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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 14:53

La Suramine à faible dose dans le trouble du spectre de l'autisme: un essai clinique randomisé de phase I / II.

Naviaux RK, et al. Ann Clin Transl Neurol. 2017.

fOBJECTIF:

Aucun médicament n'est encore approuvé pour traiter les symptômes de base du trouble du spectre autistique (ASD).

La faible dose de suramine a été efficace dans l'activation immunitaire maternelle et les modèles Fragile X souris de TSA.

Le test Suramin Autism Treatment-1 (SAT-1) a été une étude pilote en double aveugle contrôlée par placebo pour examiner la sécurité et l'activité de la faible dose de suramin chez les enfants atteints de TSA.

MÉTHODES:

Dix sujets masculins atteints de TSA, âgés de 5 à 14 ans, ont été adaptés selon l'âge, le QI et la gravité de l'autisme en cinq paires, puis randomisés pour recevoir une perfusion intraveineuse unique de suramine (20 mg / kg) ou de solution saline.

Les principaux résultats ont été les scores de comparaison ADOS-2 et le test expressif du vocabulaire d'image à un mot (EOWPVT).

Les résultats secondaires étaient la liste de contrôle du comportement aberrante, la liste de contrôle de l'évaluation du traitement de l'autisme, le questionnaire de comportement répétitif et le questionnaire clinique d'impression globale.

RÉSULTATS:

Les taux sanguins de suramine ont été de 12 ± 1,5 μmol / L (moyenne ± DE) à 2 jours et 1,5 ± 0,5 μmol / L après 6 semaines.

La demi-vie terminale était de 14,7 ± 0,7 jours. Une éruption auto-limitée, asymptomatique a été observée, mais il n'y a eu aucun événement indésirable grave.

Les scores de comparaison ADOS-2 ont été améliorés de -1,6 ± 0,55 points (n = 5; IC de 95% = -2,3 à -0,9; Co = d = 2,9; P = 0,0028) dans le groupe de la suramine et n'ont pas changé dans le groupe placebo. Les scores de EOWPVT n'ont pas changé. Les résultats secondaires ont également montré des améliorations dans le langage, l'interaction sociale et la diminution des comportements restreints ou répétitifs.

INTERPRETATION:

La sécurité et l'activité de la faible dose de suramine ont montré une promesse comme une nouvelle approche du traitement de la TSA dans cette petite étude.

PMID 28695149 [PubMed] PMCID PMC5497533

La Suramine à faible dose dans le trouble du spectre de l'autisme: un essai clinique randomisé de phase I / II.
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:15

Puls@care n’a pas fini de nous mesurer Yann Micheli, fondateur de Puls@care, travaille avec un comité de scientifiques.

Sont ciblés : le monde du travail et celui du sport Yann Micheli, fondateur de Puls@care, travaille avec un comité de scientifiques.

La société, fondée en 2010 par Yann Micheli, pratique l’analyse physiologique à distance et en temps réel.

Elle vise les individus, entreprises et clubs professionnels.

Dans son portefeuille de clients : EDF/GDF, Thalès, Air liquide, le PSG, le Stade français ou encore le Barça !

Yann Micheli a un parcours atypique de self-made-man.

Parti d’un BEP de maintenance industrielle, il a fini ses études sur une formation en alternance de technicien commercial.

Mais la création d’entreprise le motive encore plus.

Il lance sa première société en 1993 dans le secteur du consommable médical.

Dix ans après, il vend son entreprise à General Electric et y occupe divers postes.

En 2009, il porte son intérêt sur la mesure du stress au travail et se tourne vers la Finlande où la recherche fondamentale est en pointe dans le domaine.

Puls@care est née…

Au moins dans la tête de Yann Micheli.

« Il s’agit de pratiquer l’analyse physiologique à distance et en temps réel. »

Peu de sociétés sont sur ce créneau dans le monde.

Il s’entoure alors d’un comité d’experts issus du monde entier et composé principalement de médecins.

Deux secteurs sont concernés : la santé au travail et le sport loisirs et professionnels.

De quoi s’agit-il ?

« Cela consiste à enregistrer avec des capteurs des données qui mesurent le stress, la fatigue, le sommeil, l’activité physique et la nutrition sur un temps donné.

Analyser très précisément ces données permet ensuite de modifier son quotidien pour trouver un meilleur équilibre de vie. »

Une méthode qui peut être aussi bien appliquée chez un sportif qu’un salarié.

« Avec ces outils, on peut prévoir si, à long terme et au même rythme qu’aujourd’hui, vous serez handicapé ou non… à 70 ans ! »

Un coureur à pied peut aussi, par exemple, modifier son entraînement en fonction des résultats de ces tests.

Le PSG et le Barça comme clients

Dans une entreprise, on peut aider le salarié à mieux gérer son rythme de travail dans une journée après avoir repéré les instants où il est inefficace ou efficace.

