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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 07:35
Les femmes enceintes âgées de 35 ans et plus ont 30 % plus de risque de donner naissance à un enfant autiste. Une étude suédoise du Karolinska Institute et du King's College à Londres, parue dans l’American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, a tenté d’approfondir les causes génétiques potentielles à l’autisme, tout en excluant les facteurs héréditaires et environnementaux. C’est en divisant en différents groupes d’âge (moins de 20 ans, 24-29 ans, 30-34 ans et 35 ans et plus) les données de sujets participants que les chercheurs se sont aperçus que les femmes âgées de 35 ans et plus étaient 30 % plus susceptibles de donner naissance à un enfant autiste. Parmi ces bambins, les enfants de sexe masculin avaient plus de chances d’avoir la maladie. Quant aux jeunes femmes de moins de 20 ans, ce sont celles qui couraient le moins de risque. Pour arriver à cette conclusion, les données tirées de 16 rapports épidémiologiques qui concernent 8,6 millions de personnes ont été prises en considération. Sur ce nombre, l'analyse a confirmé que 25 687 cas étaient atteints de troubles du spectre autistique. Bien que l’âge maternel avancé soit associé à un risque accru de l’autisme, le mécanisme qui explique ceci est encore méconnu, avouent les spécialistes. Mentionnons que d’autres études importantes au sujet de l’autisme ont déjà confirmé que l’âge paternel était un facteur indépendant à prendre également en considération 27/04/2012
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 06:38
Rupert Isaacson promeut en France l'équithérapie, un traitement équestre inédit qu'il a expérimenté sur son fils. C'est un père pas comme les autres qui sillonne la France. Rupert Isaacson, visage buriné, cheveux au vent, Anglais d'origine sud-africaine, amoureux de chevaux et d'équitation, vit au Texas où il cultive son look de néo-cow-boy. Dans l'Hexagone pour quelques semaines, il fait partager à des familles et à des professionnels du handicap l'incroyable prise en charge de son fils autiste par l'équithérapie. Traitement non homologué, lubie new age? Peut importe pour des parents prêts à tout pour aider leurs enfants autistes à sortir de leur bulle, surtout à l'heure où la Haute Autorité de santé vient de classer l'approche psychanalytique de ce handicap comme «non consensuelle». Une chevauchée au bout du monde La présentation par Rupert Isaacson de sa «horse boy method», par un frais matin d'avril, dans la grange de l'Institut médico-éducatif (IME) les Papillons blancs à Marcq-en-Barœul, est comme une plongée pédagogique dans le film de Robert Redford, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Dans la fiction, une jeune fille amputée à la suite d'un accident équestre retrouve goût à la vie grâce à un dresseur de chevaux, «chuchoteur» doté d'un talent hors normes pour communiquer avec les coursiers. L'histoire de Rupert Isaacson est encore plus romanesque. Plongé dans le désespoir après l'annonce, en 2004, du handicap de Rowan, son fils de deux ans, ce papa a tenté le tout pour le tout. S'étant rendu compte que son enfant émergeait de son no man's land psychologique et neurologique au contact d'une jument nommée Betsy, il a décidé de l'emmener en 2007 pour une improbable chevauchée à l'autre bout du monde, en Mongolie, là où le cheval a été domestiqué pour la première fois et où les chamans continuent de pratiquer des rituels de guérisons ancestraux du corps et de l'esprit. Ce voyage, il l'a raconté dans un livre, L'Enfant cheval, paru dans 30 pays en 2009 * et dans un documentaire, sorti en salle aux États-Unis, The Horse Boy. L'effet calmant de la cadence Durant cette odyssée, il a jeté les fondations de sa méthode. Avec comme premier principe l'effet calmant de la cadence. «Sur le cheval, l'enfant, comme bercé, produit des ocytocines qui le calment», avance Rupert Isaacson. De quoi éloigner les «tempêtes neurologiques» qui s'abattent sur les autistes. Ce Texan d'adoption mise aussi sur le lien avec le cheval, reprenant la théorie selon laquelle les animaux, surtout chez les enfants, peuvent être un pont entre le monde des autistes et le monde des humains normaux. L'enfant, installé devant l'adulte, est dans de meilleures conditions pour appréhender le monde. C'est dans ces conditions que Rupert Isaacson a murmuré à l'oreille de son fils les clés du langage, lui a décrit le monde et lui a donné accès à la parole. «Une manière de s'insinuer dans ses pensées, décrit-il. Je lui ai toujours parlé comme s'il avait les mots. J'ai fait le pari qu'il comprenait bien plus de choses qu'il ne le montrait.» Parfaite harmonie entre le cheval et l'homme À l'aide d'un ours en peluche géant figurant l'enfant et d'un cheval recruté pour sa démonstration, Rupert Isaacson explique les grands principes de cette école buissonnière cinétique, montre les bons gestes, parle de confiance et de compréhension avec l'enthousiasme d'un miraculé. «Le langage, l'esprit peuvent s'épanouir sous l'influence de ce lien extraordinaire, dans ce moment magique de parfaite harmonie entre le cheval et l'homme dont rêvent tous les cavaliers», plaide Rupert Isaacson. «L'équitation n'est cependant pas la solution pour aider tous les autistes, reconnaît-il. À chacun sa passion et sa méthode. Si l'enfant aime grimper, il faut lui faire la leçon en haut d'un arbre. S'il aime l'eau, il peut apprendre l'arithmétique dans une piscine», résume Rupert Isaacson. Une bonne parole qu'il a aussi tenté de répandre, à l'occasion de l'année de l'autisme, à Nice, Lyon, Paris et Nantes. Difficile de savoir si ces paroles y trouveront un écho. Après un dernier passage à Bruxelles, il est parti retrouver son fils et les stages équestres qu'organise désormais sa fondation au Texas. Par Agnès Leclair - le 08/05/2012 L'Enfant cheval ,
