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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 20:25

Le microbiote fécal congelé fonctionne bien

Par Mme Aude Rambaud (Boulogne)

La transplantation de microbiote fécal congelé est aussi efficace que celle de matière fraiche chez les adultes en cas d’infections à Clostridium difficile récidivantes en terme de résolution des diarrhées. Une nouvelle option intéressante compte tenu des avantages de disposer d’échantillons congelés. Ces travaux sont parus dans le Jama.

Le microbiote fécal congelé serait aussi efficace que le frais en cas d’infections récidivantes ou persistantes à Clostridiumdifficile. C’est ce que révèlent des chercheurs canadiens qui ont comparé ces deux sources pour traiter des patients adultes.
Compte tenu des contraintes de prélèvement de microbiote fécal en cas de besoin, disposer de matière congelée faciliterait grandement le développement de cette intervention consistant à transplanter du microbiote fécal prélevé chez une personne saine chez un individu développant des infections à Clostridium difficile à répétition ou résistante aux traitements, dans l’espoir de rééquilibrer sa flore en faveur d’un moindre développement de cette souche pathogène.
Pour le savoir, les chercheurs ont mené un essai randomisé de non infériorité en double aveugle auprès de 232 adultes éligibles recrutés dans six CHU canadiens. La moitié d’entre eux a reçu du microbiote congelé et l’autre moitié du microbiote frais.
Après treize semaines, les résultats en termes de résolution des diarrhées sans rechute étaient équivalents entre les deux groupes, sans différence en termes d’effet indésirable. En intention de traiter, 75% des patients ayant reçu le microbiote congelé ont été soulagés et 70% de ceux qui ont reçu le microbiote frais. Et en per protocole, les chiffres étaient respectivement de 83,5% et 85%.
Les auteurs n’ont par ailleurs révélé aucune différence concernant les effets indésirables.

Référence :
Christine H. Lee et al.
Frozen vs Fresh Fecal Microbiota Transplantation and ClinicalResolution of Diarrhea in Patients With Recurrent Clostridiumdifficile Infection
A Randomized Clinical Trial

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 14:08

Selon une étude japonaise récemment publiée dans la revue spécialisée de l'American Diabetes Association, Diabetes Care, la consommation régulière de pommes de terre accroît de façon significative le risque de diabète de type 2.

On savait déjà que cet aliment était un féculent à index glycémique rapide, mais sa nocivité pour l'équilibre du diabète n'était pas à ce point suspectée. Lorsqu'elles sont servies chaudes, et quelle que soit la manière de les cuisiner (à l'eau, frites ou en purée), les pommes de terre sont digérées encore plus vite par l'estomac, ce qui augmente le taux de sucre dans le sang.

Les chercheurs du Osaka Center for Cancer and Cardiovascular Disease ont analysé les données de plusieurs études menées entre 1984 et 2010 auprès de 200 000 volontaires professionnels de santé ne présentant aucun antécédent de problèmes cardiaques. Grâce à des questionnaires poussés sur les habitudes alimentaires des participants, ils ont pu comparer la consommation de pommes de terre et le risque de développer un diabète de type 2. Seulement deux à quatre portions de 150 g de cet aliment par semaine suffisent à augmenter ce risque de 7 %. Il s'accroît de 33 % à partir de 7 portions hebdomadaires.

Le Dr Muraki, principal auteur de cette étude, conseille de remplacer les pommes de terre par d'autres féculents comme « du riz, du quinoa ou du maïs qui, eux, ont montré qu'ils réduisaient le risque de diabète de type 2 ». Rappelons qu'en France, 2,5 millions de personnes sont touchées par cette maladie chronique, soit 4 % de la population.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 11:06

Combien le corps humain renferme-t-il de bactéries ?

11/01/2016

Staphylococcus epidermidis (gauche), Enterococcus faecalis : bactéries respectivement présentes sur la peau et dans l'intestin. AP/SIPA

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une étude publiée dans la littérature biomédicale ne vienne affirmer ou souligner l’importance du microbiote – l’ensemble des bactéries hébergées par un être humain, principalement au niveau intestinal – sur le fonctionnement physiologique de l’organisme ou dans telle ou telle maladie. Très souvent, les articles mettent en avant que le nombre de bactéries qui tapissent la surface des intestins, de la peau, la muqueuse buccale et la conjonctive de l’œil, est dix plus importante que celui de nos propres cellules. Il arrive même parfois de lire que ce rapport est de 100/1. Autrement dit, que chaque homme et femme héberge une plus grande quantité de bactéries que de cellules humaines.

