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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 21:41

Le traitement métabolique, nouvelle piste prometteuse à explorer pour soigner le cancer.

Comment ça marche ?

Le Dr Schwartz vous explique tout :

https://www.facebook.com/franceinfovideo/videos/1322400774470084/

Le traitement métabolique, nouvelle piste prometteuse à explorer pour soigner le cancer.  (Video)
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 10:19

Cancer : les nouveaux médicaments seraient peu efficaces

par Anne-Laure Lebrun

L'évaluation des 48 médicaments mis sur le marché entre 2009 et 2013 montre que peu de molécules améliorent la qualité de vie et la survie des malades.

Publié le 05.10.2017

Nouveauté ne rime pas toujours avec efficacité, à en croire une étude britannique parue dans le British Medical Journal.

Ces travaux rapportent que la moitié des médicaments anti-cancéreux commercialisés en Europe entre 2009 et 2013 n’apportent aucun bénéfice aux patients.

L’équipe du King College de Londres (Grande-Bretagne) a analysé toute la littérature scientifique portant sur les 48 molécules mises sur le marché ces dernières années.

Toutes ont reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMA).

Or, il apparaît que les experts de l’EMA ne sont pas très exigeants.

Les essais cliniques réalisés sur ces différentes spécialités ne suggèrent pas de preuves évidentes d’efficacité.

La méthodologie des études est elle aussi en cause.

Les chercheurs ont noté qu’une grande majorité des essais ne permettait pas d’apprécier l’impact direct de ces médicaments sur la survie ou la qualité de vie des malades.

Des bénéfices« marginaux »

L’étude indique, par exemple, qu’un tiers des spécialités mises sur le marché au cours de cette période ont démontré une prolongation de la survie des malades.

Néanmoins, l’effet est réduit : les patients peuvent espérer vivre entre un et six mois de plus.

Pis, seulement sept médicaments ont montré une amélioration de la qualité de vie des malades lors des essais cliniques.

En 2017, les chercheurs ont complété leurs travaux en recherchant des données obtenues en vie réelle sur ces molécules.

Plus de trois ans après leur commercialisation, trois spécialités ont montré un prolongement la durée de vie, et sept ont permis une amélioration de la qualité de vie.

Reste que ces bénéfices apparaissent « marginaux » lorsque les médicaments sont comparés à un placebo.

Un modèle à revoir

Pour les gouvernements, la pilule devrait avoir du mal à passer.

De fait, ces nouveaux médicaments, souvent présentés comme des innovations, coûtent cher au système de santé.

« Les dépenses et la toxicité des médicaments anti-cancer sont telles que nous avons l’obligation d’exposer les patients à des traitements qui vont améliorer la survie ou la qualité de vie des malades, a commenté le Pr Vinay Prasad, professeur à l’université de l’Oregon dans un éditorial publié dans le BMJ, ajoutant que ces résultats suggèrent « que nous somme bien loin de ce standard ».

Dans un autre commentaire, Emma Robertson, une représentante des associations de patients, partage elle aussi son amertume.

« Il est clair pour moi et des centaines de malades comme moi que la recherche actuelle et le modèle de développement ont échoué ».

Availability of evidence of benefits on overall survival and quality of life of cancer drugs approved by European Medicines

Agency: retrospective cohort study of drug approvals 2009-13

BMJ 2017; 359 doi: https://doi.org/10.1136/bmj.j4530 (Published 04 October 2017) Cite this as: BMJ 2017;359:j4530



1. Courtney Da

Cancer : les nouveaux médicaments seraient peu efficaces.
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 07:08

Plus de la moitié des autorisations de mise sur le marché d’anticancéreux dans l'Union européenne entre 2009 et 2013 n'ont pas apporté la preuve qu’ils amélioraient la survie ou la qualité de vie des patients, selon une étude publiée jeudi 5 octobre 2017 dans la revue The British Medical Journal.

