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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 06:52

La prise d'ibuprofène dès le premier trimestre de grossesse peut se révéler nocive pour le fœtus : elle inhibe la production de différentes hormones testiculaires, dont la testostérone, révèlent des chercheurs.

Trois femmes enceintes sur dix prendraient de l'ibuprofène, médicament contre la douleur ou la fièvre : or les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens leur sont pourtant formellement contre-indiqués à partir du sixième mois de grossesse en raison de leur toxicité pour le futur bébé, rappelait fin janvier 2017 l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Petit poids de naissance, asthme, prématurité, sont parmi les risques les mieux identifiés par les chercheurs.

Et le système hormonal peut également être touché, ont mis en évidence le 10 mars 2017 des chercheurs de l'Inserm dans la revue Scientific Reports.

"À des doses analogues à la posologie classique, l'ibuprofène supprime la production de différentes hormones testiculaires, dont la testostérone, qui contrôle les caractères sexuels primaires et secondaires et la descente des testicules", résument-ils dans un communiqué.

Au vu de leurs résultats, ils encouragent même les femmes enceintes à cesser complètement la prise de ce médicament dès le premier trimestre de grossesse.

L'ibuprofène modifie l'expression des gènes Les chercheurs français, avec l'appui de collègues de l’Université de Copenhague (Danemark) et du MRC Edinburgh (Écosse), ont mené des tests pour étudier les effets de l'ibuprofène sur le testicule fœtal humain, sur des périodes correspondant aux premier et deuxième trimestres de grossesse.

Ils ont mis les testicules en culture, avant de... les greffer sur des souris !

Une méthodologie qui a de quoi surprendre mais qui est pratiquée depuis longtemps dans les laboratoires (les scientifiques parlent de "xénogreffe" pour désigner la transplantation de cellules ou organes d'un organisme vivant à une autre espèce).

"Lorsque les testicules correspondant au premier trimestre de grossesse sont exposés à l'ibuprofène, la production de testostérone diminue fortement", expliquent les chercheurs.

Au cours de la même période (jusqu'à 12 semaines de développement), ils ont remarqué que l’ibuprofène affecte aussi la production d’hormone anti-müllérienne, qui joue un rôle clé dans la masculinisation de l'appareil génital.

De plus, des modifications génétiques ont lieu en présence d'ibuprofène : l’expression des gènes codant pour le fonctionnement des cellules germinales (à l'origine de la formation des spermatozoïdes) et des gènes responsables de la production de prostaglandine E2 (connue pour être produite par les testicules et pour intervenir dans des processus immunitaires et inflammatoires) sont largement réduites.

Fait troublant : tous ces effets sont observés très tôt au cours de la grossesse, et aucun n'est retrouvé sur les tests effectués au cours du second trimestre.

"Il existe une fenêtre de sensibilité bien précise au cours du premier trimestre de développement du fœtus pendant laquelle l'ibuprofène présente, semble-t-il, un risque pour le futur appareil génital et reproducteur de l'enfant, explique Bernard Jégou, directeur de recherche Inserm et coordinateur de cette étude.

Tous les faisceaux d'indices convergent vers une grande prudence quant à l'utilisation de ce médicament lors du premier trimestre de grossesse.

En outre, si l'on prend aujourd’hui en compte le corps de données disponibles, il apparaît que la prise de plusieurs antalgiques pendant la grossesse représente un danger encore accru pour l’équilibre hormonal du fœtus masculin."

Des recherches précédentes ont en effet montré que le paracétamol et l'aspirine peuvent perturber le système testiculaire fœtal avec comme conséquence une augmentation du risque de non-descente des testicules (cryptorchidie).

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 08:52

La maladie de Lyme est une maladie du cerveau.

dans science / recherche par dr. virginie t. sherr, md 1.2k2881

La maladie de Lyme est une maladie du cerveau et une maladie multisystémique maladie, causée par des bactéries spirochètes. * tout à fait franchement, c'est une infection surchargée de mille erreurs de diagnostic Medical .

La manière actuelle de son évolution est une pandémie de formes tertiaires de la maladie de lyme, et la neuroborreliose est habituellement non gérée --- soit avec colère et rejet simple ou par l'erreur de diagnostic - tout au long des 30 années suivant sa "découverte," c'est un historique concernant la mise en cause de l'excellence du modèle moderne de la médecine américaine. après toute ces années, la neuroborreliose est encore en fait considérée comme rare par un majorité de médecins, la plupart sont des spirochetes-naïfs.

officiellement le nombre de patients (le nombres d'exposition tend vers le bas à 19,804 cas en 2004 après que d'imparfaits rapports aient été institués), sont combinés avec d'innombrables cas on approche vers le haut d'un chiffre annuel d'un quart de million de nouveaux cas de borrelioses aux usa seulement. et les infections de Lyme sont présentes sur presque tout le continent, globalement. la maladie est plus que souvent accompagnée de plusieurs douzaines de sérieuses co-infections actuellement identifiées.

Les pertes de l'acuité visuelle par attaque des aires visuelles cérébrales ont été observés tres tôt à environ 6 heures après la morsure de tique infectée.

