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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:19

Le probleme du diagnostic biologique des sprirochetes existe depuis toujours Ce fut le cas de la siohylis.

Redécouvrir le test de Nelson Et l'appliquer aux Borrelies (?)

Test d’immobilisation des tréponèmes (TPI) ou test de Nelson Technique de référence, mais quasiment plus réalisé (entretien des animaux vivants infectés). Principe: Anticorps spécifiques immobilisant (immobilisines) les tréponèmes vivants, après addition de complément et en comparaison avec un tube témoin. Résultats qualitatifs exprimés en pourcentage d’immobilisation spécifique. Cinétique des anticorps: immobilisines décelées en moyenne un mois après l’apparition du chancre. Négativation chez la plupart des malades après traitement. http://www.microbes-edu.org/etudiant/treponema.html

http://www.medinfos.com/principales/fichiers/pm-inf-syphilis4.shtml

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:11

Des chercheurs américains estiment que les requins n'ont pas de cancers grâce à l'évolution de deux de leurs gènes.

RÉSISTANCE.

Le système immunitaire des raies et des requins (du sous-groupe dit des Elasmobranches) mute depuis 400 millions d'années sous l'effet de l'Evolution.

Et selon une étude menée par des chercheurs américains et publiée le 30 janvier 2017 dans la revue BMC Genomics, les modifications apportées aux gènes impliqués dans le système immunitaire de ces animaux durant toutes ces années pourraient expliquer leur capacité à cicatriser rapidement ainsi que leur résistance aux cancers.

Durant cette recherche, les scientifiques ont analysé l'ADN extraits de cellules issues du tissu cardiaque de 7 espèces : 4 Elasmobranches dont le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) et le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran), et 3 Téléostéens plus communément appelés les "poissons".

Des gènes Bag 1 et legumain alternatifs L'analyse de ces cellules a démontré que les requins possèdent les gènes Bag1 et legumain, qui comme leurs homologues dans le génome humain, codent des protéines nécessaires à la défense immunitaire.

Cependant, chez nous, une surexpression de ces gènes est l'un des facteurs associés à l'apparition d'un large éventail de cancer.

Par exemple, le Bag1 humain code une protéine qui empêche la mort programmée des cellules, processus aussi appelée apoptose.

Une surproduction de cette molécule empêche aussi le "suicide" des cellules dysfonctionnelles qui vont donc pouvoir proliférer dans l'organisme induisant ainsi la formation de tumeurs.

Pour les chercheurs, les quelques modifications dans la séquence codante du Bag1 des requins permettent la production d'une protéine alternative qui n'a pas pour effet d'empêcher l'apoptose des cellules ou tout du moins, pas de celles malades. Bien au contraire, les scientifiques supposent que chez ces animaux,

Bag1 tout comme legumain jouent un rôle majeur dans la prévention du cancer.

Cependant, de prochaines études devraient déterminer plus précisément le mécanisme de ces gènes. Des découvertes d'intérêt pour la médecine Comparées aux espèces de Téléostéens étudiées, les requins mais également les raies possèdent un grand nombre de gènes codant pour des anticorps et certains ne sont présents que dans le génome des Elasmobranches.

Pour le docteur Shivji qui a participé à la recherche : "Utiliser les approches génomiques pour comprendre la genèse du système immunitaire c'est faire de nombreuses découvertes excitantes dont certaines seront peut-être transposable à la médecine".

Cependant, devant le succès de la médecine traditionnelle, l'homme se voit contraint de préciser que non, manger du requin n'aidera pas à soigner le cancer ni même à le prévenir.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:02

https://www.facebook.com/pierre.perant/videos/10152660738217834/

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:53

Conference de Lionel Courtot créateur de Pâtes de Plantes.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=631927566999595&id=255249744667381

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:36

Des chercheurs ont utilisé des cellules de peau reprogrammées en cellules souches pour lutter contre un cancer du cerveau chez la souris.

Ces cellules sont programmées pour aller dans le cerveau et y détruire les cellules cancéreuses.

Les glioblastomes sont des tumeurs du cerveau particulièrement agressives et difficiles à retirer.

