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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 09:22
 

Livre de Nassera Frugier « Lyme, cancer de l’âme »

Le livre « Lyme, Cancer de l’âme » de Nassera Frugier vient de paraître. Ce récit autobiographique retrace le calvaire traversé par les malades de lyme en errance diagnostique.
Leur souffrance physique et psychique est parfois telle, que certains mettent fin à leurs jours, d’autant que la maladie de lyme est source d’isolement, de dé-sociabilisation.
Beaucoup de malades trouvent du soutien psychologique auprès de thérapeutes, de groupes d’entraide, de méditation, de spiritualité.

Le soutien que représente la prière dans le parcours de Nassera Frugier ne doit pas être interprété par le lecteur comme un parti pris de la part de notre association.
France Lyme est une association neutre de toute religion, et de tout parti politique. A titre d’exemple, cela ne nous empêche pas de travailler avec les politiciens, depuis le Maire, jusqu’au Ministre, en passant par les sénateurs et députés, quelle que soit la couleur politique des individus.
Cela ne nous empêche donc pas de mettre en avant la sortie de ce beau récit autobiographique.
Enfin, Nassera Frugier reverse 100% de ses droits d’auteur à France Lyme.

Initialement, notre association ne devait recevoir que  50% des droits d’auteur .

Finalement, nous avons choisi que l’autre moitié des droits soit reversée à la FFMVT, Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques. Celle-ci, dotée d’un conseil scientifique sérieux, a besoin de soutien financier pour son travail  auprès des politiques, des médecins et des chercheurs.
Nassera Frugier a déjà présenté son ouvrage au salon du livre de Besançon les 16,17 et 18 septembre derniers. Les premières conférences et séances de dédicace ont rencontré un vif succès.

Nous la suivons tout au long de son parcours pour faire connaitre son livre, notamment au cours de conférences, avec l’appui de médecins et d’ élus locaux.
Nous lui souhaitons une belle réussite !

Ci-dessous, la présentation officielle de son ouvrage :
« Par ce livre, je veux témoigner de mon parcours, que partagent tant de malades de Lyme. Je ne prétends pas être leur porte-parole – chaque parcours est unique. Je veux seulement apporter ma pierre afin qu’un jour, le plus tôt possible, toute personne piquée par des tiques et présentant les premiers symptômes de la maladie puisse être prise en charge rapidement. La maladie, prise à temps, peut être éradiquée en quelques semaines. Ce livre est aussi un hommage à ces médecins pionniers qui travaillent sur la maladie de Lyme sans relâche depuis des années, souvent incompris de leurs collègues. C’est enfin, et d’abord, un message d’espérance pour tous ceux qui souffrent et que la maladie isole et fragilise. Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir nous soutenir et nous entraider sur ce long chemin vers la guérison. » Témoignage bouleversant d’une malade dont la maladie n’a été diagnostiquée qu’en 2015, après quatre ans de calvaire.

 
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 15:14

L’Hyperbaric Oxigen Therapy 
 

En se cachant dans les cellules du corps ou en prenant certaines formes, kystiques ou protégées par des bio-films, le spirochète de la maladie de Lyme, la Borrélia Burgdorferi, est extrêmement résistant aux traitements conventionnels basés sur l’antibiothérapie. Pour soigner les symptômes débilitants ou la phase chronique de l’infection, la thérapie alternative de l’ Hyperbaric Oxigen Therapy (HBOT) s’est avérée très efficace.


Qu’est-ce que l’Hyperbaric Oxigen Therapy ? 

Le HBOT ou Hyperbaric Oxygen Therapy (oxygénothérapie hyperbare – OHB) est une pratique clinique qui permet de soigner des infections graves, des plaies qui ne guérissent pas en cas de diabète, ainsi que de nombreux cas de disfonctionnements d’organes et d’atteintes neurologiques, grâce à une pression d’oxygène supérieure à celle de l’air dans l’organisme. La notion de l’air hyperbare, ainsi que de la chambre à compression atmosphérique, a été initiée en 1662 par Nathaniel Henshaw, pour traiter les atteintes pulmonaires, certaines affections aigües et maladies chroniques.

