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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 08:06

Alors que plusieurs centaines de personnes se déclarent « électro-hypersensibles », l'Organisation mondiale de la santé rappelle que « l'hypersensibilité électromagnétique n'est pas un diagnostic médical ».

En France, au 14 décembre 2016, 1391 personnes s'étaient déclarées «électro-hypersensibles» sur le site d'une association qui s'efforce de les recenser.

Mais pour la science, les choses sont claires: l'électrosensibilité provoquée par l'exposition aux champs électromagnétiques n'existe pas.

Même analyse de l'Académie de médecine, qui souhaite néanmoins que l'on s'occupe des personnes qui en manifestent des symptômes (position défendue également par l'Organisation mondiale de la santé, OMS).

Si l'affaire est entendue pour la science, c'est que les personnes électrosensibles placées dans un milieu ou l'on a arrêté les ondes électromagnétiques sont incapables de savoir quand on les laisse passer ou pas.

L'OMS le rappelle: «l'hypersensibilité électromagnétique n'est pas un diagnostic médical.»

Le 5 mai 2014, par un communiqué de presse, l'Académie déplorait «(qu')aucune réglementation n'empêche d'habiles commerçants de se lancer sur ce marché, d'autant plus florissant qu'il est alimenté par une inquiétude largement distillée dans les médias et que ces produits s'adressent à des personnes particulièrement fragiles».

Les dispositifs anti-ondes sont parfaitement inutiles puisqu'ils ne les protègent de rien de dangereux.

Les symptômes sont très variés Soucieuse des personnes qui se plaignent de ces troubles très invalidants, «l'Académie regrette le détournement des personnes électrosensibles des circuits de prise en charge médicale».

Car la médecine ne nie pas la souffrance des personnes.

Douze sites dédiés ont même été créés dans des hôpitaux pour les personnes qui se pensent électrosensibles.

Car les symptômes peuvent être très variés. Suite à l'installation d'une antenne-relais sur le toit de leur immeuble, en 2009, une famille avec un bébé présente ainsi rapidement «un goût métallique dans la bouche et un mal au crâne derrière la tête» pour le père.

Même chose, une semaine plus tard, pour la mère et son bébé «dont le nez a commencé à saigner». Agitation médiatique immédiate d'autant que l'immeuble est proche de deux écoles et d'une clinique, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que l'antenne est inactive: elle n'est pas encore raccordée au réseau électrique!

Cette affaire n'apparaît pas dans les actes du colloque organisé à l'Assemblée nationale le 11 février 2016 par les députées écologistes Laurence Abeille et Michèle Rivasi.

En revanche, le Dr Pierre Biboulet, médecin généraliste expert, était invité à participer à la table ronde. Il a réussi à convaincre en 2015 un tribunal de Toulouse d'accorder pour une durée de deux ans une allocation adulte handicapée à une femme de 39 ans affirmant souffrir d'un «syndrome d'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques».

Mais loin d'avoir prouvé l'électrosensibilité de la plaignante, le Dr Biboulet n'a fait que constater une absence de symptôme loin de toute exposition! Après s'être rendu dans le hameau au fond d'une vallée pyrénéenne où vit la plaignante, sans eau courante ni électricité, le médecin a témoigné: «Le lien de causalité entre le déficit et la cause était évident.

Il suffisait de supprimer la cause pour que le symptôme disparaisse. C'est donc l'environnement qui crée le handicap.»

lefigaro.fr

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 19:11

Les objets électroniques sont-ils en train de ruiner notre santé?

