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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 16:19

EN CULTURE, DE NOUVELLES COMBINAISONS D'ANTIBIOTIQUES SONT EFFICACES POUR LA MALADIE DE LYME

La maladie de Lyme peut être difficile à traiter. "Une possibilité est que les organismes persistants ne sont pas tués par les antibiotiques actuels de Lyme", selon Feng et ses collègues du Département de Microbiologie Moléculaire et Immunologie, Université Johns Hopkins.

Comme indiqué dans la revue Antibiotics, les auteurs ont examiné l'activité relative des médicaments pour les activités contre les cellules de phase stationnaire B. burgdorferi. [1]

Par Daniel J. Cameron, MD MPH

Les auteurs ont identifié, à partir d'une banque de médicaments de la FDA et d'une bibliothèque de composés NCI, trois médicaments dont sulfatriméthoprime pour l'étude.

"La dapsone, la sulfachlorpyridazine et le triméthoprime ont montré une activité très similaire contre la phase stationnaire B. burgdorferi enrichi en formes persistantes;

Cependant, le sulfaméthoxazole était le médicament le moins actif parmi les trois sulfa médicaments testés.

"[1] Des combinaisons d'antibiotiques ont été plus efficaces dans l'éradication de B. burgdorferi dans une culture cellulaire en phase stationnaire.

• Les sulfamides combinés à d'autres antibiotiques étaient plus actifs que leurs médicaments respectifs;

• Les combinaisons de quatre médicaments étaient plus actives que les combinaisons de trois médicaments;

• Quatre combinaisons de médicaments (dapsone + minocycline + céfuroxime + azithromycine et dapsone + minocycline + céfuroxime + rifampine) ont montré la meilleure activité;

• Les combinaisons contenant quatre sulfamides contiennent encore beaucoup moins d'activité que la daptomycine + céfuroxime + doxycycline utilisée comme témoin positif qui a complètement éradiqué les cellules de phase stationnaire de B. burgdorferi.

La dapsone, le triméthoprime et le sulfaméthoxazole sont des médicaments sur le marché pour d'autres indications.

La dapsone est un antibiotique couramment utilisé en association avec la rifampicine et la clofazimine pour le traitement de la lèpre pouvant entraîner l'hémolyse, la méthémoglobinémie, l'hépatite, la jaunisse cholestatique et les éruptions cutanées.

La combinaison de triméthoprime et de sulfaméthoxazole est commercialisée sous les noms Bactrim et Septra. Sulfachlorpyridazine n'est pas actuellement utilisé.

La daptomycine est utilisée dans le traitement des infections systémiques et mortelles de la peau et de la structure de la peau, telles que la bactériémie Staph aureus et l'endocardite staphylococcique droite.

Elle est commercialisé aux États-Unis sous le nom commercial Cubicin.

Les effets secondaires incluent l'hypertension, l'enflure, l'insomnie, la diarrhée, la douleur abdominale, l'éosinophilie, la dyspnée, les réactions au site d'injection, la fièvre, l'hypersensibilité. Des cas rares de pneumonie éosinophile ont été rapportés.

La myopathie et la rhabdomyolyse se sont produites chez des patients prenant simultanément des statines.

Les auteurs ont souligné la nécessité de poursuivre l'étude in vitro et dans des modèles animaux.

Les références: Feng J, Zhang S, Shi W, Zhang Y. Activité des médicaments Sulfa et leurs combinaisons contre la phase stationnaire B. burgdorferi In Vitro.

Antibiotiques (Bâle), 6 (1) (2017). S Prevs

Le Dr. Daniel Cameron, MD, MPH, est un leader reconnu à l'échelle nationale pour son expertise dans le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme et d'autres maladies transmises par les tiques.

Depuis plus de 25 ans, il traite des adolescents et des adultes atteints de la maladie de Lyme.

