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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 06:43

ILADS vous invite à vous joindre à nous pour notre 7ème Conférence Européenne, le vendredi 19 mai et le samedi 20 mai 2017. L'évènement aura lieu à l'Hôtel Paris Marriott Opera Ambassador.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:05

Comment se protéger de la maladie de Lyme

La maladie de Lyme est aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique mais demeure pourtant mal connue de la population.

La meilleure manière de se prémunir contre cette pathologie, transmise par une morsure de tique infectée par la bactérie Borrelia burgdorferi, est d’éviter les comportements à risques et de se protéger.

Agnès Gaubert, secrétaire adjointe de France Lyme, Association de Lutte contre les Maladies Vectorielles à Tiques, détaille les mesures de prévention et la conduite à tenir en cas de morsure.

Se protéger de la maladie de Lyme en évitant les comportements à risque Les beaux jours reviennent et avec eux les promenades en forêt ou sur les chemins de campagne.

Si le printemps et l’automne sont deux saisons particulièrement à risque en raison de l’humidité, la vigilance est pourtant de mise tout au long de l’année.

La règle numéro 1 est d’éviter de s’aventurer au milieu des herbes hautes ou sur les nids de feuilles mortes souvent très humides.

On évite également de pique-niquer n’importe où et on garde également à l’esprit que les tiques peuvent être présentes partout, y compris en ville dans les jardins publics.

Adapter sa tenue !

L’idéal lors d’une promenade en forêt est d’adopter une tenue de protection complète : vêtements couvrants, chaussettes sur le pantalon ou bottes, chapeau (les tiques peuvent tomber des arbres !) mais aussi utilisation d’un répulsif sur la peau ET les vêtements.

Certains ont une « peau à tiques » comme d’autres ont une peau qui attire les moustiques !

Les enfants sont également particulièrement vulnérables et sont souvent mordus au niveau du cuir chevelu et du cou, leur tête étant juste à la hauteur des buissons dont les tiques sont friandes.

Il est donc indispensable de leur mettre une casquette ou un chapeau.

S’inspecter au retour de promenade Après une balade, il faut prendre le temps de s’inspecter correctement afin de ne pas passer à côté d’une morsure de tique.

Les nymphes, de petite taille et d’un marron très pâles, sont également contaminantes mais souvent plus difficiles à détecter.

Les tiques aiment particulièrement les parties du corps où siègent la transpiration et l’humidité.

Pieds, aines, aisselles, nombril, pubis devront faire l’objet d’une vigilance accrue.

Les animaux domestiques aussi doivent être inspectés car ils peuvent ensuite apporter les tiques à l’intérieur du domicile.

La bonne attitude à tenir en cas de morsure de tique pour éviter la maladie de Lyme

En cas de piqûre, il ne faut pas paniquer.

Toutes les tiques ne sont pas porteuses de la bactérie Borrelia burgdorferi et il est possible d’être mordue sans développer la maladie de Lyme.

Il est néanmoins important de réagir rapidement.

Retirer la tique entièrement en utilisant uniquement un tire-tique

Pour les enfants de moins de 6 ans, les femmes enceintes et en cas de piqûres multiples, un rendez-vous chez le médecin s’impose en urgence.

Il proposera généralement un traitement antibiotique prophylactique.

Pour tous les autres, il faut surveiller la zone de piqûre et consulter un médecin si un érythème apparaît ou si l’individu développe une fièvre inhabituelle ou des courbatures. Il arrive néanmoins que la maladie soit asymptomatique, rendant encore plus difficile sa prise en charge.

Si la sérologie est pratiquement trop tôt, avant 6 à 8 semaines, elle reviendra le plus souvent négative et n’est donc pas toujours utile au diagnostic.

Merci à Agnès Gaubert secrétaire adjointe de France Lyme, Association de Lutte contre les Maladies Vectorielles à Tiques

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 07:14

Les grenouilles vont-elles permettre d'avoir la peau du virus de la grippe ?

Des scientifiques indiens et américains ont découvert une molécule dans la sécrétion des muqueuses de la peau des grenouilles, de l'espèce Hydrophylax bahuvistara, qu'ils ont soumises à de légères stimulations électriques.

L'étude a été publiée le 18 avril 2017 dans la revue scientifique Immunity (en anglais).

Cette molécule aiderait probablement à fabriquer un nouvel antiviral qui peut s'avérer utile contre les souches émergentes de grippe quand il n'y a pas encore de vaccin, explique le docteur Joshy Jacob, professeur adjoint de microbiologie et d'immunologie au centre des vaccins de la faculté de médecine Emory à Atlanta (Géorgie, Etats-Unis).

Cette substance appelée peptide, un élément de base d'une protéine, pourrait aussi offrir une nouvelle arme contre des virus de la grippe si les souches en circulation deviennent résistantes aux antiviraux utilisés, estime-t-il.

Bientôt un vaccin universel contre la grippe ? Certains peptides antibactériens détruisent les virus en perçant des trous dans leur membrane cellulaire.

Ils sont de ce fait toxiques pour les cellules des mammifères.

Mais ce dernier peptide a un mode d'action différent.

Il attaque l'hémaglutinine, une partie stable à la surface du virus de la grippe.

C'est également la cible des recherches en cours pour mettre au point un vaccin universel contre toutes les souches virales de la grippe.

Administré par voie nasale à des souris non-vaccinées, ce peptide les a protégées contre des doses mortelles de certains virus de la grippe.

Il a neutralisé les souches H1 de la grippe dont celle responsable de la pandémie de 2009.

En revanche, il n'a eu aucune efficacité contre d'autres souches courantes telle que la H3N2.

Produire des peptides antimicrobiens pour en faire des traitements efficaces s'est avéré difficile dans le passé, notamment parce qu'ils sont détruits par les enzymes de notre organisme.

Le laboratoire du professeur Jacob travaille sur des moyens de stabiliser ces peptides antiviraux, comme celui sécrété par ces grenouilles indiennes.

Il continue aussi à rechercher d'autres peptides provenant des muqueuses de ces batraciens qui pourraient neutraliser le virus de la dengue et Zika, par exemple.

