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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 19:01

Alerte au paludisme : le parasite résistant à l’artémisine est présent sur le continent africain

 

C’est une correspondance inquiétante.

A lire dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine : « Emergence of Indigenous Artemisinin-Resistant Plasmodium falciparum in Africa ».  

Vingt-et-un auteurs dirigés par Jun Cao (Jiangsu Institute of Parasitic Diseases Wuxi, China) parmi lesquels Didier Menard, Institut Pasteur du Cambodge, Phnom Penh).

Correspondance inquiétante : elle établit l’émergence de la résistance du principal parasite du paludisme à l’artémisine sur le continent africain, plus précisément en Guinée équatoriale.

L’identification du parasite résistant a été faite en Chine sur un citoyen chinois.

Agé de 43 ans ce dernier avait contracté le paludisme en Guinée où il avait travaillé durant vingt mois.

Le diagnostic avait été porté à l’hôpital de Jiangsu deux mois après son retour en Chine.

Confrontés à des difficultés thérapeutiques, l’équipe chinoise a voulu en savoir plus en nouant une collaboration internationale.

Par séquençage il a pu être démontré que le Plasmodium falciparum était porteur de la mutation K13.

Les chercheurs ont cherché à établir si cette souche était bien originaire de Guinée équatoriale.

Après avoir séquencé le génome entier du parasite, l’équipe du laboratoire du Pr Arnab Pain (King Abdullah University of Science and Technology, Thuwal, Saudi Arabia) a conclu à l’origine africaine de la souche parasitaire.

Euphémisme

Les premières souches résistantes de ce type sont apparues en 2008 au Cambodge.

Puis le rôle du gène mutant K13 (principal agent de résistance en Asie du Sud-Est) a été démontré en 2014 par des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris et au Cambodge.

« La propagation de la résistance à l’artémisinine en Afrique serait un revers dans la lutte contre le paludisme », craint le Pr Arnab Pain qui, ici, a identifié l’origine africaine. Revers est ici un euphémisme.

Pour l’heure la résistance observée en Asie du Sud-Est reste partielle, nécessitant d’associer l’artémisinine à d’autres antipaludéens et de prolonger la durée de traitement, l’OMS redoute que le Plasmodium falciparum ne finisse par développer une résistance totale à l’artémisinine.

Si tel devait être le cas la situation serait, tout simplement, catastrophique.

 

Infectiologie, Médecine, médicament Étiquettes :

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:15

Ce mercredi 22 février, les sénateurs ont adopté une proposition de résolution visant à renforcer la lutte contre l'exposition aux perturbateurs endocriniens.

Des substances dont la dangerosité pour l’organisme est reconnue.

En 2011, la découverte de la présence en grande quantité de perturbateurs endocriniens (phtalates, parabènes, bisphénol A...) dans les plastiques des biberons, mais aussi dans tous les contenants alimentaires comme l'intérieur des boîtes de conserve, avait incité les députés à adopter une loi les interdisant.

Un an après, et malgré les remarques des industriels dénonçant le manque d'alternatives, les sénateurs confirmaient l'adoption de cette nouvelle législation. Alors pourquoi revenir, ce mercredi 22 février au Sénat, sur la question des perturbateurs endocriniens ?

Les élus ont examiné et adopté en séance publique une proposition de résolution déposée par Aline Archimbaud (Parti écologiste), visant à renforcer la lutte contre l'exposition à ces fameux perturbateurs endocriniens.

Sur son site, le Sénat rappelle qu'il s'agit de "substances nocives qui peuvent être présentes aussi bien dans notre alimentation que dans l'air que nous respirons".

L'hyper-présence des perturbateurs endocriniens

Un constat que vient confirmer une expérimentation menée par l'association Générations futures auprès de sept personnalités du monde de l'écologie. Ces dernières ont en effet accepté de faire examiner leurs cheveux.

L'analyse des mèches de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Delphine Batho, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot et Marie-Monique Robin ont ainsi révélé la présence de traces de pesticides, phtalates et bisphénols.

