Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 16:21

OBLIGATION VACCINALE ?

 
 
Ce billet n’a pas pour objectif essentiel de traiter de l’intérêt de tel ou tel vaccin. Il s’agit avant tout de partager des réflexions sur le fait d’en imposer un certain nombre puisque la ministre de la santé mûrit la question.
 
D’où je parle ?
 
Je parle de ma place de médecin vaccinateur qui tente d’avoir une réflexion la plus indépendante possible.
 
De quoi je parle ?
 
De la possibilité d’élargir l’obligation vaccinale qui concerne actuellement trois vaccins (diphtérie, tétanos, polio) à onze vaccins (les trois actuels + coqueluche, haemophilus, hépatite B, pneumocoque, rougeole, oreillons, rubéole, méningite C).
 
La difficulté du sujet ?
 
Aborder ce sujet est terriblement difficile du fait de la volonté manifeste de caricaturer malhonnêtement la réflexion en opposant deux mondes qui existent pourtant bel et bien :
 
-le monde des anti-vaccins qui vous taxent de rouler pour Big Pharma dès que vous avancez le moindre argument pourtant solide pour défendre l’intérêt d’un vaccin.
 
-le monde des vaccinateurs tous azimuts qui parlent toujours de LA VACCINATION sans nuance et qui vous clouent au pilori des antis dès que vous émettez un doute voire une simple réflexion sur l’intérêt d’un vaccin en particulier.
 
Entre cette dichotomie, tente de naviguer à vue une majorité de citoyens et de professionnels de santé beaucoup plus mesurée et nuancée incapable de se faire entendre.
 
 
En 2015, la ministre de la santé d’alors lançait que la vaccination, ça ne se discutait pas. Avait-elle déjà en tête la conclusion de la concertation citoyenne mise en place quelques mois plus tard, laissant pourtant entrevoir que finalement, la vaccination pouvait se discuter un peu ? Apparemment, les différents groupes de la concertation ont échangé, discuté, pour aboutir à certaines préconisations mais comme dans de nombreux domaines qui dépassent largement le thème vaccinal, ce sont les experts qui ont tranché et remporté la mise. Merci les membres des groupes de travail, vous êtes bien braves. Ainsi, les experts recommandent d’élargir pour un temps l’obligation vaccinale au moment où le conseil d’État demande au ministère de mettre tout en œuvre pour rendre le vaccin obligatoire DTP disponible au moment où de toute façon les carottes sont cuites pour la ministre qui passe le flambeau à l’actuelle ministre qui réfléchit mais laisse entendre qu’elle penche du côté des experts. Si vous m’avez suivi jusque-là, bravo ! On voit que le contexte est compliqué et bourré de paradoxes là où le sujet mériterait clarté et transparence.
 
Alors revenons à notre place.
 
Moi, médecin vaccinateur, que penser et comment aider les familles que je reçois à penser ?
 
Prenons un exemple me semblant peu controversé, le vaccin recommandé mais possiblement bientôt obligatoire contre la bactérie haemophilus influenzae de type b.
 
De mon expérience, je n’ai jamais entendu des parents me dire : « Nous sommes contre le vaccin haemophilus influenzae ! »
 
A ma connaissance, il n’y a pas eu de suspicions autour de ce vaccin.
 
Et comme il est associé avec d’autres au vaccin DTP, il est seulement recommandé mais de fait quasiment imposé.
 
 
Cette vaccination semble acceptée alors que peu de parents en connaissent l’intérêt.
 
On peut discuter de tout, tout remettre en cause, voir le mal partout, mais d’après cette courbe, on comptabilise de nos jours beaucoup moins de méningites à haemophilus influenzae de type b chez les enfants de moins de cinq ans. Il se peut que le vaccin y soit pour quelque chose. Il y a ce que cette courbe semble dire et tout ce qu’elle ne dit pas.
 
Je sais que les courbes, les indicateurs, les statistiques chapeautent tout, surtout quand ils viennent des experts. Mais je persiste à penser que l’expérience des petites gens de terrain est un élément à prendre en compte. J’ai exercé quelque temps dans un service de pédiatrie où l’on accueillait également les urgences. Je n’ai pas vu un seul cas de méningite à haemophilus. Je n’ai pas vu non plus une autre pathologie potentiellement grave liée à ce germe et que la courbe ne mentionne pas : l’épiglottite. On peut me rétorquer que ce que je n’ai pas vu dans un service sur un laps de temps donné n’est pas suffisamment fiable pour en tirer la moindre conclusion. OK, je prends. J’ai échangé à des temps séparés de plusieurs années avec des pédiatres hospitaliers exerçant dans des CHU diamétralement opposés en France. Ils disaient ne pas avoir vu de cas d’épiglottite depuis très longtemps. D’autres expériences plus longues et ailleurs que la mienne semblent mener au même constat. Je n’oserais en tirer la moindre conclusion, je laisse le lecteur libre de penser voire de s’exprimer en commentaire.
 
