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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:57

Maladie de Lyme : Matthias, en grève de la faim, réclame "le droit de guérir"

Matthias Lacoste, père de deux enfants de 4 ans et 20 mois, est atteint de la maladie de Lyme. Cette maladie infectieuse se contracte après une piqûre de tique. Mais sa forme chronique n'est pas reconnue en France.

Par L'Obs

Sur la vidéo qu’il a postée sur Facebook, il s’exprime posément, mais la lassitude perce dans sa voix. "J’ai bien réfléchi. A partir du 18 juin, je ne m’alimenterai plus", annonce Matthias Lacoste, son regard vert planté dans la caméra.

Le trentenaire, père de deux enfants de 4 ans et 20 mois, est atteint de la maladie de Lyme. Cette maladie infectieuse se contracte après une piqûre de tique. Elle se guérit facilement si on intervient immédiatement après la morsure, avec quelques semaines d’antibiotiques. Elle se révèle très dangereuse si on la laisse se développer, et qu’elle devient chronique. Et elle est d’autant plus compliquée à soigner… qu’elle est sous-diagnostiquée.

Matthias Lacoste, ballotté de médecin en médecin, bombardé de traitements aussi lourds qu’inefficaces depuis plus de 15 ans, vit un enfer, et est aujourd'hui dans une impasse. Une tragédie vécue par des centaines de milliers de malades, que le découvreur du VIH Luc Montagnier compare au scandale du sang contaminé.

Chez Matthias, les premiers symptômes se manifestent très jeune. Il souffre de douleurs articulaires et d’une grosse fatigue par intermittence depuis l’âge de 6 ans. "J’ai toujours eu la réputation d’être feignant", dit-il avec autodérision. Il grandit en Ardèche, une enfance de rêve à gambader dans la nature et à faire des cabanes.

A la vingtaine, alors qu’il s’est installé à Paris et qu’il souffre de douleurs toujours plus invalidantes, le jeune homme, devenu chef pâtissier chez Petrossian, consulte une rhumatologue. Elle pense à une sclérose en plaque, lui fait faire une batterie d’examens. Mais les résultats sont négatifs. Matthias Lacoste se bourre d’anti-inflammatoires –le seul traitement qu’on lui prescrit. Mais ça ne fonctionne pas :

Maladie de Lyme : "Fatigue, paralysie, méningite... On ne s'en débarrasse jamais"

Il décide de rentrer en Ardèche, pour monter sa propre pâtisserie. Mais le cauchemar continue. Un rhumatologue lui diagnostique une spondylarthrite ankylosante. S’ensuivent quatre années de traitement par biothérapie à base de perfusions censées stopper l’inflammation. En vain. "J’ai senti les médecins dépassés", dit-il. Il reprend pourtant espoir en décembre 2014 quand un nouveau rhumatologue lui dit enfin de quoi il souffre : selon lui, Matthias a la maladie de Lyme. Après douze ans d’errance médicale, le jeune homme est soulagé. Enfin, un diagnostic ! Il ne sait pas qu’un nouvel enfer commence.

Il débute un traitement à base d’antibiotiques, d’antiparasitaires et de phytothérapie. "J’étais prévenu que, dans un premier temps, les symptômes allaient augmenter car face à l’attaque des antibiotiques, les bactéries se défendent en libérant des toxines", précise Matthias Lacoste.

Ce que les médecins appellent une réaction de Jiarisch-Herxheimer ou, dans le jargon des Lymés, "se taper un Herx" : les bras et les jambes bougent tout seuls, la douleur est parfois si forte que le cerveau "disjoncte", comme dans les situations de stress post-traumatique, ou est directement attaqué par des toxines.

Migraines, palpitations, fatigue... "J'ai la maladie de Lyme. On m'a crue 'dépressive'"

Matthias Lacoste serre les dents. Passées ces crises, il se sent mieux : la fatigue et les douleurs diminuent. Mais il se cogne alors à une absurdité :

Dans son parcours du combattant, Matthias a réussi à être reçu, une fois, par LE spécialiste de Lyme en France, le professeur Perronne.

Président de la Commission des Maladies transmissibles au Haut conseil de la santé publique depuis de nombreuses années jusqu'en mars dernier, et chef du service des maladies infectieuses de l'Hôpital Raymond-Poincaré de Garches, c’est un des seuls à dénoncer depuis des années le déni des autorités :

Lui, est protégé par son statut et sa renommée. Il peut alerter. Mais il ne peut pas recevoir, encore moins suivre, les milliers de malades qui, comme Matthias, prennent d’assaut son secrétariat.

Matthias ne comprend pas bien comment on en est arrivé là. Des interrogations que les journalistes relaient avec de plus en plus de force ces dernières semaines, dans les médias, ou encore dans ce livre récemment publié, "L’affaire de la maladiede Lyme" (1).

