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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:20


Kits de tests commerciaux pour la détection de la borreliose de Lyme: une méta-analyse de la précision des tests.


Cuire MJ1, Puri BK2.
 

Int J Gen Med. 2016 Nov 18; 9: 427-440. ECollection 2016.



Le diagnostic clinique de la borréliose de Lyme peut être soutenu par diverses méthodologies d'essai; Kits de test sont disponibles auprès de nombreux fabricants.

Des recherches documentaires ont été effectuées pour identifier les études qui ont rapporté les caractéristiques des trousses de test.

Parmi les 50 études recherchées, 18 ont été incluses lorsque les tests étaient disponibles dans le commerce et que les échantillons se sont révélés positifs en utilisant des tests sérologiques, des signes d'érythème migrant et / ou une culture.

Les exigences supplémentaires étaient une spécificité d'essai de ≥ 85% et la publication au cours des 20 dernières années.

La sensibilité moyenne pondérée pour tous les tests et pour tous les échantillons était de 59,5%. Les moyennes de l'étude individuelle variaient de 30,6% à 86,2%.

La sensibilité pour chaque technologie d'essai variait de 62,4% pour les kits de transfert Western et de 62,3% pour les tests d'immunosorbant à liaison enzymatique, à 53,9% pour les tests ELISA synthétiques de peptide C6 et à 53,7% pour la méthode à deux niveaux.

La sensibilité aux tests a augmenté à mesure que la dissémination du pathogène a affecté différents organes; Cependant, l'absence de données sur le temps entre l'infection et les tests sérologiques et l'absence de définition standard pour les maladies «précoces» et «tardives» ont empêché l'analyse de la sensibilité au test en fonction du temps d'infection.

L'absence de standardisation des définitions du stade de la maladie et la possibilité d'un biais de sélection rétrospectif ont empêché une évaluation claire de la sensibilité du test par «stade».

La sensibilité pour les échantillons classés comme maladie aiguë était de 35,4%, avec une sensibilité correspondante de 64,5% pour les échantillons de patients définis comme convalescents.

L'analyse de régression a démontré une amélioration de 4% de la sensibilité au test sur la période d'étude de 20 ans. Les études n'ont pas fourni de données pour indiquer la sensibilité des tests utilisés dans un contexte clinique depuis l'effet de l'utilisation récente d'antibiotiques ou de stéroïdes ou d'autres facteurs affectant la réponse des anticorps n'a pas été pris en compte.

Les tests ont été développés pour seulement Borrelia espèces spécifiques;

Les sensibilités pour d'autres espèces n'ont pas pu être calculées.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 15:05

Compte rendu du premier comité de pilotage du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques, le 19 janvier 2017

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Le premier comité de pilotage du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques s’est tenu le 19 janvier 2017 au ministère des Affaires sociales et de la Santé, présidé par le Directeur général de la Santé et en présence des agences sanitaires concernées, de la Haute autorité de santé (HAS), de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), de la FFMVT et des associations.


La FFMVT était représentée par :


* son Président le Dr Raouf Ghozzi, Chef de service médecine interne, hôpital de Lannemezan,


* le Pr Perronne, Président du conseil scientifique, Vice-Président de la FFMVT, Chef de service maladies infectieuses, CH Raymond-Poincarré de Garches,


* Hugues Gascan, directeur de recherche CNRS, membre du conseil scientifique,


* Dr Christine Pommier, psychiatre au CH de Dijon, membre du conseil scientifique,


Des représentants des associations adhérentes : France Lyme, Lympact, et le Relais de Lyme ainsi que deux autres associations, Lyme Sans Frontières et le Droit de guérir, étaient également présents.

Bien que dubitatifs suite au constat de la mise en ligne fin décembre par le Ministère d’une version du plan Lyme sans que la FFMVT ni les associations n’en soient informées, nous avons rapidement retrouvé au cours de ce COPIL le climat constructif et l’esprit d’échange et d’ouverture de la précédente réunion.
Les différentes actions du plan ont été présentées, ainsi que leur calendrier respectif. Les modalités de financement seront à l’ordre du jour du prochain comité de pilotage.