L'association rapporte que "le laboratoire a recherché seulement quatre types de perturbateurs endocriniens" : "les pesticides et biocides (des produits utilisés en agriculture et dans la maison pour se débarrasser de la faune ou la flore « nuisibles » ou « indésirables »)" ; "3 bisphénols (plastifiant connu pour entrer dans la composition du polycarbonate, un plastique dur)" ; "13 phtalates et métabolites de phtalates (plastifiants des matières plastiques pour les rendre souples)" ; et enfin "32 congénères de PCBs (massivement utilisés dans les transformateurs électriques par exemple. Interdits de fabrication depuis 1987)".

Résultats : "100% des personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés".

C'est-à-dire "des substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle étrangères à l'organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (qui produit les hormones, NDLR) et ainsi produire des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants".

Cette définition apparaît dans le premier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2002 et a été reprise par l'Union Européenne.

sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0211821096668-que-sont-ces-perturbateurs-endocriniens-qui-reviennent-dans-le-debat-public-2067849.php#wx4bjX89w3PDB2Fl.99

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:34

Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot, Delphine Batho, José Bové... au total, sept personnalités ont fait analyser la présence de pesticides et autres phtalates dans une mèche de leurs cheveux à la demande de l’association Générations Futures.

Les résultats sont alarmants.

Même les personnalités les plus écolos n’échappent pas aux perturbateurs endocriniens.

C’est ce que démontre une étude que publie ce jeudi l’association Générations Futures.

Les cheveux de sept personnalités de l’écologie française ont été analysés, comme ceux de Nicolas Hulot, du photographe Yann Arthus-Bertrand ou de la députée Delphine Batho.

Et les résultats sont inquiétants. «Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens (de 36 à 68 par personne) bien que quatre familles de substances chimiques seulement aient été recherchées», souligne Générations Futures dans son rapport.

Les quantités de perturbateurs endocriniens retrouvées sont 17,5 fois plus élevées chez la personne la plus contaminée (Isabelle Autissier) que chez la moins contaminée (Delphine Batho), «ce qui montre clairement que l’exposition des personnes n’est pas uniforme mais varie considérablement en fonction de l’environnement dans lequel elles évoluent et ont évolué», ajoute l’ONG.

Bisphénol, phtalate, PCB... 68 perturbateurs endocriniens au total ont ainsi élu domicile sur la tête de l’ancienne navigatrice Isabelle Autissier.

C’est elle qui obtient le pire score. «[Je suis] terrifiée par ces résultats, d’autant plus que j’essaye de manger bio, je ne me mets quasiment rien sur ma figure, chez moi je n’ai pas de produits ménagers..., réagit Isabelle Autissier, selon le site de franceinfo.

Du coup, j’ai mis cela en rapport avec le fait que j’ai travaillé dans des chantiers de construction de bateaux, raconte la navigatrice (...) où j’ai manipulé des produits qui sont très mauvais pour la santé, des colles, des peintures, des solvants...

D’autant plus qu’il y a 20 ans ou plus, on ne prenait aucune précaution.» L’eurodéputé écologiste José Bové, lui, en a 48... et a du mal à y croire: «Quand j’ai regardé la liste, je me suis dit, ce n’est pas possible, décrit-il, interrogé par franceinfo. Trois PCB, 11 plastifiants, des pesticides, un insecticide, alors que je n’en ai jamais utilisé sur mon exploitation agricole!»

Logiquement, poursuit le site internet, ce sont les plus jeunes qui obtiennent les résultats les moins mauvais, comme 19 pour le candidat à la présidentielle d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot.

De nombreux perturbateurs du système endocrinien (PE) existent, dans l’environnement quotidien ou professionnel: produits chimiques synthétiques, hormones de synthèse, traitements médicamenteux…

Ils peuvent interférer avec le fonctionnement normal du système hormonal et créer ainsi des effets nocifs sur la santé humaine, animale et la biodiversité.

L’analyse réalisée pour Générations Futures a porté sur quatre familles de PE: bisphénols, phtalates, PCB (polychlorobiphényles) et pesticides.

Deux cents molécules ont été recherchées.

La publication de cette étude intervient deux jours après la parution d’une enquête de l’UFC-Que Choisir selon laquelle des centaines de produits d’hygiène et de beauté contiennent des substances «indésirables», dont des PE.

L’Union européenne doit à nouveau tenter le 28 février de se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, ce qui permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter leur impact sur la santé.

