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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:37

Lyme : les tiques attaquent aussi en ville

Il n’y a pas que dans les bois, que l’on peut se faire mordre par une tique, vecteur de la maladie de Lyme.

Le problème s'étend désormais aux zones urbaines.

Les maladies transmises par les tiques, Lyme en tête, représentent un problème majeur pour la santé humaine et animale dans le monde. Ixodes ricinus est une tique des forêts mélangées, qui est le vecteur d’agents de maladies virales, bactériennes et de protozoaires en Europe (zoonoses).

Les tiques transmettent par exemple le virus de l’encéphalite à tiques ou la bactérie Borrelia burgdorferi, l'agent responsable de la borréliose de Lyme.

On sait que les tiques sont à craindre lors des balades en forêt, ce qui conduit à se protéger en randonnée, mais nous devrions aussi faire attention en ville d'après des chercheurs anglais.

Des tiques urbaines portent les bactéries Borrelia burgdorferi et B. miyamotoi Pendant trois saisons (printemps, été, automne) en 2013-2014, des chercheurs britanniques ont récolté des tiques dans les pelouses, dans les bois et leurs abords, dans une zone urbaine de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre.

Des tiques ont été trouvées dans plus de la moitié des 25 sites suivis.

La présence et l’activité de la tique Ixodes ricinus étaient significativement plus élevées dans les abords des bois.

La bactérie Borrelia a été recherchée chez les tiques. Les bactéries B. garinii et B. valaisiana étaient les plus souvent détectées. B. garinii a été trouvée dans 42 % des tiques tandis que 36 % étaient infectées par B. valaisiana.

Mais les scientifiques ont aussi trouvé chez les tiques urbaines les deux pathogènes qui posent des problèmes de santé publique : l’ADN de Borrelia burgdorferi a été détecté dans 18,1 % des jeunes tiques récoltées dans les 25 sites entre 2013 et 2014.

Deux tiques étaient également positives pour le nouveau pathogène émergent B. miyamotoi.

Le nombre de tiques infectées par B. burgdorferi était plus important en 2014 qu’en 2013.

Les tiques étaient actives pendant les trois saisons d’étude, mais surtout au printemps.

Par conséquent, la transmission de Borrelia peut se faire dans des espaces verts urbains féquentés.

Les oiseaux et les chiens pourraient jouer un rôle dans le déplacement des tiques dans les habitats urbains.

En effet, dans cette étude, beaucoup de sites étudiés étaient sur des voies empruntées par les chiens et leurs maîtres.

En Europe, les tiques sont bien présentes en ville En 2014, un ensemble de chercheurs de différents pays européens (Italie, Allemagne, Suisse, France, République tchèque, Hongrie, Slovaquie) a étudié la tique Ixodes ricinus et les pathogènes qu’elle transmet en zone urbaine et péri-urbaine, en Europe. Cette recherche s’inscrivait dans le cadre du projet européen EDENext.

Des populations abondantes de tiques ont été observées dans des zones urbaines vertes en Europe, ce qui peut augmenter le risque d’exposition des humains et des animaux domestiques à des tiques pouvant être infectées.

Dans les habitats urbains, les rongeurs, hérissons, oiseaux, lézards, chiens, chats, et dans les zones péri-urbaines les renards, chevreuils, sangliers, jouent un rôle majeur dans le maintien de réservoirs de tiques et donc de bactéries pathogènes associées.

Dans les villes européennes, les parcs publics, les jardins, les aires de loisirs et les cimetières sont des endroits où les hommes et les animaux domestiques peuvent rencontrer des tiques.

L’adaptation des animaux sauvages à l’environnement urbain peut aussi conduire à une augmentation des contacts avec les humains et donc du risque d’exposition à des agents pathogènes.

Conclusion : si vous promenez régulièrement un animal ou vous rendez dans les parcs et jardins de votre ville, pensez à adopter les mêmes précautions qu'à la campagne, notamment à bien examiner votre peau et celle de vos enfants à la recherche de tiques.

Pour en savoir plus sur la maladie de Lyme, lisez :

Maladie de Lyme : l'épidémie qu'on vous cache

Sources Hansford KM, Fonville M, Gillingham EL, Coipan EC, Pietzsch ME, Krawczyk AI, Vaux AG, Cull B, Sprong H, Medlock JM. Ticks and Borrelia in urban and peri-urban green space habitats in a city in southern England. Ticks Tick Borne Dis. 2016 Dec 21. pii: S1877-959X(16)30279-5. doi: 10.1016/j.ttbdis.2016.12.009. Rizzoli A, Silaghi C, Obiegala A, Rudolf I, Hubálek Z, Földvári G, Plantard O, Vayssier-Taussat M, Bonnet S, Spitalská E, Kazimírová M. Ixodes ricinus and Its Transmitted Pathogens in Urban and Peri-Urban Areas in Europe: New Hazards and Relevance for Public Health. Front Public Health. 2014 Dec 1;2:251. doi: 10.3389/fpubh.2014.00251. eCollection 2014.

Par Lanutrition.fr Publié le 14/02/2017 Mis à jour le 10/03/2017

Lyme : les tiques attaquent aussi en ville.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:21

Un point complet sur la maladie de Lyme, avec le Dr Richard Horowitz

Le Dr Richard Horowitz est l’auteur de "Soigner Lyme et les maladies chroniques inexpliquées", le livre de référence pour le diagnostic et le traitement de cette maladie transmise par les tiques.

Il explique ici pourquoi Lyme est si difficile à diagnostiquer et à traiter, et donne ses conseils.

Richard Horowitz, que doit-on faire si on est mordu par une tique ?

Dr Richard Horowitz : Le traitement dépend de quelle tique vous a mordu et de combien de temps elle est restée accrochée.

Les femelles des tiques trouvées sur les cervidés (Ixodes scapularis aux USA et Ixodes ricinus en Europe) sont aujourd’hui porteuses d’un grand nombre de bactéries, virus et parasites.

Ainsi, il suffit d’une morsure de 15 minutes pour être infecté par le virus de Powassan.

Il est donc conseillé d’ôter toute tique découverte le plus vite possible, soit avec une pince à épiler, soit à l’aide de ces petits crochets spéciaux que l’on glisse entre la peau et la tique avant de tourner pour retirer le parasite en entier, tête comprise.

Éventuellement, la placer dans un flacon ou un sac en plastique avec un brin d’herbe pour la faire analyser ultérieurement par un laboratoire spécialisé.