Une telle situation "peut nuire aux patients et entraîner un important gaspillage de ressources publiques" et "pose de sérieuses questions sur les normes actuelles en matière de réglementation des médicaments", commente l'équipe de spécialistes en santé publique du King's College de Londres et de la London School of Economics.

Une évaluation nécessaire pour la sécurité des patients



En plus d’une bonne méthodologie, les études en principe nécessaires à l’approbation d’un médicament sur une nouvelle indication doivent montrer un effet significatif sur des paramètres clés.

Dans le domaine du traitement du cancer, ces critères sont principalement l’augmentation de la durée de vie ou de la qualité de vie (pour les soins palliatifs) des patients.

Or, ces paramètres sont souvent troqués pour des critères alternatifs qui, selon les auteurs, « démontrent une activité biologique, mais pas une amélioration de la survie ».

En 2014 et 2015 avaient été publiées deux revues d’études montrant que des résultats positifs sur ces critères alternatifs ne garantissaient pas une amélioration de la survie.

L’objectif de cette nouvelle étude est de pointer du doigt l'omniprésence de ces critères de substitution dans les études examinées par l'Agence européenne du médicament (EMA) et débouchant sur une approbation malgré leur non équivalence.

57 % des demandes d’indications approuvées sans preuves

Ainsi au cours des cinq années étudiées, 48 nouveaux anticancéreux ont reçu l'autorisation de mise sur le marché de l‘EMA, dans 68 indications différentes.

Chaque nouvelle indication a nécessité des études dédiées.

Or sur ces 68 demandes d’indications, 39 (soit 57%) ont reçu le feu vert du régulateur européen sans avoir démontré une amélioration de la durée de vie ou de la qualité de vie des patients par rapport aux traitements existants.

Malgré la déclaration de l'EMA selon laquelle la survie globale est le "résultat le plus persuasif" pour les études portant sur la sécurité clinique et l'efficacité des nouveaux médicaments oncologiques, beaucoup ont été autorisés sur la base de résultats trop préliminaires pour conclure à un bénéfice sur le patient, analysent les chercheurs.

Et même pour les études concluant à des gains de durée de vie, "ces derniers étaient souvent marginaux", ajoutent-ils.

« L'EMA et d'autres organismes de réglementation des médicaments devraient reconsidérer quand, et dans quelle mesure, il convient d'approuver de nouveaux médicaments contre le cancer sur la base de critères de substitution.

De plus, lorsque les gains de survie et la qualité de vie sont présentés, ces gains devraient être significatifs pour les patients et les cliniciens », concluent les auteurs.

Interrogée par l'AFP, l'Agence européenne du médicament a souligné avoir "largement discuté des preuves étayant les médicaments anticancéreux" et être ouverte à tout "nouveau débat" sur le sujet.

57% des médicaments anti-cancer sont mis sur le marché sans preuve de leur action. Une telle situation "peut nuire aux patients".
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 06:36

Le site de retraitement d’Areva à La Hague, dans la Manche.

Pollution au plutonium : Areva propose de retirer 25 m3 de terres à La Hague

Le Monde.fr avec AFP

Le 5 octobre 2017

La pollution au plutonium 239-240 et à l’américium 241 près de son usine dans la Manche s’étend sur 40 m², selon le groupe nucléaire.

La pollution au plutonium détectée sur des terres proches de l’usine Areva de La Hague, dans la Manche, s’étend sur 40 mètres carrés, a affirmé jeudi 5 octobre le groupe nucléaire.

Lors d’une commission locale d’information (CLI) à Beaumont-Hague, il a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de retirer 25 mètres cubes de terres sur cette surface.

La proposition est en cours d’instruction par le gendarme du nucléaire.

Sous réserve de son autorisation, Areva espère démarrer les travaux d’ici à la fin de l’année.

Réponse insuffisante

Ces quantités sont insuffisantes, estime André Guillemette, chargé du dossier au sein de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO).

C’est cette organisation qui avait dénoncé la pollution au plutonium 239-240 et à l’américium 241, en octobre 2016.

