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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 16:37

Xénodiagnostic pour détecter l'infection par Borrelia burgdorferi: une première étude chez l'homme.

Marques A, et al. Clin Infect Dis. 2014.

CONTEXTE: Les études sur les animaux suggèrent que Borrelia burgdorferi, l'agent de la maladie de Lyme, peut persister après une thérapie antibiotique et peut être détectée par divers moyens, y compris le xénodiagnose utilisant le vecteur de tiques naturelles (Ixodes scapularis).

Aucune preuve convaincante n'existe pour la persistance de spirochètes viables après des cours recommandés d'antibiotiques chez les humains.

Nous avons déterminé la sécurité d'utilisation des larves de I. scapularis pour le xénodiagnostic de l'infection par B. burgdorferi chez l'homme.

MÉTHODES:

Les tiques larval I. scapularis élevées en laboratoire ont été placées sur 36 sujets et ont été autorisées à se réapproprier.

Les tiques ont été testées pour B. burgdorferi par réaction en chaîne par polymérase (PCR), culture et / ou amplification isotherme suivie d'une PCR et d'une spectroscopie de masse par ionisation par électrospray.

En outre, des tentatives ont été faites pour infecter les souris immunodéficientes par morsure de tique ou l'inoculation des tiques.

Le Xenodiagnosis a été répété chez 7 individus.

RÉSULTATS:

Le Xenodiagnosis a été bien toléré sans événements indésirables graves.

L'événement indésirable le plus fréquent était une démangeaison légère sur le site de fixation des tiques.

Le xénodiagnostic a été négatif chez 16 patients atteints de syndrome de Lyme post-traitement (PTLDS) et / ou de taux élevés d'anticorps C6 et chez 5 patients après avoir terminé un traitement antibiotique pour l'érythème migrans.

Le Xenodiagnosis était positif pour l'ADN de B. burgdorferi chez un patient atteint d'érythème migrans au début de la thérapie et chez un patient atteint de PTLDS.

Cependant, il n'y a pas suffisamment de preuves pour conclure que des spirochètes viables étaient présentes chez les patients.

CONCLUSIONS:

Le Xenodiagnosis utilisant des larves d'Ixodes scapularis était sûr et bien toléré.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la sensibilité du xénodiagnostic chez les patients atteints de la maladie de Lyme et la signification d'un résultat positif.

Enregistrement des essais cliniques NCT01143558.

Xenodiagnosis :

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Xenodiagnosis

Article intégral

https://academic.oup.com/cid/article/58/7/937/412095/Xenodiagnosis-to-Detect-Borrelia-burgdorferi

Xénodiagnostic pour détecter l'infection par Borrelia burgdorferi: une première étude chez l'homme. Idée créative.
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 16:21

Essai randomisé d'une thérapie à plus long terme pour les symptômes attribués à la maladie de Lyme.

Essai contrôlé randomisé

Berende A, et al. N Engl J Med. 2016. Auteurs Berende A1, Hofstede HJ1, Vos FJ1, van Middendorp H1, Vogelaar ML1, Tromp M1, van den Hoogen FH1, Donders AR1, Evers AW1, Kullberg BJ1. Informations sur l'auteur 1Dombre des départements de médecine (AB, HJMH, FJV, MLV, MT, BJK), Psychologie médicale (HM, MLV, AWME), Rheumatology (FH) et Health Evidence (ARTD) et Radboud Center for Infectious Diseases (AB, HJMH, FJV, MLV, MT, BJK), Radboud University Medical Center et Sint Maartenskliniek (FJV, FH), à Nijmegen et à l'Unité Santé, Médicologie et Neuropsychologie, Institut de psychologie, Université de Leiden, Leiden (HM , AWME) - tous aux Pays-Bas.

Citation N Engl J Med. 2016 31 mars; 374 (13): 1209-20. Doi: 10.1056 / NEJMoa1505425.

CONTEXTE:

Le traitement des symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme reste controversé.

