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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 09:35

On nous poursuit pour avoir prescrit 7 jours mois d’antibiotiques pour les infections froides ,on considère que la sérologie de l’H pilory n’est pas fiable (ça vous rappelle quelque chose ?) que le test respiratoire est seul validé, mais il n’est pas remboursé en première intention, et seulement remboursé après traitement antibiotique pour contrôle !!

Et là on conseille 3 antibiotiques plus IPP pour une co-infection….

Dr Marc Arer

La HAS publie de nouvelles recos pour le diagnostic et le traitement de l'infection à H. pylori

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2017/06/21/la-has-publie-de-nouvelles-recos-pour-le-diagnostic-et-le-traitement-de-linfection-h-pylori_848586?xtor=EPR-4-%5BNL_weekend%5D-20170624 | 21.06.2017

La Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier, en collaboration avec le Conseil national professionnel d'hépato-gastroentérologie (CNPHGE), deux fiches précisant le diagnostic et le traitement de l'infection à Helicobacyer pylori. L'agence de santé pointe des « écarts » entre les pratiques et les recommandations internationales (Maastricht IV et V). Or « la progression de la résistance bactérienne aux antibiotiques, notamment à la clarithromycine (22 % des souches), implique d'adapter les pratiques diagnostiques et thérapeutiques », explique la HAS. Les mauvaises pratiques sont multiples : méconnaissance de la recherche d'H. pylori en cas d'antécédent familial de cancer gastrique, réalisation non systématique de biopsies au cours de la gastroscopie, utilisation à tort de la sérologie pour contrôler l'éradication, prescription qui perdure d'une trithérapie probabiliste associant inhibiteur de la pompe à protons (IPP) + amoxicilline + clarithromycine en 1re ligne de traitement, prescription d'un traitement identique en 2e ligne, contrôle de l'éradication non systématique. Des indications méconnues La HAS rappelle les indications de la recherche d'H. pylori, notamment un antécédent familial de cancer gastrique et avant la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou d'aspirine à faible dose en cas d'antécédent d'ulcère gastrique ou duodénal. Mais c'est aussi une dyspepsie avec gastroscopie normale, une anémie ferriprive ou une carence en vitamine B12 sans cause retrouvée, un lymphome gastrique de type MALT, avant une intervention bariatrique ou un purpura thrombopénique. « Il est indispensable d'avoir démontré la présence de l'infection à H. pylori avant tout traitement d'éradication », est-il souligné. La recherche d'une infection à H. pylori repose sur : la sérologie chez les patients ne présentant pas de symptôme digestif suivie d'une gastroscopie avec biopsies en cas de sérologie positive ; une gastroscopie avec biopsies en première intention en cas de symptômes orientant vers une pathologie digestive haute, de facteurs de risque de cancer gastrique, de lymphome gastrique du MALT ou avant une intervention bariatrique prévue. À noter que le test respiratoire à l'urée marquée, bien que performant pour le diagnostic comme le test fécal, n'est remboursé que pour contrôler l'éradication. Trithérapie guidée, ou à défaut, quadrithérapie probabiliste « Le traitement n'est pas urgent, est-il noté. En cas de grossesse et d'allaitement, il doit être différé. » Le traitement recommandé est une trithérapie guidée, en fonction de la résistance aux antibiotiques, associant un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) et deux antibiotiques pendant 10 jours. En l'absence d'étude de la sensibilité aux antibiotiques, le traitement probabiliste fait appel à une quadrithérapie (IPP + 3 ATB), soit une quadrithérapie 14 jours « concomitante » (IPP + amoxicilline + clarithromycine + métronidazole) ou une quadrithérapie 10 jours « avec bismuth » (IPP + sel de bismuth + tétracycline + métronidazole), commercialisée sous le nom de Pylera. Information capitale pour le succès Le contrôle de l'éradication doit être systématique au moins 4 semaines après chaque ligne de traitement. Le test respiratoire est performant à condition d'être réalisé au moins 4 semaines après l'arrêt des antibiotiques et au moins 2 semaines après l'arrêt des IPP. La HAS souligne que « le succès du traitement repose sur l'information du patient, son adhésion au traitement et la prise de celui-ci jusqu'à son terme ». Un document d'information pour les patients devrait être publié en 2018. Pour faciliter la bonne coordination entre les professionnels de santé, la HAS met également à disposition 5 exemples de courrier entre médecin généraliste et gastroentérologue. Source : Lequotidiendumedecin.fr

La HAS publie de nouvelles recos pour le diagnostic et le traitement de l'infection à H. pylori
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 22:29

Le nombre d’allergies à la viande déclenchées par la morsure de ces tiques s'est répandu ces dernières années aux États-Unis, alertent deux chercheurs.

Très présentes depuis des années dans le Sud-Est des États-Unis, les tiques qui déclenchent une allergie à la viande - très rares - semblent se répandre peu à peu dans le reste du pays.

Face à l'ampleur du phénomène, deux chercheurs américains ont donné l'alerte le 17 juin 2017 dans Wired.

"Au cours des quinze dernières années, des milliers d'Américains ont développé une allergie dangereuse à la viande, et ils ont tous en commun d'avoir été mordu par une tique nommée "Lone Star (Amblyomma americanum)", expliquent-ils.

Cette allergie très rare - dont une centaine de cas ont été recensés en 2016 dans le Minnesota, le New Hampshire et à Long Island - provoque en cas de consommation de viande, des démangeaisons, crampes d'estomac et pour les plus atteints, des difficultés à respirer, l'évanouissement, voire le décès.

Mais la "Lone Star" est-elle la seule espèce de tique à transmettre cette allergie ? Pas si sûr...

Une soixantaine de cas d'allergie à la viande en Europe Sheryl Van Nunen, spécialiste en immunologie au Royal North Shore Hospital de Sydney (Australie), serait la première à avoir observé cette allergie étonnante en 1987, lorsqu'un de ses patients, récemment mordu par une tique, s’est mis à gonfler plusieurs heures après avoir mangé de la viande.

Dans son étude publiée le 28 janvier 2015, elle avance l'idée que plusieurs espèces de tiques (Ixodes ricinus, Amblyomma americanum, Amblyomma cajennense...) peuvent déclencher une allergie à la viande et que l'Australie est aussi touchée par le phénomène (plus d'un millier de cas recensés).

Or selon cette spécialiste, l'on ne recense qu'à peine une soixantaine de cas en Europe, moins de dix en Amérique centrale et en Asie...

Toutefois, très peu de recensement de cas de cette maladie ont été effectués, et elle est probablement sous-diagnostiquée.

MÉCANISME.

Les tiques véhiculent via leur salive l’alpha-galactose, un glucide présent chez tous les mammifères, excepté chez les grands singes et l'homme, pour qui c'est un allergène.

