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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 20:14

Alerte aux tiques : méfiance en forêt, dans les parcs et les champs

Accueil > Société

Christine Mateus

25 juillet 2016, 7h00 | MAJ : 25 juillet 2016, 8h18

LE FAIT DU JOUR. Provoquée par les tiques, cette infection redoutable est mal diagnostiquée et touche de plus en plus de personnes. Médecins et patients tirent le signal d'alarme.

Cela se produitgénéralement du printemps à l'automne, lors de promenades en forêt ou dans les champs. Au milieu des herbacées ou des feuillages, un péril sommeille, aussi grave que négligé. C'est la maladie de Lyme, transmise par la morsure d'une tique infectée. Si elle n'est pas soignée, elle peut devenir chronique et se diffuser à tout l'organisme. Elle entraîne alors des complications qui peuvent toucher plusieurs organes (articulations, cerveau, cœur...). Il est pourtant facile de les prévenir car la maladie de Lyme se traite sans difficulté lorsqu'elle est détectée tôt.

Agissez vite en cas de morsure. Avec les chaleurs de l'été, difficile de pique-niquer en manches longues, pantalon maintenu aux chevilles et chaussures fermées pour éviter la morsure. A défaut, les experts insistent sur l'inspection soigneuse du corps (sans oublier la tête et derrière les oreilles) au retour d'une balade champêtre car ni le bain ni la douche n'éliminent une tique fixée. Son retrait doit être réalisé à l'aide d'une pince ou d'un système de tire-tique (vendu en pharmacie), perpendiculairement à la peau, en tournant doucement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et en évitant d'arracher la tête. Surtout, n'écrasez pas la tique et ne tentez pas de l'endormir avec de l'éther. Cela ne fonctionne pas et peut même entraîner une régurgitation des bactéries et, donc, une augmentation du risque de transmission de la maladie. Enfin, la zone mordue ne doit être désinfectée qu'après avoir extrait la tique.

Des tests jugés inefficaces. En cas de suspicion, selon les recommandations sanitaires, un test sanguin dit Elisa peut-être réalisé. S'il est négatif, on n'ira pas plus loin. Or, les associations ne cessent d'alerter sur le manque de fiabilité de l'outil. Il existe un test de dépistage un peu plus performant mais il n'est prescrit qu'en seconde intention en France, uniquement si le premier test est positif (contrairement à l'Allemagne, par exemple). Dans une majorité des cas, la maladie peut être traitée par des antibiotiques. « A l'heure où l'on nous répète à longueur de temps que la France doit faire des économies, il est important de souligner ce que coûte un malade en recherche de diagnostic parce que son test Elisa est négatif ou parce que son médecin, par ignorance, ne pense pas à la borréliose (NDLR : l'autre nom de la maladie de Lyme). Hospitalisations à répétition, ponctions lombaires, radios, IRM, scintigraphies osseuses, nombreuses consultations chez des spécialistes, arrêts de travail... » dénonce l'association France Lyme.

De plus en plus de victimes. Le nombre de cas officiellement recensés a quasiment triplé en douze ans, passant de 10 000 à 27 000 nouveaux cas annuels de 2003 à 2015. Certes, les médecins sont davantage sensibilisés. Mais d'autres raisons sont mises en avant par les experts. Le réchauffement climatique est l'une d'elles car les tiques recherchent plus activement des proies quand il fait chaud et sec. La disparition de certains prédateurs (oiseaux, guêpes...) favorise par ailleurs le développement des tiques. La bactérie de la maladie de Lyme est portée par de nombreuses espèces sauvages, comme les sangliers, les cervidés ou les petits rongeurs. Or, l'augmentation des activités de loisirs en pleine nature accroît les risques de se faire mordre.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 20:11

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SociétéTiquesMaladie de LymeThierry MedynskiFait Du JourDiagnostic

Alerte aux tiques : «Les animaux sont mieux diagnostiqués que nous !»

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Propos recueillis par Christine Mateus

25 juillet 2016, 7h00 | MAJ : 25 juillet 2016, 18h18

LE FAIT DU JOUR. Provoquée par les tiques, cette infection redoutable est mal diagnostiquée et touche de plus en plus de personnes. Médecins et patients tirent le signal d'alarme. Thierry Medynski, généraliste lui-même atteint par la maladie, dénonce des tests obsolètes.

Membre de la Fédération française des maladies vectorielles à tiques, Thierry Medynski, médecin des Hautes-Pyrénées, est lui-même atteint par la maladie de lyme.

Pourquoi faut-il s'inquiéter ?

THIERRY MEDYNSKI. C'est une maladie en pleine expansion, car les tiques prolifèrent dans la nature. D'ailleurs, on les retrouve de plus en plus haut, en montagne. Tout cela est lié à des facteurs environnementaux, climatiques, à l'augmentation de la faune sauvage et à la diminution des prédateurs des tiques... Les praticiens voient de plus en plus de cas dans leurs cabinets. Dans les régions les plus exposées, tout le monde connaît autour de lui des gens atteints de la maladie de Lyme. C'était assez inhabituel il y a encore quelques années.

Vous-même êtes atteint par la maladie de Lyme. Comment s'est-elle déclarée ?

J'étais très fatigué. J'avais des troubles cognitifs jusqu'à ne plus arriver à conduire en raison de problèmes de concentration. J'ai erré pendant trois ans et demi, car mes analyses sanguines étaient négatives. Un confrère a évoqué l'hypothèse de la maladie de Lyme. Un traitement global, dont des antibiotiques, a été concluant. Aujourd'hui, je me considère comme un ex-malade. Mais même si je n'ai plus de symptômes, je n'ai pas les moyens de savoir si la bactérie est éradiquée ou si je l'ai encore en moi, au repos dans l'organisme.

Comment la dépiste-t-on ?

On en est toujours dans un premier temps au test sanguin Elisa. Si ce test est positif, un autre doit le confirmer : le Western Bolt. Mais il faut savoir que pour l'un comme pour l'autre de ces examens, il y a différentes marques sur le marché qui ne sont pas toutes équivalentes. Ce qui fait que la sensibilité des tests est très très variable, allant de 30 à 70 %. Il y a donc un vrai problème de fiabilité. Il faudrait absolument mettre au point de nouveaux outils et ce pour différents types de Borrelia(NDLR : le nom de la bactérie r esponsable de la maladie), comme pour toutes les autres infections qu'elles entraînent. Les animaux sont mieux diagnostiqués que nous ! Pour eux, on n'hésite pas à faire une recherche du matériel génétique de la bactérie. Nous, nous avons des tests obsolètes.

Quelle est la priorité en attendant ces nouveaux tests ?

Dès qu'un patient présente une lésion cutanée, appelée érythème migrant, provoquée par la piqûre d'une tique, il faut le mettre immédiatement sous antibiotiques. Pas besoin d'un bilan sanguin avant. C'est une des caractéristiques de la phase primaire de la maladie. Mais quelque fois, le traitement est prescrit à doses insuffisantes sur une courte durée. Conséquence ? Des patients à un stade primaire, potentiellement guérissables, vont passer au stade secondaire de la maladie, plus grave.

Et pour ceux qui sont déjà au stade secondaire?

Le problème est que les médecins doivent appliquer des recommandations issues d'une convention de 2006 pour les soigner. Or, ce document ne reconnaît pas la maladie de Lyme au stade chronique et limite le traitement par antibiotiques dans la durée. Du coup, des patients s'améliorent provisoirement et s'il reste des symptômes, on leur explique que ce sont des séquelles de la maladie alors qu'ils sont liés toujours à la présence de la bactérie. En médecine, tout évolue et traiter en 2016 des patients avec des recommandations de 2006, c'est aberrant.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 20:09

Maladie de lyme : «Les médecins disaient à mon fils que c'était dans sa tête»

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E.C. et F.M.

