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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 09:17

Notre ventre, abri du système nerveux entérique, contient 200 millions de neurones, qui, selon des recherches récentes, joueraient un rôle sur l'ensemble de notre corps, en interaction avec le cerveau.

Mais nos intestins abritent une autre richesse souvent sous-estimée : le microbiote intestinal, soit environ 100.000 milliards de bactéries.

Ces dernières auraient un impact sur notre santé et pourraient devenir vecteur de soins. Il pèse entre 1,5 et 2kg.

Le microbiote intestinal – auparavant appelé flore intestinale - regroupe 100.000 milliards de bactéries, au cœur de notre organisme.

Concrètement, cela correspond de dix à cent fois plus de bactéries que l'ensemble des cellules que contient notre organisme. Des centaines d'espèces de bactéries, influençant notre quotidien.

Joël Doré, directeur de recherches à l'INRA explique : « On distingue différents grands groupes de bactéries avec des fonctions différentes.

Leurs rôles s'exercent au niveau des interfaces avec l'aliment, les bactéries de l'environnement ou les cellules humaines, notamment en terme de contribution à la dégradation des composés alimentaires.

Certaines bactéries vont par exemple dégrader les fibres ou participer à la fermentation, contribuant ainsi aux sources d'énergie pour l'hôte.

D'autres jouent un rôle de protection contre les bactéries pathogènes, d'autres encore stimulent le renouvellement de la paroi intestinale et du mucus ou nos systèmes de défenses naturelles.

Elles ont donc un effet bénéfique sur la flore, l'intestin et l'organisme tout entier. »

Grâce à l'étude des selles, on peut désormais déterminer la composition de l'intestin.

Chez l'être humain, le microbiote se classe en trois entéro-types différents, qui se dessinent dans les premières années de la vie.

« Le rôle de la mère dans la constitution du microbiote intestinal est important.

On retrouve des souches d'origine maternelle chez le nouveau-né, qui proviennent du microbiote intestinal et vaginal de la mère.

Même si c'est simplifié, c'est un bagage, avec des éléments déterminants de ce que sera le microbiote de l'adulte », détaille Joël Doré.

Il se stabilise vers trois ans et se régénère rapidement, même en cas de stress majeur, comme un traitement antibiotique par exemple.

« Ensuite, si le microbiote est stable pendant la plus grande partie de la vie, on a l'impression qu'il y a une dérive chez la personne âgée ou très âgée.

Avec néanmoins un impact des dérives des pratiques alimentaires. »

Une source de diagnostic ?

Une étude du microbiote intestinal des individus permet par ailleurs de relever certaines anomalies ou maladies.

Dans le cas, notamment, de certaines maladies immunes, métaboliques ou auto-immunes,

« On a suspecté un lien avec le microbiote », rapporte Joël Doré.

« Depuis les années 1990, à l'INRA, on étudie les maladies inflammatoires de l'intestin.

Dans le cas de la maladie de Crohn, on a constaté une déviance du microbiote, avec des bactéries absentes ou sous-représentées.

Dans le cas de plusieurs maladies immunes, on a noté un lien entre la détérioration de la composition du microbiote et l'installation des maladies chroniques. »

Dans le même ordre d'idée, des liens ont été mis en évidence entre les bactéries intestinales et le système nerveux central. Notamment sur la régulation du taux de sérotonine, elle-même, jouant sur notre humeur.

« On a constaté, par exemple, chez les souris, que le niveau d'anxiété pouvait être impacté par le microbiote. », explique Joël Doré.

En les privant de certaines bactéries, ces souris avaient de gros troubles de la production de sérotonine, et étaient plus anxieuses que leurs congénères. A l'inverse, l'injection de microbiote améliorait la situation.

Ainsi, « les conséquences vont donc au-delà du système digestif », note Joël Doré. « Il y a presque dix ans, les équipes de Jeff Gordon avaient mis en évidence un lien avec l'obésité.