De grands groupes travaillent avec Puls@care comme EDF GDF, Air liquide, Thalès, Toyota ou encore les Hôpitaux de Lyon.

Attention, ici, on se situe bien dans le scientifique et non dans le ressenti.

Le marché du sport de haut niveau est aussi visé par Yann Micheli.

« Aujourd’hui, on est capable d’enregistrer la puissance et les capacités musculaires en direct ».

Voilà de quoi fortement intéresser les clubs professionnels qui peuvent ainsi mesurer vitesse et accélération grâce à un GPS. «

Cela permettrait de changer en direct la stratégie d’un entraîneur ».

Et Yann Micheli fait déjà très fort puisque ses clients sont le PSG, le CSBJ, le Stade français ou encore le Barça !

Et la société se projette aussi sur le futur : elle teste en Angleterre un outil qui, toujours à distance et en temps réel, permet d’enregistrer l’émotion d’un stade…

Par Dominique CHEUL

Puls@care n’a pas fini de nous mesurer avec Yann Micheli
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:43

Stratégies neuroprotectrices pour les patients atteints d'un infarctus aigu du myocarde combiné à une encéphalopathie ischémique hypoxique dans l'UTI.

Hu W, et al. Hellenic J Cardiol. 2017.

CONTEXTE:

Nous avons étudié les stratégies de traitement neuroprotecteur chez les patients atteints d'infarctus aigu du myocarde (IAM) compliqués par une encéphalopathie ischémique hypoxique (HIE) dans l'UTI.

Méthodes:

Les 83 cas diagnostiqués avec un IAM secondaire ont été, pour la première fois, divisés en un groupe d'observation (n = 43) et un groupe témoin (n = 40).

Tous les patients ont subi un PCI d'urgence ou électif.

Les patients du groupe témoin ont été traités avec du mannitol pour réduire la pression intracrânienne et le maleate de cinepazide pour améliorer la microcirculation dans le cerveau ainsi qu'un traitement complet avec inhalation d'oxygène, infusion de fluide, correction de déséquilibre acide-base et perturbation électrolytique.

Les patients du groupe d'observation ont subi un traitement conventionnel combiné à des stratégies thérapeutiques neuroprotectrices.

Les effets des différentes stratégies de traitement ont été comparés.

RÉSULTATS:

Le temps de récupération de la conscience, le temps de récupération des réflexes, le temps de récupération de la tension musculaire et la durée du séjour à l'ICU ont été significativement plus courts dans le groupe d'observation par rapport au groupe témoin (P

Après le traitement, la saturation en oxygène de la veine jugulaire (SjvO2) et le taux de lactate sanguin (JB-LA) des deux groupes ont été inférieurs à ceux du traitement et le taux d'utilisation de l'oxygène cérébral (O2UC) a augmenté, avec une augmentation significativement plus élevée du groupe d'observation (P

Après le traitement, les résultats de la vie quotidienne (ADL) étaient plus élevés pour les deux groupes et le score des défauts de la fonction neurale (NIHS) était plus faible.

CONCLUSION:

Les stratégies neuroprotectrices de l'administration d'hypothermie et de ganglioside assistée par l'oxygène hyperbare ont été efficaces pour traiter les patients souffrant d'IAM avec HIE et peuvent valoir une promotion clinique.

Copyright © 2017 Hellenic Cardiological Society.

Publié par Elsevier B.V. Tous droits réservés. PMID 28065791 [PubMed - fourni par l'éditeur]

Article complet :

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1109966616303451?via%3Dihub

Stratégies neuroprotectrices pour les patients atteints d'un infarctus aigu du myocarde combiné à une encéphalopathie ischémique hypoxique. Action des gangliosides, de l'hypothermie et du caisson hyperbare.
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 07:32

Réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue : "Nous n'avons que trois ans pour agir". Jean Jouzel climatologue.

le 12 août 2017

Le climatologue Jean Jouzel tire la sonnette d'alarme au JDD sur les risques du réchauffement climatique.

Selon lui, la planète subira des conséquences dramatiques si les émissions de gaz ne sont pas stabilisées d'ici à 2020.

Le climatologue Jean Jouzel s'alarme sur l'évolution du réchauffement climatique.

"Pas besoin de faire de catastrophisme : la situation est catastrophique."

L'avertissement fait froid dans le dos. Le climatologue et ancien vice-président du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) Jean Jouzel, dresse un bilan bien sombre sur l'évolution du réchauffement climatique.

"Pour espérer rester en deçà de 2°C de réchauffement par rapport à l'ère préindustrielle, il faudrait que le pic d'émissions de gaz à effet de serre survienne au plus tard en 2020", souligne le climatologue.

Nous n'avons que trois ans devant nous."

Face au réchauffement climatique, il prévoit notamment des étés de plus en plus chauds, jusqu'à 6 à 8°C de plus dans les années à venir.

