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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 05:25

Une étude américaine présentée lors des sessions scientifiques de l’American Heart Association attribue à la cannelle une action anti-stockage des graisses.

Une propriété amincissante qui permettrait d’allier l’utile à l’agréable en cuisine, à condition de ne pas en abuser.

La cannelle favorise-t-elle l’élimination des graisses ?

Cette nouvelle propriété, présentée le 6 mai lors des sessions scientifiques 2017 de l'American Heart Association, s’ajoute au palmarès des vertus thérapeutiques traditionnellement associées à cette épice, en médecine chinoise notamment.

Pourtant sa consommation quotidienne ne devrait pas être excessive, surtout lorsqu’elle provient de Chine ou d’Indonésie.

Consommée depuis l’Antiquité, l’écorce de cannelle est traditionnellement indiquée en cas de douleurs gastro-intestinales spasmodiques légères comprenant ballonnements et flatulences, ou encore en cas de diarrhée légère (1).

L’activité antibactérienne de son huile essentielle a été démontrée sur plusieurs espèces en laboratoire (Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella typhimurium…).

En outre, l’huile essentielle de cannelle inhibe la croissance de nombreux champignons et levures.

Le stockage des matières grasses ralenti L'étude présentée le 6 mai suggère cette fois que la consommation de cannelle diminuerait les dommages cardiovasculaires causés par un régime alimentaire excessif en matières grasses.

Les chercheurs ont fait suivre un régime riche en matières grasses à des rats pendant douze semaines.

Pour la moitié d’entre eux, de la cannelle fut ajoutée à leur ration quotidienne – la quantité exacte administrée n’a pas été communiquée.

Résultat : À l’issue de l’expérience, les chercheurs ont constaté que les rats du groupe supplémenté en cannelle pesaient moins lourd que les rats de l’autre groupe et présentaient un ventre moins gonflé.

De plus, ils avaient des taux d'insuline, de sucre et de matières grasses dans le sang inférieurs à ceux du groupe non supplémenté.

Par ailleurs, des taux supérieurs en molécules antioxydantes et anti-inflammatoires ont été mesurés dans le sang des rats du groupe supplémenté.

Les auteurs de l’étude émettent l’hypothèse que la cannelle activerait les systèmes antioxydants et anti-inflammatoires de l’organisme, grâce à ses constituants phénoliques notamment, et ralentirait le processus de stockage des matières grasses.

Ils souhaitent maintenant poursuivre leurs travaux pour déterminer si ces résultats sont transposables à l’homme.

Toxicité de certaines cannelles : gare aux abus !

Attention toutefois, les cannelles les plus couramment importées, celles de Chine (Cinnamomum cassia) et d’Indonésie (Cinnamomum burmanii), ont une teneur élevée en coumarine (0,45 %), une substance aromatisante naturelle dont l’hépatotoxicité est reconnue depuis plusieurs décennies.

C’est pourquoi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé pour l’homme une dose journalière acceptable de 0,1 mg de coumarine/kg de poids corporel.

Par exemple, une personne de 60 kg ne doit pas dépasser 6 mg de coumarine par jour, ce qui correspond à moins de 2 g de cannelle de Chine ou d’Indonésie (soit moins d’une cuillère à café par jour).

Seule la cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum) est exempte de coumarine, d’où l’importance de la privilégier lorsque la provenance ou le nom scientifique sont précisés sur l’emballage.

Par Kathryn Rhiannon (1) "Pharmacognosie- Phytochimie Plantes médicinales, 5è Ed" de Jean Bruneton, Edition Lavoisir Tec&doc.

Cannelle contre graisse.
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 22:15

La consommation de produits bio bondit de près de 22% en 2016

Sur tous les produits bio consommés, 71% sont produits en France, car "quand les Français pensent bio ils pensent local", souligne le directeur de l'Agence Bio.

La consommation de produits bio des Français a bondi de 21,7% en 2016 à 7,1 milliards d'euros, en comptant la restauration.

Aujourd'hui, ce secteur représente 3,5% du marché alimentaire à domicile, selon l'Agence bio. Il est passé d'un peu moins d'un milliard d'euros en 1999, à 5,9 milliards en 2015 puis à 7,1 milliards en 2016.

"En 15 ans, le marché a été multiplié par sept", a souligne le directeur de l'Agence Bio, Florent Guhl, lors d'une conférence de presse ce mardi.

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 23/05/2017

La consommation de produits bio bondit de près de 22% en 2016.
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 16:01

Quand Agnès Buzin disait la vérité vraie dans L’Humanité (lobbies, alcools et publicité)

 

Toujours relire ses classiques.

Le 1er décembre 2015 Agnès Buzyn, future ministre de la Santé (et des Solidarités) accordait un long entretien à L’Humanité (Alexandre Fache).

La présidente de l’Institut National du Cancer s’insurgeait alors contre le « détricotage de la loi Evin » : l’élargissement de la publicité pour l’alcool que les députés (majorité socialiste) venaient (officiellement contre l’avis du gouvernement) d’intégrer à la « loi de santé » alors portée par la socialiste Marisol Touraine.

Il faut relire aujourd’hui ce que la future ministre (sociale-démocrate) déclarait au quotidien (communiste).

Une lecture d’autant plus nécessaire que le nouveau président de la République n’a nullement caché, durant la campagne, son intérêt marque pour les vins français de grande qualité :

 « Alcool et santé publique : Emmanuel Macron a sacrifié au rite bachique et républicain ».

Agnès Buzin, réagissant à « l’assouplissement de la loi Evin » :

« C’est un échec grave pour la santé publique et une victoire des lobbies. Clairement, les industriels ont gagné cette bataille sur le front parlementaire, mais cela ne doit pas faire oublier combien l’alcool, consommé avec excès, peut être dangereux pour la santé. D’autant que la publicité dans ce domaine est redoutablement efficace : plus de pub, c’est une consommation qui va s’accroître, avec les conséquences que l’on sait. Or, la consommation moyenne des plus de 18 ans est déjà très haute en France, de l’ordre de trois verres d’alcool par jour.

Résister « en terrasse »

Nous étions alors peu après les attentats de Paris du 13 novembre.  

« Après les attentats, de nombreuses voix ont appelé à résister ‘’en terrasse’’, un verre à la main, observe L’Humanité. Est-ce plus difficile, dans ce contexte, de faire passer un message de prévention sur l’alcool ? »

« Non, parce que nous ne prônons pas l’abstinence, mais la raison. On n’a jamais dit qu’il ne fallait plus boire d’alcool en France. Quand, après les attentats, s’est fait sentir un besoin de réaffirmer notre culture, on ne s’est pas opposé à ce message. Ce que nous tentons de combattre, c’est l’excès d’alcool, ou la consommation quotidienne d’alcool, qui concernent beaucoup de Français et augmentent significativement les risques pour la santé. »

L’Humanité lui demande encore en quoi, précisément, le détricotage publicitaire de la loi Evin pose un problème de santé publique.

« La publicité est déjà très largement ouverte aux alcooliers et les limitations actuelles imposées par la loi Evin sont extrêmement réduites. Cet assouplissement fait tomber les dernières barrières et permettra demain le sponsoring d’émissions de télé par exemple. Or, encore une fois, des études ont montré que chaque euro dépensé en publicité par les alcooliers – et ils en dépensent déjà 460 millions d’euros par an ! – augmente automatiquement la consommation d’alcool : +1% des pubs sur l’alcool, c’est +0,15% de la consommation. C’est d’ailleurs l’objectif de ces publicité s: créer un besoin, qui va accroître la consommation. »

Tourisme et grands alcooliers.

Défendre les terroirs viticoles, les vins qui en sont issus et les vignerons qui les élaborent ?

