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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:06

https://m.youtube.com/watch?v=SlbmfumYR7c

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:37

Publié le 21/01/2017

Patrizia Paterlini-Bréchot : «Les cancers n'ont jamais été détectés aussi tôt»

Comment fonctionne le test sanguin ISET (Isolement par taille des cellules tumorales) ?

L'ISET se présente sous forme de machine dans laquelle on introduit le sang prélevé au patient.

Le sang y est dilué avec une solution, puis il passe à travers une sorte de filtre, un peu comme un tamis. Ainsi, les cellules saines passent à travers le tamis mais les cellules cancéreuses - rarissimes- restent dans les mailles du filet car elles ont une taille beaucoup plus importante.

Ensuite, le tamis est examiné par l'œil humain au microscope pour voir si les grosses cellules piégées dans le filtre sont malignes ou non.

De cette manière, une seule cellule cancéreuse peut être détectée dans 10 ml de sang, c'est-à-dire parmi 100 millions de globules blancs et 50 milliards de globules rouges !

La méthode est-elle infaillible ?

Malheureusement, le procédé ne fonctionne pas dans le cas d'une leucémie, le cancer du sang, car les cellules cancéreuses sont beaucoup plus petites que pour les autres types de cancers.

Elles passent donc entre les mailles du filet et on ne peut pas les détecter.

D'autre part, le test est capable de détecter une tumeur naissante mais pas de la localiser.

Ainsi, dans le cas d'un diagnostic positif, il faut nécessairement passer un scanner ou un IRM de tout le corps.

Si la tumeur primaire est visible, il faut la retirer, puis un deuxième test peut être fait pour être sûr que le sang du patient est bien nettoyé toute cellule cancéreuse.

En revanche, si la tumeur naissante est trop petite pour être détectée à l'imagerie, le patient n'a pas d'autre choix que d'attendre.

Mais ainsi, il est placé sous surveillance et avec des rendez-vous fréquents chez le médecin, il est certain de pouvoir intervenir au plus tôt.

Quelle est la marche à suivre pour passer le test ?

Tout d'abord, depuis août 2016, le patient doit se rendre sur le site de l'ISET (http ://www.isetbyrarecells.com/fr) et télécharger un formulaire qui détaille le déroulement du test et les résultats que l'on peut espérer obtenir, ainsi qu'une liste de ce qui ne peut pas (encore) être fait.

Il faut ensuite imprimer et signer ce formulaire, puis l'amener à son médecin pour qu'il appose également sa signature.

Par la suite, il faut se rendre dans un des quatre laboratoires qui pratiquent le test. Il y en a à Paris, Nice, Naples et en Californie.

Le patient est obligé de se rendre sur place car une fois le sang prélevé, les cellules tumorales (s'il y en a) commencent à se dégrader et ne survivent pas à plusieurs heures de voyages.

Le test est-il payant ?

Oui, car il n'est pas encore remboursé par la sécurité sociale. Pour un test, il faut compter 486 euros.

Votre méthode a été testée à Nice dans le cadre du cancer du poumon.

Existe-t-il d'autres preuves de son efficacité ?

D'autres études sur de plus grands échantillons de personnes, saines ou prédisposées à tel ou tel type de cancer, sont en cours un peu partout dans le monde.

Mais il faut plusieurs années pour tester l'efficacité d'une prédiction, donc les résultats ne sont pas immédiats.

Par ailleurs, une trentaine de laboratoires de recherche internationaux utilisent l'ISET dans leurs travaux. À ce jour, 52 publications scientifiques indépendantes issues de ces laboratoires ont été publiées dans des revues à comité de lecture comme Plos One, Onco Targets ou encore Nature.

Et plusieurs démontrent que la méthode ISET est plus efficace que les autres méthodes existantes pour le diagnostic des cancers.

Pour l'instant, le test ne peut pas localiser les tumeurs, pensez-vous qu'un jour ce sera possible ?

Nous travaillons en ce moment même au développement d'une deuxième version de notre machine qui serait capable de localiser la tumeur primaire en utilisant l'ADN et l'ARN des cellules cancéreuses circulantes détectables par l'ISET.

