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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:22

Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles.

Les efforts en matière de prévention et de contrôle de la maladie de Lyme sont déployés par divers intervenants; toutefois, on peut et doit en faire davantage.

En tant qu'administratrice en chef de la santé publique par intérim, je m'inquiète des défis associés à la maladie de Lyme au Canada.

Je remercie les fournisseurs de soins de santé, ainsi que les patients et leur famille, qui ont pris le temps de nous faire part de leurs expériences.

Nous avons reçu des témoignages de patients qui ont reçu un diagnostic de la maladie de Lyme, et d'autres personnes qui présentent différents symptômes chroniques correspondant à la maladie de Lyme chronique ou à des infections semblables.

La très grande majorité de ces patients et professionnels de la santé ont indiqué qu'ils souhaitent voir un appel à l'action. Par conséquent, ce cadre inclut un plan d'action (annexe 1) qui comprend la mise en place d'un réseau de recherche sur la maladie de Lyme.

Comme il s'agit d'une maladie émergente, nous n'avons pas la réponse à toutes les questions.

À mesure que nous allons de l'avant ensemble, il est essentiel que nous collaborions pour élaborer une approche fondée sur des données probantes et pour combler les lacunes en matière de connaissances grâce à des recherches supplémentaires.

Le cadre fédéral sur la maladie de Lyme vise à tracer la voie à suivre pour prendre en charge les domaines où le gouvernement fédéral joue un rôle.

L'Agence de la santé publique du Canada collaborera avec des représentants de la santé publique, des représentants des soins de santé, des groupes de patients et d'autres parties intéressées à mesure que nous allons de l'avant ensemble pour mener à bien les trois piliers que sont :

la surveillance;

l'éducation et la sensibilisation; et

les lignes directrices et les pratiques exemplaires.

L'accent sera principalement mis sur la prévention de la maladie de Lyme, de sorte que le risque que pose cette maladie pour les Canadiens soit réduit au minimum.

J'invite toutes les personnes qui jouent un rôle dans la lutte contre la maladie de Lyme à se joindre à cette mesure collective.

Nous accomplirons beaucoup plus de progrès en travaillant ensemble dans un esprit de collaboration afin de définir et de mettre en œuvre les solutions.

Une loi concernant le cadre fédéral relatif à la maladie de lyme

La Loi sur le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme qui a reçu la sanction royale le 16 décembre 2014, exige que le gouvernement fédéral élabore un cadre fédéral concernant la maladie de Lyme qui inclut les trois piliers suivants :

Surveillance :

l'établissement d'un programme national de surveillance médicale qui utilise les données recueillies par l'Agence de la santé publique du Canada pour qu'il soit possible de suivre adéquatement l'évolution des taux d'incidence et des coûts économiques liés à la maladie de Lyme.

Éducation et sensibilisation :

la création et la distribution de matériel didactique normalisé portant sur la maladie de Lyme, à l'intention des fournisseurs de soins de santé au Canada, en vue de mieux faire connaître cette maladie à l'échelle nationale et d'en améliorer la prévention, l'identification, le traitement et la gestion.

Lignes directrices et pratiques exemplaires :

l'établissement de lignes directrices concernant la prévention, l'identification, le traitement et la gestion de la maladie de Lyme, et la mise en commun des meilleures pratiques à l'échelle nationale.

Afin d'orienter l'élaboration de ce cadre, l'Agence de la santé publique du Canada, au nom de la ministre de la Santé, a tenu une conférence en mai 2016.

Plus de 500 participants y ont assisté, en personne ou par l'intermédiaire d'une interface en ligne.

Les patients atteints de la maladie de Lyme, leur famille et d'autres intervenants ont mis en commun leurs expériences à l'égard de cette maladie.

En outre, les experts en la matière ont fourni de l'information sur les connaissances et sur les recherches actuelles liées au traitement, à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge de la maladie de Lyme.

Introduction

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse causée par la bactérie Borrelia burgdorferi (B. burgdorferi).

Cette bactérie se transmet aux humains par la morsure de certains types de tiques infectées, notamment les tiques à pattes noires et les tiques occidentales à pattes noires.

De nombreuses espèces de tiques présentes au Canada ne transmettent pas la bactérie B. burgdorferi.

Les tiques peuvent aussi transmettre plusieurs autres agents pathogènes, y compris les bactéries et les virus, susceptibles de causer diverses maladies humaines.

Les responsables canadiens de la santé publique de tous les ordres de gouvernement travaillent de concert en vue de surveiller la propagation des tiques susceptibles de transmettre la maladie de Lyme, ainsi que les cas répertoriés chez les Canadiens exposés à celles-ci.

Ces renseignements permettent de déterminer les régions présentant un risque lié à la maladie de Lyme.

Les régions à risque qui sont connues à l'heure actuelle sont présentées à la figure 1.

En raison de divers facteurs, y compris les changements climatiques, le risque dans certaines régions s'accroît.

Dans de nombreuses régions du Canada, la maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente.

En outre, le déplacement des oiseaux migrateurs et d'autres animaux contribue à augmenter le risque de transmission de la maladie de Lyme chez les humains en dehors des régions à risque connues.

Figure 1 : Régions canadiennes présentant un risque lié à la maladie de Lyme où les populations de tiques et la bactérie B. burgdorferi sont présentes ou le plus susceptible d'être présentes en 2016

Description textuelle de la figure 1

Le nombre de cas humains confirmés au Canada augmente constamment depuis 2009, l'année où la déclaration de la maladie est devenue obligatoire à l'échelle nationale (voir la figure 2).

Le nombre de cas est susceptible d'être sous-déclaré, bien que l'ampleur de cette sous-déclaration ne soit actuellement pas connue.

Figure 2 : Nombre de cas humains de la maladie de Lyme signalés au Canada, de 1994 à 2016, établi à partir d'un certain nombre de sources.

Les données de 2016 sont préliminaires au moment de la publication du cadre.

Description textuelle de la figure 2

Ce sont principalement les régions où les populations de tiques porteuses de la maladie sont établies, ou leurs environs, qui présentent un risque d'exposition à la maladie de Lyme.

