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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:24

Au BHV, et ailleurs, mieux vaut éteindre son téléphone pour éviter d'être pisté

Après le centre commercial parisien des Quatre Temps, c'est au tour du BHV de géolocaliser ses clients.

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/au-bhv-et-ailleurs-mieux-vaut-eteindre-son-telephone-pour-eviter-d-etre-piste_1932857.html

Au BHV, et ailleurs, mieux vaut éteindre son téléphone pour éviter d'être pisté.
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 05:29

IMPACT DE L'EXPOSITION AUX CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES SUR LE SYSTÈME NEUROLOGIQUE

Les études (basées sur les électroencéphalogrammes et les potentiels évoqués) réalisées sur des cobayes humains exposés aux rayonnements des téléphones mobiles ont montré, dans la majorité des cas, une modification de l'activité cérébrale même à des niveaux d'exposition auxquels aucun effet n'est attendu.

La plupart de ces études sont basées sur des expositions à court terme, alors que les téléphones mobiles entraînent des expositions répétées du cerveau.

Les conséquences de ces modifications au niveau du comportement dépendent, entre autres, de la "charge mentale" de l'individu, c'est-à-dire de la complexité de la tâche que l'individu est en train d'accomplir.

Dans la plupart des expériences sur le comportement, des effets ont été observés après la fin de l'exposition aux hyperfréquences (les tests ont parfois été réalisés plusieurs jours après l'exposition).

Ceci laisse supposer des modifications persistantes du système nerveux.

Risque de neurinome acoustique

Le neurinome acoustique est une tumeur bénigne (non cancéreuse) du nerf auditif.

Selon de nombreuses études, l'utilisation d'un téléphone mobile (portable ou fixe sans fil) pendant 10 ans ou plus augmenterait le risque de développer un neurinome : téléphone portable : risque augmenté de 240 % si on utilise le téléphone toujours du même côté et de 30 % si on utilise le téléphone des 2 côtés . t

Téléphone fixe sans fil : risque augmenté de 310% lorsque le téléphone est utilisé toujours du même côté.

Ces tumeurs se développeraient dans une zone anatomique soumise à une exposition élevée aux ondes électromagnétiques, mais ne se révèleraient qu'après une période de latence de 10 ans au moins.

Risque de gliome Le gliome est une tumeur touchant certaines cellules du cerveau : les cellules gliales (voir image en 3D).

Selon de nombreuses études, l'utilisation d'un téléphone mobile pendant 10 ans ou plus augmenterait le risque de développer un gliome : téléphone portable : risque augmenté de 200% si on utilise le téléphone toujours du même côté et de 20% si on utilise le téléphone des 2 côtés. téléphone fixe sans fil : risque augmenté de 470% lorsqu'on l'utilise toujours du même côté et de 220% si on utilise le téléphone des 2 côtés.

IMPACT DE L'EXPOSITION AUX CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES SUR LE SYSTÈME NEUROLOGIQUE. Neurinome: risque augmenté de 240 % si on utilise le téléphone toujours du même côté.
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 05:24

Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur

Un jugement prononcé par le tribunal italien d’Ivrea (Nord), en date du 11 avril 2017 mais dont la sentence a été rendue publique jeudi 20 avril, vient de reconnaître une corrélation jugée indéniable entre la survenue d’un neurinome acoustique chez un homme âgé de 57 ans.

L’employeur de cette victime lui a imposée une utilisation frénétique de son portable évaluée à 3 et 4 heures par jour et de plus sur une longue durée : quinze années !

Cet homme recevra une indemnité de 500 euros par mois et à vie.

Trop grande fréquence d’appels sur portable, et sur une trop longue durée, aurait causé un neurinome de l’acoustique chez un employé.

La victime avait commencé à ressentir les symptômes de sa maladie en 2010 sous la forme d’une impression continuelle d’oreille bouchée avant que ne soit diagnostiqué un neurinome de l’acoustique (une tumeur nerveuse au sein de l’oreille).

En effet, la baisse d’audition est le signe révélateur du neurinome de l’acoustique le plus fréquemment observé.

Il s’agit d’une surdité de perception aussi appelée neurosensorielle attestant avec une très forte probabilité de l’atteinte de l’oreille interne ou en l’occurrence du nerf auditif, unilatérale, dont l’évolution est progressive.

