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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 17:17

Rendre obligatoire onze vaccins ? Le piège s’est déjà refermé sur la ministre Agnès Buzyn

 

Un ministre doit-il donner un entretien sur un sujet d’importance pour dire qu’il réfléchit à la question ?

Une ministre de la Santé fraîchement nommée doit-elle annoncer haut et fort qu’elle pourrait rendre obligatoire onze vaccinations infantiles mais qu’elle déteste la coercition ?

Une obligation « pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans ». Qui, hormis les bons connaisseurs du dossier, peut comprendre quelque chose à de tels propos ?

Et comment ne pas redouter que ces propos ne réactivent les oppositions déclarées ou latentes à la vaccination ?

La vérité est que la ministre Agnès Buzyn est déjà piégée – à la fois par le passif de Marisol Touraine et par le calendrier imposé au gouvernement par le Conseil d’Etat.

Ce dernier avait été saisi par Augustin de Livois, à la tête de l’Institut de la protection pour une santé naturelle (IPSN) – une jeune association qui «défend le droit de se soigner librement, et notamment par des solutions naturelles»; une association qui a aussi «vocation à informer les citoyens, défendre les médecins ou thérapeutes et à changer les législations dans le domaine au niveau national et européen».

Patriarche médical du « naturel »

Dans un premier temps Augustin de Livois avait demandé à Marisol Touraine de prendre les mesures permettant de rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules vaccinations que la loi rend obligatoires (contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite).

Par une décision du 12 février 2016 Marisol Touraine avait rejeté leur demande.

Le militant avait alors engagé une action devant le Conseil d’Etat où il fut rejoint par plus de deux mille trois cents personnes.

Cette action et, de fait, un relais de celle menée par le professeur Henri Joyeux, patriarche médical du « naturel » qui réclame de longue date le retour des seuls trois vaccins obligatoires.

Face à cette contestation montante Marisol Touraine avait annoncé un « Plan d’action pour la rénovation de la politique vaccinale ».

La mesure la plus spectaculaire était la mise en œuvre d’une « concertation citoyenne».  Finalement, et contre toute attente les conclusions de la «concertation citoyenne sur la vaccination» furent, fin novembre 2016, aux antipodes des espérances politiques de la ministre :

« Considérant les exigences sociétales et les impératifs de santé publique, le comité conclut que la levée de l’obligation vaccinale est l’objectif à atteindre. Néanmoins, dans le contexte actuel de perte de confiance et de baisse de la couverture vaccinale, il lui apparaît nécessaire de réaffirmer le bien-fondé de la vaccination. Pour ce faire, le comité préconise un élargissement temporaire du caractère obligatoire des vaccins recommandés de l’enfant, assorti d’une clause d’exemption et de leur gratuité. »

La part belle à l’industrie pharmaceutique

Ainsi donc, loin d’élargir la recommandation, cette consultation concluait à le nécessité de systématiser l’obligation.

Ces conclusions (démocratiquement obtenues) associées à la décision du Conseil d’Etat de mettre à disposition les trois valences vaccinales obligatoires (aujourd’hui introuvables) avant le 8 août prochain ne laissent plus aucune marge de manœuvre à Mme Buzyn.

Soit le gouvernement lève l’obligation vaccinale par décret, soit il étend les obligations vaccinales – et ce afin que celles-ci correspondent aux vaccins aujourd’hui disponibles sur le marché.

C’était, dit-on, la solution préconisée par Marisol Touraine, qui avait laissé entendre avoir préparé un avant-projet de loi en ce sens (sans avoir tenté de le faire voter).

Pour compliquer le tout la concertation citoyenne avait aussi recommandé, outre une prise en charge intégrale par l’Assurance-maladie de l’ensemble des nouvelles obligations vaccinales, la mise en place d’une « clause d’exemption » pour les parents qui ne souhaitent pas faire vacciner leur enfant…

Quelques heures après ses déclarations la nouvelle ministre de la Santé est devenue la cible des nouveaux militants anti-vaccinaux. Interrogée par Le Parisien sur le fait de savoir si elle ne craint pas « de faire la part belle à l’industrie pharmaceutique »

Mme Buzyn répond : « Je refuse qu’on me colle cette étiquette.

Oui, les industriels gagnent de l’argent, mais on ne peut pas réduire la question de la vaccination à l’intérêt des laboratoires ».

Certes.

De même qu’il est difficile d’interdire que l’on vous colle des étiquettes.

Rendre obligatoire onze vaccins ? Le piège s’est déjà refermé sur la ministre Agnès Buzyn.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 21:46

L'acide Alpha Lipoïque dans la prise en charge de certains cancers. Video en Anglais. Nombreux exemples.

https://youtu.be/rwhwv4FjsQc

L'acide Alpha Lipoïque dans la prise en charge de certains cancers. Video en Anglais. Nombreux exemples.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 21:38

Maladie du "foie gras humain", un marché d'avenir de l'industrie pharmaceutique

Le nombre de patients atteints de la NASH, surnommé la maladie du "foie gras humain", devrait exploser dans les années à venir.

Représentant un marché pharmaceutique de plus de 25 milliards de dollars d'ici à 2026.

C'est le prochain gâteau que les entreprises de l'industrie pharmaceutique lorgnent.

La NASH, plus connue sous le nom de maladie du "foie gras humain", pourrait bien devenir un marché colossal.

