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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:29

D’après une étude du Silent Spring Institute, aux Etats-Unis certains emballages de fastfoods contiendraient des substances chimiques.

Pour certaines jugées nocives pour la santé. Nourriture de fast-food et santé ne font décidément pas bon ménage.

Pas franchement réputée pour son équilibre nutritionnel, la cuisine des chaines de restauration rapide est cette fois pointée du doigt à propos des emballages dans laquelle elle est servie aux consommateurs.

En effet, une étude du Silent Spring Institute, (organisation à but non lucratif dédiée aux études sur la santé) explique que les papiers qui emballent les burgers, nuggets et autres cornets de frites sont traités avec des substances telles que le perfluoroalkyle, le polyfluoroalkyle (PFASs) ainsi que de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA).

Ces produits permettent d’imperméabiliser et empêchent donc l’eau ou la graisse de pénétrer le papier par exemple. Ils sont généralement utilisés pour imperméabiliser des vêtements, ou poêles anti-adhésives.

Si, grâce à eux, le consommateur n’a pas à s’inquiéter pour ses vêtements, il n'en va pas forcément de même concernant sa santé. Car une partie de ces substances diffuserait de l'emballage vers la nourriture, démontre l'étude. 400 échantillons testés

Pour ce faire, les chercheurs ont prélevé des échantillons dans pas moins de 27 chaînes de restauration rapide, parmi lesquelles McDonald’s, Starbucks ou encore Burger King.

L'équipe a ainsi collecté plus de 400 pièces, comme des emballages pour hamburger et sandwich, des gobelets, des sachets à pâtisserie etc. Les résultats ont révélé la présence des PFAS sur 56% des emballages pour dessert et pour pain, 38% pour ceux des sandwichs et hamburgers et 20% des cartons de frites.

Graham Peaslee, professeur de physique nucléaire expérimentale à l'université des sciences de Notre-Dame et en charge des échantillons rappelle que: "PFAS est une classe entière de produits chimiques.

Il en existe des centaines et un doute subsiste quant à la façon dont chacun d'eux agit.

Cependant, il est assez clair qu'ils se lient bien au sérum sanguin et s'accumulent dans le corps, chez les animaux comme chez les humains".

Et de poursuivre:"Les implications pour la santé humaine sont claires pour seulement deux des produits chimiques PFAS (PFOA et PFOS).

Ils ont été positivement corrélés avec six maladies majeures: cancer du rein et du testicule, hyperthyroïdie, hypertension, pré-éclampsie et colite ulcéreuse.

" Pour les autres composés de cette famille, les tests n'ont pas encore été réalisés. Mais le scientifique craint que pour bon nombre d'entre eux, les effets soient comparables en raison de structures très similaires.

Les enfants pourraient être la tranche de la population la plus vulnérable. L’United States Environmental Protection Agency, explique sur son site, que les PFAS peuvent également entraîner des problèmes au niveau du développement et du système immunitaire.

Inquiétant puisqu’une autre étude du National Center for Health Statistics a rapporté qu'un tiers des enfants États-Uniens consommaient de la restauration rapide… tous les jours.

Les réactions des grandes marques

De son côté Graham Peaslee explique que certains de ses collaborateurs ont contacté les PDG des grands détaillants de produits alimentaires.

"La plupart n’ont pas encore répondu, exception faite de deux d’entre eux, disant qu’ils ignoraient qu’ils utilisaient des produits de ce type". Bénéfice du doute, le chercheur leur accorde même qu’ils ignoraient peut-être ce qu’il se passait au niveau des emballages individuels.

De l'autre côté, parmi les chaînes de restauration rapide, MacDonald’s se veut clair et rassurant : "Avec près de 2 millions de repas servis chaque jour, McDonald’s ainsi que l’ensemble de ses partenaires ont à cœur d’assurer la qualité et la sécurité alimentaire des produits.

" Le géant américain affirme que les substances en question ont été bannies des emballages de leurs produits depuis 10 ans, en France.

Pourtant, en Europe ces produits n'ont toujours pas été interdits. Le 17 mars 2010, la commission avait adopté la recommandation 2010/161/EC sur la surveillance de ces substances.

La commission précise que les données sont toujours en cours de collecte...

Emballages des fast-food= danger. Fluorine.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:21

Des millions de personnes sont aujourd'hui sous médicaments prescrits qui sont potentiellement extrêmement nuisibles pour eux.

La  semaine dernière M. Hinchingbrooke a publié ses 20 années de bataille avec ces pilules. Cet expert nous dit que l'antidépresseurs travaille au mieux comme un placebo  - ceci concerne en particulier les prescriptions pour le type le  plus commun, connu comme IRSS (Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Serotonine), dont la consommation a augmenté de 165 % entre 1998 et 2012.

Controversés dans un nouveau livre, "la société anesthésiée", ces médicaments qui prétendent corriger un déséquilibre chimique dans le cerveau, sont de mauvais conseil pour des personnes émotionnellement vulnérable - adultes ou enfants-.

Lors d'une évaluation de la drogue par l'industrie de la psychiatrie, les experts exposent que les preuves pour l'efficacité des antidépresseurs sont imparfaites, et de préciser que les médicaments n'ont jamais démontré qu'ils pouvaient corriger un déséquilibre chimique .

Le co-auteur, le professeur Peter Gøtzsche, est un expert hautement considéré qui se spécialise dans la recherche  clinique à l'université de Copenhague nous dit que  'les médicaments ont échoué à rendre le service demandé par le patient, qui signifie un traitement qui puisse oeuvrer pour un trouble mental précis ou un quelconque problème émotionnel.

Ainsi, il n'y a aucune justification pour un traitement au long cours, voire à vie.

Les cliniciens prétendent que le but de longs traitements est d'empêcher une rechute, et que les inconvénients des arrêts de traitement justifient leur poursuite...

C'est une préoccupation soulevées par ce nouveau livre, selon le dix expert qui en sont les auteurs, concernant des médicaments comme les IRSS mais aussi les poids lourds des  tranquillisants comme les anti-psychotiques, car non seulement aucun ne fait mieux qu'un placebo sur la plupart des patients, mais certains augmentent le risque de suicide chez les enfants comme chez les adultes.

ils diminuent aussi fortement la libido et peuvent être cause de profondes difficultés neuro-musculaires, nommées dyskinésies tardives.

En outre, ils ajoutent que ces médicaments sont capables d'infliger des dommages au long cours,  qui dureront  même quand le patient aura cessé leur prise.

La recherche sur les animaux a montré que ces traitements antidépresseurs peuvent altérer les connexions entre les cellules du cerveau et que ce ces cellules cessent de croître même après que les médicaments soient arrêtés.

Ce pourrait être une attitude que d'accepter le risques de ces effets secondaires potentiellement dangereux si les IRSS étaient vraiment efficaces dans le soulagement de la dépression.

L'argument est d'avancer que cette dépression est due à un taux trop bas de sérotonine, et qu'ainsi les IRSS améliorant le taux de sérotonine peuvent stimuler l'humeur.

Cependant, aucune recherche n'a jamais montré le moindre lien entre taux bas de sérotonine dans le cerveau et la dépression.

Le modèle a été un désastre, dit le professeur le Pr Gøtzsche. "Je n'ai jamais été convaincu par les preuves d'exposition au médicament d'une maladie psychiatrique qui provoque un  dommage cérébral. Mais par contre j'ai été convaincu de l'abondance des dommages cérébraux entraînés par ces médicaments.

Selon la théorie dominante, on avertit les patients que le fait de cesser le traitement peut avoir des conséquences terribles, et que c'est un signe que la maladie persiste. Une autre explication plus plausible est que ces médicaments IRSS provoquent des dépendances, et que les effets secondaires de l'arrêt du traitement, sont ceux d'un drogué qui cesse sa drogue sans aide.

Les effets secondaires de l'arrêt de ces traitement peuvent persister longtemps, jusqu'à une année comme le dit M. Hinchingbrooke.

 

Une autre raison à se méfier de ces théories est l'extraordinaire durée du traitement pour enfin trouver un effet favorable. Ces médicaments sont conditionnés pour masquer des effets défavorables au plan statistique, comme le décrit le professeur gøtzsche dans ce nouveau livre.

Un principe fondamental est celui de la randomisation lors des essais contrôlés (rct) - C'est l'étalon or pour les essais de toute nouvelle drogue - ce qui signifie que la personne impliquée, le médecin et le patient, savent qu'un groupe de patients reçoit la drogue et que l'autre reçoit le placebo.

