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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 12:30

Œufs contaminés: Des produits vont être retirés des rayons dans des grandes surfaces en France

Le feuilleton de la crise sanitaire liée aux œufs contaminés au fipronil continue.

Certains lots d' œufs vont être retirés des rayons dans les supermarchés français par mesure de sécurité, a annoncé Fanny Molin, la porte-parole de la direction générale de l'alimentation au ministère de l'Agriculture, ce vendredi, au micro de franceinfo.

« Des produits [pouvant contenir du fipronil] peuvent être dans les rayons et ont été identifiés.

Ils seront donc retirés des rayons dans l'attente des résultats des analyses », a expliqué Fanny Molin, qui a précisé que « même s'il n'y a pas de risque, les consommateurs ont le droit de savoir s'il y a ou pas du fipronil ».

« Il peut aussi y avoir des remises en rayon » Le ministère de l'Agriculture, qui prend la menace au sérieux, a tenté de rassurer sur la situation :

« Il peut y avoir des retraits tous les jours, mais il peut aussi y avoir des remises en rayon. » Fanny Molin n'a pas voulu préciser les produits et les marques concernés par ce retrait, avançant que « les entreprises, au même titre que les consommateurs, sont victimes de cette fraude ».

« Il ne faudrait pas jeter l'opprobre sur ces marques, alors même que la contamination ne pourrait concerner qu'une toute petite gamme ou quelques produits », selon la porte-parole.

«Les entreprises, au même titre que les consommateurs, sont victime de cette fraude.

Le feuilleton de la crise sanitaire liée aux œufs contaminés au fipronil continue.

Certains lots d’ œufs vont être retirés des rayons dans les supermarchés français par mesure de sécurité, a annoncé Fanny Molin, la porte-parole de la direction générale de l’alimentation au ministère de l’Agriculture, ce vendredi, au micro de franceinfo.

« Des produits [pouvant contenir du fipronil] peuvent être dans les rayons et ont été identifiés. Ils seront donc retirés des rayons dans l’attente des résultats des analyses », a expliqué Fanny Molin, qui a précisé que « même s’il n’y a pas de risque, les consommateurs ont le droit de savoir s’il y a ou pas du fipronil ».

« Il peut aussi y avoir des remises en rayon » Le ministère de l’Agriculture, qui prend la menace au sérieux, a tenté de rassurer sur la situation : « Il peut y avoir des retraits tous les jours, mais il peut aussi y avoir des remises en rayon. » Fanny Molin n’a pas voulu préciser les produits et les marques concernés par ce retrait, avançant que « les entreprises, au même titre que les consommateurs, sont victimes de cette fraude ». « Il ne faudrait pas jeter l’opprobre sur ces marques, alors même que la contamination ne pourrait concerner qu’une toute petite gamme ou quelques produits », selon la porte-parole.

Manon Aublanc

Le feuilleton de la crise sanitaire liée aux œufs contaminés au fipronil continue.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 23:20

Aluminium dans les déodorants : une étude relance le débat

Par Guillaume Poingt

Mis à jour le 04/08/2017

Aluminium dans les déodorants :

une étude relance le débat Accusés de favoriser le développement du cancer du sein, les sels d’aluminium contenus dans les anti-transpirants suscitent la controverse.

Une étude autrichienne accuse l’aluminium, présents dans certains anti-transpirants, de favoriser le développement du cancer du sein.

Une conclusion loin de faire consensus parmi la communauté scientifique. Une récente étude autrichienne - publiée en juin 2017 dans la revue EBioMedicine - vient relancer un véritable «serpent de mer»: le débat sur les dangers pour la santé des sels d’aluminium présents dans certains anti-transpirants.

Les chercheurs de l’université d’Innsbruck ont comparé 209 femmes souffrant d’un cancer du sein et 209 femmes en bonne santé.

Selon eux, l’utilisation d’un anti-transpirant contenant de l’aluminium - plusieurs fois par jour - sur des aisselles rasées et depuis un âge inférieur à 30 ans, doublerait le risque de cancer du sein.

«Quand on rase les aisselles, cela provoque des lésions sur la peau et l’aluminium peut pénétrer plus facilement», analyse Romain Gherardi, professeur de médecine à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, neuropathologiste et auteur de l’ouvrage «Toxic Story».

En 2016, une étude suisse avait fait grand bruit en établissant un lien entre les sels d’aluminium présents dans les anti-transpirants et le développement du cancer du sein.

Deux chercheurs, le professeur André-Pascal Sappino et le docteur Stefano Mandriota, avaient mis en contact des cellules mammaires de souris avec des sels d’aluminium.

Quelques mois plus tard, ces cellules avaient été injectées à des souris.

«Chez toutes, on a constaté le développement de tumeurs à des degrés divers, mais parfois très agressives, formant des métastases», expliquaient alors les deux chercheurs.

Même si leurs conclusions étaient basées sur un modèle animal, les deux scientifiques invoquaient le principe de précaution pour l’homme.