Encore faut-il qu'ils parviennent à trouver de nouveaux traitements à cette pathologie silencieuse liée à l'obésité.

Car le nombre de patients atteints de cette maladie devrait exploser dans les années à venir : en 2015, 30% de la population mondiale était déjà en surpoids, selon une étude publiée cette semaine dans le "New England Journal of Medecine".

De quoi alimenter un marché pharmaceutique de plus de 25 milliards de dollars d'ici à 2026 aux Etats-Unis, en Europe occidentale et au Japon, estime le cabinet d'études GlobalData, le tout porté par une croissance annuelle moyenne de 45%.

Une maladie qui se développe "Aux Etats-Unis, la première cause de transplantation hépatique est d'ores et déjà devenue la NASH", prévient Cécile Rabian, directrice médicale France du laboratoire Gilead.

Une accumulation anormale de graisses dans le foie peut déclencher le premier stade de la maladie, une inflammation chronique du foie, qui concernerait déjà 12% des Américains et 6% des Européens, selon des études épidémiologiques.

L'inflammation détruit à petit feu les cellules de cet organe, engendrant à terme un tissu cicatriciel, la fibrose.

Celle-ci peut elle-même dégénérer en cirrhose non alcoolique ou en cancer du foie.

Les scientifiques estiment que la NASH pourrait aussi devenir la première cause de transplantation du foie en Europe.

"Très prochainement", indique Cécile Rabian.

En France, la NASH a récemment gagné en notoriété publique avec un patient médiatisé, le journaliste sportif Pierre Ménès, sauvé par une double greffe du foie et du rein.

Une entreprise lilloise parmi les leaders Les "big pharma" ont flairé le bon filon et leurs acquisitions dans la NASH ont démarré dès 2015.

La palme revient pour l'instant à l'américain Allergan, qui a racheté la biotech californienne Tobira pour 1,7 milliard de dollars en 2016.

Allergan s'est aussi dernièrement associé au géant suisse Novartis pour mener des essais cliniques dans ce segment.

Le géant danois du diabète, Novo Nordisk, est aussi à l'affût d'opportunités.

"Comme la NASH comporte plusieurs étapes, il sera probablement nécessaire d'associer plusieurs mécanismes d'action, des bithérapies ou trithérapies pour essayer d'être encore plus efficace", explique Cécile Rabian.

Ce qui dope les opérations de rachat dans le secteur.


Trois sociétés font la course en tête, avec des candidats-médicaments en phase III, dernière étape clinique avant commercialisation : les américains Gilead et Intercept, et la biotech française Genfit

Des rumeurs de rachat enflamment fréquemment le titre de cette entreprise lilloise, cotée à la Bourse de Paris et dont la valorisation boursière dépasse aujourd'hui 900 millions d'euros.

"La probabilité d'être acquis par un grand groupe pharmaceutique reste très élevée", estime Jean-François Mouney, PDG de Genfit.

"Mais on ne reste pas plantés sur notre chaise à attendre que le client frappe à la porte, on avance.

Et plus on avance, plus on fait envie." Les résultats préliminaires de phase III sont attendus vers mi-2019 sur son candidat-médicament Elafibranor.

Celui-ci vise à réduire, voire stopper l'inflammation et la dégénérescence des cellules du foie, en ciblant deux récepteurs nucléaires régulant des gènes impliqués dans son fonctionnement.

Des futurs médicaments très chers Pour l'instant, une seule méthode de diagnostic dans la NASH est approuvée par les autorités de santé : la biopsie hépatique, un prélèvement de tissu du foie.

Un procédé coûteux, compliqué à généraliser et qui n'est pas sans risque pour le patient.

D'où les efforts des industriels pour mettre au point des tests de diagnostic sanguin ou par imagerie, sans quoi le marché connaîtra un "goulot d'étranglement", précise Arnaud Guérin, analyste chez Portzamparc.

Les coûts des futurs traitements risquent aussi de donner des sueurs froides aux autorités de santé, alors que certains laboratoires espèrent négocier des prix de plusieurs dizaines de milliers de dollars par an et par patient.

A terme, les coûts des médicaments anti-NASH devraient toutefois rejoindre ceux des antidiabétiques oraux, soit entre 13.000 et 15.000 dollars par an aux Etats-Unis et environ deux fois moins en Europe, selon Jean-François Mouney.

Source AFP LES ECHOS Le 17/06

Maladie du "foie gras humain", un marché d'avenir de l'industrie pharmaceutique... Mais connaissent-ils l'Acide Alpha Lipoïque?
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 21:24

Perturbateurs endocriniens : les scientifiques alertent sur le laxisme de Bruxelles

Par Stéphane Foucart , Stéphane Horel

Craignant un revirement de la France sur le dossier, trois grandes sociétés savantes appellent les Etats membres à rejeter le projet de la Commission européenne visant à réglementer ces substances.

EXTRAIT

Les responsables politiques ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus. Trois sociétés savantes internationales représentant des milliers de chercheurs et de cliniciens ont adressé, jeudi 15 juin, une lettre aux vingt-huit ministres européens chargés de l’environnement pour les mettre à nouveau en garde contre la faiblesse du projet de réglementation des perturbateurs endocriniens (PE) proposé par la Commission européenne. Ce dernier pourrait être soumis au vote des Etats membres lors d’une réunion du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, le 4 juillet.

Ces substances chimiques, qui interfèrent avec le système hormonal, sont omniprésentes dans l’environnement et la chaîne alimentaire.

