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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 12:12

Essai clinique randomisé comparant 3 mg de mélatonine, 25 mg d'amitriptyline et un placebo pour la prévention de la migraine.

Essai contrôlé randomisé

Gonçalves AL, et al. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2016.

La mélatonine a été étudiée dans les troubles des maux de tête.

L'Amitriptyline est efficace pour la prévention de la migraine, mais son profil d'effets secondaires défavorables limite son utilisation.

MÉTHODES:

Une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo a été réalisée.

Les hommes et les femmes, âgés de 18 à 65 ans, souffrant de migraine avec ou sans aura, subissant 2 à 8 attaques par mois, ont été recrutés.

Après une phase initiale de 4 semaines, 196 participants ont été randomisés pour recevoir un placebo, 25 mg d'amitriptyline ou 3 mg de mélatonine et 178 ont pris un médicament à l'étude et ont été suivis pendant 3 mois (12 semaines).

Le résultat principal était le nombre de jours de migraines par mois au début de l'étude par rapport au mois dernier.

Les critères d'évaluation secondaires étaient le taux de réponse, l'intensité de la migraine, la durée et l'utilisation analgésique.

La tolérance a également été comparée entre les groupes.

RÉSULTATS:

La réduction moyenne de la fréquence des maux de tête était de 2,7 migraines dans le groupe mélatonine, de 2,2 pour l'amitriptyline et de 1,1 pour le placebo.

La mélatonine a significativement réduit la fréquence des céphalées par rapport au placebo (p = 0,009), mais pas à l'amitriptyline (p = 0,19).

La mélatonine était supérieure à l'amitriptyline dans le pourcentage de patients avec une réduction de plus de 50% de la fréquence de la migraine.

La mélatonine était mieux tolérée que l'amitriptyline.

La perte de poids a été trouvée dans le groupe de mélatonine, un léger gain de poids dans le placebo et significativement pour des utilisateurs d'amitriptyline.

CONCLUSIONS:

Mélatonine 3 mg est meilleur que le placebo pour la prévention de la migraine, plus tolérable que l'amitriptyline et aussi efficace que l'amitriptyline 25 mg.

Publié par le BMJ Publishing Group Limited.

PMID 27165014 [PubMed - indexé pour MEDLINE] PMCID PMC5036209

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5036209/

Mélatonine et Migraine Essai clinique.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Psychologie
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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 10:19

Trompe-l’oeil : onze vaccins sont obligatoires mais l’obligation vaccinale est supprimée.

C’est fait :  les modalités de l’extension de la vaccination obligatoire des enfants de moins de 18 mois viennent d’être présentées en conseil des ministres dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018.

Reste l’examen du texte par l’Assemblée nationale.

On imagine mal la majorité macroniste faire, ici, marche arrière.

On en connaît l’essentiel : tous les enfants qui naîtront après le 1er janvier 2018 devront recevoir, avant d’avoir atteint l’âge de 18 mois, onze vaccins pédiatriques : antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique (déjà obligatoires), et les vaccins jusqu’à présent recommandés, contre la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type B, l’hépatite virale B, les infections invasives à pneumonocoque, la méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons, la rubéole.

Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 65 % par l’assurance-maladie – à l’exception du ROR, remboursé à 100 %. Gratuité dans les centres publics de vaccination et les PMI. Surcoût pour l’assurance-maladie : 12 millions d’euros.

Avoir confiance

Obligation, donc. Officiellement aucune exemption n’est prévue, la clause évoquée fin 2016 à l’issue de la Concertation citoyenne ne résistant pas, selon le gouvernement, à l’analyse juridique. Reste l’argument qui avait été avancé par le Pr Alain Fischer et le Comité d’orientation de cette concertation citoyenne : comment pouvoir être certain de l’acceptabilité d’une mesure qui, sur un sujet à ce point sensible, consisterait à étendre le statut obligatoire à de nouveaux vaccins sans aucune possibilité de s’y soustraire.

Réponse, difficilement compréhensible de la ministre Agnès Buzyn :  « L’objectif n’est pas de sanctionner, mais de rendre la confiance dans les vaccins ».

Comment se sortir d’un tel casse-tête ? Comment prévenir les immanquables conflits médiatisés autour des enfants qui, parce que non vaccinés, resteraient à la porte des crèches et des maternelles ?