Les tiques porteuses de la maladie de Lyme sont actives une grande partie de l'année.

Toutefois, les morsures entraînant une infection chez les humains sont bien plus courantes pendant les mois de printemps et d'été.

Les tiques adultes sont environ de la taille d'une graine de sésame, et les tiques au stade nymphal (immatures) sont environ de la taille d'une graine de pavot, ce qui signifie que les personnes ne sauront même pas qu'une tique est accrochée à leur peau.

Les personnes qui effectuent des activités professionnelles ou récréatives, comme le camping ou la randonnée, dans ou à proximité de zones forestières ou semi-forestières où l'on trouve des tiques, sont les plus exposées.

L'exposition aux tiques peut avoir lieu dans d'autres circonstances, notamment en jardinant, en jouant au golf ou en promenant son chien, si ses activités sont effectuées dans des régions où l'on trouve des tiques.

Une responsabilité fédérale partagée

Le gouvernement du Canada joue un rôle de chef de file national dans la prévention et le contrôle de la propagation de la maladie, et contribue ainsi à réduire le risque que présentent les maladies infectieuses pour les Canadiens.

Il remplit ce rôle en effectuant un suivi et une surveillance des menaces de maladies infectieuses, en entreprenant des recherches, en favorisant les comportements sains, en facilitant le transfert des connaissances, la recherche et l'innovation.

Plusieurs ministères et organismes du gouvernement fédéral luttent contre la maladie de Lyme au Canada :

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en tant que chef de file de la santé publique du gouvernement du Canada, s'est attelée à effectuer un suivi de l'incidence de la maladie de Lyme à l'échelle nationale, à accroître la sensibilisation des Canadiens et des professionnels de la santé de première ligne à cette maladie, à surveiller sa répartition et sa propagation dans les zones à risque au Canada en vue de renforcer la prévention et la lutte, et à garantir une uniformité et des normes nationales en matière de diagnostic dans l'ensemble du pays.

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada, ont pour mission d'appuyer la création de nouvelles connaissances et leur application à divers domaines de la santé, y compris la maladie de Lyme.

Pour la maladie de Lyme en particulier, les IRSC ont appuyé des travaux sur le mode d'action de la bactérie B. burgdorferi, en se penchant plus précisément sur sa biologie moléculaire, les facteurs de virulence et sa pathogénicité.

Au sein de Santé Canada (SC), la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits appuie la prestation de services de santé publique et de soins de santé primaires, notamment ceux liés à la maladie de Lyme, dans les collectivités des Premières Nations vivant dans des réserves.

La Direction générale des produits de santé et des aliments est responsable de ce qui suit : l'autorisation d'utiliser les médicaments destinés aux humains et aux animaux, y compris les agents antimicrobiens et d'autres médicaments qui peuvent être utilisés dans le traitement de la maladie de Lyme; l'autorisation des vaccins aux fins de prévention de maladies; l'octroi des licences de trousse de tests diagnostiques utilisés pour étayer un diagnostic clinique de la maladie de Lyme chez les humains; et l'évaluation avant et après la commercialisation des médicaments vétérinaires utilisés pour le traitement et le contrôle des infestations de tiques chez les animaux.

L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) est responsable de l'évaluation préalable à la mise en marché de l'ensemble des produits de lutte antiparasitaires, et de leur surveillance une fois ceux-ci sur le marché, y compris ceux utilisés pour lutter contre les tiques.

Le ministère de la Défense nationale (MDN) et les Forces armées canadiennes (FAC) sont responsables d'offrir des services de soins de santé au personnel des FAC au Canada et dans le monde. Le MDN et les FAC, souvent de concert avec des partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et régionaux du domaine de la santé, élaborent des politiques, des programmes et des interventions fondés sur des données probantes visant à prévenir et à traiter la maladie de Lyme au sein des membres de l'armée, mais également, s'il y a lieu, à soutenir les programmes d'éducation et de prévention destinés au personnel civil.

Parcs Canada (PC) sensibilise la population aux risques liés à la maladie de Lyme dans les parcs nationaux, les sites historiques nationaux et les zones nationales de conservation marine en distribuant des documents de prévention et de sensibilisation sur cette maladie.

Au Canada, la prévention et le contrôle de la maladie de Lyme nécessitent une collaboration entre tous les ordres du gouvernement, ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales.

Comme l'indiquent les dispositions de la Loi canadienne sur la santé, il incombe principalement aux provinces et aux territoires d'offrir des services de soins de santé et des activités de santé publique. Les autorités de santé publique provinciales et territoriales et les autorités autochtones de santé publique entreprennent des activités de prévention et de lutte propres à leurs territoires de compétence.

Dans certaines provinces et certains territoires, ce travail est effectué en collaboration avec les universités et d'autres professionnels de la santé et organisations non gouvernementales.

Fondements

Tous les intervenants, y compris les patients et leurs représentants, les fournisseurs de soins de santé et les autorités de santé publique, reconnaissent l'importance des approches fondées sur des données probantes pour la santé publique et la pratique de la médecine.

De même, de nombreuses personnes conviennent que d'autres recherches sont nécessaires pour combler les lacunes en matière de données probantes qui existent pour la prévention, le contrôle, le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme.

Avec la mise en œuvre de ce cadre, l'Agence de la santé publique du Canada continuera d'utiliser une approche fondée sur des données probantes afin de prévenir et de contrôler la propagation de la maladie de Lyme.

Les mesures liées au cadre correspondront au rôle du gouvernement fédéral en ce qui a trait aux trois piliers :

1) surveillance;

2) éducation et sensibilisation; et

3) lignes directrices et pratiques exemplaires.

La mise en œuvre nécessitera la participation et la collaboration des patients touchés par la maladie de Lyme et de leurs familles, des groupes de patients, des fournisseurs de soins de santé, des responsables de la santé publique, des chercheurs experts, ainsi que des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Pour commencer à corriger les lacunes en matière de données probantes, le gouvernement du Canada investira de nouveaux fonds afin de combler les lacunes en matière de recherche sur la maladie de Lyme, et continuera à collaborer avec les partenaires nationaux et internationaux pour l'échange des pratiques exemplaires en matière de prévention, de diagnostic et de traitement de la maladie de Lyme.