Mais elles ne sont, à l’heure actuelle, pas réglementées en tant que telles.

Perturbateurs endocriniens : les scientifiques alertent sur le laxisme de Bruxelles.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:49

Michel de Lorgeril : ONZE VACCINS OBLIGATOIRES PLUTÔT QUE 3

http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/onze-vaccins-obligatoires-plutot-que-3

Madame la Ministre,

Avec tout le respect que nous devons à votre titre ministériel et à votre expérience professionnelle, je me permets par la présente de vous alerter sur la gravité de la décision que vous êtes susceptible de prendre à propos de l’obligation vaccinale : onze plutôt que trois !

Nous apprenons par les médias que vous seriez personnellement favorable à ces nouvelles obligations.

Question évidente pour un médecin praticien : pourquoi onze ?

Pourquoi pas 10 ou 9 ou 6 ?

Quelles sont les justifications médicales, acceptables pour un scientifique, de décider onze plutôt que 9 ou 6 ?

Nous savons que vous êtes sous la pression de la décision du Conseil d’État (Février 2017) qui enjoignait à votre Administration, dans un délai de six mois, [et sauf à ce que la législation évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires] « de prendre des mesures ou de saisir les autorités compétentes pour permettre de rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination prévues par le code de la santé publique » c’est-à-dire les 3 vaccins contenus dans le DTP.

Il semblerait que ce délai de 6 mois n’ait pas suffit pour résoudre ces questions très matérielles de production industrielle des vaccins et que, en conséquence, vous soyez contrainte de modifier la législation en faveur d’un élargissement (à onze ?) des obligations vaccinales.

Ce serait modifier la législation (avec des conséquences sanitaires majeures) sans autre raison que de se conformer à des impératifs juridiques et administratifs ?

Pensez-vous que les citoyens de notre beau pays soient prêts à laisser injecter à leurs proches (et à eux-mêmes) des substances douteuses sans autre justification qu’administrative ?

Madame la Ministre, nous savons (et si les citoyens français ne le savent pas encore, ils le sauront rapidement) qu’il n’y a pas de justifications médicales et scientifiques à cette élargissement des obligations vaccinales.

Il existe une controverse médicale et scientifique de longue date [et qui s'exacerbe ces dernières années] sur les vaccins, sur le rapport bénéfice/risque pour dire les chose simplement.

Madame la Ministre, contrairement aux allégations de certains supposés experts (dont l’indépendance doit être vérifiée conformément à la nouvelle Loi de moralisation), la concertation citoyenne sur les vaccinations mise en place par la Ministre précédente n’a pas permis un examen objectif et approfondi de la question vaccinale, tel que l’exige la communauté scientifique indépendante ; et la question du rapport bénéfice/risque reste en suspend.

Dans ces conditions, il est humainement (et éthiquement) impossible de vouloir imposer à des familles l’obligation de laisser injecter à leurs bébés des substances qu’elles estiment suspectes ; impossible aussi de vouloir imposer à des médecins l’obligation d’injecter des substances supposées suspectes aux bébés de leur patientèle.

Que ces substances soient réellement suspectes (voire toxiques pour certains d’entre nous que nous ne savons pas identifier) n’est pas la question actuellement quoiqu’elle mérite d’être posée et discutée par de vrais experts vraiment indépendants ; en prenant le temps d’examiner l’ensemble du dossier y compris dans ses aspects historiques.

Que des scientifiques, des médecins et des familles les estiment « suspectes » devrait suffire à immédiatement suspendre tout élargissement de l’obligation vaccinale.

D’abord ne pas nuire et donc prudence et attentisme.

Qu’il y ait eu en France au cours de la dernière décennie un décès par an environ supposément de rougeole ne peut servir de prétexte à rendre obligatoire la vaccination (entre autre) contre l’hépatite B (chez le nourrisson) dont la transmission est (presque) exclusivement liée à des rapports sexuels contagieux ou à des contacts périlleux avec des produits sanguins, par exemple chez les toxicomanes utilisant des aiguilles…

Un décès (supposé) dû à la rougeole par an (probablement dans un contexte d’immuno-supression) d’un côté et un peu moins d’un million de bébés vaccinés (avec 11 substances douteuses) chaque année de l’autre côté…

Que certains (médecins et familles) acceptent ces injections massives et répétées à des bébés les yeux fermés n’est pas non plus le meilleur argument en faveur de l’élargissement.

La seule et vraie question, Madame la Ministre, c’est l’acceptation par les citoyens de ces injections.

Beaucoup d’entre eux n’en veulent pas et exigent que leurs enfants en soient protégés.

Vous ne pouvez le faire sous la contrainte, évidemment, et par conséquent les nouvelles obligations vont être à l’origine de graves troubles sociaux. J’en appelle à votre intelligence et votre bienveillante humanité : si vous devez [c'est inéluctable] choisir entre « abolir les obligations existantes » ou « élargir les obligations à onze », vous devez choisir courageusement la première option !

Certes, vous allez ainsi vous attirer l’hostilité de quelques académiciens, des quelques énarques de votre Ministère (qui ont de façon calamiteuse gérer la question des vaccins et depuis longtemps) et de l’industrie des vaccins.

Il faudra résister, et nous vous soutiendrons, car le résultat final est déjà connu : l’élargissement vaccinal ne passera pas !

Car ceux qui n’en veulent pas n’en veulent vraiment pas ; et aucune police ni aucun chantage abject (en termes de scolarité et de socialisation de leurs progénitures) ne les fera plier !

