Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:23

Les infections à Clostridium difficile (CD) ont pris une place préoccupante au cours de ces dernières années  en raison de l'augmentation de l'incidence et  de la sévérité des colites, qu’elles soient acquises à l'hôpital ou en ville. Dans certains hôpitaux, cette bactérie a dépassé les infections à staphylocoques dorés comme première cause de mortalité au cours d’infection nosocomiale.

Une revue fait le point sur la prise en charge actuelle de cette complication, issue des recommandations des sociétés savantes américaines (laSociety for Healthcare Epidemiology of Americaet l’Infectious Diseases Society of America).

Les facteurs de risque (tableau 1) sont nombreux et connus.  Les auteurs soulignent toutefois, que chez les malades sous antibiothérapie en soins intensifs,  la plupart des diarrhées (80 % environ) ne sont  pas d’origine infectieuse. La traduction clinique de la colite à CD va de la diarrhée banale à la colite fulminante mettant en jeu le pronostic vital. Les selles liquides ont une odeur assez caractéristique de « grange à chevaux ». Trente pour cent des malades sont fébriles et 50 % ont une hyperleucocytose. Une leucocytose supérieure à 20 000/mm3suggère un risque de progression vers un mégacôlon toxique, survenant chez 3 à 5 % des patients avec un taux de mortalité de 35 à 57 %. Une autre particularité de cette infection est la fréquence des récidives, intéressant 30 % des malades et s’observant quel que soit  le  traitement institué lors du premier épisode. 

Le diagnostic biologique fait appel à plusieurs techniques dont les sensibilités et spécificités ne sont pas clairement documentées. Il importe de pratiquer cette recherche uniquement en présence de symptômes évocateurs de colite à CD car 40 à 60 % des patients colonisés à l’hôpital sont porteurs asymptomatiques.

Le traitement, outre les mesures de réhydratation et l’arrêt si possible du traitement antibiotique à l’origine de la colite, est basé sur le métronidazole oral 500 mg deux fois par jour en cas d’atteinte légère à modérée et la vancomycine orale 125 mg,  4 fois par jour, dans les cas sévère ou récurrents.  De nombreux  traitements associés ont été proposés, dont la bactériothérapie fécale,  mais l’évaluation de ces thérapeutiques est restée relativement sommaire. Au stade de mégacôlon toxique, la colectomie doit être envisagée.

Les stratégies de prévention reposent sur un bon usage des antibiotiques et la prévention de la transmission manuportée. En cas d’épidémie, le port de gants, un lavage des mains à l’eau et  au savon et la désinfection des surfaces à l’eau de Javel sont recommandées. Pour finir, rappelons qu’en France, le signalement  des formes nosocomiales sévères ou survenant  dans un contexte épidémique  est requis.



Dr Béatrice Jourdain Publié le 23/02/2012


Bobo L et coll. : Clostridium diffi cile in the ICU. The Struggle Continues. Chest 2011; 140 (6) : 1643 – 1653.

