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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:06

Après l'épidémie de Zika en 2015-2016, un autre virus menace la population d'Amérique latine et du Sud.

Son nom : oropouche.

Transmis par des moucherons, il peut entraîner une fièvre aiguë et conduirait à une méningite, voire une méningo-encéphalite (inflammation du cerveau et des méninges).

Déjà présent dans la forêt amazonienne, il s'est adapté ces dernières années aux milieux urbains et "est de plus en plus présent dans les grandes villes brésiliennes", a alerté Luiz Figueiredo, professeur de médecine à l'Université de São Paulo, lors de la réunion annuelle de la Société brésilienne pour l'avancement des sciences en août 2017.

"Oropouche pourrait causer un grave problème de santé publique au Brésil"

"Oropouche est un virus qui pourrait émerger à grande échelle à tout moment et causer un grave problème de santé publique au Brésil", a expliqué le chercheur. 500.000 cas environ ont été signalés au Brésil au cours des dernières décennies, mais les scientifiques craignent que la cadence s'accélère rapidement dans les mois et années à venir.

Car le moucheron qui transmet le virus, dont l'espèce se nomme Culicoides paraensis, "ne se trouve plus seulement dans les villages de la forêt amazonienne mais se répand dans les grandes villes brésiliennes", ainsi que dans le reste du territoire.

"Nous avons récemment diagnostiqué un cas de fièvre d'Oropouche à Ilhéus (commune brésilienne située sur le littoral sud, ndlr).

Cela montre bien que le virus est en train de circuler dans le pays", a indiqué Luiz Figueiredo.

Mais le Brésil n'est pas le seul pays menacé.

L'incidence de la fièvre Oropouche augmente également dans les zones urbaines du Pérou et dans les Caraïbes.

Pourtant, tout - ou presque - reste à découvrir sur ce virus, qui a pu être isolé à la fois chez des oiseaux et des primates (paresseux, ouistitis...).

Sa détection est très complexe car il est confondu avec un autre virus, aux symptômes similaires mais plus largement connu : la dengue.

"Le virus a été retrouvé dans le liquide céphalo-rachidien de patients" Les seules véritables données sur ce virus ont été obtenues grâce à une étude menée sur 128 patients atteints d'Oropouche à Manaus (dans le nord-ouest du Brésil), qui avaient été diagnostiqués de la dengue par erreur.

Cette étude a permis d'établir une série de symptômes engendrés par le virus : fièvre aiguë, douleurs articulaires ou derrière les yeux, maux de tête...

Des symptômes qui peuvent être traités par des analgésiques.

Mais 3 des 128 patients ont développé des symptômes plus graves :

une inflammation du système nerveux central laissant présager un risque de méningite, voire une méningo-encéphalite.

"Le virus a été retrouvé dans le liquide céphalo-rachidien de ces patients", a précisé Luiz Figueiredo.

De plus, parmi ces trois patients, l'un souffrait d'une neurocysticercose, une infection du système nerveux central causée par la forme larvaire d'un ténia, et un autre du Sida.

"Il semblerait que certaines maladies entraînant une immunodéficience facilitent la pénétration du virus Oropouche dans le système nerveux central", s'est inquiété le chercheur.

Des symptômes graves qui ne sont pas associés à la dengue.

Voilà pourquoi il est urgent, selon les chercheurs, de vérifier que des cas suspects de dengue ne soient pas en vérité des cas d'Oropouche.

Et de faire rapidement avancer la recherche scientifique sur ce virus.

ORIGINE.

La maladie doit son nom à la région où elle a été décrite pour la première fois, près du fleuve Oropuche à Trinité-et-Tobago, en 1955.

Le virus a été découvert cinq années plus tard chez un paresseux capturé en Amazonie lors de la construction de l’autoroute Belém-Brasília.

Oropouche, le nouveau virus transmis par les moucherons.
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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 22:08

Bonjour, je vois beaucoup de posts qui critiquent les médecins, mais que faisons nous individuellement pour faire changer les choses ?

Le Dr Cornette de Saint Cyr a répondu au journal Jim

http://www.jim.fr/medecin/jimplus/e-docs/contre_tribunes_sur_la_maladie_de_lyme__167188/document_edito.phtml

et fait une demande à ses amis médecins, que voici

"Chers amis l'occasion de gagner le JIM à notre cause se présente à vos claviers : JIM.fr rubrique débats puis tribune donne accès au réponses .

Faites d'abord valoir le droit d'interpréter, de chercher et de tester en cas de nécessité.

Ayant ratissé large vous avez d'autres choix à soutenir. sachant que la tribune la face cachée des lyme doctors à suscité 8 réponses majoritairement favorables il faut faire mieux et inviter surtout les malades à faire de même ce genre de tribune reste en ligne tant qu'elle entraine des réactions."

je lui ai demandé l’autorisation de faire suivre ce texte sur les réseaux Voici sa réponse :

« Bien sûr c'est pour cela que je me suis engagé, il faut stimuler les malades en leur rappelant que la clef de leur prise en charge dépend de la liberté des médecins et du soutien des malades à ceux par la part de responsabilité qu'ils revendique pour accéder à des soins nouveaux.

Je pense que c'est important d'habituer les malades à entrer dans le débat médical beaucoup d'entre eux en savent assez sur le sujet pour se manifester les médecins doivent s'y faire les temps changent ».

Donc à nous d’écrire au journal JIM et à répondre à chaque article qui va dans le sens du déni… Bonne journée

Dr Cornette de Saint Cyr: témoignages et journal JIM.
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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 21:45

Maladie de Lyme - Interview du Pr Perronne

https://www.youtube.com/watch?v=h7_zu0eYGwg&sns=em

https://www.youtube.com/watch?v=BqsLGy87u-E&sns=em Envoyé de mon iPhone

Maladie de Lyme: interview du Pr Christian Perronne.
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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 09:08

Contre tribunes sur la maladie de Lyme

Paris, le samedi 26 août 2017 -

Depuis quelques années la maladie de Lyme est l’objet d’une controverse inattendue.

Certains praticiens et patients évoquent l’existence de formes chroniques de la maladie qui nécessiteraient des traitements antibiotiques au long cours. En outre, certains spécialistes ont dénoncé une faible qualité des tests de détection.

Mais parallèlement à ces critiques qui témoignent d’une volonté d’améliorer la prise en charge des patients, des dérives certaines ont pu être constatées.

Ont en effet commencé à essaimer des témoignages multiples de patients tous convaincus d’être les victimes de la maladie de Lyme, en l’absence parfois pourtant d’antécédent de morsure de tique connu ou de troubles proches de ceux associés classiquement à cette pathologie.

Plus grave, des traitements fantaisistes et/ou dangereux ont été plébiscités, profitant fréquemment de la crédulité et de la vulnérabilité des patients.

La confusion étant fréquente sur ce type de sujet et les règles actuelles du jeu médiatique étant ce qu’elles sont, ceux qui reçoivent sans nuance (et sans vérification) ces témoignages et même ceux qui, bien qu’épinglés par la justice ordinale et civile, paraissent poursuivre des desseins pas uniquement médicaux et scientifiques sont considérés comme des lanceurs d’alerte, des chevaliers blancs à l’écoute et au service des malades.

De l’autre côté, ceux qui s’en tiennent aux recommandations officielles de la très grande majorité des sociétés savantes et qui se souviennent des descriptions précises de la maladie de Lyme, ceux qui découvrent quelques zones d’ombre parmi ceux que l’on pourrait nommer les « Lyme Doctors » sont considérés comme corrompus par l’establishment médical.

