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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 07:16

Le cannabis pour traiter l’autisme : encore peu de preuves scientifiques mais beaucoup d’intérêt de la part des familles concernées

Bien que les médecins ne voulant pas prescrire du cannabis par manque d’études plus exhaustives soient encore nombreux, le nombre de familles l’ayant testé avec succès sur leurs enfants est également très important.

Les huiles riches en CBD semblent être un outil efficace pour améliorer les aptitudes sociales des personnes souffrant d’autisme.

À ce jour, on sait que le cannabis peut avoir un impact sur le système endocannabinoïde et augmenter la production d’ocytocine et d’anandamide.

Ceci aide les personnes souffrant de ce trouble à ne pas s’isoler et à sentir mieux lors de leurs relations avec les autres.

Parler du cannabis médical c’est parler de ses nombreuses propriétés pour traiter l’insomnie, le stress ou l’anxiété, mais également pour freiner les avancées des maladies les plus complexes comme la sclérose multiple.

Cependant, on parle moins de l’effet du cannabis sur l’autisme. Et nombreuses sont les personnes intéressées par ce sujet.

Cannabis Science, une société de développement de cannabis à des fins médicales basée au Colorado (États-Unis), a engagé il y quelques mois Mieko Hester-Perez au sein de son conseil scientifique. Hester-Perez s’est fait connaître auprès du public après le succès que son fils Joey, autiste, a rencontré avec une variété cultivée par elle-même.

Depuis qu’elle a commencé à traiter les symptômes de son fils avec du cannabis, cette mère a constaté une évolution positive.

Cela ne l’a pas entièrement guéri, mais a contribué à améliorer sa vie.

Hester-Perez a commencé à utiliser du cannabis lorsqu’une dystrophie musculaire a été diagnostiquée à son fils.

À cette époque, il prenant déjà 13 médicaments différents, auxquels allait s’ajouter un cocktail de plusieurs remèdes contenant une certaine toxicité avérée.

À la recherche d’un remède moins invasif, elle a commencé à essayer avec des infusions ; son fils a alors immédiatement commencé à établir un contact visuel avec elle, à avoir un meilleur appétit et à prendre quelques kilos.

Après plusieurs années de ce traitement, Joey était plus heureux et sociable.

L’apparition postérieure d’Hester-Perez dans les médias a permis de faire connaître sa cause.

De plus, elle a créé une fondation pour aider les enfants ayant des problèmes de santé.

Ainsi, celle-ci est devenue une source essentielle pour de nombreuses familles qui cherchent des conseils pour traiter la maladie des enfants atteints d’autisme.

À travers elle, on peut connaître les différentes régulations ou législations, ainsi que les produits les plus appropriés à chaque cas.

Son travail est tel qu’elle a créé, en 2016, une « app » dénommée The Joey Network (iOS et Android), un outil pour les patients atteints d’autisme qui inclut les dernières nouveautés du monde cannabique et des vidéos liées à ce sujet.

Prescrire du cannabis à des enfants autistes ?

Aux États-Unis, de nombreux médecins ne savent toujours pas quoi faire lors de la prescription de cannabis à des enfants autistes, car ils se retrouvent dans une sorte de cercle vicieux : ils ne le prescrivent pas car il n’y a pas d’études concernant ses effets sur les enfants, mais les études ne peuvent pas être réalisées par crainte de faire des essais sur les enfants.

Malgré cela, les expériences d’enfants ayant testé des produits cannabiques administrés par leurs parents ont démontré qu’ils sont heureux et en bonne santé.

Le docteur Daniele Piomelli, l’un des plus grands spécialistes mondiaux en neuroscience et en recherches d’endocannabinoïdes, pense qu’il faut écouter les témoignages des parents.

Lui-même ne prescrirait pas du cannabis pour le moment, mais il est conscient du grand intérêt existant autour de la plante et qu’il faut écouter toutes les « anecdotes » concernant ces traitements.

Le cas le plus médiatisé est certainement celui de Charlotte Figi, une fillette américaine qui s’est fait connaître dans le monde cannabique après que son autisme sévère, provoqué par le syndrome de Dravet, se soit amélioré avec du cannabis médical.

Elle avait environ 3 000 crises épileptiques par semaine, jusqu’à ce que ses parents lui administrent deux doses quotidiennes d’huile contenant une très forte concentration de CBD ; le nombre de convulsions a baissé de 99 % et sa relation avec les autres s’est notablement améliorée.

Les frères Stanley ont créé la souche qui a aidé Charlotte dans son traitement et l’ont appelée Charlotte’s Web en son honneur.

Elle est aujourd’hui vendue à prix coûtant dans le Colorado, où le cannabis médical est légal.

Une expérience similaire a eu lieu à Puerto Rico.

En 2015, a été dévoilée l’histoire de Kalel Santiago, un enfant alors âgé de 9 ans qui était atteint d’autisme et qui a prononcé ses premiers mots après avoir pris de l’huile de cannabis.

Deux fois par jour, il prenait un spray à base d’huile de chanvre riche en CBD.

Deux jours plus tard, un professeur a informé ses parents que le petit garçon avait parlé à l’école.

La recherche des bienfaits

Pendant ce temps, nombreux sont ceux qui tentent de plaider pour les propriétés bienfaisantes du cannabis.

Une campagne de « crowdfunding » recherche des financements pour découvrir comment l’ensemble de la plante peut servir à un patient, et non seulement ses cannabinoïdes ou ses molécules séparément.

L’objectif est de recueillir suffisamment d’informations, à partir de l’expérience de familles, pour tenter d’établir une option de traitement.

À ce projet participent Hester-Perez et Abigail Dar, une mère israélienne qui, depuis son pays, se charge de rassembler des données pouvant servir à l’étude clinique.

À ce jour en Israël, le Ministère de la Santé, délivre très peu d’autorisations pour réaliser des recherches sur les effets du cannabis sur des patients atteints d’autisme.

En août, a été annoncée une étude sur 120 enfants et adultes autistes traité avec de l’huile de cannabis très riche en CBD.

Les parents de ces enfants attendent beaucoup des résultats cliniques.

Par ailleurs, le Département de la Santé du Minnesota, aux États-Unis, a récemment refusé d’inclure l’autisme dans la liste des troubles pouvant donner l’accès au cannabis médical.

Le département avait reçu des pétitions pour inclure également des maladies telles que la dépression ou la schizophrénie.

Cependant, il a répondu qu’il n’existe pas assez de preuves médicales pour accepter son usage et ne l’a accepté que pour les patients atteints de troubles de stress post-traumatique.

Le système endocannabinoïde, élément clé dans le traitement de l’autisme Rares sont les études réalisées sur la relation entre le cannabis et l’autisme, bien que certaines recherches aient mis en exergue l’importance du système endocannabinoïde pour le traitement de ce trouble.

Selon les scientifiques de Gênes, de Californie et du Pays Basque, lorsque ledit système est faible, l’autisme est généré.

Cependant, si le récepteur CB1 est activé, il y a une augmentation de la génération d’ocytocine, chargée de récompenser la personne pour avoir interagi avec d’autres.

De plus, l’ocytocine se mélangerait à l’anandamide, la molécule du bonheur qui active des récepteurs cannabinoïdes dans le cerveau.