Un certain nombre de neurinomes peuvent néanmoins se révéler par une surdité d’installation brutale.

Entre autres symptômes, nous pouvons évoquer des acouphènes liés à la surdité ou isolés et pour conclure des vertiges.

Même si la tumeur était bénigne, le cinquantenaire italien a du subir une exérèse chirurgicale pour sauver son ouïe précieuse

L’exérèse chirurgicale ou plus familièrement ablation du nerf acoustique est une étape salvatrice auquel le patient affecté par une tumeur au final bénigne n’a pu échapper cependant.

Il existe 3 types d’exérèse à relever : rétrosigmoïde, sus-pétreuse et trans-labyrinthique.

Le patient a subi la première : cette voie d’abord neuro-chirurgicale permet théoriquement de préserver l’audition, ce qui a été le cas, à la grande joie de cet homme.

L’expert nommé par le juge a jaugé son préjudice corporel à hauteur de 23% et condamné l’Institut national d’assurance contre les accidents du travail (INAIL) à lui verser une indemnité à vie de 500 euros par mois.

Serait-ce la preuve que le portable, tout comme les ondes ionisantes, est bel et bien lui-même un justiciable et également cancérogène ? A voir…

Si le procès a statué dans le sens du potentiel cancérigène du portable en excès, l’unanimité n’est pas reine sur un tel sujet

Un grand nombre d’études ont été menées au cours des deux dernières décennies pour déterminer si les téléphones portables représentent un risque potentiel pour la santé.

À ce jour, il n’a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l’origine d’un effet des plus nocifs en termes de santé.

La communication répandue par portable s’opère par transmission d’ondes radio grâce à un réseau d’antennes fixes (stations de base).

Les ondes de radiofréquence ou champs électromagnétiques, contrairement aux radiations ionisantes telles que les rayons X ou les rayons gamma, ne peuvent rompre les liaisons chimiques des molécules ni causer d’ionisation dans le corps humain.

Des conseils de prévention sont à retenir : l’utilisation de kits « mains libres » et l’exposition réduite.

Eric Françonnet 21 avril 2017.

Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur (neurinome).
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 11:42

La stimulation cérébrale profonde au faisceau de cerveau antérieur médian pour la dépression - résultats à long terme et une nouvelle stratégie d'analyse de données

Bettina H. Bewernick, MSc, PhD, Sarah Kayser, MD, MSc, Sabrina M. Gippert, MSc, Christina Switala, MSc, Volker A. Coenen, MD, Thomas E. Schlaepfer,

MD Thomas E. Schlaepfer

Publié en ligne: 08 février 2017

Contexte

La stimulation cérébrale profonde (DBS) de la branche super-latérale du faisceau du cerveau antérieur (slMFB) dans la dépression résistante au traitement (TRD) est associée à des effets antidépresseurs aigus.

Objectif

Les effets cliniques à long terme, y compris les changements dans la qualité de vie, les effets secondaires et la cognition, ainsi que les données à long terme couvrant quatre ans sont évalués.

Méthodes

Huit patients atteints de TRD ont été traités par DBS bilatéralement à la SLMFB.

La mesure de résultat primaire a été une réduction de 50% de l'Échelle de dépression de Montgomery-Åsberg (MADRS) (réponse) et de la rémission (MADRS

Les mesures secondaires étaient l'anxiété, le fonctionnement général, la qualité de vie, la sécurité et la cognition évaluées pendant 4 ans.

Les données sont rapportées comme une analyse ponctuelle conventionnelle et comme zone sous l'analyse de la chronologie de la courbe (AUC).

Résultats

Six des huit patients (75%) étaient répondeurs à 12 mois, quatre patients ont atteint une rémission.

Les résultats à long terme ont révélé un effet stable jusqu'à quatre ans.

L'efficacité des antidépresseurs a également été reflétée dans l'évaluation globale du fonctionnement.

L'effet secondaire principal était le strabisme à des courants de stimulation plus élevés.

Aucun changement de connaissance n'a été identifié.

L'analyse de l'ASC a révélé une réduction significative de la dépression chez 7/8 patients dans la plupart des mois.