25 juillet 2016, 7h00 | MAJ : 25 juillet 2016, 8h15

Ardres (Pas-de-Calais), hier. Florence (ici avec ses fils Paul-Loup et Germain, atteints de la maladie de Lyme) enrage de la prise en charge insuffisante de cette pathologie.

LE FAIT DU JOUR. Provoquée par les tiques, cette infection redoutable est mal diagnostiquée et touche de plus en plus de personnes. Médecins et patients tirent le signal d'alarme. Le témoigne de Florence, dont deux des fils sont atteints par la maladie.

Au retour d'un pique-nique en forêt le 14 juillet 2014 près de son village du Pas-de-Calais, Florence remarque deux tiques sur le corps de son fils Paul-Loup, 14 ans aujourd'hui, et une autre sur celui de Germain, 11 ans. Elle les retire puis n'y pense plus. L'hiver suivant, l'adolescent souffre d'une sévère dépression. Victime de phénomènes hallucinatoires, il fait plusieurs tentatives de suicide. Mais les médecins ne s'expliquent pas l'origine de son mal-être. « L'hiver dernier, c'est son petit frère Germain qui est tombé malade, explique Florence. Lui qui était toujours en bonne santé a eu des ganglions, des syndromes grippaux, une mononucléose et une pneumopathie à mycoplasme, typique d'une co-infection provoquée par la borréliose. »

C'est en surfant sur Internet que la maman soupçonne une infection provoquée par les tiques. « L'hôpital mettait ça sur le compte de la déprime et d'une fibromyalgie. Mais ça ne collait pas du tout car Germain est un enfant très vivant et tous les symptômes faisaient penser à la maladie de Lyme. » Florence décide alors d'avoir recours à un test de dépistage allemand, réputé plus fiable que le français. Le bilan sanguin confirme la borréliose.

Des soins aux Etats-Unis ?

« Pendant ce temps, Paul-Loup, qui était a priori dépressif, a souffert de vertiges et de fortes migraines et avait des voiles noirs devant les yeux qui le rendaient aveugles momentanément. »

Or la maladie de Lyme peut attaquer le nerf optique. Comme son petit frère, le test sanguin se révèle positif. « Et dire que les médecins disaient à Germain que c'était dans sa tête et que tout le monde pensait à l'hôpital qu'il simulait ! » Depuis que le diagnostic est tombé, Florence a entamé un nouveau combat. « Trouver un médecin qui puisse nous sortir de là. Ce que je voudrais, c'est que la Sécu cesse de harceler les praticiens qui tentent de nous aider et s'efforcent d'honorer au mieux leur serment. »

Faute de pouvoir soigner ses enfants en France, la mère de famille n'exclut pas d'aller aux Etats-Unis, où les médecins sont « plus libres d'adapter les traitements ». Mais elle sait que cette bataille sera longue et sans doute semée de faux espoirs. « C'est une bactérie très difficile à tuer et tellement intelligente que lorsqu'on donne des antibiotiques aux patients, elle est capable de se mettre en sommeil et de ressurgir plus tard. » Pour l'instant, Germain bénéficie régulièrement de traitements antibiotiques et son frère d'une prise en charge par intraveineuse. Vingt-huit jours d'une cure qu'il a terminée la veille de passer son brevet des collèges. « Il a été très courageux, salue la maman. Et il a obtenu son diplôme avec mention. »

Le Parisie

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 14:54

Question écrite n° 22868 de M. Yves Détraigne (Marne - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 28/07/2016 - page 3318

M. Yves Détraigne appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'appel lancé par une centaine de médecins concernant la maladie de Lyme.
Alors qu'une réponse récente à sa question écrite n° 20423 du 3 mars 2016 sur le sujet lui apprend que les systèmes actuellement en place en France permettent de répondre aux objectifs de surveillance de la Borréliose de Lyme et que les opérations de contrôle des sérologies de la Borréliose démontrent les bonnes performances des réactifs de dépistage utilisés en routine sur l'ensemble du territoire, ces médecins dénoncent, pour leur part, un véritable scandale sanitaire que le professeur Luc Montagnier, découvreur du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), va même jusqu'à comparer à celui du sang contaminé.
Dans leur appel, ces professionnels de santé demandent des financements publics pour améliorer les tests de diagnostic, actuellement non fiables, une prise en compte de la détresse morale majeure mais aussi socioprofessionnelle de ces patients en errance diagnostique pendant plusieurs mois ou années et un arrêt des poursuites contre les médecins qui ne suivent pas les recommandations officielles pour soigner leurs patients.
Ils réclament également la prise en compte des récentes données scientifiques afin d'aboutir à un nouveau consensus thérapeutique adapté ainsi qu'à la création d'unités hospitalières spécialisées Lyme avec, à terme, des instituts labellisés, aussi bien pour la recherche fondamentale que pour la recherche clinique, et de véritables financements publics pour la recherche sur les maladies vectorielles à tiques.
Considérant que le ministère vient d'annoncer un plan d'action national contre la maladie de Lyme pour septembre 2016, il convient de prendre la mesure de ce que les médecins réclament pour que ce plan participe réellement à la reconnaissance officielle de la maladie de Lyme chronique et qu'il soit mis fin à ce scandale sanitaire.
En conséquence, il lui demande de lui indiquer dans quelle mesure elle entend prendre enfin en compte l'appel de ces médecins.

En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 18:34

Pourquoi cent médecins, dont vous faites partie, s'engagent aujourd'hui publiquement sur ce sujet sensible ? Pourquoi écrivez-vous qu'il y a urgence ?


Le nombre de personnes touchées par ce que l’on appelle communément « Maladie de Lyme chronique » explose.


Les personnes concernées vivent des souffrances qui peuvent se révéler véritablement invalidantes et non reconnues par la majorité du corps médical.


Elles se disent très souvent rejetée par les praticiens et incomprises par l’entourage puisque la médecine nie cette pathologie. Isolées au plan social, voir familial, elles sombrent dans une dépression qui peut, à l’extrême, les conduire au suicide.


Certains médecins ont été poursuivis. Est-ce votre cas et si oui, pour quelles raisons ?
Non, pas encore


Pourquoi réclamez-vous un nouveau consensus thérapeutique ?


La conférence de consensus de 2006 ne reconnait que la phase aigüe dûment authentifiée par le test Elisa dont on connait la non fiabilité.


Elle prétend que tout est réglé par un traitement antibiotique de deux ou trois semaines et nie farouchement tout passage à la chronicité.


Pourquoi m'écriviez-vous lors d’un échange précédent « Que les questions soulevées dans la pétition « 100 médecins lancent l’alerte » correspondent à la partie émergée de problèmes beaucoup plus vastes en termes de médecine environnementale, généralement ignorés par les professionnels de santé » ?


Nous assistons à un développement exponentiel de toutes les maladies chroniques


Ce qu’on appelle Maladie de Lyme Chronique peut être vue comme le cas particulier d’un ensemble d’affections que l’on pourrait désigner par le sigle SIMS=Syndrome Inflammatoire Multi Systémique.


Cet ensemble comporte un sous ensemble, le LYME et les infections chroniques froides, qui en constituent la composante infectieuse.


On peut retrouver cette composante infectieuse, plus ou moins présente, dans toutes les maladies chroniques.


L’intrication avec des problèmes toxiques devient de plus en plus évidente.