Intérêts de laboratoires ? Mauvaise foi d’un Etat qui s’est trompé trop longtemps et ne peut plus faire marche arrière ? Ce qu’il sait juste, c’est que sa situation est injuste, insoutenable, inhumaine. Alors, dans sa vidéo, c’est à la ministre de la Santé Marisol Touraine qu’il lance sa supplique. L’entendra t-elle ?

Aujourd’hui, il n’a plus de médecin, ni de traitement. Il soulage ses douleurs et sa fatigue comme il peut, en appliquant notamment le protocole de soins recommandé par une clinique allemande.

Matthias Lacoste ne l’est pas, il va même être en sérieuse difficulté financière dans les semaines qui viennent. Depuis ce 18 juin, il ne reçoit plus d’indemnités journalières de la sécu. "Mais je ne suis pas en état de retourner travailler. Demain, je ne pourrai plus nourrir ma famille, ni continuer ces soins. Vous comprenez pourquoi j’en arrive à faire une grève de la faim. Je demande que toutes sortes de pression sur les médecins s’arrêtent, qu’un test enfin fiable soit mis en place".

Matthias demande un truc incroyable :

Emmanuelle Anizon et Elodie Lepage

(1) Chantal Perrin et Roger Lenglet, Actes Sud 2016

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:40

Haut du formulaire

Il a vaincu la leucémie. Mais alors, mystérieusement, les choses se sont devenues vraiment dramatiques. (démence et maladie de Lyme).

Richard McGhee et sa famille ont cru que le pire était derrière eux.

McGhee, un officier à la retraite de la « Defense Intelligence Agency » qui vit près d'Annapolis, avait passé six mois à lutter contre uine leucémie dans le cadre d'un essai clinique au MD Anderson Cancer Center à Houston.

La chimiothérapie expérimentale, avait travaillé de façon spectaculaire, entraînant une rémission complète. Mais moins de neuf mois après son traitement, McGhee s’est brusquement effondré.

Il est devenu déprimé, confus et délirant – et même enfantin - un contraste discordant avec le la personne hautement compétente qu'il avait été. Il a développé des tremblements des bras, avait du mal à marcher et est devenu incontinent.

«Je suis vraiment une loque», a-t-il dit.

[Il ne pouvait pas manger, boire ou travailler. Et les médecins ne pouvaient pas expliquer sa douleur brûlante.]

Les médecins ont soupçonné qu'il avait développé une démence rapidement progressive et mortelle, peut-être une forme particulièrement agressive de la maladie d'Alzheimer.

Si tel était le cas, sa durée de vie serait mesurée en mois.

Heureusement, la cause du déclin précipité de McGhee s’avéré être beaucoup plus traitable - et prosaïque - que les médecins ne le craignaient initialement.

La leucémie de Richard McGhee est entré en rémission complète après chimiothérapie expérimentale. Mais ensuite, il a été frappé par une autre maladie, dont il a maintenant entièrement récupéré.

"C’est vraiment un plaisir de voir quelqu'un aller mieux aussi rapidement», a déclaré Michael A. Williams, professeur de neurologie et de neurochirurgie à l'Université de Washington School of Medicine à Seattle. Jusqu'à récemment, le Pr Williams a été affilié au Sinaï Hospital de Baltimore, où il a traité McGhee en 2010. «Ce fut simplement un diagnostic dans l’attente d'être fait."

McGhee n’en est pas si sûr. Il se demande ce qui aurait pu lui arriver si le Pr Williams n’avait pas ordonné un test qui a été essentiel pour découvrir la raison de sa détérioration dramatique et de son comportement bizarre.

"C’est arrivé très vite", a rappelé le seul enfant de McGhee, Melinda, un entrepreneur Département de la Défense qui vit dans le nord de la Virginie. En Juillet 2010, elle a passé une semaine à la maison de ses parents tandis que les parents ont visité de l'Arizona.

Peu après leur départ, le comportement de son père a changé de façon marquée. Il a commencé à écrire des notes bizarres qu'il a apposées sur la porte du réfrigérateur. Quand il n'a pas aimé ce que sa femme avait fait pour dîner un soir, il a laissé une note sur la table qui a dit: «Ne pas faire cela à nouveau."

"Nous avons pensé que -peut-être- il était en colère" Melinda a-t-elle rappelé, ajoutant que sa mère et elle avaient d’abord haussé les épaules.

McGhee se souvient d'un sentiment d'épuisement écrasant. "Je voulais juste dormir tout le temps», dit-il.

Durant l'après-midi la fièvre quotidienne était rapportée à une réaction débilitante à la chimiothérapie, un regard interprétatif sur des cas de mystère médical complexe.

En quelques jours, dit Melinda McGhee, son père a commencé à agir «comme un enfant de 2 ans." Il était de mauvaise humeur. Il ne pouvait pas se rappeler pourquoi il était allé dans une pièce ou qu'il ce qu’il venait de manger. Il confondait le jour et la nuit.

