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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:38

Les morts par overdose ont atteint un nouveau sommet aux Etats-Unis en 2016, avec entre 59 000 et 65 000 décès.

 

LE MONDE | | Par

 

La courbe publiée par le New York Times, le 5 juin, est spectaculaire, même si elle s’appuie sur des résultats préliminaires : les morts par overdose ont atteint un nouveau sommet aux Etats-Unis en 2016 avec entre 59 000 et 65 000 décès.

Cette vague mortifère dépasse désormais en ampleur les pics des morts liées au sida (environ 47 000 en 1995), aux armes à feu (39 000 en 1993) ou aux accidents routiers (54 000 en 1972).

Cette poussée s’explique en grande partie par la surconsommation d’antidouleur, une dérive à l’origine de 15 000 décès en 2015 selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

En 1999, selon les chiffres du département fédéral de la santé, ces antidouleur comptaient pour 30 % des morts par overdose.

Ils en représentent désormais 60 %.

La prise de conscience de ce fléau est l’un des très rares sujets qui fait l’objet d’un consensus entre démocrates et républicains, même si le nouveau secrétaire à la santé, Tom Price, a créé une polémique en estimant, en mai, que les médicaments utilisés pour traiter ce type de dépendance reviennent à substituer des opiacés par d’autres.

Le 8 juin, la Food and Drug Administration (FDA) a pour la première fois pris l’initiative de demander au groupe pharmaceutique Endo de retirer du marché l’un de ses produits (Opana ER) du fait de cette utilisation dérivée.

Un conseil consultatif avait conclu en mars que les dangers posés par cet antalgique dépassaient désormais ses atouts en tant que médicament.

Broyé et utilisé par injection, il est ainsi associé à une flambée d’hépatites C et de sida dans l’Indiana.

La compagnie pharmaceutique a indiqué qu’elle étudiait sa réponse, mais la FDA l’a d’ores et déjà menacée de retirer son autorisation de mise sur le marché en cas de refus.

Plainte

Il s’agit d’un revirement pour la FDA, qui avait baissé la garde au début de la décennie du fait du lobbying des géants pharmaceutiques, selon une enquête du Washington Post.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/23/deces-par-overdose-l-industrie-pharmaceutique-americaine-sur-la-sellette_5149892_3244.html#BruoFQhMSEqU5jim.99
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 12:16

Pr Belpomme : "L’électrosensibilité n’est pas une maladie psychiatrique"

Une batterie de tests suffirait à diagnostiquer une hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. Les résultats d’une étude menée par le Pr Belpomme viennent d’être publiés dans une revue scientifique. Il répond à nos questions.

Depuis plusieurs années, le Pr Dominique Belpomme, cancérologue à l’origine, s’intéresse au phénomène d’intolérance aux champs électromagnétiques (des téléphones portables, du wifi…) et à la sensibilité aux produits chimiques multiples, deux syndromes qui ont beaucoup de points communs.

Sa dernière étude, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Reviews on Environnemental Health, met en évidence des anomalies au niveau sanguin et urinaire. Le diagnostic est basé sur une batterie de tests. Un traitement peut être proposé. Les explications du Pr Belpomme.

Santé magazine : Peut-on aujourd’hui poser un diagnostic objectif d’électrosensibilité ?

Pr Belpomme : Oui, c’est ce que nous faisons actuellement avec les malades qui viennent nous voir en consultation. Je ne signe aucun certificat médical sans avoir connaissance des résultats de la batterie de tests que nous avons mis en place. L’examen clinique ne suffit pas. Nous faisons appel à des tests sanguins et urinaires et à l’échodoppler cérébral pulsé qui montrent des anomalies du flux sanguin au niveau du cerveau.

Ces tests sont proposés en routine au Canada et dans certaines parties des Etats-Unis. En France, ils ne sont pas possibles dans tous les laboratoires et surtout, pour l’échodoppler cérébral pulsé, nous ne disposons que d’une seule machine fonctionnelle et elle est située à Paris.

Les résultats que vous publiez permettent-ils de mieux comprendre le mécanisme de la maladie ?

Oui, il s’agit d’un phénomène inflammatoire qui siège dans le cerveau, une neuro-inflammation induite par les champs électromagnétiques. Ce n’est pas une maladie psychiatrique ou psychosomatique.

Cette neuro-inflammation libère différents facteurs, notamment de l’histamine augmentée dans 40 % des cas. Il y a en plus un mécanisme de stress oxydant identifié grâce à un marqueur biologique, la nitrotyrosine élevée dans 28 % des cas. Mais le phénomène est sans doute encore plus complexe avec d’autres marqueurs possibles.

Quels sont les espoirs de traitement pour les patients ?

Grâce à l’identification de ces marqueurs, nous avons pu mettre en place un traitement, à base d’anti-histaminiques de type H1 chez les personnes qui ont une histamine augmentée et d’antioxydants lorsque le nitrotyrosine est trop élevée. Pour la revascularisation du cerveau, nous faisons appel au ginkgo biloba et à la papaye fermentée.

On ne peut pas parler de guérison, mais ces traitements permettent de diminuer l’intensité des symptômes. Six à sept fois sur dix, il y a une nette amélioration avec une reprise du travail possible. Les personnes électrosensibles restent néanmoins très vulnérables aux champs électromagnétiques et doivent les éviter le plus possible.

