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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:01

L’usage du préservatif favorise le développement des lactobacilles sains

Une enquête révélait cette semaine que la moitié des Français avouent avoir fait l'impasse sur le préservatif lors d’un amour de vacances.

Un comportement à risque qui favorise la transmission des infections sexuellement transmissible (IST).

Le préservatif présente aussi des avantages méconnus sur la flore vaginale : une étude de 2013 suggérait qu’il favorisait le développement d'une flore protectrice contre les infections.

Voilà une autre bonne raison de plus de ne pas l’oublier pendant les vacances… Article d'Agnès Roux publié le 7 août 2013 Déjà 3.000 ans avant J.-C., les soldats égyptiens utilisaient des boyaux de mouton ou des vessies de porc pour se prémunir contre les maladies vénériennes.

Ce temps est heureusement révolu. Aujourd’hui, le préservatif protège efficacement contre les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles comme l’herpès, la syphilis, l’hépatite B ou le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Le vagin est également muni d’une protection naturelle, mais pas imparable, contre les infections.

Les nombreux microbes qui habitent cet organe interagissent pour arrêter les pathogènes.

Les bactéries du genre Lactobacillus (lactobacilles), par exemple, produisent de l’acide lactique et de l’eau oxygénée qui font obstacle au développement des germes.

Or, dans certaines conditions, la flore bactérienne du vagin est déséquilibrée et n’est plus capable d’assurer une protection efficace.

Ce phénomène, appelé vaginose bactérienne, se caractérise par une diminution des lactobacilles et par la multiplication de germes anaérobies tels que Gardnerella vaginalis.

La vaginose bactérienne n’est pas une infection au sens strict, mais elle rend le vagin plus fragile aux microbes dangereux.

Elle augmente ainsi le risque de maladie inflammatoire pelvienne, d’ IST (infection sexuellement transmissible) et d’accouchement prématuré.

L’usage du préservatif favorise le développement des lactobacilles

Des chercheurs de la Capital University of Medical Sciences à Pékin se sont intéressés à l’effet de l’utilisation de préservatifs sur cet équilibre bactérien.

Leurs résultats, publiés dans la revue Plos One, suggèrent un effet positif de ce mode de contraception sur la santé vaginale.

Au cours de cette étude, les scientifiques ont sélectionné 164 femmes selon plusieurs critères : l’âge (entre 18 et 45 ans), la présence d’une vie sexuelle active, la prise d’une contraceptionsuivie au cours des trois mois précédant l’expérience et l’absence de problèmes de santé.

Les candidates ont été réparties en trois groupes en fonction de leur méthode de contraception, à savoir l’emploi d'un stérilet (57 femmes), l’utilisation de préservatifs (72) ou le procédé symptothermique (35), qui consiste à s’abstenir de sexe pendant l’ovulation.

Aux jours 21 et 22 du cycle menstruel, les auteurs ont réalisé des prélèvements vaginaux.

Grâce à des méthodes classiques de culture en laboratoire, ils ont pu analyser la composition des flores bactériennes.

Ils ont également comparé le niveau de lecture des gènes dans chaque prélèvement par des techniques modernes de biologie moléculaire.

Leurs résultats mettent en évidence une corrélation positive entre l’utilisation des préservatifs et la santé vaginale.

En effet, les femmes utilisant ce mode de contraception ont une flore vaginale plus riche en lactobacilles, et particulièrement en Lactobacillus crispatus, la souche responsable de la production d’eau oxygénée dans le vagin.

Cette bactérie aurait un rôle dans la prévention contre le VIH.

Si ces résultats suggèrent une influence bénéfique du port du préservatif sur la composition et la santé de la flore intime, des études sont encore nécessaires pour le confirmer, et pour mettre en lumière l'origine de cette influence.

Le microbiote du vagin peut être modifié par de nombreux autres facteurs, comme le nombre de partenaires sexuels et la consommation de cigarettes.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:38

Tom Patterson, a bénéficié d'une thérapie de phage expérimentale par les médecins Robert Schooley, et Randy Taplitz.


Par Marlene Cimons 2 juillet


Tom Patterson aurait dû mourir pendant ces semaines en mars 2016 quand il se trouvait dans le coma, d'une souche létale de bactéries ¬multi-résistantes aux médicaments qui envahissaient son corps. Les antibiotiques se sont révélés inutiles, et ses médecins étaient sombres. Ils le perdaient.


Il aurait dû mourir, mais il ne l'a pas fait. Au lieu de cela, dans le désespoir, une nouvelle approche - lui donner des perfusions de bactériophages - ces virus mortels pour les bactéries - lui ont sauvé la vie.


"Il ne fait aucun doute que sans ces phages, je ne serais pas vivant aujourd'hui", dit-il.


Patterson, âgé de 70 ans, est chercheur sur le sida et professeur de psychiatrie à l'Université de Californie à la San Diego School of Medicine.

Il est tombé malade en novembre 2015 lors de vacances en Egypte avec son épouse, Steffanie Strathdee.

Il a commencé à souffrir de douleurs abdominales, de fièvre, de nausées, de vomissements et de tachycardie.

Les médecins locaux pensaient que c'était une pancréatite - une inflammation du pancréas - mais il devenait de plus en plus malade, même sous un traitement.


Après quelques jours, il a été évacué vers Francfort, où les médecins ont trouvé un pseudo kyste pancréatique - une collection de liquide autour du pancréas - de la moitié de la taille d'un ballon de football.

Après que le liquide ait été drainé et cultivé, les médecins de Patterson ont découvert qu'il était infecté par une souche multi-résistante aux médicaments d'Acinetobacter baumannii, une bactérie souvent mortelle.


Le 12 décembre 2015, il a été transporté par avion à l'unité de soins intensifs de l'hôpital de l'UC San Diego.

Pendant ce temps, un drain conçu pour localiser son infection a glissé, provoquant une invasion de bactéries dans son abdomen et sa circulation sanguine (septicémie).

Il a connu le premier de plusieurs épisodes de choc septique, un état où la pression sanguine baisse et empêche le fonctionnement des organes.

Il est tombé dans le coma qui a duré près de quatre mois.


Il se souvient peu pendant cette période, sauf des hallucinations persistantes.

"Je pensais que j'étais sur un crachat, en tournant et en sortant, ou dans le désert et je buvais du sable", rappelle-t-il. «Je me sentais détruit par la douleur».


Il dit qu'il pouvait également entendre sa femme lui parler à travers ce brouillard.

Les médecins lui ont dit de se préparer à sa mort, mais elle n'était pas prête à abandonner.

"Je savais qu'il était vraiment fatigué, et je lui ai dit que je comprendrais s'il voulait s'enfuir, mais je lui ai demandé de me serrer la main s'il voulait se battre", dit-elle.

Il lui serra la main.


Strathdee, qui est chef de l'Institut mondial de la santé à UC San Diego, a décidé d'explorer des alternatives.

Elle avait étudié les bactériophages à l'université, et elle a appris qu'un ami d'un ami avait été traité avec succès avec thérapie de phage dans l'ex-Union soviétique.

Elle a soulevé la possibilité avec le médecin de Patterson, Robert T. Schooley, responsable de maladies infectieuses d'UC San Diego. Il a dit qu'il était disposé à essayer.


Ils ont contacté le Center for Phage Technology à l'Université Texas A & M et au US Medical Research Center;

Les deux avaient étudié les phages et avaient des «bibliothèques» de phage. Schooley a envoyé des isolats de la bactérie de Patterson à chacun, en espérant qu'ils pourraient l'associer à des phages spécifiques.


Parce que la thérapie par phage n'est pas approuvée pour une utilisation générale dans ce pays, Schooley a également contacté la Food and Drug Administration, qui peut autoriser un traitement expérimental dans les cas où il n'y a pas de solutions de rechange viables.
Les responsables de la FDA «étaient très favorables à l'approche, étant donné que Tom était avec sa maladie», dit Schooley.


