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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:13

Les immunoglobulines intraveineuses suppriment les récurrences du virus de l'herpès génital: une étude clinique et immunologique.

Essai contrôlé randomisé

Masci S, et al. Immunopharmacol Immunotoxicol. 1995.

Un traitement efficace n'est pas actuellement disponible pour supprimer la récurrence des infections par le virus de l'herpès génital (HSV).

Comme les immunoglobulines intraveineuses (IVIG) se sont révélées utiles contre le HSV dans des modèles expérimentaux, nous avons traité des patients présentant une fréquence très élevée de récidive génitale du VHS (plus de 15 épisodes par an) avec IVIG (400 mg / kg toutes les quatre semaines).

Le groupe témoin a été traité par l'acyclovir oral intermittent (800 mg deux fois par jour pendant une semaine tous les mois).

Les deux groupes ont été traités pendant six mois et, ensuite, les patients ont été suivis jusqu'à six mois de plus.

L'IVIG et l'acyclovir ont été efficaces pour réduire la fréquence des récidives génitales du VHS par rapport à la ligne de base.

Cependant, les patients traités par IVIG ont eu une réduction plus frappante de la fréquence des récidives ainsi qu'une durée moyenne plus courte et une gravité mineure des lésions par rapport aux patients traités par acyclovir.

En outre, nous avons trouvé une tendance indiquant IVIG comme étant plus efficace dans la réduction de la charge virale.

Puisque dans les receveurs d'IgIV, nous avons constaté une forte augmentation des lymphocytes du sang périphérique avec le phénotype de surface du tueur naturel (NK), nous suggérons que l'efficacité clinique du traitement IVIG est probablement médiée via l'expansion des populations de cellules NK.

Notre étude indique que le traitement par IVIG est un outil efficace et sûr pour supprimer les récurrences des infections génitales du VHS.

PMID 7759773 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:09

Infection à Helicobacter pylori et migraine. Ciancarelli I, et al. Céphalée. 2002.

L'étude vise à déterminer si l'infection à Helicobacter pylori (Hp) est responsable de la vulnérabilité au stress oxydatif observé chez les migraineux.

La positivité sérologique Hp a été évaluée par ELISA d'anticorps spécifiques IgA et IgG chez 30 sujets (11 mâles et 19 femmes) souffrant de migraine sans aura pendant la période sans céphalalgie.

L'infection à Hp a été détectée chez 16,7% des migraineux.

L'accumulation plasmatique de substances peroxydantes (TBA-RS), un indice de l'état oxydant systémique, a été augmentée chez les migraineux sans infection Hp par rapport aux témoins (P

Des valeurs non modifiées des concentrations plasmatiques de nitrite / nitrate, l'expression de l'oxyde nitrique systémique (NO), ont été obtenues chez les migraineurs comparativement aux témoins indiquant que l'infection par Hp ne modifie pas l'état oxydatif du plasma et la biodisponibilité systémique du NO des migraineux.

En conclusion, nos résultats ne supportent aucune corrélation spécifique entre l'infection à Hp et la migraine.

PMID 12047462 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 07:59

Une "superbactérie" a causé la mort d'une femme aux Etats-Unis.

Des chercheurs s'inquiètent d'une sous-estimation de l'évolution de ces bactéries résistantes aux antibiotiques.

Les Centres américains de contrôle des maladies (CDC) ont révélé vendredi 13 janvier 2017 le décès d'une femme infectée par une bactérie résistante aux antibiotiques.

Résidant dans le Nevada, la septuagénaire a succombé à un choc septique en septembre 2016.

Elle aurait été infectée lors d'un voyage en Inde où elle était restée longtemps hospitalisée pour une fracture de la jambe.

C'est la bactérie Klebsiella pneumoniae, ou bacille de Friedländer, qui a été isolée dans la blessure de la patiente.

Naturellement présente dans le tube digestif et les voies aériennes supérieures de l'homme et des animaux, mais également dans l'eau, les sols ou la poussière, cette entérobactérie est dite "opportuniste" en ce qu'elle peut déclencher, chez des sujets fragiles (patients âgés, hospitalisés, personnes diabétiques...) des infections des voies respiratoires.

Klebsiella pneumoniae est ainsi à l'origine de nombreuses infections nosocomiales.