Mais des études s'intéressent également aux conséquences du microbiote sur des maladies inflammatoires, le diabète ou encore les allergies.

Donc des pathologies pas forcément centrées sur l'intestin.

On explore aujourd'hui des maladies psychiatriques. » De nouvelles pistes de traitement ?

Ces découvertes ouvrent donc de nouvelles pistes thérapeutiques, où les bactéries pourraient venir en complément des traitements actuels.

Une des pistes les plus simples réside dans l'apport de bactéries vivantes, via les probiotiques, par exemple.

Cependant, tous les produits laitiers enrichis en probiotiques n'ont pas fait – pour le moment en tout cas – leurs preuves, et ne peuvent être considérés comme des médicaments.

Dans le cas de pathologies plus lourdes, avec un microbiote fortement déséquilibré, des chercheurs australiens ont testé le transfert d'extraits fécaux de personnes saines dans l'intestin de patients malades.

Cela s'applique notamment dans le cas de la lutte contre le Clostridium difficile.

En inoculant le microbiote d'un donneur, on procède ainsi à une transplantation de microbiote.

Une piste explorée également en Europe, et qui pourrait s'étendre à d'autres pathologies. Oriane Raffin

http://future.arte.tv/fr/le-microbiote-intestinal-cest-quoi?language=fr

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:16

Le 7 avril à 20:30

Un petit mot pour vous dire que Christian Perronne a fait un « tabac » en Rhône Alpes hier soir

http://www.cpnlecolibri.fr

Dans une salle de fête de 250 personnes, nous étions environ 350, les gens debout dans les allées, nous, assis par terre dans le couloir pour laisser la place aux invalides,

Des initiatives comme celles ci devraient être renouvelées, les associations de toute sorte sont très demandeuses Lorsqu’on voit le nombre de malades dans une salle comme hier, on s’imagine du nombre qu’il peut y avoir en France et ailleurs….

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:10

http://www.dailymotion.com/video/xz3pml_lyme-la-grande-imitatrice_tech

https://m.youtube.com/watch?v=7_G8xArSKUQ&feature=share

https://m.youtube.com/watch?v=28oWIBCwd8E

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:06

Assemblée Générale, samedi 8 avril 2017, Carcassonne

Notre Assemblée Générale annuelle se tiendra le samedi 08 avril 2017 de 15h à 18h à l’adresse suivante :

Maison de l’Architecture et de l’Environnement 28 avenue Claude Bernard 11000 Carcassonne

Venez rencontrer les membres du bureau et du Conseil d’Administration de France Lyme.

Seuls les membres à jour de leur cotisation pourront voter lors des prises de décision.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:16

Présidentielle - les malades de Lyme décidés à ne pas se faire oublier



Matthias Lacoste, le retour !

 

Atteint de la maladie de Lyme, le très actif président de l'association Le Droit de guérir est bien décidé à se faire entendre une nouvelle fois. Si l'an dernier il avait entamé une grève de la faim, avant de mettre un peu d'espoir dans le plan Lyme annoncé en septembre dernier par la ministre de la Santé Marisol Touraine, cette fois, il en a marre !

 

Il plantera sa tente mercredi matin devant le ministère des Affaires sociales et de la Santé et n'en partira qu'une fois que des mesures immédiates seront prises. « J'y serai demain matin à 10 heures et je serai loin d'être le seul à planter ma tente ! » nous confie-t-il.


Ce malade est à bout. « Dans mon quotidien, neuf mois plus tard, rien n'a changé !

 

Les médecins qui soignent les malades de Lyme sont toujours poursuivis, l'annonce du plan de lutte, c'était très beau sur le papier… et ce n'est toujours que du papier ! Nous ne sommes toujours pas pris en charge. Il y a urgence ! » déplore Matthias Lacoste, qui sait d'avance qu'avec la maladie camper des jours durant sera loin d'être facile.