La maladie de lyme va persister après un trop bref traitement, quand il existe, et va aboutir à une infection chronique, après quoi la maladie de lyme devient une potentielle de chaque symptôme dans les registres médical et psychiatrique lexiques.

C'est la "grande imitatrice" de ce millénaire, la spirochetal parésie (neuro-syphilis) ayant été le précurseur et son modèle. chronique ou persistante la neuroborreliose est rarement identifiée de par ses symptômes fréquents: forme d'encéphalite sub-aigue.

Un cerveau infecté.

Cependant c'est la forme qui existe le plus couramment et malheureusement, le syndrome, faussement considéré comme typique - associe une éruption cutanée (érythème migrans) , une fièvre, un test elisa positif, et / ou un œdème articulaire - et ne se produit que dans moins de la moitié des nouveaux cas prouvés ensuite.

La maladie de lyme confirme soi-même un subtil et profond état neuro-psychiatrique avec des symptômes, comme la confusion, la perte organisationnelle des compétences, la diminution de la concentration, la perte de mémoire, des troubles de l'humeur, l'irritabilité, et des attaques de rage sans cause, pour n'en mentionner que quelques uns.

Ces symptômes peuvent être très évidents pour un professionnel expérimenté pratiquant dans une zone endémique de maladie de lyme.

Cependant, les symptômes comportementaux du neuro-lyme restent invisibles pour ceux qui cherchent un diagnostic basé sur les idées anciennes : limité à seulement avez vous vu des rashes, un gonflement des genoux avec un test elisa positif.....

Les tests déterminés par le laboratoire local montre fréquemment de faux négatifs liés à l'insuffisante compréhension des techniques et choix de basse qualité des échantillons des spirochètes sur lesquels se basent les tests.

Bien sûr, les assurance préférent les tests négatifs. et comme déjà mentionné, la maladie de lyme peut rapidement aller d'un stade un (borreliose débutante) à un stade tardif (tertiaire).

Plus tard, des tests précis et plus sophistiqués pourrint être utiles, surtout car les symptômes du stade tertiaire apparaissent des années après le infection.

Pendant des années, on m'a demandé de créer un compendium de mes publications et œuvres inédites sur le sujet de la borreliose neuropsychiatrique comme épidémie.

Ces contributions visant à être utilisées par les avocats pour atraquer les négligences médicales - l'habituellement insuffisant, parfois cruel, diagnostic et traitement négligent de victimes de maladie de lyme chronique et de ses co-infections.

J'ai aussi écrit des articles publiés dans un effort pour attirer l'attention des organisations médicales sur un mal sans nom et presque invisible, mais épidémique, c'est-à-dire plus significatif et de loin que n'importe quoi dans ce pays qui a expérimenté depuis la grippe espagnole de 1918, le spirochete semblant être moins immédiatement mortel que n'a été le virus de cette épidémie, mais mortel, néanmoins, cérébralement. tristement, organisé face à une médecine qui a surtout ignoré ou déserté le champ des immenses proportions prises par le neuro-lyme.

Le grand public américain s'est rapidement détourné de ces médecins en manque de connaissance de la science des spirochètes science qui ne lisent que le dernier (et en effet copieux) "pair-revue" forme de littérature pour eux-mêmes, se tournant vers autres disciplines comme vétérinaires pour un conseil Medical précis sur le sujet de le maladie de lyme et ses co-infections.

Les vétérinaires sont plus à jour sur le diagnostic et le traitement humain de lyme que le "diagnostiquer-et-traiter-par-les-vieilles-recettes-directrices" de types puissants mais passés académiquement parlant, médecins qui s'accrochent à dogme médical depassé.

J'ai écrit sur l'épidémiologie rampante du neuro-lyme et ses puissantes co-infections (surtout le parasite cause de babésiose) et le fait ce ces Co-infections vont être systématiquement ignorées, minimisées, ou déformées par cette nation de superviseurs des soins de santé.

Il y a dans ces agences une tendance, par ignorance ou arrogance, à activement persécuter les victimes de telles borrelioses, et de maladies pan-systémiques, traumatisant parents et enfants mais aussi leurs médecins traitants.

il y a des cas de séparation autoritaire des enfants et de parents dont le seul péché etait de persister dans une recherche d'aide pour leurs enfants souffrants.

Tragiquement, ces autorités sont habilitées à en permanence "supprimer" le malade en le séparant de sa famille.

A leur éternelle honte, des autorités médicales ont participé à envoyer en prison des mères innocentes qui insistaient à dire que leurs enfants étaient malades ou avour demandé à vérifier que la mort de leur enfant malade tout lié à une absence de soins.

Le droits des patients et de leur traitement par des médecins a été piétiné par les instances gouvernementales dint les moyens rappellent l'ère du sida qui a été trivialisé et ses victimes repoussées comme "psychosomatiques."

Aujourd'hui des millions des personnes infectées montrent au niveau mondial comment ils ont été mauvais.

Le phénomène de cette épidémie est en train d'être répété avec la propagation de la maladie de lyme. mon écriture est un effort pour illuminer cette sombre et maintenant vaste étendue de problème médecal et à inspirer l'activisme et la compassion pour ces patients qui sont en souffrance dans une agonie.