Madame la Ministre, nous vous le demandons solennellement, renoncez à votre projet, préservez les Libertés !

Michel de Lorgeril : ONZE VACCINS OBLIGATOIRES PLUTÔT QUE 3 ?
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 19:19

Dans un rapport intitulé Les cancers en France, l’Institut national du Cancer (INCa) dresse la liste des modes de vie impactant et note toutefois une baisse de la mortalité.Impact des modes de vie, de l’environnement, prévention, soins, survie au bout de 15 ans de certains cancers…

L’Institut national du Cancer (INCa) publie la 9e édition de rapport annuel Les cancers en France.

Elle est présentée pour la première fois sous forme interactive.

Ce rapport rappelle que 40% des cancers pourraient être évités grâce à des changements de comportement et de modes de vie (ne pas fumer, bouger plus, éviter l’alcool, manger mieux), en illustrant leur impact.

Ainsi 20 à 25% des cancers sont attribuables à des facteurs « nutritionnels » qui englobent des facteurs alimentaires augmentant le risque de cancers (consommation d’alcool, l’excès de viande et de charcuteries, la faible consommation de fruits, légumes et fibres, le surpoids et l’obésité) et le manque d’activité physique.

La consommation d’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable par cancer en France après le tabac.

On leur attribue respectivement chaque année 15 000 et 45 000 décès par cancer.

Le nouveau rapport comporte pour la première fois des données sur la survie après certains cancers, quinze ans après le diagnostic, il offre également des cartes de la fréquence et mortalité des cancers à l’échelon départemental.

La survie du cancer du poumon reste mauvaise.

La survie nette (due au seul cancer ou à ses complications) au bout de 15 ans en France métropolitaine du cancer du poumon varie entre 14% et 5% en fonction de l’âge chez les moins de 75 ans diagnostiqués entre 1989 et 1998.

Pour le cancer du sein, cette survie 15 ans après le diagnostic varie de 65% dans la tranche d’âge 65-74 ans à 76% pour les 45-54 ans.

Pour le mélanome elle varie de 71% à 84% toujours en fonction de la tranche d’âge. Entre 5 à 10% des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux (agents chimiques, physiques ou biologiques présents dans l’atmosphère, les sols, l’eau etc.)

En 2015, le nombre de nouveaux cas de cancers diagnostiqués était estimé à 384 442 (210 082 hommes et 173 560 femmes), rappelle l’INCa.

En 2015, le cancer du sein reste prédominant chez la femme (54 062 nouveaux cas estimés), devant le cancer colorectal (19 531 cas) et le cancer du poumon (14 821 cas).

Le cancer de la prostate reste de loin le cancer le plus fréquent (53 912 cas estimé en 2011) chez les hommes devant le cancer du poumon (30 401 cas en 2015) et le cancer colorectal (23 535 cas).

La recherche, les soins, et la vie pendant et après la maladie qui reste à améliorer, en dépit de progrès, sont abordés.

Près de 18% des personnes ont jugé l’annonce du diagnostic « trop brutale ».

Rédigé par Nicolas Leseur Nicolas Leseur International Development Chef

En France 25% des cancers sont liés à une cause nutritionnelle. (INCa).
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:01

Application de la prise de décision bayésienne aux tests de laboratoire pour la maladie de Lyme et comparaison avec les tests de dépistage du VIH.

Cook MJ, et al. Int J Gen Med. 2017.

Dans cette étude, le théorème de Bayes a été utilisé pour déterminer la probabilité d'un patient ayant une maladie de Lyme (LD), après un résultat de test positif obtenu en utilisant des trousses d'essai commerciales chez des patients cliniquement diagnostiqués.

En outre, un algorithme a été développé pour étendre le théorème à la méthodologie d'essai à deux niveaux.

En utilisant une prévalence de la maladie de 5% à 75% dans les échantillons envoyés pour les tests par des cliniciens, évalués avec un test immunosorbant à enzyme enzymatique C6 (ELISA), la probabilité d'une infection recevant un test positif variait de 26,4% lorsque la maladie était présente dans 5% des renvois à 95,3% lorsque la maladie était présente dans 75%.

Lorsqu'il a été appliqué dans le cas d'un ELISA C6 suivi d'un Western blot, l'algorithme développé pour le test à deux niveaux a démontré une amélioration avec la probabilité de maladie après un test positif allant de 67,2% à 96,6%.

En utilisant un algorithme pour déterminer les résultats faussement positifs, l'ELISA C6 a généré 73,6% de faux positifs avec une prévalence de 5% et 4,7% de faux positifs avec une prévalence de 75%.

Les données correspondantes pour un groupe de kits de test utilisés pour diagnostiquer les taux de faux positifs générés par le VIH de 5,4% à 0,1% indiquant que les tests LD produisent jusqu'à 46 fois plus de faux positifs.

Les résultats des tests faussement négatifs peuvent également influencer le traitement et les résultats du patient.

La probabilité d'un test faussement négatif pour LD avec un seul test pour une maladie de stade précoce était élevée à 66,8%, passant à 74,9% pour les tests à deux niveaux.

Avec le test de dépistage du VIH le moins sensible utilisé dans le test en deux étapes, le taux de faux négatif était de 1,3%, ce qui indique que le test de LD génère 60 fois plus de résultats faussement négatifs.