Il n'aura peut-être pas besoin d'aller jusque-là : « Le directeur général de la santé, Benoît Vallet, me recevra mercredi à 16 heures, peut-être va-t-il annoncer des mesures immédiates et concrètes pour les malades, c'est ce que j'espère. »


Urgence sanitaire


Et pour ne pas finir aux oubliettes durant la campagne, les malades multiplient les actions. Deux avocats du Lym-Action, Mes Catherine Faivre et Julien Fouray, qui ont déposé la plainte de 130 malades à l'automne, en déposeront une seconde de 70 autres malades contre les fabricants de tests-diagnostics.

« Ils doivent être en mesure de garantir la fiabilité de leurs tests. Plus un malade est dépisté tôt, plus il aura des chances de guérir, et ils n'en sont pour l'instant pas capables », ont-ils regretté le 18 mars.


Et ces derniers d'annoncer alors : « Nous sommes sur le point d'engager une procédure, cette fois au pénal, à l'encontre du Centre national de référence de la maladie de Lyme à Strasbourg et son directeur qui, depuis des années, ont opposé leur prétendue expertise pour dire que le test-diagnostic est fiable et que les malades de Lyme chroniques, ça n'existe pas.

Ce qui permettra de mettre au jour les liens de proximité entretenus entre ce centre et les laboratoires pharmaceutiques qui ne peuvent que choquer ».


Et ils ne comptent pas s'arrêter là. L'étape suivante sera de poursuivre les professionnels de santé qui appliquent le protocole de soins daté de la conférence de consensus de 2006.

« Alors que tous sont d'accord pour dire qu'il a atteint ses limites, et d'ailleurs les experts sont en train d'en élaborer un nouveau, la mise à mort de ce protocole n'est toujours pas annoncée, malgré les mises en demeure ».


« Il s'agit d'une urgence sanitaire, mais visiblement pas pour les pouvoirs publics, aucune mesure d'urgence n'a encore été prise à ce jour », regrette de son côté Marie-Claude Perrin, présidente de l'association Lyme sans frontières, qui promettait il y a deux semaines de contacter toutes les écuries présidentielles.


Reconnaissance de la maladie chronique


Pour autant, tout n'est pas figé. Le Pr Christian Perronne, chef du service d'infectiologie à l'hôpital universitaire Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), qui dénonce contre vents et marées depuis plusieurs années le déni autour de la maladie de Lyme et qui raconte toute son expérience dans un livre récemment publié,

La Vérité sur la maladie de Lyme (Odile Jacob), rassure : « Bien sûr, je comprends que les malades n'en puissent plus, qu'ils sont impatients que leur cauchemar cesse, il faut que les choses bougent pour eux !

Mais, malheureusement, on ne peut pas aller plus vite que le calendrier.

Il y a effectivement des mesures qui pourraient être prises en un claquement de doigts, tout de suite : d'abord, arrêter de poursuivre devant les tribunaux les médecins qui s'occupent du Lyme chronique et ne respectent pas la conférence de consensus de 2006, qui n'a plus de raisons d'être ; ensuite, faire passer certains tests vétérinaires plus précis en médecine humaine pour remplacer les tests actuels inutiles ; et enfin, donner des moyens supplémentaires aux centres qui s'occupent de malades de Lyme chroniques, à Garches et à Lannemezan principalement pour l'instant », explique celui qui milite pour faire accepter l'existence de la forme chronique de la maladie, quitte à se faire traiter d'obscurantiste, voire de complotiste par certains de ses pairs.


Pour le reste, pas question pour lui de dire que rien n'avance.

La première réunion visant à établir un protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) a eu lieu il y a une quinzaine de jours et il sera publié en juillet prochain par la Haute Autorité de santé (HAS).

« Tous les membres du groupe de travail sont autour de la table, y compris des médecins aux opinions divergentes quant à la maladie de Lyme.

La Fédération française des maladies vectorielles à tiques, dont je fais partie, est parvenue même à ce que des malades chroniques soient autour de cette table. Maintenant, il va falloir discuter des stratégies diagnostiques, de traitements, et enfin parvenir à un consensus pour remplacer les directives de 2006 totalement obsolètes.