Tout en devant supporter des propos de comptoir du type : "je ne comprends pas de quoi vous vous inquiétez, peut-être êtes vous juste un peu déprimé." ou comme un Ing notant Medecin, dédaigneux et désinvolte qui a plaisanté face à un patient effrayé qui etait venu à lui pour chercher un réconfort, "bien, nous devons tous mourir de quelque chose, un jour." -

* Le Dr alan g. barbour, "ces infections à tiques sont notable pour leurs variations antigeniques multiphasiques par recombinaisons AqdN dans l'affaire de des fièvres récurrentes, avec arthrite dans la maladie de lyme, il y a une invasion et une persistance des germes dans le cerveau et c'est une seule maladie, et non l'affaire de deux maladies."

www.ucihs.uci.edu/microbio/.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 08:05

Bill Gates a évoqué au cours d'une conférence sur la sécurité ses craintes d'une pandémie d'origine bioterroriste au cours des 10 à 15 années à venir.

BIOTERRORISME.

La menace d'une arme bactériologique, déjà largement explorée par le cinéma et la littérature, devrait être prise au sérieux.

C'est en tout cas ce qu'a affirmé Bill Gates, qui intervenait samedi 18 février 2017 devant une conférence sur la sécurité à Munich.

L'homme le plus riche du monde, fondateur de Microsoft devenu mécène, a prévenu que "des gènes pathogènes, apparus dans la nature ou dans les mains d'un terroriste, transmis dans l'air et se propageant rapidement pourraient tuer trente millions de personnes en moins d'un an, et ce d'ici 10 à 15 ans".

Le fondateur de Microsoft place même ce risque "juste derrière la guerre nucléaire et le changement climatique.

" Un scénario improbable à court terme, mais qu'il faut envisager pour s'y préparer, estiment des spécialistes. Un scénario catastrophe...

Pour Olivier Lepick, expert en menace NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique et chimique), chercheur-associé à la Fondation pour la recherche stratégique (think tank intervenant dans le domaine militaire), la mise au point d'une arme bactériologique efficace est "aujourd'hui encore hors de portée d'une entité terroriste, mais il faut rester prudent".

"Ce sont des scénarios qui tenaient il y a quelques années de la science-fiction, mais qui aujourd'hui deviennent de plus en plus plausibles.

Les outils modernes de génie génétique (ndlr : comme CRISPR) facilitent la manipulation d'agents pathogènes, de manière beaucoup plus simple et accessible que dans le passé.

Ce type de scénario devient plus plausible", confie-t-il à l'AFP.

L'histoire du bio-terrorisme est, pour l'instant, celle d'une série de tentatives menées avec de petits moyens, pour des résultats à faible échelle.

Ainsi, au début des années 90, la secte apocalyptique japonaise Aum avait tenté de pulvériser de la toxine botulique aux abords du parlement japonais, dans une base américaine à Yokosuka, puis dans le centre de Tokyo pendant un mariage princier.

Faute de résultat, elle s'est repliée sur le gaz sarin, qu'elle a diffusé dans le métro de Tokyo, faisant douze morts et 50 blessés. ...

hors de portée des organisations terroristes actuelles

Le réseau Al Qaïda a aussi mené des expériences à petite échelle dans ses camps en Afghanistan.

Des traces de ricine, un poison artisanal, ont été retrouvées en 2003 dans un laboratoire artisanal à Londres (l'idée était d'en enduire des poignées de porte), mais aucun attentat biologique n'a été mené à bien par une organisation terroriste.

"Ce genre de manipulation est, pour l'instant du moins, largement hors de portée des groupes terroristes connus", assure le docteur Marc Lemaire, spécialiste de la menace NRBC.

"Produire de tels virus est extrêmement compliqué, il faut un laboratoire sophistiqué, faire des essais, il faut ensuite trouver un vecteur, en étant certain qu'il ne va pas vous revenir dessus.

Il ne pourrait être élaboré, par exemple, par un groupe comme Daech".

"Pour l'instant, toutes les tentatives qui ont été démasquées, notamment de la part d'Al Qaïda, était ridicules d'un niveau technique", ajoute Olivier Lepick, "mais la science progresse, les techniques de manipulation des agents pathogènes sont de plus en plus accessibles.

Elle ne sont plus réservées aux Etats comme c'était le cas par le passé, ce scénario ne relève donc plus de la seule fiction."

INVESTISSEMENTS.

Bill Gates, qui a déjà donné une partie de sa fortune pour combattre des maladies et des épidémies globales et dont la parole porte en la matière, a sans doute voulu alerter sur les précautions à prendre pour se préparer à une éventuelle pandémie mondiale, et en cela il a eu raison, estiment les deux experts.

"Aujourd'hui, rien n'indique qu'une attaque bio-terroriste se prépare dans les semaines ou les mois qui viennent.

En revanche, évoquer cette éventualité n'est ni stupide ni irréaliste", conclut Olivier Lepick.