C'est ainsi que lors de l'essai clinique du Prozac à la fois les chercheurs et le laboratoire on ignoré ce principe pour changer de groupe en cours de route, et ainsi améliorer les résultats du traitement.

Et même pire, à ainsi réduire le risque de suicide sous Prozac.  (Risque de suicide qui avait émergé dans la phase de début des essais, avant changement de groupe), 25 pour cent des patients sous Prozac ont aussi reçu un tranquillisant - bien que cette information n'aient pas émergé à temps - 

Quand le chien de garde des médicaments aux USA, la FDA, a découvert ce qui avait été fait - selon un autre du livre auteurs, le Dr Peter Breggin, un psychiatre qui a écrit des livres sur le Prozac - qui a calculé l'avantage de Prozac sans le tranquillisant, ne montrait ainsi  aucun mieux que sous le seul placebo. *

C'est sur la base de telle preuves imparfaites, que le Prozac a été lancé en 1987.

Une autre marque a suivi, et - Deroxat - a couru vers des essais pour obtenir une autorisation  pour traiter l'enfance en dépression, mais ce qui a émergé des essais était trompeur.

En 2002, ;la revue des études a révélé que Deroxat avait augmenté le risque de suicide chez les  enfants, mais le fabricant a refusé de parler de ces embarrassant résultats qui sont restés dans un tiroir et ne furent  jamais publiés.

C'était la première fois qu'une étude montrait ce qui était caché derrière le rideau des essais cliniques du Prozac.

EN Angleterre, le comité sur les médicaments (NICE) a annoncé que le Prozac était le seul IRSS pouvant être utilisé en toute sécurité chez les enfants, malgré le risque connu de suicide chez les adultes. 

Il n'y a eu aucune sanction pour cette société qui a dissimulé le risque de suicide.

 

Le Prozac a été lancé à grand renfort de marketing , mais les révélations faites sur les risques ont un peu cabossé la confiance des patients dans les IRSS et c'est ainsi qu'une nouvelle série d'essais cliniques a été décidée, concernant en particulier l'étude du traitement dans la dépression des adolescents (Institut Américain de la Santé Mentale) .

Cette étude a comparé Prozac plus TCC (Thérapie Comportementale et Cognitive) avec Prozac seul, ou un placebo, et a revendiqué le résultat qui a montré que Prozac dans sa combinaison avec les TCC était sûr et efficace pour les enfants.

Il en va de même pour tant d'essais cliniques sur les IRSS, dont les résultats favorables ont été obtenus par un simple mais efficace tour de prestidigitation, dit un autre des auteurs du livre, le professeur Same Timimi, un consultant pour enfants et adolescents,  psychiatre et directeur de la  "médical éducatio"au national service de santé (NHS) dans le lincolnshire.

Un seul élément positif dans ces résultats a été signalé dans le résumé de l'essai - mais il vous faudra creuser tout article pour trouver la vérité, dit le professeur Timimi.

Le titre de la conclusion de cette première étude clinique a été que le Prozac plus TCC [cognitif comportement thérapie] a été la meilleure option pour les enfants, écrit-il.

dans le plein texte, bien caché, a été beaucoup pire nouvelles pour prozac. quand comparé directement avec un placebo, il a été aucun mieux. 'aussi caché a été le suicide risque, il dit. aucun du enfants obtenir un placebo ou thérapie avait tout risque tout un clair lien avec prozac a montré en haut. dans un féroce flanc sur le profession, professeur gøtzsche croit le grand sommes de argent apporté dans psychiatrie de le drogue entreprises, parce que du théorie ce dépression a été dû à bas niveaux de sérotonine, a été un clé facteur dans permettant cette données à stand unquestioned. à pareils temps ce tads a été apparemment donnant prozac un nettoyer facture de santé, psychologue professeur irving kirsch, associé directeur du harvard programme dans placebo études, publié le résultats de son analyse de inédit ssri essais, tenue par le fda. ces ont été largement ignoré. ainsi, pour beaucoup gens le médicaments don't travail, dit le nouveau livre. mais médicaments ce don't travail et pourrait en fait mal un patient sont aussi clairement profondément inquiétant. en outre à le soulevées risque de suicide et le sérieux problèmes ce certains patients avoir avec retrait, il y a le risque, bien que rare, de un profondément désagréable côté-effet de long-terme utiliser de anti-dépresseurs connu comme tardive dyskinésie (td), le résultat de permanent cerveau changements. malades perdre contrôler de muscles, surtout environ le tête et cou et dans le armes et jambes. essayer à se détacher ssris peut produire un semblable condition connu comme akathisia, qui dr breggin décrit comme' un extrême forme de agitation, où patients ne peut pas rester assis et ce prédispose à suicide et homicide '. et alors devrait être fait à assurer ce enfants et adultes recherche aide pour dépression obtenir il dans un sûr et efficace manière? peter kinderman, professeur de psychologie clinique à le université de liverpool, un autre du livre auteurs, croit ce le solution est à revenir à un approche ce traite gens's émotionnel besoins directement, plutôt que avec médicaments sur le base de un non prouvées théorie sur cerveau chimie. cette liquidation le horloge dos a loin-atteindre implications.' mental santé devrait plus être contrôlée par psychiatres, 'dit professeur kinderman, qui est président du britannique psychologique société.' ils sont le profession ce prescrit médicaments pour mental troubles et améliorations voudrais venir de découpage dos prescrire à presque zéro. '

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 08:37

La revue Prescrire a révélé une liste de près d'une centaine de médicaments - indiqués dans la lutte contre le cancer, le diabète, ou encore les allergies - à éviter, en raison des risques qu'ils font courir à leurs patients.

La revue Prescrire a dévoilé sa liste de près d'une centaine de médicaments "plus dangereux qu'utiles" à éviter en raison des risques sanitaires "disproportionnés" qu'ils font courir aux patients. Cette liste noire, qui recense 91 médicaments, dont 82 vendus en France, à ne pas utiliser, à défaut de les voir retirer du marché, a été établie sur la base d'analyses publiées dans la revue au cours des années 2010 à 2016, soit sept années, explique Prescrire.

Des médicaments contre le rhume qui exposent à des troubles cardiovasculaires graves Pour 2017, la revue a décidé d'inclure les médicaments autorisés dans l'Union européenne, et analysés au cours de cette même période, qu'ils soit commercialisés ou non en France.

Le registre des traitements critiqués - cancer, diabète, arthrose, allergies, maladie d'Alzheimer, nausées et vomissements - est vaste, que les médicaments en cause soient nouveaux ou anciens et les maux visés graves ou bénins.

"La persistance des firmes à les commercialiser et l’inertie des agences du médicament qui tardent à les interdire totalement exposent les patients à des risques injustifiés", s'indigne la revue.

À titre d'exemple, des médicaments contre le rhume, des décongestionnants, comme la pseudoéphédrine, exposent à un risque de troubles cardiovasculaires graves voire mortels (poussées d'hypertension, AVC, troubles du rythme cardiaque).

D'autres, utilisés pour soulager des maux de gorge ou des toux, comme le Muxol ou le Bisolvon, sans efficacité prouvée au-delà de celle d'un placebo, peuvent entraîner des réactions allergiques et des réactions cutanées graves, parfois fatales.

Sur la centaine de médicaments recensés par l'inventaire de la période 2013-2016, seulement une dizaine ont fait l'objet d’une suspension ou d’un retrait d’AMM (autorisation de mise sur le marché).

"Des décisions prises beaucoup plus souvent par l'Agence française du médicament ANSM que par l'Agence européenne du médicament (EMA)", constate Prescrire.

Quant au déremboursement, c'est "un pis-aller" et "une parade" quand l'agence française se heurte à l'impossibilité de retirer un médicament autorisé au niveau européen.

La liste complète est disponible en accès libre sur le site de la revue.

http://www.prescrire.org/fr/3/31/51737/0/NewsDetails.aspx

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 07:51

 

http://phoenixrising.me/archives/28249

Lipkin’s Monster ME/CFS Study:

Microbes, Immunity & Big Data

The Microbe Discovery Project outlines an ambitious new study by top researchers that has collected patient samples, but needs desperately funds to complete the work. Dr. Ian Lipkin Dr. Ian Lipkin Columbia University’s Center for Infection and Immunity(CII) has seriously upped the ante on the initial microbe discovery project in Myalgic Encephalomyelitis/Chronic Fatigue Syndrome.

