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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 08:15

Un stress intense ou traumatisme entraîne aussi des effets à retardement sur le cerveau, que des chercheurs indiens ont identifié.

C'est un traumatisme que Mme M. n'oubliera jamais : ce jour-là, elle se rend au marché et arpente les stands situés le long d'une route très fréquentée, lorsqu'un cycliste saisit soudainement la chaîne qu'elle porte autour de son cou.

Elle trébuche et tombe à genoux, la chaîne se casse presque immédiatement.

Heureusement, elle ne souffre pas de séquelles physiques, hormis une légère blessure au cou.

Toutefois, cet épisode de stress intense laissera chez elle des traces psychiques qui dureront plusieurs mois, mais qui ne débuteront pas immédiatement, seulement au bout de dix jours environ.

D'où provient cet effet à retardement dans le cerveau ?

C'est ce qu'ont voulu déterminer des chercheurs indiens du Centre national des sciences biologiques de Bangalore, dans la revue Physiological Reports.

Une hausse de l'activité électrique dans l'amygdale

Pour Mme M., le traumatisme s'est matérialisé sous forme de cauchemars quotidiens dix jours après l'incident : dans son sommeil, elle luttait en hurlant contre des voleurs sous formes de fantômes attachés à des chaînes.

Chaque combat la nuit la rendait en colère et déprimée le jour.

Chez le rat, les chercheurs indiens ont constaté qu'une dizaine de jours après le traumatisme, une région du cerveau commence à enregistrer une augmentation de son activité électrique : l'amygdale, connue pour jouer des rôles clés dans les réactions émotionnelles, la mémoire et la prise de décisions.

Ce changement d'activité est lié à la surexpression d'une protéine dès le moment de la période stressante, le récepteur NMDA (N-méthyl-D-aspartate), située au niveau des neurones et cruciale pour la mémorisation.

Il était déjà connu que les changements dans l’amygdale étaient liés au développement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), un trouble qui se développe de manière différée après une expérience angoissante.

"Nous savons que l'amygdale est hyperactive chez les patients souffrant de SSPT, mais l'on ne connait pas précisément le mécanisme entrant en jeu", précise dans un communiqué Sumantra Chattarji, principal auteur de l'étude.

Grâce à cette expérience, le processus s'éclaire : le stress intense a induit chez le rat non seulement une hausse de l'activité électrique mais également la formation de nouvelles connexions nerveuses ou synapses dans l'amygdale.

Lorsque les chercheurs ont induit le blocage du récepteur NMDA au cours de la période stressante, ils sont parvenus à empêcher la formation de ces nouvelles synapses et à stopper l’augmentation de l’activité électrique dans cette région du cerveau.

Une piste de traitement pour bloquer les effets du stress post-traumatique ?

"Nous devons notamment déterminer combien de temps après le stress il est nécessaire de maintenir le blocage du récepteur pour établir une thérapie efficace", conclut Sumantra Chattarji.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 22:43

Pesticides : du poison dans nos assiettes ?

Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé au monde.

D’après l’OMS, il pourrait être cancérigène.

La Commission européenne ne semble pourtant pas décidée à l’interdire.

Faut-il craindre cette substance que l’on retrouve dans la plupart de nos aliments ?

L’évolution fut lente depuis les premiers signes jusqu’à ce constat : “Sven, ton troupeau a un problème.” Sven Krey, 34 ans, la mine rose et ronde, est assis dans sa cuisine.

Une douce lumière pénètre par la fenêtre, pourtant il a la chair de poule en se souvenant comment l’horreur s’est installée dans sa ferme, près de la mer du Nord [en Allemagne].

Un lieu idyllique, où le mot “horreur” paraît déplacé. Les Krey prennent si bien soin de l’allée que leurs deux enfants vont jusqu’à l’étable en chaussons.

C’est cette même allée qu’ont empruntée ces cinq dernières années vétérinaires, agronomes et spécialistes des bovins.

Au début, raconte Sven Krey, la production de lait de ses 150 vaches a baissé.

Ensuite, elles ont perdu du poids : 30, 40 kilos. Puis sont venus les diarrhées, les ulcères de la taille d’une main sur le pis, les jambes paralysées. L’année 2014 fut la plus noire.

Six bêtes abattues en urgence. Le reste du troupeau était en si piteux état que l’agriculteur ne savait plus où donner de la tête.

