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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:41

L'Europe est confrontée à l'arrivée massive de nouvelles drogues de synthèse.

Les effets de ces drogues peuvent être très "graves", voire "mortels", selon l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies.

Un phénomène particulièrement inquiétant. L'Europe est confrontée à l'arrivée massive de nouvelles drogues de synthèse, qui pousse les Etats membres à renforcer leurs lois pour tenter d'en arrêter la production et le trafic, indiquent dans u n rapport de 25 pagesl'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, et l'unité de coopération judiciaire européenne Eurojust.

Plus précisément, près de 300 nouvelles substances psychoactives (NSP) ont été signalées entre 2013 et 2015 auprès du système d'alerte précoce de l'Union européenne (UE). Il s'agit principalement de produits synthétiques cannabinoïdes, relatifs aux substances chimiques présentes dans les plants de cannabis.

Les cannabinoïdes rassemblent "un nombre croissant de substances chimiques psychotropes fabriquées par l'homme, qui sont soit vaporisées sur des matières organiques séchées et effritées pour ensuite être fumées, soit vendues sous forme liquide pour être vaporisées et inhalées dans des cigarettes électroniques et autres appareils", d'après l'Institut national américain sur l'abus des drogues.

Souvent vendues comme une alternative légale "sûre", ces drogues peuvent en réalité "avoir sur le cerveau un effet plus puissant que la marijuana (et) les effets peuvent être, dans certains cas, plus graves, voire même mortels", selon cet institut.

Finlande, France, Allemagne et Pays-Bas tentent de légiférer En Europe, les Etats éprouvent des difficultés pour lutter contre leur forte expansion, selon le rapport européen : "l'évolution du marché européen pour les NSP a accéléré à une vitesse telle que la réponse établie par les autorités publiques, c'est-à-dire la législation sur les drogues, ne lui correspond plus totalement." De plus, "à peine une nouvelle substance psychoactive est-elle identifiée par les autorités et contrôlée qu'un substitut la remplace déjà sur le marché", ont précisé les deux organismes européens.

Un autre obstacle rencontré par les Etats est un potentiel "vide juridique" après la décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) dans une affaire allemande.

L'instance basée au Luxembourg a en effet jugé que les cannabinoïdes synthétiques n'étaient pas des produits thérapeutiques alors que de nombreux pays cherchent à introduire ces nouvelles drogues dans la législation sur le contrôle des médicaments.

Malgré tout, la Finlande, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas, notamment, tentent de légiférer sur les cannabinoïdes synthétiques.

Une nouvelle loi allemande devrait permettre d'ici la fin de l'année de simplifier les poursuites et prévoit jusqu'à dix ans de prison pour les dealers de NSP.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:31

On sait enfin d'où vient le lithium, si cher aux batteries de nos téléphones portables L'énigme est sur le point d'être résolue grâce à un super spectrographe.

"Nous parlons d'une quantité de lithium dix fois plus grande que celle présente dans le soleil", déclare Luca Izzo, l'un des scientifiques de l'expérience.

Le lithium est l'un des éléments chimiques les plus communs de notre univers. Il est aussi le plus léger, c'est pour cela qu'il alimente les batteries de nos téléphones portables.

Il est aussi utilisé sous la forme de sels dans les médicaments combattant les maladies psychiques comme la bipolarité, grâce à sa propriété stabilisatrice de l'humeur.

Le mystère autour de l'origine du lithium a toujours été bien épais. Les scientifiques s'accordaient à dire qu'il émanait de l'explosion d'étoiles appelées supernovas.

Mais rien ne le démontrait clairement, repoussant à plus tard la compréhension totale des événements liés à la création de l'univers. Super téléscope Cette énigme est sur le point d'être résolue. Une équipe de l'Institut d'Astrophysique d'Andalousie a pu observer pour la première fois l'explosion d'une étoile dénommée V5668 Sgr, dans la constellation du Sagittaire, qui a fini par former du lithium.

C'est exceptionnel d'avoir pu examiner ce phénomène et cela a été possible grâce à l'instrument UVES, le spectrographe ultraviolet de l'Observatoire européen austral. Pendant 80 jours, l'astre a tant brillé que les chercheurs ont pu suivre sa transformation pendant une longue période. Le béryllium s'est transformé en lithium au bout de 53 jours de ce processus.

Les trois quarts du lithium se sont formés dans la violence des explosions. "Nous parlons d'une quantité de lithium dix fois plus grande que celle présente dans le soleil", a déclaré Luca Izzo, l'un des scientifiques de l'expérience, dans un communiqué. "Avec ces montants en tête, l'explosion de deux supernovas par an suffisent pour former le lithium de notre voie lactée. les étoiles Nova semblent être la source prédominante de lithium dans l'univers.

Réserves en stock Il n'est bien sûr pas encore possible de savoir de quelle manière ce lithium présent dans la voie lactée est redistribué sur Terre mais cette ressource semble avoir encore de beaux jours devant elle. Ce métal mou à l'état pur, toujours utilisé sous la forme de composés ioniques parce qu'il s'oxyde très vite au contact de l'air ou de l'eau, a des réserves estimées à 40 millions de tonnes en 2016, présentes notamment en Chine et en Bolivie. Le lithium aide à la fabrication de piles et batteries rechargeables ou à haute-tension, et des lubrifiants spéciaux.

Il participe aussi au traitement de l'air vicié par le CO2, la métallurgie, l'industrie du caoutchouc et des thermoplastiques, la chimie fine ou la production d'alliages.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 06:36

La menace des champignons

Aux Etats-Unis Ils tuent plus que le paludisme et leurs cycles de vie sont très complexes.

Il est temps de s’intéresser à ces organismes rassemblés sous le règne des mycètes.

Certains sont savoureux, d’autres carrément nocifs. C’est sans doute la perception que la plupart d’entre nous ont des champignons.

Rares sont ceux qui les voient comme des tueurs. Nous avons peut-être tort…

Les champignons [tous ceux du règne des fungi] sont en marche. De nouvelles variétés apparaissent et contaminent tout, des cultures aux amphibiens.

La facilité des déplacements internationaux, notamment, contribue à la dispersion de spores résistantes dans de nouveaux environnements. Les perturbations que nous induisons nous-mêmes dans les milieux naturels permettent par ailleurs aux champignons d’évoluer.

Certains chercheurs se demandent aujourd’hui si nous sommes sur le point de récolter les spores que nous avons semées. Se pourrait-il que nous ayons libéré un monstre ?

Pas de pandémie imminente Au début de cette année, Neil Gow, mycologue médical à l’Université d’Aberdeen, au Royaume-Uni, a coorganisé une conférence à la Royal Society de Londres. L’objectif était d’évaluer la menace fongique croissante dans des domaines allant du bien-être animal à la sécurité alimentaire, en passant par la stabilité des écosystèmes.

Neil Gow ne souhaite pas exagérer la gravité du problème, mais il ne veut pas non plus en minimiser l’importance. “Je ne crois pas qu’une pandémie fongique soit imminente : à notre connaissance, l’humanité n’en a jamais vécu”, a-t-il dit.

Cela ne veut pas dire pour autant que les champignons ne tuent pas. “Il y a plus de gens qui meurent d’infections fongiques invasives que du paludisme, une maladie dont nous entendons pourtant parler bien plus souvent.”

A l’heure actuelle, une douzaine d’espèces de champignons causent la mort d’environ 1,5 million de personnes par an. Les maladies fongiques sont responsables d’une part significative des décès liés au sida, par exemple.

