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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:28

Aurélien Bancaud, chercheur au CNRS à Toulouse, a inventé un procédé permettant de séparer plus rapidement des molécules d’ADN. La simplification de cette étape de l'analyse, réalisée sur une puce, permettrait un séquençage plus rapide et pourrait servir à la criminologie ou au dépistage de cancers.

Ce 1er février 2016, Aurélien Bancaud, chercheur au laboratoire Laas (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes) a reçu le prix d’instrumentation de la société française de chimie. Sa découverte : une méthode révolutionnaire de séparation des fragments d’ADN qui permet de réduire à 10 mn un travail qui prend généralement plusieurs heures.

La séparation de l’ADN, qui n'est pas le séquençage, est souvent utilisée en biologie moléculaire pour identifier des fragments particuliers. Pour séparer des séquences, les chercheurs réalisent habituellement une électrophorèse avec un gel d’agarose : soumis à un champ électrique, les fragments d’ADN les plus petits migrent le plus vite, d’où leur séparation en fonction de leur taille. Cependant, cette technique est longue et, peu sensible, elle nécessite des quantités suffisantes d’ADN. La résolution pour de grosses molécules d'ADN (par exemple 40 à 50 kb) est limitée.

L’innovation d’Aurélien Bancaud, qui porte le nom de « MicroLAS » ou µLAS, permet de s’affranchir du gel d’agarose. Le champ électrique est appliqué sur un ADN déposé sur une puce, et non dans une matrice. La puce contient des petits circuits de fluides sur du silicium. L’ADN s’écoule sur la puce et un courant électrique permet la séparation. Grâce à cette méthode, la préparation, la séparation et la détection de bandes d’ADN se font en une seule étape et donc en un temps record : l’ADN pourrait être ainsi caractérisé en 10 mn seulement !


L'électrophorèse permet de séparer des ADN en fonction de leur taille. © T-flex, Shutterstock

Un gain de temps pour de nombreuses applications médicales

Dans une dépêche Reuters, le chercheur explique : « La méthode MicroLAS que j’ai mise au point n'utilise pas de matrice en gel : on fait passer directement le champ électrique dans l'ADN déposé non plus sur du gel mais sur une petite puce, semblable à une puce d'ordinateur ». Ces puces étant particulièrement sensibles, cette technique ne nécessitera pas de grandes quantités d'ADN. Aurélien Bancaud aurait d’ailleurs fait cette découverte un peu par hasard, en voulant ralentir un écoulement de produit dans un ADN avec un champ électrique : « On a alors vu que ce champ électrique séparait l’ADN, sans besoin de matrice », explique-t-il sur le site lemonde.fr.

Le projet MicroLAS a été accompagné par Toulouse Tech Transfer ; il a donné lieu à un dépôt de brevet et un accord de licence a été signé avec la société Picometrics Technologies. L’entreprise basée à Labège, près de Toulouse, va mettre au point un appareil pour séparer et concentrer des échantillons biologiques en un temps réduit.

Cette recherche pourra alors aboutir à de nombreuses avancées, par exemple pour détecter un ADN cancéreux avec moins de matériel génétique et donc un diagnostic plus rapide. La technologie MicroLAS pourrait accélérer l’analyse des ADN dans différents domaines, y compris en criminologie.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:26

Une équipe américaine vient de présenter des résultats étonnants de l’immunothérapie contre des formes graves de leucémies, avec la rémission de 27 patients sur les 29 d’un essai démarré en 2013. Les résultats concernent aussi une autre forme de cancer du sang et confirment les espoirs de cette méthode consistant à reprogrammer les cellules tueuses du patient. Le chemin des chercheurs, cependant, est encore long.

C’est lors d’un congrès de l’AAAS (American Association for the Advancement for Science) qu'un trio de chercheurs a présenté des résultats très prometteurs contre les cancers du sang et peut-être les autres. Sur 29 patients traités en 2013 atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), deux sont décédés et 27 sont toujours en vie alors que plusieurs d’entre eux n’avaient que quelques mois d’espérance de vie.

Le résultat est une demi-surprise car la méthode est connue et explorée depuis longtemps. Il s’agit de prélever des lymphocytes T, donc des globules blancs dits « tueurs », du patient lui-même. Ces cellules du système immunitaire sont alors reprogrammées pour que leur métabolisme fabrique une arme redoutable qui viendra s’installer à la surface de leur membrane. Ce récepteur antigénique chimérique, ou CAR (Chimeric Antigen Receptor), est spécifiquement ciblé contre les cellules cancéreuses. Réinjectés dans le sang, ces lymphocytes T se montrent particulièrement efficaces. De plus, comme ces cellules se reproduisent dans l’organisme, un seul traitement est nécessaire, contrairement aux chimiothérapies et aux radiothérapies.

