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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:09

Infection à Helicobacter pylori et migraine. Ciancarelli I, et al. Céphalée. 2002.

L'étude vise à déterminer si l'infection à Helicobacter pylori (Hp) est responsable de la vulnérabilité au stress oxydatif observé chez les migraineux.

La positivité sérologique Hp a été évaluée par ELISA d'anticorps spécifiques IgA et IgG chez 30 sujets (11 mâles et 19 femmes) souffrant de migraine sans aura pendant la période sans céphalalgie.

L'infection à Hp a été détectée chez 16,7% des migraineux.

L'accumulation plasmatique de substances peroxydantes (TBA-RS), un indice de l'état oxydant systémique, a été augmentée chez les migraineux sans infection Hp par rapport aux témoins (P

Des valeurs non modifiées des concentrations plasmatiques de nitrite / nitrate, l'expression de l'oxyde nitrique systémique (NO), ont été obtenues chez les migraineurs comparativement aux témoins indiquant que l'infection par Hp ne modifie pas l'état oxydatif du plasma et la biodisponibilité systémique du NO des migraineux.

En conclusion, nos résultats ne supportent aucune corrélation spécifique entre l'infection à Hp et la migraine.

PMID 12047462 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:25

Des pesticides dans nos tisanes !

Alors que, par précaution, Kusmi Tea retire sa camomille du marché, retour sur les soupçons de contamination pesant sur les thés et autres infusions.

Selon une enquête de 60 millions de consommateurs, les thés noirs sont moins susceptibles que les verts de contenir des résidus nocifs.

Coup de grisou chez Kusmi Tea, la maison des thés aux couleurs acidulées, chouchou des fashionistas et des bourgeois-bohèmes en quête de zen. Mardi 17 janvier, l'association de consommateurs allemande Warentest a publié dans son journal les pré-résultats de tests effectués sur un lot de camomille Kusmi Tea et émis un avis d'alerte dû à une concentration importante d'alcaloïdes pyrrolizidiniques.

Cette substance est considérée comme cancérigène et peut provoquer des intoxications hépatiques.

Les alcaloïdes ne sont pas nocifs dès lors qu'une personne adulte de 60 kilos en consomme 0,42 microgramme/jour.

Or d'après Warentest, un seul sachet de camomille contient 161 microgrammes, soit 380 fois plus que la dose à partir de laquelle cette substance pourrait être nocive sur la santé.

Contacté par Le Point, le directeur général de Kusmi Tea France, Arnaud Fleury, tient à préciser que « les alcaloïdes détectés dans la camomille sont présents naturellement dans de nombreuses plantes sauvages récoltées en même temps que la fleur et ne font l'objet, aux dires mêmes de la fondation Warentest, d'aucun seuil maximum légal dans les produits alimentaires.

Il n'existe en effet aucun consensus scientifique sur le taux de nocivité de ces alcaloïdes.

À ce jour, seules des recommandations existent et la camomille Kusmi Tea est bien en deçà du seuil maximal préconisé actuellement au niveau européen par l'Efsa. » Reste que, soucieux de préserver son image et en attendant des détails de l'étude et des analyses qui ont été diligentées, Kusmi Tea France a, par mesure de précaution, immédiatement retiré de la vente les boîtes de camomille actuellement sur le marché européen et sur son site internet.

L'entreprise va saisir l'Efsa afin qu'elle précise les normes à respecter.

La contamination galopante

Cette affaire relance la question sur la présence de substances nocives pour l'organisme dans les tisanes, thés, infusions ou autres herbes médicinales, aux vertus indéniables, rappelons-le.

La culture du thé vert est une grande industrie dans le monde entier. Ses bienfaits ont fait décupler la demande.

Parallèlement, on constate que, d'année en année, de nombreux médias scientifiques publient des rapports concernant la contamination galopante des produits alimentaires de masse dont le thé fait partie. Il faut s'être promené une fois dans certaines plantations de thé de Darjeeling pour comprendre que cette boisson si vertueuse n'est pas dépourvue de cochonneries.

Les travailleurs sont malades.

Les parcelles sont bourrées de pesticides. Il faut compter sept ans au moins pour les décontaminer et espérer obtenir un thé bio.