Les médecins de Patterson utilisaient des combinaisons de neuf phages différents pour le traiter, tous ciblés sur sa bactérie spécifique; Ils ont été fournis par Texas A & M, la Marine et AmpliPhi Biosciences, une société de biotechnologie de San Diego.


Les premiers phages sont arrivés du Texas environ 48 heures avant les échantillons de la Marine.

Le 15 mars 2016, les médecins ont administré les premières souches directement au site d'infection initial à travers des drains déjà présents dans l'abdomen de Patterson.

Lorsque les phages maritimes sont venus, les médecins ont décidé de les livrer par voie intraveineuse afin qu'ils puissent circuler dans son flux sanguin et atteindre d'autres zones de son corps.


Deux jours plus tard, Patterson se réveilla.

Il ne pouvait pas encore parler, mais il reconnaissait clairement Carly, sa fille aînée, qui était à son chevet.


«C'était extrêmement gratifiant», dit Schooley.

"Ayant connu Tom pendant une décennie, il était à la fois mon patient et mon ami. En tant que médecin, il était intellectuellement extrêmement excitant de voir que cette approche avait fonctionné. En tant qu'ami, il était exaltant de le retrouver chez les autres. "


Il a eu une longue et difficile convalescence . Il avait passé neuf mois à l'hôpital, ce qui a eu un prix important. Un athlète qui a était en surpoids avant sa maladie, et qui a a perdu toute sa masse musculaire lors de son hospitalisation.
 

Cet homme aurait dû être mort, mais des perfusions inhabituelles de bacteriophages lui ont sauvé la vie
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 18:56

Les Thaïlandais raffolent du "Koi Pla", un plat traditionnel à base de poisson cru, de jus de citron et d'épices.

Mais le poisson utilisé est souvent porteur d'un parasite à l'origine d'un cancer du foie.

Ce n'est qu'une fois à la faculté de médecine que Narong Khuntikeo a découvert la cause du cancer du foie qui a emporté ses deux parents : un plat de poisson du nord de la Thaïlande dont ils raffolaient.

Comme des millions d'habitants de l'Issan, région rurale du nord-est du royaume, sa famille cuisinait régulièrement du "Koi Pla", plat traditionnel à base de poisson cru, de jus de citron et d'épices.

Ce plat à l'odeur et au goût puissants se prépare rapidement et ne coûte pas cher, mais le poisson utilisé est souvent porteur d'un parasite à l'origine d'un cancer du foie, le cholangiocarcinome.

Un cancer rare dans le monde

Ce cancer agressif fait 20.000 morts chaque année en Thaïlande, un pays qui détient le record mondial de cette maladie, rare ailleurs. Il touche 84 hommes sur 100.000 en Thaïlande, contre 1 sur 100.000 aux États-Unis, à titre de comparaison.

En Thaïlande, la plupart des malades sont issus de cette région pauvre de l'Issan.

Le parasite est fréquent dans les eaux du bassin du Mékong.

Une fois ingéré, le ver peut vivre pendant des années dans le foie de l'individu, sans se faire remarquer, mais il cause une inflammation du foie dégénérant souvent en cancer.

Avec des collègues médecins et des scientifiques, Narong Khuntikeo parcourt les villages de l'Issan afin de mettre en garde la population contre la consommation de ce plat.

Mais changer les habitudes alimentaires dans cette région à la gastronomie largement basée sur ce type de mets à base de poissons fermentés et d'épices n'est pas facile.

Le dépistage se développe, notamment car depuis 2016, les autorités sanitaires de Thaïlande ont fait de ce problème une priorité nationale.

Un programme, baptisé CASCAP (pour "Cholangiocarcinoma Screening and Care Program"), a été lancé à l'Université de Khon Kaen, la grande ville étudiante de l'Issan.

Des consultations gratuites sont organisées dans les villages de la région, pour éviter que les patients n'arrivent trop tard dans les services de cancérologie.

Ce jour-là, sur les 500 villageois examinés, un tiers présente des troubles du foie et quatre se voient diagnostiquer un probable cancer.

Cancer du foie et parasite hépatique.

Opisthorchis viverrini est un trématode de la famille des Opisthorchiidae qui peut parasiter les voies biliaires humaines.

L'infection se fait par ingestion de poissons crus ou insuffisamment cuits[2]. Il provoque une maladie appelée opistorchiase[3].

Sa présence prédispose les personnes infectées à un cholangiocarcinome, un cancer de la vésicule et/ou des voies biliaires.

Opisthorchis viverrini (avec Clonorchis sinensis et Opisthorchis felineus) est l'une des trois espèces les plus importantes -d'un point de vue médical- de la famille des Opisthorchiidae[3].

Il est endémique dans toute la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge[4]. Il est très répandu dans le Nord de la Thaïlande, avec une prévalence élevée chez les humains, tandis que dans le centre, il a un faible taux de prévalence[5], environ 6 millions de personnes sont infectées par Opisthorchis viverrini[2],[6].

L'opistorchiase ne se rencontre pas dans le sud de la Thaïlande[5].

Cancer du foie et parasite hépatique.
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:16

Maladie de Lyme : les patients sont désormais impatients !

La maladie de Lyme est une infection bactérienne transmise par les tiques.

De nombreux patients sont donc infectés avec une symptomatologie couvrant de nombreux organes ; or, face à une recherche sans résultats probants, un grand nombre de patients montrent maintenant une grande impatience pour faire avancer la recherche afin de trouver une solution efficace contre cette maladie .

Tous les tests de détection de cette maladie ne sont pas assez sensibles et performants, aussi on peut se poser des questions quant aux réactions incontrôlées de certains chercheurs ou médias qui ne voient pas d’un bon œil les travaux innovants du lauréat Nobel de médecine, Luc Montagnier.

Aussi comment ne pas sourire face aux attaques infondées d’une revue de vulgarisation «scientifique » comme « Science et Avenir » qui nous fait plutôt penser à « Science et Passé » car la recherche innovante doit être libre !

Et Luc Montagnier, lauréat Nobel de Médecine a le grand courage de chercher dans des voies inexplorées alors que les conservateurs de la médecine bloquent toute innovation :

« Le prix Nobel de médecine 2008 annonce travailler sur un test diagnostique de la maladie de Lyme qui détecterait la bactérie dans le sang à partir des ondes électromagnétiques émises par l'échantillon.

Une théorie farfelue pour le Pr Christmann

» Mr. Christmann a encore un long chemin pour arriver au niveau du professeur Luc Montagnier…et surtout du prix Nobel !

Evoquer « une théorie farfelue » montre simplement que Mr. Christmann est bien loin de la paillasse et manque d’ouverture d’esprit face à la réalité des faits.

Ce sont les mêmes qui ont attaqué Jacques Benveniste à l’époque et ses résultats démontrant une activité biologique sans molécules !

La recherche en médecine doit être libre et ce sont les patients qui doivent imposer une recherche libre et ouverte à toutes les innovations.

Maintenant, les patients prennent en main leur propre santé et ne font plus confiance en ceux qui leur promettaient des lendemains qui chantent…notamment avec les nombreux médicaments aux effets secondaires redoutables (Mediator, Vioxx, la liste est longue !).

J’ai connu aussi ce long chemin de recherche concernant ma « dermite soit-disant séborrhéique », décrite pour la première fois en 1887 à une époque où la fumée de tabac a commencé par envahir les lieux publics !

Il a fallu un siècle en 1983 (British Medical Journal) pour démontrer que le taux de séborrhée était le même chez les patients avec ou sans dermite séborrhéique…maintenant nous avons réellement là une "théorie farfelue" créée par les dermatologues, monsieur Christmann !