Tableau 1-facteurs de risque associés avec une colite à Clostridium difficile

Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 23:27
/2/e000252.full?ga=w_bmjj_bmj-com Publiée dans le journal British Medical (BMJ), une nouvelle étude a découvert qu’un lycéen sur cent souffre du syndrome de fatigue chronique. Aussi connu sous le nom d’encéphalomyélite myalgique, ce syndrome est un désordre neurologique caractérisé par une fatigue extrême, des douleurs musculaires, de graves maux de tête, des troubles de mémoire, et un dysfonctionnement du système immunitaire. Il s’agit d’un trouble dévastateur qui, comme l’autisme, n’existait pas jusqu’à l’avènement de la vaccination. Sa poussée semble corrélée à la multiplication des vaccinations. L’étude « Unidentified Chronic Fatigue Syndrome/myalgic encephalomyelitis (CFS/ME) is a major cause of school absence: surveillance outcomes from school-based clinics » [Le syndrome de fatigue chronique ou encéphalomyélite myalgique est une cause majeure de l'absence scolaire : Diagnostic résultant du contrôle scolaire] a constaté qu’un pour cent des enfants manquent au moins vingt pour cent de leurs journées scolaires, perdant ainsi au minimum un jour par semaine, à cause de cette affection. Les chercheurs ont étudié les dossiers d’absentéisme sur une période de six semaines de trois lycées d’Angleterre regroupant 2855 étudiants. Ceux qui avaient manqué au moins 20% de leurs journées scolaires ont aussi été examinés pour savoir combien avaient le syndrome de fatigue chronique. Cinq avaient déjà été diagnostiqués, mais l’enquête a révélé que 23 autres vivaient aussi avec ce syndrome, ce qui portait le total à 28, soit un pour cent du nombre total d’enfants des trois lycées. Le syndrome de fatigue chronique est de toute évidence énormément sous-diagnostiqué. L’une des chercheuses, le Dr Ester M. Crawley, a déclaré à la BBC que le problème est bien plus grave que ce qu’a fait apparaître son étude : http://www.bbc.co.uk/news/health-16138148 La poussée du syndrome de fatigue chronique parallèle à celle de l’autisme ? Dans un rapport « Aluminum Adjuvant in Vaccines: A Smoking Gun Autism Link? » [L’aluminium adjuvant de vaccins : Preuve flagrante d’un lien à l’autisme ?], de forts liens ont été établis entre l’aluminium des vaccins et l’autisme : L. Tomljenovic, C.A. Shaw, Do aluminum vaccine adjuvants contribute to the rising prevalence of autism?, J.Inorg.Biochem, (2011) http://omsj.org/reports/tomljenovic%202011.pdf A l’heure actuelle aucune étude équivalente n’a trouvé de corrélation entre syndrome de fatigue chronique et vaccins. Cependant le syndrome de fatigue chronique serait lié à un excès d’aluminium selon le Dr Chris Exley, du Centre Birchall de l'université de Keele dans le Staffordshire, en Angleterre. Il a documenté un cas manifeste de surcharge d’aluminium associée au syndrome de fatigue chronique et de myofasciite à macrophages. (7)Medical Hypotheses, A role for the body burden of aluminium in vaccine-associated macrophagic myofasciitis and chronic fatigue syndrome Voir également : • Brain, Central nervous system disease in patients with macrophagic myofasciitis • Ear Nose and Throat, Vocal fold deposits in macrophagic myofasciitis (PDF) • WHO, Aluminium-containing vaccines and macrophagic myofasciitis (MMF) • WHO, Global Advisory Committee on Vaccine Safety, 20–21 June 2002 • Medscape Neurology, Atypical presentation of macrophagic myofasciitis 10 years post vaccination. • Macrophagic Myofasciitis in Childhood: The Role of Scanning Electron Microscopy/Energy-Dispersive Spectroscopy for Diagnosis • Medical Hypotheses, A role for the body burden of aluminium in vaccine-associated macrophagic myofasciitis and chronic fatigue syndrome
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 19:18

Posez la question à vos collègues infectiologues ou internistes et peut-être (sans doute) serez-vous amené à constater, comme l’auteur de ces lignes, que les trois germes principaux de l’infection hospitalière ne sont pas exactement ceux que les spécialistes attendaient.


C’est du moins ce qui ressort d’une vaste enquête sur le sujet, menée (ce qui prête peut-être à quelques biais pour nous) de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Aux USA, où une équipe de Chartis, Main Line Health System, Lexington insurance company, a collecté les réponses aux questionnaires remplis par 822 membres de l’APIC (Association for Professionals in Infection Control and epidemiology) et destinés à recueillir d’une part les données démographiques hospitalières locales et  celles concernant le programme  de prévention mis en place, et de l’autre le relevé des épidémies (8 au maximum) déclarées au cours des 24 derniers mois.

 

Quels germes, donc, pour déferler sur les hôpitaux (américains) ?

La réponse vient des 822 questionnaires retenus, signalant 386 investigations d’épidémies déclarées par 289 hôpitaux (35 % des hôpitaux ayant donc en pratique du faire face à au moins une épidémie sur la période).

D’où il est apparu que 4 micro-organismes répondaient à eux seuls à presque 60 % des épidémies, dans l’ordre les norovirus (18 %), Staphylococcus aureus (17 %), Acinetobacter spp (14 %) et Clostridium difficile (10 %).

 

Les norovirus étaient plus fréquents dans les services longs séjours et assimilés, les autres dans les unités médicales et chirurgicales (unités plus souvent sujettes à enquête, avec 25,7 et 13,9 % des investigations).

Le nombre moyen de cas confirmés par épisode a été de 10,1 et la durée moyenne des épisodes de 58,4 jours.

Des fermetures d’unités ont été rapportées dans 22,6 % des cas, concernant en moyenne 16,7 lits pendant 8,3 jours.

Les enquêtes étaient déclenchées par la nature du diagnostic microbiologique et des fréquences inhabituelles d’isolement par site ou unité.

La conclusion de ce remarquable travail pourrait être double. D’abord que le norovirus, qui est encore souvent considéré comme un pathogène émergent, est sans doute en réalité présent à l’hôpital depuis longtemps.

Et ensuite, comme on s’y attendait un peu, que les épidémies en milieu de soin sont fréquentes, qu’on les trouve quand on les cherche, qu’elles amènent dans un certain nombre de cas à fermer des services entiers, et ce du long séjour à la réanimation.

Et bien que le travail ait été conduit loin d’ici (mais on est tous  en 2012), les Américains tirent de leur étude exactement les mêmes leçons que nous aurions pu énoncer : il faut rédiger des procédures et protocoles divers et variés et s’assurer qu’ils sont bien rangés à leur place dans tous les tiroirs de tous les services de tous les centres de soin.