Surveillance

La surveillance est essentielle pour comprendre le risque pour les Canadiens, et est le fondement de l'approche en matière de santé publique.

La surveillance de la maladie de Lyme comprend les mesures suivantes : surveiller à la fois la répartition et la propagation des tiques porteuses de la bactérie Borrelia burgdorferi, et effectuer un suivi des cas humains à l'échelle nationale.

Chez les humains, la maladie de Lyme est une maladie à déclaration obligatoire depuis 2009.

Les maladies à déclaration obligatoire à l'échelle nationale sont des maladies infectieuses qui ont été cernées par le gouvernement fédéral, ainsi que les provinces et les territoires, comme étant prioritaires dans le cadre des efforts de surveillance et de contrôle.

Les données sur les cas orientent les analyses des tendances nationales et provinciales relatives à la maladie de Lyme.

Le système de surveillance accrue de la maladie de Lyme de l'Agence de la santé publique du Canada vise à mieux cerner les régions dans lesquelles apparaissent des cas de maladie de Lyme au Canada et les populations qui y sont les plus exposées, et à diffuser des renseignements sur les types de maladies de Lyme signalés dans les différents territoires de compétence.

Les autorités de santé publique fédérales et provinciales continueront de s'appuyer sur les activités de surveillance au moyen de l'intégration et de la diffusion des méthodes novatrices et des pratiques exemplaires pour la surveillance chez les humains.

En outre, la collecte de données de surveillance sur les personnes au Canada qui ne répondent pas à la définition de cas probable ou confirmé de la maladie de Lyme, mais qui présentent divers symptômes correspondant à la maladie de Lyme ou à des maladies semblables, sera lancée.

L'augmentation de la répartition et du nombre de personnes touchées par cette maladie au Canada a des répercussions financières sur le système de soins de santé.

Une analyse des coûts associés à la maladie de Lyme sera entreprise, y compris les coûts directs et indirects, dans la mesure du possible.

Un système national de surveillance de la transmission par les tiques sera élaboré; il comprendra la maladie de Lyme et d'autres co-infections possibles.

Dans la mesure du possible, la production de cartes des risques pour refléter les renseignements propres à chaque région sera davantage éclairée par :

la surveillance des tiques dans les parcs nationaux, provinciaux et régionaux, dans les lieux historiques et les réserves écologiques, et dans les collectivités des Premières Nations vivant dans les réserves; l'intégration des données de surveillance fournies par les vétérinaires et leurs associations; et l'utilisation des outils électroniques.

Ces mesures permettront d'orienter les efforts de prévention au moyen de mises à jour opportunes sur la répartition changeante des tiques capables de transmettre la maladie.

Éducation et sensibilisation

Il convient d'accroître les efforts visant à améliorer les activités éducatives liées à la maladie de Lyme afin qu'elles soient plus efficaces et plus facilement accessibles aux Canadiens et aux professionnels de la santé de première ligne, à l'appui des gouvernements provinciaux et territoriaux et des autres efforts.

Le site Web du gouvernement du Canada (Canada.ca) fournit de l'information sur les causes, les symptômes, les risques, le traitement et la prévention de la maladie de Lyme.

Ces renseignements sont examinés et mis à jour régulièrement afin de refléter les dernières données probantes validées.

Durant la saison où le risque associé aux tiques est le plus élevé, soit d'avril à octobre, les responsables de la santé publique offrent des activités de sensibilisation en vue d'éduquer le grand public et les professionnels de la santé de première ligne concernant la maladie de Lyme.

Il sera essentiel de renforcer la participation des intervenants et les partenariats afin que les campagnes éducatives et de sensibilisation soient couronnées de succès.

L'élaboration de matériel éducatif sur la détection et le diagnostic précoces, axée sur les groupes à risque élevé, sera soutenue.

Ce matériel servira à aider les professionnels de la santé de première ligne et les autorités de santé publique dans le cadre de la prévention et du diagnostic précoce de la maladie de Lyme, utilisant une approche fondée sur des données probantes et axée sur le patient.

Les efforts actuels seront renforcés, étant donné qu'il existe un certain nombre de domaines nécessitant l'attention des intervenants concernés par la maladie de Lyme.

Il serait bon d'évaluer les connaissances de base actuelles des professionnels de la santé de première ligne, et de mettre sur pied des stratégies éducatives efficaces et ciblées pour les aider à mieux reconnaître les symptômes de la maladie de Lyme.

Étant donné que la prévention est un élément essentiel de l'approche en matière de santé publique pour les maladies infectieuses, une campagne nationale d'éducation et de sensibilisation sur les tiques et la maladie de Lyme sera mise en place, en collaboration avec des partenaires, pour compléter les efforts de sensibilisation visant à réduire le risque de contracter la maladie de Lyme et pour guider l'intervention, le diagnostic et le traitement précoces.

Lignes directrices et pratiques exemplaires

Pour lutter contre la maladie de Lyme, il sera essentiel de disposer de lignes directrices et de pratiques exemplaires qui sont fondées sur des données probantes et qui ciblent efficacement des groupes déterminés.

Les lignes directrices devraient mettre l'accent sur des recommandations qui sont claires et applicables pour qu'elles soient plus utiles pour les professionnels de la santé de première ligne.

Mettre l'accent sur la prévention À l'heure actuelle, la meilleure façon de se protéger contre la maladie de Lyme est de prévenir les morsures de tiques ou, en cas de morsure, de réduire au minimum le risque d'infection par le retrait de la tique en temps opportun et de façon efficace.

Des programmes de prévention et de sensibilisation sont mis en œuvre par les responsables locaux de la santé publique et d'autres fournisseurs de soins de santé et de soins vétérinaires, afin d'accroître la sensibilisation aux risques que présente la maladie de Lyme et aux mesures nécessaires pour se protéger des morsures de tiques.

Le gouvernement du Canada collaborera avec les partenaires internationaux en matière de santé publique pour partager les pratiques exemplaires, et ces dernières seront communiquées à tous les intervenants.