« Franchement, il suffit d’ouvrir n’importe quel hebdomadaire ou supplément dédié à l’alcool, aux terroirs, au tourisme œnologique, pour s’apercevoir que la communication sur ces sujets n’est absolument pas bridée 1 Du moment qu’elles ne font pas l’apologie de la consommation mais qu’elles parlent du goût, de l’odeur, des savoir-faire, ces publicités sont déjà admises. Non, vraiment, on ne peut pas dire que les viticulteurs français soient en peine de communiquer sur leur métier et leurs produits.

« D’ailleurs, cet assouplissement de la loi Evin ne leur profitera pas à eux en premier, mais sans doute plus aux grands alcooliers internationaux, qui ont des moyens bien supérieurs pour investir dans la publicité. C’est donc la consommation de tous les alcools qui augmenterait avec cet assouplissement. On nous parle de relancer l’économie. Mais 500.000 morts en douze ans, plus les malades, les prises en charge, les médicaments, cela ne va pas faire faire des économies à la Sécurité sociale, ça c’est sûr ! »

Agnès Buzyn est aujourd’hui ministre des Solidarités et de la Santé.

A ce titre elle a le pouvoir et le devoir d’agir sur la publicité et les comptes de la Sécurité sociale.

Va-t-elle décider de retricoter la loi Evin ?

L’Humanité lui demandait, le 1er décembre 2015 si l’activisme des lobbies (qui trouvent des oreilles très attentives au Parlement ou à Bercy) était selon elle une fatalité.

« Si je pensais qu’il s’agissait d’une fatalité, j’aurais arrêté de me battre. Mais ce n’est pas le cas. »

Dont acte. Sera-t-elle la ministre de la réduction des risques ?

A demain

1 Dans son édition datée du 23 mai Le Monde publie, dans un « supplément vins », un entretien avec « l’écrivain-dandy » Frédéric Beigbeder.

On l’interroge notamment sur ses flacons.

Il répond : « Beaucoup de mes vins datent de 1999, l’année de naissance de ma fille. Pour l’instant, elle préfère le mojito. J’ai commencé comme ça aussi. Avec des cocktails. J’ai bu des trucs dégoûtants : du Malibu-ananas, de la vodka-orange, du whisky-Coca… De fil en aiguille, je suis allé vers le vin, mais je ne peux pas dire quel a été le -déclic. Le vin n’existe pas dans les boîtes de nuit ! Tu ne peux pas commander un Pontet-Canet au Montana. »

On l’interroge aussi sur le genre du vin : 

« J’ai remarqué que les femmes que j’ai connues aiment bien le champagne, alors que j’aime les alcools forts. Mais, avec ma femme, Lara, c’est agréable, on boit en couple – rires – Elle aime le vin. C’est elle qui décide. Au début, elle préférait le blanc de Bourgogne et elle vient progressivement au rouge. »

Boit-il chaque jour ? 

« Oui, je crois : que ce soit au restaurant ou chez moi, j’ouvre une bouteille. Comme dans tous mes livres, où je parle de vin. Je n’aime pas le baratin autour, mais c’est le mode de vie autour du vin que j’aime. C’est un carburant à conversation.

Après, pour séduire, il vaut mieux des alcools blancs que du vin rouge. C’est pour cela que toutes les femmes russes sont si belles. »

Quand le ministre de la santé Agnès Buzin disait la vérité vraie dans L’Humanité (lobbies, alcools et publicité).
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 05:56

Le pari d'une agriculture sans pesticides

De l'agriculture durable à la permaculture, de nombreuses techniques agricoles permettent de ne pas utiliser de produits phytosanitaires.

L’agriculture basée sur la lutte chimique contre les ravageurs et autres « mauvaises herbes » expose les agriculteurs et in fine les consommateurs à des cocktails de substances particulièrement inquiétants.

L’agriculture basée sur la lutte chimique contre les ravageurs et autres « mauvaises herbes » expose les agriculteurs et in fine les consommateurs à des cocktails de substances particulièrement inquiétants.

Qu'y a-t-il de pire que d'avaler un pesticide ?

En consommer cinq à la fois !

C'est ce que les ONG Antidote Europe et Générations futures indiquaient dès 2012, à la suite de la publication de leur étude portant sur « l'effet cocktail » des pesticides.

L'agriculture basée sur la lutte chimique contre les ravageurs et autres « mauvaises herbes » expose les agriculteurs et, in fine, les consommateurs à des cocktails de substances particulièrement inquiétants, car ces dernières peuvent agir en synergie.

Faut-il continuer à tolérer ces produits comme un « mal nécessaire » ?

Est-il possible de s'en passer ?

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des stratégies alternatives.

La première solution réside de façon évidente dans le fait de manger des produits issus de l'agriculture biologique qui exclut l'usage de substances chimiques de synthèse et d'OGM.

Le marché du bio a d'ailleurs connu ces dernières années une forte croissance ; il atteignait 24 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans l'Union européenne en 2014 (dont 4,8 milliards pour la France).

Soulignons qu'il concerne aujourd'hui presque 6 % de la zone agricole totale de l'UE.

Le Danemark est le plus grand consommateur d'aliments bio au monde, qui représentent plus de 8 % de tous les aliments vendus dans ce pays.

Les principes de durabilité

D'autres solutions pour se passer des produits phytosanitaires impliquent l'utilisation d'une gamme de stratégies liées à l'agriculture durable.

Globalement, l'agriculture durable désigne l'application à l'agriculture des principes du développement durable ou « soutenable », tels qu'ils ont été définis par la communauté internationale à Rio de Janeiro en juin 1992 lors du Sommet de la Terre.

Il s'agit de mettre en place un système de production agricole qui puisse assurer une production pérenne de nourriture, en respectant les limites écologiques, économiques et sociales garantissant la maintenance de cette production dans le temps.

C'est ainsi le cas d'une agriculture qui protège au mieux la biodiversité, l'eau et les sols.

Des recettes anciennes Les mesures employées dans le cadre de cette agriculture sont aujourd'hui bien connues. Il y a, par exemple, les moyens biologiques, qui utilisent des organismes vivants pour prévenir ou réduire les dommages aux récoltes causés par des bioagresseurs (agents pathogènes, ravageurs, mauvaises herbes) ; il y a aussi le contrôle cultural, qui consiste à adapter le système de culture pour limiter les dommages causés par ces mêmes bioagresseurs.

La rotation des cultures, qui constitue la principale mesure prophylactique contre les maladies, et la biofumigation (basée sur la libération de molécules toxiques et volatiles lors de la dégradation de certaines plantes, principalement les crucifères) constituent d'autres méthodes de l'agriculture durable ; citons enfin la polyculture, qui consiste à cultiver plusieurs espèces de plantes au sein d'une même exploitation agricole.

En plus de ces méthodes, l'agriculture durable utilise des techniques qui relèvent de moyens physiques liés au travail du sol (moyens thermiques, électromagnétiques ou pneumatiques) ainsi que le désherbage mécanique (comme c'est le cas du binage du tournesol, par exemple).

Les villes aussi

Impossible de ne pas mentionner la permaculture, qui constitue un mode de production trouvant son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d'élevage soucieuses du respect des équilibres naturels.

Il faut souhaiter que ce souci de limiter les produits phytosanitaires puisse s'étendre jusqu'aux villes : pourquoi désherber tous les espaces urbains ?

Comme l'a montré une étude conduite par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, les citoyens, s'ils sont bien informés, se montrent tout à fait prêts à accepter la végétation spontanée.

On le voit, il s'agit de modifier notre perception de la nature et de redonner une place aux plantes, qualifiées souvent à tort de « mauvaises herbes ».

Or laisser l'herbe se développer entre les pavés, les pissenlits sur certaines pelouses est bien mieux que de contaminer le sol et les eaux avec des pesticides. *Virginie Martin est docteur en sciences politiques, HDR sciences de gestion, Kedge Business School, **André Ménache est docteur vétérinaire et conseiller scientifique d'Antidote Europe.

PAR VIRGINIE MARTIN* ET ANDRÉ MÉNACHE**,

THE CONVERSATION FRANCE

Publié le 21/05/2017 Le Point.fr

Le pari d'une agriculture sans pesticides .
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:29

La benfotiamine prévient certaines complications du diabète

La benfotiamine est un dérivé liposoluble de la vitamine B1 ou thiamine.