Conclusions

Les résultats à long terme de slMFB-DBS suggèrent un effet antidépresseur aigu et soutenu;

L'analyse de la chronologie peut être une méthode alternative reflétant le gain global du patient tout au long de l'étude.

Le fait d'être capable d'induire un effet antidépresseur rapide et robuste, même dans un petit échantillon de patients TRD sans comorbidité psychiatrique importante, rend le slMFB une cible attrayante pour les études futures.

Points forts

•La stimulation cérébrale profonde (DBS) du faisceau antérieur du cerveau dans la dépression résistante au traitement a conduit à des effets antidépresseurs.

•Les effets antidépresseurs ont été rapides et maintenus jusqu'à quatre ans dans un petit échantillon.

•L'analyse de la chronologie pourrait réfléchir plus adéquatement au gain global du patient tout au long de l'étude que les analyses finales.

•La conception de l'étude (sélection d'extrémité, réponse, placebo, mesure de résultat) dans DBS pour la dépression résistante au traitement est discutée.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:40

Après la Suède et le Royaume-Uni, la Belgique reconnaît l'électro-sensibilité.

http://www.senaat.be/www/webdriver?MItabObj=pdf&MIcolObj=pdf&MInamObj=pdfid&MItypeObj=application%2Fpdf&MIvalObj=100663746

Après la Suède et le Royaume-Uni, la Belgique reconnaît l'électro-sensibilité.
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:17

Qu'il soit éteint, face cachée ou dans la poche, le smartphone occupe nos pensées, selon une nouvelle étude.

Un phénomène inconscient qui limite notre capacité de concentration.

Comment s’habiller ce matin ?

Un tapotement sur le téléphone et la météo confirme qu’il va pleuvoir.

Les smartphones nous simplifient la vie. Cependant, ces outils ne sont pas sans effets secondaires.

Aux effets néfastes sur l’endormissement se rajoutent des troubles de la concentration : le "brain drain" ou "drainage du cerveau", comme le théorise une nouvelle étude.

Selon des chercheurs de l’Université du Texas, le smartphone, même éteint ou en mode silencieux, nuit à notre capacité à la concentration.

"La seule présence de son smartphone peut occuper nos capacités cognitives, nous laissant moins de ressources disponibles pour les autres tâches", expliquent-ils dans une étude publiée le 23 juin 2017 dans le Journal of the Association for Consumer Research.

Plus le smartphone est visible, plus la concentration diminue Aujourd’hui, difficile d’imaginer la vie sans téléphone portable, encore plus pour les utilisateurs de smartphones.

Ils "interagissent avec leurs téléphones environ 85 fois par jour, parmi lesquelles immédiatement au réveil, juste avant de se coucher et même en plein milieu de la nuit", résument les scientifiques. 91% rapportent qu’ils ne quittent jamais la maison sans leur téléphone et 46% ne pourraient pas vivre sans.

Les chercheurs ont voulu se concentrer sur une situation peu étudiée, bien que commune :

"quand les smartphones ne sont pas utilisés mais simplement présents".

Ils ont fait passé des tests évaluant la concentration et les capacités cognitives de 800 utilisateurs de smartphones :

leurs téléphones étaient placés soit à portée de vue (la face de l'écran contre le bureau), à proximité (dans leur poche ou leur sac) ou dans une autre salle.

A la fin, 76% des participants a déclaré ne pas avoir pensé à son téléphone pendant la durée du test.

Pourtant, "nous avons remarqué que plus le smartphone devient visible, plus la capacité cognitive disponible des participants diminue", explique Adrian Ward, professeur à l'université du Texas et auteur principal de l'étude.

Les participants dont le téléphone était placé dans une autre pièce obtenaient de meilleurs résultats que les autres.

Ils faisaient mieux que ceux ayant leur téléphone dans leurs poches !

En fait, "vous ne pensez pas consciemment à votre téléphone", indique Adrian Ward, "mais le processus qui implique justement de ne pas penser à quelque chose utilise un peu de vos ressources cognitives.

Cela draine le cerveau".

Se déconnecter, une solution ?

Comme c'était prévisible, les participants se déclarant très accro à leur téléphone ont obtenu des résultats particulièrement mauvais.

