Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 15:38

Adjuvants des vaccins : « Comprendre qu’en matière de sécurité tout était faux fut un choc »

À une époque de profondes mutations, le rapport au temps est chamboulé. Nous avons invité des personnalités et des anonymes à se confier sur ce sujet. Cette semaine, le professeur et lanceur d’alerte Romain Gherardi.

M le magazine du Monde | Par

 

Chef du service du Centre expert de pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne), Romain Gherardi a signé, fin 2016, un ouvrage (Toxic Story, Actes Sud) dans lequel il narre son odyssée de lanceur d’alerte concernant les effets des adjuvants aluminiques présents dans les vaccins. De quoi revenir sur le temps médical et la recherche fondamentale.

image: http://s2.lemde.fr/image/2017/02/10/534x0/5077560_6_14bc_romain-gherardi-a-son-domicile-lundi-6_baed32d687641302e4b579ef501c6fb8.jpg

Romain Gherardi, à son domicile, lundi 6 février.

Vous faites partie des premiers à avoir détecté la myofasciite à macrophages et avez débuté vos recherches sur les effets des adjuvants à la fin des années 1990. Quand vous regardez le chemin parcouru, que ressentez-vous ?

On a vu apparaître cette lésion musculaire inconnue en 1993, et c’est ensuite que nous avons compris qu’elle est induite par l’aluminium. On est allé de surprise en surprise, en découvrant l’origine vaccinale de cet aluminium [depuis 1926, 60 % des vaccins contiennent des adjuvants aluminiques pour renforcer la réponse immunitaire] puis en comprenant que l’innocuité de ces adjuvants ne repose sur aucune base expérimentale solide. On a longtemps cru qu’ils étaient rapidement évacués dans les urines sous forme d’atomes d’aluminium, mais les toxicologues n’avaient pas compris que les microparticules d’adjuvants sont capturées par les cellules immunitaires et ont un comportement très différent de celui des atomes d’aluminium.

« L’Afssaps, bastion de l’industrie pharmaceutique, s’évertuait à temporiser et à empêcher que la lumière soit faite sur les questions dérangeantes. »

Comprendre que, en matière de sécurité des adjuvants, tout était faux, fragmentaire et non pensé fut un choc. Découvrir le fonctionnement des agences sanitaires fut un second choc. Je pensais, par exemple, que l’agence du médicament était la police du médicament, avec pour rôle de comprendre, de mettre en demeure, etc. Mais non : après le scandale du Mediator, le rapport de l’IGAS [l’Inspection générale des affaires sociales] a parfaitement décrit l’Afssaps [l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé] comme un bastion de l’industrie pharmaceutique, s’évertuant à temporiser et à empêcher que la lumière soit faite sur les questions dérangeantes. L’Afssaps, dissoute en 2012, a été remplacée par l’ANSM [l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé] mais il demeure une profonde réticence à remettre en question l’industrie pharmaceutique.

Votre livre retrace votre combat, un chemin de croix qui n’est pas terminé. On ne peut s’empêcher de penser à Irène Frachon, qui a dénoncé l’affaire du Mediator et à d’autres lanceurs d’alerte. Comment fait-on pour tenir, dans le temps, seul contre tous ?

Il y a plusieurs explications. D’abord, les sous. Comme je ne travaille pas uniquement sur ce sujet, mon laboratoire a obtenu de bons financements pour étudier, entre autres, les cellules souches musculaires. Sans compter la petite dotation récurrente du laboratoire et les moyens grappillés à droite et à gauche. Tout cela nous a permis de ne jamais lâcher complètement les recherches sur les adjuvants aluminiques.

Lire aussi :   Une concertation citoyenne sur les vaccins déconcertante

Ensuite, il y a les malades : on les voit quotidiennement, on fait des biopsies, on détecte sans cesse de nouveaux cas. Ces patients souffrent un calvaire personnel (douleurs, fatigue, troubles cognitifs) doublé d’une profonde sensation d’injustice liée à la difficulté de faire reconnaître leur maladie. Cela nous rappelle en permanence la nécessité de continuer les recherches. Et ces recherches ont souvent donné des résultats plus stimulants que les hypothèses de départ… C’est devenu passionnant. Un scientifique ne peut résister à cela.