Et pour mener à bien ces recherches, il faudra beaucoup d'argent.

C'est pourquoi la recette des ventes de mon livre «Tuer le cancer» paru ce mercredi sont dédiées au financement de ces travaux menés en partenariat avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l'université Paris Diderot.

C'est véritablement le but de ma vie.

Vos recherches durent depuis plus de vingt ans, d'où vous vient une telle motivation ?

Lorsque j'ai commencé la médecine, j'ai rencontré un patient qui m'a profondément touchée.

J'avais 25 ans et j'étais responsable d'une salle où plusieurs malades du cancer étaient traités.

Un homme atteint d'une tumeur du pancréas est mort quelques jours après mon arrivée, c'était foudroyant.

Cela a été un grand choc.

À ce moment-là, soit j'abandonnais, soit je me démenais pour réaliser quelque chose d'exceptionnel.

C'est toujours cet élan qui me guide aujourd'hui.

En outre, mon père a déjà été victime d'un mauvais diagnostic.

Un radiologue, pourtant très brillant, lui a trouvé un cancer de l'estomac.

Mais en réalité, il était atteint d'une maladie rare de la muqueuse gastrique. Plus de peur que de mal, mais depuis, la fiabilité du diagnostic est pour moi une priorité.

«Tuer le cancer» de Patrizia Paterlini Bréchot, Edition Stock. 250 pages. 19,50 €.

Recueilli par F.O.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 22:08

Autisme et vaccination : des zones d'ombre...

(

Amanda Mills, USCDCP Publié le 10 février 2017

Le phénomène touche désormais tous les continents : les cas d'autisme chez les enfants augmentent.

En Corée du sud, l'incidence est même de 1 enfant sur 38. En Europe, et particulièrement en France, le doute sur l'innocuité de certains vaccins va grandissant.

A Bruxelles, un documentaire censuré aux Etats-Unis, évoque un lien de causalité entre le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) et l'autisme et met en cause les responsabilités de l'agence fédérale américaine de santé publique, située à Atlanta : le CDC.

Pour la députée européenne des Verts Michèle Rivasi, il faut mettre fin aux conflits d'intérêts et créer un pôle d'experts indépendants.

Quant au grand virologue Luc Montagnier, co-lauréat du prix Nobel de médecine pour sa découverte en 1983, du virus responsable du sida (VIH), il réclame la fin de l'omerta sur les données scientifiques.

Son interview sur le sujet ci-dessous.

Pascal Verdeau et Thierry Bordau.



Luc Montagnier, virologue :

Publié par Pascal Verdeau / Catégories : Europe, santé

https://youtu.be/DQDq8q3D25g

Autisme et vaccination : des zones d'ombre...
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 22:01

Découverte du mode de transformation cancéreuse via le virus d’Epstein-Bar.

Découverte du mode de transformation cancéreuse via le virus d’Epstein-Barr

Des chercheurs de l’Inserm ont découvert quelle protéine provenant du virus d’Epstein- Barr (EBV) serait responsable de l’apparition de cancers chez certains individus.

En effet, cette protéine perturberait le processus de division cellulaire, ce qui augmenterait le risque de développer des tumeurs.

D’après leurs travaux, publiés dans Nature Communication, la mise au point d’un vaccin permettrait de limiter ce surrisque de cancer.

Près de 95 % de la population mondiale serait infectée par le virus d’Epstein-Barr qui persisterait ensuite dans l’organisme.

Or, si la plupart du temps, le pathogène se manifeste via une banale infection, il serait responsable chez certaines personnes de la survenue de cancers lymphatiques, de l’estomac ou du nasopharynx.

Une protéine virale cancérigène

Des scientifiques de l’unité franco-allemande « Microbiologie et maladies infectieuses » de l’Inserm ont réussi à expliquer ce phénomène : une protéine du virus, nommée BNRF1, induirait, par simple contact, des modifications qui provoqueraient des anomalies lors de la division des cellules.

Plus précisément, cette protéine fait que le nombre de centrosomes (qui permettent la distribution harmonieuse des chromosomes lors de la division cellulaire) est anormalement élevé.