C’est cette affirmation, maintes et maintes fois répétée depuis des années dans les revues scientifiques et médicales (et récemment dans la presse grand public) qu’ont voulu vérifier des chercheurs israéliens. A vrai dire, en 2014, un biologiste des Instituts américains de la santé (NIH), Judah Rosner, avait déjà émis de sérieux doutes sur la validité de ce ratio 10/1 entre bactéries et cellules humaines.

Les chercheurs israéliens se sont livrés à une analyse approfondie des publications faisant état d’une estimation de notre fameux capital bactérien. Ils sont ainsi remontés à un article publié en 1977 qui rapportait qu’environ 1014 bactéries résident dans le côlon. En d’autres termes, cent mille milliards de microbes élisent habituellement domicile dans notre gros intestin. De fait, presque tous les articles récents relatifs au nombre de bactéries composant chez l'homme la flore bactérienne de l'intestin (microbiote intestinal) repose directement ou indirectement sur cet article de 1977, qui lui-même reprend le chiffre d’une publication parue en 1972. L’estimation de ce dernier article, selon laquelle le tube digestif contient donc 1014 bactéries intestinales, repose sur la supposition que 1011 bactéries sont présentes par gramme de contenu du tube digestif, lequel représente environ 1 litre (soit 1 kg, donc 1000 g).

C’est ce chiffre de 1014 que contestent Ron Milo et Ron Sender de l’Institut des sciences Weizman (Rehovot, Israël), ainsi que Shai Fuchs (qui travaille aujourd’hui à l’Hôpital des enfants malades de Toronto, Canada). Ils mettent en avant que le nombre de bactéries dans les régions du tube digestif situées en amont du gros intestin est négligeable en comparaison à celui-ci. Ainsi, selon eux, une densité bactérienne de 1011 bactéries par gramme ne vaut que pour le côlon.

Dans un article, posté sur bioRxiv, site d’archives de prépublications scientifiques en biologie, ces chercheurs battent en brèche l’idée très largement répandue selon laquelle on compte dix fois plus de bactéries dans l’intestin que de cellules composant le corps humain. Leurs estimations tiennent compte d’un vaste corpus de données expérimentales récentes, notamment d’analyses du contenu en ADN permettant de déduire le nombre de cellules contenus dans différents organes, ainsi que de calculs du volume de ces derniers à partir de l’imagerie médicale.

Ces chercheurs estiment que le nombre total de bactéries hébergées par un « homme de référence » (comprendre un être humain âgé de 20 à 30 ans, pesant 70 kg et mesurant 1,70 m) est de 3,9.1013, avec une marge d’erreur de 25 %. Au total, les cellules sanguines représenteraient environ 90 % de la totalité des cellules du corps humain. Un homme standard serait, lui, composé de 3.1013 cellules, autrement dit de 30 mille milliards ou encore 30 billions de cellules, là encore avec une marge d’incertitude de 2 %.

Selon les auteurs, les globules rouges (qui comptent parmi les plus petites cellules) représentent 84 % de la totalité des cellules du corps humain, les plaquettes sanguines 4,9%, les lymphocytes (globules blancs) 1,6 %, les cellules endothéliales qui tapissent l’intérieur des bronches 4,9 %, les cellules endothéliales qui recouvrent l’intérieur des vaisseaux sanguins 2,1 %, les cellules de la moelle osseuse 2,5 %, les cellules graisseuses (adipocytes) 0,2 %, etc. Au terme de leurs calculs et de leur analyse, il ressort néanmoins que le poids des globules rouges ne serait finalement que de 2,5 kg, alors que celui des adipocytes serait de 13 kg et celui des cellules musculaires de 20 kg. Ainsi, selon les chercheurs, 75 % de la masse cellulaire totale serait constituée par deux types cellulaires : les cellules graisseuses et les cellules musculaires, toutes deux de grande taille. Il existerait donc un surprenant décalage entre le nombre de certains types de cellules et leur masse.

Cette analyse quantitative doit encore être évaluée par des experts (processus du peer-review ou relecture par les pairs) avant d’être publiée dans une revue scientifique. Il n’empêche. Elle fait voler en éclat le mythe selon lequel le nombre de bactéries surpasserait de très loin celui des cellules humaines. En effet, le ratio bactéries/cellules humaines, loin d’être de 10/1 comme on le lit partout, serait plutôt proche de 1/1. Plus précisément, il avoisinerait 1,3/1. En d’autres termes, « le nombre de bactéries dans nos corps est en fait du même ordre que le nombre des cellules humaines », soulignent les auteurs. Cette nouvelle estimation à la baisse du rapport bactéries/cellules de 10/1 à quasiment 1/1 ne saurait cependant conduire à une sous-estimation de l’importance du microbiote, insistent les auteurs. Pour autant, ils se déclarent « convaincus qu’un nombre [de bactéries] largement mentionné [dans les publications] devrait être basé sur les meilleures données disponibles ».