En effet, toutes les tiques ne sont pas infectées par Borrelia burgdorferi, le microbe qui provoque la maladie de Lyme.

Faut-il attendre l’apparition de la rougeur caractéristique avant de voir un médecin, ou au contraire se faire prescrire des antibiotiques ?

Lesquels ? Combien de temps ?

Aux États Unis, environ la moitié des patients mordus par une tique ne présente aucun érythème et seulement moins de 25 % d’entre eux ont l’aspect caractéristique d’une cible (érythème migrant ou EM).

Il s’agit parfois d’une éruption cutanée rouge qui s’étend et ressemble à une infection cutanée (cellulite) ou une morsure d’araignée.

Si vous habitez une région où la maladie de Lyme est endémique et si vous découvrez une tique accrochée depuis plusieurs heures, je vous conseille de consulter rapidement un médecin pour qu’il vous prescrive un traitement par doxycycline, que vous présentiez l’éruption cutanée caractéristique ou pas. Cet antibiotique traite la majorité des infections transmises par les tiques. Je le prescris généralement à raison de 100 à 200 mg, 2 fois par jour, pendant quatre semaines au maximum.

On peut également utiliser une céphalosporine de seconde génération telle que le céfuroxime chez l’enfant de moins de 12 ans dont la dentition adulte n’est pas complète (les tétracyclines risquent d’altérer la couleur des dents), et chez les personnes qui travaillent à l’extérieur et sont exposées au soleil (les tétracyclines peuvent provoquer une hypersensibilité aux rayons UV et déclencher de graves coups de soleil).

La posologie dépendra du poids du patient.

Elle peut aller de 250 mg, 2 fois par jour chez l’enfant (moins chez les bébés), à 500 mg, 2 fois par jour chez l’adulte.

Si vous tombez malade en dépit de la prise d’antibiotiques contre la maladie de Lyme, c’est que le médicament n’était pas actif sur toutes les infections transmises par la tique et des examens complémentaires seront nécessaires.

Les morsures de tiques sont-elles le seul vecteur d’infection de Lyme ?

Qu’en est-il de la transmission par rapports sexuels ?

Des transfusions ?

Le principal mode de transmission de la maladie de Lyme est la morsure de tique.

Cependant, de récentes études ont montré que Borrelia burgdorferi pouvait être retrouvée dans le sperme et les sécrétions vaginales.

La transmission par voie sexuelle est donc probable, mais nos informations sont insuffisantes à ce jour pour en déterminer la fréquence.

Il faudrait mettre en place des études complémentaires.

Ce que nous savons, c’est qu’à l’instar de la babésiose (maladie ressemblant au paludisme) et la bartonellose (variante de la maladie des griffes du chat que l’on retrouve chez les tiques), la maladie de Lyme peut être transmise au fœtus par sa mère, entraînant alors maladie fœtale et/ou décès.

Il est également démontré que l’anaplasmose et la babésiose sont transmissibles par voie sanguine (transfusions).

Il convient donc de faire particulièrement attention à ces différents modes de contamination si nous souhaitons protéger les populations des effets dévastateurs des maladies transmises par les tiques.

Comment en êtes-vous venu à soigner les patients atteints de Lyme ?

À la fin de mes études de médecine à l’université libre de Bruxelles, en Belgique, je suis revenu aux États Unis et j’ai fait mes trois années d’internat dans un service de médecine interne de l’hôpital d’Elmhurst, dans le quartier du Queens.

J’ai ensuite déménagé à Hyde Park, à deux heures au nord de New York, où l’on m’avait proposé un poste de directeur médical adjoint au Vassar Brothers Hospital.

À l’époque, je ne m’étais absolument pas rendu compte que je m’installais dans l’une des régions américaines à plus forte densité de maladie de Lyme (ML).

Je m’en suis vite aperçu lorsque j’ai reçu plusieurs nouveaux patients atteints de ML par jour.

Beaucoup s’amélioraient après un traitement précoce, mais certains développaient des symptômes chroniques persistants : fatigue écrasante, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, problèmes de mémoire.

Mes maîtres m’ont toujours encouragé à rechercher l’origine des problèmes. J’ai donc entamé un long voyage pour découvrir les raisons du mauvais état chronique de ces patients.

Vingt-sept ans plus tard, après avoir soigné plus de 12000 patients provenant de toutes les régions des États Unis et d’Europe, j’ai compris que ces personnes continuaient à être malades après avoir été soignées pour une ML pour de nombreuses raisons.

J’appelle cette pathologie le syndrome infectieux multisystémique de Lyme ou SIMS-ML.

Le SIMS regroupe seize pathologies potentiellement concomitantes qui contribuent à la persistance des symptômes de certains patients souffrant de ML.

Comment approcher ce syndrome ?

Par ma grille d’évaluation des SIMS, dont le premier point concerne les infections. De nos jours, les tiques sont porteuses de nombreuses infections bactériennes, virales et parasitaires, qu’elles inoculent en même temps que Borrelia burgdorferi, la bactérie responsable de la ML.

Les patients souffrant de co-infections sont beaucoup plus malades et moins sensibles aux traitements conventionnels.

De plus, certaines co-infections sont difficiles à dépister avec les analyses sanguines habituelles.

Les patients qui présentent un SIMS-ML possèdent souvent aussi des signes de dysfonctionnement immunitaire, d’inflammation, d’intoxication par des toxiques environnementaux et/ou des métaux lourds, de troubles de la détoxification, de carences nutritives, d’anomalies hormonales, de troubles du sommeil, de dysfonctionnement mitochondrial, d’allergies et d’hypersensibilités alimentaires, de dégradation de l’état général avec perturbation du système nerveux autonome (qui régit le rythme cardiaque, la tension artérielle et le système digestif).

Chacun de ces facteurs peut induire la chronicisation de la maladie.

De nombreux médecins restent fidèles au postulat de Pasteur comme quoi il y aurait une seule cause à chaque maladie.

Cependant, ceci ne s’applique pas aux patients atteints d’un SIMS-ML.

Combien de personnes sont atteintes par la maladie de Lyme aux États-Unis ?

Le CDC (centre d’épidémiologie américain) s’est récemment aperçu que le nombre de cas de ML aux États-Unis était dix fois plus important qu’on ne le pensait. Le chiffre officiel est passé de 30000 cas en 2012 à 300000 nouveaux cas par an actuellement.