En cas de morsure, l’alpha-galactose est introduit dans le sang de l'hôte, "réveillant" le système immunitaire. Si l’individu mordu absorbe de la viande rouge - dans laquelle le glucide est également présent -, l’organisme va l’identifier comme une nouvelle agression et produire de l’histamine (molécule provoquant une réponse immunitaire).

Quelques heures plus tard, les symptômes variés de l’allergie peuvent se faire sentir.

Même s'il est possible de diagnostiquer cette allergie avec un test sanguin, de nombreuses questions en suspend reste en suspend : quelles sont parmi les 900 espèces de tiques connues aujourd'hui, celles qui transmettent l'allergie à la viande ?

Combien de fois une personne est-elle mordue avant de développer la maladie ? Les hommes se font mordre depuis longtemps par les tiques, alors pourquoi ne remarquons-nous cela qu’à présent ?

Selon Sheryl Van Nunen, l'allergie à la viande se développe uniquement chez les individus qui y sont prédisposés : leur système immunitaire serait beaucoup plus sensible à l’alpha-galactose.

Les morsures de tiques qui déclenchent une allergie à la viande. Rôle de l'histamine.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:01

Application de la prise de décision bayésienne aux tests de laboratoire pour la maladie de Lyme et comparaison avec les tests de dépistage du VIH.

Cook MJ, et al. Int J Gen Med. 2017.

Dans cette étude, le théorème de Bayes a été utilisé pour déterminer la probabilité d'un patient ayant une maladie de Lyme (LD), après un résultat de test positif obtenu en utilisant des trousses d'essai commerciales chez des patients cliniquement diagnostiqués.

En outre, un algorithme a été développé pour étendre le théorème à la méthodologie d'essai à deux niveaux.

En utilisant une prévalence de la maladie de 5% à 75% dans les échantillons envoyés pour les tests par des cliniciens, évalués avec un test immunosorbant à enzyme enzymatique C6 (ELISA), la probabilité d'une infection recevant un test positif variait de 26,4% lorsque la maladie était présente dans 5% des renvois à 95,3% lorsque la maladie était présente dans 75%.

Lorsqu'il a été appliqué dans le cas d'un ELISA C6 suivi d'un Western blot, l'algorithme développé pour le test à deux niveaux a démontré une amélioration avec la probabilité de maladie après un test positif allant de 67,2% à 96,6%.

En utilisant un algorithme pour déterminer les résultats faussement positifs, l'ELISA C6 a généré 73,6% de faux positifs avec une prévalence de 5% et 4,7% de faux positifs avec une prévalence de 75%.

Les données correspondantes pour un groupe de kits de test utilisés pour diagnostiquer les taux de faux positifs générés par le VIH de 5,4% à 0,1% indiquant que les tests LD produisent jusqu'à 46 fois plus de faux positifs.

Les résultats des tests faussement négatifs peuvent également influencer le traitement et les résultats du patient.

La probabilité d'un test faussement négatif pour LD avec un seul test pour une maladie de stade précoce était élevée à 66,8%, passant à 74,9% pour les tests à deux niveaux.

Avec le test de dépistage du VIH le moins sensible utilisé dans le test en deux étapes, le taux de faux négatif était de 1,3%, ce qui indique que le test de LD génère 60 fois plus de résultats faussement négatifs.

Pour la LD de stade tardif, le test à deux niveaux a généré 16,7% de faux négatifs comparativement à 0,095% de faux négatifs générés par un test de dépistage en deux étapes, ce qui représente une différence de 170 fois.

À l'aide de sensibilités au test LD cliniquement représentatives, le test à deux niveaux a généré plus de 500 fois plus de résultats faussement négatifs que le dépistage du VIH à deux étapes.

PMID 28435311 [PubMed - en cours] PMCID PMC5391870

Article intégral

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5391870/

Application de la prise de décision bayésienne aux tests de laboratoire pour la maladie de Lyme et comparaison avec les tests de dépistage du VIH. Algorithme et probabilités.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 07:59

Jeudi 15 juin 2017 – 18h Espace André Lejeune à Guéret (23)

Conférence « Attention, la tique est là ! » autour de la maladie de Lyme, organisée par le Centre Hospitalier de Guéret et l’Association Dr Eugène Jamot, animée par le Dr DEVESA-MANSOUR, médecin-hématologue (CH Guéret), par le CPIE des Pays Creusois, et par Thierry THEVENIN, herboriste

La salle – très grande, près de 700 places – est bien remplie, je dirais dans les 300 personnes mais les journaux en parleront sans doute prochainement.

On nous annonce que la conférence, qui débute à l’heure, devrait durer 1h30 environ… elle s’achèvera à 21h passées !

La conférence commence par une présentation du Directeur du CH de Guéret, Mr ARTIGAUT, ainsi que du directeur qualité de l’hôpital ; présentation basique et générale des missions de l’hôpital concernant l’axe prévention au sens large (désolée je n’ai pas retenu grand chose, ce qui nous intéressait ce soir-là n’ayant pas été mentionné).

Suit une présentation de l’association Eugène Jamot par sa présidente Mme Georgette MICHAUD – passionnée par l’œuvre du médecin creusois découvreur de la maladie du sommeil (Trypanosomiase humaine africaine). Cette association, désireuse de s’investir sur le territoire creusois dans le domaine de la santé, à donc trouvé logique de s’intéresser aux maladies vectorielles dont la maladie de Lyme, et de coorganiser cette conférence.

La Présidente semble bien calée sur le sujet des maladies vectorielles (au sens large). Mr Berthon, du CPIE Pays Creusois, association œuvrant dans le domaine de l’environnement, fait ensuite une présentation Powerpoint sur la tique dure, très détaillée, bien qu’il admette n’y rien connaître auparavant et ayant dû se documenter sur le sujet pour préparer cette conférence.

Sa présentation, très complète mais parfois laborieuse, est peut-être un peu trop poussée pour un public lambda ayant peu de notions d’entomologie.

Dommage, c’était intéressant… mais pour un public averti.

Et un peu longuet car à ce stade, l’heure et demi était déjà écoulée sans que l’on soit encore rentré dans le vif du sujet ! Quel suspense… !

Je déplore aussi l’axe purement entomologique mais sans lien réel avec ce qui nous intéresse : rien sur le taux de contamination des nymphes par rapport aux tiques adultes, pas grand chose quant aux hypothèses concernant la prolifération de ce vecteur hormis l’aspect réchauffement climatique et diminution des prédateurs naturels.

En fouillant un peu plus, il y aurait eu plus ou mieux à dire que le simple aspect biologique concernant l’arthropode.

