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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:22

La proline-glycine-proline (PGP) est une chimiokine puissante qui attire les polynucléaires neutrophiles et constitue un marqueur de la BPCO. 

Cette protéine est normalement dégradée par une triaminopeptidase (TAP). 

Sur des modèles animaux, l’activité de la TAP  est inhibée en présence de fumée de cigarette. 

Des investigateurs ont mesuré l’activité de cette enzyme dans le sang et les expectorations induites des fumeurs par rapport aux non-fumeurs. 

L’activité de la TAP est apparue très abaissée à la fois au niveau des voies aériennes et dans le sérum. 

Ces résultats suggèrent un nouveau mécanisme d’induction de l’inflammation neutrophilique par le tabac.

 

 

Dr Béatrice Jourdain

 

Wells J et al. : Cigarette smoking inhibits LTA4H aminopeptidase activity and contributes to chronic neutrophilic airway inflammation and COPD. European Respiratory Society (ERS) Annual Congress (Amsterdam) : 24-28 septembre 2011.

 


Publié le 28/09/2011

 

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:19

Si vous n’avez jamais entendu parler des propriétés de l’huile essentielle (HE) de coriandre, tel n’est sans doute pas le cas de (tous) vos patients. 

La coriandre, plante aromatique médicinale reconnue depuis l’antiquité et largement utilisée dans la cuisine méditerranéenne, est en effet prescrite par les adeptes de médecine naturelle pour ses activités digestives et carminatives mais aussi pour soigner des douleurs et crampes, convulsions, nausées diverses… et parfois des problèmes infectieux. 

Ces dernières propriétés, antifungiques et autres, ont déjà fait l’objet de quelques études publiées jusque dans les meilleures revues médicales. 

C’est encore le cas aujourd’hui, mais ces nouveaux travaux, plus aboutis, pourraient mener à une reconnaissance explicite de l’intérêt de la coriandre en la matière, et finalement –peut- être- à son utilisation pratique plus large.

Rappel donc, pour débuter, des propriétés anti infectieuses de l’HE de coriandre. 

Les chercheurs de l’Université de Beira Interior, Portugal, l’ont testée contre une douzaine d’espèces bactériennes potentiellement pathogènes à Gram positif et négatif, dont E coli, salmonelles et staphylocoques, y compris résistant aux antibiotiques, par des techniques classiques de microbiologie en concentrations inhibitrices complétées de cytométrie de flux. 

D’où il est apparu que l’HE de coriandre exerçait de fortes activités microbicides sur de nombreuses espèces de bactéries, à l’exception cependant de Bacillus cereus ou Enterococcus fæcalis. Le mécanisme en cause, selon les Portugais, serait essentiellement lié à une toxicité sur les membranes bactériennes, avec altération de leur effet barrière et inhibition des processus vitaux induits, respiratoires et autres, aboutissant finalement à la mort cellulaire. 

Pour les auteurs, c’est clair : les remarquables propriétés anti infectieuses de l’HE de coriandre en font un produit de grand avenir, adapté par exemple au contrôle des toxi infections alimentaires collectives ou des infections nosocomiales.

 

Faire entrer l’HE de coriandre à l’hôpital ? C’est ce qu’envisagent les auteurs, pour qui elle pourrait être une alternative "naturelle" à certains traitements antibiotiques et une arme contre les bactéries multi résistantes. 

Un point de vue qu’on pourrait certainement partager, au moins en partie, avec eux. Et ce d’autant plus, d’ailleurs, que quasi simultanément à cette publication dithyrambique en paraissait une autre, réalisée plus au nord de l’Europe à Freiburg, Allemagne. 

Les auteurs de ce second essai avaient de leur côté testé l’HE de coriandre en en établissant les CMIs pour différentes espèces bactériennes responsables d’infections cutanées ; eux aussi avaient détecté la forte activité du produit, notamment sur des streptocoques 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:14

« l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) lance une véritable mise en garde contre le bisphénol A (BPA). Elle a présenté hier deux rapports qui mettent en évidence «des effets sanitaires avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme (fertilité féminine, problèmes cardio-vasculaires et diabète) même à de faibles niveaux d’exposition» ».

 

Cette substance chimique est « très largement utilisée dans la fabrication des plastiques », « est classée en tant que reprotoxique de catégorie 3 (préoccupant pour la fertilité humaine) », et note donc que « désormais, les experts de l’Anses estiment disposer de «suffisamment d’éléments scientifiques» pour que la protection des populations sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes ou allaitantes soit clairement affichée comme une priorité ».