La résistance aux antibiotiques développée par cette bactérie n'a cessé d'évoluer ces dernières années (cf. graphique ci-dessous).

Toutefois, la souche en cause dans ce décès ne présentait pas le gène MCR-1 de résistance à la collistine, un antibiotique de dernier recours.

Ce gène parfois dit de "super-résistance" inquiète tout particulièrement, car les bactéries porteuses sont en mesure de transmettre à d'autres bactéries cette super résistance.

Une telle super-bactérie avait été détectée pour la première fois aux Etats-Unis en mai 2016, chez une femme de 49 ans qui avait toutefois survécu, son infection ayant fini par réagir à un antimicrobien.

L'annonce de ce décès par les autorités sanitaires américaines intervient à quelques jours de la publication d'une étude dans les PNAS (la revue des Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine) qui révèle qu'une famille de bactéries résistantes, les entérobactérie carbapénème résistante (CRE), se répand plus largement et de façon plus insidieuse que ce que l'on croyait jusqu'à présent.

Ces bactéries, dont fait partie Klebsiella pneumoniae, se caractérisent par leur résistance à une classe d'antibiotiques puissants, les carbapénèmes. Les chercheurs de l'Ecole de santé publique de l'université Harvard ont ainsi étudié les CRE ayant causé des décès dans quatre hôpitaux américains (région de Boston et en Californie).

En décryptant le génome de 250 échantillons, ils sont tombés sur une variété d'espèces qu'ils ne soupçonnaient pas.

Surtout, ils ont établi qu'une large variété de caractéristiques génétiques permettait aux CRE de résister aux antibiotiques ; et que ces profils génétiques pouvaient se transmettre facilement d'une espèce de CRE à l'autre.

De sorte que, selon les chercheurs, ces bactéries pourraient s'être répandues bien plus largement, se transmettant notamment d'une personne asymptomatique à une autre.

"Alors qu'on s'est concentré jusqu'à présent sur les patients atteints d'infection causée par des CRE, nos travaux suggèrent que ce type de bactéries résistantes se propage au-delà des cas évidents d'infection.

Nous devons être plus attentifs à cette transmission non observée dans nos communautés et nos établissements de santé si nous voulons la stopper", alerte William Hanage, professeur d'épidémiologie à l'Ecole de santé publique Harvard.

Les chercheurs appellent à une surveillance génomique renforcée de cette famille de bactérie. Le cas de l'Américaine décédée en septembre ne saurait leur donner tort.

L'ère post-antibiotique redoutée En effet, ce dernier cas intensifie les craintes d'une perte d'efficacité des antibiotiques qui rendrait très dangereuses des infections aujourd'hui bénignes.

La bactérie Klebsiella pneumoniae "est considérée par quasiment toutes les instances sanitaires y compris l'Organisation mondiale de la santé, comme 'une menace urgente pour la santé humaine'", a noté dans un communiqué le professeur Nick Thomson, directeur du groupe de génomique bactérienne au Wellcome Trust Sanger Institute au Royaume-Uni, en réaction au cas signalé aux Etats-Unis.

Cet expert relève que la grande fréquence des voyages internationaux et la mauvaise qualité des traitements dans certains pays ont facilité la diffusion de cet agent pathogène aux Etats-Unis.

L'OMS a averti que le phénomène de résistance aux antibiotiques représentait "un immense danger" et que, si rien n'était fait, la planète se dirigeait vers une "ère post-antibiotique, dans laquelle les infections courantes pourront recommencer à tuer".

En 2016, le gouvernement britannique estimait qu'en l'absence de mesures pour arrêter la résistance aux antibiotiques, 10 millions de personnes par an pourraient décéder d'infections par ces bactéries d'ici 2050, soit plus que les morts par cancer.

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 11:23

L'effet des poils du visage et du genre sur la dispersion des bactéries sur un sujet porteur de masque chirurgical.

Auteurs H. A. McLure, M. Mannam, C. A. Talboys, B. S. Azadian, S. M. Yentis H. A. McLure, Magill Département d'Anesthésiques

Les masques chirurgicaux empêchent la dispersion des bactéries des voies aériennes supérieures aux surfaces immédiatement en face et en dessous du visage pendant la conversation.

Cependant, le masquage entraîné aussi une augmentation de la dermabrasion et de la contamination bactérienne des surfaces immédiatement au-dessous du visage.

