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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 15:54

L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue un problème de santé publique majeur. Ainsi, on estime que 25 % des sujets de plus de 80 ans présenteront un AVC.

 

Malgré toutes les recherches entreprises à visée thérapeutique (plus de 1 000 molécules et de 250 essais thérapeutiques), le fibrinolytique alteplase reste le seul traitement disponible actuellement.

 

Ce manque de succès peut avoir plusieurs explications.

 

En effet, la physiopathologie de l'AVC est complexe et met en jeu de nombreux mécanismes dont l'inflammation.

Une équipe de Caen a publié dans Lancet Neurology une revue générale sur ce sujet précisant les nombreux arguments en faveur du rôle de l'immunité.

Plusieurs maladies inflammatoires systémiques comme la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires intestinales et le syndrome des anti phospholipides augmentent le risque d’AVC.

 

De manière générale, 30 % des patients avec un AVC ont un antécédent récent d'infection.

 

L'incidence d'AVC augmente en période épidémique de grippe. Ces facteurs infectieux et inflammatoires peuvent contribuer à la survenue d'un AVC via une augmentation du risque thrombogène, une perturbation de la réactivité vasculaire voire une vasculopathie ou une accélération de la thrombogénèse.

 

Des travaux récents ont suggéré a contrario que certains états pré-infectieux pouvaient via une activation des lymphocytes th1 avoir un effet protecteur.

 

Cependant, la plupart des études confirment le rôle délétère de l'inflammation mais considèrent que l’implication exacte des différentes populations cellulaires (lymphocytes, microglie,…) reste encore à préciser.


Les relations entre le système nerveux central et le système immunitaire sont actuellement considérées comme bidirectionnelles. Ainsi le cerveau ischémique peut relarguer un certain nombre de neuromédiateurs et des cytokines susceptibles d’agir sur la régulation immunitaire systémique via des structures cérébrales comme l’hypothalamus.

 

Quelques heures après le début d'un AVC, il peut exister une down regulation de l'immunité systémique entraînant un stroke-induced immunodepression (SIDS).

 

La majorité des cellules immunitaires possède des récepteurs à la noradrénaline pouvant entraîner une stimulation de l'interleukine 10 par les monocytes et à terme diminuer l'activité des cellules immunes.

 

Cette immunodépression peut avoir des conséquences chez les patients ayant eu un AVC car le risque infectieux est augmenté en raison des troubles fréquents de déglutition et de l'environnement microbien hospitalier.


Est-ce que ceci suggère qu’il pourrait être possible de prévenir la survenue d’un AVC ? Une étude a montré que la vaccination combinée antipneumococcique et antigrippale diminuait le risque d’accidents vasculaires ischémiques.

 

Certaines équipes ont suggéré l'implication de certaines protéines d'adhésion comme l’ICAM1. Malheureusement un essai thérapeutique utilisant des anticorps murins dirigés contre cette protéine a abouti à un échec avec notamment une augmentation de la mortalité.

 

D'autres essais exploitant cette hypothèse immunologique sont actuellement en cours. Toutes ces études confirment le rôle de l'immunité dans la survenue d’AVC avec l’espoir d'ouvrir ainsi de nouvelles pistes thérapeutiques.



Dr Christian Geny


Macrez R et coll. : Stroke and the immune system: from pathophysiology to new therapeutic strategies. Lancet Neurol 2011; 10: 471–80

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 17:15
Congres EULAR mai 2011

Nutriments, vitamines et gonarthrose

Publié le 27/05/2011  

Un déséquilibre nutritionnel peut être impliqué dans la pathogenèse de l'arthrose. Mais quels sont les nutriments et les vitamines impliqués ? Cette étude a été conduite afin d’apporter des éléments de réponse à cette question (1). Pour ce faire, 150 sujets atteints de gonarthrose primitive et des sujets sains contrôles appariés pour l'âge et le sexe ont été inclus.
Les résultats montrent que les apports en riboflavine, β-carotène, vitamine C et vitamine D étaient significativement plus faibles chez les malades que chez les témoins. A noter que l’IMC des malades était significativement plus élevé que celui des témoins. Les sujets dans le quartile inférieur des apports en riboflavine, β-carotène, vitamine C et vitamine D avaient un risque plus élevé d'arthrose du genou que ceux des quartiles supérieurs. Toutefois, après ajustement, le risque de gonarthrose pour des apports faibles en riboflavine devenait insignifiant et l’association avec le β-carotène perdait en force. En revanche, le risque persistait inchangé pour la vitamine C et la vitamine D. Enfin, la sévérité de la maladie, selon le score de Kellgren et Laurence, n’était définie que par l'apport en vitamine D. 