Elle est utilisée avec succès en Allemagne depuis plus d'une décennie dans le traitement des neuropathies diabétiques sans qu'aucun effet secondaire n'ait été rapporté. Des études montrent, en effet, qu'elle inhibe la formation intracellulaire des produits de glycation avancés, responsables des complications du diabète ainsi que d'autres pathologies du vieillissement.

La benfotiamine est une allithiamine, naturellement dérivée de la thiamine (la vitamine B1).

On la trouve en très petites quantités dans l'ail rôti et écrasé ainsi que dans d'autres végétaux comme les oignons, l'échalote ou les poireaux.

Elle a été développée par des scientifiques japonais pour traiter la neuropathie diabétique, la sciatique et d'autres douleurs liées à des maladies des nerfs.

La benfotiamine a une structure qui lui permet en effet de pénétrer aisément dans les membranes cellulaires et de surmonter les difficultés d'absorption qui limitent les effets de la thiamine et du pyrophosphate de thiamine préformé (le pyrophosphate de thiamine agit comme coenzyme de plusieurs décarboxylases qui interviennent notamment dans des réactions essentielles du métabolisme des glucides).

La biodisponibilité de la benfotiamine est bien supérieure à celle de toutes les allithiamines dérivées de la vitamine B1. Elle est pratiquement 3,6 fois plus élevée que celle du chlorhydrate de thiamine.

Les niveaux plasmatiques maxima de thiamine sont quatre fois plus élevés après la prise de benfotiamine qu'après celle de vitamine B1.

On pense que la benfotiamine renforce chez l'homme l'activité de l'enzyme transkétolase qui convertit de dangereux métabolites du glucose en des substances inoffensives, prévenant ainsi les lésions susceptibles d'endommager les cellules endothéliales tapissant les petites artères et capillaires des reins et de la rétine.

Les produits de glycation avancés ou AGE sont le résultat final d'un processus chimique complexe à travers lequel la structure des protéines est déformée par l'exposition à des sucres ou à des molécules encore plus réactives.

Ils accélèrent le processus de vieillissement et favorisent les maladies dégénératives.

La chimie des AGE est la cause du brunissement que vous observez lorsque vous rôtissez un poulet ou faites griller un toast.

Ce processus de brunissement travaille dans votre organisme chaque jour de votre vie.

Dans vos artères, dans votre cœur, dans vos reins, dans vos yeux, votre peau, vos nerfs.

Dans chaque cellule, le sucre que votre organisme utilise comme carburant travaille ardemment, caramélisant votre organisme à travers un processus chimique exactement similaire à celui qui caramélise des oignons.

L'équation de la glycation est simple : davantage de sucre équivaut à davantage d'AGE.

Ainsi, les personnes souffrant d'un diabète vont commencer à ressentir les effets de la glycation beaucoup plus tôt que ceux ayant une glycémie normale.

Doucement, imperceptiblement, les réactions des AGE créent des menottes chimiques qui collent vos protéines, désactivent vos enzymes, déclenchent des signaux biochimiques malsains et endommagent votre ADN avec comme résultat un vieillissement accéléré.

La recherche de ces trente dernières années a identifié quatre chemins biochimiques par lesquels le diabète ou, plus précisément, les niveaux trop élevés de sucre endommagent les vaisseaux sanguins.

Ces lésions faisant du diabète la principale cause de cécité, d'insuffisance rénale, de crises cardiaques et d'amputations des jambes non liées à un traumatisme.

Une étude publiée début 2003 dans le journal médical Nature Medicine indique que la benfotiamine bloque complètement trois de ces chemins biochimiques lorsqu'elle est testée sur des rats diabétiques.

Chez des sujets diabétiques, toutes les cellules sont baignées dans du sang contenant des niveaux élevés de glucose.

La plupart des cellules font en sorte de maintenir leur glucose interne à un niveau normal.

Mais certaines cellules, en particulier les cellules endothéliales qui tapissent les parois des artères et des capillaires de la rétine et des reins, en sont incapables.

Elles développent alors des niveaux sanguins internes élevés de sucre qu'elles ne peuvent totalement métaboliser. Il en résulte des produits métaboliques intermédiaires dérivés du sucre qui s'accumulent à l'intérieur de ces cellules où ils activent des chemins de lésions cellulaires pouvant éventuellement conduire à la cécité ou à d'autres complications.

Les chercheurs se sont focalisés sur deux intermédiaires dérivés du glucose qui activent trois de ces dangereux chemins biochimiques.

Ils savaient que deux de ces composants métaboliques (le fructose-6-phosphate et le glycéraldéhyde-3-phosphate) sont les produits finis d'un autre chemin biologique dépendant d'une enzyme appelée transkétolase.

En stimulant l'activité de la transkétolase, les chercheurs ont pensé qu'ils seraient peut-être capables d'inverser ce chemin - essentiellement en convertissant ces deux métabolites du glucose déclencheurs de lésions en produits chimiques inoffensifs et en empêchant les trois chemins bio-chimiques dangereux d'être activés.

Ils savaient également que la transkétolase, comme de nombreuses enzymes, pour être activée, avait besoin d'un cofacteur, une thiamine liposoluble.

Dans des études préliminaires impliquant des cellules endothéliales artérielles, ajouter de la thiamine standard stimulait l'activité de la transkétolase de seulement 20 %.

Dans des cultures cellulaires, la benfotiamine augmente l'activité de la transkétolase de 300 à 400 %.

Cette forte activation de la transkélotase par la benfotiamine était suffisante pour bloquer simultanément trois des quatre principaux chemins métaboliques conduisant à des lésions des vaisseaux sanguins.

De plus, la benfotiamine bloque l'activation du facteur pro-inflammatoire de transcription, le facteur NF-kapa B.

Cela suggère que la benfotiamine pourrait être cliniquement utile et prévenir le développement et la progression des complications du diabète.

L'équipe de chercheurs du collège de médecine Albert-Einstein de l'université Yeshiva à New York a ensuite démontré que la benfotiamine, en tubes à essais, prévient les lésions de cultures de cellules de vaisseaux sanguins dans des conditions d'hyperglycémie.

Ensuite, les chercheurs ont traité pendant 36 semaines des rats diabétiques avec de la benfotiamine et ont examiné les tissus de leur rétine (par comparaison, ils ont également examiné des rats diabétiques et des rats en bonne santé à titre de contrôle).

À la fin de l'étude, les chercheurs ont examiné tous les animaux.

Ceux qui n'avaient pas de diabète avaient des vaisseaux sanguins normaux dans leurs rétines.

Les rats atteints de diabète et n'ayant pas reçu de benfotiamine avaient des vaisseaux sanguins sérieusement endommagés et de nets symptômes de rétinopathie diabétique.

Les rats atteints de diabète ayant reçu de la benfotiamine n'avaient pas de rétinopathie.

En fait, leurs rétines apparaissaient aussi saines que celles des animaux en bonne santé.

«Ces données indiquent que le traitement de patients diabétiques avec de la benfotiamine ou avec d'autres dérivés liposolubles de la thiamine pourrait prévenir ou retarder le développement des complications du diabète», ont conclu les auteurs du rapport.

De petites études sur l'homme conduites en Europe montrent également des résultats positifs.

Ainsi, en Hongrie, 14 patients atteints de diabète de type II ont reçu un comprimé de benfotiamine trois fois par jour pendant six semaines.

À la fin du traitement, des améliorations significatives de la polyneuropathie diabétique ont été observées dans 93 % des cas.

La polyneuropathie est une maladie douloureuse qui apparaît lorsque le diabète endommage les extrémités nerveuses.

L'intensité des douleurs avait nettement diminué. L'équipe de chercheurs a constaté que le traitement par la benfotiamine était à la fois sûr et efficace.