Les poils du visage et le rasage récent peuvent altérer la quantité de particules déversées par dermabrasion lorsque le masque est agité.

Nous avons étudié l'effet du masquage chez 10 sujets barbus et 10 sujets mâles rasés, et 10 sujets féminins. En agitant le masque, les mâles barbus (p = 0,03) et les femelles (p = 0,03), mais pas chez les mâles rasés, ont augmenté de façon significative le degré d'excrétion bactérienne sur les plaques de gélose 15 cm sous les lèvres.

Au repos, sans masque, les sujets barbus ont perdu beaucoup plus de bactéries que les mâles rasés (p = 0,01) ou les femelles (p = 0,001).

Pour réduire les risques de contamination du champ stérile lorsque les masques sont portés, les femelles et les mâles barbus doivent éviter de bouger le masque.

Les mâles barbus peuvent également envisager de retirer leurs barbes.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:59

En 2017, l'ILADS fera son congrès européen à Paris (c'est une première !), les vendredi 19 et samedi 20 mai

L'info sera officielle sur le site de l'ILADS dans quelques jours, je vous la donne en avant première ;-) alors SAVE THE DATE !!

Voici le programme (orateurs internationaux avec traduction simultanée, dont 5 francais )

program selection

19 Mai : Introduction: 8h30 Clinical presentations: 8h45-9h25. Co-infections. Jack Lambert, Ireland. 40 min. 9h25-9h35. Discussion 9h35-10h15. Lab testing for Borrelia sp. and co-infections in cancer and in unexplained syndromes. Armin Schwarzbach, Germany. 40 min. 10h15-10h25. Discussion 10h25-10h55. Development of bacteriophages targeted against Borrelia burgdorferi. Louis Teulières, France. 30 min. 10h55-11h05. Discussion 11h05-11h35. Coffee break 11h35-12h15. Neurologic implications in Lyme. Harald Bennefeld , Germany 40min. 12h15-12h25. Discussion 12h25-14h.

Lunch 14h00.

Treatment of autistic children with antimicrobials. 14h00-14h25. Laura Alonso, Spain. 25 min 14h25-14h50. Philippe Raymond, France. 25 min 14h50-15h. Discussion 15h-15h40. Case reports. Marjo Valonen, Finland. 40 min. 15h40-15h50. Discussion. 15h50-16h20. Coffee break 16h20-16h50. Treatment of persistent Lyme disease and co-infections. Use of antiparasitic, antifungal and anti-mycobacterial drugs. Richard Horowitz, USA. 40 min. 17h00-17h10. Discussion 17h10. End

20 mai : Scientific presentations: 8h45-9h25. Diagnostic tests for chronic Lyme disease and co-infections: discrepancies between published data and recommendations. Christian Perronne, France. 40 min. 9h25-9h35. Discussion 9h35. Development of direct microbiologic methods for diagnosis of Lyme disease and co-infections. Interest of new generation PCRs. 9h35-10h00. Muriel Vayssier-Taussat, France. 25 min. 10h00-10h25. Denis Fritz, France. 25 min. 10h25-10h50. Iwona Bil-Lula. Poland. 25 min. 10h50-11h05. Discussion 11h05-11h35. Coffee break 11h35-12h05. Suppression of long-lived humoral immunity following Borrelia burgdorferi infection in mice. Nicole Baumgarth, USA. 30 min. 12h05-12h15. Discussion 12h15-13h45.

Lunch 13h45-14h15.

Host-pathogen interaction. Genetic predisposition for the clinical pattern of Lyme disease, including chronicity. Shusmita Rahman/ Alaa Badawi Canada. 30 min. 14h15-14h25. Discussion 14h25-14h55. Prevalence of positive serologies for B. burgdorferi among Polish farmers. Violetta Zajac, Poland. 30 min. 14h55-15h05. Discussion. 15h05-15h35. Coffee break 15h35-16h05. Autochthonous parasitic diseases in Austria. Herbert Auer, Austria. 30 min. 16h05-16h15. Discussion 16h15-16h55. Microbial causes of Alzheimer’s disease. Comparison of the results obtained by several research teams (AB. McDonald, J. Miklossy, HB. Allen, StJohn Crean). Judith Miklossy, Switzerland. 40 min. 16h55-17h05. Discussion. 17h05. End Pol

De Saedeleer Eu Committee ILADS

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 10:11

Alternative à l'amalgame dentaire pour soigner une carie : stimuler les capacités naturelles de la dent à se réparer toute seule, en activant les cellules souches de la pulpe.