Pour la LD de stade tardif, le test à deux niveaux a généré 16,7% de faux négatifs comparativement à 0,095% de faux négatifs générés par un test de dépistage en deux étapes, ce qui représente une différence de 170 fois.

À l'aide de sensibilités au test LD cliniquement représentatives, le test à deux niveaux a généré plus de 500 fois plus de résultats faussement négatifs que le dépistage du VIH à deux étapes.

PMID 28435311 [PubMed - en cours] PMCID PMC5391870

Article intégral

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5391870/

Application de la prise de décision bayésienne aux tests de laboratoire pour la maladie de Lyme et comparaison avec les tests de dépistage du VIH. Algorithme et probabilités.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 07:59

Jeudi 15 juin 2017 – 18h Espace André Lejeune à Guéret (23)

Conférence « Attention, la tique est là ! » autour de la maladie de Lyme, organisée par le Centre Hospitalier de Guéret et l’Association Dr Eugène Jamot, animée par le Dr DEVESA-MANSOUR, médecin-hématologue (CH Guéret), par le CPIE des Pays Creusois, et par Thierry THEVENIN, herboriste

La salle – très grande, près de 700 places – est bien remplie, je dirais dans les 300 personnes mais les journaux en parleront sans doute prochainement.

On nous annonce que la conférence, qui débute à l’heure, devrait durer 1h30 environ… elle s’achèvera à 21h passées !

La conférence commence par une présentation du Directeur du CH de Guéret, Mr ARTIGAUT, ainsi que du directeur qualité de l’hôpital ; présentation basique et générale des missions de l’hôpital concernant l’axe prévention au sens large (désolée je n’ai pas retenu grand chose, ce qui nous intéressait ce soir-là n’ayant pas été mentionné).

Suit une présentation de l’association Eugène Jamot par sa présidente Mme Georgette MICHAUD – passionnée par l’œuvre du médecin creusois découvreur de la maladie du sommeil (Trypanosomiase humaine africaine). Cette association, désireuse de s’investir sur le territoire creusois dans le domaine de la santé, à donc trouvé logique de s’intéresser aux maladies vectorielles dont la maladie de Lyme, et de coorganiser cette conférence.

La Présidente semble bien calée sur le sujet des maladies vectorielles (au sens large). Mr Berthon, du CPIE Pays Creusois, association œuvrant dans le domaine de l’environnement, fait ensuite une présentation Powerpoint sur la tique dure, très détaillée, bien qu’il admette n’y rien connaître auparavant et ayant dû se documenter sur le sujet pour préparer cette conférence.

Sa présentation, très complète mais parfois laborieuse, est peut-être un peu trop poussée pour un public lambda ayant peu de notions d’entomologie.

Dommage, c’était intéressant… mais pour un public averti.

Et un peu longuet car à ce stade, l’heure et demi était déjà écoulée sans que l’on soit encore rentré dans le vif du sujet ! Quel suspense… !

Je déplore aussi l’axe purement entomologique mais sans lien réel avec ce qui nous intéresse : rien sur le taux de contamination des nymphes par rapport aux tiques adultes, pas grand chose quant aux hypothèses concernant la prolifération de ce vecteur hormis l’aspect réchauffement climatique et diminution des prédateurs naturels.

En fouillant un peu plus, il y aurait eu plus ou mieux à dire que le simple aspect biologique concernant l’arthropode.

Je précise que le public avait la possibilité de poser des questions à la fin de chaque intervention, mais il était clair que tout le monde attendait le principal : la présentation de la borréliose de Lyme par le Dr DEVESA-MANSOUR (hématologue).

A ce propos, les bénévoles m’accompagnant et moi tiquons (!) sur une réponse à une question du public à propos du risque éventuel en cuisinant de la viande porteuse (chevreuil), où le Dr DEVESA annonce avec aplomb que la bactérie borrélia est éradiquée dès 35° !

Ben merdalors !

Comment ce fait-ce qu’avec nos malheureux 37,2° – voire moins pour certains – nous soyons tellement malades ?

Et quid des animaux qui ne sont pas impactés par la bactérie car ayant une température corporelle élevée (comme les poules par exemple) ?

Et dans ce cas pourquoi donc les saunas infrarouges et l’hyperthermie sont-ils conseillés (hors pathologie cardiaque je précise) ?

Personne ne relève…

Pire, si au niveau préventif le fait d’éviter de stresser la tique en lui mettant de l’éther ou de l’alcool dessus – Mr BERTHON a bien expliqué le risque de régurgitation et donc de contamination, à la question « et les corps gras à mettre autour ou dessus ? » personne n’a su répondre !

Du délire ! Seul l’herboriste Mr THEVENIN a seulement émis l’hypothèse que c’était tout aussi risqué, mais sans être catégorique !

A ce stade, j’étais déjà copieusement agacée…

A côté de cela, le fait d’entendre prononcer parfois « lime » au lieu de « laïme » n’était plus qu’un détail négligeable comparé au reste.

La présentation

Powerpoint du Dr DEVESA-MANSOUR sur la borréliose de Lyme annonce la couleur : sortie des généralités, j’y retrouve de gros points communs avec les diaporamas de la SPILF ou du CNR, bien que la date inscrite tout en bas soit de 2017.

Je note uniquement les points négatifs au fur et à mesure que monte ma tension, mon agacement, mon rythme cardiaque et mon envie de mordre… probablement aussi ma température vu la canicule dans la salle et dehors.

