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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 15:38

Lithium ou valproate dans la prévention du risque de suicide

Une étude prospective publiée dans American Journal of Psychiatry du 9 juin 2017, menée en Suède sur plus de 50000 personnes présentant des troubles bipolaires, montre que le lithium réduit le risque de suicide  mais que le valproate ne le fait pas. Les auteurs estiment que 12 % des événements suicidaires seraient évités par la prise de lithium.   

Un article publié dans JAMA Psychiatry en juin 2016 montre que le risque d’automutilation, d’accidents et de suicide chez les bipolaires est nettement réduit chez ceux qui sont traités par le lithium comparativement à ceux qui sont traités par le valproate, l’olanzapine ou la quétiapine. Les auteurs ont  conclu que le lithium, en plus de stabiliser l’humeur, réduit l’agressivité impulsive.

Lithium est supérieur au valproate, olanzapine, ou quétiapine dans la prévention du risque de suicide
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 15:15

Previscan*, vers la fin d’une aberration française

Un communiqué de l’ANSM daté du 19 juin 2017 appelle à mettre la pédale douce sur la prescription de Préviscan*, fluindione, en raison d’effets immuno-allergiques graves.

Ce communiqué indique qu’une enquête de pharmacovigilance a montré que la fluindione, Previscan*, entraînait davantage d’effets indésirables graves de type immuno-allergique que la warfarine, Coumadine*.

Mais on le sait, je dirais qu’on le sait depuis toujours, depuis qu’elle existe, années 1960-1970, que la fluindione est plus toxique que la warfarine.

Et ceci explique qu’elle n’ait pas été commercialisée à travers le monde… sauf en France où elle est devenue pratiquement la seule antivitamine K utilisée.

Cette incongruité franco-française laisse perplexe!!!.

Extrait du communiqué de l’ANSM du 19 juin 2017: « En France, 82% des patients traités par AVK reçoivent de la fluindione (Previscan), 13% de la warfarine (Coumadine) et 5% de l’acenocoumarol (Minisintrom et Sintrom). Ces données sont basées sur le nombre de doses définies journalières consommés en 2016. La warfarine est l’AVK le plus utilisé dans le reste du monde. » 

Questions : pourquoi l’ANSM a-t-elle  attendu 2017 pour mettre en garde contre les dangers spécifiques du Préviscan* ? Que pensent les utilisateurs qui ont subi les effets indésirables  immuno-allergiques du Préviscan?

Voici le texte écrit en 2009, au sujet du Préviscan* :

Préviscan*, une originalité française

Le préviscan*, fluindone, est sans doute l’antivitamine K la plus utilisée en France.

Si on consulte le Martindale (ouvrage de référence en matière de médicaments, 35ième  édition) on peut lire que la fluindone est une indanedione, mais comme les indanediones sont en général plus toxiques que la warfarine, elle est peu utilisée ; le seul pays où elle est commercialisée est la France, sous le nom de Préviscan*.

Un français traité par Préviscan* qui se déplace hors de France a intérêt à prendre sa réserve car il est sûr de ne pas en trouver dans les autres pays.

Sur quels arguments repose cette exception française ? Aucun. Dans la littérature internationale il n’y a aucune grande étude montrant l’intérêt de la fluindione par rapport à la warfarine, on trouve surtout des articles rappelant ses effets indésirables. Tous les essais cliniques, et ils sont nombreux, sont faits avec la warfarine (Coumadine*, comprimés sécables à 2 et 5 mg).

Sur le plan pratique le Préviscan* est présenté en comprimés quadrisécables de 20 mg. Mais son fractionnement donne 4 morceaux rarement égaux. Avec cette présentation il n’est possible que d’avoir approximativement (inégalités des 4 morceaux) 5, 10 et 15 mg, en dehors du comprimé entier à 20 mg ; et il n’est pas possible d’obtenir des doses intermédiaires.

Préviscan* : originalité ou aberration française ?

Conclusion 2017 et pronostic : Tout ceci évoque une affaire bien de chez nous, le Médiator. Le Préviscan va suivre le même chemin. L’affaire Préviscan est lancée, il sera retiré du commerce à plus ou moins brève échéance car on ne peut pas maintenir en survie un médicament qui n’a que des désavantages par rapport au médicament de référence utilisé à travers le monde. Il n’aurait pas dû être commercialisé. Mais il aura eu une belle « carrière »  française!