"Il était effrayant," se souvient-elle. "Il avait envie de conduire, et nous avons dû cacher les clés de la voiture." Elle a commencé à passer autant de temps que possible avec ses parents. Sa mère, née au Japon, ne conduisait pas et ne parlait pas bien l'anglais. C’était donc leur fille qui communiquait avec les médecins, a conduit ses parents aux rendez-vous médicaux, et a agi comme « avocat » de son père, en essayant avec sa mère de comprendre ce qui se passait.

À la fin de Juillet, il a été escorté par sa femme et sa fille -parce qu'il était trop faible pour se tenir debout et sans aide-, dans le bureau de son interniste.

Alarmé par son état, l'interniste - qui avait vu McGhee le mois précédent pour une infection des sinus - l'a envoyé directement à une salle d'urgence locale.

Un scanner a été effectué pour rechercher une blessure de la tête ou un accident vasculaire cérébral, avec une IRM du cerveau. Sur la base de ses symptômes, les médecins ont soupçonné qu'il pourrait y avoir une hydrocéphalie à pression normale, avec une accumulation de liquide céphalo-rachidien dans le cerveau, qui provoquerait la confusion et des problèmes de mouvement et pouvant imiter une démence.

L'interniste, qui avait commandé de nombreux tests sanguins, a trouvé peu de chose significative. Parce que l'hydrocéphalie est d’une probabilité élevée sur la liste des diagnostics possibles, McGhee a été renvoyé au Pr Williams, qui était alors directeur du centre de l’hydrocéphalie au Sinaï Hospital.

Williams, qui a vu McGhee à la mi-Août, a noté que son IRM a montré une atrophie dans certaines régions du cerveau suggestive de démence. L'hydrocéphalie est restée une possibilité, mais une forme de démence rapidement évolutive, en particulier la maladie de Creutzfeldt-Jakob, semblait plus probable.

La maladie de Creutzfeldt-Jakob est une maladie neurologique rare, dévastatrice qui frappe généralement des personnes entre 60 à 65 ans. Environ 300 cas sont diagnostiqués chaque année aux États-Unis. Peu de victimes vivent plus longtemps qu'un an après l'apparition des symptômes, qui incluent la détérioration rapide de la mémoire, du jugement et de la coordination.

La maladie se produit lorsque la structure normale de la protéine prion, qui se trouve dans tout le corps, tourne mal, et entraîne la destruction des cellules du cerveau. Les scientifiques ne savent pas pourquoi ce processus se produit, et aucun traitement n'a été trouvé pour retarder la maladie. (Une forme variante de celui-ci, connue sous le nom de «maladie de la vache folle», a eu lieu en Angleterre dans les années 1990, probablement en raison de la consommation des animaux malades. La forme classique, la forme dominante de la MCJ ne sont pas liées à la viande.)

«J'ai vu des patients [avec Creutzfeldt-Jakob] et il cela peut en effet aller aussi vite", a déclaré Williams sur le déclin précipité de McGhee. D'autres possibilités, pensait-il, incluant la démence fronto-temporale, une maladie qui détruit les lobes frontaux et temporaux du cerveau, qui régissent la personnalité et la langue, et sont rapidement progressives vers la maladie d'Alzheimer. L’Hydrocéphalie semblait moins susceptible d’exister pour le Pr Williams: McGhee manquait de quelques-uns des signes neurologiques révélateurs, et les tremblements dans ses bras et les jambes n’étaient pas typique de celle-ci.

Mais il n'y avait aucun doute : McGhee était confus et désorienté. Il ne pouvait pas épeler les mots en arrière ou effectuer des «7 séries» - compter à rebours à partir de 100 par soustraction de 7 - tâches qui font partie d'un examen de l'état mental et aurait été facile pour lui quelques semaines plus tôt. Il ne savait pas la date - ou même l'année en cours.

Craignant que le cancer de McGhee ait récidivé, Williams a ordonné une nouvelle série de tests. Il a également prévu une ponction lombaire pour vérifier l'infection et un EEG pour écarter un trouble épileptique.

"Il est important de ratisser large», a déclaré Williams, mais pas de tests au hasard. «Le diagnostic précoce est la meilleure façon de faire souvent des erreurs. Voilà une raison pour laquelle nous considérons le diagnostic différentiel, "une pierre angulaire dans la médecine, dans laquelle les médecins pèsent systématiquement la possibilité d'une maladie contre d'autres, basées sur les symptômes et les résultats des tests.

Lorsque Williams a vu McGhee quelques semaines plus tard, il était pire. McGhee avait besoin d'un fauteuil roulant et Williams a dit qu'il pensait qu'il était sur Travis Air Force Base en Californie ou à Tokyo - lieux où il avait été dans le passé.