Simple réflexion : cette vaccination ne semble pas soulever trop de suspicions, elle semble bien acceptée même si cela est biaisé par le fait qu’elle soit en réalité imposée, elle me semble avoir des bénéfices pour peu de risques. Son obligation officielle changera-t-elle radicalement les choses si ce n’est radicaliser les anti-vaccins de tout poil ?
 
***
 
Autre exemple un peu plus controversé : le vaccin contre la rougeole inclus dans le ROR (rougeole, oreillons, rubéole).
 
A la différence du vaccin précédent, celui-ci permet de lutter contre un virus. Comme le vaccin précédent, c’est un vaccin recommandé. Mais non lié au DTP, il s’agit véritablement d’un vaccin recommandé dont on peut appliquer la recommandation. Ce n’est pas un vaccin recommandé imposé. Mais il est ou serait en passe de devenir obligatoire.
 
Je propose tout le temps ce vaccin. Malgré les suspicions rôdant autour de ce vaccin et l’autisme, je rencontre très rarement de refus.
 
Voilà donc un vaccin simplement recommandé, sur lequel le trouble est jeté mais qui ne me semble pas être massivement rejeté par la population que je reçois.
 
Pourtant, certains experts ont un autre discours. Par exemple, le Professeur Chast n’hésite pas à affirmer dans les colonnes du Parisien  :
 
«Quand il n'y a pas d'obligation vaccinale en France, on ne vaccine pas. Il faut en passer par là pour obtenir des résultats.»
 
Voici quelques données intéressantes bien plus fiables que ma modeste expérience de médecin non expert :
 
 
D’autres données de couverture selon l’âge ici
 
 
Je sais que les experts souhaiteraient un taux de couverture plus élevé, supérieur à 95 %. Mais de là à affirmer que sans obligation en France, on ne vaccine pas, c’est un peu prendre les patients comme les médecins pour des jambons.
 
Il est vrai que la rougeole a tué des enfants en France. C’est un argument qui fait réfléchir la ministre sur l’extension de l’obligation vaccinale.
 
Entre le 1/01/2008 et le 31/12/2016, dix enfants sont morts de la rougeole. Dix morts en huit ans.
On ne parle ici que de la mortalité, il y a évidemment aussi les complications à prendre en compte.
 
Parlons froidement de la mortalité. Posons-nous la question suivante : quelle est la première cause de mortalité des enfants de moins de 15 ans en France ?
 
 
230 décès chez les moins de 15 ans parmi les 15 à 20 000 décès annuels.
 
S’il faut réfléchir à rendre obligatoire le vaccin contre la rougeole qui a tué à 10 reprises en 8 ans, alors que pourrions-nous imposer pour éviter les 230 décès annuels d’enfants causés par les accidents domestiques ?
 
Allons plus loin.
Le tabac tue 79 000 personnes par an en France soit 216 décès/j ce qui en fait la première cause de mortalité évitable.
 
Quant à l’alcool, c’est 49 000 morts par an et 1 200 000 malades.
 
Un seul ministre de la santé a-t-il déjà réfléchi à interdire le tabac et l’alcool ?
 
Et les maladies cardiovasculaires, je vous laisse aller chercher le nombre de morts, pourrait-on envisager l’obligation d’exercice physique pour les prévenir ? Pourrait-on envisager l’obligation à la prise des médicaments pour éviter qu’elles ne s’aggravent chez ceux qui en souffrent ?
 
N’est-ce pas dans cette logique-là où l’on souhaite nous entraîner ?
 
 
Je suis modeste médecin non expert, je propose des vaccins, je pratique des vaccins, l’extension de l’obligation vaccinale faciliterait mon quotidien et me ferait gagner du temps.
 
Malgré tout, je crains que cela radicalise et gonfle les rangs des antis tout en glorifiant des experts suffisamment pédants ainsi et loin de la réalité de terrain. Quant à l'effet sur les esprits nuancés, je le vois proche de zéro.
 
En 2017, je crois surtout que notre société a passé ce stade d’infantilisation et que pour lutter contre les morts prématurées, il y a d’autres priorités à réfléchir. 
 
Pour réfléchir à l'obligation vaccinale ailleurs, vous pouvez piocher chez :
 
-Docdu16 : ainsi que dans la série de CMT sur le sujet.
 
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 15:15

Maladie de Parkinson : des chercheurs émettent l'hypothèse d'une implication d'infections intestinales

Fabienne Rigal

28.06.2017 

 

By Fabienne Rigal

 

Après l'étude de « Nature » qui confirmait l'hypothèse d'une auto-immunité dans la maladie de Parkinson via l'alphasynucléine, des chercheurs américains (entre autres de l’école de médecine de l’université de Georgetown) publient aujourd'hui dans le « Journal of Innate Immunity »une étude montrant un lien entre l’alphasynucléine, une protéine des cellules nerveuses impliquée dans la maladie de Parkinson (MP), et les infections gastro-intestinales.

Avant cette étude, l’alphasynucléine (αS) n’avait pas de fonction connue chez l’humain et les raisons de son accumulation dans le système nerveux central (SNC) demeuraient mystérieuses. De précédentes études, menées suite à des autopsies de personnes atteintes de MP à des stades très précoces, avaient montré que l’accumulation d’αS débutait dans le système nerveux entérique (SNE).

