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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 07:35

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ARTICLE 38

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Comporte, le cas échéant, un volet consacré à la mise en œuvre d’actions de sensibilisation de la population et de formation des professionnels de santé visant à limiter d’éventuelles contaminations à des maladies vectorielles à tiques. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement vise à consacrer, dans les zones concernées, un volet spécifique du schéma régional de santé, aux actions de prévention des maladies vectorielles à tiques. L’échelon territorial s’avère le plus pertinent pour mettre en œuvre des actions rapides et concrètes pour mieux prévenir les maladies vectorielles à tiques.

Avec le réchauffement climatique, les maladies vectorielles ont connu une nette progression en Europe et notamment en France. Dans son dernier rapport relatif à la borréliose de Lyme, le Haut Conseil de la Santé Publique rappelle que les tiques du genre Ixodes transmettent plusieurs agents pathogènes. Les agents pathogènes véhiculés par les tiques sont des bactéries ou des virus. Cinq espèces pathogènes sont présentes en Europe.

Toutefois, il convient de rappeler que la densité des tiques varie d’une région à l’autre, d’une forêt à l’autre au sein d’une même région, voire au sein d’une même forêt. En France, sa période d’activité s’étend de mai à octobre.

Il a été observé une extension progressive des zones à risque (zones où les tiques sont infectées et susceptibles de transmettre des maladies). Les maladies vectorielles à tiques peuvent être contractées sur une grande partie du territoire national, à l’exception de la haute montagne (altitude supérieure à 15001700m) et de du littoral méditerranéen (zones méditerranéennes sèches), milieux peu favorables à la survie des tiques.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 07:17

Glioblastome et cytomégalovirus : des études récentes


Le glioblastome multiforme (GBM) est l’une des formes les plus agressives de tumeur du cerveau au pronostic très sombre.

Le Docteur Santi, spécialiste en angiologie et chirurgie vasculaire en Italie revient, dans le texte qui suit, sur de récentes études qui rapportent la présence d'une infection active à cytomégalovirus (CMV) dans 90 à 100 % des cas de glioblastome.

Le glioblastome multiforme (GBM) est l'une des formes les plus agressives de tumeur du cerveau chez l'homme, avec une survie moyenne faible d'à peine plus d'un an1.


La chirurgie ainsi que la chimiothérapie et la radiothérapie ne permettent souvent pas l'éradication complète de la tumeur : le GBM a ainsi tendance à récidiver, réduisant l'espérance de vie à environ 6 mois.


Malgré l'augmentation des connaissances sur la biologie moléculaire des tumeurs de GBM, peu de stratégies thérapeutiques innovantes peuvent être proposées aux patients concernés.

Des études récentes ont rapporté la présence d'une infection active à cytomégalovirus (CMV) dans 90 à 100 % des tumeurs de GBM2,3,4. Le cytomégalovirus est un herpèsvirus (un bêta-herpèsvirus) très présent chez l'être humain, à l'état latent, à l'intérieur des glandes salivaires.


Différents états d'immunosuppression déterminent le passage du virus d'un état de latence à un état “lytique” par rupture de la membrane cytoplasmique de la cellule hôte.


Cette situation, qualifiée de “réactivation virale”, peut accompagner et, probablement aussi favoriser, de multiples processus pathologiques chroniques et dégénératifs, comme les maladies auto-immunes, les maladies chroniques dégénératives du SNC et divers types de tumeurs5,6.

Les études récentes effectuées par Dziurzynski et al. ont montré que lors de l'infection à CMV, dans les cellules souches de glioblastome (CSG), la cytokine IL-10 active la protéine précoce immédiate (IE1) du cytomégalovirus humain (HCMV), déterminant une polarisation des macrophages d'un phénotype M1 à un phénotype M2.


On sait, grâce à l'immuno-oncologie, que la polarisation M2 possède une activité immunosuppressive chez les patients cancéreux (donc aussi chez les patients atteints de GBM), qui contribue à une gliomagenèse et la favorise par l'induction du VEGF, l'augmentation de l'angiogenèse et l'état d'immunosuppression associé à la production de TGF-bêta7.

D'autres études ont montré que la protéine US28 exprimée par l'HCMV induit l’expression de la cyclo-oxygénase (COX2), la production du facteur de croissance VEGF et, in vivo, la formation et la progression tumorale par l'activation du facteur nucléaire NF-kB, la phosphorylation de STA3 et l’accumulation de bêta-caténine dans le noyau cellulaire2.

Le professeur Stragliotto, consultant à la clinique neurologique de l'hôpital universitaire Karolinska (Stockholm), affirme que la présence du virus est recherchée dans la zone tumorale qualifiée de “microenvironnement”.


Dans le sang périphérique, la présence du virus (titres d'IgG élevés) ne serait positive que dans 60 % des cas, et, de ce fait, le dosage des anticorps ne permettrait souvent pas d'établir une corrélation entre le glioblastome et le CMV.

Ces preuves, expérimentales et cliniques, même si elles font encore l'objet de controverses dans la communauté scientifique, ouvrent la voie à de nouveaux scénarios thérapeutiques et de nouveaux espoirs pour les patients atteints de GBM.


A l'Institut Karolinska de Stockholm, sous la direction du Pr Stragliotto, une étude clinique d'une molécule antivirale (valganciclovir – Valcyte) a été mise en route en 2006 chez des patients atteints de GBM de stade IV.


Les premières données, recueillies chez 50 patients traités, confirment un allongement de la survie de 13,5 à 56,4 mois.


Les données concernent des patients traités pendant 6 mois. L'administration prolongée du médicament a augmenté la survie à 2 ans chez 90 % des patients traités.


Le traitement, toujours utilisé en complément d'une chimio et/ou radiothérapie, n’a jamais été accompagné d'effets indésirables importants8.

L'étude du système immunitaire sur des échantillons de sang périphérique, à partir d'une analyse quantitative de certaines sous-populations lymphocytaires et du dosage quantitatif des anticorps IgG anti-herpèsvirus, est à la base de l'approche diagnostique.


C'est pourquoi les médecins qui la pratiquent ont toujours pu établir le lien entre l'état de réactivation virale et les pathologies chroniques dégénératives, y compris le cancer.

Comme il a déjà été souligné ci-dessus, le profil immunitaire retrouvé dans le sang périphérique ne permet pas toujours d'identifier le statut immunitaire du microenvironnement tumoral (zone hypoxique dans laquelle les macrophages associés aux tumeurs (TAM) sont activés), cependant, il permet toujours de déterminer le statut immunitaire du patient et la façon dont l'augmentation de certaines valeurs peut être prédictive non seulement d'un état d'immunosuppression mais aussi de l'interférence, sur ce déficit immunitaire, d'une importante activité virale.