Ces infections se développent souvent de façon opportuniste et témoignent autant d’un dramatique délabrement de notre environnement que de la fragilisation immunitaire galopante des individus.


Un enfant sur trois en Allemagne est atteint d’une maladie chronique incurable.


Celle-ci peut être bénigne comme l’asthme ou l’eczéma atopique ou, à l’autre extrême, très invalidante comme le diabète type 1 ou l’autisme.


Le nombre d’enfant souffrant d’un diabète type 1 (diabète grave insulinodépendant) a doublé en 10 ans et doublera à nouveau dans les 5 prochaines années.


Pourquoi la maladie de Lyme, qui existe pourtant depuis des années, semble-t-elle se développer de nos jours ?


Parmi les raisons du développement alarmant de cette affection nous pouvons mentionner :
1 - La dégradation dramatique de notre environnement, pollution de tout type et tout genre (métaux lourds, pesticides, malbouffe, stress, cocktail chimiques et nanoparticules omniprésentes, pollution électromagnétique…)
2 - L’érosion sans précédent de la biodiversité,
3 - La fragilisation immunitaire galopante des individus


Quelle est la différence entre la forme aiguë et la forme chronique ?


La forme aigüe survient après une morsure de tique infectante ou d’une nymphe beaucoup plus difficile à discernée (75%) Les symptômes les plus connus sont l’érythème migrant (une auréole rouge qui s’agrandit autour du point de piqure) ou un syndrome grippal.


Malheureusement beaucoup d’infections aigües sont asymptomatiques donc non reconnues.


Cependant il faut surtout retenir que la forme chronique peut survenir dans certains cas même lorsque la forme aigüe a été reconnue et bien soignée, ce que savent faire la plupart de mes confrères aujourd’hui.


Ce sont souvent des praticiens dévoués et soucieux de venir en aide à leurs patients. Encore faut-il qu’ils soient correctement informés et formés.


Il y aussi toutes les infections asymptomatiques qui ne sont pas dépistées et on parle de plus en plus de contaminations materno fœtales et sexuelles.


Différents auteurs mentionnent un passage vers la chronicité en deux étapes, phase secondaire et phase tertiaires.


En fait, ce passage est extrêmement insidieux avec des manifestions qui s’installent progressivement déjouant au départ la vigilance des patients autant que l’analyse des praticiens :


Fatigue, épuisement intermittent,
Douleurs fugaces et transitoires puis de plus en plus tenaces, d’allure bizarre ; crampes, coup de couteau, brûlure, arrachement, décharges électriques
Paresthésie, fourmillement, perte de sensibilité,


Parésies évoluant vers paralysie progressive avec impotence fonctionnelle d’un ou de plusieurs membres
Articulations douloureuses qui se dérobent, crampes musculaires, fragilisations tendineuses jusqu’à des ruptures inexpliquées
Céphalées migraines, vertiges, acouphènes
Crises de tachycardie, instabilité cardio circulatoire, hyper ou hypotension…
Troubles cognitifs, brume cérébrale, déficit de l’attention de la mémoire, troubles de l’élocution, difficulté à trouver les mots


Anxiété, dépression qui peuvent inaugurer ou se développer dans les sillages des troubles, parfois évolution vers des perturbations psychiatriques
Troubles digestifs omniprésents, mais parfois ignorés


Les investigations complémentaires, bilans sanguins, radio scan…se révèlent dans les limites de la normale et les sérologies sont interprétées comme sans particularité. De plus ces souffrances semblent ne pas répondre aux approches thérapeutiques conventionnelles (antalgiques, anti- inflammatoires, anxiolytiques, antidépresseurs…)


Pourquoi cette dernière n'est-elle pas reconnue et suscite-t-elle tant de polémique ?


Comme vous le savez et comme dit plus haut, la reconnaissance de la forme aigue est déjà problématique faute de tests fiables. Les formes dites chroniques, quoique parfois extrêmement invalidantes, donnent très peu de signes objectivables aujourd’hui par les examens : bilans sanguins, radiologiques (+IRM et SCAN…), histologiques, microbiologiques, endocriniens, immunologiques….


En fait, c’est l’observation clinique, l’écoute de la symptomatologie et son interprétation dans l’histoire de vie du patient qui oriente vers un « Syndrome Inflammatoire Multi Systémique » et l’hypothèse d’une composante infectieuse (Lyme et infections froides) ou toxique.


La composante toxique, souvent méconnue, est à l’origine d’une vulnérabilité immunitaire et de l’aggravation de la virulence des micro-organismes, d’où le développement opportuniste d’un grand nombre d’infections.


Ceci explique que souvent ces patients ont été rejetés, considérés comme simulateurs ou malades psychiatriques. Si on prend le temps d’une écoute sans prévention, alors la réalité de l’organicité des souffrances s’impose.


Encore cette après-midi, une patiente est venue en consultation et me répète ce que j’ai entendu des dizaines de fois…. « Je ne me reconnais plus… avant j’étais dynamique, active, efficace, et aujourd’hui je deviens une loque souffrante, complétement dépossédée de moi-même… »


Je pense que ces débats annoncent une véritable révolution paradigmatique en santé.


La médecine conventionnelle a fait des progrès véritablement prodigieux au niveau technique mais le nombre de malades chroniques explose.


Cette situation implique une vision intégrative et holistique de la santé en prenant en compte la problématique environnementale.


Le Journal « LE POINT » de la semaine dernière a publié une série d’articles passionnants sur « Le ventre, notre deuxième cerveau, ses pouvoirs insoupçonnés ».


Les recherches actuelles prétendent avoir fait des découvertes sans précédent sur le tube digestif, le microbiote intestinal et son importance dans la santé et l’évolution de l’humanité.


Ces découvertes toutes récentes datent de trois ou quatre ans.


Sait-on que la médecine holistique et intégrative propose des connaissances et des savoir-faire sur ces sujets à partir d’observations et d’expériences cliniques fondées sur une écoute attentive de la souffrance des patients depuis plusieurs décennies ?


Avez-vous été confrontés à des cas de patients dont les tests étaient négatifs ?


Je suis très souvent convié à accueillir des patients souffrant, à l’analyse des symptômes cliniques, de difficultés pouvant être qualifiés de « Syndrome Inflammatoire Multi Systémique ».


Cette analyse oriente fréquemment vers l’hypothèse d’une composante infectieuse ou d’une maladie de Lyme associée à des co- infections froides.
Parmi ces patients, les tests négatifs sont relativement nombreux.


Quels traitements préconisez-vous ?


Les antibiotiques sur le long terme sont-ils indispensables ?


Le traitement comporte plusieurs étapes Un traitement nutritionnel me parait incontournable avec une réforme alimentaire.


Ensuite je propose de soigner le « ventre » (le microbiote et la digestion). Des compléments pour renforcer l’immunité et le soutien aux différents systèmes organiques sont alors envisagés.


Une antibiothérapie séquentielle au long cours est parfois nécessaire. Il existe également de bons traitements en aromato phytothérapie.


Ne pas oublier l’importance primordiale de la détoxication et, dès que possible, de renouer avec les activités physiques et la vie sociale.


Peut-on guérir de la forme chronique de la maladie ? Comment ?


Je ne pense pas que l’on puisse guérir d’une forme chronique mais de bonnes améliorations sont possibles avec l’émergence, chez certains patients, de nouvelles énergies malgré leurs souffrances.


On assiste aussi à l’avènement de nouvelles prises de conscience.


Les patients deviennent souvent des partenaires expérimentés dans la recherche de solutions concrètes et le développement de nouveaux cheminements thérapeutiques.