Une seconde étude contrôlé (2) menée chez 148 malades atteints de gonarthrose (60,2 +/- 12,9 ans en moyenne) et 150 contrôles sains (60,1 +/- 10,2 ans en moyenne) a montré qu’un déficit en 25-OHvitD sérique (inf 20 ng/ml) était plus fréquent chez les malades (39,8 %) que chez les témoins (32 %), mais de façon non significative (p = 0,18). Par ailleurs, le taux sérique moyen de 25 OHvitD chez les patients ayant une gonarthrose n'était pas significativement plus faible que celui des témoins (p = 0,28).

En revanche, dans l'analyse en sous-groupe, le taux sérique moyen de 25-OHvitD des sujets de moins de 60 ans arthrosiques était significativement plus faible que celui des témoins (23,8 +/- 18,8 vs 34,5 +/- 29,6 ng ; p = 0,01) et la proportion de patients présentant un déficit en 25-OHvitD sérique était significativement plus importante dans le groupe des sujets arthrosiques de moins de 60 ans (53,4 %) comparativement aux témoins du même âge (35,5 % ; OR  [odds ratio] = 2,08 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 1,07 à 4 ; p = 0,041). Chez les sujets âgés de 60 ans et plus, il n’y avait pas de différence significative des taux de 25-OHvitD sérique des malades et des témoins.

L’association entre déficit en 25-OHvitD sérique et arthrose du genou chez les sujets de moins de 60 ans restait significative après ajustement pour l'âge et le sexe (OR ajusté = 2,26 ; IC95 de 1,15 à 4,4 ; p = 0,018). L'association était encore plus forte chez les malades de moins de 55 ans (OR = 2,63 ; IC95 de 1,16 à 5,95 ; p = 0,01). De plus, chez les sujets gonarthrosique de moins de 60 ans, le taux moyen de vitamine D sérique était significativement plus faible que celui des malades âgés de plus de 60 ans (23,8 +/- 18,8 versus 44,1 +/- 39,2 ng/ml ; p = 0,001).

En conclusion, une faible consommation de β-carotène, de vitamine C et de vitamine D représente un facteur de risque de gonarthrose. De plus, il existe une forte association entre carence en 25-OHvitD sérique et arthrose du genou chez les malades de moins de 60 ans.


(1)Srivastava RN et coll. : Role of nutrients in the development of knee osteoarthritis. 
(2)Heidari B et coll. :Association between serum vitamin D deficiency and knee osteoarthritis. 
The European League Against Rheumatism Congress 2011 (Londres) : 25-28 mai 2011.


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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:00

(Infection froide?)

 


La maladie de Horton (MH) est une artérite inflammatoire giganto-cellulaire du sujet âgé.

Une sténose artérielle des membres supérieurs survient chez 13 à 29 % des patients.

Les traitements endovasculaires sont efficaces quand utilisés avant l'apparition d'une occlusion.

 

Il n'existe cependant aucun paramètre permettant l'identification précoce des personnes à risque d'atteinte ischémique aux membres supérieurs.


Ceci a conduit les auteurs à analyser rétrospectivement les marqueurs biologiques de l'inflammation chez 105 malades (86 femmes, âge moyen 65,2 ans).

 

Après un suivi moyen de 31 mois (extrêmes 1-157 mois), une angiographie par résonance magnétique (angio IRM) des artères thoraciques y compris les artères sous-clavière, axillaires et brachiales, a été réalisée chez tous les malades.