Areva avait confirmé les faits en janvier, mais avec des valeurs différentes.

Selon le groupe nucléaire, si un adulte ou un enfant de 10 ans était exposé à cette pollution pendant trois cents heures par an, ingérait 10 grammes de terre et buvait 100 millilitres d’eau polluée et respirait un air empoussiéré à 0,5 mg/m3, son exposition serait inférieure à 9,5 microsievert.

Le seuil maximal annuel recommandé d’exposition du public est 1 millisivert, soit 1 000 microsieverts.

Areva affirme avoir réalisé ce calcul sur la base du Guide des sites potentiellement pollués du ministère de l’environnement.

Mais l’ACRO dénonce une exposition « 100 000 fois supérieure » à ce que le groupe calcule.

Pollution au plutonium : Areva propose de retirer 25 m3 de terres à La Hague.
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 03:15

« Monsanto Papers » : des dérives inadmissibles

Le 5 octobre 2017 Editorial du « Monde ».

Le géant américain de l’agrochimie a, de manière systématique, cherché à influencer la marche de la science et à intervenir dans les décisions des agences réglementaires.

Les Etats membres de l’Union européenne devraient voter, le 23 octobre, en Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, pour réautoriser – ou non – le glyphosate pour dix ans sur le Vieux Continent.

Jamais, depuis la bataille pour l’interdiction du DDT, dans les années 1960 et 1970, une substance phytosanitaire n’avait focalisé autant l’attention médiatique.

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé « cancérogène probable » le glyphosate, pesticide le plus utilisé du monde, ingrédient actif d’un désherbant commercialisé par Monsanto depuis 1974 sous le nom de Roundup.

Le verdict du CIRC est venu contredire ceux d’agences réglementaires comme l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement américaine, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) qui, elles, avaient conclu à la non-dangerosité du produit.

La confusion est donc totale.

Depuis deux ans, toutes les propositions de la Commission européenne ont été rejetées, au point qu’une mesure de réhomologation intérimaire, pour dix-huit mois, a dû être prise à l’été 2016, pour sortir de l’impasse.

A quelques jours du verdict, l’Italie, l’Autriche et la France ont annoncé qu’elles voteraient contre la réautorisation pour dix ans — seule proposition de la Commission aujourd’hui sur la table.

Comment la réautorisation d’un pesticide, qui relève habituellement d’une mesure technique, a-t-elle pu tourner, en deux ans, à la foire d’empoigne ?

Comment a-t-elle pu à ce point entamer l’autorité de la Commission ?

Echec de l’expertise

L’enquête menée par Le Monde à partir de documents internes de la firme Monsanto, rendus publics aux Etats-Unis à la suite d’une action en justice collective de 3 500 plaignants, fournit de nombreux éléments de réponse : il en ressort que le géant américain de l’agrochimie a, de manière systématique, cherché à influencer la marche de la science et à intervenir dans les décisions des agences réglementaires.

Monsanto a délibérément mêlé les écrits de ses propres collaborateurs aux expertises supposées indépendantes.

Les agences européennes ont, parallèlement, échoué à produire une expertise scientifique et technique au-dessus de tout soupçon.

« Monsanto papers », les agences sous l’influence de la firme : Il y a urgence à affronter ouvertement ce problème de fond.

Car le cas du glyphosate n’est pas isolé.

L’échec de l’expertise, c’est-à-dire l’incapacité à établir les faits en toute indépendance, a conduit la réglementation européenne sur les perturbateurs endocriniens (ces substances dangereuses, capables d’interférer avec le système hormonal) à une confusion similaire.

Après des années de batailles et de débats, le Parlement européen s’est prononcé, mercredi 4 octobre, contre les mesures de la Commission visant à encadrer les perturbateurs endocriniens, adoptées dans la douleur en juillet par les Etats membres.

Sur ce dossier aussi, les experts européens se sont opposés à d’autres autorités scientifiques, qui jugeaient les mesures de protection de la santé publique proposées par la Commission trop limitées et non conformes à l’état de leurs connaissances.