Sauf dans une situation : quand leur téléphone était placé dans une autre pièce, leurs résultats étaient similaires à ceux des autres.

Se déconnecter pourrait donc être la solution, d'après les chercheurs. "Les discussions sur la "déconnexion" dans la culture populaire reflètent l'intérêt grandissant des gens, qui cherchent intentionnellement à réduire leurs interactions avec les appareils", expliquent-ils, qui préviennent aussi sur la présence des smartphones à l'école, bien que plus d'études soient nécessaires sur ce point.

"92% des jeunes adultes possèdent un smartphone, et comme beaucoup d'entre eux sont encore étudiants, les smartphones pourraient avoir des effets à long terme sur leurs fonctions cognitives".

Même éteints les smartphones drainent le cerveau.
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 23:53

Effet du rayonnement radiofréquence des appareils Wi-Fi sur la libération au mercure des restaurations d'amalgame.

Paknahad M et al.

CONTEXTE: L'amalgame dentaire est composé d'environ 50% de mercure élémentaire.

Malgré les préoccupations concernant la toxicité du mercure, l'amalgame est encore le matériau de restauration le plus utilisé.

´Le Wi-Fi utilise rapidement une technologie de réseau informatique sans fil locale.

À notre connaissance, il s'agit de la première étude qui évalue l'effet de l'exposition aux signaux Wi-Fi sur la libération de mercure des restaurations d'amalgames.

MÉTHODES:

Des cavités classiques de classe V ont été préparées sur les surfaces vestibulaires de 20 prémolaires humaines extraites non caries.

Les dents ont été réparties au hasard en 2 groupes (n = 10).

Le groupe témoin a été stocké dans un environnement non-environnement.

Les spécimens des groupes expérimentaux ont été exposés à un rayonnement radiofréquence émis par les appareils Wi Fi standards à 2,4 GHz pendant 20 min.

La distance entre le routeur Wi-Fi et les échantillons était de 30 cm et le routeur échangeait des données avec un ordinateur portable placé à 20 m du routeur.

La concentration de mercure dans la salive artificielle dans les groupes a été évaluée en utilisant un système d'analyse de mercure à absorption atomique à vapeur froide.

Le test t indépendant a été utilisé pour évaluer toute différence significative dans la libération de mercure entre les deux groupes.

RÉSULTATS:

La concentration moyenne (± DE) du mercure dans la salive artificielle des échantillons de dents exposées Wi-Fi était de 0,056 ± 0,025 mg / L, alors que ce n'était que de 0,026 ± 0,008 mg / L dans les échantillons témoins non exposés .

Cette différence était statistiquement significative (P = 0,009).

CONCLUSION:

L'exposition des patients avec des restaurations d'amalgame au rayonnement radiofréquence émis par les dispositifs Wi-Fi conventionnels peut augmenter la libération de mercure à partir des restaurations d'amalgame.

PMID 27418965 [PubMed] PMCID PMC4944481

Effet du rayonnement radiofréquence des appareils Wi-Fi sur la libération au mercure des restaurations d'amalgame.
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 12:16

Pr Belpomme : "L’électrosensibilité n’est pas une maladie psychiatrique"

Une batterie de tests suffirait à diagnostiquer une hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. Les résultats d’une étude menée par le Pr Belpomme viennent d’être publiés dans une revue scientifique. Il répond à nos questions.

Depuis plusieurs années, le Pr Dominique Belpomme, cancérologue à l’origine, s’intéresse au phénomène d’intolérance aux champs électromagnétiques (des téléphones portables, du wifi…) et à la sensibilité aux produits chimiques multiples, deux syndromes qui ont beaucoup de points communs.

Sa dernière étude, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Reviews on Environnemental Health, met en évidence des anomalies au niveau sanguin et urinaire. Le diagnostic est basé sur une batterie de tests. Un traitement peut être proposé. Les explications du Pr Belpomme.

Santé magazine : Peut-on aujourd’hui poser un diagnostic objectif d’électrosensibilité ?

Pr Belpomme : Oui, c’est ce que nous faisons actuellement avec les malades qui viennent nous voir en consultation. Je ne signe aucun certificat médical sans avoir connaissance des résultats de la batterie de tests que nous avons mis en place. L’examen clinique ne suffit pas. Nous faisons appel à des tests sanguins et urinaires et à l’échodoppler cérébral pulsé qui montrent des anomalies du flux sanguin au niveau du cerveau.