Une autre étude clinique ouverte qui a duré également six semaines et a porté sur 36 patients souffrant d'une douloureuse polyneuropathie diabétique a testé l'efficacité de différentes doses de benfotiamine.

Les plus fortes améliorations ont été obtenues dans le groupe prenant les doses les plus élevées (4 x 2 comprimés par jour = 320 mg de benfotiamine). Travaillant dans la même direction, une équipe de chercheurs bulgares a enrôlé 45 patients diabétiques dans une étude d'observation de trois mois pour déterminer l'efficacité de la benfotiamine dans le traitement de la polyneuropathie diabétique.

Un groupe a reçu de la benfotiamine tandis que le groupe témoin recevait des suppléments conventionnels de vitamine B.

Les patients supplémentés en benfotiamine ont expérimenté un soulagement significatif de leurs symptômes douloureux alors que les patients prenant des suppléments de vitamine B ne constataient aucune amélioration.

L'efficacité du traitement était plus grande chez les patients à un stade débutant du diabète que chez ceux ayant une neuropathie diabétique avancée.

Les chercheurs ont noté que leurs résultats « soulignent l'importance des comprimés de benfotiamine comme élément indispensable du régime thérapeutique de patients avec une polyneuropathie diabétique douloureuse ». Ils ont ensuite noté que le traitement par la benfotiamine ne provoquait aucun effet secondaire néfaste.

Brownlee M. et al. Benfotiamine blocks three major pathways of hypreglycemic damage and prevents experimental diabetic retinopathy. Nat Med. 2003 Mar; 9(3): 294-9. Obrenovich M.E. et al. Vitamin B1 blocks damage caused by hyperglycemia. Sci Aging Knowledge Environ; 2003(10): PEG. Print 2003 Mar 12. Pomero F. et al. Benfotiamine is similar to thiamine in correcting endothelial cell defects induced by high glucose. Acta Diabetol. 2001; 38(3): 135-8. Sadekov R.A. et al. Diabetic polyneuropathy treatment by benfotiamine. Arzneimittelforschung. 1999 Mar ; 49(3) : 220-4. Simeonov S. et al. Therapeutic efficacy of benfotiamine in patients with painful diabetic neuropathy. Folia Med (Plovdiv) 1997; 39(4): 5-10. Winkler G. et al. Effectiveness of different benfotiamine dosage regimens in the treatment of painful diabetic neuropathy. Arzneimittelforschung. 1999 Mar; 49(3): 220-4.

 La benfotiamine est un dérivé liposoluble de la vitamine B1 ou thiamine. Elle est utilisée avec succès en Allemagne depuis plus d'une décennie dans le traitement des neuropathies diabétiques sans qu'aucun effet secondaire.
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 05:27

Glyphosate : la Commission européenne veut prolonger son autorisation pour 10 ans

17 mai 2017 Agroécologie

Bruxelles propose un renouvellement de 10 ans de l'autorisation de la substance herbicide glyphosate.

Le texte sera une nouvelle fois soumis au vote des Etats membres.

Les eurodéputés veulent peser dans le débat.

La Commission européenne a décidé le 16 mai de relancer la procédure visant à renouveler l'autorisation de mise sur le marché de la substance herbicide controversée glyphosate, pour 10 ans, dans l'Union européenne.

Cette substance active, notamment du Roundup de Monsanto, est la plus utilisée dans le monde.

Le 30 juin 2016, alors que l'homologation du glyphosate arrivait à son terme, la Commission avait décidé de la prolonger de 18 mois, faute d'accord trouvé par les Etats membres.

Au sein du comité d'appel, présidé par la Commission, les représentants de la France et Malte avaient alors voté contre ce renouvellement.

Sept autres pays s'étaient abstenus : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Grèce, Italie, Luxembourg et Portugal.

Les commissaires européens ont donné leur accord pour "redémarrer les discussions avec les Etats membres sur un possible renouvellement de l'autorisation du glyphosate pour 10 ans", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la Commission.

D'autant que cette dernière attendait le feu vert de l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) qui a jugé le 15 mars que les connaissances scientifiques disponibles ne permettaient pas de classer le glyphosate comme substance cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR).

Chaque Etat membre garde le droit d'autoriser ou non l'utilisation de pesticides à base de glyphosate sur son territoire, a également rappelé la Commission.

Les eurodéputés reprennent position Les eurodéputés socialistes et radicaux ont à nouveau dénoncé cette décision "au nom du principe de précaution".

Le glyphosate est considéré comme probablement cancérogène pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

"Notre volonté n'est pas de porter atteinte aux agences européennes mais de connaître l'exacte vérité dans la conduite des études afin d'assumer au mieux notre responsabilité de co-législateur", ont déclaré les eurodéputés socialistes français Eric Andrieu et belge Marc Tarabella, membres de la commission Agriculture du Parlement.

Avant de présenter sa nouvelle proposition, la Commission doit attendre que lui soit officiellement transmis le rapport de l'Echa, ont-ils souligné.

Le groupe socialiste proposera une question orale sur la question du glyphosate et des Monsanto papers avec une demande de débat à la Commission pour le 12 juin prochain, suivie d'une audition conjointe des commissions de l'Environnement et de l'Agriculture du Parlement.

"Si nous n'obtenons pas une réponse satisfaisante de la Commission européenne, les socialistes et les démocrates, à l'unanimité, se sont accordés pour demander la création d'une commission d'enquête parlementaire ou d'une commission spéciale à ce sujet", ont ajouté les députés.

Le Parlement européen avait voté en avril 2016, en plénière, en faveur d'un renouvellement de l'autorisation du glyphosate pour 7 ans.

L'eurodéputée Angélique Delahaye du Parti populaire européen (Démocrates-Chrétiens), membre de la commission de l'Environnement, a appelé le Conseil des ministres de l'UE à prendre en compte ce vote.

"Même si le glyphosate suscite des inquiétudes, il n'y a pas d'alternative économiquement viable et garantissant la protection de la santé humaine à proposer aux agriculteurs.

Il est donc urgent de réfléchir à moyen et à long terme à la meilleure solution et ne pas s'en tenir à une simple opposition de principe.

L'Union européenne doit débloquer des moyens financiers pour développer la recherche et l'innovation afin de trouver des alternatives", estime de son côté la députée française.

A l'instar des eurodéputés socialistes, l'ONG Générations futures a fustigé la position de la Commission qui " fait fi de l'initiative citoyenne européenne (ICE) qui a déjà recueilli 750.000 signatures en 4 mois demandant l'interdiction du glyphosate (…).

La France a recueilli le nombre de signatures nécessaire (55.500)".

Si l'initiative obtient un million de soutiens, la Commission disposera d'un délai de trois mois pour dire si oui ou non elle accède à la demande des citoyens européens.

Rachida Boughriet

© Federico Rostagno

Glyphosate : la Commission européenne veut prolonger son autorisation pour 10 ans. Roundup de Monsanto.
Glyphosate : la Commission européenne veut prolonger son autorisation pour 10 ans. Roundup de Monsanto.
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:40

Et si la permaculture annonçait une révolution ?

Un film à ne pas rater.

La permaculture annonce un bouleversement de notre système agricole et de notre modèle social.

Mais, au fond, de quoi s'agit-il vraiment ?

Réponse. La permaculture n’est pas une énième technique agricole de plus.

C’est carrément une révolution.

Pourquoi ?

Parce qu’elle concerne nombre d’enjeux essentiels : l’alimentation, bien sûr, mais aussi la santé, le respect de la terre, le respect de la condition humaine et une plus juste répartition des richesses et des ressources.

Bref, l’émergence de la permaculture promet tellement de changements qu’elle valait bien un documentaire !

Adrien Bellay a découvert la permaculture à l’occasion d’un stage dispensé par Andy et Jessica Darlington, deux pionniers de la discipline.