Cette méthode de soin consiste à  faire respirer à un patient de l’oxygène pur (O²), à 100 %, dans une chambre sous pression, grâce à inhalateur. Cette vidéo montre un exemple d’installation. Avec ce procédé, on augmente jusqu’à 3 fois la pression normale de l’air, qui est de 1 ATA ou 760 mm HG. Une pression atmosphérique de 3 ATA, dans la chambre, permet de multiplier par vingt fois la pression partielle de l’oxygène (PaO²) dans le sang et dans les tissus. Cela stimule le transport en O² par les globules blancs et le plasma, dans tout le corps. Cette élévation de la pression tissulaire en oxygène assure l’efficacité physiologique de cette méthode et permet entre autres de traiter l’intoxication au monoxyde de carbone (CO), les radionécroses et les infections anaérobies. En effet, le HBOT permet aussi de stimuler la libération des cellules-souches qui favorisent la guérison.

Généralement, l’Hyperbaric Oxigen Therapy est préconisée pour mettre fin à l’embolie gazeuse, la gangrène gazeuse, les ischémies traumatiques, la perte idiopathique des capacités sensorielles, la maladie de décompression, l’abcès cérébral ou intracrânien, l’ostéomyélite, les brûlures, les atteintes radiques, l’anémie sévère, les bulles d’air dans les vaisseaux sanguins, … Mais, des études récentes démontrent qu’elle est aussi en mesure de soigner l’autisme, le cancer, les ulcères chroniques, le diabète, le sida, l’asthme, la maladie d’Alzheimer, la paralysie cérébrale, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les atteintes cardio-vasculaires et neurologiques, ainsi que la Borréliose de Lyme. D’autres vidéos ici.

Pourquoi choisir le HBOT pour soigner la maladie de Lyme ?

Des études ciblant la Borrélia Burgdorferi

D’après des études validées par l’UIRB (University Institutional Review Board), il a été démontré que la Borrélia Burgdorferi est une bactérie anaérobie, ou plus précisément microaérophyle, et qu’elle ne peut donc ni survivre ni être transférée dans l’air, dont la pression atmosphérique est de 160 mm HG, avec 21 % d’oxygène. Le traitement de la maladie de Lyme via l’oxygénothérapie hyperbare a été éprouvé avec une pression atmosphérique absolue de 2,36 ATA, soit de 1794 mmHG. Cela a permis d’atteindre une pression partielle de 200 à 300 mm HG dans le sang et les tissus. Ce qui est largement au-dessus du niveau d’oxygène fatal pour le spirochète. Une fois dans la chambre hyperbare, le patient peut supporter ce niveau élevé d’oxygène durant 90 minutes, voire plus.

Des statistiques de guérison significatives

Dans ces conditions, l’hémoglobine est ainsi saturée en oxygène. L’Hyperbaric Oxigen Therapy permet en effet de véhiculer l’oxygène dans toutes les cellules du corps, car il sera perfusé dans les terminales artérioles et les tissus, grâce à l’élévation de la pression artérielle. De plus, la vasoconstriction des tissus sains et la vasodilatation des tissus hypoxiques permettent une meilleure redistribution de l’oxygène. En dehors de son rôle anti-infectieux, l’oxygénothérapie hyperbare stimule aussi l’action des polynucléaires neutrophiles sur les tissus atteints par la maladie de Lyme, la synthèse de collagène et de fibroblastes, ainsi que l’épithélialisation des zones infectées, pour stimuler la cicatrisation. Ces études ont montré que 84.8 %  des patients soignés par cette méthode ont présenté une rémission plus que satisfaisante avec une diminution ou une élimination des germes, grâce à des traitements de 60 minutes durant 5 cinq jours, espacés de 2 jours de repos (https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.hbotnova.com/resources/lyme_disease/Fife_EffectsofHyperbaricOxygenTherapyOnLymeDisease.pdf&prev=search).

