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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 15:00

MSG:Un poison silencieux!

 

Les additifs alimentaires causent-ils des risques pour notre santé?

Parmi les additifs exhausteurs de goût, il faut surtout se méfier des glutamates (E 620 à E 625).

Selon le docteur J C Houdret, auteur du livre “Les additifs alimentaires, un mal nécessaire” et spécialiste de la prévention du vieillissement par l’alimentation,  ces glutamates pourraient provoquer des allergies, des maux de tête, des nausées ou des vomissements.

Le plus nocif serait le glutamate monosodique (appelé aussi glutamate de sodium MSG ou encore 621).Selon plusieurs chercheurs l’additif alimentaire  "MSG", ou le  glutamate monosodique est un poison lent.

Le MSG se cache derrière une vingtaine de noms tel le terme arôme naturel.

John Erb était assistant à la recherche à l’Université de Waterloo en Ontario, au Canada, il a passé des années à travailler pour le gouvernement. Il se demandait si l’épidémie d’obésité que nous connaissons depuis quelques décennies pouvait avoir pour cause un additif chimique et il  a fait une découverte étonnante en passant en revue des centaines d’articles de recherches scientifiques pour l’écriture de son livre intitulé :

“L’Empoisonnement lent de l’Amérique.”

Parmi ces centaines d’études scientifiques parues à travers  le monde les chercheurs ont créé des souris et des rats obèses. Aucune souche de rats ni de souris ne sont obèses de façon naturelle.  Ils réussirent à créer ces créatures affligées d’une obésité morbide en leur injectant dès leur naissance du MSG. Le MSG triple la quantité d’insuline secrétée par le pancréas causant ainsi autant aux humains qu’aux rats l’obésité. Ils avaient même un nom pour ces rats  ("MSG-Treated Rats") Les rats traités au MSG.

Si vous ne l’avez jamais fait, je vous encourage à vérifier le contenu des produits de votre garde-manger et de votre réfrigérateur vous y découvrirez que toutes les soupes commerciales, certaines marques de croustilles comme les  Doritos Hostess, les chips Lays assaisonnées,  les préparations à  hamburger,  la majorité des sauces commerciales, plusieurs repas congelés et des sauces à salade particulièrement les faibles en calories, vous y trouverez soit du MSG ou un nom déguisé.

Il est très  choquant de voir jusqu’à quel point la nourriture consommée sur une base quotidienne et même certains aliments ( comme les préparations au soja pour nourrir les bébés) sont remplis de cette substance.

Le MSG est caché sous plusieurs différents noms pour tromper ceux qui lisent la liste d’ingrédients. D’autres noms pour le MSG sont  : "Accent", "Aginomoto", "Natural Meat Tenderizer: Attendrisseur de Viande Naturelle.

Souvent les restaurants nous disent ne pas utiliser de MSG dans leurs recettes mais si nous poussons notre questionnement  un peu plus loin, nous apprenons qu’ils utilisent des sauces commerciales qui elles sont remplies de MSG.

Le MSG: c’est une des raisons pour laquelle nous devons éviter  McDonald et les autres de même catégorie comme la peste!

Une lecture approfondie des recettes de Mc Donald des années  1950 à 1970 révélaient un montant troublant de MSG. Toutefois, l’utilisation du MSG dans leurs aliments n’est pas seulement une question d’histoire.

Selon le Dr Joseph Mercola, le MSG est encore présent sous quelques formes encore aujourd’hui, incluant leur filet de poulet grillé, leurs saucisses et leurs frites. Plusieurs autres aliments inclus leur menu, spécialement ceux qui contiennent des “saveurs naturelles”  ou des “protéines hydrolysées” parmi leurs ingrédients contiennent également du MSG. La plupart du MSG est sous la forme de l’acide glutamique soit l’ingrédient chimique actif.

Les études nous ont démontré que le MSG peut causer plusieurs allergies et même des dommages au cerveau. La plupart des compagnies qui fabriquent des aliments pour  bébés ont volontairement retirer le MSG de leurs produits. McDonald’s et les autres chaînes de restauration rapide utilisent le MSG pour augmenter la vente de leurs produits. MSG est très bon marché et il améliore le goût des aliments.

Le MSG, comme la  L-cysteine et l’ aspartame, sont des excitotoxines, des transmetteurs chimiques qui permettent aux cellules du cerveau de communiquer, comme ce fut décrit par le Dr. Russell’s Blaylock’s dans son livre: Excitotoxins: The Taste That Kills. Les  Excitotoxines font exactement comme leur nom est prononcé: des toxines qui excite vos cellules cérébrales jusqu’à leur mort. voir mon billet sur les recherches du dr Blaylock

Burger King, McDonald’s, Wendy’s, Taco Bell, chaque restaurant même les restaurants de meilleur qualité comme le TGIF, le Chili’s, le Applebee’s et Denny’s, utilise le MSG en abondance. Le restaurant PFK (Kentucky fried chicken) a semblé être le pire contrevenant : le MSG était dans chaque plat de poulet, sauce à salade et la sauce brune. Pas étonnant que plusieurs aiment  cette couche sur la peau – leur épice secrète étant le… MSG! Alors, pourquoi utilise-t-ils autant de MSG?

Selon l’auteur du livre” L’empoisonnement lent d’Amérique”, le MSG est ajouté pour l’ effet additif qu’ il crée sur le corps humain. http://www.spofamerica.com/

Selon Laurence Wittner, auteur de "Savez-vous vraiment ce que vous mangez ?"La liste des exhausteurs de goût artificiels est longue. Rien que pour les glutamates : E 622, E 623, E 624, E 625 sont aussi accusés des mêmes effets que le E 621. Les E 626 à E 629 sont considérés comme inoffensifs à dose limitée mais "agissent sur les neurones en empêchant le bon fonctionnement des mécanismes inhibiteurs de l’appétit. En somme, plus on mange, plus ils donnent faim, et plus on a envie d’en manger".