Mais elles produisent des signaux chimiques qui attirent les cellules souches, ce qui pourrait être exploité dans le cadre d’un traitement : l’idée serait de disposer de cellules souches qui libèrent des molécules pour tuer les cellules cancéreuses qui les ont attirées vers elles.

D’après Sciencemag, les cellules souches détecteraient les tumeurs comme étant des lésions qui ont besoin d’être soignées, ce qui explique qu’elles migrent vers elles.

Une recherche de 2013 avait déjà exploité cette piste en utilisant des cellules souches neurales chez des souris.

Mais chez des patients, l’obtention de cellules souches neurales est compliquée.

Plusieurs possibilités s’offrent aux chercheurs : prendre des cellules souches neurales sur le patient ou un autre individu (ce qui implique une chirurgie invasive) ou reprogrammer d’autres cellules.

Les prendre sur une autre personne pose des problèmes de rejet.

C’est pourquoi des chercheurs de l’université de Caroline du Nord ont exploré la voie de la reprogrammation génétique.

Les cellules modifiées libèrent des molécules anticancer Les scientifiques ont donc créé des cellules capables de réduire les tumeurs, en partant de cellules de peau humaine.

Placées dans des boîtes de Petri où avaient été installées des tumeurs, ces tueuses se sont dirigées vers elles à raison de 500 µm en 22 h. Qu'en serait-il chez des animaux vivants ?

Les cellules souches reprogrammées ont été injectées dans des tumeurs de souris et celles-ci ont vu leurs tailles diminuer d'un facteur 20 à 50 en 24 à 28 jours en comparaison de tumeurs équivalentes mais sans cellules souches reprogrammées.

De plus, la survie des rongeurs porteurs de tumeurs doublait avec ce traitement.

Chez certaines d'entre elles, les scientifiques ont retiré les tumeurs et injecté les cellules dans la cavité : les tumeurs résiduelles étaient 3,5 fois plus petites chez les souris traitées que chez celles qui ne l'étaient pas.

Cette technique n’a pas été testée chez l’Homme mais elle offre un espoir pour traiter des patients souffrant d’un glioblastome, un cancer à l’issue souvent fatale.

Ces résultats paraissent dans Science Translational Medicine.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 16:29

Maladie de Lyme : un dispositif unique dans le Grand Est au CHRU de Nancy

Par Magali Fichter et Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu jeudi 2 février 2017 à 16:13

La maladie de Lyme peut être grave si elle n'est pas dépistée
La maladie de Lyme peut être grave si elle n'est pas dépistée © Maxppp -

Une consultation spécifique pour mieux diagnostiquer la maladie de Lyme. Elle est proposée par le service des maladies infectieuses du CHRU de Nancy, et fait intervenir différents spécialistes pour proposer une prise en charge du patient, qu'il soit effectivement atteint par la maladie ou non.

Ce nouveau dispositif médical est unique dans le Grand Est, et peu répandu en France. Si votre médecin traitant a un doute sur le fait que vous ayiez contracté la maladie de Lyme, transmise par une piqûre de tique et potentiellement grave si elle n'est pas diagnostiquée à temps, il peut vous envoyer effectuer cette consultation au service des maladies infectieuses du CHRU. Elle fait intervenir des infectiologues mais aussi des rhumatologues, dermatologues et psychologues.

 

Une journée de rendez-vous avec différents médecins

Tout commence par un questionnaire standardisé et un entretien avec l'un des huit médecins du service des maladies infectieuses. Puis, si besoin, une journée de rendez-vous est organisé avec différents praticiens. Le docteur François Goehringer, coordonnateur de la consultation, souhaite "accélérer les choses en une seule procédure". L'idée, c'est d'éviter les consultations multiples chez différents spécialistes, et des dossiers morcelés.

Sans la vision d'ensemble, on peut passer à côté de quelque chose. En se mettant tous autour d'une table, avec le médecin traitant, on espère que ça peut créer un échange entre les différents médecins, pour que la lumière s'allume et qu'on puisse dire : voilà, c'est ça qui se passe. - François Goehringer, coordinateur de la consultation.