Je précise que le public avait la possibilité de poser des questions à la fin de chaque intervention, mais il était clair que tout le monde attendait le principal : la présentation de la borréliose de Lyme par le Dr DEVESA-MANSOUR (hématologue).

A ce propos, les bénévoles m’accompagnant et moi tiquons (!) sur une réponse à une question du public à propos du risque éventuel en cuisinant de la viande porteuse (chevreuil), où le Dr DEVESA annonce avec aplomb que la bactérie borrélia est éradiquée dès 35° !

Ben merdalors !

Comment ce fait-ce qu’avec nos malheureux 37,2° – voire moins pour certains – nous soyons tellement malades ?

Et quid des animaux qui ne sont pas impactés par la bactérie car ayant une température corporelle élevée (comme les poules par exemple) ?

Et dans ce cas pourquoi donc les saunas infrarouges et l’hyperthermie sont-ils conseillés (hors pathologie cardiaque je précise) ?

Personne ne relève…

Pire, si au niveau préventif le fait d’éviter de stresser la tique en lui mettant de l’éther ou de l’alcool dessus – Mr BERTHON a bien expliqué le risque de régurgitation et donc de contamination, à la question « et les corps gras à mettre autour ou dessus ? » personne n’a su répondre !

Du délire ! Seul l’herboriste Mr THEVENIN a seulement émis l’hypothèse que c’était tout aussi risqué, mais sans être catégorique !

A ce stade, j’étais déjà copieusement agacée…

A côté de cela, le fait d’entendre prononcer parfois « lime » au lieu de « laïme » n’était plus qu’un détail négligeable comparé au reste.

La présentation

Powerpoint du Dr DEVESA-MANSOUR sur la borréliose de Lyme annonce la couleur : sortie des généralités, j’y retrouve de gros points communs avec les diaporamas de la SPILF ou du CNR, bien que la date inscrite tout en bas soit de 2017.

Je note uniquement les points négatifs au fur et à mesure que monte ma tension, mon agacement, mon rythme cardiaque et mon envie de mordre… probablement aussi ma température vu la canicule dans la salle et dehors.

Et là je me dis : « intervenir, oui, mais à propos de quoi ? Il y a trop de points sur quoi recadrer cette personne ! » Je n’ai jamais eu affaire à elle personnellement comme docteur, mais j’ai l’impression que son auto-suffisance, son égo bien palpable et son envie de devenir « spécialiste » de la question – quand ce n’est pas se faire passer comme telle au vu de sa longue expérience et de sa formation avec son prédécesseur dans le service médecine interne, le Dr LEVASSOR, soi-disant déjà « expert » de Lyme en 1997 (à se demander dans ce cas pourquoi il y a autant de malades non guéris ici)…, le tout en terminant toutes ses phrases par un « d’accord ? » autoritaire… hé bien ça m’agace.

D’autant plus que j’ai la surprise de l’entendre très souvent citer et encenser le Pr Perronne en référence, en précisant bien ne pas être d’accord avec lui sur tous les points, mais avec une espèce d’ambivalence que je n’arrive pas à comprendre tant il y a de tout et son contraire dans sa présentation de la maladie.

De quoi noyer le poisson… et le public avec.

L’impression qui ressort de tout cela est une sorte de tentative d’ouverture, sans toutefois bouger d’un millimètre sur bien des points et camper sur les positions du CNR (« qui fait autorité ») sur les sujets les plus importants.

Quelle est la raison de cette ouverture ? L’attrait des éventuels fonds pour la recherche ?

L’envie de se faire un nom ou « d’en être », maintenant que c’est tellement médiatisé ?

Ou brusquement une envie subite de respecter le serment d’Hippocrate, sans aucune arrière-pensée et en reconnaissant s’être trompée au départ ? Les erreurs continuent, à la sauce CNR : le diaporama prétend qu’il faut un temps d’accrochage de 24 à 48h pour que la borrélia soit transmise (alors que les dernières études révélées les 19 et 20 mai dernier au Congrès Européen de l’ILADS prouvent que quelques heures suffisent); on ne cite que l’érythème migrant comme signe du Lyme primaire et pas un mot sur le syndrome grippal (pourtant rajouté grâce aux associations dans les plaquettes de prévention du Ministère de la Santé disponibles à l’entrée)

On ne cite que les souches borrelia burgdorferi stricto sensu, afzelii et garinii comme seules capables de transmettre la maladie (la vache !

Ça fait pas mal de trains de retard ça!)

Les chiffres du réseau Sentinelle sortent de je ne sais où avec une prévalence de 100 malheureux cas pour le Limousin en 2014 ! (Derniers chiffres réels déjà très sous-estimés : 259 au 100 000 habitants! http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Borreliose-de-lyme/Donnees-epidemiologiques )

L’étude LymeSnap en Pays de Combrailles

(https://www6.ara.inra.fr/lyme-combrailles) est citée comme avancée très utile, le projet ayant été lancé par le CHU de Clermont après qu’ils aient constaté il y a quelques années une très forte recrudescence de cas de neuroborrélioses traitées à l’hôpital de Guéret…

La Creuse est cependant exclue de cette étude (allez comprendre la logique!) Les anticorps apparaissent au bout de 3 semaines… (FAUX : il faut un minimum de 6 à 8 semaines pour que les anticorps se développent après contamination… et encore, s’ils apparaissent!)

Le Dr DEVESA mentionne pourtant l’inutilité de la sérologie au stade de l’érythème migrant et la nécessité de se conformer au protocole actuel en vigueur ainsi qu’au rapport du HCSP de 2014 et à la révision de la notice de l’amoxicilline concernant la durée et la dose du traitement.

Elle mentionne également l’autorisation pour les médecins de prescrire un test d’épreuve aux antibiotiques en cas de symptômes avérés mais de sérologie négative.

Point positif.

Elle s’agace même que tous n’appliquent pas déjà ces mesures. Les cas de « faux positifs » à la sérologie Lyme sont dus à : syphilis, CMV, EBV, mycoplasme, maladie auto-immune ! (Ben voyons… Et après on va dire que Elisa est efficace, que c’est le patient le problème et non le test, que s’il est négatif c’est qu’il l’est forcément mais que s’il est positif c’est un « faux-positif » – et comme il a de forte chances d’avoir développé une auto-immune ou d’avoir réactivé un virus tel que l’EBV – cela permet d’éliminer un sacré paquet de malades réels!)

Elle ne comprend d’ailleurs pas ce que l’on reproche au test sérologique, et dit clairement que « elle n’est pas fiable si elle est faite trop tôt, avant l’apparition des anticorps, autrement elle est fiable ».

C’est sans doute pour cela que 700 patients portent plainte par le biais du LymeAction…

Et tout ce que l’on sait sur l’action des borrelias pour empêcher une réaction du système immunitaire, et le fait que 20% des gens ne sécrètent pas d’anticorps du tout, c’est peanuts ?