La preuve que le  MSG Cause  l’obésité


http://www.spofamerica.com/.

Durant les trente dernières années les scientifiques ont injecté sous la peau des souris et des rats du MSG afin de les rendre obèses avec une prédisposition pour le diabète. Comme l’incidence de l’obésité et du diabète ont augmenté à des niveaux records, parallèlement l’incidence de l’ingestion du MSG a augmenté de la même façon. le MSG que l’on retrouve aussi dans des ingrédients comme les protéines végétales hydrolysées et les extraits de levures  autolysées sont maintenant ajoutées  à une multitude d’aliments que l’on retrouve dans les restaurants et des aliments transformés de nos supermarchés.

Selon l’association  pour le Glutamate, un groupe parrainé par plusieurs compagnies qui utilisent le MSG dans une ou l’autre de ses nombreuses formes , la raison de l’utilité du MSG selon eux en est fort simple :” Les études ont démontré que d’ ajouter du MSG dans certains aliments, comme les soupes et les pommes de terre en purée ont apporté des résultats positifs pour augmenter l’ingestion alimentaire chez les personnes âgées vivant en institution.”

John Erb, croit que le MSG est pour l’industrie alimentaire l’équivalent de la nicotine, parce que les études démontrent que les gens qui consomment des aliments avec du MSG en consomment davantage et mangent plus rapidement que s’ils consomment les mêmes aliments sans MSG. Le glutamate est un acide aminé qui peut exciter presque tous les organes du corps humain, spécialement le cerveau. Celui-ci se retrouve en très petite quantité dans certains aliments naturellement. John Erb  trouve ce fait très désobligeant considérant que dans certains pays on donne une cuiller à table de MSG aux chiens pour les rendre épileptiques avant qu’ils en meurent.

Puisque le MSG triple la quantité d’insuline produite par le pancréas, cette quantité anormale d’insuline convertit le sucre dans le sang en gras. Quelques heures après avoir ingéré du MSG, cet excès d’insuline déclenche une baisse du sucre sanguin tellement forte que vous devenez fatigué et que vous éprouvez  la faim de nouveau.

Il nous dit que chez les animaux de laboratoire, cet excès d’insuline provoque l’hyperinsulinisme: la trop grande production chronique d’insuline. Le pancréas devient tellement hors contrôle  que le corps commence à produire des cellules T tueuses  pour arrêter la machine. Sachant ces faits il n’y a pas de surprises à constater que l’obésité, le diabète et la léthargie sont si présentes chez nos jeunes. Les aliments transformés, le “junk food”, que l’on retrouve partout sont maintenant remplis de grande quantité de MSG.

John Erb rapporte que trop de glutamate dans le cerveau surexcite les neurones jusqu’à ce qu’elles meurent. Plusieurs personnes souffrant de maux de tête et de migraines peuvent retracer la source de leurs maux à leur ingestion de MSG.

Si le MSG peut donner une migraine à un adulte que peut faire le MSG  chez un fœtus,nous demande-t-il?

Il a présenté son rapport sur la question  lors d’une conférence  donnée à
Defeat Autism Now Conference in Washington, D.C. Il a souligné comment le MSG peut avoir des effets sur le fœtus avant même qu’il ne soit âgé d’un mois. La barrière du  placenta n’est pas encore développée et l’embryon  obtient la dose complète d’agents chimiques que la mère consomme et qui se trouve dans son sang. Durant ce premier mois, le cerveau se forme et le glutamate peut altérer sa croissance normale menant à ADHD, (déficit, de l’attention, menant à l’hyperactivité) et dans des cas plus graves à l’autisme

Dr. Andrew Wakefield, et  le Dr. Bernard Rimland, qui sont reconnus comme des experts dans le domaine de l’autisme en Grande-Bretagne et aux États-Unis respectivement, de même que de nombreux autres docteurs venant du monde entier ont approuvé le rapport de John  Erb , disant que c’est une explication très réelle et probable pour plusieurs cas d’autisme

Mr Erb conclue en disant; "Considérant le fait que le même ingrédient est utilisé  pour rendre les rats obèses et que ce même ingrédient est utilisé en quantité incontrôlée chez les humains pour les faire manger davantage, il est douteux de croire qu’ils pourront nous assurer que cet additif est sécuritaire pour la santé humaine. Nous pouvons nous questionner afin de comprendre les raisons pour lesquelles il a été approuvé en tout premier lieu.”

Le MSG n’est pas la seule cause d’obésité mais c’est le produit chimique de tout premier choix utilisé par les scientifiques pour créer l’obésité chez les sujets en laboratoire.

Vous pouvez obtenir le rapport  Medical Studies Linking the Food Additive MSG to
Obesity presenté au sénat du Département de l’agriculture des États-Unis ou le rapport présenté à la conférence sur l’autisme  ici: http://www.spofamerica.com/.

Des chercheurs à l’université  Hirosaki University au Japon ont trouvé que les rats nourris avec de fortes doses de MSG souffrent de perte de vision et ont un amincissement de la rétine par rapport au groupe témoin.  L’usage du MSG a été très controversé depuis les trente dernières années. Selon le FDA, les recherches sur le MSG en relation avec le système nerveux a soulevé beaucoup de questions concernant sa sécurité.

Selon le chercheur reconnu  Hiroshi Ohguro, qui a été le premier à démontrer les dommages qui peuvent être causés aux yeux  par ceux qui consomment du MSG. Selon le rapport publié dans New Scientist, on y explique que les rats furent nourris avec trois diètes différentes pendant six mois, contenant soient des quantités élevées, ou moyennes ou sans MSG. Chez les rats nourris avec de grandes quantités de MSG, la rétine avait aminci de 75% et les test avec la lumière démontrèrent que ces rats ne voyaient plus aussi bien.  Chez les rats nourris avec des quantités moyennes de MSG avaient également des dommages aux yeux mais moins élevés que le premier groupe.