Parmi les patients qui ont fait une évolution exemplaire et particulièrement remarquable, il faut mentionner la « grande dame du Lyme, Judith Albertat» Elle va sortir un second livre sur ce sujet. Grâce à son activité infatigable, elle est à l’origine de la fondation d’une association « I FOR LYME » pour la création d’un « Fond de dotation » consacré à la recherche sur la maladie de Lyme.


Cette association s’est constituée avec la participation du Rotary Club d’Alsace du nord, présidé par un homme d’intelligence et de cœur, Pascal Landry.


Le conseil scientifique de l’association I FOR LYME, dont je fais partie, est composé de six personnes dont les professeurs Zilbermann et Peronne sous la présidence de Stéphanie Simon.


Faute de l’implication des pouvoirs publics, la bonne volonté citoyenne libre et désintéressée prend la relève.


Lors d’un précédent échange téléphonique vous évoquiez quelques informations à partager à propos des confrères condamnés ?


Philippe BOTTERO et Marc ARER, deux médecins particulièrement remarquables viennent d’être condamnés par la juridiction ordinale et la sécurité sociale pour des faits en lien avec leur implication dans le traitement de la maladie de Lyme. Ils bénéficiaient tous deux du soutien de nombreux patients et médecins dont les Professeurs Montagnier, Perronne et Trouillas. Philippe Bottero est un ami personnel.


Je connais bien son histoire. Médecin généraliste dans la petite ville de Nyons en Drôme provençale, très dévoué à ses patients, il a été le seul en France à tenir depuis 1980 la piste des co infections froides dans de nombreuses affections chroniques.


Avec une intelligence remarquable et un sens clinique exceptionnel, il a développé, soigné et expérimenté une approche digne d’être couronnée par un Prix Nobel de Médecine.


Ses recherches font référence à d’éminents chercheurs et infectiologues tels que P. Giroud (professeur à l'Institut Pasteur) et J.B. Jadin (professeur à l’Institut Prince Léopold, Anvers, Belgique) et un médecin militaire Colonel P. le Gac.


Philippe Bottero a publié ses travaux dans des revues scientifiques médicales françaises mais ses recherches, ignorées dans l’hexagone ont été repérés aux USA. En raison de la qualité et de la pertinence de ses publications, il a été invité à les présenter au cours d’un congrès international à SIDNEY en1998, ce qui lui a valu d’être consacré dans différents cercles internationaux.


Ci-dessous le titre de sa dernière publication en 2009. PATHOLOGIES CHRONIQUES ASSOCIEES A LA PERSISTANCE D’AGENTS INFECTIEUX ESSENTIELLEMENT BACTERIENS.
Par Le Docteur Philippe Bottero, membre du Collège international de Rickettsiologie (1987), membre de l’Association Américaine pour L’Avancement de la Science (USA 2000), de l’American Chemical Society (2006), de l’Académie des Sciences de New York (USA 2007), membre associé de Charles Darwin Society (2009).


Ses juges ont évoqué l’usurpation fallacieuse de titres scientifiques. Il aurait même été mis en cause comme éminence grise d’un groupuscule de médecins dissidents et charlatans.


En 2006 Philippe Bottero a soigné avec succès une personne qui était également la patiente du Pr. Montagnier Prix Nobel de Médecine. Le Pr Montagnier a reconnu d’emblée la pertinence du diagnostic et du traitement proposé par le « petit médecin de campagne » et l’a invité à venir expliquer sa démarche.


Impressionné par le travail remarquable de Philippe Bottero il a fondé le collectif d’expert CHRONIMED pour approfondir et élargir la réflexion, les échanges et les recherches au sujet des maladies chroniques.


Ceci dévoile l’humanité, la modestie, la noblesse et l’ouverture scientifique du professeur Montagnier. Ceux qui connaissent notre cher « Prix Nobel » évoqueront sa générosité, sa génialité et la dimension visionnaire de ses démarches.


https://www.facebook.com/notes/albert-werkmann/interview-du-docteur-werckmann-albert-par-marielle-bastide-journaliste-%C3%A0-la-mont/155292924878781

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 15:48

Maladie de Lyme : un médecin de Saint-Étienne condamné pour avoir demandé des bilans supplémentaires

Par Tifany Antkowiak et France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne LoireMercredi 20 juillet 2016 à 19:27

Le docteur Marc Arer, installé en centre-ville de Saint-Étienne, est condamné à six mois d'interdiction d'exercer, dont trois avec sursis. Il est signataire de l'appel des 100 médecins.

À la mi-juillet, une centaine de médecins français a lancé, dans le magazine L'Obs, un appel à la ministre de la Santé pour une meilleure détection et prise en charge de la maladie de Lyme, cette maladie transmise par des tiques. Une dizaine de médecins ligériens et altiligériens sont signataires, dont le docteur Marc Arer. Ce médecin homéopathe stéphanois, qui exerce depuis 1986, vient d'être condamné par la section des assurances sociales de l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes à six mois d'interdiction d'exercer dont trois avec sursis et 5000 euros d'amende. Il est condamné pour avoir demandé des bilans et prescrits des traitements supplémentaires par rapport aux préconisations en cas de maladie de Lyme.

Le médecin stéphanois va faire appel d'ici la rentrée

En 2011, le médecin stéphanois suit une quarantaine de patients qui ont déjà vu plusieurs médecins et suivi plusieurs traitements, en vain. "On se cassait un peu les dents pour trouver un diagnostic", explique le docteur Arer. Il décide de chercher plus loin, de faire des bilans supplémentaires, car il soupçonne des cas de maladies de Lyme chroniques. Pour cela, il fait appel à un laboratoire de Strasbourg - fermé depuis -qui est alors le seul à pratiquer un certain type de tests, plus poussés, permettant de détecter la maladie de Lyme (Western Blot). Pour avoir prescrit ce test, contrairement aux préconisations des instances sanitaires françaises, la responsable du laboratoire a été condamnée en 2014. Elle sera jugée en appel en octobre prochain. La sécurité sociale ne voit pas d'un bon oeil ces bilans supplémentaires demandés par le docteur Arer. Elle lance une enquête sur les pratiques du médecin stéphanois. "Sur les 42 patients, 29 ont fait une attestation, un témoignage, disant qu'ils étaient satisfaits des mes services", indique le médecin de Saint-Étienne, qui assure qu'aucun de ces patients n'a porté plainte. "Quand on me dit que je suis éventuellement dangereux pour mes patients, j'aimerais savoir où sont les preuves", lance le docteur Marc Arer.

Le médecin stéphanois a appris la décision de la section des assurances sociales de l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes au début du mois de juillet. Il a deux mois pour faire appel de sa condamnation, ce qu'il fera. En attendant, il continue de recevoir ses patients dans son cabinet de Saint-Étienne.

Interpellée également par des patients ces derniers mois, notamment un couple de Ligériens, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé fin juin qu'un plan d'action national sera présenté septembreautour de la maladie de Lyme.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 15:42

Maladie de Lyme : cent médecins, dont trois Auvergnats, alertent le gouvernement




Dans une pétition adressée au gouvernement et publiée sur l'Obs, plus de cent médecins lancent un appel d'urgence à propos de la maladie de Lyme.


Parmi eux, trois praticiens auvergnats dénoncent la méconnaissance de la forme chronique de la maladie et le manque de fiabilité des tests.


Après la mobilisation de malades qui souhaitent mener une action en justice pour améliorer le diagnostic de la maladie de Lyme, c'est au tour de la communauté médicale de s'engager.


Dans un appel d'urgence publié sur l'Obs, une centaine de professionnels de santé prennent position et alertent le gouvernement, qui doit annoncer un plan national d'action au mois de septembre.