"Le problème avec cette menace, c'est que les risques d'occurrence sont très faibles mais les moyens de se protéger représentent des investissements financiers énormes".

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:59

L'Institut Pasteur est visé par une enquête judiciaire suite au transport non déclaré aux autorités sanitaires de virus hautement pathogènes.

Selon le responsable du centre de recherche, ces virus avaient été inactivés et ne représentaient aucun danger.

Coup dur pour l'Institut Pasteur.

Le célèbre centre de recherche français créé par Louis Pasteur est au cœur d'une enquête judiciaire, selon une information révélée par le journal Le Parisien le mercredi 8 mars 2017.

En réalité, l'enquête ne date pas d'hier mais a été ouverte en décembre 2016, suite aux révélations du Canard Enchaîné en octobre 2016, dans un article intitulé "Un virologue de l’institut Pasteur de Corée trimbale clandestinement un virus mortel sur un vol régulier".

Au centre de l'affaire, les conditions de transport, de conservation et de manipulation de virus redoutables entre la Corée du Sud et l'Institut en octobre 2015, sans autorisation préalable des autorités sanitaires (voire encadré ci-dessous).

Un incident non déclaré "Certes la déclaration n'a pas été effectuée à temps, mais il n'y a jamais eu de risque sanitaire car les échantillons étaient inactivés (NDLR : c'est-à-dire rendus non fonctionnels par un traitement chimique), s'est défendu auprès du Parisien le Pr Christian Bréchot, le directeur général de l'Institut Pasteur.

Le 11 octobre 2015, une scientifique de l'Institut Pasteur de Corée aurait transporté trois tubes d'échantillons du coronavirus MERS, un virus pouvant être mortel, à bord d'un vol Séoul-Paris.

Le tout rangé, dans une "petite boîte bleue" de produit cosmétique, aurait ensuite trouvé sa place sur une étagère dans le bureau d'un chercheur sans aucune mesure sanitaire supplémentaire.

Le transport des micro-organismes et toxines hautement pathogènes (MOT) est réglementé.

Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), "toute opération de production, fabrication, transport, importation, exportation, détention, offre, cession, acquisition ou emploi comportant l’utilisation d’agents pathogènes humains et de toxines mentionnés à l’article L 5139-1 doit faire une demande d’autorisation".

Il existe 6 types d’autorisations délivrées par le Directeur Général de l’ANSM.

En revanche, il n'y est pas mentionné explicitement la question des virus inactivés.

Nous avons posé la question à l'ANSM et attendons, au moment où nous écrivons ces lignes, ses précisions.

L'histoire aurait été révélée par une fuite dans la presse coréenne, entraînant la convocation immédiate de Christian Bréchot au ministère de la Santé.

Selon Le Parisien, le responsable de l'Institut y aurait "reconnu la non-déclaration de l'incident de MOT, passible de 350 000 euros d'amende et cinq ans d'emprisonnement". 2 349 tubes de SRAS volatilisés

En mai 2014, deux ministres avaient accusé l'Institut Pasteur de négligences, suite à la perte de 2 349 tubes contenant des fragments du virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

L'Institut avait précisé qu'ils n'avaient "aucun potentiel infectieux".

Les tubes étaient conservés dans un congélateur et leur perte avait été constatée en janvier de la même année lors d'un inventaire, mais signalée seulement deux mois plus tard à l'ANSM.

Cette dernière avait mené une inspection sans parvenir à déterminer ce qu'il était advenu des souches, concluant à "un problème de gestion de la traçabilité au sein de l'Institut".

Le professeur Christian Bréchot avait estimé que les tubes avaient probablement été détruits et "autoclavés" (stérilisés) sans que cela ait été noté.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:55

Le Pr Jean-Claude Chermann, co-découvreur du virus du SIDA, est impliqué dans la commercialisation en Afrique d'un faux médicament anti-VIH appelé Immunorex.

Nous dévoilons ici les soupçons de fraude qui ont pesé sur le célèbre scientifique il y a quelques années, lors de ses recherches sur le vaccin contre le SIDA.

Cet article fait partie de notre enquête sur Immunorex, un faux médicament contre le VIH, commercialisé avec le soutien du Pr Jean-Claude Chermann.

C’est une histoire de sciences à plus de 20 millions d’euros qui finit en procès et se lit dans des rapports de police.

Elle commence en 2001 quand Jean-Claude Chermann, codécouvreur du virus du sida, quitte son laboratoire Inserm de Marseille pour créer la société URRMA R&D à Aubagne (Bouches-du-Rhône) avec le soutien d’investisseurs canadiens.

La start-up doit poursuivre les recherches sur le vaccin contre le sida qu’il promet depuis des années.

Mais en 2004, les investisseurs canadiens, ne voyant rien venir, jettent l’éponge.

Le virologue trouve alors des financiers suisses qui injecteront jusqu’à 19 millions d’euros dans la société avec la promesse de résultats rapides tant les travaux du chercheur sont avancés.

Mais là encore, rien !

Les Suisses soupçonnent alors Jean-Claude Chermann d’avoir "maquillé" ses résultats pour obtenir d’importants financements.