«Quand vous voyez les familles» dans une telle situation, Williams a noté, "ils ont peur"


Un tournant

Dans le même temps, les résultats des tests sanguins du Pr Williams étaient revenus. La plupart étaient banal, sauf pour les tests de la maladie de Lyme. McGhee avait des anticorps élevés contre Borrelia burgdorferi, la bactérie qui cause Lyme. Un test Western blot, qui peut confirmer le diagnostic, a été fortement positif.

Williams a décidé qu’il était clair que McGhee avait la maladie de Lyme et aurait besoin d'un traitement avec des antibiotiques IV.


La ponction lombaire de McGhee a donné quelques autres indications positives: Il n'y avait aucune maladie de Creutzfeldt-Jakob, bien qu'il y avait des preuves d'une infection ou une inflammation. Cela n'a pas exclu une autre forme de démence ou d'autres maladies graves, y compris une récidive de son cancer.

Parce que Williams devait être absent pendant deux semaines, un collègue a pris temporairement sur le cas de McGhee et a supervisé trois jours d'essais en milieu hospitalier.

À l'hôpital, dit Melinda McGhee, les médecins lui ont dit qu'ils étaient à peu près certain que la confusion de son père et d'autres symptômes étaient le résultat de la démence.

«Ça n'a pas de sens," se souvient-elle. Comment, en quelques semaines, pourrait-il passer d'un adepte de l'homme dans la gestion de ses finances à quelqu'un qui n'a pas pu trouver son chéquier?

Les Médecins, dit-elle, lui avaient dit que tandis que sa détérioration soudaine avait de démence. "Ils disaient des choses comme:« Ton père est un homme très intelligent, et il s’est caché de vous. La maladie était en cours depuis très longtemps. "

Mais d'autres tests ont peu révélé.

Une fois la maison, McGhee, qui avait commencé à recevoir deux semaines de IV antibiotiques, semblait aller mieux. Sa confusion a commencé à s’effacer, sa mémoire à court terme amélioré et ses tremblements diminua. «Je me sentais récupérer," a-t-il rappelé.

Le 29 septembre, il est retourné voir le Pr Williams, qui a été encouragé par l'amélioration.

"Il avait l'air de 1000 pour cent mieux que quand je l'ai vu», a noté Williams. Après avoir examiné les résultats des tests, il a conclu que McGhee avait souffert non pas de démence, mais de Lyme méningé, une infection bactérienne rare du système nerveux qui se produit généralement plusieurs semaines, voire des mois, après l'exposition à Lyme.

«Le printemps et l'ét, de minuscules tiques sortent, et 20 pour cent des personnes qui sont mordues ne disposent pas d'une éruption œil de bœuf», a noté Williams. "Et Lyme est sur la liste des causes de la démence rapidement évolutive," bien que ce soit inhabituel.

McGhee a dit qu'il n’était au courant d'aucune morsure de tique. Il se demande si la maladie aurait pu prendre la main parce que son système immunitaire a été supprimé par la chimio qu’il a subie pour traiter sa leucémie.

Le Pr Williams a dit qu'il ne le pensait pas, parce que le traitement de McGhee avait fini des mois plus tôt. "ce sont deux mauvaises maladie: le cancer et la maladie de Lyme», a déclaré le neurologue.

McGhee, maintenant 81 ans, et a connu un rétablissement complet sans aucun problème depuis. Il se demande où il en serait sans les tests demandés par le P Williams pour la maladie de Lyme.

By Sandra G. Boodman Washington Post

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 21:53

Inflammation et vitamine D: le lien pour les infections.


Mangin M, et al. Inflamm Res. 2014.


INTRODUCTION: L'inflammation est considérée comme un facteur qui contribue à de nombreuses maladies chroniques. L'influence de la carence en vitamine D sur l'inflammation est à l'étude, mais des études n'a pas démontré un effet causal à ce jour.


METHODES:
Le Faible taux sérique de 25 (OH) D est constaté chez des personnes en bonne santé exposés normalement à la lumière du soleil.
Malgré l'augmentation de supplémentation en vitamine D les maladies inflammatoires augmentent.


La méthode actuelle de détermination du statut en vitamine D peut être en faute.


Le niveau de 25 (OH) D ne reflète pas toujours le niveau de 1,25 (OH) 2D.


L'évaluation des deux métabolites révèle souvent un taux élevée en 1,25 (OH) 2D, ce qui indique un fonctionnement anormal de la vitamine D sur le plan endocrinien.


RÉSULTATS:


Cet article examine l'influence de la vitamine D sur le système immunitaire, examine les mythes concernant la vitamine D et la photosynthèse, discute des moyens d'évaluer avec précision le statut en vitamine D, décrit les risques de la supplémentation, explique l'effet de l'infection persistante sur le métabolisme de la vitamine D et présente un bilan de L' immunothérapie qui fournit des preuves d'une connexion à l'inflammation et à l'infection.


