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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 21:41

16/05/2017

08H45 Stockholm (Breizh-info.com) –

Le Parlement suédois a rejeté la semaine dernière 7 motions qui auraient favorisé les vaccinations forcées, tout en déclarant que les politiques de vaccination forcée étaient contraires aux droits constitutionnels de leurs citoyens.

Le Parlement examinait le 10 mai toute une série de mesures concernant la santé publique en Suède.

Parmi ces textes, la vaccination forcée donc : une proposition qui avait déclenché la mobilisation à la fois des opposants à la vaccination, mais également de nombreux suédois qui défendent la vaccination, mais qui ne veulent pas la voir rendue obligatoire.

Ainsi, le NHF Suède (ONG en faveur de la liberté de vaccination) avait adressé un rapport au Parlement en invoquant l’inconstitutionnalité de telles motions.

D’autres organisations étaient elles aussi montées au créneau.

Finalement, les motions ont donc été rejetées, mais le débat n’est pas clos pour autant.

En France, en début d’année, le Conseil d’État a enjoint au ministère de la Santé de prendre des mesures pour rendre disponibles les vaccins obligatoires contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Le vaccin DTP avait été (officiellement) suspendu en 2008 en raison de « complications allergiques », et sa production n’a ensuite jamais redémarré.

L’arrêt de sa commercialisation a donc obligé les parents à recourir à des vaccins combinés, principalement hexavalents, protégeant également contre la coqueluche, l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae de type b, un germe responsable des méningites.

Seulement, les laboratoires arguent d’une impossibilité de reproduire ce vaccin en quelques mois (six mois après une décision du conseil d’état).

Face à cette impossibilité de remettre sur le marché le vaccin DTP, a fortiori dans un délai aussi court, le gouvernement pourrait donc décider de changer les règles en matière d’obligation vaccinale.

Si une obligation vaccinale peut être suspendue par un simple décret ministériel, il faut en revanche un texte de loi pour introduire de nouvelles obligations.

C’est donc la majorité qui sortira des urnes lors des élections législatives de juin qui tranchera sur la question.

Emmanuel Macron avait déclaré le 6 janvier 2017, à Nevers, qu’il fallait « renforcer la couverture vaccinale qui est aujourd’hui trop faible pour être pleinement efficace.».

Un mauvais signe donc, pour les défenseurs de la liberté vaccinale.

Suède : les politiques de vaccination forcée étaient contraires aux droits constitutionnels de leurs citoyens.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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