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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:31

Avril Lavigne s'est sentie «mourir» de la maladie de Lyme

La chanteuse dit se sentir mieux, après une longue absence qui avait fait émerger toutes sortes de rumeurs sur son état de santé...

Avril Lavigne s'est sentie «mourir».

La chanteuse canadienne, qui n'est pas apparue en public depuis plusieurs mois, a révélé avoir été alitée pendant cinq mois à cause de la maladie de Lyme. La star de la chanson, âgée de 30 ans, dit se sentir mieux, après une longue absence qui avait fait émerger toutes sortes de rumeurs sur son état de santé.

En décembre, le compte Twitter d'un groupe de fans avait dévoilé un échange avec la chanteuse, qui faisait état pour la première fois de ses problèmes de santé: «J'avais l'impression que je ne pouvais plus respirer, je ne pouvais plus parler ni bouger». «Je pensais que j'étais en train de mourir», a-t-elle confié mardi au magazine People.

La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse due à une bactérie transmise par les piqûres de tiques.

Difficile à diagnostiquer et mal recensée, elle peut avoir de graves conséquences si elle n'est pas traitée à temps, provoquant des troubles invalidants et douloureux, notamment neurologiques, articulaires et musculaires, comme des méningites ou des paralysies faciales.

«Il y avait des fois où je ne me douchais plus pendant une semaine entière car je ne pouvais plus me tenir debout», a encore raconté la jeune femme.

Elle dit aujourd'hui se sentir mieux, et estime être «à 80%» de ses capacités.

M.C. avec AFP

Avril Lavigne s'est sentie «mourir» de la maladie de Lyme.
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 12:19

Janine Guespin-Michel Les bactéries, leur monde et nous - Vers une biologie intégrative et dynamique

+ Extrait du Caméléon Medical du Dr Cécile Jadin.

Livre: Janine Guespin-Michel Les bactéries, leur monde et nous - Vers une biologie intégrative et dynamique.
Livre: Janine Guespin-Michel Les bactéries, leur monde et nous - Vers une biologie intégrative et dynamique.
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:37

Directives pour la détection des Rickettsies.

Portillo A, et al. Vector Borne Zoonotic Dis. 2017.

Le genre Rickettsia (Rickettsiales: Rickettsiaceae) comprend des bactéries coccobacilles Gram-négatives, petites, obligatoires intracellulaires, non molles, pleomorphes transmises par les arthropodes.

Certains d'entre eux causent des maladies humaines et probablement aussi animales (menace pour la vie chez certains patients).

Dans ces directives, nous fournissons des conseils sur la pratique clinique (microscopie, sérologie, outils moléculaires et culture) pour l'étude microbiologique de ces micro-organismes dans des échantillons cliniques.

Puisque dans notre environnement les rickettsioses sont principalement transmises par les tiques, des informations pratiques pour l'identification de ces arthropodes et pour l'étude des infections à Rickettsia chez les tiques ont également été ajoutées.

PMID 28055574

Recherche des Rickettsies dans les tiques et autres vecteurs :

http://online.liebertpub.com/doi/suppl/10.1089/vbz.2016.1966/suppl_file/Supp_Data.pdf

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:25

L'ancienne gérante d’un laboratoire d’analyses médicales, le Dr Schaller, a été condamnée à neuf mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Colmar pour avoir pratiqué des dépistages non conformes de la maladie de Lyme.

En quoi consiste réellement le diagnostic ? .

Long et délicat, le processus de dépistage de la maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) s'apparente souvent au parcours du combattant pour les patients.

La maladie est transmise par la morsure d'une tique, elle-même infectée par une bactérie de type Borrelia.

Le premier des constats à établir après une morsure est un examen clinique.

Un érythème migrant est en effet susceptible d'apparaître au niveau de la morsure et son développement est à surveiller pendant plusieurs jours.

Un traitement antibiotique est éventuellement prescrit en premier recours, mais les tests sanguins sont alors inutiles.

Il est toutefois fréquent que les patients ne remarquent pas la rougeur ou n'y voient pas un motif de consultation médicale.

Maux de tête, douleurs musculaires...

C'est lorsque les premiers symptomes de la maladie se font ressentir (maux de tête, douleurs musculaires ou articulaires, forte fatigue, paralysie partielle, éruptions cutanées, complications cardiaques...), et si le premier diagnostic n'a pas été effectué, que le patient pousse généralement la porte de son médecin.