Face à la crise, le virologue licencie en mai 2010 Camille Haslin, sa directrice scientifique, l’accusant d’être responsable de la fraude puis porte plainte contre elle pour escroquerie et abus de confiance.

Impossible de reproduire les résultats

Dans la presse, il accuse ses investisseurs d’un vol de technologies vers la Suisse, affirmant : « On vole non seulement Chermann, mais aussi l’Inserm, c’est-à-dire la France. »

Mais la machine judiciaire se retourne contre lui.

L’enquête de la brigade financière de Marseille, que nous avons pu consulter, révèle les pratiques douteuses de "l’oublié du Nobel" :

« M. Chermann [...] faisait preuve d’un comportement pour le moins ambigu avec son personnel féminin, insultant, proche du harcèlement sexuel selon certaines et ayant donné lieu à des procédures judiciaires.

Cette attitude se retrouvait également dans le domaine scientifique, M. Chermann ne supportant pas les remises en question sur ses travaux.»

Une scientifique chevronnée recrutée en 2008 pour vérifier les travaux de Jean-Claude Chermann confie encore aux policiers :

« Toute tentative de reproduction des résultats était demeurée vaine.

Et M. Chermann refusait de reconnaître ses approximations.»

Accablant : un rapport d’enquête de la brigade financière de Marseille du 14 janvier 2011 révèle les méthodes surprenantes de Jean-Claude Chermann dans son laboratoire.

La conclusion de l’enquête est accablante : « [...] il y a lieu de s’interroger sur les motivations de la plainte de M. Chermann, qui pourrait n’être en somme qu’un écran de fumée visant à éviter que l’on ne s’intéresse de trop près à ses résultats.

» La plainte, classée sans suite, Camille Haslin a donc été complètement blanchie des accusations de Chermann. Mais elle n’a jamais pu retrouver de travail après qu’il l’eut licenciée.

Pourtant en mars 2016, la cour d’appel d’Aix-en-Provence jugeait définitivement que le licenciement… « était sans cause réelle et sérieuse ».

Sollicité par nous sur les péripéties judiciaires d’URRMA, le Pr Chermann n’a pas souhaité s’exprimer sur ce point.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:52

L’exercice fractionné intensif ralentit le vieillissement des cellules musculaires via les mitochondries

Camille Van Belle | 07.03.2017

L’exercice est bon pour la santé, on ne le dit jamais assez.

Mais on connaît moins le type d’exercice optimal pour aider les cellules à reconstruire les organites qui se détériorent avec l’âge.

Une étude publiée dans « Cell Metabolism » par l’équipe de Matthew Robinson, de l’Université d’Oregon (États-Unis), affirme que l’exercice fractionné à haute intensité permet de ralentir le vieillissement des cellules, par une augmentation de la production de protéines pour les mitochondries, centrales énergétiques de la cellule, et pour les ribosomes, qui traduisent l’ARNm en protéines.

66 participants

Des volontaires, 36 hommes et 36 femmes, divisés en groupes « jeunes » et « âgés », ont été soumis pendant 12 semaines à trois programmes d’exercice différents : un exercice de force (soulever des poids), un exercice intensif fractionné (vélo et marche) et un exercice combinant les deux approches.

Des biopsies de cellules musculaires de cuisse ont été réalisées et comparées avec celles des volontaires « sédentaires ».

Il s’est avéré que si l’exercice de force permettait davantage d’augmentations de la masse musculaire, c’est l’exercice fractionné intensif qui est le plus bénéfique au niveau cellulaire.

Avec le vieillissement, la capacité de la mitochondrie à produire de l’énergie diminue.

Or chez les volontaires soumis à des exercices intensifs fractionnés, une augmentation de 49 % de la capacité mitochondriale a été observée par rapport aux volontaires sédentaires.

La hausse atteint les 69 % pour les sujets âgés. Augmentation de la synthèse de protéines

Cette amélioration de la fonction mitochondriale s’explique notamment par une augmentation de la synthèse de protéines.

Par séquençage de l’ARN et des protéines, il est apparu qu’avec l’exercice, les cellules produisent davantage d’ARN codant pour des protéines mitochondriales.

L'exercice semble également augmenter la capacité des ribosomes à fabriquer des protéines dans la mitochondrie.

L’amélioration de la fonction mitochondriale par ces mécanismes serait donc une bonne piste d’explication des effets de l’exercice.

Une meilleure connaissance de ces mécanismes pourrait permettre des travaux plus ciblés sur le vieillissement. Reste à savoir si ces effets sont également présents au niveau des cellules non musculaires.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:48

#lespouvoirsducorpshumain @France2tv #PECH #santé #médecine #tv

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:36

Le virus Chikungunya est impliqué dans la maladie à long terme des articulations

Point clinique clé: Considérez Chikungunya comme une source de douleurs articulaires chez les patients mois ou années après l'infection initiale.

Conclusion majeure:

Environ 83% des adultes atteints d'infections par le virus Chikungunya ont déclaré une douleur articulaire persistante après une moyenne de 32 mois.

Source de données: Une étude multicentrique prospective de 307 adultes ayant des antécédents d'infections par le virus Chikungunya.