Quant au diagnostic de la neuroborréliose, c’est par ponction lombaire et c’est très fiable (no comment…)

Le Dr DEVESA cite en référence incontournable comme document à voir la conférence de presse de l’Académie de Médecine de septembre 2016

( https://www.youtube.com/Swatch?v=Ac2Jeu_JbxM )…

Là je vais éviter de commenter.

J’ai d’ailleurs dit au Dr DEVESA ce que j’en pensais à l’issue de la conférence, il y a largement mieux comme référence !

Crise de fou rire inside : la confusion de l’ACA (acrodermatite chronique atrophiante) ou « maladie de Pick-Herxheimer » avec… la réaction de Jarisch Herxheimer (aggravation de l’état du malade au début du traitement, exacerbation de ses symptômes par la lyse des bactéries)

Bien essayé !…

Mais c’est pas ça !

Le diaporama mentionne « phase tardive ou tertiaire », jamais « chronique ».

A propos des traitements elle prétend qu’il est prouvé que de longs traitements antibiotiques en phase tertiaire sont inefficaces.

Elle ose mentionner que le Pr Perronne soigne ses patients à coups de 3 à 4 ans d’antibiotiques et que les malades ne vont quand même pas mieux.

Concernant les coinfections, elle mentionne uniquement la prévalence de la bartonellose (20%), rien d’autre.

D’où sort-elle cela, aucune idée ?

De nombreux malades en souffrance et en errance prennent la parole, certains font partie de ses anciens patients et ont été coincés dans la case SEP ou fibromyalgie.

Lorsque le Dr DEVESA annonce que devant des symptômes de fibromyalgie il serait bon de penser à Lyme mes compagnons s’indignent en lui disant que d’habitude c’est plutôt le contraire qui se passe.

Ce à quoi le Dr DEVESA répond quand même humblement qu’elle s’est trompée et qu’à présent elle pense à Lyme.

Elle déplore l’absence de formation des médecins et leur nécessité urgente… à l’issue de la conférence je lui apprends que, des formations, il y en a !

D’autres personnes lui posent des questions spécifiques auxquelles elle ne sait pas répondre.

De nombreux bras se lèvent mais le temps manque.

Une jeune malade que j’ai rencontré précédemment au magasin bio intervient : elle a du mal à trouver ses mots, marche avec une béquille, elle est au bord des larmes.

Sa souffrance et son émotion me bouleversent.

On ne PEUT pas laisser les gens comme cela !

Elle demande à tous les gens qui ont un Lyme diagnostiqué de lever la main… nous ne sommes pas si nombreux.

Ensuite, à ceux qui ont été traités mais ne sont pas guéris : le nombre est quand même conséquent parmi ceux qui ont levé la main la première fois.

Silence gêné du Dr DEVESA. Applaudissement de toute la salle pour la jeune lymée.

Devant moi, Lionel CHAPY, membre du conseil scientifique de la FFMVT que j’ai eu la surprise et le plaisir de rencontrer, aimerait bien intervenir sur le sujet de l’Elispot… mais il n’en aura pas l’occasion.

Parmi les mains levées on me donne le micro.

Panique à bord.

Mes bénévoles m’ont bien dit de rester calme et posée, qu’il ne faut pas que je m’énerve (à croire que ma réputation me précède, bien qu’elle soit fausse tant j’ai horreur des prises de parole en public, et je n’ai d’ailleurs aucunement l’intention de faire un scandale.

Juste de trouver mes mots malgré le trac, ce sera pas mal). P armi tous les points négatifs précédemment listés, j’ai fait le choix d’intervenir sur la question des traitements longs aux antibiotiques.

Ce n’est pas une question mais juste une précision. Je me présente en tant que responsable de la Section Creuse de France Lyme, je reviens donc sur l’hypothèse des traitements longs inefficaces, du problème des soi-disant résistances qui cause un rejet de ce type de traitement.

Je rectifie en disant clairement que le Pr Perronne ne prescrit pas des mois et des années non-stop d’antibiotiques, qu’il s’agit d’un traitement pulsé associant deux ou trois antibiotiques avec des pauses, et des anti-parasitaires, des anti-fongiques, et de la phytothérapie et des compléments.

Je précise que tout n’est pas si simple qu’une antibiothérapie basique, qu’il faut prendre en compte les co-infections telles que babesia qui est la plus courante, devant la bartonellose.

Et là elle m’interromps très contrariée pour prétexter que c’est faux, que les cas de babesiose humaine sont très rares et très graves, que la bartonellose est la coinfection la plus courante.

Je lui dis que dans ce cas je fais donc partie des cas rares, que la bartonellose est courante aussi certes mais sous-diagnostiquée car le test est encore moins fiable que le Elisa pour Lyme.

Je précise que tout ne tourne pas autour des antibiotiques seuls, mais qu’avec tout cela les malades vont mieux. Je veux juste redonner de l’espoir à tous les malades, je dis bien

CHRONIQUES et non TERTIAIRES, j’insiste.

Applaudissements. Merci.

L’intervention de Mr THEVENIN, herboriste engagé dans l’écologie, calme le jeu avec une intervention très intéressante sur les plantes répulsives telles que l’eucalyptus citronné, la tanaisie, la menthe Pouliot, tout en précisant qu’il ne travaille pas avec les huiles essentielles et qu’il n’en existe d’ailleurs pas pour la tanaisie car dangereuse sous cette forme et abortive (ce qui répond à ma question que je n’ai même pas eu besoin de poser!)

Quant aux plantes intéressante à étudier pour les traitements – et il précise bien la non-rentabilité et le désintérêt pour ce type de recherches car les plantes ne sont pas brevetables – il parle surtout de la renouée du Japon (endémique, efficace mais hélas jugée nuisible, comme par hasard) et de la cardère.

Le seul inconvénient avec la renouée du Japon est sa facilité à absorber les métaux lourds là où elle pousse, et notamment le cadmium, ce qui pose un problème non négligeable car le but est de se soigner et non absorber encore des toxiques.

Il mentionne cette thèse comme document à lire :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwiLrfeq28LUAhWmL8AKHdy6CJwQFggiMAA&url=https%3A%2F%2Fdumas.ccsd.cnrs.fr%2Fdumas-00592141%2Fdocument&usg=AFQjCNGUHzLHcJZi2or7-vFDATe_6HPEAQ&cad=rja

(La renouée du Japon : Polygonum Cuspidatum Sieb. et Zucc. (Polygonaceae), thèse présentée pour l’obtention du titre de Docteur en Pharmacie, par Aurélie Constancias, thèse soutenue publiquement à la Faculté de pharmacie de Grenoble,

Le 17 Décembre 2008) Ainsi s’achève, à 21h passées, cette conférence autour de la maladie de Lyme.