Nous avons évalué si le traitement antibiotique à plus long terme des symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme conduit à de meilleurs résultats que le traitement à plus court terme.

MÉTHODES:

Dans un essai randomisé, en double aveugle contrôlé par placebo mené en Europe, nous avons assigné des patients atteints de symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme - soit temporellement liés à une maladie de Lyme éprouvée, soit accompagnés d'un test d'immunoblot IgG ou IgM positif pour Borrelia burgdorferi - recevoir un cours oral de 12 semaines de doxycycline, de clarithromycine plus d'hydroxychloroquine ou de placebo.

Toutes les études ont reçu une ceftriaxone intraveineuse ouverte pendant 2 semaines avant d'initier le schéma randomisé.

La principale mesure de résultat était la qualité de vie liée à la santé, évaluée par le bilan sommaire des composantes physiques de l'inventaire du statut de santé RAND-36 (RAND SF-36) (gamme de 15 à 61 ans, avec des scores plus élevés indiquant une meilleure qualité de vie ),

À la fin de la période de traitement à la semaine 14, après le cours de ceftriaxone de 2 semaines et le cours de 12 semaines du médicament étudié aléatoire ou le placebo avait été complété.

RÉSULTATS:

Sur les 281 patients qui ont subi une randomisation, 280 ont été inclus dans l'analyse de l'intention de traitement modifiée (86 patients dans le groupe doxycycline, 96 dans le groupe clarithromycine-hydroxychloroquine et 98 dans le groupe placebo).

Le score récapitulatif des composantes physiques SF-36 n'a pas varié de manière significative parmi les trois groupes d'étude à la fin de la période de traitement, avec un score moyen de 35,0 (intervalle de confiance à 95% [IC], 33,5 à 36,5) dans le groupe doxycycline, 35,6 (IC 95%, 34,2 à 37,1) dans le groupe clarithromycine-hydroxychloroquine et 34,8 (IC 95%, 33,4 à 36,2) dans le groupe placebo (P = 0,69; différence de 0,2 [IC 95%, -2,4 à 2,8]

Dans le groupe doxycycline par rapport au groupe placebo et une différence de 0,9 [IC 95%, -1,6 à 3,3] dans le groupe clarithromycine-hydroxychloroquine par rapport au groupe placebo);

Le score n'a pas non plus varié de manière significative entre les groupes lors des visites d'étude subséquentes (P = 0,35).

Dans tous les groupes d'étude, le score sommaire des composantes physiques SF-36 a augmenté de façon significative de la période de référence à la fin de la période de traitement (P

Les taux d'événements indésirables étaient semblables chez les groupes d'étude.

Quatre événements indésirables graves liés à l'usage de drogues se sont produits pendant la phase ouverte de 2 semaines de ceftriaxone, et aucun événement indésirable grave lié au médicament n'a eu lieu pendant la phase aléatoire de 12 semaines.

CONCLUSIONS:

Chez les patients atteints de symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme, le traitement antibiotique à plus long terme n'a pas eu d'effets bénéfiques supplémentaires sur la qualité de vie liée à la santé au-delà de ceux qui ont un traitement à plus court terme.

(Financé par l'Organisation néerlandaise pour la recherche et le développement en santé, ZonMw, le numéro ClinicalTrials.gov, est NCT01207739).

PMID 27028911

[PubMed - indexé pour MEDLINE]

Essai randomisé d'une thérapie à plus long terme pour les symptômes attribués à la maladie de Lyme. 281 patients, pas d'amélioration.

Article intégral

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1505425

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 07:49

Le professeur Perronne, spécialiste de la maladie de Lyme en Déodatie

Publié le Vendredi 9 Juin 2017

Plus de 350 personnes, pour la plupart propriétaires forestiers privés sont venus écouter le professeur Christian Perronne, spécialiste de la maladie de Lyme, ce vendredi à Saint-Jean-d'Ormont près de Saint-Dié-des-Vosges.