Il suffisait d’un peu d’imagination.

« La justification de la vaccination des enfants nés en 2018 devra être fournie à partir du 1er juin 2018 pour toute admission ou maintien en collectivité, résume Le Quotidien du Médecin (Coline Garré).

En contrepoint de ce principe d’exigibilité, aucune sanction supplémentaire n’est introduite ; les sanctions du code de santé publique relatives au non-respect de l’obligation vaccinale sont même supprimées, car redondantes avec l’infraction générale prévue dans le Code pénal : jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les titulaires de l’autorité parentale qui ne protègent pas leur enfant.

Contraindre sans punir ?

« Ce n’était juridiquement pas tenable » a expliqué Agnès Buzyn, fin septembre, sur RMC-BFMTV. La ministre des Solidarités et de la Santé a aussi ajouté :

« Il n’y aura pas de sanction pénale. Par contre il existe une mesure générale concernant la protection des enfants. C’est la loi : les parents sont censés protéger leurs enfants.

Pénalement, légalement, un enfant pourra se retourner un jour contre ses parents parce qu’il a un handicap, parce qu’il n’a pas été vacciné, amputé par exemple à la suite d’une septicémie à pneumocoque.

Et là les parents pourront être condamnés à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. »

Attendre, pour l’exemple, que des enfants amputés se retournent contre leurs parents inconséquents ?

Que penser de cette trouvaille de l’exécutif ?

N’est-ce pas là une obligation en trompe l’œil dont se joueront tous les parents opposés à la vaccination dans son ensemble ou à quelques vaccins tenus pour être « dangereux » ?

Où l’on revient à l’équation de départ : comment contraindre sans punir ? Sans prévoir de solides sanctions dissuasives ?

« Ces obligations pourront être levées lorsque les couvertures vaccinales appropriées seront atteintes et que la levée de l’obligation ne risquera pas d’entraîner une baisse des vaccinations », peut-on lire dans l’exposé du projet de loi. 

Prudent le gouvernement ne fait, ici, aucune prophétie.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 07:08

Traitement multicentrique du cancer impliquant le virus de la maladie de Newcastle oncolytique, les cellules immunitaires autologues et les anticorps bi-spécifiques.

Schirrmacher V, et al. Oncol avant. 2014.

Cet article se concentre sur le virus oncolytique de la maladie de Newcastle (NDV).

Cet article résume (i) les particularités de ce virus en tant qu'agent anticancéreux et immunostimulant et (ii) les approches pour mieux exploiter ce virus en tant que vecteur de lutte contre le cancer.

Un accent particulier est mis sur la combinaison de la thérapie par le virus avec la thérapie cellulaire et sur l'amélioration du ciblage des tumeurs.

La revue inclura certains des travaux des auteurs sur le NDV, les anticorps bi-spécifiques et la thérapie cellulaire comme éléments constitutifs d'une nouvelle perspective de la thérapie du cancer multimodale.

La large réactivation immunitaire anti-tumorale comprend des activités innées et adaptatives, spécifiques de l'antigène tumoral (TA) et indépendantes de TA.

PMID 25309868 [PubMed] PMCID PMC4160967

Article :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4160967/

Traitement multicentrique du cancer impliquant le virus de la maladie de Newcastle oncolytique, les cellules immunitaires autologues et les anticorps bi-spécifiques.
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 08:31

Gaz d'échappement des voitures, bus, motos, cheminées d'usines...

Sur le chemin de l'école, les polluants rencontrés peuvent être nombreux.

Quels effets ont-ils sur le cerveau des enfants ?

Pour la première fois, une équipe de chercheurs s'est penchée sur cette question.

L'Institut pour la santé de Barcelone (isGlobal) a suivi pendant un an 1.200 enfants âgés de 7 à 10 ans et inscrits dans 39 écoles.

Publiée dans Environmental Pollution, son étude met en évidence une association entre l'exposition à des particules fines et une baisse de la mémoire de travail chez ces enfants.

Un ralentissement de la croissance de la mémoire de travail de 4 à 5 %

Pendant un an, les chercheurs ont relevé à quatre reprises les niveaux de deux polluants de l'air : les oxydes d'azote et les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (les PM2,5).

Parmi ces particules, l'on trouve le carbone suie, constitué de carbone (dont la couleur noire absorbe le rayonnement lumineux) et rejeté par les moteurs diesel essentiellement.

