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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 15:40

Le profilage métabolique indique une déficience de la fonction pyruvate déshydrogénase dans l'encéphalopathie myalgique et/ou le syndrome de fatigue chronique

 


Øystein Fluge, 1 Olav Mella, 1,2 Ove Bruland, 1,3 Kristin Risa, 1 Sissel E. Dyrstad, 4 Kine Alme, 1 Ingrid G. Rekeland, 1 Dipak Sapkota, 1 Gro V. Røsland, 4 Alexander Fosså, 5 Irini Ktoridou-Valen, 1 Sigrid Lunde, 1 Kari Sørland, 1 Katarina Lien, 6 Ingrid Herder, 6 Hanne Thürmer, 7 Merete E. Gotaas, 8 Katarzyna A. Baranowska, 8 Louis MLJ Bohnen, 9 Christoph Schäfer, 9 Adrian McCann, 10 Kristian Sommerfelt, 11 Lars Helgeland, 12 Per M. Ueland, 2,10 Olav Dahl, 1,2 et Karl J. Tronstad4


Publié le 22 décembre 2016
 


L'encéphalopathie myalgique / le syndrome de fatigue chronique (ME / SFC) est une maladie débilitante d'étiologie inconnue, avec des symptômes distinctifs incluant un malaise postérieur et une mauvaise récupération.

 

Le dysfonctionnement métabolique est un facteur contributif plausible.

 

Nous avons émis l'hypothèse que des changements dans les acides aminés du sérum peuvent révéler des défauts spécifiques dans le métabolisme énergétique dans ME / CFS.

 

L'analyse chez 200 patients ME / SFC et 102 sujets sains a montré une réduction spécifique des acides aminés qui alimentent le métabolisme oxydatif via le cycle TCA, principalement chez les femmes ME / SFC.

 

Le sérum 3-méthylhistidine, marqueur du catabolisme endogène des protéines, a été significativement augmenté chez les hommes.

 

Le profil d'acides aminés suggère une altération fonctionnelle de la pyruvate déshydrogénase (PDH), supportée par une augmentation de l'expression de l'ARNm des PDH kinases inhibitrices 1, 2 et 4; Sirtuin 4; Et PPARδ dans les cellules mononucléaires du sang périphérique des deux sexes.

 

Les myoblastes cultivés en présence de sérum de patients atteints de ME / SFC sévère ont montré des adaptations métaboliques, y compris une augmentation de la respiration mitochondriale et une sécrétion excessive de lactate.

 

Les changements d'acides aminés ne pouvaient pas être expliqués par la gravité des symptômes, la durée de la maladie, l'âge, l'IMC ou le niveau d'activité physique chez les patients.

 

Ces résultats concordent avec la présentation clinique de ME / SFC, avec une production inadéquate d'ATP par phosphorylation oxydative et une production excessive de lactate par effort.
 


L'encéphalopathie myalgique et le syndrome de fatigue chronique sont une maladie mal connue d'une étiologie inconnue qui affecte 0,1% -0,2% de la population, selon les critères de consensus canadiens.

 

Par rapport à de nombreuses autres maladies chroniques, les patients atteints de ME / SFC ont une moindre qualité de vie, avec des implications majeures pour les patients et leurs familles et pour la société.

 

Des recherches récentes suggèrent que la ME / SFC est associée à des changements dans les processus fondamentaux du métabolisme énergétique.

 

Il est important de noter que de tels changements métaboliques peuvent découler de mécanismes de réponse physiologique dysrégulés qui peuvent être pertinents dans la ME / SFC, comme l'activation immunitaire, l'inflammation et la signalisation médiée par les récepteurs.

 

Cependant, il n'existe pas de données cohérentes indiquant un défaut métabolique commun qui pourrait expliquer les symptômes chez ces patients.

 

L'identification des mécanismes responsables est urgente pour comprendre la pathophysiologie de la maladie et pour le développement de stratégies cliniques pour diagnostiquer et traiter les patients.


Les principaux symptômes de la MME / SFC sont la fatigue, le malaise postérieur et le manque de restitution adéquate après repos ou sommeil, accompagnés de troubles cognitifs et d'hypersensibilité sensorielle, y compris la douleur.

 

L'intensité des symptômes est augmentée par l'effort.

 

Les patients souffrent fréquemment de symptômes supplémentaires attribués au système nerveux autonome ou au système cardiovasculaire, tels que des étourdissements et des palpitations, des mains et des pieds froids, perturbé la température corporelle perçue, la soif, l'intestin irritable et l'urgence urinaire.

 

Les symptômes immunitaires comprennent des maux de gorge récurrents et des ganglions lymphatiques tendres.

 

Dans plusieurs études, les patients ME / CFS ont démontré une capacité fonctionnelle réduite dans les tests cardiorespiratoires répétés par rapport aux témoins sains.

 

Ces observations suggèrent que l'intolérance systémique à l'effort dans le ME / SFC peut, au moins en partie, impliquer un passage à la glycolyse anaérobie, avec la production de lactate à un seuil de charge de travail significativement inférieur à celui observé chez les sujets sains. Des concentrations accrues de lactate ont été trouvées dans le liquide céphalo-rachidien des patients ME / SFC.

 

Toutefois, les anomalies de l'utilisation du glucose et de la production de lactate ne sont pas évidentes en raison d'analyses systématiques des échantillons de sang, peut-être parce que l'échantillonnage est effectué dans des conditions de repos sans exercice physique préalable.
Des modifications des concentrations sériques (ou plasmatiques) de certains acides aminés ont été rapportées chez des patients atteints de MME / SFC.

Une étude des niveaux d'acides aminés sériques dans 11 patients atteints du SFC et 10 témoins sains, utilisant la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire, a montré des niveaux significativement plus faibles des acides aminés glutamine (Gln) et ornithine chez les patients, indiquant une possible perturbation du métabolisme des acides aminés et de l'azote).