Apprendre encore plus PLUS TOUTES LES CHOSES LYME EN CULTURE, DE NOUVELLES COMBINAISONS D'ANTIBIOTIQUES SONT EFFICACES POUR LA MALADIE DE LYME LE TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE D'UNE MAUVAISE MALADIE UNIQUEMENT PRÉVENUE UNE RASOLE DE LYME PACEMAKER TEMPORAIRE EFFICACE DANS LYME CARDIAQUE AGENT PATIENT AVEC GRAVES FOND DE FUSION DES PATHOGÈNES DE TICK-BORNE TROUVÉS DANS LES HEDGEOGUES EUROPÉENS POURRAIT RALENTIR LA VITESSE DE NATATION DE LA MALADIE DE LYME SPIROCHETE TRAITEMENT D'AIDE?

EN CULTURE, DE NOUVELLES COMBINAISONS D'ANTIBIOTIQUES SONT EFFICACES POUR LA MALADIE DE LYME.
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 06:07

Une anémie hémolytique auto-immune après une babésiose

La babésiose , aussi connue sous le nom de fièvre du Texas ou maladie de Nantucket est une maladie parasitaire transmise par piqûre de tique et due à l'invasion intra-érythrocytaire d'un protozoaire du genre Babesia.

Son incidence a considérablement augmenté au cours des dernières années aux Etats-Unis (notamment en nouvelle Angleterre) où la maladie est due à Babesia microti mais elle a aussi été décrite en Europe où elle est due plus souvent à Babesia divergens.

Sa sévérité varie d'une forme asymptomatique à une maladie mettant en jeu le pronostic vital.

Le plus souvent il s'agit d'un tableau clinique évoquant un syndrome viral associé à une anémie.

Les facteurs entraînant une gravité accrue sont : un âge avancé, une asplénie, un état d'immunosuppression lié par exemple à une infection par le VIH, à une maladie maligne ou à un traitement immunosuppresseur (par ex rituximab) .

L'anémie est donc fréquente plus ou moins marquée au plan clinique et de type hémolytique liée au développement intra-érythrocytaire du protozoaire.

Il ne s'agit pas d'une anémie liée à un mécanisme immunologique et sa correction est obtenue par le traitement anti-microbien qui aboutit à la disparition complète du parasite. Il a été décrit toutefois quelques cas où une véritable anémie hémolytique auto-immune (AHA) s'est installée au cours de babésioses où le protozoaire persistait ou bien chez des patients présentant des antécédents d'AHA (comme cela a pu être rapporté au cours d'autres infections comme l'infection par le VIH ou le paludisme).

Mais les auteurs de cet article ont aussi constaté la survenue de cas sporadiques (soit un total de 6 cas) d'AHA chez des patients aspléniques, anémie survenant 2 à 4 semaines après une babésiose et alors que celle-ci avait été traitée et qu'aucun protozoaire n'était plus détectable.

Six patients splénectomisés C'est la raison pour laquelle ils ont entrepris une étude rétrospective afin d'estimer la fréquence de cette complication dans une cohorte de patients suivis de janvier 2009 à juin 2016 au Brigham and Women's Hospital de Boston (Ma) et chez qui le diagnostic de babésiose avait été porté par l'étude cytologique des frottis sanguins et éventuellement les résultats de la recherche antigénique par PCR.

Durant cette période d'observation de 7,5 ans, le diagnostic de babésiose a été porté chez 86 patients dont 18 étaient aspléniques.

Une AHA de type IgG-C3 a été observée chez 6 patients 2 à 4 semaines après le diagnostic de babésiose et alors que le traitement antimicrobien avait été institué et que toute parasitémie avait disparu.

Ces 6 patients avaient été splénectomisés (pour affections malignes, sphérocytose héréditaire ou post-trauma).

Chez 4 d'entre eux un traitement immunosuppresseur a été nécessaire pour enrayer l'évolution de l'AHA.

Aucune autre cause en dehors de ce contexte de babésiose n'a été retrouvée : en particulier ces patients ne présentaient aucun antécédent de maladie auto-immune, ni de prise médicamenteuse incriminable ni enfin de co-infection en particulier par la borréliose de Lyme.