Les typages immunitaires suivants illustrent, chez deux patients atteints de glioblastome de grade IV, une activation des lymphocytes T8 cytotoxiques (T8c) ainsi qu'une stimulation antigénique virale importante.


La sérologie à la recherche des herpèsvirus, dans les deux cas, met en évidence une réactivation virale du CMV associée à une réactivation du virus d'Epstein-Barr (EBV).

Dr Cesare Santi, Milan (Italie)


Bibliographie

A. Schuessler, D.G. Walker, R. Khanna. Cellular immunotherapy directed against human cytomegalovirus as a novel approach for glioblastoma treatment. Oncoimmunology 2014, 25;3:e29381. eCollection 2014.


A. Rahbar et al. Low levels of Human Cytomegalovirus Infection in Glioblastoma multiforme associates with patient survival; -a case-control study. Herpesviridae 2012, 16;3:3.


C.S. Cobbs et al. Human cytomegalovirus infection and expression in human malignant glioma. Cancer Res. 2002, 62(12): 3347-3350.


K.G. Lucas et al. The detection of CMV pp65 and IE1 in Glioblastoma multiforme. J. Neurooncol. 2001, 103(2): 231-238.


J. Taylor-Wiedeman et al. Monocytes are a major site of persistence of human cytomegalovirus in peripheral blood mononuclear cells. J.Gen Virol 1991,72: 2059-2064.


J. Sinclair. Human cytomegalovirus: Latency and reactivation in the myeloid lineage. J.Clin Virol 2008, 41(3): 180-185.


K. Dziurynski et al. Glioma-associated Cytomegalovirus Mediates Subversion of the Monocyte Lineage to a Tumor Propagating Phenotype. Clin Cancer Res. 2011, 17(14): 4642–4649.


G. Stragliotto et al. Effects of valganciclovir as an add-on therapy in patients with cytomegalovirus-positive glioblastoma: a randomized, double-blind, hypothesis-generating study. Int J Cancer 2013, 133(5): 1204-1213.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 18:25

L'infection bactérienne et la maladie d'Alzheimer: une méta-analyse.


Maheshwari P1, Eslick GD1.


Le Centre-Martin Whiteley recherche, discipline de chirurgie, Université de Sydney, Hôpital Nepean, Penrith, NSW, Australie.


J Alzheimer Dis. 2015; 43 (3): 957-66. doi: 10,3233 / JAD-140621.

Résumé.


La possibilité d'une étiologie infectieuse de la maladie d'Alzheimer (MA) a été évoquée à plusieurs reprises au cours des trois dernières décennies.

Nous fournissons la première méta-analyse pour aborder la relation entre l'infection bactérienne et MA.

Les études portant sur l'association entre MA et les bactéries spirochetes ou Chlamydia pneumoniae (CPN) ont été identifiées par une recherche systématique dans la base de données MEDLINE, EMBASE, PubMed et Google Scholar.

Les données combinées de 25 bases, principalement des études cas-témoins pertinents ont démontré une association statistiquement significative entre la MA et des preuves d'infection détectable pour chaque groupe de bactéries.

Nous avons trouvé un risque multiplié par dix pour l’augmentation de la fréquence des MA quand il existe des preuves d'infection détectable par spirochètes (OR: 10,61; IC à 95%: 3,38 à 33,29) et risque quadruple de la fréquence de la MA dans une estimation prudente du risque (OR: 4,45; IC à 95%: 2,33 à 8,52).

Nous avons trouvé sur une quintuple augmentation de la fréquence de la MA avec une infection Cpn (OR: 5,66; IC 95%: 1,83 à 17,51).

Cette étude montre une association fortement positive entre l'infection bactérienne et AD. Une enquête plus approfondie détaillée du rôle de l'infection bactérienne est justifiée.

Bacterial infection and Alzheimer's disease: a meta-analysis.

Maheshwari P1, Eslick GD1.

1The Whiteley-Martin Research Centre, Discipline of Surgery, The University of Sydney, Nepean Hospital, Penrith, NSW, Australia.

J Alzheimers Dis. 2015;43(3):957-66. doi: 10.3233/JAD-140621.

Abstract

The possibility of an infectious etiology for Alzheimer's disease (AD) has been repeatedly postulated over the past three decades. We provide the first meta-analysis to address the relationship between bacterial infection and AD. Studies examining the association between AD and spirochetal bacteria or Chlamydophila pneumoniae (Cpn) were identified through a systematic search of the databases MEDLINE, EMBASE, PubMed, and Google Scholar. Data combined from 25 relevant, primarily case-control studies demonstrated a statistically significant association between AD and detectable evidence of infection of either bacterial group. We found over a ten-fold increased occurrence of AD when there is detectable evidence of spirochetal infection (OR: 10.61; 95% CI: 3.38-33.29) and over a four-fold increased occurrence of AD in a conservative risk estimate (OR: 4.45; 95% CI: 2.33-8.52). We found over a five-fold increased occurrence of AD with Cpn infection (OR: 5.66; 95% CI: 1.83-17.51). This study shows a strongly positive association between bacterial infection and AD. Further detailed investigation of the role of bacterial infection is warranted.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 07:53

Une carence en zinc active la voie de signalisation Hedgehog

Des scientifiques américains ont découvert pourquoi une carence en zinc est associée à des maladies comme le cancer ou l’autisme.

Présent à un taux normal, cet élément chimique garantit que la voie de signalisation Hedgehog reste inactive. L’étude a été publiée dans la revue « Journal of Biological Chemistry ».

La voie de signalisation Hedgehog est indispensable à un développement normal, mais chez l’adulte, elle doit être désactivée car elle contribue sinon à une croissance cellulaire incontrôlée.

Des chercheurs de l’Institut polytechnique Rensselaer de Troy, à New York, ont à présent établi un lien entre cette voie et le zinc.

La voie de signalisation Hedgehog commence par la scission de la protéine précurseur Hedgehog pour donner naissance à la protéine de liaison Hedgehog, qui est nécessaire à la signalisation et à un domaine catalytique responsable de la scission.

Lorsqu’il est présent, le zinc se lie aux sites actifs du domaine catalytique, ce qui a pour effet d’inhiber la formation de ligands Hedgehog.

« Mais en cas de carence en zinc, la voie peut être activée en raison d’une production accrue de ligand Hedgehog.

Nous montrons que le zinc inhibe cette réaction d’automaturation en ligand à partir du précurseur, en fournissant un mécanisme supplémentaire pour expliquer comment une carence en zinc pourrait favoriser le développement du cancer », déclare l’auteur de l’étude, Chunyu Wang.