Des études animales avaient aussi prouvé que des infections dans le SD accéléraient l’agrégation d’αS dans le SNE et que ces agrégats pouvaient ensuite se rendre jusque dans le SNC.

Ici, les chercheurs ont prouvé que l’αS était relarguée quand une infection survenait dans le système digestif (SD) supérieur (œsophage, estomac, duodénum), induisant une réponse immunitaire.

Biopsies endoscopiques et infections au norovirus

Dans leur étude, les chercheurs américains ont étudié les biopsies endoscopiques de 42 enfants (d’âge moyen 12,4 ans) qui présentaient diverses pathologies du SD (gastrite, duodénite, infection à Helicobacter pylori, ou gastropathie réactive). Ils ont aussi observé les biopsies endoscopiques de 14 enfants (âge moyen : 3,4 ans) et 2 adultes (âge moyen : 40 ans) ayant reçu une allogreffe intestinale, et qui subissaient par la suite une infection au norovirus (une cause fréquente d’infection du SD).

Ces patients, immunodéprimés, sont en effet sujets à de fréquentes infections virales.

Les biopsies du groupe d’enfants ont montré que l’expression d’αS était positivement corrélée avec l’inflammation (aiguë ou chronique) de la paroi intestinale.

Quant aux patients transplantés, l’expression d’αS survenait pendant l’infection au norovirus. Par ailleurs, l’αS présentait aussi la capacité d’induire la migration des neutrophiles et des monocytes et de stimuler la maturation des cellules dendritiques.

Rôle positif de l’αS en petite quantité, négatif sinon

« Le SNE détecte la présence d’un pathogène et répond en relarguant de l’αS », indique le Pr Michael Zasloff, chirurgien pédiatrique à l’École de médecine de l’université de Georgetown. « La protéine attire alors les cellules immunitaires sur le site où elle a été larguée. » 

De plus, la protéine αS utilise les nerfs allant du SNE jusqu’au SNC « comme un escalator », indique le Pr Zasloff, ce qui lui permet de se répandre dans le SNC. « Mais trop d’αS, du fait d’infections multiples ou chroniques, devient toxique : le système est surchargé, les nerfs endommagés par les agrégats… ce qui provoque une inflammation chronique, dont les dommages surviennent à la fois dans le SNE et le SNC. »

Ces découvertes expliqueraient les problèmes digestifs qui surviennent chez les patients atteints de MP (en particulier la constipation qui débute des décennies avant l’apparition de symptômes cérébraux).

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 07:57

Une vitamine fait régresser la sclérose en plaques

 

C’est une recherche majeure qui a été publiée en mars 2015 dans la revue scientifique Multiple Sclerosis and Related Disorders.

Elle n’a pourtant pas vraiment été relayée dans la presse.

Dans cette publication médicale, des chercheurs français relatent la découverte d’une simple vitamine qui, prise à hautes doses, serait capable d’induire la récupération de fonctions neurologiques perdues chez les malades de sclérose en plaques, même touchés par la forme progressive de la maladie.

Il s’agit d’un travail conjoint entre plusieurs équipes : le pôle neurologie de la Pitié Salpêtrière, l’unité neuro-métabolique de l’université Paris 6, l’hôpital Pasteur de Nice, le CHU de Reims, la Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild et le Laboratoire de Psychopathologie et de Neuropsychologie de l’université Paris 8.

Les chercheurs sont partis du constat qu’il n’existe actuellement aucun médicament significativement efficace contre les formes progressives de la maladie, contrairement aux formes rémittentes, mais que quelques études préliminaires ont montré des bénéfices d’une supplémentation à haute dose de vitamine B8 (biotine) dans d’autres déficits neurologiques, mais d’étiologies différentes (c’est-à-dire qui n’avait pas été secondaire à une sclérose en plaques).

La biotine est utilisée par notre organisme pour fabriquer les graisses de nos tissus, ils se sont donc demandé si cette vitamine ne pourrait pas être bénéfique pour favoriser la remyélination chez les malades les plus touchés, c’est-à-dire ceux victimes de la forme progressive de la sclérose en plaques.

Ils ont donc recruté 23 malades volontaires, soit touchés par une forme primaire progressive soit secondaire progressive, et ils leur ont administré de fortes doses de vitamine B8 (environ 300 mg, alors que le besoin quotidien n’est que de 0,005 mg par jour).

Résultat : la biotine a permis une amélioration des fonctions neurologiques sur 21 malades.

Les bénéfices ont été plus ou moins longs à apparaître selon la gravité du handicap : les handicaps les plus légers se sont améliorés à partir de deux mois de traitement et les handicaps les plus lourds se sont améliorés à partir de 8 mois de traitement.

Toutes les fonctions neurologiques semblent bénéficier du traitement : la vision, la marche, l’état psychologique, la fatigue, l’équilibre, etc.

En revanche, la biotine n’a eu aucun effet sur la fréquence des poussées.

Aux doses utilisées, la biotine a provoqué -occasionnellement- des troubles du transit, mais aucun autre effet secondaire (1).