Et là je me dis : « intervenir, oui, mais à propos de quoi ? Il y a trop de points sur quoi recadrer cette personne ! » Je n’ai jamais eu affaire à elle personnellement comme docteur, mais j’ai l’impression que son auto-suffisance, son égo bien palpable et son envie de devenir « spécialiste » de la question – quand ce n’est pas se faire passer comme telle au vu de sa longue expérience et de sa formation avec son prédécesseur dans le service médecine interne, le Dr LEVASSOR, soi-disant déjà « expert » de Lyme en 1997 (à se demander dans ce cas pourquoi il y a autant de malades non guéris ici)…, le tout en terminant toutes ses phrases par un « d’accord ? » autoritaire… hé bien ça m’agace.

D’autant plus que j’ai la surprise de l’entendre très souvent citer et encenser le Pr Perronne en référence, en précisant bien ne pas être d’accord avec lui sur tous les points, mais avec une espèce d’ambivalence que je n’arrive pas à comprendre tant il y a de tout et son contraire dans sa présentation de la maladie.

De quoi noyer le poisson… et le public avec.

L’impression qui ressort de tout cela est une sorte de tentative d’ouverture, sans toutefois bouger d’un millimètre sur bien des points et camper sur les positions du CNR (« qui fait autorité ») sur les sujets les plus importants.

Quelle est la raison de cette ouverture ? L’attrait des éventuels fonds pour la recherche ?

L’envie de se faire un nom ou « d’en être », maintenant que c’est tellement médiatisé ?

Ou brusquement une envie subite de respecter le serment d’Hippocrate, sans aucune arrière-pensée et en reconnaissant s’être trompée au départ ? Les erreurs continuent, à la sauce CNR : le diaporama prétend qu’il faut un temps d’accrochage de 24 à 48h pour que la borrélia soit transmise (alors que les dernières études révélées les 19 et 20 mai dernier au Congrès Européen de l’ILADS prouvent que quelques heures suffisent); on ne cite que l’érythème migrant comme signe du Lyme primaire et pas un mot sur le syndrome grippal (pourtant rajouté grâce aux associations dans les plaquettes de prévention du Ministère de la Santé disponibles à l’entrée)

On ne cite que les souches borrelia burgdorferi stricto sensu, afzelii et garinii comme seules capables de transmettre la maladie (la vache !

Ça fait pas mal de trains de retard ça!)

Les chiffres du réseau Sentinelle sortent de je ne sais où avec une prévalence de 100 malheureux cas pour le Limousin en 2014 ! (Derniers chiffres réels déjà très sous-estimés : 259 au 100 000 habitants! http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Borreliose-de-lyme/Donnees-epidemiologiques )

L’étude LymeSnap en Pays de Combrailles

(https://www6.ara.inra.fr/lyme-combrailles) est citée comme avancée très utile, le projet ayant été lancé par le CHU de Clermont après qu’ils aient constaté il y a quelques années une très forte recrudescence de cas de neuroborrélioses traitées à l’hôpital de Guéret…

La Creuse est cependant exclue de cette étude (allez comprendre la logique!) Les anticorps apparaissent au bout de 3 semaines… (FAUX : il faut un minimum de 6 à 8 semaines pour que les anticorps se développent après contamination… et encore, s’ils apparaissent!)

Le Dr DEVESA mentionne pourtant l’inutilité de la sérologie au stade de l’érythème migrant et la nécessité de se conformer au protocole actuel en vigueur ainsi qu’au rapport du HCSP de 2014 et à la révision de la notice de l’amoxicilline concernant la durée et la dose du traitement.

Elle mentionne également l’autorisation pour les médecins de prescrire un test d’épreuve aux antibiotiques en cas de symptômes avérés mais de sérologie négative.

Point positif.

Elle s’agace même que tous n’appliquent pas déjà ces mesures. Les cas de « faux positifs » à la sérologie Lyme sont dus à : syphilis, CMV, EBV, mycoplasme, maladie auto-immune ! (Ben voyons… Et après on va dire que Elisa est efficace, que c’est le patient le problème et non le test, que s’il est négatif c’est qu’il l’est forcément mais que s’il est positif c’est un « faux-positif » – et comme il a de forte chances d’avoir développé une auto-immune ou d’avoir réactivé un virus tel que l’EBV – cela permet d’éliminer un sacré paquet de malades réels!)

Elle ne comprend d’ailleurs pas ce que l’on reproche au test sérologique, et dit clairement que « elle n’est pas fiable si elle est faite trop tôt, avant l’apparition des anticorps, autrement elle est fiable ».

C’est sans doute pour cela que 700 patients portent plainte par le biais du LymeAction…

Et tout ce que l’on sait sur l’action des borrelias pour empêcher une réaction du système immunitaire, et le fait que 20% des gens ne sécrètent pas d’anticorps du tout, c’est peanuts ?

Quant au diagnostic de la neuroborréliose, c’est par ponction lombaire et c’est très fiable (no comment…)

Le Dr DEVESA cite en référence incontournable comme document à voir la conférence de presse de l’Académie de Médecine de septembre 2016

( https://www.youtube.com/Swatch?v=Ac2Jeu_JbxM )…

Là je vais éviter de commenter.

J’ai d’ailleurs dit au Dr DEVESA ce que j’en pensais à l’issue de la conférence, il y a largement mieux comme référence !