Il en est presque arrivé à préférer une vache morte à une vache vivante, car les animaux malades lui coûtent cher – nourriture, vétérinaire, nerfs.

Sven Krey s’est longtemps demandé s’il devait parler de son histoire.

Il veut, raconte-t-il, exprimer tout ce qu’il a sur le cœur.

L’immense désespoir.

Mais aussi le soulagement quand quelqu’un, enfin, a donné à l’horreur une raison possible.

Il y a un peu plus d’un an, Achim Gerlach, un vétérinaire de la commune de Burg, dans le Schleswig-Holstein [un Land du nord de l’Allemagne], vient pour la première fois à la ferme des Krey.

Il diagnostique les signes d’une intoxication chronique chez ses vaches : tissus nécrosés au niveau des mamelles, de la queue, des oreilles, problèmes à l’estomac et aux pattes.

Depuis quelque temps, ce sont des syndromes que le Dr Gerlach rencontre souvent. Il semble y avoir quelque chose dans la nourriture des vaches qui les rend malades.

Le vétérinaire fait analyser leur urine.

Tous les échantillons présentent d’importantes quantités de résidus de la même substance : le glyphosate.

Une nouvelle époque Il existe bien des manières de qualifier l’époque actuelle.

Nous nous disons à l’ère du numérique, ou encore du terrorisme ou des réfugiés.

Sans tambour ni trompette, il y a quelques dizaines d’années, une autre époque s’est ouverte sur notre planète : celle du glyphosate.

Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé et le plus vendu au monde.

Commercialisé en 1974 aux Etats-Unis par le groupe agro-industriel américain Monsanto sous le nom de Roundup,

il est aujourd’hui employé tout autour du globe. Producteurs de maïs américains, cultivateurs de coton indiens, barons du soja argentins et céréaliers allemands, tous traitent leurs champs au glyphosate.

Une substance qui tue presque toutes les espèces de mauvaise herbe dans le monde entier.

Et parfois pas seulement la mauvaise herbe.

Cela fait longtemps que l’on entend dire que le glyphosate nuit aussi aux animaux et aux hommes.

Comme dans le cas des vaches de Sven Krey.

Et cette éventuelle dangerosité a déclenché une guerre idéologique.

Le glyphosate tue !

Il faut immédiatement l’interdire !

Voilà ce que répètent les écologistes. Le glyphosate sauve des vies, il augmente les rendements agricoles et nourrit la population mondiale !

Voilà ce que répondent les responsables agricoles et les organisations du secteur agro-industriel.

Ce qui a longtemps manqué dans cette guerre entre écologistes et tenants de l’agriculture conventionnelle, c’est une instance scientifique qui émette un avis exempt de toute propagande.

Monsanto fait main basse sur les Big Data pour conquérir le monde

Un jour du mois de mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rendu un avis.

Après un examen approfondi des études scientifiques existantes, il est arrivé à la conclusion que le glyphosate était “probablement cancérigène!

Il se trouve que la Commission européenne [doit] se décider sur l’autorisation d’utilisation du glyphosate en Europe [l’autorisation de l’utilisation du pesticide expirant à la fin du mois de juin 2016, la Commission doit se prononcer sur son renouvellement dans les prochaines semaines; le 13 avril les députés européens ont voté une résolution non contraignante réclamant une remise

Anke Sparmann

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 22:34

Deux pavés de saumon bio aux métaux lourds, s’il vous plaît !

“L’élevage de saumons bio ressemble de plus en plus à une industrie comme une autre, dont l’objectif est d’optimiser un maximum les rendements pour répondre à une consommation en pleine explosion”, écrit la Tribune de Genève.

L’article rapporte les résultats d’une enquête réalisée par Thalassa et le magazine français 60 millions de consommateurs.

Dans le cadre de ce travail, les journalistes ont fait analyser des produits saumonés bio et non bio disponibles dans le commerce.

“La conclusion est étonnante, rapporte la Tribune de Genève. Les saumons bio sont contaminés en métaux lourds, en mercure ou encore en PCB (interdits pourtant depuis des décennies), et cela de manière bien plus importante que leurs congénères élevés dans des conditions normales.”

En cause : l’alimentation imposée aux saumons bio.