Il s’agit de résultats très intéressants, qui montrent bien qu’un espoir est possible dans cette maladie, quel que soit son avancement.

Toutefois, la biotine n’est pas accessible à fortes doses dans le commerce en France. Les compléments alimentaires les plus dosés ne contiennent que 5 mg par gélule, il faudrait donc en avaler chaque jour une soixantaine. De plus, 60 comprimés de 5 mg sont vendus environ 25 euros, ce qui représente donc un coût de 25 euros par jour ou 750 euros par mois, le tout pendant au moins un an !

Une autre solution pour les malades consiste à obtenir la biotine utilisée dans ces études via leur neurologue qui fera une demande d’ATU (autoristaion temporaire d’un produit de santé), mais encore faut-il que le neurologue connaisse l’existence de cette solution et qu’il y soit favorable.

Mise à jour du 26 décembre 2016 : des chercheurs de Boston (Etats-Unis), viennent de publier dans la revue scientifique internationale Multiple Sclerosis Journal une mise à jour concernant les effets secondaires de la biotine à fortes doses, qui restent mal connus.

Ils ne font pas état d’effets secondaires graves mais d’informations néanmoins très importantes à savoir. En effet, ils ont découvert que la prise de biotine à fortes doses pouvait perturber les résultats de différents examens sanguins banals qu’on peut faire dans un laboratoire.

Ces perturbations peuvent faire croire à la présence d’une maladie ou, au contraire, cacher un problème de santé existant. Les anomalies détectées à ce jour sont les suivantes :

  • Perturbation très importante du dosage des différentes hormones thyroïdiennes, pouvant faire faussement croire à la présence d’une hyperthyroïdie sévère. On retrouve un niveau de TSH très abaissé et des niveaux de T4 et T3 (les hormones thyroïdiennes) très élevées.
  • Des taux de vitamine D faussement toxiques : Le taux de vitamine D dans le sang peut apparaître plus de deux fois plus élevé qu’il n’est en réalité dans le cas de la prise de biotine à forte dose. Information très importante puisque la vitamine D est recommandée pour lutter contre la sclérose en plaques (le risque est alors de trop baisser la dose, ce qui la rendrait inefficace).
  • Une fausse baisse des niveaux de PSA (antigène spécifique de la prostate). Ce dosage est notamment utilisé pour le suivi de cancers ou pour leur dépistage. La prise de biotine peut diviser par 20 le résultat réel, ce qui peut conduire à ne pas traiter un cancer correctement ou à ne pas le dépister.

Dans tous les cas, ces anomalies ne sont pas la résultante directe d’une toxicité de la biotine mais plutôt d’une interférence entre les méthodes de dosages biologiques et la biotine présente en forte quantité dans le sang.

Ces effets sont très rapidement réversibles (quelques jours seulement). Les chercheurs recommandent donc de stopper la biotine pendant 3 à 4 jours avant de faire une prise de sang (2).

 

Référence : (1) Sedel F, Papeix C, Bellanger A, Touitou V, Lebrun-Frenay C, Galanaud D, Gout O, Lyon-Caen O, Tourbah A. High doses of biotin in chronic progressive multiple sclerosis: a pilot study. Mult Scler Relat Disord. 2015 Mar;4(2):159-69.

(2) Siddiqui U, Egnor E, Sloane JA. Biotin supplementation in MS clinically valuable but can alter multiple blood test results. Mult Scler. 2016 Nov 29. pii: 1352458516680751.

La Biotine (vitamine B8) fait regresser les signes neurologiques de la Sclérose en PLaques (SEP) sans influencer les poussées.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:14

Bactérie E.coli : rappel de steaks hachés commercialisés par Auchan

Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés, a fait savoir l'abattoir bovin

VF. SOURCE AFP

Jeudi, l'abattoir bovin VF a demandé aux acheteurs de certains lots de steaks hachés vendus par les supermarchés Auchan du 21 au 26 juin de les rapporter dans les points de vente, car ils « présentent une suspicion de contamination » par la bactérie E.coli 0157:H7, explique un communiqué. Les deux lots concernés, tous deux commercialisés par Auchan, portent les numéros 7171SO2, et 7171C02.

Le premier est vendu sans marque commerciale, et le deuxième porte la marque « Les économiques ».

Dans les deux cas, il s'agit de steaks hachés à 20 % de matière grasse.

« Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés », a affirmé dans son communiqué la société VF, basée à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, qui conseille aussi d'appeler le numéro vert 0 800 88 75 70.

Un risque car « Certains types de (bactérie) Escherichia coli O157:H7 peuvent entraîner, dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants », précise la société dans le communiqué. «

Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés et présenteraient ce type de symptôme sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant », poursuit le texte.

« C'est la première fois à ma connaissance que nous avons ce type de problème », a expliqué le directeur qualité de VF, Antoine Duvinage, qui estime « faible » le niveau de contamination sur un lot de quelque 500 kilos de viande hachée.

« Sur les six analyses pratiquées sur une mêlée de 465 kilos de viande, une seule s'est avérée positive », a-t-il dit.

