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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 21:46

Un collectif a lancé une action en justice contre l'aluminium dans les vaccins mercredi 9 août 2017.

L'ouverture de ce nouveau front judiciaire fait suite à la décision du Conseil d'Etat du 8 février 2017 qui donnait six mois au ministère de la Santé pour remettre sur le marché un vaccin protégeant contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

En France en effet, l'obligation vaccinale ne concerne à ce jour que ces trois maladies.

Or concrètement, seul un vaccin hexavalent - qui protège contre six maladies - est disponible pour se conformer à cette obligation.

L'action de groupe menée auprès du Conseil d'Etat qui dénonçait cet état de fait visait à rétablir la vente d'un vaccin ne concernant que l'obligation vaccinale, et conserver ainsi la liberté de ne pas se vacciner contre les trois autres maladies inclues dans le vaccin hexavalent (coqueluche, haemophilius influenza B et hépatite B), pourtant toutes recommandées.

"C'est le genre de procédure qui implique des frais et donc des honoraires considérables"

Quoi qu'il en soit, le délai accordé au ministère de la Santé par le Conseil d'Etat étant passé, une deuxième action est donc engagée.

Cette fois, la requête demande le retrait des sels d'aluminium utilisés comme adjuvant dans 36 des 52 vaccins autorisés en France par l'ANSM.

Les adjuvants sont indispensables à l'efficacité de certains vaccins, mais l'hydroxyde d'aluminium est soupçonné par une poignée de chercheurs dans le monde d'être à l'origine de troubles graves de l'immunité (sclérose en plaques, myofasciite à macrophages, etc.)*.

C'est à nouveau maître Jacqueline Bergel-Hatchuel qui portera l'action, avocate spécialisée dans la défense des consommateurs, notamment sur la santé.

Contactée par Sciences et Avenir, maître Bergel-Hatchuel s'étonne du succès de la démarche :

"Nous étions 1250 il y a quelques jours seulement, aujourd'hui nous sommes déjà 1795.

Et c'est intéressant de voir que beaucoup appartiennent au corps médical : médecins, infirmiers, aide-soignant, etc." 2300 citoyens avaient participé à la première action de groupe.

Pour participer, il suffit de signer un mandat disponible en ligne et de verser 30€.

"C'est le genre de procédure qui implique des frais et donc des honoraires considérables", rappelle l'avocate.

Pour garantir le recrutement des mandants, l'initiative est "soutenue" par l'Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN), une association loi 1901 fondée en 2011 par Augustin de Livois,

avocat, ancien consultant pour le cabinet de lobbying FairValue Corporate.

La vocation de l'IPSN?

"Permettre à tous et à chacun un libre accès à une médecine naturelle sérieuse comme complément et/ou comme alternative à la médecine conventionnelle.

" Or l'une des spécialités de l'IPSN est la diffusion de newsletter et de nombreuses pétitions qui lui permettent de disposer de mailing listes de plusieurs centaines de milliers d'adresses.

Elle fédère par ailleurs un vaste groupe de "médecins" spécialisés en naturopathie, aromathérapie, homéopathie, micro-nutrition, voire même en micro-immunothérapie (sic).

De la même façon, l'action de groupe a été relayée auprès des dizaines de milliers d'abonnés de la Lettre du Pr Henri Joyeux, lui-même membre de l'IPSN.

Ce cancérologue controversé a fait appel de sa radiation de l'Ordre des médecins. Henri Joyeux avait diffusé une pétition en 2015 pour demander le retour d'un vaccin DTP sans aluminium.

Elle avait recueilli plus d'un million de signatures, et autant d'adresses mail. *Dans son numéro de septembre (n°847), Sciences et Avenir consacre une enquête à la controverse scientifique entourant l'aluminium utilisé dans les vaccins.

Un collectif a lancé une action en justice contre l'aluminium dans les vaccins.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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