Une majorité d'infections à Chikungunya peuvent provoquer arthrite et arthralgie mois ou années après l'infection initiale, sur la base des données d'une étude prospective de 307 patients.

"Les symptômes les plus fréquents de l'infection par le virus Chikungunya sont la fièvre associée à des manifestations rhumatismales", a écrit le rhumatologue Eric Bouquillard, MD, de Saint-Pierre, Réunion, France et ses collègues.

Le virus Chikungunya

Des études antérieures ont montré que l'infection par le virus Chikungunya est souvent la cause de manifestations articulaires plusieurs mois voire plusieurs années après l'infection initiale.

Après une épidémie de Chikungunya à la Réunion en 2005 et 2006, les chercheurs ont inscrit 307 adultes consécutifs souffrant de douleur secondaire à l'infection par le virus Chikungunya pour évaluer la progression de la maladie rhumatismale, dont 122 (40%) avec infection sérologiquement confirmée.

L'âge moyen des patients de l'étude (connus sous le nom de RHUMATOCHIK) était de 54 ans et 83% étaient des femmes (Joint Bone Spine 2017 Feb 24. doi: 10.1016 / j.jbspin.2017.01.014).

Dans l'ensemble, 83% des patients ont présenté une douleur articulaire persistante après une moyenne de 32 mois.

En outre, une synovite a été observée chez 64% des patients ayant présenté une douleur articulaire chronique, principalement dans les poignets, les doigts et les chevilles.

À la ligne de base, le nombre moyen de douleurs articulaires était de 6,5. Au cours du suivi, le nombre moyen de lésions douloureuses était de 3,3, et 43% des patients ont déclaré la persistance d'une ou de plusieurs articulations gonflées.

Cependant, les patients ont rapporté peu d'atteinte fonctionnelle; Le score moyen du questionnaire d'évaluation de la santé était de 0,44. "La RT-PCR a été utilisée pour tenter de détecter le génome viral dans des échantillons de liquide synovial de 10 patients, dont 2 patients en phase virémique, mais les résultats ont toujours été négatifs", ont noté les chercheurs.

Le Dr Bouquillard et ses collègues ont inscrit les patients entre avril 2005 et décembre 2006.

Les examens rhumatologiques ont été effectués au début et les données de suivi ont été recueillies par sondages téléphoniques à 1 et 2 ans après le début de l'infection par Chikungunya.

Des enquêtes téléphoniques ont été menées par le Centre d'investigation clinique de la Réunion pour l'épidémiologie clinique, et les enquêteurs ont également évalué les patients pour les signes d'anxiété, de dépression et de faiblesse.

L'étude n'a pas été conçue pour traiter le traitement, mais les données d'études antérieures suggèrent que la combinaison de la maladie-modificateur thérapie antirhumatismatique peut être plus efficace que l'hydroxychloroquine monothérapie pour la douleur articulaire chronique après Chikungunya.

Les chercheurs n'ont eu aucun conflit financier à divulguer. L'étude a été soutenue en partie par l'Union Régionale des Médecins Libéraux de La Réunion.

Date de publication: 3 mars 2017 Par: Heidi Splete Nouvelles sur la rhumatologie

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:23

Les perturbateurs endocriniens, une menace pour le développement du cerveau

Omniprésents, les perturbateurs endocriniens, cette famille de molécules chimiques, altère l’équilibre subtil du système hormonal, chef d’orchestre de la construction des tissus cérébraux.

Une étude et un rapport publiés mardi 7 mars pointent du doigt les perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur la croissance du cerveau.

La première, parue dans la revue Scientific Reports, a été menée par une équipe de chercheurs du laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (Muséum national d’histoire naturelle-CNRS).

Le second a été rédigé par plusieurs experts à la demande de l’association caritative britannique CHEM Trust. Bisphénol A (BPA), phtalates, retardateurs de flamme bromés (BFRs), perchlorates, pesticides… les perturbateurs endocriniens se cachent dans les vêtements, les meubles, les emballages, les contenants alimentaires, la poussière et même les aliments (par le biais de résidus de pesticides).

Selon la communauté scientifique compétente, nous sommes exposés à des doses variables de centaines de ces substances chimiques dans notre vie quotidienne.