En désorganisant ainsi le processus, cela entraîne une instabilité chromosomique propice au développement de tumeurs. Les spécialistes ont pu prouver l’implication de BNRF1 en supprimant le gène codant de cette molécule par génie génétique puis en infectant des souris avec le virus modifié.

En effet, ils ont observé la disparition de cette instabilité chromosomique provoquant le surrisque de cancer.

Chez l’Homme, le virus est souvent silencieux mais il peut parfois se multiplier et infecter les cellules voisines qui au contact de la fameuse protéine sous soumises à un risque accru de dégénérescence tumorales. « Le virus d’Epstein-Barr pourrait donc causer plus de cas de cancers que l’on ne soupçonnait.

Nous suggérons la mise au point d'un vaccin pour réduire la fréquence de contacts avec le virus d’Epstein-Barr et le risque de cancer associé » affirme Henri Jacques Delécluse, le directeur de cette unité de l’Inserm.

Plusieurs « prototypes » de vaccins existent déjà, certains sont basés sur des pseudo-particules virales découvertes en 2005 par cette même équipe.

Ces particules présentent une structure similaire à celle du virus classique mais s’avèrent non infectieuses car elles sont dépourvues d’ADN.

Face à la découverte de BNFR1, les scientifiques comptent maintenant inactiver la protéine dans ces particules inoffensives afin de mener des tests.

Source : Legeneraliste.fr ECRIT PAR

Roxane Curtet 10.02.2017

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 20:08

La CSMF somme la ministre de la Santé d'étendre l'obligation vaccinale

10.02.2017

Mais que fait Marisol Touraine ?

Plus de deux mois après la remise du rapport Fischer sur la vaccination, la CSMF s'impatiente.

"La vaccination est un enjeu de santé publique primordial : le gouvernement ne peut laisser la population dans l’incertitude", tempête le syndicat de Jean-Paul Ortiz.

La Conf' réagit à la récente décision du Conseil d'Etat qui impose la disponibilité du DTP de base, à ce jour introuvable sur le marché. Le Conseil d'Etat a en effet donné mercredi six mois au ministère de la Santé pour rendre à nouveau disponible le vaccin protégeant uniquement contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), au motif que l'obligation vaccinale ne concerne aujourd'hui que ces trois maladies.

Cette décision "met en jeu la responsabilité médicale des praticiens et donne raison aux associations de patients qui sont méfiantes au sujet des vaccins, notamment les tétravalents (DTP + coqueluche).

Or, la coqueluche reste une affection extrêmement grave chez le nourrisson, qui peut être évitée grâce à la vaccination", analyse la Conf'.

Et de réclamer en conséquence l'augmentation du nombre de vaccins obligatoires en France, à tous les vaccins aujourd'hui recommandés.

Un positionnement d'ailleurs préconisé fin novembre par le Comité Fischer. "Cette obligation temporaire permettrait d'améliorer une couverture vaccinale insuffisante et de restaurer la confiance des Français" dans les vaccins, estime la CSMF, qui "déplore" que la ministre de la Santé n'ait toujours pas fait connaître les suites qu'elle entend donner à ce rapport.

Marisol Touraine doit "prendre ses responsabilités", martèle la CSMF qui estime qu' "une décision forte et claire est nécessaire sur la politique vaccinale, en particulier sur le champ de l’obligation".

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 07:46

Rôle du microbiote gastro-intestinal sur les lésions rénales et l'obésité .

Keerati Wanchai, MSc, Anchalee Pongchaidecha, Ph.D., Varanuj Chatsudthipong, Ph.D., Siriporn C. Chattipakorn, DDS, Ph.D., Nipon Chattipakorn, MD, PhD, Anusorn Lungkaphin, PhDcorrespondenceEnvoyer à l'auteur PhD Anusorn LungkaphinEmail à l'auteur PhD Anusorn Lungkaphin
Publié en ligne: December 06, 2016

L'obésité est associée à une maladie rénale, probablement due à une inflammation induite par l'obésité, une lésion podocytaire et un stress oxydatif dans le rein.

Elle est également liée à d'autres maladies, par exemple le diabète et l'hypertension, qui sont associées au développement et à la progression d'une maladie rénale chronique .

