires, avant de passer chez l'homme. Nous voulons identifier si les stratégies fonctionnent aussi pour d'autres types de cancer. Ensuite, il faut faire des tests cliniques." La décision de mener des tests cliniques est entre les mains des firmes pharmaceutiques qui possèdent les molécules nécessaires. Car un autre bon point: c'est que ces molécules existent déjà. "Les composés, qui ont donné des résultats probants lors de nos tests, existaient déjà. Ils appartiennent à des groupes pharmaceutiques, qui les testent actuellement en phase 2 pour traiter la maladie de Parkinson ou l'hépatite C, ajoute Pierre Sonveaux. Nous savons donc que ces molécules ne sont pas toxiques pour l'homme. Cela ouvre la porte à une éventuelle validation relativement rapide d'un traitement préventif qui bloquerait les métastases cancéreuses humaines".

Une équipe Belge expliqué comment bloquer les métastases des cancers.

https://www.rtbf.be/auvio/detail_lutte-contre-la-cancer-decouverte-d-une-substance-capable-de-bloquer-les-metastases?id=1945060

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 19:30

Préparer la voie à la prévention thérapeutique des métastases tumorales avec des agents ciblant le superoxyde mitochondrial.

Porporato PE et al. Mol Cell Oncol. 2015 juil. Sept.

La diffusion métastatique est associée à un mauvais pronostic chez les patients cancéreux.

Tout en explorant le métabolisme du glucose dans les cellules progénitentes métastatiques, nous avons récemment constaté que plusieurs dysfonctionnements différents qui partagent la capacité d'induire la production de superoxyde mitochondriale favorisent également la métastase tumorale.

Le ciblage sélectif du superoxyde mitochondrial a empêché une métastase spontanée chez la souris, ouvrant une nouvelle voie pour la thérapie.

Article intégral

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4905283/

Préparer la voie à la prévention thérapeutique des métastases tumorales avec des agents ciblant le superoxyde mitochondrial.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 13:57

Les laboratoires en difficulté : BIO RAD dans les cordes… 

Les laboratoires ne sont visiblement pas pressés de justifier de la fiabilité de leurs tests, mais que craignent-t-ils ? 

En dernier lieu, le laboratoire BIO RAD a tenté de paralyser l’action engagée dans le cadre de LYMACTION pour le compte de Mme S. 

BIO RAD soutenait que Mme S. devait se soumettre à une mesure d’expertise médicale et que la seule production de ses sérologies ne suffisait pas à fonder ses demandes. 

On ne peut que se féliciter de l’indépendance de la Justice qui a évacué cet argumentaire et condamné le laboratoire à verser 1.000, 00 € à Mme S. 

1ère étape, 1er succès ! 

Non seulement, Mme S. est reçue en son argumentation, mais BIO RAD est maintenant au pied du mur et doit justifier de la fiabilité de ses tests. 

Un message fort qui s’adresse à l’ensemble des laboratoires et doit conforter les malades qui nous ont rejoints ou qui s’apprêteraient à le faire.

http://www.lymaction.fr/

LYMACTION ; Les laboratoires en difficulté : BIO RAD dans les cordes.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:36

REPORTAGE

Deuxième vecteur de maladie dans le monde, la tique cache encore bien des mystères.

Entre bronca des malades de Lyme et querelles d'experts autour de cette pathologie qu'elle transmet, la recherche se mobilise.

Objectif, mieux connaître l'écologie de cet acarien et les pathogènes qu'il propage.

C'est une petite bête qui monte, qui monte…

Sur les brins d'herbe, à la une des magazines et dans les laboratoires de recherche scientifique.

«Les tiques sont un véritable problème de santé publique et vétérinaire », estime Jean-François Cosson, vétérinaire, directeur de recherche à l'Inra (Institut national de recherche agronomique).

Et elles coûtent cher ...

La tique cette méconnue qui mobilise enfin la recherche. Le Figaro 02/06.
La tique cette méconnue qui mobilise enfin la recherche. Le Figaro 02/06.
La tique cette méconnue qui mobilise enfin la recherche. Le Figaro 02/06.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 07:06

Le microbiote intestinal dicte-t-il notre humeur et nos comportements?