En parallèle, les scientifiques ont fait passer des tests de mémoire et d'attention aux enfants.

"L'analyse des résultats révèle que l'exposition aux PM2,5, en particulier au carbone suie, est associée au ralentissement de la croissance de la mémoire de travail de l'enfant de 4 à 5 %", résume Mar Álvarez-Pedrerol, principal auteur de l'étude, dans un communiqué.

Un lien qui n'a pas été retrouvé pour les oxydes d'azote. La mémoire de travail, de court terme, permet de gérer les activités de la vie courante en partant d'informations stockées temporairement (de quelques secondes à quelques minutes).

Selon cette étude, les garçons sont plus sensibles aux PM2,5 que les filles, mais les chercheurs ignorent pour l'instant pourquoi.

Il ne s'agit d'ailleurs pour le moment que d'une corrélation, aucun lien de cause à effet n'ayant encore été prouvé.

"Des études toxicologiques et expérimentales menées précédemment ont déjà montré que des expositions à court terme à des concentrations très élevées de polluants peuvent avoir des impacts lourds sur la santé, en particulier chez les enfants, en raison de leur capacité pulmonaire plus faible et de leur fréquence respiratoire plus élevée", explique Mar Álvarez-Pedrerol.

Marcher pour aller à l'école reste bon pour la santé Mais les chercheurs ne veulent pas que les parents se méprennent sur la conclusion à tirer de leurs travaux.

"Nous ne voulons surtout pas donner l'impression que marcher pour se rendre à l'école est mauvais pour la santé des enfants, car l'inverse est vrai : aller à l'école à pied ou à vélo apporte des bénéfices qui dépassent largement l’impact négatif de la pollution", précise Jordi Sunyer, co-auteur de l’étude.

Des études précédentes ont montré que faire du vélo dans une agglomération reste bénéfique.

De plus, les enfants qui vont à l'école en voiture ou en transports en commun ne sont pas protégés de cette pollution, qui rentre dans les véhicules.

"La solution est la même pour tout le monde : il faut moins utiliser nos voitures pour emmener les enfants à l’école et promouvoir des transports scolaires moins polluants", conclut Mar Álvarez-Pedrerol.

La pollution affecte la mémoire des enfants.
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 08:06

Une étude chez la souris montre que les polyphénols du thé vert et du thé noir favorisent la perte de poids en modifiant la composition de la flore intestinale.

Une découverte inédite pour le thé noir, qui est le thé le plus consommé en France. Le thé vert est souvent cité pour ses atouts minceur.

Et le thé noir ?

Thé vert et thé noir ne possèdent pas les mêmes molécules ; ils diffèrent notamment au niveau de leurs polyphénols.

Ceux du thé noir sont trop grands pour être absorbés par l’intestin grêle.

Ils pourraient agir sur la flore intestinale et donc sur le poids, car celle-ci est impliquée dans l’obésité.

Dans cette étude de l’université de Californie (Los Angeles), des souris ont suivi quatre régimes alimentaires différents : un régime faible en graisses et riche en sucre, un régime riche en graisse et en sucre ou un régime riche en graisse et en sucre complémenté en extraits de thé vert ou noir (0,25 %).

Les résultats paraissent dans la revue European Journal of Nutrition.

Au bout de quatre semaines, le poids des souris qui ont eu du thé vert ou noir a rejoint celui des souris qui avaient un régime pauvre en graisses ; pourtant celles qui prenaient du thé suivaient un régime riche en graisses et en sucre.

Les chercheurs ont aussi analysé la flore intestinale des souris.

Chez celles qui avaient eu des extraits de thé, il y avait moins de bactéries associées à l’obésité et plus de bactéries associées avec un poids normal : les régimes qui contenaient des extraits de thé conduisaient à une diminution des bactéries Firmicutes et une augmentation de Bacteroidetes.

La flore intestinale joue un rôle important dans la santé et les maladies liées à l’obésité comme le diabète.

Le thé noir modifie la composition de la flore intestinale Cependant, seules les souris qui ont eu du thé noir avaient une augmentation de bactéries appelées Pseudobutyrivibrio.

Le thé noir augmentait aussi la formation d’acides gras à chaîne courte (AGCC) dans l’intestin.