Les forestiers sont en première ligne face au risque d'être mordu par une tique infectée par la bacterie borreliose.

L' infectiologue est devenu un lanceur d'alerte qui dénonce en France un scandale sanitaire autour de cette maladie : méconnaissance du corps médical, tests de dépistage peu fiables et controverse sur les traitements.

2 SUICIDES DANS LES VOSGES EN 2016

La maladie chronique de Lyme n'est pas reconnue en France, difficilement identifiable, elle peut avoir des conséquences neurologiques et psychiatriques graves, et provoquer l'errance de nombreux patients en quête de traitements.

L'an passé dans les Vosges, deux propriétaires forestiers en grande souffrance se sont suicidés

Cette rencontre se tient à l'initiative du CNPPF, centre national professionnel de la propriété forestière qui compte 1500 adhérents dans le département, nous y reviendrons dans notre journal la semaine prochaine.

Nicolas Brédard / Marie-Danièle Rogovitz

Le professeur Perronne, spécialiste de la maladie de Lyme en Déodatie.
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 07:11

De l' intérêt de traiter un adulte diagnostiqué schizophrène depuis plus de 10 ans

Je vous relate l' histoire d' un patient de 37 ans diagnostiqué schizophrène vers ses 20 ans et traité pour maladie de Lyme par Paul Trouillas depuis un peu plus d' un an et dont tous les symptômes ont disparu.

Enfant il avait eu un érythème migrant non traité à l' époque .

A l' adolescence douleurs articulaires migrantes sans diagnostic.

Alors qu'il était en IUT d' informatique , hallucinations auditives qui font porter le diagnostic de schizophrénie .

Divers traitements psychiatriques sans succès ; plonge dans l' alcool , a de nouveau des douleurs articulaires qui l' empêchent de marcher , prise de poids , arrête son travail .... " chance!" en 2014 il fait un AVC à 34 ans d' où des recherches de Lyme à l' hôpital neurologique qui reviennent positives et 3 semaines de Rocéphine --> arrêt des hallucinations .

Relâché déclaré guéri il se retrouve avec des séquelles d' hémiplégie + les douleurs articulaires + 18 heures de sommeil / jour et rechance rencontre le Dr Trouillas .

Au bout d' un an de traitement je le vois sans plus aucun traitement psychiatrique , sans douleurs , avec un sommeil normal , récupérant petit à petit la mémoire , svelte et voulant reprendre une activité professionnelle , ce qui n' est pas si simple car le diagnostic de schizophrénie lui colle à la peau et même sa famille y adhère toujours .

Il est donc un peu seul et replié sur lui mais veut redémarrer une nouvelle vie.

Conclusion : il n' est jamais trop tard pour traiter et bravo au Dr Trouillas.

Dr ACM

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 07:01

Mediator : le parquet de Paris signe un réquisitoire au vitriol contre Servier

09.06.2017

Mercredi 24 mai, alors que les derniers recours déposés par les laboratoires Servier venaient d'être rejetés, le parquet de Paris a signé son réquisitoire définitif dans l'affaire du Mediator.

Il y charge lourdement le laboratoire, et demande le renvoi en correctionnelle de nombreux protagonistes du dossier.

Le procès pourrait avoir lieu dès la fin 2018.

En 600 pages, tout le monde en prend pour son grade.

Le document met en avant « le cynisme » du laboratoire et « l'étonnante bienveillance » des autorités de contrôle.

Les motifs de renvoi sont nombreux, selon le parquet, qui liste tromperie, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, escroquerie, et blessures et homicides involontaires.

Selon le document, le laboratoire Servier, dont le fondateur est décédé en 2014, aurait mis en place « une stratégie » pour dissimuler les propriétés anorexigènes du Mediator, présenté comme un médicament contre le diabète durant sa commercialisation, de 1976 à 2009.

