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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 19:57

Un premier décès en France lié à la nouvelle drogue NBOMe

La molécule ingérée a déjà été jugée responsable de dizaines de morts à travers le monde.

La molécule ingérée a déjà été jugée responsable de dizaines de morts à travers le monde.

Reuters

Une jeune anglaise est décédée à Paris après avoir pris ce qu'elle pensait être de la cocaïne.

Cette nouvelle molécule, encore méconnue, pourrait faire des ravages.

Cela ne devait être qu'une banale soirée en discothèque.

Dans la nuit du 29 au 30 avril, Julia*, une Anglaise de moins de 30 ans, se rend dans le vingtième arrondissement de Paris.

Là, elle retrouve dans un appartement l'une de ses meilleures amies qui lui fournit un peu de drogue, qu'elles pensent toutes deux être de la cocaïne.

Comme le raconte le Journal du dimanche (JDD) dans un article, les analyses toxicologiques vont démentir cette hypothèse: la molécule qui a causé la mort de Julia appartient à la famille des NBOMe.

Découverte en 2003, et arrivée sur le marché français dix ans plus tard, elle ressemble à s'y méprendre à de la cocaïne.

Visuellement, du moins.

Il s'agit d'une "molécule psychédélique, présentée comme un ersatz de LSD aux effets hallucinogènes", raconte au JDD un pharmacien de l'Esla, une équipe spécialisée dans les soins en addictologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Elle est souvent vendue sur internet à faible coût, sous le faux nom de "mescaline synthétique".

Le pharmacien poursuit: "le problème, c'est qu'on sait très peu de choses sur ses effets et ses méfaits, sinon qu'elle est très active dès le microgramme et donc impossible à doser soi-même."

L'amie de Julia, mise en examen

Ceux qui ont consommé du NBOMe évoquent de fait des effets néfastes comme "la tachycardie", "l'hypertension", "les convulsions", "les maux de tête", ou encore la paranoïa.

Plusieurs dizaines de morts ont par ailleurs été associées à cette molécule dans le monde, dont au moins quatre en Europe.

Par LEXPRESS.fr , publié le 11/06/2017

De nouvelles drogues sont entrées dans Paris : mourir pour quelques buvards de NBOMe

C’est une alerte à diffuser. L’affaire est rapportée par Le Journal du Dimanche (Stéphane Joahny) : une jeune femme anglaise vient de mourir à Paris après avoir pris ce qu’elle pensait être de la cocaïne ; une nouvelle molécule, encore méconnue, qui pourrait faire des ravages. Une illustration des récentes mises en garde de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanie.

C’était dans la nuit du 29 au 30 avril, Julia, vingtième arrondissement de Paris, soirée privée dans un appartement, une amie fournit un peu de poudre. Ce n’était pas de la cocaïne. « Après onze jours de coma la jeune femme est décédée à l’hôpital Lariboisière, précise le JDD. L’amie a été placée sous contrôle judiciaire après une mise en examen pour infraction à la législation sur les stupéfiants et homicide involontaire.

Les analyses toxicologiques ont établi qu’il s’agissait de l’un des représentants de la jeune famille des NBOMe ; une famille qui commence à faire des ravages. Il s’agit ici de nouveaux produits de synthèse souvent vendu sous la (fausse) appellation « mescaline synthétique » lors de rave party ou dans les milieux d’usagers de drogues. Les NBOMe sont aussi présentés étant du LSD. Quels effets ? Un consommateur le dit au JDD. Après deux buvards de 400 microgrammes de 25C-NBOMe :

« La musique devient sublime. Elle pénètre en moi et c’est comme si elle massait mon âme. Je peux la voir quand je ferme les yeux. »

Coagulation intravasculaire disséminée

Quels effets ? Le Dr Yves Edel : coordinateur de l’équipe de liaison et de soins en addictologie (Elsa) de la Pitié-Salpêtrière :

« Défaillance multiviscérale par syndrome sérotoninergique, insuffisance rénale aiguë, CIVD, bruxisme, œdème cérébral, complications neurologique, arrêt cardiovasculaire… »

Ces produits seraient actifs dès le microgramme et donc pratiquement impossible à doser soi-même. Disponibles sur internet et partout ailleurs. Moins de 7 euros les dix buvards. La victime parisienne avait, la veille du drame, posté une photo d’elle sur son compte Instagram depuis le Wanderhust, un « club branché » amarré au 32 quai d’Austerlitz. Elle n’avait pas 30 ans. Depuis l’Angleterre, son père parle d’un « tragique accident ».

Un premier décès en France lié à la nouvelle drogue NBOMe

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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