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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 05:23

THÈSE – Approche métabolique du traitement du cancer chez le chien et le chat

Publié par Guérir du Cancer

VETAGRO SUP CAMPUS VÉTÉRINAIRE DE LYON Année 2017 –

Thèse n° 017

APPROCHE MÉTABOLIQUE DU TRAITEMENT DU CANCER CHEZ LE CHIEN ET LE CHAT : ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE ET DE FAISABILITÉ AU TRAVERS DE CAS TRAITÉS AU CENTRE HOSPITALIER VÉTÉRINAIRE SAINT-MARTIN

THÈSE Présentée à l’UNIVERSITÉ CLAUDE-BERNARD – LYON I (Médecine – Pharmacie) et soutenue publiquement le 12 Juillet 2017 pour obtenir le grade de Docteur Vétérinaire par INGLEBERT Marine Née le 21 juin 1993 à Lille

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Dans "Conférences" 16 septembre 2017Une réponse « Précédent Laisser un commentaire Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Liliane Lucet le 16 septembre 2017:

Très intéressantes recherches.

Nous avons il y a plusieurs mois appliqué le traitement métabolique à notre chienne lorsque l’hôpital pour animaux où elle était soignée nous a annoncé ne plus pouvoir la prolonger d'un cancer .

Nous ne savions pas ce que pouvait donner le traitement métabolique, mais nous n’avions plus rien à perdre.

Sans aide, sans conseil, nous avons fait une règle de trois, concernant les doses , en fonction du poids, armoise Annua et naltrexone inclus.

Notre chienne qui ne devait survivre qu’une à deux semaines, a vécu 4 mois, très en forme, exceptés les derniers jours. 4 mois chez un chien, pratiquement 2 ans pour un humain.

Je reste persuadée que le traitement métabolique, pris plus tôt,aurait permis à Menhir de vivre bien plus longtemps.

Un vétérinaire informé en cours de traitement, s’est montré très favorable, bien qu’ ignorant ce traitement, relevant toutefois les propriétés connues de l’armoise Annua sur le cancer.

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Liliane Lucet dans THÈSE – Approche métabolique du traitement du cancer chez le chien et le chat André mireille dans Témoignage de Frédéric (Glioblastome grade IV) Le Normand dans Témoignage de Frédéric (Glioblastome grade IV)

Lien vers la thèse :

http://guerir-du-cancer.fr/wp-content/uploads/2017/09/Th%C3%A8se_Marine_Inglebert.pdf

Approche métabolique de cancer en médecine vétérinaire: démonstration chez le chien et le chat.
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 05:13

Perturbateurs endocriniens : l'Inserm quantifie pour la première fois l'effet cocktail.

L'Inserm a mis au point un modèle mathématique capable d'évaluer les effets de plusieurs molécules en mélange.

L'institut a étudié onze perturbateurs endocriniens et mis en évidence des effets 10 à 1.000 fois plus élevés que pour la molécule seule.

Les effets d'une molécule chimique sont-ils exacerbés lorsqu'elle est en mélange avec d'autres ?

La communauté scientifique le suppose depuis de nombreuses années.

C'est ce qu'elle appelle "l'effet cocktail".

Mais combien de fois la molécule est-elle plus puissante en mélange que lorsqu'elle est seule ?

C'est à cette question, non résolue, que l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a cherché à répondre.

Les premiers éléments ont été publiés dans la revue Environmental Health Perspectives.

Ils sont le résultat des travaux menés par les chercheurs de l'Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset) avec l'appui de collègues du CHU de Rennes, du Pr Andréas Kortenkamp et du Dr M Scholze de l'Université de Brunel à Londres.

Mise au point de modèles mathématiques

Les chercheurs démontrent pour la première fois chez l'Homme que l'exposition simultanée à des molécules potentiellement perturbatrices endocriniennes exacerbe les effets observés avec les molécules indépendamment les unes des autres.

Des preuves de l'existence de cet effet cocktail avaient été apportées chez différentes espèces animales et sur des cultures de cellules mais jamais sur l'Homme.

C'est chose faite.

Pour cela, les auteurs de l'étude ont développé des modèles de prédiction mathématique de ces effets combinés à partir des profils toxicologiques individuels des molécules.

Ils ont ainsi criblé 27 molécules, comportant 7 médicaments, 14 molécules chimiques d'usage industriel (pesticides…) et 6 molécules dites socio-culturelles (alcool, caféine…).