Les malades sont-ils aujourd’hui pris au sérieux par le corps médical ?

Oui, Aujourd’hui, 30 % des malades nous sont adressés par des médecins, y compris des psychiatres. Le corps médical commence à bouger. Nous avons une liste d’environ mille médecins qui nous ont adressé ou ont pris en charge des patients et ils remplissent eux-mêmes les demandes de reconnaissance du handicap.

À lire : le prochain livre du Pr Belpomme, Comment naissent les maladies et que faire pour les éviter ?, sortira en mars 2016 aux éditions Les liens qui libèrent.

Source : Reviews on Environnemental Health,

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 09:39

Rebondissement judiciaire dans l’affaire du vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

C’est un événement qui vient bouleverser le paysage vaccinal français.

Une décision majeure de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de Luxembourg :

« En l’absence de consensus scientifique, le défaut d’un vaccin et le lien de causalité entre celui-ci et une maladie peuvent être prouvés par un faisceau d’indices graves, précis et concordants ».

L’affaire peut être résumée ainsi : la proximité temporelle entre l’administration d’un vaccin et la survenance d’une maladie, l’absence d’antécédents médicaux personnels et familiaux de la personne vaccinée (ainsi que l’existence d’un nombre significatif de cas répertoriés de survenance de cette maladie à la suite de telles administrations) peuvent, le cas échéant, constituer des indices suffisants pour établir une telle preuve.

Sanofi Pasteur

Point n’est besoin d’être juriste pour comprendre que la justice prend, ici, ses distances d’avec le rationnel scientifique. On peut ne pas s’en réjouir. D’autres applaudiront au nom de la compassion dues aux plaignants.

Résumons l’affaire. Soit le cas de M. J. W qui « s’est vu administrer », entre la fin de l’année 1998 et le milieu de l’année 1999, un vaccin contre l’hépatite B produit par Sanofi Pasteur.

En août 1999, M. W a commencé à présenter divers troubles ayant conduit, en novembre 2000, au diagnostic de la sclérose en plaques. M. W est décédé en 2011.

Dès 2006, sa famille et lui ont introduit une action en justice contre Sanofi Pasteur pour obtenir réparation du préjudice que M. W prétendait avoir subi du fait du vaccin.

Saisie de l’affaire, la Cour d’appel de Paris (France) a notamment considéré qu’il n’existait pas de consensus scientifique en faveur de l’existence d’un lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B et la survenance de la sclérose en plaques.

Jugeant qu’un tel lien de causalité n’avait pas été démontré, elle a rejeté le recours.

Lien de causalité absent

Saisie d’un pourvoi contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris, la Cour de cassation française a alors demandé à la Cour européenne de justice si (malgré l’absence d’un consensus scientifique et compte tenu du fait que, selon la directive de l’Union sur la responsabilité du fait des produits défectueux il appartient à la victime de prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité) le juge peut se baser sur des indices graves, précis et concordants pour établir le défaut d’un vaccin et le lien de causalité entre le vaccin et la maladie.

En l’occurrence, il est notamment fait référence à « l’excellent état de santé antérieur de M. W »., à « l’absence d’antécédents familiaux » et au « lien temporel entre la vaccination et l’apparition de la maladie ».

Dans son arrêt du 21 juin 2017 la Cour européenne estime « compatible avec la directive un régime probatoire qui autorise le juge, en l’absence de preuves certaines et irréfutables, à conclure au défaut d’un vaccin et à l’existence d’un lien causal entre celui-ci et une maladie sur la base d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants ».

Selon les juges de Luxembourg un tel régime « n’est pas de nature à entraîner un renversement de la charge de la preuve incombant à la victime ».

Il suffira à cette dernière d’établir les différents indices « dont la conjonction permettra au juge saisi de se convaincre de l’existence du défaut du vaccin et du lien de causalité entre celui-ci et le dommage subi ».

Agnès Buzyn 

Seul bémol : la Cour de Luxembourg précise que les juridictions nationales doivent veiller à ce que les indices produits soient effectivement suffisamment graves, précis et concordants pour permettre de conclure que l’existence d’un défaut du produit apparaît (compte tenu également des éléments et des arguments présentés en défense par le producteur) comme étant l’explication la plus plausible de la survenance du dommage.

Où l’on voit le juge s’ériger en majesté au-delà du savoir scientifique.

En l’espèce, la Cour de Luxembourg considère que la proximité temporelle entre l’administration d’un vaccin et la survenance d’une maladie, l’absence d’antécédents médicaux personnels et familiaux en relation avec cette maladie ainsi que l’existence d’un nombre significatif de cas répertoriés de survenance de cette maladie à la suite de telles administrations paraissent a priori constituer des indices dont la conjonction pourrait conduire le juge national à considérer qu’une victime a satisfait à la charge de la preuve pesant sur elle.

Les virologues, les biologistes et les épidémiologistes apprécieront. De même, en France, qu’Agnès Buzyn, ministre de la Santé qui « réfléchit » à rendre obligatoire onze vaccinations pédiatriques – dont celle contre l’hépatite virale de type B.

Qui juge de la responsabilité des magistrats dans les affaires de santé publique ?

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 08:03

Induction sélective de l'apoptose et de l'autophagie par traitement avec l'extrait de racine de pissenlit dans des cellules de cancer du pancréas humain.

