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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 04:59

Feu vert pour un nouveau traitement anti-cancer.

Une nouvelle molécule mise au point par les laboratoires Merck cible les tumeurs elles-mêmes et non pas l’organe atteint.

L’agence du médicament américaine a donné son accord pour sa commercialisation.

L’agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a donné son feu vert mardi 23 mai à la mise sur le marché d’un premier anti-cancéreux, le Keytruda des laboratoires Merck, qui cible des tumeurs ayant un profil génétique spécifique et non pas l’organe atteint.

« Jusqu’à maintenant, la FDA approuvait des thérapies contre le cancer en fonction de l’organe touché initialement, comme par exemple le poumon ou le sein », a expliqué le Dr Richard Pazdur, directeur par intérim des produits hématologiques et oncologiques au centre d’évaluation des médicaments de la FDA.

« Nous avons désormais approuvé un traitement sur la base de bio-marqueurs de la tumeur et non de l’organe affecté », a-t-il ajouté.

Une solution pour ceux qui n’en avaient aucune Le Keytruda (pembrolizumab), une immunothérapie, est approuvé selon une procédure accélérée et peut être utilisé pour traiter des tumeurs chez les enfants comme chez les adultes qui sont inopérables et porteuses de traits génétiques particuliers détectables par des bio-marqueurs.

Ce traitement concerne aussi des malades atteints d’un cancer colorectal qui a continué de progresser après une chimiothérapie.

Les tumeurs ciblées par le Keytruda sont porteuses de caractéristiques génétiques dites MSI-H et dMMR.

Elles affectent fréquemment le colon, les tissus endométriaux (ovaires) et gastro-intestinaux.

Ces types de cancer touchent aussi les seins, la prostate, la vessie et la glande thyroïde, a précisé la FDA.

Neutraliser la protéine PD-1

La FDA approuve un médicament selon une procédure accélérée pour traiter des pathologies incurables contre lesquelles il n’y a pas d’alternative et si la nouvelle molécule s’est avérée suffisamment efficace dans des essais cliniques.

Le Keytruda appartient à une nouvelle classe d’anti-cancéreux qui neutralisent une protéine, dite PD-1, utilisée par les cellules tumorales, afin d’échapper aux attaques du système immunitaire.

Ce traitement avait déjà été approuvé par la FDA pour traiter plusieurs types de cancers comme le mélanome (tumeur agressive de la peau), le cancer avancé du poumon, de la tête et du cou et le lymphome de Hodgkin.

La FDA approuve la nouvelle immunothérapie du cancer: les anti-PD-1.
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 22:26

Pourquoi les médecins ont peur du directeur de cabinet de la ministre de la Santé

Par Catherine Le Borgne le 23-05-2017

Gilles de Margerie, qui vient du secteur assurantiel complémentaire, va diriger le cabinet d'Agnès Buzyn, la nouvelle ministre de la Santé.

Une nomination qui a fait flamber les réseaux sociaux, où l'on redoute qu'elle préfigure le démantèlement de la Sécurité sociale solidaire et la prise de pouvoir inéluctable des assurances privées.

La lune de miel entre les médecins et la nouvelle ministre de la Santé n'aura été que de très courte durée.

En fait, elle a commencé à sentir le roussi dès que les attributions des nouveaux ministres ont été annoncées et qu'on a su que Gérald Darmanin, jeune transfuge des Républicains, aura la haute main sur l'action et les comptes publics.

Et exercera donc sa tutelle sur la Sécurité sociale.

Et puis voilà qu'en fin de semaine dernière, commence à enfler le bruit de la nomination prochaine de Gilles de Margerie à la direction du cabinet de la ministre - ce qui se concrétisera demain mercredi.

Or, cet homme brillant (Ecole normale supérieure, agrégé de sciences sociales et ancien élève de l’ENA), avait commencé sa carrière en 1983 à l’Inspection générale des finances, informe L'Opinion.

Et occupait jusqu'à la nomination du nouveau gouvernement le poste de directeur général de Humanis, un institut de prévoyance qui fait notamment de la protection complémentaire santé et de la retraite collective*.