 

De plus, les mêmes auteurs ont trouvé des niveaux sériques de glutamate (Glu) et de phénylalanine (Phe) significativement réduits dans 34 femmes ME / SFC comparativement à 25 patients sains

 

 

http://insight.jci.org/articles/view/89376

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:32

Avantages pour la santé des méthylxanthines dans les maladies neurodégénératives.

Article de révision Oñatibia-Astibia A, et al. Mol Nutr Food Res. 2017.

Les Methylxanthines (MTXs) sont consommés par presque tout le monde dans presque toutes les régions du monde.

La caféine, la théophylline et la théobromine sont les membres les plus connus de cette famille de composés;

Elles sont présentes, entre autres, dans le café, le thé, le cacao, le yerba mate et les boissons au cola.

Les MTX sont facilement absorbées dans le tractus gastro-intestinal et sont capables de pénétrer dans le système nerveux central, où ils exercent des actions significatives de psychostimulant, qui sont plus évidents par l'ingestion aiguës.

Le café a été paradigmatique, car son utilisation a été interdite dans de nombreuses maladies, cependant, cette vision négative a radicalement changé;

La preuve montre que les méthylxanthines présentent des bienfaits pour la santé dans les maladies impliquant la mort cellulaire dans le système nerveux.

Cet article examine les données qui évaluent le potentiel préventif et même thérapeutique des MTX dans une variété de maladies neurodégénératives.

Les perspectives comprennent l'utilisation des MTX pour améliorer la compréhension de la pathophysiologie de la maladie d'Alzheimer (AD) et de la maladie de Parkinson (PD), et de l'utilisation de la fraction chimique de la méthylxanthine comme base pour le développement de médicaments nouveaux et plus efficaces .

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:12

Curieuse nouvelle pour cette Journée mondiale de la maladie de Parkinson : le mannitol, entrant dans la composition de chewing-gums sans sucre ou de certaines confiseries, pourrait devenir un traitement.

Du moins, des mouches (un bon modèle pour cette pathologie) présentant de sévères troubles moteurs ont retrouvé grâce à lui une locomotion presque normale.

En cette Journée mondiale de la maladie de Parkinson, vendredi 12 avril, il est opportun de rappeler que cette neurodégénérescence, la deuxième plus fréquente dans le monde, reste incurable.

Les patients, victimes de troubles moteurs, vivent un calvaire, et seuls leurs symptômes peuvent être atténués par des médicaments ou des techniques plus invasives comme la stimulation cérébrale profonde.

Comme la plupart des molécules testées se montrent inefficaces pour arrêter la progression de la maladie, les chercheurs en explorent de nouvelles, en espérant trouver la perle rare.

Des scientifiques de l’université de Tel Aviv pourraient être bien tombés sur elle.

Pourtant, ils n'ont pas chercher cette molécule très loin à l’aide d’outils informatiques surpuissants : ils sont allés la prendre dans les chewing-gums.

Une molécule presque biblique Le mannitol est une molécule originellement retrouvée dans le frêne à fleurs (Fraxinus ornus), surnommé aussi frêne à manne.

En effet, le sirop qu’on en extrait ressemblerait à la manne, la nourriture des Hébreux durant l’exode dans le désert, selon l’Ancien Testament ou le Coran.

Des bactéries, des champignons, des algues ou d’autres plantes le synthétisent également. L’Homme n’est pas capable de produire naturellement cet édulcorant, mais les chimistes en ont trouvé la recette.

Cette molécule sert souvent d’édulcorant dans les chewing-gums sans sucre ou certaines confiseries.

Le mannitol est aussi approuvé par certaines agences sanitaires pour éliminer les excès de liquide et faire baisser les pressions internes, notamment au niveau crânien.

Il est aussi en mesure de traverser la barrière hématoencéphalique, structure préservant le cerveau des toxines et des pathogènes.

La maladie de Parkinson apparaît suite à la destruction progressive des neurones de la substantia nigra (ou subtance noire), une structure cérébrale profonde, par l'agglomération d'alpha-synucléine mal conformée.

Le mannitol pourrait éviter cela.

Chaperonner l’alpha-synucléine par le mannitol

Le mannitol aurait aussi une autre propriété : il jouerait le rôle de chaperonne.

Dans les cellules, ces molécules s’assurent que les protéines naissantes sont bien formées et adoptent la conformation tridimensionnelle idoine, celle qui leurs confère leurs fonctions.

Une étape indispensable, car un défaut de conformation peut engendrer une maladie : c’est le cas de Parkinson.

En effet, dans cette neurodégénérescence, une protéine, l’alpha-synucléine, se forme mal et s’accumule dans les neurones d’une région du cerveau appelée substantia nigra, ce qui à terme détruit les cellules nerveuses et entraîne des troubles moteurs.

Les scientifiques ont voulu tester l’efficacité du mannitol pour empêcher la formation de ces agrégats d’alpha-synucléine, comme ils l’ont expliqué lors de la présentation de leur étude sur la mouche drosophile, à la conférence annuelle de la Genetics Society of America se tenant à Washington entre le 3 et 7 avril.

Ils ont décrit leur expérience, prouvant l’intérêt de la molécule et la nécessité de recherches complémentaires.

Des drosophiles guéries de la maladie de Parkinson Les drosophiles constituent un modèle animal de choix dans la maladie de Parkinson, car des mutations peuvent induire chez elle une pathologie similaire à la neurodégénérescence humaine.

Les auteurs ont testé les insectes sur leurs capacités de locomotion. Il s’agissait de comptabiliser le pourcentage de mouches capables de grimper 1 cm sur une surface verticale dans un temps de 18 secondes.

Les expérimentations ont été réalisées tous les jours pendant 27 jours.