Ces tests sont proposés en routine au Canada et dans certaines parties des Etats-Unis. En France, ils ne sont pas possibles dans tous les laboratoires et surtout, pour l’échodoppler cérébral pulsé, nous ne disposons que d’une seule machine fonctionnelle et elle est située à Paris.

Les résultats que vous publiez permettent-ils de mieux comprendre le mécanisme de la maladie ?

Oui, il s’agit d’un phénomène inflammatoire qui siège dans le cerveau, une neuro-inflammation induite par les champs électromagnétiques. Ce n’est pas une maladie psychiatrique ou psychosomatique.

Cette neuro-inflammation libère différents facteurs, notamment de l’histamine augmentée dans 40 % des cas. Il y a en plus un mécanisme de stress oxydant identifié grâce à un marqueur biologique, la nitrotyrosine élevée dans 28 % des cas. Mais le phénomène est sans doute encore plus complexe avec d’autres marqueurs possibles.

Quels sont les espoirs de traitement pour les patients ?

Grâce à l’identification de ces marqueurs, nous avons pu mettre en place un traitement, à base d’anti-histaminiques de type H1 chez les personnes qui ont une histamine augmentée et d’antioxydants lorsque le nitrotyrosine est trop élevée. Pour la revascularisation du cerveau, nous faisons appel au ginkgo biloba et à la papaye fermentée.

On ne peut pas parler de guérison, mais ces traitements permettent de diminuer l’intensité des symptômes. Six à sept fois sur dix, il y a une nette amélioration avec une reprise du travail possible. Les personnes électrosensibles restent néanmoins très vulnérables aux champs électromagnétiques et doivent les éviter le plus possible.

Les malades sont-ils aujourd’hui pris au sérieux par le corps médical ?

Oui, Aujourd’hui, 30 % des malades nous sont adressés par des médecins, y compris des psychiatres. Le corps médical commence à bouger. Nous avons une liste d’environ mille médecins qui nous ont adressé ou ont pris en charge des patients et ils remplissent eux-mêmes les demandes de reconnaissance du handicap.

À lire : le prochain livre du Pr Belpomme, Comment naissent les maladies et que faire pour les éviter ?, sortira en mars 2016 aux éditions Les liens qui libèrent.

Source : Reviews on Environnemental Health,

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:17

Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur

Eric Françonnet 21 avril 2017

Un jugement prononcé par le tribunal italien d’Ivrea (Nord), en date du 11 avril 2017 mais dont la sentence a été rendue publique jeudi 20 avril, vient de reconnaître une corrélation jugée indéniable entre la survenue d’un neurinome acoustique chez un homme âgé de 57 ans.

L’employeur de cette victime lui a imposée une utilisation frénétique de son portable évaluée à 3 et 4 heures par jour et de plus sur une longue durée : quinze années !

Cet homme recevra une indemnité de 500 euros par mois et à vie.

Le portable voit son image dévalorisée en raison de sa dangerosité.

Trop de fréquence d’appels sur portable et sur une trop longue durée aurait causé un neurinome de l’acoustique à un employé

La victime avait commencé à ressentir les symptômes de sa maladie en 2010 sous la forme d’une impression continuelle d’oreille bouchée avant que ne soit diagnostiqué un neurinome de l’acoustique (une tumeur au sein de l’oreille).

En effet, la baisse d’audition est le signe révélateur du neurinome de l’acoustique le plus fréquemment observé.

Il s’agit d’une surdité de perception aussi appelée neurosensorielle attestant avec une très forte probabilité de l’atteinte de l’oreille interne ou en l’occurrence du nerf auditif, unilatérale, dont l’évolution est progressive.

Un certain nombre de neurinomes peuvent néanmoins se révéler par une surdité d’installation brutale.

Entre autres symptômes, nous pouvons évoquer des acouphènes liés à la surdité ou isolés et pour conclure des vertiges.

Même si la tumeur était bénigne, le cinquantenaire italien a du subir une exérèse chirurgicale pour sauver son ouïe précieuse

L’exérèse chirurgicale ou plus familièrement ablation du nerf acoustique est une étape salvatrice auquel le patient affecté par une tumeur au final bénigne n’a pu échapper cependant.