En 2014, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (Acia) a montré que sur dix marques connues de thé – la boisson la plus consommée au monde après l'eau –, cinq contenaient des pesticides dans des proportions dépassant les limites maximales de résidus autorisées, selon la loi sur les produits antiparasitaires.

Deux ans plus tard, ces mêmes produits ont été analysés, au cours d'une émission de télévision, pour aboutir, à peu de choses près, aux mêmes conclusions.

Nos bons vieux sachets Lipton

Cette étude fait écho à celle du magazine 60 millions de consommateurs, menée deux ans plus tôt sur une sélection de trente thés en sachet (thés verts, thés noirs et thés aromatisés) vendus en grande surface.

Les experts s'étaient penchés sur la présence de trace de pesticides, fongicides, métaux lourds (cadmium, mercure), matières radioactives, ainsi que sur la richesse des antioxydants, argument de vente n° 1, pas toujours légitime, des maisons de thé.

Les fous de thé ont froncé les sourcils en découvrant que Le Palais des thés, auréolé d'un bon score, se retrouvait sur la même marche du podium que nos bons vieux sachets Lipton.

Ce n'était pas de leurs vertus gustatives dont il était question, mais de leur qualité sanitaire et, si elles étaient honorables, elles ne faisaient pas rêver.

Dans la catégorie thés verts,

Bjorg équitable (thé vert de Ceylan Bio),

Destination (thé vert bio nature) et Lipton (thé vert nature,

Rainforest alliance) occupent les trois première marches du podium.

Les thés noirs sont représentés par Mieux Vivre (Auchan, thé noir bio), Monoprix (thé royal Ceylan) Lipton (Yellow label tea).

Enfin, pour les thés Earl Grey, Jardin Bio, marque équitable labellisée Max Havelaar, remporte le pompon.

Ce banc d'essai fait ressortir plusieurs choses. Les thés les plus respectables sont les thés noirs : plus de la moitié d'entre eux ne recèlent aucun pesticide et, dans le peloton de queue, l'Escale équitable en contient 4, ce qui resterait acceptable selon le magazine.

Les thés verts, en revanche, peuvent mieux faire : de 0 pour les 5 thés en tête du classement à 11 molécules indésirables dans le Leader Price.

Quant aux Earl Grey, ils s'en sortent correctement : la moitié d'entre eux ont montré patte blanche.

Et l'emballage ?

Un banc d'essai ne peut pas être exhaustif, mais on regrette toutefois l'absence des grands noms du thé, Mariage Frères, Dammann Frères, Kusmi Tea ou Compagnie coloniale.

Ceci étant, il a eu une fonction éducative. À la suite de l'enquête qui a montré la présence dans ses thés de fongicides dix fois supérieur à la limite autorisée, la marque Alter Eco a procédé à une contre-expertise dans les sols, sur les feuilles de thé et sur le traitement des théiers dans sa coopérative en Inde, mais n'a rien trouvé.

Un test sur l'emballage a révélé que la présence de ces fongicides provenait de l'encre utilisée sur les sachets.

Alter Eco a changé d'encre.

De nombreux thés verts sont empaquetés dans des emballages non-hermétiques.

Certains revendeurs les présentent en rayon directement dans les cartons en papier recyclé, source de pollution à l'huile minérale.

Au final, seulement une petite quantité de thés provient de plantations jouissant d'un savoir ancestral et de pratiques équitables, excellence qui se répercute sur les prix.

PAR NATHALIE LAMOUREUX Publié le 19/01/2017 Le Point.fr

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:30

http://www.cancero.net/index.php STRESS, COPING et ESPOIR (première partie)

Par le Dr Jean-Pierre Mérel (CHU de Montpellier)

Stress, coping, and hope Folkman S

Psychooncology. 2010 ; 19(9):901-8

Le concept d'espoir, comme stimulant des stratégies d'adaptation, est supposé jouer un rôle thérapeutique, dans le champ de la Psychologie Positive, pour les patients sévèrement malades et leurs proches.

Il est encore fréquemment pris en compte aujourd'hui en recherche psycho-oncologique mais ses définitions sont multiples.

Aussi nous est-il apparu utile de relire le très intéressant article de Susan Folkman (2010) qui vise à approfondir ce concept à la lumière de la "théorie du stress et du faire face" (stress and coping theory).