Dr Jack Breuil Publié le 21/02/2012


Rhinehart E et coll. Frequency of outbreak investigations in US hospitals : results of a national survey of infection preventionists. Am J Infect Control., 2012 ; 40 : 2-8

Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 19:16

Les nouveaux tests biologiques de dosage de l’Interféron gamma (IGRA) pour le diagnostic de la Tuberculose Latente (TL) ont été évalués chez 170 patients infectés par le VIH et naïfs de traitement antirétroviral.

 

Les patients étaient inclus dans 4 groupes en fonction de la prévalence de la tuberculose dans leur pays d'origine, de la présence ou non d'une tuberculose maladie, de leur statut VIH et de leur nombre de lymphocytes CD4+.

 

La concordance entre les deux tests IGRA était élevée (κ=0,82), celle entre l'IDR et les tests IGRA (κ=0,48 et 0,51) était moindre. Un taux de CD4+ ≤ à 350/mm3 impactait négativement les tests de concordance.

 

Contrairement aux patients immunocompétents, les tests IGRA pourraient être moins bien corrélés à la prévalence de la tuberculose dans les pays d'origine des patients infectés par le VIH que l'IDR.



Dr Muriel Macé Publié le 22/02/2012


Bonnet DPA et coll. Corrélation entre les tests interférons gamma (IGRA) et l'intradermoréaction à la tuberculine (IDR) pour le diagnostic de la tuberculose infection latente (TIL) dans une population de patients (pts) infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) naïfs de traitement antirétroviral (ANRS EP 40). 31ème Réunion Interdisciplinaire de Chimiothérapie Anti-Infectieuse, Paris, 1er-2 décembre 2011.


Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 19:15

La vaccination contre les HPV16 et 18 en France pourrait favoriser l'émergence de souches variantes susceptibles d'échapper à la réponse immunitaire.

 

Des isolats de HPV16 (n = 183) ont été obtenus de frottis cervico-utérins avec une cytologie normale (n = 37) ou anormale (31 ASC-US; 44 lésions de bas grade; et 71 lésions de haut grade). La plupart des souches de HPV16 (87 %) appartiennent au lignage européen mais des souches des deux lignages africains et du lignage américano-asiatique ont été identifiées.

 

Des isolats avec des variations en acides aminés localisées dans les boucles de la protéine de capside L1 comportant des épitopes B pourraient échapper à la réaction immunitaire générée par vaccination avec la souche prototype du HPV16.



Dr Murile Macé Publié le 22/02/2012


Favre M et coll. Souches de HPV16 circulant en France : possibilité d'échappement à la réponse immunitaire induite par la vaccination. 31ème Réunion Interdisciplinaire de Chimiothérapie Anti-Infectieuse (RICAI), Paris, 1er-2 décembre 2011.


Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 19:13

L'intérêt de la recherche systématique de Chlamydia trachomatis (CT) et Neisseria gonorroheae (NG) par PCR a été évalué sur 1 861 échantillons urogénitaux adressés pour recherche d'IST en fonction du service prescripteur.

 

CT et NG ont été détectés chez 161 patients et 32 patients respectivement, et co-détectés chez 20 patients. La prévalence de CT était de 8,2 % au Planning Familial (PF), 8,5 % au CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit) et 11,7 % en Gynécologie-Obstétrique (GO). Dans 81 % des cas l'infection était asymptomatique.

 

La prévalence de NG était de 1,5 % au PF, 0,7 % au CDAG et 4,2 % en GO.

 

Chez les femmes, 7 infections génitales hautes ont été diagnostiquées dont 4 étaient infectées aussi par CT.

 

La PCR combinée CT/NG est une technique rapide, réalisable sur les urines et plus sensible que la culture.



Dr Muriel Macé Publié le 22/02/2012


Bourgeois-Nicolaos N et coll. Bilan de la recherche combinée de Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae par PCR en temps réel en fonction de la structure de soins. 31ème Réunion Interdisciplinaire de Chimiothérapie Anti-Infectieuse (RICAI), Paris, 1er-2 décembre 2011.


Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:44

« le respect de quelques règles d’hygiène limite l’impact de certains agents pathogènes ».

« fréquentes, les toxi-infections alimentaires collectives, ou Tiac, se définissent par la survenue d’au moins deux cas groupés présentant les mêmes symptômes, en général digestifs, avec une même origine alimentaire ».

Gilles Delmas, épidémiologiste à l’InVS, note que « le nombre des Tiac relevées a beaucoup augmenté avec l’introduction en 2006 d’un nouveau logiciel qui facilite leur déclaration, permet d’en identifier plus et, grâce à une coordination resserrée des services, d’intervenir plus vite ».

« dans l’immense majorité des cas, les Tiac sont sans gravité. Les hospitalisations (7% en 2009) sont surtout liées au risque de déshydratation aux âges extrêmes de la vie, et les décès restent rares (9 en 2009). Mais récemment, la contamination par la bactérie Escherichia coli E104 de graines germées, responsable de 48décès en Allemagne et en Aquitaine de 9 cas adultes de syndrome hémolytique et urémique (SHU), ou encore celle par des steaks hachés surgelés par un autre coli, E157, à l’origine de plusieurs SHU pédiatriques dans le Nord, ont rappelé qu’elles pouvaient être dramatiques ».