Une évaluation des tests diagnostiques disponibles a été présentée par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). La FFMVT a rappelé le problème d’étalonnage des sérologies qui entraîne un manque de fiabilité des tests utilisés actuellement. Il ressort par ailleurs que les tests de diagnostic rapide (auto-tests) sont médiocres et donc à déconseiller.

Le protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) est en cours d’élaboration et sera publié en juillet par la Haute Autorité de Santé (HAS).
La FFMVT salue le calendrier qui lui a été présenté sur les différentes réunions du groupe de travail chargé de la mise en œuvre du PNDS ; elle salue également le fait que des représentants des associations de soutien aux malades y soient intégrés.
La FFMVT a souligné la nécessité de la présence d’un membre du conseil scientifique de la FFMVT à chaque réunion du comité de pilotage.

Il est acté que les recommandations de 2006 concernant la prise en charge du stade secondaire, et plus globalement des MVT (maladies vectorielles à tiques) et/ou du SPPT (sémiologie persistante polymorphe après piqûre de tique), doivent être réactualisées. Cela passera par une revue de la littérature et un dialogue entre les différentes écoles de pensées impliquées dans la prise en charge des MVT. Il s’agit d’arriver à un consensus large autour de cet état des connaissances actualisé.

Les centres existants qui prennent déjà en charge des patients atteints de MVT (Garches et Lannemezan) devraient être valorisés.
La souffrance des patients qui subissent rejet ou déni est entendue par les autorités de santé. Une formation destinée à l’ensemble des médecins devrait permettre d’améliorer la prise en charge des malades. Les connaissances des médecins doivent être réactualisées, notamment le fait que la maladie de Lyme et les MVT ne sont pas des maladies rares !

La FFMVT et les associations ont demandé à nouveau qu’il soit mis fin aux poursuites à l’encontre des médecins qui suivent les recommandations de l’ILADS pour la prise en charge du stade secondaire, et plus globalement des MVT et/ou du SPPT, notamment dans un contexte où les recommandations de 2006 devraient être reconnues comme obsolètes.

La proposition de la FFMVT sur un appel d’offre thématisé ANR a été entendue.

Santé publique France a présenté les différentes méthodes de surveillance visant à mieux estimer l’incidence de la maladie de Lyme en s’appuyant notamment sur le réseau Sentinelles. Alors que l’on sait que la maladie est en pleine expansion, le nombre de cas enregistrés reste étonnamment stable, ce qui est peut être dû aux critères très restrictifs utilisés ou à des lacunes dans la formation des médecins, comme l’a souligné la FFMVT. Il ressort en revanche des études régionales menées en Alsace et en Franche-Comté que plus d’un tiers des piqûres ne se produisent pas en milieu forestier mais dans des environnements tels que jardins (public/privé), prairies et zones agricoles.
Santé Publique France a indiqué que la plaquette de prévention grand public est en cours de finalisation, après prise en compte des remarques des associations. Elles devraient recevoir prochainement la version corrigée, avant sa diffusion en mars. Un document spécifique sera élaboré en lien avec les professionnels exposés aux tiques. Les associations ont rappelé leur demande d’une campagne d’information complétée par un spot télévisuel, qui n’est malheureusement pas envisagé dans l’immédiat.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a présenté les premiers résultats de l’étude sur l’efficacité des substances et produits répulsifs anti-tiques : 12 substances ont été inventoriées. 5 d’entre elles sont approuvées au niveau européen, mais seulement 2 disposent d’une AMM en France. Les autres sont en cours d’évaluation. Ces résultats devront impérativement être complétés pour disposer d’une gamme de répulsifs qui répond aux différents usages.