Lefigaro.fr avec l'AFP

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:01

Procréation : Les moyens de se reproduire sans rapport sexuel se multiplient.

Quand la science entre dans la danse...

Un ange bande son arc.

Mais ce n’est pas une flèche qu’il s’apprête à décocher, ni un cœur qu’il vise.

Car ce n’est pas cupidon que The Economist met à la une de son édition qui suit la Saint-Valentin.

Ce 18 février, l’hebdomadaire britannique s’intéresse aux technologies reproductives et en particulier à “l’édition des gènes, [aux] clones et [à] la science de faire des bébés”.

“Les moyens de se reproduire sans rapport sexuel se multiplient.

L’Histoire suggère qu’ils devraient être adoptés”, écrit The Economist qui propose un tour d’horizon des différentes techniques reproductives allant de l’insémination artificielle à la transplantation mitochondriale en passant par les différentes méthodes de fécondation in vitro, ainsi que des questions éthiques que ces techniques ne manquent pas de soulever.

“Certains sont horrifiés par la perspective de voir des gens ‘se prendre pour Dieu’ en matière de reproduction.

D’autres, dont les vies sont gâchées par l’absence d’enfant ou par des maladies génétiques plaident avec passion pour le droit de soulager leur souffrance”, assure l’hebdomadaire, qui ajoute : Quoi qu’il en soit, la science arrive et la société va bien devoir se résoudre à décider ce qu’elle en pense.

” The Economist - 17 févr. 2017

À lire aussi: Fécondation. Un bébé issu de “trois parents” est né.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 09:01

De Niro promet 100 000 dollars à qui prouvera que les vaccins sont sans danger 


L'acteur américain Robert De Niro est en croisade contre les vaccins.

La star hollywoodienne, convaincue que l'autisme de son fils est imputable à un vaccin, est sous le feu des critiques depuis qu'elle s'est personnellement impliquée dans une campagne anti-vaccination.

Mercredi, Robert De Niro a tenu une conférence de presse aux côtés de l'avocat et militant anti-vaccination Robert F. Kennedy Jr. sur la sécurité des vaccins, rapportent plusieurs médias anglo-saxons.

Les deux hommes ont annoncé qu'ils avaient décidé d'offrir la somme de 100 000 dollars (95 000 euros) à qui pourrait prouver que le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons était totalement sans danger pour la santé.

Ainsi, pour l'épidémie de rougeole qui est (ré)apparue depuis 2008 en France, plus de 3000 cas ont été identifiés pour le seul mois de mars.

Au total, près de 15000 cas ont été répertoriés depuis 2008, une situation jugée "extrêmement préoccupante" par le Dr Didier Houssin, directeur général de la santé. Très contagieuse - un malade peut, à lui seul, contaminer une vingtaine de personnes - cette maladie se répand dans toute l'Europe désormais, la France détenant le record au point de devenir "exportatrice", note le Dr Françoise Weber, responsable de l'Institut national de veille sanitaire.

Un vaccin sans mercure, ni aluminium ni adjuvant

Or, 1 300 000 personnes, âgées de 6 ans à 29 ans, ne sont pas immunisées à ce jour.

Le vaccin ROR (pour rougeole, oreillons, rubéole) a beau ne contenir ni adjuvant, ni mercure ni aluminium, il a beau n'engendrer que de rares et modérés effets secondaires (une fièvre dans 3% des cas, une rougeur sur la peau pour 2% des enfants vaccinés), rien n'y fait: en 2010, 82% des personnes touchées par la rougeole n'étaient pas vaccinées, et 13% n'avaient reçu qu'une seule dose au lieu des deux recommandées.

Conséquences: en 2010, sur les 5000 cas déclarés environ, près un tiers ont été hospitalisés, dont 46% avaient plus de 20 ans.

Avec, à la clé, des risques non négligeables de complications, notamment des pneumonies et des encéphalites pouvant provoquer des handicaps irréversibles.

Comment expliquer une telle réticence de la population à se faire vacciner?

Plusieurs facteurs ont été identifiés. La crainte d'effets secondaires, toujours possibles, est le premier d'entre eux.