 

« les experts suggèrent de réduire au maximum les expositions au BPA au travers notamment des emballages de denrées alimentaires «qui constituent la source principale d’exposition de ces populations» ».

 

L’Anses « réclame une nouvelle fois que tous les produits contenant du BPA soient étiquetés » et « lance un appel aux industriels pour identifier, d’ici à fin 2011, les produits de substitution existants ». Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques de l’agence, précise : « À condition bien sûr que l’on puisse apporter les preuves de leur innocuité ».

 

Ce travail de l’Anses « soulève une autre question qui risque de susciter de vifs débats : l’idée selon laquelle la dose ne fait pas forcément le poison. De très nombreuses études montrent en effet que le BPA, comme beaucoup d’autres perturbateurs endocriniens, peut être plus nocif à faible dose qu’à dose plus importante. ».

« nouvelle alerte contre les dangers du bisphénol A ». 

 

L’Anses « estime nécessaire de réduire «sans tarder» l'exposition des femmes enceintes et des jeunes enfants à ce produit de synthèse utilisé par les fabricants de plastique pour le rendre plus solide. Pour ses experts, la toxicité du produit est «avérée» pour la production spermatique chez l'animal et suspecté sur la maturation ovocytaire chez la femme ».

 

« Une corrélation a également été observée entre la présence de BPA dans les urines et des pathologies cardiovasculaires et le diabète chez l'être humain ».

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 15:22

Vitamin B12 deficiency linked to memory problems

There's been a lot of buzz about vitamin B12 in recent years, and here's another reason to pay attention to it:

A new study finds that a deficiency in vitamin B12 is associated with memory and thinking problems, as well as brain shrinkage. The research is published in the journal Neurology.

Researchers did not prove that low vitamin B12 levels cause these cognitive abnormalities, but they did find a strong association with markers of deficiency, said study co-author Dr. Martha Morris of the Rush University Medical Center in Chicago.

The theory is that adequate levels of vitamin B12 is necessary for the brain's myelin sheath, an insulating layer around nerves. When the sheath gets damaged, impulses between transmitted along nerve cells slow down.

Vitamin B12 is found in meats, fish, shellfish and dairy products, and some cereals are fortified with it. People over 65 in particular may need B12 supplements because older patients' bodies have a harder time absorbing this vitamin.

Researchers looked at 121 participants in the Chicago Health and Aging Project. They looked at both serum levels of vitamin B12 and markers of vitamin B12 deficiency.

The study found that methylmalonate, a marker of vitamin B12 deficiency, is associated with a reduction of brain volume and so may contribute to cognitive problems. Homocysteine, an amino acid associated with low B12 levels as well as folate, was linked to thinking problems through a different mechanism involving abnormal white matter signals (as seen on certain kinds of MRIs).

There aren't a lot of data on using these markers clinically for the purposes of testing the health of older patients, said Dr. James Lah, neurologist at the Emory University School of Medicine in Atlanta, Georgia, who was not involved in the study. The study points to them as potentially helpful, but more research needs to be done, he said.

The study did not find an association between the serum B12 levels of participants and the likelihood of brain problems. Morris said that makes sense because while low levels negatively affect the brain, high levels above normal aren't necessarily better than adequate levels.

"There’s a level we should all have, and if you fall below that, it could cause problems," she said.

Quantifying that level is up for debate, but the National Institutes of Health offers guidelines for recommended vitamin B12 intake at various ages.

Morris and colleagues did not look at this phenomenon in Alzheimer's patients, but asmall 2010 study in Neurology found that people who tended to eat vitamin B12-rich foods are less likely to develop Alzheimer's than those who did not. Vitamin B12 deficiency has not been shown to be directly involved in the pathology of Alzheimer's in the brain, but it may aggravate the brain in other ways that could lead to Alzheimer's. "We can't discount its involvement," Lah said.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:19
WASHINGTON, 23 septembre 2011 (AFP) -
Les résultats très attendus d'une étude organisée par des agences fédérales
américaines publiés jeudi n'ont pas confirmé de lien entre le syndrome de
fatigue chronique et le rétrovirus XMRV responsable de cancers chez les souris.

Des travaux parus en octobre 2009 aux Etats-Unis établissaient un tel lien
mais deux études publiées dans la revue américaine Science en mai 2011
n'avaient pas pu corroborer les observations de ces recherches selon
lesquelles ce rétrovirus était fréquemment présents dans le sang de patients
souffrant de ce syndrome.