Ce combat a-t-il changé votre regard sur le temps en médecine et le temps de la recherche ?

Oui, et je retiens trois éléments. Les effets secondaires tout d’abord : le temps long n’a jamais été pris en compte dans l’étude des adjuvants, si bien que le problème n’a pas été clairement formulé avant nos travaux. Plusieurs années peuvent s’écouler avant que les effets ne se manifestent. L’adjuvant se déplace lentement du site d’injection vers des organes distants, où il persiste. Longtemps, très longtemps. Ce temps long doit absolument être pris en compte dans l’étude des toxiques environnementaux biopersistants.

« Notre premier article sur l’origine vaccinale de la myofasciite à macrophages a été envoyé à treize journaux différents avant qu’il y en ait un qui accepte enfin de se saisir de la question. »

Deuxième leçon : le temps est capital dans la stratégie des agences sanitaires face à des signaux sanitaires inattendus, complexes, ou embarrassants. Elles espèrent toujours que le problème se résoudra spontanément avec le temps. Effectivement, le signal s’atténue souvent progressivement, comme ce fut le cas pour les effets secondaires signalés après la campagne de vaccination massive contre l’hépatite B des années 1990. Douter, relativiser, faire durer les procédures jusqu’à l’usure permet de noyer le bruit initial dans le bruit de fond général. Les responsables éventuels peuvent alors tranquillement partir à la retraite… voire au cimetière.

image: http://s1.lemde.fr/image/2017/02/10/534x0/5077558_6_e1fd_2017-02-08-0de142f-2130-1w2l7dr-nqbksatt9_90c606462458c6fb3303e369b0347bb8.jpg

Troisième point : le temps de la recherche est toujours beaucoup plus long que l’imagine le public. Mener une étude sur la toxicité des particules d’adjuvant prend au minimum deux ans : il faut trouver les chercheurs prêts à effectuer un travail fastidieux et mal payé, mener l’étude, analyser les résultats, écrire l’article, le soumettre pour publication et ce n’est pas fini pour autant ! Notre premier article sur l’origine vaccinale de la myofasciite à macrophages a été envoyé à treize journaux différents avant qu’il y en ait un qui accepte enfin de se saisir de la question et de le soumette pour avis à ses experts. C’est maintenant plus facile, le sujet s’est installé : notre dernier article a été accepté par retour de courrier.

On en est aujourd’hui à la prise de conscience. Et ce grâce à votre ouvrage, au travail de journalistes et à la mobilisation des associations. Cela vous soulage-t-il ?

Oui bien sûr ! C’est très important. Mais qu’il est difficile de faire comprendre qu’il faut à la fois maintenir une couverture vaccinale protectrice de la population et faire les recherches nécessaires sur la sécurité des adjuvants… D’un côté, la France est le pays où la défiance antivaccin est la plus forte et, de l’autre, les industriels ont beau jeu de disqualifier toute recherche susceptible de nuire à leurs intérêts de court terme.

Je dis aux personnes réticentes face aux vaccins que l’être humain est constitué pour faire face en permanence à un très grand nombre d’antigènes, et que le principal problème à régler est celui de la susceptibilité particulière de certains individus à des adjuvants aluminiques hors d’âge. Je dis aux grands industriels, comme Sanofi, qu’au-delà de l’objectif de croissance de leur segment, visant à faire passer le chiffre d’affaires mondial du vaccin de 7 milliards en 2005 à 100 milliards en 2025, leur intérêt est de réduire dès à présent l’exposition globale des populations aux adjuvants aluminiques, de travailler la question des facteurs de susceptibilité individuelle et d’optimiser continûment la sécurité de leurs produits comme le fait l’industrie aéronautique. À défaut, ils seront rapidement suspectés d’être des pourvoyeurs de maladies environnementales chroniques.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/tant-de-temps/article/2017/02/10/adjuvants-des-vaccins-comprendre-qu-en-matiere-de-securite-tout-etait-faux-fut-un-choc_5077561_4598196.html#UtBdIf5Dy42CebBE.99
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:14

https://www.facebook.com/telematinf2/videos/1208302965932425/

 

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:22

La renaissance des vaccins contre le cancer - la nécessité éminente d'activer l'immunité humorale.