C'est ce que pourrait faire le Tideglusib, un médicament anti-Alzheimer capable de régénérer la dent chez des souris.

La dentine des dents est produite par des cellules spécialisées : les odontoblastes.

Lorsqu’une carie se développe sur une dent ou que celle-ci est cassée, de la dentine est perdue. Le tissu de la pulpe peut alors être exposé à l’extérieur et s’infecter.

Un processus de réparation naturel est activé en mobilisant des cellules souches de la pulpe.

Mais ce mécanisme ne répare que de petits trous dans la dentine.

C'est pourquoi les dentistes utilisent des amalgames dentaires qui comblent les trous laissés par les caries et restent dans la dent.

Mais pour Paul Sharpe, du King’s College de Londres, « la dent n'est pas seulement un morceau de minéral, elle a sa propre physiologie. Vous remplacez un tissu vivant avec un ciment inerte.

Les obturations fonctionnent bien, mais si la dent peut se réparer elle-même, c'est sûrement la meilleure solution ».

En effet, les amalgames ont aussi des inconvénients : ils peuvent s’éroder, se détacher et favoriser l’infection de la dent.

Du point de vue moléculaire, quand un tissu est endommagé, une voie de signalisation (Wnt/β-cat) est activée et stimule la réparation.

Une des enzymes clés dans la voie de transduction du signal est GSK-3 (glycogen synthase kinase 3).

Des inhibiteurs de GSK-3 ont été développés pour favoriser l’activité de Wnt.

Le Tideglusib est un de ces antagonistes de GSK-3.

Ce médicament est étudié dans des essais cliniques pour le traitement d’Alzheimer ; il a montré qu’il était sans danger lors des essais cliniques, ce qui en fait un bon candidat pour une réparation des dents.

Les dents des souris régénèrent la dentine grâce au Tideglusib

Pour savoir si ce médicament pouvait régénérer la dent, les chercheurs ont percé des trous dans des dents de souris.

Puis ils ont inséré une éponge biodégradable imprégnée de médicament et fermé la dent avec un adhésif dentaire.

Les éponges de collagène utilisées sont autorisées en clinique.

Quand les dents des souris ont été observées plusieurs semaines plus tard, l’éponge s’était dégradée et avait été remplacée par une nouvelle dentine : la dent était capable de se reconstruire d’elle-même.

Reste à savoir si la méthode fonctionnera chez l’Homme, chez qui les trous risquent d’être plus grands.

D’après The Guardian, l’équipe teste ce dispositif chez le rat dont les dents sont quatre fois plus grandes que celles des souris.

Le Tideglusib offre donc un espoir d'obtenir un jour un traitement simple et peu couteux contre les caries.

Mais malheureusement il ne vous permettra pas d'échapper à la roulette du dentiste : celui-ci devra toujours l’utiliser pour retirer les parties de la dent qui doivent être enlevées.

Les résultats sont publiés dans Scientific Reports.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 09:09

En mesurant dans le sang le TMAO, une molécule produite par le microbiote pendant la digestion, il serait possible de prévoir jusqu'à 7 ans à l'avance les accidents cardiaques, selon une étude américano-suisse.

L’oxyde de triméthylamine (TMAO), un produit issu de la transformation de certains aliments par les bactéries intestinales (microbiote), serait un bon indicateur de futurs incidents cardiaques.

Sa concentration sanguine, mesurée chez des patients ayant déjà eu une alerte, serait, en effet, annonciatrice d’évènements graves dans les mois qui suivent, voire de décès.

Tel est le résultat obtenu par les chercheurs de l’Université de Cleveland (Etats-Unis), menés par Stanley Hazen, et par différents hôpitaux suisses dont l’hôpital universitaire de Zurich et publié dans l’European Heart Journal. TMAO.

Les chercheurs proposent donc d'associer un nouveau test à la "panoplie" déjà existante et utilisée lors d'une suspicion de syndrome coronarien aigu (obstruction des artères coronaires) ou d'infarctus du myocarde : examen clinique, électro-cardiogramme et dosage biologique (Troponine).