« plus de la moitié des Tiac survient au foyer familial ou dans la restauration commerciale, loin devant la restauration scolaire, d’entreprise ou des institutions médico-sociales ».

« l’agent responsable n’est pas toujours démasqué : sur 1 255 foyers de Tiac déclarés en 2009, soit 13 905 personnes, il n’a été identifié que dans 18% des cas, quand sa présence dans les prélèvements concordait avec les symptômes présentés. Malgré l’absence de confirmation biologique, les aliments consommés et les symptômes ont permis de soupçonner un germe précis dans 40% des cas. Mais dans 42% des cas, celui-ci n’a pu être déterminé ».

« Les Tiac à salmonelles ont beaucoup diminué en 10 ans grâce à une surveillance accrue de la production d’œufs. Mais cette bactérie reste l’agent causal le plus fréquent, avec surtout deux types, S. typhimurium et S. enteritidis »

Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 11:03
Une étude américaine publiée mecredi laisse envisager de nouveaux traitements de la maladie.

Article original complet : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3270029/?tool=pubmed

Alzheimer se propagerait d'une zone à l'autre du cerveau en suivant les branchements entre les cellules cérébrales comme une infection révèlent une étude américaine sur des souris publiée mercredi qui pourrait déboucher sur des traitements pour les humains permettant d'enrayer la maladie à ses débuts.

Ces travaux qui paraissent en ligne dans la revue PloS One confirment une nouvelle hypothèse d'évolution d'Alzheimer selon laquelle cette maladie se développe à partir d'une seule zone du cerveau.

Mais dans ce cas il ne s'agit pas d'un agent infectieux mais d'une protéine anormale appelée tau dont l'agrégation sous forme de filament étouffe et détruit progressivement l'ensemble des cellules nerveuses ou neurones.

Cette découverte laisse penser que bloquer ce processus suffisamment tôt pourrait empêcher la propagation de cette maladie dévastatrice et incurable.

"Des recherches précédentes dont celles conduites avec des IRM (imagerie pas résonance magnétique) sur des humains avaient déjà révélé ce type de propagation de la maladie", souligne le Dr Scott Small, professeur de neurologie à la faculté de médecine de l'Université Columbia à New York, co-auteur de l'étude.

"Mais ces différentes recherches ne permettaient pas de montrer avec certitude qu'Alzheimer se propage directement d'une région du cerveau à l'autre", ajoute-t-il dans un communiqué.

Pour ce faire, ces chercheurs ont développé des souris transgéniques porteuses du gène produisant une forme anormale de la protéine humaine tau dans le cortex entorhinal, important pour la mémoire.

Les cerveaux de ces souris ont été analysés à différents moments au cours d'une période de 22 mois pour établir la carte de la progression de la protéine tau.

Ils ont constaté qu'au fur et à mesure que ces souris vieillissaient, cette protéine se propageait le long d'un passage anatomique depuis le cortex entorhinal jusqu'à l'hippocampe puis au néocortex.

"Cette progression est très similaire à ce que nous voyons aux premiers stades de la maladie d'Alzheimer chez les humains", explique le Dr Karen Duff, professeur de pathologie en psychiatrie à la faculté de médecine de l'Université Columbia, principal auteur de cette communication.

Ces chercheurs ont aussi trouvé des indications laissant penser que la protéine tau se déplaçait d'un neurone à l'autre via les synapses, sorte de lien entre ces cellules cérébrales que celles-ci utilisent pour communiquer entre elles.

Cette étude apporte de nouveaux éclairages qui devraient permettre une plus grande compréhension d'Alzheimer et d'autres maladies neurologiques, ouvrant ainsi la voie au développement de traitements capable d'arrêter sa progression, estime le Dr Duff.

Alzheimer, forme la plus fréquente de démence chez les personnes âgées, se caractérise par une accumulation de plaques de bêta-amyloïde --forme de protéine-- dans le cerveau et l'agrégation fibreuse formée de la protéine tau dans les neurones.

"La meilleure façon de soigner Alzheimer pourrait être de l'identifier et de la traiter tout au début pour bloquer sa progression car aux premiers stades la maladie est le plus sensible aux thérapies", relève le Dr Small qui voit poindre à l'horizon "des traitements cliniques prometteurs" ciblant surtout la protéine tau.

"Si nous trouvons le mécanisme par lequel tau se propage d'un neurone à l'autre on pourra potentiellement empécher cette protéine anormale de passer d'une cellule nerveuse à l'autre via les synapses en recourant peut-être à une forme d'immunothérapie", juge le Dr Duff.

Ainsi "la maladie ne se répandrait pas aux autres régions du cerveau ce qui est lié à des formes plus graves de démence", ajoute-t-elle.

Les agents utilisés actuellement dans les scanners ne permettent pas de voir la protéine tau mais seulement les plaques de bêta-amyloïde seule également à être ciblées par les traitements actuels.