Il vient d'en démissionner et arrive avenue de Ségur.

Tout un symbole.

Alors comme ça, sous le masque avenant du nouveau président, se cacherait en fait le destructeur masqué de la Sécurité sociale née sous de Gaulle, et l'arrivée en fanfare du privé décomplexé dans le régime obligatoire ?

Immédiatement, cette interprétation a enflammé le forum d'egora.fr et les réseaux sociaux.

Les plaies du quinquennat écoulé "La société civile sur le devant et les inspecteurs de finance à la manœuvre", grince bob. "Revoilà donc déjà les mutuelles et autres groupes financiers… dommage, le rêve des jours meilleurs est donc fini", regrette e.libre, soutenu par JMBAD, qui voit immédiatement "les médecins libéraux aux mains des assureurs (…)", pour ne citer qu'eux.

Les fantômes des sombres arrière-pensées de Marisol Touraine, supportrice de la loi Leroux sur les réseaux de soins, ou mère de la loi de Santé, qui 'privatise' la Sécu, ont tôt fait de ressurgir.

Signe que les plaies du quinquennat écoulé sont loin d'être guéries dans le corps médical.

"C'est ce que nous redoutions en menant le mouvement contre la loi de Santé, confirme le Dr Jérôme Marty, le président de l'UFML, le désengagement de l'assurance maladie obligatoire et le pouvoir donné aux complémentaires."

Pour le leader de l'Union française pour une médecine libre, la configuration du nouveau ministère de la Santé est l'inverse opposée de la précédente.

"Marisol Touraine faisait avant tout des affaires sociales, et ne s'est investie que plus tard dans la santé", analyse-t-il.

Le Pr Buzyn, à l'inverse, semble se diriger vers un ministère de santé et santé publique, avec un directeur de cabinet "qui vient du monde des assurances" et s'investira dans l'économie et l'assurance maladie.

Le président "place des hommes à lui partout"

La crainte du Dr Marty ?

Que la promesse d'Emmanuel Macron d'un reste à charge zéro pour les prothèses dentaires, auditives et les lunettes d'ici à cinq ans, se traduise par "l'ouverture des frontières pour obtenir des meilleurs prix, du low cost et à terme des réseaux de soins qui, dans un deuxième temps, s'attaqueront aux médecins".

C'est en tout cas, ajoute-t-il, ce que demandent de gros organismes comme Malakoff Méderic, et ce qui est en train de se développer dans le privé, dans l'univers des cliniques "et dans l'illégalité, pour la prise en charge des prothèses de hanches notamment.

François Fillon proposait la mise en place d'une autorité de régulation, réunissant les assureurs obligatoires et privés, les professionnels et les patients, sur un cahier des charges, note-t-il.

Cela limitait les risques.

Là, il n'y a rien de tel alors il faut mieux faire de la prévention..."

"Un peu surpris", sans plus, Jean-Paul Hamon, le président de la FMF.

Il se contente d'observer simplement que "le nouveau président qui veut tout contrôler, place des hommes à lui partout".

Il a échoué à imposer le directeur de la CNAM, Nicolas Revel à la direction du cabinet du nouveau Premier ministre, mais, estime le président de la FMF,

"cela n'est pas bon signe pour l'avenir".

Le budget se décidera entre la direction de la CNAM, Bercy et, in fine, le président. La capacité de manœuvre d'Agnès Buzyn sera réduite."

Il redoute que les nouveaux arrivants se contentent de "gérer le déficit" de l'assurance maladie, sans réformer notre système de santé et ses "parcours de soins incontrôlables", sans initier une véritable "responsabilisation du patient par les remboursements, dès la prévention", comme cela se fait dans d'autres pays d'Europe, pour le dentaire notamment.

"Nous attendons un vrai programme", lance-t-il en espérant avoir personnellement le Pr Buzyn à son prochain congrès de Marseille, du 8 au 10 juin prochains.

Le président de MG France est, en revanche, assez stoïque.

"Notre interlocuteur, c'est Nicolas Revel, le directeur de la Cnam.