Comme je le disais plus haut, l’impression est mitigée.

On ressent bien une tentative d’ouverture, les deux « camps » qui s’affrontent sont bien expliqués, et cela reflète assez bien le dilemme qui se joue pour l’élaboration du nouveau PNDS…

Tant que ceux qui font encore autorité ne se remettront pas en question, ne liront pas les publications nouvelles et reconnues, ne feront pas tomber leurs œillères pour le bien de tous, les malades chroniques resteront en errance, en souffrance et sans réelle solution.

Le Dr DEVESA a reconnu l’importance du travail des associations de malades, faisant le parallèle avec ce qui s’est passé pour le VIH, mais c’est bien peu face à tout ce qui a déjà été fait sur le terrain à la place des autorités et avec peu de moyens, tandis que d’autres s’obstinent dans le déni et l’obscurantisme à mille lieue de la vocation initiale de médecins.

On sent que Lyme ne restera plus longtemps dans sa case de « maladie rare », tant finalement le sujet commence à intéresser du monde (que les raisons soient nobles ou plus mercantiles). Nous sommes à une période charnière.

Reste à savoir de quel côté finira par pencher la balance.

© Elusive Reclusive / Michèle BAUDRY

Excellent compte rendu de la Conférence « Attention, la tique est là ! » autour de la maladie de Lyme, organisée par le Centre Hospitalier de Guéret. Ambiance et saine critique.
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 07:15

Pr C. Perronne :

'Des médecins voudraient traiter les malades, mais ils ont peur'

Petit point sur la maladie de Lyme, cette infection bactérienne transmise par la tique, avec l'un des grands spécialistes de cette maladie.

Le professeur Perronne dénonce depuis des années le déni autour de la chronicité de la maladie de Lyme.

Le professeur Perronne dénonce depuis des années le déni autour de la chronicité de la maladie de Lyme.

Le chef de service en infectiologie à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, et ancien vice-président d’un groupe de travail sur la vaccination à l’Organisation mondiale de la Santé, lutte pour faire reconnaitre l’existence d’une forme chronique de la #Maladie de Lyme, afin que les protocoles de soins soient revus.

Est-il vrai que les médecins sont peu formés sur cette maladie ?

Pendant 30 ans, on a appris aux médecins que la maladie de Lyme était facile à diagnostiquer, que les tests étaient fiables et qu'elle était guérissable en 15 jours.

Et c'est ce qui est encore enseigné dans les facultés de médecine !

Les recommandations de l'Infections Diseases Society of America ont fait la loi dans le monde entier.

L'IDSA a été lâché par le gouvernement américain il y a un an.

Les recommandations de l'International Lyme And Associated Diseases Society, qui reconnait la chronicité de la maladie, et qui donne des lignes directrices pour diagnostiquer et traiter la maladie sont désormais sur le site officiel, mais ce n'est pas appliqué partout.

Le lien entre maladie de Lyme et #Autisme a-t-il été prouvé ?

Il n'y a pas de certitudes puisqu'aucun test n'est fait, mais ce qui est sûr c'est que certains autistes ont la maladie de Lyme.

On sait de plus que les bactéries présentes dans leurs intestins sont différentes et que des mamans d'enfants autistes avaient des problèmes infectieux pendant la grossesse.

Je connais des médecins qui améliorent la vie des jeunes autistes avec des anti-infectieux : les résultats sont spectaculaires dans certains cas ! Comment expliquer ces réticences ?

Ce sont des blocages psychologiques de remise en cause.

Les spécialistes n'acceptent pas que les maladies peuvent être infectieuses. Ils sont dans le déni.

L'esprit scientifique serait pourtant de faire des études, des tests.

Pour la première fois cette année, une demande de protocole de recherche a été acceptée. Pour quelle raison ?

Sans doute à cause de l'agitation médiatique.

Les témoignages ont fait basculer de nombreux journalistes.

Quand on voit le coût pour la Sécurité sociale, c'est hallucinant !

Alors qu'on pourrait soigner beaucoup de malades en quelques semaines ou quelques mois.

La Haute autorité de santé doit réunir un groupe de travail pour parvenir à un texte consensuel sur la démarche diagnostique et les traitements.

J'espère qu'on va y parvenir.

L'Allemagne est-elle plus avancée sur le sujet ?

Les Allemands sont plus libres dans leurs pratiques.

Contrairement à la France, les médecins font ce qu'ils veulent. Dans l'ensemble, ils font du bon travail, mais le problème est que ça coûte cher.

Les patients français ne sont pas remboursés.

Que préconisez-vous ?

Les test actuels ne sont pas fiables.

Je demande aux autorités de mettre des experts autour d'une table et de regarder les meilleurs technologies.

Ceux qui expliquent que les guérisons sont dues à l'effet placebo, c'est se moquer du monde !

Il y a des malades paralysés ou en fauteuil roulant.

Si un hystérique veut se trouver des symptômes, il rendra visite à plusieurs médecins.

Or, la première chose que les malades de Lyme font, une fois guéris, c'est s'occuper d'eux, de leur famille et de quitter les associations.

On ne les revoit plus sur les blogs : les succès ne sont jamais évoqués.

Peut-on guérir de la maladie de Lyme ?

On peut guérir de cette maladie mais il faut associer des antiparasitaires aux antibiotiques sinon les risques de rechutes sont grands.

La guérison dépend aussi du système immunitaire.

On essaye de travailler avec l'Inserm pour suivre sur le long terme les malades, mais il n'y a rien eu pendant 40 ans, c'est dramatique.

En 30 ans, on sait que les tests ne sont pas bons, les experts l'ont écrit dans des publications mais ça n'inquiète personne, c'est gravissime !

On envoie les malades en psychiatrie et les médecins qui y croient se font taper dessus ou sont radiés.

Beaucoup voudraient traiter les malades mais ils ont peur. Tant qu'il n'y aura pas de message officiel, ça ne changera pas…

Julie Philippe Actualisé le:13/03/2017

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:31

Autisme : le risque chez l'enfant doublé en cas de grippe pendant la grossesse

Le risque d'autisme chez l'enfant serait doublé si la femme enceinte attrape la grippe

Selon une enquête menée par des chercheurs au Danemark, les femmes ayant eu la grippe durant leur grossesse auraient deux fois plus de risques d'avoir un enfant autiste.

Alors que la grippe commence à pointer le bout de son nez, c'est une découverte d'importance qui vient d'être publiée aux Etats-Unis.

Selon ces travaux, les femmes ayant eu la grippe durant leur grossesse auraient deux fois plus de risques d'avoir un enfant autiste que les autres.