 

Guillaume Fond — 01.06.2017 -

La recherche sur le rôle du microbiote et son influence sur nos comportements en est à ses balbutiements.

 

Les scientifiques commencent seulement à prendre véritablement la mesure du rôle de notre microbiote, ces innombrables micro-organismes qui vivent sur et dans notre corps.

Le tube digestif abrite à lui seul plus de 10.000 milliards de bactéries –majoritairement anaérobies, c’est-à-dire qui n’ont pas besoin d’oxygène pour vivre. Sans compter les virus, les levures et les champignons.

L’influence du microbiote de l’intestin sur la régulation de nos fonctions vitales aurait ainsi été considérablement sous-estimé jusqu’à la publication des travaux décisifs de ces cinq dernières années.

La découverte la plus frappante est sans doute celle de liens entre les perturbations de cette flore intestinale et des troubles psychiatriques comme l’anxiété, la dépression, les troubles bipolaires, la schizophrénie, ou encore un trouble neurodéveloppemental comme l’autisme.

Il est trop tôt, à ce stade, pour affirmer qu’il s’agit d’une cause, et non pas d’une conséquence de ces troubles.

Néanmoins, l’hypothèse selon laquelle la communauté microbienne abritée par notre intestin détermine en partie notre humeur et nos comportements mérite d’être étudiée. Si elle venait à être confirmée, cela ouvrirait des perspectives de prévention ou de traitement inédites en santé mentale.

Les trois premières années de la vie, période clé Le microbiote intestinal se forme au cours des trois premières années de la vie. Il reste ensuite relativement stable au cours de la vie mais peut être transitoirement modifié, par exemple par un nouveau régime alimentaire, une infection intestinale ou un traitement antibiotique.

Le rôle de cet écosystème est fondamental dans la motricité intestinale, c’est-à-dire la progression des aliments dans le système digestif.

Il l’est aussi dans le développement du système immunitaire, protégeant l’individu contre l’agression de certaines pathogènes.

Il l’est, enfin, dans le système métabolique, participant à la digestion, influençant l’absorption et la distribution des nutriments voire, en cas de maladie, des médicaments. 

On estime actuellement que 90% des maladies pourraient avoir un lien avec des perturbations du microbiote, les unes causant les autres ou inversement.

On parle de « dysbiose », pour des situations dans lesquelles une altération de la biodiversité du microbiote peut occasionner des effets négatifs pour l’individu.

La « paucibiose » fait référence à la perturbation quantitative du microbiote, c’est-à-dire une baisse du nombre total de bactéries, indépendamment du nombre d’espèces différentes. Les effets de telles perturbations sur les comportements ont été mis en évidence, pour l’instant, par des études sur des modèles animaux.

Ainsi des chercheurs ont fait naître des rats par césarienne, dans des conditions stériles, pour qu’ils aient le moins de contacts possible avec des micro-organismes présents chez leur mère ou dans l’environnement.

Ces rongeurs développent rapidement des troubles comportementaux évoquant des maladies psychiatriques: le repli sur soi, une perte de poids, des troubles du sommeil, de l’anxiété, la perte de l’hygiène voire des automutilations.

Or ces troubles s’avèrent réversibles si on administre à ces mêmes rats des probiotiques (des bactéries bonnes pour leur santé) au cours des six premières semaines de leur vie.

Au-delà, les troubles deviennent irréversibles, suggérant que le microbiote joue un rôle crucial dans la période de développement du système nerveux central.

Le microbiote intestinal dicte-t-il notre humeur et nos comportements?
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:34

Hypothèse neurobiochimique : l'action des endorphines...

De nombreuses recherches ont été menées dans le but de découvrir les mécanismes de l'effet placebo.

C'est ainsi, qu'au jour de nombreux résultats, les scientifiques ont convergé vers une même hypothèse : la sécrétion d'endorphines.

Voyons d’abord comment a été mis en évidence le lien entre l’effet Placebo et l’action des endorphines :

En 1978, le médecin californien John Levine soulageait la douleur due à une extraction dentaire, soit par de la morphine, soit par un placebo.