Parmi ces médecins, trois Auvergnats, dont le docteur Philippe Cliquet, installé à Clermont-Ferrand, Véronique Dacher, homéopathe à Chamalières (Puy-de-Dôme) et enfin Albert Werckmann, pédopsychiatre à Bourbon-l'Archambault (Allier). Ce dernier nous explique pourquoi il a signé cette pétition.


Pourquoi cent médecins, dont vous faites parti, s'engagent aujourd'hui publiquement sur ce sujet sensible ?


Jusque-là nous étions absorbés par les soins et l’accompagnement de nos patients mais les procès nous ont révélé qu’il fallait aussi nous rassembler pour faire connaitre notre démarche au service des personnes souffrantes. Certains de nos collègues ont des problèmes et là, on en a marre. Surtout lorsqu'on voit le développement incroyable de la maladie !


Les personnes concernées vivent des souffrances qui peuvent se révéler véritablement invalidantes et non reconnues par la majorité du corps médical. Elles se disent très souvent rejetées par les praticiens et incomprises par l’entourage puisque la médecine nie cette pathologie.


Pourquoi la maladie de Lyme, qui existe pourtant depuis des années, semble-t- elle se développer de nos jours ?


Nous assistons à un développement exponentiel de toutes les maladies chroniques. Ces infections se développent souvent de façon opportuniste et témoignent autant d’un dramatique délabrement de notre environnement que de la fragilisation immunitaire galopante des individus.


Pourquoi réclamez-vous un nouveau consensus thérapeutique ?


La conférence de consensus de 2006 ne reconnaît que la phase aiguë dûment authentifié par le test Elisa dont on connaît la non fiabilité. Elle prétend que tout est réglé par un traitement antibiotique de deux ou trois semaines et nie farouchement tout passage à la chronicité. Ce dernier est extrêmement insidieux avec des manifestions qui s’installent progressivement déjouant au départ la vigilance des patients autant que l’analyse des praticiens.


Pourquoi la forme chronique n'est-elle pas reconnue et suscite-t- elle tant de polémiques au sein du corps médical ?


La reconnaissance de la forme aiguë est déjà problématique faute de tests fiables. Les formes dites chroniques, quoique parfois extrêmement invalidantes, donnent très peu de signes objectivables aujourd’hui par les examens aux différents niveaux sanguins, radiologiques, histologiques, microbiologiques, endocrinologues, immunologiques… En fait, c’est l’observation clinique, l’écoute de la symptomatologie et son interprétation dans l’histoire de vie du patient qui oriente vers le diagnostic.


Peut-on guérir de la forme chronique de la maladie ? Comment ?


Je ne pense pas que l’on puisse guérir d’une forme chronique mais de bonnes améliorations sont possibles. Un traitement nutritionnel me parait incontournable avec une réforme alimentaire. Ensuite je propose de soigner le « ventre », le microbiote et la digestion. Des complémentations diverses pour l’immunité et le soutien aux différents systèmes organiques sont alors envisagés. Une antibiothérapie séquentielle au long cours est parfois nécessaire. Il existe également de bons traitements en aromatophytothérapie. Ne pas oublier l’importance de la détoxiquation et, dès que possible, de renouer avec les activités physiques et la vie sociale.


A travers ces questions, n'est-ce pas deux conceptions de la médecine qui s'opposent ?


Je pense que ces débats annoncent une véritable révolution paradigmatique en santé. La médecine conventionnelle a fait des progrès véritablement prodigieux au niveau technique, mais le nombre de malades chroniques explose. Ceci implique une vision intégrative et holistique de la santé en intégrant la dimension environnementale. Pour moi, ces deux médecines ne s'opposent pas, elles sont complémentaires.


On assiste aussi à l’avènement d’une nouvelle conscience. Les patients deviennent souvent des partenaires expérimentés dans la recherche de solutions concrètes et le développement de nouveau cheminements thérapeutiques.


> A lire aussi : l'interview du docteur Werckmann dans son intégralité


La pétition :
https://infogr.am/e6f9a44a-cf2d-4d10-8135-cc0b53062836

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 06:40

Maladie de Lyme : un médecin de Saint-Étienne condamné pour avoir demandé des bilans supplémentaires

Par Tifany Antkowiak et France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne LoireMercredi 20 juillet 2016 à 19:27

Le docteur Marc Arer, installé en centre-ville de Saint-Étienne, est condamné à six mois d'interdiction d'exercer, dont trois avec sursis. Il est signataire de l'appel des 100 médecins.

À la mi-juillet, une centaine de médecins français a lancé, dans le magazine L'Obs, un appel à la ministre de la Santé pour une meilleure détection et prise en charge de la maladie de Lyme, cette maladie transmise par des tiques. Une dizaine de médecins ligériens et altiligériens sont signataires, dont le docteur Marc Arer. Ce médecin homéopathe stéphanois, qui exerce depuis 1986, vient d'être condamné par la section des assurances sociales de l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes à six mois d'interdiction d'exercer dont trois avec sursis et 5000 euros d'amende. Il est condamné pour avoir demandé des bilans et prescrits des traitements supplémentaires par rapport aux préconisations en cas de maladie de Lyme.

Pour le docteur Marc Arer, il a été condamné "pour une maladie qu'on ne comprend pas en France"

Le médecin stéphanois va faire appel d'ici la rentrée

En 2011, le médecin stéphanois suit une quarantaine de patients qui ont déjà vu plusieurs médecins et suivi plusieurs traitements, en vain. "On se cassait un peu les dents pour trouver un diagnostic", explique le docteur Arer. Il décide de chercher plus loin, de faire des bilans supplémentaires, car il soupçonne des cas de maladies de Lyme chroniques. Pour cela, il fait appel à un laboratoire de Strasbourg - fermé depuis -qui est alors le seul à pratiquer un certain type de tests, plus poussés, permettant de détecter la maladie de Lyme (Western Blot). Pour avoir prescrit ce test, contrairement aux préconisations des instances sanitaires françaises, la responsable du laboratoire a été condamnée en 2014. Elle sera jugée en appel en octobre prochain. La sécurité sociale ne voit pas d'un bon oeil ces bilans supplémentaires demandés par le docteur Arer. Elle lance une enquête sur les pratiques du médecin stéphanois. "Sur les 42 patients, 29 ont fait une attestation, un témoignage, disant qu'ils étaient satisfaits des mes services", indique le médecin de Saint-Étienne, qui assure qu'aucun de ces patients n'a porté plainte. "Quand on me dit que je suis éventuellement dangereux pour mes patients, j'aimerais savoir où sont les preuves", lance le docteur Marc Arer.

Le médecin stéphanois a appris la décision de la section des assurances sociales de l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes au début du mois de juillet. Il a deux mois pour faire appel de sa condamnation, ce qu'il fera. En attendant, il continue de recevoir ses patients dans son cabinet de Saint-Étienne.

Interpellée également par des patients ces derniers mois, notamment un couple de Ligériens, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé fin juin qu'un plan d'action national sera présenté septembreautour de la maladie de Lyme.

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 21:39

Six questions sur la maladie de Lyme, infection transmise par les tiques

Par Anne-Aël DurandLe 19 juillet 2016 à 16h11Mis à jour le 19 juillet 2016 à 16h49

La borréliose de Lyme, qui affecte au moins 27 000 personnes par an en France, est très mal diagnostiquée en France.