Une anamnèse peut alors permettre de recroiser les données et donner lieu à des examens plus poussés, tel qu'un électrocardiogramme et un examen neurologique.

Des sérologies sont éventuellement effectuées pour vérifier et quantifier la présence d'anticorps spécifiques.

D'abors un test IFI (Immuno-Fluorescence Indirecte) ou Elisa, effectué sur un prélèvement sanguin ou un échantillon de liquide céphalo-rachidien.

Ils peuvent être éventuellement suivis d’une seconde sérologie plus pointue : le test de Western Blot, en cas de doute sur le diagnostic ou de résultat positif.

Il sert à analyser la qualité des anticorps en action dans l'organisme, et à affiner le traitement à mettre en place, qui sera notamment composé d'antibiotiques.

Plan national

Le diagnostic étant difficile à mettre en place et les symptomes de la maladie tellement variés, les experts s'accordent sur le fait que les méthodes actuelles ne sont pas fiables et que la souffrance des patients n'est pas prise en compte à sa juste valeur.

Fin septembre, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a donc présenté un "plan national" visant à améliorer la prise en charge de la maladie de Lyme.

Elle propose notamment le développement de nouveaux tests de diagnostic, reconnaissant que les malades sont confrontés à un "sentiment d'abandon" et à "l'errance thérapeutique".

http://www.lci.fr/sante/test-de-la-maladie-de-lyme-peine-confirmee-pour-la-biologiste-viviane-schaller-2017717.html 16 déc 2016 17:19Loreleï Boquet-Vautor

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 10:51

Neuro-borreliose (maladie de Lyme) site du Pr Friedrich W. Schardt.

Notre but est de donner suite à des informations sur les Borrellioses , qui, selon les dernières découvertes peut se déplacer activement à travers les tissus du corps.

Dans sa propagation dans tout le corps, ils ne connaissent pas obstacle. Même la barrière barrière hémato-encéphalique, peut facilement être surmontée et les germes pénètrent de cette manière dans le système nerveux central.

Sur la base des connaissances les plus récentes de la génétique, la Borrelia est l'une des bactéries les plus complexes connues par la science aujourd'hui.

La Borrelia possède 21 plasmides qui peuvent s'activer à tout moment lui permettant de s'adapter à l'adversité du moment. (par exemple, le froid et la sécheresse).

Pour plus d'informations sur ce pathogène et son traitement, des recommandations peuvent être trouvées sur ces pages.

votre Prof. Dr. Friedrich W. Schardt

http://m.neuroborreliose.net/index.html#

En Allemand

Commentaire pratique concernant la SLA

"Simple information . Ceci pour sujet de réflexion uniquement . Ce n'est pas une prescription".

"ma position pour la SLA est établie depuis mes échanges avec le prof. Fritz Schardt neurologue de wurzburg qui a proposé des traitements antibiotiques alternés en cas de neurolyme

:neuroborreliose.net

sa biblio est traduite en Anglais

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:27

Un nouveau mécanisme permettant de diminuer la résistance aux antituberculeux vient d’être identifié par des chercheurs lillois.

En parallèle, un documentaire inédit sur l'histoire du BCG vient d'être réalisé.

Des scientifiques français viennent de publier dans la revue Science des travaux inversant la résistance développée par des souches bactériennes à un antituberculeux.

Paru le 17 mars 2017, le travail des chercheurs lillois (Inserm, Université de Lille, Institut Pasteur de Lille, CNRS) s’est penché sur la résistance à l’éthionamide, un antibiotique utilisé pour traiter la tuberculose.

Les scientifiques sont de fait parvenus à agir sur ce mécanisme de résistance pour l’inverser.

"Nous avons créé un prototype de molécule. SMARt-420, capable de resensibiliser les bactéries résistantes à cet antibiotique", expliquent le Dr Alain Baulard, directeur de recherche au Centre d’Infection et d’Immunité de Lille et le Pr Nicolas Willand.

Menés chez l’animal, lez travaux ont ainsi permis de traiter de manière efficace des souris infectées par des bacilles qui étaient devenus insensibles à l’éthionamide seul.

Une bonne nouvelle qui ouvre une nouvelle voie dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques.

A quelques jours de la 2ejournée mondiale de la tuberculose (24 mars 2017), l’Organisation Mondiale de la Santé rappelle que 480.000 nouveaux cas de tuberculose multirésistante ont été observés en 2015.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:14

Climat : février 2017 très chaud

Températures en février 2017, depuis trois mois et depuis un an.