Le fait, également que l'on soit progressivement passé, depuis les années 70, d'une vaccination obligatoire à une vaccination recommandée (comme pour le vaccin contre la grippe pour les personnes âgées par exemple), alors même que, dans l'esprit du grand public, "recommandé" est compris, à tort, comme facultatif alors qu'en réalité il signifie "indispensable" en termes de santé publique.

Mais il y a aussi des oppositions d'ordre religieux ou philosophiques, contre lesquelles il est difficile de lutter de façon rationnelle. Il y a, enfin le fait que, paradoxalement, la vaccination soit victime de son propre succès.

Ces dernières années ont en effet vu arriver sur le marché de nouveaux vaccins, dont celui contre l'hépatite B, le pneumocoque, ou encore celui contre les papillomavirus et le cancer du col de l'utérus pour les très jeunes filles.

Du coup, certains parents ont le sentiment de passer leur vie chez le pédiatre à faire vacciner leurs enfants!

Or, en matière de vaccination, la fameuse "balance bénéfices/risques" est très délicate.

Car les risques perçus sont avant tout d'ordre individuel ("Est-ce que je risque d'avoir des effets secondaires?"), quand le bénéfice, lui, est essentiellement d'ordre collectif, puisqu'il faut que 95% de la population générale soit effectivement vaccinée pour que l'on puisse éradiquer une maladie.

Autant dire que les pouvoirs publics vont devoir, dans les prochaines années, faire preuve d'un sens de la pédagogie et de l'intérêt général qui fait à ce jour cruellement défaut.

afp.com/KENA BETANCUR Par LEXPRESS.fr , publié le 17/02/2017

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 18:58

Des chercheurs français viennent d'identifier le rôle d'une enzyme responsable des symptômes du colon irritable.

Des chercheurs français de l’Inserm viennent-ils de trouver la cause du colon irritable, ce syndrome fréquent et handicapant également appelé colopathie fonctionnelle qui touche 10% de la population?

Selon une étude publiée dans la revue Gut, le coupable présumé serait une enzyme, la trypsine 3. L’équipe de Nathalie Vergnolle, responsable de l'Institut de recherche en santé digestive, à Toulouse s’intéresse depuis longtemps aux protéases, ces enzymes dont le rôle est de digérer les protéines.

Des enzymes inattendues Dès 2007, ses travaux avaient trouvé non sans surprise que l’activité de ces protéases était anormalement élevée au niveau du colon des patients, une portion du tube digestif qui ne participe pas normalement à la phase de digestion.

Les chercheurs s’étaient alors posés la question de l'origine de ces enzymes inattendues: une surproduction d'enzymes digestives par le pancréas ? une sécrétion locale par le microbiote ?

L’équipe a depuis entamé une exploration systématique des protéases révélées dans des biopsies de muqueuse intestinale de témoins et de patients souffrant de colon irritable. Et a mis au point une technique de visualisation de l'activité enzymatique, la zymographie, qui a montré que ces protéases étaient en fait produites dans et par les cellules de la muqueuse intestinale et d’autre part que l’une d’entre elles, la trypsine 3, augmentait la perméabilité épithéliale tout en excitant les neurones de l’intestin.

Reste désormais à savoir si cette enzyme intervient dans d’autres pathologies comme les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) et surtout à trouver des médicaments capables de bloquer cette enzyme pour soulager les patients.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 17:05

VAXXED can now be streamed in UK via VIMEO for 48-hr rental at £3.17.

https://vimeo.com/ondemand/vaxxed/177168377

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 13:00

Fraude en science : rien n'a changé depuis 1982 ..

Fraude et petits arrangements semblent toujours tolérés !

 

 

Trop d'articles sont embellis !

  1. constat est clair... et la communauté scientifique semble très passive...

Je viens de relire un article de 10 pages paru en 1982... presque 40 ans depuis cette publication qui semble être un rêve.

Il s'agit d'un article qui ne peut pas être trouvé sur le web !!

Les revues scientifiques ont numérisé les articles anciens, mais le magazine TWA Ambassador de 1982 est difficile à trouver...

Il s'agissait du magazine pour les passagers d'une compagnie aérienne disparue, la TWA !