  • APA
  • 23 avr 2015
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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 08:06

Une nouvelle espèce d'Anaplasma transmise chez l'homme par les tiques en Chine: une étude globale.


Hao Li, PhD *, le professeur Yuan Chun-Zheng, MD *, Lan Ma, MS *, Na Jia, MD *, Bao-Gui Jiang, Ph.D., Rui-Ruo Jiang, MS, Qiu Bo-Huo, MS, Ya Wei Wang, MS, Hong-Bo Liu, MS, Yan-Li Chu, BS, Yu-Dong Song, BS, Nan-Nan Yao, BS, Prof Tie Sun, MD, professeur Fan Zeng Yi-, PhD, Professeur Stephen J Dumler, MD, Jia-Fu Jiang, Ph.D. †, le professeur Wu-Chun Cao, MD †
* Contribué à parts égales
† contribué à parts égales
Publié en ligne le 29 Mars 2015


Anaplasma phagocytophilum et Anaplasma ovis peuvent causer des infections chez l'homme.


Nous avons étudié le potentiel de pathogénicité humaine d'une espèce d'Anaplasma nouvellement découverts infectant des chèvres en Chine.


Méthodes


Nous avons recueilli des échantillons de sang de patients avec une histoire de morsure de tique dans les 2 mois précédents à Mudanjiang et sa région foresterie à hôpital central de la province du Heilongjiang, du 1er mai au 10 Juin 2014, pour détecter les nouvelles espèces d'Anaplasma par PCR.


On a inoculé les échantillons positifs à des cultures cellulaires.
Nous avons caractérisé l'agent pathogène isolé par des analyses morphologiques et phylogénétiques. Nous avons testé des anticorps sériques par immunofluorescence indirecte.


Résultats


28 (6%) des 477 patients évalués ont été infectés par la nouvelle espèce d'Anaplasma selon la PCR et le séquençage.


Nous avons isolé l'agent pathogène in vitro chez trois patients.


Les analyses phylogénétiques de rrs, GLTA, groEL, MSP2 et MSP4 ont montré que l'agent pathogène était distinct de toutes les espèces connues d'Anaplasma.


Nous nommons cette nouvelle espèce provisoirement "Anaplasma capra".


22 (92%) des 24 patients dont les données étaient disponibles avait fait une séroconversion ou une augmentation de quatre fois du taux d'anticorps.


Ces 28 patients ont développé des manifestations fébriles non spécifiques, y compris de la fièvre chez 23 (82%), des maux de tête dans 14 (50%), malaise dans 13 (46%), des étourdissements dans neuf (32%), myalgie sur quatre (14%) , et des frissons sur quatre (14%).


En outre, dix (36%) des 28 patients ont eu une éruption cutanée ou escarre, huit (29%) avaient une lymphadénopathie, huit (29%) avaient des symptômes gastro-intestinaux, et trois (11%) avaient une raideur du cou.


Cinq patients ont été admis à l'hôpital en raison d'une maladie grave.


Six (35%) des 17 patients dont les données disponibles montraient des transaminases hépatiques élevées.


Interprétation


L'émergence d'"A capra» comme cause de la maladie humaine suggère que les individus vivant ou voyageant dans des régions endémiques dans le nord de la Chine devraient prendre des précautions pour réduire leur risque d'exposition à ces tiques pathogène.


Financement


Fondation sciences naturelles de Chine et les National Institutes of Health.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 16:51

« Du sirop d'érable pour lutter contre la résistance aux antibiotiques »

Le Parisien observe que « sous forme concentrée, un extrait de sirop d'érable affaiblit certaines bactéries nocives et réduit leur résistance aux antibiotiques, selon une étude récente réalisée à l'université McGill à Montréal [Canada] ».


Le journal souligne ainsi qu’« une méthode qui rendrait les microbes plus vulnérables pourrait aider à diminuer la quantité d'antibiotiques nécessaire pour lutter contre eux, indiquent les chercheurs, qui ont publié leur étude dans Applied and Environmental Microbiology ».
Le Parisien explique que « le composant clé dans l'extrait de sirop d'érable utilisé par les chercheurs est le phénol, une molécule riche en acides qui protège certaines plantes, dont l'érable nord-américain, des pathogènes et des insectes. Le sirop d'érable […] est donc une source très riche de cet agent anti-pathogène ».
« Après avoir acheté des échantillons de sirop d'érable dans des boutiques à Montréal, les chercheurs les ont congelés jusqu'au début de l'expérience, quand ils en ont extrait la partie qui est riche en phénols », indique le quotidien.
Le journal relève que les auteurs « ont testé l'extrait sur de redoutables bactéries telle E. coli, espèce parfois mortelle pour les êtres humains, et Proteus mirabilis, pathogène souvent responsable pour les infections urinaires ».
« L'extrait a démontré une efficacité modérée contre les bactéries quand il était utilisé seul, et une efficacité significative lorsqu'il était couplé avec des antibiotiques. La combinaison phénols-antibiotiques a détruit les communautés entières - appelées biofilms - qui développent dans le cas de contaminations persistantes comme celles vues parfois dans la voie urinaire des patients portant un cathéter », constate Le Parisien.
Nathalie Tufenkji, professeure à l'université McGill, observe qu’« il faudrait faire des essais in vivo, puis à un moment des essais cliniques, avant d'affirmer quel serait l'effet chez l'être humain. Mais les résultats suggèrent une approche potentiellement simple et efficace pour réduire l'utilisation des antibiotiques ».
Le quotidien ajoute : « Les chercheurs précisent que l'extrait agit sur l'expression des gènes chez les bactéries, supprimant ceux qui sont liés à la résistance et à la virulence ».

Date de publication : 23-04-2015

Appl Environ Microbiol. 2015 Mar 27. pii: AEM.00239-15. [Epub ahead of print]

Polyphenolic Extract from Maple Syrup Potentiates Antibiotic Susceptibility and Reduces Biofilm Formation of Pathogenic Bacteria.

Maisuria VB1, Hosseinidoust Z1, Tufenkji N2.