Pas de «risque cancérogène» pour l’ANSM Mais ces études ne font pas consensus.

Pour le Dr William Jacot, oncologue sénologue au centre anticancéreux de Montpellier, «le niveau de preuve est insuffisant et il n’y a aucune certitude sur les risques liés aux sels d’aluminium des antitranspirants dans le développement des cancers du sein».

Le scientifique remet notamment en cause l’échantillon «trop petit» sur lequel se base les chercheurs autrichiens.

L’usage intensif d’un déodorant, avant l’âge de 30 ans, ne concerne en effet que 27 des 418 femmes de l’étude.

Quant à l’étude suisse de 2016 portant sur les souris, il évoque une «extrapolation trop rapide» à l’homme.

Contactée par Le Figaro, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) réitère les conclusions qu’elle avait déjà établies dans un rapport de 2011.

L’ANSM avait alors estimé qu’ «aucun élément pertinent ne (permettait) de considérer l’exposition par voie cutanée à l’aluminium comme présentant un risque cancérogène» tout en émettant deux recommandations importantes: limiter la concentration d’aluminium dans les anti-transpirants à 0,6%, et ne pas les utiliser sur une peau lésée ou irritée.

En mars 2014, le SCCS (Scientific Committee on Consumer Safety) - rattaché à la Commission européenne - avait lui aussi rendu un avis et expliqué «qu’en raison de l’absence de données suffisantes sur la pénétration cutanée pour estimer la dose interne d’aluminium suite à des utilisations cosmétiques, l’évaluation du risque ne (pouvait) être effectuée».

Le sujet est toujours en discussion au niveau européen même si aucune décision n’a été rendue par la Commission européenne à ce jour.

Dernièrement, la Commission a de nouveau mandaté le SCCS afin d’établir un nouvel avis: de nouvelles données scientifiques seront apportées d’ici à octobre 2017.

Votre déodorant contient-il de l’aluminium?

Pour savoir si votre déodorant contient de l’aluminium, il faut vous référer à la liste des ingrédients située sur le récipient ou l’emballage.

La réglementation des produits cosmétiques impose en effet aux marques de faire figurer - de manière lisible - «la liste des ingrédients dans l’ordre décroissant de leur quantité au moment de leur incorporation dans le produit», selon l’ANSM.

Les mentions «aluminium chloryde», «aluminium chlorohydrate», «aluminium chlorydrex», «aluminium chlorydrex», «aluminium sesquichlorydrate» ou encore «aluminium zirconium» - comme leur nom l’indique - font par exemple état de la présence d’aluminium dans les déodorants.

L’ingrédient «Aluminium chlorohydrate» est indiqué: aucun doute, ce déodorant contient de l’aluminium. L’ingrédient «Aluminium chlorohydrate» est indiqué: aucun doute, ce déodorant contient de l’aluminium. Mais tous les déodorants ne contiennent pas d’aluminium. Ce déodorant ne contient visiblement pas d’aluminium. Ce déodorant ne contient visiblement pas d’aluminium.

Quant à la pierre d’alun, que beaucoup voient comme un substitut inoffensif, elle contient aussi de l’aluminium.

«La pierre d’alun est un sel d’aluminium naturel», explique le professeur Gherardi. «Et il y a aussi de l’aluminium dans la crème solaire, les dentrifrices ou encore la levure chimique», poursuit-il.

Avant de détailler:

«L’aluminium n’est jamais neutre. Il est toujours toxique, en fonction des quantités et des individus, et très problématique quand il est au coeur du vivant».

Un avis partagé par le Dr William Jacot. «L’aluminium dans le corps n’est pas un métal neutre: c’est un métal lourd», abonde-t-il.

Au moins un point sur lequel les scientifiques sont d’accord.

Aluminium dans les déodorants : une étude relance le débat: cancer du sein.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 18:30

Les perturbent endocriniens perturbent l'organisme. Explications.

Video Video par Le Monde.

https://www.facebook.com/lemonde.fr/videos/10155779175162590/

Les perturbent endocriniens perturbent l'organisme. Explications. Video Video par Le Monde.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 18:15

Le contenu peptidique lié à l'hormone parathyroïdienne du lait bovin et du sang de veau évalué par un dosage radioimmunologique et un essai biologique.

Goff JP, et al. Endocrinologie. 1991.

Le peptide lié à la PTH (PTH-rP) a récemment été découvert pour exister en concentrations élevées dans le lait.

Le développement d'un RIA commercial pour PTH-rP nous a permis d'étendre ces études.

Nous avons mesuré la teneur en PTH-rP du lait de 42 vaches Jersey dans une seule ferme à différents stades de la lactation.

Le colostrum (premier lait) contenait 56 +/- 12 ng / ml de PTH-rP immunoréactive (iPTH-rP).