Écart à la moyenne calculée sur 1951/1980. Nasa GISS.

La température planétaire moyenne de février 2017 pointe au deuxième rang des plus chaudes depuis le début des relevés thermométriques.

Avec 1,10°C de plus que la moyenne climatologique calculée sur la période 1951/1980. Seul le mois de février 2016, marqué par un fort El Niño dans le Pacifique tropical, le dépasse.

Cette persistance de températures élevées hisse l’indicateur de température moyenne bien au dessus du niveau atteint dans les années 2000.

Changer de référence climatologique

Il est donc intéressant de quitter la référence climatologique des années 1951/1980 pour comparer les températures actuelles avec celles de la fin du 19ème siècle, car elles sont similaires à celles d’avant la Révolution industrielle et le début des émissions massives de CO2.

Et surtout constitue la base de calcul des objectifs fixés par les dernières Conférences des Parties de la Convention Climat de l’ONU : ne pas dépasser les 2°C de plus que cette référence séculaire, et même, ajoutait l’Accord de Paris en 2015, se rapprocher le plus possible des 1,5°C.

Pour visualiser la situation actuelle vis à vis de cet objectif, il convient donc d’observer la courbe qui suit :

Courbe de la température moyenne de la planète avec les années 1880/1920 en référence. Nasa GISS.

Sur l’ensemble de l’année 2016, cet indicateur dépasse de 1,25°C la température des années 1880/1920.

En raison de l’inertie du système climatique terrestre et de l’effet refroidissant d’environ 0,3°C provoqué par nos émissions de particules fines réfléchissant l’énergie solaire (un effet temporaire si les émissions s’arrêtent), il convient d’acter que l’objectif le plus ambitieux de la COP-21 n’est pas tenable.

Les 1,5°C seront inéluctablement dépassés, même si nous arrêtions immédiatement toute émission de gaz à effet de serre.

Les promesses des Etats présentées en décembre 2015 à Paris ne permettent d’ailleurs pas de respecter les 2°C, même si elles étaient toutes tenues.

Et l’on sait que les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de tourner le dos à cet Accord, de facto sinon de jure.

Les commentateurs ou acteurs qui ont fait de cet Accord une « prophétie auto-réalisatrice » ont probablement pris leurs désirs pour une réalité.

Ce graphique démontre également que la rengaine climato-sceptique d’un climat qui aurait brusquement cessé d’évoluer en 1998 n’est qu’un grossier mensonge.

Les climatologues américains (Nasa, GISS, Université Columbia de New York) ont ajouté aux températures indiquées mois par mois en bleu et dont les moyennes annuelles calendaires sont indiquées par des carrés noirs, deux courbes intéressantes.

En rouge, les températures sont lissées sur 123 mois, donc 11 années, ce qui permet d’éliminer les effets climatiques des oscillations océaniques, ainsi que tout effet éventuel du cycle d’activité du Soleil, bien connu des astrophysiciens, d’environ 11 ans.

Or, cette courbe lissée est quasi la même que celle qui ressort d’un calcul effectué sur toutes les années depuis 1970, et donne une ligne quasi droite.

Et fait irrésistiblement penser à d’autres courbes, celles des émissions de gaz à effet de serre dominées aujourd’hui par les émissions de CO2 dues au charbon : Emissions de CO2 mondiales, par source (Wikipédia).

Emissions dont la conséquence sur l’intensification de l’effet de serre se mesure à l’aide de la courbe suivante, qui montre l’évolution de la teneur en CO2 au sommet du Mauna Loa, un volcan éteint de l’île d’Hawaï : Teneurs en CO2 au sommet du Mauna Loa (Hawaï) depuis 1958 (Scripps).

Toujours pas de Niña en vue L’année 2017 va t-elle rester sur cette lancée ?

Souvent, mais pas systématiquement, la température moyenne de la planète chute lorsqu’une Niña succède à un fort Niño.

Le Pacifique tropical est aujourd’hui en situation neutre, et pourrait le rester jusqu’au moins l’été, indiquent les prévisions des océanographes.

Les cartes ci-dessus montrent qu’en janvier et février 2016 un très gros El Niño sur le Pacifique tropical – visible avec l’ovale rouge très allongé qui recouvre cette partie de l’océan – contribuait fortement au record planétaire.