La maladie de Lyme, transmise par la tique, touche au moins 27 000 personnes chaque année en France. Bien davantage selon les associations de patients, qui dénoncent des diagnostics inefficaces et une mauvaise prise en charge des symptômes. | John Tann/CC by 2.0

C’est une petite piqûre indolore, souvent passée inaperçue après une promenade en forêt ou un pique-nique dans l’herbe, qui peut parfois augurer d’un long calvaire. Fatigue, douleurs, arthroses, voire paralysie… la maladie de Lyme, transmise par la tique, touche au moins 27 000 personnes chaque année en France. Bien davantage selon les associations de patients, qui dénoncent des diagnostics inefficaces et un mauvaise traitement des symptômes. Dans une tribune publiée dans L’Obs le 12 juillet, plus de cent médecins lancent un appel à la ministre de la santé pour une meilleure prise en compte de cette maladie méconnue.

Lire aussi : Maladie de Lyme : un fléau sous-estimé

1. Qu’est-ce que la maladie de Lyme ?

La borréliose ou maladie de Lyme tient son nom de la petite ville du Connecticut où elle a été identifiée dans les années 1970. Il s’agit d’une infection par la bactérie borrelia, qui peut toucher les hommes comme les animaux (« zoonose »).

La maladie n’est pas contagieuse. Elle ne se propage à l’homme que par la piqûre (ou morsure) des tiques.

2. Comment est-elle transmise ?

Les tiques, acariens ronds et sombres mesurant entre 1 et 3 millimètres, se trouvent partout en France, hormis au-dessus de 1 500 mètres. Les cas de borréliose sont plus nombreux dans le centre de la France (Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne, Rhône-Alpes) et en Alsace-Lorraine, selon le réseau de médecins Sentinelles.

Pour passer de la larve à la nymphe, puis à l’état adulte, la tique se gorge de sang en se fixant sur le corps de son hôte. Son poids peut alors être multiplié par 600. Plus elle reste longtemps, plus elle risque de propager des maladies – même si seulement 5 à 20 % sont infectées par la borrelia. Les personnes à risque sont les promeneurs, les gardes forestiers ou les agriculteurs, surtout entre mai et septembre.

Lire aussi : Maladie de Lyme : la transmission par la tique

3. Comment se protéger ?

Pour éviter d’attraper la maladie de Lyme, la première précaution est de porter des vêtements couvrants (pantalon, chaussettes, chapeaux) lorsqu’on se promène dans la nature. Il existe aussi des répulsifs à appliquer sur la peau, sauf pour les jeunes enfants et femmes enceintes.

Après une sortie, il faut inspecter l’ensemble du corps, surtout les plis ou le cuir chevelu et retirer les tiques rapidement sans utiliser ses ongles (risque de casser la tête de la bête) ni appliquer de produit chimique ou de flamme (risque d’accroître la régurgitation des bactéries). L’instrument adapté est le tire-tique, disponible en pharmacie. Ensuite, on peut désinfecter. En cas de doute, ou d’apparition d’érythème, il faut consulter un médecin, comme le précisent les plaquettes de prévention.

Une tique au microscope. | pw95/CC by 2.0

4. Quels sont les symptômes ?

Les piqûres ne se sentent pas, car la tique injecte un anesthésiant local. De plus, certaines tiques à l’état de nymphe sont très difficilement visibles à l’œil nu. On peut toutefois être alerté par des signes cliniques. La borréliose évolue en trois phases :

  • de trois à trente jours après la piqûre, une plaque rouge circulaire peut apparaître et s’étendre. Il s’agit d’un « érythème migrant ». Mais ce n’est pas systématique. Détectée à ce stade, la maladie peut être traitée par des antibiotiques ;
  • en l’absence de traitement, des symptômes divers peuvent apparaître entre un et six mois plus tard. Ils peuvent toucher le système nerveux (fatigue, paralysie, maux de tête), les articulations (arthrites aux genoux, coudes), le cœur (palpitations) ou la peau (érythèmes) ;
  • si rien n’est fait, ces manifestations peuvent devenir chroniques, c’est-à-dire qu’elles apparaissent et disparaissent périodiquement. Elles sont très invalidantes pour les patients. On peut donc confondre ces symptômes avec ceux d’autres maladies comme la sclérose en plaque par exemple.

5. Comment savoir si on est infecté ?

Le diagnostic n’est pas toujours évident à poser face à la diversité des symptômes. Par ailleurs, les outils de détection ne sont pas toujours efficaces, comme le détaille un rapport du Haut Conseil de la santé publique. Ainsi, le test sanguin Elisa, utilisé en première intention, est indirect : il détecte les anticorps luttant contre la maladie. Mais ceux-ci ne sont pas présents au stade initial. Si le résultat d’Elisa est positif, il doit être confirmé par un deuxième test, le Western Blot (WB). Par ailleurs, aucun de ces deux tests ne détecte la borrelia miyamotoi, souche japonaise apparue en Europe et aux Etats-Unis. Les tests détectant directement la bactérie sont plus complexes, plus chers et donc très rarement prescrits.

Une centaine de médecins ont donc lancé mi-juillet un appel dans L’Obs en réclamant« des financements publics pour améliorer les tests de diagnostic non fiables ». Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital Raymond-Pointcaré de Garches, s’indigne dans un entretien à l’hebdomadaire :

6. Pourquoi cette maladie devient-elle un enjeu de santé publique ?

L’appel des médecins pourrait bien avoir un écho dans les tribunaux. Deux avocats, MeFaivre et Me Fouret, ont regroupé les dossiers d’une centaine de malades pour porter plainte en septembre contre les laboratoires qui commercialisent les tests n’ayant pas détecté leur infection.

Une biologiste, Viviane Schaller, sera aussi jugée en appel en octobre pour avoir prescrit systématiquement à ses patients les tests Western Blot, contrairement aux recommandations officielles. Elle avait été condamnée en première instance en 2014, aux côtés d’un pharmacien qui prescrivait un remède à base d’huile essentielle non homologué contre la maladie de Lyme.

En juin, le Nobel de médecine Luc Montagnier a affirmé développer un test détectant les ondes électromagnétiques émises par l’ADN de la bactérie dans un échantillon sanguin. Une méthode jugée farfelue par un spécialiste de Lyme.

Par ailleurs, les associations de patients, comme France Lyme ou Lyme sans frontières, se battent pour que la borréliose soit reconnue comme une affection de longue durée, afin d’être mieux indemnisés. Un jeune homme, Matthias Lacoste, trop malade pour pouvoir reprendre le travail, a mené en juin une grève de la faim pour alerter sur sa situation.

Le ministère de la santé doit présenter le 29 septembre un plan national d’actioncontre la maladie de Lyme, qui devrait apporter de premières réponses.

Anne-Aël DurandLe 19 juillet 2016 à 16h49

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 23:21

Un médecin jette une lumière nouvelle sur la maladie de Lyme


Lors de sa visite à l'hôpital de Martha ´s Vineyard, le Dr Nevena Zubcevik a contesté à la fois le diagnostic et le traitement des maladies transmises par les tiques.




Vendredi dernier, le Dr Nevena Zubcevik, médecin traitant à la Harvard Medical School et co-directeur du Dean Center pour les maladies vectorielles transmises par les tiques au Spaulding Rehabilitation Hospital à Charlestown (SRH) se situant sur l'une des lignes de front de la nation dans la bataille de santé publique contre la maladie de Lyme pour parler à un groupe de médecins hospitaliers de Martha ´s Vineyard. «Je voulais faire cette présentation par Skype en raison de toutes les tiques que vous avez ici,» a-t-elle plaisanté.