Le contenu iPTH-rP du lait 1, 2, 3, 5, 7 et 9 mois de lactation était de 77 +/- 19, 59 +/- 14, 57 +/- 10, 106 +/- 11, 119 + / - 16 et 168 +/- 17 ng / ml, respectivement.

Le plasma a été obtenu à partir de 7 veaux de Jersey à la naissance et à intervalles après l'ingestion de colostrum.

Aucun iPTH-rP n'a été détecté dans le plasma à la naissance.

Deux heures après l'ingestion de colostrum, la teneur en plasma iPTH-rP était de 81 +/- 25 pg / ml.

La concentration plasmatique d'iPTH-rP a continué à augmenter de 384 +/- 84 pg / ml à 7 h et a culminé à 444 +/- 84 pg / ml 12 h après la naissance.

Deux veaux ont été échantillonnés au cours de la soixantième heure après la naissance, époque à laquelle l'iPTH-rP plasmatique était de 483 +/- 36 pg / ml.

L'activité biologique de la PTH-rP dans le lait et le plasma a été évaluée par sa capacité à stimuler l'accumulation d'AMPc dans les cellules ROS 17 / 2.8.

La spécificité de cette réponse a été déterminée par la capacité de l'antisérum à PTH-rP à bloquer l'activité.

L'activité biologique des échantillons de lait était entre 31-95% de l'activité suggérée par un dosage immunologique.

La PTH-rP biologiquement active n'a pas pu être détectée dans aucun des échantillons de plasma de veau.

Ces résultats confirment la présence de PTH-rP biologiquement active dans le lait et suggèrent que l'iPTH-rP est capable d'être absorbé.

Cependant, nos résultats indiquent que l'activité biologique de la PTH-rP est presque complètement absente une fois dans la circulation systémique.

PMID 1659514 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Le lait contient de la PTH-RP, un peptide proche de la parathormone et fragilise l'os.
Le lait contient de la PTH-RP, un peptide proche de la parathormone et fragilise l'os.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 13:51

Stérilisation féminine : Essure® est sans danger; il est donc retiré du marché français

C’est un message sanitaire.

Il est incompréhensible et rédigé en ces termes :

« Le marquage CE de l’implant Essure est suspendu pour 3 mois ».

Un cas d’école pour traducteurs, psychologues et sociologues affûtés. Sujet : comment peut-on en arriver à ce degré officiel de non-communication ?

Résumons :

Essure® est le nom de marque d’un dispositif médical implantable de stérilisation définitive commercialisé par le géant allemand Bayer Pharma AG. Un dispositif au cœur d’une vive polémique.

En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient d’être informée que ce dispositif faisait désormais l’objet d’une suspension temporaire de son marquage CE par le National Standards Authority of Irelanddans le cadre de sa procédure de renouvellement.

Cette suspension prend effet à compter du 3 août 2017 pour une période de 90 jours, soit jusqu’au 2 novembre 2017.

Rappel des stocks

L’ANSM ne dit rien, aux prescripteurs et à leurs patientes concernées, des raisons qui ont conduit à cette décision. Pour autant elle en détaille les conséquences :

« Au vu de cette information, le dispositif Essure® ne peut plus être mis sur le marché en France et en Europe durant la période de suspension temporaire du marquage CE.

L’ANSM a demandé à la société Bayer Pharma AG de procéder au rappel des produits en stock auprès de tous les établissements de santé susceptibles de les détenir.

En conséquence, il est demandé par mesure de précaution de ne plus implanter dès à présent le dispositif médical Essure. »

Est-ce à ce point urgent et grave ?

Est-on ici dans l’administratif abscons ou dans le sanitaire pur et dur ?

Voici ce que dit l’ANSM :

« Dans ce contexte, l’ANSM invite les femmes actuellement en attente d’une implantation par cette méthode de stérilisation définitive à se rapprocher de leur gynécologue pour envisager, en concertation, l’alternative la plus appropriée, sur la base d’une information complète relative aux moyens de contraception disponibles et leurs éventuels effets indésirables ».

La balance et l’implant

Où l’on entend que Georges Courteline demeure d’actualité.

S’inquiéter ?

« En ce qui concerne les femmes porteuses d’un implant Essure®, l’ANSM rappelle l’avis du comité d’experts qu’elle a réuni le 19 avril 2017.

Ce dernier a conclu que les données de la littérature, de la surveillance et les résultats de l’étude épidémiologique, portant sur plus de 100 000 femmes, ne remettaient pas en cause la balance bénéfice/ risque de cet implant. 

« Le comité d’experts rappelle également que les femmes présentant des symptômes (sic) doivent consulter leur médecin pour ne pas méconnaître une pathologie sous-jacente. En l’absence d’un tel diagnostic, l’intérêt d’un retrait peut être envisagé entre la femme concernée et le médecin.