Ces examens, pratiqués aux urgences, viennent en effet confirmer ou non le diagnostic et induire un traitement lorsqu'un patient se présente avec des symptômes inquiétants (douleur à la poitrine, au cou, aux épaules et au dos, essoufflement, nausées, perte de conscience...).

Désormais, il pourrait donc y avoir, en plus, le dosage du TMAO.

Un "outil additionnel" pour la prédiction Le TMAO est produit par les bactéries intestinales lorsqu’on ingère des aliments riches en lécithine et phospholipides choline tels que la viande rouge, les œufs ou les produits laitiers.

Des études antérieures ont montré qu'il était impliqué dans le développement de l’athérosclérose, dépôt de plaque lipidique dans les artères (voir schéma).

En 2013, l’équipe de Stanley Hazen avait démontré dans une étude du New England Journal of Medicine (4007 personnes suivies en cardiologie sur 3 ans) que sa présence dans le plasma et les urines étaient prédictifs d’accidents cardiovasculaires.

Cette même équipe de Cleveland, associée à des hôpitaux suisses, ont ensuite observé deux cohortes de patients (2213), américains et suisses, arrivés aux urgences avec une douleur thoracique.

Ceux-ci ont alors bénéficié, en plus des tests classiques, d'une mesure du taux plasmatique de TMAO avant d'être suivis pendant plusieurs années.

Résultat : les patients dont le niveau de TMAO plasmatique initial était le plus élevé se sont avérés les plus à risque de faire un incident cardiaque majeur dans les 30 jours à 6 mois suivant le test.

Le niveau de TMAO était également plus élevé parmi ceux qui sont décédés dans les sept années suivantes !

« L’étude démontre pour la première fois que les niveaux de TMAO sont associés à un risque à moyen terme d’incidents cardiaques majeurs mais aussi à une mortalité à long terme, parmi des patients ayant un syndrome coronariens aigu", explique Thomas Fusher de l’Université de Zurich, co-auteur de l’étude.

Les auteurs concluent que le dosage du TMAO du microbiote pourrait donc devenir "un outil additionnel pour la prédiction".

En attendant, les cardiologues font-ils aussi des recommandations alimentaires pour faire baisser naturellement le taux de TMAO ?

"Les résultats ne sont pas encore clairs sur ce point, répond Thomas Fusher.

Pour cela, nous devons poursuivre nos travaux".

Un produit sanguin produit par le microbiote permet de prédire les accidents cardiaques jusqu'à 7 ans auparavant. La TMAO.
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 22:56

Doctors and members of the medical community are raising concerns after President-elect Donald Trump met with Robert F. Kennedy Jr., who has advocated for parental opt-out provisions for routine childhood vaccinations.

"President-elect Trump has some doubts about the current vaccine policies, and he has questions about it," Kennedy told reporters immediately after the meeting on Tuesday.

"His opinion doesn't matter, but the science does matter, and we ought to be reading the science, and we ought to be debating the science. Everybody ought to be able to be assured that the vaccines that we have — he's very pro-vaccine, as am I — but they're as safe as they possibly can be." Kennedy also told reporters that Trump asked him to chair a commission on vaccine safety, but the Trump team did not confirm that appointment and said the president-elect was exploring a commission that would look broadly at autism.

"The president-elect enjoyed his discussion with Robert Kennedy Jr. on a range of issues and appreciates his thoughts and ideas," the Trump transition team said in a statement.

"The president-elect is exploring the possibility of forming a commission on autism, which affects so many families; however, no decisions have been made at this time.

The president-elect looks forward to continuing the discussion about all aspects of autism with many groups and individuals."

The meeting, coupled with Trump's past statements on vaccines, has raised alarm in the medical community, which stands by a preponderance of evidence that shows no link between autism and vaccines.

Kennedy has made controversial statements about vaccines for many years, generally unsupported by the larger medical community.

He wrote a 2014 book that supported a theory born in the 1990s that claimed thimerosal, a mercury-based vaccine additive, is a dangerous neurotoxin that could trigger autism and should be banned.

Kennedy has linked vaccines and autism on his website.

The Food and Drug Administration and Centers for Disease Control and Prevention have reviewed hundreds of studies since then and have consistently found no link between thimerosal-containing vaccines and autism.