En novembre dernier, le Great Ormond Street Hospital, à Londres, affirmait avoir sauvé un bébé de 14 semaines par cette méthode de thérapie génique. D'autres études ont souvent relaté des succès (voir les liens vers nos articles en bas de ce texte).

La surprise vient justement de cette efficacité. Les biologistes ont d’abord essayé d’utiliser des lymphocytes d’un donneur mais ici, c’est la voie des lymphocytes T autologues, donc du malade lui-même qui a été choisie. Le lecteur intéressé trouvera de bonnes explications, en français, sur le site de l’association Saint Louis pour la recherche sur les leucémies.


Stanley Riddell dans son laboratoire. Les résultats de l’immunothérapie à lymphocytes T-CAR ont été présentés à l'AAAS également par Chiara Bonini (Ospedale San Raffaele, Milan, Italie) et Dirk Busch (Technische Universität de Munich, Allemagne). © Fred Hutchinson Cancer Research Centre

Les lymphocytes T à CAR semblent une bonne piste

Pour l’instant, les résultats ne sont pas encore publiés. Ils sont tout de même décrits dans un communiqué du Fred Hutchinson Cancer Research Centre, où travaille l’équipe de Stanley Riddell, l'un des membres du trio, avec une vidéo, réservée aux anglophones. D’autres publications suivront car un essai clinique a aussi été mené sur des patients atteints d’un lymphome non hodgkinien. Sur ces 30 personnes, 19 survivent aujourd’hui. Un troisième test concerne la leucémie lymphoïde chronique.

Ces résultats s’inscrivent dans les recherches sur l’immunothérapie qui consiste à combattre les tumeurs avec le propre système immunitaire du patient. La voie des cellules T à CAR est l’une d’elles. Cette équipe a franchi une belle étape d’un long chemin. Les chercheurs travaillent déjà sur une nouvelle génération de CAR ainsi que sur la méthode car les effets secondaires de ce traitement sont encore trop lourds. Il induit notamment un dangereux syndrome de relargage de cytokines.

Il faudra encore plusieurs années de travail pour faire de l’immunothérapie un traitement majeur de ces cancers du sang. Mais Stanley Riddell, dans le communiqué de l’université, se dit optimiste et estime que d’autres formes de cancers pourront un jour être traitées de la sorte.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:23

Au laboratoire, des chercheurs italiens ont stimulé les performances cognitives et la mémoire de souris grâce à la stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS). L'Homme pourra-t-il lui aussi améliorer ses capacités intellectuelles par l'électrostimulation ?

La plasticité cérébrale est la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions entre neurones. Elle joue un rôle fondamental dans les apprentissages et la mémoire. Aussi, il serait intéressant de stimuler cette plasticité du cerveau pour améliorer la mémoire des individus. C’est peut-être ce qui sera bientôt possible par des stimulations électriques du cerveau.

Dans une recherche parue dans Scientific Reports, des chercheurs de l’université catholique de Rome ont étudié les effets de la stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS) sur la plasticité cérébrale de l’hippocampe (une région du cortex importante pour la mémorisation).

La tDCS est une technique non-invasive de stimulation cérébrale qui utilise deux électrodes placées sur le crâne et délivrant un courant électrique de très faible intensité. Alors que la tDCS a été utilisée pendant des années pour traiter des patients souffrant de troubles comme l’AVC, la dépression ou le trouble bipolaire, peu d’études se sont intéressées au lien entre cette technique et l’amélioration de la plasticité cérébrale.


Claudio Grassi (à droite) et son équipe ont travaillé sur les effets de l’électrostimulation cérébrale sur les souris. © Docteur Claudio Grassi

Stimuler la plasticité cérébrale et les apprentissages

Après avoir exposé les souris à des sessions de 20 mn de tDCS, les chercheurs ont vu des signes d’amélioration de leur mémoire et de leurs apprentissages, pendant au moins une semaine : les souris ont amélioré leurs performances dans des tests où elles devaient se déplacer dans un labyrinthe d’eau et distinguer des objets connus ou inconnus.