En administrant à ses patients un produit qui bloque l'action des endorphines, il a constaté que ce produit, la naloxone, annulait également l'effet du placebo.

Il démontrait ainsi indirectement le rôle des endorphines dans l'effet placebo. Mais que sont les endorphines ?

Les endorphines sont des substances chimiques ayant les mêmes propriétés que l'opium et ses dérivés (morphine…) mais produite à l'intérieur du corps humain, sous l'expression d'un gène spécifique.

Il s’agit de neuromédiateurs, des polypeptides qui régulent l’intensité des messages nerveux au niveau des synapses grâce à leur pouvoir inhibiteur.

La ß-endorphine, molécule d’endorphine la plus commune chez l’homme est composée d'une chaîne de 31 acides aminés.

Elle est principalement secrétée dans l’hypothalamus et peut passer dans la circulation générale pour atteindre ses « neurones - cibles ».

Si l’action des de ce neuromédiateur se concentre surtout dans l’encéphale, on trouve également des récepteurs à endorphines dans la peau, les intestins et le coeur.

Quelle est l'action des endorphines ?

L'endorphine comme tous les dérivés et substances proches dans leur action de la morphine, est un anti-dépresseur.

C'est-à-dire une substance qui a pour effet de diminuer l'activité cérébrale et la perception de l'environnement qui entoure la personne; et donc de diminuer sa perception de la douleur.

On peut distinguer deux mécanismes différents liés à l’action des endorphines dont les résultats se cumulent.

Une action analgésique (contre la douleur) sur les neurones post-synaptiques du thalamus

Le premier pôle d’action des endorphines est le thalamus. Il s’agit d’un centre intégrateur du système nerveux qui joue le rôle de relais entre l’organisme et le cortex cérébral, centre décisionnel de l’encéphale.

Des neurones de toutes les parties de l’organisme convergent vers le thalamus et y font synapse.

C’est au niveau de ces zones de contact entre deux neurones qu’agissent les endorphines. Voici tout d’abord une animation représentant une connexion classique entre deux neurones.

Par exemple, un neurone sensoriel arrivant d’un muscle au thalamus.

Le message nerveux (de douleur par exemple) chemine sous forme d’activité électrique à travers l’axone jusqu’à arriver à la synapse. Au niveau des boutons terminaux axoniques, le message électrique est traduit sous forme chimique et provoque l’exocytose.

Des molécules du neurone pré-synaptique libèrent leur contenu, des neurotransmetteurs, dans le milieu synaptique.

Ces substances se combinent à des récepteurs post-synaptiques et le message de douleur continue son chemin vers le cortex cérébral après avoir été retraduit en Potentiels d’Action électrique.

Mais en présence d’endorphine, le passage de la synapse prend une tournure différente :

Les endorphines viennent se fixer sur les récepteurs à neuromédiateurs du neurone post-synaptique et ouvrent le « canal » de ce récepteur. Les anions chlorures naturellement présents dans la fente synaptique s’engouffrent alors dans le canal ouvert par les endorphines dans le neurone post-synaptique.

Le chlore, porteur d’une charge électrique négative, contribue à rendre le neurone moins excitable.

Le neurone est hyper-polarisé et donc inhibé : l’intensité du message nerveux de douleur est diminuée.

L’individu ressent donc moins la douleur. En ramenant cette action au cadre de l’effet Placebo, on peut supposer que le simple fait de prendre un médicament (actif ou non) conduit l’esprit à agir sur l’hypothalamus pour accélérer la sécrétion d’endorphines.

Celles cis, vont diminuer l’intensité des messages de douleur en inhibant les neurones arrivant au centre intégrateur du thalamus.

L’individu ressentira ainsi une amélioration de son état : une illustration du pouvoir qu’a l’esprit sur le corps !

Une action dopaminergique sur les neurones de l'Aire Tegmentale Ventrale et le noyau Accumbens L'évolution a mis en place dans notre cerveau des régions dont le rôle est de "récompenser" l'exécution des fonctions vitales par une sensation agréable.

Ce sont des régions (noyau accumbens et aire tegmentale ventrale), interconnectées entre elles, qui forment ce que l'on appelle le "circuit de la récompense".