Pour arriver à cette conclusion, l'étude s’est basée sur les réponses à des questions posées aux mères de 97.000 enfants danois de 8 à 14 ans, nés entre 1997 et 2003.

Parmi eux, seulement 1% (976) avaient été diagnostiqués d'autisme.

Avant de démarrer cette enquête, les chercheurs ont mené des recherches sur des souris dont les résultats ont conduit à penser que l'activation du système immunitaire maternel durant la grossesse peut provoquer des déficiences dans le développement neuronal du foetus.

C'est donc pour en savoir plus sur ce lien potentiel qu'ils ont démarré une enquête chez l'homme.

Au cours de celle-ci, ils ont notamment demandé aux mères si elles avaient eu des infections durant leur grossesse.

Les scientifiques ont alors constaté que celles qui ont indiqué avoir eu la grippe, ont eu un risque d'accoucher d'un enfant autiste multiplié par plus de deux.

Le risque était également triplé si ces mères avaient eu des épisodes de fièvre de plus d’une semaine avant leur 32e semaine de grossesse.

De plus, la prise d’antibiotiques a également été liée à une probabilité légèrement accrue d'avoir un enfant souffrant d’autisme.

Parue dans la revue américaine Pediatrics, l’étude précise, concernant ce dernier point, que les chercheurs "ne savent pas si un traitement antibiotique est à l'origine du lien observé avec l'autisme".

Pour eux, "cette relation entre antibiotique et autisme est quelque chose de nouveau qui doit encore être confirmé"

Si le lien entre grippe et autisme reste de même, à affirmer avec davantage de recherches, les auteurs de l'étude recommandent que les femmes se fassent vacciner à titre de précaution.

Publié par Emmanuel Perrin

Autisme : le risque chez l'enfant doublé en cas de grippe pendant la grossesse .
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:27

Un lien entre l'autisme et la fièvre en cours de grossesse

Dr Irène Drogou 14.06.2017

Les épisodes de fièvre en cours de grossesse sont associés à un risque augmenté de troubles du spectre autistique (TSA), indique une étude de l'école de santé publique Mailman à l'université de Columbia, d'après les données recueillies au sein d'une large cohorte norvégienne.

L'étude américaine publiée dans « Molecular Psychiatry » montre que le risque est plus prononcé quand les épisodes fébriles surviennent pendant le deuxième trimestre de grossesse, avec une augmentation de 40 % du risque.

L'augmentation du risque est aussi dose-dépendante à partir de 12 semaines d'aménorrhée (SA) avec un risque multiplié par trois à partir de 3 épisodes fébriles (la fièvre étant définie par une température > 38,5°C).

Un rôle protecteur du paracétamol

Les chercheurs montrent également que le risque était diminué par la prise de paracétamol au second trimestre.

Concernant l'ibuprofène, contre-indiqué pendant la grossesse et très peu utilisé par les femmes, l'effectif est trop petit pour en conclure quoi que ce soit.

Cependant, aucun cas de TSA n'a été observé chez les enfants des femmes en ayant pris pendant leur grossesse.

La cohorte a suivi 95 754 enfants nés entre 1999 et 2009, incluant 583 cas de TSA identifiés en Norvège dans l'étude ABC (pour Autism Birth Cohort).

Les mères de 15 701 enfants (16 %) ont rapporté au moins un épisode fébrile dans l'un des intervalles de 4 semaines pris en compte pendant la grossesse.

« Nos résultats suggèrent un rôle de l'infection maternelle gravidique, mais aussi des réponses du système immunitaire inné à l'infection, dans le déclenchement d'au moins quelques cas de TSA », explique Mady Hornig, l'auteur principale.

Une analyse de questionnaires n'a pas fait ressortir d'agents pathogènes spécifiques, mais une étude à partir de prélèvements sanguins de milieu de grossesse et à l'accouchement est en cours.

L'idée est d'explorer le rôle potentiel d'agents infectieux et la contribution de types distincts de réponses immunitaires chez les mères et les enfants et ainsi de mieux comprendre les mécanismes de vulnérabilité impliqués dans les TSÀ.

« Les futurs travaux devraient porter sur le dépistage et la prévention des infections prénatales et des réponses inflammatoires qui contribuent au TSA », suggère W. Ian Lipkin, l'auteur senior.

Un lien entre l'autisme et la fièvre en cours de grossesse.
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:30

Les infections résistantes aux antibiotiques, ça n’arrive pas qu’aux autres

Par Céline Pulcini — 14.06.2017 -

Les occasions de contact avec des bactéries résistantes aux traitements classiques sont plus fréquentes qu’on le croit.

Certains antibiotiques doivent donc être réservés à ces seuls cas.

Le phénomène est désormais connu : certaines bactéries sont devenues résistantes aux antibiotiques.

Elles portent des noms latins que personne ne retient, à part peut être Escherichia coli, célèbre car elle entraîne régulièrement des interdictions de baignade dans les plans d’eau et contamine parfois les steaks hachés.

En dehors de telles alertes, les citoyens se sentent assez peu menacés – tant qu’ils ne sont pas à l’hôpital, lieu associé aux infections nosocomiales.

Ils ont tort.

Car des infections qui ne cèdent pas devant un traitement antibiotique classique, ce n’est pas fréquent mais cela peut arriver à tout le monde, et pas seulement aux personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques.

Les infections résistantes aux traitements antibiotiques causent ainsi chaque année 12 500 décès en France.

De nombreux antibiotiques figurent dans la nouvelle liste des médicaments qualifiés «d’essentiels» publiée le 6 juin par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Ils doivent être préservés, c’est à dire utilisés avec parcimonie et pour certains, seulement en dernier recours, car ils servent à guérir des enfants et des adultes d’infections bactériennes autrefois mortelles, comme les pneumonies ou les méningites.

Le cas fréquent de l’infection urinaire avec fièvre Prenons le cas, devenu banal pour un médecin hospitalier infectiologue en France, d’une patiente touchée au départ par une simple infection urinaire.

Elle revoit son généraliste parce que la fièvre s’est déclarée, signe que l’infection touche le rein –ce qu’on appelle une pyélonéphrite.

Ces infections guérissent habituellement très bien avec quelques jours d’antibiotiques en comprimés.

Mais là, la fièvre persiste, et l’analyse d’urines montre un Escherichia coli multi-résistant, c’est à dire contre lequel les antibiotiques disponibles en cabinet de ville s’avèrent inefficaces.

La patiente est donc hospitalisée, et un nouvel antibiotique lui est administré par perfusion. Le bilan réalisé à son entrée montre que la bactérie multi-résistante s’est propagée dans le sang (provoquant une septicémie), et que l’infection du rein s’est compliquée d’un abcès.