"On n'est plus dans le futur : ce sont les enfants d'aujourd'hui, ceux des cours d'école, qui pourraient subir ces étés à 50°C", s'inquiète Jean Jouzel.

À quoi ressembleront nos étés demain ?

Ils seront plus chauds en moyenne.

Pour vous donner une idée, en juin, juillet et août 2003, les températures étaient supérieures de 3 °C par rapport à un été de référence du XXe siècle.

Si rien n'était fait pour lutter contre le réchauffement, cela pourrait devenir banal au-delà de 2050.

Les étés caniculaires seraient encore plus chauds, jusqu'à 6 à 8 °C de plus, avec deux problèmes majeurs.

D'une part la mortalité : même si on est mieux préparés, la canicule de 2003 avait causé 15.000 décès en France et 70.000 morts en Europe ; d'autre part, les feux de forêt, avec 73.000 hectares brûlés ce même été.

Et dans certaines mégapoles comme Paris, des îlots de chaleur urbains se formeront, où le mercure grimpera encore de 6 à 8 °C supplémentaires, entraînant des problèmes de santé accentués en cas de pollution.

Certaines régions en France connaîtraient des journées à plus de 50 °C, selon une récente étude.

C'est un travail très utile car il rend le phénomène concret.

Si on n'agit pas, la planète se réchauffera en moyenne de 4 à 5 °C d'ici à la fin du siècle par rapport à l'ère pré­industrielle.

La limite à ne pas ­dépasser, c'est + 2 °C.

Si on respecte les accords de Paris, on sera entre les deux, entre + 3 et + 3,5 °C.

Or il est difficile de faire comprendre qu'un degré de plus nous fera basculer dans un autre climat.

Ces chercheurs ont compilé les données de températures journalières et travaillé avec un modèle de Météo France d'une résolution de 12,5 kilomètres.

Si rien n'est fait, vers 2075, les maximales journalières seront certaines années plus chaudes de 12 à 13 °C dans l'est de la France, de 8 °C en Bretagne.

Et cela sur des températures dépassant déjà 40 °C! On atteindrait ainsi 50 à 55 °C dans certaines régions.

"À l'horizon 2050, ce risque de feux apparaîtra dans le centre et l'ouest de la France, jusqu'ici épargnés"

Une canicule en juin, des incendies massifs en juillet…

La France est-elle déjà en surchauffe? L'été est plus chaud et plus précoce.

Au 15 juin, on a désormais un climat de début juillet 1960.

La saison s'étend, avec des canicules plus précoces en juin ou plus tardives en septembre.

Le lien avec le réchauffement climatique est certain, et celui-ci est dû depuis 1950 avec une quasi-certitude aux activités humaines.

Ce contexte fait craindre que les sécheresses actuelles du ­Bassin méditerranéen (40 °C et plus de 60 morts dans un incendie au Portugal, pénurie d'eau en Italie, le sud de la France en proie aux flammes) soient de plus en plus fréquentes et aiguës.

Les incendies augmentent partout et les ingrédients sont connus : la température, la sécheresse, le vent, mais aussi l'urbanisation et la négligence humaine.

À l'horizon 2050, ce risque de feux apparaîtra dans le centre et l'ouest de la France, jusqu'ici épargnés.

Boira-t‑on bientôt du vin de Bordeaux cultivé en Finlande?

Il y a dix ans, lorsqu'on disait qu'il faudrait planter des vignes en ­Angleterre car les vins deviendraient trop alcoolisés avec la chaleur, les gens nous prenaient pour des fous.

Aujourd'hui, les maisons champenoises investissent toutes dans le sud de l'Angleterre.

Cette préoccupation de l'adaptation au climat est devenue quotidienne pour la profession.

Pour les vignerons et les producteurs de fruits, la succession d'hivers doux suivis de gelées tardives est aussi très néfaste. Votre frère, qui a repris la ferme familiale en Bretagne, ne croit pas au réchauffement!

Exact, comme beaucoup de paysans qui reprennent le credo de Claude Allègre, il pense que nous sommes dans un cycle comme il y en a déjà eu par le passé.

En ­revanche, j'ai beaucoup d'espoir en voyant mes sept petits-enfants. Récemment, j'ai entendu deux de mes ­petites-filles de 9 et 10 ans parler trente minutes d'éoliennes et d'énergies renouvelables…

"Les engagements actuels ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. L'urgence est là." Il ne reste que trois ans pour agir, comme le rappelle un groupe de scientifiques, politiques et économistes dans la revue Nature.

Oui, nous n'avons que trois ans devant nous.

C'était écrit dès 2007 dans le rapport du Giec.

On l'a réécrit depuis, ça reste vrai!

Pour espérer rester en deçà de 2 °C de réchauffement par rapport à l'ère préindustrielle, il faudrait que le pic d'émissions de gaz à effet de serre survienne au plus tard en 2020.