Bossu, à demi aveugle et les doigts paralysés, tel pourrait être le vieillard du XXIe siècle, le corps détruit par une vie passée derrière un écran.
Si vous lisez ces lignes, peut-être êtes-vous actuellement sur votre lieu de travail. Assis sur une chaise à roulettes, vous pliez la nuque vers l'avant pour vous rapprocher de votre écran, plissez des yeux pour affronter la luminosité et vos doigts, qui pianotaient continuellement en lévitation au-dessus de votre clavier, s'avachissent sur votre bureau pour une pause bien méritée.
Ou alors vous êtes sur votre smartphone, tentant de distinguer les lettres minuscules sur votre écran, le pouce en avant et le dos courbé. Et tandis que vous vous redressez avec un peu de culpabilité à la lecture de ces quelques mots, vous ressentez comme une engourdissement dans vos trapèze, qui n'ont plus l'habitude d'être ainsi sollicités. Réfléchissez: depuis combien de temps n'avez vous pas passé une journée complète au grand air, le dos droit, la tête haute et les yeux tournés vers le ciel et non sempiternellement à la recherche d'une nouvelle notification?
Voilà bientôt une vingtaine d'années que l'utilisation des ordinateurs et des smartphones se démocratisent sur notre planète, allant jusqu'à se greffer à notre quotidien. Ils nous accompagnent du réveil au coucher, comme des fétiches nous protégeant de la vacuité et de la solitude. Et, souligne une enquête de BuzzFeed.com, si les gadgets électroniques sont concus pour faire partie de notre monde, nous ne sommes pas pour autant concus physiquement pour eux.
Nous pourrions également mentionner le phénomène d'électrosensibilité qui supposerait que certaines personnes soient incapables de supporter les ondes qui nous entourent. Mais peut-on envisager, au XXIe siècle, une vie sans ces outils qui s'imposent à nous à chaque minute de notre vie, sans concessions ni compromis envisageables?
Interdits de smartphone
BuzzFeed a ainsi recensé divers témoignage de patients se plaignant de douleurs articulaires, de tendinites ou de courbatures à force d'utiliser des objets électroniques. Fourmillement dans les mains, raideurs dans le poignet et la nuque, corps douloureux, certains symptômes se transforment parfois en véritables pathologies qui empêchent les sujets de se servir de leurs téléphones ou ordinateurs.
«C'est encore plus douloureux lorsque nous sommes jeunes, parce que nos os sont malléables, peuvent se tordre et de déformer pour toujours, explique le chirurgien Dr. Kenneth Hansraj à Buzzfeed qui a vu son nombre de jeunes patients augmenter. Les personnes âgées souffrent aussi, car leurs colonnes vertébrales se réduisent, ce qui les rendent plus à même de se blesser.»
BuzzFeed a ainsi rencontré Smolcic, une jeune femme qui a été durant des années designer graphique pour les Studios Pixar. Elle a passé des jours et des nuits face à son ordinateur, ses doigts en action pour cliquer, corriger et dessiner. Progressivement elle s'est mis à ressentir des douleurs de plus en plus aigües au niveau des mains, jusqu'à interrompre son travail, malgré les mesures ergnomiques prises par Pixar.
La sentence a fini par tomber: à 28 ans, Smolcic ne pourrait jamais retrouver complètement l'usage de ses mains. Elle a alors quitté son agence de design à San Francisco et a entrepris un voyage pour se reposer des usages électroniques, dictant ses e-mails à son ordinateur et utilisant au minimum ses appareils électroniques.
Smolcic a aujourd'hui 33 ans. Elle a recouvré l'usage de sa main à 90% et ne sait pas dans quelle mesure elle peut de nouveau se servir d'un ordinateur. Et si elle envisage désormais une vie professionnelle «active et dans le monde, par une vie derrière une ordinateur», il lui est impossible de se passer complétement de ces machines qui la stimulent autant qu'elles la détruisent. «Ces machines, confie-t-elle à BuzzFeed, me donnent tant de pouvoir à portée de main».


Ces mains qui, un jour, lui ont dit qu'elles avaient besoin d'une pause salutaire.


Science & santé | Repéré par Agathe Charnet
29.09.2016

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 07:32

Une nouvelle protéine du Tardigrade peut protéger l'ADN des cellules humaines en culture des mortes dégâts causé par l'irradiation. Un groupe de chercheurs Japonais fournissent une partie de la réponse sur le pourquoi les tardigrades peuvent vivre dans des conditions mortelles.





"Les Ours Tardigrades, ou Ours de l'eau, sont de minuscules créatures aquatiques qui peuvent survivre à des conditions incroyables, y compris des températures allant jusqu'à 100 degrés Celsius et aussi froides que le zéro absolu à moins 273 degrés Celsius, le vide de l'espace extra-atmosphérique, et des pressions extrêmement élevées et aux rayonnements intenses, », explique le co-auteur Takekazu Kunieda, professeur adjoint à l'école supérieure de l'Université de Tokyo de la science. "Bien que les chercheurs ont longtemps été fascinés par leur résilience, nous ne savons toujours pas vraiment comment c'est possible. Nous devons trouver les molécules qui permettent aux tardigrades de tolérer de telles conditions ".





Les scientifiques ont trouvé une nouvelle protéine de tardigrade qui peut expliquer pourquoi les petits animaux sont si résistants à des quantités extrêmement élevées de rayonnement.





Ils ont décodé avec une grande précision l'ensemble du génome de la ramazzottius varieornatus de tardigrade qui est connu pour survivre à une exposition à des doses extrêmement élevées de rayonnement.





L'utilisation de ce génome complet a permis de trouver une nouvelle protéine qu'ils ont nommé Dsup (Dommages Suppressor) qui protège l'ADN quand il est irradié.





Lorsque les cellules humaines cultivées ont été exposées aux rayons X leur ADN a été endommagé.

Toutefois, lorsque ces mêmes cellules humaines ont eu la possibilité de créer la protéine Dsup, ils ont montré la moitié seulement des dommages de l'ADN.





De plus, et le plus surprenant, les cellules cultivées qui pouvaient créer Dsup étaient encore capables de se reproduire.





Ramazzottius varieornatus, le tardigrade le plus résistant.





Le tardigrade est un petit animal avec quatre paires de pieds (A). Quand il n'y a pas d'eau dans leur environnement, ils se rétractent par la perte d'eau du corps et entrent dans un état dormant presque complètement déshydraté appelé anhydrobiosis.





«Ce qui est étonnant c'est que précédemment, les molécules de la réparation de l'ADN endommagé ont été jugées importantes pour favoriser l'action du rayonnement Au contraire, Dsup travaille à minimiser les dommages infligés à l'ADN ".note l'un des principaux auteurs Takuma Hashimoto, chercheur responsable du projet à l'Université de Tokyo Graduate School of Science, qui a effectué les expériences de tolérance.





