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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:51

C’est la semaine du cerveau du 13 au 19 mars 2017.

L’occasion de faire un point sur le rôle du poisson sur la mémoire.

Depuis des décennies, l’idée est véhiculée qu’en consommer serait bénéfique. Qu’en est-il vraiment ?

Manger du poisson pour avoir une mémoire d'éléphant ?

Derrière les adages, retour sur quelques fondements scientifiques. Le poisson a souvent été considéré comme bon pour la mémoire du fait de sa richesse en phosphore (environ 100 à 200 mg/100 g selon les poissons), sous prétexte que ce minéral était présent dans les phospholipides, constituants des membranes cellulaires de l’organisme, en particulier ceux des membranes des cellules neuronales.

MÉTABOLISME.

Pourtant, consommer du phosphore n'aurait pas d’impact direct sur la teneur des cellules en phospholipides, et encore moins sur la mémoire.

C'est en tout cas ce que plaident certaines études scientifiques.

Mais ce minéral reste tout de même essentiel au métabolisme et par conséquent au fonctionnement du cerveau.

Le poisson n’est toutefois pas la première source de phosphore puisque d’autres aliments en contiennent davantage, c’est le cas des œufs, du fromage ou encore des fruits oléagineux.

Les bénéfices du poisson sur le cerveau sont bien réels

Ainsi, même si le poisson ne participe pas directement à la stimulation de la mémoire, ses bénéfices sur le cerveau sont bien réels.

En effet, les poissons - en particulier les poissons gras comme le maquereau, le saumon ou le hareng - sont sources d’oméga-3, des acides gras essentiels au bon fonctionnement cérébral.

Depuis plusieurs années les études scientifiques mettant en évidence les bénéfices de ces lipides s’accumulent.

Elles concernent principalement les acides gras comme l'acide docosahéxaéonique (DHA) et l'acide eicosapentaénoique (EPA).

ALZHEIMER.

En prévention chez des sujets sains, la consommation régulière de poisson serait associée à une meilleure fonction cognitive et à une meilleure mémoire sémantique ultérieure.

Des études montrent même une diminution de 30 à 40% du risque de développer une démence vasculaire liée à l’âge chez les personnes consommant du poisson au moins une fois par semaine en comparaison avec les personnes n’en consommant pas.

Chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de démences vasculaires liées à l’âge, le DHA permettrait de ralentir et d’atténuer le déclin cognitif lié à ces pathologies.

Attention toutefois aux compléments alimentaires à base d'huile de poisson, riches en acides gras oméga 3, qui ne préviendraient pas la dégénérescence du cerveau, selon une étude publiée mardi 25 août 2015 par le Journal of the American Medical Association (JAMA).

DÉPRESSION.

En plus de diminuer les risques de pathologies dégénératives, les poissons gras pourraient également agir en prévention de la dépression ; de nombreuses études épidémiologiques menées mettent en évidence un lien significatif entre une prévalence de la dépression plus faible et la consommation de poissons gras.

Cet effet serait dû à l’implication des oméga-3 dans le fonctionnement du système nerveux central, au niveau des neurotransmetteurs également visés par les antidépresseurs.

Du poisson 2 fois par semaine

Pour aider à couvrir ces apports, le Programme National Nutrition Santé 2011-2015 recommandait de consommer du poisson 2 fois par semaine, mais les études de consommation montrent que les Français en consomment encore trop peu (150 g par semaine environ).

L’actualisation des repères nutritionnels réalisée par l’ANSES début 2017 confirme ces recommandations, l'agence soulignant l’intérêt d’une consommation bihebdomadaire de poisson, dont un poisson gras pour les oméga-3.

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) recommande en effet une consommation d’oméga-3 équivalente à 1% de notre apport énergétique quotidien.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:41

Les « épipeptides » seront-ils une nouvelle famille d'antibiotiques, radicalement nouvelle ?

C'est en tout cas la piste qu'ont ouverte des chercheurs de l'Inra et de l'Inserm en découvrant des enzymes capables de désactiver de manière originale des peptides bactériens.

Dans le cadre des recherches portant sur l’étude des enzymes du microbiote intestinal, des chercheurs de l’Inra et de l'Inserm ont étudié la bactérie Bacillus subtilis, considérée comme un modèle.

Son analyse génétique a en effet révélé la présence de gènes conservés chez des bactéries communes du microbiote intestinal, comme les entérocoques.

Les scientifiques se sont notamment intéressés à deux gènes de B. subtilis codant potentiellement pour un peptide et une enzyme appartenant à la super-famille dite des enzymes à radical SAM.

Leurs travaux ont permis de décrire un nouveau mécanisme enzymatique capable de transformer un peptide en une molécule bio-active.

Appelée épimérisation, cette transformation enzymatique entraîne le changement de configuration de certains acides aminés de la configuration L (configuration normale au sein des peptides) vers la configuration D, qui est en principe inactive.

Les chercheurs ont découvert comment cette enzyme fonctionne.

Elle arrache un atome d’hydrogène au carbone alpha (le premier) des acides aminés pour en donner un nouveau.

Il s’agit d’un mécanisme inédit dans le vivant.

Des épipeptides limitent la croissance de la bactérie

C’est la première fois que des chercheurs démontrent in vitro la capacité d’enzymes à radical SAM de catalyser des épimérisations au sein d’un peptide.

De manière surprenante, le peptide ainsi modifié et appelé épipeptide, est capable d’inhiber très efficacement la croissance de B. subtilis.

Ces épipeptides représentent donc une nouvelle classe de produits naturels qui pourraient servir à développer de nouveaux antibiotiques contre les bactéries à Gram positif (comme les staphylocoques, entérocoques ou les streptocoques) dont la résistance croissante aux antibiotiques représente un problème majeur de santé publique.

Ces résultats paraissent dans Nature Chemistry.

Vers une nouvelle classe d'antibiotiques ?

Article de Claire Peltier

Une nouvelle classe d’antibiotiques vient peut-être d’être découverte suite à l’obtention de la structure tridimensionnelle d’une enzyme bactérienne essentielle et d’une molécule inhibitrice.

Depuis leur découverte en 1928 par Alexander Fleming, les antibiotiques ont révolutionné la médecine en sauvant de nombreuses vies.

Leur utilisation massive et, surtout, parfois excessive rend progressivement les bactéries résistantes et l’on risque de se retrouver sans défense face aux futures épidémies.

La recherche de nouveaux antibiotiques est un défi pour les médecins, qui n’ont pour l’instant dans leurs mains qu’un nombre limité de molécules efficaces pour lutter contre les infections bactériennes.