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr – France Télévisions 19/04/2017

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 16:00

CONFERENCE ET LYMACTION POUR QUE LES LYMES DE LA REGION CENTRE PUISSENT S’INFORMER ET S’EXPRIMER :

RV le vendredi 28 avril à partir de 15 h 30 et jusqu'à 19 h le vendredi 28 avril à la salle des fêtes de Fay aux Loges (45)

Le coût de l’errance, la transmission, la maladie lorsqu’elle atteint les enfants, les difficultés d’un généraliste face à ses malades et à l’administration, les plaintes en cours sont autant de sujets qui seront abordés

SI NOUS VOULONS OBTENIR ENFIN QUELQUE CHOSE, IL FAUT QUE CHACUN DE NOUS REAGISSE ET SE FASSE ENTENDRE AGIR AUJOURD’HUI POUR GAGNER DEMAIN

Pour vous inscrire :

Armelle (06 76 14 97 93 / 02 38 46 12 18 armelle.cayuela@orange.fr

Ou

guy.couillard45@gmail.com

Plus d’infos :

associationlymesansfrontières@gmail.com ou lymeaction@sfr.fr

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 10:43

Mobilisation contre les maladies tropicales négligées

Un nombre record de personnes ont reçu des traitements préventifs, mais de sérieux défis demeurent.

Rendu public mercredi 19 avril à Genève, le quatrième rapport consacré aux maladies tropicales négligées (MTN) par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) constate des avancées importantes, mais rappelle aussi les défis majeurs à relever.

En 2015, indique l’institution, près d’un milliard d’individus, soit 63 % des personnes à risque – un record –, ont été protégés par un traitement médicamenteux préventif pour au moins l’une des MTN, des maladies parasitaires ou bactériennes touchant principalement les populations démunies.

La directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, souligne que les donations massives de médicaments – plus de 7 milliards de traitements en cinq ans – font de l’élimination des MTN une cible atteignable.

Le recours aux donations, dépendant de la seule volonté des industriels, est cependant critiqué, notamment par Médecins sans frontières (MSF), qui réclame plutôt des prix bas pour rendre ces traitements plus accessibles pour les programmes d’élimination de ces fléaux.

« La fin est en vue »

De la déclaration de Londres sur les MTN de 2012 est né un partenariat public-privé rassemblant l’OMS, la Fondation Bill et Melinda Gates, six donateurs de l’industrie pharmaceutique (Eisai, GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Merck & Co, Merck KGaA et Pfizer) ainsi que le logisticien DHL et plusieurs ONG.

Il vise à surmonter les divers obstacles qui freinent les campagnes d’administration de masse des traitements afin d’éliminer ces maladies d’ici à 2020.

Le résultat le plus spectaculaire a été obtenu pour la filariose lymphatique (éléphantiasis), qui est la plus proche de l’élimination, selon le rapport de l’OMS. Pour la seule année 2015, 560 millions de personnes ont reçu un traitement médicamenteux.

De 1,4 milliard d’individus en 2011, le nombre de personnes ayant besoin d’un traitement est passé sous la barre des 950 millions en 2015. « La fin est en vue », se réjouit Margaret Chan.

Contre l’onchocercose, parasitose également connue sous le nom de « cécité des rivières », 119 millions de personnes ont reçu un traitement par l’ivermectine.

Face au trachome, première cause mondiale de cécité due à la bactérie Chlamydia trachomatis, l’OMS a conçu une stratégie à quatre volets : éducation sanitaire à l’hygiène du visage et assainissement de l’environnement, traitement antibiotique contre les infections de la conjonctive et chirurgie de la paupière (qui se retourne vers l’intérieur, provoquant des lésions de la cornée).

Environ 56 millions de personnes ont bénéficié d’un traitement antibiotique par l’azithromycine et près de 190 000 ont eu accès à la chirurgie.

Repérage précoce

L’incidence de la dracunculose ou « filaire de Médine » est passée de 3,5 millions de cas en 1986 à 25 cas humains en 2016, limités à trois pays : le Tchad, l’Ethiopie et le Soudan du Sud, et ce malgré les difficultés liées à l’insécurité et aux conflits.

Avec son éradication, ce sera la première fois qu’une maladie infectieuse aura été vaincue par l’engagement communautaire et le changement des comportements, sans vaccin ni traitement.

Ce succès repose sur le repérage précoce des personnes atteintes afin de les inciter à ne pas plonger dans les rivières et les marigots leurs jambes, où le parasite femelle rempli d’œufs s’est logé. Le cycle de transmission est ainsi interrompu.

D’autres maladies tropicales continuent de représenter des fléaux : maladie du sommeil, maladie de Chagas (provoquée comme la maladie du sommeil par un protozoaire du genre trypanosome), ulcère de Buruli (infection cutanée par une mycobactérie).

Pour l’OMS, ces pathologies infectieuses requièrent une prise en charge innovante et intensifiée.

Leur impact est mal connu, les outils optimaux pour les contrôler font défaut, les financements pour la recherche et développement sont insuffisants pour ces maladies touchant les plus pauvres.

Des partenariats public-privé visant à mettre au point des outils et traitements ont commencé à modifier cette tendance.

La maladie du sommeil est passée de 37 000 cas en 1999 à 3 000 en 2015 et le contrôle de la maladie de Chagas s’est amélioré.

En 2015, grâce aux donations de doses uniques d’amphotéricine B liposomale fournies, l’objectif d’élimination de la leishmaniose viscérale était atteint dans la totalité des districts du Népal, 97 % des sous-districts du Bangladesh et 82 % de ceux d’Inde.

Les récentes épidémies de Zika et de fièvre jaune ont incité l’OMS à élaborer pour la période 2017-2030 une stratégie globale de contrôle des maladies infectieuses transmises par des vecteurs (moustiques et autres insectes), qui sera soumise en mai à l’Assemblée mondiale de la santé.

La secrétaire britannique au développement international, Priti Patel, a indiqué, mercredi 12 avril, que son gouvernement s’engageait à doubler les sommes consacrées à la lutte contre les MTN.

Le Royaume-Uni va ainsi investir 360 millions de livres (430 millions d’euros) dans la mise en œuvre de programmes de traitement et d’élimination de ces maladies pour les cinq années à venir.

La Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé, mercredi 19 avril, qu’elle accordera au cours des quatre prochaines années 335 millions de dollars (313 millions d’euros) à des programmes consacrés aux MTN.

Le gouvernement belge s’est engagé à apporter 25 millions d’euros répartis sur les neuf prochaines années dans le but d’éliminer la maladie du sommeil en République démocratique du Congo.

« Pas qu’une question de science »

Pour Bernard Pécoul, directeur exécutif de Drugs for Neglected Diseases Initiative, une fondation créée par MSF, « le combat est loin d’être achevé ». « Nous attendons encore des percées qui procureront de nouveaux médicaments, des tests diagnostiques et des vaccins plus sûrs et plus efficaces, indique-t-il. Nous devons maintenir nos engagements en particulier en recherche et développement pour parvenir à éliminer ces maladies. »

Président du comité scientifique de l’OMS sur les MTN, Sir Roy Anderson estime lui aussi que « le chemin est encore long ». « Nous sommes dans un engagement continu, même s’il existe des disparités entre les pays, relève-t-il. Pour les vaccins, dont la production est complexe et exigeante, le problème n’est pas qu’une question de science. Il s’agit de trouver un modèle financier permettant de mener de bons essais cliniques, d’identifier les fabricants et de produire à grande échelle. »

Dans le cadre de la réalisation des objectifs du développement durable, l’OMS estime que deux grandes missions doivent être menées : « Eliminer la transmission des MTN et s’assurer que la prestation des services de santé répond aux besoins des personnes vivant avec une maladie en lien avec les MTN. »

Pour cela, elle juge décisif d’atteindre les cibles mondiales en matière d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et d’hygiène à l’horizon 2030. Aujourd’hui, plus de 2,4 milliards d’êtres humains n’ont pas de toilettes et plus de 660 millions continuent de boire une eau provenant d’une source inappropriée.

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/19/un-nouvel-elan-pour-combattre-les-maladies-tropicales-negligees_5113599_3244.html#c7hfBJyODbe83OH3.99

Mobilisation contre les maladies tropicales négligées.
Mobilisation contre les maladies tropicales négligées.
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 10:34

 

Deux sessions de formation de 3 jours avec le docteur Philippe Raymond vont être organisées en Belgique, accréditées - en français 

12-13-14 juin à Bruxelles 

3-4-5 juillet à court-saint -Étienne

 

Les inscriptions doivent être envoyée à l’adresse mail suivante :

catherine@ruyssen.net et comporter les renseignements suivant :


Nom :
Prénom :
Adresse postale :
Email :
Spécialité :

 

 

3 Journées de formation sur la maladie de Lyme,

les co-infections, et  les SPPT

(Symptômes Polymorphes Persistants après morsure de Tique)

 

par le  Dr Philippe RAYMOND

Membre du groupe de travail du Haut Conseil de Santé Publique

sur la maladie de  Lyme

Membre fondateur de Chronimed France

 

 

 

Dates : les 12-13 et 14 juin 2017

 

Lieu : Bruxelles, quartier Montgoméry-Mérode.

 

Horaire : 9h à 17h

 

Tarif : 110€ par journée, soit 330€ pour les 3 jours, comprenant les repas de midi et collations.

 

L’accréditation pour chaque journée a été introduite.

 

 

Le programme                     

1° jour : Initiation

        

1ère partie : INTRODUCTION : Le contexte actuel

2ème partie : LA TIQUE - LA MORSURE DE TIQUE :  Rappels épidémiologiques.  Risques et prévalence. Les différents pathogènes.  Prévention.

                     Atelier pratique d’utilisation du tire tique.  Conduite A Tenir : Surveillance et traitement

3ème partie : LA BORRELIOSE AIGUE :  Diagnostic clinique : L’Erythema Migrans.  Traitement et  surveillance des rechutes. Cas cliniques et discussion

4ème partie : LE STADE SECONDAIRE :  Notion d’Urgence.  Diagnostic clinique et biologique. Les pièges. Traitement et surveillance rapprochée

                       La réaction de Jarish-Herxeimer

5ème partie : LE STADE TERTIAIRE :   La « grande imitatrice » ; Diagnostic clinique et biologique. Diagnostics différentiels. « Syndrome Post Lyme »  

         et « Lyme Chronique » .  Les pièges cliniques et biologiques.  Prise en charge : Thérapeutiques classiques et alternatives. Cas cliniques et discussion

6ème partie : LES CO-INFECTIONS : Les différents pathogènes.

7ème partie : LES SPPT (Symptômes Polymorphes Persistants après morsure de Tique) : Prévalence, Diagnostic et Thérapeutique. Cas cliniques et discussion

 

                                                    2° jour : Perfectionnement I 

 

1ère partie : RAPPELS : Epidémiologie, Biologie, Clinique, Historique

2ème partie : AFFINER LE DIAGNOSTIC :  Les différents questionnaires cliniques.  L’examen clinique. Les pièges diagnostiques. Lyme ou dépression ? 

                     Les nouveautés en biologie

3ème partie : LES THÉRAPEUTIQUES ALLOPATIQUES :  Les produits utilisés.  Les différents protocoles

4ème partie : LE SUIVI :  Clinique et biologique.   Comment gérer les « Herx » -  Les candidoses chroniques

5ème partie : CAS CLINIQUES :   SPPT : cas non complexes.  Travail en atelier

6ème partie : LES APPLICATIONS EN MEDECINE GENERALE :  Patients en errance médicale, Fibromyalgies, SFC, colopathies,     

                   Diagnostics erronés de SEP, polynévrites, PR, SPA, dépressions…   Cas cliniques

 

 

 

                                                    3° jour : Perfectionnement II

 

1ème partie : LES CO-INFECTIONS EN DÉTAIL :  Epidémiologie - Clinique-  Biologie

2ème partie : LES THÉRAPEUTIQUES ALTERNATIVES :  Pourquoi, Quand, Comment ?  - Phytothérapie - Aromathérapie, - Homéopathie- Autres

                     Thérapeutiques - Echanges de pratiques

3ème partie : LES CAS COMPLIQUÉS DE BORRELIOSE TERTIAIRE :  Que faire en cas d’échec ?  Notion de terrain- La dysbiose- 