Il ajoute: «Après avoir exposé les cellules cultivées à des rayons X, d'abord, nous avons trouvé qu'une petite différence entre ceux avec et sans Dsup; cependant, nous les avons laissés dans l'incubateur pendant un certain temps dans l'espoir qu'une propriété clé de Dsup se cachait quelque part dans cette différence minuscule, et que la différence allait devenir tout à fait distincte.





A notre grande surprise, les cellules au microscope quelque temps plus tard, dans leur forme et dans leur nombre avaient changé de manière significative, bien au-delà de nos attentes ".





Les scientifiques pensent que leur séquence du génome de tardigrade est un trésor et que de d'autres protéines de type Dsup peuvent augmenter la résistance de la créature et seront découvertes dans les recherches futures.





La source :

Université de Tokyo

Découverte d'une protéine de Tardigrade qui protège contre l'irradiation.
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:40

Victimes des ondes électromagnétiques : État d'urgence sanitaire


Bientôt des milliers de Français assignés à résidence pour raison de santé ?


2016 a été riche en nouvelles preuves scientifiques et en alertes sanitaires au sujet des risques liés aux ondes électromagnétiques.


Pourtant, la société du tout sans fil qu’on veut nous imposer sans débat, gagne tous les jours un peu plus de terrain.


Et ce, dans le silence assourdissant des pouvoirs publics censés assurer la protection de la population contre les risques sanitaires et environnementaux.


Les avancées :


Les preuves d’un rôle des radiofréquences dans le cancer se précisent :


Etude Coureau (1) en 2014,
Etude Lerchl (2) en 2015 et tout récemment premier rapport du National Toxicology Program (3)
Dans son avis de juillet (4), l’ANSES recommander de dissuader l’usage par les enfants de moins 14 ans de l’ensemble des dispositifs de communication mobile et met en évidence l’inadéquation des normes réglementaires actuelles


Concernant le Linky, les mesures effectuées par l’ANFR confirment la pertinence des questions soulevées par PRIARTEM (5) sur l’existence d’un rayonnement électromagnétique lié au Linky, sur son niveau, contredisant ainsi les déclarations mensongères d’ERDF/Enedis


Les premiers éléments sur l’EHS (ElectroHyperSensibilité) mis en consultation par l’ANSES (6) en août tendent à montrer que là aussi les préoccupations et les hypothèses émises par notre association sont dignes d’intérêt et que, malgré le manque criant de données, plusieurs pourcents de la population pourraient être concernés si on se fie aux études étrangères


Les reconnaissances par la justice ou au travers du statut lié au handicap induit se développent tant en France qu’à l’étranger, en Espagne par exemple (7)


En juillet, L'Académie européenne de Médecine Environnementale (EUROPAEM) faisait paraître ses lignes directrices pour le diagnostic et la prise en charge de l'EHS (8).


Mais pendant ce temps :


On déplore le silence radio des Ministères de l'environnement - Linky (9), de l'éducation - tablettes wifi à l'école (10), de la santé (enfants et radiofréquences, cancérogénécité) et l'attentisme généralisé sur la prise en charge de l'EHS
la sobriétéest oubliée (les décrets de la loi Abeille ne sont toujours pas parus) et on assiste au déploiement à marche forcée de tous les objets connectés.


Une partie de la recherche est confiée à des électro-sceptiques notoires (étude Cochin, laboratoire de Bordeaux et de Grenoble notamment)


A l'occasion de la rencontre annuelle du collectif des électrosensibles de France/PRIARTEM le samedi 3 septembre, nous réaffirmons nos revendications (11) et nous demandons tout particulièrement des décisions rapides :


Abrogation du décret de 2002 relatif aux expositions du public


Arrêt des poses forcées de Linky et autres compteurs communicants, et le cas échéant remise en place de l'ancien compteur pour les personnesélectrosensibles ou sensibilisées


Moratoire sur le wifi à l'école et abrogation du scandaleux référentiel Edusol (12)
Réexamen en urgence de l'expertise sur radiofréquences et cancer


Lancement d'une campagne d'information et de prévention, mise à jour du site radiofréquences.gouv.fr avec notamment abrogation de la fiche de mars 2013 de recommandations officielles de l'Etat sur les antennes-relais


Établissement, sur la base d'un état des lieux auprès des MDPH, des ARS..., de modalités de prise en charge médico-sociale et administrative de l'EHS
Mise en œuvre d'une réelle politique de sobriété et d'assainissement électromagnétiques


Un point presse se tiendra à 11h30 – samedi 3 septembre.


Le lieu de rendez-vous est communiqué aux inscrits : http://www.electrosensible.org/reunion_ehs/


Contact PRIARTEM : 01 42 47 81 54


Dossier complet :


* en 1998, 5 personnes pour mille (sur un échantillon de 2072 personnes) déclaraient avoir dû changer de travail à cause des
ondes dans une étude californienne (Levallois 2002). En 2007 à Taïwan, 1,3% de 1251 personnes interrogées déclaraient être
allergiques aux champs électromagnétiques de façon très sévère (Meg Tseng 2011). Dans les années 1990, 40 personnes sur
271 (17%) parmi les employés d'une entreprise multinationale de haute technologie en télécommunications se déclarait
sensible aux ondes plus ou moins sévèrement (Hillert thèse 2001). En France, il n'existe aucun chiffre officiel (14).