Cela ne peut pas être aussi rapide que le voudraient les malades, mais c'est loin d'être négatif. Le message semble avoir été entendu au sommet de l'État, on va pouvoir avancer », conclut-il.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 22:37

Maladie de Lyme : pourquoi des médecins sont-ils poursuivis ?

le 05 avril 2017

Maladie de Lyme : pourquoi des médecins sont-ils poursuivis ?

Les patients manifestent mercredi.

Parmi leurs revendications : l’arrêt des poursuites des médecins qui pratiquent des traitements non recommandés. Ils voulaient "planter leur tente", mais en ont été empêchés par les forces de l’ordre.

Une quarantaine de personnes ont manifesté mercredi à Paris devant le ministère de la Santé, à l’appel d’un collectif de patients atteints de la maladie de Lyme.

Ils réclamaient des "mesures immédiates" pour améliorer le quotidien des patients de cette maladie infectieuse complexe, transmise principalement par les morsures de tique.

Parmi les mesures réclamées : la suspension des poursuites judiciaires contre les médecins et les biologistes qui traitent les malades ou réalisent des tests de dépistage en dehors des recommandations officielles.

Il est en effet reproché à ces spécialistes de contourner la règle fixée par les autorités de santé.

Le hic, c’est que cette règle est vieille de plus de dix ans, et qu’elle est aujourd’hui fortement décriée.

Décryptage.

De nombreuses condamnations L’année dernière, au moins trois professionnels de santé ont été condamnés pour leurs pratiques non conventionnelles du dépistage de la maladie de Lyme.

En juillet dernier, le docteur Marc Arer, médecin à Saint-Etienne, s’est ainsi vu notifier par l’Assurance maladie une interdiction d’exercer de six mois pour avoir prescrit trop de bilans sanguins.

En novembre, Raphaël Cario, médecin généraliste dans la banlieue de Lyon, a lui écopé de quatre mois de suspension ferme, pour "des soins non-conformes aux données actuelles de la science", "des prescriptions abusives de tests de dépistage de borréliose" et une "absence d'adaptation de la thérapeutique aux résultats des tests biologiques".

On fait courir un risque avec des traitements prolongés

Enfin, le 14 décembre, Viviane Schaller, directrice d’un laboratoire utilisant des tests de détection Lyme en dehors du protocole officiel, a elle été condamnée en appel pour "escroquerie" à neuf mois d’emprisonnement avec sursis et 300.000 euros de dommages et intérêts pour la Caisse d’assurance maladie (elle a décidé de se pourvoir en cassation).

Un autre biologiste, le professeur Bernard Christophe, était lui aussi poursuivi l’an dernier, pour des motifs similaires, selon les informations de l’Obs.

Mais il vient de décéder, des suites de la maladie de Lyme.

Selon France TV info, au moins trois autres médecins font l’objet de poursuites devant le Conseil national de l’Ordre, qui fait office d’instance judiciaire pour ces questions de pratique médicinale.

Qu’est-il reproché à ces professionnels ? Il existe, en France, un protocole qui fixe les traitements et les méthodes de dépistage de la maladie de Lyme, extrêmement difficile à détecter.

Ce protocole a été arrêté en 2006 après un consensus de médecins. Le dépistage officiel consiste en un test biologique remboursé par la Sécurité sociale.

Quant aux traitements, ils se font essentiellement à base d’antibiotiques, pour des durées ne devant pas excédés quelques semaines, selon ce protocole. Les professionnels de santé poursuivis sont accusés de donner des traitements antibiotiques trop longs et de recourir à des tests de dépistage importés des Etats-Unis ou d’Allemagne (par amplification génétique, par exemple) mais qui sont dans le collimateur du Conseil national de l’Ordre des médecins et de l’Académie de médecine.