Ovadje P, et al. Pancréas. 2012.

OBJECTIFS: Le cancer du pancréas a un taux de mortalité de 100%;

Le but de cette étude est d'évaluer l'efficacité de l'extrait de racine de pissenlit (DRE) pour induire l'apoptose et l'autophagie dans des cellules de cancer du pancréas agressives et résistantes.

MÉTHODES:

L'effet du DRE a été évalué à l'aide du dosage de WST-1 (4- [3- (4-iodophényl) -2- (4-nitrophényl) -2H-5-tétrazolio] -1,3-benzène disulfonate.

La mort de la cellule apoptotique a été confirmée par la condensation nucléaire par la coloration de Hoechst et l'externalisation de la phosphatidylsérine à la feuille externe de la membrane plasmique par l'essai de liaison de l'annexine-V.

La perte de potentiel de membrane mitochondriale a été observée en utilisant le colorant JC-1 (5,5 ', 6, 6'-tétrachloro-1,1', 3,3 'tétraéthylbenzimidazolylcarbocyanine iodure).

L'induction de l'autophagie a été détectée en utilisant un dosage de monodansylcadaverine et ceci a été confirmé par immunofluorescence pour la chaîne légère 3-II.

RÉSULTATS:

Les cellules pancréatiques BPC-3 et PANC-1 étaient sensibles à la DRE aqueuse.

Cet extrait induit une apoptose sélective de manière dose et temps.

L'extrait de racine de pissenlit a provoqué l'effondrement du potentiel de la membrane mitochondriale, ce qui a conduit à une autophagie prodeath. Les fibroblastes humains normaux étaient résistants à des doses similaires.

CONCLUSIONS:

Nous démontrons que DRE a le potentiel d'induire l'apoptose et l'autophagie dans les cellules cancéreuses du pancréas humains sans effet significatif sur les cellules non cancéreuses.

Cela fournira une base sur laquelle d'autres recherches sur le traitement du cancer par DRE peuvent être exécutées.

PMID 22647733 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Induction sélective de l'apoptose et de l'autophagie par traitement avec l'extrait de racine de pissenlit dans des cellules de cancer du pancréas humain.
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 07:35

L'extrait de racine de pissenlit modifie la prolifération et la survie dans le cancer colorectal par l'activation de voies de signalisation multiples.

Ovadje P, et al. Oncotarget. 2016.

Les extraits de pissenlit ont été largement étudiés ces dernières années pour son activité antidépresseur et anti-inflammatoire.

Le travail récent de notre laboratoire, avec des systèmes in vitro, montre le potentiel anticancéreux d'un extrait de racine de pissenlit aqueux (DRE) dans plusieurs modèles de cellules cancéreuses, sans toxicité pour les cellules non cancéreuses.

Dans cette étude, nous avons examiné l'efficacité de destruction de cellules cancéreuses d'un DRE aqueux dans des modèles de cellules de cancer du colon.

La mort cellulaire programmée induite par DRE (PCD) sélective dans> 95% des cellules cancéreuses du colon, quel que soit leur statut p53, par 48 heures de traitement.

L'efficacité anti-cancer de cet extrait a été confirmée dans des études in vivo, car l'administration orale de DRE a retardé la croissance des modèles de xénogreffe de colon humain de plus de 90%.

Nous avons trouvé l'activation des voies de mort multiples dans les cellules cancéreuses par traitement DRE, comme le révèlent les analyses d'expression des gènes montrant l'expression des gènes impliqués dans la mort cellulaire programmée.

Les analyses phytochimiques de l'extrait ont montré une composition multi-composants complexe du DRE, y compris certains phytochimiques bioactifs connus tels que l'α-amyrine, la β-amyrine, le lupeol et le taraxostérine.

Cela a suggéré que cet extrait naturel pourrait s'engager et cibler efficacement de multiples vulnérabilités des cellules cancéreuses.

Par conséquent, DRE pourrait être une alternative anticancéreuse non toxique et efficace, indispensable pour réduire l'apparition de cellules cancéreuses.

PMID 27564258 [PubMed - en cours] PMCID PMC5341965

Article intégral

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5341965/

L'extrait de racine de pissenlit modifie la prolifération et la survie dans le cancer colorectal par l'activation de voies de signalisation multiples.
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 23:18

Partager Agnès Buzyn, ministre confirmée à la santé après le remaniement d'hier, envisage d'étendre l'obligation vaccinale de 3 à 11 maladies, à l'instar de l'Italie.

Pour le Dr Dupagne, le problème de la vaccination est celui d’une crise de confiance liée aux maladresses répétées des autorités sanitaires françaises, maladresses qui ont semé le doute dans le public et apporté du crédit aux discours complotistes des militants antivaccinaux.

Promouvoir la vaccination au 21e siècle n’est vraiment pas facile : les maladies concernées ont quasiment disparu, émoussant la motivation liée à la peur de la maladie.

En revanche, l’angoisse des parents face à l’injection d’un produit pharmaceutique à leur enfant ne fait que croître face à l’accumulation des scandales pharmaceutiques.

Enfin, les autorités sanitaires ont été prises en flagrant délit de mensonge lors de la pandémie de grippe A/H1N1 en 2009/2010 : non, la grippe n’a pas tué les enfants en masse ; oui, le vaccin a eu des effets indésirables.

