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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:55

Une trentaine de chercheurs et cliniciens signent une tribune pour que soit évaluée sérieusement la possibilité que la maladie d’Alzheimer soit liée à des virus ou bactéries. Ils soulignent notamment les preuves troublantes reliant la maladie à l’infection par le virus de l’herpès (HSV1).

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative caractérisée par un déclin cognitif. Dans le cerveau des malades s’observent des dépôts de peptides bêta-amyloïdes, qui forment des plaques, ainsi que des formes anormales de la protéine Tau. Mais ces marqueurs biologiques sont-ils la cause ou la conséquence de la maladie ? Et s’ils étaient des indicateurs d’une infection ?

Dans un éditorial paru dans Journal of Alzheimer’s Disease, des chercheurs jettent un pavé dans la mare en suggérant que la piste infectieuse a été trop longtemps ignorée. Parmi les signataires de cette tribune se trouve un chercheur français, Luc Letenneur, auteur de travaux montrant que les malades d’Alzheimer sont souvent séropositifs vis-à-vis du virus HSV1, le virus de l’herpès. D’après l’OMS, environ les deux tiers des moins de 50 ans sont infectés par le virus HSV1.

Les premières observations de virus de l’herpès dans des cerveaux de patients datent d’une trentaine d’années. HSV1 peut endommager le système nerveux central et causer un déclin cognitif. Il s’attaque au système limbique qui joue un rôle dans le contrôle des émotions, mais aussi dans la mémoire. Cependant, la fréquence de cette infection chez les patients Alzheimer ne prouve pas qu’elle soit responsable de la maladie. En effet, une autre possibilité est que ce soit la maladie d’Alzheimer qui réveille le virus de l’herpès…

Dans leur article, les chercheurs listent différents résultats suggérant le caractère infectieux de la maladie d’Alzheimer. Tout d’abord, des virus et autres micro-organismes sont présents dans le cerveau de la plupart des personnes âgées. Bien qu’ils soient souvent dormants, ils peuvent être réactivés. Ainsi, dans les cerveaux de malades d’Alzheimer, se trouve souvent de l’ADN d’HSV1. De plus, le caractère transmissible de la maladie d'Alzheimer a été mis en évidence dans des cas de greffes de dure-mère.


Le virus de l’herpès HSV1 provoque le bouton de fièvre. Il reste latent dans l’organisme et peut se réveiller suite à un stress ou une baisse de l’immunité. © Kopytin Georgy, Shutterstock

Des infections associées aux dépôts amyloïdes

Ensuite, pour les scientifiques, il y a aussi des preuves de causalité entre une infection et la maladie. Chez les humains, les infections cérébrales comme celles du virus herpès sont associées avec des pathologies qui rappellent la maladie d’Alzheimer. Il existe aussi des signes de maladie d’Alzheimer dans la démence syphilitique causée par un spirochète. De plus, dans des cellules en culture ou des souris, les dépôts amyloïdes et les anomalies de la protéine Tau sont observés après une infection par HSV1 ou par des bactéries. Une interaction directe entre la protéine précurseur de l’amyloïde et l’HSV1 a déjà été rapportée.

Autre signe troublant : la dysfonction olfactive est un signe précoce de la maladie d’Alzheimer. Or le nerf olfactif est une porte d’entrée probable du virus HSV1, d’autres virus et de Chlamydia penumoniae dans le cerveau.

En résumé, les auteurs proposent que des agents infectieux comme HSV1, Chlamydia pneumoniae, des spirochètes, atteignent le système nerveux central où ils restent latents. Ils pourraient être réactivés au cours du vieillissement, lorsque le système immunitaire décline, et lors d’épisodes de stress. Les dommages neuronaux causés par l’action des virus et l’inflammation induite conduiraient à un dysfonctionnement synaptique, une perte neuronale et finalement la maladie d’Alzheimer. La formation des plaques amyloïdes serait un mécanisme de défense.

Différents essais thérapeutiques ont testé des médicaments contre la maladie d’Alzheimer et se sont soldés par des échecs. Les chercheurs suggèrent donc que des antiviraux et des antimicrobiens soient essayés.

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 21:44

L'immunisation passive contre les protéines toxiques mal repliées est une approche prometteuse pour le traitement des troubles neurodégénératifs.


Pour une immunothérapie efficace contre la maladie d'Alzheimer, les données cliniques récentes indiquent que les anticorps monoclonaux dirigés contre le peptide amyloïde-β doivent être administrés avant l'apparition des symptômes associés à des lésions cérébrales irréversibles.


Il est donc essentiel de développer des technologies pour la production d'anticorps en continu applicable à la prévention des maladies.


Ici, nous avons abordé cette question à l'aide d'un implant cellulaire bioactif pour délivrer des anticorps anti-amyloïde ß recombinants dans le tissu sous-cutané.


Un dispositif d'encapsulation perméable aux macromolécules soutient la survie à long terme des cellules myogéniques sur plus de 10 mois chez les receveurs allogéniques immunocompétents.


Les cellules encapsulées sont génétiquement modifiées pour sécréter des taux élevés d'anticorps anti-amyloïde β. implantation périphérique conduit à la production d'anticorps continue afin d'atteindre des niveaux plasmatiques dépassant 50 pg / ml.


Dans une étude de preuve de concept, on montre que des anticorps recombinants produits par ce système pénètrent dans le cerveau et se lient les plaques amyloïdes dans deux modèles de souris de la pathologie d'Alzheimer.


Lorsque les cellules encapsulées sont implantés avant le début du dépôt de plaques amyloïdes chez les souris TauPS2APP, l'exposition chronique à des anticorps anti-amyloïde β réduit considérablement les niveaux d'amyloïde β40 et amyloïde β42 dans le cerveau, et diminue la charge de plaques d'amyloïde, et plus particulièrement, empêche la phospho pathologie -tau dans l'hippocampe.