Pour les femmes qui n’ont pas de symptômes (re-sic), qui représentent l’immense majorité des femmes porteuses de l’implant Essure®, il n’y a aucun argument à ce jour pour conseiller le retrait. »

Nous n’en saurons pas plus. A cette exception près : « l’ANSM considère que la décision de suspension temporaire de trois mois du marquage CE prise par l’organisme notifié n’est pas de nature à remettre en cause à ce stade les recommandations du comité d’experts relatives à la prise en charge des femmes porteuses d’un implant Essure® ».

Et durant l’été l’ANSM poursuivra ses travaux en étroite collaboration avec les représentants associatifs, les professionnels de santé et les différents acteurs institutionnels concernés.

Stérilisation féminine : Essure® est sans danger; il est donc retiré du marché français. Top.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 13:45

Une bonne nouvelle à partager.

Un de nos 'amis infiltrés' a remarqué qu'une des agences de la Commission (European Centre for Disease Prevention and Control) vient de publier la liste des 30 maladies qui portent les risques les plus graves en terme de propagation des maladies qui traversent les frontières entre les pays membres.

Et la maladie de Lyme est sur la liste!

Cela veut dire que les gouvernements nationaux qui négligent ces risques, pourraient peut-être se réveiller.

En prenant contact avec la Commission, nous allons faire référence à ce rapport ainsi qu'à la directive qui statue sur les compétences de cette institution pour demander une action pour réveiller les états membres et les aider à reconnaitre la maladie, en vue de développer des moyens pour une prise en charge diagnostic et thérapeutique, tout en attirant leur attention sur la forme chronique et les co-infections.

 

Voici le lien au rapport:

 

https://ecdc.europa.eu/sites/portal/files/documents/Tool-for-disease-priority-ranking_handbook_0_0.pdf

La commission européenne reconnait la maladie de Lyme.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 13:41

Résistance aux AVK

J’ai été confronté récemment à un problème qui me paraît classique, mais qui semble poser des soucis à pas mal de professionnels de santé: la résistance au traitement AVK.

On m’a demandé de voir un patient avec un INR qui fut très labile et qui maintenant ne décolle pas des 1-1,5, malgré une augmentation de la posologie du traitement AVK. Le médecin traitant a, en dernier recours, remplacé le sempiternel Préviscan® par du Sintrom® sans succès. La clinique qui gère ce patient en HDJ pour une réadaptation neurologique demande mon avis.

Le problème n’est pas compliqué, mais il faut être systématique et tatillon.

Première cause: la « résistance » aux AVK peut être génétique, mais c’est rarissime. Pourtant, c’est la première étiologie à laquelle tout le monde pense.

Seconde cause très souvent évoquée, mais finalement assez rare: le patient ne prend pas son traitement. À la maison, je ne sais pas trop, mais en clinique/hôpital, c’est pas banal. En général, les patients prennent deux fois plutôt qu’une leur AVK de peur d’un accident trombo-embolique.

Troisième cause: les interactions médicamenteuses. On doit donc analyser consciencieusement l’ordonnance avec un LAP, en pensant bien à demander au patient si il ne prend pas d’autres médicaments (en auto-prescription, ou sur d’autres ordonnances…). Voici une liste non exhaustive:aminogluthémide, carbamazépine, cholestyramine, inducteurs enzymatiques (phénobarbital, primidone, rifampicine, griséofulvine, rifabutine), phénytoïne, sucralfate, millepertuis alcoolisme chronique, efavirenz, névirapine… J’ai aussi été confronté au cas d’une nutrition entérale.

Quatrième cause, de mon petit bout de lorgnette, celle qui explique la grande majorité des « résistances » ou des déséquilibres de l’INR, les apports alimentaires en vitamine K. Cet apport devient significatif delà de 250 μg de vitamine K par jour. Et on y arrive rapidement en cumulant les sources, et/ou les quantités. 

Après avoir vérifié la prise des comprimés, les interactions, j’ai demandé à l’infirmière de faire une enquête alimentaire tatillonne. Elle a interrogé le patient, et surtout sa mère qui cuisine pour lui.

Et, le coupable était… la tomate!

Le patient mange des tomates en salade absolument tous les jours, ce qui est bien évidemment très agréable et très normal en été. La tomate n’apporte pas beaucoup de vitamine K, entre 1-10 μg pour 100 g, mais on la trouve dans beaucoup de préparations (les sauces…) et les gens s’en font souvent de grosses assiettées en salade avec du persil et un filet d’huile d’olive, juste avant les spaghettis bolognaises. Ça tombe bien, l’huile d’olive et le persil sont riches voire très riches en vitamine K…

Depuis qu’il a arrêté, son INR augmente tranquillement, sans saute d’humeur…

En été et dans le sud de la France, c’est la tomate et les « légumes du sud » qui sont le plus souvent coupables. J’ai même eu l’effet inverse paradoxal. Un patient parfaitement équilibré à Marseille se retrouve avec un INR à 8 en congés en Suisse. Pourquoi? Car, durant ses congés, il n’a plus mangé de tomates, concombres, aubergines…, mais de la charcuterie et de la salade de pommes de terre. Il s’est privé de son apport habituel en vitamine K, et son traitement AVK s’est donc retrouvé subitement être beaucoup trop efficace…

Moralité, en cas de « résistance » aux AVK, ou de déséquilibre, pensez interactions et surtout apports alimentaires. J’ai trouvé sur la toile cette fiche très sympa qui devrait vous aider à mener votre enquête alimentaire, qui doit être, je me répète, tatillonne.