Comme elle doit se rapprocher de celle des saumons sauvages, elle contient des rations plus riches en huile et farine de poisson, alors que les saumons normaux absorbent une nourriture essentiellement composée de végétaux.

Le quotidien suisse précise que “la nourriture des élevages bio contient majoritairement des huiles et des déchets de petits poissons… tous issus de la pêche durable.

Le souci est qu’aujourd’hui, les océans sont pollués.

Conclusion : cette pollution remonte logiquement la chaîne alimentaire pour finir dans notre assiette”.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 22:17

Nos bonnes résolutions pour notre santé ne serviront à rien si nous ne changeons pas d'agriculture

Fermes d'Avenir lance une pétition pour une agriculture libérée des produits chimiques, des OGM et des lobbies, en harmonie avec l'Homme et la Nature, réconciliant notre alimentation et notre santé.

il y a 15 heures Maxime de Rostolan Fondateur de l’association Fermes d’avenir et de Blue Bees Tristan Lecomte Président de Fermes d'Avenir

Fermes d'Avenir lance une pétition pour une agriculture libérée des produits chimiques.

Le début d'année est une période propice aux bonnes résolutions, au premier rang desquelles on place en général celle d'adopter un style de vie plus sain: faire du sport, mieux s'alimenter et éviter les excès en tous genres.

Ceci est tout à fait noble et utile, si l'on se tient à ces vœux pieux.

Mais ce n'est certainement pas suffisant et cela n'aura pas d'impact réel sur notre santé et notre vie, si on ne s'attaque pas en premier lieu à l'une des causes majeures du développement des maladies et de la malbouffe en France: notre agriculture.

Aujourd'hui, la grande majorité des aliments que nous consommons, plus de 95% en moyenne, sont contaminés avec un nombre croissant de produits phytosanitaires.

Un fruit aussi simple qu'une pomme subit en moyenne 36 traitements chimiques, nous rappelle l'INRA.

Le problème est que ces produits synthétiques sont des perturbateurs endocriniens, qui, même ingérés à faibles doses mais sur de longues périodes, peuvent générer chez les consommateurs, génération après génération, des maladies comme le cancer, des malformations congénitales, des problèmes d'infertilité, des problèmes neurologiques et globalement un système immunitaire affaibli.

Le problème de l'utilisation des pesticides ne se limite donc pas aux agriculteurs qui les utilisent.

Eux sont touchés de plein fouet par la toxicité de ces produits comme le révèlent toutes les études épidémiologiques (notamment celle publiée par l'Association de Recherche sur le Cancer en France et qui a démontré que les agriculteurs et viticulteurs avaient 2.6 fois plus de risques d'être victimes d'une tumeur cérébrale par exemple).

Plus largement, l'utilisation de ces produits chimiques pollue de manière chronique notre environnement, ces produits de synthèse étant persistants, c'est-à-dire qu'ils ne se dissolvent pas dans la nature comme les composants naturels.

Ils sont à l'origine des algues vertes par exemple, via le phénomène d'eutrophisation, c'est-à-dire d'asphyxie de toute forme de vie dans l'eau, quand on utilise trop de fertilisants azotés, par exemple.

Avec l'agriculture chimique, que l'on appelle poliment "l'agriculture conventionnelle", on est ainsi en train de s'empoisonner en contaminant tous les milieux naturels, et en hypothéquant l'avenir des générations futures, qui naîtront dans un écosystème déjà totalement pollué et infertile.

Ainsi, pour 2017, si l'on veut agir très concrètement pour sa santé, celle de nos agriculteurs, et plus largement les générations futures et toute forme de vie sur Terre,

il est grand temps de se mobiliser pour une autre agriculture.

Une agriculture biologique, agro-écologique, tout aussi productive et bien plus savoureuse, saine et sûre que la "conventionnelle".

Cette agriculture existe déjà à travers de multiples fermes dans toute la France, mais celles-ci couvrent à ce jour moins de 5% des terres agricoles.

La pétition lancée par l'association Fermes d'Avenir a l'ambition de nous mobiliser pour plébisciter cette forme d'agriculture, celle de demain.

Libérée des produits chimiques, des OGM et des lobbies en tous genres, une agriculture qui travaille en harmonie avec l'Homme et la Nature, et réconcilie notre alimentation avec notre santé.

Le mouvement de fond pour une agriculture et une alimentation saines est déjà en marche, il nous suffit à présent de le soutenir par ce genre de pétitions pour le développer à une échelle bien plus significative.