                   L’Hyper perméabilité Intestinale-  Les régimes : Sans gluten, sans caséine, sans sucre - Les autres intolérances alimentaires- 

                   Les métaux lourds- L’Hypersensibilité Chimique Multiple- Les surdosages - Les sous-dosages- Les « épines irritatives » - Autres facteurs

4ème partie : LES INFECTIONS FROIDES CHRONIQUES CHEZ L’ENFANT : Arthrite, multidys, autisme, TED, asthme, eczéma …

                     Les IFC chez les ados -  Cas cliniques

5ème partie : CAS CLINIQUES :  Echanges et discussion -  Exposés de cas cliniques complexes

 

Modalités pratiques :  

Les inscriptions se font par mail : mhdutillieux@gmail.com  avec les renseignements suivants :

Nom :

Prénom :

Adresse postale :

Email :

Spécialité :

Numéro INAMI :

 

Les inscriptions ne seront confirmées qu’après réception de la somme de 330€ à verser sur le compte BE47 0631 4075 1580 du Dr Dutillieux Marie-Hélène avec Nom-Prénom et la mention « participation séminaire Lyme Juin 2017 ».

Les inscriptions se feront par ordre d’arrivée vu le nombre de places limitées pour la qualité des échanges durant le séminaire.

Au plaisir de vous y rencontrer !

 

 

 

 

Journées de formation sur la maladie de Lyme, les co-infections, et les SPPT
(Symptômes Polymorphes Persistants après morsure de Tique)
par le Dr Philippe RAYMOND


Membre du groupe de travail du Haut Conseil de Santé Publique
sur la maladie de Lyme
Membre fondateur de Chronimed France


Dates : 3-4-5 juillet 2017


Lieu : rue Albert 1° à 1490 Court St Etienne
Horaire : 8h30-18h30 accueil à partir de 8h30, début de la formation à 9h
Tarif : 110€ par journée, soit 330€ pour les 3 jours, comprenant les repas de midi et collations.

Le programme


1° jour : Initiation


1ère partie : INTRODUCTION : Le contexte actuel
2ème partie : LA TIQUE - LA MORSURE DE TIQUE : Rappels épidémiologiques. Risques et prévalence. Les différents pathogènes. Prévention.
Atelier pratique d’utilisation du tire tique. Conduite A Tenir : Surveillance et traitement
3ème partie : LA BORRELIOSE AIGUE : Diagnostic clinique : L’Erythema Migrans. Traitement et surveillance des rechutes. Cas cliniques et discussion
4ème partie : LE STADE SECONDAIRE : Notion d’Urgence. Diagnostic clinique et biologique. Les pièges. Traitement et surveillance rapprochée
La réaction de Jarish-Herxeimer
5ème partie : LE STADE TERTIAIRE : La « grande imitatrice » ; Diagnostic clinique et biologique. Diagnostics différentiels. « Syndrome Post Lyme »
et « Lyme Chronique » . Les pièges cliniques et biologiques. Prise en charge : Thérapeutiques classiques et alternatives. Cas cliniques et discussion
6ème partie : LES CO-INFECTIONS : Les différents pathogènes.
7ème partie : LES SPPT (Symptômes Polymorphes Persistants après morsure de Tique) : Prévalence, Diagnostic et Thérapeutique. Cas cliniques et discussion

2° jour : Perfectionnement


1ère partie : RAPPELS : Epidémiologie, Biologie, Clinique, Historique
2ème partie : AFFINER LE DIAGNOSTIC : Les différents questionnaires cliniques. L’examen clinique. Les pièges diagnostiques. Lyme ou dépression ?
Les nouveautés en biologie
3ème partie : LES THÉRAPEUTIQUES ALLOPATIQUES : Les produits utilisés. Les différents protocoles
4ème partie : LE SUIVI : Clinique et biologique. Comment gérer les « Herx » - Les candidoses chroniques
5ème partie : CAS CLINIQUES : SPPT : cas non complexes. Travail en atelier
6ème partie : LES APPLICATIONS EN MEDECINE GENERALE : Patients en errance médicale, Fibromyalgies, SFC, colopathies,
Diagnostics erronés de SEP, polynévrites, PR, SPA, dépressions… Cas cliniques
2

3° jour : Perfectionnement II


1ème partie : LES CO-INFECTIONS EN DÉTAIL : Epidémiologie - Clinique- Biologie
2ème partie : LES THÉRAPEUTIQUES ALTERNATIVES : Pourquoi, Quand, Comment ? - Phytothérapie - Aromathérapie, - Homéopathie- Autres
Thérapeutiques - Echanges de pratiques
3ème partie : LES CAS COMPLIQUÉS DE BORRELIOSE TERTIAIRE : Que faire en cas d’échec ? Notion de terrain- La dysbiose-
L’Hyper perméabilité Intestinale- Les régimes : Sans gluten, sans caséine, sans sucre - Les autres intolérances alimentaires-
Les métaux lourds- L’Hypersensibilité Chimique Multiple- Les surdosages - Les sous-dosages- Les « épines irritatives » - Autres facteurs
4ème partie : LES INFECTIONS FROIDES CHRONIQUES CHEZ L’ENFANT : Arthrite, multidys, autisme, TED, asthme, eczéma …
Les IFC chez les ados - Cas cliniques
5ème partie : CAS CLINIQUES : Echanges et discussion - Exposés de cas cliniques complexes

 

Modalités pratiques :


Les inscriptions doivent être envoyée à l’adresse mail suivante : catherine@ruyssen.net et comporter les renseignements suivant :
Nom :
Prénom :
Adresse postale :
Email :
Spécialité :


Les inscriptions ne seront confirmées qu’après réception de la somme de 330€ à verser sur le compte BE27 0689 0200 7673 du Dr Catherine RUYSSEN avec Nom-Prénom et la mention « participation séminaire Lyme juillet 2017 ».
Attention, le nombre de participants étant limité, nous devrons tenir compte de l’ordre d’arrivée des versements.


Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez adresser un mail aux adresses suivantes :
catherine@ruyssen.net
Sophie.scheffer@proximus.be

Deux sessions de formation de 3 jours avec le docteur Philippe Raymond vont être organisées en Belgique,  12-13-14 juin et  3-4-5 juillet 2017.
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 04:54

TROUBLES COGNITIFS ET PSYCHOLOGIQUES CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE LA MALADIE DE LYME.