Le messager chimique qui assure la connexion entre les deux régions de ce circuit est la dopamine.

Ce neurotransmetteur est secrété par les neurones de l’ATV (Aire Tegmentale Ventrale) et correspond à un stimuli de satisfaction.

L’animation présente deux synapses consécutives au niveau de l’Aire Tegmentale Ventrale.

Le premier neurone (interneurone au GABA) est spécifique de l’ATV.

Le neurone central est dit dopaminergique, c'est à dire qu'il est capable de sécréter le la dopamine.

Le dernier neurone quant à lui est capable de réagir à la présence de dopamine. Puisque elle présente les mêmes caractéristiques, l’héroïne (utilisée dans l’animation) peut être assimilée aux endorphines.

Quand la molécule de beta-endorphine vient se fixer sur le récepteur aux opiacés du premier neurone, celui-ci ne sécrète qu’une faible dose du neurotransmetteur GABA.

Le canal au chlore du neurone post synaptique ne s'ouvrira donc que peu de temps et le neurone sera faiblement polarisé et donc excité: il sécrètera beaucoup de dopamine qui par une cascade d'événements biologiques générera une sensation de bien-être.

Si l’effet Placebo conduit à un gain de confiance, à une hausse du moral et à une satisfaction générale du patient, on peut supposer qu’il existe une interaction de ce type avec le « circuit de la récompense ».

Le stimuli de satisfaction envoyé par l’esprit persuadé de recevoir un médicament actif est alors à l’origine de la sécrétion importante de dopamine.

Cette hausse du taux de ce neurotransmetteur correspond donc à l’amélioration de l’état du patient.

Conclusion :

L’expression biologique de l’effet Placebo reste un phénomène énigmatique. Il est évident que l’essentiel de ses rouages reste inconnue, et ce malgré les progrès des neurosciences.

Ces disciplines scientifiques très jeunes ont cependant mis en évidence l’implication des endorphines dans le phénomène Placebo.

Le rôle de ces neuromédiateurs est d’abord d’inhiber les messages nerveux de douleur au niveau du thalamus, un centre intégrateur de l’encéphale.

L’autre action des endorphines se situe au niveau du « circuit de la récompense ». La présence de neuromédiateurs va alors stimuler la sécrétion de dopamine.

Ce neurotransmetteur assure la communication entre les cellules et les neurones et est à l’origine des sensations de plaisir.

Mais ces hypothèses sont insuffisantes pour expliquer biologiquement la totalité de l’effet Placebo !

Car que ce soit dans le thalamus ou dans le « circuit de la récompense », les endorphines agissent comme la plupart des drogues !

Elles peuvent donc donner au malade une sensation de bien-être, mais ne participent pas à la guérison de sa lésion organique.

Sachant que l’effet Placebo est mesurable sur des paramètres objectifs (acidité gastrique, taux de corticoïde ou de cholestérol), on peut donc imaginer que le système nerveux, grâce à l’effet psychologique du Placebo, va influer sur le système immunitaire !

Cette action se traduira alors par une amélioration physiologique de l’état du patient ! Cependant un tel mécanisme reste encore à découvrir…

L'effet placebo expliqué grâce aux endorphines. L'effet placebo est bloqué par la Naltrexone.
L'effet placebo expliqué grâce aux endorphines. L'effet placebo est bloqué par la Naltrexone.
L'effet placebo expliqué grâce aux endorphines. L'effet placebo est bloqué par la Naltrexone.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:24

Les traumatismes se transmettent de génération en génération

Par franceinfo –

Dans une étude publiée dans la revue Nature Neuroscience, la chercheuse et son équipe ont montré, chez des souris mâles, qu'un stress intense dans les premiers jours de la vie modifie la composition cellulaires de leurs spermatozoïdes de façon durable.

Ces altérations se retrouvent même chez les générations suivantes.

Résultat : leurs descendants, qui n'ont subi aucun stress important, développent néanmoins des troubles du comportement comparables à ceux de leurs géniteurs. Les recherches

Le protocole expérimental des chercheurs est le suivant : des jeunes souriceaux ont été séparés de leurs mères, de manière précoce.