Electrosensibles de France - Membre et référent de l'Association nationale P.R.I.A.R.T.EM


Correspondance : P.R.I.A.R.T.EM - Collectif des Electrosensibles de France; 5, Cour de la Ferme Saint-Lazare ;
75010 Paris
contact@electrosensible.org -
Tél : 09 72 35 48 05
www.electrosensible.org - www.priartem.fr.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 08:05

Immunothérapie par photons :"Photobombing Tregs"


Les cellules T régulatrices ou Tregs pour faire court, sont des cellules immunosuppressives qui non seulement suppriment l'inflammation en excès mais interfèrent aussi avec l'immunité anticancéreuse.


Sato et al. ont développé une façon d'épuiser sélectivement les Tregs dans les tumeurs pour promouvoir des effets antitumoraux tout en minimisant le risque d'auto-immunité.


Pour atteindre cet objectif, les auteurs ont utilisé une méthode appelée photoimmunotherapy proche de l'infrarouge, où une partie d'un anticorps qui reconnaît Tregs est fusionné à un colorant sensible à la lumière, qui réagit à la lumière proche de l'infrarouge et qui sur la tumeur active l'anticorps et déclenche la disparition des Tregs.


Les souris soumises à ce traitement, qui peut non seulement tuer la tumeur ciblée, mais aussi peut même détruire les tumeurs non traitées du même type situés dans d'autres parties du corps, ce qui suggère un potentiel de traitement d'une maladie métastatique.


Résumé :


L'immunothérapie actuelle pour le cancer cherche à moduler l'équilibre entre les différentes populations de cellules immunitaires, favorisant ainsi les réponses immunitaires antitumorales.


Cependant, parce que ce sont des thérapies systémiques, elles provoquent souvent des effets indésirables auto-immuns limitant le traitement.


Il serait idéal pour manipuler l'équilibre entre suppresseurs et effecteur des cellules dans la tumeur sans perturber l'homéostasie ailleurs dans le corps. des cellules T régulatrices CD4 + CD25 + Foxp3 + (Treg) qui sont des cellules immunosuppressives bien connues et qui jouent un rôle clé dans l'immunoevasion de la tumeur et qui ont été la cible de l'immunothérapie systémique.


Nous avons utilisé CD25 ciblé en photoimmunotherapy proche de l'infrarouge (NIR-PIT) pour épuiser sélectivement les Tregs, activant ainsi les CD8 T et des cellules tueuses naturelles afin de produire la restauration de l'immunité antitumorale locale.


Non seulement cela a entraîné une régression de la tumeur traitée mais également induit des réponses dans les tumeurs non traitées distinctes de la même dérivation de la lignée cellulaire.


Nous concluons que CD25 ciblées en NIR-PIT provoque l'épuisement spatialement sélectif des Tregs, fournissant ainsi une approche alternative à l'immunothérapie du cancer.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 07:55

Effet des ondes électromagnétiques Mise en garde de l'ANSES.


Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives - mémoire, attention, coordination - des enfants, selon un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publié le 8 juillet.


S'y ajoutent des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), attribués non aux ondes elles-mêmes mais à une utilisation intensive du téléphone portable, indique Le Parisien.


Enfin, certaines études semblent l'associer à "une santé mentale affectée", qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l'Anses, qui souhaite la tenue de travaux complémentaires pour vérifier ce lien.


L'instance réitère sa recommandation de 2013 de faire un "usage modéré" des téléphones portables, de "retarder l'âge de la première utilisation" et d'appliquer à tous les dispositifs émetteurs d'ondes les "mêmes obligations réglementaires" que pour les téléphones.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:09

Une étude américaine renforce les soupçons d’un lien entre cancers et téléphonie mobile

LE MONDE | 28.05.2016 à 00h05 • Mis à jour le 28.05.2016 à 10h25

Par Stéphane Foucart

aA Facebook Twitter Google + Linkedin PinterCe ne sont pour l’heure que des résultats partiels, mais ils sont de mauvais augure. Le National Toxicology Program (NTP) américain a mis en ligne, jeudi 26 mai au soir, la première partie d’une étude toxicologique de grande ampleur, suggérant un lien entre deux cancers rares et l’exposition à des radiofréquences de 900 MHz, modulées selon deux normes de téléphonie mobile : GSM et CDMA. Les données rendues publiques mettent en avant une « incidence faible » de gliome cérébral et d’une tumeur très inhabituelle, le schwannome cardiaque, chez les rats mâles ayant été exposés à ces radiofréquences. Aucun des rats du groupe témoin n’a développé ce type de cancers.