Les dermatologues préfèrent toujours maintenir une "théorie farfelue" avec des patients innocents en leur prescrivant des crèmes inutiles à vie pour couvrir cette réaction de la peau sans chercher l’étiologie précise…pour le bonheur de l’industrie du tabac et de l’industrie pharmaceutique alors qu’une solution simple avec des sels de la Mer Morte existe avec une nouvelle voie de recherche .

Pauvre médecine !

"Des chercheurs qui cherchent, on en trouve mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart.

Maladie de Lyme : les patients sont désormais impatients !
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 15:15

Maladie de Parkinson : des chercheurs émettent l'hypothèse d'une implication d'infections intestinales

Fabienne Rigal

28.06.2017 

 

By Fabienne Rigal

 

Après l'étude de « Nature » qui confirmait l'hypothèse d'une auto-immunité dans la maladie de Parkinson via l'alphasynucléine, des chercheurs américains (entre autres de l’école de médecine de l’université de Georgetown) publient aujourd'hui dans le « Journal of Innate Immunity »une étude montrant un lien entre l’alphasynucléine, une protéine des cellules nerveuses impliquée dans la maladie de Parkinson (MP), et les infections gastro-intestinales.

Avant cette étude, l’alphasynucléine (αS) n’avait pas de fonction connue chez l’humain et les raisons de son accumulation dans le système nerveux central (SNC) demeuraient mystérieuses. De précédentes études, menées suite à des autopsies de personnes atteintes de MP à des stades très précoces, avaient montré que l’accumulation d’αS débutait dans le système nerveux entérique (SNE).

Des études animales avaient aussi prouvé que des infections dans le SD accéléraient l’agrégation d’αS dans le SNE et que ces agrégats pouvaient ensuite se rendre jusque dans le SNC.

Ici, les chercheurs ont prouvé que l’αS était relarguée quand une infection survenait dans le système digestif (SD) supérieur (œsophage, estomac, duodénum), induisant une réponse immunitaire.

Biopsies endoscopiques et infections au norovirus

Dans leur étude, les chercheurs américains ont étudié les biopsies endoscopiques de 42 enfants (d’âge moyen 12,4 ans) qui présentaient diverses pathologies du SD (gastrite, duodénite, infection à Helicobacter pylori, ou gastropathie réactive). Ils ont aussi observé les biopsies endoscopiques de 14 enfants (âge moyen : 3,4 ans) et 2 adultes (âge moyen : 40 ans) ayant reçu une allogreffe intestinale, et qui subissaient par la suite une infection au norovirus (une cause fréquente d’infection du SD).

Ces patients, immunodéprimés, sont en effet sujets à de fréquentes infections virales.

Les biopsies du groupe d’enfants ont montré que l’expression d’αS était positivement corrélée avec l’inflammation (aiguë ou chronique) de la paroi intestinale.

Quant aux patients transplantés, l’expression d’αS survenait pendant l’infection au norovirus. Par ailleurs, l’αS présentait aussi la capacité d’induire la migration des neutrophiles et des monocytes et de stimuler la maturation des cellules dendritiques.

Rôle positif de l’αS en petite quantité, négatif sinon

« Le SNE détecte la présence d’un pathogène et répond en relarguant de l’αS », indique le Pr Michael Zasloff, chirurgien pédiatrique à l’École de médecine de l’université de Georgetown. « La protéine attire alors les cellules immunitaires sur le site où elle a été larguée. » 

De plus, la protéine αS utilise les nerfs allant du SNE jusqu’au SNC « comme un escalator », indique le Pr Zasloff, ce qui lui permet de se répandre dans le SNC. « Mais trop d’αS, du fait d’infections multiples ou chroniques, devient toxique : le système est surchargé, les nerfs endommagés par les agrégats… ce qui provoque une inflammation chronique, dont les dommages surviennent à la fois dans le SNE et le SNC. »

Ces découvertes expliqueraient les problèmes digestifs qui surviennent chez les patients atteints de MP (en particulier la constipation qui débute des décennies avant l’apparition de symptômes cérébraux).

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:14

Bactérie E.coli : rappel de steaks hachés commercialisés par Auchan

Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés, a fait savoir l'abattoir bovin

VF. SOURCE AFP

Jeudi, l'abattoir bovin VF a demandé aux acheteurs de certains lots de steaks hachés vendus par les supermarchés Auchan du 21 au 26 juin de les rapporter dans les points de vente, car ils « présentent une suspicion de contamination » par la bactérie E.coli 0157:H7, explique un communiqué. Les deux lots concernés, tous deux commercialisés par Auchan, portent les numéros 7171SO2, et 7171C02.

Le premier est vendu sans marque commerciale, et le deuxième porte la marque « Les économiques ».

Dans les deux cas, il s'agit de steaks hachés à 20 % de matière grasse.

« Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés », a affirmé dans son communiqué la société VF, basée à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, qui conseille aussi d'appeler le numéro vert 0 800 88 75 70.

Un risque car « Certains types de (bactérie) Escherichia coli O157:H7 peuvent entraîner, dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants », précise la société dans le communiqué. «

Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés et présenteraient ce type de symptôme sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant », poursuit le texte.

« C'est la première fois à ma connaissance que nous avons ce type de problème », a expliqué le directeur qualité de VF, Antoine Duvinage, qui estime « faible » le niveau de contamination sur un lot de quelque 500 kilos de viande hachée.

« Sur les six analyses pratiquées sur une mêlée de 465 kilos de viande, une seule s'est avérée positive », a-t-il dit.

« Si la viande a été consommée immédiatement et bien cuite, il n'y a pas de risque, nous avons fait le rappel du lot pour éviter que des consommateurs ne soient tentés de congeler des paquets de steaks hachés », a-t-il ajouté.

Selon lui, Auchan a aussi contacté directement et individuellement tous ses clients encartés qui ont acheté du steak haché aux dates mentionnées et a apposé des panonceaux à l'entrée de ses magasins.

Publié le 29/06/17 | Source lepoint.fr

D'où viennent les colibacilloses ? (Bactérie E.coli)  par exemple des steaks hachés commercialisés par Auchan.
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 08:35

L’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou le cancer, maladies figurant parmi les principales causes de mortalité dans le monde, sont liées à des changements observables dans le microbiote intestinal humain.

De nombreuses maladies chroniques telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, l’asthme et les allergies, l’arthrite rhumatoïde ou l’encéphalomyélite myalgique (syndrome de fatigue chronique, EM/SFC) ont aussi été associées à une dysbiose du microbiote intestinal.

Ces mystérieuses connexions fascinent les scientifiques mais aussi le grand public. Le microbiote intestinal, grâce à ses liens étroits avec le métabolisme et le système immunitaire, se trouverait au cœur de la santé.

Autrement dit, il se situerait à l’« intersection » des processus qui influent sur le risque de maladie.

Mes propres travaux se focalisent sur la manière dont le microbiote intestinal influe sur le métabolisme et l’immunité en contribuant à certains paramètres de santé, notamment dans l’obésité et le diabète de type 2.

Sans aucun doute, la manipulation du microbiote intestinal pour améliorer la santé offre un potentiel immense.

Mais à ce stade, une question majeure se pose : le microbiote intestinal finira-t-il par devenir la solution à tous nos problèmes de santé ?

Dans un commentaire récent dans Nature Reviews Gastroenterology & Hepatology, je m’interroge sur ce que nous attendons de la science du microbiote intestinal du futur.

Plus de 3 000 articles scientifiques sur le microbiote intestinal sont parus en 2016. Jamais auparavant nous n’avons disposé d’autant de données.

Mais nous devons toutefois nous assurer que nous avançons dans la bonne direction.

Concernant le microbiote intestinal, il est essentiel de distinguer corrélation et causalité.

Une fois que la corrélation entre maladie et dysbiose intestinale a été établie, les scientifiques doivent mener des expériences bien conçues pour découvrir qui cause quoi (y compris dans les modèles animaux).