L'accord de Paris a transformé ce diagnostic des scientifiques en un objectif d'atteindre ce pic "le plus tôt possible", sans date.

Nous écrivions aussi qu'il fallait diminuer de 40 à 70 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 et atteindre la neutralité carbone d'ici à 2100.

C'est un défi.

Le dialogue entre scientifiques et politiques fonctionne au niveau international, mais les engagements actuels ne sont pas à la hauteur de l'enjeu.

L'urgence est là.

Le discours des scientifiques n'est-il pas trop timide?

On n'a peut-être pas été bons, mais on n'arrête pas de sonner l'alarme !

Tout a été dit dans le premier rapport du Giec en 1990.

Les conséquences du réchauffement étaient perçues comme virtuelles.

C'était "cause toujours, on verra après".

Malheureusement, les faits sont là.

Avec la fonte des glaces, le niveau de l'eau s'est élevé de 20 cm depuis 1900. Il augmente de 3 mm par an, et cela risque de s'accélérer.

La Bretagne s'est réchauffée de 1,5 °C depuis le milieu du XXe siècle, les gens de ma génération l'ont vu.

Tout ce qu'on prédisait se réalise, et on n'exagère pas !

Hélas, la prise de conscience ne se fait que par les extrêmes.

La canicule de 2003 qui a touché toute l'Europe de l'Ouest a eu un effet pédagogique, de même que le rapport de l'économiste Nicholas Stern selon lequel ne rien faire coûterait plus cher que d'agir.

Ce message a été un choc pour les entreprises.

"Si le Sahel et la Corne de l'Afrique deviennent plus secs, les réfugiés seront encore plus nombreux"

Que dire aujourd'hui pour alerter les consciences?

J'ai longtemps dit qu'en Europe de l'Ouest le réchauffement était perceptible mais pas encore dangereux.

Je change mon discours : il est déjà dangereux.

Ces catastrophes ont des coûts humains, financiers, en pertes de biens. Je le répète, on n'est plus dans le futur : ce sont les enfants d'aujourd'hui, ceux des cours d'école, qui pourraient subir ces étés à 50 °C.

On n'échappera pas d'ici à 2100 à une hausse de 40 cm à 1 m du niveau de la mer ; peut-être pas loin de 2 m, selon des études récentes.

L'île de Sein ou l'île de Ré seraient coupées en deux.

Et si le réchauffement se maintient sur plusieurs siècles, le Groenland pourrait finir par fondre, provoquant une élévation de 7 mètres.

Et cela ne vous rend pas catastrophiste?

Pas besoin de faire de catastrophisme : la situation est catastrophique.

Alarmiste, je le suis si on ne fait rien.

Le réchauffement est inéluctable, mais en le limitant à 2 °C nous pourrons nous y adapter pour l'essentiel.

Du moins dans les pays riches.

Car la principale conséquence du réchauffement, c'est l'accroissement des inégalités.

Il diminue les endroits où il fait bon vivre sur la planète.

Partout, les premières victimes sont les moins fortunées : cela a été vrai en France lors de la canicule de 2003 et pour ­Xynthia : les maisons les plus touchées par la tempête étaient celles construites sur des terrains pas chers.

C'est vrai ailleurs. Le réchauffement a des effets sur l'instabilité et le risque de conflits au Moyen-Orient.

Cet été, on a relevé 54 °C au Pakistan et en Iran.

Au Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique jusqu'à la Libye, le mercure va grimper de 5 à 6 °C…

À ces températures, il n'y a plus d'activité extérieure possible.

On compte déjà 65 millions de déplacés sur la planète.

Si le Sahel et la Corne de l'Afrique deviennent plus secs, les réfugiés seront encore plus nombreux.

Malgré ce diagnostic sévère, vous restez optimiste.

Par foi en l'homme?

À mes yeux, un monde sans pétrole, où on fait mieux avec moins, est tout aussi désirable.

À l'échelle planétaire, si on s'y met, 50 % de l'énergie pourrait venir du renouvelable en 2050.

Créer un mode de développement différent, c'est enthousiasmant !

Cela suppose des innovations, des emplois.

Il faut donner l'espoir et l'envie : ceux qui ont acheté une voiture électrique ne reviendront pas à l'essence.

Mon principal reproche à Claude Allègre et ses soutiens, c'est de laisser croire qu'on trouvera toujours des solutions quand les catastrophes arriveront.

Ce n'est pas vrai pour le réchauffement climatique.

C'est la pure vanité humaine.

Personne n'arrêtera l'élévation des mers.

Les refuges vont rétrécir.

Il sera difficile de garantir la sécurité alimentaire pour 10 milliards d'habitants.

"J'ai été agréablement surpris lorsque Macron a cité l'accord de Paris comme une action majeure du quinquennat Hollande"

Se donne-t‑on les moyens d'y faire face en France?

