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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 08:34

Plusieurs maladies humaines en Europe sont causées par des virus transmis par morsure de tique.

Ces virus appartiennent au genre Flavivirus et comprennent le virus de l'encéphalite à coquilles, le virus de la fièvre hémorragique d'Omsk, le virus du louping, le virus Powassan, le virus de la maladie de Nairovirus (virus de la fièvre hémorragique de la Crimée-Congo) et le Coltivirus (virus Eyach).

Tous ces virus provoquent des maladies neurologiques plus ou moins sévères, et certains sont également responsables de la fièvre hémorragique.

L'épidémiologie, l'image clinique et les méthodes de diagnostic sont détaillées dans cette revue.

La plupart de ces agents pathogènes viraux sont classés comme agents de sécurité biologique 3 ou 4 et, par conséquent, certains d'entre eux ont été classés dans les catégories A-C des agents bioterroristes potentiels par les Centers for Disease Control and Prevention.

Leur capacité à provoquer une maladie grave chez l'homme signifie que ces virus, ainsi que tous les échantillons cliniques soupçonnés de les contenir, doivent être manipulés avec des précautions spécifiques et rigoureuses.

Article intégral

http://onlinelibrary.wiley.com/store/10.1111/j.1469-0691.2004.01022.x/asset/j.1469-0691.2004.01022.x.pdf;jsessionid=D3281C9C04DC4762B02AEADECA032998.f04t04?v=1&t=j4dtwj1r&s=2f7e19f3179ace5f95ed323d86af5c425ac1c149 Envoyé de mon iPhone

Les tiques transmettent d'autres maladies en Europe.
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 05:57

La principale agence gouvernementale américaine en matière de protection de la santé publique a lancé une alerte sur le risque d’infection à la salmonelle après avoir été en contact avec des volailles domestiques ou oiseaux.

D’après les agences américaines Centers for Disease Control and Prevention (CDC), 372 cas d’infections par des souches de Salmonella ont été signalés dans 47 Etats aux Etats-Unis entre janvier et mai 2017.

Ces infections ont entraînés 71 hospitalisations, mais aucun décès.

Ces épidémies sont causées par différentes souches de bactéries Salmonella.

Les résultats épidémiologiques, de traçabilité et de laboratoire relient les huit foyers identifiés au contact de la volaille vivante, comme les poussins et les canetons, qui proviennent de nombreuses écloseries.

En effet, 83% des malades ont signalé un contact avec des volailles vivantes dans la semaine précédant la maladie.

Le CDC a rapporté également que 36% des cas signalés sont des enfants de moins de 5 ans.

Se laver les mains après chaque contact direct ou indirect Salmonella est un genre de bactérie dont il existe de nombreuses souches différentes.

Elles sont présentes dans l’intestin des animaux, en particulier ceux des oiseaux, qui peuvent contaminer l’environnement via leurs matières fécales.

Selon les recommandations communiquées par les autorités sanitaires américaines, après avoir touché un oiseau, ou un quelconque élément dans le périmètre où les oiseaux évoluent, il faut se laver les mains avec du savon ou les désinfecter pour ne pas tomber malade.

L’agence de protection sanitaire rappelle que même la manipulation des oisillons affichés dans les magasins peut causer une infection.

Ainsi, bien qu’étant à la mode, l'élevage de volailles dans un jardin n'est pas si inoffensif.

Les volailles et oiseaux de compagnie peuvent porter des germes de Salmonella dans leurs excréments et sur leur corps (plumes, pattes et bec), même s'ils semblent sains et propres.

Caresser ou embrasser son animal de compagnie est donc fortement déconseillé.

De plus, les germes peuvent se répandre dans les cages, les contenants d'eau et d'aliments, les plantes et le sol dans la zone où les oiseaux se déplacent.

Les germes peuvent également être portés sur les mains, les chaussures et les vêtements de personnes qui manipulent les oiseaux.

Les CDC recommandent de ne pas laisser les volailles vivantes à l'intérieur de la maison, surtout dans les endroits où la nourriture ou la boisson est préparée, servie ou stockée.

SYMPTÔMES.

Les germes de Salmonella peuvent entraîner des diarrhées, vomissements, fièvre, ou des crampes abdominales.

Une hospitalisation est parfois nécessaire.

Chez les enfants de moins de 5 ans, les personnes âgées de plus de 65 ans et les personnes atteintes de systèmes immunitaires affaiblis, y compris les femmes enceintes, l’infection peut être plus sévère, voire mortelle.

2e cause de maladie d’origine alimentaire en Europe

En Europe, ces bactéries demeurent la cause la plus fréquente d’épidémies d’origine alimentaire et la deuxième cause de maladie d’origine alimentaire.

Toutefois, le nombre de foyers où ces bactéries ont été isolées est en constante diminution dans l’Union Européenne, depuis 2001.

Les données mondiales les plus récentes font état de plus de 20 millions de cas annuels de fièvre typhoïde et de plus de 200.000 morts.

La maladie est toujours présente dans les pays industrialisés.

En France métropolitaine, à Utelle (Alpes-Maritimes), en 1997, une épidémie a nécessité l’hospitalisation de 26 personnes probablement due à la consommation de charcuterie. Côté alimentation donc, il faut également rester prudent.

Les salmonelles résistent au froid, mais pas à la chaleur.

Ainsi les aliments crus sont les plus fréquemment contaminés et en particulier les viandes (surtout les volailles), œufs et préparations à base d’œufs crus ou peu cuits...

L’ingestion de salmonelles n’entraîne cependant pas forcément une salmonellose : cela dépend du type de bactérie et de la dose consommée.

