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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 17:36

AINS et infarctus du myocarde

Un article paru dans le BMJ en mai 2017 montre que la prise d’un anti-inflammatoire non stéroïdien, AINS, qu’il soit un inhibiteur des cyclo-oxygénases de type 1 ou de type 2, à doses thérapeutiques, augmente le risque d’infarctus du myocarde de 25 à 60 % et ceci dès la première semaine de  traitement.

Les AINS pris en compte dans cet article sont le célécoxib, Célébrex*, l’ibuprofène, le diclofénac, le naproxène (nombreux génériques) et le rofécoxib, non commercialisé en France.

Celui qui entraînerait le moins de risque d’infarctus du myocarde serait le célécoxib.

Pour tous les AINS le risque augmente avec la dose.

L’augmentation du risque d’infarctus du myocarde par la prise d’un AINS est évidemment à prendre en compte et incite à y renoncer quand c’est possible.

Tous les AINS, y compris le naproxène qui est considéré comme un des mieux tolérés sur le plan cardiovasculaire semblent concernés, voir ce qui est déjà dit dans Pharmacorama à propos du naproxène.  

 

Anti-inflammatoires AINS et infarctus du myocarde. DANGER.

Video

https://www.facebook.com/HealthRanger/videos/10154560722526316/

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 18:48

Prime pour mieux prescrire : de plus en plus de médecins concernés

L'Assurance-maladie a déboursé 376 millions d'euros pour la prime annuelle sur objectifs octroyée aux médecins qui respectent des indicateurs

Les médecins généralistes qui font des efforts pour mieux prescrire ont touché environ 6 200 euros dans le cadre de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP), a indiqué, lundi 27 avril, l'Assurance-maladie.

Le montant de cette prime annuelle, en vigueur depuis janvier 2012, et le nombre de ses bénéficiaires sont en hausse.

Professionnels de santé : qui manifestera dimanche ?

C'est le signe que les médecins libéraux volontaires qui touchent ce complément de revenus remplissent davantage les indicateurs de santé publique qui la conditionnent : prévention, prescription, vaccination, suivi des pathologies chroniques ou encore organisation du cabinet.

Au total, l'Assurance-maladie a déboursé 376 millions d'euros pour 2014 pour ce dispositif, une dépense en hausse par rapport à 2012 et 2013 (respectivement de 294,4 millions et 351,9 millions), ce qui traduit une « évolution positive des indicateurs de santé publique, d'efficience et de modernisation du cabinet ».

Quelque 89 000 médecins (toutes spécialités confondues) viennent de toucher 4 215 euros en moyenne au titre de l'année 2014.

La somme est plus rondelette pour les 51 526 généralistes concernés par le dispositif qui ont perçu 6 264 euros en moyenne (contre 5 774 euros en 2013).

Meilleur suivi des diabétiques

Le suivi est meilleur pour les diabétiques (plus de 3 millions de personnes), avec notamment la progression de 7,5 points sur la part des patients ayant réalisé un certain nombre de dosages sanguins (HbA1c).

Meilleure prescription

Le nombre de prescriptions d'antibiotiques aux patients adultes est en baisse, de même que celui de benzodiazépines (somnifères ou médicaments contre l'anxiété) pour les plus de 65 ans.

Quant à la progression de la prescription en génériques, elle est « spectaculaire », se réjouit Nicolas Revel, directeur de la Caisse nationale de l'assurance maladie, dans un entretien au Quotidien du Médecin.

Régression en dépistage et vaccination

Les résultats sont nettement moins bons pour le dépistage et la vaccination.

Les indicateurs sont en régression pour la part des patients de plus de 65 ans vaccinés contre la grippe (– 5,7 points) et pour celle des patientes ayant pratiqué un frottis au cours des trois dernières années (– 2,2). «

C'est préoccupant et nous devons agir. Cette réflexion dépasse le cadre de la ROSP », commente M. Revel.

« C'est de plus en plus difficile d'inciter les patients » à se vacciner contre la grippe ou à faire des dépistages pour le cancer du col de l'utérus, commente le président de MG-France (premier syndicat de généralistes),

Claude Leicher. Si « certains critères sont à discuter », d'autres à « rajouter, sur le tabac », M. Leicher salue toutefois dans la ROSP un dispositif qui a le mérite d'« améliorer le système de santé publique » tout en permettant de dégager des économies.

Quel avenir pour cette prime ?

