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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 11:41

Les généralistes du CNGE contre l’extension de l'obligation vaccinale


27.06.2017


« Une réponse simpliste et inadaptée »

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) s’élève contre l’extension annoncée de l’obligation vaccinale.


Alors qu’il y a peu la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué « réfléchir à rendre obligatoires onze vaccins pédiatriques pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans », les généralistes universitaires dénoncent une stratégie dont l’efficacité n’est pas prouvée et qui « pourrait même être délétère ».


Un bénéfice incertain


Pour le CNGE, il n’y a en effet « aucun élément scientifique pour attester que cette mesure aboutisse à une meilleure protection, notamment pour les enfants ».

Les comparaisons internationales montrent d'ailleurs que « les pays d’Europe occidentale sans obligation vaccinale ont des couvertures DTP équivalentes à celle de la France ».


Face à ce bénéfice, à ses yeux, incertain, le CNGE oppose le « caractère autoritaire » de cette mesure, à même de « renforcer la défiance et la suspicion d’une partie croissante de la population ».

Par ailleurs, ses responsables soutiennent que l’extension de l’obligation « risque d’exposer les médecins généralistes et d’autres professionnels à des demandes nombreuses et non fondées d’exemption, voire de soi-disant contre-indications ».

Et de poursuivre enfin, en soulignant que « l’obligation est contradictoire avec les notions d’approche ou de démarche centrée patient, par ailleurs promues par la HAS, et avec les principes éthiques d’autonomie ».


Incitation plutôt qu’obligation


Dans ce contexte, le Collège propose de préférer la persuasion à l’obligation.

Il préconise une approche incitative basée sur les données scientifiques spécifiques à chaque vaccin et s’appuyant sur une large campagne de communication négociée avec les médecins et les représentants des usagers.

« Cela permettrait aux médecins de proposer aux patients une vaccination dans de meilleures conditions tenant compte des données scientifiques, des caractéristiques du patient ainsi que de ses facteurs de risques, connaissances, croyances, appréhensions et préférences ».


Une position qui tranche avec celle d’une bonne partie du corps médical plutôt acquis au principe de l’extension temporaire de l’obligation vaccinale.

Au lendemain de l’intervention d’Agnès Buzyn, la CSMF avait ainsi salué, « un signal positif de la ministre de la Santé ».

Les généralistes du CNGE contre l’extension de l'obligation vaccinale.  « Une réponse simpliste et inadaptée ».
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 11:34

Lyme, nouvelle polémique : la voix des victimes nuit-elle à la manifestation de la vérité ?

 

 

On assiste en France, depuis plusieurs années déjà, à une médiatisation-émotion massive autour de la maladie-borréliose de Lyme. C’est un phénomène sans réel précédent qui, pour l’essentiel, trouve son origine et sa dynamique dans des incertitudes physiopathologiques. Le précédent gouvernement n’est pas resté insensible au sujet qui a mis en place, en septembre 2016, un « Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques » – une opération menée sous l’égide de Marisol Touraine, alors ministre de la Santé. Il s’agissait notamment de « répondre concrètement aux inquiétudes légitimes exprimées par les citoyens ». Agnès Buzyn, nouvelle ministre, sait-elle qu’elle devra gérer un dossier polémique qui ne cesse de gagner en complexité ?

Virulence

Dernier élément à verser à ce dossier : la prise de position virulente de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) qui estime que l’on fait la part trop belle, ici, à la « société civile » :

« Un groupe de concertation a été mis en place. Sa composition n’est pas communiquée. D’après les comptes rendus publiés par certaines parties prenantes, la « société civile » serait représentée par une dizaine de personnes. Quasiment toutes sont issues d’associations revendiquant le remplacement des recommandations actuelles de prises en charge médicales, pourtant issues d’un consensus scientifique à l’échelle internationale. (…)

« Il est demandé par certaines parties un protocole de prise en charge issue d’une association américaine positionnée sur le sujet de la maladie de Lyme, l’ILADS, qui affirme l’existence d’une forme chronique de la maladie, rebelle aux traitements recommandés, (une antibiothérapie de quelques semaines). Contrairement à ce qui est allégué, cette prétendue forme chronique n’est en fait reconnue par aucune agence sanitaire, ni en Europe, ni aux États-Unis, ni au Canada. De plus, les traitements proposés ont été jugés sans intérêt, voire risqués (en particulier, une antibiothérapie longue), tant en Europe qu’aux États-Unis ou au Canada. »