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 18:09

Une thérapie hormonale ralentissant le développement d'une tumeur de la prostate, augmenterait malheureusement le risque de démence.

Les dernières actualités de la recherche contre le cancer sont présentées pour Sciences et Avenir et en exclusivité par le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à la Pitié-Salpêtrière.

En cas de diagnostic de cancer de la prostate, la thérapie hormonale de déprivation androgénique permet de réduire les taux d'androgène afin de ralentir le développement de la tumeur prostatique.

Cependant, il semblerait que cette thérapie augmente le risque de démence ; une étude publiée en octobre 2016 avait en effet montré que ce traitement pouvait doubler le risque de démence.

Fin mars 2017, une méta-analyse publiée dans la revue Prostate Cancer and Prostatic Diseases est venue confirmer à nouveau l’augmentation significative du risque de démence chez les patients prenant ce traitement hormonal.

Pour arriver à cette conclusion, une équipe de chercheurs de Pennsylvanie a compilé les données concernant plus de 50.000 personnes intégrées dans neuf études aux résultats contradictoires mais dont l’objectif commun était d’évaluer le risque de développement de démence chez les patients traités pour un cancer de la prostate.

Les résultats ont montré un risque augmenté de 47% de développer une démence pour les patients traités par la thérapie de déprivation androgénique.

En ce qui concerne spécifiquement le risque de développement de la maladie d’Alzheimer, il est accru de 25% chez les patients prenant ce traitement.

Les chercheurs ont conclu que l’impact éventuel de ce traitement sur la fonction neurocognitive devait être discuté en amont avec les patients et que les mécanismes sous-jacents devraient par ailleurs être évalués.

Une thérapie hormonale ralentissant le développement d'une tumeur de la prostate, augmenterait malheureusement le risque de démence.
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:01

https://m.youtube.com/watch?v=rNqzuBO82WI&feature=player_embedded

Des effets de l'aluminium sur l'autophagie. Toxic Story.  Vidéo.
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:25

La chimiothérapie à l'induction suivie par la résection ou l'électroporation irréversible dans le cancer du pancréas localement avancé (IMPALA): (controversé)

une étude prospective de cohorte. Vogel JA, et al. Ann Surg Oncol. 2017.

CONTEXTE: Après la chimiothérapie à l'induction, la résection ou l'électroporation irréversible (IRE) peut encore améliorer la survie chez les patients atteints de cancer pancréatique localement avancé (LAPC). Cependant, les études prospectives combinant ces stratégies manquent actuellement, et les études disponibles ne font que signaler les sous-groupes qui ont complété le traitement. Cette étude visait à déterminer l'applicabilité et les résultats de la résection et de l'IRE chez les patients atteints de LAPC non progressif après la chimiothérapie par induction. Méthodes: il s'agissait d'une étude de cohorte prospective et à centre unique chez des patients consécutifs avec LAPC (de septembre 2013 à mars 2015). On a offert à tous les patients 3 mois de chimiothérapie par induction (FOLFIRINOX ou gemcitabine selon l'état de la performance), suivie d'une laparotomie exploratoire pour résection ou IRE chez les patients présentant des critères d'évaluation de la réponse dans les tumeurs solides (RECIST) 1.1 des tumeurs non éligibles et non éligibles à l'IRE.

RÉSULTATS: Sur 132 patients avec LAPC, 70% (n = 93) ont commencé avec la chimiothérapie (46% [n = 61] FOLFIRINOX). Après 3 mois, 59 patients (64%) avaient une maladie non progressive, dont 36 (27% de la cohorte entière) ont subi une laparotomie exploratoire, ce qui a entraîné 14 résections (11% de la cohorte entière, 39% des patients explorés) et 15 IRE (11% de la cohorte entière, 42% des patients explorés). Après la laparotomie, 44% (n = 16) des patients avaient des complications Clavien-Dindo de grade 3 ou plus, et la mortalité toutes causes de 90 jours était de 11% (n = 4). Avec un suivi médian de 24 mois, la survie globale médiane après la résection, IRE, et pour tous les patients atteints de maladie non-progressive sans résection / IRE (n = 30) était respectivement de 34, 16 et 15 mois. Le taux de résection chez 61 patients recevant le traitement FOLFIRINOX était de 20%.