Et pourtant, cette menace est souvent ignorée. “Les infections fongiques et bactériennes peuvent se manifester par des symptômes similaires, d’où des erreurs de diagnostic, indique Neil Gow. “Dans bien des cas, les patients souffrant d’infections fongiques sont d’abord traités pour des infections bactériennes.”

L’hégémonie des bactéries

Les champignons (mycètes ou encore fungi) forment un règne à part entière, distinct de celui des plantes et des animaux, et beaucoup moins étudié. Ce groupe [...] Tim Vernimmen

Ils sont aussi au service des humains S’il existe quelques champignons qui peuvent nous tuer, un certain nombre d’entre eux nous rendent des services inestimables.

Les champignons jouent un rôle crucial dans la survie des écosystèmes : ils se nourrissent de matières organiques et recyclent les nutriments pour permettre leur absorption par les plantes. Les levures transforment le sucre en alcool et permettent de faire lever le pain.

Certains mycètes produisent des antibiotiques – le plus connu étant la pénicilline. Ils sont parfois aussi utilisés dans la fabrication d’autres médicaments, et même d’antifongiques.

Ils synthétisent également des composés complexes ayant une valeur commerciale, notamment des ingrédients de parfums. Nous pouvons en outre avoir recours aux champignons pour nettoyer les déversements d’hydrocarbures, décomposer les pesticides et les herbicides et détruire les neurotoxines contenues dans certaines armes chimiques.

Le polypore du bouleau fait même un très beau chapeau.

SOURCE NEW SCIENTIST Londres www.newscientist.com

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 16:05

Le suicide dans les chambres d’enfants

 
 

La majorité des enfants qui se suicident est de sexe masculin et ces enfants se suicident chez eux. Un tiers des enfants avaient précédemment communiqué leur intention. Parmi les signes d’alerte, il y a la dépression, mais aussi le trouble de déficit d’attention diagnostiqué.

Jusqu’à présent, les causes et les circonstances des suicides chez les enfants étaient peu connues. Mais récemment, une nouvelle étude a comparé des données concernant des enfants en école primaire (âgés de 5 à 11 ans) avec celles de jeunes adolescents (âgés de 12 à 14 ans) qui se sont tous donnés la mort pour mieux comprendre les raisons du suicide chez les enfants.

Il est rare que des enfants de moins de 11 ans se suicident, mais même à cet âge, cela peut arriver. En 2014, le suicide était la dixième cause de décès chez les enfants américains à l’école primaire. Ainsi, les dernières statistiques de décès des Centers for Disease Control and Prevention américains en 2014 montrent que le taux de suicide est, chez les enfants âgés de 5 à 11 ans, de 0,17 pour 100 000, alors que parmi les 12 à 17 ans, 5,18 sur 100 000 meurent par suicide.

Une étude devrait nous éclairer sur les circonstances des suicides

Les chercheurs dirigés par Arielle Sheftall de l’Ohio State University à Columbus (États-Unis) ont utilisé des données de 2003 à 2012 provenant du « National Violent Death Reporting System » des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), un registre de données d’état dans lequel les informations de toutes les morts violentes aux Etats-Unis sont enregistrées. Dans ce cadre, les données provenant de 17 États américains ont été évaluées par les chercheurs. Dans l’étude, toutes les données des enfants et des adolescents âgés de 5 à 14 ans qui s’étaient suicidés ont été récoltées. Sur le total des 693 cas, 606 concernaient des adolescents âgés de 12 à 14 ans, et 87 étaient des enfants âgés de 5 à 11 ans. Les résultats sont publiés dans la revue « Pediatrics ».

Lors de l’évaluation, quelques similitudes entre les groupes d’âge ont été démontrées : la majorité des suicidés dans les deux groupes était de sexe masculin, les suicides avaient surtout lieu à la maison, et près un tiers des personnes concernées avait une maladie mentale diagnostiquée. Environ un tiers des personnes concernées avait récemment eu un problème à l’école avant le suicide, et un tiers avait également eu une crise. Enfin, dans les deux groupes, de nombreux enfants et jeunes, à savoir 29 pour cent, avaient parlé à quelqu’un au sujet de leur intention suicidaire.

Des différences significatives entre les groupes d’âge

Cependant, il y avait également des différences significatives entre les groupes d’âge. Ainsi, par rapport aux adolescents, les enfants sont plus souvent morts par pendaison, strangulation ou étouffement, et dans le groupe des plus jeunes, les personnes de sexe masculin et noires étaient les plus représentées. C’était le cas de 37 pour cent des plus jeunes, alors que seulement 12 pour cent des suicidés plus âgés étaient noirs.

En termes de diagnostics psychiatriques, les deux groupes différaient aussi : chez les enfants qui souffraient d’un trouble psychique le diagnostic de « trouble déficitaire de l’attention » (avec ou sans hyperactivité) était le plus fréquent. Ce trouble concernait 60 pour cent des enfants touchés, tandis que 33 pour cent avaient un diagnostic de dépression. Mais parmi les adolescents avec un diagnostic psychiatrique, 66 pour cent avaient une dépression diagnostiquée tandis que seulement 29 pour cent souffraient d’un trouble déficitaire de l’attention (avec ou sans hyperactivité).

Le taux de prise d’alcool ou de drogue était faible dans les deux groupes. Néanmoins, au cours de l’autopsie, des opiacés ont été retrouvés dans le corps de 7,5 pour cent des adolescents et 3,9 pour cent des enfants. « Ce fut un résultat surprenant et aussi inquiétant auquel nous devrons accorder une attention spécifique », écrivent les auteurs.

Enfin, chez les 5 à 11 ans, les problèmes relationnels avec les membres de la famille ou les amis apparaissaient plus souvent que chez les 12 à 14 ans, alors que dans le groupe plus âgé, les problèmes les plus communs étaient liés à leur relation avec leur partenaire.

Adapter des stratégies de prévention ciblées

« Les résultats suggèrent que les facteurs à l’origine un suicide chez les jeunes adolescents ne peuvent être totalement transférés sur les enfants à l’école primaire », dit Sheftall. Donc, il se pourrait que les enfants qui se suicident réagissent de manière plus impulsive que les adolescents, plutôt par exemple en cas de problèmes interpersonnels. « Les études futures devraient analyser s’il existe un processus évolutif au cours duquel le risque de suicide chez les jeunes enfants est plus fortement influencé par un comportement impulsif et, avec l’augmentation de l’âge, plus par une humeur dépressive et un stress émotionnel », écrivent les chercheurs.

Jusqu’à présent, les approches pour la prévention du suicide ont porté principalement sur les enfants et les adolescents souffrant de dépression. Ces résultats indiquent, cependant, que des approches de prévention spécifiques sont nécessaires pour les enfants à l’école primaire. « Peut-être que, pour eux, nous devons être plus vigilants sur des caractéristiques comportementales plus typiques », dit Jeffrey Bridge, auteur principal de l’étude.

Des programmes d’intervention durant lesquels les enfants vulnérables apprennent de manière adaptée à exprimer leurs sentiments, à avoir un contact humain positif et à faire face aux problèmes interpersonnels pourraient être utiles. « Les jeunes enfants manquent souvent de vocabulaire pour parler de leurs sentiments ou résoudre un conflit dans le cadre d’une conversation», dit Jill Harkavy-Friedman, vice-président de l’American Foundation for Suicide Prevention. Un exemple est le programme « PATHS » pour promouvoir les compétences émotionnelles et sociales chez les écoliers.