Quelque 72 % des mouches normales réussissaient l’exercice, contre 38 % des drosophiles mutantes, preuve de la sévérité de leurs troubles moteurs.

Mais celles nourries à l’état larvaire par du mannitol atteignaient des scores presque normaux, puisque 70 % d’entre elles passaient le test avec succès.

Des analyses de coupes de cerveaux ont même révélé que malgré les mutations, les agrégats d’alpha-synucléine avaient diminué de 70 % par rapport aux drosophiles malades mais non traitées par le mannitol.

Or, entre aider des mouches mutantes à grimper sur une surface verticale et traiter la maladie de Parkinson, il reste un très long chemin à parcourir.

La prochaine étape consiste à évaluer les effets de l’édulcorant chez la souris.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:01

Les punaises de lit reviennent en force pour sucer notre sang la nuit.

Alors que les insecticides sont de moins en moins efficaces, une équipe de chercheurs américains propose une solution innovante : utiliser des feuilles de haricot.

Vous connaissez probablement le pou, la puce et la tique.

Mais avez-vous déjà entendu parler de la punaise de lit ?

Cet insecte parasite, qui partage notre quotidien depuis des milliers d’années, se cache discrètement dans nos matelas et sort la nuit pour se repaître de notre sang.

Sur cette vidéo on peut observer une punaise de lit emprisonnée dans une feuille de haricot.

Copier leur structure pourrait donner naissance à des matériaux contre ces nuisibles. © ucirvinews, YouTube

Après l’arrêt de l’utilisation d’insecticides nocifs pour la santé dans les années 1970, la punaise de lit, Cimex lectularius, a fait son grand retour.

De plus, l’augmentation du nombre de voyageurs lui a permis de se propager dans de nombreux pays.

Pour toutes les structures d’hébergement, ne jamais être infesté est maintenant devenu mission impossible.

D’autre part, ces vilaines bêtes sont de plus en plus résistantes aux insecticides, et leur éradication est donc difficile.

Dans une étude publiée dans le Journal of the Royal Society Interface, des chercheurs américains de l’université de Californie à Irvine proposent une nouvelle méthode originale pour se débarrasser de ce parasite : des feuilles de haricot !

L’idée leur est venue en observant la population des Balkans.

En effet, dans les pays de cette péninsule, les habitants utilisent une stratégie bien particulière pour se débarrasser de ces animaux nocturnes : ils recouvrent le sol autour de leur lit avec des feuilles de haricot.

Une astuce étonnante, mais qui fonctionne.

Les punaises de lit se retrouvent en effet prisonnières au cours de leurs excursions, et il ne reste plus qu’à brûler les feuilles le matin pour les exterminer définitivement.

La vidéo ci-dessus montre comment la punaise de lit se retrouve capturée.

Punaises de lit clouées sur des feuilles de haricot

Comment les punaises de lit sont-elles prises au piège dans les feuilles de haricot ?

Pour répondre à cette question, l’équipe de recherche a observé la fixation de l’insecte aux feuilles par microscopie électronique à balayage et par vidéo à haute résolution.

Les feuilles présentent en surface des appendices effilés appelés trichomes.

Ces derniers agissent comme des lames de couteaux et transpercent les pattes de ces parasites : ils sont alors littéralement cloués sur place.

Les feuilles de haricot pourraient théoriquement être utilisées comme remède contre les punaises de lit.

Cependant, elles ont tendance à sécher rapidement et leur utilisation prolongée n’est pas possible.

Les auteurs cherchent désormais à copier la structure de ces feuilles pour mettre au point un matériau aux propriétés similaires.

Hélas, leurs résultats n’ont rien donné pour le moment...

Les matériaux fabriqués ne fonctionnent pas aussi bien que la surface végétale.

Selon Michael Potter, participant à cette étude, « la nature est difficile à imiter, mais les bénéfices pourraient être énormes ».

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:57

Face à une invasion de punaises de lit, un protocole strict doit être mis en place pour s'en débarrasser.

Pascal Delaunay, entomologiste médical et parasitologue au CHU de Nice, explique à Futura les différentes étapes à suivre.

Bien connues avant la seconde guerre mondiale, les punaises de lit avaient cessé de hanter nos nuits dès les années 1950.

En effet, l’amélioration des conditions d’hygiène et l’apparition d’insecticides puissants avaient permis de les exterminer dans les pays développés.

C’était trop beau…

« Depuis la fin des années 1990, elles font leur grand retour, explique Pascal Delaunay.

La résistance aux insecticides autorisés pourrait expliquer cette recrudescence. » De plus, l’augmentation des flux de voyageurs leur a permis de migrer vers de nouveaux endroits par le biais des bagages.

On les trouve dorénavant dans de nombreux lieux de vie à travers le monde, comme les hôtels, les hôpitaux, les maisons de retraite et les écoles.

Selon le spécialiste, lors d’un séjour à risque, si vous avez été piqué durant votre sommeil, il est judicieux de laver les vêtements immédiatement après leur retrait de la valise.

Santé et punaises de lit Les punaises de lit sont des insectes parasites avides de sang humain.

Elles possèdent un appareil buccal conçu pour piquer et sucer le sang sous la peau.

Grâce à cette seringue, elles percent la peau et injectent un peu de salive contenant un anesthésiant et un anticoagulant qui fluidifie le sang. Et c’est parti pour le festin…

La punaise nous laisse alors un souvenir désagréable, de petits boutons rouges qui grattent. « Un dermatologue peut prescrire une crème cutanée qui soulage les démangeaisons », indique Pascal Delaunay.

Les punaises de lit peuvent prélever du sang contaminé par des agents infectieux.

Cependant, aucune donnée ne montre à ce jour qu’elles sont capables de les multiplier puis de les injecter dans une autre personne.