Bien que de nouveaux antibiotiques arrivent parfois sur le marché, ces événements sont encore trop rares.

Une classe d’antibiotiques particuliers, les quinolones, sont connues et utilisées en médecine depuis près de cinquante ans.

Elles ont pour caractéristique d'inhiber spécifiquement et efficacement la protéine topoisomérase IIA des bactéries.

Cette enzyme, aussi appelée gyrase, a pour rôle de modifier l’enroulement de l’ADN au sein de la bactérie, un processus essentiel lors de la multiplication cellulaire ou lors de l’expression des gènes.

Pourtant, les bactéries supportent de plus en plus cette classe d’antibiotiques et deviennent donc difficiles à éliminer.

Aujourd’hui, des cristallographes du laboratoire GlaxoSmithKline ont réussi à cristalliser puis à déterminer la structure, grâce aux rayons X, de la gyrase de la bactérie Staphylococcus aureus, ou staphylocoque doré.

Mais l’enzyme n’est pas seule sur l’image : l’ADN et une nouvelle molécule nommée GSK 299423 sont co-cristallisés avec l’enzyme.

La technique permet de visualiser précisément la position de chaque atome, avec ici une incertitude de 2,1 angströms, autant dire pas grand-chose.

La structure de l’interaction entre les trois partenaires est donc très bien résolue et offre des informations capitales, révélées dans la revue Nature.

La topoisomérase (bleu) permet d'enrouler ou de dérouler les molécules d'ADN (orange et jaune) lors de la réplication ou de l'expression des gènes. L'enzyme est essentielle à la survie des bactéries.

Efficace sur un large spectre de bactéries

Les scientifiques ont constaté que la molécule GSK 299423 construit un pont moléculaire entre l’ADN et une zone de la gyrase étrangère au site actif de l’enzyme.

La molécule n’agit donc pas au niveau du site actif, comme le font les quinolones.

Ainsi, la résistance adoptée par certaines bactéries contre les quinolones, pourrait être contournée par l’usage de cette nouvelle molécule.

Puisque la même enzyme est ciblée, les mêmes bactéries devraient être éliminées par GSK 299423.

En effet, l’efficacité de cette molécule a été testée sur un large spectre de bactéries et elle semble efficace, à l’image des quinolones, sur les deux grandes classes existantes : aussi bien les Gram-positives (positives au colorant de Gram) à l'image de Staphylococus aureus (même la souche résistante à la méticilline impliquée dans beaucoup d’infections nosocomiales), que les Gram-négatives (négatives au colorant de Gram) comme Escherichia coli, Pseudomonas, Klebsiella ou Acinetobacter, qui sont plus difficiles à éliminer à cause de la présence d'une membrane externe souvent imperméable aux molécules.

Cette molécule semble donc constituer un bon candidat pour la recherche de nouveaux antibiotiques.

Le laboratoire GlaxoSmithKline s’intéresse à toutes les molécules de la même famille afin de déterminer laquelle serait la plus à même d’être utilisée en médecine.

Il faut à la fois tenir compte de l’efficacité antibactérienne, mais aussi de l’innocuité pour les patients.

La structure obtenue permet d’orienter les chercheurs dans cette voie.

Les financements de cette étude sont d’ores et déjà prolongés pour une durée de 5 ans par le Wellcome Trust's Seeding Drug Discovery, une initiative du Defense Threat Reduction Agency américain.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 12:07

Addiction alcoolique : trois ans après, l’Agence du médicament lâche la bride sur le baclofène

 

Il faut savoir démonter une usine à gaz.

Tel pourrait être le commentaire spontané de l’information que vient de délivrer l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Une information d’importance en ce qu’elle concerne le baclofène comme aide à la prise en charge des personnes devenues dépendantes à l’alcool.

Rappel : il y a trois ans (en mars 2014) après de longs atermoiements, l’ANSM mettait en place (pour une durée de trois ans, une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) du baclofène dans la prise en charge des patients alcoolo-dépendants.

Puis les atermoiements continuèrent. Passons.

Il s’agissait d’encadrer l’utilisation hors AMM du baclofène (Liorésal 10 mg, comprimé sécable, Baclofène Zentiva 10 mg, comprimé sécable) dans le traitement de l’alcoolo-dépendance.

Bureaucratie soviétique

Dès le départ plusieurs professionnels et anciens patients devenus experts dénoncèrent la complexité bureaucratique de type soviétique du système.

De fait, au cours de ces trois dernières années, seuls 7 000 patients environ ont été enregistrés sur le « portail de la RTU ». Une donnée sans rapport avec la réalité.

D’où la nécessité, reconnue, de démonter le portail. Cela se dit ainsi :

« Compte-tenu de ce faible taux d’adhésion des professionnels de santé au dispositif et de la notion d’une utilisation persistante non encadrée (hors RTU) du baclofène chez des patients alcoolo-dépendants, l’ANSM a entamé un travail de révision de la RTU gardant pour objectif de sécuriser l’accès au baclofène.

« L’ANSM a constitué un Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST) composé de médecins addictologues, généralistes et de psychiatres impliqués dans la prise en charge des patients alcoolo-dépendants. Ce comité a été chargé de réviser le protocole de la RTU dans un but d’optimisation et de meilleure adhésion des professionnels de santé à ce dispositif pour la sécurité des patients concernés. »

En pratique une nouvelle version du protocole de la RTU baclofène entre (pour un an) en vigueur aujourd’hui. Et le fameux  portail d’inclusion des patients est supprimé car trop complexe par les professionnels de santé et, surtout, n’ayant pas permis d’identifier de nouveaux signaux de pharmacovigilance.

Prescriptions enfin facilitées

Concrètement le baclofène pourra désormais être prescrit en première intention comme « aide au maintien de l’abstinence après sevrage » et « réduction de la consommation d’alcool ». Attention toutefois :

« Une très grande prudence est demandée en cas de prescription de baclofène chez les patients présentant des troubles psychiatriques, en raison du risque d’aggravation d’une pathologie psychiatrique sous-jacente et/ou du potentiel risque suicidaire. »

Attention encore :

« D’une part le traitement par baclofène doit être instauré très progressivement et la posologie doit être adaptée en fonction de la tolérance et de l’efficacité observée chez le patient ; d’autre part, que la posologie du baclofène doit également être diminuée très progressivement lors de l’arrêt du traitement, compte-tenu du risque de survenue d’un syndrome de sevrage au baclofène.