Crise de fou rire inside : la confusion de l’ACA (acrodermatite chronique atrophiante) ou « maladie de Pick-Herxheimer » avec… la réaction de Jarisch Herxheimer (aggravation de l’état du malade au début du traitement, exacerbation de ses symptômes par la lyse des bactéries)

Bien essayé !…

Mais c’est pas ça !

Le diaporama mentionne « phase tardive ou tertiaire », jamais « chronique ».

A propos des traitements elle prétend qu’il est prouvé que de longs traitements antibiotiques en phase tertiaire sont inefficaces.

Elle ose mentionner que le Pr Perronne soigne ses patients à coups de 3 à 4 ans d’antibiotiques et que les malades ne vont quand même pas mieux.

Concernant les coinfections, elle mentionne uniquement la prévalence de la bartonellose (20%), rien d’autre.

D’où sort-elle cela, aucune idée ?

De nombreux malades en souffrance et en errance prennent la parole, certains font partie de ses anciens patients et ont été coincés dans la case SEP ou fibromyalgie.

Lorsque le Dr DEVESA annonce que devant des symptômes de fibromyalgie il serait bon de penser à Lyme mes compagnons s’indignent en lui disant que d’habitude c’est plutôt le contraire qui se passe.

Ce à quoi le Dr DEVESA répond quand même humblement qu’elle s’est trompée et qu’à présent elle pense à Lyme.

Elle déplore l’absence de formation des médecins et leur nécessité urgente… à l’issue de la conférence je lui apprends que, des formations, il y en a !

D’autres personnes lui posent des questions spécifiques auxquelles elle ne sait pas répondre.

De nombreux bras se lèvent mais le temps manque.

Une jeune malade que j’ai rencontré précédemment au magasin bio intervient : elle a du mal à trouver ses mots, marche avec une béquille, elle est au bord des larmes.

Sa souffrance et son émotion me bouleversent.

On ne PEUT pas laisser les gens comme cela !

Elle demande à tous les gens qui ont un Lyme diagnostiqué de lever la main… nous ne sommes pas si nombreux.

Ensuite, à ceux qui ont été traités mais ne sont pas guéris : le nombre est quand même conséquent parmi ceux qui ont levé la main la première fois.

Silence gêné du Dr DEVESA. Applaudissement de toute la salle pour la jeune lymée.

Devant moi, Lionel CHAPY, membre du conseil scientifique de la FFMVT que j’ai eu la surprise et le plaisir de rencontrer, aimerait bien intervenir sur le sujet de l’Elispot… mais il n’en aura pas l’occasion.

Parmi les mains levées on me donne le micro.

Panique à bord.

Mes bénévoles m’ont bien dit de rester calme et posée, qu’il ne faut pas que je m’énerve (à croire que ma réputation me précède, bien qu’elle soit fausse tant j’ai horreur des prises de parole en public, et je n’ai d’ailleurs aucunement l’intention de faire un scandale.

Juste de trouver mes mots malgré le trac, ce sera pas mal). P armi tous les points négatifs précédemment listés, j’ai fait le choix d’intervenir sur la question des traitements longs aux antibiotiques.

Ce n’est pas une question mais juste une précision. Je me présente en tant que responsable de la Section Creuse de France Lyme, je reviens donc sur l’hypothèse des traitements longs inefficaces, du problème des soi-disant résistances qui cause un rejet de ce type de traitement.

Je rectifie en disant clairement que le Pr Perronne ne prescrit pas des mois et des années non-stop d’antibiotiques, qu’il s’agit d’un traitement pulsé associant deux ou trois antibiotiques avec des pauses, et des anti-parasitaires, des anti-fongiques, et de la phytothérapie et des compléments.

Je précise que tout n’est pas si simple qu’une antibiothérapie basique, qu’il faut prendre en compte les co-infections telles que babesia qui est la plus courante, devant la bartonellose.

Et là elle m’interromps très contrariée pour prétexter que c’est faux, que les cas de babesiose humaine sont très rares et très graves, que la bartonellose est la coinfection la plus courante.

Je lui dis que dans ce cas je fais donc partie des cas rares, que la bartonellose est courante aussi certes mais sous-diagnostiquée car le test est encore moins fiable que le Elisa pour Lyme.

Je précise que tout ne tourne pas autour des antibiotiques seuls, mais qu’avec tout cela les malades vont mieux. Je veux juste redonner de l’espoir à tous les malades, je dis bien

CHRONIQUES et non TERTIAIRES, j’insiste.

Applaudissements. Merci.

L’intervention de Mr THEVENIN, herboriste engagé dans l’écologie, calme le jeu avec une intervention très intéressante sur les plantes répulsives telles que l’eucalyptus citronné, la tanaisie, la menthe Pouliot, tout en précisant qu’il ne travaille pas avec les huiles essentielles et qu’il n’en existe d’ailleurs pas pour la tanaisie car dangereuse sous cette forme et abortive (ce qui répond à ma question que je n’ai même pas eu besoin de poser!)

Quant aux plantes intéressante à étudier pour les traitements – et il précise bien la non-rentabilité et le désintérêt pour ce type de recherches car les plantes ne sont pas brevetables – il parle surtout de la renouée du Japon (endémique, efficace mais hélas jugée nuisible, comme par hasard) et de la cardère.

Le seul inconvénient avec la renouée du Japon est sa facilité à absorber les métaux lourds là où elle pousse, et notamment le cadmium, ce qui pose un problème non négligeable car le but est de se soigner et non absorber encore des toxiques.