Dans ces pays, ils sont pourtant jugés bien plus efficaces que ceux utilisés en France, où le chiffre de 27.000 malades détectés est considéré comme bien en deçà de la réalité par les associations et le Haut conseil de santé publique.

La politique menée refuse de trouver les malades

Pour le Conseil national de l’Ordre des médecins et de l’Académie de médecine, ces nouveaux tests de dépistage entraînent toutefois un risque de sur-diagnostic qui pourrait avoir des conséquences non négligeables.

"Nous avons des traitements mettant en œuvre des antibactériens, des antibiotiques qui ont des effets secondaires qui apparaissent avec le temps.

Effets secondaires qui peuvent être graves avec des atteintes hépatiques, des lésions tendineuses…

On fait courir ce risque avec des traitements prolongés sans qu'il soit considéré et démontré qu'ils sont indiqués", résumait, en octobre dernier, le Dr André Deseur, représentant de l'Ordre des médecins, interrogé sur ces poursuites lors de l’émission Allo docteur.

Les médecins condamnés assument

Comme nous l’expliquions dans cette article, la maladie de Lyme est difficile à détecter et ses symptômes sont souvent méconnus.

Souvent, elle serait même confondue avec d’autres maladies, comme la maladie d’Alzheimer par exemple.

"Je ne vois que cela, des faux diagnostics et pendant ce temps les symptômes des patients s'aggravent", s'alarmait ainsi le 20 septembre le Pr Christian Perronne, l'un des initiateurs de l'appel des 100 médecins pour un meilleur diagnostic.

Pour ce collectif comme pour les associations de patients, qui soutiennent les médecins poursuivis en justice, le protocole de 2006 est obsolète.

Les médecins condamnés, d’ailleurs, assument toujours leurs choix, qui auraient fait leurs preuves, contrairement aux recommandations officielles.

"Les bilans biologiques [officiels] ont des lacunes : ils ne sont pas tous précis, et certains ne livrent un résultat positif que si le patient a réagi à l’infection.

Ces tests sont refusés partout sauf en France […].Nous avons proposé à l’Assurance maladie d’entendre les patients traités, ce qui a été refusé.

La politique menée refuse de trouver les malades", dénonce à Pourquoi docteur le médecin stéphanois Marc Arer, condamné en juillet dernier.

Pour Me Catherine Faivre, avocate de plusieurs médecins citée par France TV, ces condamnations ont avant tout un motif "économique", car les nouveaux tests coûtent plus chers.

Face à la polémique, le gouvernement avait annoncé en septembre dernier un vaste plan pour améliorer la recherche sur le diagnostic de la maladie et la formation des médecins.

Mais les mesures concrètes – et le financement – n’ont toujours pas été détaillés, au grand dam des patients venus manifester mercredi.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a promis, elle, des détails en juillet prochain.

Mais elle ne sera plus à son poste pour s’en assurer.

SUR LE MÊME SUJET :

Maladie de Lyme : une plainte pénale met en cause le dépistage en France Maladie de Lyme : un "plan national" pour "améliorer" la prise en charge Lyme, la maladie qui divise les médecins

Par Gaétan Supertino

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 12:33

Activité antibactérienne et antifongique des plantes ethnomédicales indonésiennes.


Goun E, et al. Fitoterapia. 2003.
 



Des extraits de chlorure de méthylène et de méthanol de 20 plantes indonésiennes à usage ethnomédical ont été évalués pour des propriétés antibactériennes et antifongiques in vitro par méthode de diffusion de disque.

Extraits des six plantes:

Terminalia catappa,

Swietenia mahagoni Jacq.,

Phyllanthus acuminatus,

Ipomoea spp.,

Tylophora asthmatica et

Hyptis brevipes ont démontré une activité élevée dans ce système de bioessai.

 

Ces résultats devraient stimuler la recherche de nouveaux produits naturels tels que les nouveaux agents antibactériens et antifongiques.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:05

Effets de la dexaméthasone et du meloxicam sur l'inflammation induite par Borrelia burgdorferi dans les cellules gliaires et neuronales du système nerveux central.