Celle-ci soutient que le stress est contextuel, c'est-à-dire qu'il suppose une interaction entre un sujet et son environnement, et qu'il s'agit d'un processus, ce qui implique des changements dans la durée.

Il se définit comme une situation qui est appréhendée (évaluation) par l'individu comme ayant des implications (significations) personnelles conduisant à des exigences qui dépassent les ressources pour y faire face. -

L'EVALUATION PRIMAIRE : correspond à la signification particulière de la situation pour un sujet donné : elle dépend de ses croyances, de ses valeurs et de ses objectifs. -

L'EVALUATION SECONDAIRE : réfère aux options possibles pour faire face qui dépendent de la situation (quelles possibilités ?) et par les compétences personnelles du sujet (physiques, psychiques, matérielles, spirituelles). De cette double évaluation découle la perception singulière pour chaque sujet de la situation, comme perte ou comme dommage, comme défi (challenge) ou comme menace.

LE COPING (FAIRE FACE) : fait référence aux pensées et aux comportements mis en oeuvre pour gérer les pressions internes et externes générées par une situation stressante. - Il peut être centré sur le problème (CCP), visant à le résoudre par l'élaboration de projets, de stratégies (information par ex.) et donc à la prise de décisions. - Il peut être centré sur les émotions (CCE), visant à réguler les conséquences émotionnelles négatives du stress par des stratégies comme la distanciation, l'évitement ou la recherche de soutien. - Il peut être centré sur la signification (CCS), visant à réguler les émotions positives qui paradoxalement peuvent se manifester en cas de stress intense en aidant par exemple à transformer une menace en défi, soutenant les valeurs et croyances dans la réévaluation des buts poursuivis, le re-centrement des forces acquises par l'expérience vitale, la redéfinition des priorités.

Ces 3 modes oeuvrent ensemble, de telle sorte que la régulation émotionnelle (CCE) permette au sujet de se concentrer sur une prise de décision (CCP) qui est sous-tendue par l'évaluation des valeurs et des objectifs (CCS). -

L'ESPOIR a été défini de multiples façons : aspiration à l'amélioration d'une difficulté majeure en psychologie, état de motivation positif à atteindre un objectif, ou vertu, entre foi et charité en théologie.

Dans le domaine des soins, il lui est attribué une dimension d'ÊTRE (capacité personnelle d'être positif en toute circonstance), de FAIRE (capacité pragmatique de se fixer des buts concrets) et d'ANTICIPER (des possibilités futures).

L'espoir partage de multiples caractéristiques avec le stress : il est comme lui contextuel, dépend d'une évaluation personnelle, connait des fluctuations. Il comprend une dimension cognitive (information, objectifs), il génère une énergie exprimée en terme de "désir" ou de "volonté".

Il s'accompagne d'une coloration émotionnelle à la fois positive et négative (dans la mesure où ce qui est espéré peut ne pas advenir).

Pour beaucoup, il est ancré dans la religion ou la spiritualité ce qui conduit alors à l'assimiler à la foi. Date de publication : 16 Janvier 2017

STRESS, COPING et ESPOIR (deuxième partie)

Par le Dr Jean-Pierre Mérel (CHU de Montpellier)

Stress, coping, and hope Folkman S Psychooncology. 2010 ; 19(9):901-8

COPING et ESPOIR sont dans une INTERDEPENDANCE DYNAMIQUE, la reviviscence de l'espoir dans les situations de stress grave dépend en partie des processus cognitifs du coping et, à l'inverse faire face dépend de la capacité de maintenir l'espoir.

Cette interdépendance prend des aspects très divers selon la maladie, les caractéristiques du patient comme l'âge, l'état de santé, l'accès aux soins, le soutien familial et social, les ressources physiques, psychologiques, économiques ou spirituelles.

Mais certains mécanismes d'adaptation se retrouvent chez la majorité des malades atteints de maladie grave et chez leurs proches : ce sont par exemple l'adaptation à l'incertitude et la prise en compte d'une réalité changeante. -

FAIRE FACE à L'INCERTITUDE s'impose chaque fois qu'un patient est informé du diagnostic de maladie cancéreuse ou de sa progression. La réponse peut faire appel à des stratégies centrées sur l'émotion comme la minimisation ou l'évitement.