« Enfin, l’ANSM rappelle que toute utilisation du baclofène en dehors des situations cliniques couvertes par l’AMM ou la RTU engendre des risques et engage la responsabilité des professionnels de santé. »

Pour le reste on est toujours dans l’attente des résultats de l’étude CNAMTS-ANSM portant sur la sécurité, et des rapports définitifs des deux études cliniques, Alpadir et Bacloville. L’usine à gaz est démontée, le terrain est toujours miné.

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:59

Le chantier de l'emploi des personnes autistes n'en est qu'à ses "premiers balbutiements" en France, qui pourrait s'inspirer de pays plus avancés, notamment anglo-saxons, dans la prise en compte de ce handicap, souligne le philosophe Josef Schovanec, dans un rapport remis jeudi au gouvernement.

Josef Schovanec, 35 ans, diplômé de Sciences-Po Paris, docteur en philosophie, auteur de plusieurs livres et chroniqueur radio ("Voyage en Autistan" sur Europe 1), a été diagnostiqué à 22 ans comme atteint du syndrôme d'Asperger, une forme d'autisme.

"La situation actuelle de l'emploi des personnes autistes en France n'est pas bonne", souligne-t-il dans son rapport remis à la secrétaire d'Etat chargé du handicap, Ségolène Neuville.

Les statistiques, "fragmentaires" en matière d'emploi des personnes handicapées en général, sont "pour ainsi dire inexistantes pour ce qui est du seul autisme".

La difficulté tient en partie au fait que certaines personnes sont en emploi "sans savoir qu'elles sont autistes ou sans disposer d'un diagnostic juste".

"Rarissimes" sont les personnes autistes qui ont un parcours de vie linéaire.

La quasi totalité alternent des phases d'inclusion, de précarité, et connaissent "de multiples interruptions de parcours et de longues périodes sans solution".

À Pôle Emploi, elles semblent perçues comme une "population incompréhensible, ingérable et in fine sans solution", constate Josef Schovanec, suggérant la piste des partenariats avec des acteurs mieux au fait de leurs besoins particuliers.

Il suggère des métiers qui pourraient offrir des débouchés, comme ceux, "parfois hautement techniques", liés à l'armée, la traduction-rédaction qui permet une souplesse des horaires et des lieux de travail, les métiers permettant des contacts avec les animaux ou la nature, le travail en bibliothèque ou encore les métiers de l'informatique.

Au stade des études, il propose, pour une meilleure intégration à l'université, l'implication d'étudiants volontaires comme cela peut se faire dans le monde anglo-saxon, scandinave ou israélien, où les "activités communautaires" sont valorisées.

Un "coach social" serait ainsi l'interface de l'étudiant autiste vis-à-vis de l'université.

L'autisme est un trouble du développement qui touche les interactions sociales, la communication verbale et non verbale, et le comportement avec des gestes répétitifs, des rituels.

Il peut être ou non accompagné d'une déficience mentale.

Un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre autistique (TSA) et 650.000 personnes, dont 250.000 enfants, seraient concernés en France.

LIRE AUSSI : » Autisme: un site internet national d'information »

Autisme: l'incroyable retard français

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:23

Le Pr Jean-Claude Chermann, co-découvreur du virus du SIDA, est impliqué dans la commercialisation en Afrique d'un faux médicament anti-VIH appelé Immunorex.

Nous dévoilons ici les soupçons de fraude qui ont pesé sur le célèbre scientifique il y a quelques années, lors de ses recherches sur le vaccin contre le SIDA.

Enquête sur Immunorex, un faux médicament contre le VIH, commercialisé avec le soutien du Pr Jean-Claude Chermann.

C’est une histoire de sciences à plus de 20 millions d’euros qui finit en procès et se lit dans des rapports de police.

Elle commence en 2001 quand Jean-Claude Chermann, codécouvreur du virus du sida, quitte son laboratoire Inserm de Marseille pour créer la société URRMA R&D à Aubagne (Bouches-du-Rhône) avec le soutien d’investisseurs canadiens.

La start-up doit poursuivre les recherches sur le vaccin contre le sida qu’il promet depuis des années.

Mais en 2004, les investisseurs canadiens, ne voyant rien venir, jettent l’éponge.

Le virologue trouve alors des financiers suisses qui injecteront jusqu’à 19 millions d’euros dans la société avec la promesse de résultats rapides tant les travaux du chercheur sont avancés.

Mais là encore, rien !

Les Suisses soupçonnent alors Jean-Claude Chermann d’avoir "maquillé" ses résultats pour obtenir d’importants financements.

Face à la crise, le virologue licencie en mai 2010 Camille Haslin, sa directrice scientifique, l’accusant d’être responsable de la fraude puis porte plainte contre elle pour escroquerie et abus de confiance.

Impossible de reproduire les résultats

Dans la presse, il accuse ses investisseurs d’un vol de technologies vers la Suisse, affirmant :

« On vole non seulement Chermann, mais aussi l’Inserm, c’est-à-dire la France. »

Mais la machine judiciaire se retourne contre lui.

L’enquête de la brigade financière de Marseille, que nous avons pu consulter, révèle les pratiques douteuses de "l’oublié du Nobel" :

« M. Chermann [...] faisait preuve d’un comportement pour le moins ambigu avec son personnel féminin, insultant, proche du harcèlement sexuel selon certaines et ayant donné lieu à des procédures judiciaires.

Cette attitude se retrouvait également dans le domaine scientifique, M. Chermann ne supportant pas les remises en question sur ses travaux.»

Une scientifique chevronnée recrutée en 2008 pour vérifier les travaux de Jean-Claude Chermann confie encore aux policiers :

« Toute tentative de reproduction des résultats était demeurée vaine. Et M. Chermann refusait de reconnaître ses approximations.»

Accablant : un rapport d’enquête de la brigade financière de Marseille du 14 janvier 2011 révèle les méthodes surprenantes de Jean-Claude Chermann dans son laboratoire.

La conclusion de l’enquête est accablante : « [...] il y a lieu de s’interroger sur les motivations de la plainte de M. Chermann, qui pourrait n’être en somme qu’un écran de fumée visant à éviter que l’on ne s’intéresse de trop près à ses résultats. »

La plainte, classée sans suite, Camille Haslin a donc été complètement blanchie des accusations de Chermann.

Mais elle n’a jamais pu retrouver de travail après qu’il l’eut licenciée.

Pourtant en mars 2016, la cour d’appel d’Aix-en-Provence jugeait définitivement que le licenciement… « était sans cause réelle et sérieuse ».

Sollicité par nous sur les péripéties judiciaires d’URRMA, le Pr Chermann n’a pas souhaité s’exprimer sur ce point.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 11:32

La découverte fondamentale de chercheurs français qui ouvre la porte à un traitement définitif contre le sida

Les scientifiques ont enfin trouvé un moyen d'identifier les cellules dans lesquelles le virus du VIH survit à l'état dormant, malgré les trithérapies.