Il existait au moins une sténose d'une artère du membre supérieur chez 40 patients (groupe A, biopsie positive de l'artère temporale (PTAB) : 45 %), un anévrisme de l'aorte thoracique chez 14 malades (groupe B, PTAB : 29 %) et aucune atteinte extra-crânienne chez 47 malades (groupe C, PTAB: 51%).

Le nombre de globules blancs était significativement plus élevé dans le groupe A par rapport au groupe C (médiane 11 600 vs 10 100/mm3, p = 0,01) et au groupe B+ C (médiane 10 105/mm3, p=0,02).

 

Un nombre de globules blancs > 14 000/mm3 a été retrouvé dans 25 % des cas où il y avait une sténose, mais chez seulement chez 8,2 % des autres malades.

Pour tous les malades ayant une atteinte artérielle extra-crânienne (groupe A + B), les leucocytes étaient sensiblement plus élevés (p = 0,023) comparativement au groupe C.

 

Aucune autre différence significative entre tous les groupes n'a été retrouvée tant sur la formule leucocytaire que la protéine C réactive, la vitesse de sédimentation , les plaquettes ou l'hémoglobine.

 

L'apparition d'une sténose artérielle ne dépendait pas de la durée d'évolution de la MH.

 

Ces données indiquent que le risque de sténose aux artères du membre supérieur est augmenté chez les patients avec une hyperleucocytose initiale.

 

Puisque le traitement endovasculaire est plus efficace quand les lésions sont limitées, ces malades doivent être examinés dès l'entrée dans la maladie avec une attention particulière (pouls, tension artérielle, recherche de souffle), ce d'autant que les sténoses artérielles sont souvent peu symptomatiques.

 

 

 

 

Both M et coll. : High white blood cell count in patients with giant cell arteritis predicts an increased risk of stenosis in upper extremity arteries. Ann Rheum Dis., 2011 ; publication avancée en ligne le 10 mai

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 18:00

« pour la première fois, des chercheurs de l’Inserm viennent de découvrir l’effet favorable de l’huile d’olive contre les accidents vasculaires cérébraux ».


« ces travaux, publiés dans Neurology, révèlent que les personnes de 65 ans et plus consommant régulièrement de l’huile d’olive courent moins de risques d’être victimes d’attaques cérébrales que celles qui n’en prennent jamais ».


Le Figaro explique que « les chercheurs de Bordeaux ont suivi 7 625 personnes âgées de 65 ans et plus originaires de Bordeaux, Dijon et Montpellier sur une période de 5 ans.

 

Les chercheurs ont réparti au départ les participants en deux groupes.

Dans le premier étaient inclus ceux qui ne consommaient jamais d’huile d’olive, dans le second, ceux qui l’utilisaient habituellement dans leur alimentation ».


« 148 attaques cérébrales ont été recensées chez ces volontaires. Après avoir éliminé les biais possibles et les facteurs confondants, les auteurs de l’étude ont calculé que le risque pour les consommateurs d’huile d’olive d’être victimes d’une attaque cérébrale était 41% plus faible par rapport à ceux n’en prenant jamais ».


Cécilia Samieri, qui a mené ce travail, écrit que « notre étude tend à montrer qu’une nouvelle série de recommandations alimentaires devrait être publiée pour prévenir les attaques chez les personnes de 65 ans et plus ».


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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:55

L'exercice physique améliore les symptômes, voire l'évolution de la maladie d'Alzheimer comme le suggèrent des études sur modèle murin montrant un ralentissement de l'accumulation de la protéine bêta-amyloïde, une plus grande faculté à retenir les informations et une augmentation de la plasticité neuronale parallèlement à l'intensité de l'activité physique. De plus, celle-ci stimule l'expression des facteurs de croissance neuronale et le fonctionnement des neurotransmetteurs en particulier dans la région hippocampique. Ce que confirment les études épidémiologiques qui montrent que les personnes très actives ont un risque réduit de 20 à 50 % de développer une démence. Quant aux études prospectives, elles sont un peu moins claires mais semblent indiquer également un bénéfice cognitif à moyen terme chez les personnes de plus de 50 ans pratiquant un exercice modéré durant 6 mois au moins, ce bénéfice étant plus manifeste en l'absence de l'isoforme epsilon-4 de l'ApoE. Mais il est possible que les porteurs de cet isoforme soient aussi ceux dont l'hygiène de vie est la moins bonne (tabagisme, hyperlipémie, etc.).