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 06:54
L’Afssaps souhaite restreindre les indications de l’antibiotique Pyostacine (pristinamycine, Sanofi-Aventis) aux infections ORL et respiratoires basses ainsi qu’aux infections cutanées. Les résultats d’une étude menée dans l’angine chez l’adulte et l’enfant sont défavorables à la pristinamycine en terme d’efficacité (et non de sécurité). Dans ce contexte, la Commission d’AMM recommande le retrait des indications suivantes : infections odonto-stomatologiques, génitales, ostéoarticulaires et prophylaxie de l’endocardite infectieuse. En revanche elle préconise le maintien de l’utilisation de cette septogramine en cas de sinusites aigues, exacerbations de bronchite chronique, pneumonies de gravité légère à modérée et infections de la peau et des tissus mous 03/04/2012
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 06:51
 Des chercheurs viennent de dresser la liste des produits chimiques impliqués dans la survenue de l'autisme et des troubles neurologiques. Des chercheurs Américains appellent à mieux identifier les facteurs environnementaux qui interviennent dans la survenue de l'autisme, du trouble déficitaire de l'attention ou d'autres maladies neurologiques et psychiatriques. En effet, si des composantes génétiques ont été identifiées les facteurs de risques externes sont encore mal connus, un véritable problème car il semble que la prévalence de l'autisme soit en constante augmentation. Pour tenter de faire avancer cette question les chercheurs ont passé en revue la littérature médicale et ont répertorié les 10 candidats les plus susceptibles d'influer le risque de ces maladies. Ces produits chimiques sont présents dans notre environnement et dans des produits de consommation courante, en particulier alimentaires :  Le plomb : l'intoxication au plomb est appelée saturnisme. Cette dernière existe toujours dans nos pays, notamment via l'exposition à des eaux contaminées (robinets et plomberies contenant du plomb)  Le mercure (méthylmercure) : ce métal lourd est fortement toxique pour le système nerveux. On le retrouve dans les aliments, en particulier certains poissons (neurotoxiques dans le thon et le saumon)  Les PCB (polychlorobiphényles) :ces produits chimiques hautement toxiques sont interdits en France depuis 1987 mais s'agissant de substances bioaccumulables hautement persistantes (jusqu'à 10 000 ans pour que certains composés disparaissent naturellement) on en retrouve dans presque tous les produits animaux, notamment leurs graisses.  Les pesticides organophosphorés : ces substances sont toxiques pour le système nerveux des insectes mais également pour nous.  Les pesticides organochlorés : également toxiques pour le système nerveux et bioaccumulables. Ces produits sont de moins en moins utilisés.  Le bisphénol A et les phtalates :utilisés dans l'industrie plastique et cosmétique ces produits jouent un rôle de perturbateurs endocriniens et semblent augmenter le risque de développer l'autisme lorsque la mère y est trop exposée (Oubliez les emballages plastiques).  Les gaz d'échappements : l'autisme est plus fréquent dans les zones à forte densité de circulation (autoroutes, etc.). Les chercheurs soupçonnent la pollution automobile d'en être responsable.  Les amines hétérocycliques :il s'agit de substances produites lors de la combustion d'énergie fossile (voiture, chauffage, usines, etc.) ou lors de la cuisson de produits riches en protéines comme les viandes. Ces substances sont mutagènes et cancérigènes. On évitera de consommer des viandes grillées ou des jus de cuisson très cuits pour limiter son exposition.  Les retardateurs de flamme bromés : ces produits chimiques sont utilisés massivement dans l'industrie où ils permettent de rendre les produits moins inflammables. Ils peuvent se retrouver dans la chaîne alimentaire par persistance, en particulier dans les produits d'origine animale (viande, poisson, produits laitiers).  Les composés perfluorés (PFC) : utilisés comme antiadhésifs on en retrouvent dans certains ustensiles de cuisine, dans certains vêtements et certains contenant alimentaires (substances anti-adhésives qui affaiblissent le système immunitaire). Comme on peut le voir il est difficile de ne pas être exposés à certains produits chimiques. On peut néanmoins limiter son exposition. Référence : Landrigan P, Lambertini L, Birnbaum L, A Research Strategy to Discover the Environmental Causes of Autism and Neurodevelopmental Disabilities. Environ Health Perspect. 2012. doi:10.1289/ehp.1104285. Jacques Robert - Jeudi 26 Avril 2012
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 10:40