Des pédiatres mieux informés

Mais il est également important que les membres de la famille, le personnel scolaire et les pédiatres soient mieux informés sur la façon de reconnaître les signes avant-coureurs d’un suicide imminent et comment y répondre, indiquent les auteurs. Ces signes avant-coureurs pourraient être, par exemple, une dépression persistante, un éloignement soudain de ses amis et activités ou une augmentation de l’agressivité et l’irritabilité.

« Par ailleurs, des propos qui indiquent des idées suicidaires doivent toujours être pris au sérieux, quel que soit l’âge », dit Harkavy-Friedman. Ainsi, un tiers des enfants et adolescents de l’étude avaient parlé à quelqu’un de leur intention de se suicider.

Cependant, beaucoup ne verbalisent pas de telles intentions, c’est pourquoi les soignants devraient aborder concrètement le sujet, selon Harkavy-Friedman. « Il n’y a pas de problème de demander à un enfant : « Est-ce que tu as parfois l’impression que tu ne souhaites plus être là ? » dit le psychologue. « Cela ne donnera pas à l’enfant l’idée de se tuer. Mais cela ouvrira plutôt la possibilité de parler de ce sujet ».

Des outils de dépistage qui pourraient être utiles

Pédiatres et autres professionnels de la santé pourraient évaluer le risque de suicide à l’aide d’outils de dépistage qui prennent relativement peu de temps. Des études montrent que le risque de suicide est détecté quatre fois plus souvent lorsque les médecins utilisent de telles méthodes.

Enfin, il existe des programmes qui peuvent réduire de manière significative le comportement suicidaire, comme le « SOS – Signs of Suicide Prevention Program ». Ils contiennent également des informations pour les personnes encadrantes, c’est à dire les membres de la famille, les pédiatres et les enseignants, sur comment reconnaître les signes précurseurs du suicide et les étapes à suivre dans ce cas.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 13:10

Elles sont les championnes des bactéries...

VIDÉO. Découverte. À Marseille, deux chercheuses de l'Urmite, le laboratoire du professeur Didier Raoult, révolutionnent la culture des microbes.

Publié le Le Point
Têtes chercheuses. La Nigérienne Maryam Tidjani Alou (à gauche) et la Sénégalaise Sokhna Ndongo au laboratoire de bactériologie-virologie de Didier Raoult, par ailleurs éditorialiste au « Point », à l’hôpital de la Timone, à Marseille, le 26 octobre.
Têtes chercheuses. La Nigérienne Maryam Tidjani Alou (à gauche) et la Sénégalaise Sokhna Ndongo au laboratoire de bactériologie-virologie de Didier Raoult, par ailleurs éditorialiste au « Point », à l’hôpital de la Timone, à Marseille, le 26 octobre. © Lilian Auffret / Sipa Press
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 19:32

Les RANTES (Nico ou degenerescence cavitaire osteolytique de la mâchoire) et facteur de croissance des fibroblastes 2 dans les cavitations de la mâchoire: déclencheurs de maladies systémiques? Auteurs Lechner J, von Baehr V Reçu le 9 février 2013 Accepté pour publication le 7 mars 2013 Publié le 22 avril 2013 Volume 2013 Johann Lechner, 1 Volker von Baehr2 1Clinic for Dentistry Integrative, Munich, Allemagne; 2Compartiment d'immunologie et d'allergologie à l'Institut de diagnostic médical de MVZ GbR, Berlin, Allemagne Contexte: Les cavitations de la mâchoire (CM) sont des espaces creux creux dans les maxillaires avec la moelle osseuse mourante ou morte. Ces zones sont définies comme de l'ostéonécrose dégénérative grasse de la mâchoire ou névralgiques induisant l'ostéonécrose cavitaire et peut produire des douleurs faciales. Ces affections ont été liées au système immunitaire et aux maladies chroniques. Le débridement chirurgical de la CM pourrait entraîner une amélioration des affections immunologiques telles que les maladies rhumatismales, allergiques et autres maladies inflammatoires (ID). On sait peu de choses sur la relation cause / effet sous-jacente. Objectifs: Les échantillons d'os de CM ont été analysés pour évaluer l'expression et la quantification des modulateurs immunitaires qui peuvent jouer un rôle dans la pathogenèse des ID. L'étude soutient un mécanisme potentiel où JC est un lien de médiation dans les ID. Matériaux et méthodes: Des échantillons d'os gras adouciés prélevés sur JC ont été extraits de 31 patients. Les échantillons ont été analysés par une technologie multiplex à base de perles et testés pour sept messagers immunisés. Résultats: Régulés lors de l'activation, les cellules T normales exprimées et sécrétées (RANTES) et le facteur de croissance des fibroblastes (FGF) -2 ont été trouvés à des niveaux élevés dans les JC testés. D'autres cytokines n'ont pas pu être détectées à des niveaux excessifs. Discussion: L'étude confirme que CM est capable de produire des messagers inflammatoires, principalement RANTES, et, ensuite, FGF-2. Les deux sont impliqués dans de nombreuses maladies graves. Les niveaux excessifs de RANTES / FGF-2 chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique, de sclérose en plaques, de polyarthrite rhumatoïde et de cancer du sein sont comparés aux taux publiés dans les revues médicales. Les niveaux détectés dans les CM sont plus élevés que dans le sérum et le liquide céphalo-rachidien de la sclérose latérale amyotrophique et les patients atteints de sclérose en plaques et quatre fois plus élevé que dans le tissu du cancer du sein. Conclusion: Cette étude suggère que CM pourrait servir de cause fondamentale des ID, par la production de RANTES / FGF-2. Ainsi, CM et les messagers immunisés impliqués représentent un aspect intégratif des ID et servent de cause possible. La suppression de CM peut être une clé pour inverser les ID. Il est nécessaire de sensibiliser la communauté scientifique à la médecine et à la dentisterie. Mots-clés: RANTES / CCL5, facteur de croissance des fibroblastes, FGF-2, analyse Luminex à base de perles, os de la mâchoire dégénérée ostéolytique, NICO, voies de signalisation systémique Auteurs Lechner J, von Baehr V Reçu le 9 février 2013

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 19:16

97% des malades atteints du cancer en phase terminale ont précédemment subi cette intervention dentaire devitalisation Avez-vous une maladie dégénérative chronique?

 

Si oui, avez-vous été informé que « c’est juste dans votre tête? ».

Eh bien, ce n’est peut-être pas loin de la vérité…

La cause réelle de votre maladie pourrait se trouver dans votre bouche.

Il y a une procédure dentaire fréquente dont presque tous les dentistes vous diront que c’est complètement sans danger, en dépit du fait que les scientifiques ont mis en garde contre ses dangers depuis plus de 100 ans.

Chaque jour aux Etats-Unis seulement, 41 000 de ces procédures dentaires sont pratiquées sur des patients qui croient qu’ils ont résolu leur problème en toute sécurité et de façon permanente. Quelle est cette procédure dentaire?

La dévitalisation.

Plus de 25 millions de dévitalisations sont effectuées chaque année dans ce pays. Les dents dévitalisées sont essentiellement des dents mortes qui peuvent devenir des incubateurs silencieux pour les bactéries anaérobies hautement toxiques qui peuvent, sous certaines conditions, faire leur chemin dans la circulation sanguine et causer un certain nombre de graves affections, dont la plupart peuvent n’apparaître que des décennies plus tard.