L’équipe a aussi découvert une augmentation de la plasticité cérébrale dans l’hippocampe et de la production d’une protéine : BDNF (brain-derived neurotrophic factor), une neurotrophine fabriquée par les neurones, essentielle au développement neuronal et au contrôle de la plasticité synaptique. La stimulation de la plasticité cérébrale se faisait grâce à la régulation épigénétique de l’expression de BDNF et par une activation de sa transcription.

Ces résultats suggèrent que l’électrostimulation améliore la mémoire par un remodelage de la chromatine au niveau des séquences de régulation de BDNF, conduisant à une augmentation de l’expression de son gène. La tDCS permet donc d'imaginer de nouvelles thérapies pour renforcer l’apprentissage et la mémoire dans différents troubles, comme la maladie d’Alzheimer. Claudio Grassi, qui a mené cette recherche, signale à ce sujet : « Nous avons déjà des résultats prometteurs dans des modèles animaux de maladie d’Alzheimer ».

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:21

Des chercheurs viennent de montrer que certains anticorps très performants, les bNAb, peuvent reconnaître les cellules infectées par le virus du sida (VIH) et entraîner leur destruction par le système immunitaire. Cette découverte permet de mieux comprendre le mécanisme d’action de ces anticorps particuliers qui sont en cours d’essai clinique.

Le Sida est une maladie infectieuse causée par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine). On estime que 1,2 million de personnes en sont décédées l’année dernière et que près de 35 millions sont aujourd’hui infectées par le virus, plaçant le Sida en tête des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde (OMS, 2015). Pour combattre cette maladie, des traitements antirétroviraux existent mais, faute de moyens, seulement 16 millions de personnes y ont eu accès en 2015. De plus, le virus n’est pas complètement éliminé par ces traitements : il peut se multiplier à bas bruit et constituer ce qu’on appelle un réservoir viral. En cas d’interruption du traitement, ce réservoir peut être la source d’une nouvelle multiplication virale dans l’organisme, même après de nombreuses années de thérapie. Il est donc important de mieux comprendre les mécanismes qui régulent sa formation et de déterminer des stratégies pour l’éliminer.

Chez certains patients infectés, des anticorps particuliers ont été identifiés pour leur capacité à bloquer la réplication de très nombreuses souches de VIH-1. Ces anticorps dits « neutralisants à large spectre », ou bNAb, agissent de façon complémentaire, comme l'ont démontré les chercheurs de l’équipe d’Olivier Schwartz de l’unité « Virus et immunité »(Institut Pasteur/CNRS), cofinancée par le Vaccine Research Institute (VRI) et le groupe « Réponse humorale aux pathogènes » (Institut Pasteur/CNRS), dirigé par Hugo Mouquet, en collaboration avec l’équipe d’Olivier Lambotte, Hôpital Bicêtre. Les résultats ont été publiés le 3 mars 2016 dans Nature communications.


Lymphocytes infectés par le VIH-1. Les particules virales (en jaune) bourgeonnent à la surface d’une cellule infectée. Image réalisée en microscopique électronique à balayage. © Olivier Schwartz et l’Ultrapole de l’Institut Pasteur

Les bNAb sont prometteurs pour l'immunothérapie

Tout d’abord, les bNAb neutralisent la propagation du virus, et notamment son passage de cellule à cellule. Mais ils sont également capables, pour les plus efficaces d’entre eux, de reconnaître directement celles qui sont infectées et d’entraîner leur destruction par les Natural Killer (NK), cellules du système immunitaire chargées d’éliminer celles qui sont anormales. Pour cela, les bNAb peuvent reconnaître différentes parties de l’enveloppe virale exposées à la surface des cellules humaines.

Les scientifiques ont observé que l’exposition de ces différentes parties de l’enveloppe est très variable à la surface des cellules infectées, et dépend de la souche de VIH, modulant donc la réponse des cellules immunitaires. Ils ont observé que la combinaison de différents bNAb permet d’augmenter leur efficacité pour recruter des cellules NK.

Enfin, les chercheurs ont montré que les cellules provenant du réservoir viral de patients sont également reconnues par les bNAb, à des niveaux généralement suffisants pour entraîner leur élimination.

« Ce travail représente une étape importante dans la compréhension du mécanisme d’action des anticorps neutralisants à large spectre. Il définit les paramètres contrôlant les capacités de ces anticorps à recruter des cellules immunitaires et conforte l’idée qu’ils pourraient réduire le réservoir chez les patients infectés par le VIH », explique Olivier Schwartz.