Il a été conservé par Joël Ménard que je remercie particulièrement car il l'a scanné pour l'envoyer à quelques amis ! Cet article a été publié dans ce magazine pour annoncer la sortie d'un livre sur la fraude scientifique ! Le titre "Betrayers of the truth" par William Broad et Nicholas Wade, journalistes américains. Ce livre est une référence à connaître, et il a été traduit en français en 1994 "La souris truquée. Enquête sur la fraude scientifique". Félicitons Dominique Dupagne qui l'a proposé sur France Inter en 2012.

Wade & Broad ont eu 10 pages dans le magazine TWA Ambassador. Voici le scan de cet article (je n'ai aucune autorisation de TWA pour l'héberger). J'ai traduit uniquement les intertitres qui méritent lecture, pour voir que peu de progrès ont été faits en 40 ans ! Etre fraudeur en science n'est pas très risqué, mais rapporte gros ! L'article pourrait être republié en 2017 :

  • L’esquive, le plagiat et la fraude pure et simple sont généralement considérés comme des ingrédients rares dans la recherche scientifique - une recherche qui, par sa nature même, est censée décourager et découvrir la perfidie. En fait, le contraire semble être le cas. (Hedging, plagiarism, and outright fraud are typically considered rare ingredients in scientific research – research that by its very nature supposedly discourages and discovers perfidy. In fact, however, the exact opposite appears to be the case.)
  • Un regard sur les cas réels de fraude dans la science indique qu'ils ne sont pas perpétrés par des psychopathes, mais par des individus qui ont appris à manipuler le système. (A look at actual cases of fraud in science indicates that they are not perpetrated by psychopaths, but by individuals who have learned to manipulate the system.)
  • Au cœur de cette histoire de richesse, d'accomplissement et de prestige, il y a une faute. Alsabti a non seulement fabriqué son diplôme, il a également plagié les articles sur lesquels sa carrière a été construite. (At the heart of this story of wealth, accomplishment, and prestige is a flaw. Alsabti not only fabricated his degree, he also plagiarized the papers on which his career was built.)
  • Environ la moitié de tous les articles ne sont jamais cités dans l'année publiée. Pour qu'un article ne soit jamais cité, cela signifie qu'il n'a probablement eu aucune influence sur le travail d'un scientifique. (About half of all papers are never cited in the year published. For an article never to be cited means it probably had no influence on any scientist’s work.)
  • Un à un, ils se rendirent compte d'un modèle familier aux collègues de Spector: Souvent, les expériences ne fonctionneraient que dans les mains de Spector, et ne pouvaient être reproduites sans lui. (One by one they became aware of a pattern familiar to Spector’s colleagues: Often the experiments would work only in Spector’s hands, and could not be reproduced without him.)
  • Étant donné les bases fondamentales et la méthodologie de la science au laboratoire, pourquoi la mise en évidence des résultats faussés à propos de la recherche sur le cancer de Spector n'a-t-elle pas été découverte plus tôt ? (Given the basic premises and methodology of laboratory science, why wasn’t the falsity of Spector’s cancer-research results discovered much earlier?)
  • Les scientifiques doivent chercher avec une confiance totale à propos de l'intégrité de leurs collègues. Cela les rend réticents à contester directement la recherche d'un autre scientifique. (Scientists must proceed with a basic confidence in the integrity of their colleagues. This makes them reluctant to directly challenge another scientist’s research.)
  • Malgré le succès public et les conférences données par Summerlin, d'autres chercheurs étaient de plus en plus sceptiques lorsqu'ils essayaient de répéter sans succès son travail de transplantation cutanée. (Despite public success, and lectures given by Summerlin, other researchers were increasingly sceptical as they tried and failed to repeat his skin-transplant work.)
  • Lorsque des chercheurs sont découverts en train de jouer avec des données, l'institution nomme souvent un comité de sélection dont le rôle fondamental est de rassurer les autres que tout va bien. (When apprentices are discovered playing loose with data, the institution often appoints a blue-ribbon committee whose basic role is to reassure outsiders that everything is well.)
  • Plutôt que de persister dans le déni rituel de l'existence et de l'importance de la fraude dans la communauté scientifique, il serait dans l'intérêt de la science de remédier aux causes de la fraude. (Rather than persist in the ritual denial of the existence and significance of fraud in the scientific community, it would be in the interests of science to remedy the causes of fraud.)