En résumé, même si le MSG est scientifiquement démontré pouvant causer l’obésité, il est de plus une substance qui occasionne des dépendances! Depuis son apparition dans les années 60, il est ajouté en quantités de plus en plus grandes dans les repas pré-préparés, les soupes, les collations et les fast foods, dans ces aliments auxquels nous sommes exposés chaque jour. La FDA n’a pas déterminé de limites à la quantité ou le MSG peut être ajouté à nos aliments . Ils prétendent que c’est sécuritaire peu importe la  quantité, mais qui pourrait nous assurer de la sécurité sur de petites quantités que l’on retrouve dans une multitude d’aliments transformés? Comment peuvent ils prétendent une chose pareille avec les centaines d’études scientifiques qui sont maintenant publiées?

La meilleure façon de protéger les gens et d’arrêter cette épidémie est de renseigner vos proches. faites suivre cette information à ceux que vous connaissez.

Si vous êtes une de ces personnes qui croient que le MSG est bon pour vous, allez sur le site de la librairie nationale de médecine  http://www.pubmed.com/.  Inscrire les mots  "MSG Obese"  et lisez les  115 études médicales sur le sujet.

Pour se tenir loin du MSG

En général, si un aliment est transformé, nous pouvons assumer qu’il est contient du MSG. Si nous nous en tenons à des aliments frais et entiers, nous nous assurons de rester éloignés de cette toxine: Pour garder les chances de notre coté, il nous faut surveiller certains ingrédients sur les emballages :

voici une liste d’ingrédients qui en contiennent toujours.
Levure autolysée, Caseinate de calcium, Gélatine, Glutamate, Acide glutamique, Protéine hydrolysée, Monopotassium glutamate, Monosodium glutamate,, Caséinate de Sodium, Protéines texturisées, Extrait de levure,
 
Ces ingrédients en contiennent souvent ou ils en créent durant le processus de transformation:

Saveurs naturelles et artificielles, saveurs naturelle de porc, saveur naturelle de bœuf, saveur naturelle de poulet, la sauce soya, isolat de protéines de soya, bouillons, consommés, extrait de malt, saveur d’orge, protéine de petit lait, maltodextrine, enzymes.
  

 

 

 

Nous, les citoyens du monde ne voulons plus être traités en rats de laboratoire dans cette expérience à grande échelle et nous n’approuvons pas ces aliments qui rendent les gens obèses, léthargiques, qui deviennent comme des troupeaux de chèvres dépendants de leur “bouffe”, nourrissant les poches de  l’industrie agro-alimentaire avant tout, en attendant leur transplantation cardiaque, une amputation causée par diabète ou  la perte de la vue ou cette obésité induite chimiquement.

Lise Jacques

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 14:46
 
Le scandale médicamenteux de la dépakine révèle une nouvelle évidence de la philosophie du soin.

Comme ceux de la thalidomide, les effets secondaires de la dépakine ont concerné les fœtus des patientes auxquelles étaient prescrits ces médicaments.

Mais la comparaison s’arrête là.

À l’époque de la thalidomide, la pharmacovigilance était inconnue ou presque, et ce médicament n’avait aucun intérêt thérapeutique. 

Inversement, Dépakine est un médicament utile qui est arrivé à une époque où l’on avait pris conscience du risque médicamenteux.

Le risque tératogène de la dépakine était connu depuis 1982 et clairement mentionné sur les notices et documents officiels.

Cependant, jusqu’en 2006, les mêmes recommandations officielles mentionnaient de ne pas interrompre le traitement en cas de grossesse, car on pensait qu’une convulsion maternelle était plus dangereuse pour le fœtus que le médicament.

Cette raison était avancée, malgré l’absence de données sérieuses pour la confirmer, mais elle avait une certaine esthétique et la faveur des neurologues.

Cette étrange recommandation a été appliquée jusqu’à nos jours, c’est-à-dire plus de 35 ans après la preuve du risque fœtal, alors que nous disposions de bien d’autres traitements de l’épilepsie.

On peut, comme toujours, évoquer l’incompétence des autorités, la pression des lobbys, les conflits d’intérêts des spécialistes, le laxisme médical, les lacunes et biais des publications et la naïve soumission des patients.

Mais ce scandale confirme avant tout une réalité de la pratique médicale : le mépris constant des générations futures.

Le slogan écologiste des générations futures n’a manifestement pas atteint le monde médical. La grande majorité des obstétriciens ne se pose même pas la question de l’impact des nouvelles pratiques obstétricales (péridurale, déclenchement du travail, abus de césariennes), à moyen et long terme, sur les générations ainsi mises au monde.

Les néonatologistes se réjouissent des progrès de leur discipline et se vantent de faire survivre des nourrissons de 500 gr, avec une étonnante discrétion sur les 80% de handicaps qui en résultent.

Les pratiques de procréation médicale assistée négligent encore les répercussions de ces méthodes sur l’augmentation de fréquence de certaines pathologies rares.

Les antidépresseurs continuent à être prescrits en cours de grossesse malgré leurs risques, avec des arguments peu documentés, voire fallacieux.

Apprécions les progrès médicaux auxquels nous devons beaucoup, évitons le catastrophisme, et ne sombrons pas dans un écologisme militant, mais étonnons-nous néanmoins de l’absence quasi-totale d’interrogations du monde médical sur la santé des générations futures.

Le court-termisme qui a envahi tous les champs professionnels et politiques n’a manifestement pas épargné le monde médical.

 

 

Le Monde Blog. , par Luc Perino

Dépakine et les générations futures.
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 14:42

Sevrage tabagique et conflit d’intérêts : Pfizer ne goûte guère la cigarette électronique

 

A la lisière des conflits d’intérêts ?

Pfizer France lance aujourd’hui  www.jarrete-la-cigarette.fr, un « site d’aide au sevrage tabagique ».

Noble entreprise pharmaceutique qui vient marcher sur les plates-bandes de Tabac Info Service.