Mais la plus typique est de rechercher des éléments d'évaluation qui vont prendre la forme de probabilités statistiques associées aux options thérapeutiques, à la nature de la maladie, à son pronostic, "chances" dont l'estimation invite à l'espoir et que le sujet va tenter de majorer en recourant à des rationalisations diverses comme trouver des raisons personnelles ou circonstancielles pour lesquelles les statistiques négatives ne s'appliquent pas à lui. Ce qui peut conduire à une certaine -

DISTORSION de la REALITE : celle-ci prend la forme habituelle du déni, rarement total (déni du diagnostic) et alors non durable, le plus souvent partiel concernant les conséquences de l'information et non l'information elle-même. S'il n'est pas souhaitable que le médecin facilite le déni et encore moins le suscite, ce dernier apparaît comme une défense temporairement utile qu'il faut savoir respecter. -

GERER L'INCERTITUDE dans la DUREE constitue un défi pour soutenir l'espoir et faire face à une réalité qui évolue (rechutes, métastases). Reconnaître les changements, faire le deuil de certains espoirs ne signifie pas perdre tout espoir. Il peut exister une "réserve d'espoir" basée sur la foi, les dispositions personnelles ou l'expérience passée qui permette la révision nécessaire des objectifs quand la réalité l'exige et l'identification de nouveaux buts, plus réalistes et porteurs de sens. La qualité de la relation avec le médecin peut faciliter ce processus essentiel du coping centré sur la signification. Certains patients échouent dans cette révision, d'autres s'y refusent. Mais ce qui sous-tend le rôle important attribué par l'auteur à la révision des objectifs comme processus de faire face à la réalité qui change, c'est l'idée qu'un nouvel objectif donne un support à l'espoir. Il est donc utile d'interroger les objectifs des patients et en particulier, au-delà des plus concrets (ex: "voir naître mon petit-fils"), leurs objectifs plus élevés (ex: "être en paix avec moi-même, maintenir ma dignité") qui constituent le fondement de l'espoir et le moteur du faire-face. Date de publication : 16 Janvier 2017

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:01

L'inhibition de l'autophagie remédie à de multiples mécanismes de résistance à l'inhibition de BRAF dans les tumeurs cérébrales.

Mulcahy Levy JM, et al. Elife. 2017.

Les inhibiteurs de la kinase sont des thérapies efficaces contre le cancer, mais les tumeurs développent fréquemment une résistance.

Les stratégies actuelles pour contourner la résistance visent les voies identiques ou parallèles.

Nous rapportons ici que le ciblage d'un processus complètement différent, l'autophagie, peut surmonter plusieurs mécanismes de résistance BRAF inhibiteur dans les tumeurs cérébrales.

BRAF (V600E) : les mutations se produisent dans de nombreuses tumeurs cérébrales pédiatriques.

Nous avons signalé précédemment que ces tumeurs sont dépendantes de l'autophagie et qu'un patient a été traité avec succès avec l'inhibiteur d'autophagie chloroquine après échec de l'inhibiteur BRAF (V600E) vemurafenib, ce qui suggère une inhibition autophagie a surmonté la résistance à l'inhibiteur de la kinase.

Nous avons testé cette hypothèse dans les tumeurs cérébrales résistantes au vemurafenib. L'inhibition de l'autophagie génétique et pharmacologique a surmonté les mécanismes de résistance moléculairement distincts, inhibé la croissance des cellules tumorales et augmenté la mort cellulaire.

Les patients ayant une résistance ont eu des réponses cliniques favorables lorsque la chloroquine a été ajoutée au vemurafenib.

Ceci fournit une stratégie fondamentalement différente pour contourner de multiples mécanismes de résistance aux inhibiteurs de la kinase qui pourraient être rapidement testés dans des essais cliniques chez des patients souffrant de tumeurs cérébrales BRAF (V600E).

PMID 28094001 [PubMed - en cours]

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 08:16

Test moléculaire de lésions pré-malignes dans la cytologie cervicale à base liquide et test de l'ADN cellulaire libre circulant à partir d'urine, à l'aide d'un panel de virus de papilloma humains méthylés et des gènes hôtes.