Le Centre national d’expertise des vecteurs (CNEV) a présenté le dispositif de surveillance des tiques, qui comprend un projet de développement d’une application mobile de signalement citoyen des piqûres de tiques.
Muriel Vayssier-Taussat a rappelé que les trois quarts des micro-organismes présents dans les tiques ne sont pas connus actuellement. Les travaux en cours devraient permettre de déboucher sur de nouveaux tests de dépistage.
Enfin, la FFMVT a demandé un document présentant dans ses grandes lignes le budget affecté à chaque grande étape du plan. Le Ministère a semblé favorable à lui transmettre un tel document.

Ce premier COPIL marque une étape décisive. Pour autant la route est longue et il convient de rester vigilant !

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 08:48

« Les virus se parlent avant d'attaquer »

Soline Roy indique en effet que « des chercheurs ont découvert que certains [virus] émettaient des signaux encourageant leurs semblables à «épargner» momentanément leur hôte pour éviter la destruction complète de leur habitat.

Si l’on savait que les bactéries échangent des signaux, c’est la première fois qu’un tel système de communication est mis en évidence chez des virus ».

La journaliste explique que « publiés dans Nature, les travaux portent sur les bactériophages, des virus particuliers qui s’attaquent aux bactéries.

Les phages utilisent les bactéries comme des «usines à reproduction»: lorsqu’un phage infecte une bactérie, il s’y multiplie, jusqu’à ce que cette dernière meure en rejetant les multiples phages fabriqués en son sein qui iront à leur tour infecter d’autres bactéries.

C’est la phase dite «lytique» ». « Mais certains phages peuvent aussi entrer en phase «lysogénique» : ils intègrent leur génome dans la bactérie et s’y «endorment» au lieu de se multiplier », relève Soline Roy.

La journaliste précise que les chercheurs de l’Institut Weizmann (Israël)« souhaitaient savoir si la bactérie Bacillus subtilis pouvait alerter les autres bactéries d’une invasion de phages. Ils ont donc infecté des cultures de B. subtilis avec 4 types de phages… et ont trouvé une molécule sécrétée non par la bactérie, mais par l’un de ses envahisseurs, et capable d’encourager ses semblables à la lysogénie ! ». Soline Roy souligne que « le système est d’une élégance redoutable.

Lors d’une infection, un gène (aimX) est chargé d’empêcher le virus d’entrer en phase «dormante».

Mais en parallèle, le phage émet une molécule qui va s’accumuler dans les bactéries voisines ». «

Les auteurs l’ont nommée «arbitrium», car elle va permettre aux autres phages de choisir entre multiplication effrénée, ou sommeil en l’attente de jours meilleurs…

Au bout de plusieurs cycles d’infection, l’arbitrium s’accumule au sein des bactéries non encore infectées.

Lorsqu’elles sont à leur tour envahies par des phages, l’arbitrium empêche l’activation du gène aimX.

La mise en sommeil redevient possible », continue la journaliste. Gregory Resch, microbiologiste à l’université de Lausanne, observe ainsi que « la logique biologique d’un tel système semble évidente.

Il est nécessaire pour le phage de ne pas tuer l’ensemble de ses hôtes, ce qui l’empêcherait de continuer à se multiplier et conduirait à sa disparition ».

Antoine Danchin, biologiste, spécialiste de génétique microbienne et membre de l’Académie des sciences, remarque quant à lui que « d’un point de vue écologique, c’est très intéressant. Jusqu’ici, on voyait les virus comme des agents “égoïstes”. […]

Cela montre que même au niveau viral, la compétition brutale n’est pas toujours la meilleure solution ! ».

De son côté, Michael Hochberg, directeur de recherche CNRS à l’université de Montpellier et spécialiste de biologie évolutive, souligne que « les auteurs ont fait un premier pas et leur résultat est excitant.

Mais il faut encore savoir si le même mécanisme existe dans la nature dans des conditions moins contrôlées qu’en laboratoire, et si cela permet aux phages de mieux se propager ».

Soline Roy ajoute que « les Israéliens précisent avoir trouvé des systèmes de communication similaires dans plus de 100 autres types de phages », tandis qu’Olivier Schwartz, responsable de l’unité Virus et immunité à l’Institut Pasteur (Paris), remarque que « ces chercheurs ont découvert un nouveau langage, et on peut tout à fait imaginer que d’autres virus utilisent un mode de communication similaire.