Pour rendre le dispositif plus efficace, la Cour des comptes préconise de le rendre obligatoire et d'« introduire une solidarité entre les indicateurs pour que les résultats insuffisants viennent réduire la rémunération finale ».

Pas question pour les médecins de toucher à cette « rémunération complémentaire légitime et méritée » qui n'est « en aucun cas un 13e mois », selon M. Leicher, encore moins au moment où ils mènent la fronde pour obtenir des revalorisations tarifaires.

La question de l'évolution de cette prime « se posera dans la future convention médicale », en 2016, indique M. Revel, toutefois convaincu que la ROSP a « vocation à demeurer un élément central et durable de la rémunération des médecins ».

Prime pour mieux prescrire : de plus en plus de médecins chasseurs de prime concernés
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 09:48

Le système de soins français : classé 15eme meilleur au monde

Quel est le classement des systèmes de santé de 195 pays et régions ?

 

La revue The Lancet s’est risqué à répondre à cette question en proposant une nouvelle méthode de classement basée sur un indice, le HAQ (healthcare quality and access) [1].

 

Le HAQ est lui-même fondé sur l’analyse de la mortalité évitable basé sur un autre indice, le Global Burden of Disease (GBD), lui-même estimé à partir de 323 pathologies, 67 facteurs de risques et 1500 séquelles (http://www.healthdata.org/gbd/about/history).

 

Pour la présente étude, The Lancet s’est contenté de lister 32 causes de mortalité évitables entre 1990 et 2015 pour ces 195 pays. L’indice s’étale sur une échelle allant de 0 à 100.

Amélioration globale

 

Première conclusion, la qualité et l’accès au système de soins s’est globalement amélioré pour l’ensemble de ces 195 pays. Entre 1990 et 2015, le HAQ moyen est passé de 40,7 à 53,7.

Toutefois, l’écart semble se creuser entre les pays au HAQ le plus élevé et ceux au HAQ le plus bas.

 

Les progrès les plus importants ont été remportés par la Corée du Sud, la Turquie, le Pérou, la Chine, les Maldives.

 

Mais de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne ont enregistré, dans cette période, des contre-performances : la République démocratique du Congo, le Niger, la Zambie demeurent en 2015 dans le premier décile (score entre 0 et 10).

 

En revanche, le Cap-Vert, la Namibie, l’Afrique du Sud (5e décile, score entre 40 et 50), le Gabon, la Mauritanie (4e décile, score entre 30 et 40) ont grandement amélioré leur position.

 

L’Afrique n’est pas la seule à la traine dans le premier décile : on compte aussi des pays du continent asiatique comme l’Afghanistan, la Papouasie, le Pakistan.

 

À noter que la majeure partie de l’Europe, dont la France se situe dans le 10edécile (entre 90 et 100), tandis qu’une partie de l’Amérique du Nord est comprise dans le 9e décile (entre 80 et 90).

 

La France se situe à la 15e position entre l’Autriche et la Belgique, tandis que les États-Unis sont classés à la 35eposition.

 

La France est bonne élève en matière d’égalité et d’accès aux soins, mais médiocre pour tout ce qui a trait aux maladies nosocomiales et à la iatrogénie.

Les mieux classés échouent sur le traitement des cancers

 

Dans le premier quart des pays les mieux classés, une analyse pathologie par pathologie (sur les 32 maladies recensées) témoigne de disparités.

 

Si les résultats sont globalement bons pour les pathologies vaccinables (diphtérie, tétanos, rougeole, coqueluche), ils le sont moins en ce qui concerne les cancers, à l’exception des cancers du col de l’utérus.

Les résultats portant sur les troubles maternels dépassent le score de 90 (sur une échelle de 1 à 100), pour les pays du premier quart mais sont plus disparates pour les pays des 3e et 4e quarts (70 pour le Mexique, 33 pour le Nigeria, 43 pour le Laos).

 

On retrouve une grande disparité pour ce qui concerne des pathologies qui peuvent être soignés par une opération chirurgicale simple (appendicite, hernie). Chine, Turquie, Sri Lanka enregistrent de bons résultats, contrairement au Mexique, Indonésie, et Afrique du Sud.

 

Pour les pays situés dans le deuxième et troisième quart (avec un résultat de HAQ compris entre 25 et 75), les mauvais résultats concernent avant tout des ALD comme le diabète, l’hypertension artérielle, mais aussi des maladies infectieuses comme la tuberculose, les infections respiratoires, et les maladies diarrhéiques, ainsi que les troubles néonatals.