Onze molécules ont été identifiées comme perturbatrices endocriniennes, plus particulièrement comme anti-androgènes (anti-testostérone), dont certaines pour la toute première fois chez l'Homme.

Ces 11 molécules ont ensuite été passées au crible des modèles mathématiques.

En parallèle, quatre mélanges ont été testés sur le testicule fœtal humain.

Les résultats expérimentaux corroborent les prédictions mathématiques.

"Ceci démontre d'une part, que le modèle établi par les auteurs de l'article est capable de mettre en évidence, pour la première fois sur un organe humain, des effets cocktails et, d'autre part, que les effets combinés observés sont mathématiquement prédictibles", souligne l'Inserm dans un communiqué.

Des effets 10 à 1.000 fois supérieurs en mélange

Grâce à ces modèles, les chercheurs ont pu démontré qu'en mélange ces molécules peuvent avoir des effets 10 à 1.000 fois supérieurs que si elles sont seules.

"Il existe une fenêtre de sensibilité bien précise au cours du 1er trimestre de développement du fœtus pendant laquelle l'exposition simultanée à des doses faibles de plusieurs perturbateurs endocriniens, laisse entrevoir un risque pour le futur appareil génital et reproducteur de l'enfant", précise Bernard Jégou, directeur de l'Irset, chercheur Inserm, directeur de la recherche de l'Ecole des Hautes études en santé publique et coordinateur de cette étude.

"Il apparaît désormais clair, que continuer à focaliser les recherches sur ces produits chimiques « individuels » est de nature à sous-estimer le risque lié à leurs expositions simultanées, particulièrement chez les femmes enceintes", explique l'Inserm dans un communiqué.

Cette étude met en évidence l'urgence de poursuivre les recherches sur les mélanges de molécules, de caractériser ces mélanges auxquels les individus sont exposés et de les tester sur des modèles.

L'autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) est en train d'élaborer des méthodes d'évaluation des risques liés à l'exposition combinée à de multiples produits chimiques ("projet MixTox").

Elle propose de classifier ces substances en groupes d'évaluation cumulée (CAGs), en se basant sur des propriétés toxicologiques similaires.

Elle a également recensé les approches d'évaluation de l'impact de l'exposition à des mélanges chimiques de différents pays et institutions (Norvège, Etats-Unis, Royaume Uni, OMS et Commission européenne) et défini les priorités futures pour une harmonisation des terminologies et des méthodologies.

Ces nouvelles méthodologies sont en cours d'approbation.

Florence Roussel.

Consulter l'étude publiée dans Environmental Health Perspectives :

https://ehp.niehs.nih.gov/ehp1014/

La suppression de la synthèse des androgènes dans la vie fœtale a été associée à des malformations du testicule, des malformations des organes génitaux à la naissance et une mauvaise qualité du sperme plus tard dans la vie.

Liste des perturbateurs endocriniens:

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/perturbateur-endocrinien/16032-perturbateur-endocrinien-liste.htm

Perturbateurs endocriniens : l'Inserm quantifie pour la première fois l'effet cocktail des doses accumulées par l'organisme.
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:52

PR EVEN : CHOLESTÉROL ET STATINES, "UN CRIME CONTRE LA VIE"

Pr Even : cholestérol et statines, "un crime contre la vie"

À la suite du Dr de Lorgeril, auteur de Cholestérol, mensonges et propagande, le Pr Philippe Even démonte méthodiquement l'arnaque du cholestérol soi-disant "toxique" et des statines, véritables poisons pour l'organisme, deux arnaques savamment organisées par les laboratoires pharmaceutiques dans l'unique but de faire du profit sur le dos des patients naïfs, des médecins désinformés, et de la santé publique.

Ci-dessous une longue interview en vidéo du Pr Even réalisée par BioticTV.

Pour ceux qui n'ont pas encore tout compris à la controverse scientifique suscitée en France par le Dr de Lorgeril, le Dr Even raconte magistralement deux histoires :

1. Cholestérol : molécule de vie

Le cholestérol est un cristal rigide, un élément structurant de la vie, indispensable à nos cellules, qui ne présente aucun danger.

Comme un professeur face à ses étudiants,

Philippe Even donne un cours très accessible sur la biochimie du cholestérol.

Cette biochimie a été comprise dans les années 1980 mais reste ignorée de nos médecins.

Ce qui persiste c'est le dogme, dogme qui découle d'une erreur de la pensée médicale des années 1950 : les maladies artérielles sont dues aux plaques d'athérosclérose, il y a du cholestérol dans les plaques donc le cholestérol est coupable.