Mettre l'accent sur le diagnostic

Le diagnostic de l'infection par la maladie de Lyme à un stade précoce, établi par un médecin ou une infirmière praticienne, est principalement clinique et s'appuie sur des symptômes ainsi que sur des antécédents de possible exposition à des tiques, y compris les antécédents de voyage.

Le diagnostic est difficile par le fait que ce ne sont pas tous les patients qui présenteront des symptômes à un stade précoce.

Les analyses en laboratoire actuelles, qui examinent les anticorps, sont plus efficaces pour la maladie de Lyme non traitée, à un stade avancé, et après que le patient a développé une réponse immunitaire.

Le Réseau des laboratoires de santé publique du Canada, qui assure le leadership à l'échelle nationale par l'entremise d'un réseau proactif de laboratoires de santé publique, surveille étroitement les avancées en matière de diagnostic en laboratoire et publie des lignes directrices en la matière, qui sont conformes à celles en vigueur aux États-Unis et en Europe.

De nouvelles méthodes sont évaluées, et toute méthode qui surpasse celles dont nous disposons actuellement sera incorporée aux lignes directrices mises à jour destinées aux laboratoires et aux professionnels de la santé de première ligne.

Les professionnels de la santé de première ligne et les laboratoires provinciaux continueront d'être soutenus dans le diagnostic en laboratoire de la maladie de Lyme.

Il est reconnu que des tests précis et plus sensibles pour la maladie de Lyme sont nécessaires.

Des recherches supplémentaires fourniront des renseignements sur les répercussions des différentes souches de la bactérie B. burgdorferi sur le diagnostic et la maladie chez les Canadiens.

En raison de préoccupations au sujet des faux négatifs, certains patients se rendent dans des laboratoires privés pour effectuer les analyses.

Grâce à l'élaboration et à la disponibilité de meilleures options d'analyses en laboratoire, certains patients pourraient délaisser leur pratique actuelle, qui consiste à effectuer les analyses auprès de laboratoires privés et à but lucratif qui pourraient ne pas utiliser des méthodes d'analyse normalisées.

Mettre l'accent sur le traitement Les lignes directrices actuelles relatives au traitement de la maladie de Lyme sont élaborées par des organismes professionnels médicaux et scientifiques, et s'appuient sur les meilleures données probantes disponibles dans le monde.

Au pays, l'Association pour la microbiologie médicale et l'infectiologie Canada (AMMI Canada) a approuvé et encouragé l'utilisation des lignes directrices sur le traitement de la maladie de Lyme élaborées par l'Infectious Diseases Society of America (IDSA), qui représente les médecins, les scientifiques et les autres professionnels de la santé spécialisés en maladies infectieuses.

Par conséquent, les lignes directrices de l'IDSA sont utilisées par la majorité de la communauté médicale.

Il existe un petit nombre de professionnels de la santé de première ligne qui suivent les lignes directrices élaborées par l'International Lyme and Associated Diseases Society (ILADS), une société de santé médicale multidisciplinaire consacrée au diagnostic et au traitement de la maladie de Lyme et des maladies connexes.

Les recommandations en matière de traitement formulées dans les lignes directrices de l'ILADS sont différentes de celles de l'IDSA, particulièrement en ce qui a trait à l'utilisation des antibiotiques. Il reste encore des lacunes en matière de données probantes qui peuvent être éclairées par davantage de recherches sur les options de traitement.

Les nouvelles données probantes feront l'objet d'une surveillance étroite et seront communiquées aux patients, aux professionnels de la santé de première ligne et aux autres intervenants pertinents.

Certaines personnes présentent des symptômes qui persistent plus de six mois après un traitement, ce que certains médecins appellent le syndrome de Lyme post-traitement ou le syndrome post-maladie de Lyme.

D'autres patients présentent différents symptômes chroniques correspondant à la maladie de Lyme ou à des maladies semblables, que l'on appelle parfois maladie de Lyme chronique; celle-ci n'est pas reconnue par la majorité des professionnels de la santé au Canada.

Il faut mener des recherches supplémentaires sur les causes de ces symptômes persistants et la maladie chronique, et sur les méthodes de traitement.

Tous les partenaires, y compris les organismes de réglementation de soins de santé provinciaux et territoriaux, seront consultés à propos des approches novatrices et fondées sur des données probantes pour répondre aux besoins des patients.

Mettre l'accent sur la recherche Le gouvernement du Canada reconnaît que d'autres recherches sont nécessaires pour combler les lacunes en matière de données probantes.

Par conséquent, il cherchera à établir un réseau national de recherche sur la maladie de Lyme qui s'appuie sur des recherches existantes et des réseaux de recherche, et mobilisera des experts cliniciens, des chercheurs et des groupes de patients.

Conclusion

Le gouvernement du Canada joue un rôle de chef de file national dans la prévention et la lutte contre la maladie de Lyme au pays.

Le présent cadre décrit les principaux domaines où des progrès sont nécessaires, et établit l'ordre de priorité des domaines d'action à l'aide d'une approche en matière de santé publique.

Un plan d'action se trouve à l'annexe 1, et comprend l'établissement d'un réseau de recherche sur la maladie de Lyme.

Bien que ces mesures reflètent celles qui peuvent être entreprises par le gouvernement du Canada, toutes les parties intéressées sont invitées à déterminer les mesures que peuvent prendre leurs organismes respectifs afin de contribuer aux progrès réalisés pour les patients et les professionnels de la santé de première ligne.

Le présent cadre sera examiné dans un délai de cinq ans après la publication sur le site Web Canada.ca.

Reference in extenso

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/maladie-lyme-canada-cadre-federal.html

Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles. Le MODÈLE.
Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles. Le MODÈLE.
Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles. Le MODÈLE.
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:05

Le gouvernement du Canada annonce l'octroi de fonds destinés à la recherche sur la maladie de Lyme

OTTAWA, le 30 mai 2017 /CNW/

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse récemment apparue dans plusieurs régions du Canada, qui a des répercussions sur bon nombre de Canadiens et leur famille.