La caractérisation de ces anticorps bNAb est importante pour différentes raisons. La façon dont ils reconnaissent l’enveloppe virale donne en effet des informations précieuses pour la conception de candidats vaccins. De plus, il a déjà été démontré qu’ils peuvent être utilisés chez l’Homme. Les plus efficaces sont actuellement en cours d’essai clinique aux États-Unis pour leur faculté à abaisser significativement la charge virale pendant 28 jours. Ces immunothérapies représentent donc de nouvelles stratégies thérapeutiques ou préventives prometteuses.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:18

Entre 2002 et 2008, d’après l’InVS, les hospitalisations pour infarctus du myocarde ont diminué chez les hommes et augmenté chez les femmes jeunes : de 14,6 % chez les 35-44 ans et de 17,9 % chez les 45-54 ans.

Aujourd'hui, une femme sur trois meurt d'une maladie cardiovasculaire, selon les chiffres de la Fédération française de cardiologie. Les femmes touchées par un infarctus sont de plus en plus jeunes et de plus en plus nombreuses. Le phénomène est d'autant plus surprenant que ces maladies sont en recul chez les hommes. Entre 2002 et 2008, le nombre d'hospitalisations pour infarctus du myocarde a diminué de 8,2 % chez les hommes mais il a augmenté de 17,9 % chez les femmes. Et cette croissance s'accentue. Chez les femmes de 45 à 54 ans, la progression annuelle d'hospitalisations était de 3 % mais elle a été de 4,8 % entre 2009 et 2013.

Parmi les causes évoquées, l'évolution défavorable de leur hygiène de vie : tabagisme, stress, sédentarité, mauvaises habitudes alimentaires et plus récemment l'alcool... Mais aussi une exposition à des facteurs hormonaux spécifiques tout au long de leur vie (contraception, grossesse et ménopause) et un dépistage trop tardif ou incomplet.

Souvent, les symptômes sont pris à tort pour des crises d'anxiété : nausées, palpitations à l'effort, essoufflement, douleur au milieu du dos, fatigue inhabituelle... La Fédération française de cardiologie a dévoilé ce 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, une nouvelle campagne d'information dans les grands quotidiens nationaux.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 08:21

Alain Dorra

| 08.03.2016

Un rapport de l’Académie de médecine sur l’autisme en France intitulé "Autisme, aux confins de la psychiatrie du développement et de la neurologie, évolution des modèles et des pratiques", coordonné par les Prs Catherine Barthélémy et Marie Christine Mouren, a été présenté à la presse à l’occasion d’une journée de l’Académie consacrée à l’Autisme.

Ce documdent est issu des travaux menés depuis un an, par la commission psychiatrie de l’Académie nationale de médecine (présidée par le Pr J.P Olié), afin de répondre aux questions se posant sur la démarche clinique, et les outils applicables dans l’autisme, l’apport de la recherche et le partenariat avec les familles.

Tout d’abord, le rapport insiste d’abord sur la place du médecin référent dans le réseau de soins et le repérage précoce. Son rôle n’est pas seulement de confier son malade aux spécialistes. C’est sur la base de son examen clinique psychique et somatique que s’appuieront le diagnostic et la mise en place des soins spécialisés. Le médecin dispose pour le repérage dans la tranche de 0 à 3 ans, du carnet de santé de l’examen somatique et neurologique (poids, taille, périmètre crânien) complété de l’examen de la vision et de l’audition. Les signes de l’autisme précoce peuvent être repérés à 18 mois au moyen de l’échelle CHAT.

Dès que la suspicion se confirme, l’enfant doit être orienté vers une équipe médicale neuro pédiatrique et pédopsychiatrique compétente en autisme.

De 3 à 15 ans, les échelles ADIR et ADOS fournissent une aide au diagnostic et à la mesure de l’intensité de l’autisme. La formulation du diagnostic doit s’accompagner d’une recherche des comorbidités neuropsychiatriques très fréquents : déficience intellectuelle, TDAH, troubles du langage, tics et maladie de Gilles la Tourette, TOC, troubles du sommeil, troubles anxieux , etc. Il conviendra d’évaluer les divers secteurs du développement de l’enfant (langage, motricité, fonctionnement intellectuel) en consultations spécialisées.

A l’âge adulte, une comorbidité psychiatrique concerne 10 à 15% des patients. 40 à 70% des autistes ont un retard mental. 5 à 40% sont porteurs d’une épilepsie. Et 17% des autistes sans déficit intellectuel s’intégreraient socialement.

Deuxième grand domaine : la recherche.