Volonté délibérée de dissimulation

Il y a eu « volonté délibérée de ne pas faire apparaître la norfenfluramine », une molécule toxique à l'origine du retrait en 1997 de l'Isoméride, autre médicament de Servier, dans la composition du Mediator, assure le ministère public.

Cet hypoglycémiant, un des produits phares des laboratoires, aurait ainsi pu rester sur le marché douze années supplémentaires.

Plus grave encore, Servier aurait développé « un véritable discours officiel sur son médicament et luttait, tant en interne qu'en externe, sur tout ce qui pouvait le contredire », poursuit le réquisitoire.

Il détaille les « méthodes offensives » des visiteurs médicaux (VM) pour convaincre les médecins de prescrire du Mediator, avec interdiction d'évoquer avec eux ses propriétés coupe-faim.

Il y avait « un déni de l'être humain au profit de la bonne parole du laboratoire », témoigne l'un de ces VM.

Le parquet va plus loin encore et chiffre, en se basant sur une expertise judiciaire, entre 1 520 et 2 100 le nombre de décès à long terme causés par le Mediator.

L'ANSM (ex-AFSSAPS) dans le collimateur Les autorités de santé ne sont pas épargnées.

« La crainte de contrarier Servier semble l'avoir emporté sur la sécurité des patients », juge le parquet qui évoque « le manque de réactivité manifeste » et les « négligences successives » de l'Agence.

L'instruction met notamment en lumière des « conflits d'intérêts évidents » entre l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS, aujourd'hui ANSM) et Servier, et notamment le rôle clé joué par deux de ses anciens cadres, l'un accusé d'avoir touché de l'argent du laboratoire, l'autre d'avoir laissé sa femme être son avocate. Le parquet relève enfin que Servier n'hésitait pas à exercer « des pressions, voire des menaces » sur les scientifiques s'opposant à ses produits.

Avec AFP quotidien du Medecin

Mediator : le parquet de Paris signe un réquisitoire au vitriol contre Servier.
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 06:16

Une famille affirme que le traitement expérimental par hyperthermie a guéri la maladie de Lyme de leur fille

BELMONT, Mass. -

Après des années de maladie, une adolescente de Belmont a été diagnostiqué maladie de Lyme et sa famille a pris ce que certains pourraient appeler des mesures drastiques pour l'aider à aller bien.

Pour Sara Mulhern, ses neuf ans de maladie ont commencé au camp d'été sur le cap.

"des symptômes semblables à ceux de la grippe. J'ai eu une forte fièvre et je savais que quelque chose n'allait pas", a déclaré Mulhern.

Un médecin local pensait que c'était un virus.

Mais dans les années qui ont suivi, Sara sera diagnostiquée avec des douzaines de maladies différentes, y compris les troubles obsessionnels compulsifs, la fatigue chronique, l'arthrite et la dépression.

Au lycée, elle manquait plus de 100 jours d'école. "C'est le psychologue de l'école qui a finalement dit:" avez-vous regardé Lyme? ", a déclaré le père de Sara, Bob Mulhern.

Les tests révélaient que Sara avait neuf des 10 marqueurs indiquant un diagnostic de Lyme;

Une conclusion qui a motivé ses parents, Bob et Tina Mulhern.

Pendant des mois, les médecins ont essayé plusieurs antibiotiques, par voie orale et par voie intraveineuse, mais ils n'étaient pas aidés.

"Toute cette année entière, je faisais des recherches, jusqu'à 3 heures du matin", a déclaré Tina Mulhern.

Cette recherche les a menés à la St. Georg Klinik en Allemagne.

Les médecins pensent que les traitements hyperthermiques sur corps entier peuvent débarrasser le corps de Lyme.

La température corporelle d'un patient augmente de plus de 105 degrés.

La clinique a déclaré que cela tue les bactéries.

Après avoir réfléchi et consulté le médecin de Sara, elle a décidé de l'essayer. "J'étais comme," Wow, je veux vraiment continuer ma vie et je pense que même si c'est effrayant, ça en vaut vraiment le coup ", a déclaré Sara Mulhern.