L'honorable Jane Philpott, ministre de la Santé, a annoncé aujourd'hui l'octroi d'une somme pouvant atteindre 4 millions de dollars pour la création d'un réseau de recherche sur la maladie de Lyme, dans le but d'acquérir de nouvelles connaissances pour améliorer le diagnostic et le traitement.

Cet investissement augmente le soutien offert par le gouvernement du Canada pour lutter contre la maladie de Lyme par la surveillance, la recherche, le partage des pratiques exemplaires, le dépistage et le diagnostic en laboratoire, l'information sur la prévention et la sensibilisation du public.

Le gouvernement du Canada a aussi publié aujourd'hui le Cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme.

Ce cadre, conçu pour aider à guider les mesures dans les domaines d'action du gouvernement fédéral, s'articule autour de trois piliers :

surveillance;

lignes directrices et pratiques exemplaires;

et éducation et sensibilisation.

Des rapports sur les progrès seront présentés régulièrement.

Les observations des intervenants, y compris des ministères fédéral, provinciaux et territoriaux de la Santé, des patients et groupes de patients atteints de la maladie, des chercheurs et des professionnels de la santé, ont été prises en considération durant l'élaboration du Cadre.

Celui-ci favorisera la collaboration continue entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour lutter contre la maladie de Lyme.

Pour savoir comment prévenir, détecter et combattre la maladie de Lyme, veuillez consulter le site

Canada.ca/maladiedeLyme.

Citations « Le gouvernement du Canada est déterminé à limiter les effets de la maladie de Lyme sur la santé publique au Canada.

À cette fin, il collabore avec les autorités sanitaires des provinces et des territoires et d'autres partenaires pour lutter contre cette maladie grave et soutenir la recherche sur les moyens de la diagnostiquer et de la traiter efficacement.

» L'honorable Jane Philpott, C.P., députée Ministre de la Santé « Nous sommes à la croisée des chemins dans la lutte contre la maladie de Lyme, et il est essentiel de convenir d'une approche fondée sur des données probantes et de combler les lacunes dans les connaissances grâce à d'autres études.

L'Agence de la santé publique du Canada collaborera avec les autorités de la santé publique, les professionnels de la santé, les groupes de patients et d'autres intervenants afin d'exécuter de manière concertée les trois piliers du Cadre.

» Dre Theresa Tam Administratrice en chef de la santé publique par intérim Faits en bref La maladie de Lyme est une maladie infectieuse causée par la bactérie Borrelia burgdorferi (B. burgdorferi), qui se transmet aux humains par la morsure de certains types de tiques infectées.

Depuis 2009, la maladie de Lyme chez les humains est une maladie à déclaration obligatoire à l'échelle nationale.

Les maladies à déclaration obligatoire à l'échelle nationale sont des maladies infectieuses jugées prioritaires par le gouvernement fédéral et l'ensemble des provinces et des territoires pour ce qui est des efforts de surveillance et de prévention.

Le Cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme a été élaboré en réponse à la Loi concernant le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme, qui est entrée en vigueur le 16 décembre 2014.

La Loi exigeait que la ministre de la Santé convoque une conférence des intervenants pour élaborer un cadre fédéral.

Le gouvernement du Canada annonce l'octroi de fonds destinés à la recherche sur la maladie de Lyme.
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 21:39

SEP : la piste des lymphocytes T dirigés contre le virus Epstein-Barr à l’essai

Sue Hughes, Stéphanie Lavaud 16 mai 2017 Boston, Etats-Unis —

Dans une étude préliminaire de phase 1, l’injection de lymphocytes T dirigés contre le virus d’Epstein-Barr s’est traduite par une amélioration notable des symptômes de quelques patients atteints de sclérose en plaques (SEP).

Ces résultats prometteurs ont été présentés à Boston par le Dr Michael Pender sous forme de poster (University of Queensland, Brisbane, Australie) lors du congrès de l’American Academy of Neurology (AAN) 2017 [1,2].

« Nous sommes très enthousiasmés par ces résultats, a commenté le Dr Pender à Medscape Medical News.

S’ils sont validés chez un plus grand nombre de patients, cela confirmerait l’hypothèse que le virus Epstein-Barr (EBV) et le mauvais contrôle par les lymphocytes T des cellules B infectées par l’EBV ont un rôle causal dans la SEP.

Et, pour la première fois, cela mettrait l’accent sur une thérapie qui vise la cause de la maladie. » L’hypothèse d’un défaut du contrôle immunitaire L’idée repose sur l’hypothèse infectieuse de la SEP qui veut que le virus Epstein-Barr (EBV) joue un rôle causal dans le développement de cette maladie auto-immune – une hypothèse émise pour la première fois en 2003.

Suivant ce schéma, l’EBV infecterait les lymphocytes B et provoquerait une attaque de myéline du cerveau et de la moelle épinière.

Sachant que 90% de la population mondiale est infectée par l’EBV, mais que la plupart des personnes ne déclenchent pas la maladie, le Dr Pender est parti du principe que les lymphocytes T

tueurs CD8 tiennent habituellement les lymphocytes B (LB) sous contrôle, mais que les patients qui développent la maladie présentent, eux, un défaut de ce contrôle immunitaire.

Il a imaginé qu’en sensibilisant les lymphocytes T du patient contre le virus EBV – une technique appelée immunothérapie adoptive – les lymphocytes T seraient alors capables de maintenir les cellules B infectés sous contrôle, entrainant une amélioration de la SEP. Dans cette étude, les chercheurs ont donc isolé les lymphocytes

T de patients atteints de SEP et les ont boostés en laboratoire pour les amener à cibler les lymphocytes B infectés par l’EBV. Les cellules T ainsi dirigées contre l’EBV ont ensuite été ré-administrées à chacun des patients, sur un mode autologue, et suivant des doses croissantes is

sur une période de 6 semaines. Une technique déjà été utilisé pour traiter certaines tumeurs qui pourraient être associées à l’EBV, a précisé le Dr Pender.