Le moment approche où il sera trop tard pour mettre en place les solutions.

Or trop de freins administratifs à l'action persistent.

En Allemagne, un projet éolien voit le jour en quatre ans ; en France, en huit ans !

Dans le golfe du ­Morbihan, ils veulent construire des hydroliennes, ils n'y arrivent pas.

Il y a 3.000 éoliennes en mer en Europe, zéro en France.

Entre l'appel d'offres et la réalisation, cinq à dix ans s'écoulent, et des technologies plus performantes apparues entre-temps ne peuvent pas être utilisées.

Ces barrages sont aberrants.

Accélérer ces projets, c'est l'un des grands chantiers de Nicolas Hulot.

Sentez-vous un climat favorable depuis sa nomination et l'élection d'Emmanuel Macron?

J'ai soutenu Benoît Hamon.

Mais j'ai été agréablement surpris lorsque Macron a cité l'accord de Paris comme une action majeure du quinquennat Hollande.

Pour Hulot, le travail consistera avant tout à mettre en œuvre les lois existant sur la transition énergétique et la biodiversité. Ce n'est pas si facile.

La France est à 16 % d'énergies renouvelables, nous n'atteindrons pas l'objectif fixé à 23 % en 2020.

Le ministre dit qu'il veut faire mieux que la loi. Très bien, mais remplissons déjà le contrat !

Avec le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne sont plus que de 10 %, selon le climatologue américain Michael Oppenheimer.

Je ne suis pas loin de ce diagnostic.

Je dirais qu'il reste 20 à 30 % de chances. L'effet le plus dommageable du retrait américain est indirect : c'est l'impact auprès des autres pays signataires.

Chacun d'eux devait détailler en 2018 les outils pour atteindre ses objectifs. Puis vers 2019, rediscuter des moyens de faire mieux, de relever l'ambition.

C'est indispensable, car on est dans les choux par rapport à l'objectif de 2 degrés maximum !

Désormais, les autres pays pourront dire : "Les USA ont quitté le navire, pourquoi faire plus ?"

Le succès de Paris, c'était d'être quasi universel.

Trump a rompu cette confiance.

Mais s'il y voit un intérêt pour sa politique intérieure, il pourrait faire un geste.

Il a déjà fait savoir que Washington participerait aux négociations hors de l'accord, il pourrait aussi revenir sur sa promesse de cesser le soutien aux organisations internationales environnementales.

Comme le dit le Nobel d'économie Joseph Stiglitz, c'est le seul grand projet pour l'avenir : réussir à continuer à se développer dans ce monde limité.

Tenir compte de l'écologie, et pas seulement de l'économie.

Réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue : "Nous n'avons que trois ans pour agir". Jean Jouzel climatologue.
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 06:38

Recul record des glaces polaires, inondations, sécheresse, multiplication des vagues de chaleur... les études sur le climat se suivent et se ressemblent.

Et le dernier rapport annuel sur "l'Etat du climat", publié publié jeudi 10 août 2017 par l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l'American Meteorological Society (AMS), ne fait pas exception à la règle.

Il dresse un portrait des plus sombres de notre planète après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880.

Ce document de 300 pages, auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre bien que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire.

Plusieurs marqueurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ont battu les records de l'année précédente.

En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) - 402,9 - pour la première fois depuis le début des relevés.

C'est également le plus haut niveau en 800.000 ans, si l'on prend en compte les données provenant de l'étude des couches glaciaires.

Évolution de la concentration totale de CO2 (exprimée en partie par millions) depuis 1980.

Plusieurs pays, dont le Mexique et l'Inde, ont enregistré des températures annuelles records en 2016.

Une vague de chaleur d'une semaine dans la péninsule indienne, avec des températures dépassant 44 degrés Celsius, a contribué à créer une pénurie d'eau pour 330 millions de personnes et fait 300 morts.

Évolution des écarts à la moyenne des températures (calculée sur la période 1981-2010) à la surface du globe

Dans l'Arctique, la zone la plus sensible au réchauffement climatique, la température moyenne à la surface l'année dernière se situait deux degrés au-dessus de la moyenne de 1981–2010, battant tous les records.

A la fin de l'hiver, en mars, l'étendue maximum des glaces arctiques était la plus faible en 37 ans d'observations par satellite.

Dans l'Antarctique, la banquise a connu son plus faible accroissement, très inférieur à la moyenne de 1981-2010.

Un graphique (ci-dessous) présente la quantité de glace perdue par 44 glaciers suivis par les services de la NOAA.

Les histogrammes en bleu montrent la quantité de glace perdue chaque année (dont une partie se reforme à chaque saison froide).

La courbe orange, la perte cumulée au fil des ans.

Quant à la température globale sur les océans, elle a été plus élevée (+0,1 degré Celsius) que la tendance de 1950 à 2016, précise le rapport.