CONCLUSION: La chimiothérapie à l'induction suivie d'IRE ou de résection dans le LAPC non progressif a conduit à une résection ou à une IRE chez 22% de tous les garçons, avec des taux de survie prometteurs après la résection mais aucun avantage apparent de l'IRE malgré une morbidité considérable. Enregistré au Registre des essais néerlandais (NTR4230). PMID 28560601 [PubMed - tel que fourni par l'éditeur]

La chimiothérapie à l'induction suivie par la résection ou l'électroporation irréversible dans le cancer du pancréas localement avancé
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:58

De l'électricité contre un cancer du cerveau (controversé)

Par Aude Rambaud

De l'électricité contre un cancer du cerveau À droite, cerveau d'un patient de 35 ans présentant un glioblastome (zone sombre à gauche).

Un dispositif diffusant un courant électrique dans le cerveau freine la progression du glioblastome.

C'est le premier progrès depuis dix ans.

Enfin une bonne nouvelle contre le glioblastome, redoutable cancer du cerveau qui touche environ 3000 personnes en France chaque année.

Un traitement semble augmenter le taux de survie à deux ans, une première depuis dix ans dans ce domaine.

Et, contre toute attente, ce traitement n'est ni de la chimiothérapie, ni une thérapie ciblée, pas non plus de l'immunothérapie, mais… un courant électrique!

Des données très encourageantes ont en effet été présentées à Miami, au cours du dernier congrès de neuro-oncologie, en faveur du «Tumor Treating Field», ou TTF.

Cette technique proposée par la société Novocure, basée sur l'île de Jersey au large de la Normandie, consiste à appliquer un courant électrique au niveau du cerveau des malades.

Elle est déjà autorisée aux États-Unis pour traiter des récidives de glioblastome, mais son efficacité est discutée.

Des centres de lutte contre le cancer dans douze pays l'évaluent cette fois en cas de glioblastome nouvellement diagnostiqué.

Six hôpitaux y participent en France à Amiens, Angers, Bordeaux, Lyon, Paris et Toulouse. Analyse sur 315 patients Lancée en 2010, cette étude impliquera 700 patients.

Mais la FDA, l'agence américaine des produits de santé aux États-Unis, a demandé à l'entreprise de publier des résultats à mi-parcours afin de faire une évaluation intermédiaire.

Bien leur en a pris!

L'analyse des 315 premiers patients montre que non seulement le TTF est bien toléré, mais en plus qu'il est beaucoup plus efficace que ce qu'en attendaient les investigateurs! Associé à la chimiothérapie après chirurgie et radiothérapie, il augmente la durée de survie globale avec 43 % de patients vivants à deux ans, contre 29 % avec le même traitement sans TTF.

«Personne ne s'attendait à de tels résultats», reconnaît le Pr Jérôme Honnorat, qui a inclus une quinzaine de patients à l'hôpital neurologique de Lyon.

En pratique, le dispositif repose sur quatre lots d'électrodes à fixer sur un crâne rasé à changer tous les trois jours environ.

Ces électrodes sont reliées à un générateur portatif de 3 kg émettant un courant de faible intensité qui perturbe les divisions cellulaires et ralentit la progression de la tumeur.

Le tout doit être porté en permanence. «Les patients s'adaptent très bien»

Ce procédé lourd et inesthétique a effrayé plus d'un patient au moment de l'inclusion, mais «d'autres ont été séduits par l'aspect non médicamenteux et ont tout de suite adhéré», explique Jérôme Honnorat.

«Les proches apprennent à changer les électrodes et les patients s'adaptent très bien. Ils portent foulard, perruque ou casquette et mettent le générateur dans un sac à dos avec des batteries de rechange.

Ils peuvent ainsi vivre librement sans que leur dispositif soit visible.

Un de mes patients a vécu trois ans avec», raconte le Pr Roger Stupp, coordinateur principal de l'étude à l'hôpital de Zurich (Suisse).

À l'enthousiasme succède cependant la prudence. «Seuls les patients sans troubles cognitifs ou moteurs peuvent utiliser ce dispositif, ce qui représente une partie seulement des malades, car la tumeur altère souvent ces fonctions», explique Jérôme Honnorat.

En outre, «ces données sont partielles et doivent être prises avec précaution à ce stade», rappelle-t-il. Il faudra donc attendre la publication des résultats finaux fin 2016, voire en 2017.