Une amélioration symptomatique chez 3 participants Six patients souffrant d’une sclérose en plaques progressive ont donc été traités avec des lymphocytes T (LT) autologues ciblés contre l’EBV. Sur les 6 participants, « aucun effet secondaire n’a été observé », alors que 3 participants ont vu « une amélioration clinique objective de leur symptômes » a indiqué le Dr Pender, comme une réduction de la fatigue et des améliorations de l’acuité visuelle, de la dextérité manuelle, de la faiblesse des membres inférieurs, et des spasmes involontaires.

Le chercheur a, par ailleurs, précisé qu’avant l’étude,

tous les patients avaient des LT très peu réactifs vis-à-vis de l’EBV – environ 0,1%. Ce taux est passé à 48% après que les LT aient été boostés. « Et il faut noter que les patients qui ont montré le bénéfice clinique le plus important sont aussi ceux dont les LT avaient la réactivité la plus élevée contre le EBV après incubation ». Approche sujette à controverse mais prometteuse

Le premier patient avec une SEP – progressive et secondaire – a été traité par cette approche il y a 3 ans, et le Dr Pender a affirmé « qu’il n’a connu aucune progression de la maladie depuis, et a même vu des améliorations ». Cette étude de cas a fait l’objet d’une publication dans Multiple Sclerosis Journal en 2014. L’étude présentée cette année à l’AAN, est donc l’étape suivante. Le Dr Pender ne compte pas s’arrêter là et les chercheurs ont prévu de traiter au total 10 patients, souffrant tous d’une SEP progressive primaire ou secondaire. Devant ce premier succès, il n’envisage pas non plus de limiter son traitement à ces seuls patients : « Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas l’étendre aux patients en rémission ». « Cette approche est sujette à controverse pour certains, ajoute-t-il, mais ces tous derniers résultats suggèrent que cela vaut le coup de poursuivre et que cela pourrait conduire à une stratégie de traitement totalement nouvelle dans la SEP. » Interrogé par Medscape Medical News, le Dr Jeffrey Cohen (Cleveland Clinic, Ohio) a considéré que « c’est une approche qui a du sens, et les résultats sont intéressants. Pour autant, j’aurais du mal à tirer des conclusions fortes d’une petite étude en ouvert, et non contrôlée. » L’étude a été financée par les institutions suivantes : Multiple Sclerosis Society of Queensland, Multiple Sclerosis Research Australia, et Perpetual Trustee Co Ltd. Liens • SEP progressive: effet neuroprotecteur de la Vit B8 et de la simvastatine à l’étude • Sclérose en plaques: points marquants du congrès AAN 2017 • SEP : des recommandations américaines prudentes à l’égard des nouveaux traitements • Références Actualités Medscape © 2017 WebMD, LLC Citer cet article: SEP : la piste des lymphocytes T dirigés contre le virus Epstein-Barr à l’essai - Medscape - 16 mai 2017.

SEP : la piste des lymphocytes T dirigés contre le virus Epstein-Barr à l’essai
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 16:26

Alec Baldwin évoque sa maladie de Lyme

Alec Baldwin a parlé publiquement de sa maladie de Lyme lors d’un gala pour une fondation.

Dans son discours, rapporté par People, il révèle qu’il a cru mourir la première fois qu’il en a ressenti les symptômes.

Alec Baldwin avait mentionné brièvement au New York Times en 2011 qu'il avait une forme chronique de la maladie de Lyme, qui est propagée par des tiques, mais il est resté silencieux sur sa santé depuis.

Cependant, il a rompu son silence dimanche dernier lors d’une apparition à la Bay Area Lyme Foundation, en Californie.

Selon People.com, l'acteur de 59 ans a déclaré qu'il avait été mordu par une tique il y a 17 ans et avait reçu une injection. Il a été mordu a nouveau quelques années plus tard, et il croit qu'il avait la maladie bien avant qu’elle ne soit diagnostiquée. «

J'ai eu (les symptômes de) la maladie de Lyme chaque été pendant cinq ans, chaque mois d'août, comme le poumon noir, des symptômes semblables à ceux de la grippe, ou des sueurs extrêmes dans mon lit, a-t-il déclaré.

La première fois (était la pire), et ça s’est calmé, du moins c'est comme ça que je l'ai perçu.

La première fois (...) j’ai vraiment pensé que c'était fini, j’allais mourir.

J'étais seul, je n'étais pas marié à l'époque, j'étais divorcé de ma première femme. J’étais couché dans mon lit et me disais : "Je vais mourir de la maladie de Lyme" dans mon lit et "J'espère que quelqu'un va me trouver et que je ne vais pas rester là trop longtemps" ».

Linda Giampa, directrice générale de la Bay Area Lyme Foundation, a expliqué qu'elle avait essayé de faire venir l’acteur pendant des années et qu'il a finalement accepté l'année dernière.

Elle a ajouté : « Je pense qu'il a juste ressenti que c’était le bon moment d’en parler. »

Le dîner et le concert ont rapporté plus de 8 millions de dollars qui permettront de financer la recherche contre la maladie de Lyme, maladie qui affecte également des célébrités comme Avril Lavigne, la star de télé-réalité Yolanda Hadid ou encore sa fille Bella.

Alec Baldwin évoque sa maladie de Lyme
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:24

https://m.youtube.com/watch?v=msuvV3Fl7kM

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:23

https://m.youtube.com/watch?v=KA7M4nw22PA

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:22

Maladie de Lyme, interview de Richard Horowitz

Video

https://m.youtube.com/watch?v=08OT6dl1z28

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 05:58

Résistance aux antibiotiques : un patient sauvé grâce à la phagothérapie

Un premier patient américain atteint d'une infection grave, ayant frôlé la mort, peut désormais retravailler après avoir reçu une phagothérapie, une thérapie antibactérienne utilisant des virus naturels, selon des médecins de l'école de médecine de San Diego aux Etats-Unis.

Tom Patterson, professeur de psychiatrie à l'université de San Diego (États-Unis), infecté par une bactérie naturellement résistante à de nombreux antibiotiques, appelée Acinetobacter baumannii, en 2015 lors d'un voyage en Égypte avec sa femme, est désormais sauvé, révèle le Pr Robert Schooley, chef du département des maladies infectieuses de l'école de médecine de San Diego et ami du malade.