La fonte de glaces et des calottes polaires a fait remonter le niveau des océans à un nouveau record, 82 millimètres au-dessus de la moyenne enregistrée en 1993.

La courbe noire montre le niveau global d'élévation des océans tel qu'on peut l'observer.

À partir de 2003 et de 2004, les données permettent de différencier la part de cette élévation due respectivement à un apport d'eau conséquence de la fonte des différents glaciers (ligne bleue) et à la dilatation des océans en raison de l'augmentation de leur température (ligne rouge).

Sur cette carte, les écarts à la moyenne de la température des océans.

Plus la couleur est rouge, plus la température est élevée par rapport à la moyenne.

Plus elle est bleue, plus la température mesurée est basse par rapport à cette même moyenne.

Dans les régions équatoriales, 93 tempêtes tropicales se sont produites en 2016 soit plus que la moyenne de 82 entre 1981 et 2010 mais moins que les 101 en 2015. "Le changement climatique est l'un des problèmes les plus pressants auxquels l'humanité et la vie sur Terre doivent faire face", écrivent le auteurs de ce rapport.

Un autre rapport rédigé par treize agences fédérales américaines et publié cette semaine par le New York Times, détaille les effets du réchauffement climatique aux Etats-Unis alors que les températures moyennes ont augmenté de manière spectaculaire ces dernières décennies sur le territoire américain, et sont désormais les plus chaudes en 1.500 ans.

Ce document n'a pas été rendu public et n'a pas encore été approuvé par l'administration Trump.

Les scientifiques craignent que le rapport soit censuré car il contredit l'affirmation de Donald Trump et de membres de son cabinet selon lequel "la contribution humaine au changement climatique n'est pas démontrée".

Bilan catastrophique du climat en 2016.
Bilan catastrophique du climat en 2016.
Bilan catastrophique du climat en 2016.
Bilan catastrophique du climat en 2016.
Bilan catastrophique du climat en 2016.
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 20:33

Loin d’être une drogue douce, le cannabis peut entraîner une dépendance.

Or, en faisant varier le niveau d’une substance naturelle du cerveau, des chercheurs ont pu réduire fortement la consommation de rats et de singes accros.

Le cannabis procure en général une sensation de bien-être et est souvent considéré comme une drogue douce et peu nocive, en particulier par les adolescents qui sont de plus en plus nombreux à en consommer.

Mais les apparences sont parfois trompeuses.

Les recherches s’accumulent et montrent qu’une consommation régulière de cannabis altère les facultés cérébrales, augmente les risques d’apparition de troubles psychotiques et d’accoutumance à des drogues dures, et peut même conduire à la dépendance.

Selon une étude de 2004, 10 % des consommateurs réguliers seraient accros. Cependant, il n’existe pas encore de médicament pour lutter contre cette addiction.

Des chercheurs du National Institute on Drug Abuse à Baltimore (États-Unis) sont sur la voie du remède miracle.

Leur découverte, publiée dans la revue Nature Neuroscience, révèle le rôle d’une molécule naturelle du cerveau dans le contrôle de la dépendance chez le rat et le singe.

Ces résultats pourraient conduire à la mise en place d’un traitement.

Le cannabis, issu du chanvre, a des propriétés psychotropes que recherchent ceux qui le consomment de manière récréative.

Ces propriétés peuvent également servir à un usage thérapeutique.

Le principe actif du cannabis, le THC (delta-9-tétrahydrocannabinol), se fixe et agit sur les récepteurs cannabinoïdes situés dans les zones cérébrales associées à l’apprentissage, la recherche de récompenses, la motivation, la prise de décision, l’acquisition d’habitudes et les fonctions motrices.

Cela entraîne la libération de dopamine, un neuromédiateur du plaisir et de la récompense, et peut induire le phénomène de dépendance.

Pour trouver une parade, les scientifiques ont recherché un moyen de limiter la production de dopamine dans le cerveau.

Bloquer la dopamine pour limiter la dépendance

Des études précédentes avaient montré que l’acide kynurétique (KYNA) contrôlait le niveau de dopamine dans le cerveau.

Les auteurs ont donc eu l’idée ingénieuse d'augmenter les taux de KYNA chez des rats et des singes rendus dépendants au cannabis.

Pour cela, ils leur ont injecté un médicament (Ro 61-8048), capable d'améliorer la production de KYNA dans le cerveau, et les ont placés dans une cage dans laquelle ils pouvaient appuyer sur une pédale pour se fournir en cannabis.

Les résultats ont été à la hauteur de leurs espérances : les animaux présentant un niveau élevé de KYNA ont rapidement diminué leur consommation de drogue.

« Leur comportement a changé du tout au tout », raconte Robert Schwarcz, le directeur de l’équipe.

Selon les auteurs, le KYNA fonctionnerait en bloquant les récepteurs du cerveau qui répondent à la dopamine et induisent une sensation de bien-être.