À partir de là, il est possible de développer de nouvelles thérapies capables de s’attaquer à la cause profonde de la maladie.

Le faible nombre de données dont nous disposons constitue également un frein à nos avancées.

La plupart des études menées à ce jour se basent sur un échantillon de microbiote intestinal à un moment spécifique — une sorte d’instantané.

Mais un instantané pourrait s’avérer insuffisant pour découvrir quelles sont les modifications du microbiote responsables de l’amélioration de la santé.

La médecine nous offre de nombreux exemples de comment un diagnostic ne peut pas toujours se fonder sur une seule mesure. Il est en effet souvent nécessaire de prélever le bon ensemble d´éléments au bon moment et l’interpréter conjointement.

Le microbiote intestinal peut se révéler très utile dans le diagnostic et le traitement des maladies connues.

Mais cela requiert de tenir compte, outre des microbes intestinaux, des métabolites, de la génétique de l’hôte, son état nutritionnel et ses habitudes alimentaires.

De plus, il faut savoir quand et avec quelle fréquence prendre ces mesures. Nous avançons pas à pas dans la compréhension du rôle du microbiote intestinal dans certaines maladies.

Au cours des prochaines décennies, certaines des corrélations observées aujourd’hui déboucheront sans doute sur de nouvelles thérapies efficaces.

Le microbiote est constamment sous la pression de différents éléments, dont l’un des plus importants et contrôlables est l’alimentation.

Avec le temps, nous comprendrons ce qui rend un microbiote intestinal « idéal » et comment y parvenir en manipulant l’alimentation et d’autres facteurs de l’hygiène de vie.

Ou, par exemple, en administrant de nouveaux traitements médicaux qui visent la communauté microbienne intestinale.

Donc, bien qu’il semble, en effet, que le microbiote intestinal est à l’« intersection de tout », nous ne devons pas aller au-devant des données.

Consacrer du temps à bien comprendre ces interactions nous permettra de mieux appréhender le rôle du microbiote intestinal dans la santé et la maladie.

Le microbiote intestinal apportera-t-il la solution à tous nos problèmes de santé ?

Référence :

Cani PD. Gut microbiota — at the intersection of everything? Nat Rev Gastroenterol Hepatol. 2017 ; 14 (6) : 321-322. doi : 10.1038/nrgastro.2017.54.

Patrice D. Cani Professor Patrice D. Cani is researcher from the Belgian Fund for Scientific Research (FRS-FNRS), group leader in the Metabolism and Nutrition research group at the Louvain Drug Research Institute (LDRI) from the Université catholique de Louvain (UCL), Brussels, Belgium, and WELBIO (Walloon Excellence in Lifesciences and BIOtechnology) investigator. He is currently member of several international associations, he is member of the Alumni College from the Royal Belgian Academy of Sciences, and he has been elected in the board of directors of the LDRI (UCL). Patrice D. Cani has a M.Sc. in Nutrition and another M.Sc. in health Sciences, he is registered dietitian and PhD in Biomedical Sciences. His main research interests are the investigation of the role of the gut microbiota in the development of metabolic disorders, such as obesity, type 2 diabetes and low grade inflammation. More specifically, he is investigating the interactions between the gut microbiota, the host and specific biological systems such as the endocannabinoid system and the innate immune system in the context of obesity, type 2 diabetes and metabolic inflammation. Prof Cani is author and co-author of more than 110 scientific research papers published in peer-reviewed international journals, conferences and book chapters.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:27

Polyarthrite rhumatoïde : une auto- immunité liée à des bactéries intestinales

Une équipe de Boston vient d’identifier deux nouveaux auto-antigènes spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde (GNS et FLNA).

Ils sont la cible d’une réponse immune qui pourrait initialement être dirigée contre certains peptides du microbiote intestinal.

Une ouverture pour améliorer le diagnostic et le traitement. L'étude est publiée dans « Journal of Clinical Investigation ».

Chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR), des cellules T auto-réactives provoquent une inflammation et une destruction progressive des articulations.

Les facteurs de risque génétiques les plus importants sont les allèles HLA-DRB1 SE. Ils sont associés à la PR séropositive pour le facteur rhumatoïde (FR) et/ou l’anticorps anti-protéine citrullinée (AAPC), ce dernier étant le seul auto-anticorps spécifique de la PR identifié jusqu’ici.

Les facteurs de risque environnementaux sont moins bien définis.

Toutefois, de récentes données suggèrent qu’une immunité muqueuse, déclenchée par une interaction avec des microbes intestinaux ou oraux ou des antigènes inhalés dans les poumons, pourrait être à l’origine de l’auto- immunité dans les articulations.

Une étude a par exemple mis en évidence une dysbiose intestinale chez des patients nouvellement diagnostiqués, caractérisée par un excès d’espèces Prevotella, en particulier de P. copri.

Deux auto-antigènes identifiés

L’équipe du Dr Annalisa Pianta (Massachusetts General Hospital, Boston) a, elle, identidié un lien possible inflammation articulaire et microbiote intestinal.

En utilisant une nouvelle approche pour détecter des peptides présentés par HLA-DR (épitopes des cellules T) dans la synoviale ou les lymphocytes périphériques, l’équipe du Dr Annalisa Pianta (Massachusetts General Hospital, Boston) a pu identifier deux nouveaux auto-antigènes - GNS (N-acétylglucosamine-6-sulfatase) et FLNA (filamine A).

Ces auto- antigènes sont ciblés par les cellules T et B chez plus de 50 % des patients souffrant de PR, mais pas chez les témoins sains ou les patients affectés par d’autres maladies rhumatismales.

Les 2 auto-antigènes sont fortement exprimés dans la synoviale enflammée. Tandis que FLNA n’est pas citrulliné, GNS est citrulliné et les anticorps anti- GNS sont corrélés au taux d’AAPC.

Autre découverte importante, les peptides GNS et FLNA présentés par HLA-DR sont très similaires aux épitopes des protéines de certaines bactéries commensales de l’intestin, et notamment les espèces Prevotella.

De plus, les patients montrant une réactivité aux peptides GNS et/ou FLNA, présentent aussi une réactivité aux peptides microbiens ; et la réactivité aux auto-peptides GNS et/ou FLNA est corrélée aux taux d’anticorps anti-P. copri.

Ces résultats suggèrent que des réponses immunitaires au niveau de la muqueuse intestinale pourraient contribuer à la maladie dans un large sous-groupe de patients affectés de PR.

Améliorer le diagnostic et le traitement Cette découverte pourrait permettre d’améliorer le diagnostic et le traitement. L’ajout des 2 auto-anticorps spécifiques de la PR (GNS et FLNA) au test standard d’auto-anticorps (FR et AAPC) pourrait accroître le pourcentage de patients séropositifs pour la PR (de 70 % à 90 % environ).

De même, l’ajout de l’antigène GNS citrulliné au test de l’AAPC pourrait rendre le test encore plus sensible.

Ces marqueurs de diagnostic sont importants pour instaurer au plus tôt le traitement modifiant l’évolution de la PR. Enfin, estiment les chercheurs, « l’identification des patients présentant ces anticorps (GNS et FLNA) pourrait permettre d’évaluer et de développer des traitements adjuvants, comme de brèves antibiothérapies ciblées ou des modifications diététiques ».

Dr Véronique Nguyen 28.06.2017

Polyarthrite rhumatoïde : une auto- immunité liée à des bactéries intestinales
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:05

Pr Perronne Sémiologie persistante polymorphe après piqûre de tique : maladie de Lyme ?

Persistent polymorphic symptomatology after tick-bite: Lyme disease?

Christian PERRONNE* L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

RÉSUMÉ

Les formes classiques de la maladie de Lyme sont généralement faciles à gérer, mais des situations médicales se présentant sous forme de symptômes polymorphes non spécifiques, en majorité subjectifs, peuvent être déroutantes pour les médecins.