Ainsi, la stimulation du système endocannabinoïde aide les personnes autistes à ne pas s’isoler autant et à se sentir mieux lors de leurs relations avec les autres.

C’est pourquoi le cannabis pourrait être un important outil pour traiter les symptômes de l’autisme et il ne reste plus qu’à attendre d’autres études plus concluantes sur son action.

Les expériences familiales démontrent qu’il y a un chemin à suivre. Il faut maintenant que la science continue d’avancer sur la voie que des parents courageux ont décidé d’ouvrir de leur côté.

Video

https://youtu.be/hYWsHHEZwxM Envoyé de mon iPhone

Le cannabis pour traiter l’autisme...
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:07

Christian Perronne, spécialiste de la maladie de Lyme :

« On met en danger la vie des gens »

Par Catherine Perrot

La section creusoise de l’association France Lyme a dû refuser du monde, samedi 14 octobre, à Sainte-Feyre, pour la première conférence en Limousin de Christian Perronne, spécialiste national de la maladie de Lyme. Preuve que le sujet intéresse… et inquiète.

La maladie de Lyme passionne aux Utopiades Maladie de Lyme, "les malades n'en peuvent plus" Maladie de Lyme : mis K.0 par les tiques, l'homme des bois de la Creuse doit le prouver Maladie de Lyme: les gestes de prudence qui doivent encadrer les promenades cet été

Postée sur des herbes hautes, la tique sévit dans les forêts, champs, les parcs urbains ou les gazons principalement entre avril et novembre.

Porteuse d'une bactérie, la borréliose, elle peut provoquer, si non soignée, la maladie de Lyme, une pathologie chronique très invalidante, désormais sur le devant de la scène médiatique, car sous-diagnostiquée.

A l'approche de l'été et de la multiplication des pique-niques et autres sorties en pleine nature, voici les principales recommandations pour éviter d'être mordu par la bête.

Porter des vêtements longs et couvrants Avant toute sortie au vert, en balade, pique-nique ou randonnée, il faut protéger ses bras et ses jambes en portant des vêtements longs et fermés et ne pas hésiter à rentrer le bas de pantalon dans les chaussettes.

Le plus prudent est de suivre les chemins et ne pas s'aventurer dans les herbes hautes.

On y pense moins mais la vigilance est de mise pendant les fêtes champêtres où les siestes allongées dans l'herbe exposent à des risques de piqûres, notamment chez les jeunes enfants.

Utiliser des répulsifs

Un moyen supplémentaire de se préserver de l'animal est d'appliquer des répulsifs contre les insectes sur la peau ou sur les vêtements (en respectant les contre-indications) qui contiennent les substances suivantes pour agir contre les tiques : le DEET, l'IR 3535, l'icaridine et le PMD, extrait d'eucalyptus citronné plus connu sous le nom de Citriodiol.

Certaines marques proposent désormais des produits 2 en 1, qui protègent à la fois du soleil et des tiques.

S'inspecter de la tête au pied

En revenant d'une promenade en forêt, il est conseillé de s'inspecter minutieusement en scrutant les zones du corps les plus cachées comme les aisselles, les plis, le cuir chevelu, le nombril, des recoins que la bête affectionne particulièrement.

Retirer la tique avec un tire-tique

A l'aide d'un tire-tiques, disponible en pharmacie, on peut retirer l'intégralité de la tique.

L'ustensile permet de la tirer en la faisant pivoter dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour éviter qu'une partie de l'animal ne reste accrochée.

Le réflexe qui consiste à appliquer un produit (éther, alcool, etc.) est à bannir au risque d'accroître les risques d'infection liée à la borréliose, la bactérie transportée par les tiques.

Surveiller l'apparition d'un érythème migrant

Dans les jours et les semaines suivant la piqûre, une trace cutanée, indolore, appelée érythème migrant, caractéristique de la morsure de tique apparait le plus souvent.

Il s'agit d'un anneau circulaire qui blanchit au centre.

Ce premier stade de la maladie de Lyme (fièvre, grande fatigue, courbatures, maux de tête) se traite avec des antibiotiques (3 semaines généralement) et se guérit si l'intervention est immédiate.

30.000 personnes seraient touchées chaque année en France par la maladie de Lyme.

Un nouveau protocole de soins pour la maladie sera présenté en juillet prochain, a annoncé le ministère de la Santé en janvier dernier.

Pr Christian Perronne: maladie de Lyme : « On met en danger la vie des gens ».
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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 07:02

Le 12 octobre 2017 est la Journée mondiale de l’arthrite.

L’occasion de parler des travaux d’une équipe de l’Inserm qui ont identifié une bactérie dont la présence en importante quantité dans le microbiote intestinal serait en partie responsable de la spondylarthrite ankylosante.

Les maladies inflammatoires et la composition du microbiote intestinal sont liés

Les spondyloarthrites (SpA) sont des maladies articulaires inflammatoires chroniques, caractérisées par une inflammation des articulations de la colonne vertébrale et du bassin.

Si le rôle de certains facteurs génétiques, tel l’allèle HLA-B27, a été bien étudié dans le déclenchement ces maladies, celui des facteurs environnementaux, en particulier le rôle possible de la flore bactérienne intestinale (le fameux microbiote), est moins bien connu.

Or, on sait maintenant que la composition de cette flore influe sur le développement des inflammations chroniques.

L’équipe du rhumatologue Maxime Breban à l’Inserm travaille depuis plusieurs années sur un modèle de rat auquel a été transféré le gène HLA-B27.

Ces chercheurs développent alors des manifestations typiques d’une SpA, sauf lorsqu’il est élevé en incubateur stérile.

Une observation qui suggère non seulement un rôle possible de ce gène, mais aussi un lien potentiel entre les bactéries présentes dans l’environnement et le déclenchement de la maladie.

Le microbiote des patients atteints de maladies inflammatoires est déséquilibré

Afin de vérifier cette observation sur l’humain, ils ont alors collaboré avec l’INRA pour étudier plusieurs groupes de personnes : des patients atteints de SpA, des témoins familiaux sains, ainsi que des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde (PR).

Des échantillons de selles ont été prélevés afin d‘y analyser les fragments d’ADN bactériens retrouvés, et ainsi en déduire la composition de leur microbiote.

Les chercheurs ont ainsi constaté un déséquilibre des populations bactériennes (dysbiose intestinale) chez les patients souffrant de SpA ou de PR, en comparaison avec les témoins sains.

Cette "raréfaction de la diversité microbienne dans le cas des deux maladies", constitue pour le Pr Maxime Breban "le premier résultat important" de l’étude.

"Nous pensons que ce manque de diversité peut faire le lit de beaucoup de pathologies", explique-t-il.

Les chercheurs se penchent alors sur la composition du microbiote des patients, et observent une forte proportion de bactéries appelées Ruminococcus gnavus dans la flore intestinale des patients atteints de SpA.

"Nous nous sommes rendus compte que l’activité de la SpA était corrélée avec la proportion de R. gnavus retrouvée dans les selles", explique le Pr Breban.

"L’hypothèse est donc qu’une dysbiose qui favoriserait la présence de cette bactérie pourrait engendrer des maladies inflammatoires articulaires".