Mais nous avons également des discussions avec les régimes complémentaires", expose le Dr Claude Leicher, le président du syndicat.

Il voit "plutôt une main élyséenne" dans la nomination de ce directeur d'institut de prévoyance, "où la gestion est paritaire, comme la Sécurité sociale, avec des syndicats patronaux et salariés".

Il estime que Gilles de Margerie devrait plutôt s'investir "dans le champ des retraites, que le président s'est engagé à réformer, et de la protection complémentaire".

Pas de procès d'intention, donc.

"Le président a été banquier, le directeur de cabinet a eu un parcours particulier.

On imagine que ses compétences seront utiles."

En revanche, le Dr Leicher compte bien exposer à Gilles de Margerie la revendication du syndicat, toujours opposé au tiers payant obligatoire : supprimer le ticket modérateur, pour rendre les choses "beaucoup plus faciles".

"Il y a une place à trouver pour l'assurance maladie complémentaire" Lors de sa dernière assemblée générale, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a mandaté son président, Jean-Paul Ortiz, pour qu'il œuvre auprès des assureurs complémentaires, "pour envisager des relations permettant une meilleure prise en charge des soins couverts par l'assurance maladie obligatoire, tout particulièrement des compléments d'honoraires", mais également ouvrir d'autres champs, tels des actions de prévention, de développement de télémédecine, de certains enjeux de santé publique.

Le Dr Ortiz salue donc l'arrivée de Gilles de Margerie. "Il connaît bien le secteur, c'est plutôt une opportunité."

Regrettant, dans le passé, l'absence de débat sur les places respectives de l'assurance maladie obligatoire et des complémentaires, "problématique maladroitement posée par François Fillon", le président de la CSMF estime qu'il est temps de "mettre le débat sur la table. Il y a une place et une stratégie à trouver pour l'assurance maladie complémentaire", plaide-t-il. Il voit donc plutôt "d'un bon œil", l'arrivée d'un assureur au cabinet de la ministre de la Santé.

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 22:15

La consommation de produits bio bondit de près de 22% en 2016

Sur tous les produits bio consommés, 71% sont produits en France, car "quand les Français pensent bio ils pensent local", souligne le directeur de l'Agence Bio.

La consommation de produits bio des Français a bondi de 21,7% en 2016 à 7,1 milliards d'euros, en comptant la restauration.

Aujourd'hui, ce secteur représente 3,5% du marché alimentaire à domicile, selon l'Agence bio. Il est passé d'un peu moins d'un milliard d'euros en 1999, à 5,9 milliards en 2015 puis à 7,1 milliards en 2016.

"En 15 ans, le marché a été multiplié par sept", a souligne le directeur de l'Agence Bio, Florent Guhl, lors d'une conférence de presse ce mardi.

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 23/05/2017

La consommation de produits bio bondit de près de 22% en 2016.
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 21:58

Parkinson et Alzheimer : des tiques à l’origine de milliers de mauvais diagnostiques

Par Stéphane Parent

Les Canadiens ont découvert l’existence de cette maladie que depuis 3 à 5 ans alors que les autorités du Center for Disease Control aux États-Unis confirmaient qu’il y avait probablement eu des milliers d’erreurs de diagnostic.

Des deux côtés de la frontière, les médecins américains et canadiens ont par mégarde sous-évalué pendant des dizaines d’années la prévalence de la maladie de Lyme pendant des dizaines d’années.

Des patients que l’on croyait atteints de la sclérose en plaques, de la maladie d’Alzheimer, du syndrome de fatigue chronique ou de la maladie de Parkinson souffraient probablement de la maladie de Lyme dont les symptômes sont souvent semblables.

Plutôt que les quelque 30 000 cas déclarés annuellement, l’incidence réelle de la maladie se rapprocherait des 300 000 cas par année en Amérique du Nord.

La maladie de Lyme se répand toujours un peu plus au Canada

La maladie de Lyme est présente en ce moment au sud de la Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse ainsi qu’au Nouveau-Brunswick.