Des problèmes sérieux dans la mise au point des tests sérologiques ont été analysés dans le rapport de 2014 du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP).

Un rapport de 2016 de l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) souligne que dans toutes les études sur les sérologies, les populations sont mal définies rendant difficile l’interprétation des sensibilités et spécificités alléguées et qu’il faut en confronter les résultats aux données cliniques.

Chez ces malades souffrant de symptomatologies chroniques mal identifiées, tout n’est pas Lyme.

Il existe de nombreuses borrélioses dues à des espèces variées de Borrelia. Il existe des co-infections possibles avec d’autres bactéries ou parasites (Anaplasma, Bartonella, Ehrlichia, Neoehrlichia, Babesia, etc.). Il faudrait pouvoir utiliser des tests de diagnostic direct par isolement de la bactérie ou du parasite (amplification des acides nucléiques, séquençage à haut débit, etc.), mais ces tests ne sont pas disponibles en routine.

De la recherche fondamentale s’avère donc indispensable.

En pratique, devant un malade suspect de Lyme chronique et dont on n’a pas de confirmation diagnostique, il faut s’acharner à trouver des critères objectifs de maladie organique.

Il faut éliminer un autre diagnostic par un examen clinique complet et une exploration appropriée.

Si l’on n’a toujours pas d’orientation diagnostique précise, il faut proposer un traitement antibiotique d’épreuve.

La réponse au traitement peut être difficile à évaluer rapidement, en raison de l’évolution cyclique des symptômes et de leur exacerbation très fréquente, déclenchée par les anti- infectieux.

Plusieurs publications montrent des résultats contradictoires concernant le traitement anti- infectieux de la maladie de Lyme chronique.

Pour montrer des résultats significatifs, les critères d’évaluation doivent être précis.

La durée du traitement doit être suffisante. Des études cliniques sont nécessaires pour évaluer les meilleurs médicaments efficaces pour le traitement d’entretien en cas de symptomatologie persistante.

* Département des Maladies infectieuses et tropicales, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré, 104 boulevard Raymond Poincaré, 92380 Garches.

Académie de Médecine séance du 20 septembre 2016

Article reçu le 16 août 2016, accepté le 19 septembre 2016

SUMMARY Version pre-print Publication à venir dans : Bull. Acad. Natle Méd., 2016, 200, n°7, ---, séance du 20 septembre 2016 Classical forms of Lyme disease are usually easy to manage, but medical conditions presenting with nonspecific pleomorphic symptoms, mainly subjective, may be disturbing for physicians. Serious problems in the development of serological tests were analyzed in a report published in 2014 by the French High Council for Public Health (Haut Conseil de la Santé Publique, HCSP). A report from the European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) published in 2016, underlined that in serology-based studies, populations were poorly defined, leading to a difficult interpretation of quoted sensibilities and specificities, and that these results should be interpreted in the light of clinical data. In patients suffering from chronic poorly identified symptomatologies, Lyme disease is not the only possible diagnosis. Numerous borreliosis are due to various species of Borrelia. Co-infections with other bacteria or parasites (Anaplasma, Bartonella, Ehrlichia, Neoehrlichia, Babesia, etc.) are possible. Tests providing a direct diagnosis through the isolation of the bacterium or the parasite (polymerase chain reaction, high throughput sequencing, etc.) should be developed. Today these tests are not available in routine practice. Thus, fundamental research needs to be developed. In clinical practice, when a patient is suspected to suffer from chronic Lyme disease without any confirmation of the diagnosis, a physician should actively search objective criteria for an organic disease. A full complete clinical examination and appropriate investigations should discard another diagnosis. In absence of a clear diagnostic orientation, an empiric antibiotic treatment should be started. The response may be difficult to assess rapidly, due to the cyclic evolution of symptoms and of their frequent exacerbation, consequence of the anti-infectious drugs action. Several publications studying the efficacy of anti-infectious treatment of chronic Lyme disease gave contradictory results. The evaluation criteria must be precise to provide significant results. The duration of treatment should be long enough. New clinical studies are necessary in order to evaluate the best drugs able to be efficient for the maintenance phase treatment.

La maladie de Lyme, causée par Borrelia burgdorferi et transmise par les tiques, a d'abord été considérée comme un événement récent, rare et régional.

Nous avons maintenant la preuve que des bactéries très similaires ont infecté les humains au cours de la période glaciaire. Bien que le traitement antibiotique pour la maladie de Lyme soit efficace chez certains patients, en particulier pendant la phase précoce de la maladie, de nombreux patients souffrent d’une symptomatologie chronique avec persistance et évolution des signes et symptômes.

Il n’existe pas en routine de test pour vérifier la persistance des Borreliae.

De plus, d’autres microorganismes persistants, le plus souvent non détectables avec les techniques biologiques actuelles utilisées en routine, peuvent jouer un rôle dans la persistance des symptômes.

La physiopathologie des syndromes chroniques après la maladie de Lyme, traitée selon les recommandations actuelles, est encore débattue [1,2].

Les pièges diagnostiques dans la pratique de routine Les formes classiques de la maladie de Lyme sont généralement faciles à gérer, mais des situations médicales se présentant sous forme de symptômes polymorphes non spécifiques peuvent être déroutantes pour les médecins.

Très souvent, les symptômes sont en grande majorité subjectifs.

La maladie de Lyme chronique, ayant souvent comme fond commun fatigue intense et douleurs chroniques, peut mimer des maladies inflammatoires ou dégénératives chroniques, y compris une large gamme de maladies auto-immunes.

Bien que les praticiens, même les plus chevronnés, de toutes les spécialités médicales ont vraisemblablement rencontré des cas de maladie de Lyme, ils ne l’ont souvent pas reconnue.

Un obstacle majeur est que seulement 25% des patients rapportent une histoire de morsure de tique et seulement 50% présentent un érythème migrant primaire, la lésion initiale pathognomonique.

Cette lésion peut passer inaperçue ou être prise pour une "piqûre d'insecte" ou une "éruption allergique".

Les mini-érythèmes migrants ont peu de chance d'être diagnostiqués.

Les infections inapparentes et leur rôle dans la physiopathologie de certaines maladies d'étiologie incertaine Charles Nicolle, travaillant à l'Institut Pasteur de Tunis et lauréat du prix Nobel en 1928, a montré un grand intérêt pour le concept d’infections inapparentes comme le typhus, la syphilis et les fièvres récurrentes à Borrelia sp.

L'ulcère gastroduodénal est un autre exemple du lien caché entre une infection inapparente due à une autre bactérie spiralée, Helicobacter pylori, et une maladie chronique. B.burgdorferi peut persister dans les tissus, même après traitements antibiotiques, comme les modèles animaux l’ont prouvé et comme cela a été souvent démontré chez l’homme [3- 10].

En effet les formes dormantes et persistantes de bactéries de plusieurs genres peuvent échapper à l'effet bactéricide des antibiotiques et être responsables d'infections latentes. B. burgdorferi, ayant une structure génétique complexe, est un micro-organisme hautement adaptable capable de se soustraire à la réponse immunitaire par des processus variés.

Elle peut survivre en extracellulaire comme en intracellulaire.

La complexité de la maladie de Lyme nécessiterait des méthodes diagnostiques de haute qualité, cependant la sérologie est toujours le seul outil de diagnostic disponible en pratique.

Les données historiques, géographiques et microbiennes récentes montrent que des cas de syndromes chroniques post-piqûre de tique sont probablement dus à des agents pathogènes multiples et que ces infections inapparentes nécessitent une approche nouvelle.

Chez un malade en errance diagnostique chez qui l’on suspecte une maladie de Lyme chronique ou une maladie apparentée, il faut tout d’abord réaliser une sérologie de Lyme, malgré sa qualité insuffisante.