La bactérie R. gnavus et le gène HLA-B27 R. gnavus est une bactérie habituellement présente dans l’intestin, qui a pour rôle de cliver et dégrader le mucus intestinal qui protège l’épithélium intestinal de l’action des bactéries.

En cas de surabondance de cette bactérie, la dégradation trop importante du mucus pourrait engendrer une inflammation au niveau de l’épithélium intestinal.

Quel lien alors avec les maladies articulaires telles les SpA ?

Les chercheurs émettent deux hypothèses : une première possibilité serait que les médiateurs de l’inflammation produits au niveau de l’intestin soient transportés par voie sanguine jusqu’aux articulations touchées par la maladie.

La seconde hypothèse est que l’inflammation intestinale pourrait engendrer une plus grande perméabilité intestinale, qui favoriserait le passage de débris microbiens ensuite véhiculés jusqu’aux articulations.

Et d’où viendraient ces dysbioses ?

En comparant la composition du microbiote des patients et celui de membres sains de leur famille, les chercheurs découvrent que les différences dans la composition des microbiotes étaient plus faibles entre les patients et les témoins sains porteurs du gène HLA-B27, qu’entre les patients et les témoins non-porteurs.

Ce gène pourrait donc être en lui-même associé à cette dysbiose intestinale.

Une bactérie est responsable de maladies inflammatoires, comme la spondylarthrite enkylosabte ou la polyarthrite rhumatoïde.
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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 15:58

Les huiles essentielles sélectives des épices ou des herbes culinaires ont une forte activité contre la phase stationnaire et le biofilm Borrelia burgdorferi
 

Jie Feng1, imageShuo Zhang1, imageWanliang Shi1, imageNevena Zubcevik2, imageJudith Miklossy3 et imageYing Zhang1 *

    
1Département de microbiologie moléculaire et d'immunologie, École de santé publique Bloomberg, Université Johns Hopkins, Baltimore, MD, États-Unis
    2Département de médecine physique et de réadaptation, Harvard Medical School, Hôpital de réadaptation Spaulding, Charlestown, MA, États-Unis
    3 Centre international de recherche sur la maladie d'Alzheimer, Fondation internationale Alzheimer pour la prévention, Martigny-Croix, Suisse

Bien que la majorité des patients atteints de la maladie de Lyme aiguë puissent être guéris avec le traitement antibiotique standard de 2 à 4 semaines, environ 10 à 20% des patients continuent de souffrir de symptômes chroniques décrits comme étant le syndrome de la maladie de Lyme post-traitement.

Bien que la cause de cela soit débattue, une possibilité est que les bactéries persistantes ne sont pas tuées par les antibiotiques actuels de Lyme et restent actives dans le système.

Il a été rapporté que les huiles essentielles ont des activités antimicrobiennes et certaines ont été utilisées par des patients présentant des symptômes persistants de la maladie de Lyme.

Cependant, l'activité des huiles essentielles contre l'agent causal Borrelia burgdorferi (B. burgdorferi) n'a pas été bien étudiée. Ici, nous avons évalué l'activité de 34 huiles essentielles contre la culture en phase stationnaire de B. burgdorferi comme modèle pour les bactéries persistantes.

Nous avons constaté que toutes les huiles essentielles n'avaient pas d'activité contre la culture en phase stationnaire de B. burgdorferi, avec les cinq premières huiles essentielles (origan, écorce de cannelle, bourgeon de clou de girofle, citronnelle et wintergreen) à faible concentration de 0,25% qui est plus actif que le persistant connu daptomycine.

Il est intéressant de noter que certaines huiles essentielles très actives ont une excellente capacité anti-biofilm, comme en témoigne leur capacité à dissoudre les structures agrégées de type biofilm.

Les trois premiers résultats, l'origan, l'écorce de cannelle et le bourgeon de clou de girofle ont complètement éradiqué toutes les cellules viables sans repousse dans la sous-culture en milieu frais, alors que la citronnelle et le gaulthérie n'ont pas eu cet effet. Le carvacrol s'est avéré être l'ingrédient le plus actif de l'huile d'origan montrant une excellente activité contre les cellules en phase stationnaire de B. burgdorferi, alors que les autres ingrédients de l'huile d'origan p-cymène et de l'α-terpinène n'avaient aucune activité apparente.

Des études futures sont nécessaires pour caractériser et optimiser les huiles essentielles actives dans les études de combinaison médicamenteuse in vitro et in vivo et pour aborder leurs propriétés pharmacocinétiques et de sécurité avant qu'elles puissent être considérées comme un nouveau traitement de la maladie de Lyme persistante.


introduction

La maladie de Lyme ou la borréliose est la maladie à transmission vectorielle la plus fréquente aux États-Unis, avec environ 300 000 cas par an (1).

La maladie est transmise par une piqûre de tique et, dans certaines zones d'endémie, où plus de 40% des tiques sont infectées par l'agent causal de la borréliose, Borrelia burgdorferi, espèce complexe, qui augmente le risque de transmission à l'hôte humain (2) .

La difficulté de la prise en charge clinique de la borréliose est que plus de 20% des patients présentant des symptômes chroniques pouvant durer plus de 6 mois (4) présentent un schéma thérapeutique recommandé pour le stade aigu de la maladie à 21 jours de Doxycycline (Dox) (3).

Ces symptômes chroniques peuvent être une fatigue débilitante, des douleurs musculaires et articulaires et des troubles cognitifs et neurologiques.

Bien que nous ne comprenions pas encore tout le spectre des étiologies, les recherches effectuées dans le cadre d'études sur des animaux montrent que la persistance de l'infection en est une. La persistance de l'organisme après un traitement antibiotique est observée chez les chiens (5), les souris (6, 7), les singes (8) et les humains (9), mais les organismes viables sont très difficiles à cultiver chez l'hôte après l'antibiothérapie traitement.

Une fois la maladie acquise, elle peut se propager de la peau à divers organes secondaires du corps, y compris le cœur, les articulations, le système nerveux périphérique et central (10). Le stade précoce de la maladie a tendance à être plus facile à guérir, mais il peut devenir plus difficile à traiter lorsque la maladie a atteint un stade avancé (11).

Cela remet également en cause la monothérapie par antibiotique conventionnelle, comme la ceftriaxone par voie intraveineuse, qui n'a pas fait ses preuves auprès d'un sous-ensemble de patients présentant des symptômes chroniques complexes (12).

L'une des raisons de cet échec, cliniquement rapportable, serait que l'hôte est infecté par des organismes qui sont enrichis en formes persistantes variantes ou que la maladie, lorsqu'elle n'est pas traitée à un stade précoce, peut progresser, ce qui permet aux persans de se développer davantage (corps ronds et biofilms microcolonies et structures agrégées de biofilms).

On peut trouver des variantes persistantes atypiques de variantes analogues dans des cultures en phase stationnaire et dans des conditions de stress telles que la famine et les expositions aux antibiotiques (13-15).

Il est à noter que les antibiotiques actuels utilisés pour traiter la maladie de Lyme tels comme le Dox, l'amoxicilline et le céfuroxime (CefU) sont très actifs contre la forme spirochète croissante de B. burgdorferi mais ont une faible activité contre les formes atypiques persistantes (corps ronds, microcolonies et biofilm) enrichies en cultures en phase stationnaire (14-17) .