Le NTP, un programme de recherche américain associant plusieurs agences publiques, n’a pas lésiné sur les moyens. « C’est la plus vaste étude de ce type conduite à ce jour sur le sujet », dit le toxicologue Christopher Portier, ancien directeur adjoint du NTP. L’étude, conduite sur deux ans et demi a coûté plus de 20 millions de dollars. Les groupes d’animaux étudiés comptaient chacun 90 individus, afin de maximiser la puissance statistique des résultats. Outre les animaux témoins (non exposés), certains groupes ont été exposés à des niveaux de rayonnement de 1,5 Watt par kilogramme (W/kg), d’autres à 3 W/kg et à 6 W/kg. Soit des niveaux d’exposition supérieurs à ceux des humains : la plupart des téléphones portables commercialisés ont un débit d’absorption spécifique (DAS) inférieur à 1 W/kg. En outre, les rats ont été soumis à un niveau d’exposition considérable. Leur corps entier a été exposé, tout au long de leur vie, 18 heures par jour, selon un cycle régulier : 10 minutes d’exposition, suivies de 10 minutes sans exposition, etc.

EFFET DIFFÉRENCIÉ EN FONCTION DU SEXE

Pour les deux normes d’émissions testées (GSM et CDMA), les résultats indiquent une incidence des deux cancers qui croît globalement avec le niveau de rayonnement reçu par les animaux. La proportionnalité de l’effet dose-réponse est en particulier claire pour le schwannome. Les chercheurs du NTP notent d’ailleurs avoir « une plus grande confiance dans l’association entre radiofréquences et lésions cardiaques, qu’avec les lésions cérébrales ». Mais, de manière surprenante, seuls les mâles sont touchés. En fonction du rayonnement reçu, le taux d’animaux développant l’une des deux pathologies varie de 1,1 % (un animal sur 90) à 6,6 % (6 animaux sur 90). Les femelles exposées dans des conditions identiques ne contractent pas ces maladies…

Cet effet différencié en fonction du sexe est inexpliqué. A ce jour, précise Christopher Portier, « il n’existe que des indices très limités de l’existence d’un mécanisme biologique à même d’expliquer la cancérogénicité des rayonnements non ionisants ». Les rayonnements ionisants – émis par certains éléments radioactifs, par exemple – altèrent l’ADN des cellules et peuvent ainsi conduire certaines d’entre elles à devenircancéreuses. Rien de tel avec les radiofréquences, qui n’ont pas d’impact sur l’ADN…

En dépit de cette absence de mécanisme clair, plusieurs études épidémiologiques ont suggéré une augmentation d’incidence des gliomes cérébraux chez les grands utilisateurs de téléphone mobile…. mais d’autres n’ont pas mis en évidence un tel lien. En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’inventorier et de classerles agents cancérogènes n’avait ainsi classé les ondes électromagnétiques que parmi les « cancérogènes possibles »(dit classement « 2B »).

L’ENSEMBLE DES RÉSULTATS ATTENDU

L’affaire est donc très débattue mais les résultats préliminaires du NTP, assez inattendus, viennent apporter de l’eau au moulin de ceux qui plaident pour plus de précaution. Toutefois, le NTP précise que ces résultats ne sont que partiels et que d’autres, actuellement en cours de révision, viendront dans les prochains mois compléter et préciser le tableau. Au CIRC, on préfère attendre la publication de l’ensemble des résultats du NTP pour apporter des commentaires, mais on précise que « si cela s’avère nécessaire, en fonction de la nature des données qui seront apportées, le CIRC pourra réévaluer rapidement sa classification des ondes électromagnétiques des radiofréquences ».

Pour M. Portier, les résultats partiels présentés devraient suffire à ce que « les pouvoirs publics investissent plus, sans attendre, dans la recherche scientifique sur les impacts sanitaires de ces technologies ». Car même si les effets mis au jour n’étaient que ténus, l’affaire serait importante. « Vu l’usage mondial généralisé des appareils de communications mobiles, par des utilisateurs de tous âges, même une augmentation très faible de l’incidence d’une maladie résultant d’une exposition aux rayonnements électromagnétiques pourrait avoir des conséquences importantes pour la santé publique », notent en effet les chercheurs du NTP dans leur compte-rendu.

Par Stéphane Foucart

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:05

Une loi pour encadrer l'exposition aux ondes

Le Monde.fr | 29.01.2015 à 13h50 • Mis à jour le 29.01.2015 à 17h58

Par Pierre Le Hir

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attendue depuis deux ans, la loi encadrant l'exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fil (antennes-relais, téléphones mobiles, tablettes...) a été adoptée par les députés, jeudi 29 janvier en fin de matinée, à la faveur d'une niche parlementaire du groupe écologiste. Elle a été votée par l'ensemble de la majorité, tandis que l'UDI s'est abstenue – à l'exception de Bertrand Pancher (Meuse) qui s'est prononcé pour – et que l'UMP a voté contre, y voyant une entrave au développement des industries du numérique.

Ce texte – le premier en France à instituer une démarche de précaution face aux risques sanitaires potentiels des radiofréquences – est l'aboutissement d'une véritable course d'obstacles, au cours de laquelle ses ambitions initiales ont été sérieusement revues à la baisse. La proposition de loi, déposée en janvier 2013 par la députée du Val-de-Marne Laurence Abeille (Europe Ecologie-Les Verts), avait été renvoyée en commission par les socialistes, avant de revenirdevant l'Assemblée nationale en janvier 2014, sous une forme édulcorée, puis d'être adoptée en première lecture par le Sénat, en juin 2014, dans une version encore rabotée.