Que nous dit le géant Pfizer que nous ne sachions déjà ?

Que le sevrage tabagique est une démarche complexe, souvent vouée à l’échec.

Que l’accompagnement de professionnels de santé est essentiel.

Mais aussi que le fumeur a quatre fois plus de chances d’arrêter de fumer avec un traitement médicamenteux et l’aide de professionnels de santé. Ce qui n’est pas faux.

Le géant pharmaceutique nous dit encore que « l’étude Ifop/Pfizer 2017 » révèle que lors de leur dernière tentative de sevrage, seuls 11% des fumeurs français ont été suivis par un professionnel de santé.

C’est trop peu.

Seuls les professionnels de santé peuvent prescrire Champix®, la spécialité de Pfizer.

Une varénicline controversée que Marisol Touraine avait décidé de faire rembourser quelques jours avant de quitter le ministère de la Santé.

Champix® 32,84 € les quatorze comprimés.

Champix®  remboursé « dans le sevrage tabagique, en seconde intention, après échec des stratégies comprenant des substituts nicotiniques chez les adultes ayant une forte dépendance au tabac ».

Ce n’est pas tout : avec ce site d’accompagnement au sevrage tabagique, Pfizer France nous explique « contribuer à soutenir cet enjeu de société » et « proposer une solution nouvelle aux fumeurs, délivrant des conseils et astuces pour bien gérer le manque », mais aussi « offrant un programme de coaching personnalisable selon son projet ».

Vapeur exhalée similaire à la fumée

La cigarette électronique ?

On la trouve sur le site du géant, illustrée d’une photo peu engageante.

Aucun risque : c’est un copié-collé du discours officiel qui prend soin de souligner que la vapeur exhalée est « similaire à la fumée » (sic) et que « certains composants des e-liquides, comme le diacétyle, pourraient être toxiques ». Extrait :

« Face à ces données, la HAS (Haute Autorité de Santé) qui est un organisme scientifique d’autorité publique (sic) indépendant, ne recommande pas la cigarette électronique comme un dispositif de l’arrêt du tabac. Selon les experts, si la cigarette électronique présente un intérêt potentiel pour réduire le nombre de vraies cigarettes des fumeurs, celle-ci peut également induire une banalisation de la consommation de tabac et encourager au tabagisme.

« Cette variante peut être liée au fait qu’il n’existe pas de standard commun pour les cigarettes électroniques. Les résultats peuvent varier de manière significative en fonction des marques. Vous aurez donc besoin d’en essayer plusieurs avant de trouver celle qui vous convient.

« A ce jour, aucune agence gouvernementale n’a encore évalué et approuvé une e-cigarette comme produit d’aide à l’arrêt du tabac. D’autres solutions peuvent vous aider à arrêter, tels que les substituts nicotiniques ou traitements médicamenteux ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché dans le sevrage tabagique. »

 Conclusion : pour identifier la meilleure méthode d’arrêt du tabac, consultez un professionnel de santé.

Il pourra vous aider à élaborer un Programme de coaching d’arrêt du tabac en fonction de vos besoins et vous prescrire un traitement adapté. A la lisière des conflits d’intérêts ?

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:31

Autisme : le risque chez l'enfant doublé en cas de grippe pendant la grossesse

Le risque d'autisme chez l'enfant serait doublé si la femme enceinte attrape la grippe

Selon une enquête menée par des chercheurs au Danemark, les femmes ayant eu la grippe durant leur grossesse auraient deux fois plus de risques d'avoir un enfant autiste.

Alors que la grippe commence à pointer le bout de son nez, c'est une découverte d'importance qui vient d'être publiée aux Etats-Unis.

Selon ces travaux, les femmes ayant eu la grippe durant leur grossesse auraient deux fois plus de risques d'avoir un enfant autiste que les autres.

Pour arriver à cette conclusion, l'étude s’est basée sur les réponses à des questions posées aux mères de 97.000 enfants danois de 8 à 14 ans, nés entre 1997 et 2003.

Parmi eux, seulement 1% (976) avaient été diagnostiqués d'autisme.

Avant de démarrer cette enquête, les chercheurs ont mené des recherches sur des souris dont les résultats ont conduit à penser que l'activation du système immunitaire maternel durant la grossesse peut provoquer des déficiences dans le développement neuronal du foetus.

C'est donc pour en savoir plus sur ce lien potentiel qu'ils ont démarré une enquête chez l'homme.

Au cours de celle-ci, ils ont notamment demandé aux mères si elles avaient eu des infections durant leur grossesse.

Les scientifiques ont alors constaté que celles qui ont indiqué avoir eu la grippe, ont eu un risque d'accoucher d'un enfant autiste multiplié par plus de deux.

Le risque était également triplé si ces mères avaient eu des épisodes de fièvre de plus d’une semaine avant leur 32e semaine de grossesse.

De plus, la prise d’antibiotiques a également été liée à une probabilité légèrement accrue d'avoir un enfant souffrant d’autisme.

Parue dans la revue américaine Pediatrics, l’étude précise, concernant ce dernier point, que les chercheurs "ne savent pas si un traitement antibiotique est à l'origine du lien observé avec l'autisme".

Pour eux, "cette relation entre antibiotique et autisme est quelque chose de nouveau qui doit encore être confirmé"

Si le lien entre grippe et autisme reste de même, à affirmer avec davantage de recherches, les auteurs de l'étude recommandent que les femmes se fassent vacciner à titre de précaution.

Publié par Emmanuel Perrin

Autisme : le risque chez l'enfant doublé en cas de grippe pendant la grossesse .
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:27

Un lien entre l'autisme et la fièvre en cours de grossesse

Dr Irène Drogou 14.06.2017

Les épisodes de fièvre en cours de grossesse sont associés à un risque augmenté de troubles du spectre autistique (TSA), indique une étude de l'école de santé publique Mailman à l'université de Columbia, d'après les données recueillies au sein d'une large cohorte norvégienne.