Pour identifier les médicaments qui ciblent les formes persistantes, nous avons testé des banques de médicaments et des banques de composés NCI (14,18) approuvées par la FDA, contre des cultures en phase stationnaire enrichies en corps ronds et en microcolonies ainsi que des persiennes rondes induites par des antibiotiques (19).

En utilisant ces modèles, nous avons identifié une gamme de médicaments tels que la daptomycine (Dap), la clofazimine, les anthracyclines et les sulfamides, etc., qui ont une bonne activité contre les formes persistantes de Borrelia.

Cependant, certains de ces agents persistants sont soit très coûteux, difficiles à administrer et doivent être administrés par voie intraveineuse, ou avoir des effets secondaires importants. Les huiles essentielles sont des liquides volatils concentrés qui sont extraits de plantes, dont la plupart sont utilisés comme épices et des herbes culinaires.

Il a été rapporté dans la littérature que les huiles essentielles ont des activités antimicrobiennes (20), et des rapports anecdotiques d'Internet suggèrent que certaines huiles essentielles peuvent améliorer les symptômes des patients atteints de la maladie de Lyme persistante

 

Cependant, une seule étude a été réalisée, qui a évalué l'activité des huiles essentielles sur B. burgdorferi, où elle a montré que l'huile volatile de Cistus creticus avait une activité inhibitrice de la croissance chez B. burgdorferi (21).

Parce que les antibiotiques actuels de Lyme (par exemple Dox, amoxicilline, CefU) sont déjà très bons pour tuer la phase logarithmique B. burgdorferi mais ont une faible activité contre la phase stationnaire B. burgdorferi (14,16,17).

En outre, ce sont les formes persistantes dormantes enrichies en cultures en phase stationnaire (souvent sous des formes morphologiques variées telles que les corps ronds et les microcolonies et les biofilms) qui peuvent être impliquées dans une infection persistante qui n'est pas guérie par les antibiotiques actuels de Lyme.

De plus, aucune étude n'a été réalisée pour évaluer l'activité des huiles essentielles sur des persistants stationnaires de croissance non stationnaires de B. burgdorferi.

L'objectif de cette étude est donc d'évaluer de façon globale l'activité des huiles essentielles contre l'activité plus difficile de tuer les formes persistantes de B. burgdorferi enrichies dans la culture en phase stationnaire (22).

Pour atteindre cet objectif, nous avons testé un panel d'huiles essentielles provenant de sources commerciales communes pour les activités contre les cellules de la phase stationnaire de B. burgdorferi et découvert que toutes les huiles essentielles n'ont pas d'activité contre B. burgdorferi, l'origan, l'écorce de cannelle et le clou de girofle l'activité anti-persistance la plus élevée in vitro.

Matériaux et méthodes

Méthodes de culture, de médias et de cultureLa souche B31 5A19 de B. burgdorferi a été aimablement fournie par le Dr Monica Embers (16). La souche B. burgdorferi B31 a été cultivée dans un milieu BSK-H (HiMedia Laboratories Pvt. Ltd.) et additionnée de 6% de sérum de lapin (Sigma-Aldrich, St. Louis, MO, USA).

Tous les milieux de culture ont été stérilisés par filtration avec un filtre de 0,2 um. Les cultures ont été incubées dans des tubes coniques stériles de 50 ml (BD Biosciences, CA, USA) dans un incubateur microaérophile (33 ° C, 5% de CO2) sans antibiotiques.

Après incubation pendant 7 jours, on a transféré 1 ml de culture de B. burgdorferi en phase stationnaire (environ 107 spirochètes par millilitre) dans une plaque à 96 puits pour évaluer l'activité anti-persistance potentielle des huiles essentielles (voir ci-dessous).

Huiles Essentielles et Drogues un panel d'huiles essentielles disponibles dans le commerce a été acheté auprès de Plant Therapy (ID, USA), de Natural Acres (MO, USA) ou de Plant Guru (NJ, USA). Carvacrol, p-cymène et α-terpinène ont été achetés auprès de Sigma-Aldrich (USA).

Des huiles essentielles ont été ajoutées à des cultures de milieu BSK-H ou de B. burgdorferi pour former des suspensions aqueuses d'émulsion par vortex vigoureux, suivi immédiatement par dilution en série des suspensions d'huile essentielle aux concentrations souhaitées dans des cultures de B. burgdorferi.

Les huiles essentielles ont également été dissoutes dans un solvant organique diméthylsulfoxyde (DMSO) à 20%, puis diluées à 1:20 dans une culture en phase stationnaire de 7 jours jusqu'à une concentration finale de 1%. Pour effectuer d'autres dilutions pour évaluer l'activité anti-Borrelia, les huiles essentielles à 1% ont été encore diluées avec la culture en phase stationnaire pour obtenir les dilutions désirées. Dox, CefU (Sigma-Aldrich, USA) et (Dap) (AK Scientific, Inc., USA) ont été dissous dans des solvants appropriés (23, 24) pour former des solutions mères à 5 mg / ml. Les stocks d'antibiotiques ont été stérilisés par filtration avec un filtre de 0,2 um et conservés à -20 ° C. Microscopie Les cultures de B. burgdorferi ont été examinées en utilisant du fluorescenc tout-en-un BZ-X710 à une concentration de 1% ont montré une plus grande activité contre la culture stationnaire de B. burgdorferi que 40 μM de Dap avec le lecteur de plaque SYBR green I / PI assay (tableau 1 ).

 

Nous avons constaté que certaines huiles essentielles ont une autofluorescence, ce qui interfère avec le dosage du lecteur de plaques SYBR Green I / PI; cependant, nous avons pu résoudre ce problème présent dans certains échantillons par microscopie à fluorescence.

Comme nous l'avons déjà décrit (18), nous avons directement calculé le rapport de cellules vertes (directes) des images microscopiques en utilisant le logiciel Image Pro-Plus, ce qui pourrait éliminer l'autofluorescence de fond.

En utilisant le dosage SYBR Green I / PI et la microscopie de fluorescence, nous avons également trouvé 18 huiles essentielles qui ont montré une activité plus ou similaire contre la phase stationnaire B. burgdorferi à 1% par rapport au 40 μM Dap, 14), ce qui pourrait éradiquer toutes les cellules vivantes comme le montrent les cellules agrégées rouges (mortes) (tableau 1, figure 1A). A une concentration de 0,5%, on a constaté que sept huiles essentielles (origan, écorce de cannelle, bourgeon de clou de girofle, citronnelle, gaulthérie, géranium bourbon et noir de patchouli) présentaient une activité plus élevée ou similaire contre la phase stationnaire B. burgdorferi que 40 μM Dap par microscopie à fluorescence compter après le dosage SYBR Green I / PI (tableau 1, figure 1B).