Et encore, l’incidence réelle est sans doute plus élevée puisque le CDC a signalé que 0,3 % de la population américaine était atteinte cette année-là, ce qui donnerait une incidence plus proche des 900000 nouveaux cas par an (en 2012, la population des États-Unis était supérieure à 300 millions).

La prévalence réelle de la ML aux États-Unis est d’autant moins bien reflétée que les chiffres cités n’incluaient pas les résultats de tous les laboratoires effectuant des dépistages de MVT et que l’échantillon n’était pas représentatif pour les états ou la ML est endémique, l’État de New York, par exemple.

Autre cause de sous-estimation : le protocole d’analyses en deux étapes qu’ils ont utilisé (un test ELISA, suivi d’un Western Blot) dont l’insensibilité est notoire et qui est réputé passer à côté de la moitié des cas de ML.

Enfin, l’enquête n’a pas tenu compte des autres souches de Borrelia qui déclenchent des maladies similaires à la ML (Borrelia miyamotoi, par exemple).

Pas plus qu’elle n’a tenu compte des co-infections et des diagnostics erronés de syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie et de SEP.

J’estime donc que le nombre de nouveaux cas aux États Unis se situe entre un et deux millions de personnes par an.

Et en Europe ?

L’incidence réelle est difficile à déterminer pour l’Europe puisque de nombreux pays ne recherchent pas efficacement cette maladie ou utilisent des méthodes de dépistage défectueuses.

Il existe de nombreuses souches de Borrelia en France et à travers l’Europe : Borrelia burgdorferi stricto sensu aux USA, en Europe et en Afrique du Nord ; Borrelia afzelii en Europe et en Asie, plusieurs sérotypes de Borrelia garinii en Europe, Asie et Afrique du Nord, Borrelia valaisiana, Borrelia lusitaniae au Portugal, en Italie et en Afrique du Nord, et Borrelia spielmanii aux Pays-Bas, en Allemagne, en Hongrie et en Slovaquie.

On ne peut pas demander à un test Western blot qui utilise une seule souche de Borrelia (cas le plus habituel) de déceler toutes ces souches différentes.

Lorsque je viens parler en Europe, je suis toujours étonné et attristé par le nombre de personnes qui souffrent de MVT dans des pays tels que la France, la Belgique et la Norvège.

Ces patients me racontent tous la même chose.

Voilà des années qu’ils sont malades et errent de médecin en médecin à la recherche d’un diagnostic alors qu’en fin de compte ils souffrent d’une ML avec co-infections transmises par les tiques. Il est urgent que chaque gouvernement européen mette en place un plan spécifique d’examen des tiques et détermine l’incidence réelle de ML et de MVT dans son pays.

Qu’est-ce qui rend cette maladie si difficile à diagnostiquer et à traiter ?

Comme je l’ai dit, les tiques peuvent être infectées par plusieurs souches de Borrelia.

Plus de 100 souches différentes ont été dénombrées aux États Unis et plus de 300 au niveau mondial.

Toutes ne peuvent pas être détectées par les tests sanguins standards.

Les services de santé de l’État de New York et le CDC ont mené à bien une étude qui a révélé que plus de 81% des patients qui n’avaient jamais présenté d’érythème migrant caractéristique n’étaient pas détectés par le protocole conventionnel de dépistage en deux temps.

Les co-infections transmises par les tiques sont aussi responsables de la chronicisation de nombreux patients et leur dépistage est également peu fiable.

Ces infections restent souvent non détectées parce que les analyses standards ne sont pas assez sensibles pour déceler la présence de ces micro-organismes qui sont capables de se cacher du système immunitaire.

Les patients continuent à être malades en dépit d’antibiothérapies apparemment adéquates parce que beaucoup de ces co-infections persistent et provoquent inflammation et dysfonctionnement immunitaire.

Ces infections déclenchent la libération de molécules appelées cytokines qui sont responsables de nombre des symptômes observés en cas de ML, notamment la fatigue, les douleurs musculaires et articulaires, les troubles de la mémoire et de l’attention ainsi que les troubles de l’humeur.

Si nous ne traitons pas simultanément les trois « I » (infection, immunité et inflammation), les patients ne guériront pas.

Enfin, la majorité des médecins nient l’existence de causes plurifactorielles et ignorent le concept de SIMS.

C’est un peu comme si un patient venait consulter pour une douleur au pied, provoquée par la présence de 16 clous.

Si vous ne retirez pas tous les clous, le patient n’ira pas mieux.

Vous trouverez dans mon livre le détail des 16 facteurs concomitants pouvant favoriser la chronicisation.

Quels sont les symptômes les plus fréquents quand on a Lyme ?

La majorité des patients souffrant de ML se plaignent de troubles multisystémiques, c’est-à-dire qu’ils présentent de nombreux symptômes simultanément.

Les plus fréquents sont la fatigue, les douleurs articulaires, musculaires ou neurologiques s’exprimant régulièrement dans différentes parties du corps, les maux de tête, une raideur de la nuque, une hypersensibilité au bruit et à la lumière, des étourdissements, des troubles de la mémoire et de l’attention, des troubles du sommeil dont des difficultés d’endormissement ou des réveils en milieu de nuit, ainsi que des problèmes psychiatriques (particulièrement dépressions, angoisses, TOC et psychoses).

Ces symptômes vont et viennent de façon irrégulière, certains jours étant meilleurs que d’autres.

Chez les femmes, ils sont souvent aggravés à certains moments du cycle menstruel (juste avant, pendant ou après les règles). Ils sont aussi parfois aggravés ou soulagés par la prise d’antibiotiques.

Ceci est dû au fait que la destruction de la bactérie par les antibiotiques peut donner lieu à une exacerbation passagère des symptômes que l’on appelle « réaction de Jarish-Herxheimer ».

Lorsque le patient souffre de babésiose, une maladie proche du paludisme, il se plaindra également de sueurs abondantes jour et nuit, de frissons, de toux inexpliquée avec respiration de Kussmaul (où le patient a beaucoup de mal à reprendre son souffle).

Les personnes qui souffrent en même temps d’une ML et d’une babésiose sont beaucoup plus sévèrement atteintes et rebelles aux traitements standards.

Si les tests biologiques ne sont pas fiables, comment savoir si on est atteint ?

Le diagnostic de la maladie de Lyme est essentiellement clinique et nul ne devrait se fier exclusivement aux analyses sanguines comme le recommande aux Etats-Unis le CDC.

Je veux dire que c’est au médecin de repérer les symptômes caractéristiques de ML et d’écarter les autres pathologies possibles si les analyses sanguines s’avèrent négatives.

