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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:34

Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot, Delphine Batho, José Bové... au total, sept personnalités ont fait analyser la présence de pesticides et autres phtalates dans une mèche de leurs cheveux à la demande de l’association Générations Futures.

Les résultats sont alarmants.

Même les personnalités les plus écolos n’échappent pas aux perturbateurs endocriniens.

C’est ce que démontre une étude que publie ce jeudi l’association Générations Futures.

Les cheveux de sept personnalités de l’écologie française ont été analysés, comme ceux de Nicolas Hulot, du photographe Yann Arthus-Bertrand ou de la députée Delphine Batho.

Et les résultats sont inquiétants. «Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens (de 36 à 68 par personne) bien que quatre familles de substances chimiques seulement aient été recherchées», souligne Générations Futures dans son rapport.

Les quantités de perturbateurs endocriniens retrouvées sont 17,5 fois plus élevées chez la personne la plus contaminée (Isabelle Autissier) que chez la moins contaminée (Delphine Batho), «ce qui montre clairement que l’exposition des personnes n’est pas uniforme mais varie considérablement en fonction de l’environnement dans lequel elles évoluent et ont évolué», ajoute l’ONG.

Bisphénol, phtalate, PCB... 68 perturbateurs endocriniens au total ont ainsi élu domicile sur la tête de l’ancienne navigatrice Isabelle Autissier.

C’est elle qui obtient le pire score. «[Je suis] terrifiée par ces résultats, d’autant plus que j’essaye de manger bio, je ne me mets quasiment rien sur ma figure, chez moi je n’ai pas de produits ménagers..., réagit Isabelle Autissier, selon le site de franceinfo.

Du coup, j’ai mis cela en rapport avec le fait que j’ai travaillé dans des chantiers de construction de bateaux, raconte la navigatrice (...) où j’ai manipulé des produits qui sont très mauvais pour la santé, des colles, des peintures, des solvants...

D’autant plus qu’il y a 20 ans ou plus, on ne prenait aucune précaution.» L’eurodéputé écologiste José Bové, lui, en a 48... et a du mal à y croire: «Quand j’ai regardé la liste, je me suis dit, ce n’est pas possible, décrit-il, interrogé par franceinfo. Trois PCB, 11 plastifiants, des pesticides, un insecticide, alors que je n’en ai jamais utilisé sur mon exploitation agricole!»

Logiquement, poursuit le site internet, ce sont les plus jeunes qui obtiennent les résultats les moins mauvais, comme 19 pour le candidat à la présidentielle d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot.

De nombreux perturbateurs du système endocrinien (PE) existent, dans l’environnement quotidien ou professionnel: produits chimiques synthétiques, hormones de synthèse, traitements médicamenteux…

Ils peuvent interférer avec le fonctionnement normal du système hormonal et créer ainsi des effets nocifs sur la santé humaine, animale et la biodiversité.

L’analyse réalisée pour Générations Futures a porté sur quatre familles de PE: bisphénols, phtalates, PCB (polychlorobiphényles) et pesticides.

Deux cents molécules ont été recherchées.

La publication de cette étude intervient deux jours après la parution d’une enquête de l’UFC-Que Choisir selon laquelle des centaines de produits d’hygiène et de beauté contiennent des substances «indésirables», dont des PE.

L’Union européenne doit à nouveau tenter le 28 février de se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, ce qui permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter leur impact sur la santé.

Lefigaro.fr avec l'AFP

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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