Il n'y avait pas eu d'échanges plasmatiques lors du traitement initial de la babésiose dont le traitement anti-microbien avait été toutefois plus long (comme chez les autres patients splénectomisés) pour obtenir la disparition de la parasitémie par rapport à celui suivi chez les sujets non splénectomisés.

La PCR (dont le seuil de positivité correspond à une parasitémie de 0,0001 %) restait positive chez 5 sur 6 patients. Pour expliquer cette AHA les auteurs évoquent donc la persistance de complexes immuns dont la clearance est normalement effectuée par la rate, ce qui ne peut être le cas chez ces patients splénectomisés.

Ainsi cette étude montre pour la première fois qu'un tableau clinique évoquant une rechute de babésiose du fait de l’apparition d'une anémie correspond en fait à la survenue d'une anémie hémolytique auto-immune dont le traitement est bien sûr tout à fait différent.

Si le mécanisme exact de cette AHA demande à être élucidé, cette étude montre de façon claire que sa survenue est favorisée par l'existence d'une asplénie.

Dr Sylvia Bellucci

Références Woolley AE et coll. :

Post-Babesiosis Warm Autoimmune Hemolytic Anemia. N Engl J Med., 2017; 376 : 939-946.

© http://www.jim.fr 0

Sur un thème proche Traitement de la babésiose par une association atovaquone azithromycine.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 20:26

Scandale annoncé : Le Pr Perrone dénonce l’immobilisme face à la maladie de Lyme.

https://www.facebook.com/penseessauvagesmagazine/videos/283473888739012/

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:00
["Journées de Santé"]
 
 
Maladie de LYME
Conférence du 31 MARS 2017 à 20h30
Salle Polyvalente de BOURBON L'ARCHAMBAULT
 
 
Ce que le langage commun désigne par MALADIE de LYME correspond à des souffrances émergeant aujourd'hui comme une épidémie de dimension planétaire. Au sens strict, la « maladie de lyme » apparaît ici comme un symptôme révélant de façon tragique l'immense problème du désastre subit par notre environnement.
 
À l'origine de ces souffrances se mêlent ainsi des éléments d'origine infectieuse, toxique, métabolique, digestives, immunitaire, génétique, neuro-hormonale… qui s'intriquent, en écho aux terribles maltraitances infligées aux règnes de la nature. Le terme de Syndrome Inflammatoire Multi Systémique (SIMS) paraît ici plus adapté.

Tenter de soigner les souffrances de chacun de nos frères humains concernés, implique d'associer diverses modalités thérapeutiques dans une approche intégrative et holistique. Elle invite surtout à un changement des modes de vie et à une remédiation urgente des ravages infligés aux règnes de la nature dans un environnement qui n'en peut plus d'être saccagé.

Ceci implique également, pour chaque être humain, une métamorphose du rapport à soi-même et au monde. Lorsque cette métamorphose est introduite par paliers, avec mesure et bon sens, elle se révèle source de joie de vivre et procure de nouvelles vigueurs. Elle ouvre aussi sur une nouvelle perception de la beauté de nature humaine et invite à l'émerveillement par la découverte vivante de notre instrument corporel au sein de l'univers.
 
 
REMARQUES

Nous vous proposons une soirée de partage d'informations qui ne peut tenir lieu de consultation.
Pour tout suivi de santé, c'est votre médecin qui est la personne compétente. C'est à lui que revient la responsabilité de modifier votre traitement, de mettre en œuvre les examens, les recherches, les bilans et les hospitalisations nécessaires.Quels que soient les symptômes ou les dysfonctionnements dont vous souffrez c'est d'abord à lui qu'il faut s'en référer.
 
Cependant, malgré les progrès considérables de la médecine et le dévouement d'une majorité de praticiens, un nombre de plus en plus important d'affections chroniques décrites comme des SIMS (voir ci-dessus) semblent échapper à l'approche classique ou conventionnelle. Il s'avère que ces souffrances ne trouvent pas actuellement d'explication et qu'elles sont niées par une partie du corps médical.
 
