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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 09:49

La technique d'imagerie par fluorescence combinatoire a mis en évidence une association entre le cancer du côlon et la structure de la communauté microbienne.

Voilà donc une nouvelle preuve du lien existant entre certaines maladies et des perturbations de la flore intestinale.

Formant avec le rectum le gros intestin, le côlon se compose de plusieurs parties, dont le côlon droit, appelé aussi côlon ascendant, situé du côté droit du corps, qui relie le côlon à l’intestin grêle et le côlon gauche, appelé aussi côlon descendant, du côté gauche.

À l'intérieur du côlon vit une communauté microbienne, le microbiote, qui fait partie de la flore intestinale.

Dans un article des Pnas, les scientifiques décrivent l’organisation du microbiote dans le cancer du côlon.

En effet, l’organisation de la communauté microbienne, qui est sensible à des facteurs environnementaux (comme l’alimentation), pourrait contribuer à la progression de la maladie.

Les auteurs font partie d’un groupe de chercheurs ayant inventé la technique d'imagerie par fluorescence combinatoire qui a servi à ces travaux.

La méthode consiste à utiliser plusieurs couleurs de sondes fluorescentes (neuf dans cette étude) pour éclairer différentes espèces de bactéries.

Cela permet de visualiser la structure en trois dimensions de la communauté microbienne.

Les micro-organismes se développent sur une surface et produisent une matrice dans laquelle ils sont enchâssés.

PDFSur un cliché obtenu en imagerie par fluorescence combinatoire les différentes espèces de bactéries formant un biofilm sur un tissu cancéreux du côlon.  

 

L’imagerie combinatoire pourrait diagnostiquer le cancer du côlon

Les chercheurs ont constaté que les tumeurs du côlon ascendant (et non celles du côlon descendant) se caractérisaient par la présence d'un biofilm bactérien.

Il s'agit d'un écosystème microbien, une sorte de matrice, composée de micro-organismes encastrés les uns dans les autres, qui se développe sur une surface (devenue substrat).

D’après Jessica Mark Welch, l'une des auteurs, qui travaille au Marine Biological Laboratory à Woods Hole (Massachusetts), « c’est la première fois que l’on montre que des biofilms sont associés avec le cancer du côlon ».

La technique d’imagerie combinatoire pourrait donc être utilisée afin d'établir le diagnostic clinique de cancers et tumeurs précancéreuses dans le côlon ascendant.

Chez les patients dont le côlon recelait des biofilms associés aux tumeurs, les chercheurs ont aussi observé la présence de biofilms sur d’autres sites sans tumeur.

De plus, ils ont constaté que les premiers étaient composés de nombreuses espèces bactériennes, et non d’une seule qui aurait pris le dessus.

Comment expliquer cette association entre tumeur et biofilm ? « Cela suggère que la tumeur permet au biofilm de se former, ou bien le biofilm aide à causer la tumeur. »

Une explication tiendrait au rôle joué par le mucus qui recouvre la surface du côlon et qui tient habituellement les bactéries à distance de l’épithélium intestinal.

Selon Jessica Mark Welch, la rupture de la couche de mucus pourrait permettre aux bactéries de venir au contact des cellules épithéliales, ce qui favoriserait l’apparition de la tumeur.

 