Alzheimer provoque la perte progressive et irréversible des facultés intellectuelles. La maladie touchait près de 36 millions de personnes dans le monde en 2010.

(AFP)

Article original complet : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3270029/?tool=pubmed
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:43
Le Journal of Internal Medicine annonce l'initiative d'un Consensus international sur l'Encéphalomyélite myalgique. Le blog de chronimed nous livre la traduction française de cet article récent, rédigé pour ''l'Association Française du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie'', par le Dr. A. Rose.

On y apprend la création d'un Comité de Consensus chargé d'élaborer les critères du syndrome de fatigue chronique (SFC) désormais repéré comme "inflammation généralisée et ./. pathologie neurologique multi-systémique" ou «encéphalomyélite myalgique» (E.M). 

Dans cette étude le SFC sera peut-être enfin reconnu comme une maladie complexe où le type même de "fatigue" joue un rôle de révélateur : efforts minimes éprouvants, seuil bas de résistance, incapacité de prolonger une action, etc. Nombre de malades touchés par la neuro-borréliose se reconnaîtront. Mais notre système de sécurité sociale les reconnaitra-t-il à terme ?

Avant de crier victoire, attendons que la CPAM édite son formulaire ALD (Affection Longue Durée) orné de la nouvelle case à cocher par les médecins traitants: E.M. Non pas Erytheme migrans, ne rêvons pas, mais bien «Encéphalomyélite myalgique».

L'article du J. Of Internal Medicine, donne le détail des critères qui seront pris en compte :

 Epuisement "neuro-immunitaire" post-exercice (ENPE);
Troubles neurologiques;
 Déficience immunitaire;
Production d'énergie / troubles du transport ionique cellulaires.
L'article précise que pour un diagnostic d'EM, la gravité des symptômes doit se traduire par une réduction de 50%, ou plus, du niveau d'activité du patient par rapport à son activité avant sa maladie. 
Cependant peut-on penser que chronicité et adaptation pourraient produire un état clinique un peu différent de celui prévu sur le papier et ainsi fausser le diagnostic ?

Par exemple on peut se demander si un tel constat de réduction d'activité est toujours vérifiable lorsque le malade a été infecté in utero ou tôt dans son enfance ? 

Dans ce cas l'adaptation de son activité intellectuelle et physique au niveau de ses capacités se serait réalisée incognito... et le malade pourrait être classé dans la catégorie "enfant à problèmes... petite nature... asthmatique et/ou rhumatisant héréditaire... voire psycho-machin-truc..."

Néanmoins, le Consensus international part sur l'idée que le tableau clinique devrait permettre un repérage, un traitement et un suivi psychologique adaptés. 

Cette initiative de l'étude et de la classification du SFC officiellement en EM apportera, espérons-le, une ouverture pour les borréliens en errance.

Cf. : Encéphalomyélite myalgique: Consensus international sur les Critères de l'E.M. sur le blog de chronimed.   


Rédacteur: La Rédaction reseauborreliose.fr

Chronicité Consensus Encéphalomyélite myalgique Syndrome de FAtigue Chronique (SFC) 
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:36
Coup de semonce sur l'IDSA par un de ses fondateurs !

Paraît en ce début d'année 2012, un important essai qui claque comme un coup de tonnerre: Le traitement de la maladie de Lyme chronique. 

51 études de cas. 

Son auteur, le Dr B. Waisbren, éminent membre fondateur de l'IDSA (International Diseases Society of America), cette prestigieuse et renommée Société médicale référente en matière de Lyme, commet là un livre qui fera grand bruit dans le petit univers des malades et le puissant monde des médecins infectiologues. 

Tout dans le titre dit déjà la bombe qui vient de tomber sur la tête de l'IDSA, siège du déni depuis des années, mais aussi du mépris à l'égard des médecins qui essaient de traiter la maladie.[1]

La non-chronicité du Lyme est en effet le fond de commerce de cette honorable institution scientifique. 

C'est là  "one of the biggest obstacles"[2]depuis les débuts américains de la borréliose : elle ne "pouvait pas" être chronique ! 

Tous les malades atteints depuis longtemps avaient "autre chose"; leurs souffrances relevaient de bien d'autres pathologies à moins qu'elles eussent été de simulation. 

Le réveil des frères ennemis

Ce discours fermé était celui de tous les médecins se reportant à la source sûre qu'était l'IDSA, une référence dans le monde de l'infectiologie qui permettait aux grands patrons français d'envoyer bouler sans ménagement les plaignants et de les classer souvent en malades psychiatriques; une référence que seul, l'ILADS, International Lyme and Associated Diseases Society, contestait en mettant en lumière co-infections et chronicité.  

Autant dire que pour les deux frères ennemis ce revirement d'un membre va les opposer de plus belle.

Non seulement le Dr B. Waisbren affirme la réalité de cette maladie chronique et de la kyrielle de ses co-infections, mais aussi la responsabilité de l'IDSA dans le blocus des traitements. 