 

Les pays les moins bien classés (compris entre 0 et 25) enregistrent les résultats les plus bas pour les troubles néonatals et maternels, la tuberculose, les infections respiratoires, les maladies diarrhéiques. Alors que, dans ce dernier quart, nombre de pays affichent de bons résultats pour un certain nombre de cancers (Côte d’Ivoire, Inde, Djibouti, Zambie, Tanzanie).

 

De la même manière, dans ce même groupe, de nombreux pays enregistrent d’assez bons résultats dans le domaine des maladies évitables par la vaccination.

A contrario, presque tous ces pays présentent des résultats en dessous de 50 en matière de chirurgie simple (appendicite, hernie) ou de cas plus complexes (épilepsie, diabète, maladies chroniques).

Bond en avant

Si l’ensemble des pays en moyenne ont progressé entre 1990 et 2015, cinq pays ont fait un véritable bond en avant. Il s’agit de la Corée du Sud, dont l’indice socio-démographique (DSI) est élevé, la Turquie et le Pérou (SDI moyen), la Chine et les Maldives.

Parmi les pays les plus pauvres, le Laos et l’Éthiopie ont été ceux qui ont le plus progressé.

The Lancet essaie d’évaluer les performances des différents pays ou régions, en comparant la moyenne de leur indice HAQ avec le maximum observé, en fonction de la zone géographique et de l’indice socio-démographique (SDI).

 

En 2015, 52 pays ont atteint le plus haut niveau de HAQ.

 

En revanche, 62 autres pays sont très éloignés du maximum qu’ils auraient pu atteindre, au regard de situations géographiques et socio-démographiques comparables.

 

Ces pays à la traine sont localisés en Afrique sub-saharienne, Irak, Pakistan et Honduras.

En revanche, de nombreux pays d’Afrique centrale (Burundi, Rwanda, Comores) ont divisé par deux l’écart, entre 1990 et 2015, entre le niveau de développement de leur HAQ et le maximum observé dans la région, à développement comparable.

L’indice HAQ met par ailleurs en évidence une absence de corrélation entre le développement du système de soins et la mortalité observée pour certaines pathologies.

 

Ainsi, l’incidence des cancers du côlon, des testicules, de la peau n’est pas dépendante de l’indice HAQ, selon l’étude du Lancet. Cela peut revêtir différentes significations : des erreurs dans l’évaluation du système de soins, ou encore l’hétérogénéité des systèmes de soins selon les pathologies.

 

Par exemple, l’accès aux services d’oncologie peut être différent, meilleur que pour d’autres services.

 

Jean-Bernard Gervais

31 mai 2017

 

 

Les 10 premiers et 10 derniers pays

10 premiers pays

10 derniers pays

1 Andorre

186 République démocratique du Congo

2 Islande

187 Sud Soudan

3 Suisse

188 Guinée

4 Suède

189 HaÏti

5 Norvège

190 Erythrée

6 Autriche

191 Tchad

7 Finlande

192 Guinée-Bissau

8 Espagne

193 Somalie

9 Pays-Bas

194 Afghanistan

10 Luxembourg

195 République centrafricaine

 

Le système de soins français est classé 15eme au monde. Derrière Andorre classé N°1, et Luxembourg classé N° 10..
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 09:33

 

 

https://mail.google.com/mail/u/0/#inbox/15c5ee8a10a207d3?projector=1

Maladie de Lyme : épidémie ou psychose ? Vidéo. Replay . Avec le Pr Christian Perronne.
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 07:12

Danger du glyphosate : des députés recourent à la justice européenne pour obtenir la transparence

Par Jean-Pierre Stroobants Bruxelles, bureau européen

Quatre eurodéputés écologistes veulent contraindre l’Agence européenne de sécurité des aliments à rendre publiques les études sur lesquelles elle se fonde pour autoriser l’herbicide.

Quatre eurodéputés écologistes, dont la Française Michèle Rivasi, ont annoncé, jeudi 1er juin, qu’ils saisissaient la Cour de justice de l’Union européenne à propos du dossier du glyphosate, le principe actif du Roundup, le célèbre herbicide produit par la firme Monsanto.

Les élus interrogent les juges de Luxembourg sur la non-divulgation par l’Agence européenne de sécurité des aliments (l’EFSA) des études sur lesquelles elle s’est fondée pour conclure que le glyphosate n’était probablement pas nocif pour l’homme.

« Monsanto papers » :

la guerre du géant des pesticides contre la science L’Agence européenne des produits chimiques a, elle, refusé, en mars, de classer le produit comme cancérogène.