Plus généralement, ceux qui sont guidés par les preuves et l’expérimentation scientifique sont raillés par ceux qui estiment que d’autres réalités existent.

Tel est décrit le JIM qui aurait eu tort d’ouvrir ses colonnes au journaliste Jean-Paul Krivine qui a mené l’enquête sur les Lyme Doctors américains et qui selon le docteur Yves Cornette de Saint Cyr qui nous a écrit une longue lettre aurait mieux fait de porter un regard bienveillant sur ceux qui n’ont été que « soumis à surveillance », ce qui selon notre lecteur serait un gage de probité !

Nous publions également ici la demande de droit de réponse de Viviane Schaller, citée par Jean-Paul Krivine, qui n’a pas précisé qu’en raison d’un possible pourvoi en cassation la condamnation prononcée contre elle n’était nullement définitive.

Rappelons pour finir que la Tribune est un genre éditorial classique qui n'implique pas que le média qui la publie soit nécessairement en accord avec tout ce qui y est exposé...et qu'à l'inverse, bien sûr, la mise en ligne de ces deux "contre Tribunes" qui nous mettent directement en cause ne traduit pas une adhésion de notre rédaction aux arguments qui y sont développés.

La rédaction du JIM

Se libérer du déni officiel Par le Docteur Yves Cornette de Saint Cyr

Le JIM à publié un long article suivi d’une enquête sur les Lyme Doctors le 8 juillet 2017 qui fait état de la polémique médicale concernant la maladie de Lyme chronique.

Il prend une obscure position de réserve à l’égard des personnalités qui défendent cette forme non reconnue de pathologie infectieuse par la SPILF (Société de pathologie infectieuse de langue française).

Réserves concernant les gages scientifiques de ces personnalités et ainsi que leur probité.

Sur ce dernier point l’enquête déclinant des poursuites juridiques concernant les Lyme Doctors outre-Atlantique se révèle primaire et tendancieuse faisant peser des soupçons sur la probité des Lyme Doctors français.

En tant que membre de cette espèce stigmatisée je viens demander un droit de réponse.

En traitant ainsi la face cachée des Lyme Doctors le JIM a fait preuve de légèreté et d’injustice.

En vérifiant il aurait su que les médecins américains cités jugés par leur conseil de l’ordre n’ont été soumis qu’à surveillance pendant 3 ans.

Cela aurait permis de suspecter une intention de surveillance des responsables d’un mouvement d’avant garde.

De plus avec un regard bienveillant vous auriez reconnu que l’ILADS organisme professionnel international influant visé dans ces procès a vu ses recommandations validées par le Ministère de la Santé des USA (HHS).

La maladie de Lyme est une maladie reconnue qui nécessite un traitement continu aux USA.

* On attend d’une revue professionnelle un éclairage sur les pratiques médicales émergentes en question, aussi répandre le jugement pseudo-scientifique de l’enquêteur Krivine est navrant pour le corps médical et les malades qui subissent ces désinformations.

Des experts confinés dans des garanties scientifiques !

Vous auriez pu montrer la SPILF (Société de pathologie infectieuse de langue française) telle qu’elle est : ouvertement engagée dans le déni de la maladie de Lyme chronique.

La position de la SPILF a été exposée, par le représentant du centre de référence des Borréliose lors de la dernière rencontre de cette société savante à l’académie de médecine, d’une façon on ne peut plus dogmatique : la maladie de Lyme chronique n’existe pas : car c’est une maladie curable !

Vous auriez pu parler du pouvoir des malades à révéler leur maladie de Lyme chronique, par la grande presse et à détrôner ainsi les représentants du savoir médical sur la santé.

Les voix officielles de la médecine ont en effet été largement devancées dans la description de ce problème de santé polymorphe par les malades, bien représentés par des associations dynamiques.

Personne ne pourra longtemps ignorer l’importance de cette révolution.

Elle libère les personnes exposées aux formes chroniques de la maladie de Lyme du déni officiel ; et elle ouvre la santé publique à un espace qu’elle méconnait la conduisant à la création récente du plan Lyme.

Vous devrez compter sur ces nouveaux informateurs, sur ces sentinelles de veille sanitaire, que sont ces malades et médecins chercheurs.

Ils se situent en avant du cercle des experts officiels, confinés exclusivement dans des garanties scientifiques.

Il existe effectivement une face cachée des Lyme Doctors cherchez là vraiment.

Vous trouverez ces médecins : laborieux, enthousiastes et studieux communiquant entre eux pour progresser dans leur savoir, connaisseurs de ces infections et de leur bactériologie complexe.

Vous verrez leur recul, sur les schémas diagnostics réducteurs, pour mieux embrasser la réalité clinique manifestant le polymorphisme génétique et l’expression de la réactivité immunitaire.

Vous les verrez coopérer avec leurs malades, pour le redressement de leur santé, face aux impasses d’un système trop normatif fixé sur la nosologie et oublieux du malade acteur de santé.

Comme si la science était le seul moyen d’appréhender la réalité

Au lieu d’entendre ces patients, comme l’ont fait de nombreux journalistes moins liés comme vous à « l’establishment » médical, votre journal détourne leurs appels de vos lecteurs qui pourraient les aider.

Vous devez aussi savoir que le débat n’a pas eu lieu avec la SPILF qui l’a clos dès le départ en déclarant l’impuissance de la science à définir la maladie de Lyme chronique, comme si celle-ci était le seul moyen d’appréhender la réalité.

Ce faisant au lieu de se pencher sur la réalité, vécue par les malades, la SPILF s’en est tout simplement détachée, elle s’est employée seulement à démontrer que leur cas n’entrait pas dans la définition de la maladie Lyme connue.

La fermeture de cette piste infectieuse éloigne le malade de traitement étiologiques curatif et il est orienté vers d’autres étiologies sans succès si ce n’est de découvrir tardivement une complication organique restant détachée de sa cause et voué a des soins palliatifs.

Ainsi une longue errance fait rebondir le malade sur des diagnostics varies, flous : fibromyalgie syndrome de fatigue chronique ou poly algique diffus pour finir en conversion psychologique, ou des états auto-immuns dont le lien avec l’infection manquera au traitement.

Une justice trop rapide contre Viviane Schaller

Le point d’orgue de l’odieuse position de monsieur Krivine que le JIM a encensé est d’aggraver l’injuste ingratitude à l’égard de madame Schaller, lanceuse d’alerte, dont le crime est d’avoir osé rectifier l’interprétation du test Elisa de Lyme.

Action au combien salutaire plus de 5 ans avant que la HAS ne prenne acte de l’erreur normative de la sécurité sociale bloquant le recours au test western blot de vérification.

Madame Schaller avait constaté que la lecture affinée du western blot était trois fois plus concordante avec la clinique.

Elle en avait averti la sécurité sociale puis pris, devant la passivité de celle-ci, l’initiative d’outre passer la règle limitant le recours au test Western Blot de confirmation.

Elle a pu le faire environ deux ans au profit économique des assurés sociaux et secondairement des caisses dont les malades, devenaient une source d’économies considérables par le terme de leurs errances.

Ce n’est que tardivement, après le succès médical et populaire de cette révision des normes d’application du contrôle de l’ELISA, que la caisse à réagit.