Their impressive, rigorous new study could point the way to diagnostic tests, and even treatments – but first they need the funds to complete the work. ME/CFS is an urgent challenge in clinical medicine and public health.

There is no diagnostic test or specific treatment for ME/CFS, and in the United States alone there are a minimum of 836,000 afflicted individuals. Social and other costs for patients and their families are phenomenal, with medical care costing $24 billion – just in the US. While the US domestic cost is high, ME/CFS is very much a global problem.

The current project at the CII at Columbia University in New York is called ‘Microbial Discovery and Immunity in ME/CFS’. It builds on the foundation they established during the National Institutes of Health’s (NIH) multicenter study of XMRV/pMLV viruses in ME/CFS, led by Dr. Lipkin.

Since that first study the team has published very significant research showing the immune system of patients who have recently developed ME/CFS look markedly different from those who have been ill for much longer.

That immune signature work was partially supported by the Chronic Fatigue Initiative, who have also funded CII studies into pathogen discovery, metabolomics, proteomics, epigenetic analysis and immune profiling.

There has been a wealth of investigation in process at CII – not to mention their other collaborative work in progress.

Dr Mady Hornig Dr. Mady Hornig The CII has pioneered many relevant research techniques, has a stellar track record in research as well as unique expertise.

The laboratory team has extensive experience in infectious disease epidemiology, microbe discovery and de-discovery, as well as in the development of sensitive blood tests and animal models needed to test for causal relationships and investigate disease causing mechanisms. Pathogens are not the only string in CII’s bow, their work also encompasses the immune system and neuro-immune areas.

It is hard to exaggerate how much rigor and expertise CII brings to the field of science in ME/CFS. They carefully investigate and go where the leads take them. With all this early investigative work under their belt – this new monster study is suggestive that the CII has good leads they are following.

The Microbe Discovery Project team is ecstatic to bring you more details! Comprehensive deep diving 12278-v1-490xThe study intends to test the hypothesis that ME/CFS cases and controls have different bacterial, fungal or viral microflora in the oropharynx (mouth and throat regions), lower gastrointestinal tract (gut) and blood in a massive, well-powered study.

By rigorously characterizing cases and controls and using state-of-the-art methods for identifying microbes, even currently-unknown ones, the CII will also study patients and controls for evidence of differences in immune system function and metabolic function.

This will be the first ME/CFS study to look at the microbiome over time.

They are collecting stool and saliva at four different times over the course of a year, allowing the researchers to see if the changes in microbiome and immune system are related to changes in symptoms over time. Blood is also collected at the first and last time points.

All ME/CFS cases have been carefully diagnosed and meet both Fukuda criteria and the stricter Canadian criteria.

The study will have 125 ME/CFS patients and 125 healthy matched controls. Patients come from five expert centers for ME/CFS research and treatment across the United States. These include Dr. Lucinda Bateman, Bateman Horne Center, Salt Lake City; Dr. Nancy Klimas, Institute for Neuro Immune Medicine, Nova Southeastern University, Miami; Dr. Susan Levine, Private Practice, New York; Dr. Jose Montoya, Infectious Disease Clinic, Stanford and Dr. Daniel Peterson, Sierra Internal Medicine, Incline Village.

The team has now recruited all the patients and controls they need, and enrollment is closed. The CII only have the funding to rigorously collect, organize and store samples. They have NO funding to test and analyze the samples – which will generate a colossal amount of data from a large and carefully diagnosed, representative group of patients.

If they get the funding they intend to do any or all of the following testing and analysis. Microbiome tumblr_lnrquuLN9b1qktcopFirst off, the CII plans to investigate the human microbiome as it relates to ME/CFS, to determine how bacteria, fungi, viruses – and the immune response to them – contribute to the disease.

They will use high-tech methods to identify and quantify all the different bacteria (bacteriome), fungi (mycobiome) and viruses (virome) in each person’s gut and mouth/throat microbiome, effectively creating a map of each person’s microbiome.

This alone is a huge undertaking in order to identify potential triggers of immune response and or metabolic problems.

The team then intends to apply a series of even more new technologies to test the blood for proteins, metabolites and immune markers to tease out what’s going wrong in people with ME/CFS. Pathogen hunt VirCapSeq-VERT, is the Virome-Capture-Sequencing platform for Vertebrate viruses.

This is powerful new technology invented by CII and hailed by Scientific American as one of the “world changing ideas” of 2015. It is a system to broadly screen for all viral infections in vertebrates including humans.

This test has much greater sensitivity than the current standard molecular techniques, and increases viral matches from 100 to 10,000-fold compared with conventional high-throughput tests. This testing identifies any virus that has ever been found to be in a person – 1.7 million agents are reported to be tapped through this testing. This work would clearly increase the yield of viruses detected in people with ME/CFS. Proteomics canstockphoto21448419 Visualisations help researchers understand with complex data Proteomics, is the large-scale study of proteins in the blood, which gives researchers a protein ‘signature ’.

By looking at all the proteins in the blood, rather than just focusing on a few, researchers get a much fuller picture of what’s going on, or wrong, in the body. The aim is to identify biomarkers in blood that can be used for diagnosis, to predict illness progression and track responses to interventions. Biomarkers may also help identify targets for new therapies. Metabolomics Metabolomics, in a similar way to proteomics, is the study of ‘metabolites’, all the small chemicals in any tissue or the blood such as amino acids or hormones that result from metabolic processes in cells.

This yields clues about what’s gone wrong in the body. Increasingly researchers are turning to the new field of metabolomics to understand disease. Ron Davis recently reported fascinating preliminary metabolomics findings in ME/CFS that suggest something is going seriously wrong with how patients produce energy from food. As with proteomics, metabolomics may be used to identify potential ‘biomarkers’ that can be used for diagnosis and therapeutic targets. For instance, if the work identifies specific problems in energy metabolism, researchers can aim to tackle these problems with drugs, or even with supplements. Immunology To identify biomarkers for diagnosis, prognosis, as well as potential therapeutic targets, and to determine the history of exposure to infectious agents that may trigger onset or exacerbation of ME/CFS.

Genetics/Epigenetics The team will look to see if particular versions of genes are associated with subgroups that may predict course of illness or response to different treatments. Epigenetics is the main system that turns some genes on and some genes off long-term, without affecting the DNA sequence itself.

This study will look for epigenetic signatures that may be associated with ME/CFS and that may correlate with infectious or other triggers.

Digging-deeper-medicine Homing in on ME/CFS This study represents a comprehensive, robust investigation of the priority areas of research for ME/CFS that Dr. Lipkin recently identified in his letter to the NIH.

This work now includes complex data mining and more. This can only be described as a tour de force that will home in on molecular detail – dive deeper, solidify findings and parse out subgroups. This is just the type of study that will help lead to diagnostic tools and possible treatment therapies.

There is some important key study strengths that are worth noting: The study is a good size, big enough to robustly detect even modest differences between patients and controls, and to tease out subgroups. Each of the four samples taken from every patient is limited to a three-month seasonal time frame to take into account natural, seasonal variations in bacterial, fungal, viral communities and immune system function.

Patients come from strategic geographic distribution of sites across the United States. They will also collect data throughout the study on any new diagnoses or medications. A big effort has been undertaken to recruit a diverse population of patients and controls so that they will be more representative of the whole patient population.

This means that any conclusions should apply to most patients, rather than being specific to a particular type of patient recruited for a particular study. Clinics will also indicate whether or not patients have cognitive problems (eg. memory or concentration) to help see if this identifies a clear subgroup.

Dr. Lipkin also explained in the letter to the NIH that their aim is to develop a Clinical Trials Unit to: rigorously examine interventions, including probiotic/nutritional, biological (e.g., immune regulators; anti-cytokine antibodies), medication and potentially, microbiome-related (e.g., fecal microbiome transplantation, other) approaches.

As the team already has close links with five expert clinics, the trials unit is well placed to recruit patients to get trials moving as fast as possible. This study would be part of the building block foundation for the establishment of a center of excellence in ME/CFS research, that will hopefully ultimately have a global component.

The Crunch

The Microbe Discovery Project outlines an ambitious new study by top researchers that has collected patient samples, but needs desperately funds to complete the work.

Dr. Ian Lipkin Dr. Ian Lipkin Columbia University’s Center for Infection and Immunity(CII) has seriously upped the ante on the initial microbe discovery project in Myalgic Encephalomyelitis/Chronic Fatigue Syndrome.

Their impressive, rigorous new study could point the way to diagnostic tests, and even treatments – but first they need the funds to complete the work. ME/CFS is an urgent challenge in clinical medicine and public health.