Ramesh G, et al. J Neuroinflammation. 2017.



CONTEXTE:

 

La neuroborreliose de Lyme (LNB), causée par la spirochette Borrelia burgdorferi (Bb), affecte à la fois les systèmes nerveux central et périphérique.

Auparavant, nous avons rapporté que, dans un modèle de LNB aigu dans les singes rhésus, le traitement avec le médicament anti-inflammatoire dexaméthasone a considérablement réduit la pleocytose et les niveaux de médiateurs immunitaires du liquide céphalo-rachidien (CSF) qui ont été induits par Bb.

La dexaméthasone a également inhibé la formation de lésions inflammatoires, neurodégénératives et démyélinisantes dans le cerveau et la moelle épinière de ces animaux.

En revanche, ces signes étaient évidents chez les animaux infectés qui n'ont pas été traités ou chez ceux qui ont été traités avec du meloxicam, un anti-inflammatoire non stéroïdien.


Méthodes: Pour aborder les effets anti-inflammatoires différentiels de la dexaméthasone et du meloxicam dans le système nerveux central (SNC), nous avons évalué le potentiel de ces médicaments pour modifier les niveaux de médiateurs inflammatoires induits par Bb dans les surnageants de culture du cortex frontal rhésus (FC)

Les explants, les astrocytes primaires rhésus et la microglie et les oligodendrocytes humains. Nous avons également vérifié le potentiel de la dexaméthasone pour moduler l'apoptose induite par Bb chez les explants FC Rhésus.

Comme le meloxicam est un inhibiteur connu de COX-2, nous avons évalué si le meloxicam a modifié les niveaux de COX-2 comme induit par Bb vivant dans les lysats cellulaires des astrocytes et microglies primaires de Rhésus.


RÉSULTATS:

La dexaméthasone, mais pas le meloxicam, a réduit significativement les niveaux de plusieurs médiateurs immunitaires induits par Bb dans des surnageants de culture d'explants FC, d'astrocytes, de microglies et d'oligodendrocytes.

La dexaméthasone a également eu un effet protecteur sur l'apoptose neuronale et oligodendrocytaire induite par Bb dans les explants FC Rhésus.

En outre, le meloxicam a considérablement réduit les taux de COX-2 induite par Bb dans la microglie, alors que le Bb et le meloxicam étaient incapables de modifier les niveaux constitutifs de COX-2 dans les astrocytes.


CONCLUSIONS:

Ces données indiquent que la dexaméthasone et le meloxicam ont des effets anti-inflammatoires différentiels sur l'inflammation induite par Bb dans les cellules gliaires et neuronales du SNC et permettent d'expliquer les résultats in vivo de médiateurs inflammatoires significativement réduits dans le CSF et le manque de lésions neurodégénératives inflammatoires

Le cerveau et la moelle épinière d'animaux infectés par Bb qui ont été traités avec dexaméthasone mais pas avec du meloxicam.

Les cascades de signalisation modifiées par la dexaméthasone pourraient servir de cibles thérapeutiques possibles pour limiter l'inflammation du SNC et les lésions tissulaires dans le LNB.


Texte intégral:

Https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5290621/

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 05:28

Rôle des agents infectieux dans l'émergence de tumeurs malignes.

Kutikhin AG, et al. Zh Mikrobiol Epidemiol Immunobiol. 2012 Sep.

Selon les données de l'Agence internationale pour la recherche sur le cancer (CIRC), au moins :

6 espèces de virus (HPV, EBV, HHV-8 / KSHV, HTLV-1, HBV, HCV),

4 espèces d'helminthes (Schistosoma haematobium et japonicum, Opisthorchis viverrini, Clonorchis sinensis)

et une espèce de bactéries (Helicobacter pylori) se sont révélées être capables de provoquer le développement du cancer.