Marisol Touraine a lancé fin 2016 une vaste opération de concertation destinée à restaurer la confiance dans la vaccination.

Deux jurys, après des mois de travail, ont pointé du doigt le déficit d’information objective sur les vaccins.

Le jury citoyen n’a pas réussi à se prononcer sur l’intérêt d’une obligation vaccinale étendue, alors que le jury des professionnels de santé s’y est déclaré défavorable, préférant une responsabilisation des citoyens.

Cela n’a pas empêché les organisateurs de la concertation de proposer à la Ministre l’extension de l’obligation vaccinale à 11 maladies, trahissant ainsi les jurys qu’ils avaient pourtant eux-mêmes constitués.

Aucun pays occidental, en dehors de l’Italie et de la France, n’a choisi d’infantiliser à ce point ses citoyens.

Par ailleurs, les pays qui laissent le choix de la vaccination aux parents ont une couverture vaccinale globale plutôt meilleure que la nôtre.

Dominique Dupagne décode le message que les experts adressent aux français :

“Vous êtes des ignares prêts à gober n’importe quoi. Vous n’êtes pas capables de faire les bons choix, alors que nous, experts, savons ce qui est bon pour vous et vos enfants. Faites-nous confiance et ne discutez pas sous peine de sanctions”.

Si vous transposez ce discours en politique, vous obtiendrez mot pour mot la justification initiale de tous les régimes totalitaires, et on ne peut pas dire que l’Argentine, le Chili ou l’URSS aient constitué des modèles convaincants.

Pour le Dr Dupagne, il en sera de même en cas d’obligation vaccinale étendue : la défiance deviendra généralisée et même si quelques vies supplémentaires sont sauvées dans un premier temps, ses conséquences seront dramatiques à terme.

Pour en savoir plus et accéder aux références : l'article détaillé du Dr Dupagne sur son blog

L'équipe Dominique Dupagne Chroniqueur

Vaccination obligatoire imposée : la fausse bonne idée d'Agnes Buzyn. Dr Dominique Dupagne.

http://www.atoute.org/n/article356.html

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 22:29

Le nombre d’allergies à la viande déclenchées par la morsure de ces tiques s'est répandu ces dernières années aux États-Unis, alertent deux chercheurs.

Très présentes depuis des années dans le Sud-Est des États-Unis, les tiques qui déclenchent une allergie à la viande - très rares - semblent se répandre peu à peu dans le reste du pays.

Face à l'ampleur du phénomène, deux chercheurs américains ont donné l'alerte le 17 juin 2017 dans Wired.

"Au cours des quinze dernières années, des milliers d'Américains ont développé une allergie dangereuse à la viande, et ils ont tous en commun d'avoir été mordu par une tique nommée "Lone Star (Amblyomma americanum)", expliquent-ils.

Cette allergie très rare - dont une centaine de cas ont été recensés en 2016 dans le Minnesota, le New Hampshire et à Long Island - provoque en cas de consommation de viande, des démangeaisons, crampes d'estomac et pour les plus atteints, des difficultés à respirer, l'évanouissement, voire le décès.

Mais la "Lone Star" est-elle la seule espèce de tique à transmettre cette allergie ? Pas si sûr...

Une soixantaine de cas d'allergie à la viande en Europe Sheryl Van Nunen, spécialiste en immunologie au Royal North Shore Hospital de Sydney (Australie), serait la première à avoir observé cette allergie étonnante en 1987, lorsqu'un de ses patients, récemment mordu par une tique, s’est mis à gonfler plusieurs heures après avoir mangé de la viande.

Dans son étude publiée le 28 janvier 2015, elle avance l'idée que plusieurs espèces de tiques (Ixodes ricinus, Amblyomma americanum, Amblyomma cajennense...) peuvent déclencher une allergie à la viande et que l'Australie est aussi touchée par le phénomène (plus d'un millier de cas recensés).

Or selon cette spécialiste, l'on ne recense qu'à peine une soixantaine de cas en Europe, moins de dix en Amérique centrale et en Asie...

Toutefois, très peu de recensement de cas de cette maladie ont été effectués, et elle est probablement sous-diagnostiquée.

MÉCANISME.

Les tiques véhiculent via leur salive l’alpha-galactose, un glucide présent chez tous les mammifères, excepté chez les grands singes et l'homme, pour qui c'est un allergène.

En cas de morsure, l’alpha-galactose est introduit dans le sang de l'hôte, "réveillant" le système immunitaire. Si l’individu mordu absorbe de la viande rouge - dans laquelle le glucide est également présent -, l’organisme va l’identifier comme une nouvelle agression et produire de l’histamine (molécule provoquant une réponse immunitaire).

Quelques heures plus tard, les symptômes variés de l’allergie peuvent se faire sentir.

Même s'il est possible de diagnostiquer cette allergie avec un test sanguin, de nombreuses questions en suspend reste en suspend : quelles sont parmi les 900 espèces de tiques connues aujourd'hui, celles qui transmettent l'allergie à la viande ?

Combien de fois une personne est-elle mordue avant de développer la maladie ? Les hommes se font mordre depuis longtemps par les tiques, alors pourquoi ne remarquons-nous cela qu’à présent ?