Comme pour se faire mieux comprendre, les chercheurs concluent, le plus sérieusement du monde, en précisant que le nombre de bactéries et de cellules humaines est finalement semblable, à tel point qu’il se peut que chaque défécation, en expulsant son lot de matières fécales, rétablisse le ratio bactéries/cellules humaines en faveur de ces dernières. Entre bactéries et cellules humaines, l'équilibre numérique se joue donc peut-être aux toilettes.

Marc Gozlan, journaliste à Sciences et Avenir

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 11:02

Borréliose de Lyme, l’inquiétude d’un prix Nobel de médecine

Publié le 14 novembre 2013

Les tiques ne sont pas les seuls insectes hématophages qui transmettent la maladie de Lyme

C’est une maladie très sous-estimée, la Borréliose de Lyme, due à des bactéries transmises par des insectes hématophages comme les tiques, qui est en train faire des ravages sanitaires en France. Méconnues et négligées, ces bactéries sont à l'origine de maladies neuro-dégénératives, auto-immunes, psychiatriques, inflammatoires, chroniques, etc toutes mal diagnostiquées et donc mal traitées. Un pharmacien de Strasbourg se bat depuis 17 ans pour faire reconnaître la véritable ampleur de cette maladie. Le Prix Nobel de Médecine Luc Montagnier confirme l’importance du phénomène.

La maladie de Lyme ou Borréliose de lyme est connue depuis longtemps. Elle a été décrite pour la première fois en 1894 par le Dr Pick-Herxheimer. Puis en 1907, Swellengrebel crée l'appellation "Borrelia" en l’honneur du Professeur Amédée Borrel dont il était l’ami, pour y classifier les bactéries pathogènes des « fièvres récurrentes épidémiques ». En 1910, le dermatologue suédois Arvid Afzelius décrivit une lésion dermatologique en forme d’anneau, et pensa que cela était dû à une tique. Enfin, en 1972, il y eu l'apparition des premiers cas d’arthrite épidémique simulant des poussées de polyarthrite rhumatoïde chez des sujets jeunes dans trois communes des USA, à l’Est du Connecticut : Lyme, Old-Lyme et East Haddam, d’où le nom de maladie de Lyme aux USA et de borréliose de Lyme, en Europe.

Frontière étanche: 10 000 cas en France, 1 million en Allemagne

En France, il est estimé qu'il y a entre 5000 et 10 000 nouveaux cas par ans. Mais comme cette maladie ne fait pas partie des maladies dîtes à "déclaration obligatoire" par les médecins, son estimation réelle est vague. Et d'autant plus que certaines données alertent sur son ampleur réelle. Par exemple, en Allemagne où le suivi de cette maladie est plus précis, en 2010, il y a eu un million de cas recensés. La frontière semble étrangement étanche. Le diagnostic de la maladie est difficile à réaliser tant il y a de symptômes possibles (jusqu'à 800): douleurs, inflammation des articulations, céphalées, dermatites, troubles oculaires, fatigue, dépression, etc. Le point le plus crucial dans le sous-diagnostic de cette maladie est que les tests de dépistages commercialisés par le Laboratoire Bio-Mérieux sont inadaptés au dépistage des bactéries Borrélies Européennes et laissent passer ainsi jusqu'à 70% des porteurs infectés. Le teste dit "ELISA" a tout simplement été calibré pour la détection des Borrélies de la côte Est des Etats-Unis alors qu'en Europe, nous sommes exposés à un large éventail de la famille des Borrélies . La plus rependue est la borrélie burgdorferi mais il y a également la borrélie afzelii, garinii, spielmani, valesiani, lusitaniae, etc.. et toutes déclenchent des pathologies diverses et lourdes.