« Si la viande a été consommée immédiatement et bien cuite, il n'y a pas de risque, nous avons fait le rappel du lot pour éviter que des consommateurs ne soient tentés de congeler des paquets de steaks hachés », a-t-il ajouté.

Selon lui, Auchan a aussi contacté directement et individuellement tous ses clients encartés qui ont acheté du steak haché aux dates mentionnées et a apposé des panonceaux à l'entrée de ses magasins.

Publié le 29/06/17 | Source lepoint.fr

D'où viennent les colibacilloses ? (Bactérie E.coli)  par exemple des steaks hachés commercialisés par Auchan.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 12:44

L’affaire des onze vaccins imposés : Agnès Buzyn persistera-t-elle dans sa «fausse bonne idée» ?

 

Des voix montent, le vent se lève qui annonce la tempête. On sait que la nouvelle ministre de la santé « réfléchit » à rendre obligatoires onze vaccinations pédiatriques. Si les anti-vaccinaux (pour l’essentiel) se taisent, les prises de position se multiplient pour, sans remettre en cause l’apport sanitaire de l’immunisation préventive, dénoncer une très mauvaise bonne idée ministérielle.

Il y eut ainsi les arguments développés par notre confrère Dominique Dupagne suivis, aujourd’hui,  de ceux de Luc Perino. Il faut désormais aussi compter avec la prise de position du conseil scientifique du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) qui estime que « l’obligation vaccinale est une réponse simpliste et inadaptée ».

« Il n’y a aucun élément scientifique pour attester que cette mesure aboutisse à une meilleure protection notamment pour les enfants, estime le CNGE. Il est à craindre que son caractère autoritaire renforce la défiance et la suspicion d’une partie croissante de la population. Elle risque d’exposer les médecins généralistes et d’autres professionnels à des demandes nombreuses et non fondées d’exemption, voire de soi-disant contre-indications. »

Climat de méfiance

En revanche, le conseil scientifique du CNGE pense « qu’une large campagne d’incitation portée conjointement par les professionnels de santé et les pouvoirs publics, en impliquant les usagers aurait un impact plus important et plus durable ».  « Cela permettrait aux médecins de proposer aux patients une vaccination dans de meilleures conditions tenant compte des données scientifiques (bénéfice/risque, impact épidémiologique), des caractéristiques, du patient ainsi que de ses facteurs de risques, connaissances, croyances, appréhensions et préférences » souligne-t-il.

Tout comme la ministre, le CNGE regrette le paradoxe de la coexistence de vaccins obligatoires et facultatifs (une exception française). Pour le CNGE, il « entraîne une incompréhension de certains médecins et parents », consolidant « un climat de méfiance et (favorisant) l’hésitation vaccinale ».

On sait qu’Agnès Buzyn fonde pour l’essentiel sa réflexion sur la « concertation citoyenne » qui, fin 2016, a recommandé l’élargissement de l’obligation vaccinale. Pour les généralistes universitaires « l’obligation est contradictoire avec les notions d’approche ou de démarche centrée patient, par ailleurs promue par la Haute Autorité de santé, et avec les principes éthiques d’autonomie » – étant bien entendu que « les vaccins n’ont pas tous la même pertinence clinique, le même intérêt individuel et/ou collectif, ni le même profil de tolérance ».

L’impasse de la ministre

Ils préconisent donc de mettre en place « une campagne de communication négociée avec les médecins et les représentants des usagers »« de s’appuyer sur une approche spécifique énonçant les balances bénéfices/risque vaccin par vaccin », « de promouvoir une organisation cohérente de la politique vaccinale, en s’appuyant sur les professionnels de première ligne » et « de veiller à la disponibilité des différents types de vaccins ».

Où l’on comprend que ces généralistes n’entendent pas devenir des « officiers de santé », des préposés aux vaccinations de masse décidées par Paris. Où l’on comprend, aussi, que l’obligation vaccinale peut être perçue comme une approche mandarinale, à l’opposé de ce qu’entend incarner la nouvelle vague Macron. Où l’on saisit, enfin, qu’Agnès Buzyn est, déjà, dans une situation politique et sanitaire particulièrement inconfortable. Choisira-t-elle, in fine, une fausse bonne idée, une réponse simpliste et inadaptée ? Si oui que se passera-t-il ? Si non comment sortira-t-elle de l’impasse où elle s’est engagée ?

 

 

L’affaire des onze vaccins imposés : Agnès Buzyn persistera-t-elle dans sa «fausse bonne idée» ?
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 08:35

L’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou le cancer, maladies figurant parmi les principales causes de mortalité dans le monde, sont liées à des changements observables dans le microbiote intestinal humain.

De nombreuses maladies chroniques telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, l’asthme et les allergies, l’arthrite rhumatoïde ou l’encéphalomyélite myalgique (syndrome de fatigue chronique, EM/SFC) ont aussi été associées à une dysbiose du microbiote intestinal.

Ces mystérieuses connexions fascinent les scientifiques mais aussi le grand public. Le microbiote intestinal, grâce à ses liens étroits avec le métabolisme et le système immunitaire, se trouverait au cœur de la santé.