There is no diagnostic test or specific treatment for ME/CFS, and in the United States alone there are a minimum of 836,000 afflicted individuals. Social and other costs for patients and their families are phenomenal, with medical care costing $24 billion – just in the US. While the US domestic cost is high, ME/CFS is very much a global problem.

The current project at the CII at Columbia University in New York is called ‘Microbial Discovery and Immunity in ME/CFS’. It builds on the foundation they established during the National Institutes of Health’s (NIH) multicenter study of XMRV/pMLV viruses in ME/CFS, led by Dr. Lipkin.

Since that first study the team has published very significant research showing the immune system of patients who have recently developed ME/CFS look markedly different from those who have been ill for much longer.

That immune signature work was partially supported by the Chronic Fatigue Initiative, who have also funded CII studies into pathogen discovery, metabolomics, proteomics, epigenetic analysis and immune profiling.

There has been a wealth of investigation in process at CII – not to mention their other collaborative work in progress. Dr Mady Hornig Dr. Mady Hornig The CII has pioneered many relevant research techniques, has a stellar track record in research as well as unique expertise.

The laboratory team has extensive experience in infectious disease epidemiology, microbe discovery and de-discovery, as well as in the development of sensitive blood tests and animal models needed to test for causal relationships and investigate disease causing mechanisms. Pathogens are not the only string in CII’s bow, their work also encompasses the immune system and neuro-immune areas. It is hard to exaggerate how much rigor and expertise CII brings to the field of science in ME/CFS.

They carefully investigate and go where the leads take them. With all this early investigative work under their belt – this new monster study is suggestive that the CII has good leads they are following.

The Microbe Discovery Project team is ecstatic to bring you more details! Comprehensive deep diving 12278-v1-490xThe study intends to test the hypothesis that ME/CFS cases and controls have different bacterial, fungal or viral microflora in the oropharynx (mouth and throat regions), lower gastrointestinal tract (gut) and blood in a massive, well-powered study. By rigorously characterizing cases and controls and using state-of-the-art methods for identifying microbes, even currently-unknown ones, the CII will also study patients and controls for evidence of differences in immune system function and metabolic function.

This will be the first ME/CFS study to look at the microbiome over time. They are collecting stool and saliva at four different times over the course of a year, allowing the researchers to see if the changes in microbiome and immune system are related to changes in symptoms over time. Blood is also collected at the first and last time points. All ME/CFS cases have been carefully diagnosed and meet both Fukuda criteria and the stricter Canadian criteria.

The study will have 125 ME/CFS patients and 125 healthy matched controls. Patients come from five expert centers for ME/CFS research and treatment across the United States. These include Dr. Lucinda Bateman, Bateman Horne Center, Salt Lake City; Dr. Nancy Klimas, Institute for Neuro Immune Medicine, Nova Southeastern University, Miami; Dr. Susan Levine, Private Practice, New York; Dr. Jose Montoya, Infectious Disease Clinic, Stanford and Dr. Daniel Peterson, Sierra Internal Medicine, Incline Village.

The team has now recruited all the patients and controls they need, and enrollment is closed.

The CII only have the funding to rigorously collect, organize and store samples. They have NO funding to test and analyze the samples – which will generate a colossal amount of data from a large and carefully diagnosed, representative group of patients. If they get the funding they intend to do any or all of the following testing and analysis.

Microbiome tumblr_lnrquuLN9b1qktcopFirst off, the CII plans to investigate the human microbiome as it relates to ME/CFS, to determine how bacteria, fungi, viruses – and the immune response to them – contribute to the disease.

They will use high-tech methods to identify and quantify all the different bacteria (bacteriome), fungi (mycobiome) and viruses (virome) in each person’s gut and mouth/throat microbiome, effectively creating a map of each person’s microbiome.

This alone is a huge undertaking in order to identify potential triggers of immune response and or metabolic problems.

The team then intends to apply a series of even more new technologies to test the blood for proteins, metabolites and immune markers to tease out what’s going wrong in people with ME/CFS. Pathogen hunt VirCapSeq-VERT, is the Virome-Capture-Sequencing platform for Vertebrate viruses. This is powerful new technology invented by CII and hailed by Scientific American as one of the “world changing ideas” of 2015.

It is a system to broadly screen for all viral infections in vertebrates including humans.

This test has much greater sensitivity than the current standard molecular techniques, and increases viral matches from 100 to 10,000-fold compared with conventional high-throughput tests. This testing identifies any virus that has ever been found to be in a person – 1.7 million agents are reported to be tapped through this testing.

This work would clearly increase the yield of viruses detected in people with ME/CFS. Proteomics canstockphoto21448419 Visualisations help researchers understand with complex data Proteomics, is the large-scale study of proteins in the blood, which gives researchers a protein ‘signature ’.

By looking at all the proteins in the blood, rather than just focusing on a few, researchers get a much fuller picture of what’s going on, or wrong, in the body.

The aim is to identify biomarkers in blood that can be used for diagnosis, to predict illness progression and track responses to interventions. Biomarkers may also help identify targets for new therapies. Metabolomics Metabolomics, in a similar way to proteomics, is the study of ‘metabolites’, all the small chemicals in any tissue or the blood such as amino acids or hormones that result from metabolic processes in cells.

This yields clues about what’s gone wrong in the body. Increasingly researchers are turning to the new field of metabolomics to understand disease. Ron Davis recently reported fascinating preliminary metabolomics findings in ME/CFS that suggest something is going seriously wrong with how patients produce energy from food.

As with proteomics, metabolomics may be used to identify potential ‘biomarkers’ that can be used for diagnosis and therapeutic targets. For instance, if the work identifies specific problems in energy metabolism, researchers can aim to tackle these problems with drugs, or even with supplements.

Immunology To identify biomarkers for diagnosis, prognosis, as well as potential therapeutic targets, and to determine the history of exposure to infectious agents that may trigger onset or exacerbation of ME/CFS.

Genetics/Epigenetics

The team will look to see if particular versions of genes are associated with subgroups that may predict course of illness or response to different treatments.

Epigenetics is the main system that turns some genes on and some genes off long-term, without affecting the DNA sequence itself. This study will look for epigenetic signatures that may be associated with ME/CFS and that may correlate with infectious or other triggers.

Digging-deeper-medicine Homing in on ME/CFS This study represents a comprehensive, robust investigation of the priority areas of research for ME/CFS that Dr. Lipkin recently identified in his letter to the NIH. This work now includes complex data mining and more.

This can only be described as a tour de force that will home in on molecular detail – dive deeper, solidify findings and parse out subgroups.

This is just the type of study that will help lead to diagnostic tools and possible treatment therapies.

There is some important key study strengths that are worth noting: The study is a good size, big enough to robustly detect even modest differences between patients and controls, and to tease out subgroups.

Each of the four samples taken from every patient is limited to a three-month seasonal time frame to take into account natural, seasonal variations in bacterial, fungal, viral communities and immune system function.

Patients come from strategic geographic distribution of sites across the United States.

They will also collect data throughout the study on any new diagnoses or medications.

A big effort has been undertaken to recruit a diverse population of patients and controls so that they will be more representative of the whole patient population.

This means that any conclusions should apply to most patients, rather than being specific to a particular type of patient recruited for a particular study.

Clinics will also indicate whether or not patients have cognitive problems (eg. memory or concentration) to help see if this identifies a clear subgroup. Dr. Lipkin also explained in the letter to the NIH that their aim is to develop a Clinical Trials Unit to: rigorously examine interventions, including probiotic/nutritional, biological (e.g., immune regulators; anti-cytokine antibodies), medication and potentially, microbiome-related (e.g., fecal microbiome transplantation, other) approaches.

As the team already has close links with five expert clinics, the trials unit is well placed to recruit patients to get trials moving as fast as possible.

This study would be part of the building block foundation for the establishment of a center of excellence in ME/CFS research, that will hopefully ultimately have a global component.

The Crunch money There are no two ways about it – this study needs funding. More than a quarter of samples and questionnaires have already been collected and this analyses needs to get moving.

They could be testing and analyzing these right now if the funds were available. The cost is often a lot more for analysis than collection, especially with this type of testing. The CII team is actively seeking funds to complete the work.

Our patient-led Microbe Discovery Project with all the support from the ME/CFS global community has helped to raise over $1.5 million in funds for CII research – our community made that happen.