Il mentionne cette thèse comme document à lire :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwiLrfeq28LUAhWmL8AKHdy6CJwQFggiMAA&url=https%3A%2F%2Fdumas.ccsd.cnrs.fr%2Fdumas-00592141%2Fdocument&usg=AFQjCNGUHzLHcJZi2or7-vFDATe_6HPEAQ&cad=rja

(La renouée du Japon : Polygonum Cuspidatum Sieb. et Zucc. (Polygonaceae), thèse présentée pour l’obtention du titre de Docteur en Pharmacie, par Aurélie Constancias, thèse soutenue publiquement à la Faculté de pharmacie de Grenoble,

Le 17 Décembre 2008) Ainsi s’achève, à 21h passées, cette conférence autour de la maladie de Lyme.

Comme je le disais plus haut, l’impression est mitigée.

On ressent bien une tentative d’ouverture, les deux « camps » qui s’affrontent sont bien expliqués, et cela reflète assez bien le dilemme qui se joue pour l’élaboration du nouveau PNDS…

Tant que ceux qui font encore autorité ne se remettront pas en question, ne liront pas les publications nouvelles et reconnues, ne feront pas tomber leurs œillères pour le bien de tous, les malades chroniques resteront en errance, en souffrance et sans réelle solution.

Le Dr DEVESA a reconnu l’importance du travail des associations de malades, faisant le parallèle avec ce qui s’est passé pour le VIH, mais c’est bien peu face à tout ce qui a déjà été fait sur le terrain à la place des autorités et avec peu de moyens, tandis que d’autres s’obstinent dans le déni et l’obscurantisme à mille lieue de la vocation initiale de médecins.

On sent que Lyme ne restera plus longtemps dans sa case de « maladie rare », tant finalement le sujet commence à intéresser du monde (que les raisons soient nobles ou plus mercantiles). Nous sommes à une période charnière.

Reste à savoir de quel côté finira par pencher la balance.

© Elusive Reclusive / Michèle BAUDRY

Excellent compte rendu de la Conférence « Attention, la tique est là ! » autour de la maladie de Lyme, organisée par le Centre Hospitalier de Guéret. Ambiance et saine critique.
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 11:22

Un Medecin nous communique qu'il a trouvé cette info (pour les parents qui cherchent) sur un site de médecin, il s'agit de trouver les 3 vaccins soit disant non disponibles :

"Le kit DT vax Polio est disponible, en allant sur le site SANOFI Europe" .

J'ai imprimé le "bon de commande" sur le site et il faut ensuite le faxer/poster avec les coordonnées de la pharmacie."

Formulaire à cette adresse:

 

 

http://www.sanofipasteureurope.com/fr/documents/Formulaire%20demande%20Kit%20Vaccin%20Dipht%C3%A9rique%20et%20T%C3%A9tanique%20adsorb%C3%A9%20(DT)%20et%20Imovax%20Polio.pdf

Le kit DT vax Polio est disponible, en allant sur le site SANOFI Europe".
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 08:09

L’immunité spécifique du fœtus en partie dévoilée

Une étude montre que le système immunitaire du fœtus se développe bien plus tôt qu’on ne le pensait, et fonctionne différemment de celui de l’adulte.

Au cours du deuxième trimestre de gestation, beaucoup de choses se passent pour le fœtus humain : son réseau de vaisseaux sanguins se complexifie, il développe ses os et sa peau, acquiert sa capacité à entendre et à avaler…

Une étude parue le 14 juin dans la revue à comité de lecture Nature met en évidence le fait qu’à cette période, le fœtus acquiert aussi un système immunitaire opérationnel.

“Ces résultats s’ajoutent à une littérature croissante montrant que le système immunitaire fœtal est plus actif qu’on ne le pensait précédemment”, souligne Nature dans un article destiné au grand public. L’immunologue Jakob Michaëlsson de l’institut Karolinska de Stockholm en Suède, qui n’a pas participé à l’étude, insiste :

Le système immunitaire du fœtus est unique.

Il n’est pas juste immature, il est spécial.”

L’équipe de chercheurs a découvert que le fœtus possédait des cellules dendritiques fonctionnelles dès 13 semaines de gestation.

Ce sont elles qui permettent de déclencher une réponse immunitaire appropriée de l’organisme face à un danger.

“Bien que ces cellules se comportent grosso modo comme la version adulte, leur réponse aux protéines humaines étrangères diffère”, explique le journal scientifique.

“Au lieu de cibler les corps étrangers pour les éliminer, les cellules dendritiques du fœtus vont plutôt activer une certaine catégorie de cellules T, les lymphocytes T régulateurs, et ce afin d’éviter une réaction immunitaire potentiellement désastreuse contre les cellules de la mère”, détaille Nature.

Autrement dit, au lieu de détruire les cellules qu’il considère comme “étrangères” – et donc potentiellement, celles de la mère – le système immunitaire du fœtus tente de les inhiber.

Cette nouvelle étude met en lumière l’importance d’une bonne compréhension du développement du système immunitaire du fœtus.

Cela permettrait en particulier d’identifier les causes de certaines fausses couches, et d’expliquer des phénomènes touchant certaines femmes enceintes, comme la prééclampsie.

“Cette affection est associée à des réponses immunitaires à la grossesse anormales, et est responsable de près de 40 % des naissances prématurées”, indique Nature

L’immunité spécifique du fœtus en partie dévoilée. Le système immunitaire du fœtus est unique.
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