Vous trouverez dans mon livre un bon moyen d’évaluer la probabilité d’avoir une ML ou une MVT. Il s’agit du questionnaire SIMS-ML de Horowitz.

Répondre au questionnaire SIMS-ML de Horowitz

Nous l’avons récemment validé pour la seconde fois chez plus de 500 patients et les chercheurs de l’université de New Paltz l’ont déclaré valide et utile comme outil de dépistage.

Un score total supérieur à 46 indique une forte probabilité de maladie vectorielle à tique.

Si l’on effectue alors des analyses sanguines chez un laboratoire fiable (aux États-Unis, par exemple, IgeneX utilise plus d’une souche de Borrelia), et si l’on étudie les bandes du Western Blot (chaque bande représente une protéine précise de la surface du microbe) on peut déterminer la probabilité d’exposition : pour la maladie de Lyme, ce sont les bandes 23, 31, 34, 39, et 83/93 qui sont intéressantes.

L’administration du questionnaire, l’écartement d’autres pathologies possibles et la recherche de protéines spécifiques sur le Western Blot devraient permettre d’établir ou d’écarter le diagnostic de façon assez fiable.

Vous faites un lien entre des maladies comme la fatigue chronique, la fibromyalgie, des maladies auto-immunes comme la polyarthrite et Lyme.

Cela voudrait dire que dans de nombreux cas, ces patients sont en réalité infectés par des bactéries transmises par les tiques ?

Dans quelles proportions et comment savoir ?

D’après mon expérience personnelle, la majorité des patients souffrant de syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, ou de pathologies auto-immunes de type polyarthrite rhumatoïde, SEP ou lupus, présentent plusieurs étiologies concomitantes, plusieurs choses les rendent malades.

Il s’agit notamment d’infections bactériennes, virales, parasitaires et fongiques ainsi que de nombreux autres facteurs que vous trouverez sur la grille d’évaluation des SIMS : intoxication par toxines environnementales de type métaux lourds ou moisissures, problèmes de détoxification, allergies et hypersensibilités alimentaires, dysbioses intestinales, troubles du sommeil, carences nutritionnelles, dysfonctionnements mitochondriaux, troubles hormonaux et dysfonctionnement du système nerveux autonome.

Tous ces facteurs renforcent la fatigue, la douleur, les problèmes de mémoire ainsi que les troubles du sommeil et de l’humeur.

Ainsi, soit le patient n’a jamais vraiment souffert d’un trouble auto-immun mais plutôt d’un SIMS-ML, soit il a présenté un trouble auto-immun, s’est fait mordre par une tique et plusieurs des symptômes énumérés ci-dessus ont contribué à aggraver son état.

Il existe des marqueurs spécifiques au lupus (anticorps dirigés contre l’ADNdb) et à la polyarthrite rhumatoïde (peptide cyclique citrulliné).

Le clinicien doit demander ces dosages afin de déterminer si le patient souffre réellement d’une maladie auto-immune ou pas.

Les choses se compliquent avec la SEP, que la ML imite à la perfection !

On retrouve des modifications de la matière blanche à l’IRM cérébrale et des augmentations du taux de certaines protéines spécifiques dans le LCR lors des deux maladies. Il serait donc intéressant que les divers spécialistes (neurologues, rhumatologues) travaillent en association avec un médecin spécialiste en ML lorsqu’ils rencontrent des difficultés diagnostiques.

Comment y voir plus clair quand on est concerné ?

La grille de diagnostic différentiel en 16 points fait ressortir les différents problèmes médicaux qui peuvent être concomitants et contribuer à la maladie chronique.

Les patients qui se plaignent de fatigue, maux de tête, insomnies, douleurs articulaires et musculaires, troubles de l’humeur et/ou problèmes de mémoire et d’attention, qu’ils proviennent d’une ML ou non, tireront souvent bénéfice de l’utilisation de la grille d’évaluation des SIMS pour explorer les 16 facteurs potentiellement responsables de leurs symptômes.

Par exemple, une personne souffrant de fatigue, maux de tête, palpitations, étourdissements, tremblements et irritabilité en milieu d’après-midi souffre peut-être d’hypoglycémie postprandiale avec des fluctuations de la glycémie qui seront éliminées par de simples changements alimentaires.

La même personne peut aussi présenter une tension artérielle basse qui impose une augmentation du sel et des liquides dans la ration alimentaire.

Tant que l’hypoglycémie et l’hypotension n’auront pas été traitées correctement, les symptômes perdureront. Il semble donc raisonnable d’examiner tous les facteurs de la grille d’évaluation des SIMS pour voir lesquels sont présents et contribuent à l’état chronique.

En cas de maladie de Lyme ou autre MVT, de nombreux patients seront améliorés en soignant les infections bactériennes et parasitaires chroniques tout en rééquilibrant les hormones et en améliorant leur détoxification de substances chimiques environnementales.

C’est particulièrement vrai de ceux chez qui les traitements classiques ont échoué. Nous devons changer la façon dont nous appréhendons la maladie chronique et la santé.

Quels sont les traitements les plus efficaces pour vaincre ces infections ?

Combien de temps faut-il traiter un patient lorsque la maladie est chronique. Peut-on espérer une guérison totale ?

Le spirochète responsable de la ML peut prendre plusieurs formes : spiralée à paroi, kystique, ou encore intracellulaire. Il peut également exister en biofilm.

Il nous faut donc des antibiotiques et des plantes efficaces contre toutes ces formes différentes si nous voulons améliorer l’état clinique de nos patients.

Ainsi, il m’arrive d’associer un médicament contre les formes spiralées tel que la pénicilline, un produit antikystique tel que le Plaquenil (hydroxychloroquine) avec un antibiotique intracellulaire tel que la roxithromycine et de la serrapeptase qui pénètre les biofilms, pour former un protocole thérapeutique exhaustif contre la maladie de Lyme.

Cependant, si la ML est associée à une babésiose et/ou une bartonellose (infection intracellulaire) j’adopterais un autre protocole avec deux antibiotiques intracellulaires (doxycycline + rifampicine, par exemple) un traitement antipaludéen (Malarone = atovaquone+proguanil) et des plantes antipaludéennes (artémisine) pour plus d’efficacité.

Chaque individu sera traité différemment, mais, en moyenne, un patient qui souffre de ML depuis des années aura besoin de plusieurs mois, ou années, de traitement.