Nous avons le pouvoir de réellement changer l'agriculture et le monde, c'est la bonne nouvelle de ce début d'année.

Prenons nos responsabilités et signons, l'association Fermes d'Avenir emploiera toute son énergie pour porter le message aux élus et... futurs élus !

La pétition défend 10 propositions de lois soutenues par un plaidoyer très complet qui argumente chacune de ces avancées pour une agriculture d'avenir.

Si vous en êtes convaincu, vous êtes invités à signer cette pétition et la faire circuler, au nom de votre santé, de vos papilles, des agriculteurs et des générations futures.

Une autre agriculture est possible et souhaitable, il faut l'encourager en se mobilisant et en mobilisant des fonds, des formations et en réorientant les dispositifs d'aides agricoles vers l'agriculture de demain, qui nourrit proprement la Terre et les Hommes, face à une agriculture chimique d'aujourd'hui, qui détruit nos écosystèmes et notre sante.

A tous donc, pour bien démarrer l'année sous le signe d'une santé retrouvée, nous vous donnons rendez-vous sur

www.changeonslagriculture.org.

( Et Voir la présentation vidéo de la pétition).

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:40

Un surdosage en paracétamol conduit à une saturation des deux voies principales de métabolisation (glucurono- et sulfoconjugaison).

Il s’ensuit une hyperproduction de NAPQI (N-Acetyl-P-BenzoQuinone-Imine) par la voie du cytochrome P450.

Si dans des conditions normales, la NAPQI est entièrement liée au glutathion et n’est alors pas toxique, son excès de production conduit à une saturation du glutathion et la NAPQI libre présente une toxicité hépatique.

La N-acétylcystéïne (NAC) permet de restaurer les réserves de glutathion qui peut ainsi fixer l’excès de NAPQI et neutraliser sa toxicité.

De plus, la NAC aurait un effet sur la régénération hépatique et sur une réduction d’un éventuel œdème cérébral.

Pour ces raisons, l’administration de NAC reste utile même 24 heures après l’ingestion.

La sévérité de l’atteinte hépatique dépend de différents facteurs tels que la quantité ingérée, une atteinte hépatique préalable, la réserve de glutathion et sa capacité de renouvellement, la sévérité de la réaction inflammatoire au niveau des lésions hépatiques, etc.

Cela explique la grande variabilité individuelle des réactions toxiques à une même dose de paracétamol.

Très exceptionnellement, on a pu observer des lésions hépatiques sévères après ingestion d’une dose normale de paracétamol, parfois avec issue fatale.

En l’absence d’explication satisfaisante, ces réactions sont à ce jour considérées comme idiosyncrasiques.

RESUME Il n’existe pas de recommandation unique internationale pour les modalités de traitement par N-acétylcystéine (NAC) des intoxications au paracétamol.

Des nomogrammes existent qui permettent de déterminer à partir de quels taux sanguins l’on doit débuter un traitement. Le traitement sera initié si le résultat du dosage de paracétamol se situe au-dessus de la ligne qui détermine les seuils de concentrations toxiques.

Cette ligne débute à la 4ème heure suivant l’ingestion, car la distribution du paracétamol est complète à ce moment, et se poursuit jusqu’à la 24ème heure post ingestion.

Les nomogrammes les plus utilisés sont ceux pour lesquels on initie le traitement à partir d’un taux de 200 mg/L de paracétamol mesuré 4 h. après la prise (UK) (1) et ceux pour lesquels on débute à 150 mg/L (USA, Australie, Nouvelle-Zélande…) (2).

Nous suggérons d’utiliser ce dernier (graphique 1). Ces nomogrammes ne sont valables qu’en cas de prise unique. En présence de facteurs de risque (voir tableau 1), il est suggéré de diminuer de moitié les valeurs du graphique.

On débutera dès lors le traitement pour des concentrations de 75 mg/L à la 4ème heure post-ingestion. L’alcoolisme chronique comme facteur de risque fait encore l’objet de discussion (3,4).

Les attitudes des différents centres varient également en ce qui concerne les quantités prises.

Au Royaume-Uni, le traitement est initié à partir de 150 mg/kg (75 mg/kg en présence de facteurs de risque), alors que la plupart des autres pays utilisent la dose de 200 mg/kg (100 mg/kg si facteurs de risque) comme seuil d’intervention.