Soit donc, après deux ans de consentement tacite, la caisse locale à rejoint au grand jour une coalition déjà entrée en action pour la fermeture du laboratoire.

Cette coalition réunissant l’ARS, l’Ordre des biologistes et des experts du centre de référence des Borréliose.

Il aurait suffit d’un mot de la caisse pour que madame Schaller expose à ses malades le non remboursement des tests Western Blot litigieux.

Mais comme prise en défaut ou soumise à d’autres influences la caisse a demandé réparation de dépenses qu’elle avait en quelque sorte favorisées.

La volonté de la coalition exceptionnelle a ainsi pu dissuader tout professionnel de santé d’imiter madame Schaller.

Cependant il y avait le succès populaire de madame Schaller, qu’il restait à briser, d’où la nécessité d’en dégrader l’image par une plainte commune infamante d’escroquerie.

Mais pendant tout ce temps la commission de santé discutait sur la maladie de Lyme et la validité du test Elisa, sous la direction de la HAS.

La discussion a trainé, plus de deux ans, son verdict sur l’Elisa était déterminant pour justice.

Pourquoi celle-ci ne l’a pas attendu ?

Le juge s’est contenté de l’idée d’une manipulation vénale des normes de biologie, mais savait-il la différence entre une norme technique et sa signification clinique, autrement dit entre la normalisation administrative et l’interprétation clinique d’un résultat de laboratoire ?

Pouvait-il en être autrement avec l’unanimité derrière l’Ordre des pharmaciens, qui trahissait son devoir de défendre le droit d’interprétation du praticien, et avec la participation partisane des experts du centre de référence des Borréliose, eux même sous le coup des critiques leur reprochant d’être en retard par rapport à l’accusée.

Le tribunal aurait-il délibéré 15 jours plus tard il aurait été avisé que la HAS donnait doublement raison à madame Schaller d’abord de libérer les malades et médecins des erreurs d’interprétations, d’un test donnant des faux négatifs deux fois sur trois et secondement la HAS justifiait de facto le besoin de s’appuyer sur le test plus fiable.

Ainsi à 15 jours près l’idée même de ce procès se serait effondrée et les injustices qui le précédaient aussi.

Droit fondamental d’interprétation du praticien

Malheureusement les progrès que les malades attendent sont donc encore freinés par cette confusion.

Leurs auteurs cependant participent aux palabres du plan Lyme.

Sous le poids de leur aveuglement le plan traine et ajoute des trimestres aux années perdues depuis 2011 date du lancement d’alerte de madame Schaller.

Le 3 sept 2012 une audience au ministère de la santé de 4 médecins madame Schaller et la présidente de l’association Lyme sans frontière débouchait sur la commission Lyme qui a durée deux ans !

N’est ce pas le rôle de la presse spécialisée dans le respect de ce procès en appel d’en analyser la question du droit fondamental d’interprétation du praticien qui le négligeait.

Et puis il y avait cette annonce officielle de la HAS qui venait justifier médicalement madame Schaller, 15 jours après un jugement erroné.

N’est ce pas là l’occasion de revisiter le droit médical avec la place de la parole des malades face à celle d’experts ignorants des progrès non officialisés ou en conflits d’intérêt ?

Mais au-delà du cas particulier, du droit médical, que dire des institutions de santé à contre pied de la veille sanitaire et plus encore de la HAS qui n’a pas poussé l’information auprès de tous les médecins concernés ; et n’a pas exigé de la sécurité sociale la révision urgente de la nomenclature des actes biologie et enfin que dire des malades trompés, restés dans l’ignorance d’une cause à leur mal.

N’est ce pas un scandale que cet immobilisme des responsables tardant toujours à généraliser l’annonce de l’écueil du test Elisa connu depuis plus de deux ans et demi et toujours référence administrative officielle ?

Imaginez les patients qualifiés de scléroses en plaques non informés qu’un diagnostic différentiel moins péjoratif a pu échapper à cause du test officiel de Lyme et pour lesquels le traitement immunosuppresseur de SEP est contre indiqué Vous pouvez donc constater que la maladie de Lyme vous offre d’autres sujets plus judicieux d’enquêtes que celle de Krivine, mal intentionnée et nocive.

La maladie de Lyme vous donne l’opportunité de saisir l’intérêt d’avoir un rapport nouveau avec des malades, et leurs médecins, qui veulent participer au progrès de la santé et aux réformes.

Avec la maladie de Lyme la preuve est faite que les réformes pour elle et au-delà ne peuvent venir du système de santé, s’évaluant lui-même dans un monopole absolu, soutenu par les administrations comme nous venons de le voir.

J’espère que vous souhaiterez contribuer au bien de la santé stimulé par la compréhension de votre faux pas et éclairer le corps médical, pour favoriser son unité sur ce sujet de division, et favoriser les changements de mentalité de la vieille garde médicale et administrative, pour laquelle la reconnaissance du progrès n’est qu’affaire de spécialistes et de preuves statistiquement établies, sans référence aux malades et excluant les soins personnalisés et participatifs nécessaires aux malades chroniques.

*Voir les liens: Les recommandations de l’ILADS remplacent officiellement depuis février 2016 celles de l'IDSA datant de 2004.

http://www.guideline.gov/content.aspx?id=49320.

https://www.Lymedisease.org/idsa-guidelines-removed-ngc/ *

Le Centre d'information sur les lignes directrices nationales - une base de données fédérale qui fournit des informations sur le traitement aux professionnels de la santé et aux compagnies d'assurance - a retiré les directives de traitement de la maladie par l'IDSA Lyme depuis son site Web récemment.

Cela signifie que les seules lignes directrices de la maladie de Lyme énumérées sur le NGC sont celles de l’ILADS, qui ont été publiées en 2014.

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Le vrai problème : l'absence de fiabilité des tests

Par Viviane Schaller

Comment a-t-on pu faire croire qu’en tant que biologiste passionnée de bactériologie mon but ait été d’escroquer qui que ce soit ?

Dès 2007, j’ai été placée devant un certain nombre d’éléments concrets qui me paraissaient évident pour déterminer que le test de dépistage passait à côté de la réalité de la maladie.

Par conséquent il fallait utiliser un autre test pour mieux approcher le diagnostic. Vouloir prétendre que ma seule motivation en tant que «non universitaire » était forcément commerciale, que mon seul but était financier et vénal, relève du mépris le plus total.

Le vrai problème est l’absence de fiabilité des tests.

Contrairement à vos déclarations, le rapport du HCSP publié en 2014, indique que les tests de dépistage ne sont fiables que dans un tiers des cas, ce qui crée des faux négatifs dont l’impact sanitaire est considérable.

Pourquoi ne s’inquiète-t-on pas de ces résultats faussement négatifs, qui empêchent les patients d’être soignés à temps, faux négatifs de plus en plus nombreux et douloureux pour les malades en errance médicale.

Suite à l’afflux de demandes de diagnostics adressés à mon laboratoire, j’ai tenté à maintes reprises de prendre contact avec les autorités du CNR des Borrelia, mais ai été confrontée à un refus obstiné de dialogue, malgré leur mission de conseil et d’aide aux professionnels de santé en la matière.

Un échange constructif et dépassionné entre nous aurait évité les problèmes qui ont suivi.

La seule ouverture est venue du Professeur Christian Perronne, expert qualifié et clairvoyant, qui a encouragé nos actions entièrement tournées vers l’écoute des malades, pour que cette pathologie complexe soit mieux prise en compte, ce qui répond parfaitement aux recommandations de la Haute Autorité de Santé.