En grandissant, ils ont développé des troubles assez comparables à la dépression : troubles de la mémoire, comportement d'évitement social, apathie, mais aussi parfois, un goût pour la prise de risque inconsidérée.

Les animaux s'exposent à des dangers plus grands que leurs congénères sans montrer de peur, ce qui évoque les troubles de la personnalité.

En observant les deux générations suivantes, enfants et petits-enfants issus de ces mâles, les chercheurs ont constaté qu'ils souffraient des mêmes troubles du comportement, et parfois même de manière plus prononcée encore, alors que ces souris n'avaient, elles, jamais subi de séparation précoce d'avec leur mère.

La transmission Dans le cerveau, dans le sang et dans les spermatozoïdes, les chercheurs ont découvert des modifications bien précises sur des molécules, les micro-ARN, qui interagissent avec l'ADN.

Cette transmission des expériences traumatisantes et ses conséquences sur le comportement n'est pas directement génétique (il n'y a pas de gènes spécifiques pour ces troubles du comportement), et le support de l'hérédité serait, ici, une famille de molécules qui influencent la façon dont les gènes sont utilisés par l'organisme.

La deuxième génération semble touchée par des troubles du comportement plus sévères, car, selon Isabelle Mansuy, les altérations des micro-ARN sont présentes dès la conception, à la différence des premières souris traumatisées, chez qui elles n'apparaissent qu'après la séparation d'avec leur mère.

Pour la deuxième génération, l'action des altérations se fait déjà sentir au cours du développement fœtal et les troubles du comportement seraient donc plus marqués encore chez les descendants d'animaux traumatisés.

Chez l'homme Cela fait presque dix ans que les neurobiologistes, les psychiatres et même les généticiens tournent autour de cette idée d'une trace biologique laissée par les traumatismes chez l'humain.

L'une des études marquantes de ces dernières années a été menée au Canada, à l'université Mc Gill.

Des analyses ont été faites sur des personnes victimes d'abus sexuels et des particularités "biologiques" ont été trouvées.

Certains gènes liés au stress ne fonctionnaient pas tout à fait normalement.

Mais, si ce marqueur a été identifié, la transmission biologique de cette vulnérabilité au stress, elle, n'a jamais été observée jusqu'à présent.

http://mobile.francetvinfo.fr/replay-radio/info-sante/les-traumatismes-se-transmettent-de-generation-en-generation_1759495.html#xtref=http://m.facebook.com

Les traumatismes se transmettent de génération en génération.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:13

Un club d'entomologistes allemands a mesuré scientifiquement les insectes dans une réserve naturelle située au nord-ouest de l'Allemagne de 1989 à 2013.

Elle a ainsi constaté une baisse de leur nombre de 78% en 24 ans.

Les résultats de leur recherche ont été publiés dans "Science", indique mardi Natuurpunt (homologue flamand de Natagora).

Le club allemand a utilisé, pour sa recherche, la technique dite du "piège malaise".

Ressemblant à une tente, tous les insectes qui s'y aventurent par hasard atterrissent dans une solution alcoolisée.

Alors qu'en 1989, de un à un kilo et demi d'insectes étaient ainsi attrapés dans les prés fleuris, seuls 300 grammes ont été capturés en 2013.

La diversité s'est également amenuisée: en 1989, 143 espèces de syrphes (famille de mouches) étaient observées contre 104 en 2013.

Pour Wim Veraghtert de Natuurpunt, les changements dans l'utilisation des terres et la perte de l'habitat expliquent notamment cette baisse.

"La qualité des habitats restants est aussi fortement mise sous pression par la masse d'azote qui atterrit sur nos terres ainsi que par les pesticides utilisés et dont l'impact exact reste difficile à établir. (...)

En ajoutant le changement climatique, on obtient un cocktail mortel." Les insectes remplissent divers rôles: pollinisateurs (indispensables pour la biodiversité), prédateurs pour d'autres insectes (comme les pucerons) ou encore proies pour de nombreux animaux.

Le nombre d'insectes à baissé de 78% en 24 ans.
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