Les données de la science ont mis en évidence une grande hétérogénéité des facteurs génétiques. Des mutations identifiées concernent des gènes synaptiques NLGN3 et NLGN4x intervenant dans la synaptogénèseet SHANK 2 et 3, jouant un rôle dans l’échafaudage post-synaptique. D’autres gènes participant au fonctionnement synaptique ont été proposés comme candidats : SynGAP et DLGAP2. Mais on estime à plus de 1000 le nombre de gènes facteurs de risque de troubles autistiques.

Les études d’imagerie fonctionnelle ont, elles , mis en évidence une diminution significative du débit sanguin cérébral au niveau du lobe temporal. D’autres indiquent une diminution de la connectivité fonctionnelle au sein d’un réseau d’aires fronto-temporales.

Sur le plan de la recherche thérapeutique, plusieurs travaux ont dégagé un effet favorable du bumétanide (un diurétique réduisant le chlore intra cellulaire) et de l’ocytocyne (hormone de la sociabilité), effets qui demandent à être confirmés.

Fillette de trois ans

VOISIN/PHANIE

Sur le plan thérapeutique, et bien qu’il n’existe pas de médicament curatif de l’autisme, le rapport recense différents mode de prise en charge ayant leur utilité : programmes psycho-comportementaux, groupes d’habiletés sociales, rééducation du langage, traitements médicamenteux (neuroleptiques atypiques comme la risperidone, pour les troubles du comportement associés, méthylphénidate pour les troubles de l’attention).

Enfin, le rapport insiste sur l’importance du partenariat avec la famille. Tout au long de l’évolution de l’enfant, les parents restent en effet les informateurs des médecins notamment pour repérer les troubles somatiques, particulièrement complexes chez l’autiste.

Le document préconise aussi que le ministère de la santé et les ARS élaborent une structuration des différents niveaux d’intervention : repérage de niveau 1 (médecins de première ligne, généralistes, médecins de PMI), centres spécialisés ou niveau 2 (pédopsychiatres et psychiatres, pédiatres), cenre hospitalo- universitaire ou niveau 3 pour les situations diagnostiques ou thérapeutiques particulières et la recherche.

Sur un plan plus sociétal, le Pr Olié a par ailleurs pointé du doigt « le scandale que constitue en France, la situation des autistes adultes » ; Selon lui, les psychiatres français se sont défaussés des soins lourds que constituait la prise en charge des autistes en préconisant auprès des pouvoirs publics une prise en charge ambulatoire, inadaptée. Situation qui aboutit à des séjours d’autistes adultes en Belgique, dans des structures répondant à leurs besoins, s’accompagnant d’une prise en charge par la sécurité sociale française.

Source : Legeneraliste.fr

- See more at: http://www.legeneraliste.fr/actualites/article/2016/03/08/autisme-le-rapport-2016-de-lacademie_290416?ecmp=NL_infodujour_20160308&nlToken=l7-AOfCIZdhRHOruJoSpC8VSIznpah7eawZMVN4IAKE7EBuBuVRGV7Alfu66v3uvcHUU0xJCVCACAA%3D%3D#utm_source=gene&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20160308&utm_campaign=NL_infodujour

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 07:58

“Dentiste boucher” : derrière ce cas extrême, quels problèmes (moins médiatisés) pose le recrutement de professionnels étrangers pour pallier la désertification médicale ?




La désertification médicale cause sans cesse plus de ravages. Pour y remédier, les chasseurs de têtes avaient notamment recruté le "dentiste de l'horreur", actuellement en procès pour la façon dont il traitait ses patients. Mais, si son cas est extrême, l'emploi de médecins dont le diplôme provient d'ailleurs est à la source de plusieurs dangers et problèmes.


Atlantico : Ce mardi 8 mars s'ouvrait le procès du dentiste Mark Van Nierop, surnommé le "dentiste boucher" ou le "dentiste de l'horreur". L'homme avait été recruté par un chasseur de tête, pour palier à la désertification médicale des campagnes françaises. Au-delà de ce cas extrême, quels problèmes rencontre-t-on plus couramment du fait d'avoir recours à des professionnels étrangers dans le domaine de la santé ?


Frédéric Bizard : La question majeure est évidemment celle de la qualité de leur prestation. Bien entendu, à celle-ci est liée la question de leur formation initiale comme de leur formation continue. Il existe une équivalence des diplômes au niveau européen, pas une équivalence des niveaux de formation.