Les chercheurs soulignaient toutefois ne pas pouvoir affirmer que ce virus
en était la cause.

Les scientifiques qui ont effectué les premières contre-analyses publiées en
mai 2011 avançaient comme explication possible pour les résultats initiaux
une contamination des échantillons de sang analysé ou des équipements.
Les tests de laboratoire destinés à détecter le rétrovirus XMRV chez des
patients atteints du syndrome de fatigue chronique ne sont pas fiables,

conclut la dernière recherche dévoilée jeudi qui jette des doutes
supplémentaires quant au rôle de ce rétrovirus dans la maladie touchant
environ un million d'Américains souvent jeunes.

Cette étude, parue dans l'édition en ligne de la revue américaine Science
datée du 22 septembre, a été effectuée par le Dr Graham Simmons et ses
collègues dans neuf différents laboratoires, dont celui où ont travaillé les
auteurs de l'étude initiale.

Ils ont analysé des échantillons de sang de quinze personnes dont les tests
précédents avaient détecté une infection avec le rétrovirus XMRV ou des
pathogènes proches.
Ces chercheurs ont également procédé à une analyse de sang de 15 autres
sujets en bonne santé qui ont servi de groupe de contrôle.
Sur les neuf laboratoires qui ont analysé "en aveugle" les échantillons de
sang des trente sujets, seuls deux ont indiqué des indices de présence du
rétrovirus XMRV.

"Ces résultats indiquent que les analyses actuelles ne détectent pas le
rétrovirus XMRV dans les échantillons de sang", écrivent ces chercheurs.
Mais ces scientifiques soulignent aussi ne pas avoir pu exclure de façon
définitive la possibilité que les niveaux de marqueurs viraux dans le sang
puissent fluctuer au cours du temps et devenir même indétectables durant
certaines périodes.

Jeudi, les chercheurs qui ont travaillé sur l'étude initiale --et avaient
observé un lien entre le gène XMRV et le syndrome de fatigue chronique dont
les travaux avaient été publiés en octobre 2009--, ont retiré une partie de
leurs données mais pas leurs conclusions, en raison d'indication de
contamination dans l'un des laboratoires impliqués dans l'étude.
Le groupe de scientifiques ayant effectué la contre-analyse ont aussi
recommandé de changer le nom de la maladie --syndrome de fatigue chronique--
pour l'appeler l'encéphamomyelitis myalgique -- quasiment similaire et
reconnue depuis longtemps par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

js/mf
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:20
Nature Reviews Cancer 11, 690 (October 2011) | doi:10.1038/nrc3141

Cell migration: Cytokine cues

Sarah Seton-Rogers

Abstract

The generation of contractile forces in both tumour cells and the surrounding stromal cells is necessary to create a permissive environment for cancer cell migration and metastasis, but the signals controlling actomyosin contractility are not well understood. Chris Marshall's laboratory working on melanoma cell migration and Cedric Gaggioli's laboratory working on carcinoma-associated fibroblasts (CAFs) in squamous cell carcinoma have shown that a cytokine signalling pathway activating the kinase JAK1 is important in both cell types.
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 13:47

« une entreprise américaine de biotechnologie va prochainement lancer le premier essai clinique en Europe réalisé à partir de cellules souches embryonnaires humaines dans l'espoir de trouver un traitement à une pathologie de la vue ».

 « l'entreprise Advanced Cell Technology (ACT) a annoncé que l'essai clinique aurait lieu à Londres, au Moorfields Eye Hospital, et porterait sur 12 patients atteints de la maladie de Stargardt, une forme de dégénérescence maculaire qui entraîne une certaine forme de cécité chez les jeunes ».


« c'est aux Etats-Unis, en novembre 2010, qu'ACT a inauguré le premier essai clinique fait à partir de dérivés de cellules souches embryonnaires pour soigner cette dégénérescence de la vue. Jusqu'ici, seuls deux patients américains ont participé à cet essai ». Bob Lanza, responsable scientifique du laboratoire, déclare : « Nous sommes très contents des résultats et nous sommes en train de programmer deux nouveaux essais sur deux autres patients ».


« les tests faits sur des rats par ACT ont montré une amélioration de la vue dans 100% des cas et ont permis à des souris de retrouver une vue "quasi-normale", sans effets secondaires. Si le traitement fonctionne sur les humains, le laboratoire espère élargir son marché à d'autres affections qui entraînent la dégénérescence maculaire ».