Abstract

Phenolic compounds are believed to be promising candidates as complementary therapeutics. Maple syrup, prepared by concentrating the sap from the North American maple tree, is a rich source of natural and process-derived phenolic compounds. In this work, we report the antimicrobial activity of a Phenolic-Rich Maple Syrup Extract (PRMSE). PRMSE exhibited antimicrobial activity as well as strong synergistic interaction with selected antibiotics against Gram-negative clinical strains of Escherichia coli, Proteus mirabilis and Pseudomonas aeruginosa. Amongst the phenolic constituents of PRMSE, catechol exhibited strong synergy with antibiotics as well as with other phenolic components of PRMSE against bacterial growth. At sub-lethal concentrations, PRMSE and catechol efficiently reduced biofilm formation and increased the susceptibility of bacterial biofilms to antibiotics. In an effort to elucidate the mechanism for the observed synergy with antibiotics, PRMSE was found to increase outer-membrane permeability of all bacterial strains and effectively inhibit efflux pump activity. Furthermore, transcriptome analysis revealed that PRMSE significantly repressed multiple drug resistance genes as well as genes associated with motility, adhesion, biofilm formation and virulence. Overall, this study provides a proof-of-concept and starting point for investigating the molecular mechanism of the reported increase in bacterial antibiotic susceptibility in the presence of PRMSE.

Copyright © 2015, American Society for Microbiology. All Rights Reserved.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 06:48
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 19:11

Maladie de Lyme : fatigue, paralysie, méningite... On ne s'en débarrasse jamais

Publié le 12-04-2015

Par Christian Perronne Infectiologue

LE PLUS. La jeune chanteuse Avril Lavigne a récemment annoncé souffrir de la maladie de Lyme. Alitée pendant cinq mois, elle s'est "sentie mourir". Quelle est donc cette maladie, transmise majoritairement par les piqûres de tiques ? On fait le point avec Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital universitaire Raymond Poincaré de Garches.

La maladie de Lyme a été décrite pour la première fois il y a un peu plus de 30 ans, dans la région de Lyme aux États-Unis (Connecticut).

Elle est autrement appelée la "borréliose de Lyme", car issue d’une bactérie de la famille des Borrelia. Cette dernière a déjà été étudiée par le passé, ce qui nous permet de penser que la maladie – ou des maladies proches – ont des origines très anciennes. On a découvert que le génome d’Ötzi, le célèbre "Homme des Glaces" découvert momifié en 1991, était en effet bourré de Borrelia.

1ère phase : une plaque rouge autour de la piqûre

La maladie de Lyme est transmise principalement par les piqûres de tiques. Celles-ci pompent du sang, qui contient de la Borrelia, et le ré-inoculent après. De nombreux animaux, comme les rongeurs, les oiseaux ou les cervidés sont les réservoirs de cette bactérie.

En général, une piqûre de tique passe inaperçue, les gens ne s’en souviennent qu'une fois sur trois.

Lors de la phase primaire, cela crée un érythème migrant autour de la piqûre : une plaque rouge en cocarde, avec un centre plus clair et une périphérie plus foncée, parfois violacée.

En général, les gens ne vont pas consulter car ils pensent qu’ils ont été piqués par une araignée, mais ces caractéristiques sont spécifiques de la maladie. Si l’on s’en aperçoit, il faut consulter immédiatement.

Fatigue, paralysie, méningite : de nombreux symptômes

Non traité, l’érythème finit souvent par disparaître tout seul, mais certaines personnes refont des cocardes à distance de la piqûre.

On entre alors dans la phase secondaire, qui peut être insidieuse, dans la mesure où les symptômes sont multiples et souvent non visibles.

La personne touchée peut ressentir un état de fatigue, des douleurs articulaires et musculaires dont elle n’a pas d’habitude. Il peut également y avoir des formes plus rhumatismales ou neurologiques avec des troubles de la mémoire, de la concentration, des atteintes oculaires, des méningites, des paralysies, mais aussi des atteintes cardiaques, cutanées… On peut vraiment tout voir.

On dit aux patients que c'est dans leur tête

Là est le danger, car les médecins se concentrent souvent sur le symptôme principal, sans faire le lien avec la maladie de Lyme. Or cet état peut durer des mois, des semaines, comme des années. Résultat, on soigne les patients pour une autre maladie ou on leur dit que c’est dans leur tête, que c’est une dépression, et l’on se retrouve avec des patients en suivi psychiatrique.

Je reçois des malades tous les jours, certains sont dans un état lamentable. Il y en a qui ont un trou de 20 ans dans leur vie, ont dû arrêter de travailler, ont perdu conjoint-e et travail, ou même qui se suicident.

Ce n'est pas une maladie rare : les test sont mauvais

Le seul moyen de détecter la maladie aujourd’hui consiste à faire un test sérologique : s’il est positif, on peut avoir accès un traitement, mais s’il est négatif, on se retrouve avec des malades en errance.

Ce test fait polémique aujourd’hui car il est calibré essentiellement sur la souche bactérienne américaine. En conséquence, de trop nombreux malades n’ont jamais été diagnostiqués.

En France, on compte officiellement 43 cas pour 100.000 personnes, mais la réalité est tout autre. La maladie de Lyme est qualifiée de maladie rare, mais c’est totalement faux, c’est simplement que les tests et les traitements sont mauvais.

On se débrouille comme on peut pour les traitements

La seule chose sur laquelle tout le monde s’est mis d’accord, c’est la phase primaire, lors de laquelle on doit prescrire au moins deux semaines d’antibiotiques. Mais le problème, c’est que ce n’est pas fait : dans 80% des cas, les médecins ne veulent pas donner des antibiotiques pour une piqûre de tique.

Sur les phases secondaires et tertiaires, le consensus américain et français est de traiter pendant trois à quatre semaines. Si ça persiste, on peut essayer une deuxième classe d’antibiotiques, mais on ne guérit jamais tout le monde.

Après cette période, c’est terra incognita : chacun fait comme bon lui semble et certains médecins traitent avec des produits non autorisés. Les traitements sont à la carte et individualisés : antibiotiques, antichampignons, antiparasitaires qui marchent probablement sur des infections associées… Sur le long terme, la phytothérapie marche bien et a le mérite d’éviter de donner des antibiotiques trop longtemps.

La médecine n’est pas capable de bien traiter cette maladie aujourd’hui. En gros, on ne fait pas de recherches scientifiques pour une maladie imaginaire ou rare. Tout le monde s’en moque.

Un délai d'attente d'un an pour mes consultations

Quand la maladie est chronique, 80% des patients rechutent, du coup les médecins n’y croient plus. Certains me disent qu’ils n’ont "jamais vu de Lyme" : c’est faux, ils soignent simplement les patients pour autre chose. Moi, j’ai un délai d’attente d’un an pour mes consultations, c’est la folie…

Il faut savoir que la bactérie se réveille par cycles. Une fois que l’on est contaminé, dans beaucoup des cas, on ne s’en débarrasse jamais. Il y a des formes modérées et d’autres dramatiques, qui peuvent empoisonner la vie. Certains patients peuvent devenir grabataires au bout de 10 ans.