La France a un excellent niveau de formation initiale et si d'autres pays l'ont également, ce n'est pas le cas de tous. Dans un certain nombre de pays de l'Est (et autre), par exemple, les formations sont souvent de moins bonne qualité. On le constate dans le cadre de la formation d'internes étrangers en hôpital : certains d'entre eux n'avaient absolument pas le niveau requis pour réaliser des interventions. Il existe un vrai souci de remise au niveau et de formation concernant des praticiens formés dans certains pays hors de l'Union Européenne, mais également au sein même de celle-ci. Parmi les médecins étrangers, il faut distinguer les médecins de l'Union européenne (qui jouissent de la libre circulation et peuvent donc venir exercer librement dans chaque pays membre) de ceux qui viennent d'au-delà les frontières de l'Union.
La deuxième question que cela pose concerne les médecins en provenance de l'extérieur de l'Union. C'est celle de l'accréditation. Prenons, par exemple, le cas de l'Angleterre. Sur le total de médecins exerçant sur son sol, l'Angleterre compte environ 30% de pratiquants dont le diplôme provient d'ailleurs. Ils ont fait face à un véritable problème de qualité, qui entraînait de vraies inégalités dans le traitement des pathologies dont souffraient les populations. Pour y faire face, les autorités anglaises ont mis en place une licence d'exercice. Concrètement, il s'agit d'une certification régulière (environ tous les 5 ans) du niveau du pratiquant. En Angleterre, un médecin ne peut pas exercer sans elle, même avec un diplôme. Il lui faut cette accréditation, laquelle nécessite un niveau de formation comparable à celui de médecins formés en Angleterre. En France, une fois le diplôme obtenu, un médecin a droit d'exercice à vie... quand bien même il n'est peut-être pas au niveau, ce qui est d'autant plus récurrent avec des diplômes étrangers. Le Conseil de l'Ordre s'est penché sur cette question et a proposé une certification des médecins tous les 5 ans. C'est la bonne voie. Il est important de mettre en place quelque chose qui ne soit pas une usine à gaz, soit bien vécu par les médecins, mais permette la régulation par la qualité. Il faut entretenir, maintenir et améliorer les connaissances des médecins, les accompagner et procéder à une évaluation positive de la maîtrise des connaissances suffisantes. Pour les médecins étrangers, c'est par là qu'il faut commencer, avant de permettre l'exercice. C'est primordial pour s'assurer des prérequis.
En Angleterre, les médecins titulaires d'un diplôme étranger sont plus nombreux qu'en France. Nos voisins européens ont-ils des problèmes comparables, ou la situation est-elle différente ?
La France, comparée à ses voisins européens, a moins de médecins étrangers. Sur l'ensemble des médecins pratiquant sur notre sol, ils représentent environ 12%. C'est un phénomène qui est plus récent chez nous qu'ailleurs. Ailleurs en Europe, ils mettent pour la plupart en place un contrôle du niveau (au travers, notamment, de la licence d'exercice) de façon à s'assurer que la liberté d'exercer ne se fait pas au détriment de la qualité des prestations médicales, sur l'ensemble du territoire.


En France, ce contrôle de qualité n'existe pas. Il y a une formation médicale continue, certes, mais elle n'est pas des plus efficaces dans la vérification des connaissances. C'est quelque chose que l'on peut se permettre quand le niveau de formation est excellent, mais l'afflux massif (25% des médecins enregistrés au Conseil de l'Ordre chaque année sont des médecins au diplôme étranger, ce qui inclut également des Français partis étudier ailleurs) ne permet plus de se reposer sur cette seule formation. Et la régulation actuelle ne permet pas de contrôler avec efficacité le niveau de ces médecins. C'est là que l'on constate que le phénomène s'accélère.

La désertification médicale est un thème régulièrement abordé en France. François Hollande s'était notamment engagé à "favoriser une meilleure répartition des médecins par la création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire". Cinq ans après, dans quelle mesure cette promesse a-t-elle été tenue ?
Sauf erreur de ma part, l'engagement pris par François Hollande dans le cadre de la présidentielle était de permettre à chaque Français l'accès à un service d'urgence en moins de 30 minutes. Il est important de savoir qu'en France, la répartition des médecins est historiquement l'une des meilleures possibles.