Si elle lit ce document Agnès Buzyn verra que le réquisitoire se poursuit ainsi :

« De fausses informations teintées de complotisme circulent sur la maladie de Lyme. Il est affirmé, à tort, que les tests de dépistage seraient sans valeur, que s’ils sont négatifs, c’est qu’ils auraient été calibrés pour faire en sorte que la maladie reste une maladie rare, que la maladie toucherait en fait plusieurs centaines de milliers, voire des millions de personnes, que même les États-Unis auraient adopté ces recommandations alternatives.

Les décideurs politiques sont sommés de prendre en compte ces allégations et les revendications qui les accompagnent, au risque de se voir accusés de manquer de courage face aux lobbies. »

Charlatanisme

Pour l’AFIS, loin d’aider les victimes, cette situation ne fait qu’ajouter à leurs souffrances. « Des patients en errance, à la recherche d’un diagnostic, se voient convaincre que la cause de leurs troubles est due à une forme de la maladie de Lyme résistante à tout traitement et que leur situation de souffrance, réelle, serait due au déni des autorités médicales, affirme-t-elle. Des traitements parfois charlatanesques et coûteux leur sont proposés, des cliniques à l’étranger sont recommandées… Outre le danger d’adopter un traitement sans fondement scientifique, le fait d’attribuer à tort des symptômes à la maladie de Lyme risque de détourner des patients d’une prise en charge adaptée à leur pathologie. »

Et de poser la question du caractère, légitime ou non, de la « concertation » mise en place par Marisol Touraine. Tout en reconnaissant que les associations de malades ont un rôle à jouer (en termes d’accompagnement des patients, d’éducation thérapeutique, de reconsidération de la relation de la société à la maladie ou encore de la relation médecin-malade) elle estime dangereux et préjudiciable de « les inviter à peser sur l’expertise scientifique dans le domaine de la recherche ou celui des soins ».

« Les recommandations médicales ne peuvent être le fruit d’une négociation entre des associations et des représentants politiques, ni être dictées sous le feu de la pression médiatique » souligne l’AFIS.

Appel au gouvernement

C’est là aborder une question fondamentale de notre époque qui dépasse de loin la maladie de Lyme.  Les bonnes pratiques en médecine et les protocoles de prise en charge relèvent-elles de l’opinion, du rapport de force et de l’émotion ou d’une « approche scientifique validée » sur laquelle se fonde la pratique médicale ?

Et de manière très politique, au-delà de Lyme, l’AFIS en appelle au gouvernement pour qu’il s’appuie sur les institutions, Académie de médecine, Haute autorité de santé, Haut conseil de la santé publique, sociétés savantes, pour définir la politique de santé publique, et non sur des « concertations citoyennes » qui, selon elle, n’ont aucun sens sur des sujets de cette nature. C’est là un sujet politique que Marisol Touraine n’avait jamais voulu aborder de face.  Il est difficile d’imaginer qu’il puisse en être de même pour celle qui vient de prendre sa place.

 

1 Les références détaillées (publications scientifiques, avis des agences sanitaires, communiqués d’associations, etc.) peuvent être retrouvées dans le dossier que Science et pseudo-sciences, la revue de l’AFIS, consacre à ce sujet (numéro 321 de juillet 2017 – http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2840).

Lyme, nouvelle polémique : la voix des victimes nuit-elle à la manifestation de la vérité ?
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:17

Qu'il soit éteint, face cachée ou dans la poche, le smartphone occupe nos pensées, selon une nouvelle étude.

Un phénomène inconscient qui limite notre capacité de concentration.

Comment s’habiller ce matin ?

Un tapotement sur le téléphone et la météo confirme qu’il va pleuvoir.

Les smartphones nous simplifient la vie. Cependant, ces outils ne sont pas sans effets secondaires.

Aux effets néfastes sur l’endormissement se rajoutent des troubles de la concentration : le "brain drain" ou "drainage du cerveau", comme le théorise une nouvelle étude.

Selon des chercheurs de l’Université du Texas, le smartphone, même éteint ou en mode silencieux, nuit à notre capacité à la concentration.