Un site Web de collecte de fonds a contribué aux coûts, montant à 60 000 $ sur 30 jours.

Sara a pratiqué des sessions dans un sauna infrarouge et des antibiotiques IV.

En janvier, elle est arrivée à la clinique et à subi deux cycles de traitements en hyperthermie.

"J'ai littéralement senti comme si j'étais sur un nouveau niveau. J'étais comme avant, je me sens si bien", a déclaré Mulhern.

Elle se sentait assez bien pour faire un voyage à Paris avec sa mère sans aucun des symptômes qui la trahissaient depuis des années.

"Nous nous sommes tellement amusés. Cette partie de sa personnalité etait cachée", a déclaré Tina Mulhern.

Maintenant, Sara continue de se remettre et dit qu'elle se sent étonnamment bien.

Elle prévoit de recommencer le collège au printemps prochain.

Ses parents ne peuvent presque pas croire à un tel changement. "Elle a maintenant de l'énergie et elle apprécie d'être en bonne santé et d'être capable de faire les choses maintenant qu'elle ne pouvait pas faire auparavant", a déclaré Bob Mulhern.

La maladie chronique de Lyme n'est pas officiellement reconnue par les Centers for Disease Control and Prevention. Il y a controverse quant à savoir si la condition existe réellement.

Aux États-Unis, l'hyperthermie a été testée dans des essais cliniques pour le traitement du cancer, mais elle est encore considérée comme une technique expérimentale.

Sara et sa mère, Tina, ont commencé une fondation à but non lucratif pour aider d'autres personnes à faire face à des symptômes similaires.

Une famille affirme que le traitement expérimental par hyperthermie a guéri la maladie de Lyme de leur fille
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 09:38

Cigarette électronique : la culpabilité affichée de l’Organisation mondiale de la Santé

 

C’est un communiqué de presse qui émane des hauteurs immaculées de Genève, siège de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Langue de béton pour tenter de résumer son action et de justifier son existence.

Toilettage du propos, aussi, en intégrant l’écologie.

Pour le reste même ritournelle bureaucratique consensuelle onusienne.

Cela donne : « Venir à bout du tabac pour améliorer la santé, la prospérité, l’environnement et le développement national ».

L’OMS « appelle les gouvernements à appliquer des mesures fortes de lutte antitabac ».

Ces mesures sont les suivantes : interdiction du marketing et de la publicité, promotion du conditionnement neutre pour les produits du tabac, accroissement des droits d’accise et interdiction du tabac dans les lieux publics intérieurs et les lieux de travail. Mais encore direz-vous ? Rien.

Quinze milliards de mégots quotidiens

La consommation de tabac tue prématurément plus de 7 millions de personnes chaque année et coûte (aux citoyens et aux gouvernements) plus de 1400 milliards de dollars américains en dépenses de santé et en perte de productivité.

Le tabac « aggrave la pauvreté, bride la productivité économique, pousse les ménages à faire de mauvais choix alimentaires et pollue l’air intérieur ». Certes.

Mais pour l’OMS l’addiction tabagique n’est pas une maladie, les fumeurs ne sont pas des victimes qui doivent être soignées. L’environnement prime :

« Les émissions de la fumée du tabac libèrent des milliers de tonnes de substances cancérogènes pour l’homme, de produits toxiques et de gaz à effet de serre dans l’environnement. En outre, les déchets du tabac sont, en nombre, le type de déchet le plus répandu dans le monde: dix milliards des quinze milliards de cigarettes vendues chaque jour sont jetées dans l’environnement ; les mégots de cigarettes représentent 30 à 40 % des articles ramassés lors du nettoyage des côtes ou des villes. »

On apprend encore que les gouvernements collectent 270 milliards de dollars américains de recettes grâce aux droits d’accise sur le tabac et ce montant pourrait générer 141 milliards supplémentaires en augmentant les taxes sur les cigarettes d’à peine 0,80 dollar par paquet dans tous les pays.