Pour les formes persistantes de la maladie correspondant aux phases secondaires et tertiaires, la sérologie reste le principal outil diagnostique [11-13].

La Société Américaine de Maladies Infectieuses (IDSA), relayée en Europe par l'Action concertée européenne sur la maladie de Lyme (EUCALB) a recommandé pendant longtemps un test à deux étapes, la première étape étant un test Elisa utilisant un sonicat brut de la souche B31 de Borrelia burgdorferi, dérivée de tiques et cultivée in vitro.

Si l’Elisa est positif, une confirmation par une immuno-empreinte (Western blot) IgG et IgM est nécessaire.

Selon leurs recommandations, l’immuno-empreinte ne doit pas être effectuée si l’Elisa est négatif.

Cependant, en 2011, les CDC ont modifié leurs recommandations reconnaissant qu’une immuno-empreinte IgG positive, malgré un Elisa négatif, était un critère diagnostique pour la maladie de Lyme.

Mais la plupart des praticiens utilisent encore le test à deux étapes, malgré la mauvaise sensibilité des tests Elisa, soulignée dans les publications scientifiques, allant de 34% à 70,5%.

Ces recommandations de l’IDSA n’ont plus cours aux Etats-Unis depuis février 2016, remplacées par celles de l’ILADS (International Lyme and Associated Diseases Society) [14,15].

L’étalonnage des tests est un sujet crucial. Calibrage de la sérologie Lorsque la sérologie de Lyme a été mise au point, aucune méthode fiable n'était disponible pour être utilisée comme étalon.

Comme la plupart des signes et symptômes ne sont pas spécifiques, aucun score de diagnostic clinique fiable n'a pu être établi.

Le faible rendement de la culture et la difficulté à utiliser cette technique étaient d’autres obstacles majeurs.

Ainsi il est très difficile d’obtenir des populations de malades ou de témoins identifiés avec certitude, ce qui rend aléatoire les tentatives de mesure d’une sensibilité et d’une spécificité de la méthode sérologique utilisée.

Une valeur seuil de positivité pour les tests sérologiques a dû être déterminée arbitrairement, de façon pragmatique, sur les donneurs de sang.

Ainsi, comme cela a été rappelé par Marc Assous lors de la Conférence de consensus française de 2006, l’EUCALB a imposé en Europe que la sérologie de Lyme soit étalonnée par région sur 100 donneurs de sang en bonne santé en veillant à ce que la méthode ne dépiste jamais plus de 5% de sujets testés [16].

Cette valeur arbitraire ne correspond pas à une spécificité au sens scientifique du terme.

À la fin des années soixante-dix, quand la maladie de Lyme a été découverte, elle était considérée comme un phénomène rare et régional.

On peut donc comprendre qu’initialement un faible taux de prévalence ait été décidé arbitrairement, car les experts craignaient que les sérologies produisent trop de faux positifs.

Le problème est que cette décision initiale n’a jamais été remise en cause malgré l’évolution des données de la science.

Par ailleurs, la sensibilité est difficilement mesurable, en l’absence de populations de malades définies.

On se contente souvent d’une « validation » sur un échantillon de sérums connus pour être très positifs, ce qui représente un biais majeur et n’est absolument pas représentatif de la population générale des malades, avec la variété de leurs symptômes souvent non spécifiques et subjectifs.

De plus, certains utilisent les résultats de publications de cohortes de patients atteints de formes articulaires ou dermatologiques, cohortes pour lesquelles il était obligatoire d’avoir une sérologie de Lyme positive pour être inclus.

Le chiffre de 100% de séropositifs dans ces cohortes ne saurait en aucun cas être considéré comme une « sensibilité » du test, mais bel et bien comme un biais de recrutement.

Le diagnostic des formes neurologiques ou neuroborrélioses de Lyme est souvent tout particulièrement difficile à prouver.

La sensibilité des index de sécrétion intrathécale d'anticorps (mesure des anticorps spécifiques dans le liquide cérébro-spinal) est comprise entre 55 et 80%.

Dans une étude suédoise, les anticorps n’étaient présents dans le sérum que chez 23% des enfants présentant une neuroborréliose [13].

Dans deux essais cliniques majeurs sur la maladie de Lyme, de nombreux patients inclus étaient séronégatifs (40% dans la première étude) [17,18].

De nombreux cas de malades de Lyme chez qui on a isolé les Borreliae et chez qui la sérologie de Lyme était négative sont publiés [19,20].

Ces problèmes sérieux dans la mise au point des tests sérologiques ont été bien analysés dans le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique, publié en 2014 [21].

Ce rapport souligne que 20 tests Elisa sur 33 et 4 tests par immuno-empreinte sur 13 commercialisés en France n’étaient pas fiables.

Un rapport de l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC), publié en avril 2016 fait un état des lieux des tests sérologiques disponibles en Europe et de leurs méthodes de validation [22].

Ce rapport souligne que dans toutes les études, les populations sont mal définis rendant difficile l’interprétation des sensibilités et spécificités alléguées. Il souligne que des études à fort risque de biais avaient été utilisées.

Le rapport dit que, faute de mieux aujourd’hui, on peut utiliser ces sérologies mais en les confrontant aux données cliniques et qu’il est indispensable de lancer de nouvelles études avec des populations bien définies.

Les causes possibles de séronégativité Plusieurs facteurs responsables de séronégativité ont été identifiés dans les cas confirmés de maladie de Lyme:

(I) le niveau arbitraire du seuil des tests,

(II) la séquestration des anticorps par des immuns complexes,

(III) la grande variété d'espèces et sous-espèces de Borrelia qui co-existent dans les différentes parties du monde et

(IV) les co-infections avec d'autres agents pathogènes qui peuvent être responsables de certains ou de l'ensemble des symptômes [23-24].

Chez ces malades souffrant de symptomatologies chroniques mal identifiées, tout n’est pas Lyme : - Il existe de nombreuses borrélioses.

Le complexe B. burgdorferi sensu lato comprend : B. burgdorferi sensu stricto (avec sa diversité génétique), B. afzelii, B. garinii (plusieurs sérotypes) et d'autres espèces isolées dans différentes parties du monde.

Certaines de ces espèces ont été isolées chez des patients symptomatiques. B. spielmanii a été isolée lors de lésions cutanées précoces. B. bavariensis, B. bisettii, B. valaisiana, B. americana, B. andersonii, B. lonestari et, plus récemment, B. kurtenbachii ont été isolées à partir de patients atteints de syndromes proches du Lyme [13].

Le rôle pathogène de B. lusitaniae, isolée dans un cas de vascularite, reste à être étayé.

Malgré cette diversité de souches, la plupart des tests disponibles dans le commerce reposent toujours sur l'isolat princeps B31 de B.burgdorferi isolé en 1982 dans le nord-est des Etats-Unis. Borrelia miyamotoi, récemment découverte, phylogénétiquement proche des Borreliae responsables des fièvres récurrentes, est maintenant reconnue comme une cause de syndrome comparable à la maladie de Lyme ou de fièvre récurrente en Asie, Europe et Amérique du Nord.

Habituellement, elle ne donne pas de réaction croisée avec les sérologies de B. burgdorferi.

Une espèce nouvellement découverte, dont le nom proposé est Borrelia mayonii, a été isolée récemment aux Etats-Unis chez des malades atteints de maladie de Lyme [25].

Aucun outil diagnostique n’est disponible pour la détection en routine de B. miyamotoi ou B. mayonii.

Une illustration des limites de la sérologie est l'exemple écossais.

En Grande Bretagne, la sérologie officielle détecte encore moins de malades que sur le continent.

Cela n’est pas le constat des praticiens de terrain au contact des malades. Un chercheur écossais a nettement amélioré la sensibilité de l'immuno-empreinte en utilisant des souches locales écossaises de Borrelia pour réaliser ses sérologies [26,27]. - Il faut aussi rechercher des co-infections avec d’autres bactéries ou parasites.