PS : L'histoire ne dit pas si le magazine était réservé pour les passagers de première classe : merci à Joël Ménard.

J'ai prêté mon original du livre en 1992 à quelqu'un qui ne me l'a pas rendu !! C'est la vie.

Rédaction Médicale et Scientifique

http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2017/02/fraude-en-science-rien-na-chang%C3%A9-depuis-1982-et-de-petits-arrangements-semblent-tol%C3%A9r%C3%A9s-.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ClubDesMedecinsBlogueurs+%28Club+des+M%C3%A9decins+Blogueurs%29

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:07


Les éthiciens ont travaillé des heures pour comprendre comment manipuler CRISPR, la technique révolutionnaire d'édition de gène qui pourrait potentiellement prévenir des maladies congénitales mais pourrait également être employée pour des améliorations cosmétiques et conduire à des changements permanents et héréditaires dans l'espèce humaine.


La dernière version de ce débat en cours CRISPR est un rapport publié mardi par l'Académie nationale des sciences et l'Académie nationale de médecine.

Le rapport, une série de lignes directrices écrites par 22 experts de plusieurs pays et une variété de spécialités académiques, présente une sorte de feu rouge clignotant pour CRISPR.


Le rapport ne recommande pas une interdiction absolue de l'édition de gène sur la «lignée germinale» humaine si de telles interventions peuvent être prouvées sûres.

Cela impliquerait des modifications génétiques des œufs, des spermatozoïdes ou des embryons qui persisteraient chez un adulte et pourraient être hérités par les générations futures.
Pour certains éthiciens, cela représente une pente glissante.

À la fin d'un sommet sur le génie génétique à Washington à l'Académie nationale des sciences en décembre 2015, les scientifiques ont déclaré que, bien qu'une recherche fondamentale puisse être menée, il serait irresponsable d'utiliser des cellules germinales génétiquement modifiées pour établir une grossesse.


Mais le nouveau rapport adopte une position légèrement plus permissive et avant-gardiste, disant que si et quand de telles interventions sont prouvées sûres - ce qui pourrait être dans un avenir proche - et si de nombreux critères sont remplis pour s'assurer que cette modification génique est réglementée et Limitée, elle pourrait être utilisée pour traiter des maladies rares et graves.


«Nous disons qu'il faut procéder avec toute la prudence voulue, mais nous n'interdisons pas la ligne germinale après une discussion et un débat considérables», a déclaré Richard Hynes, biologiste du MIT et l'un des dirigeants de la nouvelle étude. "Nous parlons seulement de la fixation des maladies."


Selon Alta Charo, professeur de droit et de bioéthique à l'université du Wisconsin, la liste des critères pour suivre cette voie est longue, lors d'une conférence de presse mardi à Washington.

Par exemple: L'intervention devrait remplacer le gène défectueux causant la maladie par un gène déjà commun dans l'espèce humaine.

Il ne devrait pas non plus y avoir d'alternative plus simple pour les parents souhaitant avoir un enfant en bonne santé.

Et d'abord et avant tout, il doit y avoir plus de recherche pour montrer que ces modifications sont sans danger et cibler les gènes bien compris, dit-elle.


«Nous ne sommes même pas près de la quantité de recherche dont nous avons besoin avant que vous puissiez aller de l'avant», a déclaré M. Charo.


Ce qui est moins controversé, et déjà en cours, est la thérapie génique qui cible les cellules «somatiques», dans lesquelles les changements ne sont pas héréditaires.

De telles interventions peuvent aider un patient individuel mais n'affecteront pas sa progéniture.

Cependant, certaines thérapies qui peuvent être utilisées pour traiter une maladie pourraient potentiellement être utilisées à des fins purement cosmétiques ou concurrentielles.


Par exemple, la thérapie génique développée comme traitement de la dystrophie musculaire pourrait potentiellement être exploitée pour rendre une personne en bonne santé plus musclée. Le comité s'est fortement prononcé contre toute utilisation de CRISPR pour des améliorations cosmétiques.

Et le rapport soutient que l'édition de gènes chez les humains devrait venir seulement après une large discussion publique.