Fait intéressant, la dysbiose gastro-intestinale a été démontrée dans les cas d'obésité avec le développement et la progression de la maladie rénale.

Ainsi, la modification du microbiote gastro-intestinal en utilisant des probiotiques ou des prébiotiques ou les deux pour améliorer l'équilibre de la flore bactérienne est une approche potentielle pour la gestion de la maladie rénale associée à l'obésité.

Cette revue couvre les informations concernant l'association entre l'obésité et les lésions rénales, et elle examine les preuves d'un rôle hypothétique du microbiote gastro-intestinal dans ce contexte.

Des études décrivant les effets des traitements probiotiques et prébiotiques sur la maladie rénale montrent des résultats mitigés, bien que plusieurs suggèrent des avantages indiqués par des biomarqueurs associés à une lésion rénale, une uremie et une inflammation.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si ces interventions sont cliniquement efficaces dans la gestion des lésions rénales et des maladies rénales.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:13

Carton plein pour les Rencontres nationales de Lyme à Lons-le-Saunier
Le 11 février 2017,

Le monde médical et le grand public seront invités à assister à une journée d'échanges autour de la maladie de Lyme.

Le Professeur Perronne explique les tenants et les aboutissants de cette maladie peu connue.

La ville de Lons-le-Saunier, organisatrice des Rencontres nationales de Lyme du 11 février 2017 n’aura eu besoin de faire quasiment aucune publicité pour annoncer complet, tant la maladie intrigue et fait parler.

Durant toute une journée au Carcom, le médiatique Professeur Perronne, spécialiste français de la maladie et infectiologue enchaînera deux conférences ; le matin, destinée aux professionnels, et l’après-midi, au grand public. «

Cette maladie touche beaucoup de monde dans le Jura et plus largement, dans toutes nos régions boisées de l’Est.

La ville de Lons-le-Saunier s’est portée candidate pour accueillir un centre de soin expérimental et dans ce cadre, il était donc normal d’organiser une grande journée pour parler de cette maladie peu connue et reconnue », explique Benoit Chevrier, coordinateur de l’organisation.

Car si la maladie semble très ancienne, elle n’a été identifiée que dans les années 1980 dans la ville de Lyme, aux États-Unis.

Mais ce qui pose le plus de problème, c’est les formes variées qu’elle peut prendre.

« Après avoir été mordus par une tique, les symptômes peuvent être très nombreux ; fatigue, maux de tête, douleurs intestinales.

Mais ce qui pose le plus de problème, c’est que la maladie peut se déclarer plusieurs années après avoir été mordue, empêchant la plupart des médecins de relier les symptômes à la maladie », explique-t-il.

Autant de questions et d’interrogations auxquelles Christian Perronne se chargera de répondre durant une journée qui attirera 540 personnes sur deux conférences.

« Les gens vont venir de toute la région Bourgogne Franche-Comté, professionnels comme particulier. Très rapidement nous avons été complets, nous sommes donc au regret de ne plus pouvoir accueillir personne.

Mais si la manifestation fonctionne bien, il n’est pas impossible que l’on l’institutionnalise. »

39000 Lons-le-Saunier
Joffrey Fodimbi

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:21

Vaccinations : Marisol Touraine ne pourra pas sortir du piège tendu par le Conseil d’Etat.

 

L’actuelle ministre de la Santé s’est piégée elle-même. Et elle a piégé celui (ou celle) qui lui succédera. Marisol Touraine n’a pas pris la mesure de la contestation « anti-vaccinale » qui prévaut aujourd’hui en France.

Elle n’a pas réussi à mettre un terme à la totale désorganisation de la production et de la distribution des spécialités vaccinales dans les pharmacies d’officine.

Mme Touraine s’est refusée à monter en première ligne lorsqu’un enfant a (dans son « fief électoral ») été victime d’un tétanos du fait des agissements d’un médecin aujourd’hui radié.

Elle a cru bien faire en organisant une « consultation nationale citoyenne » qui, in fine, s’est prononcée aux antipodes de ses attentes.