Le 18/12/2014 à 09:28 - Par Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 21:49
L’évolution de la maladie de Parkinson est liée le plus souvent à la progression des lésions neuropathologiques et du déficit dopaminergique. Toutefois, la plupart des cliniciens ont observé l’impact de pathologies systémiques aigües telles que des infections urinaire ou pulmonaire. Cependant l’impact des évènements infectieux sur l’évolution de la maladie n’a jamais fait l’objet d’études spécifiques. Une équipe japonaise a publié dans Plos One les résultats d’une étude cas-contrôle précisant les facteurs associés avec une détérioration motrice. Cent cinquante patients étaient éligibles. Cinquante-sept ont été exclus en raison de décès et de pathologies associées. Quatre-vingts patients avec une inflammation systémique ont finalement été inclus dans l’analyse. Les caractéristiques de 26 d’entre eux avec une aggravation motrice ont été comparées à celles des 54 autres. L’inflammation systémique était définie par une augmentation de la CRP et une hyperleucocytose ou une polynucléose. Les auteurs ont considéré comme aggravation motrice une augmentation du score de Hoehn et Yahr d’au moins un point. Chez quatre des patients avec aggravation motrice, le traitement dopaminergique a été augmenté. Une confusion a été observée chez 18,5% des patients contrôles et 80,8% des cas avec aggravation motrice. La pneumonie a été la principale cause d’infection systémique. L’aggravation motrice était toujours présente après 6 mois d’évolution chez 19 des 26 patients. L’analyse multifactorielle a montré que l’hyperthermie et la confusion étaient significativement associées au risque d’aggravation motrice (pour la confusion Odds Ratio ajusté 15,89 IC : 3,23-78,14 ; P=0,001, pour l’hyperthermie 2,78 95% IC : 1,13-6,83 ; p =0,026). Seulement 6,3% des patients avec une confusion étaient traités par anticholinergiques. Il existe des données expérimentales permettant d’incriminer l’inflammation systémique dans l’aggravation motrice observée chez ces patients. Dans des modèles animaux, l’activation cytokinique peut entrainer une dégénérescence des neurones dopaminergiques striataux. L’activation microgliale et cytokinique peut expliquer la confusion. Le stress oxydant peut aussi affecter la perte dopaminergique. Cette étude confirme l’impact des affections systémiques sur l’évolution motrice des patients parkinsoniens incitant à une prise en charge rapide et optimale des évènements infectieux.
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 15:26

« Dépression : la piste de l'origine infectieuse »
Les Echos

Paul Molga indique dans Les Echos que « de nouveaux travaux suggèrent que la dépression est peut-être due à un germe latent. Un espoir pour les 20 millions de malades dans le monde ».
Le journaliste note ainsi que «
 c'est le pavé dans la marre que vient de lancer le Dr Turhan Canli, de la Stony Brook University de New York avec un article paru au début du mois dans la revue spécialisée « Biology of Mood and Anxiety Disorders » ».
« Se fondant sur plusieurs dizaines d'études scientifiques, le chercheur suggère que la dépression montre, par certains aspects, des signes cliniques semblables aux agressions microbiennes responsables de diverses infections, et notamment des infections intestinales : fatigue, perte d'appétit, manque de volonté, troubles du sommeil, humeur triste… », explique Paul Molga.
Le journaliste poursuit :
« Dans le pire des épisodes dépressifs, comme dans les infections les plus sévères, les patients peinent à prendre la plus insignifiante décision, se renferment et nourrissent des idées sombres.« L'apparition de ces signes précurseurs peut vouloir dire que le système immunitaire s'active », avance le chercheur sans préjuger de l'impact des facteurs exogènes, à commencer par ceux qui sont relatifs à la situation personnelle du malade ».
Paul Molga relève qu’« 
une étude, parmi les vingt-huit citées à l'appui de son hypothèse, était passée relativement inaperçue lors de sa publication en 2012 dans le « Journal of Clinical Psychiatry », sans doute parce qu'elle contredisait la théorie chimique généralement admise. Elle constate que la contamination par un certain parasite présent sous une forme latente chez 20% de la population - le protozoaire Toxoplasma gondii, agent de la toxoplasmose -, est corrélée à une augmentation très significative (jusqu'à sept fois plus) du risque de tentative de suicide chez les personnes infectées. Et, plus étonnant encore, que les propriétaires de chats, porteurs naturels du germe, sont surreprésentés au sein des dépressifs sévères ».
Le journaliste observe que «
 ces résultats abondent dans le sens d'autres expériences similaires ».