Il est inadmissible que des géants industriels, qu’ils s’appellent Monsanto ou Volkswagen, manipulent l’information au détriment de la santé publique.

Il est impératif que les acteurs politiques s’emparent de la question de la nécessité de l’expertise scientifique indépendante et des moyens de la garantir.

Roundup, glyohosate: « Monsanto Papers » : des dérives inadmissible.
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 03:06

Neurologie : "Les pouvoirs publics se préoccupent plus des personnes âgées que des jeunes"

Pour le généticien Thomas Bourgeron, spécialiste de l'autisme, un enfant sur 10 est touché par des troubles du neuro-développement.

Pour la troisième année consécutive, la santé se met en scène samedi au théâtre de l'Odéon (Paris) pour S3Odéon (pour Sciences, santé et société).

Chercheurs, médecins, sociologues, économistes et patients disposeront de 7 minutes pour aborder des sujets qui ont suscité le débat, l'espoir, l'emballement médiatique ou la critique.

Parmi eux, le professeur Thomas Bourgeron, directeur de l'unité Génétique humaine et fonctions cognitives à l'Institut Pasteur, dont les travaux sur l'autisme sont reconnus dans le monde entier.

Pour commencer, combien de personnes souffrent d'autisme en France ?

Thomas Bourgeron : L'autisme touche entre 300 000 et 500 000 personnes, mais ce chiffre ne tient pas compte de tous ceux qui souffrent de troubles plus ou moins reliés à cette maladie comme l'hyperactivité, la déficience intellectuelle et les TOC…

Les psychiatres ont créé des « silos » et pourtant il y a une vraie comorbidité entre l'autisme et l'hyperactivité ou la déficience intellectuelle.

Au total, cela représente 10 % des enfants !

Il faut vraiment faire quelque chose pour eux et replacer l'autisme dans un continuum.

Or les pouvoirs publics se préoccupent bien plus des personnes âgées et de neurodégénérescence que du sort de ces jeunes et des troubles du neuro-développement.

Des gènes impliqués dans l'autisme ont été découverts dès le début des années 2000 ; vous y avez largement contribué.

Où en est-on aujourd'hui ?

Les avancées sont énormes puisque plus de 200 gènes ont déjà été identifiés.

Il n'y a vraiment plus qu'en France où l'on nie encore leur rôle.

Qui plus est, certains de ces gènes ont une causalité très forte.

Presque tous les porteurs souffrent d'autisme…, mais seuls quelques-uns présentent une déficience intellectuelle.

C'est d'ailleurs une raison de plus de sortir des « silos » dont je parlais auparavant.

Il faut comprendre pourquoi, avec les mêmes gènes, les enfants ne développent pas les mêmes troubles.

Y a-t-il déjà des retombées thérapeutiques ?

On commence à comprendre ce que font ces gènes.

Ils participent à la connectivité dans le cerveau.

Quand j'ai découvert les premiers gènes impliqués dans l'autisme, on pensait déjà que les synapses (zones de communication entre les neurones, NDLR) jouaient un rôle.

Cette hypothèse se confirme, notamment grâce à des modèles cellulaires.

Les modèles animaux présentent des problèmes d'interaction sociale.

Nous sommes en train de tester des molécules pour améliorer les fonctions cognitives, les aspects d'excès de sensorialité, comme chez les enfants hypersensibles aux sons (hyperacousiques).

Des essais cliniques se mettent en place.

L'imagerie permet-elle désormais de faire le diagnostic d'autisme ?

Malheureusement, tout ce qui a été dit depuis 30 ans est faux.

Depuis que les chercheurs mettent leurs images en commun pour avoir des cohortes importantes de patients et de témoins,

il n'a pas été possible de confirmer le fait que le corps calleux (la structure qui relie les deux hémisphères cérébraux) ou le cervelet étaient plus petit chez les autistes.