Objectif de cette consultation pluridisciplinaire : réunir les conditions d'une meilleure prise en charge de la maladie de Lyme ou d'une autre maladie dont les symptômes sont parfois partagés, comme l'apnée du sommeil, dépression, cancer ou maladie d'Alzheimer. La consultation "Maladie de Lyme", consultation spécialisée, ainsi que le forfait hospitalier, sont pris en charge par la Sécurité sociale et votre mutuelle. La maladie de Lyme toucherait plus de 2.600 personnes chaque année en France.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 11:00

Le long combat du professeur Perronne

P.É.

Il tacle, sans relâche, le déni des institutions et d’une grande partie de la communauté médicale face à « un scandale mondial ». Il évoque « l’errance diagnostique » et « la souffrance de malades laissés à l’abandon » — le cas d’Isabelle est « emblématique » de milliers d’autres, glisse-t-il, en estimant « comprendre pourquoi certains en viennent à saisir la justice ». Ce médecin et chercheur français, que certains malades de Lyme saluent comme « un dieu » parce qu’il les a écoutés quand d’autres les envoyaient en psychiatrie, est de ces passionnés dont l’expérience ne se résume pas. Cela tombe bien : le professeur Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), étaye ses analyses et raconte son combat dans un livre intitulé « la Vérité sur la maladie de Lyme ».

Depuis des années, ce médecin bataille pour que l’existence d’une forme chronique de cette maladie soit reconnue. Pour que les protocoles de diagnostic et de soins soient revus — et notamment ces tests de détection calibrés pour que Lyme reste une maladie rare, dénonce-t-il. Pour enfin que l’on cesse de « considérer les malades comme des fous » ; et les médecins qui les soignent au-delà des trois semaines d’antibiotiques réglementaires — au risque de poursuites judiciaires — « comme des charlatans ». Depuis l’été, et l’écho d’un Appel des 100 (cent autres médecins) lancé dans « l’Obs » avec les associations de malades, Christian Perronne se sent moins seul. Son optimisme revient. « Les grandes autorités sanitaires (en France) ont pris conscience du problème. Ce n’est pas gagné mais l’écoute est réelle », estime-t-il, en référence au plan de lutte contre la maladie de Lyme lancé à l’automne par la ministre de la Santé, Marisol Touraine — dont le comité de pilotage est en cours de constitution.

« La Vérité sur la maladie de Lyme », du professeur Christian Perronne. Ed. Odile Jacob. 21,90 €

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 10:59

Maladie de Lyme LA RIPOSTE PÉNALE

Une femme souffrant de l’infection transmise par les tiques vient de déposer plainte au pénal pour tromperie aggravée, dénonçant un scandale sanitaire. Une première.

Pascale Égré

La rébellion des malades de Lyme, infection transmise par les tiques, se porte sur le terrain pénal. Isabelle A., une habitante du Cantal, a décidé de saisir la justice d’une plainte contre X pour tromperie aggravée. Sa requête, déposée mercredi par son avocat, M e Philippe Meilhac, auprès du pôle santé publique du parquet de Paris — et que nous révélons en exclusivité — met en cause de façon explicite la responsabilité des laboratoires et des autorités sanitaires.

Après moult consultations et deux sérologies négatives, Isabelle a su qu’elle était malade de Lyme en faisant passer son dossier pour celui d’une chienne dans un labo vétérinaire (lire ci-contre) . Entre-temps, elle a reçu des soins inappropriés. Et découvert le sort de malades voués à l’errance.

Au cœur de la tromperie dont cette mère s’estime victime, figure la faillibilité des tests de diagnostic aujourd’hui utilisés en France. Sa plainte s’interroge sur leur maintien, en dépit des critiques d’experts, d’un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) en 2014 et de défauts de conformité constatés par un contrôle réglementaire de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en 2015. Elle dénonce la non-information sur ce problème et l’attitude de « négation des pouvoirs publics » face à ce qu’elle considère comme un scandale sanitaire. Elle questionne les rapports « entretenus entre les laboratoires distribuant ces tests et l’ANSM. » « Ma cliente, consciente de la gravité de sa démarche, espère l’ouverture d’une enquête », indique M e Meilhac.