These funds along with an NIH NINDS grant and heavy subsidization by CII, enabling this collection. CII needs at least $5 Million to test and analyze the samples So far, the NIH has only given the researchers enough to partly cover recruiting patients and collecting samples, but the study is stranded without the funds for the all-important tests and analysis.

We sincerely hope the NIH will decide to help make up some of the shortfall, but can we afford to wait?

Too many people are too sick.

Too many people have no support, help or treatments.

There is a huge and urgent need for high quality research, and the CII team really needs our community’s help – so that they can help patients.

We are still in a position of needing to bail-out mainstream research. If you have ME/CFS, donating to great research is like an investment in better treatments. Think of the vast collective amount spent by patients on doctor’s appointments, think of all the trial medications and supplements that haven’t worked – ending up in the bin. If we spent the equivalent of one doctor’s visit or the cost of a supplement on investing in research – we can help get this study funded! Every donation counts and every share counts!

Please help Thousands of donations are needed: you can give on CII’s secure site. Spreading the word with our blogs on Facebook or other social media helps to gain more donations, and can also lead to large donations.

If you would like some more background information, take a look at the the Microbe Discovery Project’s resources page. You can also subscribe to our blog, so you won’t miss out on important news. Thank you so much for your support! This is blog is taken from The Microbe Discovery Project website.

A shorter version was published at #MEAction. Support Phoenix Rising Phoenix Rising is a registered 501 c.(3) non profit. We support ME/CFS and NEID patients through rigorous reporting, reliable information, effective advocacy and the provision of online services which empower patients and help them to cope with their isolation.

There are many ways you can help Phoenix Rising to continue its work. If you feel able to offer your time and talent, we could really use some more authors, proof-readers, fundraisers, technicians etc. and we'd love to expand our Board of Directors.

So, if you think you can help then please contact Mark through the Forum. And don't forget: you can always support our efforts at no cost to yourself as you shop online! To find out more, visit Phoenix Rising's Donate page by clicking the button below. Donate....

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 22:52

Organisme                                                               Date ….

….

Madame X….. (Monsieur Y)  

 

« Un scandale sanitaire mondial, qui couve depuis des années et peut exploser à tout moment, attire aujourd’hui l’attention des médias et de l’opinion sur la Maladie de Lyme. » La vérité sur la maladie de Lyme, Pr Christian PERRONNE, éditions Odile Jacob) 

 

Méconnues des médecins, ignorées par les facultés de médecine et faisant l’objet d’une controverse dogmatique inadmissible, les Maladies Vectorielles à Tiques (M.V.T) dont la maladie de Lyme, nuisent à la santé de centaines de milliers de malades laissés à l’abandon et à l’ensemble de la population exposée à la dangerosité des tiques.

Ce déni est coûteux pour l’Economie française et la Sécurité Sociale.

 

Vous-même, Madame X, Monsieur Y, candidat(e) à l’élection présidentielle de 2017 ne pouvez plus ignorer cette situation dramatique, conduisant à l’abandon de nombreux malades, laissés à leurs douleurs, à leur handicap ou envoyés en psychiatrie en les faisant passer pour fous. Les associations de malades recueillent de plus en plus de témoignages de suicides liés à cette maladie, conséquence du rejet par le système de soins actuel.

Il est probable que vous n’ayez pour l’instant qu’une vision partielle de la situation. Ces patients, dont le nombre ne cesse de croitre, soutenus par des médecins de plus en plus nombreux à défier le discours officiel, se sentent abandonnés. Ils attendent de vous d’être pris en considération.

 

Personne, y compris votre entourage, n’est à l’abri des piqûres de tiques et de leurs graves conséquences qui peuvent d’ailleurs se manifester bien des années après la piqûre.

 

Les innombrables malades et tous ceux qui les entourent, les médecins, les non-médecins, les chercheurs et tous leurs défenseurs sont vos électeurs potentiels qui attendent que l’on prenne ces drames humains en compte.

 

Pour les électeurs de 2017, l’heure est venue de voter pour des actes concrets qui vont dans le sens de l’amélioration et de la protection de tous les acteurs de la société. Les citoyens se réveillent et ils vous appellent à l’aide.

 

Par conséquent nous vous demandons :

 

  • de vous informer auprès des professionnels de santé qui prennent en charge sérieusement les personnes souffrant de M.V.T chroniques, au détriment de leur vie de famille et au péril de leur carrière car attaqués et malmenés par les CPAM et/ou le Conseil de l’Ordre des Médecins.

 

  • de contacter des organismes tels que :

la Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques,

les associations de malades (France Lyme, Lympact, Relais de Lyme, Lyme Sans Frontières, Réseau Borreliose, Le Droit de Guérir), et les malades eux-mêmes, les groupes de médecins Chronimed, Chronifrance (équipes locales), les avocats défenseurs des malades abandonnés et des médecins attaqués.  

 

  • de contacter les maires, députés et sénateurs qui agissent pour que soit pris en compte et traité ce problème majeur.

 

  • de vous engager à mettre en œuvre une véritable reconnaissance et prise en charge des formes chroniques de la maladie de Lyme et des maladies associées, comme cela est en train de se mettre en place aux Etats-Unis.

 

 

En restant à votre disposition pour tout complément d’information et pour vous rencontrer, nous attendons une réponse concrète de votre part.

 

Veuillez agréer, madame, monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 21:44

Comment détecter une seule cellule tumorale dans 10 ml de sang

Une équipe française dirigée par le Professeur Patrizia Paterlini-Bréchot vient de publier une longue étude sur la détection très précoce de cellules tumorales circulantes par biopsie liquide. Les cellules tumorales circulantes ou Circulating Tumor Cells (CTC) et les microemboles tumoraux circulants ouCirculating Tumor Microemboli (CTM) sont des cellules rares circulantes ou Circulating Rare Cells (CRC).

Après 15 ans d’études, l’équipe française a mis au point une technique très sensible d’isolement de ces CRC à partir d’une simple prise de sang.

A noter que ces études n’ont pas été financées par l’industrie et que les résultats sont donc indépendants.

Cette technique complexe appelée ISET pour Isolation by Size of Tumor/Trophoblastic Cells permet de détecter une seule cellule tumorale dans 10 ml de sang.

L’article qui vient d’être publié dans PlosOne décrit très en détail les modalités de recueil des CRC et de leur identification.

Après filtration permettant l’élimination des leucocytes et érythrocytes, les cellules obtenues peuvent être soit fixées soit remises en suspension selon les études supplémentaires à effectuer.

La difficulté résidait dans le fait de trier des cellules de taille proche des leucocytes et de les garder intactes afin de bien les identifier.

Les cellules fixées peuvent être utilisées à des fins de diagnostic cytopathologique (coloration MGG, coimmunomarquage, immunofluorescence indirecte, FISH) ou à des fins de diagnostic moléculaire après amplification de l’ADN.

Les cellules remises en suspension peuvent servir à l’imagerie par fluorescence, à une sélection immunomagnétique pour trier les cellules ou utilisées à des fins d’analyses moléculaires afin de rechercher des oncogènes et des gènes suppresseurs de tumeurs ou encore à des études in vivo (modèle animal) ou in vitro (culture cellulaire).

Ainsi cette technique très sensible permet : - un isolement sensible des CTC sanguines - une capture individuelle des CTC - une amplification génomique de chaque cellule - un séquençage par NGS (Next Generation Sequencing)

Actuellement, il est donc possible de différencier les CRC des autres cellules sanguines et de les classer en cellules tumorales mais sans pouvoir préciser le type de cancer dont elles sont issues.

Ce test disponible dans quelques laboratoires est plutôt réservé à des patients atteints d’un cancer solide en rémission pour surveiller et détecter précocement les risques de récidive.

Il peut être utile chez les patients avec cancer solide au stade invasif pour évaluer la réponse aux différents traitements et permettre de le changer en cas d’inefficacité.

IL peut également être proposé à une population sans cancer identifié, après consentement éclairé des patients, cependant il reste à définir le suivi et la prise en charge psychologique en cas de résultats positifs indiquant un processus tumoral débutant.

Dr Sylvie Coito RÉFÉRENCES Laget S et coll. : Technical Insights into Highly Sensitive Isolation and Molecular Characterization of Fixed and Live Circulating Tumor Cells for Early Detection of Tumor Invasion.