The additive is no longer used in routine childhood vaccines and is considered safe in the doses used in influenza vaccines, according to the CDC. In 2015,

Kennedy visited several states to argue against rules that make it more difficult for students to be exempt from vaccine requirements, although he said he is "pro-vaccine," according to his website. In response to Trump's meeting with Kennedy, the American Academy of Pediatrics released a statement emphasizing the safety of vaccines and their importance in safeguarding children's health against common, easily spread and sometimes deadly childhood illnesses.

"Claims that vaccines are linked to autism or are unsafe when administered according to the recommended schedule have been disproven by a robust body of medical literature," said Dr. Fernando Stein and Dr. Karen Remley, the president and vice president, respectively, of the American Academy of Pediatrics, in a statement today.

"Delaying vaccines only leaves a child at risk of disease. Vaccines keep communities healthy and protect some of the most vulnerable in our society, including the elderly and children who are too young to be vaccinated or have compromised immune systems."

"We stand ready to work with the White House and the federal government to share the extensive scientific evidence demonstrating the safety of vaccines, including the recommended schedule," Stein and Remley wrote.

Could Donald Trump Autism Comments Hurt Him? Experts Call Republican Candidates' Vaccine Claims 'False' and 'Dangerous' Dr. William Schaffner, an infectious disease expert at Vanderbilt University Medical Center, said he was hopeful about a commission on autism and hoped it would leave out any mention of vaccines.

"A commission on autism might well be a very good thing to direct attention" to the condition, he said. But "as regards to vaccines, we would keep reinforcing the notion that vaccines are one of the greatest public health triumphs, they are safe and effective and not associated with autism."

Other medical groups have also responded to the meeting, including the Infectious Diseases Society of America, which released a statement in support of vaccines this morning saying the group "stands behind the overwhelming scientific evidence that has repeatedly demonstrated the overall safety and benefit of routine childhood vaccinations."

"Children are far more likely to be harmed by vaccine preventable illness, such as measles, than by the vaccines that prevent such infections,"

IDSA officials said in the statement. Trump previously expressed skepticism about vaccines. During a 2015

Republican candidates' debate Trump reiterated statements he had made associating autisme with vaccines.

"We had so many instances, people that work for me," Trump said.

"Just the other day, 2 years old, a beautiful child, went to have the vaccine and came back and a week later got a tremendous fever, got very, very sick, now is autistic."

"Autism has become an epidemic — 25 years ago, 30 years ago, you look at the statistics, not even close," he said.

"It has gotten totally out of control." Alison Singer, the president and a co-founder of the Autism Science Foundation, released a statement after that debate saying science overwhelmingly supported vaccinations as safe. In a statement yesterday she said she is concerned that underimmunizing children will put them at risk for contracting preventable diseases, adding that opting out of vaccinations will not lower the risk for developing autism.

"Science has answered" the question, Singer said. "All of the studies that we have done have shown there is no link between vaccines and autism."

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:01

Les punaises de lit reviennent en force pour sucer notre sang la nuit.

Alors que les insecticides sont de moins en moins efficaces, une équipe de chercheurs américains propose une solution innovante : utiliser des feuilles de haricot.

Vous connaissez probablement le pou, la puce et la tique.

Mais avez-vous déjà entendu parler de la punaise de lit ?

Cet insecte parasite, qui partage notre quotidien depuis des milliers d’années, se cache discrètement dans nos matelas et sort la nuit pour se repaître de notre sang.

Sur cette vidéo on peut observer une punaise de lit emprisonnée dans une feuille de haricot.

Copier leur structure pourrait donner naissance à des matériaux contre ces nuisibles. © ucirvinews, YouTube

Après l’arrêt de l’utilisation d’insecticides nocifs pour la santé dans les années 1970, la punaise de lit, Cimex lectularius, a fait son grand retour.

De plus, l’augmentation du nombre de voyageurs lui a permis de se propager dans de nombreux pays.

Pour toutes les structures d’hébergement, ne jamais être infesté est maintenant devenu mission impossible.

D’autre part, ces vilaines bêtes sont de plus en plus résistantes aux insecticides, et leur éradication est donc difficile.

Dans une étude publiée dans le Journal of the Royal Society Interface, des chercheurs américains de l’université de Californie à Irvine proposent une nouvelle méthode originale pour se débarrasser de ce parasite : des feuilles de haricot !

L’idée leur est venue en observant la population des Balkans.