Au fur et à mesure que le climat change à travers le pays en raison du réchauffement climatique, la maladie de Lyme se répand.

En 2015, quelque 700 nouveaux cas ont été recensés par l’Agence de santé publique du Canada.

En 2009, l’Agence n’en dénombrait que 140. Les Canadiens pourraient s’attendre dans 10 ans a entre 10 mille et 20 mille nouveaux cas par an.

Le saviez-vous?

La maladie de Lyme est une maladie grave découverte en 1982.

À l’époque, l’infection avait causé plusieurs problèmes arthritiques chez des enfants de la ville de Lyme, au Connecticut.

La maladie entraîne aussi des complications cardiaques et neurologiques.

Les tiques sont petites, leur taille variant de celle d’une graine de pavot à celle d’un pois.

La taille de la tique varie selon son âge et selon qu’elle s’est ou non nourrie récemment.

La morsure est généralement indolore; vous pouvez donc ne pas savoir que vous avez été mordu.

La maladie de Lyme peut être transmise par une tique.

La maladie de Lyme peut être transmise par une tique.

© IS/iStock RCI avec les informations de Patrick Bergeron de Radio-Canada Sur le même thème

Parkinson et Alzheimer : des tiques à l’origine de milliers de mauvais diagnostiques Lyme en cause.
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 16:01

Quand Agnès Buzin disait la vérité vraie dans L’Humanité (lobbies, alcools et publicité)

 

Toujours relire ses classiques.

Le 1er décembre 2015 Agnès Buzyn, future ministre de la Santé (et des Solidarités) accordait un long entretien à L’Humanité (Alexandre Fache).

La présidente de l’Institut National du Cancer s’insurgeait alors contre le « détricotage de la loi Evin » : l’élargissement de la publicité pour l’alcool que les députés (majorité socialiste) venaient (officiellement contre l’avis du gouvernement) d’intégrer à la « loi de santé » alors portée par la socialiste Marisol Touraine.

Il faut relire aujourd’hui ce que la future ministre (sociale-démocrate) déclarait au quotidien (communiste).

Une lecture d’autant plus nécessaire que le nouveau président de la République n’a nullement caché, durant la campagne, son intérêt marque pour les vins français de grande qualité :

 « Alcool et santé publique : Emmanuel Macron a sacrifié au rite bachique et républicain ».

Agnès Buzin, réagissant à « l’assouplissement de la loi Evin » :

« C’est un échec grave pour la santé publique et une victoire des lobbies. Clairement, les industriels ont gagné cette bataille sur le front parlementaire, mais cela ne doit pas faire oublier combien l’alcool, consommé avec excès, peut être dangereux pour la santé. D’autant que la publicité dans ce domaine est redoutablement efficace : plus de pub, c’est une consommation qui va s’accroître, avec les conséquences que l’on sait. Or, la consommation moyenne des plus de 18 ans est déjà très haute en France, de l’ordre de trois verres d’alcool par jour.

Résister « en terrasse »

Nous étions alors peu après les attentats de Paris du 13 novembre.  

« Après les attentats, de nombreuses voix ont appelé à résister ‘’en terrasse’’, un verre à la main, observe L’Humanité. Est-ce plus difficile, dans ce contexte, de faire passer un message de prévention sur l’alcool ? »

« Non, parce que nous ne prônons pas l’abstinence, mais la raison. On n’a jamais dit qu’il ne fallait plus boire d’alcool en France. Quand, après les attentats, s’est fait sentir un besoin de réaffirmer notre culture, on ne s’est pas opposé à ce message. Ce que nous tentons de combattre, c’est l’excès d’alcool, ou la consommation quotidienne d’alcool, qui concernent beaucoup de Français et augmentent significativement les risques pour la santé. »

L’Humanité lui demande encore en quoi, précisément, le détricotage publicitaire de la loi Evin pose un problème de santé publique.