Au cours de ces deux semaines, il a appris le fonctionnement des écosystèmes « où les valeurs de partage et d’humanité prennent enfin sens. »

Mais, pour lui, pas question de s’arrêter là : « C’est pour mieux comprendre ce qui se jouait à ce moment-là, dans cet espace de réflexion et de liberté, que j’ai eu le désir de parcourir tout le pays, de rencontrer tant de gens, permaculteurs, initiés et apprentis pour faire un film qui questionnerait notre relation à la terre et aux hommes. »

« Nous connaissons les problèmes, il ne reste plus qu’à agir. La permaculture, c’est la science du concret. Le spectateur doit pouvoir se dire : ça a l’air simple à mettre en oeuvre, j’agis concrètement à la sortie de la projection. »

Source : L’Éveil de la permaculture

« Je n’étais pas particulièrement militant avant d’avoir réalisé ce film (…) Aborder un sujet comme la permaculture ne laisse pas indemne puisqu’on redéfinit nos besoins et, au-delà, notre perception du monde. »

Source : L’Éveil de la permaculture

« Je pense qu’inévitablement, le mouvement d’attraction vers la permaculture va s’amplifier (…)

C’est un mouvement de fond, difficilement perceptible puisqu’il évolue à la marge, mais qui est fait pour durer. »

Pour en savoir plus sur ce mouvement de fond, pour s’en inspirer et l’encourager, allons voir L’Éveil de la permaculture.

Le film sortira le 19 avril au cinéma.

http://leveildelapermaculture-lefilm.com/

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:54

Elipse™ est un ballon gastrique ne nécessitant pas d’intervention.

C'est un traitement temporaire pour la perte de poids en cas d'obésité morbide.

Il est utilisé en association avec une nutrition surveillée et un programme de modification du comportement alimentaire.

Avaler le ballon au cours d’une brève consultation chez le médecin et vous l’éliminerez par la voie naturelle environ 16 semaines plus tard.

À la différence des autres solutions de perte pondérale, Elipse™ ne nécessite ni intervention chirurgicale, ni endoscopie ni anesthésie.

INGÉRER ELIPSE™

Le ballon Elipse™ est fourni dans une capsule pourvue d’un mince tube.

Vous avalerez la capsule et le médecin vous fera passer une radiographie afin de s’assurer que le ballon est bien dans votre estomac.

Le ballon sera rempli via le tube, celui-ci étant ensuite retiré une fois la procédure terminée.

La mise en place du système ne prend qu’environ 15 minutes

Elipse™ est proposé avec un accessoire que le médecin peut utiliser pour faciliter la déglutition en douceur chez les patients ayant du mal à avaler la capsule.

VIVRE AVEC ELIPSE™

Il est possible que vous ressentiez des nausées et une gêne la première semaine suivant l’ingestion du ballon Elipse™.

Le médecin peut prescrire des médicaments qui aident à mieux supporter cette phase.

Le médecin peut conseiller de ne prendre qu’une alimentation liquide au cours des deux premiers jours, puis de passer progressivement à une alimentation plus solide.

Elipse™ représente une aide à la perte pondérale, mais ne peut se substituer à un régime alimentaire sain et équilibré.

La sensation de satiété obtenue avec le système permet de manger moins de prendre des repas plus sains.

RETRAIT D’ELIPSE™

Le ballon Elipse™ s’élimine de lui-même, aucun rendez-vous chez le médecin n’est nécessaire.

Au bout de 16 semaines environ, Elipse™ se videra de lui-même et sera éliminé par la voie naturelle.

Conditions d'Utilisation Allurion Technologies Inc. ; 14 Huron Drive, Natick, MA 01760, USA

Allurion Technologies Inc.

Contact: info@allurion.com

Ce dispositif est un produit médical régulé qui porte le marquage CE.

Le ballon gastrique Elipse. Nouvelle technique sans chirurgie contre l'obésité morbide.
Le ballon gastrique Elipse. Nouvelle technique sans chirurgie contre l'obésité morbide.
Le ballon gastrique Elipse. Nouvelle technique sans chirurgie contre l'obésité morbide.
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https://forum.facmedicine.com/threads/use-of-new-swallowable-gastric-balloon-results-in-substantial-weight-loss.29641/

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 07:45

Anti-cancer mise à jour avec le Pr Burt Berkson md PhD

De nombreuses réunions médicales nous forcent à endurer des heures d'ennui, jusqu'à nous faire enfin accéder au truc "vraiment utile et important".

Ainsi il en a été un lors d'une récente rencontre au diplomate hôtel à hollywood, floride.

Ce fut la présentation par bert berkson md de l'alpha lipoic acide pendant tout un après-midi.

Dans l'année 1977, j'ai été a été juste en fin d'études médicales.

Cette même année, burton berkson a été confronté à son première patient angoissant mort d'une nécrose hépatique après manger un champignon vénéneux , l'amanita verna, "le faisuer d'ange".

Apparemment, le dr berkson avait étudié la mycologie à rutgers, et obtenu son phd dans la discipline.

Plus tard, pendant sa première année comme résident, il a été responsable de ce malheureux patient mort d'hépatite aigue par empoisonnement avec ce champignon .

il rappelé qu'il avait lu un article sur l'alpha lipoic acide comme une antidote pour l'empoisonnement par les champignons . (6) ainsi, il a appelé fred bartter du nih, et demandé du jour au lendemain une expédition d'alpha lipoic acide.

En perfusion la drogue agit sur le patient quasi mort. Beaucoup d'incrédulité de ses supérieurs, mais le patient a miraculeusement récupéré et est encore vivant aujourd'hui. (1-5)

75 parmi 79 patients ont ainsi survécu sur temps, et les drs burt berkson et fred bartter ont collaboré dans le traitement de ces 79 patients, tous promis à la mort par défaillance hépatique .

75 sur 79 patients ont survécu avec des intraveineuses d'alpha lipoic acide, une remarquable réussite . (7) (note: l'alpha lipoic acide est aussi appelé thioctic acide)

Les drs bartter et berkson ont déposé un nda avec la fda (nouvelle drogue parent application 9957), et pour les 23 années suivantes, le dr berkson a été réputé "fda principal enquêteur" pour l'alpha lipoic acide. (7)

Une nouvelle découverte: l'ala est efficace pour le cancer alpha lipic acide et le dr jeffrey dach md, a commencé à lancer son traitement sur des patients avec un foie malade à sa clinique las cruces, au nouveau-mexique.

Le dr berkson a observé un effet inattendu chez un de ses son patients qui par hasard avait aussi un cancer pancréatique et hépatique

Le patient s'est retrouvé en rémission après les iv d'alpha lipoic. (3)

L'alpha lipoic acide avait un effet bénéfique, détruisant sélectivement les cellules cancéreuses tout en laissant les cellules normales indemnes.

les mécanisme moléculaires de l'ala sur le cancer a été élucidé dans une série d'études par les drs. paul bingham (15), bastian dörsam, perrine kafara, lioubov g korotchkina, uwe wenzel, et benedikt feuerecker (9-15) . C'est l'action de l'électron-transport-chaîne de l'alpha lipoic acide

sur le complexe de la pyruvate déshydrogénase.

C'est l'alpha lipoic acide qui est la clé enzymatique et régulatrice de la pyruvate déshydrogénase, passerelle primaire pour le carbone dans le tca (cycle du tri acide carboxylique) qui libère l'oxygène dépendant de la chaîne de transport mitochondriale des électrons (15).

Le diagramme (photo) montre le rôle-clé du lipoic acide (ld), (voir les flèches rouges) dans le cycle de la pyruvate dehyrogenase qui convertit le pyruvate en acétyl co-À.

Avec un co-facteur la tpp, c'est la thiamine-pyro-phosphate ( Vitamine B1 PP). et un autre cofacteur est la carnitine qui véhicule l'acétyl-coa dans les mitochondries (non montré). (15)

La pyruvate déshydrogénase complexe catalytique dans cancer: implications pour la transformation métabolique de l'état du cancer durant la chimiothérapie par paul m. bingham et zuzana zachar ( biochimie, génétique et biologie moléculaire edited par rosa angela canuto, publié: novembre 14, 2012). (15)

La régulation métabolique centrale du cancer est liée en premier leu à l'augmentation de l'absorption du glucose et de la glutamine.