Huijbers EJ, et al. Hum Vaccin Immunother. 2017.

Compte tenu du nombre croissant d'anticorps monoclonaux approuvés pour le traitement du cancer, il semble étrange que le développement de vaccins inducteurs d'anticorps reçoive si peu d'attention.

À notre avis, il existe une formidable opportunité dans le développement de vaccins contre le cancer induisant des réponses immunitaires humorales, impliquant quelques avantages majeurs.

Tout d'abord, on s'attend à ce que l'efficacité d'une réponse d'anticorps polyclonaux dépasse celle des anticorps monoclonaux.

Ceci est appuyé par des données précliniques qui montrent des réponses anti-tumorales prononcées et des essais cliniques précoces dans lesquels l'avantage est observé chez les patients atteints d'un cancer avancé.

Deuxièmement, les stratégies de vaccination devraient réduire les visites à l'hôpital, ce qui entraînera une amélioration de la qualité de vie.

Enfin, les stratégies de vaccination sont extrêmement rentables, ce qui permet d'atténuer les problèmes socio-économiques liés aux coûts prohibitifs des médicaments.

Pour atteindre d'autres succès cliniques, les efforts devraient porter sur l'identification des cibles, l'optimisation des stratégies de vaccination et le développement d'adjuvants.

PMID 28118089 [PubMed

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:02

Protection cardiovasculaire : du thé (pour changer du café...) ?

Le thé et le café sont les deux boissons les plus consommées à l'échelon mondial.

Il ne faut donc pas s'étonner de la prolixité de la littérature médicale internationale sur le sujet, au point que les publications sont autant d'épisodes à un feuilleton sans fin, largement alimenté par des épidémiologistes qui ne manquent pas d'imagination.

Le café est plus souvent à l'honneur que le thé, ce qui est notoirement injuste, car il y a probablement plus de buveurs de thé que de café, en sachant que les statistiques mondiales sur ce sujet ne sont pas d'une grande précision ...

Pour autant, il subsiste beaucoup d'incertitudes sur les effets cardiovasculaires de ces deux breuvages, les résultats étant souvent discordants d'une étude à l'autre, habituellement du fait de failles méthodologiques, qu'il s'agisse des critères d'évaluation de leur consommation ou des critères de jugement.

L'étude de cohorte prospective qui vient d'être publiée dans l'American Journal of Medicine est une émanation de la MESA (Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis) qui a « fourni » 6 508 sujets d'ethnies diverses.

La consommation de café ou de thé a été évaluée de manière semi-quantitative à partir de questionnaires et trois catégories ont été ainsi distinguées : (1) nulle ; (2) occasionnelle (< 1 tasse par jour) ; (3) régulière ( ≥1 tasse par jour). Le score calcique coronaire (SCC) a été évalué dans tous les cas et sa progression au fil du temps a été estimée sous la forme d'un rapport dérivé d'un modèle mixte par régression, le critère de jugement utilisé étant log (score calcique +1), les coefficients étant de nature exponentielle pour refléter l'évolution par rapport à la valeur de référence avec un maximum de sensibilité.

Les analyses des risques proportionnels propres au modèle de Cox ont servi à évaluer l'association entre la consommation des dits breuvages et l'incidence de certaines évènements cardiovasculaires, notamment accidents vasculaires cérébraux, accidents ischémiques transitoires et infarctus du myocarde.

Progression moindre de la charge calcique coronaire et moins d'événements cardiovasculaires pour les buveurs de thé réguliers Au cours d'un suivi médian de 5,3 années pour ce qui est de l'évolution des SCC et de 11,1 années pour les ECV, la progression de la charge calcique coronaire a été moindre chez les buveurs réguliers de thé, versus les abstinents, après ajustement dans le cadre d'une analyse multivariée.