 

The Lancet Infectious Diseases, 

Volume 12, Issue 5, Pages 361 - 362, May 2012

 

doi:10.1016/S1473-3099(12)70053-1

 

Lyme disease antiscience

Christian Perronne 

 

Paul Auwaerter and colleagues1 compare some Lyme disease activists who use 

non-evidence-based arguments with anti-HIV or antivaccination extremists. 

 

Their Personal View shows that unscientific thinking and malpractice occur in many specialties. 

 

Such a focus has unfortunately resulted in suppression of legitimate and necessary scientific debate about the management of syndromes of unclear aetiology, which sometimes occur after a previously proven episode of Lyme disease or tick bites. 

 

Public health recommendations should rely on strong evidence-based data and not on expert opinion, as Lee and Vielmeyer's review2 of the Infectious Disease Society of America guidelines shows is the case with Lyme disease.

 

Recommended serological tests for Lyme disease vary greatly in sensitivity. 

 

Since no reliable reference standard exists—such as a specific clinical score, culture, or PCR—the cut-off levels of such tests are decided with healthy donors and calculated arbitrarily. 

 

Several studies have shown that seronegative Lyme disease cases can be proved with culture or PCR. Seronegative patients have been included as Lyme disease cases in a major clinical trial.3

 

Another difficulty is that, although many variants and new species of Borrelia are regularly discovered, most commercial tests rely on the original Massachusetts B31 isolate of Borrelia burgdorferi, used since 1982. 

 

However, Scottish experts were able to improve the sensitivity of their tests with local strains of Borrelia spp.4 

 

In Brazil, a Lyme-like syndrome has also been described that is due to a non-cultivable spirochete—not a Borrelia species—and is therefore undetected by current serological tests.5

 

Additionally, peer-reviewed studies show that other bacterial, viral, or parasitic infections might contribute to syndromes associated with Lyme disease or its mimics. 

 

Microbial involvement is being actively investigated in other well known but poorly understood conditions. 

 

For example, the possible role of spirochetes, including B burgdorferi, has become the subject of research into the pathophysiology of Alzheimer's disease.6

 

Syndromes without a clear cause or objective evidence should no longer be called chronic Lyme disease. 

These syndromes are probably caused by several factors; therefore, both infectious and non-infectious aetiologies should be considered. 

 

To limit the debate to Lyme disease alone is highly unproductive, because this disease is unlikely to be the universal explanation of our patients' persisting ailments. 

 

These syndromes with possible microbial involvement should be investigated with the best available tests and with a fresh and open-minded scientific approach.

 

I declare that I have no conflicts of interest.