L'Institut Pasteur recommande une bonne cuisson des aliments, en particulier des viandes, à au moins 65°C pendant 5 à 6 minutes. Caroline Lelièvre

Les volailles et oiseaux de compagnie sont porteurs de germes.
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 22:20

Psychobiotiques, marqueurs intestinaux et l’avenir de la santé mentale

Ces cinq dernières années, nous avons assisté à une accélération sans précédent des découvertes dans ce domaine, grâce aux scientifiques spécialisés dans l’étude du microbiote intestinal et son influence sur l’axe intestin-cerveau — le canal de communication bidirectionnel entre le tractus digestif et le cerveau.

Outre les liens entre la composition du microbiote intestinal et les maladies comme la dépression ou l’anxiété, ces études ont mis en lumière le potentiel de l’intestin pour révéler de nouvelles approches pour le diagnostic et le traitement des troubles liés au cerveau. Jane A. Foster, professeur associé du département de psychiatrie et des neurosciences du comportement à l’université McMaster (Canada), s’est focalisée sur le microbiote intestinal et ses métabolites au cours de son étude sur le lien entre corps et cerveau.

Avec une équipe de scientifiques, elle cherche dans l’intestin des paramètres qui pourraient fournir des informations sur le cerveau — notamment sur la santé mentale. « Nous sommes en quête de systèmes de signalisation entre les bactéries de l’intestin et le cerveau, car à long terme, nous voudrions vérifier si les biomarqueurs que nous pouvons observer à l’extérieur du cerveau ont la capacité d’indiquer ce qui se passe au sein du système nerveux central, » explique Foster.

« En ce moment, nous menons des études sur des souris, mais aussi sur l’Homme, » explique-t-elle.

« Dans le cas de l’Homme, nous sommes intéressés par les marqueurs sanguins, ou un marqueur d’urine que nous puissions utiliser comme un marqueur qui nous aide à éliminer en partie l’hétérogénéité des maladies mentales en classant les patients dans des groupes plus réduits afin de leur appliquer le traitement adéquat. »

Ceci signifierait, par exemple, qu’à partir d’un groupe ample et diversifié de patients actuellement catalogués comme dépressifs, il serait possible d’identifier des groupes plus petits avec des caractéristiques biologiques communes.

PxkjCette approche de la « médecine de précision » permettrait d’orienter les patients vers des traitements plus efficaces.

Foster donne un exemple de cette stratégie : « un patient se rend chez son médecin et ce dernier peut avoir recours à une analyse de sang ou à l’ imagerie cérébrale pour identifier l’approche la mieux adaptée— que ce soit des médicaments, la stimulation neuronale ou la thérapie comportementale et cognitive — parmi tous les choix possibles pour les patients dépressifs. »

Mais Foster et l’équipe de scientifiques s’intéressent également au développement de nouveaux traitements pour la santé mentale influençant le microbiome intestinal, dénommés « psychobiotiues ».

Le terme psychobiotique a été utilisé pour la première fois par de scientifiques irlandais en 2013 et à l’origine ne s’appliquait qu’à un sous-ensemble de probiotiques potentiellement bénéfiques pour les patients atteints de maladies psychiatriques.

Au dire de Foster, « les gens aiment ce terme — il les fait réfléchir, ce qui est une bonne chose.

» Elle soutient la récente proposition de ces mêmes scientifiques irlandais d’élargir la définition de psychobiotique au-delà des probiotiques, pour inclure les prébiotiques et d’autres moyens d’influencer le microbiome au bénéfice de la santé mentale.

Selon Foster, certains probiotiques correspondent exactement à la définition des psychobiotiques.

Une synthèse de diverses études sur les probiotiques contre la dépression ont par exemple associé les probiotiques à une diminution des symptômes de la dépression, notamment chez les patients jusqu’à 60 ans et une autre synthèse de plusieurs études a révélé que certaines espèces de probiotiques palliaient les effets de la dépression et de l’anxiété. Foster reconnait que des études supplémentaires sur les traitements psychobiotiques avec des modèles humains sont encore nécessaires, notamment pour la compréhension de leur fonctionnement biologique — mais ils pourraient devenir une réalité plus tôt que l’on ne le pense.

« Certains produits sont déjà disponibles et sont utilisés dans des essais cliniques », souligne-t-elle.

« Ils sont faciles à utiliser sur la population clinique. Même s’il s’agit d’un traitement complémentaire.

» Notre compréhension de la santé mentale pourrait évoluer rapidement dans les années à venir dès que nous aurons appréhendé les nouvelles approches thérapeutiques que ces travaux intestin-cerveau rendent possibles.

« Je connais peu de domaines qui évoluent aussi rapidement que celui-ci » ajoute Foster.

« Les résultats obtenus avec les souris, le fait que les cliniciens en parlent immédiatement, c’est du jamais-vu. »

Psychobiotiques, marqueurs intestinaux et l’avenir de la santé mentale.
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 20:17

Le diagnostic de sepsis peut être un défi en raison de ses signes et symptômes ambigus.

Même après un diagnostic définitif de la septicémie, le traitement est une marche de la corde raide qui consiste à affiner la prescription d'antibiotiques, pas trop ou trop peu. PCT: un allié puissant offre une nouvelle idée

Cependant, les hôpitaux ont trouvé un allié hautement efficace car ils combattent ce syndrome furieux et vigoureux.

La procalcitonine (PCT) est un biomarqueur sensible et spécifique associé à la réponse inflammatoire à une infection bactérienne, et elle peut fournir des informations précieuses lorsqu'elle est associée au jugement clinique3.

"Parmi les plus de 175 biomarqueurs disponibles pour évaluer l'infection aujourd'hui, le PCT est le seul qui nécessite à la fois des toxines bactériennes et une réponse inflammatoire afin que les niveaux soient élevés", explique le directeur des services de pharmacie et de laboratoire au Five Rivers Medical Center Mike Broyles, PharmD.