Aux États-Unis, il y a une guerre sanglante pour reconnaître la maladie de Lyme comme étant chronique. Trois États américains et récemment le Canada, ont voté une loi pour reconnaître officiellement la maladie de Lyme chronique et encourager la recherche. En France, on en est loin : la proposition de loi visant à mieux diagnostiquer, soigner et prévenir la borréliose de Lyme n’a pas été adoptée par l’Assemblée nationale.

Propos recueillis par Rozenn Le Carboulec.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1352040-maladie-de-lyme-fatigue-paralysie-meningite-on-ne-s-en-debarrasse-jamais.html?utm_source=outbrain&utm_medium=widget&utm_campaign=obclick&obref=obindomain

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 18:25

Polyarthrite rhumatoïde, l’hypothèse infectieuse.

Gérard Guillaume, Luc Montagnier

Polyarthrite Rhumatoïde et microbiote

De nouveaux arguments de biologie moléculaire laissent à penser que polyarthrite rhumatoïde et bactéries digestives pourraient être liées.

La découverte dans la PR d’auto-anticorps dirigés contre des cibles citrullinées permet de mieux comprendre certains

phénomènes physiopathologiques de la maladie.

La citrullination est une modification post-transcriptionnelle des arginines liées à l’action des enzymes peptidylarginine

deliminase (PAD).

C’est un phénomène physiologique normal, plus fréquent dans des situations pathologiques comme les maladies inflammatoires.

Au-delà du déterminisme génétique qui n’intervient que pour 16% dans la PR, une meilleure connaissance de la citrullination remet au goût du jour le lien potentiel entre environnement et génétique, en particulier le rôle des infections.

Les infections qui induisent la citrullination de protéines, favoriseraient le développement des anticorps antiprotéines

citrullinées (ACPA) puis d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) (1,2,3).

Au XIX e siècle, les médecins qui s’intéressaient

à l’étiologie de la polyarthrite rhumatoïde, avaient déjà été intrigués par la fréquence des périodontopathies

chez les patients atteints de PR.

La piste infectieuse était suffisante pour eux, au point de proposer d’enlever les dents de leurs patients pour traiter leur PR (4-Hunter).

Les nouveaux outils de biologie moléculaire, en ciblant l’ARN ribosomal, permettent d’analyser la composition bactérienne de la flore buccale et intestinale, de disposer ainsi de nouvelles

pistes qui précisent le lien entre infections et PR. (5,6,7,8)

Flore buccale

Depuis plus d’une dizaine d’années se sont multipliées les publications établissant des liens étroits entre des périodontopathies dues à la présence de la bactérie Porphyromonas gingivalis.

Cette bactérie dispose d’une enzyme peptidyl arginine désaminase PAD, qui permet l’hydrolyse de l’arginine

en citrulline.

La PAD de Porphyromonas gingivalis est capable de citrulliner des protéines du parodonte (9,10,11)

Une infection chronique par p. gingivalis est susceptible de s’accompagner de la citrullination de protéines du parodonte

et conduire à une immunisation anticitrulline chez des sujets génétiquement déterminés (HLA DR4 ou DR1) et de développer une PR (12).

Il est à noter qu’il existe des similitudes entre parodondite et synovite. Les parodontites sont 2 fois plus présentes lors des PR, elles sont plus sévères (13,14,15,16) et les PR le sont également.

La sévérité clinique et radiologique sont corrélées.

Les 2 pathologies sont facilitées par l’association aux types HLA DRB1-04, au tabagisme, aux infections à EBV et

CMV

Le génome de certaines bactéries, telles porphyromonas gingivalis, en excès est présent dans les gencives de parodontites et les synoviales de PR.

Il existe une nette corrélation( x 2,6) entre la présence d’anticorps anti-CCP et les parodontites dans les PR (12). Des auto-AG cartilagineux cibles de la synovite de PR, GP39 se retrouvent dans les gencives.

Les lymphocytes B et les plasmocytes se retrouvent aussi bien dans l’inflammation des gencives que des synoviales.

L’alvéolyse dentaire est semblable à l’érosion articulaire

La réponse des PR Il existe une nette corrélation( x 2,6) entre la présence d’anticorps anti-CCP et les parodontites dans les PR (12). Des auto-AG cartilagineux cibles de la synovite

de PR, GP39 se retrouvent dans les gencives.

Les lymphocytes B et les plasmocytes se retrouvent aussi bien dans l’inflammation des gencives que des synoviales.

L’alvéolyse dentaire est semblable à l’érosion articulaire

La réponse des PR ayant une bonne hygiène buccale aux anti-TNF est améliorée, alors que les PR ayant une périodontopathie répondent moins bien (17)

Les bactéries Prevotella sont sur représentées dans les matières fécales des PR ACPA + (38%) versus ACPA- (4,3%) (18).

Cette colonisation est encore plus significative dans les PR récentes. Il existe une surreprésentation des familles spirochetaceae, prevotellaceae, porphyromonaceae dans le microbiome gingival des PR récentes non traitées (53%) versus des témoins sains (18%)

Pour tester l’effet d’une décolonisation bactérienne par antibiotiques sur la réponse clinique et immunologique en

dosant le titre des ACPA.

L’effet d’une cure de Vancomycine orale pendant 2 semaines a été comparé à celui d’un traitement standard par méthotrexate plus corticoïdes ou à une antibiothérapie

par doxycycline pendant 8 semaines.

Une diminution du titre des ACPA entre J0 et S8 n’est observée que chez les patients ayant une PR traitée par

vancomycine (18).

Ainsi, Porphyromonas et Prevotella surreprésentés

dans la PR, par leur capacité à engendrer une citrullination, pourraient déclencher sur un fond génétique prédisposé, une PR ACPA+. (19,20)

Microbiote intestinal

L’attention avait déjà été attirée sur l’importance de la flore digestive dans la PR, dès la fin des années 70, Kohashi

(20b) avait, dans un travail précurseur, montré que des rats élevés en milieu stérile développaient des arthrites sévères, dans un modèle d’arthrite induit par adjuvant.

Les patients atteints de PR présentent une flore digestive différente de celle des sujets sains (21) sa composition est

influencée par le système HLA (22) cette flore influence la sévérité de l’arthrite (23) ce qui a été démontrée dans de multiples modèles animaux de PR.

La colonisation intestinale par Bacteroides fragilis promeut l’expression du facteur de transcription FoxP3 et les fonctions suppressives des T régulateurs.

Les animaux colonisés par B fragilis ont une susceptibilité accrue aux enteropathogènes mais sont naturellement résistants à l’arthrite expérimentale.