​Sur 81 patients traités, seuls 12 n’ont pas présenté d’amélioration, à cause d’autres pathologies comme la babésiose, l’ehrlichosis, l’hépatite C et d’autres atteintes neurologiques non-diagnostiquées avant le traitement. Les améliorations de santé ont été évaluées avec un questionnaire abrégé. La gravité moyenne des symptômes était de 114,2 avant le traitement et après, a baissé à 49,27.

Peut-on se fier totalement à l’Hyperbaric Oxigen Therapy ?

Les cas d’efficacité du HBOT

Certes, l’Hyperbaric Oxigen Therapy est capable de venir à bout de la bactérie à l’origine de la maladie de Lyme, ainsi que d’autres agents pathologiques. Cependant, il ne faut pas oublier que cette affection est souvent accompagnée par d’autres maladies infectieuses telles que la babésiose, l’hépatite C, l’ehrlichiose…  qui ne répondent pas à ce traitement. Et puisqu’il s’agit d’oxygénothérapie, elle ne serait pas en mesure d’éliminer certains germes aérobies. L’avantage avec le HBOT est qu’il favorise l’augmentation de l’énergie, le soulagement de la douleur et la restauration de la fonction cognitive. Aussi, il permet aux organes et aux glandes de cicatriser et de récupérer plus rapidement, en agissant sur l’ischémie tissulaire, qu’elle soit de cause vasculaire, toxique, infectieuse ou traumatique. Le HBOT facilite aussi l’élimination des toxines et toutes formes d’impuretés qui nuit à la santé de l’organisme. Le système immunitaire en est ainsi fortifié et est en mesure de remplir pleinement ses fonctions. Grâce à ces multiples actions,  l’oxygénothérapie hyperbare permet aux patients atteints de la maladie de Lyme d’arrêter de prendre des antibiotiques et d’autres médicaments. En effet, les améliorations agissent également sur le caractère dépressif du patient, ses facultés cognitives, ses douleurs et sur son état mental général.

Les effets secondaires de l’oxygénothérapie hyperbare

Généralement, l’utilisation de  l’Hyperbaric Oxigen Therapy  est sécuritaire et  ne présente que de très rares complications. Toutefois,  il n’est pas sans risque. En effet, l’élévation de la pression peut causer une myopie temporaire suite à un gonflement des lentilles oculaires, une rupture du tympan et des blessures moyennes de l’oreille. Un barotraumatisme peut également en découler lorsque le poumon n’est pas en mesure de supporter les changements de pression d’air. Dans le cas de la maladie de Lyme, ce procédé peut aussi entrainer une réaction Jarish-Herxheimer ou Herxing, qui est une réaction inflammatoire  de l’organisme, due à la libération de toxines par les bactéries Borrélia Burgdorferi détruites par le traitement. L’aspirine, les AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens), les antidouleurs, les relaxants musculaires et les bains chauds sont préconisés dans ce cas.

Contre-indication du HBOT

Le procédé de l’Hyperbaric Oxigen Therapy  ne convient pas à certains cas, entre autres les patients atteints de pneumothorax non traité ou pour ceux qui suivent un traitement à base de bléomycine, de disulfiram, de doxorubicine et d’acétate de mafénide. Dans la mesure où l’usage du HBOT est d’une nécessité absolue, il est de rigueur d’interrompre la prise de ces médicaments avant l’opération. L’oxygénothérapie hyperbare est également contre –indiquée pour les femmes enceintes et les malades présentant des troubles épileptiques, de la fièvre élevée, de la névrite optique, des infections des voies respiratoires,  de la sphérocytose congénitale,  ainsi que de l’emphysème avec rétention de dioxyde de carbone. Il faut aussi noter que la combinaison d’une chimiothérapie et d’un HBOT peut être cardiotoxique. 