Il existe 3 types d’exérèse à relever : rétrosigmoïde, sus-pétreuse et trans-labyrinthique.

Le patient a subi la première : cette voie d’abord neuro-chirurgicale permet théoriquement de préserver l’audition, ce qui a été le cas, à la grande joie de cet homme.

L’expert nommé par le juge a jaugé son préjudice corporel à hauteur de 23% et condamné l’Institut national d’assurance contre les accidents du travail (INAIL) à lui verser une indemnité à vie de 500 euros par mois.

Serait-ce la preuve que le portable, tout comme les ondes ionisantes, est bel et bien lui-même un justiciable et également cancérogène ? A voir…

Si le procès a statué dans le sens du potentiel cancérigène du portable en excès, l’unanimité n’est pas reine sur un tel sujet

Un grand nombre d’études ont été menées au cours des deux dernières décennies pour déterminer si les téléphones portables représentent un risque potentiel pour la santé.

À ce jour, il n’a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l’origine d’un effet des plus nocifs en termes de santé.

La communication répandue par portable s’opère par transmission d’ondes radio grâce à un réseau d’antennes fixes (stations de base).

Les ondes de radiofréquence ou champs électromagnétiques, contrairement aux radiations ionisantes telles que les rayons X ou les rayons gamma, ne peuvent rompre les liaisons chimiques des molécules ni causer d’ionisation dans le corps humain.

Des conseils de prévention sont à retenir : l’utilisation de kits « mains libres » et l’exposition réduite.

Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur.
Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur.
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 22:33

L'addiction aux écrans, maladie grave chez les enfants de 0 à 4 ans

Jean-Yves Nau — 06.06.2017 -

Des professionnels de la petite enfance lancent un cri d’alarme: avant 6 ans, la surexposition aux écrans nuirait gravement au développement cérébral.

Un lien avec des formes d'autisme pourrait être établi.

Pour l'heure, le ministère de la Santé se tait.

Une alerte sanitaire d’un nouveau type vient d’être lancée en France.

Elle concerne l’impact d’une surexposition aux écrans sur le développement cérébral des jeunes enfants.

Cette alerte sans précédent emprunte aujourd’hui des chemins de communication en périphérie des institutions officielles.

Ce fut tout d’abord une remarquable vidéo réalisée par le Dr Anne-Lise Ducanda, médecin de la Protection maternelle et infantile du département l’Essonne:

«Les écrans un danger pour les enfants de 0 à 4 ans».

Vingt-et-une minutes durant lesquelles le Dr Ducanda lance, calmement, pédagogiquement, une alerte essentielle. Une vidéo à partager, à diffuser, dans laquelle cette spécialiste fait part de son expérience et fait le lien avec les «troubles du spectre autistique» et les «troubles envahissant du développement».

Le Dr Ducanda s’est expliquée, mi-mai, dans les colonnes du Figaro.

«En 2003, 35 enfants en difficulté m’étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l’Essonne.

Depuis un an et demi, on m’en a déjà signalé 210 en grande difficulté.

Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas.

À force d’en voir, j’ai fini par faire le lien avec leur consommation d’écrans.

Et je ne parle pas d’enfants qui regardent la télévision une heure par jour!

La plupart de ceux qui me sont adressés passent au moins six heures par jour devant des écrans.

Les troubles sont plus graves qu’il y a quinze ans et disparaissent dans la majorité des cas quand les parents arrivent à “déconnecter” leurs enfants.»

« L’écran, c’est la tétine d’aujourd’hui. Pourquoi les parents se passeraient des écrans pour “calmer” leur enfant alors que personne ne les a mis en garde?

Ils sont rassurés, car leurs enfants ne regardent que des programmes qui leur sont destinés ou des petites applications dites “éducatives” pour apprendre les couleurs ou l’anglais.

Ils s’émerveillent de leur habileté et pensent que plus tôt on initie les bébés aux outils numériques, mieux ils seront armés pour le futur.»