Autrement dit, il se situerait à l’« intersection » des processus qui influent sur le risque de maladie.

Mes propres travaux se focalisent sur la manière dont le microbiote intestinal influe sur le métabolisme et l’immunité en contribuant à certains paramètres de santé, notamment dans l’obésité et le diabète de type 2.

Sans aucun doute, la manipulation du microbiote intestinal pour améliorer la santé offre un potentiel immense.

Mais à ce stade, une question majeure se pose : le microbiote intestinal finira-t-il par devenir la solution à tous nos problèmes de santé ?

Dans un commentaire récent dans Nature Reviews Gastroenterology & Hepatology, je m’interroge sur ce que nous attendons de la science du microbiote intestinal du futur.

Plus de 3 000 articles scientifiques sur le microbiote intestinal sont parus en 2016. Jamais auparavant nous n’avons disposé d’autant de données.

Mais nous devons toutefois nous assurer que nous avançons dans la bonne direction.

Concernant le microbiote intestinal, il est essentiel de distinguer corrélation et causalité.

Une fois que la corrélation entre maladie et dysbiose intestinale a été établie, les scientifiques doivent mener des expériences bien conçues pour découvrir qui cause quoi (y compris dans les modèles animaux).

À partir de là, il est possible de développer de nouvelles thérapies capables de s’attaquer à la cause profonde de la maladie.

Le faible nombre de données dont nous disposons constitue également un frein à nos avancées.

La plupart des études menées à ce jour se basent sur un échantillon de microbiote intestinal à un moment spécifique — une sorte d’instantané.

Mais un instantané pourrait s’avérer insuffisant pour découvrir quelles sont les modifications du microbiote responsables de l’amélioration de la santé.

La médecine nous offre de nombreux exemples de comment un diagnostic ne peut pas toujours se fonder sur une seule mesure. Il est en effet souvent nécessaire de prélever le bon ensemble d´éléments au bon moment et l’interpréter conjointement.

Le microbiote intestinal peut se révéler très utile dans le diagnostic et le traitement des maladies connues.

Mais cela requiert de tenir compte, outre des microbes intestinaux, des métabolites, de la génétique de l’hôte, son état nutritionnel et ses habitudes alimentaires.

De plus, il faut savoir quand et avec quelle fréquence prendre ces mesures. Nous avançons pas à pas dans la compréhension du rôle du microbiote intestinal dans certaines maladies.

Au cours des prochaines décennies, certaines des corrélations observées aujourd’hui déboucheront sans doute sur de nouvelles thérapies efficaces.

Le microbiote est constamment sous la pression de différents éléments, dont l’un des plus importants et contrôlables est l’alimentation.

Avec le temps, nous comprendrons ce qui rend un microbiote intestinal « idéal » et comment y parvenir en manipulant l’alimentation et d’autres facteurs de l’hygiène de vie.

Ou, par exemple, en administrant de nouveaux traitements médicaux qui visent la communauté microbienne intestinale.

Donc, bien qu’il semble, en effet, que le microbiote intestinal est à l’« intersection de tout », nous ne devons pas aller au-devant des données.

Consacrer du temps à bien comprendre ces interactions nous permettra de mieux appréhender le rôle du microbiote intestinal dans la santé et la maladie.

Le microbiote intestinal apportera-t-il la solution à tous nos problèmes de santé ?

Référence :

Cani PD. Gut microbiota — at the intersection of everything? Nat Rev Gastroenterol Hepatol. 2017 ; 14 (6) : 321-322. doi : 10.1038/nrgastro.2017.54.

Patrice D. Cani Professor Patrice D. Cani is researcher from the Belgian Fund for Scientific Research (FRS-FNRS), group leader in the Metabolism and Nutrition research group at the Louvain Drug Research Institute (LDRI) from the Université catholique de Louvain (UCL), Brussels, Belgium, and WELBIO (Walloon Excellence in Lifesciences and BIOtechnology) investigator. He is currently member of several international associations, he is member of the Alumni College from the Royal Belgian Academy of Sciences, and he has been elected in the board of directors of the LDRI (UCL). Patrice D. Cani has a M.Sc. in Nutrition and another M.Sc. in health Sciences, he is registered dietitian and PhD in Biomedical Sciences. His main research interests are the investigation of the role of the gut microbiota in the development of metabolic disorders, such as obesity, type 2 diabetes and low grade inflammation. More specifically, he is investigating the interactions between the gut microbiota, the host and specific biological systems such as the endocannabinoid system and the innate immune system in the context of obesity, type 2 diabetes and metabolic inflammation. Prof Cani is author and co-author of more than 110 scientific research papers published in peer-reviewed international journals, conferences and book chapters.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 07:03

De nouvelles recherches en cancérologie sur le Roundup —

Qu'est-ce que cela signifie aux consommateurs éprouvant des inquiétudes?

Alors que le public a toujours été ébranlé par la détermination d’une « substance potentiellement cancérogène » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), des développements récents ont révélé que tout pourrait changer.