Cependant, l'huile des voleurs de bandits, bien qu'ayant une bonne activité à 1%, avait significativement moins d'activité à 0,5% et moins de concentrations (tableau 1). Parmi les résultats effectifs, cinq huiles essentielles (origan, écorce de cannelle, bourgeon de clou de girofle, citronnelle et gaulthérie) présentent toujours une activité supérieure à 40 μM de Dap à une concentration de 0,25% (tableau 1, figure 1C). Finalement, l'origan, l'écorce de cannelle et le bourgeon de clou de girofle ont été identifiés comme les huiles essentielles les plus actives en raison de leur activité remarquable, même à la plus faible concentration de 0,125%, qui a montré une activité similaire ou supérieure à 40 μM Dap.

 

Certaines huiles essentielles ont une forte activité contre la phase stationnaire et le biofilm de Borrelia burgdorferi
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 17:19

Phages : la nouvelle thérapie contre l’antibiorésistance, enfin autorisée !

Depuis quelques années, les autorités de santé dans le monde s’inquiètent de la résistance aux antibiotiques.

En effet, de plus en plus de personnes meurent à l’hôpital en raison d’infections non jugulées.

Le nombre de morts causés par des infections dans le monde est de 700 000 par an. Il pourrait grimper à 10 millions ou plus si rien n’était fait.

Heureusement, il existe des solutions pour faire face à cet épineux problème.

 

Les phages à la rescousse !

Les bactériophages (ou phages) peuvent détruire des bactéries spécifiques.

Ce sont des virus tueurs de bactérie, découverts par Felix d’Hérelle au début du XXe siècle. Passé aux oubliettes après la découverte des antibiotiques, l’usage des phages revient au goût du jour.

Depuis 2013, un groupe de chercheurs et d’entreprises innovantes soutenus par des fonds privés et publics a lancé un programme d’études européen appelé Phagoburn [i].

Dans le cadre de ce travail de recherche, des cocktails de phages ont été présentés à l’Agence Européenne du Médicament, qui en a autorisé la commercialisation.

Il est donc aujourd’hui possible pour des médecins de prescrire des phages en Europe de l’ouest. Cela était déjà possible dans d’autres pays européens comme la Pologne ou la Géorgie, par exemple.

L’entreprise qui propose ces produits s’appelle Pherecydes Pharma. Un avenir radieux semble lui être promis.

 

Des phages contre les infections nosocomiales

Si les phages ne détruisent pas toutes les bactéries, ils peuvent être utiles contre certaines d’entre elles.

C’est le cas par exemple du bacille pyocyanique, une bactérie responsable des infections nosocomiales, c’est-à-dire les infections à l’hôpital.

Une étude récente [ii] a montré les phages seuls ou utilisés en combinaison avec des antibiotiques étaient très efficaces pour lutter contre ce type d’infection.

A l’hôpital de la Croix Rousse à Lyon, une autre expérience de terrain a confirmé cette hypothèse [iii]. En septembre 2017, deux patients ont été guéris d’infections graves et résistantes aux antibiotiques grâce à des phages produits en France.

D’autres études sont attendues pour préciser l’action des phages. Cela dit, les Géorgiens et les Polonais disposent d’un recul de près de 100 ans sur l’utilisation de ces thérapies. Il doit bien exister dans leurs archives une littérature scientifique utile aux chercheurs de l’ouest. Le rideau de fer est tombé il y a un moment...

 

Les militaires s’intéressent au sujet

Que ce soit en Europe, ou aux Etats-Unis, ce sujet intéresse les armées.

Dans le cadre du projet Phagoburn, le Ministère de la Défense français est un des soutiens financiers publics du programme de recherche. Ceci est d’autant plus remarquable que les budgets de la Défense sont réduits depuis de nombreuses années en France, toute tendance politique confondue.

Aux Etats-Unis, les centres médicaux qui cultivent des phages sont souvent des centres de soins militaires. C’est le cas par exemple du Centre Médical de la Marine de San Diego [iv] dont les médecins avaient aidé, il y a quelques mois, un homme gravement infecté, à guérir grâce à l’apport de phages.

 

Et la vitamine C ?

En revanche, pour l’instant, peu de personnes parlent d’associer de la vitamine C avec des phages et des antibiotiques.

On sait pourtant, de manière certaine, que la vitamine C peut être efficace contre certaines infections [v].

C’est une certitude en ce qui concerne la septicémie [vi] mais c’est aussi le cas pour de nombreuses autres infections bactériennes (cf. les livres du Dr Thomas E Levy).

Néanmoins, la vitamine C, on le sait, peut également avoir une activité antivirale.

L’association des deux n’est donc pas évidente, à tous le moins pas dans tous les cas de figure.

Le seul moyen de faire avancer la connaissance sur ce sujet est de faire circuler l’information et faciliter la recherche. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé notre opération vitamine C à haute dose lors du 3e CISN.

Combinaison de médicaments

Il est en tout cas certain que l’avenir de la médecine, notamment pour le traitement des infections passe par une combinaison intelligente de traitements.

Plutôt que de chercher la molécule miracle pour détruire une maladie, la médecine doit aller vers des cocktails de traitements, compatibles entre eux. Les uns s’attaqueront à la maladie, les autres renforceront les mécanismes de défenses et d’autoguérison.

Dans cette perspective, il est évident que les combinaisons de produits naturels mieux tolérés par le corps, sont à prendre très au sérieux.


Augustin de Livois

Phages : la nouvelle thérapie contre l’antibiorésistance, enfin autorisée.
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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 17:07

https://youtu.be/28oWIBCwd8E

Infections froides et autisme. Pr Luc Montagnier. Interview.
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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 16:49

CHRONIMED, un groupe de recherche clinique, composé d’une quinzaine de médecins praticiens, d’origines et d’horizons divers, regroupés autour du Prix Nobel de Médecine le Pr Luc MONTAGNIER.

Ce groupe de recherche collabore aux travaux du Pr Montagnier. Il en assure la promotion et la diffusion, la vérification sur le terrain.

Colauréat du prix Nobel 2008 de médecine pour avoir dirigé la découverte du VIH, le Pr Montagnier a réorienté ses recherches sur les maladies chroniques. 

MALADIES CHRONIQUES

Fléau des temps modernes, en France, les maladies chroniques concernent 15 millions de personnes.

Multifactorielles, elles ne sont pas liées qu’au vieillissement de la population.

Sur une prédisposition génétique, elles sont en rapport avec des facteurs environnementaux multiples : pollution (chimique, adjuvants, pesticides, perturbateurs endocriniens, microparticules, métaux lourds), rayonnements électro-magnétiques, radiations ionisantes, hertziennes... ; des modifications comportementales : sédentarité ou au contraire exercices physiques excessifs, alimentation, sucre, alcool, tabac.

Ces pathologies chroniques ont un point commun : le stress oxydatif et pour nombre d’entre-elles un facteur infectieux latent, insoupçonné, méconnu, qu’il soit viral, bactérien ou parasitaire.

C’est le rôle potentiel des infections latentes dans les maladies chroniques qui a retenu l’attention du groupe.

S’appuyant sur des technologies d’avant-garde, le Pr Montagnier et ses collaborateurs ont conçu des moyens de détection d’infections latentes, froides, bien souvent à l’origine de maladies chroniques qui ne sont pas reconnues jusqu’ici comme infectieuses.

Nous faisons allusions à des pathologies aussi différentes et inattendues qu’autisme, borréliose et co-infections, maladie de Parkinson, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaque, Alzheimer, certains cancers etc..