Or c’est sur cette base, entre autres, que la Commission européenne a relancé, le 16 mai, une procédure en vue d’autoriser à nouveau, et pour dix ans, l’herbicide. Une décision qui réjouit les organisations agricoles, inquiètes, affirment-elles, de l’effet d’une éventuelle interdiction sur « l’environnement et le changement climatique ».

Danger du glyphosate : des députés recourent à la justice européenne pour obtenir la transparence .
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 07:04

Les chercheurs de l’Hôpital Hadassah de Jérusalem ont transplanté des cellules pigmentaires de la rétine à partir de 5 cellules souches embryonnaires de ces personnes et les nouvelles cellules ont été absorbées dans la rétine, ce qui a empêché la perte de la vision.

Cette percée israélienne qui empêche la cécité chez les personnes âgées dans une expérience révolutionnaire, a été une réussite et les chercheurs ont réussi à prévenir la cécité chez les patients utilisant une transplantation de cellules souches embryonnaires.

Le professeur Benjamin Rubinoff de Hadassah a affirmé :

« Si nous implantons les cellules à un stade précoce de la maladie, nous pourrions être en mesure d’empêcher des millions de personnes âgées de perdre la vue. »

Cette dégénérescence rétinienne chez les personnes âgées est une maladie particulièrement répandue dans le monde occidental. 30 pour cent des adultes âgés de plus de 75 ans en souffrent, et 6 à 8 pour cent d’entre eux souffrent de la perte de vision totale.

Les cellules souches embryonnaires sont récoltées à partir d’embryons in vitro fécondés.

Ces cellules sont uniques parce que pendant la grossesse, ils sont ceux qui forment réellement le corps du fœtus, et ils peuvent servir de source de transplantation pour chaque cellule dans le corps humain.

Prof. Benjamin Reubinoff, directeur du Centre Hadassah pour Embryonic Stem Cell Research et un expert en obstétrique et gynécologie, et a fondé une société appelée Cellcure, qui met l’accent sur le développement de la transplantation de cellules souches embryonnaires chez les patients atteints de maladies incurables du système nerveux et des yeux.

Les chercheurs ont dû développer une culture des cellules souches embryonnaires qui ne contiennent que les cellules pigmentaires de la rétine et prouvent que ces cellules étaient sûres et efficaces dans des expériences chez des souris et des rats.

Après avoir obtenu l’approbation du Ministère de la Santé et de la Food and Drug Administration, il a été décidé de procéder à un essai chez les sujets humains.

Prof. Reubinoff et le professeur Eyal Banin, directeur du Centre des maladies rétiniennes Dégénérescence au Département d’ophtalmologie de Hadassah, ont commencé la réalisation chez cinq patients transplantés.

En utilisant l’imagerie, ils ont constaté que les cellules transplantées ont été absorbés avec succès dans la rétine. «

Ceci est une grande réussite pour nous. La vision des personnes âgées est restée stable et ne s’est pas détériorée », a expliqué le professeur Reubinoff.

« Si le traitement s’est avéré efficace, implanter les cellules à un stade précoce de la maladie empêche des millions de personnes âgées dans le monde de perdre la vue. »

Malgré le succès du processus, les chercheurs estiment qu’il faudra plus de temps pour que le traitement soit disponible à tous les patients.

« Nous devrons également prouver l’innocuité et l’efficacité avant de le rendre accessible à tout le monde », a conclu le professeur Reubinoff.

La transplantation de cellules souches permet à 5 patients israéliens de retrouver la vue.
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:58

Arrêt cardiaque : l'exploit du Samu de Paris

Le Samu 75 parvient à sauver des patients en arrêt cardiaque réfractaire grâce à la mise en place d'une circulation extracorporelle avant admission à l'hôpital.

Au musée du Louvre à Paris, une intervention du Samu 75 après un arrêt cardiaque réfractaire.

Au musée du Louvre, sous la verrière du Grand Palais, à la station de métro parisien Duroc, chez elles…

Des personnes en arrêt cardiaque opérées et ressuscitées grâce à la mise en place d'une circulation extracorporelle, c'est inimaginable !

Pourtant, c'est ce qu'est capable de faire aujourd'hui une équipe spécialisée du Samu de Paris afin de sauver des hommes et des femmes pour l'heure quasi condamnés à la mort. Jusqu'à présent,

il fallait être dans un service d'urgence, une unité de soins intensifs ou un bloc opératoire technologiquement très avancés pour bénéficier de la mise en place d'une assistance cardio-pulmonaire extracorporelle en cas d'arrêt cardiaque réfractaire à toute manœuvre de réanimation élémentaire (le massage cardiaque, l'injection de médicament).