La découverte fondamentale de chercheurs français qui ouvre la porte à un traitement définitif contre le sida.

Voilà plus de trente ans que les scientifiques cherchent un moyen de venir à bout du Sida.

Si les trithérapies ont réussi à contenir l'action du VIH, il est pour le moment impossible d'éradiquer totalement le virus.

Mais les choses pourraient bien changer dans les années à venir grâce à une importante découverte réalisée par des chercheurs français, dont les travaux sont publiés ce mercredi 15 mars dans la revue Nature.

Si les traitements actuels ne peuvent éradiquer définitivement le VIH (et nécessitent la prise, à vie, de médicaments), c'est à cause des "cellules réservoirs".

Appelées T CD4 , ces cellules immunitaires peuvent héberger une version dormante du VIH. Un peu comme des porteurs sains.

Si la trithérapie est arrêtée chez un patient, le virus contenu dans ces cellules peut se réveiller, se multiplier et se répandre dans l'organisme.

Logiquement, une des pistes consiste à tuer ces cellules réservoirs.

Mais autant chercher une aiguille dans une gigantesque botte de foin: il n'y a qu'un porteur sain pour un million de cellules T CD4 .

La prouesse de l'équipe française est d'avoir trouvé un moyen pour identifier facilement ces réservoirs.

Un drapeau pour repérer les cellules infectées

"Nous avons mis en place un modèle de laboratoire qui récapitule les caractéristiques de la cellule réservoir", explique au HuffPost Monsef Benkirane, chercheur au CNRS de l'université de Montpellier, co-auteur de l'étude.

Pour faire simple, ils ont réussi, in vitro, à infecter des cellules saines pour qu'elles deviennent des porteurs sains du virus.

"Cela a été possible grâce à nos précédents travaux de 2011", précise-t-il.

Ils ont ensuite réussi à isoler 103 gènes qui sont actifs uniquement quand la cellule est contaminée par le VIH.

Ces gènes servent notamment à créer une protéine bien spécifique, qui se trouve à la surface de la cellule et donc facilement identifiable, appelée CD32a.

Or, cette protéine n'est jamais présente sur une cellule saine, mais elle l'est sur la moitié des cellules réservoirs.

Bref, une sorte de drapeau rendant visibles les réservoirs au milieu de la masse de cellules T CD4 .

"De plus, si l'on regarde les cellules contenant un virus compétent, qui peut infecter l'organisme, soit une sur dix, la protéine est présente dans 80% des cas", précise Monsef Benkirane.

Ces résultats ont été obtenus à partir d'échantillons sanguins de douze patients atteints du VIH.

D'autres marqueurs d'ici un an ou deux?

Si l'on est encore loin d'un traitement définitif contre le VIH, il y a tout de même des raisons d'être optimiste.

"La porte était fermée, elle est maintenant ouverte", lance Monsef Benkirane, qui met tout de même en garde:

"Le VIH nous a beaucoup surpris, il faut rester prudent, on n'en est pas encore là".

Justement, quelles sont les perspectives?

Il va dans un premier temps falloir préciser cette découverte: quel est vraiment le rôle de cette protéine, savoir combien de cellules réservoirs sont touchées et est-ce que celles qui ne sont pas présentes dans le sang disposent aussi de cette protéine.

Mais aussi vérifier si la centaine de gènes spécifiques découverts ne permet pas de trouver d'autres marqueurs pour cibler encore plus efficacement les cellules dormantes.

Cela pourrait aller assez vite. "D'ici un an ou deux, on aura une cartographie complète", estime le chercheur.

"Un traitement pourrait arriver dans quelques années"

Si jamais tout se passait au mieux, "un traitement pourrait arriver dans quelques années", espère Monsef Benkirane, qui précise que beaucoup de chercheurs vont partir de cette découverte pour cibler les cellules réservoirs.

Ces travaux ont été réalisés via une collaboration entre le CNRS, l'Université de Montpellier, l'Inserm, l'Institut Pasteur, l'Institut de recherche vaccinale et plusieurs hôpitaux. Le CNRS a justement déposé un brevet sur l'utilisation de ce détecteur de cellules réservoirs.

Il faudrait pour autant de longues années pour qu'un hypothétique traitement soit ensuite vérifié et autorisé sur le marché.

Il faut comme toujours rester prudent, en attendant de découvrir le chemin qui se dessine maintenant que cette porte est ouverte.

Gregory Rozieres Journaliste sciences et technologies, responsable de la rubrique

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 08:58

Autisme : un diurétique pourrait passer en phase 3 d'essai clinique

  • autisme
Crédit Photo : Phanie Zoom
 

Un diurétique, le bumétanide, pourrait avoir un effet bénéfique sur les symptômes de l’autisme, annonce un article publié mardi dans « Translational Psychiatry » par l’équipe d’Éric Lemonnier et Yehezkel Ben-Ari (fondateurs de la société de biotechnologies Neurochlore).

Déjà commercialisé dans le cadre d'insuffisances cardiaques et de certains œdèmes, le bumétanide permet de réduire les niveaux de chlore dans les cellules, en inhibant NKCC1, un canal d’import actif du chlore. Dans les modèles animaux d’autisme, la concentration de chlore dans les neurones est anormalement élevée.

Chez 88 enfants

Les recherches précédentes menées par cette équipe ont montré des effets positifs du bumétanide chez des enfants et adolescents atteints d’autisme.

L’étude actuelle (phase IIB) vise à déterminer la dose optimale de bumétanide, sur un nombre plus important de patients.

Menée en double aveugle, elle porte sur 88 enfants et adolescents âgés de 2 à 18 ans, atteints d’autisme à différents niveaux de sévérité, provenant de 6 centres français.

Les patients ont été divisés en quatre groupes et traités deux fois par jour pendant 3 mois avec 0,5, 1 ou 2 mg de bumétanide, ou avec un placebo.

Les chercheurs ont observé une amélioration de la sociabilité et une réduction des comportements répétitifs.

Le traitement a néanmoins donné lieu à un certain nombre d’effets secondaires : polyurie, hypokaliémie, perte d’appétit, déshydratation, asthénie.

Si l’hypokaliémie a été facilement traitée par une supplémentation en potassium, certains effets secondaires se sont avérés suffisamment importants pour motiver un arrêt de traitement chez plusieurs patients, essentiellement ceux ayant reçu la plus forte dose de bumétanide.