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 16:19

« Dépression : la piste de l'origine infectieuse »
Les Echos

Paul Molga indique dans Les Echos que « de nouveaux travaux suggèrent que la dépression est peut-être due à un germe latent. Un espoir pour les 20 millions de malades dans le monde ».
Le journaliste note ainsi que « c'est le pavé dans la marre que vient de lancer le Dr Turhan Canli, de la Stony Brook University de New York avec un article paru au début du mois dans la revue spécialisée « Biology of Mood and Anxiety Disorders » ».
« Se fondant sur plusieurs dizaines d'études scientifiques, le chercheur suggère que la dépression montre, par certains aspects, des signes cliniques semblables aux agressions microbiennes responsables de diverses infections, et notamment des infections intestinales : fatigue, perte d'appétit, manque de volonté, troubles du sommeil, humeur triste
… », explique Paul Molga.
Le journaliste poursuit : « Dans le pire des épisodes dépressifs, comme dans les infections les plus sévères, les patients peinent à prendre la plus insignifiante décision, se renferment et nourrissent des idées sombres.« L'apparition de ces signes précurseurs peut vouloir dire que le système immunitaire s'active », avance le chercheur sans préjuger de l'impact des facteurs exogènes, à commencer par ceux qui sont relatifs à la situation personnelle du malade ».
Paul Molga relève qu’« une étude, parmi les vingt-huit citées à l'appui de son hypothèse, était passée relativement inaperçue lors de sa publication en 2012 dans le « Journal of Clinical Psychiatry », sans doute parce qu'elle contredisait la théorie chimique généralement admise. Elle constate que la contamination par un certain parasite présent sous une forme latente chez 20% de la population - le protozoaire Toxoplasma gondii, agent de la toxoplasmose -, est corrélée à une augmentation très significative (jusqu'à sept fois plus) du risque de tentative de suicide chez les personnes infectées. Et, plus étonnant encore, que les propriétaires de chats, porteurs naturels du germe, sont surreprésentés au sein des dépressifs sévères ».
Le journaliste observe que « ces résultats abondent dans le sens d'autres expériences similaires ».

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:11

Enquête norvégienne sur le syndrome de fatigue chronique

L'origine du syndrome de fatigue chronique reste encore inexpliquée. Le manque de critères objectifs en rend le diagnostic difficile et incertain. Si les symptômes peuvent varier en intensité selon les patients, une fatigue persistante ou récidivante est toujours présente.


Plusieurs mécanismes étiologiques ont été évoqués, parmi lesquels une infection, un stress ou un traumatisme. Par exemple, une recrudescence de cas de syndrome de fatigue chronique a été notée à Bergen, en Norvège, en 2004, à la suite d'une épidémie de giardiase par contamination de l'eau. Une origine auto-immune est aussi suspectée.


Toutes ces incertitudes rendent difficiles l'évaluation de la prévalence et de l'incidence du syndrome de fatigue chronique.

Une étude norvégienne vient toutefois apporter quelques précisions. Cette enquête épidémiologique est basée sur les registres de données et a permis d'identifier 5 809 patients chez qui le diagnostic de syndrome de fatigue chronique a été porté entre 2008 et 2012.

L'incidence s'élève à 25,8 pour 100 000 personnes années, mais avec 3 fois plus de femmes atteintes que d'hommes.

Un élément retient particulièrement l'attention : l'incidence varie avec l'âge, avec 2 pics d'incidence, l'un entre 10 et 19 ans et l'autre entre 30 et 39 ans.
Les auteurs notent que leur étude est réalisée à partir de registres tenus par des services spécialisés et il se pourrait qu'elle sous-estime l'incidence réelle de la maladie, un certain nombre de diagnostics étant portés lors de consultations en soins primaires et donc non pris en compte dans ces registres.

Le recensement est basé sur le codage reporté sur les registres et ne tient pas compte du tout des critères de diagnostic.


Il n'en demeure pas moins que les deux pics d'incidence paraissent un élément intéressant pour les hypothèses étiologiques.

La prépondérance du diagnostic chez les femmes autorise à penser que les hormones prendraient part à l'affection. La puberté et les années qui la suivent sont des moments à vulnérabilité particulière pour le début de plusieurs maladies, notamment auto-immunes et psychiatriques.

De même, la période entre 30 et 39 ans est celle des grossesses, avec les modifications hormonales brutales qu'elles engendrent. Celles-ci pourraient avoir un impact au niveau du système nerveux.

Des mécanismes de ce type ont été évoqués dans la pathogénie de la fibromyalgie et pourraient être en cause aussi dans le développement du syndrome de fatigue chronique.


Mais les auteurs n'excluent pas l'hypothèse auto-immune. Les deux pics observés pourraient en effet aussi être liés à une première exposition à l'agent infectieux à l'adolescence (1er pic), suivie par la réactivation d'une infection latente (2ème pic).

Cette réactivation pouvant elle-même être favorisée par un choc, un stress chronique ou une grossesse.