Se basant sur l'effet antioxydant majeur de l'exercice (qui facilite ainsi la plasticité synaptique) les experts recommandent la pratique d'un exercice modéré durant 30 minutes 5 jours par semaine ou d'un exercice plus intense durant 20 minutes 3 fois par semaine au minimum dès l'âge de 50 ans pour réduire de manière substantielle le risque de détérioration cognitive.

Quant à savoir si l'exercice physique agit sur la maladie d'Alzheimer une fois instaurée, on ne dispose que de peu d'informations. Une étude récente a cependant montré que les patients avec maladie d'Alzheimer qui suivent un programme d'entraînement physique régulier (2 sessions d'une heure par semaine) sont plus aptes à accomplir les actes de la vie quotidienne. Dans un autre essai, un entraînement plus intensif mais de plus courte durée a approté le même bénéfice.

Cela dit, les effets positifs de l'exercice physique se marquent aussi sur d'autres aspects : meilleur état nutritionnel, risque moindre de chute, meilleure intégration sociale...

 

 

08/06/11
(JIM)
Dr Dominique-Jean Bouilliez

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 19:59

Nutritional and Metabolic Status of Children with Autism vs. Neurotypical Children, and the Association with Autism Severity

James B. AdamsTapan AudhyaSharon McDonough-MeansRobert A RubinDavid QuigElizabeth GeisEva GehnMelissa LorestoJessica Mitchell,Sharon AtwoodSuzanne Barnhouse and Wondra Lee  

Nutrition & Metabolism 2011, 8:34 doi:10.1186/1743-7075-8-34

Published: 8 June 2011

Abstract (provisional)

Background

The relationship between relative metabolic disturbances and developmental disorders is an emerging research focus. This study compares the nutritional and metabolic status of children with autism with that of neurotypical children and investigates the possible association of autism severity with biomarkers.

Method

Participants were children ages 5-16 years in Arizona with Autistic Spectrum Disorder (n=55) compared with non-sibling, neurotypical controls (n=44) of similar age, gender and geographical distribution. Neither group had taken any vitamin/mineral supplements in the two months prior to sample collection. Autism severity was assessed using the Pervasive Development Disorder Behavior Inventory (PDD-BI), Autism Treatment Evaluation Checklist (ATEC), and Severity of Autism Scale (SAS). Study measurements included: vitamins, biomarkers of vitamin status, minerals, plasma amino acids, plasma glutathione, and biomarkers of oxidative stress, methylation, sulfation and energy production.

Results

Biomarkers of children with autism compared to those of controls using a t-test or Wilcoxon test found the following statistically significant differences (p<0.001): Low levels of biotin, plasma glutathione, RBC SAM, plasma uridine, plasma ATP, RBC NADH, RBC NADPH, plasma sulfate (free and total), and plasma tryptophan; also high levels of oxidative stress markers and plasma glutamate. Levels of biomarkers for the neurotypical controls were in good agreement with accessed published reference ranges. In the Autism group, mean levels of vitamins, minerals, and most amino acids commonly measured in clinical care were within published reference ranges. A stepwise, multiple linear regression analysis demonstrated significant associations between several groups of biomarkers with all three autism severity scales, including vitamins (adjusted R2 of 0.25-0.57), minerals (adj. R2 of 0.22-0.38), and plasma amino acids (adj. R2 of 0.22-0.39).

Conclusion

The autism group had many statistically significant differences in their nutritional and metabolic status, including biomarkers indicative of vitamin insufficiency, increased oxidative stress, reduced capacity for energy transport, sulfation and detoxification. Several of the biomarker groups were significantly associated with variations in the severity of autism. These nutritional and metabolic differences are generally in agreement with other published results and are likely amenable to nutritional supplementation. Research investigating treatment and its relationship to the co-morbidities and etiology of autism is warranted.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 19:57
Taux de vitamine D, population afro-américaine et sclérose en plaques
Vitamin D in African Americans with multiple sclerosis.
Gelfand JM, Cree BA, McElroy J et al.