Ce faisant elle a suscité l’ire des milieux anti-vaccinaux qui lui en veulent de ne pas avoir jugé utile de répondre à une pétition lancée par le Pr Henri Joyeux qui revendique plus d’un million de signatures – pétition qui, précisément réclamait ce que le Conseil d’Etat vient de décider (en y ajoutant le retrait des adjuvants…).

Simple plaisanterie

Et voici que Marisol Touraine est radicalement désavouée par le jugement, logique autant que spectaculaire, rendu par le Conseil d’Etat.

La plus haute juridiction administrative française l’enjoint de prendre toutes les mesures pour que, d’ici à six mois, les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) soient disponibles en tant que tel (non associés à d’autres valences) sur le marché français.

Seule autre possibilité offerte à la ministre et au gouvernement : faire en sorte que « la loi évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires ».

Dès la communication du jugement des magistrats du Palais Royal, Marisol Touraine, a annoncé qu’elle avait saisi les services du ministère de la santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) « pour que l’Etat puisse mettre en œuvre la décision du Conseil d’Etat dans le délai imparti » 1. C’est là, tout simplement, une plaisanterie.

« Personne ne peut raisonnablement penser que l’Etat puisse de nouveau proposer en six mois ce vaccin qui n’existe plus et qui n’existe nulle part ailleurs, explique le Pr Daniel Floret, l’ancien président du Comité technique des vaccinations (CTV). 

Il faudrait élaborer un nouveau vaccin, ce qui nécessiterait des essais cliniques, une autorisation de mise sur le marché, une nouvelle chaîne de production… ».  Soit, au minimum plusieurs années.

Principal acteur concerné le géant pharmaceutique Sanofi dit attendre « les conditions de mise en œuvre de la décision du Conseil d’Etat ».

Vœux et moitié de boutades

Qu’espère Sanofi ?

A l’évidence un changement rapide des règles en matière d’obligation vaccinale.

Marisol Touraine explique que le travail qui suivra la décision du Conseil d’Etat « s’inscrira dans la réflexion engagée sur la politique vaccinale qui pourrait faire évoluer le cadre législatif actuel ».

Elle fait ici référence aux conclusions de sa « consultation citoyenne ».  

Fin 2016 le comité d’orientation de la concertation destinée à restaurer la confiance envers la vaccination, avait préconisé de rendre obligatoires les vaccins contre … onze infections virales et bactériennes:

« Considérant les exigences sociétales et les impératifs de santé publique, le comité conclut que la levée de l’obligation vaccinale est l’objectif à atteindre. Néanmoins, dans le contexte actuel de perte de confiance et de baisse de la couverture vaccinale, il lui apparaît nécessaire de réaffirmer le bien-fondé de la vaccination. Pour ce faire, le comité préconise un élargissement temporaire du caractère obligatoire des vaccins recommandés de l’enfant, assorti d’une clause d’exemption et de leur gratuité. »

Le Monde rapporte que Marisol Touraine avait estimé, le 31 janvier, en marge des vœux à la presse que c’était là « une forte incitation à rendre tout obligatoire ».

Puis elle avait ajouté que cette formule était une « demi-boutade ». Où l’on voit que les « vœux à la presse » sont un exercice à haut risque. Où l’on voit aussi que la ministre de la Santé ne devrait pas s’exercer à faire des boutades qui n’en sont pas.

1 Le Conseil d’Etat estime que dans ce dossier le ministre chargé de la santé dispose de plusieurs pouvoirs :

–    il peut sanctionner les laboratoires et entreprises qui ne respectent pas leur obligation d’élaborer et mettre en œuvre un plan de gestion des pénuries de vaccins et leur obligation de prévenir les risques de rupture de stock ;
–    il peut demander au ministre chargé de la propriété intellectuelle de soumettre le brevet d’un médicament au régime de la licence d’office afin d’assurer sa mise à disposition en quantité suffisante ;
–    il peut saisir l’Agence nationale de la santé publique, qui a le pouvoir de procéder à l’acquisition, la fabrication, l’importation et la distribution de médicaments pour faire face à leur commercialisation ou production insuffisante.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 15:38

Adjuvants des vaccins : « Comprendre qu’en matière de sécurité tout était faux fut un choc »

À une époque de profondes mutations, le rapport au temps est chamboulé. Nous avons invité des personnalités et des anonymes à se confier sur ce sujet. Cette semaine, le professeur et lanceur d’alerte Romain Gherardi.