Ces résultats étayent l'utilisation d'implants de cellules encapsulées pour une immunothérapie passive contre les protéines mal repliées, qui accumulent dans la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurodégénératives.

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 08:53

Un nouveau test sanguin utilisant l'ADN de cellules mourantes permet de détecter le diabète, la sclérose en plaques, le cancer du pancréas et la dégénérescence cérébrale ainsi que d'autres pathologies, selon des expériences cliniques dont les conclusions viennent d’être publiées.

En s'appuyant sur la signature génétique spécifique des tissus dont les cellules dépérissent sous l'effet d'une pathologie ou d'un traumatisme, des chercheurs ont effectué une série d'expériences avec 320 patients et un groupe de contrôle en utilisant cette technique qui pourrait ouvrir la voie à un nouvel outil diagnostic. Leurs travaux ont été publiés le 14 mars 2016 dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (Pnas).

La mort des cellules est un aspect central de la biologie humaine, soulignent les auteurs de cette étude menée par une équipe internationale dirigée notamment par Ruth Shemer et Yuval Dor, de l’université hébraïque de Jérusalem.

Ce processus peut indiquer les tout premiers stades d'une pathologie comme le développement d'une tumeur cancéreuse ou le début d'une maladie auto-immune ou neurodégénérative comme Alzheimer. Il peut aussi permettre de déterminer la progression d'une pathologie, le succès d'une thérapie ou ses effets toxiques. Cependant, jusqu'à présent, il n'était pas possible de déterminer à quel organe appartenaient les cellules mourantes sans un examen invasif.


Cette technique pourrait ouvrir la voie à un nouvel outil diagnostic. Elle s'appuie sur la signature génétique spécifique des tissus dont les cellules dépérissent sous l'effet d'une pathologie ou d'un traumatisme. © Tonhom1009, Shutterstock

Chaque cellule a sa signature unique trahie par la méthylation

Ce nouveau test sanguin peut détecter les tissus spécifiques où les cellules meurent en combinant deux principes biologiques importants :

  • Tout d'abord, les cellules en train de mourir libèrent des fragments d'ADN dans le sang dans lequel ils circulent pendant un court moment. Ce phénomène est connu depuis des décennies mais, dans la mesure où la signature génétique de toutes les cellules de l'organisme est identique, il n'était pas possible de déterminer le tissu d'origine de cet ADN.
  • Le second principe est le fait que l'ADN de chaque type de cellule porte une marque chimique unique appelée méthylation qui est stable dans les tissus sains comme malades.

« Nos travaux démontrent qu'il est possible d'identifier de quels tissus dans l'organisme proviennent les fragments d'ADN qui circulent dans le sang, souligne Ruth Shemer. Cela représente une nouvelle méthode pour détecter des cellules mourantes dans des tissus spécifiques et une approche très prometteuse pour diagnostiquer des maladies », ajoute-t-elle.

« À plus long terme, nous envisageons un nouveau test sanguin capable de détecter des dommages dans des tissus même sans suspecter a priori que des maladies touchent un organe spécifique », ajoute le professeur Benjamin Glaser, patron du département d'endocrinologie au centre médical Hadassah, à Jérusalem, un autre coauteur de l'étude.

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 08:32

Le sirop d’érable protège-t-il le cerveau contre la maladie d’Alzheimer?

Boire & manger Science & santé | Repéré par Lucie de la Héronnière

publié le 16.03.2016 à 15 h 41

Des chercheurs ont réalisé deux études démontrant ses bienfaits.

Bonne nouvelle pour vos pancakes. Pour la première fois, le sirop d’érable a intégré la liste des aliments bons pour le cerveau établie par un groupe de scientifiques internationaux d'après les résultats de vingt-quatre études explorant les effets bénéfiques de produits naturels sur la prévention des maladies neurodégénératives, et en particulier Alzheimer.

Comme le raconte le Huffington Post Québec, dans une première étude, Donald Weaver, de l’université de Toronto, a montré que l’extrait de sirop d’érable peut aider à empêcher l’agglutination dans le cerveau de la bêta-amyloïde et de la protéine tau. Ce qui peut être bénéfique, car lorsque ces protéines s’accumulent, elles forment une plaque impliquée dans Alzheimer et d’autres maladies du cerveau.

L’autre étude présentée par des chercheurs de l’université de Rhode Island et de l’université du Texas montre qu’un extrait de sirop d’érable pur a des effets protecteurs sur les cellules microgliales dans le cerveau des rongeurs. Or, une diminution de l’efficacité de ces cellules particulières «est associée à la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles neurologiques».

Des premiers résultats à confirmer

Navindra P.Seeram, principal auteur de cette seconde étude et organisateur du colloque, explique dans un communiqué:

«Des aliments naturels, comme le thé vert, le vin rouge, les baies, le curcuma et les grenades continuent à être étudiées pour leurs bénéfices potentiels pour combattre la maladie d’Alzheimer. Désormais, dans des expériences en laboratoire préliminaires, basées sur des études sur Alzheimer, des extraits de sirop d’érable canadien riches en composés phénoliques ont montré des effets neuro-protecteurs, similaires à ceux du resvératrol, un composé présent dans le vin rouge.»

Ceci dit, ce n'est pas encore une raison pour vous servir une triple dose de sirop d'érable sur les prochaines crêpes. Car il souligne bien que ce n’est qu’un début et que «d’autres études sur les animaux et éventuellement les humains seront nécessaires pour confirmer ces premiers résultats».

Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs de sirop d’érable du Québec, est en tous cas ravi:

«Nous savons déjà que l’érable a plus de 100 composés bioactifs, dont certains ont des propriétés anti-inflammatoires. La santé du cerveau est le dernier sujet d’exploration, et nous sommes impatients d’en apprendre davantage sur les bénéfices potentiels du sirop d’étable dans ce domaine.»

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 08:13

L’effet Crabtree permet à la cellule de laisser entrer le glucose à un taux effectivement supérieur à ce que la respiration (et le TCA) permet; l’excédent circulant en mode glycolique pur avec sortie en éthanol ou lactate (selon l’espèce).