« les cellules souches embryonnaires proviennent de l'embryon humain dans les tout premiers jours de développement. Pour de nombreux scientifiques, cette recherche représente le meilleur espoir de soigner des pathologies comme le diabète, la maladie de Parkinson, Alzheimer ou la paralysie des blessés de la moelle épinière ».

« aux Etats-Unis comme en Europe, le débat idéologique fait rage. Les opposants estiment que la vie commence à la conception et s'opposent donc à toute recherche aboutissant à la destruction d'embryons. Dans sa loi de bioéthique révisée en février 2011, la France a entériné le maintien du principe de l'interdiction, avec dérogations, de la recherche sur l'embryon et sur les cellules souches embryonnaires ».

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 11:48

16 millions de Françaisvisitent une fois par mois un site internet de santé-bien-être. C’est à partir de ce constat que Sylvie Craipeau et Gérard Dubey, deux sociologues de l’équipe de recherche Ucotic de Télécom Ecole de Management, ont décidé de mener une étude sur les modifications apportées par ce phénomène.

Premier constat : « face à l’hyper spécialisation technique et au manque de temps des médecins, les patients ressentent le besoin de prolonger la consultation. Ils répondent à ce manque en allant chercher et partager des informations sur Internet ». Des informations qui sont basées sur des témoignages de patients, sur leur expérience, leur vécu, leur rapport à la maladie. « Il s’est développé un besoin d’identification et de reconnaissance des savoirs acquis dans l’expérience vécue et partagée de la maladie. » Seconde tendance observée : le caractère anxiogène des informations échangées.« L’internaute s’exprime souvent à la suite d’un diagnostic, principalement la nuit pour soulager son angoisse. »

« Il n’est pas évident qu’il faille tout savoir de sa propre santé »

À cet égard, il apparaît pour les deux sociologues que le modèle de l’accès à l’information et de la transparence peut être critiqué, pour au moins deux raisons. « D’une part, parce qu’il n’est pas évident qu’il faille tout savoir de sa propre santé. Or, contrairement à un médecin, Internet ne filtre pas les informations communiquées. Ici, c’est donc la transparence, en tant qu’elle correspondrait à l’accès à une information absolument exhaustive, qui est rejetée. D’autre part, parce qu’il n’est pas évident que la neutralité et la froideur de l’information médicale telle qu’elle se trouve sur Internet soient adaptées à un domaine comme la santé, qui touche profondément à l’intimité et aux affects des individus. Ici, c’est la transparence en tant que manière froide et objective de divulguer l’information qui est interrogée », est-il ainsi indiqué dans l’étude.  Les deux chercheurs préconisent donc la miseen place d’une régulation sociale, telle qu’elle existe sur les petits forums créés par des associations de malades et spécialisés sur une pathologie, où « la parole est mieux canalisée » selon eux.

Cette étude a servi de base à un rapport du ministère de l’économie sur « Les conditions de création de valeur des logiciels sociaux en santé et autonomie » qui a formulé à son tour plusieurs recommandations :

-          Améliorer la compréhension des enjeux par un ensemble d’études ciblées

-          Promouvoir un ou quelques sites de confiance pour l’accès aux connaissances de santé

-          Soutenir le développement de bons usages des logiciels sociaux en santé et autonomie à forte valeur ajoutée économique et sociale

-          Diffuser dans le public et parmi les professionnels une pédagogie de l'information santé sur le Web

-          Promouvoir un régime de propriété intellectuelle incitatif et ouvert, au profit des contributeurs

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 11:40

L’IGF1 est une hormone produite sous l’effet de l’hormone de croissance, essentiellement par le foie, et médiant un certain nombre des effets de l’hormone de croissance dans l’organisme.

Diverses études épidémiologiques ont montré l’existence d’un lien entre les concentrations d’IGF1 dans la population générale et le risque de cancer ou de maladie cardiovasculaire. Ainsi, une IGF1 plutôt dans les valeurs hautes serait associée à un risque de cancer alors que les concentrations basses d’IGF1 seraient plutôt associées à une augmentation du risque de maladie cardiaque et de diabète. Toutefois, ces données sont variables suivant les populations, ce qui a amené une équipe hollandaise à faire une méta-analyse de toutes les études publiées afin de déterminer la relation entre les concentrations d’IGF1 et la mortalité dans la population générale.