Par ailleurs, vous soutenez de manière fautive, portant atteinte à la présomption d’innocence, que je serais condamnée alors qu’aucune décision définitive n’est à ce jour intervenue.

Les titres des "contre Tribunes" et les intertitres sont de la rédaction du JIM.

© http://www.jim.fr

Contre tribunes sur la maladie de Lyme. Se libérer du déni officiel Par le Docteur Yves Cornette de Saint Cyr.
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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 05:09

La chasse aux renards serait une cause de prolifération de rongeurs et donc de tiques.

"Une étude portée par The Royal Society a récemment mis en lumière le lien entre l’activité des renards et la densité des tiques porteuses de la bactérie Borrelia.

Rappelons-le, la maladie de Lyme, autrement connue sous le nom de Borréliose de Lyme, est une affection qui peut toucher les humains comme les animaux.

Cette maladie, qui ne se propage que par la morsure de tiques, a le grand désavantage d’être très difficilement diagnostiquée.

Elle s’attrape facilement où les tiques se trouvent, dans la nature et plus précisément dans les zones forestières.

Le constat de l’étude est simple, plus les prédateurs sont présents dans des parcelles forestières, plus le nombre de tiques infectées diminue.

Son postulat de départ était que les tiques à l’état larvaire s’attaquent aux organismes les plus faciles d’accès, à savoir les plus près du sol, donc les rongeurs.

Il s’avère que ces mêmes rongeurs sont porteurs d’infections qu’ils transmettent aux tiques qui pourront donc les transmettre à leur tour à d’autres animaux.

C’est précisément ici que le rôle des prédateurs comme les renard est primordial.

En régulant naturellement le nombre de rongeurs, ils permettent ainsi de réduire le risque de transmission de la maladie à l’homme."

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/28724731/

Article intégral: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5543215/

La chasse aux renards serait une cause de prolifération de rongeurs et donc de tiques.
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 21:28

Angleterre : Matt Dawson victime de la maladie de Lyme

Le 22/08/2017

Le demi de mêlée des Wasps, Matt Dawson: Opéré du coeur, l'ancien capitaine et demi de mêlée du XV d'Angleterre avoue avoir été victime de la maladie de Lyme après avoir été piqué par une tique dans un parc de Londres.

L'année dernière, alors qu'il se promenait en famille avec ses enfants dans un parc londonien, Matt Dawson, 44 ans, ancien demi de mêlée et capitaine du XV d'Angleterre (77 sélections), champion du monde en 2003, a été piqué par une tique qui lui a occasionné une infection et des états fiévreux.

Après avoir été diagnostiqué victime de la maladie de Lyme, Dawson, dont le sang a été infecté, a été opéré du cœur à de multiples reprises afin d'éviter l'infarctus.

«J'ai eu très peur pour moi et ma famille», avoue aujourd'hui l'ancien international de Northampton puis des Wasps.

Après dix mois de traitement intensif, et toujours sous surveillance, Dawson semble désormais sorti d'affaire.

Mais d'après les médecins qui le suivent, il devra attendre encore quelques temps avant de recouvrer l'intégralité de ses moyens physiques.

Rappelons qu'en France, pour ne rester que dans l'univers du sport, notre confrère Jean-Paul Rey (La Dépêche, Var-Matin, Midi-Olympique), spécialiste de rugby et de cyclisme, est décédé en mars 2017 à l'âge de 71 ans des suites de la maladie de Lyme.

Quinze mille cas semblables sont détectés chaque année en France.

Angleterre : Matt Dawson victime de la maladie de Lyme
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:10

Étude: Les bactéries intestinales peuvent causer, prédire et prévenir la polyarthrite rhumatoïde MAYO CLINIQUE ROCHESTER, Minn.

Les bactéries dans votre intestin font plus que décomposer vos aliments.

Ils peuvent également prédire la susceptibilité à la polyarthrite rhumatoïde, suggère Veena Taneja, Ph.D., une immunologiste au Centre de Médecine Individuelle de Mayo Clinic.

Le Dr Taneja a récemment publié deux études - une dans Génome Médicale et une dans l'arthrite et la rhumatologie - reliant les points entre le microbiota intestinal et la polyarthrite rhumatoïde.

Plus de 1,5 million d'Américains souffrent d'arthrite rhumatoïde, un trouble qui cause un gonflement douloureux dans les articulations.

Les scientifiques ont une compréhension limitée des processus qui déclenchent la maladie.

Le Dr Taneja et son équipe ont identifié les bactéries intestinales comme une cause possible;

Leurs études indiquent que le test de microbiota spécifique dans l'intestin peut aider les médecins à prédire et à prévenir l'apparition de la polyarthrite rhumatoïde.

«Ce sont des découvertes passionnantes que nous pourrions utiliser pour personnaliser le traitement des patients», a déclaré le Dr Taneja.

L'article publié dans Genome Medicine résume une étude sur les patients souffrant d'arthrite rhumatoïde, leurs proches et un groupe témoin sain.

L'étude visait à trouver un biomarqueur - ou une substance qui indique une maladie, une affection ou un phénomène - qui prédit la susceptibilité à la polyarthrite rhumatoïde.

Ils ont noté qu'une abondance de certaines lignées bactériennes rares provoque un déséquilibre microbien qui se retrouve chez les patients souffrant d'arthrite rhumatoïde.

«En utilisant la technologie de séquençage génomique, nous avons pu identifier certains microbes intestinaux qui étaient normalement rares et peu abondants chez des individus en bonne santé, mais élargis chez des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde», a déclaré le Dr Taneja. Implications pour prédire et prévenir la polyarthrite rhumatoïde

Après d'autres recherches sur des souris et, éventuellement, des microbilles intestinales et des signatures métaboliques pourraient aider les scientifiques à construire un profil prédictif pour savoir qui est susceptible de développer de la polyarthrite rhumatoïde et le cours que prendra la maladie, a déclaré le Dr Taneja.

Sur la base d'études sur la souris, les chercheurs ont trouvé une association entre le micro-album de l'intestin et le phénotype de l'arthrite.

La présence de ces bactéries peut conduire à de nouvelles façons de diagnostiquer les patients et de réduire le déséquilibre qui provoque la polyarthrite rhumatoïde avant ou à ses débuts, selon John Davis III, MD et Eric Matteson, MD, rhumatologues de la Clinique Mayo et co- auteurs.

La poursuite de la recherche pourrait conduire à des traitements préventifs. Possibilité d'un traitement plus efficace avec moins d'effets secondaires

Le deuxième article, publié dans Arthritis and Rheumatology, a exploré une autre facette des bactéries intestinales.

Le Dr Taneja a traité un groupe de souris sensibles à l'arthrite avec une bactérie, Prevotella histicola, et l'a comparé à un groupe qui n'avait pas de traitement.

L'étude a révélé que les souris traitées avec la bactérie avaient une diminution de la fréquence et de la gravité des symptômes, et moins de conditions inflammatoires associées à la polyarthrite rhumatoïde.

Le traitement a produit moins d'effets secondaires, tels que le gain de poids et l'atrophie des villosités - une condition qui empêche l'intestin d'absorber les nutriments - qui peut être liée à d'autres traitements plus traditionnels.

Alors que les essais humains n'ont pas encore eu lieu, les systèmes immunitaires et l'arthrite des souris imitent les humains et se révèlent prometteurs pour des effets positifs similaires.