 

References

1 Auwaerter PG, Bakken JS, Dattwyler RJ, et al. Antiscience and ethical concerns associated with advocacy of Lyme disease. Lancet Infect Dis 2011; 11: 713-719. Summary | Full Text | PDF(89KB) | CrossRef | PubMed

2 Lee DJ, Vielmeyer O. Analysis of overall level of evidence behind Infectious Diseases Society of America practice guidelines. Arch Intern Med 2011; 171: 18-22. CrossRef | PubMed

3 Klempner MS, Hu LT, Evans J, et al. Two controlled trials of antibiotic treatment in patients with persistent symptoms and a history of Lyme disease. N Engl J Med 2001; 345: 85-92. CrossRef | PubMed

4 Mavin S, Milner RM, Evans R, Chatterton JMW, Joss AWL, Ho-Yen DO. The use of local isolates in Western blots improves serological diagnosis of Lyme disease in Scotland. J Med Microbiol 2007; 56: 47-51. CrossRef | PubMed

5 Mantovani E, Costa IP, Gauditano G, Bonoldi VLN, Higuchi ML, Yoshinari NH. Description of Lyme disease-like syndrome in Brazil: is it a new tick borne disease or Lyme disease variation?. Braz J Med Biol Res 2007; 40: 443-456. CrossRef | PubMed

6 Miklossy J. Alzheimer's disease—a neurospirochetosis: analysis of the evidence following Koch's and Hill's criteria. J Neuroinflammation 2011; 8: 90. CrossRef | PubMed

a Infectious Diseases Department, Groupe hospitalier Hôpitaux Universitaires Paris Ile-de-France Ouest, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, University of Versailles-St Quentin, 92380 Garches, France

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 17:28

Si vous ne connaissez pas tout des mucormycoses (mucor-m), on vous accordera certainement quelques circonstances atténuantes. 


Comme le disent en effet les auteurs de l’article, les données épidémiologiques sur les mucor-m sont rares et proviennent le plus souvent de petites séries et d’études très ciblées. 

Peut-être, malgré tout, aurez vous conservé la notion que ce sont des infections mycosiques graves, touchant des populations particulièrement exposées : 


diabétiques, 

malades atteints d’hématopathies malignes ou 

transplantés et, sans doute oubliées, les 

victimes de traumatismes sur sol contaminé, pourtant notoires. 

 

Ces notions « universitaires » reflètent-elles la réalité des infections diagnostiquées en France ? 

Une vaste étude rétrospective, qui vient d’être publiée dans un journal de référence, permet de s’en faire une idée…

 

Etude, donc, de 101 cas de mucor-m provenant des données 2005- 2007 du PMSI et du CNR des mycoses et agents anti fungiques, ce dernier s’appuyant sur la participation volontaire des microbiologistes nationaux. 

 

Ces cas sont survenus plutôt chez des hommes (58 %) de plus de 50 ans (moyenne d’âge de 50,7± 19,9 ans, 8 enfants de moins de 18 ans), souffrant une fois sur 2 d’une néoplasie hématologique –leucémies aiguës, lymphomes et autres-, dans 23 % des cas de diabète et dans 18 % de traumatisme ou brûlure grave récents. 

 

Les sites infectieux étaient pulmonaires (28 % des cas, 78 % en cas d’hémopathie), rhino cérébraux (1/4 des cas, dont  presque les 2/3 pour les diabétiques), cutanés (20 %, certainement le chiffre le plus inattendu de l’étude), et disséminés (18 %). 

 

Les principales espèces isolées étaient Rhizopus oryzae et Lichtheimia sp, la première prédominant très largement dans les localisations rhino cérébrales. 

 

Malgré les traitements, chirurgicaux et antifungiques à base d’amphotéricine liposomée dans plus de 60 % des cas, la survie à 3 mois a été de 56 %, encore réduite en cas de forme disséminée ou s’il existait plus d’une co morbidité, et le pronostic paraît globalement plus grave en cas de désordre hématologique que de diabète.

 

Que retenir, finalement, de cette mise au point ? 

 

D’abord bien sûr que, comme on s’en doutait, les mucor-m sont des affections graves survenant avant tout sur des terrains fragilisés. 

 

Mais aussi, et c’est plus original, que les traumatismes d’entrée sont bien plus fréquents qu’attendu (ce qui a été publié ailleurs), et qu’il pourrait exister quelques associations significatives, déjà plus ou moins évoquées dans d’autres études ; 

en particulier localisation pulmonaire/ néoplasie hématologique et 

diabète/ infection rhino-cérébrale. 

 

Remarquons également la relative fréquence de Lichtheima, qui étonnera sans doute les spécialistes non européens et pour laquelle les auteurs n’ont pas d’explication définitivement convaincante. 

 

Et enfin qu’il reste certainement à faire des progrès en matière thérapeutique, tant on manque de consensus et de preuves irréfutables d’indications et d’efficacité dans la majorité des cas. 