En effet, dans les pays de cette péninsule, les habitants utilisent une stratégie bien particulière pour se débarrasser de ces animaux nocturnes : ils recouvrent le sol autour de leur lit avec des feuilles de haricot.

Une astuce étonnante, mais qui fonctionne.

Les punaises de lit se retrouvent en effet prisonnières au cours de leurs excursions, et il ne reste plus qu’à brûler les feuilles le matin pour les exterminer définitivement.

La vidéo ci-dessus montre comment la punaise de lit se retrouve capturée.

Punaises de lit clouées sur des feuilles de haricot

Comment les punaises de lit sont-elles prises au piège dans les feuilles de haricot ?

Pour répondre à cette question, l’équipe de recherche a observé la fixation de l’insecte aux feuilles par microscopie électronique à balayage et par vidéo à haute résolution.

Les feuilles présentent en surface des appendices effilés appelés trichomes.

Ces derniers agissent comme des lames de couteaux et transpercent les pattes de ces parasites : ils sont alors littéralement cloués sur place.

Les feuilles de haricot pourraient théoriquement être utilisées comme remède contre les punaises de lit.

Cependant, elles ont tendance à sécher rapidement et leur utilisation prolongée n’est pas possible.

Les auteurs cherchent désormais à copier la structure de ces feuilles pour mettre au point un matériau aux propriétés similaires.

Hélas, leurs résultats n’ont rien donné pour le moment...

Les matériaux fabriqués ne fonctionnent pas aussi bien que la surface végétale.

Selon Michael Potter, participant à cette étude, « la nature est difficile à imiter, mais les bénéfices pourraient être énormes ».

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:44

Le microbiome interagit avec les traitements en psychiatrie.

Les gens qui éprouvent un «boule dans l'estomac» en période de stress comprendront le lien entre l'intestin et l'humeur d'une personne.

Il existe maintenant des preuves scientifiques à l'appui de ce lien.

Une nouvelle étude fournit des preuves supplémentaires que le microbiome d'une personne (les micro-organismes trouvés dans une niche particulière et qui interagissent avec le corps) joue un rôle important dans la santé et la maladie.

Cette fois, la preuve pointe vers le bien-être psychologique, et plus spécifiquement l'humeur et l'équilibre mental.

La preuve vient du laboratoire du Dr Vicki Ellingrod. L'universitaire a entrepris des études sur la connexion entre le microbiote intestinal et les états d'humeur et d'anxiété.

Plus précisément, ce lien a été démontré à l'aide de rats. Pour la recherche, les rats de laboratoire ont été soumis à un stress chronique sur une période de sept semaines.

Pendant ce temps, la diversité des microorganismes intestinaux a été évaluée en utilisant des méthodes de sondes génétique.

On a constaté que, pendant la contrainte, la population de microorganismes diminue (à un rythme proportionnel à l'augmentation du stress). En outre, comme les populations microbiennes ont diminué le comportement des rats est modifié et ils ont commencé à montrer ce que les chercheurs ont décrit comme un comportement "désespoir-like".

Dans un second cycle de recherche, les microorganismes particuliers associés aux rats stressés ont été transférés dans un nouveau groupe de rongeurs qui n'avaient pas été soumis aux facteurs de stress.

Fait intéressant, ces rats ont commencé à démontrer des changements comportementaux similaires après seulement cinq jours. L'alternance suggère que la composition des microorganismes résidant dans l'intestin est reliée à des réponses de type stress.

Les tests effectués sur des êtres humains ayant des problèmes de santé mentale, tels que la dépression et le trouble bipolaire, suggèrent également une réduction de la diversité et de la population de microorganismes chez les personnes atteintes de telles conditions par rapport à la population générale.

Étant donné que certaines personnes souffrant de dépression, prennent des médicaments antidépresseurs, ce qui amène une prise de poids, ce changement de masse corporelle pourrait être attribuable à des changements dans le profil microbien.

L'implication de la recherche pointe vers une cure microbienne pour le stress impliquant l'utilisation d'un cocktail approprié de microbes vivants (un probiotique).

La recherche a été publiée dans la revue Neuropsychopharmacology.

L'étude de recherche est appelée «Communauté microbienne intestinale et les changements comportementaux dans un modèle de stress chronique doux de dépression chez les rats.

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http://www.digitaljournal.com/life/health/how-your-microbiome-may-affect-mental-illness/article/481969#ixzz4VcXb90dR

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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