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse transmise par une bactérie appelée Borrelia burgdorferi.

Les symptômes les plus courants sont des éruptions cutanées (érythème migrant), des douleurs articulaires et musculaires, des troubles au niveau du système nerveux central et périphérique et des problèmes oculaires, qui peuvent se produire à différents stades de la maladie.

La borréliose peut aussi être accompagnée de symptômes psychologiques.

Le but de l’étude était de quantifier l’occurence des troubles cognitifs et affectifs chez les patients atteints de la maladie. Méthode :

L’étude a testée 121 patients.

Ceux-ci avaient tous été diagnostiqués comme étant atteints de Lyme chronique : 46 d’entre eux avaient de l'arthrite de Lyme (38%) et 75 une neuroborréliose (62%).

Parmi les patients testés, il y avait 61 femmes et 60 hommes, tous âgés entre 18 et 65 ans, la moyenne d'âge étant de 46 ans.

Les patients testés ont été soumis à des tests de fonctionnement cognitifs et affectifs établis sur base de d’entretiens standards et de méthodes d’évaluations : l’Examen de Folstein sur l’état mental (MMSE), le test de l’horloge (qui permet d’apprécier notamment les atteintes visuo-spatiales et les fonctions exécutives), et l’inventaire de dépression de Beck (BDI).

Résultats :

Des troubles cognitifs sont plus souvent présent dans le groupe des patients atteints de neuroborréliose (14,7%) que chez les patients atteints de L'arthrite de Lyme (4.3%).

Les femmes atteinte de neuroborréliose avaient chez 23% des atteintes cognitives, contre 8.9% chez les hommes. Les personnes atteintes d’arthrite de Lyme avaient beaucoup moins de problèmes cognitifs (6.5% chez les femmes et aucun chez les hommes).

Les patients atteints de neuroborrélose avaient aussi plus de symptômes dépressifs (50,7%, dont 60% chez les femmes) comparé aux patients ayant de l'arthrite de Lyme (39.1%).

La sévérité de la dépression mesuré par le test BDI était légère ou modérée dans la grande majorité des cas.

Parmi les patients testés, des troubles anxieux était beaucoup plus présente (44% des cas) chez les personnes atteintes de neuroborréliose (avec un nombre plus élevé d’hommes atteints par des troubles anxieux, 48.9% contre 36.7 chez les femmes).

Les résultats obtenus montrent que, tant chez les patients atteint d’arthrite que de neuroborréliose, les troubles affectifs étaient beaucoup plus récurrents que les problèmes cognitifs.

Conclusion :

Des troubles dépressifs et anxieux assez élevés ont été observés chez les patients atteints de la maladie de Lyme, particulièrement chez les patients atteints de neuroborréliose.

Les troubles anxieux étaient plus présents chez les hommes que chez les femmes, tandis que les symptômes dépressifs étaient plus présents chez les femmes.

Une fréquence accrue de troubles cognitifs ont été observés chez les patients atteints de neuroborréliose, particulièrement chez les femmes.

Étude publiée le 1er mars 2017, par le département de maladies infectieuses de Bytom, en collaboration avec l’université médicale et le département de psychiatrie de Silsia, en Pologne.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/28378969/

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 08:00

Surcroissance bactérienne et inflammation de l'intestin grêle après l'ingestion de carboxyméthylcellulose chez des souris génétiquement sensibles.

Swidsinski A, et al. Inflamm Bowel Dis. 2009.

CONTEXTE:

Les détergents et les émulsifiants ajoutés à la nourriture peuvent détruire la barrière du mucus, qui isole normalement les bactéries de la paroi intestinale et entraîne une inflammation intestinale chronique chez les personnes sensibles.

Nous avons étudié l'influence de 2% de carboxyméthylcellulose (CMC) sur la biostructure du microbiota intestinal dans des souris déficientes en gène de l'IL-10.

MÉTHODES:

Des souris déficientes en gènes de l'IL-10 de vingt à 27 semaines ont reçu soit 2% de solution CMC (n = 7), soit l'eau (n = 6) par voie orale pendant 3 semaines.

Les bactéries intestinales ont été étudiées en utilisant une hybridation fluorescente in situ dans des sections fixées à la paraffine de l'intestin.

RÉSULTATS:

Les souris déficientes en gène de l'IL-10 traitées par CMC ont démontré une prolifération bactérienne massive, la distension des espaces entre les villosités, les bactéries remplissant ces espaces, l'adhérence des bactéries à la muqueuse et la migration des bactéries vers le bas des cryptes de Lieberkuehn.

Les leucocytes ont migré dans la lumière intestinale dans 4 des 7 souris CMC. Les changements étaient semblables à ceux observés dans la maladie de Crohn chez l'homme et étaient absents chez les animaux témoins.

CONCLUSIONS:

CMC induit une prolifération bactérienne et une inflammation intestinale chez les animaux sensibles.

En raison de son ubiquité dans les produits et de son utilisation illimitée dans les aliments du monde industriel, CMC est un suspect idéal pour expliquer la montée en puissance des MII au 20ème siècle.

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 12:48

Moustiques : vacciner avec la salive.

Chaque année, plus de 700 millions de personnes attrapent une maladie transmise par les moustiques telle que le paludisme et la dengue.

Une société britannique a mis au point un vaccin destiné à protéger contre toutes ces maladies.

Il est actuellement testé au cours d’une étude de phase 1.

L’un des animaux les plus dangereux est le moustique.

En effet, dans sa salive, qui est injectée lors de la piqûre dans le sang humain, il y a non seulement une variété de protéines qui permet en premier lieu aux insectes dz prendre leur repas de sang, mais qui transmet parfois aussi de dangereux agents pathogènes dans le corps humain.

Chaque année, le paludisme qui est transmis par le moustique anophèle est attrapé à lui seul par plus de 200 millions de personnes.

Près de 600 000 personnes en meurent chaque année. En plus du parasite unicellulaire du paludisme, le plasmodium, les moustiques peuvent aussi transmettre des arbovirus.

Ce groupe de virus inclut le virus Zika, le virus de la fièvre jaune et le virus de la dengue.