L'équipe médicale tente de reconstituer en extérieur, ici au musée du Louvre, les conditions d'asepsie d'un bloc opératoire.

En France, environ 50 000 personnes décèdent chaque année d'un arrêt cardio-respiratoire spontané.

Cet accident se caractérise par une perte de conscience soudaine, avec une disparition de la respiration et du pouls.

Ce qui peut entraîner la mort en seulement quelques minutes.

Ces quelques instants entre les premiers signes de détresse et l'arrivée des secours sont précieux. Il s'agit d'alerter les secours, en composant le 15 (le Samu), le 18 (les pompiers) ou le 112 (le numéro d'appel des urgences partout en Europe), de masser, en appuyant fort, bras tendus au milieu de la poitrine et en relâchant environ 100 fois par minute, et éventuellement, si un défibrillateur automatique externe (DAE) est disponible à proximité, d'immédiatement l'apporter et ne pas hésiter à s'en servir.

Prise en charge « agressive »

Dans le métro parisien, la machine de circulation extracorporelle cardio-pulmonaire est la même que celle utilisée au bloc opératoire et en réanimation. Malheureusement, après 30 minutes d'une telle réanimation entreprise sur les lieux du malaise, la circulation sanguine ne reprend pas forcément.

C'est ce que les spécialistes appellent l'arrêt cardiaque réfractaire. Et aujourd'hui, seuls 5 % des victimes d'arrêt cardiaque réfractaire survivent, d'où l'importance d'une prise en charge précoce et adaptée.

Des équipes du Samu 75 et de l'hôpital européen Georges-Pompidou au sein de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), de l'université Paris-Descartes et de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) ont décidé de tester une prise en charge inédite et exceptionnelle de façon systématique, « agressive », disent-ils. 156 patients en arrêt cardiaque réfractaire, dans des endroits aussi divers que des lieux d'exposition, des gares, des supermarchés, des domiciles, ont subi cette stratégie thérapeutique intrusive, qui fait l'objet aujourd'hui d'une publication (1).

Autre ressuscitation dans un stade de la banlieue parisienne.

Ces personnes sont sélectionnées selon des critères très précis : elles présentent un espoir de récupération neurologique, elles ont donc bénéficié d'un massage cardiaque immédiat qui permet d'envoyer du sang et d'oxygéner le cerveau et les organes vitaux, même si le cœur ne fonctionne plus, et elles manifestent des signes de vie comme des mouvements, une respiration…

En cas d'indication d'une circulation extracorporelle, celle-ci doit être en place dans l'heure qui suit le malaise.

L'appareil de circulation extracorporelle mis en place se substitue au cœur défaillant et aux poumons du malade.

C'est ce type d'appareil, miniaturisé depuis plusieurs années, qui est quotidiennement utilisé pendant les opérations à cœur ouvert pour permettre au sang de circuler, aux poumons de respirer et au chirurgien d'exécuter ses gestes sur un organe au repos.

Une canule est posée dans la veine fémorale et aspire le sang, celui-ci passe dans une machine qui génère une pression et des échanges gazeux entre oxygène et gaz carbonique, pour jouer respectivement le rôle du cœur et des deux poumons.

Le sang est réinjecté dans l'organisme par une deuxième canule posée dans l'artère fémorale. “ Nous essayons de reconstituer un bloc opératoire „

Le concours des soldats de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris, comme ici dans les couloirs des transports en commun parisien, est déterminent. L'équipe spécialisée du Samu 75, localisée à l'hôpital Necker-Enfants malades, s'est longuement formée et entraînée avec des chirurgiens cardiaques sur des cadavres, des cochons et un simulateur avant de passer à l'acte, pour de vrai, à Paris, dans la petite et la grande couronne francilienne.

Son projet a été déposé et validé par le comité de protection des personnes de l'hôpital Necker.

Concrètement, des équipes du Samu ou de la BSPP appelées par des témoins absolument n'importe où essaient de réanimer une personne en arrêt cardiaque, et décident d'appeler l'équipe spécialisée « circulation extracorporelle extra-hospitalière » coordonnée par le Dr Lionel Lamhaut, anesthésiste-réanimateur et urgentiste.