Après un séjour de plusieurs jours, la patiente peut rentrer à son domicile.

Elle devra néanmoins recevoir la visite d’une infirmière pour des perfusions d’antibiotique pendant une dizaine de jours supplémentaires.

Le même problème peut se produire avec une infection de la prostate, organe qui peut lui aussi être atteint lors d’une infection urinaire.

Ingestion de staphylocoques dorés (en rose) par un globule blanc humain (en vert). Vue au microscope électronique. National Institute of Allergy and Infectious Diseases, National Institutes of Health, CC BY-NC Ainsi, la personne ayant contracté une infection causée par une bactérie résistante aux antibiotiques risque de voir s’allonger le délai pour que les médecins trouvent le traitement efficace, ce qui augmente le risque de complications (septicémie et abcès, dans le cas cité précédemment).

Bien souvent elle devra être soignée par des antibiotiques ayant davantage d’effets indésirables, et disponibles uniquement par perfusion.

De telles histoires se rencontrent maintenant dans tous les pays dans le monde, comme le montrent les témoignages de patients réunis par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC, European Centre for Disease Prevention and Control), agence européenne.

On peut aussi se trouver aux prises avec une infection résistante aux antibiotiques au retour de vacances passées à l’étranger.

La présence de bactéries résistantes semble en effet plus forte dans certaines parties du monde que dans d’autres. Les données ne sont toutefois pas disponibles pour l’ensemble des pays, et souvent limitées à la situation à l’hôpital.

Des cartes présentant la fréquence de l’antibiorésistance selon les pays sont actualisées régulièrement par l’ECDC pour l’Europe et le Center for Disease Dynamics, Economics and Policy (CDDEP), ONG basé à Washington (États-Unis), pour le monde.

Ces différences peuvent s’expliquer notamment par une surconsommation d’antibiotiques, parmi lesquels ceux les plus à risque de sélectionner des bactéries résistantes.

Le risque de ramener d’un voyage de telles bactéries est plus élevé encore lorsqu’on a eu la diarrhée sur place, ou qu’on s’est vu prescrire un traitement antibiotique – quelle qu’en soit la raison. En effet, un déséquilibre de la flore intestinale, conséquence de la diarrhée ou d’une prise d’antibiotiques, favorise l’implantation de ces bactéries résistantes dans le tube digestif.

Des E. coli résistants chez 1 Français sur 15

Aujourd’hui en France, plus d’une personne sur quinze a des Escherichia coli multi-résistants dans son tube digestif, comme le montrent une étude réalisée sur des adultes en 2011 à Paris et une autre chez des bébés dans le Sud-Est de la France en 2014.

On ne tombe pas forcément malade, car les bactéries résistantes ne sont pas plus agressives que les autres.

Dans leur imaginaire, la plupart des citoyens voient la bactérie multi-résistante comme une menace venue de l’extérieur.

Or bien souvent, ce sont nos propres bactéries, constituant avec d’autres micro-organismes comme les champignons, notre microbiote, qui provoquent des infections, par exemple urinaires.

On acquiert ces bactéries à partir de contacts avec des objets, des personnes ou des animaux qui en sont porteurs, ou à travers notre alimentation si celle-ci a été contaminée.

Respecter les règles de base d’hygiène, dont le lavage des mains, réduit ce risque. Les bactéries multi-résistantes peuvent persister des mois après la contamination dans notre tube digestif, le temps que la flore habituelle se reforme, et prenne le dessus.

Dans cette expérience, sept antibiotiques (capsules blanches) ont été testés.

Les bactéries présentes dans la boîte de petri de gauche sont sensibles aux sept, comme le montrent les cercles gris ou vert – signe que les bactéries n’ont pas poussé.

Réduire sa consommation d’antibiotiques est une manière, pour les citoyens, d’œuvrer au service de l’intérêt général en protégeant l’efficacité de ces traitements pour soi et pour les autres.

Par ailleurs, chaque cure d’antibiotiques détruit la flore intestinale, dont on connaît désormais l’importance pour notre santé.

Les antibiotiques détruisent aussi les bonnes bactéries dans d’autres parties sensibles du corps, comme le vagin, la peau ou la bouche, favorisant là aussi la croissance de bactéries résistantes, mais aussi de champignons sources de mycoses.

Aussi, il est bon de réfléchir à deux fois avant de demander des antibiotiques à son médecin.

Les antibiotiques sont des médicaments précieux, qu’il faut préserver pour les situations où ils sont indispensables. Bactéries multi-résistantes, ou superbactéries?

Si les citoyens rencontrent tant de difficultés à mesurer l’ampleur de la menace représentée par l’émergence des bactéries multi-résistantes, c’est aussi parce que les experts du sujet n’ont pas encore réussi à s’entendre pour parler d’une seule voix. Ils emploient des mots différents pour désigner… les mêmes choses.

Les médecins infectiologues français vont dire bactéries multi-résistantes (BMR) et antibiotiques ; quand les spécialistes de l’OMS vont parler de superbactéries (superbugs, en anglais), et d’antimicrobiens (antimicrobials).

A l’échelle mondiale, le vocabulaire commun qui permettrait de désigner le problème et ses solutions manque cruellement.

C’est le constat que mes confrères d’Afrique du Sud, de Suisse, du Royaume-Uni, et moi-même, faisons dans l’article scientifique que nous avons publié le 3 mai dans la prestigieuse revue Nature. Dans cet article, nous appelons à une intervention collective des Nations-Unies afin d’établir un vocabulaire de référence.

Quel nom trouver, en français, pour les bactéries résistantes?

Quand l’OMS a dressé sa récente liste des douze bactéries contre lesquelles il devient urgent de trouver de nouveaux antibiotiques, les médias ont parlé de «superbactéries».

Or ce mot prête à confusion, évoquant des bactéries particulièrement virulentes qui se multiplieraient à grande vitesse, ce qui n’est pas le cas.

Elles ne prolifèrent pas plus que les bactéries sensibles aux antibiotiques, mais sont plus difficiles à combattre avec les traitements dont nous disposons.

Des précautions pour les hommes, comme pour les animaux Les programmes de santé publique visant à l’utilisation appropriée d’antibiotiques gagneraient à être qualifiés, en anglais, par le terme «antibiotic stewardship», pour les précautions à prendre aussi bien dans la santé humaine que dans la santé animale.

Ce mot englobe la dimension individuelle et collective de toute prescription antibiotique.

Il met l’accent sur le fait qu’en utilisant un antibiotique, l’individu (comme l’animal d’élevage) avantage les bactéries résistantes dans sa propre flore intestinale et les transmet aussi à son environnement.

Il souligne aussi la nécessité de préserver une ressource (les antibiotiques) pour le bien de tous, de manière durable.