Maintenant, en raison de la récente autorisation de la FDA de PCT sur une plate-forme entièrement automatisée et intégrée de Roche Diagnostics, beaucoup d'autres hôpitaux américains ont commencé à intégrer PCT dans leur protocole de sepsis.

Voici un aperçu de la façon dont trois institutions ont mis à profit le PCT pour découvrir des points de vue critiques et précédemment invisibles.

Améliorer les soins aux patients dans un service d'urgence occupé Dans le système de santé UC San Diego, les services d'urgence voient plus de 130 000 patients par année.4

Lorsque PCT est devenu disponible sur la plate-forme Roche, le Professeur clinicien associé en médecine d'urgence Sean-Xavier Neath, MD, Ph.D., et le Professeur De Pathologie, Directeur de Toxicologie et Directeur Associé de Chimie Clinique Robert L. Fitzgerald, Ph.D., a travaillé avec une équipe interdisciplinaire pour l'amener à UC San Diego Health.

Le test est encore très nouveau dans l'hôpital, qui a commencé à fonctionner ce mois-ci en avril, mais déjà le Dr Neath voit sa promesse.

"La littérature a montré que les implications peuvent être énormes en ce qui concerne la durée d'un patient dans l'hôpital", a déclaré le Dr Neath.

«Le PCT fournit une base de base sur la fréquence de son patient lorsqu'il est entré, et cela peut aider à informer les choix de traitement pour assurer le meilleur résultat».

Réduction des antibiotiques et des séjours de patients dans un hôpital régional Pendant ce temps, l'utilisation du PCT est une pratique bien établie au Washington Medical Center régional.

L'installation de 425 lits, située à Fayetteville, Arkansas, a mis en place l'utilisation du PCT en octobre 2012. En 2013, un programme de gestion du sepsis a été institué en raison d'un taux de mortalité plus élevé que prévu.

Cependant, le taux de mortalité a diminué de façon spectaculaire une fois que le programme de gestion du sepsis utilisant PCT était en place, passant d'environ 29 pour cent en 2012 à environ 11 pour cent en 2015. En décembre 2016, l'hôpital a commuté ses tests PCT sur la plate-forme Roche pour tirer parti des avantages économiques de l'automatisation.

«Dans notre institution, nous avons constaté que lorsque nous utilisons les lignes directrices PCT pour la septicémie et les décisions en matière de traitement antibiotique, nous constatons que nous sommes de meilleurs administrateurs d'antibiotiques», explique le spécialiste des maladies infectieuses de Washington Regional et directeur de l'intendance des antibiotiques, James Newton. ,

C'est un test abordable.

Si je peux sortir un patient de l'unité de soins intensifs un jour ou deux plus tôt, je gagne beaucoup d'argent.

" Les tests PCT précis permettent des médicaments de pointe dans les hôpitaux de toutes tailles Pour le Dr Broyles, fournir le bon traitement au bon patient pour la bonne durée a toujours été une priorité au Five Rivers Medical Center. Donc, lorsque l'analyse PCT a été diffusée il y a environ sept ans, le Dr Broyles s'est assuré qu'il était amené à bord à l'hôpital de 50 lits, situé à Pocahontas, Ark.

L'hôpital utilise l'analyse comme outil de mesure de la charge bactérienne et a permis aux cliniciens d'agir de manière beaucoup plus rapide et proactive.

En fait, l'introduction du test PCT a bien fonctionné pour Five Rivers selon laquelle une étude interne récente de 2 152 patients a révélé des résultats impressionnants.

"Nous avons vu une réduction de 47,1% des jours de traitement antimicrobiens, une réduction de 51,5% de la mortalité par septicémie et une réduction de 37,3% des réadmissions de 30 jours", a déclaré le Dr Broyles.

"Le PCT a absolument fait une différence significative dans l'amélioration des résultats pour les patients".

Le PCT révèle des possibilités prometteuses dans la lutte contre la septicémie

Des services d'urgence en plein essor dans les grandes villes aux petits hôpitaux communautaires, les cliniciens et les laboratoires se rendent compte des avantages multiples de la mise en œuvre du PCT dans le cadre de leurs protocoles de septicémie, de la diminution des taux de mortalité à des séjours plus courts en UTI.

Avec sa capacité à détecter et à surveiller la gravité des infections bactériennes et à fournir des résultats rapides et fiables, l'Elecsys® BRAHMS PCT nouvellement approuvé sur la plate-forme automatisée de Roche Diagnostics offre de nouvelles possibilités pour gagner la lutte contre la septicémie.

To learn more, visit https://usinfo.roche.com/pct .

Footnotes Leading Causes of Death.” Centers for Disease Control and Prevention. http://www.cdc.gov/nchs/fastats/leading-causes-of-death.htm (accessed May 12, 2017). Torio, Ph.D., M.P.H., Celeste M. and Brian J. Moore, Ph.D. “National Inpatient Hospital Costs: The Most Expensive Conditions by Payer, 2013.” Healthcare Cost and Utilization Project. Statistical Brief #204. May 2016. http://www.hcup-us.ahrq.gov/reports/statbriefs/sb204-Most-Expensive-Hospital-Conditions.pdf (accessed May 12, 2017). Elecsys. BRAHMS PCT [package insert]. Indianapolis, IN: Roche Diagnostics; 2016. “Clinical Update.” UC San Diego Emergency Medicine. Annual Newsletter, 2016/17. https://healthsciences.ucsd.edu/som/emergency-med/Documents/Newsletter%20ed2.pdf (accessed June 5, 2017).

Un nouveau marqueur pour savoir si un patient est infecté: la Pro Calcitonine (PCT)
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 19:14

La modification du microbiote modifie l’activité cérébrale.

L'axe intestin-cerveau, en particulier microbiote-cerveau, fait l'objet de plus en plus d'attention et de publications.

De nombreux travaux ont été consacrés à ce sujet lors dernier congrès américain Digestive Disease Week mai 2017.