Les bactéries Pseudobutyrivibrio possèdent une activité enzymatique qui contribue à la formation des AGCC.

La fermentation des polysaccharides en AGCC est l’un des mécanismes qui peuvent expliquer comment des changements du microbiote intestinal peuvent avoir un impact sur la prise de poids.

Les chercheurs ont donc montré que le thé noir pourrait favoriser la perte de poids en modifiant la composition de la flore intestinale.

Ces nouveaux résultats démontrent que les polyphénols du thé noir, qui sont trop grands pour être absorbés par l’intestin grêle, stimulent la croissance des bactéries intestinales et la formation d’AGCC.

Dans un communiqué, Susanne Henning, auteure de ces travaux, a expliqué : « nos nouveaux résultats suggèrent que le thé noir, grâce à un mécanisme spécifique à travers le microbiome intestinal, peut également contribuer à une bonne santé et à une perte de poids chez les humains ».

Elle ajoute que « les résultats suggèrent que les thés verts et noirs sont des prébiotiques, des substances qui induisent la croissance des bons microorganismes qui contribuent au bien-être d'une personne ».

Le thé contre les problèmes de poids Article de ADIT Japon publié le 13 août 2004

Des chercheurs du Laboratoire de recherche sur les aliments santé de la Kao Corporation viennent de montrer que les catéchines apportées par la consommation de thé permettaient de réduire significativement la masse corporelle, l'IMC, la masse de graisse corporelle ainsi que la région de graisse abdominale sur des sujets consommant régulièrement ces molécules pendant 12 semaines.

Les chercheurs ont réussi à montrer chez la souris que les catéchines de thé activaient la beta-oydation (oxydation mitochondriale des acides gras) et l'expression d'ARNm codant pour les enzymes de la beta-oydation dans le foie. Ces résultats confirment que l'ingestion de catéchines provoque une accélération de l'oxydation des lipides et une augmentation de la dépense énergétique due à cette oxydation. Une régulation positive du métabolisme lipidique dans le foie par les catéchines pourrait ainsi contribuer à supprimer l'accumulation de graisses dans le corps.

Le thé noir fermenté, source de polyphénols- adjuvant à la perte de poids par modification de la flore digestive.
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 07:19

Le Parlement européen s’inquiète du possible caractère cancérogène du glyphosate.

Les oreilles de Monsanto ont forcément sifflé lors de l’audition organisée mercredi matin au Parlement européen à Bruxelles.

C’était l’affluence des grands jours pour près de quatre heures de débats sur le glyphosate.

À part la firme américaine, presque tous les acteurs de la saga du pesticide avaient répondu présent. Monsanto a décliné l’invitation sans ambages, ce qui vaut à ses représentants et lobbyistes d’être désormais persona non grata au Parlement.

L’Union européenne doit décider avant la fin de l’année de renouveler ou pas, pour dix ans, l’autorisation de l’herbicide le plus utilisé au monde.

Scientifiques et experts se sont donc affrontés sur la question du moment: à la lumière de révélations récentes sur les pratiques douteuses de Monsanto, mises en avant par le journal Le Monde, peut-on encore croire les agences européennes?

L’agence de sécurité alimentaire (Efsa) et l’agence des produits chimiques (Echa) maintiennent pourtant leurs évaluations: à leurs yeux, le glyphosate n’est pas cancérigène.

Devant les élus européens, leurs représentants ont défendu leurs pratiques, réfutant une supposée influence de Monsanto. Ils ont détaillé le processus qui mène à la mise sur le marché d’une substance chimique en Europe.

C’est à l’entreprise demandeuse de réaliser de coûteuses études réglementaires et encadrées pour prouver l’innocuité de son produit.

Elle transmet ensuite son dossier, des dizaines de milliers de pages, à un pays rapporteur, en l’occurrence l’Allemagne pour le glyphosate.

«Cancérigène probable»

Le rapporteur étudie le dossier, l’édite et va jusqu’à en faire des copier-coller quand ses experts valident les conclusions de l’industrie.

La pratique peut surprendre.

«Il y a eu des accusations de plagiat par des gens qui ne comprennent pas, se justifie José Tarazona, responsable de l’unité pesticides à l’Efsa.

Si l’information fournie par l’entreprise est jugée valable, évidemment elle est reprise».

L’Efsa a également rappelé la spécificité de l’évaluation européenne des pesticides.