En attendant, Novocure a lancé de nouvelles études avec son dispositif dans d'autres cancers: poumon, ovaire et pancréas.

Autant dire que l'aventure TTF ne fait que commencer.

Une aventure potentiellement très lucrative, à près de 20.000 euros par mois et par patient…

De l'électricité contre le Glioblastome, un cancer du cerveau

https://www.optune.com

De l'électricité contre le Glioblastome, un cancer du cerveau

https://www.novocure.com/features/zeev-bomzon-director-science/

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:52

NOUVEAU TRAITEMENT Glioblastome, une première avancée depuis dix ans

Le Pr. Jérôme Honnorat explique son nouveau traitement contre le glioblastome.

Jérôme Honnorat, professeur de neurologie et neuro-oncologue à l’Hôpital neurologique Pierre Wertheimer de Lyon, explique le mode d’action d’un nouveau traitement diffusant un courant électrique.

Quelles sont les différentes tumeurs cancéreuses du cerveau ?

Pr Jérôme Honnorat. Il en existe deux groupes.

1. Les tumeurs primitives dont les plus fréquentes sont le glioblastome et le méningiome, les autres étant des sous-types.

2. Les métastases secondaires à un cancer primitif. Le plus agressif des cancers primitifs est le glioblastome (moins de 3 000 nouveaux cas par an en France).

Ce type de tumeur survient habituellement à la soixantaine et sa fréquence augmente avec l’âge. Mais on peut l’observer à tous les âges de la vie, par exemple à l’adolescence.

Y a-t-il des symptômes caractéristiques ? Il existe trois signes d’alerte. 1. Le déclenchement d’une crise d’épilepsie (pouvant se manifester par les convulsions d’un membre, une perte de connaissance...) 2. Des maux de tête permanents qui deviennent en quelques jours très sévères et sont accompagnés de nausées et de vomissements. 3. La survenue d’un déficit moteur ou d’un trouble de la pensée. Par quels examens peut-on obtenir un diagnostic fiable ? Un examen d’imagerie cérébrale par scanner ou par IRM oriente déjà vers un premier diagnostic, mais seule la biopsie chirurgicale permet de le confirmer. On a parfois des surprises. Actuellement, de quelles armes dispose-t-on contre les tumeurs cérébrales ? Les bénignes sont traitées par chirurgie si elles sont situées dans une zone où elles ne risquent pas d’entraîner un handicap fonctionnel. En ce qui concerne les tumeurs cancéreuses, on a également recours, quand c’est possible, à la chirurgie, systématiquement associée à une radiothérapie et une chimiothérapie. Le glioblastome est le cancer cérébral le plus difficile à traiter du fait de la rapidité avec laquelle il est susceptible de récidiver. Il infiltre fréquemment les zones fonctionnelles, provoquant très vite un problème neurologique majeur.

Quels sont les handicaps les plus fréquents ? Ils surviennent en fonction de la localisation de la tumeur. Une hémiplégie en cas d’atteinte de la zone motrice, des troubles de la vision, de la parole, de la pensée... En quoi consiste la nouvelle méthode utilisée pour traiter un glioblastome ? Il s’agit de délivrer, au moyen de 24 électrodes placées sur le crâne, de faibles courants électriques alternatifs destinés à perturber la division des cellules cancéreuses. Le but est de ralentir et de bloquer la progression tumorale. Comment se déroule le protocole ? Le malade a le crâne rasé pour qu’on puisse lui poser les électrodes qu’il garde sous un foulard, une casquette ou une perruque pendant plusieurs mois. Les électrodes sont reliées à une batterie de 3 kilos placée dans un sac à dos ou un petit chariot (le poids de la batterie devrait rapidement être réduit). Qui peut bénéficier de ce traitement ? Les malades doivent avoir gardé une certaine autonomie et, notamment, être capables de changer seuls leur batterie. Le procédé peut paraître lourd, mais les patients vivent sans autre contrainte que ce poids supplémentaire. Il n’existe pas de risque particulier en dehors d’irritations cutanées dues aux électrodes. Les personnes qui ont participé à l’étude se sont rapidement adaptées à l’usage de ce dispositif. Quels essais ont déjà démontré son efficacité ? Une vaste étude a été mise en route en 2010 sur 710 patients atteints de glioblastome. Des centres anticancéreux de douze pays l’évaluent actuellement, dont six hôpitaux en France. Des résultats ont été analysés chez 315 patients, qui ont démontré un très net bénéfice pour ceux qui avaient utilisé le dispositif en plus de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Ce traitement a retardé l’apparition de récidive et a permis de longues rémissions. Il s’agit d’une grande première car, au cours des dix dernières années, toutes les recherches thérapeutiques sur les tumeurs cérébrales aboutissaient à des échecs. Quelle sera la prochaine étape ? Les résultats devront être confirmés par l’analyse de tous les patients de l’étude. En cas de succès définitif, ce traitement pourrait-il être utilisé pour d’autres cancers ? Des essais sont en cours pour traiter des cancers primitifs du poumon, de l’ovaire et des métastases cérébrales de cancers pulmonaires.