Douze études ont été retenues portant sur un total de 14 900 participants. La mortalité chez les patients dans les centiles supérieurs ou dans les centiles inférieurs de la normale a été comparée à celle des centiles médians de référence. La mortalité globale, quelle qu’en soit la cause, était augmentée chez les sujets dont la concentration d’IGF1 était dans les valeurs basses ou dans les valeurs hautes de la normale avec un hazard ratio de 1.27 (IC 95 % = 1.08-1.49) pour les valeurs basses et de 1.18 (1.04-1.34) pour les valeurs hautes d’IGF1.

Une méta-régression dose-réponse a montré une relation en U entre l’IGF1 et la mortalité quelle qu’en soit la cause (p = 0.03). En comparant le 10èmepercentile de l’IGF1 avec le 50èmepercentile, le hazard ratio pour l’augmentation de la mortalité était de 1.56 (IC 95 % 1.31-1.86). Le hazard ratio prédit comparant le 90èmepercentile avec le 50èmepercentile était de 1.29 (1.06-1.58). On retrouvait ainsi une relation avec une courbe en U aussi bien pour la mortalité par cancer que pour la mortalité cardiovasculaire.

Finalement, dans la population générale, les concentrations situées plutôt dans les valeurs hautes de la normale comme les concentrations plutôt normales basses de l’IGF1 sont associées à une augmentation de la mortalité. Comme toujours… « in medio stat virtus »… !

 

 

Source

  • Burgers AMG et al. Meta-analysis and dose-response metaregression : circulating insulin-like growth factor I (IGF-I) and mortality. J Clin Endocrinol Metab 2011 ; 96 : 2912-2920. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21795450
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 11:21
« Alzheimer : le remboursement de 4 médicaments en débat »
En cette Journée mondiale Alzheimer, Le Figaro consacre une page à la maladie. Le quotidien note qu’« il existe depuis une vingtaine d’années 4 médicaments [donezepil, galantamine, rivastigmine, mémantine] destinés à traiter les personnes atteintes d’une forme modérée de la maladie d’Alzheimer. Or, de manière quasi concomitante à leur mise sur le marché, une polémique concernant l’efficacité de ces molécules anime le milieu des gériatres et des neurologues ».
Le journal relève qu’« aujourd’hui, la Commission de transparence a lancé un processus de réévaluation, au grand dam de l’industrie pharmaceutique qui craint à juste titre l’effet dévastateur pour elle d’une remise en cause. Les experts eux-mêmes sont relativement partagés, même si tous savent, malheureusement, que ces molécules pourraient au mieux limiter quelque temps la dégradation des fonctions cognitives, chez certains patients, sans empêcher l’évolution de la maladie ».
Le Figaro indique ainsi que la Commission de transparence « a récemment rendu un avis, qui reste pour l’instant confidentiel, mais qui rétrograderait le service médical rendu par ces molécules, justifiant alors une réduction du taux de remboursement ».
Le journal ajoute que « cet avis a été soumis aux firmes pharmaceutiques dans le cadre d’une procédure contradictoire. Et désormais, elles fourbissent leurs armes pour maintenir un «service médical rendu important» et le même taux de remboursement ».
Le quotidien observe que « l’affaire est avant tout symbolique, car malgré une diminution de la prise en charge, l’Alzheimer étant une affection à 100%, les patients continueraient à bénéficier d’un remboursement. Mais les médecins pourraient eux être moins enclins à les prescrire ».
« Une chose est sûre, l’existence de médicaments a contribué à médicaliser cette maladie, en amenant le patient à rentrer dans un cursus de soin global, là où, autrefois, la médecine se déclarait totalement impuissante », 
poursuit le Figaro.
Le journal se penche en outre sur le « train Alzheimer 2011, lancé pour la deuxième année à l’initiative de Train Expo SNCF, qui sillonnera la France dès aujourd’hui, avec des étapes dans 15 villes, pour informer la population ».
La Croix évoque également « l’utilité des médicaments anti-Alzheimer en débat ». 
Le journal note que « depuis quelques jours, des gériatres et neurologues de renom se relaient dans les médias pour plaider la cause des médicaments utilisés pour traiter cette pathologie et s’insurger contre leur possible déremboursement ».
« Le problème est que ces médecins très présents dans les médias […] ont souvent des liens d’intérêts étroits avec les laboratoires. Cela ne signifie pas automatiquement que leurs avis sont dictés par l’industrie mais invite, pour le moins, à les accueillir avec prudence », 
estime La Croix.
De son côté, Le Monde, dans un article intitulé « Les malades d’Alzheimer sous un œil bienveillant », constate que « la «vidéovigilance», qui détecte les mouvements potentiellement à risque, connaît un succès croissant ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
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