"La seule présence de son smartphone peut occuper nos capacités cognitives, nous laissant moins de ressources disponibles pour les autres tâches", expliquent-ils dans une étude publiée le 23 juin 2017 dans le Journal of the Association for Consumer Research.

Plus le smartphone est visible, plus la concentration diminue Aujourd’hui, difficile d’imaginer la vie sans téléphone portable, encore plus pour les utilisateurs de smartphones.

Ils "interagissent avec leurs téléphones environ 85 fois par jour, parmi lesquelles immédiatement au réveil, juste avant de se coucher et même en plein milieu de la nuit", résument les scientifiques. 91% rapportent qu’ils ne quittent jamais la maison sans leur téléphone et 46% ne pourraient pas vivre sans.

Les chercheurs ont voulu se concentrer sur une situation peu étudiée, bien que commune :

"quand les smartphones ne sont pas utilisés mais simplement présents".

Ils ont fait passé des tests évaluant la concentration et les capacités cognitives de 800 utilisateurs de smartphones :

leurs téléphones étaient placés soit à portée de vue (la face de l'écran contre le bureau), à proximité (dans leur poche ou leur sac) ou dans une autre salle.

A la fin, 76% des participants a déclaré ne pas avoir pensé à son téléphone pendant la durée du test.

Pourtant, "nous avons remarqué que plus le smartphone devient visible, plus la capacité cognitive disponible des participants diminue", explique Adrian Ward, professeur à l'université du Texas et auteur principal de l'étude.

Les participants dont le téléphone était placé dans une autre pièce obtenaient de meilleurs résultats que les autres.

Ils faisaient mieux que ceux ayant leur téléphone dans leurs poches !

En fait, "vous ne pensez pas consciemment à votre téléphone", indique Adrian Ward, "mais le processus qui implique justement de ne pas penser à quelque chose utilise un peu de vos ressources cognitives.

Cela draine le cerveau".

Se déconnecter, une solution ?

Comme c'était prévisible, les participants se déclarant très accro à leur téléphone ont obtenu des résultats particulièrement mauvais.

Sauf dans une situation : quand leur téléphone était placé dans une autre pièce, leurs résultats étaient similaires à ceux des autres.

Se déconnecter pourrait donc être la solution, d'après les chercheurs. "Les discussions sur la "déconnexion" dans la culture populaire reflètent l'intérêt grandissant des gens, qui cherchent intentionnellement à réduire leurs interactions avec les appareils", expliquent-ils, qui préviennent aussi sur la présence des smartphones à l'école, bien que plus d'études soient nécessaires sur ce point.

"92% des jeunes adultes possèdent un smartphone, et comme beaucoup d'entre eux sont encore étudiants, les smartphones pourraient avoir des effets à long terme sur leurs fonctions cognitives".

Même éteints les smartphones drainent le cerveau.
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 07:21

http://diagnucleis.fr

Exemple de la liste des Co-infections recherchées par les vétérinaires chez le chien.

http://diagnucleis.fr/index.php/categorie-produit/analyses-pcr-veterinaires/chien/diagnostic-carte-chien/

Analyse des tiques. Chez DIAGNUCLEIS.
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 07:08

Avant qu’un médicament n'arrive sur le marché, il subit des tests précliniques sur des animaux de laboratoire.

Problème : la grande majorité de ces études utilisent des animaux mâles, sélectionnant ainsi les médicaments les plus efficaces sur eux, mais pas forcément sur les femelles…

Avant d’être testés lors d'essais cliniques sur des humains, les médicaments passent des tests sur des animaux durant la phase préclinique.

Or, les chercheurs préfèrent souvent travailler sur des animaux mâles : ils considèrent que les cycles hormonaux féminins peuvent affecter les résultats et partent du présupposé que ce qui fonctionne chez des mâles est aussi efficace chez des femelles.

Résultat : les trois quarts des études précliniques n’utilisent que des animaux mâles.

Ainsi, dans une étude parue dans Surgery en 2014, des chercheurs de l’université Northwestern, à Chicago (États-Unis), ont analysé 2.347 articles scientifiques parus entre 2011 et 2012 ; 618 portaient sur des animaux ou des cellules.

Pour les publications qui indiquaient le sexe des animaux, 80 % n’incluaient que des mâles.