« La publicité est déjà très largement ouverte aux alcooliers et les limitations actuelles imposées par la loi Evin sont extrêmement réduites. Cet assouplissement fait tomber les dernières barrières et permettra demain le sponsoring d’émissions de télé par exemple. Or, encore une fois, des études ont montré que chaque euro dépensé en publicité par les alcooliers – et ils en dépensent déjà 460 millions d’euros par an ! – augmente automatiquement la consommation d’alcool : +1% des pubs sur l’alcool, c’est +0,15% de la consommation. C’est d’ailleurs l’objectif de ces publicité s: créer un besoin, qui va accroître la consommation. »

Tourisme et grands alcooliers.

Défendre les terroirs viticoles, les vins qui en sont issus et les vignerons qui les élaborent ?

« Franchement, il suffit d’ouvrir n’importe quel hebdomadaire ou supplément dédié à l’alcool, aux terroirs, au tourisme œnologique, pour s’apercevoir que la communication sur ces sujets n’est absolument pas bridée 1 Du moment qu’elles ne font pas l’apologie de la consommation mais qu’elles parlent du goût, de l’odeur, des savoir-faire, ces publicités sont déjà admises. Non, vraiment, on ne peut pas dire que les viticulteurs français soient en peine de communiquer sur leur métier et leurs produits.

« D’ailleurs, cet assouplissement de la loi Evin ne leur profitera pas à eux en premier, mais sans doute plus aux grands alcooliers internationaux, qui ont des moyens bien supérieurs pour investir dans la publicité. C’est donc la consommation de tous les alcools qui augmenterait avec cet assouplissement. On nous parle de relancer l’économie. Mais 500.000 morts en douze ans, plus les malades, les prises en charge, les médicaments, cela ne va pas faire faire des économies à la Sécurité sociale, ça c’est sûr ! »

Agnès Buzyn est aujourd’hui ministre des Solidarités et de la Santé.

A ce titre elle a le pouvoir et le devoir d’agir sur la publicité et les comptes de la Sécurité sociale.

Va-t-elle décider de retricoter la loi Evin ?

L’Humanité lui demandait, le 1er décembre 2015 si l’activisme des lobbies (qui trouvent des oreilles très attentives au Parlement ou à Bercy) était selon elle une fatalité.

« Si je pensais qu’il s’agissait d’une fatalité, j’aurais arrêté de me battre. Mais ce n’est pas le cas. »

Dont acte. Sera-t-elle la ministre de la réduction des risques ?

A demain

1 Dans son édition datée du 23 mai Le Monde publie, dans un « supplément vins », un entretien avec « l’écrivain-dandy » Frédéric Beigbeder.

On l’interroge notamment sur ses flacons.

Il répond : « Beaucoup de mes vins datent de 1999, l’année de naissance de ma fille. Pour l’instant, elle préfère le mojito. J’ai commencé comme ça aussi. Avec des cocktails. J’ai bu des trucs dégoûtants : du Malibu-ananas, de la vodka-orange, du whisky-Coca… De fil en aiguille, je suis allé vers le vin, mais je ne peux pas dire quel a été le -déclic. Le vin n’existe pas dans les boîtes de nuit ! Tu ne peux pas commander un Pontet-Canet au Montana. »

On l’interroge aussi sur le genre du vin : 

« J’ai remarqué que les femmes que j’ai connues aiment bien le champagne, alors que j’aime les alcools forts. Mais, avec ma femme, Lara, c’est agréable, on boit en couple – rires – Elle aime le vin. C’est elle qui décide. Au début, elle préférait le blanc de Bourgogne et elle vient progressivement au rouge. »

Boit-il chaque jour ? 

« Oui, je crois : que ce soit au restaurant ou chez moi, j’ouvre une bouteille. Comme dans tous mes livres, où je parle de vin. Je n’aime pas le baratin autour, mais c’est le mode de vie autour du vin que j’aime. C’est un carburant à conversation.