Mais ce n’est plus le cas en 2017, avec un océan Pacifique revenu à sa moyenne. Températures en janvier et février 2017, 2016 et 2015.

Ecart à la moyenne calculée sur 1951 1980. Nasa GISS.

http://huet.blog.lemonde.fr/2017/03/18/climat-fevrier-2017-tres-chaud/

Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:04

PNDS Lyme et MVT

En décembre 2014, le Haut Conseil de la Santé Publique a publié un rapport sur la borreliose de Lyme, explicitant clairement la polémique qui oppose deux écoles dans la prise en charge des maladies vectorielles à tiques (MVT) au stade chronique, à savoir :

d’une part l’IDSA (Infectious Diseases Society of America) dont les thèses sont reprises en France par la Société Française de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) et la conférence de consensus de 2006,

et d’autre part l’ILADS (International Lyme And Associated Diseases Society) dont les thèses sont reprises en France en particulier par la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT).

Les malades sont pris en otage par cette controverse qui n’est toujours pas clarifiée à ce jour.

Entre décembre 2014 et juin 2016, environ 55 questions sur la maladie de Lyme ont été régulièrement posées par des Parlementaires à la Ministre de la Santé, des parlementaires régulièrement sollicités par des malades en errance médicale.

Suite à la publication du rapport du HCSP sur la borreliose de Lyme en décembre 2014, aucune recommandation préconisée par ce rapport (en particulier sur la recherche) n’a été mise en œuvre par le Gouvernement.

Une seule recommandation du rapport du HCSP a cependant été mise en œuvre, non pas par le gouvernement, mais par les associations de malades : « Les associations de patients sont ainsi devenues des acteurs « incontournables » des politiques de prévention et de soins.

On ne voit pas pourquoi les associations de malades pour la lutte contre les maladies à tiques feraient exception à la règle, à condition, bien sûr, que ces associations acceptent de se professionnaliser et de coopérer avec les instances consultatives dans le cadre de règles définies

» Ainsi, en septembre 2015, trois associations, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, se sont fédérées pour créer la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), et en janvier 2016, la FFMVT s’est dotée d’un conseil scientifique.

En juin 2016, quatre associations (France Lyme, Lympact, Le Relais de Lyme et Lyme sans Frontières) ont été convoquées au Ministère pour aborder le sujet de la prévention, sur la base du rapport du HCSP de 2010 sur la prévention de la maladie de Lyme (Mieux connaître la borréliose de Lyme pour mieux la prévenir).

Voici un extrait de notre compte rendu : « Nous regrettons qu’il ne soit pas fait référence, dans le plan d’action national à venir, au rapport du HCSP de 2014 qui élargissait le débat sur la maladie de Lyme aux co-infections, volontairement ignorées, à tort, dans la conférence de consensus de 2006.

Nous demandons au Ministère d’y intégrer la mise en œuvre des recommandations du rapport du HCSP de 2014, ainsi que l’élaboration de nouvelles recommandations dans la prise en charge thérapeutique du syndrome polymorphe persistant post-piqûre de tique (SPPT dans la dénomination du rapport de 2014).

» En juillet 2016, dans « l’Obs », plus de 100 médecins lancent un appel d’urgence au Gouvernement face au scandale sanitaire qui s’annonce avec la maladie de Lyme.

En juillet 2016, la société française de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) présente sa contre argumentation sur les maladies vectorielles transmises par les tiques en se centrant uniquement sur l’agent pathogène borrelia, dans la logique de la conférence de consensus de 2006 défendue par la SPILF et qui mettait délibérément de côté la problématique des coinfections (pourtant reconnue par de nombreux infectiologues).

La SPILF admet néanmoins qu’il serait peut être utile de mettre en œuvre les recommandations du rapport du HCSP de décembre 2014 :

« En écho aux recommandations du HCSP, la SPILF soutient et s’implique dans les projets de recherche visant à identifier un groupe de patients présentant des signes cliniques persistant après morsure de tique afin de rechercher chez eux d’autres agents pathogènes éventuellement transmis par les tiques (autres espèces de Borrelia ou infections par Bartonella, Anaplasma etc.,) et faire bénéficier à ces patients de bilans exhaustifs standardisés pour envisager tous les diagnostics différentiels ».

Rappelons que le Plan Lyme fait état de la présence d’au moins 57 agents infectieux retrouvés dans une tique, sans que l’on sache s’ils sont tous pathogènes ou non.