L’effet Pasteur décrit, d’une part, que les enzymes de la voie glycolytique (i.e. sortie en éthanol) sont inhibés à hautes concentration en O2, condition qui favorisera la respiration.


Entre autres, l’enzyme phosphofructokinase sera inhibée à faible ADP et Pi (i.e. [ATP] élevée) alors qu’à faible O2, conditions levant l’inhibition, la voie glycolique sera favorisée.


Un ratio élevé en NADH/NAD+ (i.e. TCA-respiration élevés) inhibera également certains enzymes de la voie glycolytique.


Toutefois, la concentration en glucose dans le milieu est également perçue et la signalisation en résultant jouera sur l’activité des enzymes de la respiration.


Aussi, à haute concentration en glucose, la voie glycolytique sera favorisée, présentant de plus grandes vitesses de flux.


On modélise le mécanisme affectant les enzymes inhibées telle une inhibition par le substrat glucose.


À mon avis, tous ces mécanismes sont réversibles mais il peut y avoir des délais lorsque la régulation enzymatique est multifactorielle tel que dans le cas de l’allostérie.


Il est certain que le mode cuvée-alimentée (« fed-batch ») est particulier car lorsque les ajouts du substrat limitant sont fait par pulses, les trois phénomènes peuvent se succéder, voire se croiser ou même se juxtaposer.


Concernant maintenant le comportement des cellules post-plateau, on doit connaître les conditions du/des substrats limitants pour poser un diagnostique clair.


J’espère avoir présenté clairement les mécanismes en jeu, mais la réalité biologique « in vitro » peut révéler d’agréables surprises.


Pr Mario Jolicoeur Montréal

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 07:23

Cette surprenante hypothèse sur l’origine de la maladie d’Alzheimer que des chercheurs jugent de plus en plus plausible…


MST et maladies neurodégénératives
Publié le 16 Mars 2016


La recherche progresse lentement pour les 900 000 Français atteints par la maladie d'Alzheimer, lesquels seront probablement 1,3 million en 2020, compte tenu de la hausse de l’espérance de vie.


Une trentaine de chercheurs pointent la corrélation entre le virus de l’herpès et la maladie d’Alzheimer. Selon eux, le sujet serait tabou et mériterait plus ample recherche.


La maladie d’Alzheimer est la démence qui a la plus forte prévalence. L’âge est son principal facteur de risque ; elle s’accompagne d’une lente dégénérescence des neurones. L’Université de McGill en propose une explication accessible à tous.
Pourtant, les causes de la maladie d’Alzheimer ne font pas l’unanimité. La seule chose qui soit certaine, ce sont les échecs des essais cliniques : sur les 413 conduits entre 2002 et 2012, 99,6% ont échoué. C’est la raison pour laquelle le récent éditorial du Journal of Alzheimer’s Disease a fait l’effet d’une petite bombe : près d’une trentaine de chercheurs signent une suggestion dont ils considèrent qu’elle a été « trop longtemps ignorée ».


Ils avancent que l’origine de la maladie pourrait être virale ou bactérienne, plutôt que le fruit d’une immunodéficience sui generis. En cause, particulièrement, le virus de l’herpès ou la bactérie chlamydia, toutes deux des infections sexuellement transmissibles (IST). Ce sont eux qui seraient responsables de l’accumulation des plaques amiloïdes « collantes » et du mauvais repliement des protéines tau dans le cerveau humain.


L’hypothèse selon laquelle cette accumulation joue un rôle dans le développement de la maladie est, pour l’instant, la plus probante. Ce dysfonctionnement empêcherait effectivement la communication inter-neuronale, conduisant à des pertes de mémoire et à un déclin cognitif. Mais l’angle de l’éditorial réside en ceci : plutôt que de lutter contre l’agglutinement des plaques amiloïdes, il serait plus efficace de mettre au point des antibiotiques ciblant précisément les infections virales ou bactériennes, lesquels pourraient « ralentir, voire stopper la progression d’Alzheimer », soutient l’éditorial.
« Une composante microbienne dormante »
Le professeur Douglas Kelly, de l’université de Manchester, affirme « qu’il y a des preuves irréfutables que la maladie d’Alzheimer possède une composante microbienne dormante », et « qu’on ne peut plus [les] ignorer » ; ses propos sont rapportés par le Telegraph. Ces virus ou ces bactéries se trouvent fréquemment dans le cerveau des personnes âgées, et ils peuvent être « réveillés » par le stress, ou par une faiblesse du système immunitaire.
Le fait est que, d’après les chiffres de l’OMS, près de deux tiers des personnes de moins de 50 ans sont affectées par le virus Herpes simplex de type 1 (communément associé aux boutons de fièvre), qu’elles contractent pendant leur jeunesse, parfois par simple contact cutané avec une personne porteuse du virus. Cette forme d’herpès ne conduit pas nécessairement au développement de symptômes, ce qui permet d’expliquer la taille de la population infectée ; en revanche, le virus Herpes simplex de type 2 est typiquement répandu par contact sexuel.