Selon Sheryl Van Nunen, l'allergie à la viande se développe uniquement chez les individus qui y sont prédisposés : leur système immunitaire serait beaucoup plus sensible à l’alpha-galactose.

Les morsures de tiques qui déclenchent une allergie à la viande. Rôle de l'histamine.
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:23

Stephen Hawking est "convaincu que les Hommes doivent quitter la Terre"

LExpress.fr L'Express.fr21 juin 2017

Il faut quitter la Terre à la conquête d'autre monde si l'humanité veut se sauver d'elle-même, a martelé une nouvelle fois le célèbre astrophysicien.

Plus Stephen Hawking est de plus en plus pessimiste.

En novembre 2016, il estimait que l'humanité ne survivra pas plus de 1000 ans de plus sur Terre.

En mai dernier, il revoyait drastiquement sa prévision à la baisse, fixant notre survie sur la planète bleue à 100 ans.

En revanche, il est toujours resté fidèle à sa solution: il faut trouver un nouveau foyer.

Pour lui, notre survie passe forcément par la conquête spatiale et, dans un premier temps, celle du système solaire. Invité mardi 20 juin au Starmus Festival à Trondheim, en Norvège, le célèbre astrophysicien a répété son inquiétude et sa solution.

"Si l'humanité veut vivre encore un million d'années, notre futur repose sur le fait d'aller là où personne n'est encore allé", a-t-il lancé, rapporte la BBC.

Et comme le temps presse, il faudrait que nous nous reposions sur la Lune dans les années 2020, puis que nous nous lancions dans la construction d'une base lunaire dans les 30 années suivantes, sans oublier de visiter de Mars, à partir de 2025, a-t-il détaillé.

La surpopulation en question "On manque de place et les seuls autres endroits où partir sont les autres mondes, prévient-il, en référence à la surpopulation sur Terre.

Il est temps d'explorer d'autres systèmes solaires. Se répandre pourrait bien être la seule chose qui nous sauve de nous-même.

Je suis convaincu que les Hommes doivent quitter la Terre", a-t-il ajouté, même si les voyages hors de notre système solaire sont encore aujourd'hui un doux rêve.

Une ode à la conquête des étoiles, 45 ans après la dernière mission lunaire de la Nasa.

Son discours fait évidemment écho à celui d'Elon Musk, le milliardaire américain à la tête de SpaceX, qui veut être le premier à envoyer des hommes sur Mars, mais aussi à celui de Donald Trump, qui veut renvoyer un Américain sur la Lune d'ici 2020.

L'agence spatiale américaine a de son côté dévoilé un plan pour rejoindre Mars d'ici 2030.

Stephen Hawking est "convaincu que les Hommes doivent quitter la Terre" Stephen Hawking: l'humanité ne "survivra pas 1000 ans de plus sur Terre"

Pour Stephen Hawking, un trou noir n'est pas une "prison éternelle"

Sortir d'un trou noir? "C'est possible", affirme Stephen Hawking

https://fr.news.yahoo.com/stephen-hawking-convaincu-hommes-doivent-101920115.html?soc_src=social-sh&soc_trk=tw

Stephen Hawking est "convaincu que les Hommes doivent quitter la Terre"
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:21

Voyons : quelles sont les obligations vaccinales dans les pays voisins de la France ?

Voyons : quelles sont les obligations vaccinales dans les pays voisins de la France ?
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 15:55
L’obligation vaccinale est une fausse bonne idée. La contrainte ne peut pas restaurer l’indispensable confiance.

 

Agnès Buzyn, Ministre de la santé depuis peu, envisage d’étendre l’obligation vaccinale à 11 maladies. Elle suivrait alors les recommandations du Comité d’orientation de la Concertation citoyenne lancée par Marisol Touraine en 2016. L’objectif initial de cette concertation était pourtant de restaurer la confiance des français dans la vaccination.

Les français traversent une crise de confiance vis-à-vis des vaccins, confirmée par un sondage IPSOS en octobre 2016 :

 

L’homéopathie obtient un score supérieur à celui des vaccins, ce qui est tout de même ahurissant pour l’un des plus grands progrès sanitaires de tous les temps (avec le traitement des eaux et les antibiotiques).

Face à cette défiance qui conduit beaucoup de familles a renoncer à des vaccins non obligatoires et pourtant très utiles comme le ROR, il est tentant de se jeter sur une solution simple, évidente, et pourtant inadaptée : étendre l’obligation actuelle à la quasi totalité des vaccins !

Je peux comprendre que cette mesure radicale soit la première qui vienne à l’esprit. Elle a d’ailleurs séduit la majorité des sociétés savantes (à une exception notable [1]) et un grand nombre de professionnels de santé et de citoyens. Elle paraît aussi évidente que de cacher les bouteilles d’un alcoolique ou de contraindre un drogué à suivre une cure de désintoxication, mais elle est tout aussi contre-productive.

Les idées qui paraissent frappées au coin du bon sens sont parfois les plus dangereuses.

Je vais tenter de vous expliquer pourquoi étendre l’obligation vaccinale serait paradoxalement désastreux pour la santé des français.