Les co- infections avec d'autres microbes ajoutent à la complexité de ces syndromes persistants.

Parmi les patients atteints de maladie de Lyme précoce aux Etats-Unis, de 2% à 12% étaient également atteints d’anaplasmose granulocytaire humaine, et 2% à 40% d’une parasitose, la babésiose.

On peut isoler de façon anecdotique chez des malades, quand cela est recherché dans un laboratoire disposant de techniques appropriées, divers micro-organismes.

L’espèce Bartonella henselae, bien connue chez l’homme, a été isolée chez quelques malades, mais le plus surprenant est que l’on a isolé aussi des espèces animales jusqu’alors inconnues en pathologie humaine: Bartonella doshiae, Bartonella schoenbuchensis et Bartonella tribocorum [28].

On peut isoler aussi : Erlichia sp., Rickettsia sp., Francisella tularensis ou Coxiella burnetii.

Une nouvelle bactérie pathogène liée aux morsures de tiques, Neoehrlichia mikurensis, a été découverte en Suisse puis retrouvée chez des malades en Suède atteints de lymphomes ou de maladies auto-immunes [13]. Il faudrait pouvoir utiliser des tests de diagnostic direct par isolement de la bactérie ou du parasite, mais ces tests ne sont pas disponibles en routine.

La culture de B. burgdorferi ou une détection de son génome par test d’amplification des acides nucléiques (TAAN ou PCR) peut occasionnellement confirmer le diagnostic clinique chez les patients séronégatifs, mais ces techniques peu utilisées aujourd’hui, ne sont habituellement pas assez sensibles pour être considérées comme méthode diagnostique fiable, en particulier en routine.

Cela pourrait changer, car certains travaux de recherche font espérer l’amélioration de la sensibilité des TAAN, dont certains sont utilisés en biologie vétérinaire.

En conséquence, de nombreux patients souffrant de signes et symptômes compatibles avec la maladie de Lyme, mais dont le test est négatif, pourraient enfin bénéficier d’un diagnostic microbiologique.

En pratique, devant un malade suspect de Lyme chronique et dont on n’a pas de confirmation dignostique, il faut s’acharner à trouver des critères objectifs de maladie organique.

On peut retrouver une lymphopénie, des anomalies discrètes du liquide cérébro-spinal, des tests neuro-cognitifs prouvant des troubles des fonctions supérieures, des anomalies à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale et médullaire ou à l’imagerie cérébrale par tomographie par émission de positons (PET-scan ou scan-TEP) ou par tomographie d’émission mono-photonique (SPECT-scan ou scan-TEMP) ou la mesure du débit sanguin cérébral [29-31].

Les potentiels évoqués représentent une technique assez sensible pour objectiver des perturbations neurologiques.

Il faut éliminer un autre diagnostic par un examen clinique complet et une exploration avec l’aide des examens complémentaires appropriés.

Si l’on n’a toujours pas d’orientation diagnostique précise, il faut proposer, comme le propose le Rapport du Haut Conseil de la Santé Publique de 2014, un traitement antibiotique d’épreuve.

Cette démarche diagnostique par traitement d’épreuve, qui reste courante pour la tuberculose par exemple, est considérée comme pertinente pour les neuroborrélioses [32].

Les cliniciens, nombreux à refuser de traiter sans preuve, préfèrent le plus souvent se retrancher sur un diagnostic communément admis mais peu étayé (« viral », « idiopathique », « auto-immun », « dégénératif », « inflammatoire » ou « psychosomatique »).

La réponse au traitement d’épreuve peut être difficile à évaluer au début.

En effet, l’exacerbation des signes et symptômes est un événement fréquent lors du traitement antibiotique de la maladie de Lyme, rendant difficile l’évaluation rapide de l’efficacité du traitement.

Les exacerbations aiguës au début du traitement, connus comme la réaction de Jarisch- Herxheimer, ont été bien décrites.

Les exacerbations au cours du traitement antibiotique prolongé de la maladie de Lyme chronique s’observent dans au moins les trois-quarts des cas, peuvent être d’apparition rapide, mais peuvent aussi se produire plus tard dans le cours du traitement.

Ces exacerbations peuvent avoir une évolution cyclique pendant des semaines ou des mois avant de disparaître progressivement.

L'évaluation de l'efficacité des antibiotiques, par rapport au placebo, après plusieurs semaines de traitement peut ainsi être biaisée.

En effet, certains patients traités, qui finiront par guérir, peuvent éprouver une exacerbation au moment de l'évaluation.

Le second biais est lorsque l'outil utilisé pour l'évaluation est trop général, comme un score de qualité de vie, ce qui n’analyse pas les différentes catégories de signes et symptômes (généraux, articulaires, neurologiques, cardiaques, etc.).

À un moment donné dans le temps, une certaine catégorie de signes ou symptômes peut avoir disparu et l'amélioration se maintiendra à long terme, tandis qu’une autre catégorie de signes et symptômes peut sembler s’aggraver transitoirement, conduisant à la conclusion erronée d'échec global.

Ainsi, plusieurs publications montrent des résultats contradictoires concernant le traitement de la maladie de Lyme chronique.

Plusieurs études ouvertes ont montré qu’une grande proportion de patients atteints de la maladie de Lyme chronique ont vu leur état s’améliorer après traitement antibiotique prolongé, avec un renforcement de l’effet en ajoutant de l’hydroxychloroquine [33-36].

Pour améliorer leur état, les patients avec une longue histoire de la maladie requièrent des traitements anti-infectieux plus longs.

Plusieurs études randomisées ont tenté d'évaluer l'efficacité du traitement antibiotique comparativement à un placebo dans la maladie de Lyme chronique.

Ces études ont montré une efficacité significative contre placebo si l’on mesure des signes précis et non un vague score de qualité de vie [37,38].

Dans l'étude de Krupp et coll., un traitement de quatre semaines par la ceftriaxone a amélioré le syndrome de fatigue, réévalué à 6 mois, avec une amélioration significative de 64% dans le groupe ceftriaxone contre 18,5% dans le groupe placebo (P

Dans l'étude de Fallon et coll. qui incluait des patients atteints de troubles de la mémoire persistants après un traitement initial de trois semaines par la ceftriaxone, un retraitement de dix semaines par la ceftriaxone fut efficace, par rapport au placebo, dans l'amélioration de leurs fonctions cognitives (P

Ces améliorations des troubles cognitifs ont été mesurées par des tests objectifs et corrélées à des modifications du débit sanguin cérébral mesuré par SPECT-scan [30].

Cependant, cet effet bénéfique fut transitoire et la différence entre les groupes retraités et les non-retraités disparut après 6 mois.

Cet effet transitoire des antibiotiques pourrait être dû à la persistance bactérienne.

Ainsi, ces deux études randomisées, qui ont évalué des objectifs spécifiques précis, ont montré un effet bénéfique du traitement antibiotique.

A l’inverse, deux études randomisées qui ont partagé une méthodologie identique (l’une à deux bras antibiotique versus placebo, la deuxième à trois bras en incluant une association antibiotique- hydroxychloroquine), ont utilisé un score général de qualité de vie [17,18].

Elles n’ont donc rien pu montrer.

De plus, ces deux études ont arrêté trop tôt les traitements à trois mois.

Si l’on ne mesure pas de critère objectif précis, seule la prolongation du traitement au-delà de trois mois peut permettre de constater l’amélioration clinique ultérieure, puis la guérison dans les cas les plus favorables.

La prolongation du traitement permet aussi de montrer que beaucoup de symptômes aggravés, mis sur le compte d’effets secondaires des anti-infectieux, ne sont en fait que des exacerbations plus ou moins prolongées qui finissent par disparaitre avec la continuation du traitement.