Ce ne sont pas ses experts qui analysent et valident les rapports, mais ceux des 27 autres pays (plus la Norvège).

Seule la Suède a refusé de signer celui sur le glyphosate.

La France, via sa propre agence, l’Anses, l’a endossé.

Au total, 1500 études ont été considérées par les scientifiques, qui reconnaissent s’appuyer avant tout sur les données brutes fournies par l’industrie.

C’est sur cet aspect du travail réglementaire que les critiques se sont focalisées mercredi.

L’agence de recherche sur le cancer de l’OMS (Circ), elle, a classé en 2015 le glyphosate comme «cancérigène probable».

Sa représentante, Kate Guyton, rappelle que «pour des raisons de transparence» le Circ ne tient compte que des études publiques.

Le professeur Christopher Portier, toxicologue, enfonce le clou.

Ce spécialiste a mis en lumière des zones d’ombre dans les rares études de l’industrie dont les ONG ont obtenu la publication. «L’Efsa et l’Echa présument que les données fournies par les entreprises sont précises et fiables.

Et si ce n’est pas le cas?», met-il en garde.

Bombardés pendant des heures d’arguments contradictoires, certains eurodéputés ont avoué leur perplexité.

«Comme décideurs politiques, comment faire le bon choix?», s’interroge l’Irlandaise Mairead McGuiness.

Sur le glyphosate, pas facile, alors qu’il ne reste que quelques semaines…

Mais des pistes pour l’avenir ont été esquissées: augmenter le budget des agences afin qu’elles mènent leurs propres études, ne plus se reposer sur l’industrie.

«Les études doivent être financées par une taxe payée par les industriels mais versée dans un fonds public», plaide Martin Pigeon, de l’observatoire des lobbies CEO.

«Aux politiques de modifier les lois!»

Message reçu par les élus à l’origine de l’audition.

Le socialiste français Éric Andrieu et son collègue belge Marc Tarabella réclament pour commencer la création d’une commission d’enquête sur le glyphosate.

Monsanto sur le gril à Bruxelles. Glyphosate cancérigène.
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 06:57

Visualiser l’activité cérébrale d’un bébé était presque impossible jusqu’à aujourd'hui.

L’électroencéphalographie (EEG) permet bien de mesurer l’activité électrique cérébrale par le biais d’électrodes, mais la technique ne livre pas d’image fonctionnelle du cerveau à proprement parler,

il s’agit d'une analyse de signal.

Le seul outil capable de percevoir l’activité neuronale, c’était l’imagerie par résonance magnétique dite fonctionnelle. Immobiliser un bébé dans un appareil d’IRM est possible, mais loin d’être souhaitable...

Pour pallier cette lacune dans l'étude du développement cérébral chez les très jeunes enfants et les prématurés, une équipe française vient de réaliser une percée.

Une technique de neuro-imagerie par ultrasons ultrasensibles mise au point par l'équipe de Mickael Tanter (Unité physique des ondes pour la médecine Inserm/ESCPI/CNRS) a été testée sur des nouveau-nés au service de néonatalogie dirigé par le Pr Olivier Baud à l’hôpital Robert-Debré (Paris).

Une première scientifique et médicale tout juste publiée dans Science Translationnal Medicine.

La technique, inventée en 2011, n’avait jusqu’ici été testée qu’en phase préclinique chez des animaux.

Elle fonctionne sur le même principe qu’une échographie classique.

Celle-ci permet en effet de voir les flux sanguins dans plusieurs organes, mais pas la vascularisation très fine du cerveau.

Le prototype développé en 2011 démultiplie ces capacités grâce à une acquisition d’images à très haute cadence couplée à des algorithmes de traitement de données.

Ce qui permet de cartographier de façon très fine les variations de flux sanguins dans les petits vaisseaux cérébraux.

"La technique se fonde sur le concept de couplage neurovasculaire”, rappelle le Pr Olivier Baud.

Concrètement, il est possible de lire précisément l’activité neuronale à travers les modifications hémodynamiques dans les vaisseaux.

Coupe coronale du réseau vasculaire cérébral, obtenue de façon non invasive par imagerie Doppler ultrasonore ultrarapide chez un nouveau-né prématuré.