Le spécialiste insiste : « elles ne nous transmettent donc aucune maladie ». Six étapes essentielles pour se débarrasser des punaises de lit

N’importe quelle habitation peut être colonisée, et ce quel que soit son niveau d’hygiène.

Si cela arrive, il convient de suivre un procédé en cinq ou six étapes pour les exterminer, que Pascal Delaunay a détaillées.

« Il faut tout d’abord déterminer la nature de l’insecte piqueur », explique-t-il.

Car qui dit piqûres ne dit pas toujours punaises de lits. En effet, d’autres insectes se nourrissent sur nous : moustiques, puces, poux, etc.

Dans un deuxième temps, le spécialiste insiste sur le fait qu’il est primordial de connaître l’ampleur de l’invasion. « Le processus d’extermination sera différent en fonction du nombre de punaises présentes ».

Pour ce faire, une inspection des zones à risque (lits, matelas et rideaux) est nécessaire.

Sur cette image, on peut voir des restes d'œufs de punaises de lit.

Plus de doute possible, l’habitation est envahie par ces terribles insectes.

Selon Pascal Delaunay, la lutte mécanique, sans utilisation d’insecticide, est alors fortement conseillée pour diminuer au maximum le nombre de parasites.

Il faut cependant faire attention à ne pas les disperser en jetant ou en déplaçant les meubles.

Plusieurs solutions sont possibles : l’aspirateur (il faut ensuite nettoyer le conduit), le lavage à la machine à plus de 60 °C, le séchage au sèche-linge, le nettoyage à la vapeur ou encore la congélation à -20 °C ou moins.

Société de désinfection pour la lutte chimique

Pour les quelques punaises de lit encore présentes, des sociétés de désinfection peuvent procéder à la lutte chimique.

Selon le parasitologue, il est impératif que ces spécialistes viennent au moins deux fois, à 15 jours d’intervalle. « Cela permet d’éliminer les œufs, plus résistants aux insecticides, qui auraient pu éclore entre les deux interventions. » Une fois les luttes mécanique et chimique réalisées,

il convient de vérifier leur efficacité en étant attentif à l’apparition de nouvelles piqûres durant un mois.

Enfin, pour éviter une future infestation, les hébergements collectifs peuvent être restaurés en bouchant les fissures avec de la silicone par exemple.

Vous l’aurez compris, face aux punaises de lit, la lutte doit être sans merci, et une surveillance régulière doit être mise en place pour les lieux d’hébergement.

Des équipes de recherche travaillent sur le développement de nouveaux moyens de désinfection, par attraction hormonale par exemple.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:44

Le microbiome interagit avec les traitements en psychiatrie.

Les gens qui éprouvent un «boule dans l'estomac» en période de stress comprendront le lien entre l'intestin et l'humeur d'une personne.

Il existe maintenant des preuves scientifiques à l'appui de ce lien.

Une nouvelle étude fournit des preuves supplémentaires que le microbiome d'une personne (les micro-organismes trouvés dans une niche particulière et qui interagissent avec le corps) joue un rôle important dans la santé et la maladie.

Cette fois, la preuve pointe vers le bien-être psychologique, et plus spécifiquement l'humeur et l'équilibre mental.

La preuve vient du laboratoire du Dr Vicki Ellingrod. L'universitaire a entrepris des études sur la connexion entre le microbiote intestinal et les états d'humeur et d'anxiété.

Plus précisément, ce lien a été démontré à l'aide de rats. Pour la recherche, les rats de laboratoire ont été soumis à un stress chronique sur une période de sept semaines.

Pendant ce temps, la diversité des microorganismes intestinaux a été évaluée en utilisant des méthodes de sondes génétique.

On a constaté que, pendant la contrainte, la population de microorganismes diminue (à un rythme proportionnel à l'augmentation du stress). En outre, comme les populations microbiennes ont diminué le comportement des rats est modifié et ils ont commencé à montrer ce que les chercheurs ont décrit comme un comportement "désespoir-like".

Dans un second cycle de recherche, les microorganismes particuliers associés aux rats stressés ont été transférés dans un nouveau groupe de rongeurs qui n'avaient pas été soumis aux facteurs de stress.

Fait intéressant, ces rats ont commencé à démontrer des changements comportementaux similaires après seulement cinq jours. L'alternance suggère que la composition des microorganismes résidant dans l'intestin est reliée à des réponses de type stress.

Les tests effectués sur des êtres humains ayant des problèmes de santé mentale, tels que la dépression et le trouble bipolaire, suggèrent également une réduction de la diversité et de la population de microorganismes chez les personnes atteintes de telles conditions par rapport à la population générale.

Étant donné que certaines personnes souffrant de dépression, prennent des médicaments antidépresseurs, ce qui amène une prise de poids, ce changement de masse corporelle pourrait être attribuable à des changements dans le profil microbien.

L'implication de la recherche pointe vers une cure microbienne pour le stress impliquant l'utilisation d'un cocktail approprié de microbes vivants (un probiotique).

La recherche a été publiée dans la revue Neuropsychopharmacology.

L'étude de recherche est appelée «Communauté microbienne intestinale et les changements comportementaux dans un modèle de stress chronique doux de dépression chez les rats.

" Lire la suite:

http://www.digitaljournal.com/life/health/how-your-microbiome-may-affect-mental-illness/article/481969#ixzz4VcXb90dR

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:18

Le somnifère Stilnox bientôt classé comme stupéfiant

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le
 
A partir du 10 avril, les patients devront avoir une ordonnance sécurisée pour obtenir le somnifère Stilnox à base de zolpidem.

A partir du 10 avril, les patients devront avoir une ordonnance sécurisée pour obtenir le somnifère Stilnox à base de zolpidem.

REUTERS/Eric Gaillard

Ce puissant somnifère, qui va bientôt être classé comme stupéfiant, présente des risques de dépendance, d'abus et d'usage détourné. Dans trois mois, il faudra donc une ordonnance sécurisée pour se le voir délivrer.