Deuxièmement, le métabolisme de la cellule cancereuse est réorienté pour fournir des taux augmentés de substrats anabolisants comme des nucléotides et des acides aminés, nécessaires à la rapide prolifération cellulaire .


Troisièmement, la pdk (pyruvate dehydrogense kinase) est fréquemment augmentée dans les cellules cancereuses. ainsi en inhibant la pdc (pyruvate déshydrogénase complexe) l'on inhibe le débit de carbone par la voie pdh . (15)

En effet cette augmentation de pdk, et diminution de pdc est l'élément central dans le métabolisme de la cellule cancereuse.

Le lipoic acide augmente l'activité pdc

Selon le dr. korotchkina (12):

"un effet inhibiteur de lipoic acide sur pdks voudrait aboutir à une augmentation de l'activité pdc pyruvate déshydrogénase complexe (pdc) .

Cette découverte fournit un mécanisme possible pour un effet de réduction du glucose (et du lactate) par le r-lipoic acide dans le diabète."

Le dr wenzel a étudié l'effet de lipoic acide sur les cellules du cancer du colon, et a trouvé que : "l'ala a été apte à augmenter la génération de l'oxygène à l'intérieur des mitochondries.

L'augmentation de la production mitochondriale en O2 a été précédée d'une augmentation de l'afflux de lactate ou pyruvate dans les mitochondries, entraînant une baisse des protéines anti-apoptotiques bcl.

Par contre les cellules ht-29 (du cancer du côlon) , aucune apoptose n'a été observée dans les cellules humaines de colon non-transformées (cellules normales) en réponse à l'ala."

En 2012, le dr benedikt feuerecker a étudié l'effet de l'ala sur le neuroblastome et le cancer du sein. il découvre que le lipoic acide peut

(1) réduire la viabilité des cellules cancéreuses et leur prolifération,

(2) en réduisant l'absorption du glucose ([18f] -fdg)

(3) réduire la production de lactate et

(4) augmente l'apoptose sur toutes les lignées cellulaires du cancer.

Le dr. burt berkson utilise une triple thérapie associant alpha lipoic acide, sélénium, et chardon Marie (silymarine pour foie de cirrhose)  et le dr berkson a expliqué que le cancer utilise l'effet warburg, qui préférentiellement métabolise le carbone par la voie anaérobie,  voie qui produit l'acide lactique.

Cette voie est relativement inefficace, elle shunte beaucoup des carbones nécessaires à une rapide réplication cellule.

 

gauche image courtoisie de burton berkson md. normal cellules utiliser le pdc pyruvate déshydrogénase enzyme à direct pyruvate (carbone) dans le plus efficace mitochondrial électron transport chaîne, production grand montants de énergie par carbone atome.

fonctionnement cette électron transport chaîne produit préjudiciable oxydatif sous-produits appelé ros réactif oxygène espèce. cette est pas de problème pour le normal cellule qui a anti-oxydant protection. le cancer cellule, sur le autre main, a peu protection de cette oxydatif attaque, faire le cancer cellule susceptible à oxydatif thérapies comme alpha lipoic acide. shunting carbone dans mitochondrial électron transport comme mentionné au-dessus, le central métabolique caractéristique du cancer cellule est le inhibition du pdc qui blocs entrée de carbone dans le électron transport chaîne. si nous pourrait trouver certains manière à force le cancer cellule à utiliser le mitochondrial électron transport chaîne, cette voudrais accabler le mitochondries qui voudrais alors "flamber" et gâchette apoptose, i.e. programmé cellule mort. cette est exactement quoi alpha lipoic acide ne à le moléculaire niveau. pdc passerelle pour carbone dans métabolique voie le pdc et pdk enzyme sont le primaire passerelle pour carbone métabolisme. le alpha lipoic acide inhibe pyruvate déshydrogénase kinase (pdk), qui upregulates le pyruvate déshydrogénase complexe (pdc). cette forces le cancer cellule à utiliser le mitochondrial électron transport chaîne, un intolérable état induisant mitochondrial apoptose du cancer cellule. le filet résultat regarde quelque chose comme le transmission électron microscope images de veille et al ci-dessous. (7) sain mitochondries alpha lipoic acidleft image: sain contrôler mitochondries dans un singe. avis intact membranes et cristae ultrastructure figue 1 veille et al. (7) prochaine nous avons un anormal mitochondries image: perturbé ultrastructure alpha lipoic acidleft image: perturbé ultrastructure de mitochondries causé par excès alpha lipoic acide induisant ros et lipide peroxidation. figue 2 vigil.et al (7) bien que ces images sont de un étude utilisation excès montants de alpha lipoic acide dans un singe modèle, (veille) (7), un semblable effet se produit dans cancer cellules qui ne peut pas tolérer le augmenté électron flux par le mitochondrial respiratoire chaîne, résultant dans lipide peroxidation, oxydatif dommage à le ultrastructure du membranes et cristae, déclenchement libération de cytochrome c, et caspace induite mitochondrial apoptose. addition de hydroxy citrate améliore effet de ala dans un série d'études authored par laurent schwartz, le addition de hydroxycitrate augmentations le effet de ala. hydroxycitrate est un connu inhibiteur de atp citrate lyase, un enzyme fréquemment upregulated dans cancer cellules, un utile anti-cancer cible, et le sujet de un brevet. (46,47). pyruvate déshydrogénase alpha lipoic acidabove image: pyruvate déshydrogénase complexe avec alpha lipoic acide) comme "balançait bras" et central spokes du roue (bleu molécules avec e2 dans centre) courtoisie de principes de biochimie 2006 pearson. benfotiamine (thiamine) et carnitine les deux thiamine et carnitine sont cofacteurs pour pdc livraison de carbone à le tca et mitochondrial électron transport chaîne. ajoutant ces vitamines pourrait améliorer le alpha lipoic acide anti-cancer effet, comme ils augmentation pdc activité, conduite carbone flux dans mitochondrial électron transport chaîne, provoquant apoptose du cancer cellule. ces effets avoir été signalé. (27) (39-41) cependant nous attendre combinaison études exposition le effet de thiamine et carnitine dans combinaison avec ala. ovarian cancer ala, vitamine k2 et coq10 (44) dr kafara signalé dans 2015 alpha lipoic acide efficace contre ovarian cancer cellules (11) dr shibayama-imazu signalé dans 2006 vitamine k2 produit superoxyde et mitochondrial apoptose dans ovarian cancer cellules. (29-31) vitamine k2, comme ubiquinone (coq10) est un électron transporteur dans le mitochondries, ainsi "sauvetage" défectueux mitochondries dans cancer cellules, faire eux courir oxydatif phosphorylation, qui déclencheurs mitochondrial apoptose. je voudrais théoriser ce les deux ubiquinone (coq10) et vitamine k2 voudrais augmenter le effet de alpha lipoic acide, travail ensemble dans synergie à tuer le cancer cellules. (44) cependant, nous attendre confirmation avec combinaison études. (44) ala synergie avec mélatonine mélatonine améliore mitochondrial atp production et scavenges ros dans normal cellules, encore, sélectivement causes apoptose dans cancer cellules par downregulating le warburg effet. (58-70) dr reiter dit (59-60): "mélatonine se comporte comme un 'intelligent tueur', i.e., modulation anti-apoptotiques processus dans normal cellules, et déclenchement pro-apoptotiques signaux dans cancer cellules" .... "cette pro-apoptotiques action de mélatonine dans cancer cellules est diamétralement opposé à ses anti-apoptotiques fonction dans normal cellules, un différentiel action ce a été difficile à expliquer. dr nicola pacini de florence écrit un brillant examen de mélatonine's anticancéreux effets dans int j mol sciences 2016. (69) dr nicola pacini dit:" mitochondries de néoplasiques cellules en fait avoir un fort découplage du oxydatif phosphorylation. "... .." le production de ros est extrêmement nuisibles pour le mitochondrial structures ... .. "le paradoxal action de mlt (mélatonine), apte à inciter cellulaire mort dans cancer cellules et cytoprotection dans modèles de neurodégénérescence, est tout à fait approprié. cette molécule (mélatonine), en fait, stimule le activité de respiratoire complexes je, ii, et iv, et a un marqué effet sur complexe iii, ainsi être apte à accomplir un fort perturbation du électron transport chaîne dans néoplasiques cellules, aussi prévention le freinage action de bcl-2 et overstimulating un déjà métastable cellulaire système, caractérisé par un haut électron débit par le électron transport chaîne, haut oxygène consommation, ucp-médiation uncoupling et haut sensibilité à ros." "substances ce, aussi à fin de respiratoire complexes, force le cellulaire respiration, comme dichloroacetate, thiamine ou r-lipoic acide, inciter ros-médiation cellule mort dans néoplasiques cellules et neuroprotection dans beaucoup neurodégénératives maladies." (69) depuis les deux ala (alpha lipoic acide) et mélatonine acte à force cancer cellule mitochondrial respiration avec augmenté électron flux par le mitochondrial électron transport chaîne, un pourrait spéculer sur synergiques anti-cancer effets.