Testée chez des nouveau-nés prématurés, la technique a démontré son efficacité. D’abord dans une phase de vérification :

“Nous avons d’abord observé le cerveau lors des phases de sommeil (agité, calme), qu’on connaît déjà très bien, pour nous assurer que ça correspondait aux données EEG, explique Olivier Baud. Puis sur des enfants qui convulsent lors de crises d'épilepsie, et entre ces épisodes convulsifs.”

La résolution spatiale de 150 micromètres a livré des données inédites, permettant de localiser le foyer de ces crises.

À gauche, l'imagerie par ultrasons, à droite, le signal EEG. À l’aube d’une révolution du monitoring cérébral “Non seulement nous obtenons une très grande sensibilité, mais nous bénéficions aussi de la portabilité des ultrasons, non intrusifs”, nous explique Mickael Tanter.

“Pour réaliser l’examen d’imagerie, il faut que la sonde soit parfaitement immobile, ajoute le Pr Olivier Baud.

Nous avons donc conçu un dispositif qui permet de clipser la sonde ultrasonore sur un portoir qui épouse parfaitement la forme de la tête du bébé.

De sorte que même si l’enfant bouge, la sonde suit ses mouvements sans qu’il soit gêné.” Le dispositif fonctionne en envoyant les ondes à travers la fontanelle des bébés.

Le système a donc une limite : lorsque les os du crâne finissent de se refermer après quelques mois, la technique tombe… sur un os !

“La boîte crânienne ne laisse pas bien passer les ultrasons.

Il y a une absorption des ondes par l’os contre laquelle on ne peut pas faire grand-chose sur le plan technique”, détaille Mickael Tanter.

En revanche, il est possible de ruser en profitant des “failles” de la boîte crânienne.

“Chez l’adulte, on envisage de passer par les tempes où l’os est plus fin, ou par le trou occipital situé à l’arrière de la nuque.

Cela permettrait d’obtenir trois cônes couvrant une très large partie du cerveau”, explique le chercheur.

Le dispositif portable permettrait alors d’étudier l’activité neuronale associée à une large gamme d'activités, chose encore impossible avec l’IRM.

“Nous apportons là une démonstration de faisabilité, et on est encore loin d’une commercialisation.

Mais nous sommes à l’orée d’une petite révolution dans le domaine du monitoring cérébral qui consiste à enregistrer l’activité neuronale sur des temps longs”, avertit Olivier Baud.

Pour l’heure, “mises à part les données de l’EEG qui ne sont pas de l’imagerie, on est complètement aveugle sur l’activité et le développement cérébral des bébés”.

Cette percée pourrait rapidement être exploitée pour détecter plus précocement des troubles du développement, notamment du spectre autistique.

Voir le cerveau du bébé: la révolution de la neuro-imagerie fonctionnelle par ultra-sons.
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 06:34

Si les tendances observées ces dernières années se poursuivent, l'obésité juvénile surpassera l'insuffisance pondérale d'ici 2022, prédisent les auteurs d'une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, mercredi 11 octobre 2017.

En 2016, 124 millions de jeunes de 5 à 19 ans étaient considérés comme obèses, contre seulement 11 millions en 1975, évalue l'étude, conduite par l'Imperial College de Londres et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le phénomène concerne toutes les régions du monde.

Les pays les plus touchés sont certaines îles de Polynésie (plus de 30% des 5-19 ans touchés aux îles Cook, par exemple), tandis que ce taux atteint ou dépasse 20% aux Etats-Unis, en Egypte ou encore en Arabie saoudite.

De plus en plus de jeunes obèses.

Si cette prévalence semble plafonner depuis quelques années dans les pays riches, elle continue à grimper dans les pays à revenu faible ou moyen.

Le nombre d'enfants et d'adolescents en insuffisance pondérale diminue lui lentement depuis 2000 - sauf en Asie du Sud et du Sud-Est et en Afrique du centre, de l'Est et de l'Ouest.

L'an dernier, on comptait encore 192 millions d'entre eux en sous-poids modéré ou sévère, ajoutent les auteurs, qui ont analysé des données portant sur 31,5 millions de jeunes dans 200 pays.

Les deux tiers de ces jeunes en sous-poids habitent en Asie du Sud-Est, notamment en Inde.

Poids trop faible et maladies infectieuses "Il y a toujours besoin de politiques qui encouragent la sécurité alimentaire dans les pays et les foyers à faible revenu. (...)