C'est l'un des somnifères les plus populaires en France. Commercialisé notamment sous la marque Stilnox, le zolpidem devra bientôt être prescrit par une ordonnance sécurisée, selon un arrêté paru mardi au Journal officiel. Commercialisé depuis 1987 par Sanofi-Aventis, ce médicament présente en effet des risques de dépendance et fait l'objet de trafics. 

Dans 90 jours, les médicaments à base de zolpidem se verront ainsi appliquer "une partie de la réglementation des stupéfiants" en raison "d'un risque de pharmacodépendance, d'abus et d'usage détourné", indique l'arrêté en date du 7 janvier. 

Le zolpidem est indiqué dans le traitement des "troubles sévères du sommeil en cas d'insomnie occasionnelle ou transitoire". Avec 20 à 22 millions de boîtes prescrites par an en France, c'est le médicament "le plus couramment prescrit comme hypnotique" ou somnifère, a souligné l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). L'objectif, avec cette encadrement plus restrictif, est notamment de réduire le nombre de prescriptions. La durée de traitement, quant à elle, est déjà limitée à 28 jours.  

Une prescription beaucoup plus encadrée

A partir du 10 avril prochain, les médecins devront donc rédiger une "ordonnance sécurisée". Ce support spécifique comprend un filigrane pour empêcher les photocopies, indique "en toutes lettres" le nombre de comprimés et de prises prescrits, et comporte un encadré en bas à droite pour confirmer ce nombre.  

LIRE AUSSI >> Subutex: trafic sous ordonnance 

Par ailleurs, sauf mention expresse du médecin, une nouvelle ordonnance ne pourra pas être établie pendant la période déjà couverte par une précédente ordonnance. En revanche, le fait de devoir apporter l'ordonnance dans les trois jours à la pharmacie pour obtenir le traitement complet ne sera pas appliqué. Cette disposition est habituellement appliquée aux médicaments stupéfiants. 

A l'instar du Rohypnol, du Tranxène...

"On ne met pas le zolpidem sur la liste des stupéfiants, mais on lui applique une partie de la réglementation" de cette famille de médicaments, explique Nathalie Richard, directrice adjointe du pôle de l'ANSM, qui s'occupe notamment des médicaments stupéfiants et psychotropes. Cette procédure a déjà été utilisée pour d'autres médicaments qui faisaient l'objet de détournements, comme le Rohypnol ou le Tranxène, a-t-elle ajouté. 

LIRE AUSSI >> Xavier Duportet: "Les médicaments de demain seront faits sur mesure" 

Depuis 1993, l'ANSM a mené deux enquêtes sur le zolpidem qui ont mis en évidence des cas de pharmacodépendance. A la fois "chez des utilisateurs chroniques dans une utilisation thérapeutique, mais à doses élevées" et "chez des patients qui l'utilisent dans le cadre d'un mésusage ou d'un abus", à la recherche d'un effet autre que somnifère.  

Des utilisations dans un but de soumission chimique, c'est-à-dire comme la "drogue du violeur", ont également été rapportées. C'est pourquoi, dès 2011, la commission des stupéfiants et des psychotropes de l'ANSM avait proposé de prescrire le zolpidem sur ordonnance sécurisée. Quant à l'Organisation mondiale de la Santé, elle a inscrit depuis 2002 le zolpidem sur la liste des psychotropes, compte tenu de "la fréquence des abus et des dépendances".  

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 12:56

Pourquoi les chiffres de mortalité grippale sont incompréhensibles

La grippe est une tueuse, il n’y a aucun doute.

C’est une salope en plus, elle tue les plus faibles. Voilà c’est dit.

Mais combien ?

Chaque épidémie voit ressortir les chiffres les plus extravagants qui varient de 1 à 15, à tel point que même notre ministre de la santé n’ose plus en citer et parle maintenant de nombreux décès dus à la grippe.

C’est également le parti pris par le HSCP (Haut Conseil de la Santé Publique) qui fait le tour de force, dans son rapport sur la grippe et la vaccination de 2014, de ne citer aucun chiffre de mortalité de la grippe en France (avec quand même un chapitre qui s’intitule Données françaises sur la morbidité et la mortalité de la grippe saisonnière !).

Y-aurait-il anguille sous roche ?

La grippe tue-t-elle 18 300 personnes par an ?

Le chiffre qui circule le plus cette année c’est 18 300 morts, repris sans vergogne et sans vérification même par les titres de presse soit disant sérieux comme Le Monde : “Alors que l’épidémie de l’hiver 2015-2016 avait conduit à une surmortalité de 18 300 personnes, dont 90 % chez des plus de 65 ans…”

La relation de cause à effet est entendue : il y a une surmortalité saisonnière, et elle est due à l’épidémie.

Clarifions

Ce chiffre provient du bilan de l’épidémie 2014-2015 dressé par l’INVS :

L’estimation de la surmortalité toutes causes, extrapolée à l’échelle nationale, a été de 18 300 décès pendant l’épidémie de grippe.

L’excès de mortalité s’est concentré essentiellement chez les personnes âgées de plus de 65 ans et a touché l’ensemble des régions métropolitaines.

Il s’agit de l’excès de mortalité le plus élevé depuis l’hiver 2006-2007.

Une partie importante de ces décès, dont l’estimation est en cours, est due à la grippe. (quand c’est souligné c’est moi qui souligne)

Et du coup François Bourdillon, le Directeur de cet institut prend la plume dans un vibrant éditorial en faveur de la vaccination :

Le bilan de la mortalité de l’hiver 2014-2015 indique une surmortalité toutes causes de l’ordre de 18000 décès au cours de l’épidémie grippale, dont une large partie est probablement attribuable à la grippe. C’est considérable !