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Pour en savoir plus:

Fiche AVK (ANSM 2008).

Résistance acquise aux AVK, un excellent article des pharmacologues d’Amiens.

Une mise au point sur la résistance aux AVK dans La lettre du Cardiologue.

Et si vous avez été trop efficaces, prise en charge des surdosages aux AVK (HAS 2008).

Résistance aux Anti-Vitamine-K : penser à la consommation de tomate, très riche en vitamine K.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 12:16

Effets secondaires des médicaments : les médecins devraient TOUJOURS croire les patient.e.s

Les premières fois que j’ai entendu décrire les effets secondaires des contraceptions hormonales c’était… en fac de médecine. En 1975 ou 1976.
 
En cours de pharmacologie, pas en cours de gynéco.
 
Les pharmacologues attiraient l’attention des étudiants sur les effets « systémiques »  (sur d'autres organes que les organes sexuels) de la pilule. Nous savions (c’était écrit noir sur blanc dans le poly et dans les livres) que les contraceptifs oraux provoquaient parfois des phlébites ou des embolies pulmonaires mais aussi des douleurs des seins, une prise de poids, de l’acné et de la séborrhée, des modifications de l’humeur, des syndromes dépressifs…
 
On nous avertissait aussi sur les interactions entre contraception hormonale et autres médicaments(antituberculeux, antiépileptiques, certains antibiotiques).
 
(A noter que la fausse interaction entre stérilet et antiinflammatoires n’était/n’est pas colportée par les pharmacologues, mais par certains médecins et pharmaciens.)
 
L’une des premières patientes dont j’ai eu à m’occuper s’était retrouvée enceinte parce que le pneumologue qui lui avait prescrit de la rifampicine pour une tuberculose n’avait pas jugé bon de lui dire que cela inactiverait sa pilule. Je pense qu’il n’avait même pas dû lui demander si elle prenait la pilule. Pourtant, ça aurait été logique de lui poser la question : elle avait été enceinte quelques semaines plus tôt , alors qu’elle prenait un autre traitement antituberculeux (l’isoniazide) et elle avait été obligée d’avorter, car l’isoniazide est tératogène.
Ce pneumologue aurait su tout ça s’il avait tout simplement écouté l’histoire de cette femme…
 
 
C’était en 1977. Quarante ans plus tard, ça n’a pas changé.
 
Un certain nombre de médecins continuent à ne pas écouter les femmes qui disent n’avoir plus de libido sous pilule ou avec un implant ou avec un DIU Mirena – alors même que cet effet est connu ET INSCRIT EN TOUTES LETTRES DANS LES NOTICES !!!!

Et certains médecins au moins connaissaient les effets secondaires du Mirena et croyaient les patientes  il y a... onze ans. 

 
Un certain nombre de médecins (et le fabriquant) continuent à ne pas croire les femmes qui disent souffrir de symptômes très pénibles (douleurs, saignements et autres) après l’implantation d’un dispositif ESSURE, alors que ce dispositif contient du Nickel et que les ALLERGIES AU NICKEL SONT LES PLUS FREQUENTES DANS LA POPULATION !
 
Ces derniers jours, sur la page FB du CNGOG (Collège national des GynObs), on continue à écrire que « les réseaux sociaux se sont fait une spécialité de dénigrer les gynécologues.  ». https://twitter.com/PresqueRire/status/863779692314329088
 
Les pauvres ! On compatit de les savoir si marris de se sentir ainsi "accusés". Cependant, quand ils ne donnent pas les informations et nient ce que les femmes ressentent, il ne s'agit pas d'accusations, mais de reproches fondés...

Et puis, s’il n’y avait pas les réseaux sociaux, les plaintes de beaucoup de femmes resteraient non seulement isolées mais elles seraient complètement passées sous silence. Et un trop grand nombre de médecins continueraient à les balayer d’un revers de main avec des arguments du type « C’est dans votre tête ».
 
Il est donc temps de le dire et de le répéter clairement (et je m’adresse ici seulement aux médecins qui ne le sauraient pas encore, pas à « tous-les-médecins ») :
 
Quand un.e patient.e invoque un effet secondaire, un médecin devrait TOUJOURS le ou la croire. TOUJOURS.
 
En effet, ne pas croire ce que dit un patient est inacceptabled’un point de vue éthique .
 
Dans le cas d’un effet secondaire, ce n'est pas seulement une obligation éthique, c'est une obligation professionnelle et légale. Voici pourquoi. 
 
1Les patient.e.s sont les premières personnes concernées et menacées par les effets secondaires des médicaments. Les médecins, eux, ne risquent rien.
 