Mais encore ? Rien.

Et rien sur ce levier sanitaire majeur que peut être la cigarette électronique.

Tout comme Marisol Touraine en France durant le précédent quinquennat, l’OMS ne sait pas que cet objet existe. Ou s’il existe il est à maudire. Ainsi ce document de 2010 :

« D’après le rapport, les fabricants font valoir que ces produits diffusent de la nicotine sans goudron ni monoxyde de carbone. Le groupe [des experts de l’OMS] a conclu que l’innocuité et l’importance de l’apport de nicotine n’avaient pas été établies ; que ces produits étaient commercialisés comme des aides au sevrage tabagique, mais qu’il n’y avait pas assez de données scientifiques pour valider cette allégation ; que l’administration dans les poumons pouvait être dangereuse et qu’indépendamment des effets de la nicotine, il était important à l’échelle mondiale de faire des études scientifiques sur l’administration dans les poumons. »

Et puis ces quelques lignes, datant de 2014 .

Nous sommes à Moscou, où vient de s’achever la « sixième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac ».

« Un événement qui fera date dans l’histoire de la lutte antitabac est l’adoption d’une décision sur les inhalateurs électroniques de nicotine (et ceux ne contenant pas de nicotine), aussi appelés ‘’cigarettes électroniques’’.

Ces produits plutôt nouveaux ont été commercialisés d’abord par des entreprises indépendantes mais aujourd’hui ils sont sous le contrôle de multinationales du tabac.

« Cette décision permet aux Parties d’interdire ou de réglementer ces produits comme des produits médicinaux, de consommation ou appartenant à une autre catégorie, si elles le jugent nécessaire, et invite instamment les Parties à envisager d’interdire ou de restreindre la promotion, la publicité et le parrainage en faveur de ces produits. »

Condamner, ex cathedra, la  cigarette électronique au seul motif qu’elle est « sous le contrôle des multinationales du tabac », voilà bien, en effet, un événement historique. Un nouveau procès de Moscou. On connaît la suite.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 09:17

N- acétylcystéine, un antitussif contre l’AVC !


Des chercheurs de l’Inserm viennent de faire une découverte étonnante : la N-acétylcystéine, habituellement employée comme traitement antitussif, serait aussi efficace contre la thrombose.

 

Leurs travaux, publiés dans Circulation, ouvriraient la voie vers une nouvelle stratégie médicamenteuse des AVC.


La N- acétylcystéine est un médicament qui permet de fluidifier les sécrétions bronchiques et ainsi de favoriser l’expectoration.

Vendue sous les noms de Mucomyst®, Exomuc® ou Fluimucil®, celle-ci casse les liaisons moléculaires entre les protéines de mucine (le principal constituant du mucus).

Les macromolécules de mucine sont donc « découpées » en petits fragments, fluidifiant ainsi le mucus.


Un effet thrombolytique via le facteur de von Willebrand


Fait intéressant, la mucine est loin d’être la seule protéine à former des liaisons moléculaires.

C’est également le cas du facteur de von Willebrand, impliqué dans le phénomène d’agrégation plaquettaire.

Une équipe de chercheurs de l’Inserm, a donc testé le potentiel effet thrombolytique de la N- acétylcystéine à travers des expériences in vitro et in vivo chez des souris.


Via ces travaux, ils ont pu démontrer que des injections intraveineuses de N- acétylcystéine engendrent la dissolution des caillots, même en cas de thrombose résistante aux traitements conventionnels comme les inhibiteurs directs de la thrombine ou l’activateur tissulaire recombinant du plasminogène.

D’autre part, la protéine est efficiente face à une thrombose sans entraver de manière notable l'hémostase des rongeurs.

Son efficacité était amplifiée avec l’administration conjointe d'un inhibiteur de l'aggrégation plaquettaire type antagoniste non peptidique des récepteurs GpIIb/IIIa.