Mais nos données montrent que la transition de l'insuffisance pondérale vers le surpoids de l'obésité peut se produire rapidement", avertit le Pr Majid Ezzati de l'Imperial College de Londres, qui a coordonné leurs travaux.

Le spécialiste de santé environnementale met en garde en particulier contre le risque de "mauvaise transition alimentaire, avec une augmentation des aliments à forte teneur énergétique mais pauvres en nutriments".

"Très peu de politiques et de programmes essayent de rendre accessibles aux familles pauvres les aliments sains, tels que les céréales complètes et les fruits et légumes frais", a-t-il déploré, dans un communiqué accompagnant l'étude.

Cela entraîne des inégalités sociales face à l'obésité et limite les possibilités de réduire ce fardeau, souligne le chercheur.

L'obésité provoque des risques accrus de maladies chroniques, telles que le diabète, et de maladies cardiovasculaires.

10 fois plus d'ados et enfants obèses en 40 ans.
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 17:19

Phages : la nouvelle thérapie contre l’antibiorésistance, enfin autorisée !

Depuis quelques années, les autorités de santé dans le monde s’inquiètent de la résistance aux antibiotiques.

En effet, de plus en plus de personnes meurent à l’hôpital en raison d’infections non jugulées.

Le nombre de morts causés par des infections dans le monde est de 700 000 par an. Il pourrait grimper à 10 millions ou plus si rien n’était fait.

Heureusement, il existe des solutions pour faire face à cet épineux problème.

 

Les phages à la rescousse !

Les bactériophages (ou phages) peuvent détruire des bactéries spécifiques.

Ce sont des virus tueurs de bactérie, découverts par Felix d’Hérelle au début du XXe siècle. Passé aux oubliettes après la découverte des antibiotiques, l’usage des phages revient au goût du jour.

Depuis 2013, un groupe de chercheurs et d’entreprises innovantes soutenus par des fonds privés et publics a lancé un programme d’études européen appelé Phagoburn [i].

Dans le cadre de ce travail de recherche, des cocktails de phages ont été présentés à l’Agence Européenne du Médicament, qui en a autorisé la commercialisation.

Il est donc aujourd’hui possible pour des médecins de prescrire des phages en Europe de l’ouest. Cela était déjà possible dans d’autres pays européens comme la Pologne ou la Géorgie, par exemple.

L’entreprise qui propose ces produits s’appelle Pherecydes Pharma. Un avenir radieux semble lui être promis.

 

Des phages contre les infections nosocomiales

Si les phages ne détruisent pas toutes les bactéries, ils peuvent être utiles contre certaines d’entre elles.

C’est le cas par exemple du bacille pyocyanique, une bactérie responsable des infections nosocomiales, c’est-à-dire les infections à l’hôpital.

Une étude récente [ii] a montré les phages seuls ou utilisés en combinaison avec des antibiotiques étaient très efficaces pour lutter contre ce type d’infection.

A l’hôpital de la Croix Rousse à Lyon, une autre expérience de terrain a confirmé cette hypothèse [iii]. En septembre 2017, deux patients ont été guéris d’infections graves et résistantes aux antibiotiques grâce à des phages produits en France.

D’autres études sont attendues pour préciser l’action des phages. Cela dit, les Géorgiens et les Polonais disposent d’un recul de près de 100 ans sur l’utilisation de ces thérapies. Il doit bien exister dans leurs archives une littérature scientifique utile aux chercheurs de l’ouest. Le rideau de fer est tombé il y a un moment...

 

Les militaires s’intéressent au sujet

Que ce soit en Europe, ou aux Etats-Unis, ce sujet intéresse les armées.

Dans le cadre du projet Phagoburn, le Ministère de la Défense français est un des soutiens financiers publics du programme de recherche. Ceci est d’autant plus remarquable que les budgets de la Défense sont réduits depuis de nombreuses années en France, toute tendance politique confondue.

Aux Etats-Unis, les centres médicaux qui cultivent des phages sont souvent des centres de soins militaires. C’est le cas par exemple du Centre Médical de la Marine de San Diego [iv] dont les médecins avaient aidé, il y a quelques mois, un homme gravement infecté, à guérir grâce à l’apport de phages.

 

Et la vitamine C ?

En revanche, pour l’instant, peu de personnes parlent d’associer de la vitamine C avec des phages et des antibiotiques.