PLOS ONE, 2017; publication en ligne le 6 janvier. DOI:10.137/journal.pone.0169427

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 21:40

Agenda des prochaines formations Maladie de Lyme et MVT -

Mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24 février 2017 : VALENCE, niveau 1, 2 et 3 -

Jeudi 9, vendredi 10 et samedi 11 mars 2017, LILLE, niveaux 1, 2 et 3 -

Vendredi 21 et samedi 22 avril 2017 : PARIS, niveau 1+2 (Dr Claire DELVAL) -

Vendredi 28 avril 2017, AIX EN PROVENCE, niveau 1 -

Vendredi 28 et samedi 29 avril 2017, NANCY, niveau 1 et 2 (Dr Claire DELVAL) -

Mercredi 10 , jeudi 11, et vendredi 12 mai 2017 : VALENCE, niveaux 1, 2 et 3 -

Vendredi 19 mai et samedi 20 mai 2017: CONGRES ILADS PARIS -

Vendredi 9 et Samedi 10 Juin 2017, SAINT MALO, niveau 1 + 2 (Dr Y DJONOUMA) -

Jeudi 22 juin, vendredi 23 juin, AURILLAC , niveau 1 + 2 -

Jeudi 6, Vendredi 7 et samedi 8 juillet 2017 ,

BELGIQUE, Niveaux 1, 2 et 3 -

Vendredi 29 et Samedi 30 septembre 2017,

MONT ST MICHEL niveau 1 + 2 (Dr Youssouf DJONOUMA) -

Jeudi 5 octobre 2017, LYON, niveau 1 -

Mercredi 11, Jeudi 12, et Vendredi 13 octobre 2017 : VALENCE, niveaux 1, 2 et 3 -

Octobre 2017 : ANNECY niveau 2 (date à préciser) -

Mercredi 15, Jeudi 16, et Vendredi 17 novembre 2017 : VALENCE, niveaux 1, 2 et 3 -

Vendredi 24 et Samedi 25 novembre 2017, NANTES, niveau 1 + 2 (Dr Y DJONOUMA) -

Jeudi 30 novembre 2017, LYON, niveau 2 -

Jeudi 11 janvier 2018, LYON, niveau 3

Si l’une de ces dates vous interesse , merci de me contacter par email : ph.raymond@free.fr

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 13:44

Electrophotonique : ce que les photons disent de notre santé.

 

Par Georges Vieilledent    IPSN 2016

 

https://www.youtube.com/watch?v=e5d2tRJgcSc

 

M. Georges Vieilledent

 

Pour faire un bilan électrophotonique :

2 Zone d'activité Douzil

Brens 81600

Véronique Bois Assistante

Vous pouvez nous contacter par téléphone aux heures ouvrables au numéro suivant : 05 63 81 99 63

Véronique se fera un plaisir de répondre à vos questions

 

 

 

 

 

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 10:21

Maladie de Lyme : et si la première plainte déposée par une victime était sur le point de mettre à jour un scandale sanitaire de grande ampleur ?

Le test ELISA, utilisé dans le diagnostic de la maladie de Lyme, est notoirement insuffisant en raison de sa faible sensibilité. Malgré cela, les autorités françaises continuent d'y avoir recours, par crainte que l’autorisation d’un test plus sensible n’entraîne un important flux de diagnostics positifs de la maladie.

La face cachée de l'iceberg

 

Atlantico : Ce mercredi, une personne atteinte de la maladie de Lyme a porté plainte contre X pour tromperie aggravée. Comment se déroule actuellement en France le dépistage de cette maladie ? Quel est le niveau d'efficacité réelle du test ELISA utilisé pour le diagnostic de cette maladie ?

Stéphane Gayet : Le diagnostic de maladie de Lyme est évoqué devant des signes généraux, tels qu’une fièvre modérée, une fatigue (asthénie), des douleurs articulaires (arthralgies) et musculaires (myalgies). L’interrogatoire recherche alors un passé récent (3 à 30 jours plus tôt) de morsure de tique, elle-même suivie d’une atteinte cutanée bien particulière, centrée sur la zone de morsure : il s’agit d’un cercle rose ou rouge pâle en léger relief, ne démangeant pas, et s’élargissant progressivement en quelques jours.

Le cercle rose ou rouge-pâle, la surface cutanée pâle à l’intérieur du cercle et la petite zone centrale rouge au milieu du cercle correspondant à la morsure de tique, réalisent typiquement un aspect en œil de bœuf. Cette atteinte cutanée particulière appelée "érythème migrans" (EM) peut souvent passer inaperçue.

En réalité, la maladie de Lyme évolue en trois phases : la phase primaire est constituée de l’EM et ne comporte pas de fièvre ; la phase secondaire peut comporter des rougeurs sur différentes parties du corps, des nodules cutanés (indurations) en particulier sur le lobe de l’oreille, des arthralgies, myalgies et divers troubles neurologiques, avec de la fièvre et une asthénie ; la phase tertiaire comporte surtout des manifestations neurologiques : fourmillements (paresthésies), troubles de la sensibilité, décharges électriques et douleurs dans les muscles, tremblements, paralysies, maux de tête (céphalées), troubles de la mémoire et de l’attention, ainsi qu’une asthénie marquée. Le cœur peut également être atteint.

Les personnes souffrant de la maladie de Lyme (cette maladie infectieuse est due à une bactérie appelée scientifiquement Borrelia burgdorferi, bactérie pas très éloignée du tréponème de la syphilis, donnant également une maladie en trois phases) vont consulter un médecin à différentes phases de la maladie.

En France, on doit commencer par le test sanguin ELISA. S’il est négatif, la maladie est écartée. Mais s’il est positif, on fait le test Western Blot, plus précis, mais aussi plus sensible. Le problème est qu’en France beaucoup de malades ont un test ELISA négatif. C’est déjà parce que les tests français n’utilisent qu’une seule souche de Borrelia burgdorferi, une souche américaine. C’est lié au fait que ces tests sont d’origine américaine. Or, cette souche américaine diffère des souches les plus fréquentes en France. En Europe d’une façon plus générale, il y a plusieurs souches de Borrelia burgdorferi qui circulent (quatre ou cinq), et, en ne recherchant que la souche officielle, il n’y a que 20 % des malades qui sont diagnostiqués. C’est dire que le test officiel français est faussement négatif pour 80 % des personnes souffrant de maladie de Lyme. De plus, beaucoup de tests ELISA sont de mauvaise qualité et manquent de fiabilité. De nombreuses études scientifiques l’ont bien montré. C’est vraiment plus que révoltant.

Face à l'inefficacité de ce test dans le diagnostic de la maladie de Lyme, pour quelles raisons les autorités sanitaires françaises continuent-elles d'y avoir recours ? Quelles sont les autres alternatives existantes ?

Le test officiel de première intention est le test ELISA. Une personne ne peut pas obtenir un test Western Blot en France si son test ELISA est négatif. Il y a certainement plusieurs raisons à cela. Il est difficile de savoir quelle est exactement l’influence des laboratoires fabriquant et commercialisant les tests diagnostiques ELISA sur les autorités sanitaires, dont l’Assurance maladie. Mais il est très probable qu’elle existe. La deuxième raison est essentielle. Officiellement, avec comme référence le test ELISA, il y aurait entre 25 000 et 30 000 nouveaux cas de maladie de Lyme chaque année en France. Si la France adoptait officiellement un test beaucoup plus performant, on diagnostiquerait au moins cinq fois plus de malades et peut-être même dix fois plus. Les conséquences en seraient importantes.

À la phase primaire de la maladie, il faut de l’ordre de deux semaines d’antibiotiques. À la phase secondaire, il en faut trois semaines. Mais à la phase tertiaire, il en faudrait plusieurs mois et le recours à des antibiotiques par voie injectable. Or, il y a un bon nombre de malades qui ne sont diagnostiqués qu’en phase tertiaire.

Pour arriver à contourner la réglementation concernant les tests diagnostiques, certains patients vont à l’étranger. Par exemple, en Allemagne, on dispose de tests vis-à-vis de cinq souches - au lieu d’une seule en France - et les médecins ont toute latitude pour recourir au test diagnostique qui leur paraît adapté à la situation et pour traiter les malades comme ils l’entendent. En France, outre la question des tests diagnostiques, les médecins ne peuvent pas traiter les patients comme ils le veulent. L’existence même de formes chroniques de maladie de Lyme est très contestée. Il en résulte qu’un grand nombre de malades présentant une histoire et un tableau clinique compatibles avec une forme prolongée de maladie de Lyme vont de médecin en médecin, d’hôpital en hôpital, jusqu’à ce qu’ils soient enfin vus par un médecin connaissant vraiment bien la maladie – il y en a à dire vrai relativement peu en France - et ayant accès à des tests diagnostiques performants.