La plupart de ces dents toxiques paraissent sans problème pendant de nombreuses années, ce qui rend leur rôle dans une maladie systémique encore plus difficile à retracer.

Malheureusement, la grande majorité des dentistes sont inconscients des graves risques de santé potentiels qu’ils font courir à leurs patients, des risques qui persistent pour le reste de la vie de leurs patients.

L’Association Dentaire Américaine (The American Dental Association) prétend que les arbres canalaires des dents dévitalisées se sont avérés sans danger, mais ils n’ont publié aucune donnée ni de réelle recherche pour étayer cette affirmation.

Heureusement, j’ai eu quelques mentors tôt dans ma vie, comme le Dr Tom Stone et le Dr Douglas Cook, qui m’ont enseigné sur cette question il y a près de 20 ans.

Sans un dentiste pionnier brillant, qui, il y a plus d’un siècle, fait le lien entre les dents dévitalisées et la maladie, cette cause sous-jacente de la maladie aurait pu rester cachée jusqu’à ce jour.

Ce dentiste s’appelait Weston Price et est considéré par beaucoup comme le plus grand dentiste de tous les temps.

Weston A. Price: le plus grand dentiste du monde La plupart des dentistes rendraient un énorme service à la santé publique s’ils se familiarisaient avec les travaux du Dr Weston Price (1).

Malheureusement, ses travaux sont toujours ignorés et cachés par les professionnels médicaux et dentaires.

Le Dr Price était un dentiste chercheur qui a parcouru le monde pour étudier les dents, les os, et les régimes alimentaires des populations indigènes vivant sans le « bénéfice » de la nourriture moderne.

Vers l’année 1900, Price avait traité des infections persistantes de l’arbre canalaire et a suspecté que les dents traitées de cette façon restaient toujours infectées, en dépit des traitements.

Puis, un jour, il a recommandé à une femme clouée à son fauteuil roulant depuis 6 ans, de se faire extraire sa dent dévitalisée, même si elle semblait être saine.

Elle a accepté, il a extrait sa dent puis l’a implantée sous la peau d’un lapin.

Le lapin a étonnamment développé la même arthrite invalidante que la femme et est mort 10 jours plus tard de l’infection.

Mais la femme désormais débarrassée de la dent toxique, a immédiatement récupéré de son arthrite et pouvait alors marcher sans même l’aide d’une canne.

Price a découvert qu’il est mécaniquement impossible de stériliser une dent dévitalisée et obturée.

Il a ensuite montré que de nombreuses maladies dégénératives chroniques proviennent de racines obturées, la plus fréquente étant des maladies de coeur et circulatoires.

Il a trouvé effectivement 16 agents pathogènes bactériens différents pour ces affections.

Mais il y avait aussi de fortes corrélations entre les dents aux racines obturées et les maladies des articulations, du cerveau et du système nerveux.

Le Dr Price a ensuite écrit deux livres révolutionnaires en 1922, détaillant ses recherches sur le lien entre la pathologie dentaire et les maladies chroniques.

Malheureusement, son travail a été délibérément enterré pendant 70 ans, jusqu’à ce que, finalement, un endodontiste nommé George Meinig reconnaisse l’importance du travail de Price et cherche à faire connaître la vérité.

Le Dr Meinig fait avancer les travaux du Dr Price Le Dr Meinig, originaire de Chicago, était capitaine dans l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale avant de déménager à Hollywood pour devenir un dentiste pour les stars. Il a fini par devenir l’un des membres fondateurs de l’Association Américaine des Endodontistes (les spécialistes de l’arbre canalaire).

Dans les années 1990, il a passé 18 mois immergé dans la recherche du Dr Price.

En juin 1993, le Dr Meinig a publié le livre Root Canal Cover-Up (le secret sur l’arbre canalaire), qui continue à être la référence la plus complète à ce sujet aujourd’hui.

Vous pouvez commander votre exemplaire directement à Price-Pottenger Foundation (2). Ce que les dentistes ne savent pas sur l’anatomie de vos dents Vos dents sont faites des substances les plus dures de votre corps.

Au milieu de chaque dent, se trouve la chambre pulpaire, une structure interne vivante qui abrite les vaisseaux sanguins et les nerfs.

Autour de la chambre pulpaire se trouve la dentine, qui est faite de cellules qui sécrètent une substance minérale dure et vivante.

La couche la plus externe et la plus dure de votre dent est l’émail blanc qui enrobe la dentine. Les racines de chaque dent descendent dans votre mâchoire et sont maintenues en place par le ligament parodontal.

A l’école dentaire, les dentistes apprennent que chaque dent a quatre canaux principaux. Cependant, il y a des canaux accessoires qui ne sont jamais mentionnés (canalicules dentinaires).

Ils font littéralement, des kilomètres! Tout comme votre corps a de grands vaisseaux sanguins qui se ramifient en très petits capillaires, chacune de vos dents a un labyrinthe de minuscules tubes qui, s’ils étaient étalés, mesureraient 4,5 kilomètres.

Weston Price a identifié pas moins de 75 canaux accessoires séparés dans une seule incisive centrale (dent de devant). Pour une explication plus détaillée, se reporter à un article de Hal Huggins, DDS, MS, sur le site de la Fondation Weston A. Price (3). (Ces images sont empruntées à l’article de Huggins).

Des organismes microscopiques se déplacent régulièrement dans et autour de ces tubules, comme les spermophiles dans les souterrains. Quand un dentiste effectue un traitement de canal, il ou elle creuse la dent, puis remplit la cavité avec une substance (appelée gutta-percha), qui coupe la dent de son approvisionnement en sang, de façon à ce que les fluides ne puissent plus circuler dans la dent.

Mais le labyrinthe de minuscules tubes reste.

Et les bactéries, coupées de leur approvisionnement alimentaire, se cachent dans ces tunnels où elles sont remarquablement à l’abri des antibiotiques et de vos propres défenses immunitaires.

La cause profonde de nombreuses maladies Sous le stress de la privation d’oxygène et de nutriments, ces organismes jusqu’alors amis se transforment en anaérobies plus forts, plus virulents qui produisent une variété de toxines puissantes.

Ce que furent des bactéries amies ordinaires, mutent en des agents pathogènes hautement toxiques qui rôdent dans les tubules (canalicules) de la dent morte, juste dans l’attente d’une occasion de se propager.

Aucune stérilisation si forte soit-elle ne s’est avérée efficace pour atteindre ces tubules et à peu près toute dent dévitalisée a été trouvée colonisée par ces bactéries, en particulier autour de l’apex et le ligament parodontal.

Souvent, l’infection s’étend dans la mâchoire elle-même où elle crée des cavitations de zones de tissu nécrotiques.

Les cavitations sont des zones d’os non cicatrisées, souvent accompagnées par des poches de tissu infecté et de gangrène.

Quelquefois, elles se forment après l’extraction d’une dent, (comme l’extraction d’une dent de sagesse), mais elles peuvent également suivre un canal radiculaire.

Selon la Fondation Weston Price, dans les dossiers de 5000 nettoyages de cavitations chirurgicales, seulement deux ont été trouvées guéries.

Et tout cela a lieu avec peu, ou pas du tout de symptômes associés.

Ainsi, vous pouvez avoir un abcès sur une dent morte et ne pas en prendre conscience. Cette infection locale dans la zone immédiate de la racine de la dent dévitalisée est assez mauvaise, mais les dégâts ne s’arrêtent pas là.