Les effets secondaires semblent dose-dépendants, mais pas l’efficacité du traitement. Le meilleur rapport bénéfice-risque a été établi à 1 mg.

Une possible commercialisation en 2022

Dans un communiqué, Servier a annoncé la signature avec Neurochlore d’un accord de licence exclusive pour le développement et la commercialisation du bumétanide pour cette indication en Europe.

Le passage à la phase 3 est soumis à l'autorisation de l’Agence européenne du médicament (EMA).

Cette phase 3 durerait un an et porterait sur 400 enfants et adolescents de 5 pays européens, traités pendant au moins 6 mois.

Un dépôt de demande d’Autorisation de mise sur le marché est envisagé fin 2021. Les chercheurs espèrent une commercialisation en 2022, sous forme de sirop.

Il n’existe à ce jour aucun traitement des symptômes clefs de l’autisme, excepté deux traitements contre l’irritabilité, la rispéridone et l’aripiprazole.

 

Camille Van Belle

| 15.03.2017
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:43

Alerte : contamination de l'Europe à l'iode131 en cours suite à un accident nucléaire en Norvège

Par redaction le dimanche 12 mars 2017,

Alerte : en ce jour (12 mars 2017) on apprend que la Norvège contamine toute l'Europe avec de l'iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre).

Un accident nucléaire sur le réacteur de recherche atomique de Halden en serait à l'origine.

Le risque de contamination des populations du nord et jusqu'à la France n'est pas négligeable notamment pour les enfants et adolescents.

Les autorités norvégienne comme française pratiquent la rétention d'informations.

En Norvège, un coeur de réacteur atomique expérimental serait, comme à Fukushima, hors de contrôle.

De l'hydrogène radioactif s'accumulerait dans son enceinte.

L'exploitant et l'équivalent de notre ASN procèdent à des rejets radioactifs dans l'atmosphère pour éviter l'explosion et la catastrophe atomique européenne. Il s'agirait du réacteur de Halden (1).

La Norvège exploite 4 réacteurs de recherche à Kjeller : NORA (activé en 1961, arrêté en 1967), JEEP I (activé en 1951, arrêté en 1967), JEEP II (activé en 1966) et à Halden : HBWR - Halden Boiling Water Reactor (activé en 1959) à la frontière suédoise.

Une ville d'environ 30 000 habitants et de 640 km2.

C'est depuis janvier 2017 qu'à été détectée une présence anormale d'iode 131 dans l’air ambiant en Europe.

Ce radionucléide artificiel, émetteur de rayonnements bêta et gamma, de période dite courte de 8,02 jours ( c'est à dire d'une durée de contamination effective d'au moins ... une année) se fixe sur la thyroïde, une glande qui joue un rôle crucial dans la croissance.

C'est la raison pour laquelle, les nourrissons et très jeunes enfants ainsi que les adolescents y sont particulièrement sensibles.

C'est un des produits de fission les plus redoutés lorsqu'il est relâché dans l'environnement.

Très mobiles car volatils, les isotopes radioactifs de l’iode se dispersent puis se déposent un peu partout puis sont captés par les feuilles des végétaux, puis absorbés par les racines, puis ingérer par les animaux ou les humains qui consomment alors des aliments contaminés.

La teneur en iode-131 doit être surveillée dans la chaîne alimentaire durant plusieurs semaines, le temps que ce radioélément cesse d'irradier.

Des contrôles de radioactivité du lait et des végétaux sont primordiaux en particulier les légumes à grandes feuilles comme les épinards et les laitues.

L'eau doit être également surveillée.

D'autant que très radioactif l'iode-131 va voir sa radioactivité divisée par 1000 tous les 80 jours seulement.

Autrement dit la quantité d’iode-131 est divisée par 2 tous les 8 jours, par 2500 tous les trimestres et il faut attendre une année pleine pour qu'il n’en reste plus trace dans les aliments.

Si l'alerte avait été lancée suffisamment tôt par les autorités, des irradiations inutiles auraient pu être évitées dans la population par la prise de mesures de protection.

Mais dès le début les autorités européennes sont restées dans une incapacité à identifier l'origine de cette contamination radioactive et, comme lors des catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima ont privilégié le mensonge par omission et la poursuite de l'activité économique et financière.

L'Est montré du doigt... à tort

Très vite les autorités européennes ont indiqué que ces rejets radioactifs anormaux pouvaient provenir d'un centre de recherche situé en Hongrie (l'institut de production de radio-isotopes de Budapest) qui s'était déjà rendu coupable du 8 septembre au 16 novembre 2011 de tels rejets.

Mais sans certitude aucune.

Cet "Izotop Intezet" disposerait selon l'Autorité à l’Énergie Atomique Hongroise d’une autorisation de rejets annuels de 1 600 GBq soit 1 600 milliards de Becquerels d'iode 131.

Autorisation dont bénéficient aussi les installations nucléaires françaises (2).

Puis le réacteur de la centrale nucléaire de Krško, en Slovénie, fut suspecté. Boeing_WC-135_Constant-Phoenix.jpgUn avion "renifleur" états-unien a été dépêché, pour survoler l'Europe.

Depuis son déploiement le 17 février à Mildenhall, en Angleterre, le Boeing WC-135 Constant Phoenix de l'US Air Force a été repéré en moins de deux semaines au-dessus de la France, de la Méditerranée, de la mer du Nord, du Danemark et de la mer Baltique.

L'Etat-major français des armées n'a pas, dans un premier temps, "retrouvé le vol" pour ensuite finalement confirmer le passage du "nuke sniffer" sur notre territoire le 27 février, sans vouloir en dire plus.

Mais les déploiements en Europe de WC-135 ne sont "pas fréquents" selon l'historien militaire suisse Daniel Fuhrer qui travaille pour le Département fédéral de la défense :

" il a été conçu pour surveiller les essais atomiques soviétiques durant la Guerre froide et a surtout servi ces dernières années au large de la Corée du Nord".

Parli les autres spéculations a été aussi envisagé un supposé essai nucléaire russe dans l'Arctique qui, pour certains, serait à l'origine des traces de l'iode 131 délétère.

Mais cette théorie et cette piste n'a convaincu que ceux qui voulaient y croire car nombre de spécialistes l'ont rejeté du fait que d'autres isotopes radioactifs (toujours concomitants à un essai atomique) n'avaient pas été détectés.

Une autre piste pointant l'Est seraient d'anciens bâtiments ou sous-marins russes à propulsions nucléaires, qui ne fonctionnent pas très bien. Mais là encore : pas de preuve tangible.

Mais l'avion-renifleur états-unien est apparu sur des relevés radar au-dessus la Baltique, non loin de l'enclave russe de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et les pays baltes.