Étant donné que cette bactérie fait partie des intestins humains sains, le traitement est moins susceptible d'avoir des effets secondaires, affirme le coauteur de l'étude, Joseph Murray, M.D., un gastro-entérologue de la Mayo Clinic.

La polyarthrite rhumatoïde est un trouble auto-immun; Il se produit lorsque le corps s'attaque par erreur lui-même.

Le corps décompose les tissus autour des articulations, provoquant un gonflement qui peut éroder l'os et déformer les articulations.

La maladie peut endommager d'autres parties du corps, y compris la peau, les yeux, le cœur, les poumons et les vaisseaux sanguins.

L'étude a été financée par le Centre Mayo Clinic pour la médecine individualisée, qui soutient la recherche qui vise à trouver des traitements compatibles avec la structure génétique unique d'un patient. Il soutient également la transformation des découvertes de recherche en applications pratiques pour les soins aux patients.

Mayo Clinic

Les bactéries intestinales peuvent causer, prédire et prévenir la polyarthrite rhumatoïde.
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:00

Des bactéries commensales dérivées de l'intestin humain suppriment la maladie inflammatoire et démyminatrice du SNC (Scérose en Plaques)

Ashutosh Mangalam, Shailesh K. Shahi, David Luckey, Melissa Karau, Eric Marietta, Ningling Luo, Rok Seon Choung, Josephine Ju, Ramakrishna Sompallae, Katherine Gibson-Corley, Robin Patel, Moses Rodriguez, Chella David, Veena Taneja, Joseph Murray

Points forts

• Une bactérie intestinale humaine a un potentiel en thérapie pour la sclérose en plaques (MS)

• P. Histicola peut supprimer la maladie dans un modèle animal préclinique de MS

• P. Histicola supprime la maladie en induisant des cellules T régulatrices CD4 + FoxP3 +

L'intestin humain est colonisé par un grand nombre de microorganismes (~ 1013 bactéries) qui supportent diverses fonctions physiologiques.

Une perturbation dans le microbiome sain peut conduire au développement de maladies inflammatoires, telles que la sclérose en plaques (MS).

Par conséquent, les commensions intestinales pourraient offrir des options thérapeutiques prometteuses pour le traitement de la SP et d'autres maladies.

Nous rapportons l'identification des bactéries commensales dérivées d'intestins humains,

Prevotella histicola, qui peuvent supprimer l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE) dans un modèle de souris transgénique d'antigène leucocytaire humain (HLA) de classe II.

P. histicola supprime la maladie par la modulation des réponses immunitaires systémiques. Le dépistage de P. histicola a entraîné une diminution des cellules Th1 et Th17 pro-inflammatoires et une augmentation des fréquences des cellules T régulatrices CD4 + FoxP3 +, des cellules dendritiques tolérantes et des macrophages suppressifs.

Notre étude fournit des preuves que l'administration de commensaux intestinaux peut réguler une réponse immunitaire systémique et peut donc avoir un rôle possible dans les stratégies de traitement pour la SEP.

Http://www.cell.com/cell-reports/fulltext/S2211-1247%2817%2930997-X?_returnURL=http%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS221112471730997X%3Fshowall%3Dtrue# .WYwbok3Ibgo.twitter Accès ouvert DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.celrep.2017.07.031

Des bactéries commensales dérivées de l'intestin humain suppriment la maladie inflammatoire et démyminatrice du SNC (Scérose en Plaques). Prevotella histicola.

Article complet :

http://www.cell.com/cell-reports/fulltext/S2211-1247%2817%2930997-X?_returnURL=http%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS221112471730997X%3Fshowall%3Dtrue#.WYwbok3Ibgo.twitter

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 04:05

Récemment, la dengue a été signalée en Haute-Garonne et un cas autochtone de chikungunya a été confirmé dans le Var.

Les deux maladies sont transmises par le moustique-tigre.

Des opérations de démoustication ont dû être programmées.

Depuis le 1er mai 2017, ce sont plus de 60 cas de dengue qui ont été déclarés en France métropolitaine, mais tous étaient importés, c’est-à-dire qu'ils provenaient de personnes revenues de voyages.

En Haute-Garonne, suite à plusieurs cas confirmés de dengue, des opérations de démoustication utilisant des insecticides ont eu lieu, notamment dans des quartiers de Toulouse, afin de supprimer le vecteur de la maladie : le moustique-tigre.

Un cas autochtone de chikungunya dans le Var

Si, pour l’instant, il ne semble pas y avoir de transmission autochtone de la dengue en Métropole, la situation est différente pour le chikungunya : le 11 août 2017, dans le Var, un cas autochtone a été confirmé par le Centre national de référence des arbovirus.

Le patient varois ne revenait pas d’une région contaminée par le chikungunya, il aurait donc contracté le virus en France métropolitaine, piqué par un moustique.

Ce premier cas autochtone s’ajoute aux deux autres cas de chikungunya importés déjà recensés en Métropole.

Depuis le 1er mai 2017, il y a aussi eu cinq cas de Zika confirmés en France métropolitaine, mais tous importés.

Dengue et chikungunya : rares mais néanmoins présents en Métropole Article de Relaxnews paru le 18 décembre 2012

La dengue et le chikungunya ne sont plus uniquement des maladies tropicales.

La Métropole a connu à peu près 400 cas de ces deux maladies en 2011, dont des cas autochtones.

Mêmes si ces maladies restent rares, les moustiques responsables s’installent peu à peu sur le territoire.

Comment faire face dans le futur ?

Une cinquantaine de cas de chikungunya et près de 350 cas de dengue ont été observés en France métropolitaine en 2011, d'après le dernier Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publié mardi 18 décembre.

Ces chiffres témoignent de la présence de la dengue et du chikungunya sur le territoire métropolitain, mais dans une moindre mesure.

Les auteurs du BEH précisent que la majorité des signalements effectués au réseau de surveillance renforcée dans les départements où le moustique vecteur est implanté (Corse, Provence - Alpes - Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon) étaient des cas suspects autochtones.

La dengue, comme le chikungunya, est causée par un virus.

Les deux maladies, d'origine tropicale, commencent à prendre leurs aises sur le territoire métropolitain...

L’Île-de-France, la plus touchée par la dengue et le chikungunya

Concernant les cas importés, l'ensemble des signalements effectués pour le chikungunya provenaient du Congo, d'Inde, d'Indonésie, du Laos, des Maldives et de Mayotte, alors que les cas de dengue provenaient essentiellement d'Asie du Sud-Est et des Antilles françaises.

En France métropolitaine, les cas étaient essentiellement répartis en Île-de-France (40 %) et en Provence - Alpes - Côte d'Azur (15 %). «

Le nombre de cas importés de chikungunya et de dengue en France métropolitaine est essentiellement déterminé par le contexte épidémiologique international et le flux des voyageurs des zones où ces virus circulent.

Avec l'extension de l'implantation du vecteur vers d'autres régions métropolitaines, une réflexion sur une évolution du plan antidissémination du chikungunya et de la dengue doit être envisagée », concluent les auteurs du BEH.

Transmises par le moustique tigre, la dengue et le chikungunya sont en France.
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 16:58

Maladie de Lyme: le tueur masqué sur Paris Match. Douleurs articulaires, lésions neurologiques, paralysies, ses séquelles sont graves alors qu’une prise massive et rapide d’antibiotiques en viendrait à bout.