Ce dernier associera antibiotiques et phytothérapie, avec un soutien immunitaire, nutritif et détoxifiant à long terme.

La guérison complète, avec élimination de toute infection, peut s’avérer impossible chez les personnes qui ont souffert de ML chronique depuis des années.

Cependant, l’utilisation du modèle SIMS permettra tout de même d’améliorer leur qualité de vie et ils se sentiront mieux. Dans votre livre, vous expliquez qu’en cas d’échec, le médecin doit explorer d’autres voies, comme l’intoxication aux métaux lourds.

Cette intoxication est-elle répandue, et quels sont les métaux lourds les plus souvent en cause ?

Nous sommes tous exposés quotidiennement à des centaines de toxines environnementales, notamment les polychlorobiphényles (PCB), les dioxines, les plastiques, les solvants organiques volatils (SOV) et les métaux lourds.

Les analyses de mes patients reviennent souvent positives pour des métaux lourds tels que le mercure, le plomb, l’arsenic, le cadmium ou l’aluminium.

Or, un empoisonnement aux métaux lourds comme le mercure imite les symptômes d’une ML et contribue à la résistance des symptômes.

Certains patients sont plus sensibles que d’autres à ces métaux qui participent à la fatigue, au dysfonctionnement immunitaire, aux douleurs musculaires, articulaires et nerveuses, aux problèmes de mémoires et aux troubles psychiatriques.

Des patients qui ne répondent pas aux antibiotiques s’améliorent parfois lorsque l’on retire ces métaux lourds et ces toxines de leur organisme.

Associé aux protocoles de chélation, le glutathion doit être envisagé chez les patients en échec thérapeutique car il a souvent un effet clinique positif.

À qui s’adresse votre livre : patients ou médecins ?

J’ai conçu mon livre autant pour les patients que pour mes confrères.

Tous les termes médicaux sont expliqués pour que le grand public puisse les comprendre.

À la fin du livre, une partie entière destinée aux médecins est consacrée aux posologies des différents traitements pharmaceutiques et phytothérapeutiques que j’ai utilisés pour soigner mes patients.

Étant donné que nous nous trouvons en pleine épidémie (la ML est la principale maladie vectorielle à tiques, ou MVT, dans le monde entier), sans test de dépistage sanguin fiable et vu la capacité de la ML à se présenter comme un syndrome de fatigue chronique, une fibromyalgie ou une pathologie auto-immune telle que la sclérose en plaques (SEP), il importe d’éduquer aussi bien les praticiens que les patients.

Ce sont les controverses quant au diagnostic et au traitement de la ML et de ses pathologies connexes qui m’ont poussé à écrire ce livre pour expliquer les éléments scientifiques et raconter comment j’ai réussi à aider des patients chez qui les traitements conventionnels avaient échoués.

Mon modèle diagnostic et thérapeutique est étayé par des centaines de références scientifiques énumérées à la fin du livre.

L’édition en français de ce livre me permet de partager toutes ces informations avec les personnes vivant en Europe et au Québec.

Est-il possible pour des patients français, belges, suisses ou canadiens de vous consulter ?

En l’espace de vingt-sept ans, j’ai soigné plus de 12000 patients souffrant de ML chronique et provenant de toutes les régions des États Unis et d’Europe.

Je suis enchanté que mon livre soit maintenant disponible pour tous les médecins et patients francophones mais même quand ce n’était pas le cas, de nombreux patients francophones sont venus me voir de Belgique, de Suisse, de France et du Canada pour que je confirme leur diagnostic et que je les soigne.

Je donne des conférences sur l’approche SIMS-ML en France et en Europe afin que les médecins puissent utiliser mon modèle pour aider leurs patients européens.

Propos recueillis par Sylviane Passard - Traduction : Anne Pietrasik

Pour aller plus loin : Soigner Lyme et les maladies chroniques inexpliquées, par le Dr Richard Horowitz

Par Lanutrition.fr Publié le 07/10/2014 Mis à jour le 13/04/2017

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 11:17

Étude relie les microbes intestinaux à l'inflammation liée à l'âge

12 avril (UPI)

De nouvelles recherches avec des souris par l'Université McMaster au Canada suggèrent que les microbes intestinaux peuvent conduire à une inflammation liée à l'âge et à un décès prématuré.

Les chercheurs ont constaté que les déséquilibres dans la composition des microbes intestinaux chez les souris plus anciennes font que les intestins se fauchent et libèrent des produits bactériens qui déclenchent une inflammation, nuisent à la fonction immunitaire et réduisent la durée de vie.

L'inflammation peut rendre les adultes plus âgés plus sensibles aux infections, aux maladies chroniques comme la démence et aux maladies cardiovasculaires, et la mort précoce.

Les chercheurs ont étudié les effets de l'inflammation en élevant des souris dans des environnements sans germes et les ont comparés à des souris élevées dans des conditions classiques.

Les souris sans germe n'ont pas montré d'augmentation de l'inflammation due à l'âge et une plus grande proportion vivait plus longtemps que les souris dans le cadre conventionnel.

L'augmentation des taux de cytokines pro-inflammatoires, telles que le facteur de nécrose tumorale ou le TNF, dans le sang et les tissus, est liée à l'âge et les chercheurs ont constaté que les souris sans germe n'avaient pas augmenté le TNF avec l'âge.

«À ce jour, les seules choses que vous pouvez faire pour réduire votre inflammation associée à l'âge sont de manger une alimentation saine, d'exercer et de gérer les conditions inflammatoires chroniques au mieux de votre capacité»,

Dawn Bowdish, professeur de pathologie et de médecine moléculaire chez McMaster Université, a déclaré dans un communiqué de presse.

"Nous espérons que dans l'avenir, nous pourrons utiliser des drogues ou des pré ou probiotiques pour augmenter la fonction de barrière de l'intestin pour garder les microbes à leur place et réduire l'inflammation associée à l'âge et toutes les mauvaises choses qui l'accompagnent. "

L'étude a également montré que les souris dans le milieu conventionnel qui ont été traitées avec des médicaments anti-TNF ont réduit les changements liés à l'âge dans le microbiome.

Étude relie les microbes intestinaux à l'inflammation liée à l'âge.
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:09

Cassis : Formation sur LA MALADIE DE LYME CHRONIQUE ET CO-INFECTIONS Le 22 Avril à Cassis PAR LA CLINIQUE BCA ( AUGSBURG CENTRUM BORRELIA)

Dirigée par le Docteur Carsten Nicolaus

Deux programmes en simultané:

Formation pour les professionnels de santé journée d’information pour les malades

Le Docteur CARSTEN NICOLAUS directeur de la clinique BCA d’Augsburg (Borrelia Centrum Augsburg) donnera une formation de phytothérapie et antibiothérapie.