Certains patients sont du reste suivis longtemps en neurologie ou en psychiatrie, avant que ne soit posé le diagnostic de maladie de Lyme. C’est quand même révoltant.

Il existe une autre alternative diagnostique, que celle du recours à un laboratoire étranger : celle du recours à un laboratoire d’analyses vétérinaires. Car les animaux sont également victimes de maladies apparentées à la maladie de Lyme, et les laboratoires d’analyses vétérinaires sont très performants pour les diagnostics. C’est précisément ce qu’a fait la patiente qui vient de déposer une plainte.

Quel regard peut-on porter sur la prise en charge, en l'état, des malades de Lyme en France ? Dans quelle mesure peut-on parler de "scandale sanitaire" ?

Outre les difficultés diagnostiques déjà abordées, il existe des difficultés thérapeutiques en France. Les recommandations officielles stipulent qu’un traitement antibiotique de plus de trois semaines n’apporte pas de bénéfice. C’est vrai pour les formes primaires et secondaires. Mais pour les formes tertiaires, c’est-à-dire prolongées et même chroniques, c’est très probablement bien insuffisant. Des traitements antibiotiques de plusieurs mois ont permis d’obtenir de spectaculaires améliorations chez ce type de malades (certains étaient paralysés et leurs paralysies ont régressé). Il apparaît donc qu’il y a un sérieux problème avec la maladie de Lyme en France. Plusieurs associations de patients se sont constituées et mènent différentes actions. Un collectif a poursuivi le laboratoire commercialisant le test ELISA. La moitié des tests commercialisés en France ne seraient pas performants. Un laboratoire d’analyses médicales qui utilisait un test non reconnu en France a été condamné en justice. Même l’Académie de médecine française a reconnu que les tests français étaient "imparfaits". Une centaine de médecins a lancé un appel dans L’Obs pour dénoncer la prise en charge très insuffisante de la maladie de Lyme en France. La situation est prête à exploser en France. Nous ne sommes pas loin d’un scandale sanitaire.

Voyant le mouvement protestataire prendre de plus en plus d’ampleur, le ministère chargé de la santé a élaboré un plan gouvernemental anti-Lyme qui a été présenté fin septembre 2016. Ce plan prévoit en particulier le développement de nouveaux outils diagnostiques et l’arrêt des poursuites des médecins qui ne respecteraient pas les recommandations diagnostiques ou thérapeutiques. Mais actuellement, il n’y a pas beaucoup de changement. Si ce plan anti-Lyme tarde trop à entrer en action, c’est peut-être véritablement un nouveau scandale qui se prépare.

Publié le 6 Février 2017 Atlantico

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 09:39

La grippe : réflexions d'un médecin généraliste.

Une fois de plus le sujet de la vaccination se trouve instrumentalisé.

 

Suite à l'encombrement des services d'urgence, et aux décès survenus dans une EHPAD de Lyon, nous avons assisté à un festival d'interventions assez tristes : M. Valls indique que l'encombrement des services d'urgence serait en autres lié aux vacances prises par les médecins de ville ; et un certain nombre de réactions accréditent l'idée que l'épidémie serait liée à la faible vaccination des soignants.

 

Les échos qui nous parviennent des urgences décrivent en fait un assez faible impact lié à la grippe, mais un encombrement chronique aggravé par l'ensemble des pathologies hivernales chez des patients âgés polypathologiques (cf l article de Christian Lehmann) ; encombrement lié au manque de lits d'aval en particulier, et certainement plus lié au plan d'économie hospitalier 2015/2017 (3 milliards d'euros, 16000 lits supprimés ?) , qu'aux vacances ou à la grippe....

 

J 'ai été amené à travailler sur la grippe pour l'URPS Bretagne, effectuant une veille scientifique durant toute l'épidémie H1N1 2009.

 

Je n'ai jamais publié certaines notions qui me semblaient récupérables et déformables par les groupes anti vaccins , la politique de vaccination me semblant conforme aux données que j'ai pu explorer (vaccination des groupes à risque).

 

L' éventuel changement envisagé de politique vaccinale m'amène donc a rassembler certains éléments qui interrogent.

 

On trouve trâce de ces interrogations dans l article publié par Dominique Dupagne.

 

LA COCHRANE COLLAB. et  "l'effectiveness" 

 

La Cochrane est souvent citée comme référence dans l 'étude d'efficacité du vaccin grippal.

 

Ses conclusions sont assez peu encourangeantes concernant son efficacité ; a tel point que le HCSP a été saisi par le DGS en 2014 pour réévaluer les études Cochrane.

 

Un point important de sémantique : en littérature anglosaxonne, il y a trois termes qui définissent l'efficacité d une thérapeutique : 

 

- efficacity , qui est l efficacité constatée lors de l'étude d'un produit

- effectiveness , qui est l'efficacité "dans la vraie vie"

- efficiency, qui est l'efficience, intégrant des données médico économique.

 

Il me semble qu'une grande partie des confusions à propos de la Cochrane prend son origine dans le fait que nous traduisons les deux termes "efficacity" et "effectiveness" par un seul en français : l 'efficacité.

 

Nous sommes toujours très vigilants concernant les biais lors de l'étude de l'efficacité d'un produit, et nous interrogeons plus rarement sur la transposition des résultats dans la vraie vie ; la cour des comptes a relevé avec raison la faiblesse des études post AMM (suivi après la mise sur le marché).

Dans l 'étude Cochrane, les résultats d'efficacité du vaccin grippe ne sont pas remis en cause, mais dans la vraie vie, les syndromes grippaux hivernaux sont liés à de multiples virus (environ 200) , provoquant les ILI "influenza like illness". Ce qui explique la faiblesse des résultats obtenus par le vaccin grippe dans la prévention globale de l'ensemble de ces ILI. 

 

Ceci ne retire toutefois en rien son "efficacity" au vaccin grippe sur des virus grippaux, a partir du moment ou le vaccin cible le bon virus.

 

En lisant la version anglaise et la traduction française de la revue Cochrane, on s'aperçoit que le terme effectiveness a été traduit par le mot efficience, qui en français correspond à l'inclusion de critères d'évaluation économiques ; il manque donc un mot pour traduire effectiveness.

 

Cette notion me semble très importante, elle explique par exemple les accidents survenus avec le VIOXX (40000 morts aux usa ?) : lors des études avant commercialisation, les patients ayant des facteurs de risque cardio vasculaires avaient été exclus. Une fois commercialisé, les patients avec facteurs de risque cardio vasculaires ont été massivement exposés à un sur risque cardiaque.

 

Le terme efficacité regroupe donc "efficacity" et "effectiveness", quand on nomme les choses, on peut les concevoir, et comprendre pourquoi les résultats de la Cochrane divergent à ce point des résultats d'efficacité vaccinale, et pourquoi certains voient une efficacité du vaccin de 60% voire plus, quand d'autres parlent d'une efficacité non mesurable : ils ne parlent pas de la même chose.

 

QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE LA PANDEMIE 2009 H1N1

 Cette pandémie est intéressante, car le virus n'a quasiment pas circulé pendant 52 ans, et plusieurs études nous permettent d'appréhender certains phénomènes qui concernent le H1N1.

 

Première surprise : le taux de personnes infecté a été beaucoup plus important que ce que laissait supposer la seule appréciation clinique : un enfant sur trois a été touché par le virus selon  cette étude sérologique. Près de 80% des personnes infectées n'ont pas été malades. On retrouve celà dans dans une autre étude : 

Ici une étude montrant une séroconversion asymptomatique chez 41 personnes dans un groupe étudié de 380 personnes.

En france , cette étude considère que 57% de la population a été touchée et a développé une immunité.

 

Cette notion de portage sain est primordiale, variable selon les années, les virus en cause , mais également d'autres facteurs à un niveau individuel. Il me semble que ce portage sain est rarement inférieur à 50% , et que donc le risque d'être malade de la grippe avec les virus habituels est au plus de un sur deux, mais différent à un niveau individuel selon d autres facteurs.

 

Ces facteurs sont multiples et pour certains très mal connus , on peut citer :

 

- Les comorbidités et l'âge 

- La pression d'infection : être dans un environnement ou beaucoup d individus excrètent le vaccin fait courrir le risque d'être exposé à une dose contaminante plus forte, le log de particules au mètre cube d air est bien identifié comme facteur de risque ; à ce sujet on peut noter que la ventilation joue un rôle important dans la prévention des épidémies . Plus connues, les mesures barrières sont ici primordiales , et l'isolement des individus excrétants semble fondamentale. 