Pourtant, le calvaire des patients se révèle bien réel. Comment avancer malgré et au-delà des contradictions?
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:35

Maladie de Lyme: les associations au front avant la présidentielle

Les avocats de l'association "Lyme Sans Frontières" Julien Fouray (G) et Catherine Faivre lors d'une conférence de presse à Paris le 18 octobre 2016-AFP/Archives/FRANCOIS GUILLOT

Les associations de malades de Lyme comptent multiplier les actions et les poursuites judiciaires pour peser sur le futur "plan Lyme" promis par la ministre de la Santé, objet ce mardi d'une réunion de travail avec les autorités sanitaires, et éviter qu'il ne soit enterré par le prochain gouvernement.

Nouvelles plaintes pénales, campement devant le ministère de la Santé, interpellation des candidats à l'élection présidentielle... "Sous la pression, notamment juridique, ils vont être obligés de plier", veut croire Marie-Claude Perrin, présidente de l'association Lyme Sans Frontières.

Avec d'autres associations de malades et certains professionnels de santé, elle milite pour la reconnaissance de la forme chronique de cette maladie transmise par les tiques, pour une sensibilisation de la population et pour la modification du protocole officiel de diagnostic et de soins.

Élaboré en 2006, le protocole actuel impose un test de diagnostic largement reconnu comme peu fiable, limite les cures d'antibiotiques à trois semaines maximum et ne reconnaît pas l'existence d'une forme chronique de la maladie.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a partiellement répondu à leurs attentes en annonçant, fin septembre, quinze mesures pour une meilleure prise en charge de cette maladie complexe, dont la révision de ce protocole décrié. Une première réunion de travail a eu lieu mardi à la Haute autorité de santé (HAS) en vue d'élaborer un nouveau protocole, et l'autorité devrait publier ses travaux "en juillet".

Mais, à un mois de l'élection présidentielle, les associations veulent s'assurer que le dossier ne tombera pas aux oubliettes avec le prochain gouvernement.

- Tente devant le ministère -

Sur le plan judiciaire, 70 nouveaux dossiers seront déposés d'ici fin mars dans l'assignation en responsabilité civile contre cinq fabricants de tests de diagnostic, dont le français bioMérieux, accusés de ne pas avoir informé le public du manque de fiabilité des tests qu'ils commercialisent. Ils s'ajouteront aux 130 plaintes déjà déposées en octobre.

"On comprend la détresse des patients, mais on a toujours développé des tests suivant les références internationales", a assuré début mars le directeur général du groupe bioMérieux, Alexandre Mérieux.

Les deux avocats à l'origine de cette action comptent également porter plainte au pénal "courant avril" contre le centre national de référence (CNR) sur la maladie de Lyme, à Strasbourg, et contre son directeur, Benoît Jaulhac.

Cette plainte visera "à mettre à jour les liens d'intérêts entretenus entre le CNR et les laboratoires", ont expliqué Me Catherine Faivre et Me Julien Fouray à l'AFP.

Contacté par l'AFP, le CHU de Strasbourg, dont dépend le CNR, a indiqué qu'il ne souhaitait "pas faire de commentaires sur ce sujet". M. Jaulhac n'était pas joignable dans l'immédiat.

Des poursuites sont aussi annoncées "courant mai" contre les professionnels de santé (médecins, laboratoires d'analyse, etc.) qui appliquent "à la lettre" le protocole de soins de 2006. Une façon de "contre-attaquer" alors que plusieurs médecins qui s'éloignent de ce protocole pour soigner leurs patients atteints de Lyme sont, eux, convoqués par la Sécurité sociale et poursuivis par l'Ordre des médecins, reconnaît Me Faivre.

Matthias Lacoste, président de l'association Le droit de guérir, compte "planter sa tente" devant le ministère de la Santé le 5 avril et y rester tant qu'il n'y aura pas de "mesures immédiates" pour améliorer la situation des malades.

Les associations vont aussi "interpeller les candidats à la présidentielle", pour "les obliger à prendre position", promet Marie-Claude Perrin.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:23

Maladie de Lyme: la controverse s’enflamme.

 

 

L’expertise d’un infectiologue renommé bouscule le consensus.

Les tests sanguins sont mis en cause.