De nombreuses études attestent déjà de la dangerosité de certaines de ces molécules sur la santé, car elles seraient à l’origine de cancers, de malformations congénitales, d’obésité et de diabète, mais également de troubles de développement (autisme, hyperactivité, diminution du quotient intellectuel). De nouveaux travaux, toujours plus nourris, complètent ce tableau en montrant leurs effets délétères sur le développement du cerveau. Les scientifiques du CNRS ont constitué un mélange de 15 substances de synthèse présentes dans un panel de produits de la vie courante. Les ingrédients du mélange comprennent notamment le BPA, le triclosan, le benzophénone-3 et le perchlorate de sodium.« Des études précédentes ont testé les effets de certaines molécules individuellement, mais la particularité du projet repose sur cette combinaison de substances », explique Barbara Demeneix, endocrinologue au CNRS et coauteure de l’étude. Des embryons de grenouilles de l’espèce Xenopus laevis ont été exposés pendant trois jours à ce cocktail chimique et à des concentrations comparables à celles couramment mesurées dans le liquide amniotique humain. Le fœtus baigne dans ce dernier lors de la grossesse et peut être indirectement exposé à des substances toxiques. L’âge des embryons a été sélectionné selon le début du fonctionnement de la glande thyroïde qui libère les hormones thyroïdiennes, essentielles au bon développement cérébral. Par analogie avec l’humain, la période d’exposition de l’expérience correspond au moment ou seule l’hormone thyroïdienne de la mère est présente. Résultats de l’étude : malgré l’exposition sur une durée restreinte, les impacts sur le développement du cerveau des têtards sont multiples. En effet, le cocktail de substances appliquées affecte le fonctionnement de leurs hormones thyroïdiennes, modifie l’expression de plusieurs gènes qui participent à la construction cérébrale. Le résultat est une réduction du volume des neurones, accompagnée d’une baisse de la mobilité des têtards. La fonction des hormones thyroïdiennes étant présente chez l’ensemble des vertébrés, écrivent les auteurs, « ces résultats suggèrent que les mélanges de telles substances chimiques, omniprésentes, pourraient exercer des effets négatifs sur le développement du fœtus humain ». Les auteurs du rapport de CHEM Trust rappellent qu’avec ses 85 milliards de neurones, le cerveau est un organe extrêmement complexe. Son développement subtil et élaboré, s’effectue tout au long de la vie. Mais les premiers stades de développement, du fœtus à l’adolescence, connaissent des modifications rapides et présentent une grande sensibilité aux produits chimiques toxiques. Lors de ce processus, une perturbation des hormones thyroïdiennes peut entraîner des répercussions importantes, telles que la réduction du quotient intellectuel ou l’apparition de troubles du spectre autistique (autisme, syndrome d’Asperger, syndrome de Rett, etc.). Lorsque l’exposition a lieu après la naissance, les risques associés sont généralement une baisse de motricité et de concentration, en fonction du type de molécule et des caractéristiques de l’exposition (durée, intensité). Aussi « le phénomène d’exposition aux produits chimiques auquel nous assistons est un problème de santé public majeur et une menace pour l’intelligence », souligne le professeur Philippe Grandjean (université du Danemark du Sud-université de Harvard), contributeur du rapport de CHEM Trust. À travers le 7e programme d’action pour l’environnement (PAE), pour la période 2013-2020, l’Union européenne affiche sa volonté de réduire la présence des substances toxiques dans l’environnement. Pour autant, la mise en place d’une réglementation appliquée aux perturbateurs endocriniens n’est toujours pas en vue. Celle-ci aurait dû voir le jour en 2013 au plus tard et Bruxelles a été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne, en décembre 2015, pour carence dans la gestion de ce dossier. Bruxelles n’est toujours pas sortie de l’ornière. Tout récemment, l’exécutif européen a renoncé à présenter au vote les critères d’identification des perturbateurs endocriniens, en vue de les interdire. Selon le professeur Michael Warhurst, directeur général de CHEM Trust, la réglementation doit être plus stricte : « Le développement du cerveau des futures générations est un enjeu principal. Nous avons besoin de régulateurs européens pour éliminer des groupes de produits chimiques, plutôt que restreindre lentement les produits. Nous ne pouvons continuer à jouer avec la santé de nos enfants ». Par Ludmilla Terres Le 7 mars 2017

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:04

Glyphosate

L’Agence européenne des produits chimiques interpellée sur le dossier glyphosate

Plusieurs ONG dénoncent des conflits d’intérêts au sein du groupe d’experts chargés d’évaluer la cancérogénicité du célèbre herbicide.

Faut-il interdire le glyphosate ?

A la veille de l’adoption d’un rapport crucial pour l’avenir du glyphosate, les organisations non gouvernementales (ONG) ne relâchent pas la pression.

Lundi 6 mars, elles ont adressé au directeur général de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) une lettre protestant contre des conflits d’intérêts qui, selon elles, minent l’impartialité de l’expertise de l’organisme.

Les enjeux sont considérables : l’agence basée à Helsinki, en Finlande, doit rendre à compter du mercredi 8 mars une évaluation de la cancérogénicité du glyphosate qui pèsera lourd dans la décision de le réhomologuer en Europe.

Principe actif du célèbre herbicide Roundup, il est le pesticide de synthèse le plus utilisé en Europe et dans le monde, où il s’en épand plus de 800 000 tonnes par an.

Une quarantaine d’ONG européennes lancent une initiative citoyenne contre le glyphosate

« Nous sommes préoccupés par le fait que plusieurs membres, ainsi que le président, du comité d’évaluation des risques de l’ECHA apparaissent avoir des conflits d’intérêts », écrivent les signataires, parmi lesquels Greenpeace, Testbiotech, le Réseau environnement santé ou encore Health and Environment Alliance, une coalition d’une soixantaine d’associations de la société civile, de syndicats de soignants ou encore de mutuelles.