Par Sabine de la Brosse

Paris Match

Glioblastome : le Pr Jérôme Honnorat, professeur de neurologie et neuro-oncologue à l’Hôpital neurologique Pierre Wertheimer de Lyon, explique le mode d’action d’un nouveau traitement diffusant un courant électrique. (Controversé)

https://www.optune.com

Glioblastome : le Pr Jérôme Honnorat, professeur de neurologie et neuro-oncologue à l’Hôpital neurologique Pierre Wertheimer de Lyon, explique le mode d’action d’un nouveau traitement diffusant un courant électrique. (Controversé)
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:35

200 scientifiques et professionnels de santé signent un appel sur les dangers du triclosan et du triclocarban, deux agents chimiques soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens.

Ils sont notamment utilisés dans les savons antibactériens.

Le triclosan est un biocide (produit qui tue les bactéries) suspecté d’être un perturbateur endocrinien, substance qui dérègle notre système hormonal.

Il est très utilisé dans les produits d’hygiène pour ses propriétés antibactériennes, comme les savons, déodorants ou dentifrices.

Depuis septembre 2016, il est banni aux Etats-Unis par la Food and Drug Administration (FDA) - mais seulement dans les savons antibactériens.

Cependant, on les retrouve encore en nombre dans les autres produits d’hygiène, mais aussi dans des objets de la vie quotidienne qui en sont imprégnés afin d’en limiter la contamination bactérienne : ustensiles de cuisine, jouets, literie, sacs poubelles, etc.

200 scientifiques et professionnels de la santé se sont associés pour signer le "Florence Statement", publié le 20 juin 2017 dans Environmental Health Perpectives, qui avertit que le triclosan et triclocarban, un produit similaire, "ne devraient être utilisés que si leurs effets positifs pour la santé sont prouvés".

Retrouvé dans les cordons ombilicaux "Le triclosan est une étude de cas de toutes les choses qui peuvent mal tourner quand on élabore un produit", alerte Rolf Halden, auteur principal de la déclaration et directeur du Biodesign Center for Environmental Study à l'Université d'Arizona, dans un communiqué. "

"Il contient de la dioxine", un composé chimique connu pour ses effets cancéreux. "Il est détectable dans le lait maternel d’environ 97% des femmes américaines, et dans les bébés à la naissance".

En effet, le triclosan traverse le placenta et a été retrouvé dans des cordons ombilicaux, "ce qui soulève des inquiétudes concernant l'exposition des nourrissons".

Et il n’a pas plus d’effet qu’un savon normal...

Toxique pour la vie aquatique

De notre lavabo aux égouts, le triclosan et le triclocarban se retrouvent rejetés dans la nature. "60% des courants d’eau américains" seraient contaminés, selon la déclaration.

De plus, le triclosan s’accumule dans l’environnement car il résiste naturellement à la dégradation.

Détecté chez les mammifères marins et les poissons à "des niveaux potentiellement assez hauts pour leur causer des dommages", il altère aussi le développement de certaines algues et plantes aquatiques.

"Le terme "d’antibactérien" est trompeur", explique le communiqué, "car ils sont plus toxiques pour la vie aquatique que les microorganismes qu’ils sont supposés éliminer".

"Ils polluent l'eau, l'air et les sols" conclut Rolf Halden.

"Le bon sens nous dicte d'abandonner ces produits chimiques ratés et d'éviter de se servir d'antibactériens quand ce n'est pas nécessaire, ou de se tourner vers des alternatives plus saines et plus vertes" recommande donc t-il.