Après, pour séduire, il vaut mieux des alcools blancs que du vin rouge. C’est pour cela que toutes les femmes russes sont si belles. »

Quand le ministre de la santé Agnès Buzin disait la vérité vraie dans L’Humanité (lobbies, alcools et publicité).
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 07:38

Souffrances psychiques et maladies mentales

Quand l'inflammation monte au cerveau

Souffrances psychiques et maladies mentales  Quand l'inflammation monte au cerveau. Conference du Dr Albert Werckmann Psychiatre.
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 05:56

Le pari d'une agriculture sans pesticides

De l'agriculture durable à la permaculture, de nombreuses techniques agricoles permettent de ne pas utiliser de produits phytosanitaires.

L’agriculture basée sur la lutte chimique contre les ravageurs et autres « mauvaises herbes » expose les agriculteurs et in fine les consommateurs à des cocktails de substances particulièrement inquiétants.

L’agriculture basée sur la lutte chimique contre les ravageurs et autres « mauvaises herbes » expose les agriculteurs et in fine les consommateurs à des cocktails de substances particulièrement inquiétants.

Qu'y a-t-il de pire que d'avaler un pesticide ?

En consommer cinq à la fois !

C'est ce que les ONG Antidote Europe et Générations futures indiquaient dès 2012, à la suite de la publication de leur étude portant sur « l'effet cocktail » des pesticides.

L'agriculture basée sur la lutte chimique contre les ravageurs et autres « mauvaises herbes » expose les agriculteurs et, in fine, les consommateurs à des cocktails de substances particulièrement inquiétants, car ces dernières peuvent agir en synergie.

Faut-il continuer à tolérer ces produits comme un « mal nécessaire » ?

Est-il possible de s'en passer ?

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des stratégies alternatives.

La première solution réside de façon évidente dans le fait de manger des produits issus de l'agriculture biologique qui exclut l'usage de substances chimiques de synthèse et d'OGM.

Le marché du bio a d'ailleurs connu ces dernières années une forte croissance ; il atteignait 24 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans l'Union européenne en 2014 (dont 4,8 milliards pour la France).

Soulignons qu'il concerne aujourd'hui presque 6 % de la zone agricole totale de l'UE.

Le Danemark est le plus grand consommateur d'aliments bio au monde, qui représentent plus de 8 % de tous les aliments vendus dans ce pays.

Les principes de durabilité

D'autres solutions pour se passer des produits phytosanitaires impliquent l'utilisation d'une gamme de stratégies liées à l'agriculture durable.

Globalement, l'agriculture durable désigne l'application à l'agriculture des principes du développement durable ou « soutenable », tels qu'ils ont été définis par la communauté internationale à Rio de Janeiro en juin 1992 lors du Sommet de la Terre.

Il s'agit de mettre en place un système de production agricole qui puisse assurer une production pérenne de nourriture, en respectant les limites écologiques, économiques et sociales garantissant la maintenance de cette production dans le temps.

C'est ainsi le cas d'une agriculture qui protège au mieux la biodiversité, l'eau et les sols.

Des recettes anciennes Les mesures employées dans le cadre de cette agriculture sont aujourd'hui bien connues. Il y a, par exemple, les moyens biologiques, qui utilisent des organismes vivants pour prévenir ou réduire les dommages aux récoltes causés par des bioagresseurs (agents pathogènes, ravageurs, mauvaises herbes) ; il y a aussi le contrôle cultural, qui consiste à adapter le système de culture pour limiter les dommages causés par ces mêmes bioagresseurs.

La rotation des cultures, qui constitue la principale mesure prophylactique contre les maladies, et la biofumigation (basée sur la libération de molécules toxiques et volatiles lors de la dégradation de certaines plantes, principalement les crucifères) constituent d'autres méthodes de l'agriculture durable ; citons enfin la polyculture, qui consiste à cultiver plusieurs espèces de plantes au sein d'une même exploitation agricole.

En plus de ces méthodes, l'agriculture durable utilise des techniques qui relèvent de moyens physiques liés au travail du sol (moyens thermiques, électromagnétiques ou pneumatiques) ainsi que le désherbage mécanique (comme c'est le cas du binage du tournesol, par exemple).

Les villes aussi

Impossible de ne pas mentionner la permaculture, qui constitue un mode de production trouvant son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d'élevage soucieuses du respect des équilibres naturels.