Malgré ces reculs successifs, le groupe écologiste a décidé de faire voter le texte en l'état pour éviter son renvoi devant le Sénat, source de nouveaux retards et, sans doute, de coups de canif supplémentaires. Son adoption est donc définitive et, se félicite Mme Abeille, « les décrets d'application vont pouvoirêtre pris sans plus attendre ».

PAS D'ABAISSEMENT DES LIMITES

Au final, la « loi relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques » apparaît comme un compromis, entre les partisans d'un encadrement plus strict de ce secteur et les opérateurs de téléphonie sans fil, opposés, eux, à tout frein réglementaire. « Le présent texte ne répond pas pleinement à tous les enjeux, reconnaît la députée écologiste. Il constitue cependant une première étape essentielle. »

La nouveauté majeure est l'introduction, dans le droit français, d'un principe de « sobriété » de l'exposition du public aux champs électromagnétiques. Si vertueux soit-il, ce principe reste toutefois vague et non contraignant. Il n'est ainsi plus question d'abaisser les valeurs limites d'exposition en vigueur, comprises, selon les fréquences utilisées, entre 41 et 61 volts par mètre (V/m), alors que le projet de loi initial visait à les ramener « aussi bas que raisonnablement possible », soit à 0,6 V/m.

POINTS ATYPIQUES

L'Agence nationale des fréquences (AFNR) devra néanmoins réaliser, chaque année, un recensement national des « points atypiques », c'est-à-dire des « lieux où le niveau d'exposition du public dépasse substantiellement celui généralement observé à l'échelle nationale ». Les opérateurs devront y remédier dans un délai de six mois, « sous réserve de faisabilité technique ».

L'exposition moyenne, en France, est aujourd'hui d'environ 1 V/m, mais une étude du Comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile (Copic), portant sur seize communes représentatives du territoire français et publiée en 2013, faisait état de quelques pics d'exposition « jusqu'à 10 V/m à puissance maximale des émetteurs », même si les niveaux restaient inférieurs à 0,7 V/m dans 90% des cas. L'AFNR considère jusqu'à présent comme atypiques les lieux où l'exposition dépasse 6 V/m.

Au chapitre de la transparence, l'installation d'antennes-relais devra désormais faire l'objet d'une information préalable des maires et des présidents de structures intercommunales. Et ceux-ci pourront à leur tour – mais sans obligation – organiserune concertation avec les habitants. En outre, une campagne « de sensibilisation et d'information concernant l'usage responsable et raisonné des terminaux mobiles » sera menée.

LE WI-FI INTERDIT DANS LES CRÈCHES

Un article de la loi est consacré à la protection des plus jeunes. Les appareils sans fil seront interdits dans « les espaces dédiées à l'accueil, au repos et aux activités des enfants de moins de 3 ans », c'est-à-dire les crèches et les garderies. En revanche, contrairement au souhait initial des écologistes, le Wi-Fi restera autorisé dans les écoles primaires. Il devra cependant être désactivé en dehors des « activités numériques pédagogiques ».

Enfin, la situation, souvent dramatique, des personnes souffrant d'électrohypersensibilité reçoit un début de considération. Le gouvernement devra remettre au Parlement un rapport sur cette question, dans un délai d'un an.

Lire aussi Les électrosensibles à la recherche d’une terre vierge de toute onde

Les associations « anti-ondes » préfèrent considérer, elles aussi, que le verre est à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. « Ce texte, qui est le premier dédié au dossier des ondes électromagnétiques et de leur impact sur l'environnement et la santé, marque une première étape dans la reconnaissance par la loi de la nécessité de réguler le développement de la téléphonie mobile et de toutes les applications sans fil », commente l'association Pour une réglementation des antennes-relais de téléphonie mobile (Priartem). A ses yeux, « ce premier effort législatif doit être un encouragement pour aller plus loin dans le protection des populations ».

APPELS À LA PRUDENCE

Cette loi intervient dans un contexte de développement accéléré des sources d'ondes électromagnétiques, notamment avec le déploiement de la téléphonie mobile à très haut débit, la 4G. Au 1er janvier 2015, indique l'ANFR, le nombre de sites d'antennes-relais autorisés en France pour la 4G s'élevait, tous opérateurs confondus, à 18 699 – contre 12 525 un an plus tôt -, dont 15 424 en service.

S'il n'existe pas de consensus scientifique sur les dangers potentiels des radiofréquences pour la santé, nombre d'études et d'avis ont appelé à la prudence. En 2011, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) les a classées comme « cancérogènes possibles ». Et, en 2013, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a recommandé de « limiter les expositions de la population aux radiofréquences – en particulier des téléphones mobiles –, notamment pour les enfants et les utilisateurs intensifs ». Elle préconisait aussi de « maîtriser l'exposition générale résultant des antennes-relais ».

Par Pierre Le Hir

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:04

L’Anses pointe les « effets possibles » des téléphones mobiles et des jouets radiocommandés sur les fonctions cognitives et le bien-être des plus jeunes.