2. Statines : molécules du diable Philippe Even raconte l'histoire de la supercherie des statines. Il raconte comment, sur la base de cette erreur de la pensée médicale des années 1950, l'industrie a réussi à créer le plus grand marché pharmaceutique du monde. Il décrit les effets secondaires des statines, prédit leur déclin et l'évolution probable du marché des médicaments anti-cholestérol dans les années à venir avec l'arrivée de nouvelles molécules.

Pr Philippe Even : "cette controverse scientifique suscitée en France par le Dr de Lorgeril (que j'essaie d'aider et à laquelle j'essaie de participer) doit amener les médecins à s'interroger.

Il ne s'agit pas de croire sur parole.

Il s'agit qu'ils se posent au moins la question et qu'ils cherchent par brefs efforts à la résoudre parce que ce bref effort leur ouvrira les yeux, à condition que le bref effort ça ne soit pas d'aller lire les revues générales ou les éditoriaux imposés dans la presse par l'industrie pour répéter la vulgate : le cholestérol est le diable, il encrasse vos artères, il les bouche, vous allez en mourir avec un infarctus !"

Pour plus de détails sur les statines,les médicaments anticholestérol et leurs effets secondaires, lire : L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol du Dr de Lorgeril

Video

https://youtu.be/KAebsuHGcb8

https://youtu.be/RqdxOZa6df0

PR EVEN : CHOLESTÉROL ET STATINES, "UN CRIME CONTRE LA VIE" .
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 08:37

Le Pr Philippe Even démontre l'arnaque du CHOLESTÉROL et des STATINES !

2 arnaques bien organisées par les labo pharmaceutiques sur le dos des patients et médecins naïfs.

https://www.facebook.com/BMoove/videos/1791074507575165/

Lisez le livre du Pr Philippe EVEN

http://amzn.to/2oD7sDk

Le Pr Philippe Even démontre l'arnaque du CHOLESTÉROL et des STATINES !
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 12:28

Des résidus de glyphosate ont été retrouvés dans des céréales pour petit-déjeuner, des légumineuses et des pâtes, a indiqué jeudi 14 septembre 2017 l'ONG Générations Futures qui a fait analyser une trentaine d'échantillons de ces aliments.

"Seize échantillons sur 30 contenaient du glyphosate, soit 53,3%", précise-t-elle dans un communiqué.

Les analyses ont porté sur 18 échantillons à base de céréales : 8 céréales pour petit-déjeuner, 7 pâtes alimentaires, 3 autres (petits pains secs, biscottes).

Douze échantillons de légumineuses sèches ont aussi été analysés : 7 de lentilles, 2 de pois chiches, 2 de haricots secs, 1 de pois cassés.

Ces produits ont tous été achetés en supermarché.

CHIFFRES.

Selon les analyses réalisées, "7 céréales de petit-déjeuner sur 8" contenaient du glyphosate, "soit 87,5%". "7 légumineuses sur 12 analysées" en contenaient aussi, "soit 58,3%".

La proportion est nettement plus faible pour les pâtes : "2 pâtes alimentaires sur 7 en contiennent, soit 28,5%".

En revanche, "aucun des 3 autres produits à base de céréales (petits pains secs, biscottes)" ne contenait de glyphosate.

Trois échantillons (deux sortes de lentilles et des pois chiches) contenaient aussi de l’AMPA, un produit de dégradation du glyphosate.

"Les concentrations (de glyphosate) retrouvées vont de 40 μg/kg pour une céréale du petit-déjeuner à 2.100 μg/kg pour un échantillon de lentilles sèches", relève Générations Futures.

Une limite maximale non dépassée

"Il n'y a, pour les aliments bruts (légumineuses), pas de dépassement de limite maximale en résidus (LMR, un seuil réglementaire de concentration de résidus de produits pesticides, NDLR)", précise toutefois l'association, pour qui cette limite est néanmoins "très élevée" pour les lentilles séchées (10.000 μg/kg).

Il n'existe pas de LMR pour tous les aliments transformés, ajoute-t-elle.

Pour François Veillerette, porte-parole et directeur de Générations Futures, ces résultats montrent qu'il y a "urgence pour l'Union européenne à renoncer à l'usage de cette molécule (...) et à faire évoluer en profondeur son modèle agricole devenu trop dépendant des pesticides de synthèse".

En juillet, la Commission européenne a proposé le renouvellement pour dix ans de la licence du glyphosate qui expire fin 2017.

Cette substance active entre notamment dans la composition du Roundup, le produit phare de Monsanto.