Cet effet positif sur un marqueur de l'athérosclérose coronaire a été associé à une moindre incidence des ECV à long terme en cas de consommation régulière de thé (≥ 1 tasse par jour), soit un odds ratio (OR) ajusté de 0,71 (intervalle de confiance à 95 %, IC, 0,53-0,95) (versus non buveurs de thé).

La même comparaison n'a révélé aucune tendance de ce type chez les buveurs de café, qu'il s'agisse des scores calciques ou encore de l'incidence des ECV, le hazard ratio ajusté correspondant étant en effet de 0,97 (IC, 0,78-1,20).

La progression de la charge calcique coronaire a certes été corrélée négativement à la consommation de café, mais de façon marginale, à la différence du thé.

Pour une fois, le thé est plus à l'honneur que le café. Cette étude prospective de grande envergure suggère que la consommation régulière de thé freine la progression de la charge calcique coronaire, tout en réduisant l'incidence des ECV à très long terme.

Ces résultats méritent confirmation, mais en attendant, il est licite de s'interroger sur les mécanismes de cet effet cardioprotecteur éventuel et...providentiel.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 08:31

Le métabolisme du cerveau et la maladie d'Alzheimer: la perspective d'une thérapie à base métabolique.

Thomas SC, et al. J Nutr Vieillissement en santé. 2015.

Le cerveau est l'un des organes les plus exigeants en énergie dans le corps.

Il a évolué en complexes réseaux métaboliques pour répondre à ce besoin et utilise une variété de substrats pour générer l'ATP, la monnaie universelle de l'énergie.

Toute interruption de l'approvisionnement en énergie entraîne diverses anomalies dont la maladie d'Alzheimer (MA), une affection dans laquelle la capacité cognitive est nettement diminuée.

Les astrocytes sont un participant important dans le maintien du budget de l'ATP cérébral.

Toutefois, sous le stress oxydatif induit par de nombreux facteurs, y compris la toxicité de l'aluminium, la capacité des astroctyes à générer de l'ATP est altérée en raison de mitochondries dysfonctionnelles.

Ceci conduit à des astrocytes globulaires, glycolytiques, lipogènes et déficients en ATP, caractéristiques cérébrales communes pour les patients atteints de MA.

L'inversion de ces perturbations par des métabolites naturels tels que le pyruvate, l'α-cétoglutarate, l'acétoacétate et la L-carnitine fournit des indices thérapeutiques précieux contre la MA.

PMID 25560817 [PubMed - indexé poMEDLINE]

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 08:23

L'Acétyl-L-carnitine protège de la dysfonction mitochondriale dans l'étude metabolomique sur les nanoparticules d'oxyde d'aluminium.

Li X, et al. Partie Fibre Toxicol. 2016.

CONTEXTE:

En raison de l'application étendue de nanoparticules d'oxyde d'aluminium modifiées et de l'augmentation de la suspension de particules contenant de l'aluminium dans l'air, l'exposition de nanoparticules d'oxyde d'aluminium nanométrique (NP Al2O3) devient inévitable.

Méthodes:

Dans cette étude, des microarray d'ARN couplés à une analyse métabolomique ont été utilisés pour découvrir des mécanismes sous-jacents aux réponses cellulaires aux NP d'Al2O3 et impliquer lun sauvetage potentiel.

Résultats

Nous avons constaté que les NP d'Al2O3 déclenchaient de manière significative la régulation négative des gènes liés aux mitochondries situés dans les complexes I, IV et V, impliqués dans la phosphorylation oxydative et les voies de dégénérescence neuronale, dans les cellules épithéliales bronchiques humaines (HBE).

Des analyses cellulaires et animales ultérieures ont confirmé que les NP d'Al2O3 provoquaient une apoptose dépendante des mitochondries et un stress oxydatif in vitro ou in vivo, ce qui était cohérent avec les tendances de la régulation des gènes.