Le problème est que les équipes publient quand elles trouvent quelque chose, même chez un nombre restreint de patients, et pas quand l'anomalie recherchée n'est pas trouvée…

Comment voyez-vous l'avenir ?

Avec pessimisme face au manque de moyens dont nous disposons.

Le 3e Plan autisme était doté de 500 000 euros sur 4 ans.

C'est presque offensant.

Pour le 4e, on ne sait pas encore.

Sans l'aide de fondations privées et de certaines familles de patients, je ne pourrai pas continuer les recherches.

Mais aussi avec optimisme, car nous allons accueillir à l'Institut Pasteur la plus grande data base en Europe de patients autistes avec des données génétiques, d'imagerie…

La mise en commun des données va permettre d'avancer plus vite.

PAR ANNE JEANBLANC

Source lepoint.fr

Il y a une comorbidité entre l'autisme, l'hyperactivité et la déficience intellectuelle qui au total représente 10 % des enfants ! Malheureusement, tout ce qui a été dit depuis 30 ans est faux.
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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 22:16

Publié Le 03.10.2017

Effets secondaires du Levothyrox : perquisition au siège du laboratoire Merck

Cette perquisition intervient dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « tromperie aggravée, atteintes involontaires à l’intégrité physique et mise en danger de la vie d’autrui ».

LE MONDE avec AFP

Les autorités de santé estiment à plus de neuf mille le nombre de signalements pour effets indésirables visant la nouvelle formule du Levothyrox, commercialisée depuis mars.

Une perquisition était en cours, mardi 3 octobre, au siège français du laboratoire allemand Merck, à Lyon, qui fabrique le Levothyrox, ce médicament pour la thyroïde dont la nouvelle formule fait l’objet de plaintes concernant de lourds effets secondaires, a fait savoir une source proche de l’enquête, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Merck a confirmé que la perquisition était actuellement en cours à son siège lyonnais, assurant que celle-ci était « attendue » et que le laboratoire y collaborait « activement ».

Cette perquisition est menée depuis 9 heures par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « tromperie aggravée, atteintes involontaires à l’intégrité physique et mise en danger de la vie d’autrui ».

Fin septembre, 62 plaintes ont été déposées et confiées au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille.

Ces investigations sont réalisées « sous la tutelle de deux magistrats de Marseille dans les trois établissements du siège de Merck situés à Lyon et dans sa banlieue », a précisé le procureur de Marseille Xavier Tarabeux, ajoutant qu’aucune audition ou garde à vue n’étaient prévues pour l’heure.

Des milliers de signalements d’effets secondaires



Crampes, maux de tête, vertiges, pertes de cheveux : les témoignages sur les effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox, mise sur le marché français fin mars, se sont multipliés ces derniers mois, au point de devenir un enjeu sanitaire majeur pour le gouvernement.

Les autorités de santé estiment ainsi à plus de neuf mille le nombre de signalements pour effets indésirables visant la nouvelle formule du Levothyrox, commercialisée depuis mars.

Au total, trois millions de patients prennent du Levothyrox en France – premier marché mondial – pour soigner une hypothyroïdie ou après une opération de cancer de la thyroïde.

La nouvelle formule du Levothyrox a été réclamée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) au laboratoire en 2012 afin, selon elle, de rendre le produit plus stable.

Le changement de formule ne porte pas sur le principe actif mais sur d’autres substances, les excipients.

Retour de l’ancienne formule dans les pharmacies

Face à la colère de patients signalant des effets secondaires, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait annoncé l’arrivée en pharmacie de médicaments alternatifs ainsi que le retour de l’ancienne formule du Levothyrox, disponible depuis lundi en quantité très limitée sous le nom d’Euthyrox.

Selon l’ANSM, un autre médicament, le L-Thyroxin Henning (laboratoire Sanofi), sera disponible à partir de la mi-octobre.

Un médicament sous forme de gouttes, la L-Thyroxine SERB (laboratoire Serb), existe également, mais il est prescrit en priorité aux enfants et aux personnes ayant des troubles de la déglutition.