Le Dr. Zubcevik était à l'Hôpital de Martha ´s Vineyard (MVH) pour parler sans détour lors d'une réunion hebdomadaire des cliniciens, qui ce jour-là était ouverte au public, ce qui a entraîné la présence d'une foule de débordante dans la salle communautaire juste à côté du hall de l'hôpital.


Au cours de l'heure qu'à duré Son intervention, elle a partagé les découvertes les plus récentes qu'elle et ses collègues ont faites sur le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme, en particulier sur les 10 à 15 pour cent des patients qui souffrent de symptômes à long terme, définis par les Centers for Disease Control (CDC) en tant que syndrome post-traitement de la maladie de Lyme (PTLDS).


Elle a discuté de la nature protéiforme des maladies transmises par les tiques, de l'importance de la sensibilisation du public, et la nécessité urgente pour la communauté médicale d'intensifier sa capacité de prise en charge.


"Les Étudiants en médecine et les médecins ne sont pas vraiment informés de la gravité de cette épidémie", at-elle dit.


«Il y a une lacune qui doit être comblée. Nous sommes tous responsables de l'éducation de nos jeunes médecins avec tout ce que cela implique ".


Le Dr. Zubcevic a repris la révélation récente que l'acteur, chanteur et auteur-compositeur Kris Kristofferson a été guéri de la démence une fois qu'il a été correctement diagnostiqué pour une maladie de Lyme, ce qui devrait être une leçon pour les professionnels du corps médical sur la façon dont la maladie est omniprésente, et combien de fois elle est négligée.


«une Démence soudaine devrait vraiment être un drapeau rouge pour Lyme [maladie], en particulier chez les personnes dont le système immunitaire est fragilisé ," dit-elle.


«Tout le monde sur à partir de l'âge de 50 ans a un système immunitaire affaibli."


Le Dr. Zubcevik dit que les médecins et les parents devraient savoir que la maladie de Lyme se présente différemment chez les enfants et chez les adultes qu'elle contamine. "71 pour cent du temps, les maux de tête sont le symptôme le plus fréquent chez les enfants», dit-elle.


"Des Troubles de l'humeur, la fatigue et l'irritabilité sont également des symptômes fréquents chez les enfants.
Si cela arrive dans l'école, tout d'un coup, faire tester ".


Le Dr. Zubcevik a cité un exemple particulièrement convaincant de la maladie de Lyme non diagnostiquée où un homme de 29 ans avait été institutionnalisé en psychiatrie quatre fois pour une schizophrénie.
Après une série de tests, et de concert avec le psychiatre, le Dr Zubcevik a commencé une cure d'antibiotiques quotidiens chez lui. «Le premier mois, il pouvait se rappeler ce qu'il avait pour le petit déjeuner," dit-elle. "Le deuxième mois, il pouvait lire un chapitre d'un livre, et après six mois, il était de retour à la normale. Il pouvait tolérer la lumière et le son de nouveau, ce qu'il ne pouvait pas faire avant ".


Des vérités contestées


Le Dr. Zubcevik dit que la recherche récente démystifie plusieurs idées reçues sur la transmission et le traitement des maladies transmises par les tiques.


«La conception que la tique doit être fixée pendant 48 heures pour injecter les bactéries est complètement dépassée," dit-elle. "Il y a des études qui montrent que l'attachement durant 15 minutes peut vous donner une anaplasmose, 10 minutes pour le virus Powassan, et pour les différentes souches de Borrelia burgdorferi, nous n'avons aucune idée."


Le Dr. Zubcevic dit que l'idée répandue que les enfants, les nourrissons, et les femmes enceintes ne devraient pas recevoir la doxycycline est aussi obsolète.


"Les Dermatologues ont prescrit la doxycycline aux enfants pendant des années pour traiter l'acné; pourquoi pas pour une telle maladie réellement débilitante? "


Elle a également dit que le protocole de deux jours de doxycycline, souvent prescrits pour les personnes qui trouvent une tique sur leur corps, a peu ou pas de valeur prophylactique. " la posologie Idevrait être de 100 à 200 milligrammes de doxycycline deux fois par jour pendant 20 jours, quel que soit le moment de la découverte," dit-elle. "Il est pas pas possible d'en rester à un protocole de seulement deux jours."


Les tests sanguins actuellement utilisés pour détecter la présence de la bactérie Borrelia burgdorferi sont le dosage immuno-enzymatique (ELISA) et le test de transfert de Western Blot.


Le Dr. Zubcevik dit que la recherche a montré qu'il ya 10 souches différentes de la maladie de Lyme aux États-Unis, et beaucoup d'entre elles ne donnent pas de test positif sur le Western blot traditionnel ou par les tests ELISA.


Dans un courriel précédent au Times, elle a écrit que des nouveaux tests sont en cours d'étude, et qu'actuellement les patients -69 sur 100- qui ont la maladie de Lyme ne peuvent pas être traités.


"L'éruption au centre de la piqure (érythème migrans) ne se produit que seulement dans 20 pour cent des cas," dit-elle. "Cela peut souvent ressembler à une morsure d'araignée ou une ecchymose. Si vous obtenez un érythème de la taille d'un oeil de boeuf, c'est comme gagner à la loterie. La Borrelia miyamotoi - que nous avons beaucoup dans le Massachusetts- ne donnera pas de test positif à aucun test. C'est un énorme problème, de sorte que la CDC cherche un autre type de test ".


La Borrelia Miyamotoi a également le potentiel de se propager rapidement, car elle est directement transmis de la mère à sa progéniture. Les formes Larvaires des tiques du chevreuil ont besoin pour se nourrir d'un mammifère, le plus probable est la souris à pattes blanches, qui va contracter la bactérie Borrelia burgdorferi virulente.


En plus de la maladie de Lyme, les Insulaires sont également vulnérables aux coinfections comme la babésiose, l'anaplasmose, l'ehrlichiose, et la tularémie, qui peuvent également passer inaperçues. "La Babésiose est une maladie comme le paludisme peut persister pendant des mois, voire des années," dit-elle. «Les patients qui ne peuvent pas reprendre leur souffle sont comme un drapeau rouge pour Le diagnostic de la babésiose."


Dr. Zubcevik décrit les nymphes de tiques de cerfs comme «le vecteur parfait» en raison de leur petite taille et à cause de l'analgésique dans leur salive qui rend souvent leur morsure presque indétectable.


Les bactéries qu'ils injectent sont tout aussi rusées.


"Borrelia burgdorferi est un organisme étonnant; J'ai beaucoup de respect pour elle », dit-elle. "C'est un spirochète, ce qui signifie qu'il peut faire Le tire-bouchon dans les tissus, ainsi que Voyager dans la circulation sanguine. Il peut faire ce qu'il veut. Il se déplace à deux fois la vitesse d'un [globules blancs], qui est notre cellule la plus rapide. Il est si fort qu'il peut nager à contre-courant dans la circulation sanguine ".


Le Dr. Zubcevik dit qu'il ya des vidéos qui montrent une cellule de type globule poursuivant un spirochète, qui échappe à la capture par le forage d'un canal dans le tissu.


"Il est vraiment facile de voir pourquoi ce parasite adaptatif peut éviter le système immunitaire», dit-elle.


Le Dr. Zubcevik dit que La doxycycline empêche les bactéries de se répliquer, mais ne les tue pas.


Le reste est dévolu au système immunitaire de l'organisme, ce qui est la raison pour laquelle certaines personnes souffrent depuis si longtemps.