Les Borrélies, de redoutables bactéries

Si les Borrélies sont particulièrement redoutables, c'est qu'elles sont très élaborées pour de simples bactéries. Elles sont douées pour de multiples adaptations grâce à leur génome important qui leur permet la production de protéines de surface voisines des tissus où elles se trouvent. Ce qui leur permet de se cacher du système immunitaire qui alors ne produit pas d’anticorps, donc le dépistage est souvent négatif. Elles ont par ailleurs une étonnante faculté à l'enkystement dans des conditions défavorables et sous forme réduite à 1% du volume initial ce qui les rend invisibles au microscope. Elles sont dotées d'une structure de surface, capable d’assurer à la fois des systèmes de défense (résistance aux antibiotiques), des échanges d’informations entre elles et pouvant servir de mode de reproduction.

Toutes ces facultés rendent les bactéries Borrélies particulièrement dangereuses et proliférantes. Quelques exemples médicaux documentés apportent un éclairage saisissant sur ces bactéries. Comme elles sont capables de produire des protéines de surface voisines des tissus où elles se trouvent, lorsqu'elles sont au niveau de la thyroïde par exemple, elles vont produire des protéines de surface voisines des protéines environnantes, ceci leur permettant de se cacher de notre système immunitaire qui ne produit donc pas d’anticorps contre elles. Si maintenant elles se déplacent vers d’autres tissus, le système immunitaire va réagir et fabriquer des anticorps contre ces protéines de surface qui n’ont pas à être ailleurs que dans la thyroïde. Et par la suite ces mêmes anticorps vont s’attaquer aux protéines de la thyroïde et donc aux tissus de la thyroïde, ce qui caractérise une maladie auto-immune (Thyroïdite de Hashimoto). Il en est certainement de même pour toutes les autres maladies auto-immunes (SEP, diabète, SLA, allergies, etc) dont une partie serait la conséquence d’une borréliose.

Des cas inquiétants de maladies neurologiques et psychiatriques

Les bactéries peuvent aussi modifier la communication neuronale par les toxines produites ou de par sa structure externe. Soit de façon indirecte: les borrélies possèdent des flagelles composés d’une protéine appelée flagelline. Les lymphocytes produisent des anticorps anti-flagelline. Comme la myéline (qui compose la gaine de nos nerfs) est de structure chimique très voisine de la flagelline, ces anticorps s’attaquent alors à la myéline. En détruisant cette myéline la conduction nerveuse est perturbée puis bloquée. Soit de façon directe: en envahissant les cellules cérébrales, car les borrélies ont la faculté de s’enkyster sous forme réduite, ce qui leur permet de passer la barrière hémato-encéphalique et de se redévelopper dans des conditions plus favorables. Après avoir atteint l’intérieur des cellules nerveuses elles entrainent : schizophrénie, autisme, Parkinson, Alzheimer, dépression, AVC.

Les tiques sont porteuses mais aussi: araignées, poux, moustiques, taons

Les ravages sanitaires des Borrélies ne s'arrêtent pas là. Le pharmacien Bernard Christophe, qui se consacre à cette maladie depuis 17 ans, a, avec l’expérience de plus de 15 000 cas, pu rencontrer des cas aussi divers que: polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaques, spondylite ankylosante, dépressions, migraines inexpliquées, hypertension, extrasystoles, troubles du rythme cardiaque, Alzheimer, Parkinson, et de nombreuses affections neurologiques et psychiatriques. La piste de la Borréliose de Lyme échappe d'autant plus facilement que tous ces sujets ne se souvenaient pas avoir été mordus par une tique ou ne l'avaient même pas été. C'est que la tique, n'est qu'un des porteurs des bactéries, d'autres insectes hématophages sont également porteurs, on compte ainsi comme vecteur de contamination: taons, araignées, poux, puces, aoûtats et autres insectes piqueurs. Les symptômes peuvent apparaître des années et mêmes plusieurs décennies après une piqûre infectante. Dernier problème de taille, les traitements classiques par antibiothérapies, surtout au stade tardif et chronique de la maladie sont souvent décevants et inadaptés. Les borrélies sachant se protéger ou se cacher dans les cellules.

Un point chaud : les transfusions sanguines

Au regard de toutes ces informations scientifiques, un problème d'ampleur nationale se profile, celui des transfusions sanguines. L’argument selon lequel les éléments du sang seraient chauffés depuis le scandale du sang contaminé (SIDA) n’est pas valable, bien qu’il soit reconnu que les borrélies « actives » sont sensibles à la chaleur. En réalité de nombreuses borrélies sont enkystées dans les cellules sanguines et sous cette forme elles sont extrêmement résistantes. C’est sous cette forme qu’elles sont transfusées et peuvent resurgir bien plus tard quand les conditions deviennent favorables à leur développement. D’ailleurs des études sur souris ont confirmé cette thèse et il n’y a pas de raison que cela se passe différemment chez l’humain.