La question que l’on peut se poser est de savoir si la recherche médicale qui étudie surtout des mâles empêche les femmes d’accéder aux meilleurs soins.

Pour savoir s’il y avait beaucoup de différences entre des souris mâles ou femelles, des chercheurs du centre Sanger, à Cambridge (Royaume-Uni), ont comparé 234 traits physiques chez 14.000 souris mâles et femelles.

Pour 57 % des traits qui pouvaient être quantifiés, comme le taux de cholestérol ou la masse osseuse, il existait des différences entre les sexes.

Les chercheurs ont comparé des caractéristiques physiologiques de milliers de souris mâles et femelles et mis en évidence de nombreuses différences.

Inégalité des sexes dans la recherche clinique et préclinique Ils ont aussi étudié 40.000 autres souris, chez lesquelles un gène avait été inactivé.

Ils ont observé que l’inactivation du gène n’avait pas les mêmes effets selon le sexe, ce qui suggère que les maladies génétiques se manifestent différemment chez les mâles et les femelles.

Ces résultats, parus dans la revue Nature Communications, suggèrent que, étant donné les nombreuses différences physiologiques entre les sexes, il faudrait donc concevoir des traitements différents pour les hommes et les femmes.

En effet, les médicaments optimisés pour des animaux mâles risquent d’être moins efficaces sur des animaux femelles, et donc sur des femmes, voire pourraient leur causer des problèmes.

Il semble que ce soit bel et bien le cas : entre 1997 et 2001, environ 80 % des médicaments retirés du marché aux États-Unis posaient plus de problèmes aux femmes qu’aux hommes, d'après un document du sénat américain.

Ces différences entre les sexes signifient aussi que les médicaments qui fonctionneraient mieux chez les femelles souris (et a priori chez les femmes) pourraient passer à la trappe et ne jamais arriver au stade des essais cliniques sur les humains.

Tout cela parce qu’ils n’ont été testés que sur des animaux mâles.

Certes, des efforts ont été constatés ces dernières années.

Ainsi, la proportion de femmes inclues dans des essais cliniques concernant la prévention des maladies cardiovasculaires est passée de 9 % en 1970 à 41 % en 2006, d'après une étude de 2010.

Mais des progrès doivent encore être faits en phase préclinique…

Les tests cliniques sont réalisés sur des mâles. Sexisme dans les tests?
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 07:02

La pollution de l'air, de l'eau et des sols est dommageable pour la santé humaine à plusieurs égards.

Une étude épidémiologique publiée en mai 2017 dans Cancer suggère qu’une exposition cumulative à différents polluants de l’air, de l’eau et des sols augmenterait de 10% l’incidence des cancers.

Des chercheurs américains de plusieurs grandes Universités du pays ont compilé des données issues des registres de cancer entre les années 2006 et 2010 afin de les comparer, comté par comté, aux données de pollution de l'air, de l'eau et des sols enregistrées entre 2000 et 2005.

Tout d’abord, les chercheurs ont recensé en moyenne 451 diagnostics de cancer par an pour 100.000 habitants sur l'ensemble des comtés étudiés.

Mais dans les comtés les plus pollués, 39 cas de cancer supplémentaires par an étaient rapportés comparativement aux comtés les moins pollués.

La différence était plus importante chez les hommes.

Les chercheurs ont ensuite voulu comparer l’effet de la pollution sur les différents types de cancers : poumon, colorectal, prostate et sein.

Les tumeurs de la prostate chez l’homme et du sein chez la femme étaient les plus fortement associées à la qualité de l'environnement, avec 10 cas supplémentaires pour 100.000 habitants dans les comtés les plus pollués.

Si cette étude suggère une association entre la pollution environnementale et le risque de cancer, elle cumule néanmoins plusieurs biais, de l’aveu même des auteurs : tout d’abord, la durée de l’étude serait trop juste pour évaluer le lien avec certaines tumeurs à croissance lente, qui peuvent apparaître plusieurs années après l'exposition aux polluants ; enfin, les données sur les habitudes de vie des patients (comme l’alimentation, la consommation d'alcool, le tabagisme ou encore le niveau d’activité physique - facteurs très influents sur le développement de cancers) n’ont pas pu être prises en compte lors de l’étude

L'exposition à la pollution augmente le risque de cancer.
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 06:53

ANTI-PCSK9 : SPLENDEURS ET MISÈRES DES COURTISAN(E)S

A ma grande surprise, nos experts nationaux rémunérés n’ont pas encore réagit aux lugubres festivités qui ont accompagné la publication des derniers essais clinique testant les anti-PCSK9, ces nouveaux médicaments anticholestérol qui annoncent le monde post-statine.