Il faut souhaiter que ce souci de limiter les produits phytosanitaires puisse s'étendre jusqu'aux villes : pourquoi désherber tous les espaces urbains ?

Comme l'a montré une étude conduite par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, les citoyens, s'ils sont bien informés, se montrent tout à fait prêts à accepter la végétation spontanée.

On le voit, il s'agit de modifier notre perception de la nature et de redonner une place aux plantes, qualifiées souvent à tort de « mauvaises herbes ».

Or laisser l'herbe se développer entre les pavés, les pissenlits sur certaines pelouses est bien mieux que de contaminer le sol et les eaux avec des pesticides. *Virginie Martin est docteur en sciences politiques, HDR sciences de gestion, Kedge Business School, **André Ménache est docteur vétérinaire et conseiller scientifique d'Antidote Europe.

PAR VIRGINIE MARTIN* ET ANDRÉ MÉNACHE**,

THE CONVERSATION FRANCE

Publié le 21/05/2017 Le Point.fr

Le pari d'une agriculture sans pesticides .
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 05:33

"Fondée en 2014, InnovaTel Telepsychiatry a construit une plate-forme impressionnante pour fournir des services cliniques aux communautés mal desservies en tirant parti des technologies innovantes de téléconférence, de vidéo et de voix tout en améliorant les normes de pratique clinique.

En mettant l'accent sur un besoin créé par une pénurie de psychiatres dans les milieux communautaires de santé mentale, les zones rurales qui ont de la difficulté à recruter et à retenir des psychiatres qualifiés peuvent maintenant recevoir d'excellents soins.

L'équipe de gestion d'InnovaTel possède de nombreuses années d'expérience en tant que cliniciens et administrateurs de Behavioral Health.

Non seulement ce groupe est-il engagé dans une approche axée sur le rétablissement du traitement, mais son objectif est que chaque consommateur soit traité comme s'il s'agissait d'un membre de la famille - une notion presque éteinte dans le système de santé mentale primaire.

En participant à des séances dans le confort de leur propre foyer, les patients peuvent recevoir un traitement sans stress de déplacement ou de fermeture, des réunions en face à face dans des contextes cliniques.

Cette approche permet également aux praticiens d'augmenter leur productivité et d'avoir plus de disponibilité pour pratiquer la psychiatrie.

Dans notre interview avec Jon Evans et le Dr. Liberty Eberly, ils partageront comment les fondateurs d'InnovaTel ont réussi à croire à la viabilité du modèle de télépsychiatrie, ainsi que de véritables histoires de réussite des praticiens et des patients.

Où le futur conduira-t-il ce groupe aventureux, et d'autres comme eux?

Jon et le docteur Liberty pensent que la télépsychiatrie va non seulement révolutionner le domaine, mais la revitalisera au bénéfice de tous les acteurs concernés.

À PROPOS DE JONATHAN EVANS & DR. LIBERTÉ EBERLY Jonathan Evans, président et chef de la direction, associé fondateur d'InnovaTel, a été employé dans le domaine de la santé comportementale depuis plus de 30 ans.

Sa carrière a débuté à l'Institut Hamot pour la santé comportementale, où il a d'abord été employé dans le service des urgences, en fournissant des évaluations initiales pour les patients qui se présentent dans la salle d'urgence.

Au cours de son mandat à Hamot IBH, il a travaillé dans de nombreux ministères, y compris une intervention d'urgence / crise, un traitement ambulatoire, le Directeur du Centre de diagnostic et d'évaluation (DEC) et le Directeur de la Division des adultes, y compris la santé du comportement hospitalier, l'abus de substances et les unités gériatriques, le patient ambulatoire

Les services et les programmes d'hospitalisation partielle.

De plus, M. Evans a siégé à l'équipe de réadaptation des traumatismes.

I Jonathan a quitté Hamot IBH en 1993 pour devenir le président et chef de la direction fondateur de Safe Harbor Behavioral Health. Safe Harbor a été créé pour fournir des services ambulatoires intensifs aux patients atteints d'une maladie mentale grave et pour fournir des services d'intervention en cas de crise 24 heures sur 24 à toute personne du comté d'Erie.