Une nouvelle enquête de Reuter a révélé qu'un certain scientifique avait des données tirées d’une vaste étude et qui sont tout à fait l'opposé des idées reçues, mais il a caché ces informations lors de l’étude.

Aaron Blair, l'un des chercheurs principaux chargés de l'étude initiale et aussi l'un des scientifiques qui ont dirigé l’étude avec CIRC sur le glyphosate, avait toujours eu accès à ces données.

Il parait que les données auxquelles Blair avait eu accès et qui prouvent qu’il n’y a aucun lien entre le glyphosate et le cancer n'avaient pas été publiées lorsque l’étude a eu lieu, c’est probablement la raison pour laquelle le CIRC n'a pas pu prendre ces informations en considération lors de la prise de leur décision.

Au cours d'un témoignage assermenté, Aaron Blair a déclaré que si les données faisaient partie de l’étude menée par le CIRC, cela aurait influencé voire changé leur décision définitive.

Le raisonnement expliquant pourquoi les données n'ont pas été publiées avant l’étude menée par le CIRC ne semble pas vraiment convainquant.

Cependant, Blair a affirmé que les données contenaient trop d'informations à publier dans un document avant l’étude. Même s’il est prouvé que Blair et d'autres co-auteurs de l'ébauche des rapports de recherche savaient que les résultats de l'étude seraient d’une importance significative pour la science et la santé publique.

D'autres experts d’une grande renommée, quand sollicités par Reuter, n’ont trouvé aucune raison valable de ne pas publier les résultats car les données étaient solides et pertinentes.

Un éminent défenseur de la science, Michael Eisen, qui est également professeur de génomique, de développement et de génétique à l'Université de Californie-Berkeley, a estimé que la décision du CIRC de ne pas dévoiler ces données non publiées est débile.

Il a également annoncé que le CIRC se précipitait pour arriver à une conclusion pareille.

Un simple regard dans le début du glyphosate Glyphosate

Des agriculteurs et propriétaires d'entreprises dont l’activité est liée à l'agriculture et jusqu’au consommateur moyen, tous se sont appuyés sur des produits contenant du glyphosate comme une sorte de Roundup pour éliminer les mauvaises herbes et freiner leur croissance indésirée dans les jardins, les champs de culture, les forêts et l'aménagement paysager et ce pendant des décennies.

Cet herbicide non sélectif fait des miracles pour se débarrasser rapidement de la croissance indésirée et il a toujours été le remède pour beaucoup depuis sa découverte en 1970 par le chimiste Monsanto John E. Franz.

Malheureusement, la polémique sur une utilisation aussi large du produit chimique a conduit à des résultats assez contradictoires pour les consommateurs.

Certains chercheurs ont affirmé que le produit chimique est directement lié à certains types de cancers.

Pourtant, il existe des sources fiables qui ont dit autrement.

En 2015, le CIRC a effectivement déclaré que le glyphosate représentait une substance potentiellement cancérogène, ce qui signifie, théoriquement, que toute substance contenant ce produit chimique pourra causer un cancer.

Ce changement a provoqué une énorme protestation par les consommateurs publics qui se sont longtemps appuyés sur Roundup et des produits similaires pendant des années et a mené à des litiges assez étonnants.

Mais quelle est la fiabilité de cette information?

L'histoire des études sur le glyphosate La dépendance totale sur le glyphosate a conduit à son innocuité étudiée depuis les années 1980 par L'Agence pour la Protection de l'environnement des États-Unis et diverses autres agences internationales, telles que l'Autorité européenne de sécurité des aliments et la Commission japonaise de la sécurité alimentaire.

Même après un examen régulier au cours des 35 dernières années, toutes ces agences impliquées affirment que le produit chimique n’est pas susceptible de causer le cancer chez les êtres humains.

C’était un point de vue totalement différent à propos du test du glyphosate qui émanait de certains savants qui ont mené des recherches sur le produit chimique.

Des chercheurs de toutes catégories confondues ont également testé le produit chimique sur les animaux de laboratoire et ont également observé son effet dans plusieurs environnements tels que les réserves d’eau et les sources de nourriture pour finir par déclarer son innocuité et son effet sur les personnes ayant une exposition répétée.

Quel serait l'avenir des produits contenant du glyphosate ?

Bien qu'il existe des preuves claires et irréfutables selon lesquelles le glyphosate ne devrait pas être lié au cancer, il est difficile de juger si les avis à propos du CIRC changeront.

Jusqu'à présent, le CIRC ne montre aucune indication visible selon laquelle il prévoit faire appel de sa décision selon laquelle le produit chimique est une substance potentiellement cancérogène. Néanmoins, les informations qui indiquent autrement sont dévoilées et le public en est informé, ce qui peut changer les choses pour les consommateurs qui auraient déjà été concernés.

La nouvelle preuve a même été soulevée lors d'une audience budgétaire récente de l'EPA à l'administrateur de l'EPA, Scott Pruitt, lorsqu'il a simplement été invité à examiner la nouvelle preuve qui a été retenue lors de l'examen du produit chimique par le CIRC.