Le Prix Nobel de Médecine, Luc Montagier, confirme

Il semble qu'il y ait un grave problème de sous diagnostic de la Borrélios de Lyme. Serait-il du à la défectuosité des tests courants (test ELISA)?

Pr Montagnier: "Les diagnostics sérologiques courants de l'infection a Borrelia chronique ne sont effectivement pas très fiables!

Pour palier à ce problème, nous disposons d'un test moléculaire que nous avons développé de notre côté, ( PCR: Polymerase Chain Reaction ) très spécifique et sensible, mais ce test ne reconnaît que B. burgdorferi et les espèces proches, c'est a dire les infections de la cote Est Américaine. Nous continuons a développer des tests PCR pour les infections européennes .

D'autre part nous savons que dans ces infections chroniques quelque soit le germe bactérien en cause, il existe dans le sang des formes dérivées de l'ADN bactérien émettant des signaux électromagnétiques. Leur analyse permettra à terme ainsi de détecter indirectement l'infection chronique qui peut se cacher dans certains tissus."

Il y aurait environ 1 million de transfusions sanguines par an en France. Pensez-vous qu'il y a un vrai risque sanitaire à l'échelle du pays ?

Pr Montagnier: « Il serait en effet très indiqué de détecter la présence de germes inconnus, virus ou bactéries, par cette technologie nouvelle (PCR) dans les dons de sang destinés aux transfusions ».

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 10:33

3 à 5 % de la population adulte souffrent d'apnée du sommeil, un trouble nocturne de la respiration qui se traite habituellement par le recours à la ventilation, le port d'une prothèse dentaire ou une intervention chirurgicale

Le Pr Frédéric Chabolle, chef du service ORL à l'hôpital Foch de Suresnes, vante l'efficacité d'une nouvelle solution thérapeutique indiquée pour les cas d'apnée sévère dus à une langue trop volumineuse. Ce système implantable, comparable à un pacemaker, est capable de corriger la fréquence et la durée des arrêts respiratoires grâce à un stimulateur électrique implanté sous la clavicule et auquel sont reliées deux électrodes. L'une d'elles « va détecter l'arrêt respiratoire et envoyer l'information au stimulateur qui active l'électrode de la langue, laquelle, propulsée vers l'avant, ouvre la voie respiratoire », explique le Pr Chabolle.

L'intervention, d'une durée de quarante-cinq minutes, est réalisée sous anesthésie générale et en ambulatoire. Le réglage de l'intensité de la stimulation se fait en passant une nuit dans un laboratoire du sommeil.

Une étude internationale parue dans le New England Journal of Medicine a montré un taux de réussite très important de cette méthode, avec un recul de plus de deux ans sur 120 patients atteints d'apnée très sévère. Il existe toutefois des contre-indications à l'implantation du dispositif : une obésité majeure, un âge de plus de 65 ans et une forte fréquence d'arrêts respiratoires (plus de 60 par heure).

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 20:32

Une étude américaine menée chez des souris modèles de la maladie neurodégénérative montre qu'elles ont un profil d'odeur urinaire anormal.


PROTOCOLE. La maladie d’Alzheimer est caractérisée par l’accumulation de plaques amyloïdes renfermant une grande quantité de peptides Aß, provenant d'un mauvais clivage d'une grosse protéine, l'APP. Des souris servent à reproduire la physiopathologie de cette maladie neurodégénérative. Elles sont génétiquement programmées pour exprimer en abondance dans leur cerveau le précurseur de la protéine amyloïde humaine (APP). L’ADN de ces animaux de laboratoire renferme des mutations du gène APP observées chez l’homme.

C’est ce modèle murin, largement utilisé en recherche, dont se sont servis des scientifiques américains pour tester leur hypothèse. Un marqueur existe-t-il dans l’urine de ces rongeurs qui permettrait de renseigner sur la survenue de la maladie et puisse être utilisé en complément d’autres biomarqueurs présents dans le liquide céphalo-rachidien (dans lequel baigne le cerveau et la moelle épinière) et/ou dans le sang ?

Les chercheurs en neurosciences de la faculté de médecine de la Case Western Reserve University (Cleveland, Etats-Unis) ont enregistré par chromatographie gazeuse, combinée à la spectrométrie de masse, par rapport à des souris normales, la présence d’un profil aberrant en composés volatiles dans l’urine des souris génétiquement manipulées pour surexprimer le gène muté APP. Ils ont ensuite déterminé si ces pics de substances odorantes dans l’urine de rongeurs pouvaient effectivement permettre de prédire qu’ils surexprimaient le gène APP. Les résultats de cette étude, publiés dans la revue Scientific Reports, éditée par le groupe Nature, indiquent que ce profil anormal a permis de correctement identifier les rongeurs modèles de la maladie d’Alzheimer dans plus de 84 % des cas. Ces données pourraient traduire une éventuelle signature d’odeur volatile associée à la maladie d’Alzheimer.