Enquête et témoignages. Quand mon amie Fabienne Piel me téléphone ce jour de février 2016, la fluidité de ses propos et le ton énergique de sa voix me sidèrent. Sa conversation n’est plus hachée ni hésitante. Il y a dix ans, pourtant, le neurologue du CHU de Montpellier lui annonçait qu’elle était atteinte de la maladie d’Alzheimer.

A 42 ans, elle est affectée par des troubles de la mémoire.

Elle a oublié sa chienne rottweiller dans le coffre de sa voiture et l’a cherchée pendant deux jours. Incapable de se concentrer, elle a aussi abandonné son élevage de chiens.

A l’IRM, les plaques amyloïdes, qui détruisent les neurones, ont rendu leur verdict : on lui prescrit un traitement pour enrayer un Alzheimer précoce. En vain.

Jusqu’au coup de fil. Fabienne me raconte que le Dr Philippe Bottero, médecin généraliste à Nyons, dans la Drôme, lui a diagnostiqué la maladie de Lyme.

C’est une pathologie infectieuse, dont la bactérie, appelée « Borrelia burgdorferi », est transmise par la tique.

Après neuf mois sous antibiotiques, Fabienne a retrouvé un confort de vie et surtout une clarté d’esprit.

Elle a entamé le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle avec son âne et s’est occupée seule de leur maison d’hôtes de Bollène.

Un an plus tôt, elle collait encore des Post-it sur son frigo pour ne rien oublier... mais oubliait de les lire !

Son témoignage relance ces questions : pourquoi aucun traitement ne guérit la maladie d’Alzheimer alors que les chercheurs croulent sous l’argent légué par les malades décédés ?

Et s’il suffisait de simples antibiotiques pour en atténuer les symptômes ?

Une des origines de l’Alzheimer serait-elle une maladie infectieuse due à la « Borrelia » de Lyme ?

Le Dr Judith Miklossy, neurologue à Lausanne, en est convaincue : « En 1988, lors d’une autopsie, j’ai observé le cerveau d’un mort par infarctus et j’y ai découvert des borrélies de Lyme qui avaient fabriqué des plaques amyloïdes identiques à celles d’Alzheimer.

» Elle ajoute :

« En 1986 et 1987, deux biopsies de cerveaux de malades d’Alzheimer ont révélé la présence de borrélies. Selon le spécialiste américain de Lyme Alan Mac- Donald, ce sont elles qui ont créé des lésions cérébrales typiques d’Alzheimer. »

Par la suite, une étude a montré que, sur 27 cas d’Alzheimer, 14 comportaient des borrélies dans leur liquide céphalo-rachidien, leur sang et leur cerveau.

Plus de la moitié des patients auraient donc été victimes d’une erreur de diagnostic : ils n’avaient pas Alzheimer mais la forme chronique de la maladie de Lyme, appelée « neuroborréliose ».

Quant aux 13 autres, pourraient-ils avoir été infectés par une autre bactérie que « Borrelia » ? Diagnostiqués Alzheimer, ils auraient eu la maladie de Lyme « Oui, suppose le Dr Judith Miklossy. Avec la piqûre de la tique porteuse de Lyme, il existe toujours des co-infections. Il est donc urgent de traiter ces maladies infectieuses avec de la pénicilline.

» Qu’est-ce que cette maladie de Lyme, qui avance masquée et provoque des symptômes empruntés à d’autres maladies graves comme Alzheimer ?

Une imitatrice, comme on appelait la syphilis autrefois ? En tout cas, seul un lourd traitement d’antibiotiques permet de la débusquer et de l’empêcher de nuire davantage. Sinon, elle continue à se dissimuler derrière des noms terrifiants comme schizophrénie,

Parkinson, dépression, troubles bipolaires, infarctus, méningite, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, et même... autisme.

Un test d’antibiotiques sur 200 enfants a montré que quatre sur cinq avaient moins de troubles comportementaux au bout de trois mois de traitement ! Pour le Pr Luc Montagnier, découvreur du virus du sida, « certaines maladies dites psychiatriques sont d’origine infectieuse ».

Alors, avant de diagnostiquer une de ces lourdes pathologies, pourquoi ne pas commencer par un traitement antibiotique qui éliminerait d’emblée la forme chronique de la maladie de Lyme ?

Nombreux sont ceux qui ont été un jour piqués par une tique infectée par « Borrelia », sans le savoir.

Sa piqûre est indolore puisque la salive du parasite est anesthésiante et sa trace sur la peau disparaît en peu de temps.

En outre, la bactérie peut rester à l’abri des cellules pendant des années jusqu’à la survenue d’un facteur déclencheur.

On estime à 300 000 le nombre de nouveaux cas par an aux Etats-Unis, plus de 1 million de personnes seraient touchées en Europe et une sur quatre-vingts dans le monde.

Le Pr Montagnier parle de « pandémie du XXIe siècle ».

Les borrélies existent depuis la préhistoire.

Mais le fléau actuel commence en 1972, aux Etats-Unis, à Old Lyme, Lyme et East Haddam, des villages du Connecticut, quand une épidémie d’arthrite alerte la population. Lyme donne son nom à cette maladie encore inconnue.

Ce n’est qu’en 1982 que le bactériologiste Willy Burgdorfer met en évidence cette souche de « Borrelia » décrite ainsi : une bactérie qui change d’apparence, une ennemie redoutable.

Virulente, elle pénètre dans les cellules et y fabrique des leurres. Elle a un ADN plus complexe que les autres bactéries et défie les anticorps.

Et, peu à peu, elle empêche ses victimes de mener une vie normale. Assia Salve, 45 ans, psychiatre addictologue au CHU de Dijon, évoque son chemin de croix :

« En avril 2012, j’ai de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires. Un bilan sanguin laisse apparaître une infection virale.

Déjà, en 2002, j’avais eu des vertiges, des brûlures dans les mains et une réaction méningée. J’avais alors pensé à la sclérose en plaques.

En 2012, quand les symptômes reviennent, on me met sous cortisone.

Je ne tiens plus debout.

Je me dis que je fais une dépression atypique.

Mais les antidépresseurs sont sans effet.

Comme mon examen clinique est toujours normal, je suis placée en unité de surveillance, où personne ne croit à mes symptômes.

On me parque en maison de repos pour alcooliques et déments. Le cauchemar !

De retour chez moi, grabataire, je me bourre de vitamines, ma famille se relaie à mon chevet.

Mon expertise psychiatrique pour suspicion d’hypocondrie ne donne rien. Ni celle pour anorexie mentale. Entre-temps, je fais 22 tubes de prélèvements pour détecter un éventuel cancer.

Mon cardiologue, qui a entendu parler de la maladie de Lyme, me dirige vers le Pr Christian Perronne* du CHU de Garches, un des meilleurs spécialistes mondiaux.

En mars 2015, j’obtiens enfin un rendez-vous.

Pour la première fois, je me sens écoutée et on me fait un bilan sérologique complet.

C’est ainsi que j’apprends que les tests de dépistage de la borréliose sont faussés en France.

J’ai dû les envoyer dans la seule clinique spécialisée d’Europe, le Centre de la borréliose d’Augsbourg (BCA), en Allemagne !

Je démarre un traitement antibiotique par intraveineuse.

Les toxines des bactéries compliquent encore mon état : les borrélies sont en train de lutter pour leur survie.

Miracle, en dix-neuf jours, je ne ressens plus la fatigue écrasante.