Cette formation s’adresse aux médecins, naturopathes, et autres professionnels qui souhaitent acquérir les connaissances dans les traitements de la maladie de lyme chronique .

Journée d’information pour les malades Avec le Dr Carsten Nicolaus de la clinique BCA symptômes, diagnostic, traitements naturels , antibiotiques, analyses

Le 22 Avril à Cassis.

Formation sur LA MALADIE DE LYME CHRONIQUE ET CO-INFECTIONS Le 22 Avril à Cassis PAR LA CLINIQUE BCA ( AUGSBURG CENTRUM BORRELIA).
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:39

Tout a commencé par un doigt qui bougeait tout seul. Il s’est dit que ce n’était pas grave.

Mais après quelque temps, le tremblement n’avait toujours pas cessé.

C’est alors que Michael J Fox, l’acteur principal de la trilogie Retour vers le futur a décidé de se rendre chez le médecin, qui, malheureusement, lui a diagnostiqué la maladie de Parkinson en 1991.

À l’époque, l’acteur américain n’avait que trente ans.

Comme lui, selon l’Association européenne de la maladie de Parkinson (European Parkinson’s Disease Association – EPDA), 6,3 millions de personnes sont atteintes de cette maladie de par le monde.

Les premiers symptômes de la maladie se manifestent généralement à partir de 60 ans, mais près de 10 % des patients sont diagnostiqués avant l’âge de 50, comme ce fut le cas pour l’acteur.

La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative progressive qui entraine la disparition graduelle des cellules responsables de la production de dopamine, une substance chimique qui sert de neurotransmetteur, essentielle à la coordination des mouvements.

Ceci explique que les personnes atteintes de cette affection neurologique finissent par avoir des difficultés à marcher, parler ou même prendre soin d’elles-mêmes.

À ce jour, les scientifiques n’en connaissent toujours pas les causes précises ni le remède.

Cependant, une nouvelle étude menée par l’ Université d’Helsinki et l’Hôpital universitaire central d’Helsinki (Helsinki University Central Hospital – HUCH) pourrait apporter quelques éclaircissements à ce sujet.

Ces experts finlandais, dirigés par le neurologue Filip Scheperjans du département de neurologie de l’Hôpital universitaire d’Helsinki, ont été les premiers à montrer qu’il existait des différences entre le microbiote intestinal des patients atteints de la MP et celui des personnes en bonne santé et que ces différences pourraient être liées à la gravité des symptômes et au phénotype clinique de la maladie.

Cette nouvelle étude s’encadre dans une suite de recherches précédentes qui suggéraient que la MP pouvait avoir une origine gastro-intestinale.

Au cours d’une étude menée sur un groupe témoin de 72 sujets et 72 patients atteints de la maladie de Parkinson, Scheperjans et son équipe ont constaté que ces derniers comptaient beaucoup moins de bactéries de la famille Prevotellaceae dans leur intestin que leurs homologues en bonne santé.

Les chercheurs ont aussi détecté une corrélation directe entre la quantité de microbes du genre Enterobactericeae dans l’intestin des patients et le degré de gravité de leurs problèmes de mobilité et d’équilibre.

Plus la quantité d’Enterobacteriaceae était élevée, et plus les symptômes étaient graves.

Dans un article paru dans www.gutmicrobiotaforhealth.com, le Docteur Scheperjans expliquait que « l’abondance d’Enterobacteriaceae était liée à la gravité de l’instabilité posturale et des difficultés à la marche. Il existerait donc une connexion entre le microbiote intestinal et les symptômes moteurs de nos patients.

Notre étude est la première à démontrer les altérations de la composition du microbiote intestinal dans les maladies neurodégénératives.

» Actuellement, les chercheurs réexaminent ces mêmes patients afin de déterminer si ces différences sont permanentes et si les bactéries intestinales sont associées à la progression de la maladie, et de ce fait à leur diagnostic.

« Nous devrons en outre déterminer si les altérations de l’écosystème bactérien existaient déjà avant l’apparition des symptômes moteurs.

Nous tenterons évidemment d’établir les bases de cette connexion entre le microbiote intestinal et la maladie de Parkinson, le type de mécanisme qui les lie », ajoutait Sheperjans.

Cette nouvelle étude, financée par la fondation créée par Michael J. Fox (Michael J Fox Foundation for Parkinson’s Research) et la Fondation finlandaise pour le Parkinson, parue dans Movement Disorders, la revue clinique de la Société internationale de Parkinson et des mouvements anormaux (International Parkinson and Movement Disorder Society), vient étoffer la liste d’études récentes qui ont établi un rapport entre les microbes intestinaux et des maladies telles qu’obésité, dépression, schizophrénie et lupus.

Scheperjans et son équipe espèrent que les résultats obtenus puissent servir à créer un test de diagnostic pour la maladie de Parkinson et, éventuellement, à ouvrir la voie au développement de meilleures stratégies de traitement, voire de prévention, en se concentrant sur le microbiote.

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:54

Un score de probabilité du diagnostic de la borreliose de Lyme - est sans rapport avec la réponse au traitement antibiotique.


Briciu VT1,2, Flonta M2, Leucuţa D3, Cârstina D1, Ţăţulescu DF1,2, Lupşe M1,2.
 

Infect Dis (Lond). 2017 mai; 49 (5): 373-379. Doi: 10.1080 / 23744235.2016.1272134. Epub 2017 3 janvier.


OBJECTIFS:

(1) Décrire les données épidémiologiques et cliniques des patients présentant une suspicion de Lyse borreliosis (LB);

(2) pour évaluer un score publié antérieur qui classe les patients sur la probabilité d'avoir une LB, suivi des résultats cliniques des patients après une antibiothérapie.


MÉTHODES:

Critères d'inclusion:

Des patients présentant des manifestations cliniques compatibles avec la sérologie LB et Borrelia (B.) burgdorferi positive, hospitalisés dans un hôpital roumain entre janvier 2011 et octobre 2012.


CRITÈRE D'EXCLUSION:

Erythema migrans (EM) ou suspicion de neuroborreliose de Lyme (LNB) avec ponction lombaire effectuée pour le diagnostic.