Pour sauver le dysfonctionnement des mitochondries induites par les NP d'Al2O3, la perturbation des métabolites moléculaires de HBE a été profilée à l'aide de l'analyse métabolomique, ce qui facilite l'identification d'un antagoniste potentiel ou d'un supplément contre les dommages induits par les nanoparticules.

La supplémentation d'un antioxydant, l'acétyl-L-carnitine, a totalement ou partiellement restauré les niveaux d'expression des gènes modulés des NP Al2O3 dans le complexe mitochondrial I, IV et V. Il a en outre réduit l'apoptose et les dommages oxydatifs dans les deux cellules traitées HBE et les tissus pulmonaires animaux.

CONCLUSION:

Ainsi, nos résultats démontrent le mécanisme potentiel des lésions du système respiratoire induites par les NP Al2O3.

En attendant, sur la base du profil métabolique, l'utilisation d'acétyl-L-carnitine est suggérée pour améliorer le dysfonctionnement des mitochondries associé aux NP d'Al2O3.

PMID 26772537 [PubMed - indexé pour MEDLINE] PMCID PMC4715336

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:49

La quercétine atténue la mort neuronale dans la neurodégénérescence induite par l'aluminium dans l'hippocampe de rat.

Sharma DR, et al. Neuroscience. 2016.

L'aluminium est un métal léger et toxique présent partout sur la terre, qui a reçu une attention considérable en raison de ses effets neurotoxiques.

Il a également été liée écologiquement et épidémiologiquement à plusieurs troubles neurologiques, y compris la maladie d'Alzheimer (AD), la maladie de Parkinson (PD), le complexe guamanien-parkinsonien et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Le mécanisme de neurotoxicité de l'aluminium est mal compris, mais il est bien documenté.

l'aluminium génère des espèces oxygénées réactives (ROS).

La production augmentee de ROS conduit à la rupture des systèmes de défense antioxydants cellulaires et à la libération du cytochrome c (cyt-c) des mitochondries au cytosol, ce qui entraîne une mort cellulaire apoptotique.

La quercétine (un flavonoïde naturel) le protège contre les dommages oxydatifs et a démontré qu'elle diminue les dommages mitochondriaux dans divers modèles animaux de stress oxydatif. Nous avons émis l'hypothèse que si les dommages oxydatifs aux mitochondries jouent un rôle significatif dans la neurodégénérescence induite par l'aluminium, puis la quercétine devrait améliorer l'apoptose neuronale.

L'administration de quercétine (10 mg / kg de poids corporel / jour) a réduit le stress oxydatif induit par l'aluminium (10 mg / kg de poids corporel / jour) (réduction de la production de ROS, et entraîne une augmentation de l'activité de la superoxyde dismutase mitochondriale (MnSOD)).

De plus, la quercétine empêche la translocation induite par l'aluminium de cyt-c, et régule vers le haut Bcl-2, diminue l'activation de Bax, p53, caspase-3 et réduit la fragmentation de l'ADN.

La quercétine obstrue également les changements neurodégénératifs induits par l'aluminium chez les rats traités à l'aluminium, comme le montrent la coloration par l'hématoxyline et l'éosine (H & E).

D'autres études par microscopie électronique ont révélé que la quercétine atténue le gonflement mitochondrial induit par l'aluminium, la perte de crêtes et la condensation de la chromatine.

Ces résultats indiquent que le traitement par la quercétine peut représenter une stratégie thérapeutique pour atténuer la mort neuronale contre la neurodégénérescence induite par l'aluminium.

Publié par Elsevier Ltd.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept Nutrition
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:22

Vaccinations : comment les médecins font face aux objections des patients

Rencontre avec deux généralistes et une pédiatre qui doivent gérer les inquiétudes de la population et répondre à ses interrogations.

Comme on choisit son médecin, on se soigne. Dans l’intimité des cabinets médicaux, la parole se libère.

Échaudés par les scandales sanitaires à répétition - quitte parfois à tout mélanger —, les patients font part de leurs inquiétudes à leurs praticiens.