Guerrero-Preston R, et al. Cancer Précédent Res (Phila). 2016.

Les outils moléculaires cliniquement utiles pour tester les femmes pour une biopsie lors du renvoi à la colposcopie ne sont pas disponibles.

Nous avons cherché à mettre au point un panel moléculaire pour détecter les lésions de grade 2 ou supérieures (CIN2) chez les femmes présentant une cytologie cervicale anormale et un HPV à haut risque (VPH +) pour détecter les néoplasies intraépithéliales cervicales (CIN).

Nous avons testé un panel de biomarqueurs dans l'ADN de l'épithélium cervical obtenu auprès de 211 femmes évaluées dans une clinique de cancer du col du Chili de 2006 à 2008.

Les résultats ont été vérifiés dans une cohorte prospective de 107 femmes évaluées dans une clinique à haut risque à Puerto Rico de 2013 à 2015

La méthylation des ZNF516, FKBP6 et INTS1 a permis de discriminer les échantillons de brosses cervicales avec des lésions CIN2 (+) provenant d'échantillons sans lésions intraépithéliales ou malignité (NILM) avec une sensibilité de 90%, 88,9% de spécificité, 0,94 zone sous la courbe (ASC), 93,1 %

De la valeur prédictive positive (VPP) et 84,2% de la valeur prédictive négative (VPN). Les résultats du panel ont été vérifiés dans des échantillons de cytologie cervicale à base liquide provenant d'une cohorte indépendante avec une sensibilité de 90,9%, une spécificité de 60,9%, une ASC de 0,90, une VPP de 52,6% et une VAN de 93,3% après addition de la méthylation de HPV16-L1.

Des résultats de séquençage de la prochaine génération ont permis d'utiliser des cellules en culture HPV (+) et de l'ADN cellulaire sans circulation d'urine (ccfDNA) pour concevoir des essais cliniques réalisables dans un sous-groupe (n = 40) de plasma apparié (AUC = 0,81) et d'urine (AUC = 0,86) échantillons de ccfDNA obtenus à partir de la cohorte prospective.

Les panels de méthylation de l'ADN virale et de l'hôte peuvent être testés en cytologie liquide et en urine ccfADN chez des femmes en référence à la colposcopie, pour trier les lésions CIN2 (+) pour la biopsie et pour informer les algorithmes de dépistage personnalisés

Cancer Précédent Rés; 9 (12); 915-24. © 2016 AACR. © 2016 Association américaine pour le cancer

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 07:59

Une "superbactérie" a causé la mort d'une femme aux Etats-Unis.

Des chercheurs s'inquiètent d'une sous-estimation de l'évolution de ces bactéries résistantes aux antibiotiques.

Les Centres américains de contrôle des maladies (CDC) ont révélé vendredi 13 janvier 2017 le décès d'une femme infectée par une bactérie résistante aux antibiotiques.

Résidant dans le Nevada, la septuagénaire a succombé à un choc septique en septembre 2016.

Elle aurait été infectée lors d'un voyage en Inde où elle était restée longtemps hospitalisée pour une fracture de la jambe.

C'est la bactérie Klebsiella pneumoniae, ou bacille de Friedländer, qui a été isolée dans la blessure de la patiente.

Naturellement présente dans le tube digestif et les voies aériennes supérieures de l'homme et des animaux, mais également dans l'eau, les sols ou la poussière, cette entérobactérie est dite "opportuniste" en ce qu'elle peut déclencher, chez des sujets fragiles (patients âgés, hospitalisés, personnes diabétiques...) des infections des voies respiratoires.

Klebsiella pneumoniae est ainsi à l'origine de nombreuses infections nosocomiales.

La résistance aux antibiotiques développée par cette bactérie n'a cessé d'évoluer ces dernières années (cf. graphique ci-dessous).

Toutefois, la souche en cause dans ce décès ne présentait pas le gène MCR-1 de résistance à la collistine, un antibiotique de dernier recours.

Ce gène parfois dit de "super-résistance" inquiète tout particulièrement, car les bactéries porteuses sont en mesure de transmettre à d'autres bactéries cette super résistance.