Cependant, nous attendons plus études pour confirmation de l'hypothèse. (58-70)

L'artemisinine en combinaison avec l'ala dans mon précédent article a été discutée dans le traitement anti-cancer.

L'anti-paludéen, extrait botanique, appelé artemisinine, contient un pont endoperoxide, deux oxygène molécules qui réagir avec fer dans le lysosome du cancer cellule, ainsi provoquant "ferro-apoptose". ces oxydatif sous-produits sont livré à le mitochondries qui tour à tour inciter mitochondrial apoptose (cellule mort). depuis le effet de ala est à conduire oxydatif cancer cellule mort, je voudrais attendre artemisinin et alpha lipoic acide oeuvrer bien dans combinaison, production synergiques effets. cependant, nous attendre le résultats de ces combinaison études. ala synergie avec sulforaphane sulforaphane, un soufre contenant extrait de brocoli choux, a anti-cancer cellule souche activité, et est connu à downregulate intracellulaire glutathion, ainsi faire le cancer cellule plus susceptible à le préjudiciable effets de ros (réactif oxygène espèce) produit par le alpha lipioic acide traitement. un pourrait spéculer sur synergiques effets de sulforaphane avec alpha lipoic acide, cependant, nous attendre ces combinaison études pour confirmation. voir mon précédent article qui avis sulforaphane. ajoutant dans bas dose naltrexone ldn dr berkson discuté dr zagon's travail exposition ce bas dose naltrexone (ldn) sert comme un opiacé bloqueur, et puis un anticancéreux agent. (52) (56-57) ldn montre remarquable avantages pour systémique lupus, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, hasimotos thyroïdite, et autre autoimmune maladie. en outre, donnant le cancer patient opiacé médicaments pour douleur relief mai en fait être contreproductif, comme ces médicaments stimuler cancer croissance et prolifération. voir mon précédent articles sur ldn. ala et argent particules un de mon collègues est connu pour son traitement avec intraveineux nano-argent particules (argentyn 23) pour cancer et maladie infectieuse. dr côté sous le vent rapports ce argent particules affecter glucose métabolisme dans le cancer cellule via production de ros. (71) ainsi un pourrait spéculer sur un synergiques effet de ala avec argent particules comme argentyn 23. ala pour diabétique neuropathie et autonomic neuropathie un grand nombre de études montrer ce iv ou oral alpha lipoic acide est bénéfique dans diabétique périphérique neuropathie. (42-43), et dans autonomic neuropathie (48) ala aussi protège le patient de chimiothérapie induite neuropathie, comme cis-platine induite ototoxicty. (45) ala et pqq pqq, pyrroloquinoline-quinine, est un nouvellement découvert vitamine cofacteur qui a "exceptionnellement haut redox recyclage capacité" faire il utile comme un anti-neurodégénératives agent, et anticancéreux agent. (81) selon dr misra dans un 2012 rapport, pqq stimule mitochondrial complexe 1 activité dans vitro. "(81) dans 2010, dr shankar étudié le effet de pqq sur leucémie cellules trouver," pqq induite apoptose dans humain promonocytic leucémie u937 cellules, accompagné par épuisement du majeur cellulaire antioxydant glutathion et augmentation dans intracellulaire réactif oxygène espèce (ros). "(82) dans un 2014 rapport par dr. min dans journal de cancer récemment, il remarques ce" pqq pourrait inciter apoptose dans humain promonocytic leucémie u937 et lymphome el-4 cellules. le sous-jacent mécanisme pourrait être pertinent à le augmentation de intracellulaire réactif oxygène espèce (ros) et épuisement de glutathion. "(83) le moléculaire mécanisme de pqq a été plus élucidé par dr mitsuga dans 2016. (84) il rapports ce pqq" améliore le conversion de lactate à pyruvate dans le présence de nad + ", faciliter pyruvate formation, et améliore production d'énergie via mitochondrial tca cycle et oxydatif phosphorylation. (84) pqq est aussi neuroprotecteurs. (65-86) ces trouver suggérer pqq travaillerait dans synergie avec alpha lipoic acide à augmentation électron flux par le mitochondrial électron transport chaîne, ainsi augmenter ros, depleting glutathion et provoquant mitochondrial apoptose dans le cancer cellule. cependant nous attendre plus études pour confirmation de cette hypothèse. acheter alpha lipoic acide sur amazone acheter pqq sur amazone conclusion: alpha lipoic acide est un remarquablement sûr et efficace anti-cancer agent qui mai servir comme un pierre angulaire pour tout cancer prévention ou traitement programme. compréhension pyruvate déshydrogénase complexe:

Video en Anglais (activer les sous-titres) https://youtu.be/o48MgBi44XM

Acide Alpha Lipoique et Naltrexone dans le cancer. Pr Burt Berkson.
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 10:20

"Le régime cétogène est encore trop peu connu des malades du cancer"

Par Elvire Nérin Publié le 18/11/2014 Mis à jour le 10/03/2017
Point de vue
Pionnière du régime cétogène, le Pr Ulrike Kämmerer (CHU de Wurtzbourg) est à l’origine d’une des premières études cliniques sur cette alimentation chez les malades du cancer. Elle est co-auteur du livre « Le régime cétogène contre le cancer ».


Existe-t-il un régime qui combat directement le cancer quand il s’est déclaré ?

Pr Ulrike Kämmerer : Lorsqu’une personne est confrontée à un diagnostic de cancer, deux questions se posent très vite à elle : « Quels sont les recours thérapeutiques ? » et « Que puis-je faire moi-même pour guérir ? » Les patients demandent notamment s’il existe une alimentation ayant une action ciblée « contre » le cancer. Ou mieux encore, qui permette d’« affamer » le cancer. En l’état actuel des connaissances, la réponse à ces deux questions est très clairement « Non ». Aucun mode d’alimentation n’agit de façon « ciblée » – comme une chimiothérapie – et fiable « contre » les cellules cancéreuses. Et on ne peut affamer les tumeurs qu’en laboratoire – c’est impossible chez les patients.

Pourtant de nombreux patients en Allemagne suivent un régime dit « cétogène »

Pr Ulrike Kämmerer : Oui, car la bonne nouvelle, c’est que ce mode d’alimentation spécifique permet réellement d’aider les malades du cancer et d’accompagner leurs traitements médicaux. Malheureusement, cette alimentation est encore peu connue, voire franchement méconnue. L’alimentation cétogène peut soutenir le processus de récupération d’un organisme atteint par un cancer, souvent caractérisé par l’inflammation et une forte résistance à l’insuline. En apportant à l’organisme du patient beaucoup de matières grasses et peu de glucides, elle peut le fortifier sans pour autant « nourrir » le cancer. Le régime cétogène est un mode d’alimentation qui, depuis plus d’un siècle, a été fréquemment décrit dans la littérature scientifique en rapport avec des personnes atteintes de cancer. En outre, il est utilisé avec succès depuis presque un siècle dans le traitement de l’épilepsie. Pour les malades du cancer, un de ses grands avantages réside dans le fait qu’il permet d’éviter la perte de masse corporelle, et tout particulièrement la fonte musculaire.

