Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 20:29

Un programme associant alimentation de type paléo, activité physique, gestion du stress, améliore l'humeur et les troubles cognitifs de patients atteints de SEP.

Les traitements médicamenteux de la sclérose en plaques (SEP) ont souvent des effets indésirables.

Aussi, des alternatives sont explorées, qui font souvent appel à un changement de régime alimentaire et de l'exercice physique.

Plusieurs types de régimes sont aujourd'hui en cours d'évaluation. Sclérose en plaques : un régime améliore la qualité de vie

Dans un article paru dans le Journal of The American College of Nutrition, des chercheurs de l’université de l’Iowa donnent les résultats d'un nouveau programme pour améliorer l’humeur et la fonction cognitive.

La SEP est une maladie qui s’aggrave généralement avec le temps.

Le système immunitaire attaque le système nerveux, ce qui peut altérer la motricité, la vue, la parole.

Environ 60% des patients atteints de SEP rencontrent des problèmes cognitifs, comme des troubles de l’attention ou de la mémoire. Ils sont aussi souvent touchés par l’anxiété et la dépression, ce qui peut aggraver les déficits cognitifs.

Des résultats dès les premiers mois L’objectif de cet essai clinique était de savoir si un programme alliant plusieurs interventions non-médicamenteuses pourrait améliorer ces fonctions chez des adultes souffrant de SEP progressive.

Le programme de 12 mois incluait un régime paléo modifié, des exercices visant à fortifier les muscles du tronc et des membres inférieurs, une stimulation neuromusculaire électrique et une gestion du stress par la méditation et l’automassage.

Les participants ont complété des questionnaires à 3, 6, 9 et 12 mois.

Le régime paléo modifié comprenait des aliments «recommandés» (légumes verts, légumes riches en composés soufrés comme le chou, le brocoli, fruits et légumes très colorés) et des aliments «encouragés» (protéines végétales et animales, algues, laits végétaux).

Etaient exclus gluten, œufs, produits laitiers.

Dans un régime paléo "strict", les oeufs sont autorisés.

Résultats :

Plus les participants ont adhéré au programme, plus les améliorations à 12 mois ont été grandes pour ce qui est de l’anxiété, la dépression, les fonctions cognitive et exécutive.

Les améliorations de l’humeur et de la fonction cognitive étaient surtout liées à l’adhérence au régime paléo modifié, plus qu'au volume de sport ou à la gestion du stress.

Les améliorations des états anxieux et dépressif étaient évidents après quelques mois, alors que pour la fonction cognitive, il fallait attendre plus longtemps.

Un million de dollars pour mener d'autres études L'étude a été conduite par le Pr Terry Wahls, une professeure de médecine de l’université de l'Iowa, et ses collègues.

Ce médecin a reçu une subvention d'un million de dollars pour évaluer l’efficacité des changements alimentaires sur les symptômes de la sclérose en plaques.

Elle-même diagnostiquée avec une SEP en 2000, elle a, pour se soigner, recueilli et analysé des centaines d’études sur le lien entre l’alimentation et la physiologie du système nerveux.

Elle en a conçu un régime alimentaire inspiré du régime paléolithique. Elle a suivi ce régime à partir de 2007.

Six mois plus tard, elle marchait sans cannes, et neuf mois plus tard, se déplaçait à vélo.

Son régime exclut les céréales, le sucre, les œufs, les produits laitiers, les légumineuses, et privilégie les fruits, les noix, le poisson, la viande et les légumes - ce que nos ancêtres du Paléolithique consommaient.

Ce programme a des points communs avec celui exposé par Julien Venesson dans "Vaincre la sclérose en plaques".

Lire : Julien Venesson "Comment j'ai mis au silence la sclérose en plaques de ma femme."

Cette première étude suggère donc qu'un programme comprenant un régime paléo modifié, de l’exercice, une stimulation électrique et une gestion du stress peut améliorer l’humeur et les symptômes cognitifs des patients atteints de SEP.

Cependant, il faut noter qu'il n'y avait pas de groupe de contrôle, ce qui limite les conclusions qu'on peut en tirer.

D'autres études seront bientôt publiées.

Régime paléo et SEP, Dans un article paru dans le Journal of The American College of Nutrition.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article

commentaires