Puis un autre appareil américain, destiné lui à la reconnaissance et dont les missions sont beaucoup plus fréquentes que celles du WC-135, ne s'est pas caché de voler à quelques dizaines de kilomètres de Kaliningrad. Il est vrai que l'enclave, de plus en plus militarisée, cristallise les tensions croissantes entre l'OTAN et la Russie.

Pour les Etats-Unis s'était peut-être l'occasion de faire d'une pierre deux coups.

Les hypothèses vers l'Est font pschitt, l'Europe du Nord pointée du doigt

Ce n'est que le 13 février 2017 que l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) français a confirmé que « De l’iode 131, radionucléide d’origine artificielle, a été détecté, courant janvier 2017... en Europe” dont la France. Déjà cette contamination radioactive avait été mesurée sous forme d'aérosol (gaz) en Norvège, Finlande et Pologne (5,92 µBq/m microBecquerel par mètre cube) du 9 au 16 janvier, puis du 17 au 23 janvier en Tchéquie, en Allemagne du 16 au 30 janvier, puis du 18 au 26 janvier en France (0,31 µBq/m par exemple dans le Puy-de- Dôme) et du 17 au 24 janvier en Espagne.

Comme bon nombre d'installations nucléaires européennes sont autorisées a rejeter dans l'atmosphère de l'iode radioactive au quotidien : les conditions météorologiques des semaines de début d'année, à l’origine d’une forte pollution par les particules fines et propices à la stagnation des poussières dans les couches inférieures de l’atmosphère, furent alors mises en accusation.

Tout serait dans la normalité mortifère, seule la météo serait coupable. Il n'y aurait pas d’augmentation des rejets radioactifs mais une diminution des possibilités de dilution !

Dilution légale de radioactivité au demeurant permettant que les concentrations en polluants radioactifs ne soient plus détectables ... mais en augmentant le nombre de citoyens exposés et victimes.

Finalement c'est un physicien nucléaire proche de l'Autorité norvégienne de protection contre les rayonnements (NRPA) qui début mars (le 3 mars) indique qu'ont eu lieu des rejets d'iode radioactif au coeur du réacteur de Halden lorsque l'IFE [Institut de technologie de l'énergie] intervenait sur du combustible endommagé dans la salle du réacteur.

L'opération a généré la libération de substances radioactives au travers du système de ventilation.

Et s'est poursuivit le jour suivant. Alors que le NRPA (équivalent de l'ASN française) effectuait une inspection inopinée, les rejets radioactifs se poursuivant, la décision a été prise de fermer le système de ventilation pour limiter les rejets dans l'environnement. Mais cette disposition a, à son tour, engendré des problèmes encore plus graves.

L'air pressurisé a bloqué les vannes du système de refroidissement du réacteur en position d'ouverture, ce qui a empêché la circulation de l'eau de refroidissement.

Les jours suivants la sécurité du réacteur était dans un état plus que préoccupant.

En Norvège : situation identique à celle de Fukushima, la France impliquée

Le CEA fait partie des organisme associés à la gestion du réacteur Norvégien de Halden.

Fonctionnant à l’uranium moyennement enrichi, le "combustible" (produit de fission atomique) de Halden est du MOX enrichi à 6% (comme celui du réacteur nucléaire n° 3 en perdition de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi). Il est modéré à l’eau lourde, il suffit donc de 9 assemblages fissiles pour obtenir sa divergence.

Toutes les autres positions dans le cœur sont libres pour accueillir des assemblages « expérimentaux ».

Contrepartie de cette structure "légère" : le pilotage du cœur est très délicat (tout comme les 28 réacteurs nucléaires français chargé en Mox) .

Il arrive que le coefficient de vide devienne positif.

C’est probablement ce qui est arrivé : fusion d’au moins un assemblage du fait d’une caléfaction intempestive.

Des fluctuations de température dans le réacteur ont mis en évidence une augmentation du flux de neutrons dans le noyau et le danger de formation d'hydrogène.

La même situation de formation d'hydrogène dans le noyau du réacteur qu'à Fukushima-Daïchi qui a engendré l'explosion et la catastrophe atomique.

Comme au Japon, il ne restait plus pour les techniciens qu'une solution désespérée : ouvrir à nouveau les vannes même si cela signifiait libérer la radioactivité sur le reste du pays et plus loin.

Tout comme à Fukushima les spécialistes de l'IFE n'ont pas compris la gravité de la situation .

Selon les responsables de cette unité atomique de recherche se serait une banale panne technique pendant la manutention du combustible qui a engendré l'accident nucléaire et la libération d'iode131 mais aussi d'iode132 radioactifs.

Une alarme a alors retenti et le personnel de la sale des machines a été évacué immédiatement après le début de l'incident.

Puis ils y sont revenu pour tenter d'identifier la cause et l'ampleur du volume de radioactivité.

Mais le mal était fait.

La NRPA fulmine.

Et impuissante, tout comme l'ASN l'est en France, de déclarer par la voix de son chef de la sécurité, Per Strand : « Nous allons étudier comment cela a pu se produire et pourquoi nous n'avons été avertis que le lendemain ».

Le traité de Non-proliféartiuon nucléaire bafoué L'IFE [Institut de technologie de l'énergie] aurait participé à un contournement illégal du TNP qui vise à empêcher/contrôler la prolifération nucléaire.

Il a reconnu, selon le Président de l'organisme citoyen "Bellona" Fredrik Hauge, avoir violé le contrôle des exportations de matières nucléaires en vendant son expertise au Brésil pour le développement d'armes nucléaires dont la finalité serait la mise au point d'un réacteur d'essai et de carburant pour des sous-marins.

Or un tel programme est soumis à déclaration et autorisation du Parlement et des instances internationales. (souvenons-nous de l'Iran)

Si ces révélations étaient confirmées elles représenteraient une violation grave du TNP par un pays européen.

"Le fait que la Norvège contribue au premier sous-marin nucléaire d'attaque de l'Amérique latine est un scandale" a confirmé F.Hauge.

Et une autre interrogation sans réponse encore en découle : l'IFE norvégien pourrait-il être un des relais derrière lequel le Commissariat à l'Energie Atomique agit ?

A ce jour la question nécessiterait investigations des médias et clarification des autorités.

Les rejets radioactifs continuent-ils ?

Les autorités sanitaires des pays concernés dont la France vont-elles encore garder un mutisme complice quitte à porter atteinte à la santé et à la vie de la population ? __ (1)

Le HBWR est un réacteur à eau bouillante à circulation naturelle.