Sérieux coup de semonce sur le navire amiral des certitudes scientifiques ! La suite des événements dira quelle figure l'IDSA adoptera.

L'IDSA : des preuves, des preuves !

La Société américaine s'arcboutait toujours sur sa position d'incontournable référent de Lyme -
 "Ne changeons rien tout est parfait dans nos "Guidelines""-, confortée depuis des décennies par le groupe de Lyme Desease Review :  : 
"A special Review Panel has unanimously agreed that no changes need be made to IDSA's Lyme disease guidelines, and the medical evidence does not support long-term antibiotic treatment." [3]

"Unanimement agréées", ces recommandations s'appuient sur des "medical evidence", preuves irréfutables gravées dans le marbre de l'éternité.  

Encore dernièrement, l'IDSA se prévalait de l'encensement de Lyme Disease Review : "./. guidelines were based on the highest-quality medical and scientific évidence available at the time and are supported by evidence that has been published in more recent years." [4] 

Mais c'est pourtant bien cette question de la "preuve" qui fait problème s'insurge Waisbren, la chronicité n'étant pas selon lui, en l'état de la Recherche, mesurable par des analyses pas plus que les bactéries ne se laissent attraper au premier Elisa venu.

Que Lyme diseases Review accorde tout crédit à l'action de l'IDSA, c'est un peu comme lorsque l'AFSSAPS, financé à + de 80% par les laboratoires privés, couvrait Servier.

La réalité des cas cliniques

Ancien chef d'hôpital et directeur de cliniques, le Dr Waisbren a près de 60 ans de recherche et de publications en immunologie et maladies infectieuses derrière lui, notamment depuis 1989, et surtout à partir de l'étude de cas de Lyme entre 2007 et 2011. 

Les 51 cas de patients étudiés dans le livre apporte les exemples et les "évidences", suivant Waisbren. 

La certitude d'une épidémie et de la gravité du fléau ont autorisé ce praticien de terrain à parler enfin de la chronicité qu'il a constatée et à expliquer les traitements qu'il a pu mettre en place.

Son essai est présenté sur Lymebooks avec l'évocation des chapitres abordés : l'étude du syndrome, la prévention, les problèmes posés par la question du vaccin, le blocage de l'IDSA, les co-infections et les résistances microbiennes, le rapport avec les SLA, la sclérose en plaques, la fibromyalgie etc., les protocoles envisagés, le dépistage et la question du test par Western Blot, la présentation de nouvelles études et pistes de recherche. 

Autant dire que c'est un tour complet de la question en reprenant un à un tout ce qui pose problème.

Le scandale. Les habits neufs d'un empereur mis à nu !

Sur le site de sa clinique, on lit la présentation du travail du Dr Waisbren sur la maladie de Lyme, une introduction qu'il a intitulée avec humour "Les habits neufs de l'empereur". 

On connaît peut-être ce conte d'Andersen que le médecin va se charger de nous rappeler:
Quand on se trouve face à la douleur, la fatigue, des troubles, symptômes divers, des maladies auto-immunes...  et quand on est démuni, c'est qu'il se passe quelque chose de grave dit Waisbren. 

Mais le plus grave c'est l'IDSA ajoute-t-il, l'IDSA à l'origine de cette directive empêchant le malade d'être traité. 

Pour comprendre ce déni, ce qu'il appelle une "énigme", Waisbren suppose que les experts des Guidelines de l'IDSA ont vu ce qu'ils voulaient voir dans la maladie de Lyme, comme la foule des courtisans voit, contre toute évidence, les beaux habits de l'empereur, pourtant nu. 

L'affirmation est terrible et confine au scandale :

"C'est une énigme qu'un groupe de médecins respectés, membres de l'Infectious Disease Society of America, n'aient pas reconnu cela et, au contraire, qu'ils aient écrit une directive niant l'existence du syndrome. 

Cette directive a rendu impossible le traitement de centaines de patients pour la maladie de Lyme chronique."[5]

Dans le conte d'Andersen, malgré les faux fils d'or et la poudre aux yeux, un enfant innocent que la nudité de l'empereur choque, s'écrit : "Mais il n'a pas de vêtements !" [6] De même, les médecins décillés peuvent dire à propos de leurs patients : "Mais ils sont vraiment malades!" [7] L'empereur est nu; Waisbren le démontre, s'attaquant à forte partie et à une querelle de longue date.

Querelles des chroniques et des anti-chro. sur le dos des malades

Sur la page Santé du Chicago Tribune un article très intéressant (daté de décembre 2010) permet de comprendre en peu de mots la querelle en cours.

 Il s'agit d'un plaidoyer explicite et assez fruste pour l'IDSA et ses directives.

 Il est probable qu'il se trouve du côté adverse des plaidoyers aussi peu subtils. Dans l'article en question, tous les raisonnements des anti-lyme-chroniques sont abordés.