Une étude récente montre qu'une flore enrichie en Clostridie influence les zones cérébrales analysées en imagerie fonctionnelle chez l'homme.

La modification du microbiote modifie l’activité cérébrale.
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 16:54

MALADIE DE LYME : Conférence-débat avec Marie-Pierre Samitier et Christian Perronne Didier Meïr LONG

https://m.youtube.com/watch?v=V5e8yjL106M

MALADIE DE LYME : Conférence-débat avec Christian Perronne. Vidéo.
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 09:35

On nous poursuit pour avoir prescrit 7 jours mois d’antibiotiques pour les infections froides ,on considère que la sérologie de l’H pilory n’est pas fiable (ça vous rappelle quelque chose ?) que le test respiratoire est seul validé, mais il n’est pas remboursé en première intention, et seulement remboursé après traitement antibiotique pour contrôle !!

Et là on conseille 3 antibiotiques plus IPP pour une co-infection….

Dr Marc Arer

La HAS publie de nouvelles recos pour le diagnostic et le traitement de l'infection à H. pylori

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2017/06/21/la-has-publie-de-nouvelles-recos-pour-le-diagnostic-et-le-traitement-de-linfection-h-pylori_848586?xtor=EPR-4-%5BNL_weekend%5D-20170624 | 21.06.2017

La Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier, en collaboration avec le Conseil national professionnel d'hépato-gastroentérologie (CNPHGE), deux fiches précisant le diagnostic et le traitement de l'infection à Helicobacyer pylori. L'agence de santé pointe des « écarts » entre les pratiques et les recommandations internationales (Maastricht IV et V). Or « la progression de la résistance bactérienne aux antibiotiques, notamment à la clarithromycine (22 % des souches), implique d'adapter les pratiques diagnostiques et thérapeutiques », explique la HAS. Les mauvaises pratiques sont multiples : méconnaissance de la recherche d'H. pylori en cas d'antécédent familial de cancer gastrique, réalisation non systématique de biopsies au cours de la gastroscopie, utilisation à tort de la sérologie pour contrôler l'éradication, prescription qui perdure d'une trithérapie probabiliste associant inhibiteur de la pompe à protons (IPP) + amoxicilline + clarithromycine en 1re ligne de traitement, prescription d'un traitement identique en 2e ligne, contrôle de l'éradication non systématique. Des indications méconnues La HAS rappelle les indications de la recherche d'H. pylori, notamment un antécédent familial de cancer gastrique et avant la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou d'aspirine à faible dose en cas d'antécédent d'ulcère gastrique ou duodénal. Mais c'est aussi une dyspepsie avec gastroscopie normale, une anémie ferriprive ou une carence en vitamine B12 sans cause retrouvée, un lymphome gastrique de type MALT, avant une intervention bariatrique ou un purpura thrombopénique. « Il est indispensable d'avoir démontré la présence de l'infection à H. pylori avant tout traitement d'éradication », est-il souligné. La recherche d'une infection à H. pylori repose sur : la sérologie chez les patients ne présentant pas de symptôme digestif suivie d'une gastroscopie avec biopsies en cas de sérologie positive ; une gastroscopie avec biopsies en première intention en cas de symptômes orientant vers une pathologie digestive haute, de facteurs de risque de cancer gastrique, de lymphome gastrique du MALT ou avant une intervention bariatrique prévue. À noter que le test respiratoire à l'urée marquée, bien que performant pour le diagnostic comme le test fécal, n'est remboursé que pour contrôler l'éradication. Trithérapie guidée, ou à défaut, quadrithérapie probabiliste « Le traitement n'est pas urgent, est-il noté. En cas de grossesse et d'allaitement, il doit être différé. » Le traitement recommandé est une trithérapie guidée, en fonction de la résistance aux antibiotiques, associant un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) et deux antibiotiques pendant 10 jours. En l'absence d'étude de la sensibilité aux antibiotiques, le traitement probabiliste fait appel à une quadrithérapie (IPP + 3 ATB), soit une quadrithérapie 14 jours « concomitante » (IPP + amoxicilline + clarithromycine + métronidazole) ou une quadrithérapie 10 jours « avec bismuth » (IPP + sel de bismuth + tétracycline + métronidazole), commercialisée sous le nom de Pylera. Information capitale pour le succès Le contrôle de l'éradication doit être systématique au moins 4 semaines après chaque ligne de traitement. Le test respiratoire est performant à condition d'être réalisé au moins 4 semaines après l'arrêt des antibiotiques et au moins 2 semaines après l'arrêt des IPP. La HAS souligne que « le succès du traitement repose sur l'information du patient, son adhésion au traitement et la prise de celui-ci jusqu'à son terme ». Un document d'information pour les patients devrait être publié en 2018. Pour faciliter la bonne coordination entre les professionnels de santé, la HAS met également à disposition 5 exemples de courrier entre médecin généraliste et gastroentérologue. Source : Lequotidiendumedecin.fr

La HAS publie de nouvelles recos pour le diagnostic et le traitement de l'infection à H. pylori
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 22:29

Le nombre d’allergies à la viande déclenchées par la morsure de ces tiques s'est répandu ces dernières années aux États-Unis, alertent deux chercheurs.

Très présentes depuis des années dans le Sud-Est des États-Unis, les tiques qui déclenchent une allergie à la viande - très rares - semblent se répandre peu à peu dans le reste du pays.

Face à l'ampleur du phénomène, deux chercheurs américains ont donné l'alerte le 17 juin 2017 dans Wired.

"Au cours des quinze dernières années, des milliers d'Américains ont développé une allergie dangereuse à la viande, et ils ont tous en commun d'avoir été mordu par une tique nommée "Lone Star (Amblyomma americanum)", expliquent-ils.