Nous suggérons d’utiliser le seuil de 150 mg/kg (75 mg/kg en présence de facteurs de risque). Par contre, il y en général consensus quant au moment d’initiation du traitement.

On dispose jusqu’à 8 heures après une prise (unique) pour initier le traitement.

Après ce délai de 8 heures, le risque d’altération sévère du foie débute et s’accroît rapidement.

 

 

Aurélie Rignon
Marseille

Poso de NAC si intoxication au paracétamol (paracétamolémie à confronter au diagramme de Prescott):

- en IV (dans du G5%): dose de charge 150 mg/kg sur 1h, puis 50 mg/kg sur 4h puis 100 mg/kg sur 16h
- en Per Os: dose de charge 140 mg/kg, puis 70 mg/kg toutes les 4h pendant 72 heures

Mode d'action: la NAC neutralise le métabolite hépatotoxique du paracétamol (la N acétyl-p-benzoquinone imine) en prenant la place du glutathion qui, en temps normal, sert à détoxifier le foie en captant les radicaux (action anti-ox).

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:12

Doliprane®, Dafalgan®, Efferalgan® sont les spécialités les plus répandues.

Le paracétamol est un antalgique antipyrétique non salicylé.

À forte dose il pos- sède une toxicité hépatique, qui s’accompagne cliniquement de douleurs abdo- minales, de nausées, de vomissements, d’anorexie et de pâleur.

Ces signes sont d’apparition tardive et un examen clinique trop précoce peut s’avéré faussement rassurant.

Le risque d’atteinte hépatique est important en cas de dose supposée ingérée (DSI) entre 10 et 15 g chez l’adulte.

Le dosage sanguin du paracétamol doit être fait en urgence du fait de sa valeur diagnostique et pronostique.

La surveillance biologique (Paracétamolémie, bilan hépatique et bilan d’hémos- tase) doit être répétée régulièrement (H0, H4 puis H12.

Sur le plan thérapeuti- que, Il existe un antidote au paracétamol, le N-acétyl-cystéine : Fluimucil® à débuter dès la suspicion d’intoxication au paracétamol avant même l’apparition des signes cliniques).

Le Fluimucil® sera stoppé à la négativation de la Paracéta- molémie.

L’hospitalisation en gastroentérologie peut s’avérer nécessaire en cas d’atteinte hépatique. Une intoxication grave au paracétamol pouvant aboutir à une hépa- tite fulminante et à la greffe.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:02

Sur le long terme, AINS et paracétamol entraîneraient une perte d’audition

Boston, Etats-Unis—

Une étude américaine suggère que la consommation à long terme d’AINS et de paracétamol pourrait être délétère pour l’ouïe de la femme [1].

Ce lien entre les analgésiques les plus couramment utilisés et la perte de l’audition avait déjà été observé chez les hommes mais, selon les chercheurs,

il s’agit d’une première chez la femme. En revanche, contrairement à ce qui a été observé de longue date chez leurs homologues masculins, l’aspirine ne semble pas associée à une telle perte.

L'effet est peu important, mais « étant donné la forte prévalence de l'utilisation des analgésiques, même une faible augmentation du risque peut avoir des répercussions importantes en termes de santé publique », a commenté le Dr Brian Min-Hann Lin(Brigham and Women's Hospital, Boston, Etats-Unis). «

S'il existe bien une relation de causalité, cela suggère qu'une part substantielle de la perte auditive associée à l'utilisation des analgésiques peut potentiellement être prévenue », ajoutent-ils. Les résultats sont publiés dans l'American Journal of Epidemiology du 14 décembre [1].

Une perte auditive modérée L’analyse prospective a été menée à partir des données de 55 580 femmes de 44 à 69 ans (âge moyen 54 ans) participant à la Nurses’s Health Study (NHS). La consommation d’antalgiques a été évaluée tous les deux ans à partir de 1990.

Et, en 2012, les femmes ont été interrogées sur leur éventuelle perte auditive. Les femmes ont été suivies jusqu’à l’apparition d’une perte auditive ou la survenue d’un cancer.