On sait pourtant, de manière certaine, que la vitamine C peut être efficace contre certaines infections [v].

C’est une certitude en ce qui concerne la septicémie [vi] mais c’est aussi le cas pour de nombreuses autres infections bactériennes (cf. les livres du Dr Thomas E Levy).

Néanmoins, la vitamine C, on le sait, peut également avoir une activité antivirale.

L’association des deux n’est donc pas évidente, à tous le moins pas dans tous les cas de figure.

Le seul moyen de faire avancer la connaissance sur ce sujet est de faire circuler l’information et faciliter la recherche. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé notre opération vitamine C à haute dose lors du 3e CISN.

Combinaison de médicaments

Il est en tout cas certain que l’avenir de la médecine, notamment pour le traitement des infections passe par une combinaison intelligente de traitements.

Plutôt que de chercher la molécule miracle pour détruire une maladie, la médecine doit aller vers des cocktails de traitements, compatibles entre eux. Les uns s’attaqueront à la maladie, les autres renforceront les mécanismes de défenses et d’autoguérison.

Dans cette perspective, il est évident que les combinaisons de produits naturels mieux tolérés par le corps, sont à prendre très au sérieux.


Augustin de Livois

Phages : la nouvelle thérapie contre l’antibiorésistance, enfin autorisée.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 16:14

"On nous demande de prescrire de la merde" : plainte d'un Médecin Généraliste dans l'affaire du Levothyrox


Médecin généraliste à Reims, le docteur Nicolas Bouvier vient de porter plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui".

Il dénonce le manque d'informations du laboratoire et des instances de surveillance sur la modification de la composition du Levothyrox et les risques de poursuite encourus par les médecins qui l'ont prescrit.


Alors que les plaintes de patients s'accumulent, celles de professionnels de santé sont plus rares.

"En colère, remonté", un médecin généraliste installé depuis plus de 20 ans à Reims s'est rendu vendredi dernier à la gendarmerie afin de déposer plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui". Aujourd'hui, il veut "avoir accès au dossier et comprendre ce qu'il s'est passé", confie-t-il à Egora.


"Je prescris du Levothyrox depuis plus de 10 ans !"


Suivant une quinzaine de patients souffrants de la glande thyroïde, le Dr Nicolas Bouvier rapporte que... certains se sont manifestés dès le mois de mars pour se plaindre de fatigue, de troubles digestifs, de crampes, de palpitations, de perte de cheveux, de prise de poids, de douleurs musculaires...

Mais "sans avoir jamais été informé de manière officielle de la modification de composition du médicament", dit-il, le médecin a continué à prescrire la nouvelle formule.


"Toutes ces personnes sont des patients que je suis régulièrement et pour lesquelles je prescris du Levothyrox depuis plus de 10 ans !

Je n’avais pas initialement fait le lien avec la nouvelle formule.

J’ai donc poursuivi mes prescriptions d’autant qu’il s’agit du seul produit à ma disposition pour traiter cette pathologie. J’étais dans tous les cas obligés de le renouveler…", témoigne-t-il dans les colonnes de L'Union.

"Je me suis trouvé dans la situation du professionnel qui a prescrit un médicament qui a rendu malade ses patients !"


"J’espère que d’autres médecins suivront"


L'une de ses patientes a même dû être hospitalisée. "Je porte plainte, et j’espère que d’autres médecins suivront, car j’estime qu’il s’agit d’une... tromperie sur la qualité avec une mise en danger de la santé des patients", s'emporte le Dr Bouvier.

Pour l'instant, aucun autre médecin à sa connaissance n'a imité sa démarche, indique le médecin à Egora.

Mais il reçoit de nombreux témoignages de soutien de médecins et de patients.
Et le généraliste de dénoncer "une véritable prise d'otage" des patients et médecins "pour de simples considérations financières".

"En tant que médecins, nous sommes directement impactés.

Les effets néfastes de ces produits peuvent être imputés par les patients à une incompétence du médecin qui les prescrit. J’estime être également victime d’un préjudice professionnel considérable", affirme le généraliste, qui a également saisi le Défenseur des droits.


[Avec lunion.fr] Par A. M. le 11-10-2017

"On nous demande de prescrire de la merde" : plainte d'un Médecin Généraliste dans l'affaire du Levothyrox.
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