Les effets indésirables, les patients les subissent (au minimum) au point d’en être très gênés ou (au maximum) jusqu’à en perdre la vie ou encore (entre les deux) à se retrouver handicapés durablement.
 
Un effet secondaire gênant est nuisible.
« D’abord ne pas nuire » est un principe éthique vieux comme la médecine hippocratique.
Par conséquent, aucun médecin ne peut réfuter un effet indésirable, même s'il n'en a pas connaissance. (Malheureusement, trop de médecins pensent que ce qu'ils ne connaissent pas n'existe pas...) 
 
Quand bien même cet effet secondaire serait-il « psychologique » (effet nocebo), il n’est pas acceptable de laisser un patient en souffrir. Puisque le rôle du médecin est de soigner. Pas de provoquer (ou de laisser se pérenniser) un effet nocebo !
 
Par conséquent, toute mention par un.e patient.e d’un effet secondaire (ou, du moins, d’un symptôme associé contemporain, ou consécutif à la prise d’un médicament) doit être non seulement toujours prise au sérieux par le médecin mais aussi conduire celui-ci à proposer immédiatement une modification de traitement (voir plus loin). 

Ajoutons qu'ici, un médecin fait toujours courir moins de risque à un.e patient.e en la croyant qu'en ne la croyant pas.

 
En effet, imposer la poursuite d'un traitement mal toléré, c’est au moins pénible, au pire dangereux pour le patient. Changer de traitement (il est rare qu’un traitement soit unique) et passer à un autre, c’est le plus souvent sans danger pour le patient, et c'est indolore pour le médecin. Alors, pourquoi s'en priver ? Par sadisme ? 
 
2. Les patient.e.s sont les personnes les mieux placées pour dépister les effets secondaires.
 
Ben oui : c’est dans leur corps que ça se passe. Le médecin peut à la rigueur constater une éruption ou une réaction allergique (si elle se voit) mais il ne peut pas constater un mal de tête, des brulures d’estomac, une diminution de la libido, un vertige, des démangeaisons, des douleurs abdominales, des palpitations, etc. Il est obligé de croire un patient sur parole. Et s'il ne le faisait pas, il ne ferait jamais le moindre diagnostic. 
 
C’est d’ailleurs en croyant les individus que le fabricant détecte les effets secondaires les plus fréquents : on enrôle des volontaires, on leur donne le médicament, et on les interroge régulièrement sur les effets qu’ils ressentent. Si l’effet est visible (éruption sur la peau, chute de cheveux, acné) on le note. S’il ne l’est pas, on le note aussi car quand quelqu'un dit « J’ai eu mal à l’estomac » ou « J’ai eu mal à la tête » on ne lui fait pas une fibroscopie, ou un scanner, ON LE CROIT !!! Ensuite, quand on rédige la notice du produit, on indique (en principe) tout, avec la fréquence observée chez les personnes ayant reçu le traitement pendant cette phase d’évaluation. 

De plus, parmi les patients d'un médecin, il y a (proportionnellement) plus de personnes ayant des effets secondaires que dans la population générale : Car, par définition, les personnes qui n'ont pas d'effet indésirable ne consultent pas.De sorte que nos confrères devraient savoir que parmi les personnes qui consultent, beaucoup le font pour un symptôme inhabituel, donc pour un effet indésirable potentiel. Il est donc statistiquement inacceptable de leur part de rejeter l'existence d'un effet indésirable chez une personne qui consulte, car elle fait partie d'un groupe auto-sélectionné ("Je prends un médicament et j'ai un symptôme inhabituel"), et non d'une personne "prise au hasard" ou qui perd la tête. 
Le simple fait qu'une personne consulte impose qu'on la prenne au sérieux !!! 
 
3. Les effets secondaires d’un médicament ne sont pas toujours connus ou identifiés avant sa mise sur le marché. Par conséquent, quand un médecin observe un effet (encore) inconnu, IL DOIT le déclarer !!! (Et, de toute manière, la déclaration des effets indésirables est obligatoire !) 

Pourquoi ne connaît-on pas toujours certains effets indésirables d’un médicament ?
 
A.     Le fabriquant les connaît mais ne les a pas signalés aux prescripteurs (ou alors en toute petite note de bas de page).
 
C’est une éventualité fréquente. Les industriels ont tendance à ne pas publier les résultats d’essais qui leur sont défavorables, et à ne pas trop insister sur les effets secondaires graves, en particulier ; voire à les cacher ou à les nier le plus longtemps possible. Quelques exemples :  Thalidomide, Distilbène, Vioxx, Médiator…  

En un sens, quand un médecin réfute un effet secondaire qu'il ne connaît pas, il se fait potentiellement le complice du fabriquant qui l'a peut-être caché, ou ne tient pas à ce que cet effet soit connu... 
 
B.     Même quand un fabriquant est loyal, il arrive qu’un effet secondaire soit trop peu fréquent pour avoir été identifié lors des essais de tolérance.
 