 

 

 

http://www.maladie-lyme-traitements.com/hbot.html

 

 

MICHELI Yann Lauréat de Réseau Entreprendre Haute-Savoie

Activités spécialisées, scientifiques et techniques diverses

Coordonnées :

Adresse :
49 avenue Montaigne  
74600 SEYNOD
Tél :
06 01 76 11 97 
E-mail :
y.micheli@pulsacare.com 
Site :
http://www.pulsacare.com 

 

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 08:43

Les bactéries  zoonotiques transmises par les Tiques du Centre de l'Espagne.

La prévalence des bactéries transmises par les tiques et connexes infectant les tiques adultes dans le centre de l'Espagne a été évaluée par des méthodes moléculaires. 

Six zones ont été échantillonnées mensuellement lors d'une étude longitudinale de 2 ans. 

Un total de 1038 enquêtes couvrant 442 tiques, appartenant à huit espèces différentes, ont été testées.

Les espèces les plus abondantes sont Hyalomma lusitanicum (54% des captures), suivie de Dermacentor marginatus (23%) et de Rhipicephalus sanguineus (10%). 

Quatre agents pathogènes humains, dont sept espèces de Rickettsia, Anaplasma phagocytophilum, Borrelia burgdorferi, et Francisella tularensis, ont été détectées pour des pourcentages de 19,0, 2,2, 1,7, et 0,5 % respectivement, alors que Bartonella spp. n'a jamais été détectée. 

En termes d'infection et d'abondance, H. lusitanicum semble être parmi les espèces les plus importantes dans les tiques de la région, transportant trois des cinq agents testés, et la tique anthropophile, D. marginatum, infectée par Rickettsia spp. et F. tularensis, est la plus pertinente en termes de santé publique. 

La signification de ces données est discutée.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:45

Les patients commandent à www.alldaychemist.com  30 tablets de NIZONIDE 500 (nitazoxanide) et ils le prennent à raison de 1 cp matin et soir 3 jours de suite par semaine pdt 5 semaines de suite.

Ce traitement est préconisé par le Pr De Merleir en Belgique contre les parasitoses systémiques des patients Lymés.

 

Dr Y Dj.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:14

La biodiversité connaît aujourd’hui l’une de ses plus importantes altérations : les taux actuels d’extinction des espèces animales sont de 100 à 1 000 fois supérieurs à ceux enregistrés à partir des données fossiles. Ils concernent tous les types d’espèces – oiseaux, reptiles, mammifères. Le rôle primordial des activités humaines dans ce phénomène est de plus en plus étayé, à tel point que certains scientifiques considèrent que nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle ère géologique, l’« anthropocène ».

 

Si cette altération majeure est généralement étudiée sous l’angle de ses impacts écologiques, elle intéresse également le domaine de la santé, en particulier les maladies infectieuses causées par des agents pathogènes (en particulier les virus et les bactéries). Près de 75 % de ces maladies infectieuses émergentes chez l’homme sont en effet partagés avec des espèces animales sauvages, comme les oiseaux pour le virus de la fièvre du Nil occidental ou les rongeurs pour la maladie de Lyme, une zoonose causée par la bactérie Borrelia burgdorferi.

Nombre de ces agents infectieux, dits « zoonotiques », utilisent de multiples espèces pour leur transmission. Or les bouleversements observés au niveau de la diversité biologique peuvent perturber ce cycle naturel de transmission et avoir de multiples conséquences sur la probabilité de leur émergence et/ou de leur niveau de transmission.

Biodiversité et « effet de dilution »

La biodiversité fournit de nombreux services aux écosystèmes, en contraignant notamment la transmission de certaines maladies infectieuses. C’est le cas de celles propagées par une espèce « vecteur », qui sont des insectes hématophages comme les moustiques ou les tiques qui se nourrissent du sang des individus.