Josephine Johnston, directrice de la recherche au Centre Hastings, un institut de recherche bioéthique indépendant, a déclaré que la seule chose potentiellement controversée dans ce nouveau rapport est l'ouverture à la modification de la lignée germinale.

Certains bioéthiciens croient que c'est une ligne lumineuse qui ne doit pas être franchie, m'a dit.
Eric Lander, président du Broad Institute of MIT et Harvard, a dit du rapport, "C'est une position très prudente, conservatrice qui est juste un peu au-delà d'un bar absolu.

Et je pense que c'est le bon endroit pour aller pour le moment. ...

Ils disent que vous ne pouvez pas faire ceci à moins que vous mettiez la bande double-adhésive sur la pente glissante de sorte que rien ne puisse glisser.

C'est un ensemble assez fort de restrictions. "


Ni Johnston ni Lander faisaient partie du comité de l'Académie nationale des sciences qui a publié le rapport.


Le rapport a suscité des critiques immédiates d'un organisme sans but lucratif californien appelé le Centre pour la Génétique et la Société.


"Ce rapport est un écart spectaculaire de l'accord global général que la modification de la lignée germinale humaine doit rester hors limites", a déclaré Marcy Darnovsky, directeur exécutif du centre. «Il reconnaît bon nombre des risques largement reconnus, y compris la stigmatisation des personnes handicapées, l'exacerbation des inégalités existantes et l'introduction de nouveaux abus eugéniques.

Étrangement, il n'y a aucun lien apparent entre ces risques terribles et la recommandation d'avancer. "

 


CRISPR signifie Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats. CRISPR-Cas9, comme on l'appelle plus précisément, est un système naturel développé par les bactéries au cours de leur longue histoire évolutive. Les bactéries utilisent leur propre système d'édition de gènes pour identifier le matériel génétique étranger qui a été inséré dans le génome bactérien par des virus. Ces passages génétiques invasifs

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 08:28

Trump pose des questions au sujet de l'autisme dans la réunion des éducateurs

TRUMP DEMANDE À UN DIRECTEUR SPÉCIAL DE CENTRE D'ED: «AVEZ-VOUS VU UNE GRANDE AUGMENTATION DE L'AUTISME AVEC LES ENFANTS? "QU'EST-CE QUI SE PASSE AVEC L'AUTISME?"

PIC.TWITTER.COM/HGHHY4SWPE - Steve Kopack (@SteveKopack) 14 février 2017

PAR JORDAN FABIAN

Le président Trump a interrogé un directeur d'école au sujet de l'autisme lors d'une réunion avec des éducateurs à la Maison Blanche mardi. "Avez-vous vu une augmentation importante de l'autisme avec les enfants?"

Trump a demandé à Jane Quenneville, directrice d'une école publique de Virginie spécialisée dans l'éducation spéciale.

Quenneville a répondu qu'elle l'a fait, et a noté que son école «a déplacé sa population» pour accueillir plus d'étudiants autistes.

"Alors qu'est-ce qui se passe avec l'autisme?" Demanda Trump.

«Quand on regarde l'énorme augmentation, c'est vraiment incroyable, c'est vraiment une chose horrible à regarder, il y a l'énorme augmentation.

Avez-vous une idée?

Quenneville n'a pas fourni d'explication, mais a cité des statistiques montrant que l'autisme affecte 1 enfant sur 66 ou 68. "Peut-être que nous pouvons faire quelque chose," a déclaré Trump, prétendant que le taux est " à venir encore plus fréquent ."

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont publié des données en mars dernier qui ont montré 1 enfant sur 68 d'âge scolaire sont diagnostiqués avec l'autisme, inchangé par rapport à son estimation précédente.

Trump n'a pas dit ce qu'il croit cause l'autisme, mais dans le passé, il a lié les vaccins à ce qu'il appelle une «épidémie» de la maladie.

Et 10 jours avant de prendre ses fonctions, il a rencontré le sceptique Robert Kennedy Jr.

Les scientifiques et les chercheurs n'ont trouvé aucune preuve reliant les vaccins aux troubles du développement tels que l'autisme.

"Des études ont montré qu'il n'y a aucun lien entre la vaccination et le développement [autisme]", selon le CDC.

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