Beaucoup de conditionnels donc pour une maladie qui laisse encore certains sceptiques.

Malgré des éléments intéressants fournis par cette étude, plusieurs questions restent en suspens sur ce syndrome de fatigue chronique qu'entourent pour l'instant plus de zones d'ombre que de certitudes.

Date de création : 17 oct 2014

 JIM
 17 oct 2014

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 20:33

Les antibiotiques pouvaient guérir 40% des patients souffrant de douleurs chroniques du dos

 
Les scientifiques saluent percée médicale par laquelle un demi-million souffrant britanniques pourraient éviter une chirurgie majeure et prendre des antibiotiques à la place

Femmes avec maux de dos

 
Les scientifiques du Danemark ont constaté que 20% à 40% des douleurs chroniques de la partie basse du dos a été causée par des infections bactériennes.   

Jusqu'à 40% des patients souffrant de douleurs chroniques du dos pourraient être guéris avec un traitement antibiotique plutôt que par la chirurgie, cette avancée médicale serait digne d'un prix Nobel nous dit un neuro chirurgien..

Chirurgiens du Royaume-Uni et d'ailleurs, ils examinent comment ils traitent leurs patients souffrant de douleurs chroniques du dos et les scientifiques ont découvert que bon nombre des pires cas étaient dus à des infections bactériennes.

La conclusion provoque un choc et signifie que des dizaines de patients atteints de douleurs lombaires implacables ne seront plus face à des opérations majeures, mais peuvent plutôt être guéris avec des cures d'antibiotiques coûtant quelques euros.

Un des chirurgiens de la colonne vertébrale les plus éminents du Royaume-Uni dit que la découverte était la plus grande qui soit, car il en a
été témoin dans sa vie professionnelle, et que son impact sur la médecine est digne d'un prix Nobel.

"C'est immense. Nous parlons probablement de la moitié de toute la chirurgie vertébrale pour ces douleurs dorsales, remplacée par la prise d'antibiotiques», a déclaré Peter Hamlyn, consultant et neurochirurgien à l'hôpital University College de Londres.

Hamlyn a opéré récemment le joueur de rugby Tom Croft, qui a été appelé pour la tournée d'été des Lions britanniques et irlandais le mois dernier après avoir raté la majeure partie de la saison pour une fracture cervicale.

Les spécialistes qui s'occupent de maux de dos ont longtemps reconnu que les infections en sont parfois la cause, mais ces cas ont été pris pour exceptionnelle. Cette réflexion a été bouleversée par des scientifiques de l'Université du Danemark qui ont trouvé que 20% à 40% des douleurs chroniques dorsales basse
s étaient causées par des infections bactériennes.

En Grande-Bretagne aujourd'hui, environ 4 millions de personnes peuvent s'attendre à souffrir de douleurs lombaires chroniques à un moment donné de leur vie. Ce dernier travail suggère que plus de la moitié, soit un million d'entre eux bénéficieraient de cures d'antibiotiques.

"Ce ne sera pas aider seulement des personnes souffrant de douleurs dorsales "normales", mais aussi de ceux qui présentent des douleurs aiguës ou subaiguës - et de ceux qui sont victimes de douleurs lombaires chroniques,"

 

Le Dr Hanne Albert, de l'équipe de recherche Danoise, a déclaré au Guardian que "Ce sont des gens qui vivent une vie sur la limite parce qu'ils sont terriblement handicapés par cette douleur.

 

Nous leur permettons un retour à une forme de normalité qu'ils ne auraient jamais envisagé."

Le Dr Claus Manniche, chercheur principal dans ce groupe, a déclaré que cette découverte est l'aboutissement de 10 années de travail acharné. "Cela a été dur. Il y a eu des hauts et des bas. C'est une ces questions que beaucoup de nos collègues ne comprenaient pas au début. Pour trouver ces bactéries nous nous sommes confrontés vraiment à l'opposition de tout ce qui avait été pensé jusqu'à cette date par  les recherches concernant ces maux de dos," at-il dit.

L'équipe danoise décrit son travail dans deux articles publiés dans l'European Spine Journal. Dans le premier rapport, ils expliquent comment les infections bactériennes se trouvent à l'intérieur des hernies discales et peuvent causer une inflammation douloureuse et de minuscules fractures dans les vertèbres environnantes.