Il existe également des travaux en cours dont l’objectif est de mener des études plus approfondies qui prouvent que le glyphosate est un produit cancérogène, avec un écrit couvrant une éventuelle étude scientifique à soumettre dans un futur proche.

Alors qu'une date montrant si ces nouvelles études ont lieu est encore au-delà de l'horizon, il est encourageant de prendre en considération les changements possibles qui pourraient avoir lieu grâce à ces travaux.

Sources motherjones.com cnbc.com

De nouvelles recherches en cancérologie sur le Roundup Monsanto.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:40

Après la Suède et le Royaume-Uni, la Belgique reconnaît l'électro-sensibilité.

http://www.senaat.be/www/webdriver?MItabObj=pdf&MIcolObj=pdf&MInamObj=pdfid&MItypeObj=application%2Fpdf&MIvalObj=100663746

Après la Suède et le Royaume-Uni, la Belgique reconnaît l'électro-sensibilité.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Les ondes
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:27

Polyarthrite rhumatoïde : une auto- immunité liée à des bactéries intestinales

Une équipe de Boston vient d’identifier deux nouveaux auto-antigènes spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde (GNS et FLNA).

Ils sont la cible d’une réponse immune qui pourrait initialement être dirigée contre certains peptides du microbiote intestinal.

Une ouverture pour améliorer le diagnostic et le traitement. L'étude est publiée dans « Journal of Clinical Investigation ».

Chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR), des cellules T auto-réactives provoquent une inflammation et une destruction progressive des articulations.

Les facteurs de risque génétiques les plus importants sont les allèles HLA-DRB1 SE. Ils sont associés à la PR séropositive pour le facteur rhumatoïde (FR) et/ou l’anticorps anti-protéine citrullinée (AAPC), ce dernier étant le seul auto-anticorps spécifique de la PR identifié jusqu’ici.

Les facteurs de risque environnementaux sont moins bien définis.

Toutefois, de récentes données suggèrent qu’une immunité muqueuse, déclenchée par une interaction avec des microbes intestinaux ou oraux ou des antigènes inhalés dans les poumons, pourrait être à l’origine de l’auto- immunité dans les articulations.

Une étude a par exemple mis en évidence une dysbiose intestinale chez des patients nouvellement diagnostiqués, caractérisée par un excès d’espèces Prevotella, en particulier de P. copri.

Deux auto-antigènes identifiés

L’équipe du Dr Annalisa Pianta (Massachusetts General Hospital, Boston) a, elle, identidié un lien possible inflammation articulaire et microbiote intestinal.

En utilisant une nouvelle approche pour détecter des peptides présentés par HLA-DR (épitopes des cellules T) dans la synoviale ou les lymphocytes périphériques, l’équipe du Dr Annalisa Pianta (Massachusetts General Hospital, Boston) a pu identifier deux nouveaux auto-antigènes - GNS (N-acétylglucosamine-6-sulfatase) et FLNA (filamine A).

Ces auto- antigènes sont ciblés par les cellules T et B chez plus de 50 % des patients souffrant de PR, mais pas chez les témoins sains ou les patients affectés par d’autres maladies rhumatismales.

Les 2 auto-antigènes sont fortement exprimés dans la synoviale enflammée. Tandis que FLNA n’est pas citrulliné, GNS est citrulliné et les anticorps anti- GNS sont corrélés au taux d’AAPC.

Autre découverte importante, les peptides GNS et FLNA présentés par HLA-DR sont très similaires aux épitopes des protéines de certaines bactéries commensales de l’intestin, et notamment les espèces Prevotella.

De plus, les patients montrant une réactivité aux peptides GNS et/ou FLNA, présentent aussi une réactivité aux peptides microbiens ; et la réactivité aux auto-peptides GNS et/ou FLNA est corrélée aux taux d’anticorps anti-P. copri.

Ces résultats suggèrent que des réponses immunitaires au niveau de la muqueuse intestinale pourraient contribuer à la maladie dans un large sous-groupe de patients affectés de PR.

Améliorer le diagnostic et le traitement Cette découverte pourrait permettre d’améliorer le diagnostic et le traitement. L’ajout des 2 auto-anticorps spécifiques de la PR (GNS et FLNA) au test standard d’auto-anticorps (FR et AAPC) pourrait accroître le pourcentage de patients séropositifs pour la PR (de 70 % à 90 % environ).

De même, l’ajout de l’antigène GNS citrulliné au test de l’AAPC pourrait rendre le test encore plus sensible.

Ces marqueurs de diagnostic sont importants pour instaurer au plus tôt le traitement modifiant l’évolution de la PR. Enfin, estiment les chercheurs, « l’identification des patients présentant ces anticorps (GNS et FLNA) pourrait permettre d’évaluer et de développer des traitements adjuvants, comme de brèves antibiothérapies ciblées ou des modifications diététiques ».

Dr Véronique Nguyen 28.06.2017

Polyarthrite rhumatoïde : une auto- immunité liée à des bactéries intestinales
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:18

Video : https://youtu.be/ETUHKDY68bA

Sucre le doux mensonge. Documentaire Arte.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article