Technologies sans fil, prudence ! C’est l’avertissement que lance, à l’adresse des parents comme des pouvoirs publics, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport d’expertise sur l’exposition aux radiofréquences et la santé des enfants, publié vendredi 8 juillet. Elle pointe en particulier « des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être », qui la conduisent à préconiser « un usage modéré et encadré » de ces technologies.
En 2013, l’Anses avait déjà rendu un avis général dans lequel elle recommandait de réduire l’exposition des enfants aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles. Elle va cette fois plus loin, en s’attachant aux effets potentiels des champs électromagnétiques émanant des multiples sources auxquelles sont soumis les plus jeunes : téléphones mobiles et tablettes tactiles pour enfants, mais aussi jouets radiocommandés (voitures, locomotives, peluches…), robots communicants, talkies-walkies, veille-bébés (babyphones) et autres dispositifs de surveillance (tels que les bracelets émettant un signal lorsque le bambin s’éloigne d’un périmètre donné).


Difficile de mesurer à quel point cette batterie d’objets est présente dans les chambres des enfants français. Il n’existe pas de chiffres sur le taux d’équipement des ménages en babyphones ou en jouets radiocommandés. Le pourcentage de fillettes et de garçonnets possédant un téléphone portable n’est pas non plus connu. On sait seulement que chez leurs aînés, de 12 à 17 ans, la part d’individus possédant un smartphone a bondi de 22 % en 2011 à 55 % en 2013.
Lire aussi : Partir en « vacances » sans son smartphone ?
Usage de plus en plus précoce
Pour autant, souligne le rapport, « les données disponibles montrent une très forte expansion de l’usage des nouvelles technologies sans fil, notamment chez les très jeunes enfants. » Ceux-ci possèdent leur propre téléphone mobile « de plus en plus précocement, même si la première utilisation se situe rarement avant l’âge de sept ans. » En outre, « la multiplicité et la diversité des lieux fréquentés (domicile, école, lieux publics, installations sportives et culturelles) engendrent des situations d’expositions très variables. » Si bien que très tôt, et même « dès la phase de développement in utero », la plupart sont exposés à des sources « placées à proximité et parfois au contact du corps ».
Or, plus la source émettrice est proche – c’est le cas du portable collé à l’oreille ou du babyphone posé dans le berceau – et plus la quantité de rayonnement, c’est-à-dire d’énergie absorbée par la tête ou par les tissus du corps humain, est importante. Sans parler des éventuels effets autres que thermiques, et encore très mal connus, des champs électromagnétiques.


Fonctions cognitives et bien-être
Le comité d’experts s’est focalisé sur les enfants de moins de six ans, au sujet desquels on trouve peu d’études dans la littérature scientifique internationale. Il a donc pris en compte les données disponibles sur l’exposition aux radiofréquences pendant toutes les phases du développement de l’individu, depuis la période in utero jusqu’à la fin de l’adolescence. Il a aussi considéré les travaux menés sur des animaux. Et il a passé au crible les différents effets sanitaires possibles, en évaluant, pour chacun, le « niveau de preuve ».
Il en ressort que « les données actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’un effet des radiofréquences chez l’enfant », pour ce qui est du comportement, des fonctions auditives, du développement, du système reproducteur, du système immunitaire et de la toxicité systémique (effet biologique non localisé). Il en va de même pour les effets cancérogènes et tératogènes (entraînant des malformations).
Cela ne signifie pas que de tels effets sont écartés, mais seulement que le niveau de preuve est insuffisant pour trancher. En 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Et l’Anses rappelle qu’en 2013, elle avait établi un « effet possible » des radiofréquences sur l’apparition de gliomes (tumeurs du cerveau) pour les utilisateurs intensifs de téléphone mobile. Les études publiées ne permettent cependant pas d’être affirmatif dans le cas spécifique des enfants.


En revanche, les experts concluent à « un effet possible des radiofréquences sur les fonctions cognitives de l’enfant », telles que la mémoire, l’attention, les capacités psychomotrices ou le langage. Sur ce point, précisent-ils, « les résultats montrant des effets aigus [à court terme] se basent sur des études expérimentales dont la méthodologie est bien maîtrisée. »
Ils posent le même diagnostic d’« effet possible » sur le « bien-être » des enfants, un état défini par l’absence de troubles du sommeil ou de symptômes tels que fatigue, stress, anxiété, irritabilité, difficultés de concentration ou maux de tête. Toutefois, ils notent que « ces effets pourraient être liés à l’usage des téléphones mobiles plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent ». Autrement dit, cernes, migraines et problèmes de concentration résultent peut-être tout simplement du temps volé au sommeil par l’usage des portables.