L’explication, hélas, est sans doute très simple.

Je résume. Sans procès d’intention…

Mais j’applique une grille de lecture dont j’ai pu maintes fois vérifier l’efficacité.

Pour les anti-PCSK9, ces anticorps humanisés qui font baisser le cholestérol encore mieux que les statines (mais au prix d’injections sous-cutanées hebdomadaires ou bimensuelles), il n’y a pour le moment que deux concurrents en lice : un américain (AMGEN) qui vient de splendidement publier les résultats cliniques de son étude, dite FOURIER et un français (SANOFI) qui est misérablement encalminé dans des essais qui tardent à manifester les effets miraculeux de son anti-PCSK9 maison et surtout ligoté dans un conflit juridique (avec AMGEN) qui en principe lui interdit le marché US.

AMGEN et SANOFI doivent se partager un marché qui s’annonce étroit, même aux USA, du fait du caractère très dispendieux de ces anticorps anti-PCSK9.

Le conflit juridique qui les oppose (motus et bouche cousu de mon côté sur cet aspect…) est donc crucial pour les deux qui ne sont pas prêts d’aboutir à un accord amiable ; mais je peux me tromper ; tout dépend des concessions que SANOFI est prêt à « concéder » ; ça sent pas bon tout ça…

Oups ! AMGEN et SANOFI ont recruté des cohortes d’experts prêts à descendre sur le champ de bataille pour défendre leurs héros respectifs…

Côté US et AMGEN, ces courtisans (essentiellement américains) font splendidement parade depuis vendredi pour fêter FOURIER.

Côté SANOFI, on fait plutôt grise mise et les courtisans (souvent mais pas toujours francophones) longent misérablement les caniveaux en attendant des jours meilleurs.

Ils devraient pourtant (en bons docteurs bienfaiteurs de l’Humanité) se réjouir des bienfaits miraculeux des anti-PCSK9 américains… Ben non !

Pas l’esprit aux réjouissances…

C’est curieux. Boire le champagne pourrait déplaire à leur bienfaiteur qui patine dans la mouise ?

Peut-être au prochain épisode…

Je mettrais un bémol toutefois à la « splendeur des courtisans US » dont l’enthousiasme pourrait être de brève durée.

Un bref coup d’œil sur le cours d’AMGEN à Wallstreet indique que les marchés ne sont pas dupes ; ils font apparemment de FOURIER la même analyse que l’auteur de ces lignes : ça montait avant la publication et puis… flop !

Ça ne s’invente pas !

https://www.google.fr/search?q=amgen+bourse&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=j-fPWOm_HIbBbq7Mo4AI

Les nouveaux vaccins anti-cholestérol. Michel de Lorgeril.
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 04:32

Une approche thérapeutique vaccinale pourrait prolonger significativement la survie de patients atteints de glioblastome, une tumeur cérébrale.

Le pronostic des patients atteints de glioblastome, une tumeur cérébrale qui touche les astrocytes, cellules du système nerveux central, est plutôt sombre.

La survie médiane est inférieure à 15 mois, malgré une opération chirurgicale, une radiothérapie à haute dose et/ou une chimiothérapie par temozolomide.

Mais une approche thérapeutique vaccinale pourrait prolonger significativement la survie de ces patients, selon les résultats prometteurs d’une étude préliminaire publiée dans la revue Clinical Cancer Research.

Des chercheurs de l’Université de Duke à Durham en Caroline du Nord, spécialisés dans la recherche sur ces tumeurs cérébrales, ont recruté 11 patients atteints de glioblastome nouvellement diagnostiqué.

En plus du traitement classique au témozolomide, il leur a été injecté au minimum 3 doses de vaccins contre le cytomegalovirus pp65 une fois par mois.

Résultat : chez ces patients, la survie médiane sans progression (c'est-à-dire la durée après un traitement pendant laquelle la maladie ne s'aggrave pas) était de 25,3 mois et la survie globale médiane de 41,1 mois.