DIAGNOSTIC. Ces résultats préliminaires, répétons-le à ce jour uniquement observés dans un modèle animal, doivent être confirmés par d’autres équipes. Ils laissent néanmoins entrevoir une piste possible vers l’identification de marqueurs urinaires. Reste bien sûr à déterminer s’ils seraient fiables, et surtout utiles en biologie clinique, dans une stratégie diagnostique précoce, avant l’apparition des symptômes manifestes de la maladie neurologique.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 07:31

Existe-t-il une alternative aux antibiotiques ?

« face à la résistance aux antibiotiques, une poignée de spécialistes se battent pour que soit reconnue une nouvelle méthode de lutte, au moyen de «virus guérisseurs» appelés bactériophages ».


Des patients « qui devaient être amputés faute d’efficacité des antibiotiques, [et] ont été guéris [ou sont] toujours traités au moyen de ces virus «mangeurs de bactéries» appelés bactériophages (ou plus simplement phages), dont on semble redécouvrir l’intérêt médical aujourd’hui ».
La « phagothérapie » est une « méthode thérapeutique [qui] repose sur l’usage d’un micro-organisme vivant très particulier, 50 à 100 fois plus petit qu’une bactérie et invisible, le phage (du grec phagein : manger) ».

Le quotidien observe que « la majorité d’entre eux ressemblent un peu aux petits hommes verts martiens, comportant une tête, un corps en forme de tube et six pattes. Bref, la morphologie idéale pour s’agripper sur une bactérie et lui injecter, comme le ferait une seringue, son ADN qui, tout en donnant naissance à des centaines de particules virales, tue la bactérie en moins de 30 minutes au moyen d’enzymes appelées lysines ».

Alain Dublanchet, médecin microbiologiste, ancien chef de service au centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges, « principal défenseur de la phagothérapie aujourd’hui en France », remarque qu'« on recense entre 6 000 et 7 000 ”espèces’’ différentes de phages ». « pour traiter une infection chez un malade, il est nécessaire de bien identifier l’espèce ou les espèces de bactéries pathogènes impliquées. Ensuite, on vérifie que le phage choisi pour traiter est bien spécifique de la bactérie ».
« Afin d’augmenter son efficacité, on «exalte» sa virulence en le cultivant plusieurs fois de suite en présence de la bactérie infectieuse. Enfin, on peut l’administrer sous des formes variées (application directe sur la plaie, ingestion, inhalation, en suppositoire…). Il se multiplie tant qu’il rencontre la bactérie à éliminer », continue le journal.
« l’arrivée des antibiotiques […] a fait tomber en désuétude le recours aux phages. Toutefois, aujourd’hui, face au développement des résistances bactériennes aux antibiotiques, les impasses thérapeutiques peuvent avoir des conséquences dramatiques : chaque année, les infections bactériennes tuent 4.000 personnes en France, 25.000 en Europe. Alors, pourquoi ne pas renouer avec une thérapeutique qui, pour des raisons politiques et économiques, ne s’est maintenue que dans les pays de l’Est ? ».
« en France, une poignée de chercheurs et de médecins bataillent auprès des autorités sanitaires nationales pour réhabiliter la phagothérapie. Ils réclament davantage de recherches et d’essais cliniques probants pour valider les phages comme médicaments ».
en avril [2015], à l’hôpital de Colombes, une équipe Inserm-Institut Pasteur-université Paris-Diderot menée par Jean-Damien Ricard et Laurent Debarbieux a réussi à traiter des souris souffrant d’une pneumonie grave à colibacille au moyen de phages inhalés. La survie a été de 100%, sans effets indésirables, et la vitesse de guérison a été équivalente à un traitement avec un antibiotique de référence à haute dose ».
« trois projets de recherche sont en cours. Deux études sont menées avec la start-up Pherecydes Pharma. À Clamart, une équipe de l’hôpital Percy teste la phagothérapie dans des infections cutanées chez les grands brûlés. Un projet multicentrique (France, Belgique, Suisse), doté de 5 millions d’euros, financé par la Commission européenne et nommé Phagoburn ».
« L’autre étude, appelée Phosa, a pour objectif, en collaboration avec la start-up Clean Cells à Nantes, de préparer des solutions de phages spécifiques aux infections ostéo-articulaires à staphylocoque, qui seront notamment testées à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. Enfin, au CHU de Nîmes vont être testés des phages pour traiter le pied diabétique (projet PhagoPied) »,

Date de publication : 12 Jan. 2016

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 07:23

Le Pr Guido Kroemer, la cellule entre la vie et la mort.
Prix Galien 2015


Le Pr Guido Kroemer, médecin et docteur ès sciences, est l’un des chercheurs européens les plus brillants en biologie cellulaire.