Travaillant en collaboration avec des médecins de Birmingham, l'équipe danoise a examiné les tissus prélevés sur des patients pour rechercher des signes d'infection. Près de la moitié ont été testés positifs, et parmi ceux-ci, plus de 80% des biopsies réalisées étaient infectées par une bactérie appelée Propionibacterium acnes.

Ces microbes sont mieux connus pour provoquer l'acné.

Ils se cachent dans les racines des cheveux et dans les crevasses des espaces interdents, mais peuvent passer dans la circulation sanguine pendant le brossage des dents. Normalement, ils ne causent aucun dommage, mais la situation peut changer quand une personne souffre d'une hernie discale.

 

Pour guérir les dommages, le corps développe de petits vaisseaux sanguins dans le disque. Plutôt que d'aider, ce mécanisme favorise la pululation bactérienne à l'intérieur du disque, où elles se multiplient et provoquent une inflammation et des dommages graves des vertèbres voisines, ce qui apparaît sur une IRM.

Dans le second article, les scientifiques ont prouvé qu'ils pouvaient guérir ces maux de dos chronique avec un cure de 100 jours d'antibiotiques. Dans un essai randomisé, les médicaments réduit la douleur chez 80% des patients qui avaient souffert pendant plus de six mois et présentaient des signes de lésions vertèbrales prouvées par IRM.

Le Dr Albert a souligné que les antibiotiques ne seraient pas indiqués pour tous les maux de dos. La sur-utilisation des médicaments pourrait conduire à plus de bactéries résistantes aux antibiotiques, ce qui est  déjà un problème majeur dans les hôpitaux. Mais elle a également averti que même chez de nombreux patients ayant subi une chirurgie inefficace le traiutement par antibiotiques pourraient atténuer leurs douleurs.

«Nous devons passer au public, et éduquer les cliniciens, de sorte que les bonnes personnes puissent obtenir le bon traitement, et dans un délai de moins de cinq ans pour ne pas avoir à subir une chirurgie inutile," dit-elle.

Le Dr Hamlyn dit que les recherches futures devraient viser d'accroître le nombre de patients qui répondent aux antibiotiques, et d'accélérer le temps qu'il leur faut pour se sentir une amélioration, peut-être en utilisant des médicaments plus ciblés.

Le NHS dépense 480m € pour  la chirurgie rachidienne chaque année, dont la majorité présentent des maux de dos. Une opération mineure peut réparer une hernie discale, ce qui arrive lorsque qu'un disque de tissu mou entre dans l'os de la colonne vertébrale et provoque une protrusion qui appuie sur les nerfs voisins. Les chirurgiens ont simplement coupé la partie saillante du disque. Mais les patients qui souffrent de douleurs toute la journée et toute la nuit peuvent être sujets à des  opérations majeures visant à fusionner des vertèbres endommagées ou avoir des disques artificiels implantés.

"Il se peut que nous puissions économiser 250 millions de livres du budget du NHS en supprimant ces opérations inutiles.

 

Le prix du traitement antibiotique est seulement de quelques euros.

 

Il est spectaculairement différent du prix de la chirurgie. Je crois sincèrement qu'ils méritent un prix Nobel," dit le Dr  Hamlyn. D'autres chirurgiens de la colonne vertébrale ont rencontré le Dr Albert et en sont à revoir les procédures et protocoles qu'ils proposent à leurs patients.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 20:02

Pour la première fois, la Listeria a été prise en flagrant délit d'effraction dans des cellules intestinales.

Pascale Cossart et son équipe de l'Institut Pasteur ont découvert comment elle crochète leur serrure in vivo pour entrer en force.

«C'est une bactérie très astucieuse, affirme la chercheuse. Elle peut s'adapter à différents types cellulaires et aller infecter plusieurs endroits du corps.»

La seule bactérie d'origine alimentaire à pouvoir traverser les «trois barrières», celles de l'intestin, du placenta ou du cerveau, et à provoquer gastro-entérites, fausses couches ou méningites chez les personnes affaiblies.

«Il existe d'autres bactéries responsables d'infections d'origine alimentaire, continue Pascale Cossart, comme la salmonelle, mais elles n'arrivent pas jusqu'au cerveau.»