Même procédure, réalisée cette fois dans un supermarché. « Nous arrivons dans notre propre véhicule, ou en hélicoptère, un médecin anesthésiste-réanimateur ou urgentiste, un aide-soignant chauffeur, une infirmière, raconte-t-il.

Pendant que la première équipe sur place poursuit la réanimation, nous vérifions les critères d'inclusion du patient.

Autant que possible, nous tentons de nous installer dans un endroit calme et pratique, et nous essayons de reconstituer un bloc opératoire : nous nous habillons en tenues stériles, nous disposons des champs opératoires autour du malade, nous le désinfectons.

Nous pratiquons nos incisions au niveau du pli de l'aine et nous posons nos deux cathéters, de la même façon qu'en réanimation, nous mettons en place un cathéter central.

Le cathéter veineux est monté jusqu'à l'intérieur de la partie droite du cœur, le cathéter artériel dans l'artère iliaque primitive, voire dans l'aorte abdominale.

La machine est branchée et se met en action. Le temps de pose moyen est de 14 minutes.

Entre le moment où nous arrivons et le moment où le patient est admis à l'hôpital, il se passe 2 à 3 heures ».

Les conditions d'intervention sont souvent acrobatiques, l'apport des pompiers pour forcer des passages au chalumeau, monter la grande échelle… et brancarder le patient est capital.

Avancée considérable

L'étude a commencé il y a 6 ans et a comparé deux stratégies.

De novembre 2011 à décembre 2014, 114 patients ont bénéficié d'une pose de circulation extracorporelle soit à leur arrivée à l'hôpital, soit sur le lieu du malaise cardiaque après 20 minutes de réanimation par la première équipe de secours.

La survie a été portée à 8 %.

Durant toute l'année 2015, l'équipe spécialisée est intervenue sur 42 personnes de moins de 70 ans en arrêt cardiaque avec massage immédiat par un témoin, puis la circulation extracorporelle a été posée sur place.

La survie a été portée à 29 %.

Une avancée considérable ! « Notre intervention sur place devient courante, se réjouit le Dr Lamhaut.

Nous pratiquons dorénavant la pose d'une circulation extracorporelle en préhospitalier au rythme de 60 à 80 personnes en arrêt cardiaque réfractaire par an en Île-de-France.

Nous étions la première équipe au monde à l'avoir fait de façon systématique.

Nous avons fait des petits.

Lyon, Madrid ont commencé. Bruxelles, Vienne, Londres, Melbourne devraient le faire. » L'arrêt cardiaque même réfractaire n'est plus forcément une fatalité.

Publié le 06/06/17

PAR JÉRÔME VINCENT

Source lepoint.fr

Arrêt cardiaque : l'exploit du Samu de Paris. En France, environ 50 000 personnes décèdent chaque année d'un arrêt cardio-respiratoire spontané.
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:27

https://m.youtube.com/watch?index=17&list=PLtw9iWxwfPldYIunR7lctt9-unraLFtRa&v=ol96H-DlaWA

Autisme: nouvelle approche par Marco Ruggieri. (Video en Anglais)
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:17

Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur

Eric Françonnet 21 avril 2017

Un jugement prononcé par le tribunal italien d’Ivrea (Nord), en date du 11 avril 2017 mais dont la sentence a été rendue publique jeudi 20 avril, vient de reconnaître une corrélation jugée indéniable entre la survenue d’un neurinome acoustique chez un homme âgé de 57 ans.

L’employeur de cette victime lui a imposée une utilisation frénétique de son portable évaluée à 3 et 4 heures par jour et de plus sur une longue durée : quinze années !

Cet homme recevra une indemnité de 500 euros par mois et à vie.

Le portable voit son image dévalorisée en raison de sa dangerosité.

Trop de fréquence d’appels sur portable et sur une trop longue durée aurait causé un neurinome de l’acoustique à un employé

La victime avait commencé à ressentir les symptômes de sa maladie en 2010 sous la forme d’une impression continuelle d’oreille bouchée avant que ne soit diagnostiqué un neurinome de l’acoustique (une tumeur au sein de l’oreille).

En effet, la baisse d’audition est le signe révélateur du neurinome de l’acoustique le plus fréquemment observé.

Il s’agit d’une surdité de perception aussi appelée neurosensorielle attestant avec une très forte probabilité de l’atteinte de l’oreille interne ou en l’occurrence du nerf auditif, unilatérale, dont l’évolution est progressive.

Un certain nombre de neurinomes peuvent néanmoins se révéler par une surdité d’installation brutale.