Les dents dévitalisées peuvent conduire à des maladies de coeur, des reins, des os, et du cerveau

Tant que votre système immunitaire reste fort, les bactéries qui s’égarent loin de la dent infectée sont capturées et détruites.

Mais une fois que votre système immunitaire est affaibli par quelque chose comme un accident ou une maladie ou d’autres traumatismes, votre système immunitaire peut être incapable de garder l’infection en échec.

Ces bactéries peuvent migrer dans les tissus environnants par la voie de votre circulation sanguine où elles sont transportées vers de nouvelles zones pour s’y installer. Le nouvel emplacement peut être n’importe quel organe ou glande ou tissu.

Le Dr Price a pu transmettre des maladies hébergées par l’homme à des lapins, en implantant des fragments de dents dévitalisées, comme décrit plus haut. Il a trouvé que des fragments de dent dévitalisée d’une personne qui avait subi une crise cardiaque, implantés sur un lapin, provoqueraient une crise cardiaque chez le lapin en quelques semaines après l’implantation.

Il a découvert qu’il pouvait transférer une maladie cardiaque au lapin dans 100 % des cas. D’autres maladies sont transférables à plus de 80 % par ce procédé.

Presque toutes les maladies dégénératives chroniques ont été liées à des dents dévitalisées, comme:

Maladies cardiaques Maladie des reins L’arthrite, les maladies articulaires et rhumatismales Maladies neurologiques (y compris la sclérose amyotrophique latérale et la sclérose en plaques).

Maladies auto-immunes (Lupus, et autres) Il peut également y avoir un lien avec le cancer.

Le Dr Robert Jones, un chercheur sur la relation ente les dents dévitalisées et le cancer du sein, a trouvé une très forte corrélation entre les deux (4).

Il déclare avoir trouvé les corrélations suivantes dans une étude de cinq ans de 300 cas de cancers du sein: 93 % des femmes atteintes d’un cancer du sein avaient des dents dévitalisées 7 % avaient une autre pathologie buccale Les tumeurs, dans la majorité des cas, se produisaient du même côté du corps que la dent dévitalisée ou d’autre pathologies buccales.

Le Dr Jones affirme que les toxines de bactéries dans une dent ou la mâchoire infectée sont capables d’inhiber les protéines qui suppriment le développement des tumeurs. Un médecin allemand a rapporté des résultats similaires.

Le Dr Josef Issels a rapporté que, dans ses 40 années de traitement des patients cancéreux « terminaux », 97 % de ses patients atteints de cancer avaient des dents dévitalisées. Si ces médecins voient juste, le remède contre le cancer peut être aussi simple que d’arracher une dent, puis de reconstruire votre système immunitaire.

Les bonnes bactéries deviennent des mauvaises bactéries Comment ces bactéries buccales mutantes sont-elles reliées aux maladies du coeur ou à l’arthrite?

L’ADA (The American Dental Association )et le AAE (The American Association of Endodontists) déclarent que c’est un « mythe » que les bactéries trouvées dans les dents dévitalisées et autour puissent provoquer des maladies (5).

Mais ils se fondent sur l’hypothèse erronée que les bactéries de ces dents malades sont les MEMES que les bactéries normales de votre bouche – et ce n’est clairement pas le cas. Aujourd’hui, les bactéries peuvent être identifiées en utilisant l’analyse de l’ADN, qu’elles soient mortes ou vivantes, à partir de leurs signatures d’ADN.

Dans une poursuite des travaux du Docteur Price, le Toxic Element Research Foundation (TERF) (Fondation de Recherche des Eléments Toxiques), a effectué l’analyse d’ADN pour examiner les dents dévitalisées, et ils ont trouvé une contamination bactérienne dans 100 % des échantillons testés.

Ils ont identifié 42 espèces différentes de bactéries anaérobies dans 43 échantillons d’arbres canalaires.

Dans la cavitation, 67 bactéries différentes ont été identifiées parmi les 85 échantillons testés, avec des échantillons individuels abritant de 19 à 53 types de bactéries chacun. Les bactéries qu’ils y trouvaient comprennent les types suivants: Capnocytophagaochracea (6) Fusobacteriumnucleatum (7) Gemellamorbillorum (8) Leptotrichiabuccalis Porphyromonasgingivalis (9)

Est-ce qu’il s’agit de simples bactéries buccales bénignes?

Absolument pas.

Quatre peuvent affecter votre coeur, trois peuvent affecter vos nerfs, deux peuvent affecter vos reins, et deux peuvent affecter votre cerveau et une peut infecter vos sinus….. alors, elles sont tout sauf amicales! (Si vous voulez voir à quel point elles peuvent être hostiles, je vous invite à aller plus loin en étudiant dans les notes de bas de page).

Environ 400 pour cent plus de bactéries ont été trouvées dans le sang autour de la dent dévitalisée que dans la dent elle-même, ce qui suggère que la dent est l’incubateur et le ligament parodontal l’approvisionnement alimentaire.

L’os entourant les dents dévitalisées comporte un nombre encore plus élevé de bactéries…. ce qui n’est pas étonnant, car l’os est le buffet virtuel des nutriments des bactéries. Depuis quand est-ce une bonne idée de laisser une partie du corps morte dans votre corps?

Il n’existe aucune autre procédure médicale impliquant de laisser une partie morte dans votre corps. Lorsque votre appendice est mort, on le retire.

Si vous avez des engelures, ou la gangrène sur un doigt ou un orteil, il est amputé. Si un bébé meurt in utéro, le corps déclenche généralement une fausse couche. Votre système immunitaire n’aime pas les substances mortes et la seule présence d’un tissu mort peut conduire votre système à lancer une attaque, ce qui est une autre raison d’éviter de dévitaliser une dent, ce qui revient à laisser une dent morte.

L’infection, plus la réaction de rejet auto-immun, entraînent une accumulation de bactéries autour des tissus morts. Dans le cas d’un arbre canalaire, les bactéries ont la possibilité de se déverser dans votre sang à chaque fois que vous mordez.

Pourquoi les dentistes s’accrochent à la croyance que les dents dévitalisées sont sans danger L’ADA rejette le témoignage du Dr Price, affirmant que les dents dévitalisées sont sûres, mais ils n’offrent pas de données publiées ni de recherches réelles à l’appui de leur déclaration.

L’American Heart Association (L’Association Américaine pour le Coeur) recommande une dose d’antibiotiques avant de nombreuses procédures dentaires de routine pour prévenir l’endocardite infectieuse (IE) si vous avez certaines maladies cardiaques qui vous prédisposent à ce type d’infection.

Donc, d’une part, l’ADA reconnaît que les bactéries buccales peuvent faire le chemin de votre bouche à votre coeur et provoquer une infection potentiellement mortelle. Mais en même temps, l’industrie nie avec véhémence toute possibilité que ces mêmes bactéries toxiques – des souches connues pour être pathogènes pour l’homme, puissent se cacher dans les racines de vos dents mortes pour être libérées dans votre sang chaque fois que vous mâchez, et nuire ainsi à votre santé de multiples façons.

Est-ce qu’il n’y a donc aucun lien?

Ou se pourrait-il qu’il y ait une autre raison pour laquelle tant de dentistes, ainsi que l’ADA et l’AAE refusent d’admettre que les dents dévitalisées sont dangereuses?

Eh bien, oui, il y a une raison. Les dents dévitalisées sont la procédure la plus rentable en dentisterie (10).