Cette recherche est une avancée spectaculaire dans la compréhension de maladies chroniques et la perspective de nouvelles thérapeutiques.

Elle bouscule des idées reçues et peut susciter défiance et scepticisme des milieux académiques

Elle se base sur la détection des microorganismes, en faisant appel à 2 techniques qui se valident mutuellement,

▪ La PCR (Polymerase Chain Reaction) technique moléculaire d’amplification de l’ADN qui peut amplifier des millions de fois une molécule d'ADN si on dispose des amorces pour faire démarrer la réaction.

On utilise une polymérase de bactérie thermophile, la Taq polymérase qui résiste à haute température et qui permet de fondre la double hélice d’ADN tout en conservant son activité, réaction qui peut donc être renouvelée des dizaines de fois. Travail en cours sur un test de PCR numérique, de sensibilité décuplée

▪ La détection des Signaux Electro Magnétique : bactéries et virus, par un effet de résonance, émettent des ondes de basse fréquence < 3000 Hz dans des dilutions appropriées de leur ADN. L’ADN organise des nanostructures de l’eau, des nanobulles qui par un phénomène de résonance donne naissance au signal observé

 LA FIN D’UN PARADIGME un microbe = une maladie

 PROMOTION DE LA MEDECINE DES 4P

Préventive

Prédictive

Participative

Personnalisée ​​​​​​​​

Dr Gérard GUILLAUME Président de Chronimed ​​​​​​​ g-guillaume@wanadoo.fr 06 07 62 46 05 / 01 47 63 24 24 ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ ​​​

Qui est CHRONIMED (?)
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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 16:34

Acariens : 30 % des tiques vivent dans nos jardins

Émilie Torgemen | 01 octobre 2017,

Même à Paris, les tiques prospèrent...

C'est surprenant, mais près d'un tiers des personnes attaquées par cet acarien le sont chez elles, selon des données que nous révélons.

Feuillesaux couleurs de l'automne et températures encore clémentes.

La période est propice aux balades en forêt et... aux attaques de tiques. Maël, 11 ans, en sait quelque chose.

« On en a retiré une sur sa jambe après une sortie scolaire en forêt, explique son père. Une semaine après, on s'est rendu compte qu'il en avait une seconde dans les cheveux, gorgée de sang. Nous avons filé chez le médecin qui nous a envoyés aux urgences.

» Résultat, une grosse frayeur et trois semaines d'antibiotiques. Cet acarien, premier vecteur de maladies humaines dans le monde après le moustique, est en pleine recrudescence dans toute l'Europe et l'Amérique du Nord.

Sans doute sous l'effet du réchauffement climatique, on en a capturé jusque dans les Alpes à plus de 1 500 m d'altitude alors qu'en 1950 on n'en trouvait pas au-dessus de 800 m. -

Pour améliorer les connaissances sur cette propagation, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) a lancé en juillet une application permettant de signaler l'animal.

Surprise : 30 % des personnes attaquées le sont dans leur jardin.

« Il ne s'agit que d'à peine deux mois d'observation mais des études belges, suisses et hollandaises sont arrivées aux mêmes conclusions.

Cette proportion est impressionnante », commente Jean-François Cosson, un spécialiste de l'Inra.

Transmise par la tique, la maladie de Lyme touche des dizaines de milliers de personnes chaque année

Selon l'institut, les forêts restent l'environnement le plus dangereux (47 % des cas).

« Mais quand on fait une partie de foot derrière sa maison, on est moins conscient des risques et donc moins bien protégé », poursuit Jean-François Cosson.

Les tiques peuvent être transportées à dos de rat, de chien ou d'oiseau et se laisser ensuite tomber sur nos pelouses.

Cet acarien qui « n'a pas une vie bien folichonne », commente Jean-François Cosson, ne fait que trois repas au cours de sa brève vie (de deux à quatre ans).

Pour se nourrir, il plante son rostre, une sorte de bec dentelé, dans la peau de son hôte et se gorge de sang pendant une semaine.

Le reste du temps, il reste « en veille » dans les herbes ou les feuillages. -

« En général, les personnes piquées ne s'en rendent pas compte parce que la tique injecte un anesthésiant au moment où elle pique », rappelle Thierry Medynski, médecin membre de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques.

C'est pour cette raison qu'il faut s'inspecter scrupuleusement après une sortie... même dans son jardin.

Les tiques sont notamment responsables de la maladie de Lyme, dont on recense 27 000 nouveaux cas par an en France.

Cette pathologie évolue en trois stades. D'abord, et c'est le signe à surveiller de près : jusqu'à trente jours après l'inoculation, un cercle rouge s'étend progressivement autour de la piqûre.

A ce stade, le patient guérira facilement avec quinze jours d'antibiotiques.

En revanche, si vous loupez le coche, il faut consulter. Il y a alors un risque d'entrer dans la deuxième phase de l'infection, où des atteintes cardiaques, rhumatologiques (arthrite) ou neurologiques (méningite lymphocytaire, paralysie faciale) sont à craindre.

Là, un traitement plus lourd doit être pris pour éviter d'en arriver au troisième stade, celui de la maladie chronique.

Quelles précautions prendre ?

Pour limiter les risques d'avoir des tiques dans son jardin,

« coupez la végétation, élaguez la base des arbres, enlevez les tas de feuilles et scellez les murs de pierre et les allées empierrées », conseille Jean-François Cosson, de l'Inra.

Lors d'une sortie en forêt, mieux vaut porter une casquette, des chaussettes et un pantalon.

Aspergez-vous aussi de répulsifs.

« Vous pouvez utiliser les mêmes produits que pour les moustiques, mais tous ne sont pas valables.

Demandez à votre pharmacien », conseille Jean-François Cosson.

Enfin, évitez de vous allonger sur la pelouse et de marcher dans les herbes hautes.

En cas de morsure, retirez rapidement le parasite. « Plus la tique est enlevée vite, moins vous avez de risque d'être infecté », souligne le docteur Thierry Medynski.

Pour cela, tirez-la avec une pince à épiler ou un tire-tique, sorte de mini-pied-de-biche en vente en pharmacie.

« C'est très facile, assure Jean-François Cosson. Il suffit de prendre la bête bien à la base en tournant un petit peu pour ôter tous les crochets. »

Le Parisien

Acariens : 30 % des tiques vivent dans nos jardins... même à Paris.
Acariens : 30 % des tiques vivent dans nos jardins... même à Paris.
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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 06:52

Escherichia coli (E. coli) danger.

Septembre 2017

Principaux faits Escherichia coli (E. coli) est une bactérie que l’on trouve couramment dans le tube digestif de l’être humain et des organismes à sang chaud.

La plupart des souches sont inoffensives.

Certaines en revanche peuvent provoquer une intoxication alimentaire grave, pouvant provoquer une maladie grave d’origine alimentaire.

E. coli est producteur de shigatoxines.

À l’origine des flambées épidémiques d’E. coli producteur de shigatoxines, on trouve principalement la viande hachée crue ou mal cuite, le lait cru et la contamination fécale de légumes.

Dans la plupart des cas, la maladie guérit spontanément, mais elle peut évoluer vers une forme potentiellement mortelle comme le syndrome hémolytique et urémique (SHU), notamment chez les jeunes enfants et les personnes âgées.