Une telle super-bactérie avait été détectée pour la première fois aux Etats-Unis en mai 2016, chez une femme de 49 ans qui avait toutefois survécu, son infection ayant fini par réagir à un antimicrobien.

L'annonce de ce décès par les autorités sanitaires américaines intervient à quelques jours de la publication d'une étude dans les PNAS (la revue des Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine) qui révèle qu'une famille de bactéries résistantes, les entérobactérie carbapénème résistante (CRE), se répand plus largement et de façon plus insidieuse que ce que l'on croyait jusqu'à présent.

Ces bactéries, dont fait partie Klebsiella pneumoniae, se caractérisent par leur résistance à une classe d'antibiotiques puissants, les carbapénèmes. Les chercheurs de l'Ecole de santé publique de l'université Harvard ont ainsi étudié les CRE ayant causé des décès dans quatre hôpitaux américains (région de Boston et en Californie).

En décryptant le génome de 250 échantillons, ils sont tombés sur une variété d'espèces qu'ils ne soupçonnaient pas.

Surtout, ils ont établi qu'une large variété de caractéristiques génétiques permettait aux CRE de résister aux antibiotiques ; et que ces profils génétiques pouvaient se transmettre facilement d'une espèce de CRE à l'autre.

De sorte que, selon les chercheurs, ces bactéries pourraient s'être répandues bien plus largement, se transmettant notamment d'une personne asymptomatique à une autre.

"Alors qu'on s'est concentré jusqu'à présent sur les patients atteints d'infection causée par des CRE, nos travaux suggèrent que ce type de bactéries résistantes se propage au-delà des cas évidents d'infection.

Nous devons être plus attentifs à cette transmission non observée dans nos communautés et nos établissements de santé si nous voulons la stopper", alerte William Hanage, professeur d'épidémiologie à l'Ecole de santé publique Harvard.

Les chercheurs appellent à une surveillance génomique renforcée de cette famille de bactérie. Le cas de l'Américaine décédée en septembre ne saurait leur donner tort.

L'ère post-antibiotique redoutée En effet, ce dernier cas intensifie les craintes d'une perte d'efficacité des antibiotiques qui rendrait très dangereuses des infections aujourd'hui bénignes.

La bactérie Klebsiella pneumoniae "est considérée par quasiment toutes les instances sanitaires y compris l'Organisation mondiale de la santé, comme 'une menace urgente pour la santé humaine'", a noté dans un communiqué le professeur Nick Thomson, directeur du groupe de génomique bactérienne au Wellcome Trust Sanger Institute au Royaume-Uni, en réaction au cas signalé aux Etats-Unis.

Cet expert relève que la grande fréquence des voyages internationaux et la mauvaise qualité des traitements dans certains pays ont facilité la diffusion de cet agent pathogène aux Etats-Unis.

L'OMS a averti que le phénomène de résistance aux antibiotiques représentait "un immense danger" et que, si rien n'était fait, la planète se dirigeait vers une "ère post-antibiotique, dans laquelle les infections courantes pourront recommencer à tuer".

En 2016, le gouvernement britannique estimait qu'en l'absence de mesures pour arrêter la résistance aux antibiotiques, 10 millions de personnes par an pourraient décéder d'infections par ces bactéries d'ici 2050, soit plus que les morts par cancer.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 07:51

La chloroquine, une molécule utilisée dans le traitement du paludisme, pourrait être efficace dans le traitement du glioblastome, une forme de cancer du cerveau redoutable.

Première.

Inciter les cellules tumorales à s’autodétruire, c’est possible.

La preuve de ce cannibalisme tumoral provoqué avec un travail pionnier publié dans E life.

L’agent de ce succès inattendu est la chloroquine, un anti paludéen classique, utilisé ici dans le traitement du glioblastome, une forme de cancer du cerveau redoutable et d’évolution rapide. Stimuler l'autophagie

Pour la première fois, cette approche a été tentée par des médecins de l’université du Colorado chez une patiente âgée de 26 ans, Lisa Rosendhal, chez qui tous les traitements (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) étaient en échec et dont le pronostic de survie était évalué à quelques mois.