 Sont accusés ces médecins antipathiques et avides au gain qui utilisent l'argument de "ce qu'ils croient une infection persistante" (sic) pour diagnostiquer n'importe quel cas comme atteint de Lyme et surtout pour mettre en danger (mortel) leurs patients en leur ordonnant des antibiotiques plus que de règle (la règle des 28 jours exclusifs s'entend), "ce qui peut coûter des millions de dollars"(sic). 

Les journalistes du quotidien s'appuient sur le grand leitmotiv des "preuves" (entendez des tests irréfutables) et dénoncent des essais cliniques qui ne fonctionnent pas et dangereux. 

Tous ces médecins corrompus par l'argent font des prescriptions dangereuses (trop d'antibiotiques) ou aberrantes (traitements "alternatifs" !), écrivent-ils. 

Les journalistes semblent choqués qu'ils ne soient pas assez poursuivis et sanctionnés, alors que les gens sérieux et responsables (de l'IDSA) font l'objet d'une "vaste conspiration" (sic). 

Malades roulés dans la farine, groupes de défense "agressifs", procès, plaintes, organisés sans doute par l'ILADS et ses membres aux conceptions déviantes, opposées à celles, raisonnées, de l'IDSA. 

Et en somme conclut l'article, tout ça pour une maladie (Lyme chronique) qui n'existe même pas si ça se trouve et dont le traitement par les sorciers, ou charlatans (de l'ILADS ?) est "une véritable menace pour nous tous"! 

"Charlatans", c'est ce même terme qui est repris par les infectiologues européens pour accuser tout praticien dès qu'il s'occupe de malades de Lyme. 

On comprend dès lors comment, avec une telle ambiance, la partie qui s'engage promet d'être chaude et pas forcément pour le gain immédiat des malades. 

Mais qu'est-ce qui pousse l'IDSA dans le déni ?

Or les médecins comme Le Dr Waisbren sont loin d'être des charlatans, et c'est pour cette raison que celui-ci cherche les raisons d'un tel blocage à l'IDSA.

l'aveuglement ? (voir à tous prix les habits neufs de l'empereur), occupé de seules preuves impossibles; le regard avec des œillères, droit fixé sur des données séparément sans rapports entre elles.

la soumission à quelques experts non spécialistes, mais bien sûr faisant autorité ?

la peur face aux dépenses à engager dans des traitements empiriques tous azimuts ?

l'influence de raisonnements déductifs qui empêchent toute attention aux paroles du patient. 

Waisbren prône les études inductives et argumente sur les voies empiriques. Donnez un traitement et vous verrez les réactions, dit-il, plutôt que de laisser en souffrance tous ses patients !

Terminant son article, il renvoie à ses analyses; on lira en particulier le très instructif The Management of Chronic Lyme disease, "la gestion de la maladie de Lyme".

L'article propose aussi des liens vers le site de l'ILADS et notamment vers la "brillante critique" (sic) par le Dr Philipps des directives de l'IDSA : 
Activ  Infection: Evidence of Persistence in Chronic Lyme Disease, "Infection active: la Preuve de la Persistance de la maladie de Lyme chronique".[8]

"Absence of Proof does not equal Proof of Absence"

B. Waisbren emploie l'expression du savant astronome Carl Sagan : "L'absence de la preuve n'est pas la preuve de l'absence"[9]. 
C'est la même formule qu'en 2007, en conclusion de son intervention à Lugano, "Nano-elements of Pathogenic Micro-organisms", le Professseur Luc Montagnier, autre figure de la science hors cadre, citait également[10]

Réévaluant la solidité des piliers du cartésianisme et l'assurance dans les Vérités définitives essentialistes, bon nombre de chercheurs, spécialistes, simples praticiens, tentent d'appréhender différemment leurs objets d'études. 

L'écoute du patient devient primordiale, l'interdisciplinarité, l'attention aux toutes nouvelles pistes créées souvent par les nouvelles technologies et la plus grande ouverture d'esprit possibles les caractérisent. 

Quand Waisbren fait le choix de la démarche inductive et de l'empirisme (et il se met ainsi sous le haut patronnage du philosophe Francis Bacon[11]), il aborde une conception du monde radicalement opposée à celle de l'IDSA et des adeptes de la méthode hypothético-déductive initiée par Claude Bernard,[12] 

Aux preuves épistémologiques basées sur la déduction à partir d'hypothèses de départ intangibles, il préfère la preuve par un réseau de possibilités étayant peu à peu les convictions induites. 

Difficile position mais qui permet selon lui de ne pas s'en tenir aux acquis et d'aller de l'avant.

 Le chercheur peut ne rien trouver parce qu'il n'a rien trouvé (preuve a priori de l'absence), mais il peut aussi ne rien trouver parce qu'il n'a pas la possibilité de voir ce qui pourrait se trouver là (absence de preuves - par manque de moyens ou de savoir).

Le Dr Waisbren appelle les médecins confrontés à la maladie à publier et échanger les informations sur les bases de travail qu'il suggère, dégagés des œillères du passé.