Ce que vous devez savoir pour EVITER une dévitalisation

Je recommande fortement de ne jamais faire dévitaliser une dent. Risquer votre santé pour préserver une dent n’a tout simplement pas de sens.

Malheureusement, il y a beaucoup de gens qui en ont déjà. Si vous en avez, vous devriez sérieusement envisager de faire enlever cette dent, même si elle paraît saine. Rappelez-vous, dès que votre système immunitaire est compromis, votre risque de développer un problème médical grave augmente – et les agressions contre votre système immunitaire sont beaucoup trop fréquentes dans le monde d’aujourd’hui. Si on vous enlève une dent, il y a quelques options qui s’offent à vous.

Une prothèse partielle: c’est une prothèse amovible, c’est l’option la plus simple et la moins coûteuse.

Un bridge: c’est un montage plus permanent qui ressemble à une vraie dent, mais est un peu plus compliqué et coûteux.

Un implant: c’est une dent artificielle permanente, généralement en titane, implantée dans vos gencives et la mâchoire.

Il y a quelques problèmes en raison de réactions aux métaux utilisés.

Le zirconium est un matériau d’implant plus récent qui est prometteur et présente moins de complications.

Mais se contenter de retirer la dent et insérer une sorte de remplacement n’est pas suffisant.

Les Dentistes apprennent à enlever la dent mais laissent le ligament parodontal. Et comme vous le savez maintenant, ce ligament peut servir de terrain fertile pour les bactéries mortelles.

La plupart des experts qui ont étudié dans ce sens, recommandent de retirer le ligament, ainsi qu’un millimètre de la base osseuse, afin de réduire considérablement votre risque de développer une inflammation des tissus infectés par des bactéries restantes.

Je recommande fortement de consulter un dentiste holistique car ils sont particulièrement formés pour faire ces extractions correctement et en toute sécurité, tout en étant aptes à enlever lesamalgames au mercure, si nécessaire.

Leur approche des soins dentaires est beaucoup plus holistique et considère l’impact sur l’ensemble de votre corps, pas seulement votre bouche. Si vous avez besoin de trouver un dentiste holistique dans votre région, je recommande de consulter holodent.fr (11).

Cette organisation, créée par Estelle Vereeck, est une organisation très sérieuse qui a lutté pour protéger et éduquer les consommateurs afin qu’ils puissent prendre des décisions meilleures et plus éclairées au sujet de leurs soins dentaires. par le Dr. Mercola Références: (1)

Weston A. Price Foundation (2) Price-Pottenger Foundation (3) Weston A. Price Foundation June 25, 2010 (4) Quantum Cancer Management (5) American Association of Endodontists (6) Journal of Clinical Microbiology February 2007 (7) Journal of Clinical Microbiology July 2003 (8) Clinical Infectious Diseases June 1996 (9) Science Daily January 4, 2011 (10) The Wealthy Dentist July 12, 2011 (11) Holodent.fr Ressources:

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 19:10

https://youtu.be/kocUfGiQnUk

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 09:00

APPORT DE LA RADIOGRAPHIE 3D EN ODONTOLOGIE ET CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE.

Dr Bernard KURDYK Paris

Le développement technique des appareils de radiographie médicaux offre aujourd’hui la possibilité de création d’images en 3 dimensions qui sont des aides précieuses à l’établissement du diagnostic pour le praticien.

En ce qui concerne la chirurgie dentaire et la chirurgie maxillo-faciale, les scanners réalisés avec les dispositifs médicaux classiques ont montré leurs limites concernant la précision des clichés et surtout des doses d’irradiation importantes infligées aux patients.

Le développement d’une nouvelle génération de générateur de radiologie, le CBCT (Cone Beam Computed Tomography) a résolu ces problèmes majeurs qui limitaient l’utilisation des clichés en 3D pour le secteur maxillaire.

Le CBCT ou imagerie volumique 3D numérisée à base d’un faisceau radiographique conique, offre au chirurgien-dentiste ou au chirurgien maxillo-facial la possibilité d’obtenir des coupes axiales, sagittales et coronales à travers le volume désiré. Par rapport au scanner, le diagnostic dentaire est plus précis grâce aux coupes qui sont nettement plus fines et apportent donc des informations plus détaillées au niveau osseux.

Ceci permet au clinicien de visualiser les anomalies des plus petites structures dentaires comme par exemple l’espace du ligament parodontal et la lamina dura en 3D, ce qui est difficile ou souvent même impossible sur des images d’un scanner médical :

Définition des images Scanner et Cone Beam ​De plus, cet examen radiologique engendre une atténuation ou une absence d’artéfacts des parties métalliques rencontrées dans les reconstitutions corono-radiculaires.

La visibilité d’éventuelles fêlures ou fractures dentaires est ainsi grandement facilitée. ​

Enfin le coût est beaucoup moins élevé par rapport à un scanner médical traditionnel. ​

Pour le patient, le bénéfice majeur réside du fait que cette acquisition volumique du CBCT est effectuée avec une dose beaucoup plus faible.

Le tube générateur des rayons X est moins puissant mais surtout la configuration d’acquisition de volumes est partielle. Il n’est plus nécessaire d’irradier tout le complexe cranio-faciale, car il est donc possible de limiter le champ d’examen à une partie de ce complexe, par exemple une seule mâchoire, ou un volume contenant quelques dents.

C’est grâce à cette faible dose et ce grand détail que le 3D à base de Cone Beam est devenu un outil diagnostic extrêmement important qui révolutionne la pratique dentaire et maxillo-faciale.

Doses reçues par le patient lors d’un scanner partiel :

Tableau comparatif des doses délivrées par différents générateurs Cone Beam :

KODAK 9000 3D VATECH PAX UNI 3D MORITA VVP 3D PLANMECA PROMAX 3D Détecteur (Capteur) CMOS CMOS CMOS CMOS Champs (cm) 5 x 3,7 5 x 5 5 x 8 4 x 4 4 x 8 8 x 8 4 x 5 8 x 8 Dose (mSv) 20 à 69 50 20 à 96 450 à 600 ​

On vérifie bien que les doses délivrées au patient sont beaucoup plus faible que celle d’un scanner de la tête : 3500/ 20 à 600 mSv. Ainsi, il est devenu très claire, que l’utilisation du scanner médical dans la pratique dentaire doit être limitée. Dans la plupart des cas, les directives montrent que l’utilisation du CBCT est avisée là où le choix d’examen supplémentaire était le scanner cérébral. Par contre, afin de limiter d’éventuels abus, l’European Academy of Dento-Maxillo- Facial Radiology (EADMFR) et l’association SEDENTEX CT ont produit des « Principes d’Utilisation du Cone Beam » dans le but de promouvoir les recommandations portant sur la justification, l’optimisation, les règles de prescription, de formation et de contrôle de l’usage des Cone Beam :

1. Les examens CBCT ne doivent pas être effectués sans qu’une anamnèse du patient et un examen clinique n’aient été réalisés.

2. Les examens CBCT doivent être justifiés pour chaque patient, afin de démontrer que les bénéfices l’emportent sur les risques.

3. Les examens CBCT doivent potentiellement apporter des informations utiles à la prise en charge du patient.

4. Il n’est pas souhaitable que les examens CBCT soient répétés en routine, sans qu’une nouvelle évaluation bénéfice/ risque soit réalisée. 5. En adressant son patient à un autre praticien pour un examen CBCT, le dentiste référent doit fournir suffisamment d’informations cliniques (issues de l’anamnèse du patient et de l’examen clinique) afin de permettre au praticien réalisant l’examen CBCT d’appliquer la procédure de justification.