Son truc?

Une molécule passe-partout, l'internaline, qu'elle présente comme une clé devant toutes les cellules munies d'une «serrure», l'e-cadhérine.

«Nous savions que l'interaction entre la molécule bactérienne et l'e-cadhérine lui permettait de passer in vitro dans des cellules intestinales en culture, précise-t-elle. Mais il était important de savoir si ce que l'on avait mis en évidence dans une boîte en plastique était une étape clé de l'infection.»

C'est bien le cas. Sans son sésame, la bactérie administrée par voie orale à des cobayes ne parvient pas à tuer les animaux.  

«L'internaline lui permet donc de traverser la barrière intestinale, affirme la chercheuse.

Prochaine étape? Découvrir comment la bactérie arrive au placenta et au cerveau et comment les méningites et les maladies infectieuses se mettent en place.»

Pour trouver de nouveaux traitements lorsque ces bactéries seront résistantes aux antibiotiques.

 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 11:08
Dépression : des experts explorent la piste inflammatoire Par : Audrey Vaugrente Publié le 02 Décembre 2014 Trouver des signes d’inflammation : c’est la piste dans de nombreuses maladies psychiatriques. Les travaux du Pr Philippe Courtet sont récompensés par le prix Marcel Dassault. La tentative de suicide a-t-elle des origines biologiques ? C’est une partie des recherches menées par le Pr Philippe Courtet, professeur de psychiatrie à l’université de Montpellier (Hérault) et chercheur à l’Institut de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Ce spécialiste reçoit ce 2 décembre le prix du « Projet d’innovation » Marcel Dassault de la Fondation FondaMental. Elle récompense ses travaux sur la vulnérabilité aux conduites suicidaires. La dépression, une maladie infectieuse ? Avec la dotation qui accompagne le prix Marcel Dassault, le Pr Philippe Courtet compte lancer un essai d’un an sur 150 femmes. Des expérimentations diverses seront réalisées, ainsi que des prélèvements biologiques. « La recherche doit permettre à l’avenir de proposer des marqueurs cliniques et biologiques afin d’identifier précocement les sujets à haut risque de suicide », précise le chercheur dans un communiqué. Cette hypothèse est de plus en plus explorée en psychiatrie. Le Dr Turhan Canli, du département de psychologie à l’université de Stony Brook (New York), a récemment pris position sur le sujet. Dans la revue Biology of Mood and Anxiety Disorders, il estime que la dépression pourrait être une maladie infectieuse. Les symptômes sont très proches de ceux d’une maladie infectieuse courante : « Les patients souffrent d’une perte d’énergie; ils ont souvent du mal à se sortir du lit et perdent l’intérêt du monde qui les entoure », détaille le Dr Canli. Des anti-inflammatoires contre la schizophrénie ? En dehors du comportement des patients en dépression, c’est leur profil biologique qui intéresse Turhan Canli. « Des études sur les biomarqueurs inflammatoires dans la dépression majeure suggèrent fortement une origine liée à une maladie », écrit-il. En octobre dernier, une méta-analyse parue dans le JAMA Psychiatry a, en effet, conclu à un lien entre anti-inflammatoires et réduction de la dépression. En réalité, la piste inflammatoire enthousiasme l’ensemble des domaines de la psychiatrie. Schizophrénie, dépression, trouble bipolaire… les essais cliniques dans ce sens se multiplient. En octobre dernier, des chercheurs néerlandais ont suggéré que l’usage de traitements anti-inflammatoires (aspirine, oestrogènes, Fluimucil) peuvent améliorer l’efficacité des traitements antipsychotiques dans la schizophrénie. pourquoidocteur.fr
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:51

Pollution : le cerveau en danger De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais est touché par cet ensemble de maladies du développement regroupant l'autisme profond, les syndromes de Rett et d'Adoerger, etc. Le plus impressionnant n'est pas tant le chiffre lui-même que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant par le CDC. et à plus du double en moins d'une décennie. Au cours des 20 dernières années les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd'hui diagnostiqués "vingt à trente fois plus" que dans les années 1970. D'autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. L'hyperactivité et les troubles de l'attention touchaient selon les chiffres du CDC 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003 et est passé à 9,5% en 2007, puis a 11% en 2011. Aux USA, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement touchant le cerveau ou un autre organe. Voir l'article de Stéphane Foucart LE MONDE SCIENCE ET TECHNO 01.12.2014 http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/27/09/71/2012-2013/Juin-2013/Le-Monde-du-3-decembre-2014--pollution-du-cerveau-.pdf http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/libre/20141203/index.html?article_id=1186861