Une association de patients est fondée aujourd’hui à Bruxelles, pour faire entendre la voix des malades.

 

Mais aujourd’hui, est publié un livre par un spécialiste, infectiologue dans un des hôpitaux les plus renommés en France, l’Hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

 

Le professeur Christian Perronne a publié plus de trois cents articles soumis à l’examen préalable de ses confrères dans des revues de haut niveau.

 

Dans « La vérité sur la maladie de Lyme » (éditions Odile Jacob), le spécialiste explique quelles sont ses hypothèses, mais aussi comment il soigne efficacement près de 80 % des centaines de patients qui se pressent maintenant chez lui, attirés par sa renommée.

 

Et par sa qualité d’écoute.

 

Il souligne aussi l’omertà dont il estime faire l’objet.

 

On lui reproche ainsi de ne pas publier le détail de ses recherches afin de les soumettre à la libre critique scientifique, c’est-à-dire le mode de cheminement habituel de la recherche.

 

Lui rétorque qu’on lui refuse systématiquement la parution des articles qu’il soumet s’ils ne cadrent pas avec la « vision officielle » de la maladie.

 

Il met en cause la qualité des tests censés vérifier la présence de micro-organismes caractéristiques de la maladie, transmise par la morsure d’une tique, un animal fréquent dans les herbes de nos forêts et de nos prairies.

 

Calibrés selon les « normes officielles », ces tests ne décèleraient qu’un patient sur dix.

 

Le professeur Perronne est à Bruxelles ce lundi matin.

 

our soutenir la création d’une association de patients, Time for Lyme, qui vise à rassembler les personnes atteintes de la maladie de Lyme et leurs familles, les médecins, les auxiliaires médicaux et les chercheurs… convaincus par la thèse d’un déni officiel de l’ampleur de la maladie.

 

Et de l’existence d’une forme chronique de la maladie, qui resurgirait des mois voire des années après un premier traitement.

 

Une vision de la maladie qui n’est pas largement partagée.

 

Pour compliquer le tout, le réchauffement climatique concourt effectivement à la multiplication des maladies liées aux insectes et aux parasites.

 

Il pourrait expliquer que le nombre de malades ou supposés tels augmente fortement.

 

Mais ce n’est qu’une hypothèse.

 

Et le traitement du Lyme se fait via des prises d’antibiotiques pour plusieurs semaines… voire parfois plusieurs années si l’on en croit les « croyants » de la maladie chronique.

 

Une hérésie pour la médecine officielle, qui voudrait précisément réduire l’emploi inapproprié des antibiotiques, moteur de résistance des bactéries aux médicaments disponibles.

 

Quels sont les arguments de chacun ?

 

Le professeur Christian Perronne est chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital universitaire de Garches.

 

Il affirme avoir découvert la clef de nombreuses maladies mystérieuses : une piqûre de tique.

 

 

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Christian Perronne, infectiologue.

 

 

Vous dénoncez un « scandale sanitaire » ?

 

N’est-ce pas utiliser un mot trop fort ?

 

Non, il n’est pas trop fort.

 

Car je vois de très nombreux malades en grande souffrance laissés en errance diagnostique pendant des années et qui se retrouvent, le plus souvent, catalogués comme simulateurs, hypocondriaques ou fous.

 

Des millions de patients dans le monde, atteints de pathologies dues à une infection chronique cachée, finissent par être pris en charge dans des services psychiatriques, quand ils n’en sont pas réduits à endurer les conséquences de protocoles thérapeutiques aussi lourds que vains ou d’interventions chirurgicales inappropriées !

 

Pour moi, c’est davantage que du déni, c’est de l’aveuglement collectif, de la part des experts comme des responsables politiques.

 

Vous croyez au grand complot de la maladie de Lyme ?

 

Précisément non.

 

Il serait évidemment absurde d’imaginer une mauvaise volonté concertée des décideurs de tous les pays.

 

C’est donc dans l’organisation des instances de pilotage, d’évaluation et de contrôle en matière de recherche médicale ou d’essais thérapeutiques qu’il faut chercher la cause du problème.