Mais, en novembre 2015, je rechute. Je dois me remettre sous antibiotiques.

Depuis, ça va mieux, malgré une raideur de la nuque, des problèmes de déglutition et des brûlures aux yeux.

A présent, je sais que la borréliose a profité de mon infection virale pour se développer.

C’est dommage que la plupart des médecins français ne reconnaissent toujours pas les ravages de la maladie de Lyme... » Avec des symptômes différents, même parcours du combattant pour Juliette Martin, 17 ans, qui vit à Nantes.

Son père le retrace.

« Dès février 2014, ma fille enchaîne les syncopes au lycée.

Après scanner et ponction lombaire, le neurologue pense à des migraines. De février à juin 2014, elle a des nausées et sa fatigue persiste.

En août, en colonie de vacances sur les îles du Frioul, elle refait des syncopes.

Au CHU de la Timone, à Marseille, on ne lui trouve rien d’anormal. En septembre, on voit un cardiologue au CHU de Nantes.

Toujours sans résultat.

Placée en médecine interne en novembre, elle multiplie les malaises : épilepsie, épuisement, douleurs articulaires.

En décembre, elle est paralysée. Mais comme l’IRM ne détecte rien sur le plan neurologique, le corps médical se révèle impuissant.

Nous pensons à la maladie de Lyme. En 2010, Juliette a en effet été piquée par un insecte.

Le médecin lui a donné un traitement d’antibiotiques pendant une semaine.

Par l’association France Lyme, nous sommes dirigés vers un généraliste de Rennes.

Il envoie son bilan sanguin chez un vétérinaire – leurs tests sont les plus fiables de France.

Notre fille a bien la borréliose.

Suivie par le Pr Perronne, il semble que Juliette soit en rémission.

Au CHU de Nantes, elle avait été observée par trois psychiatres. Heureusement qu’ils avaient admis qu’elle avait bien toute sa tête ! » Quand la maladie devient chronique, il est rare d’en guérir Par déni ou par ignorance de la maladie, Juliette a évité de peu un internement psychiatrique.

Tout comme Yannick Schraen, 15 ans, diagnostiqué, à tort, hystérique. Il y a deux ans, le garçon présente les symptômes de la grippe.

Puis, il ne peut plus marcher. Au CHU de Lille, on lui fait passer le test de la maladie de Lyme. Négatif.

Il entre dans un centre de rééducation mais, très vite, il ne tient plus assis.

Sa souffrance est indicible. Hospitalisé, sous morphine et sous antidépresseurs, son corps présente des plaques rouges et arrondies.

Par chance, ses parents voient sur France 5 le documentaire de Chantal Perrin,

« Quand les tiques attaquent », où le Pr Perronne témoigne des dangereux effets d’une piqûre de tique. Ils le contactent et le professeur fait hospitaliser leur fils en le mettant sous antibiotiques à hautes doses.

A Noël 2015, Yannick sort de Garches en marchant !

Au troisième stade de la maladie, quand elle devient chronique, il est rare d’en guérir.

Les rémissions alternent avec les rechutes.

Mais, d’après le Pr Perronne, de nombreux patients ont retrouvé un confort de vie.

C’est le cas de Milaine Grolleau,

40 ans, qui vit dans le Puy-de-Dôme. Durant l’été 2013, elle ressent des douleurs sous les pieds. « Je pense à une tendinite et je prends antalgiques et anti-inflammatoires.

Pendant l’hiver, j’ai l’impression qu’on me coupe le bras.

Ma main gauche devient bleue. S’ajoutent des douleurs au ventre.

En avril 2014, je perds 10 kilos, mes cheveux tombent par poignées, j’ai une paralysie faciale.

Ma tension monte à 16/9, mon pouls à 147. Au CHU de Clermont-Ferrand, le neurologue a la quasi-certitude que j’ai une sclérose en plaques. Surprenant, car mon IRM cérébrale est normale ainsi que ma ponction lombaire !

Comme j’ai une quarantaine de symptômes, on me donne des antidépresseurs sous prétexte que c’est moi qui somatise.

Je consulte alors le Dr Bottero. Mes tests sanguins détectent une co-infection à la “Babesia”, un parasite qui atteint les reins des chiens et des chats.

Le 1er août 2015, je prends des antibiotiques.

Deux mois plus tard, mes symptômes disparaissent.

Aujourd’hui, je peux faire 2 kilomètres à pied ! Je prends 400 milligrammes par jour de cette molécule, un traitement qui me coûte 250 euros par mois, non remboursés ! » Les tests sanguins de Frédéric Quemerais étaient – faussement – négatifs !

« Je ne reçois donc pas le traitement précoce qui m’aurait évité de développer la forme chronique de la maladie.

Après un parcours de plusieurs années sans diagnostic, j’arrive dans le service du Pr Perronne : plus de deux ans d’antibiotiques, d’antiparasitaires et d’antifongiques font régresser les symptômes lourds.

Une renaissance !

Mais, en 2015, je rechute. Depuis, je suis sous traitement anti-infectieux. Le plus grave :

ma femme présente des symptômes similaires aux miens.

Comme elle n’était ni diagnostiquée ni traitée pendant ses deux grossesses, nos deux filles sont porteuses d’une borréliose congénitale.

La maladie de Lyme a bouleversé nos existences. » Face à tant de vies brisées, qu’attendent les autorités de santé et le corps médical pour adopter des tests sanguins fiables ?

Au ministère de la Santé, Marisol Touraine aurait annoncé des financements pour la recherche...

Le temps presse au risque d’un scandale sanitaire. * Le Professeur Christian Perronne, le plus grand spécialiste français de la maladie de Lyme, vient de sortir un livre :

« La vérité sur la maladie de Lyme » par le Professeur Christian Perronne, chez Odile Jacob. 1. Trois stades de la maladie de Lyme l Début : la piqûre crée souvent un érythème migrant localisé qui ne démange pas et dont la lésion ovale et rosée, entourée parfois d’un cercle rouge, varie de 2,5 à 50 centimètres. Il disparaît sans séquelle.

La bactérie commence alors sa migration dans le corps. Infection disséminée :problèmes cardiaques, méningés, neurologiques, de peau, d’inflammation aux articulations, à la racine des nerfs. Infection chronique : des années après, elle touche la peau, la moelle épinière et le cerveau, mais aussi les organes.

Résultat : une grande fatigue, des douleurs diffuses et des troubles de la mémoire ou un « brouillard cérébral ». 2. Prévention :

Eviter les hautes herbes.

Glisser le bas du pantalon dans les chaussettes.

S’enduire de répulsif.

En cas de morsure : retirer la tique en la « dévissant » avec un tire-tique. Désinfecter.

Surveiller la morsure pendant un mois.

Si apparaissent rougeur sur la peau, fièvre, douleurs et fatigue, prendre d’urgence un traitement antibiotique. Toutes les tiques ne sont pas porteuses de germes. 3. Voies de transmission: placenta, sexuelles, mammifères, oiseaux, insectes et arthropodes (tiques). Réalité ou légende ?

La maladie de Lyme serait due à une manipulation génétique des tiques Pourquoi, en 1972, les habitants de trois villages du Connecticut ont-ils été les premiers touchés par la maladie de Lyme ?

Parce qu’ils se situent à quelques encablures de Plum Island, une ancienne base de l’armée américaine ?

Celle-ci est pourtant fermée depuis la Seconde Guerre mondiale.