Certains répondent à leurs interrogations.

Ce sont ceux-là que nous avons choisi d’interroger pour prendre le pouls des questions des Français autour de la vaccination et notamment celle des enfants.

Le Dr Dominique Dupagne est un généraliste parisien et, en blogueur hyperactif, il a créé le site atoute.org sur lequel il dénonce régulièrement les conflits d’intérêts et le lobby pharmaceutique. Il fait partie de ceux qui estiment que les patients peuvent penser, face aux sachants.

Il raconte entendre des questionnements et assure répondre à chacun. «Quand on parle de “la” vaccination, je m’énerve car ça ne veut rien dire. Il y a des vaccins qui ne servent à rien et d’autres qu’il faut absolument faire», explique-t-il.

À propos de celui contre l’hépatite B, il répond comprendre les doutes.

Et rétorque que si l’on n’est pas infirmier, boucher ou encore coiffeur, il est possible de s’en passer. En revanche, aux parents qui refusent de faire le ROR (rougeole-oreillons-rubéole), il rétorque que «ce n’est pas raisonnable.

L’autisme causé par ce vaccin est un mythe. Au bout du compte, j’ai rarement des refus». Et quid du Gardasil (génotypes du papillomavirus humain responsables de certains cancers du col de l’utérus)? «Je dis que l’on n’a pas encore montré qu’il protégeait du cancer et que nous ne disposons pas, à ce jour, d’éléments pour affirmer que les virus ne vont pas être remplacés par d’autres.

Par ailleurs, les risques d’accident avec ce vaccin sont très faibles, de l’ordre d’1 accident grave pour 500.000.

En résumé, le risque d’effets secondaires du Gardasil est très faible et le bénéfice est à l’état d’hypothèse», estime le Dr Dupagne.

Dans ce cas, ce sont donc aux patients de choisir. Enfin, pour le BCG, sa réponse est claire: il ne sert à rien.

«C’est par le dialogue que l’on peut inciter nos patients à se faire vacciner, pas en imposant les choses car seule une petite frange de la population est contre la vaccination»  

Dr Philippe Nicot Généraliste près de Limoges (Haute-Vienne), le Dr Philippe Nicot est membre du Formindep, un collectif dont le but est de «favoriser une formation et une information médicales indépendantes ». Récemment, le Formindep s’est illustré en publiant le premier classement des universités françaises en fonction de leur degré d’indépendance.

«C’est par le dialogue que l’on peut inciter nos patients à se faire vacciner, pas en imposant les choses car seule une petite frange de la population est contre la vaccination », estime-t-il.

Il rappelle que le vaccin contre l’hépatite B présente quelques effets secondaires.

Quant à la campagne de publicité, elle avait été «gérée à l’époque par la firme.

On s’est trompé de cible pour l’hépatite B, on a vacciné les adultes et non les enfants. Moralité, on s’est retrouvé avec une vaccination massive concernant la mauvaise population ».

Ces erreurs ont laissé des traces, de même que la campagne de la peur instiguée par Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, pour le H1N1.

Le Dr Anne-Sylvestre Michot-Cottias est pédiatre à Paris, attachée à la maternité Port-Royal et membre du réseau de surveillance épidémiologique Activ (Association clinique et thérapeutique infantile du Val-de-Marne).

Elle se définit comme «très pro-vaccins».

Selon elle, les pédiatres sont peut-être plus sensibles à ces questions que les généralistes «en raison des pathologies auxquelles ils ont été confrontés en réanimation avant que les vaccins n’existent».

Elle ajoute: «Les parents qui ont peur des vaccins ont en fait peur de tous les vaccins. Ils invoquent l’autisme et l’aluminium.

Concernant le BCG, je dis qu’il doit être réservé aux enfants voyageant beaucoup et loin.

Les petits Parisiens n’ont pas tous besoin de le faire. Il faut répondre au cas par cas, pour chaque vaccin .» Les parents veulent désormais des informations claires et équilibrées

Le temps de l’accord quasi tacite des parents pour la vaccination de leurs petits est bien révolu.