A l’inverse la colonisation par des bactéries filamentaires

aboutit à une surexpression de lymphocyte Th17, rendant les animaux résistants aux entéropathies mais plus sensibles aux arthrites expérimentales. (24,25).

Dans un modèle d’arthrite induite par le collagène, une sécrétion d’IL35 permet d’activer des Treg CD39+, lesquels

exercent un effet protecteur sur le développement de l’arthrite via la production d’IL10 (8,26).

Ces éléments sont en faveur de la présence d’une dysbiose au cours de la polyarthrite.

L’implication de bactéries de la flore orale ou digestive pourrait expliquer la phase préclinique de la maladie,

notamment l’apparition des anticorps ACPA qui peut précéder de plusieurs années la polyarthrite.

La translocation de ces bactéries vers les sites articulaires

pourrait expliquer la phase clinique, la présence des bactéries au sein de l’articulation induisant directement les phénomènes inflammatoires synoviaux et expliquant la synthèse intra-articulaire prédominante des anticorps anti-peptides

citrullinés (27)

Une équipe japonaise (28) a comparé le microbiote fécal de patients atteints de PR (n=55) à celui de volontaires sains

(n=77) et a évalué l’impact d’un traitement par agent biologique sur le microbiote fécal, grâce à une technique

de RT-PCR qui utilise des amorces de l’ARNr bactérien.

Les populations de Lactobaccillus (L. gasseri, L. reuteri et

L . fermentum ) , d’Enterococus et d’Enterobacteriaceae se sont avérées sur-représentées chez les patients atteints de PR comparativement aux sujets volontaires, confirmant les études

antérieures, et l’impact d’un traitement par agent biologique sur le microbiote intestinal a pu être mis en évidence chez

25 patients atteints de PR.

Diminution des concentrations de Clostridium coccoides, de Bifidobactérium, de L.gasseri, de L.plantarum après 6 mois

de traitement.

Le poumon

Le poumon, comme la gencive, pourrait être le site d’initiation de la réponse immunitaire contre les peptides citrullinés.

La présence d’ACPA chez des patients atteints de pathologie bronchopulmonaires, indemnes de pathologies rhumatismales, pourrait être liée à une citrullination dans le poumon induite

par la pathologie pulmonaire, qui favoriserait le développement d’une PR (29).

Les ACPA se retrouvent à une dose élevée dans le sérum et les crachats des PR récentes (30).

Les cibles antigéniques des anti-CCP sont identiques entre le poumon et le tissu synovial. la réponse anticitrulline pourrait être initiée au sein du poumon chez les patients ACPA + suite à l’exposition au tabac ou à d’autres polluants car les anomalies bronchiques peuvent précéder l’apparition de la

polyarthrite (31)

Complications cardio-vasculaires

Si la vascularite est devenue aujourd’hui plus rare dans la PR, les atteintes coronariennes et les plaques d’athéromes y sont devenues une préoccupation quotidienne, en dehors des facteurs de risques classiques.

Or des publications épidémiologiques récentes, tout comme dans la polyarthrite, ont fait un lien entre état buccal et maladies cardiovasculaires.

Ainsi il existe une relation potentielle entre les affections bucco-dentaires et l’athérosclérose.

On retrouve un microbiote de la plaque athéroscléreuse qui

possède sa propre signature, représentée par le genre Chryseomonas (32).

D’autre part une relation entre les anévrysmes de l’aorte abdominale (AAA) et un germe des parodontites ,

Porphiromonas gingivalis a été mise en évidence et s’est améliorée sous Doxicycline (33).

Dès les années 2000, Ewald (34) avait émis l’hypothèse de la participation de l’allèle ɛ4 dans l’athérosclérose et les

maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde, qui

augmenterait la susceptibilité à Chlamydia pneumoniae

L’hypothèse infectieuse

Tous ces travaux ont remis au goût du jour, la possible participation infectieuse dans la physiopathologie complexe de

la PR.

▸▸▸▸ Le gradient « Nord-Sud » dans la prévalence des maladies auto-immunes

Depuis de nombreuses années, une réelle différence dans la fréquence des maladies auto-immunes, entre les pays

occidentaux et les pays en voie de développement a été établie, il s’agit d’un véritable gradient « Nord-Sud » de

répartition.

En effet ces pathologies sont beaucoup plus fréquentes en Europe, aux Etats-Unis, dans tous les pays où il n’y a quasiment plus de maladies infectieuses.

Il est notable que l’incidence de la PR, aujourd’hui stabilisée, a diminué au début du vingtième siècle, de façon

proportionnelle à l’utilisation des antibiotiques.

A l’inverse, en Afrique, la fréquence des maladies auto-immunes est inversement proportionnelle à celle des maladies

infectieuses.

Un excès d’hygiène, aurait déstabilisé notre système immunitaire, occasionnant des pathologies comme

l’allergie ou les maladies auto-immunes.

Dans ce même état d’esprit, selon les statistiques des National Institutes of Health, les femmes sont trois fois plus touchées par les maladies auto-immunes

▸▸▸▸ Les agents infectieux

Plusieurs agents infectieux, bactériens ou viraux, ont été proposés comme agents étiologiques potentiels de la PR,

sans qu’aucune démonstration n’ait pu être faite pour aucun d’entre-eux (35).

De nombreuses pistes soulevée sont restées sans suite.

La grande hétérogénéité génétique des PR interdit une vision

simpliste de la pathogénie des PR, faisant jouer un rôle décisif à un seul agent infectieux.

Depuis la fin des années 90 un rôle important est donné à des composants microbiens ou « pathogen-associated

molecular patterns » (PAMPs) présents dans l’articulation (36).

Parmi les pathogènes candidats au déclenchement et/ou à la pérennisation de la PR, les soupçons se sont portés

sur les mycoplasmes (37), le protéus mirabilis (38,39).

De nombreux virus ont également été impliqués, mais aucune preuve de leur responsabilité n’a été établie :

parvovirus ( 40 ) , chikungunya ( 4 1 ) , rougeole (42), hépatite B (43), CMV (44) et ,surtout EBV (45).

▸▸▸▸ Détection des signaux électro-magnétiques (46)

Le Pr Montagnier a démontré que lorsque du sang infecté a été filtré de telle manière que plus aucune bactérie, ni aucun virus ne puisse subsister dans la solution, certaines structures vivantes réapparaissent spontanément après, une vingtaine de jours.

Ces structures émettent des SEM qui sont présents dans des solutions à haute dilution (10-13) alors qu’il n’existe plus la

moindre molécule autre que de l’eau à de telles dilutions.

En fait des nanostructures de l’eau (entre 20 et 100nM) sont induites par des séquences d’ADN de bactéries ou de virus, elles-mêmes paraissant modifiées de façon indélébiles par des «tags» chimiques liés au stress oxydant.