Cette allergie très rare - dont une centaine de cas ont été recensés en 2016 dans le Minnesota, le New Hampshire et à Long Island - provoque en cas de consommation de viande, des démangeaisons, crampes d'estomac et pour les plus atteints, des difficultés à respirer, l'évanouissement, voire le décès.

Mais la "Lone Star" est-elle la seule espèce de tique à transmettre cette allergie ? Pas si sûr...

Une soixantaine de cas d'allergie à la viande en Europe Sheryl Van Nunen, spécialiste en immunologie au Royal North Shore Hospital de Sydney (Australie), serait la première à avoir observé cette allergie étonnante en 1987, lorsqu'un de ses patients, récemment mordu par une tique, s’est mis à gonfler plusieurs heures après avoir mangé de la viande.

Dans son étude publiée le 28 janvier 2015, elle avance l'idée que plusieurs espèces de tiques (Ixodes ricinus, Amblyomma americanum, Amblyomma cajennense...) peuvent déclencher une allergie à la viande et que l'Australie est aussi touchée par le phénomène (plus d'un millier de cas recensés).

Or selon cette spécialiste, l'on ne recense qu'à peine une soixantaine de cas en Europe, moins de dix en Amérique centrale et en Asie...

Toutefois, très peu de recensement de cas de cette maladie ont été effectués, et elle est probablement sous-diagnostiquée.

MÉCANISME.

Les tiques véhiculent via leur salive l’alpha-galactose, un glucide présent chez tous les mammifères, excepté chez les grands singes et l'homme, pour qui c'est un allergène.

En cas de morsure, l’alpha-galactose est introduit dans le sang de l'hôte, "réveillant" le système immunitaire. Si l’individu mordu absorbe de la viande rouge - dans laquelle le glucide est également présent -, l’organisme va l’identifier comme une nouvelle agression et produire de l’histamine (molécule provoquant une réponse immunitaire).

Quelques heures plus tard, les symptômes variés de l’allergie peuvent se faire sentir.

Même s'il est possible de diagnostiquer cette allergie avec un test sanguin, de nombreuses questions en suspend reste en suspend : quelles sont parmi les 900 espèces de tiques connues aujourd'hui, celles qui transmettent l'allergie à la viande ?

Combien de fois une personne est-elle mordue avant de développer la maladie ? Les hommes se font mordre depuis longtemps par les tiques, alors pourquoi ne remarquons-nous cela qu’à présent ?

Selon Sheryl Van Nunen, l'allergie à la viande se développe uniquement chez les individus qui y sont prédisposés : leur système immunitaire serait beaucoup plus sensible à l’alpha-galactose.

Les morsures de tiques qui déclenchent une allergie à la viande. Rôle de l'histamine.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:01

Application de la prise de décision bayésienne aux tests de laboratoire pour la maladie de Lyme et comparaison avec les tests de dépistage du VIH.

Cook MJ, et al. Int J Gen Med. 2017.

Dans cette étude, le théorème de Bayes a été utilisé pour déterminer la probabilité d'un patient ayant une maladie de Lyme (LD), après un résultat de test positif obtenu en utilisant des trousses d'essai commerciales chez des patients cliniquement diagnostiqués.

En outre, un algorithme a été développé pour étendre le théorème à la méthodologie d'essai à deux niveaux.

En utilisant une prévalence de la maladie de 5% à 75% dans les échantillons envoyés pour les tests par des cliniciens, évalués avec un test immunosorbant à enzyme enzymatique C6 (ELISA), la probabilité d'une infection recevant un test positif variait de 26,4% lorsque la maladie était présente dans 5% des renvois à 95,3% lorsque la maladie était présente dans 75%.

Lorsqu'il a été appliqué dans le cas d'un ELISA C6 suivi d'un Western blot, l'algorithme développé pour le test à deux niveaux a démontré une amélioration avec la probabilité de maladie après un test positif allant de 67,2% à 96,6%.

En utilisant un algorithme pour déterminer les résultats faussement positifs, l'ELISA C6 a généré 73,6% de faux positifs avec une prévalence de 5% et 4,7% de faux positifs avec une prévalence de 75%.

Les données correspondantes pour un groupe de kits de test utilisés pour diagnostiquer les taux de faux positifs générés par le VIH de 5,4% à 0,1% indiquant que les tests LD produisent jusqu'à 46 fois plus de faux positifs.

Les résultats des tests faussement négatifs peuvent également influencer le traitement et les résultats du patient.

La probabilité d'un test faussement négatif pour LD avec un seul test pour une maladie de stade précoce était élevée à 66,8%, passant à 74,9% pour les tests à deux niveaux.

Avec le test de dépistage du VIH le moins sensible utilisé dans le test en deux étapes, le taux de faux négatif était de 1,3%, ce qui indique que le test de LD génère 60 fois plus de résultats faussement négatifs.

Pour la LD de stade tardif, le test à deux niveaux a généré 16,7% de faux négatifs comparativement à 0,095% de faux négatifs générés par un test de dépistage en deux étapes, ce qui représente une différence de 170 fois.

À l'aide de sensibilités au test LD cliniquement représentatives, le test à deux niveaux a généré plus de 500 fois plus de résultats faussement négatifs que le dépistage du VIH à deux étapes.

PMID 28435311 [PubMed - en cours] PMCID PMC5391870

Article intégral

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5391870/

Application de la prise de décision bayésienne aux tests de laboratoire pour la maladie de Lyme et comparaison avec les tests de dépistage du VIH. Algorithme et probabilités.
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 07:59

Jeudi 15 juin 2017 – 18h Espace André Lejeune à Guéret (23)

Conférence « Attention, la tique est là ! » autour de la maladie de Lyme, organisée par le Centre Hospitalier de Guéret et l’Association Dr Eugène Jamot, animée par le Dr DEVESA-MANSOUR, médecin-hématologue (CH Guéret), par le CPIE des Pays Creusois, et par Thierry THEVENIN, herboriste

La salle – très grande, près de 700 places – est bien remplie, je dirais dans les 300 personnes mais les journaux en parleront sans doute prochainement.