Au terme de son communiqué, malgré la reconnaissance de la problématique des coinfections, la SPILF considère cependant qu’il n’est pas justifié de réviser la conférence de consensus de 2006.

Le 29 septembre 2016, le gouvernement présente enfin aux associations un projet de Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques.

La FFMVT a rendu ses propres propositions.

En janvier 2017 s’est tenu, en présence des quatre associations précédentes et du Droit de Guérir, le premier comité de pilotage du protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) Lyme et MVT qui devrait être publié en juillet.

Ce PNDS doit être piloté conjointement par la HAS et la SPILF (c’est-à-dire par une société savante opposée à la révision du consensus de 2006).

L’objectif d’un PNDS est « d’expliciter aux professionnels concernés la prise en charge diagnostique et thérapeutique optimale actuelle et le parcours de soins d’un patient atteint d’une maladie rare donnée. Il a pour but d’optimiser et d’harmoniser la prise en charge et le suivi de la maladie sur l’ensemble du territoire ».

A cet effet, un groupe de travail multidisciplinaire doit être constitué. Il est constitué de 21 professionnels de santé et de trois représentants d’association d’usagers.

Les discussions autour du stade primaire de la maladie de Lyme ne poseront pas de problèmes puisqu’il y a un consensus sur la démarche thérapeutique, même si cette démarche est loin d’être connue par la plupart des médecins :

cela nécessitera une information claire et une formation approfondie des médecins autour de sujets en pleine mutation qu’ils maîtrisent mal.

Le problème principal concernera la prise en charge des formes tardives des maladies vectorielles à tiques et du SPPT (syndrome polymorphe persistant après piqûre de tiques). France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, attendent de ce PNDS un dialogue ouvert et un véritable débat dans le respect d’une procédure contradictoire entre les tenants du consensus de 2006 (la SPILF) et la position de la FFMVT (qui s’inscrit dans le courant de l’ILADS).

Pour ce faire, afin d’avoir une représentation équilibrée entre les deux écoles de pensée, et afin qu’aucun conflit d’intérêt intellectuel ne puisse être évoqué, une liste d’experts appartenant à la FFMVT et à son conseil scientifique a été proposée pour porter les positions de l’ILADS.

La première réunion de ce groupe de travail est prévue le 21 mars 2017.

La composition exacte du groupe de travail ne sera pas connue avant cette date.

Comme l’ILADS tient son congrès annuel à Paris les 19 et 20 mai 2017, conformément à la procédure de consultation/participation prévue par l’HAS dans son guide méthodologique, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme ont demandé à l’HAS de tenir une réunion restreinte sur ce week end entre 2 ou 3 représentants de la SPILF et deux ou trois médecins de l’ILADS (en particulier un allemand et un américain), en présence du Pr Perronne, et du chef de projet du PNDS, le Pr Salomon.

Dans l’intérêt des malades, et pour une réelle prise en charge des maladies vectorielles à tiques et du SPPT, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, appellent tous les acteurs de ce groupe de travail à faire preuve d’ouverture pour avancer vers un nouveau consensus.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 23:17

Nouvelles recommandations sur H Pylori Pr Christian Perronne

07 mars 2017

Le blog du Pr Christian Perronne – Infectiologue

Le Groupe d’Etude Français des Helicobacter (GEPH) met en ligne ses nouvelles recommandations sur le traitement de l’infection à Helicobacter pylori (Hp).

« On peut traiter d’emblée Hp sans fibroscopie préalable », souligne le Pr Perronne.

Ceci après avoir réalisé un test à l’urée C13 ou une sérologie Hp.

Les recommandations laissent le choix entre deux quadrithérapies, l’une comportant un comprimé contenant du bismuth (Pylera®Aptalis), l’autre associant quatre médicaments isolés, dont l’amoxicilline. « En cas d’allergie à la pénicilline, seule l’association contenant du Pylera® est donc recommandée », note le Pr Perronne.

La durée du traitement est de 10 jours avec la quadrithérapie bismuthée, et de 14 jours avec la quadrithérapie non bismuthée.

La posologie du Pylera® est de trois gélules quatre fois par jour, matin midi et soir, et avant le coucher avec un grand verre d’eau. « Un IPP doit toujours être associé au Pylera® » rappelle le Pr Perronne, en suggérant l’oméprazole 20 mg matin et soir. « Le Pylera® est contre-indiqué chez les femmes enceintes, les enfants de moins de 12 ans, et les insuffisants hépatiques et rénaux », indique-t-il par ailleurs.