En d’autres termes, les animaux ne ressentiraient plus de plaisir avec' le cannabis et arrêteraient donc tout naturellement d’en consommer.

De nombreuses études sont cependant nécessaires pour confirmer cette hypothèse et pour tester l’effet du Ro 61-8048 chez l’Homme.

Les auteurs précisent qu’il est fort possible qu’une augmentation de KYNA affecte d’autres régions du cerveau et présente des effets secondaires.

Le traitement contre l’addiction au cannabis n’est donc pas pour demain, mais ces travaux ouvrent la voie vers sa mise en place.

Cannabis : piste pour un nouveau traitement de la dépendance .

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/24121737/?i=1&from=kynurenic%20thc

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 19:23

Ne blâmez pas les toxicomanes pour la crise des opioïdes en Amérique. Voici les vrais coupables

La crise des opioïdes de l'Amérique a été causée par des entreprises pharmaceutiques rapaces, des politiciens qui ont collusion avec eux et des régulateurs qui ont approuvé une pilule opioïde après l'autre

Voir :

Https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/aug/13/dont-blame-addicts-for-americas-opioid-crisis-real-culprits?CMP=Share_iOSApp_Outres Envoyé de mon iPhone https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/aug/13/dont-blame-addicts-for-americas-opioid-crisis-real-culprits?CMP=Share_iOSApp_Other

Les opioïdes ont tué plus de 33 000 Américains en 2015 et le prix à payer a été presque certainement plus élevé l'année dernière.

Environ la moitié des décès impliquaient des analgésiques prescrits.

La plupart de ceux qui ont une overdose sur l'héroïne ou un opiacé synthétique, comme le fentanyl, sont d'abord accrochés aux pilules légales.

Il s'agit d'une crise quasiment américaine qui a été menée en grande partie par des questions américaines particulières, de l'influence des compagnies pharmaceutiques sur la politique médicale à une culture de «pillule pour tous».

La commission de Trump, qui a qualifié l'épidémie d'opioïdes «sans équivalent», a déclaré que la sombre réalité est que «la quantité d'opioïdes prescrite aux États-Unis suffisait pour que chaque Américain soit médicalement pendant 24 heures».

Les États-Unis consomment plus de 80% de la production mondiale de pilules opioïdes même si elles représentent moins de 5% de la population mondiale.

Au cours des 20 dernières années, une institution fédérale après l'autre s'est alignée derrière les fausses affirmations des fabricants de médicaments d'une épidémie de douleur non traitée aux États-Unis.

Ils semblent ne pas avoir demandé pourquoi aucun autre pays ne souffrait apparemment d'une telle épidémie ou de l'application d'opioïdes à ses patients à toutes les occasions.

Avec l'accord du lobby pharmaceutique retenu par le Congrès de son côté, les règlements ont été réécrits pour permettre aux médecins de prescrire autant de pilules qu'ils le souhaitaient sans censure.

En effet, les médecins se sont parfois retrouvés transportés avant que les commissions d'éthique ne fournissent suffisamment.

Ne blâmez pas les toxicomanes pour la crise des opioïdes en Amérique. Voici les vrais coupables.
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 19:08

" Le Frelon asiatique: comment détruire les nids au fusil de chasse"

«100% efficace», la méthode permet de se débarrasser en toute sécurité de ce redoutable envahisseur qui dévalise les ruches et menace la survie des abeilles.

Munis d'un fusil de calibre 12, cinq tireurs, au minimum, doivent tirer chacun 2 cartouches chargées de plombs n°1 et 2 pour le premier tireur; 4, 6 et 8 pour les deuxième et troisième tireurs et enfin 12 pour les quatrième et cinquième tireurs.

Si aucun risque de piqûre n'est à craindre, il faut en revanche se munir de bouchons auriculaires individuels pour se protéger du bruit des détonations, les différentes salves devant être tirées avec une fraction de seconde d'écart.

Mais si elle protège efficacement les ruches menacées par la présence des frelons asiatiques, la destruction des nids, quelle que soit d'ailleurs la méthode employée, ne permet pas d'empêcher la dissémination des jeunes reines.

D'où l'intérêt de capturer ces dernières d'avril à juin, avant qu'elles ne fondent une nouvelle colonie, en les attirant dans de grands bacs remplis d'un puissant attracteur: du miel de lierre récolté à l'automne que l'on broie et mélange à de la cire provenant d'une ruche saine pour éviter la propagation de maladies comme la loque américaine.

Ou alors un mélange à parts égales de grenadine, de vin blanc et de bière brune. Il suffit ensuite de capturer les bestioles, sans crainte car non agressives, au moyen d'un bocal en verre, d'un petit aspirateur ou d'un pic à brochette.