L'étude américaine publiée dans « Molecular Psychiatry » montre que le risque est plus prononcé quand les épisodes fébriles surviennent pendant le deuxième trimestre de grossesse, avec une augmentation de 40 % du risque.

L'augmentation du risque est aussi dose-dépendante à partir de 12 semaines d'aménorrhée (SA) avec un risque multiplié par trois à partir de 3 épisodes fébriles (la fièvre étant définie par une température > 38,5°C).

Un rôle protecteur du paracétamol

Les chercheurs montrent également que le risque était diminué par la prise de paracétamol au second trimestre.

Concernant l'ibuprofène, contre-indiqué pendant la grossesse et très peu utilisé par les femmes, l'effectif est trop petit pour en conclure quoi que ce soit.

Cependant, aucun cas de TSA n'a été observé chez les enfants des femmes en ayant pris pendant leur grossesse.

La cohorte a suivi 95 754 enfants nés entre 1999 et 2009, incluant 583 cas de TSA identifiés en Norvège dans l'étude ABC (pour Autism Birth Cohort).

Les mères de 15 701 enfants (16 %) ont rapporté au moins un épisode fébrile dans l'un des intervalles de 4 semaines pris en compte pendant la grossesse.

« Nos résultats suggèrent un rôle de l'infection maternelle gravidique, mais aussi des réponses du système immunitaire inné à l'infection, dans le déclenchement d'au moins quelques cas de TSA », explique Mady Hornig, l'auteur principale.

Une analyse de questionnaires n'a pas fait ressortir d'agents pathogènes spécifiques, mais une étude à partir de prélèvements sanguins de milieu de grossesse et à l'accouchement est en cours.

L'idée est d'explorer le rôle potentiel d'agents infectieux et la contribution de types distincts de réponses immunitaires chez les mères et les enfants et ainsi de mieux comprendre les mécanismes de vulnérabilité impliqués dans les TSÀ.

« Les futurs travaux devraient porter sur le dépistage et la prévention des infections prénatales et des réponses inflammatoires qui contribuent au TSA », suggère W. Ian Lipkin, l'auteur senior.

Un lien entre l'autisme et la fièvre en cours de grossesse.
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 07:06

Procès de Michel Aubier : « Total a investi sur le professeur »

Par Stéphane Mandard Le 15 juin 2017

Le parquet a requis 30 000 euros d’amende contre le pneumologue, qui a comparu, mercredi, devant le tribunal correctionnel pour témoignage mensonger.

Le pneumologue Michel Aubier lors de son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, le 14 juin.

« Total a investi sur le professeur Aubier. »

En une phrase, la procureur de la République, Flavie Le Sueur, a résumé les sept heures d’audience consacrées au cas inédit du médecin Michel Aubier qui comparaissait mercredi 14 juin devant la 31e chambre correctionnelle de Paris pour « témoignage mensonger sous serment ».

Auditionné le 16 avril 2015 devant la commission d’enquête sénatoriale sur le coût économique et financier de la pollution de l’air en sa qualité de chef du service pneumologie de l’hôpital Bichat, le très médiatique professeur Aubier avait déclaré qu’il n’avait « aucun lien avec les acteurs économiques » du secteur en oubliant de préciser qu’il était salarié depuis 1997 par le groupe Total et membre du conseil d’administration de la Fondation Total depuis 2007.

Procès de Michel Aubier : « Total a investi sur le professeur ».
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:36

Suivre en temps réel, grâce à des solutions de e-santé, les effets secondaires d'une chimiothérapie chez un patient permet de mieux les maîtriser.

Ce qui lui ferait gagner autour de cinq mois de survie supplémentaires, selon une étude présentée lors de l'Asco, le plus grand congrès de cancérologie au monde.

L'efficacité pure des traitements n'est pas le seul paramètre pour que les patients atteints d'un cancer avancé gagnent des mois de vie supplémentaires.

C'est du moins ce que s'attèle à démontrer une étude menée par l'oncologue américain Ethan Basch.

Les résultats de cette expérience indiquent qu'un malade du cancer utilisant des technologies de santé numérique pour rapporter régulièrement les effets secondaires des chimiothérapies aux professionnels de santé gagne autour cinq mois de survie supplémentaire.

Il faut toutefois réunir plusieurs conditions: un suivi engagé des médecins, avec une évaluation régulière des données, et la mise en place rapide de solutions pour limiter les effets secondaires.

Dans le cadre de cette étude, les patients sous chimiothérapie ont rapporté une douzaine d'effets secondaires subis, dont des pertes d'appétit, nausées, de la fatigue, ou encore des douleurs. Ils ont noté sur cinq l'importance de ces effets indésirables sur une application baptisée "Symptom Tracking and Reporting" (STAR).

Les infirmières recevaient des alertes lorsque les symptômes s'aggravaient, et le médecin avait accès à des données analysées sur l'évolution des effets secondaires du patient qu'il pouvait mettre à profit lors des consultations.

"La surveillance accrue des patients améliore le contrôle des effets secondaires de la chimiothérapie pour mieux les combattre.

Et des patients en meilleure forme sont amenés à augmenter leur durée de survie", expose, enthousiaste, Ethan Basch lors du congrès de l'American Society of Clinical Oncology (Asco), à Chicago, dimanche 4 juin.

Son étude, qui s'est focalisée sur les cancers gynécologiques, du sein, génito-urinaire et du poumon, métastasés (lorsque les cellules cancéreuses se propagent en dehors de l'organe touché), a également démontré que les patients pouvaient suivre la chimiothérapie durant deux mois supplémentaires (8,2 mois contre, 6,3 mois), grâce à l'amélioration de leur qualité de vie.

Une étude remarquée dans le plus grand congrès dédié à l'oncologie L'étude a inclus 766 patients. 441 ont eu recours à un suivi régulier grâce à la santé numérique.

Les autres personnes (325) bénéficiaient d'un suivi classique.