Considérablement probablement effectivement.

J’ai beau chercher, je ne trouve pas l’estimation promise plus haut.

Je trouve par contre dans le document à télécharger ici cette intéressante courbe (et cette intéressante phrase : Cet excès de mortalité est lié à la grippe et à d’autres facteurs hivernaux) :

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Voilà la notion essentielle : la surmortalité saisonnière toutes causes ou surmortalité hivernale dont on nous dit comme on peut sans le dire qu’elle est due à la grippe tout au moins probablement en grande partie, vous n'allez pas chipoter quand même.

Chipotons

Les épidémiologistes observent de longue date une surmortalité en hiver dans les villes aux USA et en Europe.

Elle peut-être exprimée comme le pourcentage au-delà de l’attendu (défini comme la mortalité moyenne au printemps et à l’automne) pour les mois de décembre à mars.

Dans un long article publié en collaboration avec l’INVS “La mortalité hivernale va-t-elle diminuer avec le changement climatique ?”, on est très loin d’établir le fait, si facilement repris par les médias que la grippe est la cause de cette surmortalité. Quelques extraits :

  • En janvier 2009, une augmentation significative de la mortalité a été observée chez les plus de 95 ans, et pourrait être en partie liée au froid et aux infections saisonnières
  •  
  • Les études sont descriptives et ne donnent pas d’informations quantitatives claires sur le rôle des températures basses comparé à celui des maladies infectieuses, ni sur les principaux facteurs de risque.
  •  
  • Une étude américaine s’est intéressée aux tendances du ratio de la mortalité hivernale à la mortalité estivale entre les années 1930 et les années 1990 [43]. Une baisse de ce ratio a été observée au milieu du siècle, suivie par une augmentation à partir des années 1970. Les auteurs font l’hypothèse que cette dernière augmentation pourrait être liée à une diminution de la mortalité due à la chaleur en été, compte tenu de l’augmentation de la prévalence de la climatisation au cours de cette saison.
  •  
  • L’interprétation de toutes ces associations statistiques serait facilitée s’il existait une bonne compréhension des mécanismes de l’effet hivernal saisonnier et/ou de l’effet des températures basses. En réalité, ces mécanismes ont fait l’objet de nombreux débats dans la littérature et deux théories s’opposent. La première suggère que les températures basses ont des effets directs sur le risque cardiovasculaire via un épaississement du sang et une augmentation des facteurs de coagulation, conduisant à des thromboses. De plus, les températures basses seraient associées à un air sec pouvant augmenter le potentiel infectieux d’organismes comme le virus de la grippe.  L’autre théorie émergente est que les maladies infectieuses, et particulièrement les infections respiratoires, sont élevées en hiver pour plusieurs raisons, et provoquent l’augmentation des inflammations et du risque cardiovasculaire. Il est certain que les infections respiratoires sont fréquentes en hiver, la grippe en étant l’exemple le plus frappant et le plus significatif…
  •  

Mais il est bon de ressortir ce chiffre chaque fois que l’on veut encourager les campagnes de vaccination comme dans ce document émis par le Ministère de la Santé en novembre 2015, destiné aux professionnels de la santé et dans lequel on appréciera la subtilité de la nuance dans la dernière partie de la phrase :

Si la mortalité attribuée à la grippe a globalement diminué au cours des dernières décennies, la saison grippale 2014- 2015 a été marquée par une surmortalité (18 300 décès supplémentaires), dont une partie peut être attribuée à la grippe.

Et un peu plus loin on précise :

D’après les estimations de l’Institut de veille sanitaire, la grippe saisonnière serait responsable en moyenne chaque année de 9 000 décès essentiellement chez les seules personnes âgées de 65 ans et plus.

Je résume : le chiffre de 18 300 qui fait peur n’est pas celui de la mortalité due à la grippe mais celui de la surmortalité hivernale en 2014-2015. On ne sait pas à ce jour quantifier ni préciser avec certitude les causes de la surmortalité hivernale.

La grippe tue-t-elle 9000 personnes par an ?

Bon on est parti de 18 300 clamés par les médias à 9000 clamé par l’INVS. Déjà on a baissé de moitié.

Alors je remet ma casquette de spéléologue et je m’empresse de rechercher sur le site de l’INVS d’où il vient ce chiffre.

Et là je tombe sur ce rapport qui essaye de calculer combien de morts on pourrait éviter si toutes les personnes à risque étaient vaccinées.

Pour ce faire bien entendu, il faut avoir un nombre de décès attribuables à la grippe.

Et voici, devant vos yeux esbaudis, comment l’INVS calcule ce chiffre (accrochez-vous un peu quand même) :

Décès attribuables à la grippe

Au cours des 9 années (2000- 2009) et pour chaque semaine civile d’étude (de la semaine 1 à la semaine 52), nous avons comparé le nombre moyen de décès toutes causes se produisant les années où la semaine d’étude était incluse dans l’épidémie de grippe et ce même nombre les années où la semaine d’étude ne l’était pas (tableau 1). Il a été supposé que la différence entre ces deux nombres était due à la grippe*. Nous avons additionné les différences hebdomadaires pour obtenir le nombre moyen annuel de décès attribuables à la grippe. *c’est moi qui souligne

L’INVS précise quand même :

Si d’autres épidémies suivent la même périodicité que la grippe saisonnière, notre estimation des décès attribuables à la grippe aura probablement été surestimée… Cela peut être le cas pour les maladies qui partagent les mêmes déterminants météorologiques que la grippe (infections à VRS, infarctus du myocarde…) (j’adore les 3 petits points qui évitent de faire une liste plus complète).

Pour autant pas de remise en question, pas de citation de l’article vu plus haut qui explique par A+B qu’on ne sait pas expliquer la surmortalité saisonnière.