Une trentaine de chercheurs pointent la corrélation entre le virus de l’herpès et la maladie d’Alzheimer. Selon eux, le sujet serait tabou et mériterait plus ample recherche.
Le virus est connu pour endommager le système nerveux central, lequel peut causer un déclin mental, et le système limbique du cerveau, c’est-à-dire l’ensemble des structures jouant un rôle très important dans la régulation de l’humeur et des émotions. En somme, les zones touchées sont les mêmes que celles des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.
Ainsi, le fait de constater que le virus de l’herpès est plus fréquent dans le cerveau des patients atteints d’Alzheimer est une corrélation qui devrait être creusée : c’est ce que soutiennent les chercheurs.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:29

MedDay annonce que son étude pivot de phase III sur le MD1003 chez des patients atteints de sclérose en plaques progressive a donné des résultats positifs

Pour la première fois, un médicament permet d'obtenir à la fois une amélioration significative d’une proportion de patients atteints de SEP progressive et une diminution du taux de progression de la maladie

Le critère d'évaluation principal est atteint (p = 0,0051)

La variation moyenne du score EDSS est améliorée à 12 mois (p = 0,015)

Le MD1003 est bien toléré

Les résultats sont présentés pour la première fois aujourd'hui au congrès annuel de l’American Academy of Neurology et une conférence sur internet sera organisée le mardi 28 avril à 17 h (heure Française)

Paris, France, le 24 avril 2015 - MedDay, une société biotechnologique axée sur le traitement des troubles du système nerveux, annonce aujourd’hui que les résultats de son étude clinique pivot de phase III, MS-SPI, sont positifs. L'étude a démontré l'efficacité et la sécurité d'emploi de MD1003, une biotine de qualité pharmaceutique hautement concentrée administrée à une dose quotidienne de 300 mg dans le traitement de la sclérose en plaques progressive primaire et secondaire, un domaine majeur de besoins médicaux non satisfaits.

Le critère principal de l’étude a été atteint (p = 0,0051, test exact de Fisher) dans la population en intention de traiter avec 12,6 % des patients du bras MD1003 présentant une amélioration du score EDSS (échelle d’incapacité) ou du score au TW25 (test mesurant la vitesse de marche du patient sur une distance de 25 pieds [7,62 m.]) à 9 mois, confirmée à 12 mois en comparaison à aucun des patients (0 %) du bras placebo.

Le critère principal est étayé par les analyses secondaires indiquant une diminution du risque de progression de la maladie. La variation moyenne du score EDSS entre M0 et M12 a diminué dans le groupe MD1003 (-0,03) par rapport à la progression observée dans le groupe placebo (+0,13, p = 0,015). Dans le bras MD1003, seuls 4 % des patients traités par le MD1003 ont montré une progression du score EDSS à 9 mois confirmée à 12 mois contre 13 % dans le groupe placebo (p = 0,07), ce qui correspond à une diminution de 67 % du risque de progression dans le bras actif au cours de la période de l'étude.

Le MD1003 a été bien toléré. L'incidence globale des événements indésirables a été semblable dans les deux groupes. Un patient est décédé d'un suicide dans le bras actif ; cet évènement n'a cependant pas été considéré comme lié au médicament. Chez 5 patients, des anomalies de certains paramètres biologiques sont liées aux interférences du MD1003 avec les résultats des dosages « immuno-essais » basés sur des anticorps ou des substrats biotinylés.

Le professeur Ayman Tourbah, investigateur coordonnateur de l'étude, CHU de Reims, Neurologie, France, a déclaré : « Les résultats de l'essai MS-SPI, de conception particulièrement innovante et exigeante, sont très encourageants. Le fait qu'aucun patient du groupe placebo n'ait atteint le critère principal indique que l'étude avait placé très haut la barre du critère principal d’évaluation. Le taux de recrutement rapide dans cette étude multicentrique illustre bien le besoin d'un médicament bien toléré pour les patients atteints de la sclérose en plaques progressive primaire et secondaire. La proportion significative de patients présentant une amélioration à douze mois, accompagnée de la diminution du risque de progression de la maladie montrés par cette étude, suggère que le MD1003 pourrait constituer un nouveau traitement majeur pour les patients et les cliniciens dans le domaine de la SEP ».

Frederic Sedel, président de MedDay, a déclaré au sujet des résultats de l'étude : « C'est la première fois qu'un médicament est capable à la fois de ralentir le taux de progression de la maladie et d'entraîner une amélioration d’une proportion significative de patients atteints de SEP progressive. Nous attendons les résultats des autres critères secondaires et des études d'IRM qui sont susceptibles d'apporter des données complémentaires sur le mécanisme d'action. En outre, un deuxième essai de phase III contrôlé contre placebo est en cours visant à évaluer l'effet du MD1003 chez des patients atteints de SEP et présentant une perte de la vision suite à une névrite optique chronique. Les résultats de cet essai devraient être disponibles avant la fin de l'année et d'après les discussions que nous avons engagées avec les régulateurs, nous pourrions soumettre par la suite une demande d'autorisation de mise sur le marché ».

Présentation des résultats et diffusion sur Internet
Les résultats ont été présentés pour la première fois aujourd'hui par le professeur Ayman Tourbah, investigateur coordonnateur de l’étude, au cours de la séance plénière sur les essais cliniques du congrès annuel de l’American Academy of Neurology (AAN) à Washington D.C.

La diffusion sur internet, y compris la présentation de l'étude par l'investigateur coordonnateur, aura lieu le mardi 28 avril à 17 heures (heure française). Pour voir la diffusion, appelez:

UK: +44 207 192 8000
France: +33 176 700 794
USA: +1 866 966 1396
Conference ID: 36018525

Dès que vous avez registré votre nom chez l’opérateur, vous pouvez joindre la diffusion sur:

https://webconnect.webex.com/webconnect/onstage/g.php?MTID=e76b5ae67f77c98452bbf31b238d235f4

À propos de MS-SPI :
L'étude MS-SPI est une étude randomisée 2:1, à double insu, contrôlée contre placebo menée dans 16 centres de référence pour la SEP en France. Le traitement a duré un an.

La population de patients a été définie comme les patients souffrant d'une sclérose en plaques progressive primaire (SEP-PP) ou d'une sclérose en plaques progressive secondaire (SEP-SP) ayant présenté une progression du score EDSS au cours des deux années précédant l'inclusion et dont le score EDSS était compris entre 4,5 et 7. Les patients exclus de l'étude comprenaient ceux pour lesquels un traitement modificateur de la maladie avait été instauré au cours des 3 mois précédant l'inclusion, les patients pour lesquels la fampridine avait été instaurée au cours du mois précédant l'inclusion ou les patients présentant des signes de poussées ou d'activité IRM (prise de gadolinium) au cours de l'année précédente.