On nous annonce que la conférence, qui débute à l’heure, devrait durer 1h30 environ… elle s’achèvera à 21h passées !

La conférence commence par une présentation du Directeur du CH de Guéret, Mr ARTIGAUT, ainsi que du directeur qualité de l’hôpital ; présentation basique et générale des missions de l’hôpital concernant l’axe prévention au sens large (désolée je n’ai pas retenu grand chose, ce qui nous intéressait ce soir-là n’ayant pas été mentionné).

Suit une présentation de l’association Eugène Jamot par sa présidente Mme Georgette MICHAUD – passionnée par l’œuvre du médecin creusois découvreur de la maladie du sommeil (Trypanosomiase humaine africaine). Cette association, désireuse de s’investir sur le territoire creusois dans le domaine de la santé, à donc trouvé logique de s’intéresser aux maladies vectorielles dont la maladie de Lyme, et de coorganiser cette conférence.

La Présidente semble bien calée sur le sujet des maladies vectorielles (au sens large). Mr Berthon, du CPIE Pays Creusois, association œuvrant dans le domaine de l’environnement, fait ensuite une présentation Powerpoint sur la tique dure, très détaillée, bien qu’il admette n’y rien connaître auparavant et ayant dû se documenter sur le sujet pour préparer cette conférence.

Sa présentation, très complète mais parfois laborieuse, est peut-être un peu trop poussée pour un public lambda ayant peu de notions d’entomologie.

Dommage, c’était intéressant… mais pour un public averti.

Et un peu longuet car à ce stade, l’heure et demi était déjà écoulée sans que l’on soit encore rentré dans le vif du sujet ! Quel suspense… !

Je déplore aussi l’axe purement entomologique mais sans lien réel avec ce qui nous intéresse : rien sur le taux de contamination des nymphes par rapport aux tiques adultes, pas grand chose quant aux hypothèses concernant la prolifération de ce vecteur hormis l’aspect réchauffement climatique et diminution des prédateurs naturels.

En fouillant un peu plus, il y aurait eu plus ou mieux à dire que le simple aspect biologique concernant l’arthropode.

Je précise que le public avait la possibilité de poser des questions à la fin de chaque intervention, mais il était clair que tout le monde attendait le principal : la présentation de la borréliose de Lyme par le Dr DEVESA-MANSOUR (hématologue).

A ce propos, les bénévoles m’accompagnant et moi tiquons (!) sur une réponse à une question du public à propos du risque éventuel en cuisinant de la viande porteuse (chevreuil), où le Dr DEVESA annonce avec aplomb que la bactérie borrélia est éradiquée dès 35° !

Ben merdalors !

Comment ce fait-ce qu’avec nos malheureux 37,2° – voire moins pour certains – nous soyons tellement malades ?

Et quid des animaux qui ne sont pas impactés par la bactérie car ayant une température corporelle élevée (comme les poules par exemple) ?

Et dans ce cas pourquoi donc les saunas infrarouges et l’hyperthermie sont-ils conseillés (hors pathologie cardiaque je précise) ?

Personne ne relève…

Pire, si au niveau préventif le fait d’éviter de stresser la tique en lui mettant de l’éther ou de l’alcool dessus – Mr BERTHON a bien expliqué le risque de régurgitation et donc de contamination, à la question « et les corps gras à mettre autour ou dessus ? » personne n’a su répondre !

Du délire ! Seul l’herboriste Mr THEVENIN a seulement émis l’hypothèse que c’était tout aussi risqué, mais sans être catégorique !

A ce stade, j’étais déjà copieusement agacée…

A côté de cela, le fait d’entendre prononcer parfois « lime » au lieu de « laïme » n’était plus qu’un détail négligeable comparé au reste.

La présentation

Powerpoint du Dr DEVESA-MANSOUR sur la borréliose de Lyme annonce la couleur : sortie des généralités, j’y retrouve de gros points communs avec les diaporamas de la SPILF ou du CNR, bien que la date inscrite tout en bas soit de 2017.

Je note uniquement les points négatifs au fur et à mesure que monte ma tension, mon agacement, mon rythme cardiaque et mon envie de mordre… probablement aussi ma température vu la canicule dans la salle et dehors.

Et là je me dis : « intervenir, oui, mais à propos de quoi ? Il y a trop de points sur quoi recadrer cette personne ! » Je n’ai jamais eu affaire à elle personnellement comme docteur, mais j’ai l’impression que son auto-suffisance, son égo bien palpable et son envie de devenir « spécialiste » de la question – quand ce n’est pas se faire passer comme telle au vu de sa longue expérience et de sa formation avec son prédécesseur dans le service médecine interne, le Dr LEVASSOR, soi-disant déjà « expert » de Lyme en 1997 (à se demander dans ce cas pourquoi il y a autant de malades non guéris ici)…, le tout en terminant toutes ses phrases par un « d’accord ? » autoritaire… hé bien ça m’agace.

D’autant plus que j’ai la surprise de l’entendre très souvent citer et encenser le Pr Perronne en référence, en précisant bien ne pas être d’accord avec lui sur tous les points, mais avec une espèce d’ambivalence que je n’arrive pas à comprendre tant il y a de tout et son contraire dans sa présentation de la maladie.

De quoi noyer le poisson… et le public avec.

L’impression qui ressort de tout cela est une sorte de tentative d’ouverture, sans toutefois bouger d’un millimètre sur bien des points et camper sur les positions du CNR (« qui fait autorité ») sur les sujets les plus importants.

Quelle est la raison de cette ouverture ? L’attrait des éventuels fonds pour la recherche ?