 

Les mucor m restent, en 2012, des affections rares, graves et difficiles à traiter.

 

Dr Jack Breuil Publié le 02/05/2012

 

Lanternier F et coll. : A global analysis of mucormycosis in France: the RetroZygo Study (2005-2007). Clin Infect Dis., 2012; 54(S1): S35-43.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:04
On considère que l’administration de cyclines au long cours, comme c’est le cas dans le traitement de l’acné ou de la rosacée, ne présente pas de risque d’induire une résistance bactérienne particulière à ces antibiotiques et diminue l’incidence de la colonisation par Staphylococcus aureus. Mais il convient de rester prudent à cet égard. En effet, une équipe a déjà rapporté, parmi 273 soldats français stationnés en Côte d’Ivoire qui prenaient de la doxycycline en prévention du paludisme, la survenue de 5 cas d’infections à SA Panton-Valentine leucocidine positifs, sensibles à la méticilline mais résistants à la doxycycline. Le même germe avait été retrouvé chez 3 de leurs apparentés. De la même façon, en 2011 au centre hospitalier de Fréjus quatre patients infectés par des staphylocoques sensibles à la méticilline mais résistants à la doxycicline avaient été traités par cyclines au long cours ou vivaient dans l’entourage de sujets qui avaient bénéficié de ce type de traitement. Il faut certes être prudent dans l’interprétation de ce type de résultat mais on doit continuer à se poser la question du risque de résistance acquise chez certains patients bénéficiant de traitement par cyclines au long cours. Dr Patrice Plantin 30/04/2012 Del Giudice P et coll. : Long term use of tetracycline and staphylococus aureus tetracycline resistance : not only a problem of acne. 2012 ;148 :402
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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 20:03
Des groupes de souris axéniques dépourvues de microbiote intestinal ont été gavés avec une solution de selles diluée soit de patients atteints d’un cancer colorectal, soit de sujets sains, pendant 6 semaines. A J15, la moitié des souris ont reçu un carcinogène chimique ou du sérum physiologique. Le microbiote des sujets atteints de cancer colorectal a induit un taux significativement plus élevé de prolifération épithéliale intestinale et de cryptes aberrantes ; le cancérigène augmentait ce taux dans tous les groupes. Pour les auteurs, c’est la première fois que l’on démontre que le microbiote peut induire des lésions pré-cancéreuses et favoriser l’effet d’un carcinogène. Dr Emmanuel Cuzin 26/04/2012 Jarrousse V et coll. : Le microbiote intestinal humain induit des lésions précancéreuses coliques chez l’animal axénique. Journées Francophones d’Hépato-gastroentérologie et d’Oncologie Digestive (Paris) : 15-18 mars 2012.
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:07

Un petit espoir de guérison du sida

Le virus du sida n'est plus détecté chez un patient américain qui a reçu une greffe de moelle osseuse en Allemagne.

 Le patient a reçu la moelle d'un donneur porteur d'une mutation génétique qui rend ses cellules résistantes au VIH. Photo archives PQR

Le patient a reçu la moelle d'un donneur porteur d'une mutation génétique qui rend ses cellules résistantes au VIH. 


Il ne s'agit pas d'une découverte majeure. Mais elle est, selon les mots du professeur Hervé Fleury, chef du service de virologie au CHU de Bordeaux, « intéressante ». Ce cas est en fait déjà connu de spécialistes comme ce médecin bordelais comme celui de « l'homme de Berlin ». Tout simplement parce qu'il a été soigné dans un hôpital de la capitale allemande.

 

Célèbre depuis hier, il date en réalité de l'année 2007. Il a été présenté depuis lors de colloques scientifiques et dans la revue « Blood » assez récemment. Cet homme de Berlin est un patient américain de 40 ans résidant en Allemagne et atteint du sida. Il y a été traité par le docteur Gero Hütter, de l'hôpital universitaire de la Charité à Berlin, pour une leucémie, un cancer du système immunitaire. Le patient a été soumis à un traitement de choc : une chimiothérapie et une radiothérapie pour supprimer entièrement ses cellules immunitaires défaillantes. Puis il a subi une greffe de moelle osseuse, destinée à produire de nouvelles cellules immunitaires saines.