Un vaccin appelé AGS-v, développé par la société pharmaceutique britannique SEEK, devrait immuniser contre toutes ces maladies.

Et l’entreprise pharmaceutique va un peu plus loin : les moustiques qui piquent une personne immunisée mourront rapidement ou ne pourront plus se reproduire.

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 06:48

Prenez garde aux « agents dormants » !

Il y a peut-être un « agent dormant » en vous…

Dans le monde de l’espionnage et du renseignement, c’est comme cela qu’on appelle les agents secrets qui ne sont officiellement plus en activité.

Mais l’expérience montre qu’ils finissent toujours tôt ou tard par se « réveiller » et reprendre du service.

C’est peut-être aussi ce qui se passe dans votre corps !

Il y a quelques signes qui permettent de déceler la présence de l’une ou l’autre de ces maladies infiltrées.

Si vous vous sentez brutalement : Fatigué(e)

Déprimé(e)

Abattu(e)

Fébrile

Que vous voyez apparaître des ganglions ou des lésions cutanées…

Alors, peut-être qu’à un moment où votre système immunitaire était moins efficace, vous avez réveillé sans le vouloir un « agent dormant ».

Le baiser qui fait mal

Le grand classique, c’est « la mononucléose infectieuse », que l’on appelle aussi « maladie du baiser ».

Elle se transmet au cours des échanges de salive lors de nos premières sorties amoureuses.

Le virus en cause, Ebstein Barr, produit une infection qui guérit spontanément mais peut fatiguer un bon moment.

Cette maladie peut aussi ne pas s’éteindre totalement, se mettre seulement en sommeil, et se réactiver bien plus tard !

Elle n’est pas la seule !

Les virus, les parasites, les bactéries rentrent eux aussi parfois en sommeil. Ils viennent « se reposer » au sein des cellules ou dans certains tissus quand les conditions ne sont plus propices à leur expression et leur multiplication.

Tout autour de nous, la nature donne une multitude d’exemples :

Les arbres, les plantes cessent de croître en hiver Les graines pendant cette période entrent en dormance et ne « renaissent » qu’au printemps

Courante dans le monde animal, la « diapause embryonnaire » est aussi un arrêt temporaire ou un ralentissement du développement de l’embryogenèse pendant les frimas.

Le processus pourra aboutir à une naissance, dans une saison plus clémente.

Les bactéries aussi peuvent émerger d’une longue nuit de sommeil.

Le médecin et chercheur Jean-Claude Ameisen, spécialiste de l’apoptose (mort cellulaire), l’exprime très bien ici : « Dans de nombreuses espèces bactériennes, lorsque l’environnement devient défavorable, une partie de la colonie se transforme en spores – l’équivalent de graines –, protégées par une paroi épaisse…

Vies suspendues, prêtes à renaître des années plus tard, des centaines d’années plus tard, comme ces spores découvertes dans l’ambre et que des chercheurs, après les avoir plongées dans un environnement favorable, ont rapporté avoir tirées de leur long sommeil, leur permettant de reprendre le cours de leur vie…

» Ces moments de bonheur simples qui tournent mal…

On a tous été en contact avec des animaux domestiques, parfois porteurs de tiques que l’on a enlevées sans précautions…

On a tous ramené un jour ou l’autre d’étranges piqûres après une belle après-midi sur l’herbe ou au retour d’un week-end à la campagne…

On a tous joué à la ferme, roulant dans le foin, buvant du lait cru et jouant à attraper les animaux…

Qui se souvient d’avoir enlevé de nos chiens, à mains nues, ces tiques gonflées de sang ?

Qui se rappelle d’avoir eu une poussée de fièvre inexpliquée, suivie d’une petite lésion cutanée, érythémateuse, de quelques centimètres de diamètre, après un pique-nique bucolique ?

Les promenades en forêt sont (parfois) dangereuses pour la santé Parmi ces agents dormants qui élisent domicile dans notre corps à notre insu, il y a les redoutables tiques.

Pour réduire les risques de morsure (mais aussi celles d’aoutas, araignées, punaises…) lors d’une promenade en forêt, portez des vêtements longs couvrants et fermés.

Car c’est souvent lors de nos promenades dans les herbes folles, de nos siestes sous les arbres, et de nos balades en forêt que l’on entre en contact avec ces bêtes.

« La mesure la plus importante au retour d’une promenade est de vérifier qu’un insecte (le plus souvent une tique) n’a pas élu domicile sur notre peau – notamment au niveau des aisselles, des plis du genou, du haut des cuisses ou du cuir chevelu » , insiste le Pr Stahl, dans une interview.

« Il faut surveiller l’apparition de signes annonciateurs de la maladie de Lyme.

C’est le cas si, dans les jours qui suivent, une fièvre, un anneau rouge de plusieurs centimètres de diamètre ayant tendance à s’étendre apparaît ».

Que faire si l’on a été piqué ?

En cas de morsure récente, désinfectez immédiatement, retirez la tique sans l’endormir (comme on le préconisait jadis), avec un crochet spécial vendu en pharmacie ou à défaut une pince à épiler, désinfectez avec un antiseptique sans alcool et consultez immédiatement votre médecin qui vous prescrira le traitement antibiotique approprié.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Si, après plusieurs jours, votre peau ne présente aucune marque, vous avez de la chance : la tique (ou autre insecte) ne vous a probablement pas infecté(e)

Si par contre vous voyez apparaître une forme de halo rouge caractéristique autour du point de piqûre, n’hésitez pas à consulter et à demander à votre médecin de vous prescrire un traitement antibiotique adapté à ce type de maladie car tous les symptômes que nous allons voir ci-dessous peuvent survenir des semaines ou des mois après l’infection primaire ainsi que les complications neurologiques et/ou cardiaques plus graves et plus tardives.

Toutes ces infections se révèlent par des symptômes de type vasculaire, ce qui facilite leur diagnostic clinique mais justifie également leur traitement.

« L’impact vasculaire de tous ces germes qu’un médecin averti tentera de dépister par des examens sanguins doit être souligné », précise le Dr Philippe Bottero, spécialiste de ces infections qui sont beaucoup plus nombreuses qu’on ne le croit : vascularites chroniques obstructives, inflammatoires avec sécrétions de toxines vasoconstrictrices ayant pour conséquence une mauvaise nutrition cellulaire, une anoxie, une multiplicité d’anomalies biochimiques induites pouvant elles-mêmes créer des toxines nocives, des déplétions du système immunitaire et engendrer un cercle vicieux pathologique entre la bactérie et ses conséquences tissulaires.