Enfin, le directeur général de l’ANSM a annoncé lundi que l’arrivée d’un autre médicament équivalent était étudiée pour novembre :

« C’est un médicament utilisé dans un pays européen, qui n’a pas les mêmes excipients » que la nouvelle formule du Levothyrox.

LE MONDE avec AFP

Publié Le 03.10.2017

Effets secondaires du Levothyrox : perquisition au siège du laboratoire Merck  .
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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 22:00

La majorité parlementaire menacée par une fronde anti-vaccins ?

Publié par Jérémy Chevreuil le 03/10/2017

Eric Alauzet est le député de la 2e circonscription du Doubs (DR)

Des voix s’élèvent à l’Assemblée nationale contre le projet du gouvernement qui entend passer de 3 à 11 vaccins obligatoires.

Plusieurs parlementaires, dont des députés de La République en marche (LREM), ont demandé ce lundi un « moratoire » avant d’étendre les obligations vaccinales pour les jeunes enfants, voulant « prendre le temps du débat démocratique ».

Parmi ces députés, l’élu LREM du Doubs Eric Alauzet, par ailleurs médecin à la ville.

Au mois de juillet déjà, Eric Alauzet avait qualifié de « réponse démesurée et inappropriée » le projet de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Une initiative pas du tout du goût de Richard Ferrand.

LCP nous rapporte que le patron du groupe LREM à l’Assemblée a rappelé ses troupes à l’ordre:

« c’est arrivé une fois, mais ça ne pourra plus arriver » a-t-il prévenu, dénonçant « de la flibusterie sans intérêt ».

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui sera examiné prochainement par le Parlement, prévoit d’augmenter à onze le nombre de vaccins obligatoires à partir du 1er janvier, contre trois actuellement, ce qui fait polémique, notamment chez les anti-vaccins.

Le gouvernement justifie la mesure par la baisse du taux de couverture en France ces dernières années.

« Ce n’est pas l’obligation qui va lever la suspicion »

La députée LREM Blandine Brocard, la sénatrice communiste Laurence Cohen et la députée européenne EELV Michèle Rivasi ont assuré lors d’une conférence de presse commune soutenir les vaccins en général, « formidable protection pour les populations ».

Mais « pour un vote éclairé » sur l’extension des vaccins obligatoires, il faut « entendre toutes les parties » et « rien n’oblige à agir dans la précipitation », estime l’élue LREM du Rhône, « très sollicitée » dans sa circonscription sur le sujet.



« Il nous manque des garanties pour une sécurité vaccinale », juge aussi Michèle Rivasi, qui pointe les adjuvants, ces substances utilisées pour accroître l’efficacité des vaccins.

« Ce n’est pas l’obligation qui va lever la suspicion » des parents, ajoute Laurence Cohen.

Pas dans le programme d’Emmanuel Macron

« Des députés vont nous rejoindre », affirme Blandine Brocard, qui s’est déjà associée à Eric Alauzet, du même groupe LREM, afin de convaincre le gouvernement, dans une rare démarche publique de contestation.

« Nous sommes beaucoup de femmes jeunes avec des enfants, la problématique nous touche personnellement », a souligné cette membre de la commission des Affaires sociales de 35 ans, juriste de profession.

« Je pense que je voterai contre » si la disposition est maintenue, a ajouté la députée, remarquant qu’elle ne figurait pas dans le programme du candidat Emmanuel Macron.

Et de prôner: « Je reviens aux sources d’En Marche » en demandant « de discuter

et d’écouter » sur un sujet litigieux.

Associé à la même conférence de presse, Thomas Dietrich, ex-secrétaire général de la Conférence nationale de santé, qui avait démissionné en février 2016 en dénonçant une « mascarade » de « démocratie en santé », a aussi déploré l’absence d’un véritable

« débat public » sur les vaccins. (avec AFP)

La majorité parlementaire menacée par une fronde anti-vaccins.
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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 21:52

SURPOIDS.