Une étude américaine récente rapporte qu’un tiers des médicaments mis sur le marché aux Etats-Unis se sont révélés avoir des effets secondaires non décrits par le fabricant, et ce dans un délai moyen de 4 ans !!!
 
C.     Certains effets peuvent n’être constatés que chez certaines personnes et pas d’autres !
 
Je vous renvoie au livre de Peggy Sastre, Le sexe des maladies qui révèle que la plupart des médicaments ne sont testés que chez les hommes, pas chez les femmes, et que les effets toxiques sont par conséquent souvent inconnus chez ces dernières…
 
Et ce qui est vrai entre les deux sexes l’est aussi d’un groupe ethnique à un autre ! Un médicament testé chez des hommes blancs peut avoir une efficacité (et des effets indésirables) différents chez des hommes d’origine africaine ou asiatique…
 
4° Croire ce que dit le/la patiente, pour le médecin, c’est seulement la première étape !!!
 
En effet, une personne peut présenter un symptôme et l’attribuer à un médicament sans pour autant qu’il y ait relation de cause à effet. C’est ce qu’on appelle « l’imputabilité », en médecine. Si vous avez de la fièvre et une toux, ça ne veut pas nécessairement dire que les deux sont liés. C’est très possible, mais ça n’est pas certain. Pour l’affirmer, il faut se pencher sur le problème de très près et l’examiner soigneusement. (Quand on ne le fait pas, on étiquette tous les enfants ayant maux de ventre et diarrhée comme souffrant de gastroentérite, et on passe à côté des appendicites.) 
 
Autrement dit : les symptômes invoqués par un patient ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Le médecin ne doit ni les rejeter, ni en rester là. 
 
S’il ne vous croit pas, il ne fait pas son boulot.
 
Conclusion : que doit faire un médecin quand un patient se plaint d’un effet indésirable ?
 
A Lui demander de le lui décrire le plus précisément possible et rechercher si cet effet est décrit dans les notices (parfois, les notices accessibles aux médecins sont plus détaillées que celles dont disposent les patients). 
 
Que l’effet secondaire soit connu ou inconnu, il doit le déclarer(aujourd’hui, ça se fait en ligne, c’est rapide et facile.)
 
B Le médecin doit expliquer au patient à quoi l’effet indésirable est dû, s’il est durable ou non, s’il est inquiétant ou non
 
Même si l’effet indésirable n’est pas menaçant, il doit proposer immédiatement au patient de changer de traitement.
 
Je dis « proposer » car certains effets indésirables sont parfois tolérés par certain.e.s patient.e.s une fois qu’on les a rassuré.e.s sur leur innocuité.
 
Je pense en particulier à l’arrêt des règles ou aux saignements intermittents avec un Mirena. Certaines femmes ne les tolèrent pas. D’autres les acceptent parce que ça leur semble un inconvénient mineur par rapport aux bénéfices premiers. C'est leur appréciation qui compte, leur perception et leur confort. Pas ceux du médecin... 

Parfois, le remplacement du traitement incriminé est indispensable pour apporter des informations complémentaires. Dans le cas, par exemple, de la baisse de libido avec un Mirena, le fait de lui substituer un DIU au cuivre (non hormonal) permet très vite (en deux à trois semaines) de confirmer si le symptôme était dû aux hormones. S'il ne l'est pas, l'utilisatrice a quand même une contraception, et on peut chercher une autre cause à cette baisse de libido... 
 
Ce qui est vrai pour un vêtement qui ne vous va pas ou qui n’est pas confortable, et que vous iriez échanger à la boutique, ça l’est encore plus avec un médicament !!!!

Alors, patientes et patients, continuez à poster sur les blogs et les réseaux sociaux. C'est seulement comme ça que ça fera changer les choses. Comme me le rappelle justement La coupe d'Hygie, "La première notice de médicament mise dans les boîtes a concerné les pilules après une mobilisation des féministes. Dans les années 60, elles se plaignaient de ne pas être écoutées et de ne pas avoir d'information sur le bénéfice et les risques."

Oui, décidément, certaines choses n'ont pas changé... 
 
Martin Winckler (Dr Marc Zaffran)
 
**********************
Quiz
 
Les effets secondaires du Mirena (prise de poids, chute de cheveux, perte de libido, acné, saignement intermittents ou au contraire, arrêt des règles) sont connus et indiqués sur la notice. Ils sont fréquents (jusqu’à 10% des utilisatrices). Pourtant, un certain nombre de médecins ne croient pas les patientes. 
 
A votre avis, ces médecins-là : 
 
A.     ne savent pas lire
B.     ne croient que ce qu’ils voient
C.     ont des préjugés sexistes
D.    s’en foutent
E.     sont incompétents
F.     toutes les réponses ci-dessus
 
PS : Une lectrice me suggère de parler du Valproate. C'est très judicieux. Voilà un médicament dont un effet secondaire GRAVE était connu (les effets toxiques sur l'embryon et le foetus) et que de nombreux médecins ont TOUT DE MEME prescrit à des femmes sans se préoccuper de savoir si elles étaient ou allaient être enceintes. (Non, elles ne l'ont pas prise toutes seules, sans prescription...) 
 