Tout au moins dans les pays occidentaux.

Les experts du réseau Cochrane ont ainsi analysé 38 études, la plupart «consacrées à des pays à hauts revenus», concernant la perception des parents, le plus souvent des mères, de la communication vaccinale pour les enfants de moins de 6 ans.

Le résultat de leur recherche montre que «les parents veulent des informations claires et équilibrées, et qu’ils trouvent fréquemment que ce type d’information manque ».

Ils souhaitent notamment être informés avant le rendez-vous chez le médecin et non pas lors de la consultation.

Les études montrent également - même si c’est de façon moins évidente - que plus ils ont de réponses à leurs questions et plus ils ont confiance dans les sources, plus ils sont enclins à accepter la vaccination.

Mais, parallèlement, ils estiment qu’il est difficile de savoir quelle source croire.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 20:00

Anti-vaccinaliste , vraiment ?

 

La loi impose comme vaccination obligatoire : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite soit le célèbre DTP.

Il n’existe plus de vaccins DTP disponible en France depuis plusieurs années.

Les fabricants ont arrêté leurs fabrications, depuis 2007, pour des raisons de bénéfices insuffisants.

Le Revaxis qui est l’équivalent du DTP pour les rappels chez l’adulte  n’est pas autorisé pour les enfants.

 

Je  pouvais  jusqu’à présent  vacciner par le Tetracoq, car il contient en plus du DTP , la coqueluche et elle seule.

Aujourd’hui je ne peux plus le faire car il y a  rupture de stock de ce vaccin mais aussi de ceux du même type  et personne n’est capable de dire quand ils seront à nouveau disponibles.

Certains affirment que la pénurie va durer.

 

Comment faire quand les parents ne veulent pas vacciner pour les autres maladies, d’autant que ces vaccinations ne sont pas obligatoires ?

 

D’un coté la loi, de l’autre sa stricte application matériellement impossible .

 

Aujourd’hui en France vouloir vacciner son enfant contre seulement la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite et donc suivre la loi; est impossible.

Si vous  voulez la stricte application de la loi, vous êtes qualifiés d’anti-vaccinaliste .

En effet il faut faire TOUS les vaccins .

Si vous ne voulez pas certains vaccins vous êtes mis du coté de ceux qui refusent TOUS les vaccins.

Il n’y a plus de nuance : c’est tout ou rien.

La loi pourtant  interdit la vente groupée obligatoire mais visiblement elle ne s’applique pas pour les vaccins.

 

Une telle incongruité ne gène visiblement pas nos autorités.

En France ce sont tous les vaccins qui ainsi deviennent de fait  “obligatoires”.

Ce n’est pas le cas dans la plupart des autres pays où le choix existe.

 

Pourquoi alors dans d’autres pays européens les parents ont le choix et c’est impossible chez nous en France ?

Les vaccins DTP pour les enfants existent donc bien .

Pourquoi pas chez nous ?

 

Vous avez sans doute une réponse.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 19:44

DT-Polio: "La vaccination obligatoire n'est plus une nécessité"

Mercredi, le Conseil d'Etat a demandé au gouvernement de permettre l'accès aux vaccins obligatoires, sans qu'ils ne soient associés à d'autres produits. Une démarche impossible, selon l'ex-président du Conseil technique des vaccinations, mais qui ouvre la voie une suspension de l'obligation vaccinale.

Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont les trois seuls obligatoires chez les nourrissons à ce jour en France. Or, le produit qui les regroupe, le DT-Polio (ou DTP), ne se vend plus seul depuis 2008 et est dorénavant associé à d'autres vaccins, dont l'usage est seulement "fortement recommandé" par le Haut Conseil de la santé publique. Cette situation devrait bientôt changer, puisque dans une ordonnance rendue publique mercredi, le Conseil d'Etat, saisi par 2300 requérants, a "enjoint au ministre chargé de la Santé de prendre des mesures pour rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination".