Le vote sur l'autorisation de cet herbicide controversé pourrait avoir lieu le 5 ou 6 octobre 2017 lors d'un comité d'experts.

La France a annoncé fin août qu'elle voterait contre la proposition de la Commission.

Elle a une position-clé car une majorité qualifiée (55% des États membres représentant 65% de la population de l'Union) est requise dans ce dossier.

Du Round Up dans vos céréales, légumes et pâtes. (Glyphosate).
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 21:17

Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage.

L’utilisation de ce produit, censé lutter contre des mauvaises herbes de plus en plus résistantes aux produits chimiques, semble avoir été autorisée trop rapidement.

De Blytheville, Arkansas – Clay Mayes freine brusquement, saute de son Chevy Silverado sans éteindre le moteur et se met à vociférer contre un cornouiller.

Les feuilles recroquevillées de l’arbuste pendouillent, comme de minuscules parapluies cassés.

C’est le symptôme typique d’une exposition accidentelle à un herbicide controversé : le dicamba.

“Ça me rend dingue ! crie le chef de culture en gesticulant. Si ça continue comme ça…” “… tout crèvera”, termine son passager, Brian Smith. Les dégâts causés par le dicamba dans le nord-est de l’Arkansas et dans tout le Midwest (affectant le soja, d’autres cultures, et même les arbres) sont emblématiques d’une crise qui ne cesse de s’aggraver dans l’agriculture américaine.

Les paysans sont prisonniers d’une course aux armements entre des herbicides de plus en plus puissants et des mauvaises herbes de plus en plus résistantes.

Le dicamba, dont l’utilisation d’une nouvelle formule a été officiellement approuvée au printemps, était censé rompre ce cycle et éradiquer les adventices dans les champs de coton et de soja.

Cet herbicide, associé avec des graines de soja génétiquement modifiées pour lui résister, promettait une meilleur maîtrise des plantes indésirables, comme l’amarante de Palmer, qui a développé une résistance aux herbicides communs [notamment au glyphosate].

Une homologation précipitée

Le problème, disent les agriculteurs et les chercheurs, est que le dicamba est emporté par le vent au-delà des champs sur lesquels il était pulvérisé, endommageant des millions d’hectares de soja et d’autres végétaux non protégés.

Selon eux, l’herbicide a été approuvé par des fonctionnaires fédéraux qui ont statué en l’absence de données suffisantes, notamment sur la possibilité qu’il dépasse sa cible.

Ces responsables, de même que les fabricants du produit, Monsanto et BASF, rejettent cette accusation et affirment que tout a été fait selon les règles édictées par le Congrès.

La colère contre le dicamba a entraîné des actions en justice, l’ouverture d’enquêtes au niveau fédéral et des États et une dispute qui s’est terminée par un coup de fusil, la mort d’un agriculteur et des poursuites pour meurtre.

Une feuille d’un plant de soja affecté par le dicamba. Andrea Morales pour le Washington Post “Ce devrait être un coup de semonce”, déclare David Mortensen, spécialiste des adventices à l’université d’État de Pennsylvanie.

D’après les estimations, ces plantes résistantes aux herbicides coûteraient à l’agriculture américaine plusieurs millions de dollars par an en récoltes perdues.

Selon Monsanto, depuis que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a autorisé l’utilisation, au printemps dernier et cet été, de la nouvelle version du dicamba, les agriculteurs ont semé du soja résistant à ce pesticide sur plus de 10 millions d’hectares.

Mais plus les pulvérisations augmentaient, plus les exemples de “volatilisation” se multipliaient.

Le produit dérive vers d’autres champs, endommageant les végétaux incapables de le supporter – arbres, soja [non génétiquement modifié], légumes et fruits à proximité – ainsi que des plantes qui servent d’habitat aux abeilles et autres pollinisateurs.

Selon une étude datant de 2004, même à très petites doses, le dicamba est 75 à 400 fois plus dangereux pour les plantes qu’il touche accidentellement que le glyphosate.

Il est particulièrement toxique pour le soja qui n’a pas été génétiquement modifié pour lui résister.

Europe. Risque “improbable” de cancer : le glyphosate reste autorisé

Kevin Bradley, chercheur à l’université du Missouri, estime que plus de 1,5 million d’hectares de cultures ont été endommagés par le dicamba – notamment dans de grands États agricoles tels que l’Iowa, l’Illinois et le Minnesota –, ce qui représente presque 4 % de la surface cultivée en soja aux États-Unis.