Un peu d’histoire

Revenons en arrière. Après les débuts chaotiques de l’inoculation préventive, la vaccination triomphe avec Jenner et son vaccin contre la variole, qui sera progressivement perfectionné et deviendra obligatoire en France entre 1902 et 1976. Nous sommes face à un problème de santé publique majeur, la population n’est pas protégée, et l’obligation s’impose face à des français peu éduqués, privés d’accès facile à une information moderne, et qui ne savent pas encore quelle révolution va représenter la vaccination. Juste après la première guerre mondiale, l’obligation va être progressivement étendue en France à toute la population pour la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. En Europe, seule l’Italie et les pays du bloc soviétique rendront ces vaccins obligatoires en population générale [2]. Pour la poliomyélite et la diphtérie, l’intérêt de rompre la chaîne de la contagion est un argument audible. Pour le tétanos en revanche, contracté à partir d’un germe présent dans l’environnement et non contagieux, le seul argument valable pour imposer la vaccination est l’ampleur de la mortalité liée alors à cette maladie. Il s’agit de se substituer à l’individu pour une décision qui ne concerne que lui ou ses enfants.

Que ce soit pour la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite, l’obligation suivait le même principe que celui de la ceinture de sécurité : quelques années après la mise à disposition d’un dispositif permettant d’éviter des milliers de morts tous les ans, il était nécessaire à la fois d’accélérer la protection (des milliers de vies épargnées chaque année) et d’habituer les français à une mesure qui leur paraîtrait de toute façon évidente à l’usage. L’atteinte aux libertés individuelles semblait acceptable face à l’enjeu, et je peux personnellement comprendre ce choix, qui n’a pourtant pas été celui de nombreux pays occidentaux ayant préféré faire confiance au libre-arbitre de leurs citoyens face à un progrès sanitaire majeur.

 

Les seuls pays européens ayant maintenu une obligation vaccinale sont donc la France, l’Italie et les pays de l’ex-bloc soviétique. Pour autant, la couverture vaccinale dans les pays ayant choisi de responsabiliser leurs citoyens plutôt que de les convaincre n’est pas moins bonne que celle ces français ou des italiens.

La situation actuelle est totalement différente. Il ne s’agit pas d’accélérer une stratégie incontestable face à un problème de santé publique majeur : les décès liés aux maladies concernées par l’extension vaccinale sont peu nombreux (ou leur nombre est tout simplement inconnu faute d’un recueil fiable). La motivation est ailleurs : l’obligation est destinée à contrer un défiance croissante des français vis-à-vis de la vaccination. Cette défiance s’appuie sur deux piliers : la circulation d’une information antivaccinale irrationnelle mais convaincante pour un public non scientifique, et surtout le dogmatisme et les mensonges "pour la bonne cause" de ce qu’il n’est pas exagéré d’appeler "l’Église de Vaccinologie" qui assimile toute critique, même fondée et constructive, à une dangereuse hérésie.

Le problème, c’est que les français ont constaté d’eux-mêmes pendant la pandémie grippale 2009/2010 la fuite en avant des autorités sanitaires face au peu de succès de leur vaccin, acheté à grand frais à des industriels proches du pouvoir. Les ligues antivaccinales n’auraient jamais osé rêver d’un tel fiasco pour alimenter leurs thèses complotistes.

Quelques exemples de mensonges éhontés "pour la bonne cause"

Un spécialiste prétend que la rougeole a provoqué 4850 décès en Europe en 2004 informé de son erreur (en réalité moins de 10), il maintient en affirmant que de toute façon, il est important de sensibiliser les médecins à l’importance du vaccin.

Le laboratoire GSK (fabricant du vaccin contre la grippe) affirme pendant plusieurs mois sur son site que la grippe asiatique a fait des millions de morts aux USA et en France (en réalité des milliers).

Auditionnée par le Sénat, une professeur de pédiatrie, membre du Comité Technique des Vaccinations à la Direction Générale de la Santé, explique que la grippe tue un enfant sur cinq (en réalité un sur cinquante mille)

Le Pr Weil-Olivier, la grippe A/H1N1 et le Sénat par dailyglub

Dans le bulletin de l’Instut National d’Etudes Démographique, un article affirme que le vaccin antigrippal à divisé la mortalité de grippe par 10 (en pratique, on n’est même pas sûr qu’il diminue la mortalité).

Face au doute parfois légitime des citoyens, le paternalisme médical français a brandi la peur de la maladie (malheureusement invisible pour nombre d’entre elles, devenues rarissimes grâce au vaccin), a continué à nier tout effet indésirable et à refuser le débat avec les antivaccinaux sur l’air de "Circulez, y-a rien à voir". Cette stratégie pitoyable n’a fait que renforcer le doute des français, inquiet de constater la médiocrité du discours officiel, alors que les documents complotistes circulant sur le web paraissaient solidement étayés et mettaient en oeuvre une pédagogie qui manquait cruellement aux défenseurs des vaccins.

Le détournement de la concertation citoyenne

 

Le summum a été atteint lors de la Concertation citoyenne lancée par Marisol Touraine en 2016 : cette opération était destinée à "restaurer la confiance dans la vaccination". Cet objectif est présenté comme majeur dans la lettre remise au Pr Alain Fischer, à qui l’organisation de cette opération est confiée. Cette nécessaire confiance est reprise dans le discours de présentation de Marisol Touraine : "Le pilotage de notre politique vaccinale doit gagner en cohérence et en transparence. Les patients ne doivent pas seulement être informés, ils doivent devenir des acteurs à part entière de la politique vaccinale."