Certains virus, comme l’herpès ou le VIH, sont eux aussi confrontés à cette problématique : se multiplier ou entrer en phase latente. Sont-ils comme les phages informés de l’état d’infection des cellules voisines ? ».

. « Et si c’était le cas, pourrait-on imaginer détourner ce langage viral pour développer un «somnifère à virus» qui les empêcherait de nuire ? », s’interroge la journaliste. Olivier Schwartz répond qu’« on est très en amont de cela,.

Mais cela reste très intéressant de déterminer si ce phénomène identifié pour des virus de bactéries existe aussi pour les virus qui infectent les humains » .

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:50

La transplantation fécale pose plusieurs problèmes :

-          Il faut « détruire » la flore du patient et donc donner de fortes doses d’antibiotiques, sinon

           il ne s’agit plus d’une transplantation

-          Il faut un donneur sain

-          On ne sait pas réellement les conséquences à moyen et long terme d’une telle

           transplantation « d’organe ».

De fait, en France, elle est réservée EXCLUSIVEMENT aux infections intestinales à clostridia difficile en 2è et plutôt 3è intention en cas de résistance aux antibiotiques. Dans ces conditions, la transplantation est possible, car le patient a déjà une flore détruite par le clostridia et les antibiotiques donnés pour le traiter.

C’est donc loin d’être une technique simple et utilisable « par les parents ». De fait, les gens qui bidouillent à mon avis ne font pas de transplantation, qu’elle qu’en soit la forme, revient finalalement à prendre des probiotiques.

Dr Eric Menat Toulouse.

 

 

La transplantation fécale au secours de l’autisme

Et si la solution pour aider les autistes venait du deuxième cerveau, l'intestin ?

Une équipe de chercheurs de l’université de l’état d’Arizona vient de tester une nouvelle approche pour traiter les personnes atteintes de troubles du spectre autistique en améliorant leur microbiote intestinal via des transplantations fécales.

Les résultats de cet essai clinique de phase 1 sont décrits dans la revue Microbiome.


En totalité, 18 personnes âgées de 7 à 16 ans et diagnostiquées pour des troubles du spectre autistique ont été incluses dans l’étude.

Ils ont suivi pendant 10 semaines un traitement spécial à base d’antibiotiques, un nettoyage de l’intestin et des transplantations fécales quotidiennes pendant 8 semaines.

Ainsi, des effets bénéfiques sur le long terme ont pu être constatés. Des progrès de l’ordre de 20-25 % au niveau du comportement ont été remarqués en particulier sur le plan social et sur les habitudes liées au sommeil. Une amélioration de 80 % des symptômes gastro-intestinaux a aussi été notée.


« Nous avons vu une importante amélioration au niveau de la diversité bactérienne et une augmentation de la concentration de certaines bactéries, notamment Provotella, qui est connu pour être rare chez les enfants autistes », précise le Dr Dae-Wook Kang, un des auteurs.

 

Des recherches antérieures avaient effectivement découvert des liens entre les symptômes de l’autisme et la composition de la flore bactérienne.


Si « les résultats sont vraiment convaincants », selon le Pr James Adams, un autre des auteurs, il ne s’agit que des premiers tests (essai clinique de phase 1).

 

Roxane Curtet
| 23.01.2017

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:41

Les infections fongiques ne sont pas assez souvent recherchées, le diagnostic correspondant est donc souvent tardif.

Mais la situation peut être particulièrement dangereuse si les agents pathogènes ne répondent pas aux traitements.

C’est ce que montrent les études des décès aux États-Unis.

Lorsqu’on parle d’agents pathogènes dangereux, on pense généralement aux virus ou aux bactéries.

Mais les États-Unis sont actuellement touchés par un agent pathogène très différent, le champignon Candida auris.

S’il atteint la circulation sanguine, l’infection peut être mortelle.

L’autorité sanitaire américaine CDC (Centers for Disease Control and Prevention) aurait détecté treize cas d’infection entre mai 2013 et Octobre 2016.