Neurology. 2011;76(21):1824-30.

L’un des facteurs de risque de sclérose en plaques semble être le taux bas ou effondré de vitamine D, par son effet sur l’immunité adaptative et innée.
Elle aurait également un rôle sur l’expression du gène HLA-DRB1*15.
Cette équipe de San Francisco s’est donc intéressée aux taux de vitamine D dans la population afro-américaine. Il s’agit d’une population dans laquelle la prévalence de la maladie est plus faible, mais avec fréquemment une évolution plus sévère (atteinte ambulatoire plus rapide et forme secondairement progressive plus fréquente). Par ailleurs, la pigmentation de la peau (et donc surtout la mélanine) semble être un frein à l’absorption de vitamine D, expliquant le taux de vitamine D plus bas dans cette population.

L’objectif de cette étude, qui a porté sur une cohorte de patients et de témoins (respectivement 339 et 342 issus d’une base de données recueillant le statut génétique des Afro-Américains ayant une SEP et de leur ami(e)s ou épouses), était de mettre en évidence une corrélation entre le taux de vitamine D et le fait d’avoir une SEP et/ou la gravité de la SEP. 
 
Les taux de 25-OH vitamine D étaient bas chez les patients et chez les témoins (3/4 des participants étaient carencés en vitamine D et 94% étaient déficients), mais les taux étaient plus bas chez les patients (statistiquement significatif - même en contrôlant des données telles que le climat ou la situation géographique). Il n’a pas été mis en évidence de corrélation entre la gravité de la maladie (évaluée avec l’échelle EDSS) et le taux de vitamine D.

Plusieurs biais sont à souligner : il s’agit d’un dosage de vitamine D sur un échantillon de population, non longitudinale ; les patients qui souffraient de SEP avaient un EDSS élevé (EDSS moyen à 6) ; les auteurs ne se sont pas intéressés aux autres facteurs de susceptibilité de la sclérose en plaques. 
Date de publication : 06-06-2011
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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 09:43

NEWS: New UC Davis study says Lyme hides out in lymph nodes

08 June, 2011

Font size: 

 CDC photo.

   

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Researchers at the University of California, Davis, have found that Lyme bacteria "have developed a novel strategy for subverting the immune response of the animals they infect." Their study appears on-line in the journal Public Library of Science Biology.

Press release from UC Davis:

Lyme disease bacteria take cover in lymph nodes, study finds

 

June 8, 2011

The bacteria that cause Lyme disease, one of the most important emerging diseases in the United States, appear to hide out in the lymph nodes, triggering a significant immune response, but one that is not strong enough to rout the infection, report researchers at the University of California, Davis.

Results from this groundbreaking study involving mice may explain why some people experience repeated infections of Lyme disease. The study appears online in the journal Public Library of Science Biology.

“Our findings suggest for the first time that Borrelia burgdorferi, the bacteria that cause Lyme disease in people, dogs and wildlife, have developed a novel strategy for subverting the immune response of the animals they infect,” said Professor Nicole Baumgarth, an authority on immune responses at the UC Davis Center for Comparative Medicine.

“At first it seems counter intuitive that an infectious organism would choose to migrate to the lymph nodes where it would automatically trigger an immune response in the host animal,” Baumgarth said. “But B. burgdorferi have apparently struck an intricate balance that allows the bacteria to both provoke and elude the animal’s immune response.”

About Lyme disease

Lyme disease, the most important tick-borne disease in the United States is caused by Borrelia burgdorferi, corkscrew-shaped bacteria also known as spirochetes. The disease is transmitted to humans and animals through bites from infected deer ticks. The disease occurs mainly in the Northeastern and Great Lakes states, and is present to a lesser extent in Northern California.

Symptoms of Lyme disease are quite variable and may include fever, headache, fatigue and a skin rash. If the infection is not treated, it can spread to the joints, heart and nervous system.

Usually, Lyme disease can be successfully treated with about four weeks of antibiotics; treatment is most successful during the early stages of infection.