Deux jurys ont été constitués, l’un de professionnels de santé, l’autre de citoyens, qui ont travaillé séparément pendant 3 mois et procédé à de nombreuses auditions avant de rendre leur rapport.

En pratique, la concertation s’est déroulée dans les règles habituelle de ce type d’opération, du moins au début...

Les deux jurys ont donc rendu fin 2016 leurs conclusions au Comité d’orientation présidé par le Pr Alain Fischer. Tout deux ont insisté sur le besoin crucial d’une information objective et transparente sur les vaccins.

À la question de la pertinence d’une extension de l’obligation vaccinale, leur réponse a été la suivante.

 

Le jury citoyen n’est pas parvenu à trouver un consensus sur l’extension de l’obligation vaccinale. Parmi les éléments ayant en revanche fait l’unanimité :

"Certains événements comme la gestion de la crise du H1N1, ont décrédibilisé les pouvoirs publics sur la vaccination.

Nous notons également un refus quasi épidermique du caractère obligatoire de la vaccination liée à une défiance envers l’autorité, d’une part des Français, et en cela notre groupe était très représentatif quant à son rapport à la notion d’obligation."

"Aujourd’hui, ce qui entrave la confiance en la vaccination, c’est le manque évident d’information."

 

Le jury des professionnels de santé s’est en revanche déclaré clairement défavorable à cette extension :

L’obligation vaccinale reste acceptable en cas de situation épidémiologique grave à risques majeurs, et pour certaines populations (professionnels de santé, paramédicaux, pompiers, maternité, écoles, enseignants, égoutiers etc.)

Dans les autres cas, l’amélioration de la couverture vaccinale et la restauration de la confiance passent par l’information du public, la formation des professionnels de santé, l’augmentation de l’accessibilité des vaccins et centres de vaccination, l’augmentation de la motivation des professionnels de santé, l’amélioration de la compréhension des risques et des bénéfices vaccinaux.

Dans ces cas, les vaccins pourraient devenir indispensables ou impératifs ; le jury propose de sortir de la dénomination « obligation » pour les vaccins suivants : DTCP, ROR, Haemophilius, Pneumocoque, Méningite, Hépatite B.

Sortir de l’obligation vaccinale permettrait une plus grande responsabilisation des parents, des citoyens, mais aussi des adolescents et des jeunes adultes. Comprendre pourquoi tel ou tel vaccin est indispensable, est différent que d’imposer l’obligation de certains vaccins.

Ces conclusions paraissent pleines de bon sens. Sans surprise, l’accent est mis sur le besoin d’une information objective et d’une responsabilisation des citoyens, comme c’est le cas dans la majorité des pays occidentaux.

Malheureusement, adoptant un comportement typiquement français, le Comité d’orientation, dont le rôle était de synthétiser le travail de fond des jurys, s’est auto-attribué une mission d’expertise régalienne, et a proposé à la Ministre d’étendre l’obligation vaccinale à 11 maladies ! Tout le travail des jurys, toutes les auditions ont été balayées par un petit groupe d’experts dont les méthodes de travail ne sont même pas décrites, contrairement à celle des jurys. L’Église de vaccinologie est passée de "circulez, y-a rien à voir !" à "cause toujours, tu m’intéresses !".

 

Le pire est sans doute l’affirmation du Comité selon laquelle l’obligation serait levée après quelques années, une fois la confiance revenue. Comme si une mesure autoritaire pouvait restaurer une quelconque confiance !

Il est important de s’attarder sur le comportement des experts réunis par Alain Fischer : pour restaurer la confiance dans la vaccination, le Comité a reproduit les déviances qui sont à l’origine de la perte de confiance : l’infantilisation des citoyens, la manipulation des faits, et le mépris agressif pour ses contradicteurs.

Décodons le signal adressé par le Comité, puis par Agnès Buzyn, sans la "sauce" destinée à faire passer la pilule :

Chers concitoyens, vous pensez de travers. Vous gobez n’importe quoi. Nous ne croyons pas à la possibilité de vous faire changer d’avis en répondant sincèrement à vos questions. Nous ne croyons pas à votre capacité à faire de bons choix en matière vaccinale pour vous ou pour vos enfants. Nous avons donc décidé de penser à votre place et de vous imposer ce qui nous semble le meilleur pour vous, car nous, experts, le savons mieux que vous.

Je voudrais que vous réalisiez que ce discours, si vous remplacez "vaccinal" par "politique" est au mot près celui des régimes totalitaires qui ont historiquement toujours justifié la suspension de la démocratie par l’incapacité des citoyens à "bien voter". La promesse initiale d’une restauration rapide de la démocratie a toujours été vaine, et les résultats politiques sont ceux que l’on a pu observer au Chili, en Argentine ou en URSS.

Il est intéressant de constater que l’obligation vaccinale partielle française et italienne sont loin d’être associées à la meilleure couverture vaccinale globale au sein de l’Europe occidentale, et que l’Italie vient d’étendre l’obligation vaccinale alors que la France envisage de le faire. L’obligation, aliénant la confiance, condamne à la fuite en avant, et se justifie paradoxalement par ses propres échecs (tout comme les privations de liberté au sein des régimes totalitaires).