Au moins quatre des patients sont morts depuis, mais il est encore difficile de savoir si le champignon était la cause de la mort.

Le champignon se propage principalement dans les hôpitaux, probablement via des surfaces contaminées.

Actuellement, il semble que les personnes à risque soient principalement des personnes qui ont été récemment opérées, souffrant de diabète, qui ont été traitées avec des agents antifongiques ou des antibiotiques ou avaient eu un cathéter veineux central.

Le directeur du CDC Tom Frieden a appelé à se préparer à ce « nouveau défi » qui se profile « en agissant dès maintenant afin de mieux comprendre la propagation du champignon dans le but de le freiner et l’arrêter ».

Il y a en fait des médicaments qui combattent efficacement les mycoses.

Le médicament de choix pour ces mycoses sont les antifongiques, des médicaments qui, selon le mode d’action, soit inhibent la croissance fongique, soit tuent le champignon.

Cependant, beaucoup de champignons C. auris ne répondent pas au traitement.

Dans un premier rapport de la CDC, il est indiqué que 71 pour cent des échantillons de patients américains ont montré une résistance aux médicaments.

Jusqu’à 1,5 million de décès

Mais ce n’est pas le seul problème avec Candida auris.

La détection du champignon est aussi difficile.

Les spores fongiques peuvent effectivement être détectées dans les oreilles ou dans l’urine, mais seulement à l’aide d’un équipement spécial.

Les nombreux laboratoires qui travaillent avec des méthodes standard ne peuvent pas détecter le champignon.

La première infection détectée par les scientifiques eut lieu il y a vingt ans en Corée du Sud. Depuis lors, plusieurs pays dans le monde ont rapporté des cas de maladie.

Des rapports ont entre autres été réalisés au Japon, en Inde, en Afrique du Sud, au Venezuela, en Israël, en Colombie et au Royaume-Uni.

Mais il y a d’autres champignons qui posent régulièrement problème.

La plupart des deux milliards de maladies fongiques dans le monde est plus ennuyeuse que dangereuse.

Mais il y a aussi des infections moins inoffensives, comme l’ont rapporté les chercheurs travaillant avec Gordon Brow de l’Université d’Aberdeen en Ecosse en 2012 dans la revue Science Translational Medicine.

Selon leurs estimations, chaque année de 500 000 à 1,5 million de personnes meurent d’infections fongiques.

Les espèces les plus dangereuses sont les Cryptococcus, les Candida, les Aspergillus et les Pneumocystis. Elles sont responsables d’environ 90 pour cent des décès.

Les champignons les plus dangereux

Selon l’étude, chaque année plus d’un million de personnes sont touchées par une cryptococcose, qui peut provoquer une méningite, et qui est fatale dans 20 à 70 pour cent des cas en fonction de la région.

La pneumonie à Pneumocystis tue 20 à 80 pour cent des 400 000 touchés chaque année.

Plus de 400 000 personnes souffrent d’une candidose, une infection causée par l’un des divers champignons Candida, 46 à 75 pour cent d’entre elles ne survivent pas.

L’aspergillose touche plus de 200 000 personnes par an. Si le champignon arrive dans le sang, il peut affecter le cœur, le tractus gastro-intestinal ou le système nerveux. 30 à 95 pour cent des personnes touchées vont mourir de l’infection.

On ne peut donc pas dire que C. auris est plus dangereux que d’autres champignons, car jusqu’à présent environ 60 pour cent des patients infectés sont morts.

La propagation du VIH et du SIDA, l’utilisation croissante des médicaments qui suppriment le système immunitaire, les traitements antibiotiques ou les interventions médicales permettent à différents champignons de contourner les défenses immunitaires humaines.

Cependant, malgré le nombre élevé de décès, la plupart des pays ne disposent pas d’un système de surveillance des maladies fongiques.

De plus, il n’y a pas suffisamment de recherche sur les nouveaux médicaments.