- les mutations virales : lors de l 'épidémie de 2009, une mutation a été identifiée sur certains H1N1 qui semble en lien avec un taux de complications plus élévées.

- l'immunité de l 'hôte : le grand âge diminue l'agilité immunitaire (y compris chez les patients vaccinés) , mais cette agilité peut sans doute varier pour d'autres raisons : spécificités génétiques de l'hôte, exposition antérieure à d'autres virus pouvant moduler positivement ou négativement l'adaptation, et co infections concomitantes ( cet item a été étudié en pathologie vétérinaire, l association mycoplasme / pasteurella induit par exemple une suceptibilité au virus de la grippe porcin). Notons ici une piste expliquant peut être au moins partiellement la morbidité observée chez des patients non âgés lors de l épidémie H1N1 ; cette piste explique  au moins en partie les cas sévère lors de l ’épidémie H1N1.

 

Cette notion de portage sain est importante : au cours d'un épisode de ce type la personne infectée acquiert une immunité naturelle hétérosubtypique, différente de celle conférée par le vaccin. Cette immunité est dans certains cas très longue et performante, permettant une cross protection contre des virus différents. C'est actuellement une voie de recherche prometteuse pour un vaccin "universel" , permettant d'acquérir une immunité portant sur des portions non sujettes aux mutations annuelles.

 

On voit ici que lors de la pandémie H1N1 2009, les personnes nées avant 1957 bénéficiaient dans une proportion non négligeable d'une protection acquise 52 ans auparavant ; ceci explique la sous représentation de cette population dans le nombre de cas d'infections ; inversement le nombre de complication étaient plus élevées (co morbidités). Ceci est visible également dans cette étude sérologiques avant/après la première vague pandémique 2009.

 

La non acquisition de cette immunité hétérosubtypique à la suite de la vaccination peut t elle poser problême ?

 

Lors de l'épidémie H1N1 2009, au Canada s’est posé la question de la vaccination saisonnière, devant le constat d'un effet inattendu et négatif de cette vaccination.

 

Les études a postériori confirment cet effet : la vaccination saisonnière a augmenté le risque de déclarer une infection H1N1 par un facteur 1,4 à 2,5 sans impact toutefois sur le nombre d'hospitalisations. Cette étude pose des questions mais n'apporte pas de réponse sur le mécanisme en cause (modulation de l'immunité hétérosubtypique?). 

Autre étude confirmant cette problématique ici.

 

 

Autre fait intéressant concernant l'immunité hétérosubtypique : dans le modèle animal de la grippe humaine, l infection préalable par le H1N1 confère une protection contre le très mortel H5N1. Importante étude, car tous les furets exposés au H5N1 meurent ; alors que tous ceux qui ont préalablement été infectés par le H1N1 survivent.

 

Et cet article , toujours dans le modèle expérimental, démontre qu'une infection préalable par le virus H3N2 confère une protection hétérosubtypique contre le virus H5N1, protection qui est altérée par la vaccination H3N2 :   Vaccination against Seasonal Influenza A/H3N2 Virus Reduces the Induction of Heterosubtypic Immunity against Influenza A/H5N1 Virus Infection in Ferrets

 

QUELQUES ELEMENTS SUR LA GRIPPE 2014/2015 

 

Cette saison grippale est intéressante car le vaccin a été reconnu comme étant moins efficace car ciblant un virus H3N2 qui a muté.

 

Un excès global de mortalité de 18000 a été avancé, mais  ces chiffres peuvent aussi donner lieu à discussion.

 

Le nombre de morts/cas graves en EHPAD a peu varié , même en cas d 'inefficacité relative du vaccin (saison 2014/2015) : cette très interessante étude de l ’INVS dans les pays de la Loire nous remonte plusieurs informations :

 

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 On y découvre que dans une population EHPAD vaccinée à 82%, le nombre de malades a été multiplié par 4,9 , mais que le nombre de cas graves et de décès n'a pas varié versus les années ou le vaccin est plus efficace.

 

Ceci pose certaines questions et impose certains constats :

 

- en EHPAD, une couverture vaccinale maximale ne protège pas tous les ans (et donc l'application de mesures barrières adéquates reste primordiale et à optimiser).

- l'efficacité du vaccin sur le nombre global de malades semble peu impacter le nombre de cas graves, même quand le vaccin est efficace : il est probable que la seule utilisation du vaccin sans se poser de questions sur les mesures barrières ne permettra pas de progresser.

 

Ceci doit aussi inviter à la prudence en ce qui concerne les décès survenus à l EHPAD de Lyon (dont six sur treize étaient vaccinés semble t il, avec un vaccin plus efficace qu'en 2014 ).

 

 

POUR CONCLURE :

- Les études Cochrane accordent peu d'efficacité (effectivness) au vaccin grippe quelque soit le groupe considéré, car la grippe saisonnière est noyée dans un flot de virus pathogènes en particulier pour les personnes ayant des co morbidités.

 

- Les études a postériori (INVS/BEH) en réanimation nous montrent la dangerosité des virus grippaux , et doivent inciter à la vaccination des personnes à risque, même si la protection est relative.

 

- le travail de compréhension et d'analyse de l'épisode grippal 2014/2015 concernant la vaccination saisonnière hivernale itérative pourrait apporter des éléments intéressants concernant un éventuel effet délétère de cette vaccination sur la cross protection que confère l'immunité hétérosubtypique.

 

- le risque d'épidémie H5N1 ou d'un virus hautement pathogène doit faire sérieusement réfléchir à l 'opportunité de vacciner des groupes non à risque, dont les professionnels de santé : il semble souhaitable de prendre en compte le risque possible en cas de grande pandémie mortelle ; un certain nombre de signaux scientifiques doivent alerter sur l 'absence d'acquisition d'immunité hétérosubtypique du fait de la vaccination , et du risque d'indisponibilité des personnels médicaux dans ce cadre.

 

 - de même , et dans l'attente de vaccins plus polyvalents (ciblant des sites non sujets à mutations annuelles) , il faut s'interroger sur la pertinence de la vaccination grippe dans les populations non à risque.

 

- Il nous manque de nombreuses données sur cette vaccination en terme d'effet préventif de groupe ; en particulier je n'ai pas trouvé d 'étude sur l excrétion virale des sujets vaccinés / non vaccinés / immunisés en cas de contage. Une immunisation antérieure, quelle que soit son origine, diminue probablement la durée et le niveau d'excrétion virale, mais dans quelle proportion ? ( une vaccination ne met pas forcément à l’abri d’être vecteur/réplicateur ).

 

- le travail sur les mesures barrières en milieu de prolifération hivernal semble devoir être fortement renforcé (EHPAD mais aussi écoles qui constituent l 'hiver de véritables "réacteurs" à partir desquels les épidémies diffusent) ; Il est probablement nécessaire dans les EHPAD d'assurer dès l'arrivée des premiers cas de grippe signalés par les réseaux d'alerte, une détection proactive des cas sporadiques (surveillance de la température) et un isolement ne permettant pas de se rendre aux réunions de groupe ; les mesures  barrière actuelles semblent assez limitées, laissant des patients excréteurs se mélanger aux groupes non atteints.

La qualité de l'air joue aussi probablement un rôle important dans la pression d'infection, et aucune préconisation n'existe à ce sujet, que ce soit dans les EHPAD ou les écoles ( pourtant ce sujet est probablement crucial).

 

Au final et après ce tour d'horizon de données assez méconnues sur la grippe, l'élément qui a mis fin à ma longue procrastination sur le sujet est l'éventuelle mise en place d'une obligation vaccinale pour les soignants ; il me semble en effet important de prendre en considération le risque d'exposition des personnels soignants à une pandémie hautement pathogène : plusieurs éléments scientifiques laissent entrevoir un risque de diminution de l'immunité hétérosubtypique et de la capacité de réaction de personnels indispensables dans ce contexte ; les éléments disponibles en faveur de cette vaccination sont bien résumés dans le document d'expertise du HCSP et sont suffisamment ténus pour que se pose la question du bénéfice/risque (dans les groupes non à risque).

Il existe d'autres voies d'action immédiates dont l'efficacité est clairement indiscutable et qui n'ont pas été optimisées (mesures barrières , évictions en particulier).

 

Dr Y Le Flohic 

 

Merci aux chercheurs de l ANSES et de l 'AFSSAPS , qui adorent discuter de bactériologie en consultation et m'ont beaucoup appris.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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