Certes, l’obligation vaccinale étendue contribuera probablement dans un premier temps à épargner quelques vies. Mais à terme, elle aura définitivement ruiné la confiance des français dans leurs autorités sanitaires. Les conséquences de cette perte de confiance seront lourdes et durables. Cette obligation va contre le sens de l’histoire, contre l’intelligence collective et la démocratie sanitaire. Prendre des gens pour des idiots ne les a jamais rendus intelligents.

L’obligation vaccinale étendue, venant après une mascarade de concertation citoyenne, alimentera fortement les thèses antivaccinales : "Ils sont forcés d’imposer les vaccins car ils savent qu’ils ont tort sur le fond, et ils ne veulent pas perdre l’argent des labos". Il sera bien difficile pour les médecins de contrer cette théorie du complot. Le rejet des vaccins augmentant massivement, des stratégies d’échappement vont se développer : fabrication de faux tampons, faux certificats faciles à réaliser avec l’informatique moderne. On sait avec quel succès les américains ont tenté de prohiber l’alcool, et la réussite de nos mesures contre la consommation de cannabis. L’extension de l’obligation va imposer des mesures répressives plus fortes, la création d’une police spécifique (là encore, cela ne vous rappelle rien ?). Ce futur est indigne de la France.

Il n’y a qu’une solution possible : lever l’obligation vaccinale. Il y aura des conséquences : l’effet d’aubaine aboutira à une sous-vaccination significative pendant quelques années. Dans un premier temps, il ne se passera rien, ce qui confortera les antivaccinaux. Mais après quelques années, des cas de tétanos vont apparaître, beaucoup moins probablement des cas de polio ou de diphtérie [3]. Au passage, notons que les familles qui continueront à vacciner leurs enfants ne seront pas affectées par ces cas sporadiques. En revanche, la médiatisation des premiers cas de tétanos aura un effet énorme sur la population. Je doute que plus de 10 cas de tétanos soient nécessaires (bien sûr exclusivement chez des non-vaccinés) avant que l’opinion publique change radicalement d’avis et que les ligues antivaccinales retournent à l’état de groupuscules complotistes qu’elles n’auraient jamais dû quitter.

N’oublions pas que dans les années 50, la défiance (au moins aussi répandue qu’actuellement) dans les vaccins a été balayée par la réalité : brutalement, la polio a disparu chez les enfants vaccinés pour ne persister que chez ceux dont les parents l’avaient refusée, et l’obligation n’a fait qu’accélérer un choix que tous les parents étaient en train de faire. Le même phénomène a été observé pour la ceinture de sécurité : imposée aux fabricants de voiture en 1970, encore peu utilisée en 1972 lors de l’obligation de son usage à l’avant, elle a fait rapidement consensus car chacun a pu constater son intérêt évident et la baisse drastique de la mortalité routière qu’elle a permise.

Les gens ont besoin de preuves solides. La triple obligation vaccinale aurait pu être maintenue si les autorités sanitaires avaient joué la carte de la transparence et ne s’étaient pas perdues dans des stratégies absurdes (Grippe H1N1) ou des opérations de désinformation pour "mieux convaincre". Il est désormais trop tard.

L’extension de l’obligation vaccinale ne convaincra personne, bien au contraire, elle confortera les antivaccinaux et ruinera définitivement la confiance des français vis-à-vis des autorités sanitaires.

Un ami qui travaille en entreprise me faisait part récemment d’une décision absurde prise par ses collègues pendant une réunion où il était présent. Il les avait pourtant régulièrement mis en garde contre ce mauvais choix, mais pendant cette réunion, il a choisi de ce taire. Comme je l’interrogeais sur les raisons de cette passivité, il m’a fait une réponse qui me revient souvent à l’esprit : "À un moment, il faut que les couillons se prennent des tartes dans la gueule, il n’y a que comme ça qu’ils comprennent."... Je suis très triste pour les enfants d’antivaccinaux qui mourront du tétanos en cas de levée de l’obligation vaccinale, mais si c’est à ce prix que l’on peut restaurer la confiance des français dans les vaccins, le jeu en vaut la chandelle, car un nombre de vies supérieurs sera épargné grâce à la confiance retrouvée.

Madame la Ministre, ne vous fiez pas qu’aux experts en vaccins, interrogez des psychologues, ils vous convaincront mieux que moi de l’absurdité et de la dangerosité d’une extension de l’obligation vaccinale.

Notes

[1] la société française de santé publique (SFSP) s’est exprimée fermement CONTRE l’obligation vaccinale : "La SFSP considère, comme la Conférence Nationale de Santé, qu’il est nécessaire de s’engager résolument vers la levée de l’obligation vaccinale" Avis décembre 2016.

[2] Le vaccin antituberculeux (BCG) a été également obligatoire entre 1950 et 2007 malgré son efficacité douteuse et ses effets secondaires loin d’être anodins. Cette obligation française peu justifiée a participé à la virulence des mouvements antivaccinaux.

[3] La maladie ne circulant plus en Europe, la contamination nécessitera un voyage en zone à risque, sachant que la polio est quasiment éradiquée.

Voir la vidéo en particulier :

 

http://www.atoute.org/n/article356.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ClubDesMedecinsBlogueurs+%28Club+des+M%C3%A9decins+Blogueurs%29

L’obligation vaccinale est une fausse bonne idée. La contrainte ne peut pas restaurer l’indispensable confiance.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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