Entre autres symptômes, nous pouvons évoquer des acouphènes liés à la surdité ou isolés et pour conclure des vertiges.

Même si la tumeur était bénigne, le cinquantenaire italien a du subir une exérèse chirurgicale pour sauver son ouïe précieuse

L’exérèse chirurgicale ou plus familièrement ablation du nerf acoustique est une étape salvatrice auquel le patient affecté par une tumeur au final bénigne n’a pu échapper cependant.

Il existe 3 types d’exérèse à relever : rétrosigmoïde, sus-pétreuse et trans-labyrinthique.

Le patient a subi la première : cette voie d’abord neuro-chirurgicale permet théoriquement de préserver l’audition, ce qui a été le cas, à la grande joie de cet homme.

L’expert nommé par le juge a jaugé son préjudice corporel à hauteur de 23% et condamné l’Institut national d’assurance contre les accidents du travail (INAIL) à lui verser une indemnité à vie de 500 euros par mois.

Serait-ce la preuve que le portable, tout comme les ondes ionisantes, est bel et bien lui-même un justiciable et également cancérogène ? A voir…

Si le procès a statué dans le sens du potentiel cancérigène du portable en excès, l’unanimité n’est pas reine sur un tel sujet

Un grand nombre d’études ont été menées au cours des deux dernières décennies pour déterminer si les téléphones portables représentent un risque potentiel pour la santé.

À ce jour, il n’a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l’origine d’un effet des plus nocifs en termes de santé.

La communication répandue par portable s’opère par transmission d’ondes radio grâce à un réseau d’antennes fixes (stations de base).

Les ondes de radiofréquence ou champs électromagnétiques, contrairement aux radiations ionisantes telles que les rayons X ou les rayons gamma, ne peuvent rompre les liaisons chimiques des molécules ni causer d’ionisation dans le corps humain.

Des conseils de prévention sont à retenir : l’utilisation de kits « mains libres » et l’exposition réduite.

Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur.
Italie : le verdict inédit d’un tribunal établit un lien entre l’usage du portable et le développement d’une tumeur.
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 22:33

L'addiction aux écrans, maladie grave chez les enfants de 0 à 4 ans

Jean-Yves Nau — 06.06.2017 -

Des professionnels de la petite enfance lancent un cri d’alarme: avant 6 ans, la surexposition aux écrans nuirait gravement au développement cérébral.

Un lien avec des formes d'autisme pourrait être établi.

Pour l'heure, le ministère de la Santé se tait.

Une alerte sanitaire d’un nouveau type vient d’être lancée en France.

Elle concerne l’impact d’une surexposition aux écrans sur le développement cérébral des jeunes enfants.

Cette alerte sans précédent emprunte aujourd’hui des chemins de communication en périphérie des institutions officielles.

Ce fut tout d’abord une remarquable vidéo réalisée par le Dr Anne-Lise Ducanda, médecin de la Protection maternelle et infantile du département l’Essonne:

«Les écrans un danger pour les enfants de 0 à 4 ans».

Vingt-et-une minutes durant lesquelles le Dr Ducanda lance, calmement, pédagogiquement, une alerte essentielle. Une vidéo à partager, à diffuser, dans laquelle cette spécialiste fait part de son expérience et fait le lien avec les «troubles du spectre autistique» et les «troubles envahissant du développement».

Le Dr Ducanda s’est expliquée, mi-mai, dans les colonnes du Figaro.

«En 2003, 35 enfants en difficulté m’étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l’Essonne.

Depuis un an et demi, on m’en a déjà signalé 210 en grande difficulté.

Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas.

À force d’en voir, j’ai fini par faire le lien avec leur consommation d’écrans.

Et je ne parle pas d’enfants qui regardent la télévision une heure par jour!

La plupart de ceux qui me sont adressés passent au moins six heures par jour devant des écrans.

Les troubles sont plus graves qu’il y a quinze ans et disparaissent dans la majorité des cas quand les parents arrivent à “déconnecter” leurs enfants.»

« L’écran, c’est la tétine d’aujourd’hui. Pourquoi les parents se passeraient des écrans pour “calmer” leur enfant alors que personne ne les a mis en garde?

Ils sont rassurés, car leurs enfants ne regardent que des programmes qui leur sont destinés ou des petites applications dites “éducatives” pour apprendre les couleurs ou l’anglais.

Ils s’émerveillent de leur habileté et pensent que plus tôt on initie les bébés aux outils numériques, mieux ils seront armés pour le futur.»