 

Or, ces structures apportent par ailleurs des garanties indéniables d’objectivité, de rigueur et de prudence.

 

Mais dans le cas de cette maladie, ces mécanismes se sont transformés en dogmes, au point d’en faire un instrument d’aveuglement touchant les pathologies et les processus infectieux dont la compréhension et le traitement appellent d’autres approches !

 

La maladie de Lyme, c’est l’arbre d’une forêt qui s’appelle les « crypto-infections ».

 

Reste que les tests officiels, validés dans le monde, vous donnent tort…

 

Ces tests échouent trop souvent à identifier la bactérie responsable.

 

Faute de recherches, nous ne disposons pas aujourd’hui, face à beaucoup de maladies chroniques inflammatoires ou dégénératives, de tests diagnostiques plus performants que ceux de l’ère pastorienne pour identifier les éventuels microbes cachés en cause.

 

S’agissant de la maladie de Lyme, les publications scientifiques ne manquent pas qui dénoncent la mauvaise sensibilité des tests sérologiques, Elisa et Western blot, les seuls, pourtant, auxquels les médecins sont autorisés à recourir.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la sérologie des tests Elisa a d’ailleurs été calibrée délibérément pour que la maladie de Lyme reste officiellement une maladie rare : elle a été établie sur des personnes en bonne santé (des donneurs de sang), avec un verrouillage fixé a priori, imposant que le test ne dépiste pas plus de 5 % de malades dans la population générale.

 

Les exemples ne manquent pas de patients déclarés négatifs au test dans la région de Strasbourg (où l’incidence de la maladie de Lyme est élevée) qui se retrouvent positifs à Paris (moins touché par l’épidémie) !

 

De surcroît, ces tests ont été conçus pour détecter spécifiquement la première bactérie identifiée comme cause de la maladie de Lyme, Borrelia burgdorferi.

 

Ils demeurent insensibles au grand nombre de variantes régionales que présentent les espèces de ce genre de bactéries dont on découvre régulièrement de nouveaux spécimens.

 

Le manque d’investissement et de préoccupation du sort des malades est tel que les vétérinaires disposent aujourd’hui de tests plus nombreux et plus performants que ceux auxquels la médecine peut recourir pour les humains.

 

Parce que les éleveurs, eux, ont un intérêt économique à soigner leur cheptel. Pas les autorités publiques pour guérir les humains !

 

 

Vous affirmez pouvoir guérir 80 % des patients en déshérence.

 

Mais vos opposants vous reprochent de l’affirmer sans publier vos résultats scientifiquement, sans recourir à des cohortes placebo et double-aveugle.

 

On en améliore 80 %, sans nécessairement les guérir.

 

Et il est faux de dire que rien n’est publié, il y a beaucoup de références disponibles, même si les niveaux de preuve restent faibles.

 

Quant aux études plus robustes que vous évoquez, personne ne veut les financer en France ou en Europe à cause de la controverse.

 

Qu’on les organise, et on verra qui avait raison. On tourne en rond : on ne croit pas à ce que nous constatons, donc on ne vérifie pas et on nous accuse de fabuler.

 

Moi, je ne demande que cela, de faire une étude clinique sur un grand nombre de personnes. Je suis cartésien, je ne suis pas un gourou.

 

 

 

 

FIELD PAR FRÉDÉRIC SOUMOIS

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 07:22

Luc Montagnier Maladie de Lyme : le Pr Montagnier s'attaque aux tests inefficaces

Le professeur Luc Montagnier affirme avoir fait de prometteuses découvertes pour mieux diagnostiquer la maladie de Lyme.

La maladie de Lyme, transmise par les morsures de tiques, est très mal diagnostiquée et soignée en France, en raison d'une «grande ignorance sur son caractère chronique», a affirmé ce dimanche, lors d'un colloque à Strasbourg (Bas-Rhin), le Prix Nobel de médecine Luc Montagnier.

Le professeur affirme avoir fait de prometteuses découvertes pour mieux diagnostiquer cette affection.