 

(Note aux pharmacologues, centres de pharmacovigilance, médecins et pharmaciens et internautes non professionnels de santé : si vous identifiez ici des manques ou des erreurs factuelles, ou si vous désirez ajouter des compléments merci de me les signaler à ecoledessoignants@gmail.com ; je les intègrerai à ce billet.)  
Effets secondaires des médicaments : les médecins devraient TOUJOURS croire les patient.e.s   Exemple du DIU Mirena.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 12:13

Scandale des œufs contaminés: La Commission européenne organise une réunion de crise et convoque les pays touchés

 

La Commission européenne va convoquer les pays de l'UE touchés par le scandale des œufs contaminés au fipronil, a annoncé ce vendredi le commissaire à la Santé.

« J'ai proposé de tenir une réunion de haut niveau rassemblant les ministres concernés ainsi que les représentants des agences de sécurité alimentaires dans tous les Etats membres impliqués, dès que l'ensemble des faits sera à notre disposition », a indiqué Vytenis Andriukaitis dans un message écrit, précisant en avoir déjà discuté avec les ministres allemand, belge et néerlandais.

Douze pays sont déjà affectés par cette contamination de millions d'œufs dans l'Union européenne.

Une enquête lancée chez tous les fabricants français

« Nous devons examiner en détail ce qui s'est passé »

La Belgique et les Pays-Bas, où la contamination s'est produite, sont mobilisés pour en trouver les responsables :  les enquêtes menées dans ces deux pays se sont accélérées jeudi, menant à l'arrestation de deux dirigeants d'une entreprise néerlandaise qui a vraisemblablement appliqué le produit dans des poulaillers, lors d'un traitement contre le pou rouge.

Que risquent les consommateurs? Où en est l'enquête?

« Nous devons examiner en détail ce qui s'est passé. Nous avons besoin d'une analyse complète de ce cas. Nous avons besoin que nos experts identifient où les problèmes ont pu surgir pour que nous soyions capables de nous asseoir et discuter de solutions et de la marche à poursuivre », a expliqué le commissaire.

Le commissaire a précisé avoir demandé, outre les mesures prises dans l'urgence par les Etats membres pour retirer les lots contaminés, que ceux-ci restent « vigilants » pour s'assurer que des produits interdits ne soient pas utilisés dans le traitement du pou rouge au sein des élevages de poules pondeuses.

 

La Commission européenne va convoquer les pays de l’UE touchés par le scandale des œufs contaminés au fipronil, a annoncé ce vendredi le commissaire à la Santé.

« J’ai proposé de tenir une réunion de haut niveau rassemblant les ministres concernés ainsi que les représentants des agences de sécurité alimentaires dans tous les Etats membres impliqués, dès que l’ensemble des faits sera à notre disposition », a indiqué Vytenis Andriukaitis dans un message écrit, précisant en avoir déjà discuté avec les ministres allemand, belge et néerlandais. Douze pays sont déjà affectés par cette contamination de millions d’œufs dans l’Union européenne.

Une enquête lancée chez tous les fabricants français

« Nous devons examiner en détail ce qui s’est passé »

La Belgique et les Pays-Bas, où la contamination s’est produite, sont mobilisés pour en trouver les responsables :  les enquêtes menées dans ces deux pays se sont accélérées jeudi, menant à l’arrestation de deux dirigeants d’une entreprise néerlandaise qui a vraisemblablement appliqué le produit dans des poulaillers, lors d’un traitement contre le pou rouge.

 « Nous devons examiner en détail ce qui s’est passé. Nous avons besoin d’une analyse complète de ce cas. Nous avons besoin que nos experts identifient où les problèmes ont pu surgir pour que nous soyions capables de nous asseoir et discuter de solutions et de la marche à poursuivre », a expliqué le commissaire.

Le commissaire a précisé avoir demandé, outre les mesures prises dans l’urgence par les Etats membres pour retirer les lots contaminés, que ceux-ci restent « vigilants » pour s’assurer que des produits interdits ne soient pas utilisés dans le traitement du pou rouge au sein des élevages de poules pondeuses.

 

Scandale des œufs contaminés: La Commission européenne organise une réunion de crise et convoque les pays touchés.
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 07:57

Comprendre Jean Piaget, le constructivisme, et le rapport à la Connaissance, qui implique le corps confronté aux faits. Cours d'une heure 45 par Jordan Peterson (Anglais)

https://www.youtube.com/watch?v=BQ4VSRg4e8w&sns=em

Comprendre Jean Piaget, le constructivisme, et le rapport à la Connaissance, qui implique le corps confronté aux faits. Cours d'une heure 45 par Jordan Peterson (Anglais).
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