Dans le cas où ces « repas de sang » se produisent sur un individu infecté – et appartenant à une espèce animale dite « compétente » dans la transmission du pathogène –, le vecteur se trouvera à son tour infecté. Lorsqu’il se nourrira à nouveau, il pourra alors transmettre le pathogène. Ces individus vecteurs pourront de la sorte contaminer des populations humaines, en faisant office de « pont » depuis d’autres espèces animales.

Toutes les espèces ne sont toutefois pas identiquement « compétentes » à transmettre l’agent pathogène : nombre d’entre elles peuvent ainsi être contaminées, mais sans pouvoir transmettre l’agent pathogène. Or ces espèces, appelées « cul de sac », sont d’autant plus présentes que l’écosystème dans lequel elles évoluent est riche d’une grande biodiversité. La présence de nombreuses espèces aura donc pour effet de « diluer » la transmission de l’agent pathogène. C’est ce que l’on appelle « l’effet de dilution ».

Dans un contexte de biodiversité altérée comme aujourd’hui, on a toutes les raisons de penser que ces espèces « cul de sac » disparaîtront les premières, étant généralement moins abondantes et donc plus vulnérables aux extinctions. Une perte de biodiversité pourra donc entraîner une augmentation de la transmission des pathogènes, les espèces vecteurs piquant dès lors majoritairement des animaux plus compétents à transmettre les maladies.

Cet effet de dilution s’observe concrètement, on pense ici au virus de la fièvre du Nil occidental ou à celui de la maladie de Lyme aux États-Unis. Dans ces deux cas, une diminution du nombre de personnes humaines infectées a été observée dans les zones où la biodiversité s’avère la plus dense. Le recours à l’effet de dilution sert également à agir sur certaines maladies affectant les plantes : en Chine, le développement de cultures mêlant différentes types de riz a permis de lutter contre la propagation de la rouille du riz qui ravageaient les variétés les plus économiquement intéressantes.

Un consensus scientifique encore fragile

Il faut ici souligner que cet effet de dilution fait toujours débat au sein de la communauté scientifique. La principale critique réside dans le fait que les espèces qui s’effacent en premier ne sont pas toujours les espèces « cul de sac ».

Prédire quelles espèces disparaissent en premier est particulièrement complexe ; l’effet de dilution ne peut donc être érigé en règle générale. Une récente étude, comparant un grand nombre de données écologiques et épidémiologiques récoltées au cours des dernières décennies, souligne néanmoins qu’un tel effet se rencontre dans plus de 70 % des cas étudiés.

Un autre aspect, encore peu étudié, doit également être pris en compte : à savoir que, plus il y a d’espèces animales, plus il y a d’agents pathogènes. Par conséquent, la plupart des pathogènes devraient moins se transmettre, mais il y en aura également plus. Il a toutefois été montré sur des plantes en Allemagne que le nombre total d’infections (toutes espèces de pathogènes considérées) diminue avec le nombre d’espèces, suggérant que l’effet de dilution créé par la richesse des hôtes compense le nombre de nouveaux pathogènes présents.

Il est particulièrement intéressant de se pencher aujourd’hui sur les effets sanitaires positifs de certaines mesures de protection de la biodiversité. Car si les bienfaits de la biodiversité demeurent souvent saisissables pour les décideurs publics, l’émergence de nouvelles épidémies – on pense aux virus du Chikungunya, Zika ou Ebola – ne manque pas d’interroger.

L’état actuel des connaissances scientifiques nous indique que la disparition de certaines espèces animales peut entraîner une hausse de la transmission de ces maladies et leur diffusion à grande échelle. Alors que les liens apparaissent de plus en plus imbriqués entre biodiversité et santé humaine, la gestion raisonnée de nos ressources s’avère plus que jamais essentielle.

 

18 février 2016, 

Benjamin Roche

The Conversation 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 08:25

Le caca des gens minces pourrait-il nous aider à lutter contre l’obésité?

Science & santé | Repéré par Vincent Manilève

09.10.2016 - 18 h 16

mis à jour le 09.10.2016 à 18 h 24

Le gouvernement canadien soutient une étude sur ce sujet très sérieux.