Mais, dès 1949, le gouvernement américain y établit un laboratoire de recherches sur les maladies animales, à l’époque où l’URSS et les Etats-Unis se livrent une guerre scientifique.

Dans le cadre de l’opération secrète du programme Paperclip – l’exfiltration de 2 000 savants nazis – la CIA fait venir un bactériologiste, Erich Traub, qui a sévi sous le IIIe Reich.

Le plan militaire américain aurait été de lancer une guerre bactériologique dirigée sur les animaux de l’Union soviétique pour la neutraliser en affamant ses habitants.

Dans son laboratoire de Plum Island, Erich Traub aurait infecté des bovins, des chevaux et des porcs avec le virus de la fièvre aphteuse.

Mais un revirement a lieu, les Etats-Unis préférant utiliser des armes plus conventionnelles contre l’URSS.

L’île est alors utilisée par le ministère de l’Agriculture qui y poursuivra des recherches moins belliqueuses.

Erich Traub rentre en Allemagne en 1953. Mais un avocat de Long Island, Michael Carroll, sort un best-seller, « Lab 257 », en 2004, où il affirme qu’Erich Traub aurait aussi manipulé des tiques en décuplant leurs quantités de « Borrelia » afin de les rendre plus contagieuses.

Les tiques se seraient échappées de l’île, notamment sur les oiseaux migrateurs qui viennent nicher tout près... des trois villages du Connecticut. Dans son bureau, le Pr Perronne montre un érythème migrant sur son écran d’ordinateur

Thierry Esch / Paris Match

Le Pr Christian Perronne, chef du département des maladies infectieuses et tropicales del’hôpital universitaire Raymond-Poincaré de Garches, dénonce le déni français sur la maladie de Lyme. Paris Match.

Pourquoi, en France, les effets de la bactérie de Lyme, “Borrelia burgdorferi”, restent-ils méconnus ?

Pr Christian Perronne.

Dès les années 1920, un microbiologiste de l’Institut Pasteur et Prix Nobel, Charles Nicolle, écrit déjà sur les borrélies ; de nombreuses maladies inflammatoires et dégénératives sont dues à des microbes cachés dans nos tissus qui provoquent “des infections inapparentes”.

Si le traitement antibiotique ne marche pas toujours, c’est parce que parasites et virus se mêlent aux bactéries transmises par les insectes, dont les tiques.

A l’inverse, après la Seconde Guerre mondiale, on assiste à un “mouvement antimicrobes”.

Aux Etats-Unis, un chef de la santé publique déclare que les maladies infectieuses, “c’est du passé car nous avons l’hygiène, les vaccins et les antibiotiques”.

Sa parole contamine nos dirigeants : l’infectieux, c’est terminé.

Ce sont alors les maladies génétiques et immuno logiques qui prévalent encore aujourd’hui. Pour redonner sa place au microbe, quelles furent vos difficultés ?

Il y a trente ans, j’ai découvert que je pouvais guérir certaines maladies auto-immunes par des cocktails d’anti-infectieux.

J’ai donc monté des protocoles officiels de recherche pour évaluer l’efficacité de mes traitements.

Mais les spécialistes de ces maladies ont empêché la participation de malades volontaires à ces études car “c’était du charlatanisme” !

Ainsi, les médecins libéraux ne doivent plus prescrire d’antibiotiques dans les “cas douteux”, sinon ils risquent la radiation du conseil de l’ordre.

C’est le cas du Dr Bottero à Nyons, un des premiers en France à soulager des enfants autistes et des schizophrènes.

La borréliose de Lyme chronique fait partie des causes possibles de maladies graves comme la sclérose en plaques, Alzheimer, Parkinson... Il y a plus de 800 symptômes dus aux borrélies. En France, personne n’est au courant du lien entre Alzheimer et la borréliose...

Non. Un chercheur de l’Inserm m’a affirmé que la piste infectieuse dans Alzheimer, c’était de la foutaise !

Pourtant, une équipe de Philadelphie vient encore de démontrer le lien entre certaines formes d’Alzheimer et les borrélies.

Le problème ?

Dans les cas de maladies chroniques, certains guérissent sous antibiotiques et antiparasitaires, alors que pour d’autres leur efficacité est nulle. Il est vraisemblable que des facteurs viraux soient en cause. "Beaucoup de maladies dites inflammatoires ou auto-immunes ont une composante infectieuse" La borréliose de Lyme n’est donc pas la seule coupable.

Non. Mais j’affirme que la plupart des maladies chroniques dites “inflammatoires”, “auto-immunes” ou “dégénératives” ont une composante infectieuse.

C’est elle qui déclenche ou entretient la maladie. Comment les victimes peuvent-elles échapper à l’errance médicale ?

Devant un érythème migrant, il faut exiger de son médecin une prescription d’antibiotiques avec la dose officielle (4 grammes d’amoxicilline par jour pendant deux ou trois semaines).

Pour les formes avancées de la maladie, la seule méthode diagnostique fiable est un traitement d’épreuve : si l’antibiotique agit, c’est qu’il y a infection.

Si les tests sanguins ne détectent pas toujours ces bactéries, les médecins français ne peuvent donc pas donner d’anti-infectieux.

Or, ce n’est pas le cas de l’autre côté de nos frontières... En Allemagne, les tests sont plus sensibles. Beaucoup de patients français s’y font suivre.

Là-bas, si les médecins dépassent les doses admises d’antibiotiques, les autorités ne leur créent pas de problème.

En France, les maladies chroniques sont diagnostiquées par leurs symptômes.

On n’en recherche pas les causes.

Or, beaucoup de maladies se recoupent. J’ai eu un patient diagnostiqué polyarthrite rhumatoïde à Nantes et sclérose en plaques à Angers !

La borréliose de Lyme peut simuler ces deux maladies. N’y a-t-il pas de tests fiables en France pour détecter la borréliose et les infections associées ?

Seulement chez les vétérinaires. Ils s’appuient sur le concept d’“infection inapparente”. Mais on n’a pas le droit d’appliquer ces tests à l’humain. Un laboratoire les a appliqués à quelques malades.

Un médecin l’a dénoncé, il a failli voir son cabinet fermé par mesure disciplinaire !

Les tests actuels sont réalisés à partir d’une souche américaine isolée chez une tique il y a plus de trente ans. Ils ne représentent pas du tout la biodiversité de ce genre bactérien. Vous enseignez à la faculté de Versailles-Saint-Quentin. Informez-vous vos étudiants sur les effets de cette maladie ?

Oui, des étudiants m’affirment qu’on leur enseigne que Lyme est une maladie inventée par Internet.

On leur dit qu’il ne faut pas se préoccuper de ceux qui sont négatifs aux tests, de ceux qui se plaignent de “trop de symptômes”, sinon il faut les envoyer en psychiatrie ! Qu’est-ce qui freine la recherche ? Il y a dix ans, peu de personnes connaissaient la borréliose de Lyme en France.

J’ai pourtant publié une étude qui montre que sur 100 malades, j’en ai guéri 80, mais les études cliniques sont longues et coûteuses, surtout quand la cause de la pathologie est multifactorielle.

De son côté, l’industrie pharmaceutique pourrait financer des tests sur les infections inapparentes, ainsi que sur leur traitement.

On ferait des économies de santé, quand on voit le coût des maladies chroniques autres que Lyme

Maladie de Lyme: le tueur masqué sur Paris Match.
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