La conception des futures études randomisées devrait tenir compte de ces pièges potentiels, en prenant l’avis des médecins qui ont l’habitude de la prise en charge des malades atteints de Lyme chronique.

Après l’amélioration clinique ou la guérison, obtenues par le traitement d’attaque, de nombreux patients rechutent, dans des délais très variables, d’où la nécessité de mettre au point des traitements d’entretien adéquates. .

Des études cliniques sont nécessaires pour évaluer les meilleurs médicaments efficaces pour le traitement d’entretien de la maladie de Lyme chronique.

De nombreuses études ont montré les changements de formes de B. burgdorferi qui représentent des processus d’adaptation à l’environnement et aux agressions contre la bactérie [39,40].

Quelques études ont évalué in vitro quels médicaments sont capables de tuer les formes persistantes de Borrelia [41-46]. Le métronidazole et le tinidazole, qui ont une forte activité in vitro contre B. burgdorferi, sont également efficaces contre les formes kystiques de la bactérie [47].

La tigécycline est efficace contre les propagules, structures arrondies, de B. burgdorferi.

Certains médicaments, qui ne sont pas des antibiotiques, notamment des antiparasitaires, des antifungiques et des antilépreux comme la clofazimine peuvent jouer un rôle contre les bactéries persistantes.

Une petite étude clinique ouverte a été menée avec le fluconazole [48].

Un des médicaments les plus utilisés est l’hydroxychloroquine. L’hydroxychloroquine est capable d'augmenter l'activité bactéricide des antibiotiques dans le phagolysosome à l’intérieur des leucocytes, comme cela a été démontré pour Mycobacterium tuberculosis ou Coxiella burnetii.

En outre, il a été montré que l'hydroxychloroquine a un effet inhibiteur direct contre B. burgdorferi et une action sur les formes kystiques [49].

En plus de cet effet antibactérien, l'hydroxychloroquine est principalement connue comme médicament anti-parasitaire et son efficacité clinique pourrait être due en partie à son activité contre les parasites responsables de co-infections, comme Babesia.

L'étude des médicaments non antibiotiques efficaces devrait être incluse dans les programmes de recherche clinique.

Ainsi la dapsone, antimycobactérien actif contre la lèpre, s’est révélée efficace dans une étude ouverte [50].

Cela pourrait être une réponse partielle à la crainte de développer une résistance aux antibiotiques dans le traitement des formes chroniques de la maladie de Lyme.

Des études randomisées de qualité sont nécessaires.

Conclusion et perspectives

La grande complexité de la maladie de Lyme en fait une maladie extrêmement difficile à appréhender.

Elle reste un défi diagnostique, même pour les cliniciens les plus avertis. L'absence d'un étalon pour le diagnostic rend la gestion des patients difficile et entrave sérieusement la capacité à produire des statistiques précises, d'autant plus que des syndromes similaires pourraient être dus à d'autres causes, dont des agents microbiens variés. Il est urgent de favoriser la recherche fondamentale et clinique qui serait le moyen le plus rentable de s'assurer que les patients soient correctement diagnostiqués et que les meilleures stratégies thérapeutiques soient mises au point.

Le développement de nouvelles méthodes diagnostiques est une nécessité prioritaire.

De nouvelles méthodes de TAAN et de nouvelles techniques génomiques, telles que le séquençage à haut débit,

pourraient s'avérer prometteuses.

De nouvelles stratégies devraient être adoptées afin de déterminer les meilleurs traitements contre Borrelia sp. et les possibles co-infections.

L'ajout d'un traitement d’entretien au traitement d’attaque est nécessaire chez certains patients.

L’évaluation de l’efficacité de nouveaux traitements devrait non seulement porter sur les médicaments qui sont bien connus pour être efficaces contre les bactéries en croissance, mais aussi sur des médicaments qui peuvent être efficaces contre les bactéries persistantes, plus adaptés à la phase d’entretien du traitement.

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Pr Perronne Sémiologie persistante polymorphe après piqûre de tique : maladie de Lyme ? Article Académie de Medecine.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 00:29

Une équipe de Boston vient d’identifier deux nouveaux auto-antigènes spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde (GNS et FLNA).

Ils sont la cible d’une réponse immune qui pourrait initialement être dirigée contre certains peptides du microbiote intestinal. Une ouverture pour améliorer le diagnostic et le traitement.

L'étude est publiée dans « Journal of Clinical Investigation ». Chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR), des cellules T auto-réactives provoquent une inflammation et une destruction progressive des articulations.

Les facteurs de risque génétiques les plus importants sont les allèles HLA-DRB1 SE. Ils sont associés à la PR séropositive pour le facteur rhumatoïde (FR) et/ou l’anticorps anti-protéine citrullinée (AAPC), ce dernier étant le seul auto-anticorps spécifique de la PR identifié jusqu’ici.

Les facteurs de risque environnementaux sont moins bien définis.

Toutefois, de récentes données suggèrent qu’une immunité muqueuse, déclenchée par une interaction avec des microbes intestinaux ou oraux ou des antigènes inhalés dans les poumons, pourrait être à l’origine de l’auto-immunité dans les articulations.

Une étude a par exemple mis en évidence une dysbiose intestinale chez des patients nouvellement diagnostiqués, caractérisée par un excès d’espèces Prevotella, en particulier de P. copri.

Deux auto-antigènes identifiés L’équipe du Dr Annalisa Pianta (Massachusetts General Hospital, Boston) a, elle, identidié un lien possible inflammation articulaire et microbiote intestinal.

En utilisant une nouvelle approche pour détecter des peptides présentés par HLA-DR (épitopes des cellules T) dans la synoviale ou les lymphocytes périphériques, l’équipe du Dr Annalisa Pianta (Massachusetts General Hospital, Boston) a pu identifier deux nouveaux auto-antigènes - GNS (N-acétylglucosamine-6-sulfatase) et FLNA (filamine A).

Ces auto-antigènes sont ciblés par les cellules T et B chez plus de 50 % des patients souffrant de PR, mais pas chez les témoins sains ou les patients affectés par d’autres maladies rhumatismales.

Les 2 auto-antigènes sont fortement exprimés dans la synoviale enflammée. Tandis que FLNA n’est pas citrulliné, GNS est citrulliné et les anticorps anti-GNS sont corrélés au taux d’AAPC.

Autre découverte importante, les peptides GNS et FLNA présentés par HLA-DR sont très similaires aux épitopes des protéines de certaines bactéries commensales de l’intestin, et notamment les espèces Prevotella.

De plus, les patients montrant une réactivité aux peptides GNS et/ou FLNA, présentent aussi une réactivité aux peptides microbiens ; et la réactivité aux auto-peptides GNS et/ou FLNA est corrélée aux taux d’anticorps anti-P. copri.

Ces résultats suggèrent que des réponses immunitaires au niveau de la muqueuse intestinale pourraient contribuer à la maladie dans un large sous-groupe de patients affectés de PR.

Améliorer le diagnostic et le traitement

Cette découverte pourrait permettre d’améliorer le diagnostic et le traitement. L’ajout des 2 auto-anticorps spécifiques de la PR (GNS et FLNA) au test standard d’auto-anticorps (FR et AAPC) pourrait accroître le pourcentage de patients séropositifs pour la PR (de 70 % à 90 % environ).

De même, l’ajout de l’antigène GNS citrulliné au test de l’AAPC pourrait rendre le test encore plus sensible.

Ces marqueurs de diagnostic sont importants pour instaurer au plus tôt le traitement modifiant l’évolution de la PR.

Enfin, estiment les chercheurs, « l’identification des patients présentant ces anticorps (GNS et FLNA) pourrait permettre d’évaluer et de développer des traitements adjuvants, comme de brèves antibiothérapies ciblées ou des modifications diététiques ».

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Polyarthrite rhumatoïde : une auto-immunité liée aux bactéries intestinale.
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