Ils préfèrent citer deux autres études qui confortent leurs chiffres :

La première a donné des estimations de 7 670 décès annuels dans le groupe d’âge des personnes de 75 ans et plus, de 1980 à 1990. La seconde a estimé un nombre de décès s’élevant à 11 000 au cours des saisons où la grippe A(H3N2)** était dominante et à 1 370 décès les saisons où la grippe A(H3N2) ne l’était pas dans le groupe d’âge des 65 ans et plus, de 1997 à 2009. **pas de bol c’est le virus de l’épidémie en cours.

Je résume : On serait à une moyenne maximale de 9000 décès par an attribuables à la grippe, avec une majorité chez les plus de 65 ans, avec des plus et des moins selon le virus dominant de l’année. Ce chiffre est une estimation basée sur des suppositions. Mais c’est le chiffre officiel

La grippe tue-t-elle moins de 1000 personnes par an ?

Mais alors me direz-vous, pourquoi ne compte-t-on pas les décès dus à la grippe un par un ? Et bien il y a des gens qui le font.

Ils s’appellent le CépiDc et centralisent tous les décès et leurs causes en France à partir des motifs indiqués par les médecins sur les certificats de décès.

Et leurs statistiques sont publiques, on peut les trouver ici.

Là les chiffres sont d’un ordre de grandeur tout à fait différent. Pour vous éviter du travail j’ai été chercher ceux des dix dernières années connues :

2005988
2006117
2007232
2008288
2009488
2010124
2011317
2012754
2013684
2014317

moyenne = 431

Ces chiffres, je me répète, comptabilisent tous les certificats de décès sur lesquels le médecin a mis “grippe” comme cause de décès.

Point de supposition statistique ici.

Du comptage pur et dur.

Et le CépiDc comptabilise tous les certificats de décès. Il n’y en a point qui lui échappent.

Cela veut dire que sur les certificats de décès de tous ceux qui sont morts de la grippe pour l’INVS mais pas pour le CépiDc il n’y a pas marqué “grippe”.

Qu’y-a-t-il donc de marqué alors me demandera le lecteur attentif qui a réussi à tenir jusqu’ici ?

Comment se fait-il que des gens meurent de la grippe et qu’on inscrive une autre cause sur leur certificat de décès ? Et ce dans (9000 – 431)/9000 = 95% des cas !

A ben là j’en sais fichtrement rien. Infarctus ? Embolie pulmonaire ? syndrome de détresse respiratoire aiguë ? Pneumopathie aiguë communautaire ou pas ? Je vous laisse imaginer ce que vous voulez.

Voilà. Entre les 9000 de moyenne de l’INVS et les 431 de moyenne du CépiDc (j’oublie les 18200 de la presse) il y a un écart assez abyssal.

Tellement abyssal que même notre ministre de la santé n’ose plus poser un chiffre sur la table dans ses communiqués de presse.

Et ça peut paraître incroyable, mais en 2017 on ne sait pas combien de personnes tue la grippe. Mais au moins on a compris pourquoi les chiffres les plus variés circulent.

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 12:51

Epidémie de grippe : tous les soignants français bientôt obligés de se faire vacciner ?

 

Bonjour

Il a osé !

 

En marge des opérations récurrentes de communication de sa ministre le Pr Benoît Vallet, Directeur Général de la Santé, a soulevé une question essentielle de santé publique : celle de l’obligation de la vaccination annuelle des soignants contre la grippe saisonnière.

 

Le DGS s’est exprimé le 11 janvier au décours d’une conférence de presse consacrée à la gestion par les autorités sanitaires de l’actuelle épidémie.

Les termes de l’équation sont s’une simplicité pasteurienne : moins d’un tiers des soignants (médecins, infirmières, aides-soignantes) se font vacciner contre la grippe et ils sont, du fait de leur profession, les premiers agents contaminateurs de l’infection.

Une meilleure couverture vaccinale permettrait de réduire notablement la circulation des virus grippaux aux sein des populations les plus fragiles.

Or l’Etat peut contraindre les soignants à se faire vacciner, au nom de la santé publique et dans leur propre intérêt.

Cette obligation existe déjà aujourd’hui pour un certain nombre de vaccinations parmi lesquelles la très efficace (et toujours plus ou moins controversée) immunisation contre l’hépatite virale de type B.

Cabinet court-circuité

« L’annonce de M. Vallet a visiblement pris de court le cabinet de la ministre de la santé, Marisol Touraine, où l’on s’est contenté de rappeler que cette dernière doit prochainement présenter ‘’ les mesures qu’elle entend prendre pour renforcer la confiance dans la vaccination’’ » révèle Le Monde (François Béguin). 

Comment le cabinet d’un ministre de la Santé pourrait-il, sérieusement, être pris de court sur un sujet sanitaire aussi important et en pleine épidémie grippale ?

Faudrait-il voir ici un discret symptôme de tensions intra-ministérielles à l’approche d’échéances importantes ?

Marisol Touraine évoquera-t-elle la question lors de sa prise de parole dans la cour de l’Elysée ?

Nous sommes-là, très précisément, à l’articulation du politique et du sanitaire 1. Voici le cadre officiel :

« Bien que prévue par l’article L. 3111-4 comme une obligation vaccinale pour les professionnels de santé, l’obligation vaccinale contre la grippe a été suspendue par le décret n° 2006-1260 du 14 octobre 2006. Elle demeure toutefois fortement recommandée pour les professionnels concernés, en particulier pour les protéger des grippes saisonnières. »

Xavier Bertrand et Marisol Touraine

Le décret suspensif du 14 octobre 2006 avait été signé par Xavier Bertrand, ministre de la Santé et des Solidarités d’un gouvernement dirigé par Dominique de Villepin. « Santé et solidarités » qui, dix ans plus tard, demandera à Xavier Bertrand pourquoi il avait jugé utile de prendre une telle décision ?  Et, depuis cinq ans, pourquoi Marisol Touraine n’a-t-elle pas abrogé ce décret ?