Un plan national de lutte en cours d’élaboration

La plainte d’Isabelle A. s’ajoute à un autre front judiciaire. Initiée dans l’Est, région très touchée, par deux avocats d’Epinal (Vosges), une procédure en responsabilité civile regroupant 130 malades vise les laboratoires fabricants des tests prescrits en première intention (dits Elisa). Plus de 50 nouvelles assignations seront déposées en février, annoncent au « Parisien » - « Aujourd’hui en France » M es Catherine Faivre et Julien Fouray, qui dénoncent « le défaut d’information des patients et de sécurité du produit ».

Cette fronde intervient en pleine élaboration du plan national de lutte contre la maladie de Lyme voulu par la ministre de la Santé Marisol Touraine. Ce dernier prévoit la révision de l’actuel protocole de diagnostic et de soins — le nouveau, façonné en concertation avec les associations de malades (dont France Lyme, Lyme sans frontières) via un comité de pilotage, doit être présenté en juillet. La Direction générale de la santé (DGS) rappelle que « l’axe 4 (du plan) porte sur l’amélioration des tests diagnostic » et qu’une « vérification/contrôle qualité » est prévue. Et précise : « Le ministère ne peut se prononcer sur les actions judiciaires en cours. »

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 10:58

« J’ai dû faire passer mon dossier pour celui d’un animal »

Isabelle, malade de Lyme

Pascale Égré

Le jour où ses premiers symptômes sont apparus, fin novembre 2015, Isabelle A., 40 ans, regardait la télévision. « Tout d’un coup, j’ai senti des fourmillements dans tout l’hémicorps gauche », décrit-elle. Mère de deux jeunes enfants, cette quadragénaire du Cantal ne se doute pas alors que son état ne va cesser de se dégrader. Au point d’arrêter de travailler, de peiner à s’occuper des siens et d’être contrainte à ne plus se déplacer qu’en fauteuil. « Une semaine après, mon corps entier fourmillait nuit et jour, en permanence. Je ne pouvais plus dormir, j’arrivais à peine à marcher. Je ressentais une fatigue intense. J’étais essoufflée. C’était horrible… »

Il lui faudra dix longs mois, et le recours à une méthode de test illégale, pour que l’on diagnostique enfin le mal qui l’affecte : Isabelle est atteinte de la forme chronique de la maladie de Lyme, cette infection bactérienne transmise par une morsure de tique . « Il a fallu la faire passer pour un animal », s’indigne son avocat, M e Philippe Meilhac.

Traitée par antibiotiques depuis trois mois, elle va aujourd’hui mieux. « Les paresthésies ont cessé. J’ai pris un coach sportif et, physiquement, je remonte la pente. Je suis passée de la chaise roulante à l’été au sport à l’automne », sourit-elle. Mais Isabelle pense aux autres malades non diagnostiqués, à tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un entourage averti — son époux, médecin, connaissait le problème de la non-fiabilité des tests de détection de la maladie de Lyme. Et elle ne décolère pas. « Quand j’ai su de quoi je souffrais et que j’ai vu comment les antibiotiques adaptés ont amélioré mon état en peu de temps, j’étais révoltée. »

on la diagnostique… dépressive

Son but, en portant plainte contre X pour tromperie aggravée, est de « faire avancer les choses ». « Il faut que tout le monde puisse être diagnostiqué de façon sûre ! », martèle-t-elle. Dans son cas, l’hypothèse de la maladie de Lyme avait été écartée après une première sérologie (Elisa) négative. Puis de nouveau enterrée, quelques mois plus tard, après un second test (Western-Blot) également négatif. Hospitalisée à maintes reprises, Isabelle a subi des dizaines d’examens et huit cures de perfusion par immunoglobulines à fortes doses.