Cet ajout accélérait la lyse du caillot et prévenait les rechutes.

Par ailleurs, chez des modèles murins, ce double traitement améliorait de manière significative les résultats au niveau neurologique.


« La N-acétylcystéine est un traitement à bas coût, déjà utilisé dans le monde entier comme médicament contre la toux, la démonstration de ses effets thrombolytiques pourrait avoir de très larges applications pour la prise en charge des patients atteints d’AVC ischémiques ou d’infarctus du myocarde.

Nous souhaitons oeuvrer dans ce sens et démarrer le plus rapidement possible un essai clinique », soulignent les auteurs de l’étude.

 

 

Roxane Curtet
08.06.2017
Source : Legeneraliste.fr

N- acétylcystéine, un antitussif contre l’AVC et les troubles de coagulatoin.
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:50

Enfants surdoués : une étude inédite L’examen par IRM pourrait permettre de percer le secret de ces petits cerveaux.

Des recherches conduites à Lyon confirme déjà qu’il existe deux profils d’enfants à haut potentiel : « les laminaires » sans difficultés scolaires et les « complexes » plus à risque de difficultés.

En langage politiquement correct, ils ne sont plus appelés surdoués ni précoces mais « enfants à haut potentiel » ou « HP ».

Parfois capables de comprendre Einstein à 10 ans, ils sont pourtant 30 % à ne pas atteindre le bac en raison de difficultés scolaires.

Être à « haut potentiel » s’accompagne parfois de troubles du comportement, de « dys » ou d’hypersensibilité affective. « Les parents viennent nous voir en disant : il est ingérable, il est dans l’opposition…

On leur montre alors qu’ils n’ont pas quelque chose en moins mais quelque chose en plus », explique Fanny Nusbaum, neuropsychologue, directrice du centre Psyrene à Lyon, spécialisé dans les « HP ».

Ce « quelque chose en plus », la science ne sait pas encore bien l’expliquer.

C’est le but de la recherche inédite débutée il y a un an au Cermep, centre de « l’imagerie du vivant » de Lyon et financée par la fondation Apicil.

Des enfants HP de 8 à 12 ans, y ont passé des tests pendant que les chercheurs observaient grâce à l’IRM fonctionnelle les connexions de leur cerveau.

Premiers résultats Les premiers résultats confirment l’hypothèse établie par Fanny Nusbaum de deux profils HP : les laminaires et les complexes.

Les enfants au profil « laminaire » ont un comportement bien adapté à l’environnement donc plutôt le profil « premier de la classe ».

L’IRM a ainsi montré que leurs capacités cognitives étaient bien homogènes : ils activent plus de zones que les « complexes », notamment des zones du cortex intervenant dans les liens associatifs – ce sont des enfants qui ont une très bonne mémoire épisodique liant événements et émotions – et les zones de « gestion des conflits » qui permettent de « sélectionner la bonne réponse ».

Les laminaires répondent donc juste aux tests dans plus de 80 % des cas tandis que les complexes, dont les zones de gestion des conflits sont moins activées, ne répondent juste que dans 50 % et plus lentement.

De même, les laminaires ont une meilleure connectivité entre les deux hémisphères, confirmant leur meilleure adaptabilité. Cette « dys-synchronie cognitive » apparue sur les IRM des enfants HP complexes confirme le décalage observé dans le comportement de certains de ces enfants, surdoués en maths mais piquant une crise si on leur demande de lâcher leur doudou.

Ces enfants n’ont pas les clés cérébrales pour travailler, il faut les leur apporter.

C’est le principe de la neuroéducation qui consiste à utiliser les connaissances en neurosciences pour concevoir des méthodes pédagogiques mieux adaptées.

Par Sylvie MONTARON | Publié le 13/04/2015

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:44

Chez les enfants à haut risque, dépister l’autisme à 6 mois grâce à l’IRM

Une seule IRM permettrait de dépister l’autisme chez les enfants à haut risque, et ce dès l’âge de 6 mois, bien avant que les symptômes n’apparaissent.