Le Monde cite le Pr Bruno Lina, spécialiste de virologie et l’un des meilleurs spécialistes français de la lutte contre la grippe.

Il rappelle qu’aux Etats-Unis, la vaccination contre la grippe est obligatoire et figure dans le contrat de travail des personnes qui travaillent dans les structures de soins.

C’était trop simple : le nouveau président des Etats-Unis vient de faire un premier cadeau de poids aux militants anti-vaccinaux.

Donald Trump vient de nommer Robert F. Kennedy Jr , un anti-vaccinal, à la tête de la commission officielle en charge de la sécurité vaccinale.

Où l’on voit que certains responsables politiques tiennent certaines de leurs promesses.

Une question : que pensent des vaccins et de la vaccination MM Fillon, Macron et Mélenchon ?

1 Sur ce thème: « Grippe : il faut désormais obliger les soignants à se faire vacciner » Slate.fr, 12 janvier 2017

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 07:46

Cellectis a organisé le 1er dîner issu de l’édition du génome à New York

31 octobre 2016 – New York (N.Y.) –

Cellectis (Alternext: ALCLS; Nasdaq: CLLS), société biopharmaceutique spécialisée dans le développement d'immunothérapies fondées sur des cellules CAR-T ingénierées (UCART), annonce aujourd’hui que la Société, en collaboration avec sa filiale dédiée aux biotechnologies agricoles

Calyxt, a organisé le premier dîner à partir d’aliments issus de l’édition du génome. Le dîner qui s’est tenu le 20 octobre 2016 à New York a demandé six mois de préparation et de nombreux tests culinaires conduits par The Lab-Ducasse Conseil au cours desquels les ingrédients ont été préparés de différentes manières.

Parmi les invités figuraient des professeurs d’universités, des médecins, des journalistes, des célébrités, des entrepreneurs et des leaders d’opinion.

Ce repas, composé de six plats, comptait une variété d’aliments dont du soja à haute teneur en acide oléique et des pommes de terre issus de l’édition du genome.

Le dîner comprenait notamment : Burger de tofu et soja, Houmous de soja, daurade et citron, Gâteau de pommes de terre au four ou Soja, poisson mariné et caviar.

Calyxt s’appuie sur la technologie de pointe TALEN® pour développer des cultures plus saines en effectuant une délétion de l’ADN, sans jamais ajouter le moindre ADN étranger.

“Ce dîner – véritable repas du 21e siècle – marque une étape majeure à la fois pour Cellectis et Calyxt”, explique André Choulika, Président-directeur général de Cellectis et Président de Calyxt.

“C’est non seulement un moment historique pour les industries agro-alimentaires et biotechnologiques, mais également pour les citoyens du monde entier qui sont en quête de réponses face aux problèmes de santé de notre société.

Ce repas est un bon indicateur de comment l’édition du génome va transformer ce que nous mettrons dans nos assiettes dans un futur proche.”

“L’édition du génome a un énorme potentiel pour améliorer nos vies et notre alimentation tout en minimisant notre impact sur l’environnement via les aliments que nous produisons et consommons,” ajoute Federico Tripodi, Directeur général de Calyxt.

“Nous pensons que les aliments de qualité produits par Calyxt répondront aux enjeux du développement durable et du changement climatique, tout en apportant des éléments de réponse aux problèmes de notre société tels que l’obésité, le diabète ou encore le mauvais cholestérol.

Les possibilités sont infinies ; chaque jour, les consommateurs sont de plus en plus attentifs à leur alimentation, et nos produits seront développés pour répondre à leurs besoins.

Ce dîner représente une première étape en ce sens, avec pour mission de mettre en lumière l’impact positif que l’édition du génome aura sur la vie des consommateurs dans les mois et les années à venir.”

Les photos du dîner ainsi que le menu sont disponibles sur demande.

A propos de Cellectis

Cellectis est une entreprise biopharmaceutique spécialisée dans le développement d’immunothérapies fondées sur les cellules CAR T ingénierées (UCART).

Sa mission est de développer une nouvelle génération de traitement contre le cancer, grâce aux cellules T ingénierées.

Cellectis capitalise sur ses 16 ans d'expertise en ingénierie des génomes - s’appuyant sur ses outils phares les TALEN® et les méganucléases, et sur la technologie pionnière d’électroporation PulseAgile – afin de créer une nouvelle génération d’immunothérapies.

L’immunothérapie adoptive anti-cancer développée par Cellectis est fondée sur des cellules T allogéniques exprimant un récepteur antigénique chimérique (CAR).

Les technologies CAR sont conçues pour cibler des antigènes à la surface des cellules cancéreuses. Grâce à ses technologies pionnières d'ingénierie des génomes appliquées aux sciences de la vie, le groupe Cellectis a pour objectif de créer des produits innovants dans de multiples domaines ciblant plusieurs marchés.

Cellectis est cotée sur le marché Alternext (code : ALCLS) ainsi que sur le Nasdaq (code : CLLS).

A propos de Calyxt

Calyxt est une entreprise en pleine croissance qui s’appuie sur la technologie de pointe TALEN® pour développer des produits plus sains pour les consommateurs tout en aidant les agriculteurs et l’industrie agro-alimentaire à réduire leur impact sur l’environnement en particulier dans le contexte de changement climatique, marquant ainsi une nouvelle ère de l’agriculture.

Chez Calyxt, nous avons la conviction que les technologies agricoles peuvent avoir un véritable impact positif sur l’humanité et nous cherchons à mobiliser tous ceux qui partagent notre passion de l’alimentation et de l’agriculture.

Calyxt est implanté dans la région de Minneapolis-St.Paul (Minnesota, États-Unis) et est une filiale de Cellectis.

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