En quoi consiste le régime cétogène ?

Le régime cétogène est un mode d’alimentation isocalorique très riche en matières grasses (env. 80 % des calories consommées chaque jour sont issus de lipides) et très pauvre en glucides (20 à 40 g par jour selon le seuil de tolérance de chacun), qui permet à l’organisme de modifier son métabolisme sans être pour autant affamé. Ce régime se caractérise par l’apparition de corps appelés « cétones » dans le sang et les urines. Le foie produit des cétones à partir des matières grasses à chaque fois que l’organisme a jeûné durant plus d’une journée, ou qu’il a absorbé une quantité suffisante de calories issues de matières grasses sans que celles-ci ne soient accompagnées de glucides. Parmi les cétones, on compte l’acide acétylacétique, l’acétone (que l’on élimine en expirant et qui produit une odeur « fruitée » lorsqu’une personne se trouve soudain en forte cétose), et l’acide bêta-hydroxybutyrique. Chimiquement parlant, ce dernier n’est pas une cétone, mais sur le plan physiologique, il est assimilé aux cétones car il apparait partout où il y a production d’acide acétylacétique.

Pourquoi le régime cétogène est-il utilisé dans l’épilepsie ?

Lorsqu’on ne fournit pas de sucre à l’organisme, ce sont les cétones qui fournissent au cerveau l’énergie dont il a besoin. Les cellules cérébrales sont très friandes de ces cétones grâce auxquelles elles sont particulièrement performantes – c’est peut-être pour cela que le régime cétogène est souvent très efficace chez les épileptiques, dont les crises diminuent ou disparaissent même tout à fait. Les muscles et les organes peuvent, eux, puiser leur énergie directement dans les acides gras provenant soit des réserves de graisse corporelle, soit d’aliments riches en graisses – beurre, fruits à coque, huiles et autres. Ils n’ont donc pas besoin des cétones. En théorie, une grande partie des cellules cérébrales pourraient elles aussi fonctionner en exploitant les acides gras. Cependant, à l’intérieur des cellules, les acides gras brûlent avec une efficacité relativement faible et de façon assez « sale » : ils ont besoin de beaucoup d’oxygène, produisent de grandes quantités de « radicaux libres » et d’espèces réactives liées à l’oxygène (ERO) nocifs pour les cellules, et leur production d’énergie est relativement lente. Ces trois facteurs les rendent inaptes à fournir suffisamment vite l’énergie dont notre cerveau, organe extrêmement actif et sensible, a besoin. C’est pourquoi les mitochondries des cellules nerveuses du cerveau ne sont pas conçues pour cette forme inefficace et nocive (en ce qui les concerne) de combustion des graisses, et les enzymes-clés nécessaires à la dégradation des acides gras (la bêta-oxydation) ne s’y trouvent qu’en très faibles quantités. En revanche, la combustion des cétones dans les mitochondries s’avère extrêmement efficace – plus encore que celle du glucose –, très rapide et très propre – car elle produit peu d’ERO. On peut comparer ce processus au fonctionnement d’un moteur de voiture. Les moteurs les plus simples fonctionnent parfaitement avec de l’essence ordinaire. Les voitures équipées d’un moteur puissant exigent, elles, du Super, et les voitures de Formule 1 fonctionnent même avec un carburant de qualité encore supérieure, un genre de « super Super » – elles avanceraient au ralenti si on les faisait rouler à l’essence ordinaire. En tant que « cellules de Formule 1 » de notre organisme, les cellules de notre cerveau ne peuvent pas fonctionner en brûlant des acides aminés (qui équivalent à l’essence ordinaire) : il leur faut au moins du Super (le glucose) ou, encore mieux, de l’essence pour Formule 1 (les cétones).

En quoi les personnes atteintes de cancer peuvent-elles bénéficier de ce régime ?

Les acides gras sont le fournisseur d’énergie idéal pour toutes les cellules de notre corps hormis celles du cerveau. Les malades du cancer ont besoin de quantités particulièrement importantes de matières grasses pour préserver leur masse musculaire et conserver suffisamment de force physique. En effet, le cancer modifie le métabolisme de telle façon que les muscles réagissent moins bien au signal de l’insuline. À l’instar des diabétiques, les malades du cancer deviennent ainsi insulinorésistants, ce qui a pour conséquence d’amoindrir de plus en plus la capacité de leurs muscles à exploiter le sucre comme source d’énergie. Lorsque leurs cellules manquent de sucre et ne disposent pas, en compensation, de suffisamment d’acides gras, les personnes s’affaiblissent et s’épuisent vite. Cette situation, les malades du cancer sont malheureusement nombreux à la connaitre. Contrairement au sucre, les acides gras peuvent pénétrer dans les cellules sans être dépendants de l’insuline. Et lorsque l’on met suffisamment de matières grasses à disposition d’un organisme, comme c’est le cas dans le cadre d’un régime pauvre en glucides et riche en matières grasses ou d’un régime cétogène, les muscles retrouvent de l’énergie – y compris en cas d’insulinorésistance avérée. Tous les sportifs d’endurance connaissent ce phénomène : c’est le mode « brûlage de graisses » qui permet de courir un marathon sans être obligé d’absorber en permanence des aliments très riches en sucre.

 

Qu’en est-il des cellules cancéreuses ?

Les recherches menées jusqu’à présent indiquent que la croissance des cellules cancéreuses  nécessite de très grandes quantités de sucre. Ces cellules ne peuvent exploiter efficacement ni les matières grasses, ni les cétones : ces dernières bloquent leur croissance. Et lorsque, comme c’est souvent le cas pour les cellules cancéreuses, leurs mitochondries sont endommagées, elles ne peuvent pas non plus exploiter les cétones pour produire de l’énergie.

Le régime cétogène est-il bien toléré ?

Passer d’une alimentation classique à une alimentation cétogène riche en matières grasses c’est un bouleversement des habitudes. Mais tant les expériences menées sur des animaux que les données cliniques ont montré que bien que très strict, ce mode d’alimentation était bien toléré et s’avérait efficace. Il y a donc de bonnes raisons de le prendre sérieusement en considération en accompagnement des thérapies anti-cancer. Dans les cas où un régime 100 % cétogène n’est pas imaginable pour le patient (parce qu’il ne veut pas, par exemple, se priver d’un verre de bière occasionnel ou de fruits), il est recommandé d’avoir au moins recours, soit à un régime pauvre en glucides et riche en matières grasses de type Atkins, soit au régime IG : ils seront en tout cas plus bénéfiques pour le patient que l’alimentation dite « saine » prônée par les organismes officiels, qui limite la plupart des graisses.

Où en sont les études sur le régime cétogène ?

Des études sont actuellement en cours en Allemagne : l’étude KOLIBRI chez des femmes ayant eu un cancer du sein (référence de l’étude : NCT02092753) et une autre étude, ERGO 2, en cours à Francfort chez des patients atteints d’une tumeur cérébrale (référence de l’étude : NCT01754350). Mais il est urgent de mener des études cliniques sérieuses de plus grande ampleur, afin que ce mode d’alimentation puisse se faire admettre largement en cancérologie. Il y a donc de l’espoir.

Pour aller plus loin, le livre Le régime cétogène contre le cancer par le Pr Ulrike Kämmerer, le Dr Christina Schlatterer et le Dr Gerd Knoll (lire un extrait ICI  >>)


Avec l’aimable autorisation de LCHF Magazin für Gesundheit und ketogene Ernährung – N° 2/2014 - www.LCHF-Deutschland.de (© Tanja et Harry Bischof, Hoisdorf)

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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