Cela va peut-être vous paraître un peu étrange : à l’entrée de certaines forêts, aux Etats-Unis, on place des panneaux : Attention Danger Tiques !

Peut-être que l’on y viendra aussi…

Ces symptômes qui devraient nous mettre sur la piste de la maladie de Lyme !

Le Dr Philippe Raymond, qui collabore avec le Dr Philippe Bottero depuis 1986, insiste sur certains symptômes qui doivent être présents dans le cas d’un diagnostic de la maladie de Lyme ou de ses co-infections, avant d’être éventuellement confirmés par un bilan biologique :

Troubles visuels atypiques (flou visuel intermittent, ombres visuelles fugaces, phosphènes, traits, photophobie excessive…).

Jambes lourdes, indépendamment de troubles veineux, particulièrement le soir, mais parfois le matin.

Crampes nocturnes ou de repos qui ne seront soulagées ni par l’élévation de jambes, ni par des médicaments ou plantes veinotoniques, du cuivre ou du magnésium ?

Tressaillements musculaires (myoclonies) ou sursauts d’endormissement.

Il s’agit de sursauts pendant la phase d’endormissement, vécus comme « l’impression de tomber » ? « Impatience» des jambes, diurne – attention, il ne s’agit pas du SJSR (syndrome des jambes sans repos) qui est vespéral ou nocturne, incontrôlable, associé à sensations neurologiques anormales, obligeant à se lever…

Cette « impatience » est diurne ; elle survient en position assise ; elle est très fréquente et connue de tous.

C’est une trémulation de la jambe (et du talon), de haut en bas.

Ce mouvement est automatique, mais peut être contrôlé.

Fasciculation d’une paupière, la paupière « frétille » de façon passagère.

On vous dira que vous manquez de magnésium, mais si le signe persiste malgré l’administration de cette substance, posez-vous la question d’une maladie froide.

Besoin d’inspirer profondément (sensation de « manque d’air ») ou ressenti d’une oppression thoracique, soulagée par une grande inspiration ou bien une expiration profonde (plus rarement).

Cela ressemble à un « gros soupir » qui traduit l’insuffisance d’oxygénation tissulaire.

Vous n’êtes peut-être pas qu’un ou une fatigué(e).

Démangeaisons cutanées chroniques… sans éruption ni érythème… quel que soit le stade ; diffus ou intense avec lésions de grattage, très invalidantes, ou de simples démangeaisons localisées, s’il s’agit toujours de la même zone et si elles sont quotidiennes (souvent le soir) : sur le cuir chevelu, avant-bras, crête tibiale, lobe de l’oreille, nuque…

Douleurs articulaires ou musculaires : il s’agit là aussi d’un symptôme très évocateur : ce peut être point douloureux, localisé à une articulation, une douleur qui dure quelques secondes, minutes, ou heures sans raison, quelquefois intense mais cédant spontanément.

Quelques dizaines de minutes plus tard, un nouveau point douloureux apparaît dans une autre articulation.

Cela se répète plusieurs fois par jour. Vous pouvez avoir des douleurs articulaires mobiles, fugaces, gênantes mais sans substratum anatomique ni biologique pour le médecin qui considère ces douleurs comme fonctionnelles ; d’autant qu’elles sont souvent associées aux autres symptômes qui sont eux aussi d’allure fonctionnelle.

Si vous avez souvent « mal partout », on se moquera de vous : grave erreur !

On peut aussi vous qualifier de fibromylagique et vous prescrire repos, massages, divers traitements antidouleur.

C’est bien, mais si on ne suspecte pas la cause, on passera à côté de beaucoup de bénéfices! Les « co-infections» sont nombreuses et les borrelia, dont les tiques et probablement d’autres insectes sont les vecteurs ne sont pas les seules en cause : rickettsies, babesia, bartonellas, chlammydiaes, mycoplasmes, anaplasma… compliquent à la fois la symptomatologie et le traitement.

La liste n’est pas exhaustive.

Les irritations oculaires, irritations pharyngées chroniques, irritations gastriques qui doivent faire rechercher la présence d’un germe particulier :

Helicobacter pylori, ce fameux microbe à l’origine des ulcères d’estomac.

Les bouffées brutales de transpiration parfois sans rapport avec le stress ou la ménopause.

Ces bouffées nocturnes, accompagnées d’une importante transpiration, sont souvent caractéristiques d’une infection par un germe que l’on nomme « bartonelle» qui peut être transmis par les animaux de compagnie : maladie des griffes du chat.

Tous ces signes traduisent bien le côté vasculaire et anoxique (manque de dioxygène dans le sang) de ces infections. Ils expliquent également les améliorations constatées chez des patients que l’on croyait atteints de démence (vasculaire ou Alzheimer) et qui n’avaient en fait que des troubles vasculaires d’origine infectieuse.

Il s’y ajoute un cortège de signes plus psychiques qu’il va falloir bien différencier de symptômes psychiatriques :

Fatigue profonde, asthénie, coups de pompe inattendus, obligation de s’arrêter, de s’assoir, de s’allonger voire de dormir.

Diverses formes d’anxiété inexpliquée voire d’épisodes quasiment dépressifs avec souvent des troubles du sommeil qui sont totalement réfractaires aux traitements classiques.

Chez les patients autistes, l’imagerie a montré l’existence de troubles circulatoires cérébraux en accord avec l’impact vasculaire des bactéries précédemment cité

Savez-vous pourquoi 1 Français sur 5 est toujours fatigué ? Le SFC (syndrome de fatigue chronique), parfois appelé neurasthénie, neuromyasthénie épidémique, encéphalomyélite myalgique, est la forme clinique la plus courante de l’infection par ces néo rickettsies (les bactéries transmises par les tiques).

Il toucherait en France 15 à 20 % de la population et plus souvent des femmes de 30 à 50 ans, mais on peut le trouver à tout âge, même chez des enfants.