Une piste pour débuter la prise en charge précocement, et donc plus efficacement. •

L'IRM, associée à un algorithme mis au point par des chercheurs américains, pourrait permettre de repérer l'autisme dès l'âge de 6 mois chez les enfants qui en développeront les symptômes comportementaux à l'âge de 2 ans, au sein de familles à haut risque, selon une étude publiée dans « Science Translational Medicine ».

Les chercheurs se sont pour cela appuyés sur l’étude par IRM de la connectivité fonctionnelle, c’est-à-dire la façon dont différentes régions du cerveau travaillent ensemble, au repos et pendant l’activité.

« Machine learning »

Les chercheurs ont enrôlé 59 sujets âgés de 6 mois, et dont un membre de la fratrie, plus âgé, avait déjà été diagnostiqué comme présentant un trouble du spectre autistique (TSA).

Si dans la population générale, le risque de développer un TSA est de 1 pour 68, il est en effet de 1 pour 5 quand un frère ou une sœur est déjà atteint.

Ces 59 enfants, considérés comme à haut risque, ont été placés pendant leur sommeil dans un appareil d’IRM pendant 15 minutes, pour mesurer l’activité neurale de 230 régions du cerveau, et les 26 335 connexions fonctionnelles de ces différentes régions les unes avec les autres.

Or, un an et demi plus tard, à l’âge de 2 ans, 11 de ces 59 enfants étaient diagnostiqués comme autistes.

Les chercheurs ont développé un algorithme permettant de déterminer les différences des images de l’IRM entre les deux groupes (ceux qui à terme seront diagnostiqués avec un TSA, et ceux qui ne le seront pas).

Cet algorithme provient de ce qu’on appelle « machine learning », qui consiste à concevoir un programme capable d’accumuler des connaissances au fur et à mesure de son utilisation afin d’améliorer sa capacité à effectuer une certaine tâche.

L’analyse consistait à faire fonctionner l’algorithme sur les données IRM d’un des 59 enfants, en le comparant aux données de 58 autres enfants (pour lesquels l’algorithme avait été éduqué à savoir lesquels étaient autistes et lesquels ne l’étaient pas).

Grâce à cette méthode, l’algorithme a correctement identifié 82 % des enfants autistes (9 sur 11), et tous les enfants qui n’étaient pas autistes.

Modification de l’anatomie cérébrale Cette étude fait suite à d’autres qui avaient déjà montré des différences anatomiques présentes dans le cerveau des enfants autistes avant que leurs symptômes ne se déclarent.

Là encore, une IRM avait été utilisée, aux âges de 6 et 12 mois, montrant une croissance de la surface cérébrale plus rapide chez les enfants autistes par rapport aux enfants témoins.

Cette nouvelle étude permet d’avancer encore l’âge du diagnostic, grâce à un seul examen et non plus deux.

Pour une prise en charge précoce

« Il n’existe pas de schéma de comportement qui pourrait nous permettre d’identifier l’autisme très tôt dans la vie, avant que les symptômes ne surviennent », explique le Pr John Pruett, l’un des auteurs de l’article.

Or, diagnostiquer et traiter l’autisme le plus tôt possible permet d’améliorer la prise en charge.

« Plus nous en savons avant que les symptômes n’apparaissent, mieux nous serons préparés pour aider les enfants et leurs familles », indique un autre coauteur, le Pr Joseph Piven.

Ces résultats sont encourageants mais n’ont encore été obtenus que sur un trop petit échantillon de la population et nécessitent donc d’être confirmés par une plus large étude.

S’ils le sont, les perspectives sont importantes pour pouvoir intervenir très tôt dans la vie de l’enfant.

Fabienne Rigal | 08.06.2017

Source : Le Quotidien du médecin n°9587

Chez les enfants à haut risque, dépister l’autisme à 6 mois grâce à l’IRM
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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