Un questionnaire a été complété pour chaque patient concernant les maladies associées, les morsures de tiques ou l'histoire de l'EM et les signes / symptômes cliniques à l'admission, la fin du traitement et 3 mois plus tard.

Les essais à deux niveaux (TTT) ont utilisé un ELISA suivi d'un kit Western Blot.

Les patients ont été classés en groupes, en utilisant le score de probabilité LB et ont été évalués dans une équipe multidisciplinaire.

L'antibiothérapie a suivi les recommandations.


RÉSULTATS:

Soixante-quatre patients ont été inclus, présentant diverses comorbidités associées.

Cinquante-sept patients présentaient un TTT positif, dont sept étaient des tests ELISA ou Western Blot positifs.

Aucune différence de résultat n'a été trouvée entre les groupes de patients classés comme LB très probable, probable et peu probable.

Au lieu de cela, un meilleur résultat post-traitement a été décrit chez les patients ayant un TTT positif.


CONCLUSION:

Les patients étudiés pour la suspicion de LB présentent diverses manifestations cliniques et des comorbidités qui compliquent le diagnostic différentiel.

Le score de probabilité de diagnostic LB utilisé chez nos patients n'a pas été en corrélation avec la réponse au traitement antibiotique, ce qui suggère que le score de probabilité ne présente aucun bénéfice dans le diagnostic.


MOTS CLÉS:

Borreliose de Lyme; diagnostic différentiel; Score de probabilité

PMID: 28049383
10.1080 / 23744235.2016.1272134

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:19

Myélite étendue symptomatique d'une neuroborreliose.


Brás A1, Marques N2, Santiago B1, Matos A1, Moreira F1.
 

Port Acta Med. 2016 sept; 29 (9): 564-566. Doi: 10.20344 / amp.7400. Epub 2016 30 sept.


Les manifestations neurologiques de la maladie de Lyme sont rapportées chez 3% à 12% des patients, la forme de présentation la plus fréquente étant la méningoradiculite.

D'autres symptômes impliquant le système nerveux central, comme la myélite ou l'encéphalite, sont rares (<5%).

Nous rapportons un cas d'un homme de 66 ans, avec une myélite transversale étendue subaiguë, secondaire à une infection par Borrelia burgdorferi.

Le patient a subi une thérapie antibiotique pour une neuroborreliose avec un bon résultat clinique.

La rareté des symptômes cliniques et la présentation de l'imagerie, basée sur une maladie infectieuse traitable, met en évidence l'importance de l'inclusion de la neuroborreliose dans le diagnostic différentiel de la myélite transversale longitudinale étendue.

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:14

Le CXCL-13 comme biomarqueur dans le diagnostic de la neuroborreliose.

Waiß C1, Kindler W2, Ströbele B3, Aspöck C3, Oberndorfer S2,4.

 

Nervenarzt. 2017 9 fév. Doi: 10.1007 / s00115-017-0292-4.


CONTEXTE:

La chimiokine CXCL-13 est un biomarqueur intrathécal potentiel pour la neuroborreliose (NB).

Selon la littérature, la sensibilité de CXCL-13 dans le diagnostic de NB varie entre 88% et 100% et la spécificité entre 63% et 99,7%.

L'objectif de cette étude était d'analyser la sensibilité et la spécificité de CXCL-13 dans le diagnostic de NB dans une zone endémique de Borrelia burgdorferi.


MATÉRIEL ET MÉTHODES:

Dans une analyse rétrospective des données d'août 2014 à août 2016, 63 patients atteints de diabète suspecté ont été identifiés.

Le diagnostic du NB repose sur les lignes directrices de la Société allemande de neurologie (DGN).


RÉSULTATS:

Chez 10 patients, un diagnostic définitif de NB pourrait être établi (CXCL-13 min. 254 pg / ml / max.> 900 pg / ml). Les critères pour un NB probable ont été remplis par 2 patients (CXCL-13 concentration 8 pg / ml et 69 pg / ml, respectivement), 9 patients avaient une maladie inflammatoire démyélinisante chronique (CXCL-13 min. 10 pg / ml / max. 649 pg / ml) et 42 patients avaient d'autres diagnostics neurologiques.

Parmi ces derniers, des concentrations élevées de CXCL-13 intrathécale ont été détectées chez 8 patients (par exemple, syndrome tuberculeux, syphilis et anticuerpo anti-RI).


CONCLUSION:

En augmentant le taux de coupure CXCL-13 de 20 pg / ml à 200 pg / ml, la sensibilité diagnostique pour le NB reste 100% et par conséquent la spécificité augmente de 69,8% à 92,4%.

En outre, un coup de coupure CXCL-13 réglé à 200 pg / ml exclurait le NB chez les 2 patients dont le NB probable.

Nous concluons à partir de ces résultats que CXCL-13 représente un biomarqueur précieux pour l'exclusion du NB non traité, bien que avec une spécificité limitée.


MOTS CLÉS:

Indice d'anticorps; CXCL13; Neuroborreliose; Sensibilité; Spécificité

PMID: 28184973
10.1007 / s00115-017-0292-4

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:08

Estimation de l'apparition des troubles cognitifs et affectifs chez les patients atteints de la borreliose de Lyme.


Oczko-Grzesik B1, Kępa L1, Puszcz-Matlińska M2, Pudło R3, Żurek A2, Badura-Głąbik T2.
 

Ann Agric Environ Med. 2017 1er mars; 24 (1): 33-38. Doi: 10.5604 / 12321966.1229002.


INTRODUCTION ET OBJECTIF:

Lyme borreliosis (LB) est une maladie causée par la bactérie Borrelia burgdorferi.

Les symptômes les plus courants sont liés à la peau, au système musculo-squelettique, au système nerveux central et périphérique, plus rarement au muscle cardiaque et à l'œil, et peuvent se manifester au cours de la maladie à plusieurs stades.

LB peut en outre être accompagné de symptômes psychopathologiques.

Le but de l'étude est d'estimer l'apparition des troubles cognitifs et affectifs chez les patients atteints de LB.


MATÉRIEL ET MÉTHODES:

L'étude a été réalisée dans le groupe de 121 patients (61 femmes, 60 hommes) âgés de 18 à 65 ans; Âge moyen de 46 ans. Tous les patients ont reçu un diagnostic de stade tardif de LB: 46 patients (38%) atteints d'arthrite de Lyme et 75 patients (62%) atteints de neuroborreliose.