CONCLUSION:


Certaines autorités croient maintenant que le faible taux d'25 (OH) D est une conséquence de l'inflammation chronique plutôt que la cause, ces. points de recherche concernant une pathogenèse d'étiologie bactérienne pour un processus de maladie inflammatoire qui aboutit à un taux élevé de 1,25 (OH) 2D et faible en 25 (OH) D.


L'Immunothérapie, visant à éradiquer les pathogènes intracellulaires persistants, corrige le métabolisme dérégulée de la vitamine D et résout les symptômes inflammatoires.


PMID 25048990 [PubMed - répertorié pour MEDLINE] PMCID PMC4160567

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:30

Des liens entre flore intestinale et maladie alcoolique du foie
26.05.2016
Contrôler le microbiote intestinal grâce à un prébiotique permettrait d’améliorer l’atteinte hépatique liée à l’alcool. Un travail de recherche soutenu par la bourse Biocodex 2016*, organisée sous l’égide de la Société nationale française de gastro-entérologie.
Le lauréat 2016 de la bourse Biocodex « Microbiote et pathologies digestives » est le Dr Dragos Ciocan, service d’hépato-gastro-entérologie et de nutrition de l’hôpital Béclère (Clamart), chercheur au sein du laboratoire INSERM U996 (Microbiote intestinal, macrophages et inflammation hépatique) du Pr Gabriel Perlemuter.


La maladie alcoolique du foie (MAF) n’est pas déterminée uniquement par la quantité d’alcool consommée puisque seuls certains buveurs excessifs développent une MAF... Une différence évolutive qui tiendrait à la qualité du microbiote intestinal, ses acides biliaires métabolites notamment. Le microbiote modulerait également la capacité de sevrage. Le Dr Ciocan a dans un premier temps montré que la pectine prévient les lésions alcooliques dans un modèle murin d’alcoolisation. Prochaine étape, l’humanisation de souris avec le microbiote de patients alcooliques présentant une hépatite alcoolique sévère. Les souris ensuite alcoolisées recevront de la pectine dès le début de l’alcoolisation. Leur atteinte hépatique sera évaluée, leur microbiote déterminé et les acides biliaires ainsi que les différents acteurs de leur métabolisme, mesurés. « Si ces hypothèses étaient confirmées, des essais cliniques pourraient être conduits dans lesquels serait jugée la capacité d’un prébiotique, en l’occurrence la pectine, à influer le microbiote et ainsi contrôler le cycle entéro-hépatique des acides biliaires pour limiter la progression des lésions hépatiques liées à l’alcool », espère-t-il.


* Remise lors des Journées francophones d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive à Paris


Dr B. B.
- See more at: http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/05/26/des-liens-entre-flore-intestinale-et-maladie-alcoolique-du-foie_812256?ecmp=NL_alaune_20160527&nlToken=oJ4IHztJj2Yi2nQcDAfhgUAaAMjifP4RtPIN9IYXeac1o6V42j4lHBGfz6jXfjhkQpPpJipETd8SQlQgAgA%3D#utm_source=qdm&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20160527&utm_campaign=NL_alaune

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:28

Que faire en cas de morsure de tique et pourquoi est-ce dangereux ?


Les promeneurs et autres amoureux de nature peuvent parfois revenir de leur balade avec une morsure de tique, un animal pouvant transmettre des maladies sérieuses. Que faire dans ce cas ? Comment réagir ? Voici la marche à suivre.
28/05/2016
4
Une morsure de tique n’est jamais anodine. Cet acarien se nourrit du sang de mammifèrescomme les chiens par exemple. Chez l’Homme, elle est associée à plusieurs maladies sérieuses comme la méningo-encéphalite à tiques (MET) et la maladie de Lyme.
Que faire en cas de morsure de tique ?


Si vous vous faites mordre par une tique, voici la conduite à tenir :
• Retirez l’insecte en prenant garde d’enlever la tête ou plus exactement le rostre, c'est-à-dire la partie qui perfore la peau, en même temps que le corps. Utilisez pour cela un tire-tique (disponible en pharmacie) plutôt qu’une pince à épiler.
• Désinfectez ensuite la plaie.
• Les jours suivants, surveillez régulièrement votre peau. En cas de rougeur, dedémangeaison ou de symptômes évoquant un état grippal ou un état de fatigue, consultez immédiatement.
Prévention : éviter les morsures de tiques


Par ailleurs, en prévention, avant une balade en forêt, mettez des chaussures hautes et fermées et des vêtements bien couvrants pour éviter les morsures de tiques.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:27

Résistance aux antibiotiques : l’aquaculture sur la sellette


L’utilisation des antibiotiques dans l’élevage industriel est maintenant largement reconnue comme l’un des facteurs responsables de l’émergence des résistances aux antibiotiques chez l’homme. Le passage de gènes de résistance aux antibiotiques et de bactéries résistantes de l’animal élevé industriellement à l’homme ou à son environnement ne fait désormais plus de doutes. Dans de nombreux pays, l’emploi d’antibiotiques pour les animaux d’élevage surpasse largement leur utilisation en médecine humaine.