6. Les examens CBCT doivent seulement être réalisés quand la question pour la- quelle l’imagerie est requise ne peut obtenir de réponse adéquate par une radiographie dentaire conventionnelle (traditionnelle) moins irradiante.


7. Les examens CBCT doivent faire l’objet d’un compte-rendu radiologique portant sur l’ensemble des données d’imagerie.

8. Quand il est probable que l’étude des tissus mous sera requise pour l’évaluation radiologique du patient, l’examen d’imagerie approprié sera le scanner médical conventionnel ou l’IRM plutôt que le CBCT.


 9. L’équipement CBCT devrait offrir un choix varié de volumes d’exploration et l’examen doit utiliser le volume le plus petit compatible avec la situation clinique si cela permet une dose d’irradiation moindre du patient. 


10. Quand l’équipement CBCT offre un choix varié de résolutions, il convient d’utiliser une résolution compatible avec un diagnostic adéquat et une dose minimale. 


11.Un programme d’assurance qualité doit être établi et mis en œuvre pour chaque installation CBCT, incluant des procédures de contrôle de l’équipement, des techniques et de la qualité des examens. 


12.Des aides au positionnement précis et à la stabilité du patient (lasers lumineux) doivent toujours être utilisés. 


13.Toute nouvelle installation d’équipement CBCT doit subir un examen critique et des tests de contrôle détaillés avant usage afin d’assurer une radioprotection optimale du personnel, du public et du patient. 


14. Les équipements CBCT doivent subir des tests de routine réguliers afin de s’assurer que la radioprotection du personnel et des patients ne s’est pas détériorée. 


15. Pour la radioprotection du personnel utilisant le matériel CBCT, les recommandations détaillées dans la section 6 du docu- ment radioprotection 136 de la commission européenne, doivent être suivies. 


16. Les utilisateurs d’un équipement CBCT doivent avoir reçu une formation théorique et pratique adéquate pour la pratique radiologique et une compétence suffisante en radioprotection. 17. Une formation continue est nécessaire après qualification, particulièrement quand un nouveau matériel ou de nouvelles techniques sont adoptés.


18. Les chirurgiens-dentistes responsables d’un équipement CBCT qui n’ont pas reçu préalablement de formation adéquate doivent subir une période additionnelle de formation théorique et pratique validée par une institution académique (université ou équivalent). Quand une qualification nationale de spécialité en radiologie dento-maxillo-faciale existe, la conception et la délivrance de program- mes de formation en CBCT doivent impliquer un radiologue spécialisé en radiologie dento-maxillo-faciale.

19. Pour les images CBCT des dents, de leurs tissus de soutien, de la mandibule et du maxillaire jusqu’au plancher nasal (soit champs de 8cmx8cm ou inférieurs), l’évaluation clinique (commentaire radiologique) doit être réalisé par un radiologue spécialisé en radiologie dento-maxillo-faciale ou si ce n’est pas possible, par un chirurgien-dentiste correctement formé.

20. Pour des petits champs de vue non dentaires (par exemple os temporal) et pour toute image CBCT crânio-faciale (champs de vue s’étendant au-delà des dents, de leur tissu de soutien, de la mandibule, incluant l’ATM, et du maxillaire jusqu’au plancher nasal), le compte-rendu radiologique doit être réalisé par un radiologue spécialisé en radiologie dento-maxillo-faciale ou par un radiologue clinicien (radiologue médical). ​Mais encore plus important, les directives accentuent que l’imagerie CBCT pourrait présenter un intérêt dans de nombreux domaines (des cas bien sélectionnés évidemment) où l’imagerie 2D conventionnelle et les informations cliniques sont insuffisantes et une image tridimensionnelle est indispensable. Par exemple, en bonne pratique dentaire, l’utilisation d’un scanner de la tête pour le diagnostic de pathologies radiculaires comme une fracture était contre-indiqué vue la dose attribuée au patient et la limitation de l’épaisseur de la coupe (la plus fine autour de 0.5mm). Désormais, l’imagerie CBCT peut souvent offrir des informations supplémentaires pour la suspicion de petites fractures ou même fêlures radiculaires, la localisation d’un canal supplémentaire, ou le bilan pré-chirurgical des régions péri-apicales de molaires supérieures. ​Illustration d’un patient qui vient consulter pour des douleurs et une mobilité d’une seconde molaire maxillaire gauche : ​La radiographie rétro-alvéolaire classique montre un épaississement de l’espace ligamentaire de la racine antérieure et un liseré clair sous la partie postérieure de la couronne. Par contre, aucun élément n’expliquant la mobilité de la dent, il est décidé de pratiquer une radiographie Cone Beam de la zone : Perte osseuse terminale au niveau des apex de la molaire ​​La situation clinique devient plus claire, l’indication d’extraction est posée. ​Si l’intérêt des radiographies Cone Beam pour le patient et pour le praticien est bien démontré, il faut insister sur l’apport de l’usage de cet examen ai sein du cabinet dentaire. ​En cas de doute, pouvoir établir le diagnostic en direct, en présence du patient tout en ne l’irradiant pas en excès, est un gage d’efficacité. Pas de temps perdu pour attendre les examens venant du radiologue, pas non plus besoin de repousser le traitement dans l’attente des résultats. ​Il assure également un capital confiance de praticien performant et à la pointe des techniques actuelles. Technologies qui sont utilisées tout au long du traitement du patient. Enfin, pour les patients interrogatifs, il apporte aussi un puissant moyen de persuasion en leur faisant une démonstration en live à l’écran de leur cas clinique. ​Bien évidemment, l’installation de ces générateurs Cone Beam se réalise au sein du cabinet selon les normes de radioprotection en vigueur afin de respecter et protéger les personnels présents.

Radiographie dentaire en 3D
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 17:37

Venins : une guérison mortelle

 

2. novembre 2016

 

Les venins servent à dissuader, neutraliser ou tuer les ennemis. Cependant, de plus en plus souvent, les chercheurs ont découvert que le venin de serpents, de scorpions ou d’araignées peuvent aussi guérir les maladies. Le Captopril et l’Exénatide, un antidiabétique, ont ouvert la voie.

Dans le monde, on compte plus de 100 000 animaux venimeux. Chaque venin contient une combinaison de toxines, jusqu’à 500. Ceux-ci se lient spécifiquement à certains récepteurs, par exemple, dans le cœur ou le système nerveux et peuvent tuer leur proie en quelques minutes. Cependant, l’action des toxines ne se résume pas à cela : à faible dose, les composants individuels des venins peuvent agir comme antidiabétique, antihypertenseur et contre le cancer.

Souvent, ils se lient à des molécules-clés dans les cellules humaines et modifient les processus physiologiques perturbés par la maladie.

Les patients souffrant de douleurs résistantes ou d’autres symptômes neurologiques ont besoin, par exemple, des médicaments qui empêchent l’excitation de neurones. Ceci peut être obtenu avec un composé neurotoxique de serpent ou du venin d’araignée. Une faible variation dans la composition chimique ou une dose différente transforme la toxine en un produit pharmaceutique. Ce processus d’étude des organismes vivants dans le but d’obtenir des informations sur l’usage pharmaceutique ou réaliser des modifications chimiques ultérieures est appelé bioprospection.