40%, soit 630.000 cas !

C'est la part des cancers détectés aux États-Unis pouvant être attribués à un excès de poids (surpoids ou obésité), ont dévoilé les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains, en se basant sur les cas de cancers détectés en 2014 dans le pays.

Chez les américaines, plus de la moitié des cancers diagnostiqués sont en lien avec la surcharge pondérale !

Les autorités sanitaires américaines réitèrent désormais leur appel à davantage de prévention.



13 types de cancers favorisés par le surpoids



Selon l'organisation américaine, être en surpoids augmenterait la probabilité de formation de treize types de cancers, dont celui de l'œsophage, de la thyroïde, de la vésicule biliaire, de l'estomac, du sein après la ménopause, du foie, du pancréas, du rein, des ovaires, de l'utérus, du côlon et enfin du rectum.

Pour preuve, l'augmentation régulière du nombre de ces tumeurs liées au poids aux Etats-Unis, alors que le nombre total de nouveaux cas de cancer baisse depuis les années 1990.

Les femmes semblent plus concernées que les hommes, puisque 55% des cancers diagnostiqués chez elles avaient un lien avec un excès de poids, contre 24% chez les hommes !

DÉPISTAGE.

Environ deux-tiers des 630.000 cancers associés à des problèmes de poids repérés en 2014 l'ont été chez des personnes âgées de 50 à 74 ans, ce qui appelle à des mesures de dépistage ciblées.

Les tumeurs colorectales sont les seules parmi les cancers liés au poids à avoir reculé entre 2005 et 2014 (-23%), en grande partie grâce au dépistage, selon le rapport des CDC, qui souligne que tous les autres cancers de cette catégorie ont augmenté de 7% sur la même période.

Une conclusion qui "suscite l'inquiétude"



Des conclusions qui "suscitent l'inquiétude", a commenté Brenda Fitzgerald, directrice du CDC, dans un communiqué.

D'après les dernières statistiques des CDC, 32,8% de la population adulte aux Etats-Unis est en surcharge pondérale (indice de masse corporelle compris entre 25 et 29,9) tandis que 37,9% est obèse (IMC supérieur à 30).

Au total, cela représente 71% des adultes en surcharge pondérale ou obèses. "En retrouvant et en maintenant un poids sain, nous pouvons tous jouer un rôle dans la prévention du cancer", a assuré la scientifique.

Toutefois plus facile à dire qu'à faire ...

S.S. avec AFP

40 % des cancers sont liés au surpoids.
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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 21:48

L'automne commence mal pour Monsanto.

Le 5 octobre 2017 devait avoir lieu un vote des Etats membres de l'Union européenne pour autoriser le renouvellement du glyphosate, principe actif de son fameux désherbant Roundup.

Il a été reporté une énième fois depuis deux ans.

La veille, une famille française a annoncé son intention de porter plainte contre ce géant de l'agrochimie, dont ils jugent le Roundup responsable du grave handicap de leur fils Théo suite à une forte exposition de la mère pendant sa grossesse.

Le 4 octobre encore, Le Monde a publié le deuxième volet de son enquête sur les "Monsanto Papers".

Le quotidien a épluché des dizaines de milliers de pages de documents internes que le géant de l’agrochimie a été contraint de rendre public à la suite de procédures judiciaires engagées aux États-Unis.

En effet, Monsanto est poursuivi par plus de 3.000 plaignants, victimes ou proches de victimes décédées d’un lymphome non hodgkinien, un cancer du sang rare, et qu’ils attribuent à une exposition au glyphosate.

Que révèlent ces documents ?

L'essentiel en 4 points.

1. Les "auteurs fantômes" de Monsanto



On l'appelle le ghostwriting (littéralement "écriture fantôme").

Cette forme grave de fraude scientifique consiste pour une entreprise, à faire rédiger des études à ses propres employés, puis à les faire signer par des scientifiques sans lien de subordination avec elle, apportant ainsi crédibilité et prestige à ces publications.