L’élevage « terrestre » n’est toutefois pas le seul à devoir être montré du doigt. Bien que moins bien explorée pour le moment, l’aquaculture ne semble pas en reste. Depuis quelques années, l’aquaculture à des fins commerciales a en effet pris un essor considérable. En 2009, plus de 48 % des produits de la mer consommés étaient produits par l’aquaculture. Entre 1985 et 2008, la production industrielle de poissons a quintuplé en Méditerranée et, au Chili, celle de saumons est passée de 200 milles tonnes en 2000 à 400 milles tonnes en 2007. La Chine fournit le tiers des produits de la mer consommés dans le monde, dont les 2/3 sont issus de son aquaculture.


Le revers de l’antibioprophylaxie et de l’antibiothérapie pour les produits de la mer
Comme pour les animaux terrestres, les poissons et fruits de mer produits dans ces conditions industrielles sont sujets aux infections, du fait notamment du grand nombre d’animaux maintenus dans des espaces restreints et de leurs conditions d’élevage stressantes. L’industrialisation de l’aquaculture s’est faite en parallèle d’une utilisation croissante d’antibiotiques ou de désinfectants chimiques en prophylaxie ou en traitement des infections. Au Chili encore, l’utilisation des fluoroquinolones pour l’aquaculture est plus de 10 fois celle de la médecine humaine.


Les antibiotiques utilisés en aquaculture sont le plus souvent délivrés dans la nourriture, parfois par immersion des poissons dans des containers fermés contenant les antimicrobiens, et concerne indifféremment les animaux malades, les porteurs de germes ou les animaux sains. Plus de 80 % des antimicrobiens délivrés se retrouvent dans l’eau ou les sédiments des sites d’élevage, pas toujours équipés de filtres et de collecteurs pour récupérer la nourriture non consommée. Il a été démontré que son activité antimicrobienne et celle des métabolites issus des déjections des poissons traités persistent largement intacte pendant plusieurs mois à des concentrations suffisamment élevées pour exercer un effet sélectif sur la diversité bactérienne de l’environnement. Cela favorise la sélection de mutants bactériens, un transfert horizontal de gènes de résistance aux antibiotiques et leur possible dissémination aux populations animales et humaines.


Comme pour l’agriculture terrestre, il apparaît donc indispensable d’éduquer les professionnels de l’aquaculture à limiter leur emploi d’antibiotiques, à utiliser les vaccins et les probiotiques ou encore à équiper les élevages de filtres récupérateurs. Autant de mesures nécessaires pour que puisse vivre le concept de « One Health », qui lie santé humaine, animale et environnementale.


Dr Roseline Péluchon


RÉFÉRENCES
Cabello FC et coll. : Aquaculture as yet another environmental gateway to the development and globalisation of antimicrobial resistance. Lancet Infect Dis., 2016 ; publication avancée en ligne le 12 Avril. doi.org/10.1016/S1473-3099(16)00100-6

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:26

La maladie de Lyme est la maladie bactérienne zoonotique la plus courante en Amérique du Nord.


On estime que> 300.000 cas par an sont signalés aux Etats-Unis seuls.


Un total de 10% à 20% des patients qui ont été traités par l'antibiothérapie ont une recrudescence des symptômes, tels que douleurs musculaires et articulaires, difficultés psychosociales et cognitives, et fatigue généralisée.


Cette pathologie est désignée comme "syndrome post-traitement de la maladie de Lyme".


Bien qu'il n'y ait aucune preuve de la présence d'organismes infectieux viables chez les personnes atteintes du syndrome post-traitement de la maladie de Lyme, certains chercheurs ont montré que Borrelia burgdorferi peut avoir survécu chez les rongeurs et les primates, même après un traitement antibiotique.


Bien que ces observations aient besoin de plus de la ratification, il y a un besoin non satisfait de développer des agents thérapeutiques qui mettent l'accent sur l'élimination de la forme bactérienne persistante de B. burgdorferi chez les rongeurs et les primates non humains.


A cet effet, le criblage à haut débit a été effectué en utilisant une analyse BacTiter-Glo pour quatre bibliothèques de composés pour identifier des candidats qui empêchent la croissance de B. burgdorferi in vitro.


Les quatre bibliothèques chimiques contenant 4.366 composés (80% Food and Drug Administration [FDA] a approuvé) qui ont été criblée sont Bibliothèque de composés pharmacologiquement actifs (LOPAC1280), le National Institutes of Health Collection clinique, le Microsource Spectrum, et la Biomol FDA.