L'analyse des données disponibles montre que d'autres germes sont cancérigènes :

le polyomavirus cellulaire Merkel (MCV),

le virus de l'herpès simplex (HSV),

le polyomavirus John Cunningham (JCV), le virus du singe 40 (SV40),

le cytomégalovirus (CMV),

le virus de la leucémie murine xénotropique (XMRV),

Helicobacter Bilis and hepaticus, Campylobacter jejuni,

Fusobacterium varium,

Escherichia coli enteropathogène, Enterotoxigenic Bacteroides fragilis, Bacteroides vulgatus,

Prevotella spp.,

Streptococcus bovis et anginosus, Treponema denticola,

Salmonella typhi, paratyphi et typhimurium,

Borrelia burgdorferi,

Bartonella spp.,

Mycobacterium tuberculosis,

Chlamydia pneumoniae, trachomatis et psittaci,

Neisseria gonorrhoeae,

Propionibacterium acnes,

Tropheryma whippelii,

Schistosoma mansoni,

Opistorchis felineus,

Strongyloides stercoralis,

Taenia solium,

Candida spp.,

Paracoccidioides brasiliensis, Histoplasma capsulatum et

Trichomonas vaginalis peuvent également être des agents étiologiques potentiels du cancer.

Apparemment, la détection de nouvelles associations entre les agents infectieux et le risque de développement du cancer facilitera les progrès dans l'élaboration des mesures de prophylaxie, des méthodes de diagnostic précoce et, probablement, des méthodes de traitement des tumeurs malignes.

PMID 23163048 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 07:13

Dans une cohorte britannique, un lien entre hépatites B et C et maladie de Parkinson

Dr Irène Drogou

30.03.2017

Une étude de l'université d'Oxford met en évidence une association entre les hépatites B et C et la survenue de maladie de Parkinson.

Les virus des hépatites B et C seraient associés à un risque augmenté de la maladie de Parkinson, selon une étude britannique publiée dans « Neurology ».

Une étude précédente menée à Taïwan avait montré un lien similaire avec l'hépatite C, sans retrouver l'association avec l'hépatite B.

Les chercheurs de l'université d'Oxford tirent leur constat d'une base de données hospitalière nationale à partir de laquelle ils ont identifié les diagnostics initiaux de différentes hépatites (B, C, auto-immunes, chroniques actives) et de séropositivité VIH. Sur la période 1999 à 2011, les scientifiques ont recensé 22 000 cas d'hépatites B, 48 000 d'hépatites C, 6 000 d'hépatites auto-immunes, 4 000 d'hépatites chroniques actives et presque 20 000 de VIH.

Par rapport à un groupe témoin constitué de plus de 6 millions d'individus ayant des maladies bénignes, les chercheurs ont constaté que le risque de développer une maladie de Parkinson était augmenté de 76 % chez les sujets ayant une hépatite B, et de 51 % chez les sujets ayant une hépatite C.

En valeur absolue, cela correspond à 44 sujets VHB + ayant développé une maladie de Parkinson, par rapport aux 25 cas attendus dans la population générale, et à 73 sujets VHC + par rapport aux 49 cas attendus dans la population générale.

Le risque n'était pas augmenté pour les autres hépatites ni pour le VIH. Julia Pakpoor, l'auteur principal, souligne que leur étude est limitée par l'absence d'ajustement sur le mode de vie, par exemple tabagisme ou consommation d'alcool.

« Le développement de la maladie de Parkinson est complexe, avec à la fois des facteurs génétiques et environnementaux, explique-t-elle. Il est possible que le virus de l'hépatite lui-même ou le traitement de l'infection joue un rôle dans le déclenchement de la maladie de Parkinson.

Il est possible également que les sujets à risque d'hépatites soient aussi plus à risque de maladie de Parkinson.

Nous espérons que la compréhension de cette association nous aidera à mieux comprendre comment la maladie de Parkinson se développe ».

Source : Le Quotidien du médecin n°9568 ÉCRIT PAR

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