Le recrutement des patients a débuté en octobre 2013 et s'est terminé en janvier 2014 avec 166 patients sélectionnés et 154 patients randomisés (103 dans le bras MD1003 et 51 dans le bras placebo). Il n'y avait aucune différence statistiquement significative en termes de caractéristiques démographiques entre les deux groupes de patients.

Il y a eu 12 arrêts de traitement dans le bras MD1003 et 8 dans le bras placebo. Toutes les analyses ont été réalisées selon le principe d'intention de traiter (ITT), tous les patients randomisés ont été analysés selon le bras de traitement qui leur avait été attribué lors de la randomisation.

Le critère d'évaluation principal de l'étude a été défini comme la proportion de patients ayant présenté une amélioration au bout de neuf mois (M9), avec une confirmation de l'amélioration à 12 mois (M12). L'amélioration a été définie soit comme une diminution du score EDSS (d'au moins 1 point pour un score EDSS en début d'étude ≤ 5,5 et d'au moins 0,5 point pour un score EDSS ≥ 6), soit comme une amélioration du score au TW25 (test mesurant la vitesse de marche du patient sur une distance de 25 pieds [7,62 m.]) d'au moins 20 %. La comparaison pour chaque résultat s’est fondée sur les meilleurs scores EDSS et TW25 obtenus lors des visites de sélection et de randomisation.

À propos de MD1003
Le MD1003 est un médicament expérimental qui pourrait à la fois favoriser la myélinisation et renforcer l’apport d’énergie dans la transmission des impulsions neurales. Le MD1003 est un ingrédient pharmaceutique actif administré à la dose de 300 mg par jour, breveté dans l’Union Européenne et aux États-Unis pour son utilisation dans la sclérose en plaques. Le MD1003 a un mécanisme d'action susceptible d'agir sur deux cibles associées à la SEP progressive : (1) il active les acétyl-CoA carboxylases (ACC1 et ACC2), les enzymes cinétiquement limitantes dans la synthèse des acides gras nécessaires à la synthèse de la myéline ; et (2) il active le cycle de Krebs dans les axones démyélinisés afin d'accroître la production d'énergie.

La preuve de concept du MD1003 a été obtenue dans le cadre d'une étude pilote ouverte menée chez 23 sujets atteints de SEP progressive primaire et secondaire. Les résultats ont été positifs, avec une proportion importante de sujets présentant une amélioration clinique au cours du temps. L'efficacité du traitement a également été évaluée à l'aide d'études d'électrophysiologie et de spectroscopie par résonance magnétique.


À propos de la SEP progressive
La SEP est la maladie neurologique incapacitante la plus fréquente chez l'adulte jeune, les premiers symptômes se manifestant généralement entre 20 et 40 ans. Dans la majorité (85 %) des cas, les patients connaissent une phase initiale de dysfonctionnement neurologique de type récurrent-rémittent (SEP-RR), qui se transforme généralement en forme progressive secondaire de la maladie (SEP-SP) lors de l'évolution clinique ultérieure. Une fois la phase progressive de la SEP déclarée, les patients connaissent une aggravation progressive du handicap neurologique, qui entraîne des troubles de la vision et de la marche, des problèmes d'incontinence, des modifications cognitives, de la fatigue et des douleurs. La SEP progressive primaire (SEP-PP) caractérisée par une progression dès le début de la maladie est moins fréquente et touche 10 à 15 % des patients.

Malgré ces différents phénotypes cliniques initiaux, le délai avant d'atteindre certains niveaux d'incapacité et l'âge auquel ces niveaux sont atteints sont similaires chez les patients atteints de SEP-PP et de SEP-SP. Des recommandations récentes ont donc proposé de regrouper la SEP-PP et la SEP-SP en une seule entité dénommée « maladie progressive ». La prévalence globale des patients atteints de maladie progressive est estimée à au moins 40 % de l'ensemble des patients atteints de SEP.

Conseil scientifique consultatif
Professeurs Alan Thompson (président, UCL, Royaume-Uni) et Jack Antel (McGill, Canada), Dr Robert Fox (Cleveland, États-Unis), professeurs Reinhard Hohlfeld (Munich, Allemagne), Jean Pelletier (Marseille, France), Per Soelberg Sorensen (Danemark) et Ayman Tourbah (Reims, France, investigateur coordonnateur de l'étude).

À propos de MedDay
MedDay est une société de biotechnologie privée qui développe des nouveaux médicaments pour le traitement des troubles du système nerveux. La société a été fondée en 2011 par le docteur Frédéric Sedel, (Président) et le Dr Guillaume Brion, (Directeur Général). En avril 2013, InnoBio, un fonds pour la biotechnologie géré par BPI France s'est associé à Sofinnova Partners pour investir dans MedDay. Le produit candidat le plus avancé de la société est le MD1003 pour le traitement de la sclérose en plaques progressive primaire et secondaire. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site: www.medday-pharma.com.

Référence

1Sedel, et al. Mult Scler Relat Disord. 2015 Mar;4(2):159-69

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

MedDay Pharmaceuticals
Email: contact@medday-pharma.com

Consilium Strategic Communications
Mary-Jane Elliott, Jonathan Birt, Ivar Milligan, Laura Thornton
Tél : +44 (0)20 3709 5700
Email : medday@consilium-comms.com

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 08:05

Nous sommes des chercheurs et des cliniciens qui travaillent sur la maladie d'Alzheimer (MA) ou des sujets connexes, et nous écrivons pour exprimer notre inquiétude que l'un aspect particulier de la maladie a été négligé, même si le traitement en fonction de cela pourrait ralentir ou arrêter la progression de la MA.


Nous nous référons aux nombreuses études, principalement sur les humains, impliquant des microbes spécifiques dans le cerveau des personnes âgées, notamment l'herpès simplex virus de type 1 (HSV1), Chlamydia pneumoniae, et plusieurs types de spirochète, dans l'étiologie de la MA [1-4]. L'infection fongique du cerveau AD [5, 6] a également été décrite, ainsi que microbiote anormale dans le sang du patient AD [7].