Des signataires bien entendu rémunérés par l'entreprise.

L'enquête du Monde révèle pour la première fois que Monsanto a eu recours à cette pratique.

Cette stratégie serait tellement généralisée que des employés Monsanto utiliseraient eux-mêmes le terme d'"écriture fantôme" dans leurs correspondances...

2. Des consultants qui publient dans une revue scientifique

Le Monde raconte que Monsanto a demandé à un cabinet de consultants, Intertek, de lui trouver près de 15 experts (professeurs et consultants privés) pour rédiger des synthèses sur les liens entre glyphosate et cancer.

Ces experts, rémunérés par Monsanto, ont écrit cinq articles dans plusieurs champs scientifiques (toxicologie, épidémiologie, études animales, etc.). Publiés en septembre 2016 dans un la revue Critical Reviews in Toxicology, les cinq articles concluent - sans surprise - que le glyphosate n’est pas cancérogène.

Au bas de ces articles, il est bien indiqué que Monsanto a financé ces travaux.

Mais une petite notice précise : "ni les employés de la société Monsanto ni ses avocats n’ont passé en revue les manuscrits du panel d’experts avant leur soumission à la revue."

Or des échanges mis en évidence par Le Monde prouvent bien le contraire.

3. Quand Monsanto écrit dans la presse



Le ghostwriting de Monsanto ne se limiterait pas aux publications scientifiques.

Selon Le Monde, des salariés du groupe ont presque entièrement écrits plusieurs articles du biologiste américain Henry Miller, publiés par le magazine économique Forbes.

Monsanto aurait pris contact avec le scientifique en février 2015, pour contrecarrer les travaux du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), concluant que le glyphosate est un "cancérogène probable" pour l’homme.

Un cadre de l'entreprise a proposé le projet à Henry Miller, qui a accepté à condition de "partir d’un brouillon de haute qualité".

Un "brouillon" qui sera publié presque comme tel sur le site internet de Forbes.

Mais vous ne pourrez malheureusement plus lire cette tribune sur internet : suite à ces révélations, le magazine a supprimé de son site l'ensemble des articles signés par Henry Miller, avançant un conflit d'intérêts évident entre le travail du chroniqueur et ses liens avec Monsanto.

4. L'ampleur du phénomène

Face à l'enquête du Monde, Monsanto nie tout ghostwriting et évoque quelques mots extraits de courriels "sortis de leur contexte".

Mais l'ampleur du phénomène interroge : combien de scientifiques ont-ils prêté leur nom pour diffuser des écrits de Monsanto défendant le glyphosate ?

Est-ce que d'autres géants de l’industrie chimique et agrochimique y ont recours ?

La question est d'autant plus importante qu'une étude peut être largement relayée, au point de devenir une référence dans le domaine.

Selon Le Monde, une méta-analyse financée par Monsanto et concluant à l'absence de danger du glyphosate a été cité plus de 300 fois dans la littérature scientifique !

Suite à l'affaire des "Monsanto papers", les eurodéputés ont décidé de convoquer l'entreprise pour une audition le 11 octobre 2017.

Monsanto a tout bonnement... décliné l'invitation.

Le géant de l'agrochimie a déclaré dans une lettre "ne pas avoir le sentiment que la discussion telle que proposée est le forum approprié pour aborder de tels sujets", selon l'AFP.

Rémontés par cette réponse, les chefs des groupes politiques du Parlement européen ont demandé d'interdire l'accès de l'institution aux cadres et lobbyistes de l'entreprise.

D'autre part, en août 2017, la Commission européenne a ouvert une enquête afin d'évaluer le projet d'acquisition de Monsanto par Bayer, conduisant à une réduction de la concurrence dans l'agrochimie.

Sa décision est attendue pour janvier 2018.

Monsanto Papers: Le Monde révèle la plus grosse arnaque scientifique de tous les temps.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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