Un livre qui révolutionne à bien des égards le microcosme de l'infectiologie et remet en lumière le problème dramatique des malades laissés pour compte.


Notes

[1] "This prestigious organization has denied the scientific validity of chronic Lyme disease and looks down upon the Lyme-literate physicians who treat it." Présentation du livre de B. Waisbren sur Limebook

[2] idem Limebook

[3] C'est nous qui soulignons. Communiqués de presse de l'IDSA. Trad°: " Un comité d'examen spécial a unanimement convenu qu'aucun changement ne devait être fait aux directives d'IDSA sur la maladie de Lyme, et que la preuve médicale ne supportait pas à long terme un traitement antibiotique."

[4] C'est nous qui soulignons. Communiqués de presse de l'IDSA. Rapport final Trad°: "Dans ce rapport de 65 pages une commission d'examen spéciale conclut que les directives de l'IDSA de 2006 sur la maladie de Lyme ont été basées sur les meilleures preuves médicales et scientifiques disponibles à ce jour et sont soutenues par des preuves publiées dans les années plus récentes.

[5] The Emperor's New Clothes, Chronic Lyme Disease, and the Infectious Disease Society of America : "It's a conundrum why a group of respected physicians who are members of the Infectious Disease Society of America have not recognized this and have, instead, written a guideline that essentially denies that the syndrome exists. This guideline has resulted in literally hundreds of patients unable to be treated for Chronic Lyme disease."

[6] LES HABITS NEUFS DU GRAND-DUC est un des contes danois d'Andersen paru en 1871. L'histoire en est édifiante. Le grand-duc cheminait fièrement à la procession, chacun admirant son habit: (Extraits, fin du conte) "- Comme la coupe en est parfaite ! » ./. "Jamais les habits du Grand Duc n'avaient excité une telle admiration." « — Mais il me semble qu'il n'a pas du tout d'habit, observa un petit enfant. — Seigneur Dieu, entendez la voix de l'innocence ! » dit le père. Et bientôt on chuchota dans la foule en répétant les paroles de l'enfant. « Il y a un petit enfant qui dit que le grand-duc n'a pas d'habit du tout! — Il n'a pas du tout d'habit ! » s'écria enfin tout le peuple. Le Grand Duc en fut extrêmement mortifié, car il lui semblait qu'ils avaient raison. Cependant il se raisonna et prit sa résolution : « Quoi qu'il en soit, il faut que je reste jusqu'à la fin ! » Puis, il se redressa plus fièrement encore, et les chambellans continuèrent à porter avec respect la queue qui n'existait pas." Les illustrations de cet article sont issues du texte libre de droits imprimable sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF. Contes d'Andersen, traduits du danois par D. Soldi, avec une notice biographique par X. Marmier, Hachette (Paris), 4e Ed° 1871, Vignettes de Bertall.

[7] Idem : "The physicians who wrote and signed the guidelines of the Infectious Disease Society of America may have seen what they expected to see in the manner of the populace described in the Hans Christian Anderson's perceptive fairy tale, “The Emperor's New Clothes.” In Hans Christian Anderson's story, a little boy turns the tide by yelling out, “But the emperor has no clothes!” At the present time we must await the time when many will yell out “These patients are sick!”

[8] Ces liens renvoient aux "auditions" des spécialistes de l'ILADS à l'IDSA même, en juillet 2009, venant présenter leur opposition aux Guidelines" de 2006. Plusieurs documents sont téléchargeables sur le site de l'ILADS.

[9] Carl Sagan, brillant astronome, grand vulgarisateur scientifique, savant réputé pour son ouverture d'esprit hors du commun. Ce sont ses réflexions et notamment sur les espaces planétaires habités ou pas qui le firent connaître du public non initié. Le site officiel

[10] Cf. Conférence du Nobel de médecine 2008 le 27 octobre 2007 à Lugano.

[11] Francis Bacon suppose dès le XVIIe siècle que toutes les théories scientifiques s'élaborent en fonction de notre point de vue, ne sont pas neutres et détournent les résultats. Cf. BNF Gallica, Tous les savoirs du monde, textes en français. Projet Gütenberg, œuvres en ligne en anglais

[12] Claude Bernard est considéré comme l’un des principaux initiateurs de la démarche expérimentale hypothético-déductive, formalisée souvent (et parfois rigidifiée) dans l’enseignement par « OHERIC » pour : Observation - Hypothèse - Expérience - Résultat - Interprétation - Conclusion. "C’est d’ailleurs une démarche tronquée par rapport à celle présentée dans la Médecine Expérimentale. Il y manque deux étapes fondamentales : On ne peut pas donner d’hypothèse sans avoir posé le problème à résoudre, puisqu’une hypothèse est une réponse possible à une question suscitée par une observation. L’expérience teste la conséquence vérifiable de l’hypothèse." 

Rédacteur: Speed Rocket
PUBLIÉ LE LUNDI 23 JANVIER 2012 
Chronicité Controverse Guidelines IDSA ILADS Livre Maladie de Lyme Patients
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article