E. coli producteur de shigatoxines est une bactérie thermosensible.

Lorsqu’on prépare les repas chez soi, il faut veiller à bien respecter les règles de base de l’hygiène alimentaire, comme de faire bien cuire les aliments.

Le respect des Cinq clefs pour des aliments plus sûrs, recommandations de l'OMS, est une mesure essentielle pour la prévention des infections par des agents pathogènes transmis par les aliments comme E. coli producteur de shigatoxines.

Présentation générale

E. coli produit des toxines, appelées de type Shiga (Shiga like) en raison de leur ressemblance avec celles élaborées par Shigella dysenteriae.

Elle se multiplie à des températures comprises entre 7 °C et 50 °C, la température optimale étant de 37 °C.

Certaines souches se développent dans des aliments acides, jusqu’à un pH de 4,4, ainsi que dans les aliments dont l’activité de l’eau est au minimum de 0,95.

La cuisson détruit E. coli producteur de shigatoxines si l’aliment est cuit à cœur, la température atteignant au moins 70 °C en toute part. E. coli O157:H7 est le sérotype le plus important pour la santé publique mais d’autres sérotypes ont été souvent observés en association avec des cas sporadiques et des flambées.

Symptômes

On observe dans les symptômes de l’infection à E. coli producteur de shigatoxinesdes crampes abdominales et des diarrhées qui, dans certains cas, évoluent vers des diarrhées sanglantes (colite hémorragique).

Il peut également y avoir de la fièvre et des vomissements.

La période d’incubation va de 3 à 8 jours avec une durée médiane de 3 à 4 jours.

La plupart des patients guérissent en 10 jours mais, pour une petite proportion d’entre eux (notamment les jeunes enfants et les personnes âgées), l’infection peut évoluer vers une forme potentiellement mortelle, comme le syndrome hémolytique et urémique (SHU).

Celui-ci se caractérise par une insuffisance rénale aiguë, une anémie hémolytique et une thrombopénie.

On estime que, pour jusqu’à 10% des patients, l’infection à E. coli producteur de shigatoxines peut évoluer en SHU, avec un taux de létalité de 3 à 5%.

Globalement, ce syndrome est la cause la plus fréquente d’insuffisance rénale aiguë chez le jeune enfant.

Il peut entraîner des complications neurologiques (convulsions, accidents cérébro-vasculaires et coma) chez 25% des patients atteints et laisser des séquelles rénales chroniques, bénignes en général, chez 50% des survivants.

Les personnes atteintes de diarrhée sanglante ou de crampes abdominales sévères doivent consulter.

Les antibiotiques n’entrent pas dans le traitement des patients souffrant d’une infection à E. coli producteur de shigatoxines et ils pourraient même augmenter le risque d’évolution vers le SHU.

Sources d’infection et transmission L’essentiel de l’information disponible sur E. coli producteur de shigatoxines se rapporte au sérotype O157:H7, car on le distingue facilement des autres souches de E. coli par la biochimie.

Le réservoir de cet agent pathogène semble être essentiellement les bovins.

De plus, on considère que d’autres ruminants, comme les ovins, les caprins, les cervidés sont des réservoirs importants tandis qu’on a retrouvé à l’occasion l’infection chez d’autres mammifères (porcs, chevaux, lapins, chiens, chats) et chez des oiseaux (poulets, dindes).

E. coli O157:H7 se transmet à l’homme principalement par des aliments contaminés, comme de la viande hachée crue ou mal cuite et du lait cru.

La contamination fécale de l’eau et d’autres aliments, ainsi que la contamination croisée lors de la préparation de la nourriture (avec du bœuf, d’autres produits carnés, des surfaces ou des ustensiles de cuisine contaminés) provoquent aussi des infections.

Comme exemples d’aliments impliqués dans des flambées d’E. coli O157:H7, on peut citer des hamburgers mal cuits, du salami, du jus de pomme frais non pasteurisé, des yaourts, des fromages à base de lait cru.

On associe un nombre croissant de flambées à la consommation de fruits et de légumes (graines germées, épinards, laitues, chou cru, salades) pour lesquels la contamination pourrait être due à un contact avec des matières fécales d’animaux domestiques ou sauvages à un stade ou à un autre de la culture ou de la manipulation.

On a aussi isolé E. coli producteur de shigatoxines dans l’eau (mares et cours d’eau) dans des puits et des citernes et on a observé qu’elle survivait pendant des mois dans le fumier et les sédiments des citernes.

On a signalé des cas de transmission hydrique, à la fois par de l’eau de boisson contaminée et des eaux à usage récréatif.

Le contact d’une personne à l’autre représente un mode important de transmission par la voie féco-orale.

On a signalé le portage asymptomatique avec des personnes qui ne présentent aucun signe clinique mais peuvent infecter autrui.

La durée d’excrétion d’E. coli producteur de shigatoxines est d’environ une semaine, voire moins, chez l’adulte, mais elle peut être plus longue chez l’enfant.

La visite d’exploitations agricoles ou d’autres sites où le grand public est susceptible d’entrer en contact direct avec des animaux d’élevage, a été reconnue comme un facteur de risque important d’infection à E. coli producteur de shigatoxines.

Prévention

La prévention exige de prendre des mesures de lutte à tous les stades de la chaîne alimentaire, production dans les exploitations agricoles, transformation, fabrication et préparation des aliments dans les établissements commerciaux comme dans les familles.

Industrie

On pourrait faire baisser le nombre des cas au moyen de diverses stratégies d’atténuation au niveau du bœuf haché (par exemple, le dépistage des animaux avant l’abattage pour limiter le nombre d’agents pathogènes sur le lieu d’abattage).

L’application de bonnes pratiques d’hygiène à l’abattage diminue la contamination des carcasses par les matières fécales, sans garantir l’absence d’E. coli producteur de shigatoxines dans les produits.

La formation aux règles d’hygiène pour la manipulation des aliments à l’intention des personnes qui travaillent dans les fermes, dans les abattoirs et dans la production des denrées alimentaires est une mesure essentielle pour maintenir au plus bas la contamination microbiologique.

La seule méthode efficace pour éliminer E. coli producteur de shigatoxines des aliments est d’appliquer un traitement bactéricide, comme le chauffage (cuisson ou pasteurisation par exemple) ou l’irradiation.

Ménages

Les mesures de prévention à prendre contre E. coli O157:H7 sont les mêmes que celles recommandées pour d’autres maladies d’origine alimentaire.

De bonnes règles d’hygiène de base, telles qu’elles sont décrites dans les Cinq clefs pour des aliments sûrs, permettent d’éviter la transmission d’agents pathogènes à l’origine d’un grand nombre de ces maladies, dont E. coli producteur de shigatoxines.

Les cinq clés sont les suivantes: prendre l’habitude de la propreté; séparer les aliments crus des aliments cuits; faire bien cuire les aliments; maintenir les aliments à bonne température; utilisez de l’eau et des produits sûrs.

Cinq clefs pour des aliments plus sûrs

Ces recommandations doivent être appliquées dans tous les cas, notamment celle concernant la cuisson des aliments de façon à ce que les aliments soient cuits à cœur, c’est-à-dire que la température atteigne au moins 70 °C en toute part.