Un cocktail de 4 virus injecté dans l’abdomen C'est une thérapie alternative aux antibiotiques, nommée "phagothérapie" par un Franco-Canadien Félix d'Hérelle, microbiologiste à l'Institut Pasteur, qui a sauvé la vie à ce médecin de 71 ans.

Une fois rapatrié aux États-Unis quelques mois après être tombé malade, Tom Patterson a reçu, par intraveineuse directement dans l'abdomen, un cocktail de quatre virus mangeurs de bactéries, des "phages" collectés dans les eaux usées, terrain où ils se trouvent en grand nombre.

Il existe plusieurs milliards de milliards de ces "bactériophages".

La recherche dans ce domaine n'a perduré principalement qu'en Europe de l'Est, et en particulier en Union soviétique (Pologne, Russie et surtout Géorgie) après les années 30, date de la mise au point des premiers antibiotiques.

Trois après jours après le début du traitement, le patient est sorti de son coma.

Depuis juin 2016, la bactérie n'est plus présente dans son organisme.

La phagothérapie interdite en France

Face à ce succès inattendu, l'équipe médicale de San Diego compte ouvrir un centre spécialement dédié à la recherche sur les bactériophages pour apporter des traitements personnalisés aux patients grâce à des combinaisons de phages.

Le centenaire de la recherche dans ce domaine est d'ailleurs célébré cette semaine à l'Institut Pasteur de Paris.

La phagothérapie est actuellement interdite en France.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) estime que la mise sur le marché des phages n'est pas à l'ordre du jour en l'état actuel des connaissances et le manque d'essais cliniques.

Des patients contraints d’aller se faire soigner en Géorgie Aux Etats-Unis, les seuls phages commercialisés actuellement sont destinés à protéger les aliments contre des infections bactériennes.

Certains médecins en France, au Canada, en Allemagne, en Australie ou aux Etats-Unis ont recours à la phagothérapie dans des cas très ponctuels d'impasse thérapeutique.

C'est pourquoi, la plupart des patients victimes de bactéries multirésistantes se rendent en Géorgie pour bénéficier du traitement. A l'horizon 2050, l'antibiorésistance pourrait tuer 10 millions de personnes chaque année à travers le monde, soit plus que le cancer.

Résistance aux antibiotiques : un patient sauvé grâce à la phagothérapie.
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 14:57

400 personnes mobilisées autour de la maladie Lyme Hier, l’association Bouge à Bust organisait une journée festive au profit d’un fonds destiné à trouver des solutions nouvelles autour de la maladie de Lyme.

400 personnes mobilisées autour de la maladie Lyme.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:30

La maladie de Lyme reste bien mystérieuse Alors que cette affection est en augmentation en France, chercheurs et autorités sanitaires se mobilisent pour une meilleure prise en charge.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 23.05.2017

Longtemps négligée, la maladie de Lyme occupe aujourd’hui une place dans le débat public.

L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) a organisé vendredi 19 mai une conférence de presse avec des chercheurs spécialisés, et l’organisation américaine Ilads (International Lyme and Associated Diseases Society) a tenu vendredi 19 et samedi 20 mai un congrès à Paris, alors que se tenait la journée mondiale de cette maladie, pour faire reconnaître sa forme chronique.

Caractérisée dans les années 1970 aux Etats-Unis dans la ville de Lyme (Connecticut), cette affection est transmise à l’homme par une piqûre de tique Ixodes, infectée par une bactérie appelée Borrelia burgdorferi, de la famille des spirochètes.

Son incidence augmente.

En France, 33 202 nouveaux cas ont été recensés en 2015 (26 146 en 2014) par le réseau de médecins Sentinelles, selon Santé publique France.

Il y en aurait bien plus selon les associations.

« On en sait encore trop peu sur ces parasites et les agents infectieux qu’ils transportent », ont souligné les chercheurs de l’INRA, pour qui les maladies transmises par les tiques sont devenues au fil des ans « un problème important de santé publique et vétérinaire ».

Les associations de patients se mobilisent dans le monde entier depuis des années.

Dans certains cas, la piqûre de tique provoque une éruption cutanée circulaire (érythème migrant).

La personne prend alors un traitement antibiotique qui, la plupart du temps, est efficace.

Mais souvent, la piqûre est indolore, et les symptômes n’apparaissent qu’au bout de quelques semaines, voire de plusieurs mois. «

Le polymorphisme de la maladie de Lyme en fait une infection complexe, à l’instar de ce qu’était la syphilis », notait récemment l’Académie de médecine. Grande fatigue, symptômes articulaires, musculaires, neurologiques… ils sont variés et peuvent être très invalidants.

Le diagnostic est donc parfois difficile à poser et la prise en charge compliquée.

D’autant plus que les tests d’aide au diagnostic, une vingtaine en France, sont imparfaits, comme l’avait montré un rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en novembre 2016.

« Dans certains cas, le diagnostic de la maladie de Lyme de personnes qui se sont fait piquer est négatif, même si elles présentent les symptômes », a expliqué Muriel Vayssier-Taussat, chef du département scientifique santé animale de l’INRA lors de la conférence de presse.

Une soixantaine de micro-organismes (parasites, bactéries, virus) ont aujourd’hui été identifiés, susceptibles d’être transmis par les tiques.

La plupart ne sont pas détectés par les tests actuels.

Or, certains sont responsables de maladies comme l’encéphalite à tiques, la babésiose…

Il peut aussi y avoir des co-infections. Lors d’une collecte de 267 tiques Ixodes ricinus venant des Ardennes françaises, la moitié était porteuse d’agents pathogènes.

Parmi ces tiques infectées, 50 % étaient co-infectées, avec jusqu’à 5 pathogènes, notamment des bartonelles et des rickettsies, ont constaté l’équipe de l’Inra et ses partenaires.

« Ces phénomènes pourraient expliquer les symptômes atypiques chez de nombreux patients », indique Muriel Vayssier-Taussat.

Aux Etats-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) viennent d’alerter sur l’apparition d’une nouvelle maladie transmise par ces arthropodes : l’encéphalomyélite de Powassan.

Seuls 75 cas y ont été recensés au cours des dix dernières années.