Et d’après les chercheurs, ce chiffre est probablement en deçà de la réalité. “Il est très difficile d’évaluer l’étendue des dégâts, précise Bob Hartzler, professeur d’agronomie à l’université d’État de l’Iowa, mais je suis parvenu à la conclusion que le dicamba est impossible à contrôler.”

Cette crise intervient alors que le cours du soja est plus bas que prévu et que le revenu de l’activité agricole baisse depuis quatorze trimestres.

La pression sur les cultivateurs est donc énorme.

Des dégâts qui se chiffrent en millions de dollars Wally Smith ne sait pas combien de temps il pourra tenir.

Son exploitation emploie cinq personnes, dont son fils, Hughes, son neveu, Brian, et le chef de culture, Clay Mayes.

Aucun d’entre eux ne voit quel autre travail il pourrait faire dans ce coin du comté.

Le dicamba a fait des ravages dans la région de Blytheville.

Sur plusieurs kilomètres à la ronde, de la route jusqu’aux arbres qui se dressent à l’horizon, on ne voit que des plants de soja rabougris, aux feuilles enroulées sur elles-mêmes.

Une ferme bio a dû suspendre ses ventes cet été après avoir découvert que ses produits étaient contaminés.

Dans l’exploitation de Wally Smith, plusieurs hectares de soja présentent un retard de croissance à cause de l’herbicide, ce qui signifie qu’il perdra de l’argent, après avoir investi 2 millions de dollars : Voilà la réalité.

Si le rendement s’effondre, nous n’aurons plus qu’à mettre la clé sous la porte.” La nouvelle formulation du dicamba a été approuvée car elle était censée rendre le produit moins dangereux et moins volatil que ses versions précédentes.

Mais ses détracteurs affirment que le feu vert a été donné malgré l’absence d’études concluantes et sous la pression des départements d’agriculture des États, des industriels et des syndicats agricoles. Selon ces derniers, les paysans avaient absolument besoin de ce nouvel herbicide pour venir à bout des mauvaises herbes résistantes au glyphosate.

Elles envahissent les champs et privent le soja de la lumière du soleil et des substances nutritives dont il a besoin.

L’abus d’herbicides a rendu ces adventices de plus en plus résistantes et de plus en plus envahissantes ces vingt dernières années.

Lors d’une téléconférence avec des membres de l’Agence de protection de l’environnement, le 29 juillet, des scientifiques travaillant dans une douzaine d’États ont signalé que le dicamba était plus volatil que les fabricants ne l’avaient dit.

Des expériences en plein champ menées par des chercheurs des universités du Missouri, du Tennessee et de l’Arkansas ont montré depuis que le dicamba a la capacité de se volatiliser et de gagner d’autres cultures jusqu’à soixante-douze heures après son épandage.

Des études en amont biaisées ou inexistantes sur le terrain

Les autorités en charge de la réglementation ne disposaient pas de ces informations.

Monsanto et BASF avaient fourni des centaines d’études à l’EPA, mais seul un petit nombre concernait la volatilité du produit en conditions réelles.

La majorité des essais avaient été menés sous serre ou en laboratoire.

Selon les règles de l’EPA, ce sont les fabricants qui doivent financer et mener les tests de sécurité sur lesquels cette administration s’appuie pour évaluer les substances.

Bien que les fabricants de pesticides donnent souvent leurs nouveaux produits aux chercheurs des universités pour qu’ils les testent dans divers environnements,

Monsanto reconnaît ne pas avoir autorisé d’essais pour le dicamba afin de ne pas retarder son homologation.

Et, d’après les scientifiques, BASF a limité les tests.

Agriculture. Aux États-Unis, les OGM de Monsanto ne font plus recette

D’après les chercheurs, cela a permis aux industriels de choisir le type d’informations qu’ils allaient fournir aux autorités.

“Monsanto en particulier a fait très peu d’essais sur le terrain”, dénonce Jason Norsworthy, un professeur d’agronomie à l’université d’Arkansas auquel le géant de l’agrochimie n’a pas permis de tester la volatilité de son produit.

L’Agence de protection de l’environnement et les industriels nient qu’il y ait eu une faille dans le processus d’approbation du dicamba.

L’EPA déclare : Il appartient aux candidats à l’homologation de fournir toutes les données requises.

Le Congrès a imposé cette obligation aux fabricants de pesticides plutôt que de contraindre d’autres entités à financer et mener la collecte de données.”