Alors qu’il existe près de vingt classes différentes d’antibiotiques disponibles contre les bactéries, il n’existe que quatre classes d’antifongiques.

En outre, il n’y a pas qu’avec Candida auris que les chercheurs rencontrent des résistances contre les agents thérapeutiques.

Beaucoup d’autres types de champignons sont de plus en plus résistants.

La résistance des Candida aux échinocandines et celle des Aspergillus aux azoles sont particulièrement inquiétantes selon un rapport sur la résistance de 2015 de la Paul Ehrlich Society et du Centre national de référence sur les infections fongiques invasives.

De l’irrigation et des charlatans

Ces champignons sont un véritable défi pour la médecine.

Mais il y a aussi des champignons qui sont injustement redoutés.

On entend encore régulièrement des affirmations selon lesquelles des champignons dans l’intestin sont la cause de nombreuses maladies comme la dépression ou les migraines.

Et que manger du sucre «nourrirait» le champignon Candida présent dans l’intestin. Certains pensent donc qu’un régime anti-fongique et l’irrigation du côlon pourraient aider dans cette situation.

En fait, Candida vit en coexistence pacifique dans l’intestin d’environ une personne sur deux en Europe centrale.

La détection d’un champignon ne signifie pas nécessairement la nécessité de traiter l’infection. Une alimentation équilibrée est toujours utile, mais il n’y a aucune preuve en ce qui concerne l’efficacité des régimes spéciaux ou de l’irrigation.

ATTENTION :

L’ancien médecin et homme d’affaires Tullio Simoncini considère le champignon Candida comme responsable de tumeurs et recommande aux patients atteints de cancer de prendre du bicarbonate de soude.

Cette thèse n’est pas uniquement une ineptie scientifique.

La recommandation de Simoncini peut aussi être très dangereuse pour les patients.

Il a été poursuivi suite à un décès après une thérapie au bicarbonate.

Il a perdu son autorisation d’exercer et a été condamné selon les médias pour fraude et homicide involontaire.

Néanmoins, d’autres décès associés à cette thérapie sont encore attendus.

 

Par Nicole Simon

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:11

Le premier comité de pilotage du plan national contre la maladie de Lyme s'est tenu le 19 janvier au ministère de la Santé, en présence des agences sanitaires et des associations de patients concernées.

Cette rencontre a permis de "constater l'avancée des travaux engagés depuis le lancement du plan le 29 septembre 2016", a souligné la Direction générale de la Santé.

Afin de sensibiliser la population à la prévention, un dépliant sera distribué en mars, annonce Le Quotidien du Médecin.

"Un document spécifique sera élaboré en lien avec des professionnels exposés aux tiques", ajoute la DGS. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publiera un rapport sur la qualité des notices des tests diagnostiques au 1er trimestre et mènera une nouvelle opération de contrôle auprès des laboratoires de biologie médicale au 2nd semestre.

La HAS présentera en juillet un nouveau protocole de soins établi par un groupe de travail mixte qui se réunira pour la première fois en mars.

L'INRA (Institut national de la recherche agronomique) mène le projet OHTICKS sur la physiopathologie des maladies transmissibles par les tiques.

La maladie de Lyme touche 30.000 personnes en France, rappelle Pourquoi Docteur, qui interviewe Corinne Daurès, trésorière et responsable Occitanie de l'association France Lyme.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 08:19

Il y a un an je vous informais des premiers développements du projet d’étude , de caractérisation et d’utilisation de bactériophages spécifiques de Borellia.

Ces virus spécifiques de Borellia sont capables soit de les détruire (phages lytiques) soit d’intégrer une partie de leur ADN dans celui de la bactérie (phages lysogéniques) pour modifier son métabolisme et la rendre plus sensible à divers facteurs de traitement.