L’envie de se faire un nom ou « d’en être », maintenant que c’est tellement médiatisé ?

Ou brusquement une envie subite de respecter le serment d’Hippocrate, sans aucune arrière-pensée et en reconnaissant s’être trompée au départ ? Les erreurs continuent, à la sauce CNR : le diaporama prétend qu’il faut un temps d’accrochage de 24 à 48h pour que la borrélia soit transmise (alors que les dernières études révélées les 19 et 20 mai dernier au Congrès Européen de l’ILADS prouvent que quelques heures suffisent); on ne cite que l’érythème migrant comme signe du Lyme primaire et pas un mot sur le syndrome grippal (pourtant rajouté grâce aux associations dans les plaquettes de prévention du Ministère de la Santé disponibles à l’entrée)

On ne cite que les souches borrelia burgdorferi stricto sensu, afzelii et garinii comme seules capables de transmettre la maladie (la vache !

Ça fait pas mal de trains de retard ça!)

Les chiffres du réseau Sentinelle sortent de je ne sais où avec une prévalence de 100 malheureux cas pour le Limousin en 2014 ! (Derniers chiffres réels déjà très sous-estimés : 259 au 100 000 habitants! http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Borreliose-de-lyme/Donnees-epidemiologiques )

L’étude LymeSnap en Pays de Combrailles

(https://www6.ara.inra.fr/lyme-combrailles) est citée comme avancée très utile, le projet ayant été lancé par le CHU de Clermont après qu’ils aient constaté il y a quelques années une très forte recrudescence de cas de neuroborrélioses traitées à l’hôpital de Guéret…

La Creuse est cependant exclue de cette étude (allez comprendre la logique!) Les anticorps apparaissent au bout de 3 semaines… (FAUX : il faut un minimum de 6 à 8 semaines pour que les anticorps se développent après contamination… et encore, s’ils apparaissent!)

Le Dr DEVESA mentionne pourtant l’inutilité de la sérologie au stade de l’érythème migrant et la nécessité de se conformer au protocole actuel en vigueur ainsi qu’au rapport du HCSP de 2014 et à la révision de la notice de l’amoxicilline concernant la durée et la dose du traitement.

Elle mentionne également l’autorisation pour les médecins de prescrire un test d’épreuve aux antibiotiques en cas de symptômes avérés mais de sérologie négative.

Point positif.

Elle s’agace même que tous n’appliquent pas déjà ces mesures. Les cas de « faux positifs » à la sérologie Lyme sont dus à : syphilis, CMV, EBV, mycoplasme, maladie auto-immune ! (Ben voyons… Et après on va dire que Elisa est efficace, que c’est le patient le problème et non le test, que s’il est négatif c’est qu’il l’est forcément mais que s’il est positif c’est un « faux-positif » – et comme il a de forte chances d’avoir développé une auto-immune ou d’avoir réactivé un virus tel que l’EBV – cela permet d’éliminer un sacré paquet de malades réels!)

Elle ne comprend d’ailleurs pas ce que l’on reproche au test sérologique, et dit clairement que « elle n’est pas fiable si elle est faite trop tôt, avant l’apparition des anticorps, autrement elle est fiable ».

C’est sans doute pour cela que 700 patients portent plainte par le biais du LymeAction…

Et tout ce que l’on sait sur l’action des borrelias pour empêcher une réaction du système immunitaire, et le fait que 20% des gens ne sécrètent pas d’anticorps du tout, c’est peanuts ?

Quant au diagnostic de la neuroborréliose, c’est par ponction lombaire et c’est très fiable (no comment…)

Le Dr DEVESA cite en référence incontournable comme document à voir la conférence de presse de l’Académie de Médecine de septembre 2016

( https://www.youtube.com/Swatch?v=Ac2Jeu_JbxM )…

Là je vais éviter de commenter.

J’ai d’ailleurs dit au Dr DEVESA ce que j’en pensais à l’issue de la conférence, il y a largement mieux comme référence !

Crise de fou rire inside : la confusion de l’ACA (acrodermatite chronique atrophiante) ou « maladie de Pick-Herxheimer » avec… la réaction de Jarisch Herxheimer (aggravation de l’état du malade au début du traitement, exacerbation de ses symptômes par la lyse des bactéries)

Bien essayé !…

Mais c’est pas ça !

Le diaporama mentionne « phase tardive ou tertiaire », jamais « chronique ».

A propos des traitements elle prétend qu’il est prouvé que de longs traitements antibiotiques en phase tertiaire sont inefficaces.

Elle ose mentionner que le Pr Perronne soigne ses patients à coups de 3 à 4 ans d’antibiotiques et que les malades ne vont quand même pas mieux.

Concernant les coinfections, elle mentionne uniquement la prévalence de la bartonellose (20%), rien d’autre.

D’où sort-elle cela, aucune idée ?

De nombreux malades en souffrance et en errance prennent la parole, certains font partie de ses anciens patients et ont été coincés dans la case SEP ou fibromyalgie.

Lorsque le Dr DEVESA annonce que devant des symptômes de fibromyalgie il serait bon de penser à Lyme mes compagnons s’indignent en lui disant que d’habitude c’est plutôt le contraire qui se passe.

Ce à quoi le Dr DEVESA répond quand même humblement qu’elle s’est trompée et qu’à présent elle pense à Lyme.

Elle déplore l’absence de formation des médecins et leur nécessité urgente… à l’issue de la conférence je lui apprends que, des formations, il y en a !

D’autres personnes lui posent des questions spécifiques auxquelles elle ne sait pas répondre.

De nombreux bras se lèvent mais le temps manque.

Une jeune malade que j’ai rencontré précédemment au magasin bio intervient : elle a du mal à trouver ses mots, marche avec une béquille, elle est au bord des larmes.