Les premières observations de HSV1 dans le cerveau AD ont été signalés il y a près de trois décennies [8]. Le nombre sans cesse croissant de ces études (aujourd'hui environ 100 sur HSV1 seule) garantit une réévaluation du concept d'infection et AD.


MA est associée à une perte neuronale et une dysfonction synaptique progressive, accompagnée du dépôt d'amyloïde-β (Aß), un peptide, un produit de clivage du précurseur de la protéine amyloïde de β (AβPP), et forme anormale de la protéine tau, des marqueurs qui ont été utilisés comme critères diagnostiques de la maladie [9, 10]. Ceux-ci constituent les caractéristiques de la MA, mais si elles sont les causes de la MA ou les conséquences sont inconnues.


Nous suggérons que ce sont des indicateurs d'une étiologie infectieuse. Dans le cas de la MA, il est souvent pas réalisé que les microbes peuvent causer des chroniques, ainsi que les maladies aiguës; que certains microbes peuvent rester latent dans le corps avec le potentiel de réactivation, dont les effets peuvent se produire ans après l'infection initiale; et que les gens peuvent être infectés, mais pas nécessairement affectés, tels que les «contrôles», même si infectés, sont asymptomatiques [2].


PREUVE POUR COMPOSANT INFECTIEUSES / IMMUNITAIRE


* (i) des virus et autres microbes sont présents dans le cerveau de la plupart des personnes âgées [11-13]. Bien que généralement en sommeil, la réactivation peut se produire après le stress et l'immunosuppression; par exemple, HSV1 ADN est amplifié dans le cerveau des patients immunodéprimés [14].
* (Ii) l'encéphalite herpétique simplex (HSE) produit des dommages dans des zones localisées du système nerveux central en rapport avec le système limbique, qui sont associés à la mémoire cognitive et des processus affectifs [15], ainsi que de la personnalité (les mêmes que ceux qui sont affectés dans AD ).
* (Iii) Dans le cerveau des patients atteints de MA, signatures d'agents pathogènes (par exemple, HSV1 ADN) colocalisent spécifiquement avec la MA [13, 16, 17].
* (Iv) l'infection par le HSV, comme l'a révélé la séropositivité, est significativement associée au développement de la MA [18-21].
* (V) AD a longtemps été connu pour avoir une importante composante inflammatoire caractéristique de l'infection (revue dans [22, 23]).
* (vi) polymorphismes dans le gène de l'apolipoprotéine E, APOE, qui modulent la fonction immunitaire et la susceptibilité aux maladies infectieuses [24], régissent également le risque de AD (revue dans [25, 26]). Les études d'association pangénomiques révèlent que d'autres composants du système immunitaire, y compris les gènes des récepteurs de virus, sont d'autres facteurs de risque d'AD [27-32].
* (Vii) Caractéristiques de pathologie de la MA sont transmissibles par inoculation de cerveau AD aux primates [33, 34] et la souris [35, 36].


PREUVE DE CAUSALITÉ


* (I) Chez l'homme, une infection du cerveau (par exemple, par le VIH, l'herpès, la rougeole) est connue pour être associée à la MA comme la pathologie [37-42]. Les données historiques montrent que les caractéristiques cliniques et pathologiques de la MA se produisent également dans la démence syphilitique, causée par un spirochète [4].
* (Ii) Chez la souris et dans une culture cellulaire, et la protéine tau dépôt Aß anomalies caractéristiques de la MA sont observés après l'infection par HSV-1 [43-52] ou des bactéries [16, 53-55]; une interaction directe entre AβPP et HSV1 a été rapporté [56]. Antiviraux, y compris l'acyclovir, dans vitroblock HSV1-induites Aß et pathologie tau [57].
* (Iii) la dysfonction olfactive est un symptôme précoce de la MA [58]. Le nerf olfactif, ce qui conduit au cortex entorhinal latéral, le premier site à partir duquel caractéristique pathologie d'Alzheimer se propage ensuite à travers le cerveau [59, 60] est un portail susceptible d'entrée de HSV1 [61] et d'autres virus [62], en tant que ainsi que Chlamydia pneumoniae, dans le cerveau [63], ce qui implique de tels agents des dommages à cette région. En outre, les zones du tronc cérébral qui abritent HSV latent irriguent directement ces régions du cerveau: brainstem réactivation du virus seraient ainsi perturber les mêmes tissus que les personnes affectées dans la MA [64].


PREUVE CROISSANTE DE MÉCANISME: ROLE DE Aß


* (I) Le gène codant pour le cholestérol 25-hydroxylase (CH25H) est sélectivement augmentée par l'infection par le virus, et son produit enzymatique (25-hydroxycholestérol, 25OHC) induit une immunité antivirale innée [65, 66].
* (Ii) polymorphismes dans CH25H humaine régissent les deux AD sensibilité et le dépôt Aß [67], en faisant valoir que Aß induction est susceptible d'être parmi les cibles de 25OHC, fournissant un lien mécaniste potentiel entre l'infection et la production Aß [68].
* (Iii) Aß est un peptide antimicrobien avec une activité puissante contre plusieurs bactéries et de levures [69]. Aß possède également une activité antivirale [70-72].
* (Iv) Un autre peptide antimicrobien (β-défensines 1) est régulée à la hausse dans le cerveau AD [73].


En ce qui concerne HSV-1, soit environ 100 publications de nombreux groupes indiquent directement ou indirectement que ce virus est un facteur important dans la maladie.


Ils comprennent des études suggérant que le virus confère un risque de la maladie lorsqu'ils sont présents dans le cerveau des porteurs de l'allèle ɛ4 de APOE [74], un facteur de sensibilité établi pour AD (4determines la susceptibilité d'APOE dans plusieurs troubles d'origine infectieuse [75], y compris herpès labial, causée généralement par HSV1).