Un suivi classique, c'est souvent l'impossibilité pour le patient de renseigner efficacement son médecin sur l'évolution de ses effets secondaires, la difficulté pour professionnels de santé de se focaliser dessus lors des consultations, souvent par manque de temps.

Ou encore, la difficulté pour le patient d'informer les professionnels de santé en temps réel (via un appel téléphonique par exemple) d'une aggravation de ses symptômes.

In fine, les résultats de cette expérience pourraient remettre en question les pratiques des professionnels de santé en cancérologie.

Car l'étude d'Ethan Basch a bénéficié d'un important coup de projecteur en étant sélectionnée par l'Asco pour être présentée lors de la sacro-sainte séance plénière, qui met en avant les avancées les plus intéressantes en oncologie -quatre études seulement ont été sélectionnées pour cette édition 2017-.

Un gain de survie supérieur à six traitements contre le cancer lancés en 2016 Le meilleur argument pour convaincre les oncologues d'évoluer dans leurs pratiques est sans conteste le gain de survie enregistré.

Cinq mois, ce n'est pas négligeable. Monika Kryzanowska, oncologue du Princess Margaret Cancer Centre, venue défendre les résultats de cette étude, s'est permis d'effectuer un constat un brin provoquant devant un aréopage qui comprend des industriels du médicament

"Voici les gains de survies médians obtenus grâce aux traitements contre les tumeurs solides, et ayant reçu le feu vert de la FDA en 2016", lance-t-elle en présentant un tableau tiré des données de l'Agence américaine des médicaments.

"Avec le suivi accru des effets secondaires des patients, nous retrouvons des gains de survie meilleurs que ceux de ces médicaments, l'olaratumab (un traitement contre le sarcome) excepté". Six traitements contres les tumeurs solides sur sept validés par la FDA l'année dernière ne dépassent pas les 4,5 mois de survie supplémentaires (en valeur médiane) par rapport au traitement standard, en général une chimiothérapie.

"Pour que cette surveillance pro-active des symptômes devienne une nouvelle norme de soin, il faudra dépasser d'importantes barrières", continue Monika Kryzanowska.

Selon elle, la principale barrière vient des institutions publiques. "Les systèmes de santé actuels ne sont pas habitués à couvrir ce type d'actes."

La e-santé, les effets secondaires d'une chimiothérapie chez un patient permet de mieux les maîtriser.
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:30

Les infections résistantes aux antibiotiques, ça n’arrive pas qu’aux autres

Par Céline Pulcini — 14.06.2017 -

Les occasions de contact avec des bactéries résistantes aux traitements classiques sont plus fréquentes qu’on le croit.

Certains antibiotiques doivent donc être réservés à ces seuls cas.

Le phénomène est désormais connu : certaines bactéries sont devenues résistantes aux antibiotiques.

Elles portent des noms latins que personne ne retient, à part peut être Escherichia coli, célèbre car elle entraîne régulièrement des interdictions de baignade dans les plans d’eau et contamine parfois les steaks hachés.

En dehors de telles alertes, les citoyens se sentent assez peu menacés – tant qu’ils ne sont pas à l’hôpital, lieu associé aux infections nosocomiales.

Ils ont tort.

Car des infections qui ne cèdent pas devant un traitement antibiotique classique, ce n’est pas fréquent mais cela peut arriver à tout le monde, et pas seulement aux personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques.

Les infections résistantes aux traitements antibiotiques causent ainsi chaque année 12 500 décès en France.

De nombreux antibiotiques figurent dans la nouvelle liste des médicaments qualifiés «d’essentiels» publiée le 6 juin par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Ils doivent être préservés, c’est à dire utilisés avec parcimonie et pour certains, seulement en dernier recours, car ils servent à guérir des enfants et des adultes d’infections bactériennes autrefois mortelles, comme les pneumonies ou les méningites.

Le cas fréquent de l’infection urinaire avec fièvre Prenons le cas, devenu banal pour un médecin hospitalier infectiologue en France, d’une patiente touchée au départ par une simple infection urinaire.

Elle revoit son généraliste parce que la fièvre s’est déclarée, signe que l’infection touche le rein –ce qu’on appelle une pyélonéphrite.

Ces infections guérissent habituellement très bien avec quelques jours d’antibiotiques en comprimés.

Mais là, la fièvre persiste, et l’analyse d’urines montre un Escherichia coli multi-résistant, c’est à dire contre lequel les antibiotiques disponibles en cabinet de ville s’avèrent inefficaces.

La patiente est donc hospitalisée, et un nouvel antibiotique lui est administré par perfusion. Le bilan réalisé à son entrée montre que la bactérie multi-résistante s’est propagée dans le sang (provoquant une septicémie), et que l’infection du rein s’est compliquée d’un abcès.

Après un séjour de plusieurs jours, la patiente peut rentrer à son domicile.

Elle devra néanmoins recevoir la visite d’une infirmière pour des perfusions d’antibiotique pendant une dizaine de jours supplémentaires.

Le même problème peut se produire avec une infection de la prostate, organe qui peut lui aussi être atteint lors d’une infection urinaire.

Ingestion de staphylocoques dorés (en rose) par un globule blanc humain (en vert). Vue au microscope électronique. National Institute of Allergy and Infectious Diseases, National Institutes of Health, CC BY-NC Ainsi, la personne ayant contracté une infection causée par une bactérie résistante aux antibiotiques risque de voir s’allonger le délai pour que les médecins trouvent le traitement efficace, ce qui augmente le risque de complications (septicémie et abcès, dans le cas cité précédemment).

Bien souvent elle devra être soignée par des antibiotiques ayant davantage d’effets indésirables, et disponibles uniquement par perfusion.

De telles histoires se rencontrent maintenant dans tous les pays dans le monde, comme le montrent les témoignages de patients réunis par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC, European Centre for Disease Prevention and Control), agence européenne.