Capture préventive

«En 2016, j'ai attrapé avec le même dispositif pas moins de 80 reines, contre 13 l'année précédente», peste Denis Jaffré qui voit dans ce résultat la preuve que le frelon asiatique continue de proliférer et appelle les apiculteurs, les communes mais aussi et surtout les particuliers, et notamment les jardiniers, à se mobiliser pour sauver les abeilles en installant des bacs de capture préventive dont il donne gratuitement le mode d'emploi sur le site de l'Aafa.

L'association propose par ailleurs, à l'attention des collectivités qui le souhaitent, une conférence d'une durée de 2 heures (en attendant le DVD) qui détaillent ces deux méthodes de lutte complémentaires contre l'envahisseur.

Contact:

Association Action anti frelon asiatique,

06 89 55 04 58, vespavelutinabzh@orange.fr

" Le Frelon asiatique: comment détruire les nids au fusil de chasse", pour protéger les abeilles.
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 06:37

Bactéries anaérobies en tant que producteurs d'antibiotiques.

Behnken S, et al. Appl Microbiol Biotechnol. 2012.

Les bactéries anaérobies sont les plus anciennes créatures terrestres.

Elles se reproduisent à l'ombre dans le sol et dans l'intestin des organismes supérieurs et jouent un rôle majeur dans la santé humaine, l'écologie et l'industrie.

Cependant, jusqu'à ce jour, aucun antibiotique ou aucun autre métabolite secondaire n'a été connu venant des anaérobies.

L'Extraction des séquences génomiques de Clostridium spp. a révélé une forte prévalence de gènes de biosynthèse putatifs (PKS et NRPS), et récemment, le premier antibiotique du monde anaérobie, le closthioamide, a été isolé de la bactérie dégradant la cellulose : le Clostridium cellulolyticum.

L'induction génétique réussie de la biosynthèse des antibiotiques par un anaérobie encourage des recherches supplémentaires sur les anaérobies obligés pour exploiter leur potentiel de biosynthèse caché.

PMID 22854892 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Les Bactéries anaérobies en tant que producteurs d'antibiotiques.
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 06:32

Un nouvel antibiotique : le Closthioamide - un nouveau produit naturel inhabituel avec une puissante activité antibiotique contre le staphylocoque doré.

Défi :

La résistance des agents pathogènes gram-positifs contre les antibiotiques est un problème croissant.

L'une des bactéries gram-positives les plus problématiques en santé publique est le Staphylococcus aureus (doré) résistant à la méthicilline (MRSA), car il ne peut être traité qu'avec de la vancomycine et de la teicoplanine, car il est résistant à tous les autres antibiotiques en usage clinique.

Des souches variées, cependant, ont également développé une résistance à la vancomycine.

En outre, les entérocoques résistant à la vancomycine (VRE) sont l'une des causes les plus importantes des infections nosocomiales.

Étant donné que la résistance à la vancomycine est souvent accompagnée d'une résistance multi-médicaments, il n'existe pas d'antibiotiques disponibles pour traiter ces infections VRE à ce jour.

Le Closthioamide, est isolé à partir de Clostridium cellulolyticum.

La technologie

L'invention qui concerne le closthioamide, est un nouveau type d'antibiotiques représentant un produit naturel polythioamide totalement sans précédent.

Le Closthioamide est le premier métabolite secondaire isolé de bactéries strictement anaérobies, en particulier Clostridium cellulolyticum.

Ce composé unique n'est que modérément cytotoxique (contre les cellules HeLa), mais il est très actif contre les souches pathogènes de Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) ainsi que contre les entérocoques résistants à la vancomycine (VRE) avec MIC50 de 0,58 μM.

Le Closthioamide est donc significativement plus puissant contre ces bactéries que la ciprofloxacine, le médicament standard utilisé contre le VRE, avec une sélectivité de la souche remarquable.

Opportunité commerciale In-licensing ou coopération pour le développement d'un antibiotique.

Statut de développement

Des essais in vitro avec un panel d'agents pathogènes et de lignées cellulaires.

Situation des brevets Priorité déposée en octobre 2009.

Demande internationale déposée en 2010 (WO 2011 050994).

Brevet américain délivré (US 8,673980). Demande de brevet européen en instance (EP2493851A2).

Lecture complémentaire Lincke et al. 2010.

Le Closthioamide est un antibiotique anti-polymère sans précédent provenant de la bactérie strictement anaérobie Clostridium cellulolyticum.

Angew. Chem. Int. DOI: 10.1002 / anie.200906114. Kloss et al. 2013.

Formation d'un complexe de cuivre dinucléaire (I) à partir du Closthioamide antibactérien dérivé du Clostridium. Angew. Chem. Int. Ed. 2013, 52, 10745 -10748 Produits naturels DOI: 10.1002 / anie.201304714

Un nouvel antibiotique : le Closthioamide - un nouveau produit naturel inhabituel avec une puissante activité antibiotique contre le SARM.
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