Cela étant, depuis quelques années on constate des territoires en sous-densité de médecins. Le Conseil de l'Ordre a répertorié 192 zones en sous-densité de médecins. Concrètement, cela correspond donc à la situation de 2 500 000 Français.
Ce que nous constatons, c'est l'accélération de ce phénomène, notamment due au vieillissement de la population médicale. Un médecin sur quatre a plus de soixante ans et partira donc à la retraite dans les dix années à venir. Il existe, en parallèle, de grandes difficultés à trouver des médecins qui s'installent dans certains territoires mais également qui s'installent tout court. Soulignons le fait qu'un médecin libéral ne s'installe pas avant 35 ans. Par conséquent, dans les cinq années qui suivent l'obtention du diplôme, ils préfèrent généralement rester locataires, vacants ou salariés. Or, notre modèle d'installation (particulièrement en ville) est à dominante libérale. Certains souhaitent le voir évoluer vers un modèle salarié, ce qui me semble être un contre-sens dans l'histoire puisque l'exercice libéral a démontré sa capacité à la flexibilité et à mieux couvrir le territoire. En outre, les autres professions se développent de plus en plus au travers de statuts indépendants et non dans le salariat. Faire l'inverse en médecine me parait aller à contre-sens de l'histoire.
Les maires des petites communes sont vent debout contre ce problème de recrutement des médecins... On s'aperçoit qu'un business parallèle s'installe, qui consiste à recruter des médecins à l'étranger et ne conduit qu'à des échecs en grande majorité. Souvent, ces médecins viennent, prennent les subventions versées pour la création de leur cabinet et repartent. Ce n'est pas la solution.

Pour palier au problème de la désertification médicale, quelle autre solution que le recours à des professionnels étrangers peut-on envisager ? Quelles sont les racines du problème ?
Il y a, je crois, deux choses à faire. En premier lieu, rendre aux territoires leur attractivité. Ensuite, rendre à l'exercice libéral de la profession cette même attractivité qu'il a perdue.
J'ai proposé 40 mesures dans mon livre Politique de santé - Réussir le changement, dont la mise en place de centres ambulatoires universitaires. On a, de mon point de vue, une aberration dans le système de formation des médecins généralistes. Ils sont très majoritairement formés à l'hôpital, pendant leurs trois ans d'internat. Or, ensuite, ils croiseront des cas cliniques ambulatoires et non hospitaliers. La création de centres ambulatoires universitaires passerait par des cabinets médicaux, des maisons de santé, etc. labellisés et installés sous la supervision des centres hospitalo-universitaires (demeurant les têtes de pont d'enseignement). Leurs prérogatives sont aujourd'hui entièrement confiées au CHU, en matière d'enseignement et de recherches. Il faut les étendre à toutes les structures médicales en ville. Former des médecins généralistes, qui passeront trois ans en internat en ville, dans ces centres ambulatoires universitaires leur permettra de mieux découvrir l'exercice libéral et ambulatoire dans des conditions réelles. Cela offrira aussi la possibilité de créer une vie sociale facilitant l'installation. Enfin, cela met en adéquation la formation clinique avec la réalité clinique.

Frédéric Bizard est économiste de la santé et enseignant à Sciences Po Paris. Il est un expert reconnu du secteur de la santé en France et à l'international. Il dirige la société Salamati Consulting, société de conseil en stratégie de santé.
Il est notamment l’auteur de "Complémentaires santé: le scandale" aux éditions Dunod, Janvier 2016, de « Politique de santé: réussir le changement » aux éditions Dunod, Septembre 2015, et de "Une ordonnance pour la France: 10 pistes de réforme pour une santé plus juste, plus efficace et plus économe", aux éditions Thierry Souccar, avril 2012, préfacé par le Prix Nobel de médecine, le Pr Luc Montagnier


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/dentiste-boucher-derriere-cas-extreme-quels-problemes-moins-mediatises-pose-recrutement-professionnels-etrangers-pour-pallier-2619675.html#ETYLbw9DoXKc9Cxk.99


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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 07:50

https://www.youtube.com/watch?v=QppFQ2ySmFE&feature=share

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:13

Voilà ce que ça fait d’être la grosse assise à côté de vous dans l’avion

Monde |par Emeline Amétis

publié le 08.03.2016 à 14 h 49

L’auteure «Your Fat Friend» témoigne du calvaire d'être le passager obèse et indésirable d'un avion.

«Mon cœur martèle ma poitrine et mon souffle est court. Je ferme les yeux, me concentre sur mon équilibre et mes respirations, en essayant désespérément d’éviter l’embarras d’une crise d’angoisse au travail. Je dois prendre l’avion. Et je suis grosse.»

Si l’idée de monter à bord d’un avion ne vous rend pas insomniaque, c’est peut-être d’une part que vous n’avez pas peur d’emprunter le moyen de transport «le plus sûr» qui soit et d’autre part que vous n’êtes pas en surpoids.