Du venin contre l’hypertension

Environ une demi-douzaine de médicaments ont été développés à partir de venin de serpent et ont obtenu leur autorisation de mise sur le marché. L’un des premiers fut le Captopril.

Cet inhibiteur de l’ECA bloque l’enzyme de conversion de l’angiotensine dans le système rénine-angiotensine. Il abaisse la pression artérielle, aide en cas d’insuffisance cardiaque et réduit les risques d’infarctus et d’AVC.

Le peptide BPP5a («Bradykinin potentating peptide») contenu dans le venin du Bothrops jararaca (Bothrops jararaca), un serpent du Brésil, a servi de modèle pour son élaboration.

Le BPP5a en tant que tel n’était pas adapté pour être un médicament, car il est rapidement dégradé. Cependant, grâce à l’utilisation de certaines modifications, les scientifiques ont pu prolonger cet effet. Les recherches ont permis la mise au point d’antihypertenseurs dans les années 1970. Depuis son introduction en 1981, le Captopril a probablement sauvé la vie de plus de personnes qu’il n’y a eu de décès dû au venin de Bothrops jararaca et autres vipères au cours des derniers siècles. Ce succès comme antihypertenseur a ouvert la voie à d’autres recherches en bioprospection.

Un composé contre le diabète dans la salive du monstre

Le monstre de Gila (Heloderma suspectum) vit dans les régions arides du sud-ouest de l’Amérique du Nord. Bien qu’il semble très pataud, il peut mordre rapidement.

Son venin n’est pas, comme pour les serpents, injecté par des dents creuses, mais il pénètre grâce à la mastication.

Le cocktail empoisonné administré contient entre autres un polypeptide appelé Exendin-4.

La molécule a été découverte au début des années 1990 par l’endocrinologue new-yorkais John Eng. Il a également développé une version synthétique de la substance, l’Exénatide, et l’a vendue à la société Amylin.

 

 

Les monstres de Gila, venimeux, peuvent mesurer jusqu’à 50 cm de long, Source: Biodiversity Heritage Library, flickr.de

L’Exénatide est le premier médicament de la classe des mimétiques de l’incrétine.

Les substances de cette classe imitent l’incrétine endogène, le glucagon-like peptide-1 (GLP-1) contenu dans l’intestin.

Le GLP-1 est libéré dans l’intestin après la prise de nourriture.

Il se lie au récepteur GLP-1 et stimule la libération d’insuline par les cellules bêta.

En outre, le GLP-1 abaisse le taux de glucagon, retarde la vidange gastrique et inhibe la faim et de la soif.

Pour une utilisation en tant que médicament, l’incrétine endogène ne convient pas, car il est dégradé en quelques minutes par l’enzyme dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4).

En comparaison, l’hormone synthétique appelée Exénatide est active pendant des heures.

Un autre avantage est qu’à la différence des injections d’insuline, son action ne joue pas sur le glucose directement.

Il ne libère l’insuline que lorsque la glycémie est élevée, de sorte qu’une hypoglycémie involontaire peut être empêchée.

L’Exendin-4, quant à elle, n’agit pas uniquement sur le pancréas, mais stimule aussi la croissance des neurones et empêche la disparition des neurones matures.

Par conséquent, les scientifiques du National Institute on Aging, aux États-Unis, ont commencé en 2012 un essai clinique pour étudier l’effet de l’Exendin-4 sur les personnes qui souffrent de maladie d’Alzheimer à un stade précoce ou de déficience cognitive légère.

Le succès de l’Exénatide a suscité chez les fabricants de médicaments une véritable concurrence.

En Allemagne, par exemple, en 2009, le Liraglutide de Novo Nordisk a été approuvé.

Au cours de sa première année d’exploitation, le médicament a rapporté à l’entreprise plus d’un milliard de dollars. Deux ans plus tard, une nouvelle formulation du médicament antidiabétique Exénatide a été approuvée sous le nom Bydureon.

Dans cette formulation, l’Exénatide est encapsulé dans des microsphères qui sont composées d’un polymère biodégradable.

Le médicament ne doit être injecté qu’une fois par semaine par voie sous-cutanée.

Cependant, une règle s’applique également à ces médicaments : il n’y a aucun effet sans effets secondaires.

En 2013, la FDA a annoncé que les mimétiques des incrétines peuvent augmenter le risque de pancréatite et conduire à l’évolution des cellules pré-cancéreuses.

Venin de scorpion en phase I

En plus du traitement de l’hypertension artérielle et du diabète, les venins peuvent également être utilisés dans le traitement du cancer.

La substance appelée BLZ-100, par exemple, se compose d’un optide et du colorant fluorescent vert indocyanine.

Le terme « optide » signifie peptide optimisé.

Dans le cas de BLZ-100, l’ingrédient actif optimisé est la chlorotoxine.

Ce petit peptide est composé de 36 acides aminés et a été découvert dans le venin d’un des scorpions les plus venimeux au monde, le Scorpion Jaune de Palestine (Leirus quinquestriatus).

BLZ-100 inhibe spécifiquement certains canaux chlorure déclenchés au cours de l’excitation nerveuse, qui apparaissent au fur et à mesure de l’évolution dans des cellules cancéreuses telles que le gliome, le mélanome, le neuroblastome ou le médulloblastome.

Ils sont nécessaires pour contrôler, entre autres, l’excitabilité et le maintien de l’homéostasie et l’équilibre acide-base.

En outre, ils sont importants pour la réponse immunitaire ainsi que la prolifération, la différenciation, la migration et l’invasion des cellules cancéreuses.

Les cellules cancéreuses contenant BLZ 100 sont visibles pour le médecin en raison du colorant fluorescent. La tumeur peut ainsi être plus facilement détectée et enlevée.

Depuis l’année dernière, BLZ-100 est testé sur des enfants et des jeunes adultes atteints de tumeurs cérébrales et de la peau dans un essai de phase I.

Anémone, araignées et mille-pattes avec du potentiel

En plus des serpents ou des scorpions, les anémones de mer aussi peuvent fournir des médicaments. L’ingrédient actif Dalazatide, précédemment appelé ShK-186, imite un peptide isolé à partir du venin de l’Anémone Soleil des Caraïbes (Helianthus Stichodactyla).

 

Le venin de l’Anémone Soleil contient un composé intéressant pour la sclérose en plaques, Source: James St. John, flickr.de

Le Dalazatide ne réprime pas totalement le système immunitaire, il bloque uniquement les lymphocytes T effecteurs à mémoire, un sous-ensemble de lymphocytes T, à l’origine de nombreuses maladies auto-immunes.

La substance a été testée dans une étude de phase I sur 24 patients atteints de psoriasis B.

Et ce n’est pas tout : une protéine qui se trouve dans le venin de la tarentule pourrait être utilisée dans le traitement de la dystrophie musculaire, la douleur pourrait être partiellement atténuée par du venin de mille-pattes et les troubles de l’érection pourraient être traités par une toxine de l’araignée errante du Brésil (Phoneutria de nigriventer) [Paywall] [Paywall].

Last but not least, le venin d’abeille aurait même un meilleur effet sur les pattes d’oie que le Botox, si vous en croyez les biologistes sud-coréens magazine Elle.

Livre publié :

Venomous: How Earth’s Deadliest Creatures Mastered Biochemistry
Wilcox, C; Scientific American / Farrar, Straus and Giroux, ISBN 10: 0374283370, ISBN 13: 9780374283377 ; 2016

 

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