« J’étais soi-disant atteinte d’un syndrome de Guillain-Barré chronique (NDLR : une maladie neurologique d’origine auto-immune). Mais après les cures, les fourmillements revenaient. » Avant d’entamer un traitement par corticoïdes — « d’ailleurs contre-indiqué pour la maladie de Lyme », souligne son mari —, Isabelle consulte un neurologue. « Il a estimé que, parce que j’étais une femme active avec deux enfants en bas âge, je souffrais d’une dépression masquée… » Elle s’indigne : « Combien de gens, faute de tests fiables, se retrouvent ainsi étiquetés déficients neurologiques ou fous, et envoyés en psychiatrie ? »

Parce que son époux se documente et insiste, Isabelle finit par obtenir un rendez-vous auprès du professeur Christian Perronne, à Garches. Elle ne se souvient pas d’avoir été mordue par une tique, mais après cette consultation, ses doutes s’accentuent. Elle découvre qu’il existe un test, le PCR (une technique par amplification génétique), réservé uniquement, en France, aux animaux. « On savait que c’était illégal, mais on s’est débrouillés… » élude son mari. Isabelle précise : « Un prélèvement a été transmis à un laboratoire vétérinaire. En fait, il a fallu faire passer mon dossier pour celui d’une chienne. »

Isabelle n’en veut pas aux médecins qui l’ont examinée— « Ils semblent être insuffisamment informés. Et induits en erreur par les recommandations actuelles, inexactes, sur la maladie de Lyme. » Elle et son époux suivent avec attention — et circonspection — les annonces récentes du ministère de la Santé. Ils s’interrogent : « S’agit-il d’une tentative pour enrayer le scandale ? Ou d’une réelle volonté de reconnaître que les tests ne sont pas fiables, que des recherches sont nécessaires, et que des milliers de malades sont en souffrance ? »

 
 
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 10:57

« Plus personne ne nie qu’il y a un problème de diagnostic »

Muriel Vayssier-Taussat, bactériologiste à l’Inra

P.É.

Directrice de recherches à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), la bactériologiste Muriel Vayssier-Taussat travaille sur les agents pathogènes transmis par les tiques. Elle confirme la fiabilité défaillante des tests actuels de détection de la maladie de Lyme en France.

Quelque 33 200 nouveaux cas de malades de Lyme par an. D’où vient cette estimation ?

MURIEL VAYSSIER-TAUSSAT. Elle repose sur le réseau des médecins sentinelles et correspond à des personnes diagnostiquées selon les critères de la conférence de consensus de 2006 (NDLR : un groupe d’experts). La maladie de Lyme se diagnostique d’abord de façon clinique après une morsure de tique, avec l’apparition d’un érythème migrant (une tache rouge plus ou moins importante). Mais celui-ci peut ne pas apparaître, ou être inaperçu. Du coup, si elle n’est pas traitée à ce stade, d’autres symptômes plus graves (articulaires, neurologiques…) peuvent se développer. Le diagnostic se fait alors par sérologie (NDLR : prise de sang), via un premier type de tests (Elisa), suivi, si le résultat est positif, d’un second (Western-Blot). Les personnes positives aux deux, et avec des symptômes évocateurs, sont recensées comme malades de Lyme. Or beaucoup de patients négatifs à ces tests sont malades après une piqûre de tique.

Puisque fondé notamment sur ces tests, ce chiffre correspond-il à la réalité ?

Il y a sans doute plus de malades, mais combien ? On l’ignore. Il y a d’abord ce problème du diagnostic sérologique : la vingtaine de tests commercialisés en France sont plus ou moins fiables — plus personne ne le nie. Il y a ensuite le fait que les tiques transmettent, en plus des Borrelia , beaucoup d’autres bactéries, qui partagent la particularité de voyager incognito dans l’organisme, et qu’il faudrait rechercher. Notre projet, inscrit dans le plan Lyme, vise précisément à détecter ces pathogènes et à permettre une vision globale qui aboutira, je l’espère, à l’élaboration de nouveaux tests.

Le plan Lyme prévoit l’évaluation des tests existants — ce que le Haut Conseil de la santé publique a recommandé dès 2014. Pourquoi si tard ?

Il y a eu un blocage de la part de certains médecins et de scientifiques arc-boutés sur leurs positions. Beaucoup ne réfléchissent qu’au regard de ce que leurs pairs leur ont enseigné, selon des dogmes difficiles à ébranler. Mais les lignes bougent. Le ministère de la Santé a fini par entendre les associations. Il faut que celles-ci maintiennent la pression.

 
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