Pour lutter contre leurs kilos en trop, certaines personnes souffrant d’obésité usent parfois de techniques extrêmes comme la chirurgie. Mais comme l’explique Motherboard sur son site, la vraie réponse à leur problème ne nécessitera peut-être pas de passer sur le billard.

On sait depuis peu que les intestins ont une composition différente en fonction du poids de la personne. De plus, «l’intérêt pour les fécalothérapies comme traitement de choses allant de la résistance aux antibiotiques à la malnutrition a grandi de façon impressionnante», écrit Motherboard. Et c’est dans le cadre de ce virage scientifique qu’une équipe de chercheurs canadiens a décidé de se pencher sur les déjections des gens minces.

Pour expliquer cette démarche, le docteur Herbert Gaisano de l’université de Toronto se compare au journaliste du site internet. «Si vous, qui êtes maigre, et moi, qui ait un peu d’embonpoint, mangeons la même quantité de nourriture, vous allez aspirer moins de nutriments, et je vais en aspirer plus. Une des causes s’explique par la façon dont les bactéries transforment la nourriture va m’en faire aspirer plus.»

Le but de l’étude de Gaisano, financée à hauteur d’1,5 million de dollars par le gouvernement canadien, a pour but de savoir si transférer des bactéries intestinales d’une personne maigre vers une personne obèse pourra aider cette dernière à perdre du poids. Les expériences seront menées sur des souris, mais également sur des humains, avec une attention toute particulière portée à leur historique médical. En effet, comme le précise le médecin, des études ont montré que le cancer peut avoir un lien avec le type de bactérie qu’une personne a dans son organisme.

Ces précautions ne l’empêchent pas d’avoir bon espoir pour les résultats de son étude. Il en vient même à rêver d’un médicament, pour peu que l’on arrive à oublier qu’il s’agit de bactéries en provenance directe d’excréments. «C’est dégoûtant oui, mais dans une cellule vous ne le sentirai même pas. On devrait dire aux gens qu’ils prennent un super-probiotique, ou des probiotiques de minceur, ou quelque chose de “biotique”. Alors ils se diront “C’est bon à savoir. Je ne mange pas de la merde.” C’est du marketing.»

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 07:42

Maladie de Lyme : un dépistage déficient

Mis à jour le 29/09/2016

Pour Olessia Moreau, chaque geste, même rester debout, est un effort. Elle souffre depuis vingt ans d'une maladie de Lyme chronique très invalidante transmise in utero à ses deux enfants. Diagnostiquée et soignée depuis un an seulement, la famille réapprend à vivre presque normalement. La fatigue, les douleurs leur laissent peu de loisirs aux malades. Priorité aux traitements omniprésents dès le petit déjeuner. Margot est reconnue handicapée. Mickaël a des troubles neurologiques liés à des bactéries inoculées par leur mère par une tique infectée. Les médicaments, vitamines et compléments alimentaires coûtent environ 700 euros par mois.

19 ans de mauvais traitements

Le calvaire d'Olessia Moreau commence par une morsure de tique en 1996. Les premiers symptômes, fièvre, fatigue, tendinite, rougeurs, passent inaperçus. Puis ce sont d'atroces migraines, des phlébites, des douleurs utérines, articulaires, des dizaines de symptômes et des mois d'hospitalisations, des centaines de médecins, des traitements lourds contre la sclérose en plaques et la polyarthrite jusqu'à la chimiothérapie. Elle va toujours plus mal. Malgré un test sanguin négatif il y a quatre ans, Olessia Moreau voit son état s'améliorer en quelques semaines grâce à un médecin généraliste spécialisé en immunologie. Des tests biologiques fiables et une reconnaissance par l'assurance maladie, c'est ce que réclament les médecins et leurs patients. La maladie de Lyme touche 27 000 personnes par an en France, dix fois plus selon les associations.