Nous savons aussi qu’ils ne sont pas empêchés d’agir par les biofilms, ni par les formes kystiques. Ce projet a été financé par une Charity ( PHELIX) , coordonné par le laboratoire de microbiologie du CHU de Leicester ( Pr Clockie), et a bénéficié de la participation de ceux de de Kings College et Robert Debré (Pr Greesens)

Un an et demi après le début du travail : nous avons réussi à : Cultiver des borrelia de toutes les souches existantes en Europe et Amérique du Nord. Caractériser leurs phages spécifiques Trouver chez ces bactériophages des éléments communs et donc pu proposer un test PCR avec ces amorces spécifiques.

Une première étape de calibration vient de se terminer sur 180 sérums positifs négatifs , faiblement positifs, ou douteux en Elisa et WB. Le test montre une spécificité sans failles et une sensibilité de 95 % pour tous les types, supérieure aux tests existants

En détectant la présence même d’un unique phage, le test possède un deuxième avantage décisif : sa positivité indique une infection certaine , active.

De plus, les techniques mise au point pour ce test vont être transposables à d’autres bactéries difficilement diagnostiquées.

Les protéines et autres composés que nous avons isolés chez les phages spécifiques des Borellia vont nous permettre de lancer le développement de produits de traitement ; Nous allons maintenant faire une étude comparative de ce test avec ELISA WB PCR et Elispot en stade précoce de l’ infection.

Dans un deuxième temps nous le comparerons en situation de Lyme tardif. Ces deux périodes, précoce et tardive (ou post traitement), sont celles qui sont les plus controversées et dans lesquelles nous manquons cruellement de tests fiables.

Nous avons besoin de votre aide pour recruter 50 sujets piqués par des tiques depuis au moins 45 jours présentant un EM.

Les 50 participants seront comparés à des sujets sains (donneurs de sang volontaires) et bénéficieront gratuitement du WB (en cas de non remboursement),

Elispot, PCR normale et du test/phage.

Pour des raisons logistiques il vaudrait mieux qu'ils soient en région Ile de France ou proches. Votre contribution sera décisive pour que l’étude se fasse sans perte de temps et que le test, s’il est validé, soit mis rapidement à votre disposition. Si vous êtes intéressés contactez moi au plus vite au 0607149447 ou par mail dr.teulieres@gmail.com

D’avance, merci !

. Dr Louis Teulieres 230 Rue du Faubourg Saint Honoré 75008 Tel +33 (0)174900407 .33 (0)145635531 Fx (0)174902939 ******* Merci de noter ma nouvelle adresse mail dr.teulieres@gmail.com

 

Rappel :objectif principal de cette étude  comparer le test Phage avec  Elisa WB PCR  en phase précoce, au moment ou les tests classiques sont souvent peu efficaces

Pour cela nous avons besoin des critères d’inclusion suivants:
 
1) Personne de tout age , masculine ou féminine,, ayant été piquée par une tique et ayant présenté un EM ( c’est la définition officielle)
 
2)Piquée depuis au moins 30 jours( pour que les AC ait eu le temps ‘apparaitre et laisser une chance aux test Elisa et WB) , par une tique ,et moins de   6 mois pour rester dans cette phase précoce. Nous ferons par la suite une étude  dans les 15 jours qui suivent la piqure On a prévu aussi une phase tardive ( voyez SVP le texte de départ)
 
3)Et qui ‘ont pas été traitées, pour ne pas déclencher les formes kystiques et donc fausser les tests sérologiques  ( vous les traiterez dès la prise de sang faite ,à la sortie du la prise de sang)
 
Voici ce dont nous avons besoin par patient inclus 
3 tubes de  2ML de serum :  tubes secs  conservés congelés (- 30°C°)
3 tubes de 4ML  de sang complet : tubes coatés EDTA , Par sécurité , pour éviter les cassages des tubes en verre à la décongélation et leur  contamination lors de l’extraction d’ADN,, prélever dans chacun de ces 3 tubes  imprégnés EDTA  1ml de sang  ( donc 3X1ml) , chacun à mettre dans un tube plastique eppendorf de  1,5ml  ou 2ml  ( 3 tubes)  .Immédiatement( dans la même journée) après cette opération, conserver les3 tubes de  départ et les 3 eppendorf congelés (- 30°C )
 