Quatre patients étaient toujours en état stationnaire, sans progression, 5 ans après le diagnostic.

Les chercheurs concluent que l’injection du vaccin contre le cytomegalovirus pp65 chez les patients atteints de glioblastome, en complément d’un traitement par temozolomide, a permis de doubler leur survie globale à long terme, confirmant des études antérieures.

De précédentes études rapportaient la présence d'une infection active au cytomégalovirus dans 90 à 100% des cas de glioblastome.

Le cytomégalovirus est un virus herpès très présent chez l'être humain, à l'état latent le plus souvent, à l'intérieur des glandes salivaires.

Un vaccin anti-CMV double la survie dans le Glioblastome.
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 23:53

Effet du rayonnement radiofréquence des appareils Wi-Fi sur la libération au mercure des restaurations d'amalgame.

Paknahad M et al.

CONTEXTE: L'amalgame dentaire est composé d'environ 50% de mercure élémentaire.

Malgré les préoccupations concernant la toxicité du mercure, l'amalgame est encore le matériau de restauration le plus utilisé.

´Le Wi-Fi utilise rapidement une technologie de réseau informatique sans fil locale.

À notre connaissance, il s'agit de la première étude qui évalue l'effet de l'exposition aux signaux Wi-Fi sur la libération de mercure des restaurations d'amalgames.

MÉTHODES:

Des cavités classiques de classe V ont été préparées sur les surfaces vestibulaires de 20 prémolaires humaines extraites non caries.

Les dents ont été réparties au hasard en 2 groupes (n = 10).

Le groupe témoin a été stocké dans un environnement non-environnement.

Les spécimens des groupes expérimentaux ont été exposés à un rayonnement radiofréquence émis par les appareils Wi Fi standards à 2,4 GHz pendant 20 min.

La distance entre le routeur Wi-Fi et les échantillons était de 30 cm et le routeur échangeait des données avec un ordinateur portable placé à 20 m du routeur.

La concentration de mercure dans la salive artificielle dans les groupes a été évaluée en utilisant un système d'analyse de mercure à absorption atomique à vapeur froide.

Le test t indépendant a été utilisé pour évaluer toute différence significative dans la libération de mercure entre les deux groupes.

RÉSULTATS:

La concentration moyenne (± DE) du mercure dans la salive artificielle des échantillons de dents exposées Wi-Fi était de 0,056 ± 0,025 mg / L, alors que ce n'était que de 0,026 ± 0,008 mg / L dans les échantillons témoins non exposés .

Cette différence était statistiquement significative (P = 0,009).

CONCLUSION:

L'exposition des patients avec des restaurations d'amalgame au rayonnement radiofréquence émis par les dispositifs Wi-Fi conventionnels peut augmenter la libération de mercure à partir des restaurations d'amalgame.

PMID 27418965 [PubMed] PMCID PMC4944481

Effet du rayonnement radiofréquence des appareils Wi-Fi sur la libération au mercure des restaurations d'amalgame.
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 15:18

Traitement de la Maladie de Lyme chronique, pas de réponse claire

Le CDC, Centers for Diseases Control and Prevention, a publié une note dans le cadre MMWR, Morbidity and Mortality Weekly Report du 16 juin 2017 au sujet de la maladie de Lyme chronique pour mettre en garde contre certains traitements.

Le diagnostic de maladie de Lyme chronique est difficile car les manifestations cliniques sont peu spécifiques, fatigue, douleurs diffuses, troubles neurologiques et les analyses biologiques sont d’interprétation difficile.

Ce contexte ambigu a conduit à l’apparition de « spécialistes de la maladie de Lyme » qui prescrivent des traitements lourds et prolongés d’antibiotiques par voie orale ou parentérale avec parfois pose d’un cathéter, et divers autres traitements notamment immunologiques.

Ces traitements lourds n’ont pas apporté la preuve de leur efficacité.

La note du MMWR cite 5 observations de femmes jeunes traitées pour maladie de Lyme chronique par ce type de traitements et chez lesquelles le traitement a eu des effets manifestement néfastes.

Le traitement de la maladie de Lyme débutante, au stade d’érythème migrant, est très efficace et facile, de courte durée, à base d’un antibiotique comme l’amoxicilline à dose élevée.

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