Mais il n’a pas à ce jour d’équivalent évident en français.

Et si on abandonnait, au passage, le vocabulaire volontiers guerrier d’un «combat mondial» mené contre «l’ennemi» que seraient les bactéries résistantes?

Car on finit par oublier qu’à force «d’attaques», on perturbe le rôle vital joué par notre microbiote dans notre santé. Il serait bon de choisir des mots reflétant mieux la relation écologique qui lie les êtres humains aux bactéries.

Les infections résistantes aux antibiotiques, ça n’arrive pas qu’aux autres: des colibacilles résistants chez un français sur 15.
Les infections résistantes aux antibiotiques, ça n’arrive pas qu’aux autres: des colibacilles résistants chez un français sur 15.
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 05:56

Des drones, des pièges à moustiques high-tech et de la métagénomique...

Voilà les trois ingrédients du projet Premonition de Microsoft qui vise à détecter dans l'environnement les agents infectieux qui provoqueront les épidémies de demain.

Prédire une épidémie avant même qu'elle ne se déclare.

Tel est l'objectif affiché par le projet Premonition de Microsoft.

Comment ?

En repérant les agents pathogènes qui circulent dans l'environnement, en particulier chez les animaux de tous poils. MERS, SRAS, Ebola, Zika...

"Aujourd'hui on ne constate ces épidémies qu'a posteriori", constate Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft France.

"Or ce sont les animaux qui détiennent les environnements pathogènes.

C'est chez eux que se cache le prochain agent infectieux pouvant déclencher une épidémie comme celle de Zika", précise-t-il.

La solution pour développer une stratégie de surveillance à valeur prédictive ?

Le moustique, qui "a le bon goût de prélever du sang", ajoute-t-il encore.

En l'occurrence, l'insecte n'est donc pas étudié comme vecteur de maladie, mais comme collecteur de sang riche en données permettant d'identifier les virus émergents.

L'idée est donc d'étudier les pathogènes ingérés par les insectes au gré de leur appétit.

Pièges high-tech et métagénomique

Le projet qui se veut donc un Minority Report des épidémies consiste à utiliser des drones pour repérer les endroits où les moustiques prolifèrent et déployer des pièges d'un genre un peu particulier.

"Ces gros cylindres qui contiennent 64 pièges de la taille d'une boîte d'allumettes sont équipés d'un système de déclenchement par faisceau infrarouge.

Nous avons défini un modèle qui, à partir de la fréquence du battement des ailes assure la capture des moustiques, mais pas des autres insectes", nous explique Bernard Ourghanlian.

Si le but affiché est de se servir des drones pour déployer ces pièges également équipés de panneaux solaires dans des zones difficiles d'accès, "cela reste encore trop compliqué dans les forêts tropicales notamment", précise le responsable de Microsoft.

Les pièges se présentent sous la forme de gros cylindres composés de 64 compartiments autonomes.

Une fois le piège ramassé, son contenu est envoyé au laboratoire.

Pour l'instant, Microsoft travaille notamment avec le département de microbiologie de l'université Johns-Hopkins, à Baltimore (États-Unis).

Là, les moustiques sont écrasés et soumis à une analyse de métagénomique.

Le séquençage de l'ADN de l'échantillon permet d'identifier quels animaux ont été piqués et de détecter d'éventuels agents pathogènes.

"Le but est de faire une analyse en une nuit afin d'alerter, si besoin, les épidémiologistes", précise Bernard Ourghanlian. James Pipas, professeur en biologie moléculaire à l'université de Pittsburgh précise :

"Tout le sens de ce projet réside dans la possibilité de surveiller les agents infectieux alors qu'ils sont en mouvement sur la carte.

Au final, nous aimerions disposer d'un système global capable de détecter de nouveaux agents infectieux [par séquençage génétique des échantillons] et de surveiller les mouvements de ceux déjà connus.

De cette façon, nous pourrions intervenir avant que ceux-ci ne deviennent épidémiques.

" Le profil génétique de la "bouillie" de moustique est reconstitué par analyse métagénomique en laboratoire.

Des seringues vivantes

Mais le projet qui vient de recevoir l’un des dix prix décernés chaque année par l’observatoire du digital Netexplo à l'Unesco n'est pas totalement une nouveauté.

Certes, l'utilisation de drones et de pièges high-tech développés dans cette logique est une innovation, "mais cela n'est pas tout à fait au point", explique Christophe Paupy, entomologiste médical à l'IRD.

"Pour ce qui est du criblage d'agents infectieux par biologie moléculaire, on travaille dessus depuis quelques années déjà au Gabon", précise le chercheur.

"Le projet de Microsoft va dans le bon sens, et c'est ce qu'il faut faire pour mieux anticiper les risques épidémiques. Le moustique est une donnée environnementale précieuse, mais il y en a d'autres, moins fragiles et plus faciles à collecter, comme la mouche tsé-tsé.

Ce sont de véritables seringues vivantes qui contiennent bien plus de sang qu'un moustique.

Surtout, ces insectes piquent tout et n'importe quoi, lézard, crocodiles...

Le moustique est plus sélectif", détaille Christophe Paupy. Jean-François Guégan, directeur de recherche spécialisé en éco-épidémiologie à l'IRD rappelle "qu'en matière d'épidémiologie, on sait très bien que les épidémies souvent apparaissent souvent là où on ne les attendait pas.

Car pour les agent infectieux à transmission vectorielle, l'insecte est un élément du cycle de transmission mais il n'est pas le seul. Il ne faudrait pas laisser espérer qu'on résoudra tous les problèmes par voie technologique sophistiquée en s'éloignant des réalités de terrain, des gens, de leurs comportements et attitudes, de leur condition de pauvreté aussi.

Le virus, le parasite ou la bactérie ne font pas à eux seuls la maladie. Il faut tout un contexte le plus souvent lié à des conditions de pauvreté, de fragilité, de malnutrition... que ces technologies ne résoudront pas." Comme souvent, la complémentarité des approches est donc

essentielle.

Des moustiques, seringues vivantes, des drones, et la prédiction des épidémies par la métagénomique et Microsoft.
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 05:09

Le professeur Christian Perronne spécialiste de la maladie de Lyme a tenu une conférence devant de nombreux propriétaires forestiers à Saint-Jean d'Ormont près de Saint-Dié-des-Vosges.

La maladie de Lyme inquiète et fait des ravages : on parle d'épidémie à l'échelle mondiale.

Le Pr Perronne est considéré comme un lanceur d'alerte qui ne cesse de sensibiliser les pouvoirs publics en France et informer la population.

Le Pr Perronne, lanceur d'alerte concernant la maladie de Lyme dans les Vosges.
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