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 08:17
Une étude pilote visant à évaluer le traitement de l'infection cervicale à papillomavirus humain avec un composé de zinc-citrate (CIZAR®). Auteurs Kim JH1, Bae SN, Lee CW, Song MJ, Lee SJ, Yoon JH, Lee KH, Hur SY, Parc TC, Parc JS. Journal Gynecol Oncol. Aoû 2011; 122 (2): 303-6. doi: 10.1016 / j.ygyno.2011.04.026. Epub 2011 24 mai. Résumé OBJECTIF: Dans la présente étude, les effets thérapeutiques potentiels du composé de zinc-citrate (CIZAR®) chez les femmes infectées par le virus du papillome humain à haut risque (HR-HPV) ont été étudiés. Méthodes: Un total de 194 femmes diagnostiquées avec une infection HPV en utilisant la capture hybride (HC) pour le dosage, sans preuve de lésions de haut grade (HSIL squameuses intra-épithéliales) ou par test de Papanicolaou et colposcopie étaient pratiqués Parmi elles 76 femmes ont été traitées par deux fois hebdomadaires en auto administration d'une perfusion intra-vaginale de solution de citrate de zinc 0,5 mM contenant CIZAR® pendant 12 semaines et ont été évalués pour la clairance de l'infection HPV par rapport à 118 femmes sans traitement (groupe témoin). Résultats: Les 12 semaines de citrate de zinc en solution ont conduit à l'élimination de HR-HPV dans 49/76 (64,47%) des patientes par rapport à l'élimination spontanée pour 15,25% (18/118) dans le groupe témoin (p = 0,000). En analyse la régression par ces 12 semaines de citrate de zinc en solution il y a une réduction du risque d'infection persistante HPV significative (OR 0,079; IC à 95% de 0,039 à 0,165; p = 0,000). CONCLUSION: Les résultats de cette étude ont montré pour la première fois que le traitement par perfusion intra-vaginale d'un composé de zinc-citrate (CIZAR®) peut se traduire par l'élimination de l'infection par le HPV du col de l'utérus. Copyright © 2011 Elsevier Inc. Tous droits réservés. A pilot study to investigate the treatment of cervical human papillomavirus infection with zinc-citrate compound (CIZAR®). Authors Kim JH1, Bae SN, Lee CW, Song MJ, Lee SJ, Yoon JH, Lee KH, Hur SY, Park TC, Park JS. Author information Journal Gynecol Oncol. 2011 Aug;122(2):303-6. doi: 10.1016/j.ygyno.2011.04.026. Epub 2011 May 24. Affiliation Abstract OBJECTIVE: In the present study the potential therapeutic effects of zinc-citrate compound (CIZAR®) in women infected with high-risk human papillomavirus (HR-HPV) was investigated. METHODS: A total of 194 women diagnosed with HR-HPV infection using the Hybrid capture (HC) II assay with no evidence of high grade squamous intraepithelial lesions (HSIL) or worse by Pap smear and colposcopy were enrolled. Among them, 76 women were treated by twice weekly self administered intra-vaginal infusion of 0.5 mM zinc citrate solution containing CIZAR® for 12 weeks and were evaluated for clearance of the HR-HPV infection compared to 118 women without treatment (Control group). RESULTS: The 12 weeks zinc citrate solution treatment resulted in the elimination of HR-HPV in 49/76 (64.47%) patients compared to the spontaneous clearance of 15.25% (18/118) in the control group (p=0.000). By logistic regression analysis, the 12 week zinc citrate solution treatment reduced the risk of persistent HR-HPV infection significantly (OR 0.079; 95% CI 0.039-0.165; p=0.000). CONCLUSION: The results of this study showed for the first time that treatment with intra-vaginal infusion of a zinc-citrate compound (CIZAR®) can result in elimination of HR-HPV infection from the uterine cervix. Copyright © 2011 Elsevier Inc. All rights reserved.
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