Les rapports n'opposés, deux ne pas détecter l'ADN HSV1 dans les cerveaux âgés et un autre de ne pas trouver un HSV1-APOEassociation, ont été publiés il y a plus d'une décennie [76-78]. Cependant, malgré toutes les preuves à l'appui, le sujet est souvent rejeté comme «controversée». On se souvient de l'opposition largement répandue d'abord à des données montrant que les virus provoquent certains types de cancer, et qu'une bactérie provoque des ulcères d'estomac.


En résumé, nous proposons que les agents infectieux, y compris les HSV1, la pneumonie Chlamydia et spirochètes, atteignent le système nerveux central et y restent à l'état latent.


Ces agents peuvent subir une réactivation dans le cerveau au cours du vieillissement, puisque le système immunitaire baisse, et pendant différents types de stress (qui est similaire à réactiver HSV1 à la périphérie). Le DOMMAGE-neuronal consécutives causées par l'action directe du virus et par inflammation- induite par le virus se produit de façon récurrente, conduisant à (ou d'agir comme un cofacteur pour) un dysfonctionnement synaptique progressive, la perte neuronale, et en fin de compte AD. Un tel dommage comprend l'induction de Aß qui, au départ, semble être uniquement un mécanisme de défense.


AD provoque un grand tort émotionnel et physique aux malades et à leurs aidants, ainsi que d'avoir des conséquences économiques extrêmement dommageables. Compte tenu de l'échec des 413 essais d'autres types de thérapie pour AD effectuée dans la période 2002-2012 [79], le traitement antiviral / antimicrobienne de patients atteints de MA, notamment ceux qui sont les 4carriers APOE de, pourrait remédier à la «aucun médicament fonctionne ' impasse. Nous proposons que des recherches sur le rôle des agents infectieux dans AD causalité, y compris des études prospectives de la thérapie antimicrobienne, est maintenant justifié.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 07:55

Grâce à des anticorps humains, des souris ont pu survivre à des doses normalement mortelles de cocaïne. Ce vaccin passif pourrait constituer un très bon antidote, aussi bien en prévention que dans les instants qui suivent une consommation excessive. Reste maintenant à trouver les moyens de le produire en grande quantité et à moindre coût !

La cocaïne est une drogue terrible. Aux États-Unis, elle représente environ 400.000 interventions d’urgence par an et 5.000 personnes en meurent. En 2008, au Pays-de-Galles et en Angleterre, les chiffres sont bien moins importants, mais elle a coûté la vie à 235 êtres humains malgré tout.

Des vaccins contre la cocaïne sont en cours d’essais cliniques. Il s’agit de stimuler le système immunitaire à l’aide d’un antigène pour que l’organisme prépare les anticorps nécessaires à l’élimination de la drogue. Mais ce principe a des limites : cela demande du temps pour se mettre en place et ne permet pas de sauver une personne non vaccinée qui aurait fait une overdose.

C’est pourquoi les scientifiques explorent la piste d’un antidote. Celle suivie par deux chercheurs du Scripps Resarch Institute(Californie) pourrait bien mener vers une solution intéressante. À l’aide d’un anticorps humain produit par des souris, ils sont parvenus à protéger des rongeurs de doses de cocaïne normalement mortelles. On parle de vaccin passif.

Des anticorps pour contrer la cocaïne

Les deux scientifiques avaient déjà réussi une performance semblable en 2005 avec un anticorps, appelé GNC92H2, le GNC étant un métabolite actif de la drogue. Cette fois, GNCgzk, a dix fois plus d’affinité pour la molécule antigénique que son prédécesseur, mais a surtout l’avantage d’être un anticorps humain, tandis que le premier était fabriqué par le système immunitaire de souris. Un essai chez l’Homme risquait de déclencher des réactions allergiques.


La cocaïne fait des ravages. Si elle procure des sensations recherchées (stimulation intellectuelle, assurance etc.), elle provoque des dégâts à plus long terme : problèmes cardiaques, nécrose tissulaire ou des troubles psychiques. Consommée à haute dose, elle peut être mortelle. © Andrew Stichbury, Flickr, cc by nc nd 2.0

Dans le cadre d’une expérience publiée dans Molecular Pharmaceutics, ils ont fait synthétiser GNCgzk par des souris génétiquement modifiées. Son efficacité a ensuite été testée chez d’autres rongeurs. Lorsqu’il est injecté 30 minutes avant une dose létale de cocaïne, toutes les souris survivent et les dégâts physiologiques sont beaucoup moins conséquents. À titre comparatif, le taux de survie est de 85 % avec GNC92H2 et de 50 % lorsque les animaux ne sont pas traités.

Pour mimer les situations d’urgence telles qu’on peut les trouver dans la réalité, une dose excessive de cocaïne a été administrée aux souris, l’injection de l’anticorps est intervenue trois minutes après. Au lieu des 28 % de mortalité enregistrés avec GNC92H2, les taux ont chuté à 20 %.

F(ab’)2-gzk : l’antidote miracle contre l’overdose

Les test ont été poursuivis afin d'améliorer ces performances. L’anticorps F(ab’)2-gzk, spécifique à une région particulière du GNC, a pu sauver tous les rongeurs en situation d’overdose. C’est donc cette protéine particulière que les chercheurs souhaitent tester chez l’Homme.

Lorsque la protéine est injectée, les effets délétères de la cocaïne reculent en quelques secondes. Cela fonctionne aussi en prévention, au moins quelques semaines avant l’absorption de la drogue. En se liant au GNC, l’anticorps diminue la concentration sanguine du composé. Les taux deviennent donc supérieurs à l’intérieur des organes cibles de la cocaïne (principalement le cerveau, mais aussi le cœur) par rapport à la circulation. Pour rééquilibrer, une partie du GNC rejoint le sang. Le NGC est neutralisé par les anticorps circulant, avant d’être éliminé par le foie et les reins. Petit à petit, le corps se débarrasse de la drogue.