Nous avons ensuite identifié 150 composés uniques, qui inhibent> 90% de la croissance de B. burgdorferi à une concentration de <25 uM. Ces 150 composés uniques comprennent de nombreux antibiotiques sûrs, composés chimiques, ainsi que de petites molécules à partir de sources végétales.


Sur les 150 composés uniques, 101 composés sont approuvés par la FDA.


Nous avons sélectionné les 20 premières molécules approuvées par la FDA sur la base de la sécurité et de la puissance et étudié leur concentration minimale inhibitrice et la concentration minimale bactéricide.


Les candidats les plus prometteurs et dont la sécurité est approuvés par la FDA et qui montrent une faible concentration minimale inhibitrice et des valeurs minimales de concentration bactéricides peuvent être choisis en tant que molécules de plomb pour des études avancées.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:25

Activité Borreliacide de composés inhibant le transport du Manganèse . Loratadine (Clarytine)


Borrelia burgdorferi, l'agent causal de la maladie de Lyme, utilise le manganèse (Mn) pour ses différents besoins métaboliques.


Nous émettons l'hypothèse que le blocage du transporteur du Mn pourrait être une approche possible afin d'inhiber l'activité métabolique de cet agent pathogène et d'éliminer l'infection.


Nous avons utilisé une combinaison de protéine in silico conjointement avec un docking moléculaire pour cibler le transporteur de métaux Borrelia A (BMTA), un seul transporteur Mn connu dans Borrelia et projeté des composés des bibliothèques de la FDA qui pourraient potentiellement se lier à la structure BMTA et prédisant une grande affinité.
Les antihistaminiques tricycliques tels que la loratadine, la desloratadine, et la 3-hydroxydesloratadine ainsi que la yohimbine et le tadalafil ont démontré une liaison étanche au transporteur BMTA in silico.


Nous avons ensuite, testé l'activité borréliacide et la dose-réponse des composés présélectionnés à partir de cet écran en utilisant une série de tests in vitro.


Parmi les composés sondés, la desloratadine présente une activité borreliacide puissante in vitro et au-dessus de 78 pg / ml (250 pM).


Les Borrelia traitées par des doses létales de desloratadine présentaient une perte significative de Mn intracellulaire spécifique et de graves dommages structurels de la paroi cellulaire bactérienne.


Nos résultats confirment la possibilité de développer une nouvelle thérapie ciblée pour traiter la maladie de Lyme en ciblant les besoins métaboliques spécifiques de Borrelia.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:06

Un groupe de patients atteint de la maladie de Lyme va attaquer l'État et le fabricant du test de dépistage en justice.

INFO EUROPE 1

70 malades atteints de la maladie de Lyme - véhiculée par les piqûres de tique -, s'apprêtent à attaquer l'État et le laboratoire français Bio Mérieu qui fabrique le test de dépistage de la maladie.

Atteints de sclérose, de surdité, ou devant circuler en fauteuil roulant, ces malades s'apprêtent à lancer une action de groupe. S’ils avaient été pris en charge dans le premier mois de leur maladie, ils auraient en effet été guéris. Mais, à la différence d’autres pays européens, la France ne reconnaît pas Lyme en tant que maladie officielle et ne rembourse donc pas les soins liés à la maladie.

Problème de diagnostic en France. Les malades veulent que l’État et le laboratoire reconnaissent leur responsabilité : le test français n’est pas fiable, l’Allemand oui. Résultat : 300.000 nouveaux cas par an sont détectés en Allemagne, contre 27.000 en France alors que les spécialistes qualifient la maladie de prochaine épidémie du 21ème siècle, voire de nouveau VIH. Le test français est soupçonné de ne pas détecter toutes les souches de la maladie. Trois ans après le début des symptômes, l'un des malades, Fernand Bouly, interrogé par Europe 1, s'est tourné vers le test allemand, réputé plus précis. Alors qu'il avait pourtant écumé les cabinets de médecins, il est enfin diagnostiqué Lyme.

"Allez voir un psychiatre". "Au bout du quatrième symptôme, (le médecin) a dit à mon mari, 'moi je vous dis d'aller voir un psychiatre, au revoir madame'", raconte Christiane, sa femme. "Mon mari souffrait 18 heures par jour et ce, pendant trois ans. À un moment donné, quand mon mari a été diagnostiqué, j'ai dis que j'aurais préféré qu'il ait un cancer. Au moins, en France, il y avait un protocole et il était pris en charge, c'est vraiment une très, très grande détresse".