De nouvelles cellules


Dans le protocole du traitement de son cancer, il était prévu qu'il cesse de prendre ses antirétroviraux pour ne pas nuire au succès de l'opération. Ces derniers permettent pourtant de maintenir à un niveau très bas la présence du virus du sida. Ce patient américain se retrouvait ainsi sans protection contre le VIH, mais avec de toutes nouvelles cellules de défense grâce à la greffe. Et tout l'intérêt de ce cas de « l'homme de Berlin » est que le virus du sida semble avoir totalement disparu. Il est en tous les cas indétectable - depuis 2007, année de la greffe de moelle osseuse - par les moyens connus.

 

Une situation assez exceptionnelle, au moins pour sa persistance dans le temps et le suivi très précis de ce cas. Il faut toutefois relativiser cette guérison. Surtout parce que ce patient a reçu la moelle d'un donneur très particulier. Ce dernier est porteur d'une mutation génétique rare qui rend ses cellules immunitaires résistantes aux principales formes de VIH. On estime que 1 % de la population est porteuse de ce gène muté appelé CCR5. Grâce à cela, le virus du sida ne peut plus s'accrocher aux cellules, pour simplifier.

 

Cette greffe très particulière relativise évidemment la portée de cette guérison. « Dans les faits, très peu de malades du sida pourraient en profiter. D'autant que cette technique de greffe est très lourde, et très rarement utilisée », indique le professeur Fleury. Par ailleurs, le fait que le virus ne soit pas réapparu maintenant ne signifie pas qu'il ne reviendra pas dans le corps du patient. « On pense que le virus a disparu. Mais ce n'est pas une certitude, tempère le scientifique. Il a tout de même des réservoirs profonds dans certaines zones. Plus le temps passe, plus on peut être optimiste, c'est certain. Mais rien ne dit que le sida ne va pas se redéclencher dans trois ou quatre ans. Il faut encore attendre pour être certain. »

 

Médecins prudents


Le médecin bordelais reste cependant « séduit » par l'évolution de ce cas. « Cela donne tout de même une forme d'espoir, notamment en imaginant des progrès dans la thérapie génique ou la biotechnologie. Il sera peut-être possible de reproduire à plus grande échelle ce gène muté qui empêche le virus du sida de prospérer. » La communauté scientifique fait d'ailleurs preuve pour l'instant d'une certaine prudence. Même si ce résultat a été salué, tout le monde est conscient que le virus peut être encore présent en très petites quantités. Le VIH peut enfin muter et trouver une autre voie d'entrée dans le système immunitaire, par exemple en utilisant d'autres récepteurs appelés CXCR4.

Pour que l'espoir de guérison à grande échelle se concrétise, il faudra donc encore faire preuve de patience et de réalisme.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:47
Deux ans après son apparition sur la scène médicale, le métapneumovirus humain est toujours traqué par les infectiologues et les virologues qui cherchent à mieux cerner cet agent responsable de bronchites, bronchiolites ou pneumonie chez les jeunes enfants et les personnes de plus de 65 ans. De nouvelles études, présentées au congrès mondial sur les maladies infectieuses qui se tient actuellement à Chicago, confirment l’importance de ce virus respiratoire. Le métapneumovirus humain (MPVH) a été identifié pour la première fois en 2001 par des chercheurs hollandais chez de jeunes enfants souffrant d’infections respiratoires. L’équipe de Guy Boivin a retrouvé ce virus chez 6% des enfants de 0 à 3 ans admis au CHU de Laval (Canada) l’hiver dernier. Ces enfants, hospitalisés 4 à 5 jours en moyenne, étaient soignés pour une bronchite, une bronchiolite ou une otite. Des chercheurs britanniques, qui ont suivi plus de 300 enfants pendant deux ans, ont identifié le métapneumovirus humain dans 8% des cas. Les enfants seraient très tôt en contact avec ce virus, affirment de leur côté des chercheurs israéliens qui ont découvert la présence d’anticorps dirigés contre le MPVH chez 80% de nouveau-nés âgés de 0 à 2 mois. Le MPVH fait partie de la famille des paramyxovirus, où il côtoie des métapneumovirus aviaires –n’infectant que les oiseaux- ainsi que le virus respiratoire syncitial (VRS), responsable d’un grand nombre de bronchiolites chez les petits. Comme le VRS, le métapneumovirus humain serait l’une des causes de la respiration sifflante qui caractérisent les infections pulmonaires des enfants. Le 43ème congrès sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC), organisé par l’Association Américaine de Microbiologie, se tient jusqu’à mercredi à Chicago (Etats-Unis). C.D. (15/09/2003)
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