S’agissant de la quadrithérapie non bismuthée, elle associe l’amoxicilline (1g matin et soir), le métronidazole (500 mg matin et soir), la clarithromycine (500 mg matin et soir), et un IPP, ésoméprazole (40 mg matin et soir) ou rabéprazole (20 mg matin et soir). Après traitement, l’éradication d’Hp doit être contrôlée par un test à l’urée marqué au C13.

Ce test détecte l’activité de l’uréase de Hp. Il doit être réalisé après au moins un mois sans antibiotique, et deux semaines sans IPP.

Le Pr Perronne rappelle que la prescription du test suppose deux ordonnances, l’une destinée à la pharmacie, l’autre au laboratoire, mentionnant « le recueil et l’analyse de l’air expiré ».

Si le test est négatif, Hp est à priori éradiqué. « Cette éradication est dans notre pays, habituellement définitive, les recontaminations étant exceptionnelles », indiquent les recommandations.

Si le test est positif, il faut refaire une cure avec la quadrithérapie qui n’a pas encore été employée – sauf cas d’allergie à la pénicilline. Après ce second traitement, on refait un test à l’urée.

Et c’est seulement si le test reste positif après deux lignes de traitement (ou une seule ligne par Pylera® en cas d’allergie à la pénicilline), que l’on s’oriente vers la fibroscopie gastro-duodénale, avec biopsie, isolement et mise en culture de Hp, et réalisation d’un antibiogramme qui permettra d’adapter le traitement en fonction d’éventuelles résistances.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:08

Une étude américaine, publiée en 2015 dans la revue Arthritis and Rheumatology, a vérifié si la fibromyalgie était plus fréquente chez les personnes ayant contracté la maladie de Lyme.

Des études précédentes, menées de 1990 à 1993, avaient suggéré cette possibilité, mais elles avaient été menées avant l'arrivée des tests diagnostiques actuels pour la maladie de Lyme. Gary P. Wormser, du New York Medical College, et ses collègues ont mené cette étude avec 200 personnes qui s'étaient présentées, entre 1991 et 2000, dans une clinique médicale avec un érythème migrant caractéristique de la maladie de Lyme, chez qui la maladie a été confirmée par des tests de laboratoire et qui ont été traitées par antibiotique.

Elles ont été suivies à long terme, une fois par année.

Entre 2011 et 2013, les 100 personnes qui participaient toujours à l'étude ont été évaluées pour la fibromyalgie en utilisant les anciens critères diagnostiques (1990) qui incluent les 18 points sensibles à la pression ainsi que les nouveaux critères (2010-2011) de l'par l'American College of Rheumatology (ACR).

Une seule de ces personnes rencontrait les critères de la fibromyalgie, ce qui représente une prévalence consistante avec celle de la population générale, notent les chercheurs.

Au moins 24 % des participants avaient eu un second épisode de maladie de Lyme avec érythème migrant précoce durant cette période, suggérant que les épisodes répétés ne déclencheraient pas fréquemment la fibromyalgie, soulignent les chercheurs. 8 participants sur 81 qui ont été suivis pendant au moins 1 an avaient des symptômes inexpliqués de fatigue, de douleurs articulaires et de troubles cognitifs lors de leur dernière visite, 5,6 ans en moyenne après le diagnostic de maladie de Lyme.

D'autres chercheurs ont cependant fait remarquer que le symptôme post-traitement de douleur musculo-squelettique chez les personnes atteintes de la maladie de Lyme est souvent migratoire et asymétrique, impliquant principalement les membres ; alors que dans la fibromyalgie, la douleur est plus généralement répandue dans tout le corps et symétrique.

Il est toutefois important de souligner, ajoutent les chercheurs, que cette étude a été réalisée avec des personnes qui ont été rapidement diagnostiquées et traitées et qui ont été formellement évaluées pour la fibromyalgie une décennie plus tard.

Elle ne peut donc exclure que les symptômes de fibromyalgie se soient développés puis résorbés au cours de cette période et surtout, elle ne permet pas de déterminer s'il existe un lien entre la maladie de Lyme non diagnostiquée et traitée rapidement et la fibromyalgie.

La question demeure donc (presque) entière. Les infections, bactériennes ou virales, sont de façon générale considérées comme un facteur déclenchant possible dans certains cas de fibromyalgie.

Psychomédia avec source : Arthritis and Rheumatology.

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