Il remplit les consultations des généralistes et fait couler beaucoup d’encre sur ses origines :

syndrome de sensibilité chimique multiple, hypoglycémie, candidose chronique, syndrome d’hyperventilation, bouffées de chaleur, mononucléose chronique, syndrome de fatigue postvirale…

Quelques « épidémies » de fatigue chronique ont été décrites dans l’histoire de la médecine.

L’une à Los Angeles, en 1934, avait nécessité l’hospitalisation d’un grand nombre de malades au « Los Angeles Country Hospital ».

Plus récemment, une série de patients concernés par cette affection a été décrite, en 1985, à Incline village au Nevada, une autre en Islande au XIXe siècle qui toucha le personnel soignant.

Souvenons-nous de la fameuse « fièvre des Montagnes Rocheuses », diagnostiquée dès 1930 et survenant partout sur le continent américain, qui, elle, est bien attribuée à l’infection rickettsienne.

Enfin n’oublions pas le typhus (rickettsie) qui a décimé encore plus que les canons et les fusils, dans un passé plus ou moins récent (lors de conquêtes romaines, dans les tranchées de 1914-18 et jusqu’aux camps de concentration).

C’est une fatigue répétée et récurrente qui ne disparaît ni avec le repos ni avec des thérapeutiques classiques de psychotoniques ou antiasthéniques, magnésium, ni d’antidépresseurs souvent prescrits à tort.

Cette fatigue n’est pas non plus améliorée par d’éventuelles substitutions hormonales.

Elle s’accompagne souvent de douleurs musculaires (qui la fait confondre avec la fibromyalgie, suspecte d’ailleurs des mêmes origines infectieuses), de poussées de ganglions, de maux de tête, de troubles du sommeil… bref de nombreux symptômes que nous avons précédemment décrits.

Ce qui permet de la différencier de la dépression, c’est son apparition souvent brutale chez des personnes précédemment en parfaite santé, voire des athlètes ou des chefs d’entreprise…

On la dépiste mieux si l’on comprend que l’ensemble des symptômes est lié à l’anoxie cellulaire qui est la conséquence des dégâts intracellulaires causés par les rickettsies.

La maladie qui nous conduit à renoncer Ce qui permet encore mieux de reconnaître ces maladies dormantes que l’on appelle aussi « maladies froides », c’est une petite phrase, presque toujours la même qui revient :

« Je ne comprends pas, je suis passionné par mon métier, mes études, ma vie… Mais je n’y arrive pas, mon corps est lourd dès le matin, je pèse une tonne, je m’allonge et me relève aussi fatigué, je peux dormir 24 heures sans être reposé… Je veux, mais ne peux pas.

» On dit de la maladie de Lyme qui sert souvent d’exemple qu’elle est « une grande imitatrice » !

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Les symptômes, qu’ils soient douloureux (musculaires, articulaires), neurologiques (fatigue, signes ressemblant à une sclérose en plaques), psychiques (dépression), cardiovasculaires (douleurs pseudo angineuses faisant craindre un problème cardiaque pur), fatigue à l’effort, troubles du rythme ou autres, surtout s’ils se répètent ou alternent tout au long d’une vie, peuvent être dûs au réveil de ces infections cellulaires dormantes ou froides.

Mais attention : la difficulté du diagnostic est là !

Avant d’évoquer ces hypothèses, il faut être en mesure de bénéficier d’un diagnostic approprié et soigneux.

Si le généraliste est en principe le premier à être consulté, il ne doit pas priver son patient des explorations spécifiques que peuvent proposer un spécialiste, rhumatologue ou neurologue… selon la nature des symptômes.

Le diagnostic d’une sclérose en plaques ou d’une affection rhumatologique obéissent à des normes strictes et ne doivent pas être délaissés.

Sinon la « maladie froide » et souvent la maladie de Lyme deviendront de véritables « fourre-tout » comme le furent en leur temps la spasmophilie et d’autres.

De plus, une maladie de Lyme, du fait de l’imperfection des tests actuels , peut être difficile et coûteuse à diagnostiquer et à affirmer biologiquement, ce qui explique, en partie, diverses polémiques.

Pas facile de soigner la maladie de Lyme Les traitements proposés sont faits de cures alternées de divers antibiotiques (dits « intracellulaires) afin, d’une part, d’éviter de produire des résistances, et d’autre part de cibler un maximum de germes possibles.

Les macrolides et les cyclines sont proposés en première intention mais on les associe parfois aux quinolones et au metronidazole.

Toute cette « stratégie » doit être adaptée à chaque patient, à son type de symptômes, et à ses réactions au traitement.

Ces alternances de différentes molécules pendant des périodes relativement brèves, de sept à dix jours, devront être maintenues, puis espacées, mais parfois sur plusieurs mois ou années, en tous cas jusqu’à ce que les symptômes disparaissent. Il a été démontré que, prescrits de cette façon, les anti-infectieux n’induisaient pas de résistances, ce qui n’est pas encore admis par les instances officielles françaises qui semblent même douter de ce concept de « maladie froide » et voient donc d’un mauvais œil les traitements proposés.

D’autres traitements que les antibiotiques comme les huiles essentielles, les extraits de pépin de pamplemousse, l’argent colloïdal ou certaines plantes sont à l’étude, mais il semble que pour beaucoup de situations le traitement antibiotique soit en partie incontournable.

Le scandale sanitaire français du XXIe siècle ?

Mais en France, on a un problème avec la maladie de Lyme.

Dans notre beau pays, on est protégé de la maladie de Lyme comme on le fut du nuage de Tchernobyl !

Cet aveuglement des autorités de santé conduira peut-être au prochain scandale sanitaire.

Conscients du problème, de nombreux médecins et chercheurs se sont regroupés (sans aucune subvention) dans le groupe CHRONIMED que j’ai eu l’honneur de présider avec de très brillants chercheurs.

Le réseau « chroni-France » permet de relier de nombreux soignants concernés et intéressés par cette maladie. Ce sont les associations de malades qui permettent de faire parler de cette maladie et qui tentent, parfois difficilement, d’alerter les médias, le système de santé et les politiques sur ce véritable scandale sanitaire.

Mais la surdité est difficile à vaincre quand elle arrange beaucoup de monde !

Docteur Dominique Rueff

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