Pour y voir plus clair, un projet sur la physiopathologie des maladies transmissibles par les tiques, appelé OH Ticks, a été lancé en janvier.

Coordonné par Muriel Vayssier-Taussat, avec l’Institut Pasteur, des médecins du réseau Sentinelles et des CHU, il prévoit de prélever 200 patients séronégatifs à Lyme.

« Ce projet vise à trouver les techniques qui permettront de prouver le lien épidémiologique entre la piqûre de tique, la présence d’un microbe et les symptômes chez l’hôte », souligne l’Inra.

Actions en justice

Les associations de malades de Lyme multiplient les poursuites. « Environ 200 plaintes sont d’ores et déjà engagées au nom des patients à l’encontre des principaux fabricants de tests sérodiagnostics : bioMérieux, DiaSorin et Siemens », explique Julien Fouray, avocat au côté de Catherine Faivre, à l’origine de cette action.

Au total, « nous sommes saisis par un demi-millier de patients », poursuit Me Fouray. Les avocats veulent également engager la responsabilité pénale du Centre national de référence sur la maladie de Lyme de Strasbourg.

« On comprend la détresse des patients, mais on a toujours développé des tests suivant les références internationales », avait déclaré à l’AFP, début mars, le directeur général du groupe bioMérieux, Alexandre Mérieux.

Par ailleurs, plusieurs médecins sont convoqués par la Sécurité sociale et poursuivis par l’ordre des médecins pour avoir proposé des tests et traitements non conventionnels.

Une enquête de Sciences & avenir a montré l’existence de pratiques non validées scientifiquement proposées à de nombreux malades.

Parallèlement, des travaux menés avec l’Institut Pasteur et le Génoscope d’Evry, entre autres, portent sur l’analyse du génome de la tique et de son microbiote, grâce au séquençage haut débit.

« Des projets sont également en cours pour développer un nouveau test basé sur des biopsies cutanées chez l’homme en utilisant la spectrométrie de masse », souligne la Dr Nathalie Boulanger, responsable de ce projet à l’université de Strasbourg, avec le centre national de référence (CNR) sur la maladie de Lyme et une équipe CNRS.

D’autres questions sont posées : la génétique joue-t-elle un rôle ?

Comment expliquer que certaines races de chiens ou de chevaux développent la maladie et pas d’autres ?

La recherche constitue l’un des cinq axes du plan de lutte contre la maladie de Lyme lancé en septembre 2016 par l’ancienne ministre de la santé Marisol Touraine.

« Pleinement conscients qu’il existe des formes de la maladie mal connues et donc mal soignées, le ministère chargé de la santé et ses partenaires ont engagé des actions pour renforcer l’expertise et le diagnostic de cette maladie », souligne-t-on à la direction générale de la santé.

Eviter les errances thérapeutiques

Autre grand chantier en cours : proposer une prise en charge adaptée.

Une réunion s’est tenue à ce sujet jeudi 18 mai à la Haute Autorité de santé (HAS) avec les experts et les représentants de malades.

« Comment on traite les patients ?

Et par qui ? Voilà les questions auxquelles on doit répondre », souligne Michel Laurence, responsable du service des bonnes pratiques professionnelles à la HAS.

Pas simple. « L’objectif est de pouvoir répondre aux patients et à leurs souffrances, et leur éviter d’aller d’un praticien à un autre », explique-t-il.

Beaucoup relatent des années d’errance thérapeutique et de rejet. Ainsi Laurence, alors âgée de 34 ans, ne comprenait pas l’origine d’une très grande fatigue.

Elle devait se faire opérer de la thyroïde, qui avait gonflé. « J’avais l’impression que j’étais envahie par quelque chose à l’intérieur de moi et je n’avais plus aucune énergie », raconte cette conseillère d’orientation et psychologue.

Une antibiothérapie calme temporairement les symptômes.

Puis elle souffre d’affections cutanées, d’infections urinaires, de douleurs articulaires.

En tout, une quinzaine de symptômes.

Son médecin lui dit : « C’est psychologique. »

Elle doit arrêter de travailler, commence à chercher sur Internet et trouve la maladie de Lyme. Habitant dans le Limousin, où les tiques sont très présentes, elle se souvient alors d’une rougeur derrière le genou.

Un test est positif.

Le diagnostic est posé six ans après les premiers symptômes.

Aujourd’hui, Laurence, âgée de 48 ans, est encore fatiguée, souffre de douleurs musculaires, mais va mieux. Habitant aujourd’hui à Saint-Brieuc, elle a changé sa façon de vivre.

Comme d’autres patients, elle a souvent été en colère.

Ce que dénonce aussi Sophie Benarrosh, touchée par cette maladie, dans un livre Non ce n’est pas dans ma tête (Leduc. S-Editions, 256 pages, 18 euros).

De même, Marie-Pierre Samitier retrace l’histoire de la maladie et sa complexité dans Le Mystère Borrelia (Lemieux Editeur, 160 pages, 16 euros).

Depuis des années, le professeur Christian Perronne, spécialiste de cette pathologie émergente, chef de service en infectiologie à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), se bat contre le déni.

« On voit encore trop de patients orientés vers la psychiatrie alors qu’ils avaient la maladie de Lyme », dénonce-t-il.

D’autres tempèrent. « Notre hantise est de passer à côté d’un autre diagnostic », explique la docteur France Roblot, présidente de la Société de pathologie infectieuse de langue française,pour qui « la maladie de Lyme n’est pas une maladie émergente ».

« Il faut être humble, on manque de connaissance mais il ne faut pas raconter de sornettes au patient », poursuit-elle.

Elle cible sans les nommer des médecins qui proposent des solutions non validées scientifiquement.

Les avis restent divisés entre ceux qui craignent un surdiagnostic de la maladie et d’autres qui dénoncent une grave sous-évaluation.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/05/23/la-maladie-de-lyme-reste-bien-mysterieuse_5132274_1650684.html#TOdqOXVrycO5UoK9.99

La maladie de Lyme reste bien mystérieuse Alors que cette affection est en augmentation en France, chercheurs et autorités sanitaires se mobilisent pour une meilleure prise en charge.
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