On peut aussi se trouver aux prises avec une infection résistante aux antibiotiques au retour de vacances passées à l’étranger.

La présence de bactéries résistantes semble en effet plus forte dans certaines parties du monde que dans d’autres. Les données ne sont toutefois pas disponibles pour l’ensemble des pays, et souvent limitées à la situation à l’hôpital.

Des cartes présentant la fréquence de l’antibiorésistance selon les pays sont actualisées régulièrement par l’ECDC pour l’Europe et le Center for Disease Dynamics, Economics and Policy (CDDEP), ONG basé à Washington (États-Unis), pour le monde.

Ces différences peuvent s’expliquer notamment par une surconsommation d’antibiotiques, parmi lesquels ceux les plus à risque de sélectionner des bactéries résistantes.

Le risque de ramener d’un voyage de telles bactéries est plus élevé encore lorsqu’on a eu la diarrhée sur place, ou qu’on s’est vu prescrire un traitement antibiotique – quelle qu’en soit la raison. En effet, un déséquilibre de la flore intestinale, conséquence de la diarrhée ou d’une prise d’antibiotiques, favorise l’implantation de ces bactéries résistantes dans le tube digestif.

Des E. coli résistants chez 1 Français sur 15

Aujourd’hui en France, plus d’une personne sur quinze a des Escherichia coli multi-résistants dans son tube digestif, comme le montrent une étude réalisée sur des adultes en 2011 à Paris et une autre chez des bébés dans le Sud-Est de la France en 2014.

On ne tombe pas forcément malade, car les bactéries résistantes ne sont pas plus agressives que les autres.

Dans leur imaginaire, la plupart des citoyens voient la bactérie multi-résistante comme une menace venue de l’extérieur.

Or bien souvent, ce sont nos propres bactéries, constituant avec d’autres micro-organismes comme les champignons, notre microbiote, qui provoquent des infections, par exemple urinaires.

On acquiert ces bactéries à partir de contacts avec des objets, des personnes ou des animaux qui en sont porteurs, ou à travers notre alimentation si celle-ci a été contaminée.

Respecter les règles de base d’hygiène, dont le lavage des mains, réduit ce risque. Les bactéries multi-résistantes peuvent persister des mois après la contamination dans notre tube digestif, le temps que la flore habituelle se reforme, et prenne le dessus.

Dans cette expérience, sept antibiotiques (capsules blanches) ont été testés.

Les bactéries présentes dans la boîte de petri de gauche sont sensibles aux sept, comme le montrent les cercles gris ou vert – signe que les bactéries n’ont pas poussé.

Réduire sa consommation d’antibiotiques est une manière, pour les citoyens, d’œuvrer au service de l’intérêt général en protégeant l’efficacité de ces traitements pour soi et pour les autres.

Par ailleurs, chaque cure d’antibiotiques détruit la flore intestinale, dont on connaît désormais l’importance pour notre santé.

Les antibiotiques détruisent aussi les bonnes bactéries dans d’autres parties sensibles du corps, comme le vagin, la peau ou la bouche, favorisant là aussi la croissance de bactéries résistantes, mais aussi de champignons sources de mycoses.

Aussi, il est bon de réfléchir à deux fois avant de demander des antibiotiques à son médecin.

Les antibiotiques sont des médicaments précieux, qu’il faut préserver pour les situations où ils sont indispensables. Bactéries multi-résistantes, ou superbactéries?

Si les citoyens rencontrent tant de difficultés à mesurer l’ampleur de la menace représentée par l’émergence des bactéries multi-résistantes, c’est aussi parce que les experts du sujet n’ont pas encore réussi à s’entendre pour parler d’une seule voix. Ils emploient des mots différents pour désigner… les mêmes choses.

Les médecins infectiologues français vont dire bactéries multi-résistantes (BMR) et antibiotiques ; quand les spécialistes de l’OMS vont parler de superbactéries (superbugs, en anglais), et d’antimicrobiens (antimicrobials).

A l’échelle mondiale, le vocabulaire commun qui permettrait de désigner le problème et ses solutions manque cruellement.

C’est le constat que mes confrères d’Afrique du Sud, de Suisse, du Royaume-Uni, et moi-même, faisons dans l’article scientifique que nous avons publié le 3 mai dans la prestigieuse revue Nature. Dans cet article, nous appelons à une intervention collective des Nations-Unies afin d’établir un vocabulaire de référence.

Quel nom trouver, en français, pour les bactéries résistantes?

Quand l’OMS a dressé sa récente liste des douze bactéries contre lesquelles il devient urgent de trouver de nouveaux antibiotiques, les médias ont parlé de «superbactéries».

Or ce mot prête à confusion, évoquant des bactéries particulièrement virulentes qui se multiplieraient à grande vitesse, ce qui n’est pas le cas.

Elles ne prolifèrent pas plus que les bactéries sensibles aux antibiotiques, mais sont plus difficiles à combattre avec les traitements dont nous disposons.

Des précautions pour les hommes, comme pour les animaux Les programmes de santé publique visant à l’utilisation appropriée d’antibiotiques gagneraient à être qualifiés, en anglais, par le terme «antibiotic stewardship», pour les précautions à prendre aussi bien dans la santé humaine que dans la santé animale.

Ce mot englobe la dimension individuelle et collective de toute prescription antibiotique.

Il met l’accent sur le fait qu’en utilisant un antibiotique, l’individu (comme l’animal d’élevage) avantage les bactéries résistantes dans sa propre flore intestinale et les transmet aussi à son environnement.

Il souligne aussi la nécessité de préserver une ressource (les antibiotiques) pour le bien de tous, de manière durable.

Mais il n’a pas à ce jour d’équivalent évident en français.

Et si on abandonnait, au passage, le vocabulaire volontiers guerrier d’un «combat mondial» mené contre «l’ennemi» que seraient les bactéries résistantes?