Les résultats ont été ajustés en fonction de l’âge, de l’ethnie, de la consommation d’alcool, du tabagisme, de l’IMC, du régime, du potassium, du magnésium, de l’activité physique, du diabète, de l’hypertension, des acouphènes et de l’utilisation d’autres analgésiques. Les femmes qui avaient commencé à perdre l’audition avant 1990 et celles qui avaient un antécédent de chimiothérapie (sauf pour les cancers de la peau autres que mélanomes) ont été exclues de l’étude.

Globalement, il ressort de l’analyse des chercheurs que l’utilisation prolongée d’AINS et de paracétamol augmente modérément la perte auditive chez les femmes.

En tout, 18 663 cas de perte auditive ont été enregistrés sur 873 376 personnes-années de suivi. Comparée à une utilisation régulière d’AINS et de paracétamol de moins d’un an, une utilisation de plus de 6 ans était associée à un risque accru de surdité de respectivement 10 % et 9 %.

En revanche, aucune différence significative n’a été observée pour l’aspirine (RR=1,01).

De façon similaire, la consommation d’AINS, de paracétamol ou de multiples analgésiques au moins deux jours par semaine comparée à moins de deux jours par semaine était associée à un risque accru de perte auditive (respectivement de 7 % et de 19 %).

Là encore, la consommation régulière d’aspirine n’était pas associée à un risque accru de surdité (RR=1,01).

La fraction de perte auditive attribuable à l’utilisation régulière d’AINS dans la population a été estimée à 4%, celle attribuable au paracétamol à 1,6 % et celle attribuable à la consommation régulière de multiples analgésiques à 5,5 %.

Quels mécanismes ?

D’après les chercheurs, ces médicaments peuvent affecter l’audition de plusieurs manières : en endommageant les cils auditifs, en réduisant l’approvisionnement en sang de la cochlée et en inhibant la cyclooxygénase.

Le paracétamol pourrait rendre la cochlée plus vulnérable aux dommages induits par le bruit et il a été montré dans des modèles animaux que le paracétamol et l’un de ses métabolites pouvaient induire une ototoxicité par des mécanismes de stress oxydatif.

Des limites importantes Concernant les limites de l’étude, les auteurs citent le fait que la cohorte est presque exclusivement composée de femmes blanches, ce qui ne permet pas de généraliser les résultats.

En outre, les données sur l’utilisation des analgésiques et sur la perte de l’audition proviennent des déclarations des patientes et n’ont pas été vérifiées, ce qui peut induire des biais.

Toutefois, « considérant la forte prévalence de l’utilisation des analgésiques et la forte probabilité d’une utilisation fréquente ou prolongée chez les femmes d’un certain âge, nos résultats suggèrent que l’utilisation des AINS et du paracétamol peuvent être des facteurs de risque modifiables de la perte auditive », concluent les chercheurs. Actualités Medscape

Sur le long terme, AINS et paracétamol entraîneraient une perte d’audition

Aude Lecrubier 29 décembre 2016

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 09:18

Les anticorps de patients atteints de sclérose en plaques reconnaissent préférentiellement l'adhésine hyperglucosylée d'Haemophilus influenzae non typable.

Walvoort MT, et al. Sci Rep. 2016.

Dans les maladies auto-immunes, il a été proposé que des "déclencheurs moléculaires" exogènes, c'est-à-dire que ce soit des "agents non infectieux non accompagnés", pourrait perturber le contrôle du système immunitaire adaptatif et entraîner des pathologies graves.

L'étiologie de la sclérose en plaques (SM) reste incertaine.

Cependant, des données épidémiologiques suggèrent que l'exposition à des agents infectieux peut être associée à un risque accru de SEP et que la progression peut être liée à des molécules antigéniques exogènes, dérivées de bactéries, imitant des glycoconjugués de surface de cellules de mammifères déclenchant des réponses auto-immunes.

Auparavant, des anticorps spécifiques d'un glucopeptide de glucoasparagine (N-Glc), CSF114 (N-Glc), ont été identifiés dans des sérums d'une sous-population de patients atteints de SP.

Puisque le répertoire du glycoprotéome humain ne possède pas cet acide aminé modifié de manière unique, nous avons tourné notre attention vers des bactéries, c'est-à-dire Haemophilus influenzae, exprimant des adhésines de surface cellulaire comprenant le N-Glc pour établir une connexion entre l'infection par H. influenzae et la SEP.