Il a opéré une redéfinition de l’apoptose et a été l’initiateur d’autres révolutions scientifiques dans les concepts d’autophagie et d’immunogénicité des cellules cancéreuses en apoptose.

Des réponses, l’équipe du Pr Guido Kroemer, qui compte à son actif plus de 900 publications dans les plus grandes revues scientifiques, en a apporté plus d’une. Pourtant, « dans le processus scientifique ce n’est pas si important de trouver des réponses, estime un brin provocateur le Pr Guido Kroemer, praticien hospitalier à l’hôpital européen Georges-Pompidou et professeur à l’université Paris-Descartes, directeur de recherche à l’INSERM et au Gustave Roussy Cancer Campus. Ce qui compte le plus c’est d’inventer des questions, de poser les bonnes questions ».


Ce questionnement sans interdit, comme démarche fondamentale, explique beaucoup du parcours exceptionnel de ce médecin chercheur d’origine allemande à la double nationalité espagnole et autrichienne, qui se qualifie lui-même d’« hybride européen ». Avec sa grande équipe de 45 personnes, ce n’est pas un, mais plusieurs changements de paradigme qu’il a proposés en biologie cellulaire. Trois grands domaines de recherche fondamentale ont ainsi connu une véritable révolution : l’apoptose, l’autophagie et la réponse immunitaire liée à la mort des cellules tumorales.


La cellule stressée entre la vie et la mort


« Au début de ma carrière, je travaillais sur une thématique très différente, la déplétion des cellules T dans le contexte de l’autotolérance, se souvient-il. La question de l’induction de l’apoptose de ces cellules m’a fait me recentrer dès 1993 sur la mort cellulaire. Pendant une dizaine d’années, nous avons étudié les mécanismes de décision entre la vie et la mort d’une cellule stressée. »


La question était de situer le point de non-retour qui conduit la cellule à la mort.


Très vite en 1994, son équipe montre que cela se joue au niveau de la mitochondrie.


« La perméabilisation de la membrane mitochondriale est le point de non-retour du processus létal, et ainsi définit l’entrée en apoptose, détaille le chercheur. Pour être précis, on peut distinguer la mort cellulaire programmée, celle du tissu adulte et qui est inscrite dans le développement, et la mort cellulaire régulée, qui correspond à la réponse au stress cellulaire. Il y a aussi la mort accidentelle, non régulée en réponse à un stress chimique ou physique ; il n’y a pas le temps pour le changement morphologique caractéristique de l’apoptose, réduction de la taille du noyau puis fragmentation. »


La mort cellulaire programmée, jusque-là comprise comme un processus catabolique géré par des nucléases et des protéases, se révèle être un processus sous contrôle mitochondrial, via l’action de ligands sur des récepteurs spécifiques.


« Cela a des implications pour la manipulation thérapeutique de la mort cellulaire, dont l’induction de la mort cellulaire des cellules cancéreuses par la chimiothérapie et la prévention de la mort cellulaire non souhaitable lors d’un accident vasculaire cérébral ou d’un infarctus », explique l’équipe. L’inhibition de l’apoptose par des médicaments doit s’effectuer en premier lieu au niveau de la mitochondrie.


Pour l’autophagie, l’équipe montre que cette autodestruction localisée est une réponse à un stress qui évite à la cellule une autre réponse, celle de mourir. En débarrassant la cellule d’organites endommagés dans les lysosomes, ce processus de « nettoyage » lui permet de renouveler le cytoplasme, de mobiliser ses ressources et d’échapper à l’apoptose. « C’est un mécanisme antivieillissement », indique le Pr Kroemer. Quand l’autophagie est induite à l’échelle d’un organisme entier, par le jeun ou pharmacologiquement, l’espérance de vie est allongée comme cela a été démontré chez la souris.


Un dogme remis en cause


Le sujet sur lequel l’équipe travaille actuellement, « et donc le plus passionnant », a remis en cause le dogme que l’apoptose n’est pas immunogène.