Sa souffrance et son émotion me bouleversent.

On ne PEUT pas laisser les gens comme cela !

Elle demande à tous les gens qui ont un Lyme diagnostiqué de lever la main… nous ne sommes pas si nombreux.

Ensuite, à ceux qui ont été traités mais ne sont pas guéris : le nombre est quand même conséquent parmi ceux qui ont levé la main la première fois.

Silence gêné du Dr DEVESA. Applaudissement de toute la salle pour la jeune lymée.

Devant moi, Lionel CHAPY, membre du conseil scientifique de la FFMVT que j’ai eu la surprise et le plaisir de rencontrer, aimerait bien intervenir sur le sujet de l’Elispot… mais il n’en aura pas l’occasion.

Parmi les mains levées on me donne le micro.

Panique à bord.

Mes bénévoles m’ont bien dit de rester calme et posée, qu’il ne faut pas que je m’énerve (à croire que ma réputation me précède, bien qu’elle soit fausse tant j’ai horreur des prises de parole en public, et je n’ai d’ailleurs aucunement l’intention de faire un scandale.

Juste de trouver mes mots malgré le trac, ce sera pas mal). P armi tous les points négatifs précédemment listés, j’ai fait le choix d’intervenir sur la question des traitements longs aux antibiotiques.

Ce n’est pas une question mais juste une précision. Je me présente en tant que responsable de la Section Creuse de France Lyme, je reviens donc sur l’hypothèse des traitements longs inefficaces, du problème des soi-disant résistances qui cause un rejet de ce type de traitement.

Je rectifie en disant clairement que le Pr Perronne ne prescrit pas des mois et des années non-stop d’antibiotiques, qu’il s’agit d’un traitement pulsé associant deux ou trois antibiotiques avec des pauses, et des anti-parasitaires, des anti-fongiques, et de la phytothérapie et des compléments.

Je précise que tout n’est pas si simple qu’une antibiothérapie basique, qu’il faut prendre en compte les co-infections telles que babesia qui est la plus courante, devant la bartonellose.

Et là elle m’interromps très contrariée pour prétexter que c’est faux, que les cas de babesiose humaine sont très rares et très graves, que la bartonellose est la coinfection la plus courante.

Je lui dis que dans ce cas je fais donc partie des cas rares, que la bartonellose est courante aussi certes mais sous-diagnostiquée car le test est encore moins fiable que le Elisa pour Lyme.

Je précise que tout ne tourne pas autour des antibiotiques seuls, mais qu’avec tout cela les malades vont mieux. Je veux juste redonner de l’espoir à tous les malades, je dis bien

CHRONIQUES et non TERTIAIRES, j’insiste.

Applaudissements. Merci.

L’intervention de Mr THEVENIN, herboriste engagé dans l’écologie, calme le jeu avec une intervention très intéressante sur les plantes répulsives telles que l’eucalyptus citronné, la tanaisie, la menthe Pouliot, tout en précisant qu’il ne travaille pas avec les huiles essentielles et qu’il n’en existe d’ailleurs pas pour la tanaisie car dangereuse sous cette forme et abortive (ce qui répond à ma question que je n’ai même pas eu besoin de poser!)

Quant aux plantes intéressante à étudier pour les traitements – et il précise bien la non-rentabilité et le désintérêt pour ce type de recherches car les plantes ne sont pas brevetables – il parle surtout de la renouée du Japon (endémique, efficace mais hélas jugée nuisible, comme par hasard) et de la cardère.

Le seul inconvénient avec la renouée du Japon est sa facilité à absorber les métaux lourds là où elle pousse, et notamment le cadmium, ce qui pose un problème non négligeable car le but est de se soigner et non absorber encore des toxiques.

Il mentionne cette thèse comme document à lire :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwiLrfeq28LUAhWmL8AKHdy6CJwQFggiMAA&url=https%3A%2F%2Fdumas.ccsd.cnrs.fr%2Fdumas-00592141%2Fdocument&usg=AFQjCNGUHzLHcJZi2or7-vFDATe_6HPEAQ&cad=rja

(La renouée du Japon : Polygonum Cuspidatum Sieb. et Zucc. (Polygonaceae), thèse présentée pour l’obtention du titre de Docteur en Pharmacie, par Aurélie Constancias, thèse soutenue publiquement à la Faculté de pharmacie de Grenoble,

Le 17 Décembre 2008) Ainsi s’achève, à 21h passées, cette conférence autour de la maladie de Lyme.

Comme je le disais plus haut, l’impression est mitigée.

On ressent bien une tentative d’ouverture, les deux « camps » qui s’affrontent sont bien expliqués, et cela reflète assez bien le dilemme qui se joue pour l’élaboration du nouveau PNDS…

Tant que ceux qui font encore autorité ne se remettront pas en question, ne liront pas les publications nouvelles et reconnues, ne feront pas tomber leurs œillères pour le bien de tous, les malades chroniques resteront en errance, en souffrance et sans réelle solution.

Le Dr DEVESA a reconnu l’importance du travail des associations de malades, faisant le parallèle avec ce qui s’est passé pour le VIH, mais c’est bien peu face à tout ce qui a déjà été fait sur le terrain à la place des autorités et avec peu de moyens, tandis que d’autres s’obstinent dans le déni et l’obscurantisme à mille lieue de la vocation initiale de médecins.

On sent que Lyme ne restera plus longtemps dans sa case de « maladie rare », tant finalement le sujet commence à intéresser du monde (que les raisons soient nobles ou plus mercantiles). Nous sommes à une période charnière.

Reste à savoir de quel côté finira par pencher la balance.

© Elusive Reclusive / Michèle BAUDRY

Excellent compte rendu de la Conférence « Attention, la tique est là ! » autour de la maladie de Lyme, organisée par le Centre Hospitalier de Guéret. Ambiance et saine critique.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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