Odessa Patricia Hines, porte-parole de BASF, explique de son côté que la société a mis son produit sur le marché “après plusieurs années de recherches, des essais dans des exploitations agricoles et des évaluations par des universités et les agences de réglementation”.

Scott Partridge, vice-président de Monsanto en charge de la stratégie, est d’avis que certains agriculteurs ont illégalement pulvérisé des formulations plus anciennes et plus volatiles ou qu’ils n’ont pas utilisé le bon matériel.

L’entreprise, qui a investi 1 milliard de dollars l’année dernière dans des unités de production de dicamba, a déployé une armée d’agronomes et de spécialistes du climat pour déterminer la cause du problème.

Il assure : Nous nous rendons chez tous les agriculteurs et dans tous les champs. Si le produit peut être amélioré, nous le ferons.”

Les États les plus touchés sont également passés à l’action.

En juillet, l’Arkansas a interdit les épandages jusqu’à la fin de la saison et augmenté les amendes pour application illégale.

Le Missouri et le Tennessee ont renforcé leur réglementation sur l’utilisation du dicamba et une dizaine d’États se sont plaints à l’EPA.

En août, celle-ci a laissé entendre à plusieurs scientifiques qu’elle pourrait envisager de retirer les nouveaux désherbants à base de dicamba du marché.

Contactée, l’agence reste vague sur ses intentions.

“L’EPA est très préoccupée par les rapports récents sur les dégâts que le dicamba aurait causés aux cultures dans l’Arkansas et dans d’autres parties du pays”, se borne à déclarer un de ses représentants.

Un recours collectif a été intenté contre les fabricants en les accusant de déclarations inexactes sur les risques présentés par leurs produits.

Les Smith envisagent de s’y associer.

Une efficacité sans doute très limitée dans le temps

Dans le même temps, des signes montrent déjà que le dicamba ne sera peut-être pas efficace très longtemps.

Les scientifiques ont montré que l’amarante pouvait développer une résistance à ce produit en trois ans seulement.

Des spécimens soupçonnés d’avoir déjà acquis cette caractéristique ont été découverts dans le Tennessee et l’Arkansas.

Monsanto n’a “connaissance d’aucun cas confirmé d’amarante résistante” au dicamba, affirme toutefois un porte-parole du groupe.

Les détracteurs de l’utilisation intensive de produits agrochimiques voient dans cette crise une parabole et une anticipation de l’avenir de l’agriculture américaine.

Pour Scott Faber, vice-président de l’Environmental Working Group [une ONG de protection de la santé et de l’environnement], les agriculteurs sont “piégés dans une spirale chimique” alimentée par l’industrie de la biotechnologie.

Nombre d’agriculteurs sont persuadés qu’ils ne pourraient pas continuer à travailler sans de nouveaux désherbants. “Nous sommes dans un cul-de-sac”, déplore Nathan Donley, responsable scientifique au Center for Biological Diversity [ONG œuvrant pour la protection des espèces menacées].

La prochaine étape sera la résistance à un troisième produit chimique, puis à un quatrième.

Nul besoin d’être un génie pour savoir comment cela va finir.

Le vrai problème ici est que l’on utilise dans les cultures des combinaisons de produits toxiques toujours plus complexes, avec des conséquences toujours plus complexes.”

Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage.
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 06:58

Agrochimie.

Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis

Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage.

L’utilisation de ce produit, censé lutter contre des mauvaises herbes de plus en plus résistantes aux produits chimiques, semble avoir été autorisée trop rapidement.

De Blytheville, Arkansas –

Clay Mayes freine brusquement, saute de son Chevy Silverado sans éteindre le moteur et se met à vociférer contre un cornouiller.

Les feuilles recroquevillées de l’arbuste pendouillent, comme de minuscules parapluies cassés.

C’est le symptôme typique d’une exposition accidentelle à un herbicide controversé : le dicamba.

“Ça me rend dingue ! crie le chef de culture en gesticulant. Si ça continue comme ça…” “… tout crèvera”, termine son passager, Brian Smith.

Les dégâts causés par le dicamba dans le nord-est de l’Arkansas et dans tout le Midwest (affectant le soja, d’autres cultures).

Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis. Un herbicide Monsanto
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 09:46

À 50 ans, un homme sur 10 a un cœur trop âgé

  • Avoir un cœur plus abîmé qu’il ne devrait l’être fait courir un risque important d’attaque cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.
  •  
  • Quel âge à votre cœur? Grâce à un questionnaire mis en ligne depuis février 2015 par l’Agence de Santé Publique britannique (Public Health England), il est possible d’avoir la réponse (en anglais). Au total, plus de 1,2 million de Britanniques ont répondu à ce test afin d’en savoir un peu plus sur l’état de santé de leur muscle cardiaque. Résultat: 167.000 (12% des participants) ont découvert que leur cœur avait une décennie d’avance sur eux, selon l’étude publiée le 4 septembre par la Public Health England.
  •  
  • Une nouvelle peu réjouissante selon l’agence de santé publique britannique, qui rappelle qu’avoir un «vieux» cœur augmente significativement le risque d’attaque cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, de même que celui de développer une maladie chronique du rein ou un diabète. Pour ces personnes, l’âge avancé de leur cœur correspond en effet à une perte de vie de dix ans.
  •  
  • Des décès évitables
  •  
  • Les hommes sont plus fortement concernés que les femmes puisqu’ils représentent 64% des personnes ayant un cœur plus abîmé qu’il ne devrait l’être à leur âge. Au total, un homme sur dix a un cœur plus vieux de dix ans que le reste de son corps. En Angleterre, les maladies cardiovasculaires, bien qu’en baisse, restent la principale cause de décès chez les hommes et la seconde chez les femmes. En France, elles représentent un peu plus de 20% des décès, soit la seconde cause de mortalité après les cancers.
  •  
  • À l’origine de ce vieillissement cardiaque précoce figurent les éternels facteurs de risque tels que le tabagisme, l’alcoolisme, la sédentarité, une alimentation trop riche en gras, le diabète, le cholestérol, l’hypertension artérielle et le surpoids. Selon l’agence de santé publique britannique, près de 80% des décès dus à une attaque cardiaque ou à un AVC pourraient être évités chez les moins de 75 ans en changeant ces mauvaises habitudes de vie.

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 07:54

Levothyrox : l’Agence du médicament met en garde ; on n’exclut pas un demi mea culpa. 

 

Il suffisait d’attendre. C’est fait : l’AFP rapporte qu’une avocate venait de faire savoir qu’elle avait déposé plainte à Mougins (Alpes-Maritimes) contre le laboratoire Merck pour « mise en danger de la vie d’autrui »Anne-Catherine Colin-Chauley, 58 ans, a déclaré avoir subi des problèmes de santé liés, selon elle, à la nouvelle formule du Levothyrox, dont elle n’avait pas été avertie.

« Il y a bien une négligence fautive du laboratoire Merck et une faute de celui qui a ordonné le changement de la molécule sans indiquer les conséquences possibles de ce changement », dénonce-t-elle dans sa plainte déposée mardi29 août. Mme Colin-Chauley a subi une ablation totale de la thyroïde en 2006 et assure souffrir depuis le mois de mai de « vertiges, crampes, fatigue ».

Retour à l’ancienne formule

Ce type de plaintes pourrait bientôt se multiplier.  Une pétition signée par plus de 170 000 personnes réclame le retour à l’ancienne formule, estimant que la nouvelle est responsable de divers effets secondaires pour certains difficilement supportables. Pour leur part les autorités sanitaires font observer que le changement de formule (destiné à améliorer la stabilité du produit) ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, hormone de substitution) mais porte sur les excipients » qui lui sont associées, le lactose ayant été remplacé par le mannitol et l’acide citrique.

Dans ce contexte, deux nouvelles série de données doivent aujourd’hui être mentionnées : les déclarations faites par le Dr Dominique Martin, directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), d’abord au Quotidien du Médecin puis, ensuite, au Monde .

Ne pas « switcher » avec les gouttes

Que nous dit de nouveau le directeur général qui vient d’être reconduit dans ses fonctions ? Tout d’abord que le prescripteurs ne doivent surtout pas « switcher » avec une autre forme de lévothyroxine.  « Surtout pas, dit-il au Quotidien. Il existe en France un quasi-monopole du Lévothyrox de Merck. Une autre forme, la L-thyroxine Serb, sous forme de gouttes, est destinée aux enfants de moins de 8 ans et aux personnes présentant des troubles de la déglutition. Le report des patients prenant du Lévothyrox vers la L-thyroxine Serb serait potentiellement catastrophique car l’industriel qui la fabrique n’est pas en capacité d’augmenter la production. Cela conduirait à un épuisement des stocks pour ces personnes qui ne disposent pas d’alternative. »