La puissance maximale est de 25 MW (thermique) et la température de l'eau est de 240 ° C, correspondant à une pression de service de 33,3 bars.

La superficie du site atomique est de 7000 m 2 .

Le circuit primaire du réacteur est situé à l'intérieur d'une caverne rocheuse situé sous 100 mètres de roches et d'un volume net de 4500 m 3 .

Le revêtement de la roche a une épaisseur de 30-60 m.

Cette cavité artificielle a été creusée durant la seconde guerre mondiale par les troupes allemandes, comme pour le réacteur de Joliot à Chooz. 14 tonnes d'eau lourde agissent comme réfrigérant et modérateur.

Un mélange de vapeur et d'eau s'écoule vers le haut par circulation naturelle à l'intérieur des tubes de carénage qui entourent les crayons combustibles.

Les circuits d'élimination de la chaleur sont placés à l'intérieur de la salle du réacteur ou dans le tunnel d'entrée du réacteur.

La salle de contrôle et les installations de service sont placées à l'extérieur de l'excavation.

Les bâtiments de service contiennent des bureaux, des ateliers et des laboratoires. (2) Un rejet d’iode radioactif de 300 + 324 GBq soit 624 GBq tel que celui déclaré par Izotop Intezet pour l’année 2011 est 28 300 fois supérieur aux rejets d’iode radioactif effectués en 2009 par la centrale atomique EDF du Tricastin (France) déjà attentatoire à la santé (et 130 fois supérieur à ceux effectués par l’usine Areva de retraitement de la Hague).

autres sources :

:http://www.wikistrike.com/2017/03/norvege-une-centrale-nucleaire-a-fuite-et-pas-qu-un-peu.html .

http://bellona.org/news/nuclear-issues/2017-03-norways-halden-reactor-a-poor-safety-culture-and-a-history-of-near-misses .

https://youtu.be/uW6zTn2lCOc . http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20170213_Detection-iode-radioactif-en-Europe- durant-le-mois-de-janvier-2017.aspx#.WKK3ijVkH2b .

https://francais.rt.com/international/28033-norvege-fuite-reacteur-nucleaire .

https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.emtr.eu/hr.html&prev=search .

Ajouter des paillettes d'algues à l'alimentation des enfants afin de saturer naturellement la thyroïde en Iode et prévenir la fixation de l'Iode radioactif ... facile à faire (L'armée utilisé l'Iodure de potassium dans ce but)

Plus d'informations et précisions :

Balises Crirad :

http://balises.criirad.org/pdf/2017-03-14_Note_CRIIRAD_Norvege.pdf

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 16:14

Sport : l'interval training, ou entraînement fractionné, pour rester jeune

 

L'entraînement fractionné, ou HIIT (pour high-intensity interval training), limite le vieillissement au niveau cellulaire. Ce type d'exercice favorise la synthèse de protéines qui servent à la production d'énergie, ce qui ralentirait le vieillissement cellulaire.

Le sport en général est reconnu pour combattre les risques liés à l'âge. Mais l'entraînement fractionné de haute intensité (HIIT) serait-il la nouvelle fontaine de jouvence des cellules ? L'entraînement HIIT consiste à faire de courtes périodes d’exercice intense associées à des activités plus modérées : par exemple un sprint de 30 secondes au milieu d'un jogging plus tranquille. Les exercices aérobies favorisent les enzymes oxydatives des mitochondries, les usines énergétiques des cellules.

L'équipe la Clinique Mayo de Rochester (Minnesota) a travaillé avec des hommes et femmes, d'une part des jeunes adultes, âgés de 18 à 30 ans, et d'autre part des seniors, âgés de 65 à 80 ans. Les participants ont été répartis en trois groupes, où les âges étaient mélangés, chaque groupe suivant un type d'entraînement différent sur trois mois.

Comme expliqué sur CNN, un groupe suivait un entraînement HIIT avec, pendant trois jours par semaine, du vélo, où les séquences intenses étaient entrecoupées de périodes de pédalage plus tranquille ; deux autres jours dans la semaine, les participants marchaient à un rythme modéré sur un tapis d'entraînement. Un groupe suivait un entraînement de résistanceciblant les muscles deux jours par semaine. Et le dernier groupe combinait du vélo (de manière moins intense que dans le groupe HIIT) et soulevait des poids (moins souvent que dans le groupe qui travaillait sa force), cinq jours par semaine. Cet exercice combiné visait à associer les bénéfices d'un entraînement aérobie et d'un entraînement de résistance.

Les résultats sont présentés dans un article paru dans Cell Metabolism.

 

L’entraînement HIIT améliore la santé des seniors

En analysant les données, les chercheurs ont trouvé que toutes les formes d'exercice amélioraient la forme et la sensibilité à l'insuline, limitant ainsi le risque de diabète. Tous les exercices favorisaient la musculature, mais l'entraînement de résistance était le meilleur pour accroître la massemusculaire et améliorer la force, qui décline généralement avec l'âge.

Au niveau cellulaire, l'exercice HIIT apportait le plus de bénéfices. Les biopsies des muscles des participants ont révélé que l'exercice stimulait la production de protéines mitochondriales et de protéines responsables de la croissance musculaire. L'entraînement HIIT permettait une meilleure augmentation de la transcription de gènes, en particulier chez les seniors.

D'après Sreekumaran Nair, un des auteurs de cette étude, les résultats ont montré que « l'augmentation substantielle de la fonction mitochondriale qui s'est produite, surtout chez les personnes âgées, est due à l'augmentation de l'abondance de protéines du muscle ». L'action de ce type d'exercice sur les mitochondries pourrait expliquer ses bénéfices sur la santé.

Cet entraînement était aussi celui qui améliorait le mieux la sensibilité à l'insuline.

Interview : la génétique pourrait-elle inverser le vieillissement ? Ralentir le vieillissement, voire l’inverser, voilà ce que pourrait offrir la génétique dans les années à venir. Mais où en est actuellement la recherche sur ce sujet ? Futura-Sciences a interviewé Vera Gorbunova, chercheuse en biologie, lors de son allocution à TEDxCannes, afin d’en savoir plus.

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:04

PNDS Lyme et MVT

En décembre 2014, le Haut Conseil de la Santé Publique a publié un rapport sur la borreliose de Lyme, explicitant clairement la polémique qui oppose deux écoles dans la prise en charge des maladies vectorielles à tiques (MVT) au stade chronique, à savoir :

d’une part l’IDSA (Infectious Diseases Society of America) dont les thèses sont reprises en France par la Société Française de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) et la conférence de consensus de 2006,

et d’autre part l’ILADS (International Lyme And Associated Diseases Society) dont les thèses sont reprises en France en particulier par la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT).