L'évaluation du fonctionnement cognitif et affectif des patients a été effectuée sur la base d'une interview standardisée et de méthodes de test:

l'examen de l'état mini-mental (MMSE),

le test de dessin de l'horloge (CDT) et

l'Inventaire de la dépression de Beck (BDI).


RÉSULTATS:

Les troubles cognitifs se sont révélés statistiquement significativement plus fréquemment chez les patients atteints de neuroborreliose (14,7%) que chez les patients souffrant d'arthrite de Lyme (4,3%).

Un groupe de femmes atteintes de neuroborreliose et un groupe d'hommes ayant le même diagnostic ont démontré des déficits cognitifs significativement plus souvent (23,3% et 8,9%, respectivement), par rapport aux groupes de patients atteints d'arthrite de Lyme (6,5% chez les femmes et aucun déficit cognitif chez les hommes ).

Un pourcentage significativement plus élevé de troubles dépressifs a également été observé dans le groupe des hommes et des femmes atteints de neuroborreliose (50,7%), par rapport au groupe de patients souffrant d'arthrite de Lyme (39,1%).

Les symptômes de dépression étaient particulièrement fréquents chez les femmes atteintes de neuroborreliose (60%).

La gravité de la dépression mesurée par BDI était légère ou modérée dans la plupart des cas. Dans les groupes examinés, plus de patients atteints de neuroborreliose (44%), chez les femmes (36,7%) et chez les hommes (48,9%), ont présenté des troubles anxieux.

Les résultats obtenus ont montré une fréquence plus élevée de troubles affectifs par rapport aux déficits cognitifs, à la fois chez les patients souffrant d'arthrite de Lyme et de neuroborreliose.


CONCLUSIONS:

Une fréquence accrue de troubles dépressifs et névrotiques a été observée chez les patients atteints de LB, en particulier chez les patients atteints de neuroborreliose.

Les troubles neurotoxiques, principalement adaptatifs, étaient les plus fréquents chez les hommes atteints de LB, alors que les troubles dépressifs étaient plus fréquents chez les femmes.

Une fréquence accrue de déficits cognitifs a été observée chez les patients atteints de neuroborreliose, en particulier chez les femmes.

PMID: 28378969

    10.5604 / 12321966.1229002

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 06:44

PREMIER CAS DE BLOC DE BRANCHE COMPLET RÉVERSIBLE PAR UN DE LA MALADIE DE LYME PUBLIE AU CANADA

Le bloc cardiaque complet est une cause de morbidité importante aux États-Unis.

Les cas de maladie de Lyme au Canada continuent de grimper en partie en raison de la propagation de la tique Ixodes Scapularis par les oiseaux. [1]

Dans un numéro récent de l'American Journal of Medicine, les médecins rapportent le premier cas de blocus cardiaque dû à la maladie de Lyme (LD) au Canada. [2]

Par Daniel J. Cameron, MD MPH

«Un homme âgé de 22 ans âgé de moins de 200 ans a été présenté à un hôpital communautaire du sud du Québec avec des épisodes syncopaux pendant une semaine», selon Samuel De l'Étoile-Morel du Département de médecine interne du Centre universitaire de santé McGill.

"Il a été jugé hypotendu et en bradycardie (fréquence cardiaque à 36 battements par minute), en raison du bloc atrio-ventriculaire (AV) du troisième degré, qui n'a pas répondu à l'atropine.

" Son écho cardiaque était exceptionnelle.

Le jeune homme a présenté de multiples répartitions érythémateuses réparties diffusément avec une prédominance centrale, soit une maladie de Lyme disséminée précoce.

Son test de dépistage a été positif pour une sérologie de la maladie de Lyme mais négatif par frottis sanguin pour Babesial et Anaplasma spp.

L'homme n'avait pas voyagé à l'extérieur de la province de Québec mais avait une exposition étendue aux zones profondément boisés et était en contact étroit avec les cerfs et les autres animaux sauvages.

"Après 48 heures d'observation, il a subi une insertion temporaire de stimulateur cardiaque VVI (stimulation ventriculaire et sensibilité)", selon l'Étoile-Morel.

Le bloc AV a été converti en bloc de 1er degré après 2 jours de traitement intraveineux avec ceftriaxone.

Le bloc AV a été résolu au jour 11, moment auquel le stimulateur cardiaque a été retiré. Il a complété son traitement de 21 jours avec de la doxycycline orale.

Son test de Western blot suivi par la maladie de Lyme a été positif.

Les auteurs ont noté que la Société des maladies infectieuses de l'Amérique aurait recommandé 14 jours d'antibiotiques. [3]

Il aurait été raisonnable de recommander le suivi du patient pour évaluer les complications de la LD, telles que la LD neurologique chronique, [4] l'encéphalopathie de Lyme, [5,6] et le syndrome de la maladie de Lyme post-traitement (PTLDS). [7,8]

Références :

1. Koffi JK, Savage J, Thivierge K et al. Evaluating the submission of digital images as a method of surveillance for Ixodes scapularis ticks. Parasitology, 1-7 (2017).

2. De l’Etoile-Morel S, Feteih A, Hogan CA, Vinh D, Thanassoulis G. A Case of Reversible Complete Heart Block. Am J Med, (2017).

3. Wormser GP, Dattwyler RJ, Shapiro ED et al. The clinical assessment, treatment, and prevention of lyme disease, human granulocytic anaplasmosis, and babesiosis: clinical practice guidelines by the Infectious Diseases Society of America. Clin Infect Dis, 43(9), 1089-1134 (2006).

4. Logigian EL, Kaplan RF, Steere AC. Chronic neurologic manifestations of Lyme disease. N Engl J Med, 323(21), 1438-1444 (1990).

5. Logigian EL, Kaplan RF, Steere AC. Successful treatment of Lyme encephalopathy with intravenous ceftriaxone. J Infect Dis, 180(2), 377-383 (1999).

6. Fallon BA, Keilp JG, Corbera KM et al. A randomized, placebo-controlled trial of repeated IV antibiotic therapy for Lyme encephalopathy. Neurology, 70(13), 992-1003 (2008).

7. Aucott JN, Soloski MJ, Rebman AW et al. CCL19 as a Chemokine Risk Factor for Post-Treatment Lyme Disease Syndrome: A Prospective Clinical Cohort Study. Clin Vaccine Immunol, (2016).

8. Weitzner E, Visintainer P, Wormser GP. Comparison of males versus females with culture-confirmed early Lyme disease at presentation and at 11-20 years after diagnosis. Diagn Microbiol Infect Dis, (2016).

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