Les scientifiques ont eu recours à cette molécule, non pas pour ses propriétés cytotoxiques mais pour sa capacité à stimuler l'autophagie, un système de recyclage cellulaire qui provoque l’autodestruction des cellules cancéreuses.

Résultat : non pas une guérison mais une stabilisation de l’évolution de la tumeur. « J’ai de la chance d’être la première à avoir bénéficié de ce traitement », a réagi Lisa Rosendhal

Trois autres patients sont actuellement en cours de traitement.

AUTOPHAGIE.

Le Prix Nobel de médecine et physiolgoie 2016 avait d'ailleurs été décerné au japonais Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur les mécanismes de l'autophagie, mécanisme crucial pour comprendre le renouvellement des cellules et la réponse du corps à la faim et aux infections.

L'autophagie est également envisagée comme une clé de longévité.

A suivre. Car la chloroquine n’est pas la seule substance capable de provoquer l’autodestruction des cellules.

Antidépresseur, anticoagulant et bien d’autres sont à l’étude.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 05:40

Sans surprise, 2016 a été l'année la plus chaude sur Terre depuis le début des relevés de températures en 1880.

Ca ne paraît pas évident durant cette exceptionnelle vague de froid qui frappe la France , mais le dérèglement climatique continue, d'année en année, à réchauffer la Terre. 2016 a été l'année la plus chaude sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, d'après les derniers chiffres de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Il s'agit du troisième record annuel consécutif de chaleur.

Avec une montée record du mercure durant chacun des mois de janvier à août, la température à la surface des terres et des océans a été 0,94 °C supérieure à la moyenne du XXe siècle (qui était de 13,9°C), surpassant le précédent record de 2015 de 0,04°C.

Seule exception pendant l'année : même si septembre 2016 a été très chaud, il a marqué la fin des records mensuels consécutifs de chaleur enregistrés depuis seize mois.

Cela résultait en partie de la récurrence du courant équatorial chaud du Pacifique El Nino. Celui-ci a commencé à se dissiper à partir du printemps.

Moins de chaleur en 2017 ? Dans une analyse séparée des relevés de températures mondiales, la Nasa a également déterminé que 2016 a été l'année la plus chaude sur le globe en 136 ans.

Depuis le début du XXIe siècle, la planète a enregistré cinq années de chaleur record , en 2005, 2010, 2014, 2015 et 2016. « Même si on ne prend pas en compte le réchauffement dû à l'influence d'El Nino, 2016 reste l'année la plus chaude de l'histoire moderne », pointe le professeur Piers Forster, directeur du Centre international Priestley pour le climat à l'Université de Leeds, aux Royaume-Uni.

Selon lui, « 2017 sera probablement moins chaude mais je m'attends encore à de nouveaux records de montée du mercure sur la planète d'ici quelques années ».

Quant au mois de décembre 2016, la température à la surface des terres et des océans s'est située 0,79°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle. Le mois dernier a ainsi été le troisième mois de décembre le plus chaud dans les annales après 2014 et 2015.

Pour l'ensemble de 2016, la température à la surface des terres a été 1,43°C supérieure à la moyenne du XXe siècle, soit la plus élevée depuis 1880, battant le précédent record de 2015 de 0,10°C.

Records de chaleur sur les 3 dernières années . Ondes de chaleur.
Records de chaleur sur les 3 dernières années . Ondes de chaleur.
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Records de chaleur sur les 3 dernières années . Ondes de chaleur.
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 05:13

Si vous fumez du cannabis tous les jours pendant cinq ans, voilà ce qui vous arrivera

Les personnes qui fument quotidiennement du cannabis pendant cinq ans ont une mémoire légèrement moins performante, mais un quotient intellectuel identique aux autres.

Le cannabis affecte la mémoire: voilà ce que de nombreux experts en santé affirment depuis des décennies.

Mais à quel point?

Une nouvelle recherche repérée par le Washington Post permet de jauger précisément les effets de celui-ci pour les consommateurs très réguliers, c’est-à-dire ceux qui en consomment tous les jours ou régulièrement sur de nombreuses années.

Selon cette étude publiée dans la revue Jama Internal Medicine qui a scruté 3.400 Américains sur une période de vingt-cinq ans, les personnes qui fument de la marijuana tous les jours depuis au moins cinq ans ont une mémoire de court terme moins performante que ceux qui n’en ont jamais fumé ou fumé peu.