L’équipe du Pr Kroemer montre que les cellules tumorales mourantes peuvent déclencher une réponse immunitaire et que ce phénomène peut augmenter l’efficacité des chimiothérapies, comme dans les cancers du sein, du côlon ou de sarcomes. « On peut établir un parallèle avec les maladies infectieuses, explique-t-il. Quand les cellules infectées par un virus meurent, elles envoient des signaux de détresse qui mobilisent le système immunitaire contre l’agent infectieux. Pour être efficaces le plus possible, les chimiothérapies devraient être immunogènes de façon utile. Cela ouvre la voie à de nouveaux médicaments et à de nouvelles associations. »


Ce vaste champ de recherche, il y travaille notamment avec le Dr Laurence Zitvogel, cancérologue et chercheur de renom à l’Institut Gustave Roussy, sa compagne dans la vie. « L’autre chose importante dans le processus scientifique, ce sont les aventures collectives que l’on vit pour chercher des réponses. Plus la réflexion est ouverte aux collègues, aux scientifiques, aux amis, plus vite les solutions arrivent », conclut-il.


Dr Irène Drogou
Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3224
http://www.lequotidiendupharmacien.fr/pharmacie-et-medecine/article/2015/12/10/le-pr-guido-kroemer-la-cellule-entre-la-vie-et-la-mort_227586#sthash.Z3M3XNBY.dpuf

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 10:38

La recherche suggère que les statines peuvent effectivement augmenter le risque de crise cardiaque


Le Professeur Harumi Okuyama, de la Nagoya City University, au Japon, a montré et publié le fait que les Statines sont des médicaments plus susceptibles de provoquer des dépôts de calcium dans les artères, ce qui peut conduire à une crise cardiaque.


Les statines peuvent donc accroître le risque de crise cardiaque et il n'y a aucune preuve pour inciter les patients à les prendre, avertissent les chercheurs :


• Le rapport suggère que les statines sont les plus susceptibles de causer le dépôt de calcium dans les artères
• Les Statines bloquent la production de blocs de la vitamine K, qui empêche la calcification du cœur
• Le rapport suggère qu'il n’existe «aucune preuve» pour inciter les patients à prendre ce médicament
• Par exemple environ 12 millions de personnes au Royaume-Uni prennent des statines pour réduire le cholestérol.

Les statines, qui sont vendues pour aider à protéger les patients de l'insuffisance cardiaque, mais peuvent en fait augmenter le risque d'une crise cardiaque, selon cette nouvelle étude.


Les chercheurs expliquent que ces médicaments, qui sont pris par environ 12 millions de patients dans le Royaume-Uni, sont les plus susceptibles de provoquer des dépôts de calcium dans les artères, ce qui peut conduire à une crise cardiaque.


Les statines ont été développées pour réduire le cholestérol, mais ils bloquent également une molécule nécessaire à la production de vitamine K, qui elle lutte contre la calcification des artères.


L'auteur du rapport, publié dans la Revue d'experts de pharmacologie clinique, affirme qu'il n'y a «aucune preuve pour encourager les personnes à prendre des statines», opposant qu’elle peuvent également causer d'autres problèmes de santé, y compris la faiblesse musculo- squelettique et des douleurs musculaires.


Le Professeur Harumi Okuyama, de la Nagoya City University, au Japon, a déclaré au Sunday Express: «Nous avons réuni une foule de renseignements sur le cholestérol et les statines dans de nombreux articles publiés, et trouvons des preuves accablantes que ces médicaments accélèrent le durcissement des artères et peuvent provoquer (ou aggraver) le phénomène de mort subite par arrêt cardiaque. »


De même, le Dr Peter Langsjoen, un spécialiste cardiologue basé au Texas qui est co-auteur de l'étude, a déclaré: «Ces médicaments n’auraient jamais dû être approuvés pour une telle utilisation. Les effets à long terme sont dévastateurs. »


By Shari Miller For Mailonline

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 20:26

Martinique : 12 cas confirmés du virus zika


L’Agence régionale de santé de la Martinique a lancé aujourd’hui une alerte sur une circulation active du virus zika sur l’île, avec désormais 12 cas confirmés, moins d’un mois après la confirmation d’un premier cas, le 18 décembre 2015.


Si l’on n’est pas encore en phase d’épidémie, l’ARS a lancé « un appel à la vigilance et à la mobilisation de tous ». Le virus zika est transmis par le même moustique responsable de la transmission de la dengue et du chikungunya.



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