M le magazine du Monde | Par

 

Chef du service du Centre expert de pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne), Romain Gherardi a signé, fin 2016, un ouvrage (Toxic Story, Actes Sud) dans lequel il narre son odyssée de lanceur d’alerte concernant les effets des adjuvants aluminiques présents dans les vaccins. De quoi revenir sur le temps médical et la recherche fondamentale.

image: http://s2.lemde.fr/image/2017/02/10/534x0/5077560_6_14bc_romain-gherardi-a-son-domicile-lundi-6_baed32d687641302e4b579ef501c6fb8.jpg

Romain Gherardi, à son domicile, lundi 6 février.

Vous faites partie des premiers à avoir détecté la myofasciite à macrophages et avez débuté vos recherches sur les effets des adjuvants à la fin des années 1990. Quand vous regardez le chemin parcouru, que ressentez-vous ?

On a vu apparaître cette lésion musculaire inconnue en 1993, et c’est ensuite que nous avons compris qu’elle est induite par l’aluminium. On est allé de surprise en surprise, en découvrant l’origine vaccinale de cet aluminium [depuis 1926, 60 % des vaccins contiennent des adjuvants aluminiques pour renforcer la réponse immunitaire] puis en comprenant que l’innocuité de ces adjuvants ne repose sur aucune base expérimentale solide. On a longtemps cru qu’ils étaient rapidement évacués dans les urines sous forme d’atomes d’aluminium, mais les toxicologues n’avaient pas compris que les microparticules d’adjuvants sont capturées par les cellules immunitaires et ont un comportement très différent de celui des atomes d’aluminium.

« L’Afssaps, bastion de l’industrie pharmaceutique, s’évertuait à temporiser et à empêcher que la lumière soit faite sur les questions dérangeantes. »

Comprendre que, en matière de sécurité des adjuvants, tout était faux, fragmentaire et non pensé fut un choc. Découvrir le fonctionnement des agences sanitaires fut un second choc. Je pensais, par exemple, que l’agence du médicament était la police du médicament, avec pour rôle de comprendre, de mettre en demeure, etc. Mais non : après le scandale du Mediator, le rapport de l’IGAS [l’Inspection générale des affaires sociales] a parfaitement décrit l’Afssaps [l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé] comme un bastion de l’industrie pharmaceutique, s’évertuant à temporiser et à empêcher que la lumière soit faite sur les questions dérangeantes. L’Afssaps, dissoute en 2012, a été remplacée par l’ANSM [l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé] mais il demeure une profonde réticence à remettre en question l’industrie pharmaceutique.

Votre livre retrace votre combat, un chemin de croix qui n’est pas terminé. On ne peut s’empêcher de penser à Irène Frachon, qui a dénoncé l’affaire du Mediator et à d’autres lanceurs d’alerte. Comment fait-on pour tenir, dans le temps, seul contre tous ?

Il y a plusieurs explications. D’abord, les sous. Comme je ne travaille pas uniquement sur ce sujet, mon laboratoire a obtenu de bons financements pour étudier, entre autres, les cellules souches musculaires. Sans compter la petite dotation récurrente du laboratoire et les moyens grappillés à droite et à gauche. Tout cela nous a permis de ne jamais lâcher complètement les recherches sur les adjuvants aluminiques.

Lire aussi :   Une concertation citoyenne sur les vaccins déconcertante

Ensuite, il y a les malades : on les voit quotidiennement, on fait des biopsies, on détecte sans cesse de nouveaux cas. Ces patients souffrent un calvaire personnel (douleurs, fatigue, troubles cognitifs) doublé d’une profonde sensation d’injustice liée à la difficulté de faire reconnaître leur maladie. Cela nous rappelle en permanence la nécessité de continuer les recherches. Et ces recherches ont souvent donné des résultats plus stimulants que les hypothèses de départ… C’est devenu passionnant. Un scientifique ne peut résister à cela.