Sur une liste de quinze mots qu’on leur demande de mémoriser, les utilisateurs ayant fumé tous les jours pendant cinq ans se souvenaient en moyenne d’un demi-mot de moins que les autres, soit 8,5 mots contre neuf.

C’est peu, direz-vous, mais au bout de vingt-cinq ans, ce n’est plus un demi-mot, mais 2,5 mots.

Pour mesurer les effets de l'exposition au cannabis sur le long terme, les chercheurs ont également mis en place le concept d'«années cannabis».

Ce système de mesure rapproche, par exemple, ceux qui ont fumé une fois par jour 365 jours par an, ceux qui ont fumé tous les deux jours pendant deux ans, ou une fois par semaine pendant sept ans, derrière l'équivalent d'«une année cannabis». Plus l'exposition est donc intense dans le temps, plus les effets mesurés sont négatifs.

Pas de différence de Q.I.

Ces résultats font écho à une autre étude récente de la Northwestern University, aux États-Unis, qui montrait des performances de mémorisation inférieures de 18% de la part de personnes ayant fumé tous les jours pendant au moins trois ans. Notons quand même que l’histoire ne dit pas si les fumeurs réguliers de cannabis sur le long terme sont aussi à l’origine des personnes ayant des facultés cognitives plus faibles que les autres. L’étude montre, par ailleurs, que le cannabis n’affecte pas les autres capacités intellectuelles, comme la concentration ou la déduction, chose «assez surprenante», selon le Washington Post, par rapport à l’image très négative renvoyée par le cannabis dans les politiques de santé publique.

Là encore l’étude est conforme à d’autres travaux récents, comme cette recherche qui s’était attardé le cas de 290 paires de jumeaux dont seul l'un des deux fumait.

Les tests d’intelligence n’avaient montré aucune différence.

Mais ce n’est pas parce que le cannabis n’affecte pas l’intelligence et n’affecte que peu la mémoire qu’il faut en consommer: de fortes doses entraînent des risques de dépendance, de psychose, de dépression et d’isolement social qui sont bien réels.

Science & santé | Repéré par Aude Lorriaux 03.02.2016

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 18:06

La crise de reproductibilité de la science remonte aux années 1950s

Absloutely MaybeBon billet le 6 décembre 2016 sur un blog de PLOS avec les dates majeures de la crise de reproductibilité de la science. Ce blog "Absolutely Maybe" est animé par Hilda Basten qui est responsable de PubMed Commons.

Les dates sur la reproductibilité ont été très bien sélectionnées. J'ai pu revisiter les dates importantes que nous connaissons pour la plupart. Ces dates sont citées par ordre chronologique avec un classement pas classe de 10 ans. Les années 1950s ont été le commencement des questionnements sur la reproductibilité, avec la personnalité de Austin Bradford Hill qui a décrit la méthodologie des essais randomisés, et aussi de Eugene Garfield qui réfléchissait aux impacts des publications. Le facteur d'impact a été lancé en 1961. J'ai retenu un ou deux points par classe d'années :

  • années 1960 : contamination des lignées cellulaires dans la recherche du cancer ;
  • années 1970 : méta-analyses et revues systématiques ;
  • années 1980 : développement des statistiques pour les revues biomédicales, avec Doug Altman notamment ;
  • années 1990 : le terme de 'recherche reproductible' serait de 1992, et CONSORT a été décrit en 1996 ;
  • années 2000 : annonce des rédacteurs de revues (ICMJE) qu'ils ne publieraient que des essais dont le protocole a été enregistré ; publication en 2005 de l'article de JPA Ioannidis "Why most research findings are false" ;
  • années 2010 : années très riches en événements depuis la publication d'Amgen montrant que leurs chercheurs ne reproduisaient que 11 % des publications (2012), puis Registered Reports (2013), et en 2015 les résultats de Brian Nosek : Psychology’s big jolt came  when the Open Science Collaboration reported that they replicated between a third and a half of 100 experiments and correlation studies.

Il y a des liens pour chaque étape, et c'est facile à lire.

La dernière référence est constructive "Science isn't broken"....  !!!!!!

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