En clair, les vaccins obligatoires doivent être disponibles seuls, c'est-à-dire sans être associés à des produits seulement recommandés. L'Etat a six mois pour respecter la volonté du Conseil d'Etat. Cette décision pourrait surtout mener à une suspension des vaccins obligatoires, explique à L'Express le professeur Daniel Floret, pédiatre et ancien président du Conseil technique des vaccinations.

Le décision du Conseil d'Etat est-elle applicable dans les six mois?

Pr. Daniel Floret: Il est absolument impossible que le gouvernement puisse remettre à disposition le vaccin DTP, il n'est plus fabriqué nulle part. Ce produit visait une frange limitée de la population, car il était seulement utilisé par les anti-vaccination et ne concernait que 2 à 3% des enfants [soit 16 000 à 24 000 cas, sur les 800 000 naissances annuelles].

PORTRAIT >> Vaccin DT-Polio: qui est le professeur Joyeux, auteur d'une pétition anxiogène?

De toute façon, le laboratoire Sanofi qui le produisait jusqu'en 2008 n'a plus la chaîne de production appropriée. Il ne va pas remonter une chaîne, pour un vaccin utilisé seulement en France et pour quelques dizaines de milliers de cas. Et même s'il décidait de reprendre sa production, il faudrait la faire valider, puis se lancer dans des essais cliniques... Cela prendrait un temps fou.

Alors quelles sont les options qui s'offrent à l'Etat, pour respecter la volonté du Conseil d'Etat?

L'Etat peut étendre l'obligation vaccinale à tous les produits utilisés actuellement [C'est l'option privilégiée par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui a indiqué dans un communiqué que "le cadre législatif actuel" de la politique vaccinale "pourrait évoluer"]. Mais cela me paraît difficilement possible à être mis en oeuvre dans les prochains mois et par le gouvernement actuel, car il faut faire voter une loi et la session parlementaire se termine prochainement. L'autre option, la plus probable selon moi, est de suspendre l'obligation vaccinale.

INTERVIEW : "L'arrêt de la vaccination obligatoire est inéluctable"

Nous l'avons déjà préconisé dans un rapport publié en novembre 2016. Cette suspension se fait par un simple décret et elle a l'avantage d'être levée, si besoin, par la signature d'un second décret. L'Etat l'a déjà fait en juillet 2007, en levant par décret l'obligation de vaccination par l'antituberculeux BCG chez les enfants de moins de 6 ans.

Pourquoi, selon vous, faut-il suspendre l'obligation de vaccination du DTP?

Cette obligation date d'il y a plusieurs dizaines d'années: le vaccin contre la diphtérie a été imposé en 1938, celui contre le tétanos en 1940 et contre la poliomyélite en 1964... A ce moment là, ces maladies étaient très graves et la population se montrait peu motivée dans le domaine de la santé. Mais aujourd'hui ce sont des maladies peu fréquentes, qui ont même quasiment disparu. Il faut évidemment continuer à vacciner les enfants contre ces maladies, mais l'obligation n'est plus une nécessité.

Il y a des pays comme l'Allemagne, l'Espagne, l'Autriche, les Pays-Bas ou encore le Danemark qui n'ont jamais rendu aucun vaccin obligatoire, qui fonctionnement donc uniquement avec des recommandations et qui n'ont aucun problème avec ces maladies.

Ne craignez-vous pas une chute du taux de vaccination?

Aujourd'hui, 90% des nourrissons sont vaccinés. Il n'y a pas de raison que cela change, même s'il n'y a plus de vaccins obligatoires. A titre d'exemple, neuf enfants sur 10 sont actuellement vaccinés contre les infections à pneumocoque, alors que la démarche est seulement recommandée.

Si on suspend les obligations vaccinales, il faudra toutefois que l'Etat lance une compagne d'information chez les médecins. C'est l'opinion du médecin traitant qui détermine le plus l'acte de vaccination chez les enfants. Il faut que les professionnels puissent expliquer aux parents pourquoi ils le font et pourquoi c'est important de le faire. Discuter avec les patients fait partie du rôle fondamental du médecin.

 

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article