Ces nanostructures sont elles-mêmes émettrices de signaux électromagnétiques (SEM) de basse fréquence que l’on

détecte dans le plasma sanguin à certaines dilutions.

Une expérience de plusieurs années montre une haute

corrélation entre la présence de traces de SEM provenant de bactéries ou de virus dans le plasma des patients et certaines maladies chroniques, dont la PR.

Ces résultats suggèrent que des infections microbiennes persistantes ou leurs nanostructures peuvent être à l’origine

de réactions auto-immunes et peuvent donc être réduites par des traitements antibiotiques prolongés.

Les bactéries en cause sont en cours d’étude. Mais d’ores et déjà leur présence justifie l’utilisation de traitements antibiotiques prolongés, dont l’efficacité peut être évaluée par la diminution de l’intensité des SEM dans le plasma.

A ce jour 120 prélèvements ont été effectués chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou d’affections chroniques diverses.

Des signaux magnétiques (SEM) émis par des fragments

d’ADN d’origine bactérienne ont été systématiquement recherchés, avec les résultats suivants.

49 PR dont 35 SEM + soit 72,8%

23 SAA, une seule SEM + ( = borreliose par PCR),

une douteuse 12,5%

49 divers parmi lesquels

6 SEM + ( 1 Sharp, 1 HIC, 2 SEP sur 5, 2 Lyme)

La présence de fragments d’ADN d’origine bactérienne dans plus de 72% des polyarthrites rhumatoïdes conforte notre

hypothèse de la participation infectieuse latente dans la physiopathologie de cette maladie multifactorielle.

Ce qui ouvre des perspectives thérapeutiques complémentaires.

Des nouvelles pistes therapeutiques ?

Si le rôle direct d’agents microbiens dans le déclenchement de la PR, se confirmait, ceci pourrait révolutionner sa prise en charge.

Deux stratégies se dessineraient, soit tenter de moduler le microbiote intestinal, par des probiotiques ou des bactéries

promotrice de tolérance du soi, soit en développant des stratégies antibiotiques.

Modification du microbiote intestinal

▸▸▸▸ Prébiotiques

Dans la perspective de modifier le microbiote intestinal de PR, des polysaccharides d’origine végétale ont été proposés comme prébiotiques.

Il n’y a aucune différence significative avec le groupe placebo, dans l’évaluation du DAS28 à 6 mois, (47)

▸▸▸▸ Probiotiques

Dans une étude contrôlée, randomisée, réalisée en double aveugle, (48) impliquant 45 PR, l’adjonction au traitement

classique, pendant 60 jours, d’une préparation probiotique de Bacillus coagulans GBI-30, 6086 a été évaluée contre placebo. L’amélioration des scores d’évaluation de la douleur et de

l’inflammation est statistiquement significative chez les patients qui ont reçu la préparation probiotique LAB

(Lact acid-producing bacteria).

Etant donné la taille de l’échantillon évalué, d’autres études sont requises avant de confirmer ces résultats.

Néanmoins ceux-ci semblent confirmer des études

précédentes chez l’animal (49,50,51,52,53), et chez l’homme (54).

▸▸▸▸ Thérapie parasitaire

Administrer des vers et parasites dans le but de moduler le système immunitaire de patients atteints de PR, peut à

première vue paraître une idée saugrenue.

Cette idée repose sur la théorie de l’hygiène, proposée en 1989

par le Dr David Strachan (55).

L’administration d’une glycoprotéine anti-inflammatoire ES-62 secrétée par un nématode Acanthocheilonema viteae,

exerce un effet protecteur contre l’arthrite induite par le collagène de la souris, en modulant la réponse Th17 qui inhibe la production d’interleukine IL17 (56,57,58).

L’arthrite induite par le collagène reste un modèle imparfait de

polyarthrite rhumatoïde, et il semble difficile de démontrer que l’administration de l’ES 62 puisse inverser le processus inflammatoire une fois celui-ci installé.

Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une technique riche d’enseignements sur la réponse immunitaire d’un organisme infecté par des parasites et les désordres inflammatoires

engendrés.

D’autres études restent néanmoins nécessaires pour évaluer les mécanismes exacts de cette interaction entre microbiote intestinal et système immunitaire, et tenter de rétablir un équilibre en influant sur le microbiote intestinal, à l’aide de pré et de probiotiques.

Divers problèmes freinent les recherches sur la thérapie helminthique. En premier lieu, la difficulté d’obtenir l’approbation des autorités médicales pour l’utilisation d’organismes susceptibles de rendre les participants gravement malades

Les antibiotiques

Proposée dans la PR en 1985, suite à deux études ouvertes (59,60), la Minocycline a fait l’objet de 3 essais randomisés

contre placebo (61,62,63) et un essai versus Plaquenil (64)

Plusieurs études (65,66,67), ont permis de préciser les conditions de prescription de la minocycline

La minocycline serait active dans les formes modérées (62,68), surtout dans les PR récentes < 1 an (63,64,67,69), les mécanismes d’action restent à préciser.

La posologie recommandée étant de 100 mg x 2/jour, en continu, pendant des durées très variables selon les auteurs : 48 semaines (60,62) ; 6 mois (63,70) ;

3 mois ou plus (67) ; de 3 à 6 mois (71).

Les mécanismes d’action restent à préciser.

L’activité serait liée à un effet sur les mycoplasmes qui pourraient constituer un facteur étiologique de la polyarthrite

rhumatoïde (essai contrôlé portant sur 219 patients) (62).

L’explication de l’efficacité de la minocycline n’est pas claire et sa place dans le traitement de la PR reste à situer.

L’efficacité des tétracyclines serait plus en rapport avec leur action immunomodulatrice et leur capacité à inhiber les

métalloprotéases comme les collagénases. (65)

L’efficacité serait liée à sa capacité à inhiber les métalloprotéases (72).

Les effets antirhumatismaux de la minocycline pourraient être reliés à ses popriétés immunomodulatrice et antiinflammatoire

plus qu’à ses propriétés antibactériennes (73,74).

Les propriétés antibactériennes de la minocycline dans

la PR réclament, à ce jour encore, des investigations complémentaires

Quant à l’action anti-arthritique des tétracyclines serait due à leur effet sur la synthèse de l’oxyde nitrique, l’inhibition

des métalloprotéases, l’apoptose des chondrocytes (75)

Les effets secondaires sont loin d’être négligeables : gastro-intestinaux, vertiges, (61), prurit, céphalées.