Les associations pointent en particulier deux scientifiques du groupe d’experts, employés par des « institutions scientifiques qui génèrent des revenus par le biais de conseils en évaluation du risque fournis à l’industrie chimique,

« Le cas de l’un des experts que nous pointons et particulièrement problématique, car cette personne défendait des dossiers d’industriels devant l’ECHA », explique Martin Pigeon, chercheur pour CEO, une organisation de lutte contre le lobbying à Bruxelles, cosignataire de la lettre.

Quant au président du comité, écrivent les organisations signataires de la protestation, il a « travaillé pour deux sociétés comme consultant pour l’industrie chimique pendant plus de vingt ans et ses contrats se sont interrompus le 31 août 2012, la veille du jour où il a pris son poste de président du comité d’évaluation des risques » de l’ECHA.

Ce comité est composé d’une cinquantaine d’experts, nommés par les Etats membres, qui interviennent à des degrés divers en fonction des dossiers traités.

Aucune « cause de préoccupation » Or, rappellent les ONG dans leur courrier, selon les critères de l’ECHA, un conflit d’intérêts survient « lorsque l’impartialité et l’objectivité d’une décision, d’une opinion ou d’une recommandation de l’agence (…) est compromise, où peut être perçue comme telle par le public, par un intérêt détenu par ou confié à un individu travaillant pour l’agence ».

Ces « intérêts » qui pourraient interférer avec le travail de l’ECHA sont le fait d’être employé par « des sociétés, des cabinets de consultant, des institutions de recherche ou toute autre entreprise dont le financement provient de sources commerciales de manière significative », selon les principes de l’agence européenne.

Ceux-ci précisent que les liens d’intérêts de moins de cinq ans doivent être pris en compte.

« De nombreux chercheurs se considèrent sincèrement très au-dessus de leurs connivences »

Pour les organisations signataires, les experts pointés sont donc, « selon les propres critères de l’ECHA », en situation de conflits d’intérêts.

Ce n’est toutefois pas l’opinion de l’agence européenne. Interrogée par Le Monde, celle-ci fait valoir que les déclarations d’intérêts des intéressés « ne constituent pas une cause de préoccupation en termes de conflits d’intérêts en relation avec le glyphosate ».

« Ces deux membres du comité d’évaluation des risques [de l’ECHA] travaillent pour des institutions nationales respectées qui offrent des services de consultance à l’industrie, ce qui est une pratique normale », ajoute-t-on.

En outre, l’agence précise que les deux experts pointés par les ONG ne sont ni rapporteurs ni réviseurs de l’expertise glyphosate.

En outre, assure-t-on à l’ECHA, avant chaque séance, les experts en conflit d’intérêts avec le sujet abordé se démettent et sont alors remplacés.

L’agence mentionne ainsi un cas où le président du comité s’est démis pour laisser un tiers siéger à sa place.

Glyphosate, « et si tout n’était qu’un théâtre d’ombre ? »

Saga scientifique et réglementaire

Ce n’est cependant pas tout.

Les ONG reprochent aussi à l’ECHA de fonder en partie son expertise à propos du glyphosate sur des études fournies par les industriels producteurs de glyphosate, et non publiées.

« Le glyphosate et sa cancérogénicité potentielle sont un enjeu primordial pour des millions d’Européens et les scientifiques chargés des avis de l’ECHA doivent être totalement indépendants, sans soupçon possible de conflits d’intérêts avec l’industrie, dit Franziska Achterberg, chargée des questions alimentaires à Greenpeace Europe.

Il faut mettre fin à l’utilisation des études non publiées qui viennent de l’industrie, afin que les décisions des agences européennes puissent être vérifiées indépendamment.

» Cette question – celle de la nature des études qui fondent l’expertise – est la clé d’une saga scientifique et réglementaire qui dure depuis deux ans.

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer classe le glyphosate comme « cancérogène probable » pour l’homme.

L’agence, chargée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’inventorier les agents cancérogènes, s’appuie uniquement sur des études publiées dans la littérature scientifique.

Cette classification intervenait alors que la substance était en cours de réévaluation en Europe et aux Etats-Unis en vue de sa réhomologation.

Roundup, le pesticide divise l’Union européenne et l’OMS Au contraire, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a, à l’automne 2015, déclaré la même substance improbablement cancérogène, en se fondant essentiellement sur des études industrielles non publiées.

De même, le groupe d’experts joint de l’OMS et de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) sur les résidus de pesticides déclarait en mai 2016 l’herbicide probablement non cancérogène par voie alimentaire, en s’appuyant aussi partiellement sur des études non publiques, fournies par le secteur agrochimique.

Dans les deux cas, les organisations de défense de l’environnement et de la santé ont dénoncé des conflits d’intérêts entre certains experts sollicités et les industriels.

L’avis de l’ECHA, attendu pour le 8 ou le 15 mars, doit arbitrer entre ces positions divergentes et débloquer le processus réglementaire européen – réautoriser ou interdire le glyphosate sur le continent.

Mais il ne mettra pas fin à la controverse.

Glyphosate, « too big to fail » ?

Par Stéphane Foucart Le 7 mars 2017.

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