On veillera à laver soigneusement les fruits et les légumes, en particulier s’ils vont être consommés crus.

Si possible, ils devraient être pelés.

Les groupes vulnérables (par exemple les jeunes enfants et les personnes âgées) doivent éviter de consommer des produits carnés crus ou mal cuits, du lait cru et des produits fabriqués à base de lait cru.

Il est fortement recommandé de se laver régulièrement les mains, en particulier avant de préparer des aliments ou de les consommer et après être allé aux toilettes, notamment pour les personnes s’occupant de petits enfants, de personnes âgées ou de sujets immunodéprimés, la bactérie pouvant se transmettre d’une personne à l’autre, ainsi que par l’intermédiaire des aliments, de l’eau et de contacts directs avec des animaux.

Un certain nombre d’infections à E. coli producteur de shigatoxines ont été provoquées par contact avec des eaux à usage récréatif. Il est donc également important de protéger des déjections animales ces zones, ainsi que les sources d’eau potable.

Producteurs de fruits et de légumes

Les Cinq clefs pour cultiver des fruits et légumes plus sûrs, élaborées par l’OMS, fournissent aux travailleurs ruraux qui cultivent des fruits et des légumes frais pour leur propre consommation, celle de leur famille ou pour les vendre sur les marchés locaux des pratiques clefs pour réduire la contamination microbienne des fruits et des légumes frais au cours de la plantation, de la culture, de la récolte et du stockage.

Les cinq clés sont les suivantes: avoir une bonne hygiène personnelle; protéger les champs de la contamination par les excréments animaux; utiliser des déchets fécaux traités; surveiller et gérer les risques associés à l’eau d’irrigation; veiller à ce que le matériel servant aux récoltes et au stockage soit propre et sec.

Cinq clefs pour cultiver des fruits et légumes plus sûrs Action de l’OMS L’OMS fournit des évaluations scientifiques afin de lutter contre Escherichia coli producteur de shigatoxines dans les aliments.

Ces évaluations servent de base à l’élaboration de normes alimentaires de lignes directrices et de recommandations internationales par la Commission du Codex Alimentarius.

L’OMS fournit des évaluations scientifiques afin de lutter contre Escherichia coli producteur de shigatoxines dans les aliments.

Ces évaluations servent de base à l’élaboration de normes alimentaires de lignes directrices et de recommandations internationales par la Commission du Codex Alimentarius. Flambées épidémiques d’infections à E.coli de sérotype O104:H4 en Europe

E. Coli : danger. Comment se protéger de la colibacillose (OMS).
E. Coli : danger. Comment se protéger de la colibacillose (OMS).
E. Coli : danger. Comment se protéger de la colibacillose (OMS).
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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 21:09

Et si Alzheimer venait d’un virus ?.

Par Marion Degeorges

L’herpès est dans le viseur des chercheurs qui étudient la piste des virus et des bactéries pour comprendre le développement de la maladie d’Alzheimer.

Malgré plusieurs centaines d’essais cliniques, Alzheimer reste invincible.

C’est notamment ce constat qui a poussé un groupe de 31 chercheurs du monde entier à signer une tribune dans le « Journal of Alzheimer’s Disease » pour appeler à investiguer de toute urgence une piste qu’ils estiment jusqu’ici « négligée ».

Leur regard accusateur se dirige droit vers un lien probable entre Alzheimer et les virus et les bactéries.

Un virus en particulier retient leur attention : celui de l’herpès.

Selon eux, ce virus, ainsi que les bactéries chlamydia et spirochètes, sont les principaux coupables dans le développement de la maladie dégénérative.

« Nous disons que, de toute évidence, il existe un élément microbien en sommeil dans le développement de la maladie d’Alzheimer.

Nous ne pouvons plus ignorer toutes les preuves », revendique le professeur Douglas Kell de la School of Chemistry de l’Université de Manchester, auprès du « Telegraph ».

L’origine de la formation des plaques

Pour l’heure, dans la lutte contre Alzheimer, la plupart des chercheurs se concentrent sur les pathologies amyloïdes.

Soit, quand un type de protéine s’agglomère dans le cerveau et forme des plaques, ce qui empêche les neurones de communiquer normalement et provoque la perte de mémoire et les problèmes cognitifs.

Mais dans leur édito, les 31 chercheurs affirment que ce serait en fait une infection virale ou bactérienne qui provoquerait la formation de ces plaques en premier lieu.

De fait, cibler précisément ces infections avec un traitement antimicrobien « pourrait ralentir, voire stopper la progression d’Alzheimer », écrivent-ils.

« Nous faisons référence à plusieurs études, principalement conduites sur des hommes, qui impliquent des microbes spécifiques au cerveau âgé, et plus particulièrement l’Herpès simplex type 1, la Chlamydia pneumoniae, et plusieurs types de spirochètes », précisent-ils dans leur édito.

L’herpès touche deux personnes sur trois Le virus de l’herpès est connu pour endommager le système nerveux central, et le système limbique (qui joue un rôle important dans la gestion des émotions et la formation de la mémoire), rappelle le « Telegraph ».

Au cours de leur vie, environ 2/3 des hommes et des femmes attrapent le virus de l’herpès.

Mais beaucoup ne s’en rendent pas compte.

Selon ces 31 spécialistes, même si des bactéries ou des virus sont « en sommeil » dans le cerveau, ils peuvent très bien « se réveiller » après un stress, ou si le système immunitaire est affaibli.

Il est prouvé que les virus, les bactéries et même les champignons sont courants dans le cerveau des personnes âgées, « mais il apparaît aussi qu’il y en a davantage chez les personnes qui sont mortes de la maladie d’Alzheimer », affirme de son côté le Docteur James Pickett, directeur des recherches à l’Alzheimer’s Society.

Qui dit virus dit transmission

Pas de panique, veut cependant rassurer le Docteur Pickett.

« Alors même que ces recherches sont intéressantes et méritent d’être approfondies, pour l’heure, les preuves qui permettraient d’affirmer que la majorité des cas d’Alzheimer sont dus à un microbe sont insuffisantes.

Nous voulons rassurer les gens sur le fait qu’il n’existe pas de preuve qu’Alzheimer est contagieux, ou peut se transmettre d’une personne à l’autre comme un virus », affirme-t-il.

Et si Alzheimer était transmissible ?

« Nous proposons que davantage de recherches sur le rôle des agents infectieux dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer soient conduites, y compris des études prospectives de traitements antimicrobiens », demandent d’ailleurs les 31 chercheurs dans leur tribune.

Selon eux, les potentiels résultats pourraient également avoir des conséquences sur le traitement de la maladie de Parkinson, ainsi que d’autres maladies neurologiques, rapporte le « Telegraph ».

En France aujourd’hui, environ 900.000 personnes sont atteintes d’Alzheimer. Et si rien ne change, en 2020, la maladie touchera un français sur quatre de plus de 65 ans, soit 1,3 million de personnes.

http://content.iospress.com/download/journal-of-alzheimers-disease/jad160152?id=journal-of-alzheimers-disease%2Fjad160152

Et si Alzheimer était provoqué par un virus ?... Herpès.
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