Encore une fois ; Merci d’avance  ! Je suis à votre disposition pour tout renseignement 
 
 
Dr  Louis Teulieres
230 Rue du Faubourg Saint Honoré 75008
Tel +33 (0)174900407 .33 (0)145635531 tel mob pour l’étude : 07 69 84 28 77

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:54

http://ecdc.europa.eu/en/healthtopics/vectors/vector-maps/Pages/VBORNET-maps-tick-species.aspx

il faut ensuite choisir l'espèce en haut de la carte entre Dermacentor ou ixodes Dr. Sandrine CAPIZZI-BANAS Maître de Conférences en Parasitologie UMR 7564 CNRS/Université de Lorraine Laboratoire de physico-chimie et Microbiologie pour l'Environnement Faculté de pharmacie 5 rue Albert Lebrun, BP 80403, 54001 Nancy Cedex

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:44

L'interleukine-1 comme médiateur de la fatigue dans la maladie: une revue.

Article de révision Roerink ME, et al. J Neuroinflammation. 2017.

La fatigue est communément signalée dans une variété de maladies, et elle a un impact majeur sur la qualité de vie.

Auparavant, on pensait que la fatigue provenait des muscles squelettiques, conduisant à la cessation de l'activité.

Cependant, plus récemment, il est devenu clair que le cerveau est le régulateur central de la perception de la fatigue.

Il a été suggéré que les cytokines pro-inflammatoires, en particulier l'interleukine-1 alpha (IL-1α) et l'interleukine-1 bêta (IL-1β) jouent un rôle important dans le développement de la fatigue centrale et plusieurs études ont été réalisées pour élucider Le lien entre l'inflammation et ces processus centraux.

Dans cette revue, les mécanismes d'action de l'IL-1 sont décrits, avec une attention particulière à son effet sur le système nerveux central.

De plus, nous présentons un résumé des études qui (i) ont étudié la relation entre IL-1α circulant et IL-1β et la sévérité de la fatigue et (ii) ont évalué l'effet de l'inhibition de l'IL-1 sur la fatigue.

Nous visons à améliorer la compréhension de la fatigue dans les deux maladies inflammatoires et non inflammatoires, ce qui pourrait aider à développer des stratégies pour traiter la fatigue de manière plus efficace. A revoir les études qui ont été effectuées, il semble qu'il y a une valeur limitée de la mesure directe de la circulation de IL-1 .

Cependant, l'inhibition de l'IL-1 a un effet positif sur la fatigue sévère dans la plupart des études qui ont été menées.

PMID 28109186 [PubMed - en cours]

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 09:25

Agents infectieux et maladies neurodégénératives: Explorer les liens.

Alam MZ, et al. Curr Top Med Chem. 2017.

Des études récentes ont montré que les infections bactériennes et virales sont des facteurs de risque de diverses maladies neurodégénératives telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la sclérose en plaques (SM), la maladie d'Alzheimer (AD) et la maladie de Lyme.

Cependant, il est toujours controversé comment les infections jouent un rôle dans la progression des maladies neurologiques.

Les infections du système nerveux central peuvent entraîner des dommages multiples dans les cellules infectées et voisines.

L'infection conduit à l'activation des processus inflammatoires et des réponses immunitaires de l'hôte, qui agit comme mécanisme de défense et provoque également des dommages aux fonctions neuronales de l'hôte et la viabilité.

Plusieurs pathogènes bactériens et viraux ont été signalés pour la neurodégénérescence, comme la production et le dépôt d'agrégats de protéines mal repliés, le stress oxydatif, les processus autophagiques déficients, les synaptopathies et la mort neuronale.

Ces effets peuvent agir en combinaison avec d'autres facteurs, comme le vieillissement, les maladies métaboliques et la composition génétique de l'hôte.

Nous nous concentrerons dans cette étude sur le lien possible entre la neurodégénérescence et les infections en particulier Chlamydophila pneumoniae, Borrelia burgdorferi, Mycoplasma etc.

PMID 28049398 [PubMed - fourni par l'éditeur]

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