The UC Davis study

Swollen lymph nodes, or lymphadenopathy, is one of the hallmarks of Lyme disease, although it has been unclear why this occurs or how it affects the course of the disease. The UC Davis research team set out to explore in mice the mechanisms that cause the enlarged lymph nodes and to determine the nature of the resulting immune response.

They found that when mice were infected with B. burgdorferi, these live spirochetes accumulated in the animals’ lymph nodes. The lymph nodes responded with a strong, rapid accumulation of B cells, white blood cells that produce antibodies to fight infections. Also, the presence of B. burgdorferi caused the destruction of the distinct architecture of the lymph node that usually helps it to function normally.

While B cells accumulated in large numbers and made some specific antibodies against B. burgdorferi, they did not form “germinal centers,” structures that are needed for the generation of highly functional and long-lived antibody responses.

“Overall, these findings suggest that B. burgdorferi hinder the immune system from generating a response that is fully functional and that can persist and protect after repeat infections,” Baumgarth said. “Thus, the study might explain why people living in endemic areas can be repeatedly infected with these disease-causing spirochetes.”

In addition to Baumgarth, members of the UC Davis research team include Stephen Barthold, director of the Center for Comparative Medicine; Emir Hodzic, director of the Real-Time PCR Research and Diagnostics Core Facility; staff scientist Sunlian Feng; graduate student Christine Hastey; and Stefan Tunev, formerly of the Center for Comparative Medicine and now at Medtronic Inc.

Funding for the study was provided by the National Institute of Health.

About UC Davis

For more than 100 years, UC Davis has engaged in teaching, research and public service that matter to California and transform the world. Located close to the state capital, UC Davis has more than 32,000 students, more than 2,500 faculty and more than 21,000 staff, an annual research budget that exceeds $678 million, a comprehensive health system and 13 specialized research centers. The university offers interdisciplinary graduate study and more than 100 undergraduate majors in four colleges — Agricultural and Environmental Sciences, Biological Sciences, Engineering, and Letters and Science. It also houses six professional schools — Education, Law, Management, Medicine, Veterinary Medicine and the Betty Irene Moore School of Nursing.

 

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 08:38

L'OMS alerte sur le risque des portables

Le Centre international de recherche sur le cancer, agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé hier qu'il classait les champs électromagnétiques de radiofréquence, qui incluent les téléphones portables, comme "peut-être cancérogènes pour l'homme"


"Les preuves qui continuent à s'accumuler sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2B", a expliqué Jonathan Samet, président du groupe de travail, lors d'une conférence de presse téléphonique.


"Le groupe de travail a fondé cette classification (...) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l'usage du téléphone sans fil", a-t-il précisé.


Ce classement signifie, selon lui, qu'"il peut y avoir un risque et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer".

 

Les ondes radars, les micro-ondes et les émetteurs de signaux radio,télévision ou de télécommunications sans fil (antennes-relais) n'ont en revanche pas été classés faute de données suffisantes.

 


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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 08:35

Bactérie Eceh : "un épisode sans précédent", selon la Commission européenne

Les autorités sanitaires européennes se livrent depuis quelques jours à une véritable enquête et à une course contre la montre pour identifier la source de la contamination de la bactérie Escherichia coli.

Dans un premier temps, sa propagation a été imputée à des concombres espagnols importés en Allemagne.

Mais les autorités sanitaires ont admis hier que les dernières analyses montraient que le légume incriminé ne portait pas de trace de la bactérie mortelle.

L'hypothèse d'une contamination végétale est cependant maintenue.

Les tomates et les salades vertes sont suspectées, même si la question de l'origine de la contamination reste entière.

L'épidémie de E.coli entero-hémorragique (Eceh) est considérée comme "un épisode sans précédent", par la Commission européenne.

Hier, l'Europe comptait 1 000 malades, en Allemagne, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Suisse, en Autriche.

En France, six cas suspects, dont trois concernent des Allemands, sont en cours d'investigation.

Quinze décès sont à déplorer en Allemagne, un en Suède.

Le commissaire européen à la Santé John Dalli a toutefois souligné que le nombre de nouveaux cas semblait décliner, mais il a invité les autorités de tous les Etats de l'UE a demeurer "vigilantes".

Selon un expert de la Commission, d'autres annonces de décès sont "probables".

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