Dans leur bulle

Dans le même temps plusieurs professionnels de la petite enfance contactaient le Dr Ducanda pour évoquer leurs propres observations et inquiétudes. Comme l’orthophoniste Carole Vanhoutte (Villejuif), cofondatrice de l’association Joue, pense, parle:

«Depuis quelques années, je vois des enfants dès l’âge de 3 ans avec moins d’une dizaine de mots à leur vocabulaire. Récemment, il y a eu un nouveau glissement avec l’arrivée de petits dès l’âge de 2 ans et demi qui ne sont pas du tout dans la communication.

Ils se comportent comme des enfants un peu “sauvages”, dans leur bulle, comme s’ils n’avaient pas eu l’habitude d’être en relation avec une autre personne.»

Puis il y a quelques jours, un collectif de professionnels de la petite enfance (médecins pédiatres, pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes) lançais un cri d’alarme dans les colonnes du Monde:

La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique.

«S’inquiéter de ce phénomène, alerter les parents et les pouvoirs publics?

Mais bien évidemment, a déclaré à Slate.fr le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions.

Nous savons que plus les premiers usages ou abus sont précoces plus les risques de dépendances sont au rendez-vous, qu’il s’agisse de l'alcool, du cannabis ou de la fréquentation des travailleuses du sexe…

D'autre part, la neuro-excitation incessante produite par ses écrans ne peut que “plisser” les cerveaux de façon durable.

Enfin, les écrans à la place des parents ou de la nounou ne peuvent que limiter le développement, l'apprentissage de l'altérité.

Il en va de même pour l'endormissement avec les mêmes films revus mille et une fois.

Comment développer une pensée libre quand elle est toujours occupée?

Le trop plein d’écrans chez les tout-petits façonnent un nouveau cerveau humain; un cerveau certes hyperconnecté mais un cerveau déshumanisé.»

Une salve de critiques

Le même phénomène est observé dans tous les autres pays et des campagnes de prévention commencent à se mettre en place.

En Allemagne, elles ont lieu dans les crèches pour inciter les parents à regarder leur bébé; à Taïwan, des amendes de 1.400 euros peuvent être imposées à un parent qui laisse son enfant de moins de 2 ans devant les écrans.

Pour l’heure, en dépit de l’ampleur des enjeux, les pouvoirs publics français n’ont étrangement pas réagi à la mobilisation des professionnels.

Seule la corrélation établie par le Dr Ducanda entre une surexposition précoce aux écrans et les «troubles du spectre autistique» a suscité des réactions vives et critiques de la part de certains scientifiques.

«Ces constats n’ont pas la même valeur que des études épidémiologiques.

Ce médecin de PMI est en contact avec une fraction de la population qui n’est pas forcément représentative et en tire des conclusions générales, a déclaré au Figaro Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS au sein du laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistiques.

Il ne faut pas oublier qu’une très forte exposition aux écrans est corrélée au niveau socio-économique des familles.

Il faut aussi prendre en compte les conditions de vie, la manière dont parents et enfants interagissent.

Quel est l’impact spécifique des écrans sur le développement?

C’est une question à laquelle il n’est pas si facile de répondre.»

Silence politique Certes, mais qui y répondra?

Pour leur part, le Dr Ducanda et ses confrères souhaitent le lancement de nouvelles études scientifiques qui pourraient valider sa piste d’un lien entre l’augmentation du nombre d’enfants diagnostiqués victimes de troubles du spectre autistique et l’omniprésence des écrans.

Dans l’attente, ils dénoncent la position de la vénérable Académie des sciences.

Dans un avis remis en 2013 au gouvernement, cette dernière vantait les mérites des écrans sur le développement sans s’inquiéter outre mesure des risques d’une surexposition précoce.

Quatre ans plus tard le gouvernement a changé.

Le Dr Ducanda et les professionnels inquiets estiment qu’il y a désormais urgence.

Selon eux, des campagnes nationales doivent être menées –en se préservant des conflits d’intérêts avec l’industrie du numérique et de l’audiovisuel.

On comprendrait mal qu’en écho aux priorités du président Macron sur la prévention Agnès Buzyn, nouvelle ministre des Solidarités et la Santé ne fasse pas de ce sujet une ardente priorité.

Jean-Yves NauJean-Yves Nau

Journaliste

L'addiction aux écrans, maladie grave chez les enfants de 0 à 4 ans.
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