Ce combat a-t-il changé votre regard sur le temps en médecine et le temps de la recherche ?

Oui, et je retiens trois éléments. Les effets secondaires tout d’abord : le temps long n’a jamais été pris en compte dans l’étude des adjuvants, si bien que le problème n’a pas été clairement formulé avant nos travaux. Plusieurs années peuvent s’écouler avant que les effets ne se manifestent. L’adjuvant se déplace lentement du site d’injection vers des organes distants, où il persiste. Longtemps, très longtemps. Ce temps long doit absolument être pris en compte dans l’étude des toxiques environnementaux biopersistants.

« Notre premier article sur l’origine vaccinale de la myofasciite à macrophages a été envoyé à treize journaux différents avant qu’il y en ait un qui accepte enfin de se saisir de la question. »

Deuxième leçon : le temps est capital dans la stratégie des agences sanitaires face à des signaux sanitaires inattendus, complexes, ou embarrassants. Elles espèrent toujours que le problème se résoudra spontanément avec le temps. Effectivement, le signal s’atténue souvent progressivement, comme ce fut le cas pour les effets secondaires signalés après la campagne de vaccination massive contre l’hépatite B des années 1990. Douter, relativiser, faire durer les procédures jusqu’à l’usure permet de noyer le bruit initial dans le bruit de fond général. Les responsables éventuels peuvent alors tranquillement partir à la retraite… voire au cimetière.

image: http://s1.lemde.fr/image/2017/02/10/534x0/5077558_6_e1fd_2017-02-08-0de142f-2130-1w2l7dr-nqbksatt9_90c606462458c6fb3303e369b0347bb8.jpg

Troisième point : le temps de la recherche est toujours beaucoup plus long que l’imagine le public. Mener une étude sur la toxicité des particules d’adjuvant prend au minimum deux ans : il faut trouver les chercheurs prêts à effectuer un travail fastidieux et mal payé, mener l’étude, analyser les résultats, écrire l’article, le soumettre pour publication et ce n’est pas fini pour autant ! Notre premier article sur l’origine vaccinale de la myofasciite à macrophages a été envoyé à treize journaux différents avant qu’il y en ait un qui accepte enfin de se saisir de la question et de le soumette pour avis à ses experts. C’est maintenant plus facile, le sujet s’est installé : notre dernier article a été accepté par retour de courrier.

On en est aujourd’hui à la prise de conscience. Et ce grâce à votre ouvrage, au travail de journalistes et à la mobilisation des associations. Cela vous soulage-t-il ?

Oui bien sûr ! C’est très important. Mais qu’il est difficile de faire comprendre qu’il faut à la fois maintenir une couverture vaccinale protectrice de la population et faire les recherches nécessaires sur la sécurité des adjuvants… D’un côté, la France est le pays où la défiance antivaccin est la plus forte et, de l’autre, les industriels ont beau jeu de disqualifier toute recherche susceptible de nuire à leurs intérêts de court terme.

Je dis aux personnes réticentes face aux vaccins que l’être humain est constitué pour faire face en permanence à un très grand nombre d’antigènes, et que le principal problème à régler est celui de la susceptibilité particulière de certains individus à des adjuvants aluminiques hors d’âge. Je dis aux grands industriels, comme Sanofi, qu’au-delà de l’objectif de croissance de leur segment, visant à faire passer le chiffre d’affaires mondial du vaccin de 7 milliards en 2005 à 100 milliards en 2025, leur intérêt est de réduire dès à présent l’exposition globale des populations aux adjuvants aluminiques, de travailler la question des facteurs de susceptibilité individuelle et d’optimiser continûment la sécurité de leurs produits comme le fait l’industrie aéronautique. À défaut, ils seront rapidement suspectés d’être des pourvoyeurs de maladies environnementales chroniques.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/tant-de-temps/article/2017/02/10/adjuvants-des-vaccins-comprendre-qu-en-matiere-de-securite-tout-etait-faux-fut-un-choc_5077561_4598196.html#UtBdIf5Dy42CebBE.99
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:14

https://www.facebook.com/telematinf2/videos/1208302965932425/

 

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