"Lyme a tué". De con côté, Me Fouray, l'avocat des victimes, explique que "ce sont cinq nouvelles personnes" qui les saisissent, avec sa consœur, chaque jour et qui "font part à chaque fois d'un drame humain, d'une errance médicale et d'un abandon", explique Me Fouray, l'avocat des victimes. "On dit que Lyme ne tue pas, mais Lyme a tué dans les Vosges puisque deux personnes, et notamment une, qui va rejoindre par l'intermédiaire des membres de sa famille notre action, s'est suicidée en laissant une lettre en expliquant qu'elle permettrait de porter la cause des malades", explique aussi Me Catherine Faivre, l'avocate des plaignants.

Les professionnels de santé face à un mur. Pour faire face à cette situation, beaucoup de patients et de médecins importent, dans l'illégalité, des tests venus d'Allemagne. "Il y en a qui vont en Allemagne ou aux États-Unis pour se faire diagnostiquer et traiter car en France il n'y a rien, c'est le désert. Et malheureusement, les professionnels de santé comme moi qui veulent dénoncer cela sont tout simplement éliminés de la scène médicale", déplore Viviane Schaller, biologiste à Strasbourg, qui a été forcée de fermer son laboratoire il y a quatre ans lorsque l'agence régionale de santé a découvert ses méthodes.

Les malades, eux, préparent une action de groupe car même lorsqu'ils sont diagnostiqués, ils ne sont pas totalement remboursés par la Sécurité sociale. Les traitements coûtent pourtant jusqu'à 500 euros par mois.

Par Aude Vernuccio avec G.M.

http://www.europe1.fr/societe/des-patients-atteints-de-la-maladie-lyme-vont-porter-plainte-contre-ltat-2756011

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 19:17

Cette thèse vétérinaire française , qui a 10 ans !! , concerne le diagnostic sérologique de la maladie de Lyme chez les bovins

par Gaëlle MASSÉ-MOREL :

theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=78

extrait cf p 36:

b. Transmission vectorielle par les insectes :


Elle est citée dans de nombreuses publications.[37.a.] [45] [57] [77] [114] Non seulement la
présence de Borrelia burgdorferi chez de nombreux diptères (Culicidés et Tabanidés) et chez
des Siphonaptères a été démontrée mais sa transmission aux hôtes également.


Des cas de borréliose de Lyme, hors de la zone d’extension d’Ixodes ricinus, ont été décrits
en Suède et de même en Australie, dans des régions dépourvues d’ixodidé. [6]


De plus, les insectes hématophages sont porteurs de la bactérie uniquement en zone
d’endémie.

Expérimentalement, 59% des taons et 24% des moustiques sont porteurs de
Borrelia burgdorferi dans l’intestin, après avoir été nourris avec du sang de bovin infecté.


D’autre part, l’infection a été transmise expérimentalement des moustiques au hamster. [37.a.]


Ces vecteurs secondaires, bien que mineurs, peuvent avoir une influence non négligeable
sur l’entretien de l’infection en zone d’endémie, de par la multitude de repas sanguins qu’ils
peuvent réaliser sur de nombreux hôtes.

Autres aspects concernant la transmission directe, extraits de la même thèse:

Transmission directe :

Plusieurs constatations ont mené à cette hypothèse :

La transmission de Tréponèmes (spirochètes très proches de

Borrelia burgdorferi) par voie directe, c’est à dire sans vecteur,

est possible. Elle existe par voie sexuelle, foeto-maternelle ou

encore par l’urine.

Borrelia burgdorferi est retrouvée dans les urines (de rongeurs

[114], de bovins [15] [82] et de chiens [37.a.]), dans le

colostrum [52] [82]et dans la semence de l’Homme.

La contamination par voie orale a été démontrée chez les

Rongeurs et pourrait avoir lieu chez les Carnivores. [37.a.]

Des expériences ont démontré le développement d’un fort ta

ux d’anticorps anti-B. burgdorferi chez des chiens sains ayant été en contact avec des chiens inoculés ou avec de l’urine de chiens inoculés. De même un chat peut être contaminé suite à l’ingestion de lait provenant d’une vache atteinte. [63]

La contamination par voie transplacentaire a été bien documentée chez l’homme par Gardner (citée par [45] )qui a recensé les cas de maladie de Lyme chez les femmes enceintes et leursenfants. Il apparaît qu’un fort pourcentage des grossesses n’aboutissent pas, et que certains nouveaux-nés présentent des symptômes. Chez les bovins, la transmission transplacentaire est prouvée, se traduisant notamment par des avortements, de la mortinatalité et la naissance de veaux débiles. [82] [114]

Enfin il faut signaler la possibilité de la transmission du germe lors de transfusion sanguine, puisque B. burgdorferi survit environ 60 jours dans

le sang humain conservé à basse température (4°C). Mais il faut aussi noter

que ce phénomène est désormais rare, de par le traitement auquel sont soumis les produits sanguins dans le cadre des mesures antivirales.

Ces modes de contamination secondaires jouent aussi un rôle épidémiologique dans la dissémination de la maladie.

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