Dans leur bulle

Dans le même temps plusieurs professionnels de la petite enfance contactaient le Dr Ducanda pour évoquer leurs propres observations et inquiétudes. Comme l’orthophoniste Carole Vanhoutte (Villejuif), cofondatrice de l’association Joue, pense, parle:

«Depuis quelques années, je vois des enfants dès l’âge de 3 ans avec moins d’une dizaine de mots à leur vocabulaire. Récemment, il y a eu un nouveau glissement avec l’arrivée de petits dès l’âge de 2 ans et demi qui ne sont pas du tout dans la communication.

Ils se comportent comme des enfants un peu “sauvages”, dans leur bulle, comme s’ils n’avaient pas eu l’habitude d’être en relation avec une autre personne.»

Puis il y a quelques jours, un collectif de professionnels de la petite enfance (médecins pédiatres, pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes) lançais un cri d’alarme dans les colonnes du Monde:

La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique.

«S’inquiéter de ce phénomène, alerter les parents et les pouvoirs publics?

Mais bien évidemment, a déclaré à Slate.fr le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions.

Nous savons que plus les premiers usages ou abus sont précoces plus les risques de dépendances sont au rendez-vous, qu’il s’agisse de l'alcool, du cannabis ou de la fréquentation des travailleuses du sexe…

D'autre part, la neuro-excitation incessante produite par ses écrans ne peut que “plisser” les cerveaux de façon durable.

Enfin, les écrans à la place des parents ou de la nounou ne peuvent que limiter le développement, l'apprentissage de l'altérité.

Il en va de même pour l'endormissement avec les mêmes films revus mille et une fois.

Comment développer une pensée libre quand elle est toujours occupée?

Le trop plein d’écrans chez les tout-petits façonnent un nouveau cerveau humain; un cerveau certes hyperconnecté mais un cerveau déshumanisé.»

Une salve de critiques

Le même phénomène est observé dans tous les autres pays et des campagnes de prévention commencent à se mettre en place.

En Allemagne, elles ont lieu dans les crèches pour inciter les parents à regarder leur bébé; à Taïwan, des amendes de 1.400 euros peuvent être imposées à un parent qui laisse son enfant de moins de 2 ans devant les écrans.

Pour l’heure, en dépit de l’ampleur des enjeux, les pouvoirs publics français n’ont étrangement pas réagi à la mobilisation des professionnels.

Seule la corrélation établie par le Dr Ducanda entre une surexposition précoce aux écrans et les «troubles du spectre autistique» a suscité des réactions vives et critiques de la part de certains scientifiques.

«Ces constats n’ont pas la même valeur que des études épidémiologiques.

Ce médecin de PMI est en contact avec une fraction de la population qui n’est pas forcément représentative et en tire des conclusions générales, a déclaré au Figaro Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS au sein du laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistiques.

Il ne faut pas oublier qu’une très forte exposition aux écrans est corrélée au niveau socio-économique des familles.

Il faut aussi prendre en compte les conditions de vie, la manière dont parents et enfants interagissent.

Quel est l’impact spécifique des écrans sur le développement?

C’est une question à laquelle il n’est pas si facile de répondre.»

Silence politique Certes, mais qui y répondra?

Pour leur part, le Dr Ducanda et ses confrères souhaitent le lancement de nouvelles études scientifiques qui pourraient valider sa piste d’un lien entre l’augmentation du nombre d’enfants diagnostiqués victimes de troubles du spectre autistique et l’omniprésence des écrans.

Dans l’attente, ils dénoncent la position de la vénérable Académie des sciences.

Dans un avis remis en 2013 au gouvernement, cette dernière vantait les mérites des écrans sur le développement sans s’inquiéter outre mesure des risques d’une surexposition précoce.

Quatre ans plus tard le gouvernement a changé.

Le Dr Ducanda et les professionnels inquiets estiment qu’il y a désormais urgence.

Selon eux, des campagnes nationales doivent être menées –en se préservant des conflits d’intérêts avec l’industrie du numérique et de l’audiovisuel.

On comprendrait mal qu’en écho aux priorités du président Macron sur la prévention Agnès Buzyn, nouvelle ministre des Solidarités et la Santé ne fasse pas de ce sujet une ardente priorité.

Jean-Yves NauJean-Yves Nau

Journaliste

L'addiction aux écrans, maladie grave chez les enfants de 0 à 4 ans.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Les ondes
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