https://www.facebook.com/franceinfovideo/videos/vb.266677330042439/1293483830695112/?type=2&theater

http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/maladie-de-lyme-un-depistage-deficient_1847563.html

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 05:02

Le procès en appel des « rebelles » de la maladie de Lyme s’ouvre à Colmar

Le Monde.fr avec AFPLe 7 octobre 2016 à 10h07Mis à jour le 7 octobre 2016 à 10h55

Deux professionnels de santé sont jugés en appel à partir de vendredi. Ils sont poursuivis pour avoir mis en œuvre des méthodes alternatives pour détecter et soigner la maladie de Lyme.

frankieleon/CC BY 2.0

Le procès en appel de deux professionnels de santé, poursuivis pour avoir mis en œuvre des méthodes alternatives pour détecter et soigner la maladie de Lyme, s’est ouvert vendredi 7 octobre à Colmar, sur fond de polémique persistante concernant la prise en charge de cette affection transmise par les tiques.

L’une des deux prévenus, Viviane Schaller, 68 ans, se voit reprocher d’avoir, dans son laboratoire d’analyses biologiques alors sis à Strasbourg – et aujourd’hui fermé, sur décision des autorités sanitaires –, appliqué pendant des années un protocole de dépistage de la maladie non homologué. Selon elle, les protocoles officiels sont inadaptés et ne permettent de détecter qu’une très faible proportion des cas de Lyme.

Son coprévenu, Bernard Christophe, 67 ans, est poursuivi pour avoir fabriqué et commercialisé hors du cadre réglementaire un remède à base d’huiles essentielles contre la maladie de Lyme, baptisé « Tic Tox ».

Un plan national annoncé

En première instance, en novembre 2014, les deux professionnels, tous deux diplômés en pharmacie, avaient été condamnés à neuf mois de prison avec sursis et à d’importantes indemnités par le tribunal correctionnel de Stasbourg. Soutenus par des milliers de patients en colère, réunis en association, ils avaient alors estimé avoir été condamnés pour avoir dénoncé le « déni », par les pouvoirs publics, de cette pathologie infectieuse – potentiellement très invalidante quand elle provoque des douleurs persistantes ou des paralysies. « J’ai mis le doigt sur une anomalie, ça dérange », avait alors commenté Mme Schaller.

LCe nouveau procès survient alors que le gouvernement vient d’annoncer, à la fin de septembre, un « plan national » pour améliorer la prise en charge de la maladie de Lyme, qui met notamment l’accent sur le développement de nouveaux tests de diagnostic. « Ce plan vise à éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme », a expliqué la ministre de la santé, Marisol Touraine.

Selon les avocats des prévenus, cette annonce gouvernementale apportera nécessairement un nouvel éclairage aux débats. Les magistrats « ne peuvent pas faire comme si cela n’existait pas », a assuré l’avocate de M. Christophe, Me Catherine Faivre. « Plus personne ne peut dire que les tests actuels sont fiables, sinon pourquoi la ministre aurait-elle fait une telle annonce ? », a renchéri le conseil de Mme Schaller, Me Julien Fouray.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 14:41

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/emissions/champagne-ardenne-matin

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 06:17

Maladie de Lyme : crise française, solution allemande

Transmise par des morsures de tiques, la maladie, aussi appelée Borréliose, est très mal diagnostiquée en France. Dans une lettre ouverte publiée en juin, une centaine de médecins a appelé le ministère de la Santé à réagir. Le 29 septembre, celui-ci a dévoilé un plan d’action, sous la pression de soixante-dix malades qui porteront plainte si les mesures annoncées par l’Etat ne sont pas à la hauteur. Chaque année, près de 27 000 cas sont détectés en France. Après souvent des années d'errances et de faux diagnostics, de nombreux malades français partent se faire soigner en Allemagne, où il existe des traitements bien plus complets contre la maladie.

http://info.arte.tv/fr/maladie-de-lyme-crise-francaise-solution-allemande

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