Il reste désormais à trouver un moyen de produire cet anticorps à des quantités suffisantes et surtout à un tarif raisonnable, pour lancer un essai clinique chez l’Homme. Si le procédé s’applique aussi à l’être humain, il est envisagé de l’utiliser dans les cures de désintoxication à la cocaïne en complément des traitements déjà prescrits pour éviter les rechutes. Certains espèrent également qu’il fera partie de la trousse médicale des ambulanciers dans les années à venir, de manière à agir directement sur le terrain.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 07:51

Ce pourrait être une grande nouvelle pour tous les fumeurs qui souhaitent arrêter la cigarette. Des chercheurs du Weill Cornell Medical College (New York) annoncent avoir développé un potentiel vaccin capable de bloquer les effets de la nicotine, utilisable pour les personnes dépendantes au tabac.

L’intention n’est pas nouvelle. Plusieurs techniques de vaccination ont déjà été proposées mais elles se sont toutes révélées infructueuses. Les premières, considérées comme passives, nécessitaient l’injection en intraveineuse d’anticorps dirigés contre la nicotine. À l'inconvénient de la limite de l’efficacité dans le temps s’ajoutaient le coût élevé et des problèmes d’ajustement des doses en fonction des patients et de leur passé de fumeur. La vaccination active, celle qui consiste à stimuler directement le système immunitaire, est plus difficile à mettre en place, du fait de la trop petite taille de la nicotine. Un test est cependant actuellement en cours sur un produit utilisant des nanoparticules.

Un vaccin génétique qui pousse à la synthèse d’anticorps

Cette fois, les chercheurs proposent dans Science Translational Medicine un vaccin génétique. Un virus adénoassocié (adénovirus), portant la séquence d’ADN permettant de synthétiser un anticorps contre la nicotine, a été injecté une seule fois chez des souris. Ce vecteur viral, inoffensif pour l’animal comme pour l’Homme, insère son génome dans celui des cellules hépatiques du rongeur, transformant le foie en usine de production d’anticorps.


De la souris à l'Homme : le vaccin contre la nicotine produira-t-il le même effet une fois testé sur l'espèce humaine ? Il faudra être patient pour connaître la réponse, qui tombera dans quelques années. © Pascal Dolémieux, Sanofi Pasteur, Flickr, cc by nc nd 2.0

Pour vérifier l’efficacité de la technique, une dose élevée de nicotine (l’équivalent du contenu de deux cigarettes) a été injectée aux souris. Dans le cerveau des animaux vaccinés, la concentration en nicotine chutait de 85 %. Les effets physiques de la molécule ont été mesurés. Si les rongeurs du lot témoin présentaient des signes de détente, avec une baisse de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque ainsi que quelques modifications locomotrices, aucun de ces symptômes n’a été observé chez les souris traitées.

Les anticorps antinicotiniques séquestrent avec succès la molécule qu’ils ciblent, puisque 83 % de la nicotine retrouvée dans le sang était liée à son immunoglobuline G (la protéine anticorps), soit sept fois plus que chez les animaux témoins. Les complexes immuns ainsi formés sont ensuite métabolisés et excrétés dans les urines.

Dix-huit semaines après l’injection du vaccin, les taux d’anticorps restaient toujours aussi élevés. Les auteurs supposent que cela pourrait s’étendre sur toute la vie de l’animal et espèrent qu’un tel effet pourra être observé chez l’Homme.

Immuniser les adolescents à la nicotine

Car à terme, comme on peut le deviner, leur ambition n’est pas de sauver les souris d’une overdose de nicotine, mais bien de développer un vaccin pour aider ceux qui souhaitent arrêter de fumer. L'équipe n'en est pas à son premier coup d'essai puisque, début 2011, elle publiait dans Molecular Therapy le même procédé pour un vaccin contre la cocaïne.


Plus on commence à fumer tôt, plus grand est le risque d'addiction au tabac. Faudra-t-il vacciner les adolescents contre la nicotine pour éviter qu'ils ne deviennent accros ? © Nationaal Archief, Wikipédia, DP

La nicotine, l’une des 4.000 substances que l’on retrouve dans une cigarette, a été pointée du doigt dans l’addiction au tabac, procurant du plaisir à la personne qui l’ingère en modifiant l’activité cérébrale. Les chercheurs estiment qu’en empêchant la molécule d’agir, le patient ne ressentira plus le plaisir associé à la cigarette, ce qui l’aidera à décrocher définitivement.

Le principe est simple, mais fonctionne-t-il vraiment ? Tout d'abord, on ignore si le même effet se retrouvera chez l’Homme. Des essais cliniques seront lancés uniquement quand les protocoles auront été appliqués aux rats et à des primates non-humains. Enfin, même si 15 % de la nicotine d’une cigarette se retrouve dans le cerveau, on ne peut pas encore présager si cela sera suffisant pour arrêter de fumer.

D’autre part, un tel vaccin ne débarrasse pas de l’envie de nicotine, il rend simplement le manque impossible à combler. Cette privation risque d’entraîner des troubles psychologiques comme une dépression, au moins de manière temporaire, et laisse supposer que des thérapies complémentaires devraient être mises en place pour accompagner le patient jusqu’au sevrage définitif. Au final, il ne faut pas attendre des miracles de ce vaccin et espérer qu’il devienne la solution ultime pour arrêter de fumer sans souffrance.

Un autre point, soulevé par Ronald Crystal, le chercheur qui a supervisé le travail, suscite la polémique. Il laisse sous-entendre que ce traitement préventif pourrait être injecté chez des adolescents avant même qu’ils n'aient touché à une cigarette. « De la même façon que des parents décident de vacciner leur enfant contre le papillomavirus, ils pourraient décider de le protéger aussi de la nicotine », fait-il savoir dans un communiqué de presse. Éviter l’addiction à la source, est-ce la meilleure des solutions ?

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