Car on finit par oublier qu’à force «d’attaques», on perturbe le rôle vital joué par notre microbiote dans notre santé. Il serait bon de choisir des mots reflétant mieux la relation écologique qui lie les êtres humains aux bactéries.

Les infections résistantes aux antibiotiques, ça n’arrive pas qu’aux autres: des colibacilles résistants chez un français sur 15.
Les infections résistantes aux antibiotiques, ça n’arrive pas qu’aux autres: des colibacilles résistants chez un français sur 15.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:21

Souvent comparé à un deuxième cerveau, notre intestin est tapissé de milliards de bactéries qui forment son précieux microbiote, aussi appelé "flore intestinale".

L'Inserm lui consacre une conférence le 1er juin 2017 à Paris et Toulouse, pour comprendre son rôle souvent méconnu et important.

Bactéries, virus, champignons non pathogènes... notre intestin abrite un ensemble de micro-organismes qui composent le microbiote intestinal.

Propre à chacun, il représente 2 kg d'organismes vivants dans notre ventre et en moyenne 160 espèces de bactéries.

Cette diversité est garante de notre équilibre et de notre santé.

De plus, elle a une importance majeure dans les mécanismes inflammatoires et immunitaires.

Régulièrement la recherche fait de nouvelles découvertes sur le rôle de cette flore dans les fonctions digestive, métabolique, immunitaire et neurologique. #ConfSanT Dans le cadre de son cycle "Santé en questions", l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) organise jeudi 1er juin 2017, à Paris et en simultanée à Toulouse, une nouvelle conférence citoyenne avec pour thème :

« Flore intestinale, un équilibre fragile à préserver ».

La conférence sera animée par des spécialistes: Mathias Chamaillard, directeur de recherche Inserm au Centre d’infection et immunité de Lille et Antoine Pelissolo, professeur de psychiatrie, Université Paris-Est Créteil Val de Marne échangeront à Paris.

A Toulouse, Laurent Alric, chef du service interne de l’hôpital de Toulouse Purpan et Nathalie Vergnolle, pharmacologue et directrice de recherche Inserm au Centre de physiopathologie de Toulouse Purpan porteront les débats.

La conférence est à suivre sur Twitter via le hashtag #ConfSanT et les questions que vous vous posez peuvent être adressées à @InsermLive et @indesciences qui y répondront dans la mesure du possible. Informations pratiques :

Conférence : « flore intestinale, un équilibre fragile à préserver », le jeudi 1er juin 2017, de 19h à 20h30, à la Cité des Sciences et de l'industrie à Paris/Muséum d'histoire naturelle, à Toulouse.

Gratuit. Tout public.

La flore intestinale et son fragile équilibre. Rôle en psychiatrie. À Paris et Toulouse, Conférence gratuite le 1er Juin.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:14

Dominique Leglu : "Il n’y a pas de mal à se faire du bien". À preuve, le régime méditerranéen.

Jadis, on l’appelait « régime crétois », mais peu importe l’appellation, ce sont les résultats successifs de ce régime sur plusieurs milliers de participants adeptes (étude dite de Lyon en 1999, étude Predimed en 2013, données à mi-parcours de Predimed+, cette année 2017) qui ont de quoi impressionner.

Voici les « dix raisons de l’adopter » que le dossier de Sciences et Avenir précise ce mois-ci.

Elles sont confortées par de solides résultats d’études scientifiques, dont certains ne remontent pas à plus de quelques mois, et non par un quelconque effet de mode passager ou une tendance lancée opportunément au printemps-été pour vendre on ne sait quel nouveau produit.

De l’effet reconnu sur l’humeur — une moindre dépression — à un risque diminué de diabète, en passant par un ralentissement du vieillissement, il y a de quoi pousser un authentique cri du cœur (lui-même protégé par le fameux régime) : suivez-le !

Pour savoir jongler entre saccharose, fructose et autre glucose, un court tableau précise leur source et leurs effets

Ce régime que le cardiologue Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS, pionnier sur le sujet, a toujours recommandé.

Sciences et Avenir, qu’il a aidé pour ce dossier, le remercie chaleureusement.

À condition de ne pas s’empiffrer avec des rations par trop abondantes, certains membres de l’étude Predimed+ sont déjà parvenus à perdre plus de 10 kg, nous a-t-il été permis de constater.

Et ils peuvent se réjouir, en toute connaissance des résultats antérieurs de Predimed, que "le risque d’événement cardio-vasculaire majeur [soit] réduit de 30 %". Contrairement à bien des idées reçues, le dossier rappelle également que les graisses sont indispensables à l’organisme et qu’il faut compter sur elles pour apporter pas moins de 35 % à 40 % des calories chaque jour chez un adulte.

Chacun d’entre nous n’étant pas nutritionniste, le dossier se devait de rappeler où trouver ces « bons lipides ». C’est en effet une des clés majeures d’une alimentation adéquate que de savoir équilibrer les apports entre les molécules vedettes que demeurent oméga 3 et oméga 6. Rappel : idéalement, compter un O3 pour moins de cinq O6.

Oui, mais comment faire ?

Un tableau simple et clair indique quoi privilégier et ce qu’il y a à consommer avec modération.

On retrouve l’huile de colza, l’avocat ou les noix dans le premier cas quand chips, charcuterie et crème fraîche tombent dans le second.

De quoi redire à tous les allergiques à une quelconque diète à quel point certaines très bonnes choses demeurent, mais oui, tout ce qu’il y a de consommables : canard, moules, huîtres, noisettes…

En revanche, c’est un fait, continue de rôder l’ennemi public n° 1 : le sucre.

"41 % des adultes français en mangent trop", selon une étude très récente.

Pour savoir jongler entre saccharose, fructose et autre glucose, un court tableau précise leur source et leurs effets.

Pour sûr, éviter les sodas serait déjà un excellent premier pas.

Le régime méditerranéen de plus en plus reconnu. Merci au Dr Michel de Lorgeril: l’ennemi public n° 1 : le sucre.
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