Mais encore ? Quelle lecture des troubles rapportés par les patients après le changement de formule du Levothyrox de Merck-Serono ?  Le changement d’excipients entraîne-t-il des effets secondaires ? « Le passage du lactose au mannitol et acide citrique a changé la pharmacocinétique du médicament, dans le but de le rendre plus stable dans le temps, précise-t-il.  (…) Avec la nouvelle formule, qui change la pharmacocinétique, certains patients peuvent ressentir des effets secondaires transitoires, qui peuvent être corrigés par une adaptation du traitement, après examen clinique, et si nécessaire dosage de la TSH. Les retours que nous recevons de la part des médecins indiquent cependant qu’il n’y a pas de difficulté dans la grande majorité des cas. Nous avons lancé un suivi de pharmacovigilance dès le mois de mars (au moment du changement de formule), et les résultats en seront connus en octobre. »

Cent mille courriers

Une meilleure communication aurait-elle été possible ? à propos du changement de formule du Lévothyrox aurait-elle été possible, par exemple auprès des patients ?

« Nous avons préparé ce changement avec les associations de patients, avec lesquelles on a travaillé notamment sur les Questions/réponses mises à disposition sur le site de l’ANSM. Nous avons aussi réalisé un point d’information en mars et envoyé 100.000 courriers aux professionnels de santé. Nous n’avons manifestement pas touché suffisamment les usagers mais il s’agit d’abord d’un sujet de dialogue médecins/patients et, quant aux notices, elles ne constituent pas une solution adéquate car elles ne sont pas systématiquement lues.

Fatigues, vertiges, troubles de la concentration, douleurs, palpitations… Un phénomène d’une ampleur certaine qui ne peut raisonnablement être ignoré. A la fin août, plus de 5 000 déclarations d’effets inhabituels liés au Levothyrox ont précisé indique au Monde l’ANSM. « Alors que, tous médicaments confondus, le site signalement-sante.gouv.fr – ouvert aux médecins et usagers pour déclarer tout effet indésirable – reçoit en moyenne entre 20 à 50 signalements chaque jour, les déclarations se sont envolées depuis le 16 août, liées au Levothyrox, avec 140 ce jour-là. Jusqu’à un pic de 1 000 à 1 200 les 23 et 24 août, souligne le quotidien vespéral. Sur les quelque 5 000 déclarations, 765 cas ont pour l’instant été transmis aux centres régionaux de pharmacovigilance, débordés. » Le numéro vert mis en place le 23 août (0800-97-16-53) ? En une semaine il a reçu plus de 154 000 appels.

Signe des temps, Le Monde de citer le « médecin généraliste et blogueur » Dominique Dupagne qui a dénoncé, jeudi 31 août sur France Inter« la prise en compte insuffisante du problème, qui dure depuis plusieurs mois ». Pour lui, « le principal fautif dans cette affaire reste l’Agence du médicament, qui ne parvient toujours pas à communiquer correctement avec le public ». Et le médecin généraliste Christian Lehmann, très actif sur Twitter, où il parle « d’une information d’une médiocre qualité ».

 « Il y a eu un défaut d’information aux patients, nous en sommes conscients et ne nions pas leurs difficultés, concède Dominique Martin. Pour autant on ne peut pas dire que nous n’avons rien fait. » Personne ne dit le contraire.

 

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 16:47

Levothyrox : une femme dépose plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui »

Le Monde.fr avec AFP Le 1 septembre 2017

Une avocate a fait savoir, vendredi 1er septembre, qu’elle avait déposé plainte à Mougins (Alpes-Maritimes) contre le laboratoire Merck pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Anne-Catherine Colin-Chauley, 58 ans, a déclaré avoir subi des problèmes de santé liés, selon elle, à la nouvelle formule du Levothyrox, dont elle n’a pas été avertie.

« Il y a bien une négligence fautive du laboratoire Merck et une faute de celui qui a ordonné le changement de la molécule sans indiquer les conséquences possibles de ce changement », dénonce-t-elle dans sa plainte déposée mardi.

Mme Colin-Chauley, qui a subi une ablation totale de la thyroïde en 2006, assure souffrir depuis mai de « vertiges, crampes, fatigue ».

Une pétition signée par plus de 170 000 mécontents, patients ou proches, circule en ce moment contre la nouvelle version disponible depuis mars du médicament, indispensable pour traiter des pathologies thyroïdiennes.

Ils accusent ce nouveau produit d’engendrer divers effets secondaires.

Merck assure que le changement de formule ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, une hormone de substitution) mais porte sur des substances, appelées « excipients », qui lui sont associées, comme par exemple le lactose, qui a été remplacé par le mannitol, très courant dans l’alimentation et d’autres médicaments.

Levothyrox : première plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
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