"Il y a beaucoup de neurotoxicité, ce qui explique pourquoi les gens se ressentent de si fortes douleurs partout. Il est comme un élément de guerre toxique qui traverse passe l'intérieur du corps du patient. "


La controverse continue


La semaine dernière, le gouverneur Charlie Baker a rejeté l'amendement du budget controversé de la législature qui aurait exigé que les compagnies d'assurance puissent couvrir le coût du traitement antibiotique à long terme ce que demandent les défenseurs des formes chroniques de maladie de Lyme (CLD) demandant à maintenir ce qui est le traitement le plus efficace pour leurs symptômes.


La Société du Massachusetts des maladies infectieuses, représentant plus de 500 spécialistes des maladies infectieuses, ne reconnaît pas le CLD, et a exhorté le gouverneur à rejeter l'amendement, affirmant que à long terme par voie intraveineuse un traitement antibiotique peut être dangereux et peut conduire à des «superbactéries» qui seront résistantes face aux traitements actuels.


Le CDC ne reconnaît pas non plus le CLD ou l'utilisation d'antibiotiques à long terme pour le PTLDS. "Quelle que soit la cause du PTLDS, les études n'ont pas démontré que les patients qui ont reçu des traitements prolongées d'antibiotiques font mieux dans le long terme que les patients traités avec le placebo", le site des Etats CDC. "En outre, un traitement antibiotique à long terme de la maladie de Lyme a été associée à des complications graves."


Toutefois, le site dit aussi, "les études animales récentes ont donné lieu à des questions qui nécessitent des recherches complémentaires."


Le Dr. Zubcevik diagnostique la maladie avec un autre nom - «symptômes persistants liés à la maladie de Lyme."


«Je suis nouvelle dans ce domaine," dit-elle. «Pour moi, il n'y a pas de controverse. Nous devons innover, nous devons trouver des solutions. [le SRH] a connecté avec les meilleurs scientifiques de partout dans le pays. Des études montrent que, après le traitement chez les souris, les chiens et les singes, Borrelia burgdorferi reste toujours là. Cela a également été démontré dans des essais humains ».


Citant les travaux du Dr Ying Zhang à la Johns Hopkins Lyme Center, elle a déclaré que le recours efficace le plus probable sera une combinaison de plusieurs antibiotiques.


Dans une précédente interview avec The Times, le Dr Zhang a dit qu'il a travaillé sur un traitement du PTLDS efficace pendant six ans, et que dans la maladie de Lyme les traitements actuels ne peuvent clairement pas détruire les bactéries, qui seront "persistantes," qui peuvent être l'une des causes possibles du PTLDS.


Le Dr Zhang a dit que son travail sur la tuberculose (TB) est son objectif principal;


Cependant, les progrès dans la lutte contre la tuberculose, par exemple l'utilisation de nouvelles combinaisons de médicaments déjà approuvés par la Food and Drug Administration (FDA), ont donné des résultats prometteurs dans la lutte contre les bacilles "persistants."
"Il y a aussi un besoin de développer un test plus sensible," at-il dit.


défenseur des patients


Même si elle a commencé au Spaulding Rehabilitation Hospital en se concentrant sur la neuropathie des commotions cérébrales, le Dr Zubcevik se lance dans le traitement des personnes atteintes de la maladie de Lyme en partie parce que les deux maladies peuvent causer des troubles cognitifs similaires. «J'ai entendu des patients atteints de la maladie de Lyme disent qu'ils ne peuvent pas se souvenir de ce qu'ils avaient pour le petit déjeuner, ou ils se perdent dans la maison," dit-elle. "Il semblait même que les symptômes sont ceux d'une commotion cérébrale, donc nous avons commencé à faire des PETscanns".
La tomographie par émission de positons ou TEP, est un test d'imagerie qui utilise une substance radioactive qui montre le fonctionnement du cerveau. Le Dr. Zubcevik dit PET scan d'un patient présentant des symptômes persistants de la maladie de Lyme a montré un cerveau de couleur dans des tons bleus et violets, où un cerveau sain présente des nuances de jaune et de vert. Il a montré une image du cerveau du patient après six mois d'antibiotiques par voie intraveineuse, qui a été dominé par des nuances de jaune et de vert.


Le Dr. Zubcevik a dit à la collectivité que de nombreux patients qu'elle voit ont souffert des effets physiques, mentaux et émotionnels de la maladie pendant si longtemps à l'hôpital, qu'ils ont perdu la volonté de vivre. «Je vois littéralement les patients qui viennent d'être enfin diagnostiqués ," dit-elle. "Ils ne pouvaient pas continuer ainsi. La première chose que je fais est de valider leur expérience, et leur dire: «Je vous crois.» Parfois, ils commencent à pleurer parce que quelqu'un a finalement enfin écouté. Certains patients présentent des symptômes du syndrome de stress post-traumatique parce qu'ils ont été ignorées si longtemps. Les Mariages se dissolvent parce que l'un des époux pense que l'autre est paresseux. De nombreux patients souffrant de maladies chroniques finissent seul. "


Le traitement au SRH emprunte à de nombreuses disciplines différentes. En plus des médicaments, il peut inclure les thérapies de couple, Des exercice à faible impact, comme le yoga, le tai-chi et la méditation.


Le Dr. Zubcevik dit que le programme est actuellement financé par un don d'un patient qui a été traité peu après que la clinique soit ouverte. "Nous sommes toujours à la recherche de plus de financement," dit-elle.
La liste d'attente actuelle au Spaulding est d'environ quatre mois.


Prévention, prévention, prévention.


"Une fois que les patients sont en train d'aller mieux, je vais les appeler, les harceler durant le week-end pour vérifier si elles prennent les précautions nécessaires», a déclaré le Dr Zubcevik.


"Est-ce qu'ils utilisent un répulsif? Sont-ils en train de faire les vérifications quotidiennes? Sont-ils conscients de devoir leurs chiens? Je ne veux pas faire une autre série de PICC [d'accès aux médicaments par voie intraveineuse] ou de PET scan ".


Le Dr. Zubcevik dit aussi que beaucoup de gens ont besoin de savoir faire l'élimination correcte des tiques - en utilisant des pinces pour saisir la tête de la tique, et non pas au niveau du corps.


"Ne ne pas presser le ventre de la tique, il va injecter les bactéries dans votre circulation sanguine. Ne pas utiliser des huiles; il peut faire la tique vomir les bactéries dans la circulation sanguine. Si la tique est profondément ancrée, allez chez le médecin ".


Par Barry Stringfellow -
13 juillet 2016


Plus d'informations sur la prévention des maladies à tiques peuvent être consultés sur Vineyard Conseils de la Martha de page Web Tick-Borne maladie Santé.
De nombreuses vidéos sur la prévention des maladies de Lyme, y compris la présentation du Dr Zubcevik, sont disponibles sur le site Web MVTV.

Dr Nev Zubcevik was recently in Martha's Vineyard lecturing on Lyme, co-infections, controversies, and discussing the protean nature of the illness. Borrelia miyamotoi, other co-infections and "persisters" (Lyme, other borrelia species, Bartonella, Mycoplasma and Babesia have all been shown to persist) are part of the infectious burden we are clearly needing to address, many of these existing as chronic intracellular infections. The Dapsone study that we recently published addresses persisters in a different way than classical antibiotics, and has worked for a large percentage of those failing classical therapy. There will be an entire chapter on pulsing and persisters in my new book, "How Can I Get Better?" out in the fall, so health care providers and patients have access to these protocols. We are in the process of submitting an article in an arthritis journal on another mycobacterium drug (Dr Zhang knows about it, as he is extensively referenced in the paper) that worked for a resistant case of Lyme, co-infections and autoimmune disease. Stay tuned.
http://www.mvtimes.com/2016/07/13/visiting-physician-sheds-new-light-lyme-disease/

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