Nous avons exploité la machinerie biosynthétique de l'agent pathogène opportuniste H. influenzae (et des enzymes homologues de A. pleuropneumoniae) pour produire un ensemble unique de protéines d'adhésine glucosylées définies.

De façon intéressante, nous avons révélé qu'un domaine protéique hyperglucosylé, basé sur l'adhésine de surface cellulaire HMW1A, est préférentiellement reconnu par des anticorps provenant de sérums d'une sous-population de patients atteints de SP. En conclusion, l'adhésine hyperglucosylée est le premier exemple d'antigène natif N-glucosylé qui peut être considéré comme un candidat pertinent pour déclencher des anticorps pathogènes dans la SEP.

PMID 28008952 [PubMed - en cours]

Texte intégral Http://www.nature.com/articles/srep39430

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 09:10

Probiotiques pour les patients souffrant de traumatisme: devrions-nous adopter une approche de précaution?

Vitko HA, et al. J Trauma Nurs. 2017 Jan /

L'utilisation de probiotiques dans l'hôpital est largement sous-étudiée et très controversée.

Les probiotiques sont des organismes vivants qui, pris en interne, peuvent produire un effet immunomodulateur et améliorer la barrière muqueuse gastro-intestinale (GI).

Bien qu'ils soient utilisés pendant des siècles par des personnes en bonne santé pour la santé gastro-intestinale, leur utilisation en milieu hospitalier attire maintenant une grande attention pour la prévention des complications infectieuses telles que la diarrhée associée aux antibiotiques, les infections à Clostridium difficile, le syndrome de dysfonctionnement des organes multiples et la pneumonie associée aux ventilateurs .

Cependant, la compréhension actuelle de l'efficacité des probiotiques dans le milieu des soins de courte durée est confondue par les incohérences dans la littérature en ce qui concerne la souche de probiotique étudiée, la posologie optimale, le moment et la durée de l'administration. difficile. Bien que la sécurité des probiotiques ait été confirmée lorsqu'ils sont utilisés pour la prévention et le traitement de certaines maladies, les praticiens hésitent à les administrer à leurs patients, citant le manque d'études de haute qualité démontrant clairement l'efficacité et la sécurité.

L'infection est une cause de décès tardif chez les patients traumatisés, mais seulement récemment a été menée une recherche sur l'utilisation de probiotiques spécifiquement pour la prévention des infections acquises dans les hôpitaux chez les patients traumatisés.

Face à ces recherches limitées mais prometteuses, est-il raisonnable d'utiliser des probiotiques pour la prévention de l'infection chez les patients traumatisés hospitalisés et d'améliorer les résultats?

L'utilisation du «principe de précaution» peut être utile dans ce cas.

PMID 28033143 [PubMed - en cours]

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 09:02

Approches novatrices pour le contrôle des biofilms cliniquement pertinents: tendances actuelles et perspectives futures.

Ivanova K, et al. Curr Top Med Chem. 2017.

Les bactéries qui colonisent et forment des biofilms sur les tissus vivants et les dispositifs médicaux sont une préoccupation mondiale pour la santé.

Ils causent des infections mortelles et sont associés à une mortalité et une morbidité accrues dans les hôpitaux.

Bien que les antibiotiques aient été appliqués avec succès pour le traitement des maladies bactériennes, les changements adaptatifs et génétiques des microorganismes dans les biofilms les rendent intrinsèquement résistants à tous les agents antibactériens connus.

Par conséquent, de nouvelles stratégies antimicrobiennes qui n'exercent pas de pression sélective sur la population bactérienne et minimisent le risque d'apparition de résistance ont été recherchées pour prévenir et traiter les infections liées au biofilm.

Le but de cette revue est de donner un aperçu critique des nombreux groupes et de la raison d'être des matériaux et des surfaces avancés possédant des propriétés antibactériennes et antibactériennes.

Le développement de revêtements d'antibiofilm à base de molécules interférant avec la communication cellule-cellule bactérienne et l'intégrité du biofilm sont discutés.

La transformation nanométrique d'antibiotiques obsolètes et la fonctionnalisation de surface avec des bactériophages et des antibactériens naturels comprenant des enzymes, des peptides antimicrobiens et des polyphénols sont également envisagées.

Enfin, des efforts récents visant à concevoir une nouvelle génération de matériaux antibactériens intégrés sont rapportés.

PMID 28056746 [PubMed - fourni par l'éditeur]

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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