En plus de ces mesures, le Florence Statement recommande aussi d'afficher la présence de triclosan sur tous les produits qui en contiennent, même ceux qui ne sont pas soupçonnés d'entrainer des problèmes de santé.

En Europe - En janvier 2016, la Commission Européenne a décidé de "ne pas approuver" l’utilisation du triclosan dans les produits d’hygiène en contact avec la peau, comme les savons antibactériens utilisés dans les hôpitaux.

Cette décision entrée en vigueur en 2017, cela signifie donc son interdiction pure et simple.

En revanche, chez les produits cosmétiques, son utilisation est limitée mais toujours permise avec une concentration maximale de 0,3% pour les dentifrices, savons, déodorants, et une concentration max de 0,2% pour les bains de bouche. -

Le triclocarban est interdit en Europe depuis 2008.

Alerte au Triclosan (savons anti-bactériens, perturbateurs endocriniens et dioxine).
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 05:42

Il s'appelle Iset. Il est capable de détecter un cancer avant même la formation des tumeurs grâce à une simple prise de sang.

L'institut Bergonié de Bordeaux s'est équipé de cette machine pour repérer les récidives et tester l'efficacité des traitements.

C'est une avancée majeure. Il s'agit d'une méthode de diagnostique baptisée "Cytopathologie sanguine ISET" (Isolement par la taille des cellules tumorales).

Elle a été mise au point par une équipe de chercheurs parisiens.

C'est une analyse sanguine ce qui permet d'éviter les actes plus lourds du type biopsie ou coloscopie.

Patrizia Paterlini-Bréchot, professeure à Necker, a inventé ISET qui diagnostique précocement un Cancer par une prise de sang Le sang est alors étudié par une machine dont s'est équipé l'Institut Bergonié de Bordeaux.

Avec une tres faible quantité de sang elle va pouvoir isoler les Cellules Cancéreuses Circulantes, celles qui permettent de diagnostiquer un cancer avant même l'apparition de tumeurs.

En moins de 4h on peut savoir si il y a des cellules tumorales.

En revanche cette méthode de ne peux pas dire à ce stade quel organe est touché ni détecter certains types de leucémies ou lymphomes.

Cet ISET permet aussi de savoir si un traitement déjà engagé est efficace ou si si un patient est en récidive.

Et c'est justement ce à quoi va s'atteler l'Institut Bergonié grâce à cette machine.

En France seulement deux laboratoires proposent le dépistage précoce.

Après une phase de recherche l'établissement bordelais pourrait être le suivant.

Pour le moment il faut compter 486 euros pour ce test non remboursé par la sécurité sociale.

Écoutez les précisions du professeur Francois Xavier MAHON Directeur general Institut Bergonie : Bordeaux : un test sanguin révolutionne le dépistage du cancer

Ecoutez Francois-Xavier MAHON Directeur général de l'Institut Bergonié.

Écoutez les précisions du professeur Antoine ITALIALO Cancerologue Institut Bergonié: Bordeaux : un test sanguin révolutionne le dépistage du cancer

Ecoutez les précisions du professeur Antoine ITALIALO Cancerologue Institut Bergonié :

Voyez le reportage complet de Patricia Mondon et Thierry Julien : Vidéos sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux-metropole/bordeaux/bordeaux-test-sanguin-revolutionne-depistage-du-cancer-1283351.html Par C.O Publié le 20/06/2017

Le test sanguin Iset pour détecter un cancer avant même la formation des tumeurs cancereuses.
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 19:39

Corruption, tricheries, conflits d'intêrets, scandales sanitaires ...

Le business de la santé tue !

Entre Bernard Dalbergue, médecin et Anne-Laure Barret, journaliste au JDD.

C'est une réalité que nous préférons ne pas voir : la santé est un marché comme les autres, avec ses tricheries, sa corruption, ses malversations.

Et que dire des médicaments surfacturés, inopérants, dangereux!

L'un d'eux aurait fait récemment 40 000 morts aux Etats-Unis.

En France, il y a le scandale du Mediator! Un médecin et une journaliste révèlent tout dans un livre choc!

https://www.facebook.com/touchepasamongosse/videos/452735378423227/

Corruption, tricheries, conflits d'intêrets, scandales sanitaires ... Le business de la santé tue ! Vidéo.
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