Fondation d'InnovaTel Telepsychiatry . Les débuts de la télé-Psychiatrie.
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 05:14

Maladie de Lyme : un don de 4.850 €

Le docteur Raouf Ghozzi, président de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), dont la maladie de Lyme, a reçu dernièrement un chèque de 4.850 € de Didier Cubertafont, un professionnel de la forêt.

Le docteur Ghozzi est chef de service de médecine interne au centre médico-chirurgical des Hôpitaux de Lannemezan.

C'est à ce titre qu'il a reçu le don des travailleurs forestiers en présence de M. Van Meer, atteint de la maladie de Lyme, dans le cadre de son travail, et actuellement soigné dans le service lannemezanais.

Ce chèque représente le produit de la vente en France de 460 calendriers, et principalement en Savoie, par des travailleurs liés à la forêt, qui sont particulièrement exposés aux maladies vectorielles à tiques.

«Merci aux travailleurs forestiers pour cette initiative spontanée, s'est félicité le Dr Ghozzi.

En espérant que la reconnaissance de la complexité de la maladie de Lyme et des maladies associées soit à l'ordre du jour, grâce à la prise de conscience du ministère de la Santé.

Les travailleurs forestiers sont particulièrement concernés par cette maladie».

Lyme: le Dr Ghozzi reçoit un don des forestiers.

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/22/2579196-maladie-de-lyme-un-don-de-4-850-e.html

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:15

Déjà reconnue depuis plus de 2 000 ans par la médecine chinoise traditionnelle comme un remède puissant contre la fièvre et, depuis peu, contre la malaria, l’armoise annuelle (Artemisia Annua), est une plante aromatique aux qualités médicinales sans équivoque.

Récemment des études visant à utiliser la plante pour combattre les cellules cancéreuses se sont avérées très surprenantes.

Ainsi, selon une série d’études, l’artémisine, substance extraite de l’armoise annuelle et utilisée en herbologie chinoise depuis des siècles, réduirait les cellules cancéreuses du poumon jusqu’à 28%.

En la combinant avec du fer, cette plante incroyable tue 98% des cellules cancéreuses en seulement 16 heures.

Encore mieux; elle n’attaque sélectivement que les «mauvaises» cellules, sans affecter les tissus sains. “En général, nos résultats montrent que l’artémisine arrête le facteur de transcription ‘E2F1′ et intervient dans la destruction des cellules cancéreuses du poumon”, a-t-on indiqué dans la conclusion des recherches menées dans le laboratoire du cancer à l’Université de Californie.

Une autre étude, de l’Université de Washington, menée par les Drs Narenda Singh et Henry Lai, et jusqu’à présent, la plus vaste faite sur l’artémisine aux États-Unis démontre que l’artémisine, toujours combinée au fer, a fait ses preuves avec un taux de 75 % de destruction du cancer du sein après seulement 8 heures et de presque 100% de destruction en seulement 24 heures.

Les cellules cancéreuses ayant tendance à accumuler davantage de fer que les cellules normales afin de favoriser la division cellulaire, elles deviennent plus vulnérables à la combinaison artémisine – fer.

Enfin, de nombreuses autres expériences ont été menées jusqu’à présent et elles ont toutes prouvé que l’artémisine combiné avec le fer pouvait effectivement détruire le cancer chez différents organes (intestins, prostate, etc.).

L’armoise annuelle en infusion offrirait déjà une bonne protection contre différents cancers mais la version séchée pour réduite en poudre serait nettement plus efficace.

Le Dr Len Saputo qualifie l’artémisine de « bombe intelligente contre le cancer ».

Dans cette vidéo en anglais, le docteur Saputo présente comment «l’artémisine et des médicaments transportant du fer marqué d’artémisine pourraient être développés en de puissants médicaments anticancéreux ».

Video : https://youtu.be/_Or8xLOGBu8

L'artémisine : une plante anti paludéenne avec des propriétés anti-tumorales.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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