À un degré moindre : hypertension intracrânienne, pneumonie, hyperpigmentation cutanée et muqueuse (76), syndrome lupique, insuffisance hépatique aiguë (73)

A préciser que la Minocycline est réservée à prescription hospitalière depuis 2012.

D’autres antibiotiques ont donné lieu à quelques essais thérapeutiques, la Clarythromycine (70), la Doxycycline (77),

la roxythromycine (78), la Roxythromycine (Ogrendik).

Les effets secondaires de la Doxycycline 11,8% seraient moins fréquents que ceux de la Minocycline

17,8%, (79)

Pour ces auteurs, les conditions de succès de l’ antibiothérapie, peuvent être ainsi résumés :

• Plus le traitement est débuté précocement, meilleurs sont les résultats.

• Plus la maladie est légère, meilleure est la réponse aux antibiotiques.

• Plus la durée de traitement est longue, meilleure est l’amélioration.

• Les meilleurs répondeurs, sont les patients les plus jeunes.

• Très souvent, à cause de la réaction de Herxheimer, les patients s’aggravent pendant quelques semaines avant de

constater une amélioration.

• Les antibiotiques les plus efficaces sont la doxycycline, la minocycline et l’érythromycine.

• La tétracycline, en particulier à faibles doses, n’est pas aussi efficace.

• L’incidence des effets secondaires est minime et généralement bénigne, même chez les patients suivis pendant

plusieurs années.

Conclusion

Des arguments de biologie moléculaire récents laissent à penser que polyarthrite rhumatoïde et perturbations du microbiote pourraient être liées.

La gencive, l’intestin comme le poumon

pourraient être le site d’initiation de la

réponse immunitaire contre les peptides

citrullinés.

Une meilleure connaissance de la citrullination réactualise le lien potentiel entre environnement et génétique, en particulier le rôle des infections.

La détection, par une technique originale, de signaux électro-magnétiques émis par des fragments d’ADN provenant

de bactéries ou de virus dans le plasma de patients atteints de PR, suggère que des infections persistantes peuvent être à l’origine de réactions auto-immunes.

Ce qui conduit à s’interroger sur la place éventuelle que pourraient occuper les antibiotiques dans la prise en charge

thérapeutique de la polyarthrite rhumatoïde.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 10:35

Utilisation d'un protocole séquentiel pour éliminer les bactéries à des posologies antibiotiques sublétales.


• Ayari Fuentes-Hernandez,
• Jessica Plucain,
• Fabio Gori,
• Rafael Pena-Miller,
• Carlos Reding,
• Gunther Jansen,
• Hinrich Schulenburg,
• Ivana Gudelj,
• Robert Beardmore


Nous avons besoin de trouver des moyens d'améliorer la puissance des antibiotiques existants, et, dans cet esprit, nous commençons par une question inhabituelle: comment de faibles doses d'antibiotiques peuvent être à l’origine d’une clairance bactérienne telle qu’elle peut être observée ?

Cherchant à optimiser l'utilisation simultanée de deux antibiotiques, on utilise la dose minimale à laquelle on observe un effet dans un modèle expérimental in vitro du traitement antibiotique comme critère pour distinguer les meilleurs et les plus mauvais traitements pour la bactérie Escherichia coli.

Notre objectif est de comparer un traitement combiné constitué de deux antibiotiques synergiques pour des traitements séquentiels dans lequel le choix de l'antibiotique à administrer peut changer à chaque séquence de traitement.

Utilisation de prédictions mathématiques validées pour le modèle de traitement E. coli, montre que la clairance de la bactérie peut être réalisé en utilisant des traitements séquentiels à des doses d'antibiotiques si basses en traitements combinés que les équivalents des traitements de deux médicaments seuls sont inefficaces.

Cherchant à traiter la bactérie dans des conditions d'essai, on étudie délibérément une souche de E. coli avec une pompe à médicaments multiples codés dans le chromosome avec deux antibiotiques effluents.

L’amplifications génomiques qui augmente le nombre de pompes exprimées par la cellule peut provoquer l'échec de traitements combinés à dose élevée, mais, comme nous le montrons, les populations séquentiellement traitées peuvent encore s’effondrer.

Cependant, la double résistance due à la pompe signifie que les antibiotiques doivent être soigneusement déployés et que tous les traitements séquentiels sublétaux peuvent réussir.

Un essai sur 96-h par traitements séquentiels a montré que cinq d'entre eux pouvaient effacer la bactérie à des doses sublétales dans toutes les populations, même si aucun ne l’avait fait en 24 h.

Ces succès peuvent être attribués à une sensibilité garantie par laquelle une résistance croisée due à la pompe s’avère insuffisante pour arrêter une réduction du taux de croissance de E. coli suite à des changements de drogues, une réduction qui prouve assez bien que les commutations de drogues doivent être convenablement choisies pour effacer la bactérie.


Ces traitements dits «cocktails» sont souvent proposés comme un moyen de renforcer la puissance des antibiotiques, basée sur l'idée que plusieurs médicaments peuvent agir en synergie lorsqu'ils sont utilisés ensemble dans le cadre d'une thérapie combinée unique.

Nous avons étudié si d'autres stratégies de déploiement face à la multirésistante qui sont aussi efficaces que -ou peut-être même mieux que- la synergique des combinaisons antibiotiques pour réduire la densité bactérienne.

Les «sensibilités garanties» pour les antibiotiques sont fréquemment observés; c’est lorsque les mesures de résistance sont prises par une bactérie pour contrer la présence d'un antibiotique qu’il faut la sensibiliser à l'utilisation ultérieure de l'autre.

Notre approche était de voir si nous pouvions exploiter ces sensibilités d'abord et déployer un médicament, puis de le retirer au lieu de déployer un autre, puis répéter ce processus.

Ce n’est pas une idée entièrement nouvelle, et il y a un a priori pour cette forme de traitement qui a été testé dans la clinique de l'infection à Helicobacter pylori.

L'idée que nous avons poursuivie ici est une extension du «traitement séquentiel»; nous avons examiné si avec deux antibiotiques en séries de traitement, si nous cherchions dans l'ensemble de tous les 2n possible par "traitements séquentiels" -Incluant les deux ou un seul médicament monothérapies- il pourrait y avoir des traitements au sein de cet ensemble qui seraient plus efficaces que les deux en cocktail .

En utilisant un modèle in vitro de traitement simple, on montre que certains traitements antibiotiques séquentiels sont couronnées de succès dans le temps et dans des conditions qui provoquent habituellement l'échec du traitement cocktail lorsqu'il est sont appliqué à dose équivalente.


• PLOS Publié: Avril 8, 2015
• DOI: 10.1371 / journal.pbio.1002104
http://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.1002104

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