Revoir la réglementation
Même si, pour la plupart des troubles ou pathologies envisagés, les résultats ne sont pas conclusifs, le comité d’experts appelle à redoubler de vigilance. « Les enfants ne sont pas des adultes miniatures, souligne Olivier Merckel, chargé des nouvelles technologies à l’Anses et coordinateur du rapport. Du fait de leur plus petite taille, de leurs spécificités anatomiques et morphologiques et des caractéristiques de certains de leurs tissus, ils sont davantage exposés. En particulier, les zones périphériques de leur cerveau sont plus exposées que celles des adultes aux radiofréquences. » Des études dosimétriques ont aussi mis en évidence une plus forte exposition de la moelle osseuse chez les enfants.
L’Anses préconise donc que tous les équipements radioélectriques, en particulier ceux destinés à la jeunesse, soient soumis « aux mêmes obligations réglementaires en matière de contrôle des niveaux d’exposition et d’information du public que celles encadrant les téléphones mobiles », ce qui n’est actuellement pas le cas. Elle prône également de « réévaluer la pertinence » de l’indicateur qui sert aujourd’hui à mesurer l’exposition des usagers – le débit d’absorption spécifique (DAS) – et de développer « un indicateur représentatif de l’exposition réelle, quelles que soient les conditions d’utilisation ».
De surcroît, s’agissant cette fois des radiofréquences générées par des sources lointaines (antennes-relais, émetteurs de radio et de télévision), elle recommande de « reconsidérer les valeurs limites d’exposition réglementaires », afin d’assurer « des marges de sécurité suffisamment grandes » pour protéger la santé des enfants. Des pays comme le Canada ou les Pays-Bas ont déjà baissé ces limites, mais les parlementaires français n’ont pas suivi cet exemple dans la loi sur les ondes de janvier 2015.


Si de telles mesures relèvent de la législation française ou européenne, l’Anses prodigue des conseils aux parents :
« Inciter leurs enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, en évitant les communications nocturnes et en limitant la fréquence et la durée des appels. »
« Pour une fois, les choses bougent dans le bon sens, se félicite Janine Le Calvez, présidente de l’association Pour une réglementation des antennes-relais de téléphonie mobile (Priartem). Le rapport pointe des questions sanitaires que nous soulevons depuis longtemps. Nous avons enfin le sentiment d’être écoutés. Reste à mettre en œuvre les recommandations, à commencer par la suppression des appareils sans fil dans les écoles primaires. »


Pierre Le Hir
Le 8 juillet 2016
lemonde.fr

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 07:56

Le signal d'un routeur est-il assez puissant pour vous rendre très malade?


Une mère en Angleterre réclame une réparation pour une allergie invalidante au Wi-Fi, exacerbée par des routeurs scolaires, qui on conduit sa fille de 15 ans à mettre fin à sa vie.


Jenny Fry s'est suicidée cette année, et sa mère Debra dit qu'elle a laissé derrière elle des lettres disant "qu'elle ne pouvait plus faire face à ses allergies au wifi." Fry dit que sa fille souffrait d'électro-hypersensibilité (EHS), une affection qui a rendu Jenny extrêmement fatiguée et lui a donné des maux de tête ainsi que des problèmes de vessie.


L'Organisation mondiale de la santé a publié un rapport sur les EHS en 2005 qui dit:. "La HSEM est caractérisée par une variété de symptômes non spécifiques qui diffèrent d'un individu à l'autre. La réalité des symptômes est certaine et peuvent varier considérablement dans leur gravité ... L'EHS n'a pas de critères diagnostics clairs et il n'y a aucune base scientifique permettant de relier les symptômes de l'EHS à l'exposition aux CEM..


"En outre, l'HSEM ne constitue pas un diagnostic médical, ni qu'elle présente clairement un problème médical unique."


Debra Fry a allégué lors d'une enquête que l'école de sa fille a été mise au courant de son état et n'a rien fait pour l'aider.


Sa mère dit que Jenny était assise près de routeurs et aurait souvent dû quitter à la salle de classe pour trouver des «salles de classe inutilisées» où elle pourrait travailler.


L'école l'a punie avec des retenues pour avoir quitté la salle de classe, affirme sa mère.


"Dès que Jenny partait et s'éloignait d'un routeur elle se sentait instantanément mieux ainsi, elle en était presque à pourchasser les lieux de l'école qui n'étaient pas couverts par une connexion Wi-Fi gratuite, juste pour faire son travail», a dit Fry au Telegraph. «Je me souviens avoir dit à l'école que si quelqu'un avait une allergie à l'arachide vous ne seriez pas en train de les faire travailler entourés par des arachides». "


L'Oxfordshire coroner Darren Salter dit qu'il n'y avait pas de conclusions médicales prouvant que Jenny était atteinte d'une EHS, et que l'école de Jenny utilisait des routeurs Wi-Fi aux normes.
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Il existe un précédent juridique concernant une réparation pour des dommages liés à des allergies au Wi-Fi.


En Août, un tribunal français a attribué à une femme 32 000 € après avoir été forcée de se déplacer hors de la ville pour échapper aux émissions sans fils.


Le département de santé publique de l'Angleterre, a toutefois, fait valoir qu'il n'y a pas de preuves que l'exposition Wi-Fi provoque "des symptômes aigus."


La famille de Jenny Fry a lancé une campagne de sensibilisation sur les EHS et cherche à modifier l'utilisation des routeurs dans les écoles.


"Juste parce que le Wi-Fi est nouveau et tout autour de nous, on ne veut pas dire qu'il est n'est pas sécuritaire», a déclaré Debra Fry. " Le Wi-Fi et les enfants ne se mélangent pas. Beaucoup plus de recherche doivent être faites dans ce domaine parce que je crois que la connexion Wi-Fi a tué ma fille."


Katie Dowd | Nouvelles et sports Producteur

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