«Il est lamentable que les pouvoirs publics et les autorités de santé n'aient pas une politique cohérente sur la maladie de Lyme», a dénoncé le codécouvreur du virus du sida.

«Il y a actuellement une ignorance totale sur le sujet, d'une grande partie de la communauté médicale et scientifique», a ajouté le Pr Montagnier.

Il intervenait lors d'une journée d'étude consacrée à cette pathologie, organisée par «Lyme sans frontières», une association regroupant des malades en colère contre l'approche officielle de la maladie.

Des tests déficients

Pour le Pr Montagnier, 83 ans, les tests utilisés aujourd'hui pour détecter la bactérie de Lyme donnent de trop nombreux «faux négatifs», car ils sont basés sur la détection d'anticorps, alors que certains patients infectés n'en développent pas.

Le scientifique, qui travaille à Paris au sein d'un institut de recherche qui porte son nom, cherche à mettre au point une méthode de diagnostic consistant à détecter dans le plasma sanguin des traces de l'ADN de la bactérie, en captant des ondes électromagnétiques émises par l'échantillon étudié.

«A mon avis, ce test est plus fiable» que ceux actuellement en vigueur, a affirmé le Prix Nobel, tout en convenant que cette approche électromagnétique n'était «pas reconnue par un certain nombre de scientifiques, si bien qu'on a du mal à la faire valider».

27 000 nouveaux cas de maladie de Lyme sont officiellement déclarés chaque année en France, mais selon l'association «Lyme sans frontières», ce chiffre serait en réalité beaucoup plus important, de l'ordre de «dix fois plus».

Détectée trop tardivement, cette affection – pour laquelle il n'existe aucun vaccin – peut avoir des conséquences neurologiques, articulaires et musculaires graves et invalidantes pour les malades.

Une procédure contre les labos Selon les membres de l'association, de nombreux patients, parfois cloués dans un fauteuil roulant, sont «baladés» de médecin en médecin et parfois traités d'hypocondriaques, faute de diagnostic adéquat.

Plus de 200 d'entre eux, ulcérés qu'on leur ait annoncé qu'ils n'étaient pas porteurs de la maladie – alors qu'ils disent l'être et sont désormais soignés par antibiotiques pour cela, après des mois ou des années d'errance médicale –, s'apprêtent à déposer plainte contre les laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent les tests.

La Grande Imitatrice

La maladie de Lyme, maladie infectieuse difficile à diagnostiquer tant ses symptômes peuvent évoquer d'autres maladies, est surnommée la Grande Imitatrice.

Elle peut toucher plusieurs organes et évoluer en plusieurs phases de gravité croissante.

Elle peut ainsi se manifester par une lésion cutanée (érythème migrant), susceptible d'apparaître entre 2 et 32 jours après la morsure.

Elle se traduit aussi par des courbatures et une fatigue de type grippal.

Lorsque l'infection se dissémine dans le sang, elle peut se manifester par des douleurs articulaires évoluant par poussées, mais aussi des atteintes nerveuses (jusqu'aux troubles neurologiques), ophtalmologiques, voire cardiaques.

«Nous allons engager la responsabilité civile des laboratoires pour obtenir une indemnisation des malades qui n'ont pas été diagnostiqués correctement ou à temps», a expliqué dimanche l'un des avocats en charge de cette action, Me Julien Fouray.

«Dans un second temps, il y aura des responsabilités à chercher contre l'Etat, qui a validé et imposé un protocole de test dont on sait qu'il n'est pas fiable», a-t-il ajouté.

La procédure civile va être engagée «d'ici fin juin, début juillet», devant les tribunaux de grande instance de Paris et de Lyon, a précisé l'avocat.

Des méthodes alternatives attaquées Basés sur un prélèvement sanguin, les tests incriminés de type «Elisa» sont produits par une demi-douzaine de laboratoires, notamment BioMérieux et Diasorin.

La fronde des malades de Lyme contre l'approche officielle de la maladie fait par ailleurs l'objet d'une autre procédure judiciaire : l'ancienne gérante d'un laboratoire d'analyse biologique, ainsi qu'un pharmacien, comparaîtront le 7 octobre devant la cour d'appel de Colmar pour avoir mis en œuvre des méthodes alternatives de diagnostic et de traitement de la maladie.