Les malades sont pris en otage par cette controverse qui n’est toujours pas clarifiée à ce jour.

Entre décembre 2014 et juin 2016, environ 55 questions sur la maladie de Lyme ont été régulièrement posées par des Parlementaires à la Ministre de la Santé, des parlementaires régulièrement sollicités par des malades en errance médicale.

Suite à la publication du rapport du HCSP sur la borreliose de Lyme en décembre 2014, aucune recommandation préconisée par ce rapport (en particulier sur la recherche) n’a été mise en œuvre par le Gouvernement.

Une seule recommandation du rapport du HCSP a cependant été mise en œuvre, non pas par le gouvernement, mais par les associations de malades : « Les associations de patients sont ainsi devenues des acteurs « incontournables » des politiques de prévention et de soins.

On ne voit pas pourquoi les associations de malades pour la lutte contre les maladies à tiques feraient exception à la règle, à condition, bien sûr, que ces associations acceptent de se professionnaliser et de coopérer avec les instances consultatives dans le cadre de règles définies

» Ainsi, en septembre 2015, trois associations, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, se sont fédérées pour créer la Fédération Française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), et en janvier 2016, la FFMVT s’est dotée d’un conseil scientifique.

En juin 2016, quatre associations (France Lyme, Lympact, Le Relais de Lyme et Lyme sans Frontières) ont été convoquées au Ministère pour aborder le sujet de la prévention, sur la base du rapport du HCSP de 2010 sur la prévention de la maladie de Lyme (Mieux connaître la borréliose de Lyme pour mieux la prévenir).

Voici un extrait de notre compte rendu : « Nous regrettons qu’il ne soit pas fait référence, dans le plan d’action national à venir, au rapport du HCSP de 2014 qui élargissait le débat sur la maladie de Lyme aux co-infections, volontairement ignorées, à tort, dans la conférence de consensus de 2006.

Nous demandons au Ministère d’y intégrer la mise en œuvre des recommandations du rapport du HCSP de 2014, ainsi que l’élaboration de nouvelles recommandations dans la prise en charge thérapeutique du syndrome polymorphe persistant post-piqûre de tique (SPPT dans la dénomination du rapport de 2014).

» En juillet 2016, dans « l’Obs », plus de 100 médecins lancent un appel d’urgence au Gouvernement face au scandale sanitaire qui s’annonce avec la maladie de Lyme.

En juillet 2016, la société française de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) présente sa contre argumentation sur les maladies vectorielles transmises par les tiques en se centrant uniquement sur l’agent pathogène borrelia, dans la logique de la conférence de consensus de 2006 défendue par la SPILF et qui mettait délibérément de côté la problématique des coinfections (pourtant reconnue par de nombreux infectiologues).

La SPILF admet néanmoins qu’il serait peut être utile de mettre en œuvre les recommandations du rapport du HCSP de décembre 2014 :

« En écho aux recommandations du HCSP, la SPILF soutient et s’implique dans les projets de recherche visant à identifier un groupe de patients présentant des signes cliniques persistant après morsure de tique afin de rechercher chez eux d’autres agents pathogènes éventuellement transmis par les tiques (autres espèces de Borrelia ou infections par Bartonella, Anaplasma etc.,) et faire bénéficier à ces patients de bilans exhaustifs standardisés pour envisager tous les diagnostics différentiels ».

Rappelons que le Plan Lyme fait état de la présence d’au moins 57 agents infectieux retrouvés dans une tique, sans que l’on sache s’ils sont tous pathogènes ou non.

Au terme de son communiqué, malgré la reconnaissance de la problématique des coinfections, la SPILF considère cependant qu’il n’est pas justifié de réviser la conférence de consensus de 2006.

Le 29 septembre 2016, le gouvernement présente enfin aux associations un projet de Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques.

La FFMVT a rendu ses propres propositions.

En janvier 2017 s’est tenu, en présence des quatre associations précédentes et du Droit de Guérir, le premier comité de pilotage du protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) Lyme et MVT qui devrait être publié en juillet.

Ce PNDS doit être piloté conjointement par la HAS et la SPILF (c’est-à-dire par une société savante opposée à la révision du consensus de 2006).

L’objectif d’un PNDS est « d’expliciter aux professionnels concernés la prise en charge diagnostique et thérapeutique optimale actuelle et le parcours de soins d’un patient atteint d’une maladie rare donnée. Il a pour but d’optimiser et d’harmoniser la prise en charge et le suivi de la maladie sur l’ensemble du territoire ».

A cet effet, un groupe de travail multidisciplinaire doit être constitué. Il est constitué de 21 professionnels de santé et de trois représentants d’association d’usagers.

Les discussions autour du stade primaire de la maladie de Lyme ne poseront pas de problèmes puisqu’il y a un consensus sur la démarche thérapeutique, même si cette démarche est loin d’être connue par la plupart des médecins :

cela nécessitera une information claire et une formation approfondie des médecins autour de sujets en pleine mutation qu’ils maîtrisent mal.

Le problème principal concernera la prise en charge des formes tardives des maladies vectorielles à tiques et du SPPT (syndrome polymorphe persistant après piqûre de tiques). France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, attendent de ce PNDS un dialogue ouvert et un véritable débat dans le respect d’une procédure contradictoire entre les tenants du consensus de 2006 (la SPILF) et la position de la FFMVT (qui s’inscrit dans le courant de l’ILADS).

Pour ce faire, afin d’avoir une représentation équilibrée entre les deux écoles de pensée, et afin qu’aucun conflit d’intérêt intellectuel ne puisse être évoqué, une liste d’experts appartenant à la FFMVT et à son conseil scientifique a été proposée pour porter les positions de l’ILADS.

La première réunion de ce groupe de travail est prévue le 21 mars 2017.

La composition exacte du groupe de travail ne sera pas connue avant cette date.

Comme l’ILADS tient son congrès annuel à Paris les 19 et 20 mai 2017, conformément à la procédure de consultation/participation prévue par l’HAS dans son guide méthodologique, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme ont demandé à l’HAS de tenir une réunion restreinte sur ce week end entre 2 ou 3 représentants de la SPILF et deux ou trois médecins de l’ILADS (en particulier un allemand et un américain), en présence du Pr Perronne, et du chef de projet du PNDS, le Pr Salomon.

Dans l’intérêt des malades, et pour une réelle prise en charge des maladies vectorielles à tiques et du SPPT, France Lyme, Lympact et Le Relais de Lyme, appellent tous les acteurs de ce groupe de travail à faire preuve d’ouverture pour avancer vers un nouveau consensus.

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