L’auteure du blog «Your Fat Friend» sur la plateforme de publication Medium, elle, l’est. Et prendre l’avion n’est jamais une partie de plaisir. Surtout quand elle retrouve dans les médias, à la télévision comme au cinéma, une représentation grotesque et difforme des personnes qui lui ressemblent.

«Les gros dans des avions sont toujours représentés comme bruyants, odieux, jouant des coudes, accaparant l’espace et se recouvrant de Cheetos, comme si toute notre existence était consacrée à faire de votre vie un enfer. Cette caricature n’est pas seulement blessante: quand je la vois, je m’écroule sous son poids.»

Le calvaire du double billet

Mais ces angoisses ne sont que le début. Avant même de songer à réserver un billet d’avion, il lui faut ainsi comparer les politiques de différentes compagnies aériennes quant aux «passagers à forte corpulence». La plupart recommandent la réservation d’un deuxième siège –et donc d’une double facturation–; sinon, l’on risque d’être refoulé à l’embarcation le jour J.

Air France est l’une de ces compagnies: même si elle propose une remise de 25% sur le second siège, ce dernier sera situé en cabine économique. Tant pis pour ceux qui avaient envie de profiter du confort d’une première classe, et donc d’un siège plus large.

Les compagnies qui n’ont pas de politique vis-à-vis des personnes en surpoids ou obèses, comme l’américaine JetBlue, sont parfois les pires de toutes:

«Je me souviens de mon dernier vol avec JetBlue, quand un passager s’est bruyamment plaint de ne pas pouvoir voyager dans ces conditions lorsque je me suis assise à côté de lui. Une hôtesse a échangé sa place avec celle d’un autre passager. Elle n’a pas voulu croiser mon regard pendant tout le vol. Les passagers de ma rangée non plus. J’étais si grosse, mais si invisible.»

La gymnastique de l’invisibilité

Une fois les billets réservés, l’angoisse ne tarit pas. Au contraire. L’auteure élabore toutes les stratégies imaginables pour ne surtout pas déranger les autres passagers ou l’équipage:

«Je paie l’enregistrement de mes bagages pour que mes voisins n’aient pas davantage de raisons de se plaindre. Je m’entraîne à m’asseoir dans l’avion, à m’appuyer contre le mur de la cabine, les bras contre ma poitrine, pour éviter au maximum les contacts physiques avec la personne assise à côté de moi. J’apporte des bonbons, pour ne rien avoir à boire et éviter que l’hôtesse ou le steward n’ait à traverser l’allée pour la grosse. Je cherche à savoir si les aéroports par lesquels je passe ont eu des précédents de confiscation de rallonges de ceintures. Si j’apporte la mienne, ça m’épargnera d’en demander une au personnel de bord.»

Prendre l’avion devient alors une véritable gymnastique pour faire ce que personne n’a encore réussi à faire: se rendre invisible. L’auteure arrive en premier à l’embarquement non parce qu’elle est impatiente mais parce qu’elle veut être la première arrivée dans sa rangée afin que personne ne puisse la regarder passer. «Si je passe devant eux, j’entendrai le familier, insistant et dédaigneux soupir. Le raclement de gorge, le grognement sourd. Ce sont les sons de mon corps en public.» Une fois assise, elle se recroqueville pour rendre son corps le plus petit possible. Elle n’adressera la parole à personne à moins qu’on l’y ait invitée.

Elle en devient même paranoïaque: quand une personne passe avec son portable, elle se fait encore plus petite à la pensée des innombrables vidéos YouTube, aux titres ignobles, qui se moquent des gros passagers d’avion:

«Le voyage en avion est tristement familier: c’est un microcosme de ce qui m’arrive si souvent en tant que grosse. Je suis surveillée –et sévèrement jugée– quand j’essaie –et j’échoue– à occuper une place qui a été faite pour quelqu’un d’autre. Je suis toujours trop grosse, toujours en trop, toujours inacceptable. Je dois toujours me rendre plus petite, me réduire indéfiniment, alors que mon corps s’entête à me résister. Mais je ne suis jamais assez petite pour mettre les autres à l’aise.»

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 06:43

C’est l’histoire d’une lutte d’influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains.

Omniprésents, ces produits chimiques se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes et votre organisme. Suspectés de participer à l’augmentation des maladies « modernes » comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd’hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets.

À Bruxelles, leurs puissants lobbies s’activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires.


Après trois ans d’enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l’intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la « bulle bruxelloise » où la complaisance à l’égard de l’industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l’influence pour défendre une certaine idée de l’intérêt général

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