Condamnés en première instance à de la prison avec sursis, ils sont considérés comme des «lanceurs d'alerte» par les membres de «Lyme sans frontières».

«J'ai mis le doigt sur une anomalie, ça dérange», avait commenté au sortir de son procès Viviane Schaller, 66 ans, reconnue coupable d'avoir, dans son laboratoire d'analyses biologiques, appliqué pendant des années un protocole de dépistage de la maladie non homologué par les autorités sanitaires.

«Dans cette histoire, le sort des malades, on s'en fiche, et ça c'est scandaleux !», avait ajouté cette diplômée en pharmacie, qui a annoncé à des milliers de patients, dans toute la France, qu'ils étaient porteurs de la maladie, alors que les tests «officiels» affirmaient le contraire.

Leparisien.fr avec AFP

Santé Le Parisien 19 juin 2016

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:31

Avril Lavigne s'est sentie «mourir» de la maladie de Lyme

La chanteuse dit se sentir mieux, après une longue absence qui avait fait émerger toutes sortes de rumeurs sur son état de santé...

Avril Lavigne s'est sentie «mourir».

La chanteuse canadienne, qui n'est pas apparue en public depuis plusieurs mois, a révélé avoir été alitée pendant cinq mois à cause de la maladie de Lyme. La star de la chanson, âgée de 30 ans, dit se sentir mieux, après une longue absence qui avait fait émerger toutes sortes de rumeurs sur son état de santé.

En décembre, le compte Twitter d'un groupe de fans avait dévoilé un échange avec la chanteuse, qui faisait état pour la première fois de ses problèmes de santé: «J'avais l'impression que je ne pouvais plus respirer, je ne pouvais plus parler ni bouger». «Je pensais que j'étais en train de mourir», a-t-elle confié mardi au magazine People.

La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse due à une bactérie transmise par les piqûres de tiques.

Difficile à diagnostiquer et mal recensée, elle peut avoir de graves conséquences si elle n'est pas traitée à temps, provoquant des troubles invalidants et douloureux, notamment neurologiques, articulaires et musculaires, comme des méningites ou des paralysies faciales.

«Il y avait des fois où je ne me douchais plus pendant une semaine entière car je ne pouvais plus me tenir debout», a encore raconté la jeune femme.

Elle dit aujourd'hui se sentir mieux, et estime être «à 80%» de ses capacités.

M.C. avec AFP

Avril Lavigne s'est sentie «mourir» de la maladie de Lyme.
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 12:19

Janine Guespin-Michel Les bactéries, leur monde et nous - Vers une biologie intégrative et dynamique

+ Extrait du Caméléon Medical du Dr Cécile Jadin.

Livre: Janine Guespin-Michel Les bactéries, leur monde et nous - Vers une biologie intégrative et dynamique.
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:37

Directives pour la détection des Rickettsies.

Portillo A, et al. Vector Borne Zoonotic Dis. 2017.

Le genre Rickettsia (Rickettsiales: Rickettsiaceae) comprend des bactéries coccobacilles Gram-négatives, petites, obligatoires intracellulaires, non molles, pleomorphes transmises par les arthropodes.

Certains d'entre eux causent des maladies humaines et probablement aussi animales (menace pour la vie chez certains patients).

Dans ces directives, nous fournissons des conseils sur la pratique clinique (microscopie, sérologie, outils moléculaires et culture) pour l'étude microbiologique de ces micro-organismes dans des échantillons cliniques.

Puisque dans notre environnement les rickettsioses sont principalement transmises par les tiques, des informations pratiques pour l'identification de ces arthropodes et pour l'étude des infections à Rickettsia chez les tiques ont également été ajoutées.

PMID 28055574

Recherche des Rickettsies dans les tiques et autres vecteurs :

http://online.liebertpub.com/doi/suppl/10.1089/vbz.2016.1966/suppl_file/Supp_Data.pdf

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