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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 21:06

Prisons et maladie mentale: un rapport accable la centrale de Château-Thierry

le 10/08/2017

Un rapport diligenté par la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, dénonce des conditions de détention indignes dans une prison à Château-Thierry dans l'Aisne.

Des injections forcées, un exercice de la psychiatrie "plus coercitif que soignant", des cellules jonchées d'ordures dans lesquelles se tiennent des détenus en état de "prostration": un rapport dénonce des conditions de détention indignes à la maison centrale de Château-Thierry (Aisne).

Des détenus dans un état psychotique grave

Les émissaires de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) Adeline Hazan ont visité à deux reprises en 2015 cette prison qui accueille des personnes "inadaptées à la détention ordinaire", mais qui ne sont pas prises en charge en milieu hospitalier.

Le rapport, publié fin juillet mais passé relativement inaperçu, dénonce un "exercice de la psychiatrie plus coercitif que soignant et contraire à la déontologie" au sein de la maison centrale.

Selon le document, 80 à 90% des 74 détenus qui s'y trouvaient au 30 mars 2015 "relèveraient de l'hôpital psychiatrique" s'ils étaient libres, en raison de leurs états psychotiques graves.

Injections forcées

Les contrôleurs ont constaté le recours "fréquent" à une "pratique illégale" depuis 2011: les injections forcées, avec l'aide de surveillants équipés de tenues pare-coups et de boucliers.

Les contrôleurs décrivent une équipe sanitaire insuffisante et "livrée à elle-même".

"Aucun psychiatre n'est présent les mardis, jeudis et vendredis matin.

Le chef de pôle, censé assurer une consultation d'addictologie par semaine, a vu douze patients en 2013 et aucun en 2014.

Il ne se rend que très exceptionnellement" dans la prison, lit-on dans le rapport.

Le document contient par ailleurs des photos de cellules jonchées de détritus, occupées par des personnes en état "d'incurie, voire de prostration".

Les contrôleurs ont aussi relevé des "odeurs pestilentielles".

Sollicité par l'AFP, le ministère de la Justice n'a pas donné suite dans l'immédiat.

Prisons et maladie mentale: un rapport accable la centrale de Château-Thierry. Inacceptable.
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 20:46

Tramadol : 1 512 effets secondaires graves en 4 ans, à quand l’arrêt de commercialisation ?

Dr Isabelle Catala

2 août 2017 Paris, France

En 2011, quand le dextropropoxyphène a été suspendu, les autorités sanitaires ont présenté le tramadol – un opioïde inhibant la recapture de la sérotonine – comme l’antidouleur de palier 2 idéal.

Mais l’étude publiée dans Thérapie [1], qui rapporte l’expérience française de pharmacovigilance entre 2011 et 2015, laisse planer un doute sur l’avenir de cette molécule en France.

En effet, outre les effets neurologiques, psychiatriques et addictifs déjà connus, l’équipe du Dr Florence Moulis insiste sur les atteintes hépatiques, les syndromes sérotoninergiques et les hyponatrémies.

Des effets notifiés sur les RCP Pendant la durée de l’enquête (4,5 ans) une moyenne de 300 millions de doses pour traitement quotidien ont été vendues : il s’agissait de tramadol seul (dont les ventes augmentent régulièrement de 10 % par an) ou d’association tramadol-paracétamol.

Au total, 1 512 notifications d’effets indésirables graves ont été enregistrées chez des patients âgés de 61,1 ans en moyenne.

Les principaux effets secondaires étaient, comme attendu, neurologiques (29,4 %) et psychiatriques (22,8 %) : il s’agissait d’altérations de la conscience (13,2 %) ou de convulsions ( 6,7 %), de confusions (14,6 %) et d’hallucinations (7,3 %). Les troubles intestinaux mentionnées dans les RCP de ce médicament surviennent aussi de façon assez fréquente (17 %, dont 9,6 % de nausées et vomissements).

Des complications cutanées sont aussi signalées (13,4 %). Cholestase, cytolyse

Mais d’autres effets indésirables – peu signalés jusqu’à présent – sont rapportés dans la série française : hypoglycémie (1,5 %) ou élévations d’INR (2,3 %).

Les auteurs insistent sur les atteintes hépatobiliaires avec le tramadol utilisé seul et non en association avec le paracétamol.

Les RCP signalaient de « rares élévations isolées des enzymes hépatiques ».

Mais l’équipe de Toulouse rapporte aussi, en dehors de toute situation de surdosage, des cholestases avec le tramadol seul et des cytolyses, lorsque ce médicament est associé au paracétamol.

Un cas d’hépatite fulminante a été signalé avec le tramadol utilisé de façon exclusive. 57 décès dont 16 par surdosage

Pendant la période analysée, 57 personnes sont décédées dans les suites de la prise de tramadol, dont 16 dans un contexte de surdosage.

Certaines imputabilités du décès au tramadol sont difficiles à établir en raison de la prise conjointe d’autres médicaments.

Néanmoins, une personne est décédée de défaillance multi-viscérale et une autre de fibrillation ventriculaire alors qu’elle ne prenaient aucun autre traitement que le tramadol.

Enfin, les investigateurs rapportent des cas de syndromes sérotoninergiques dans des contextes de surdosages, des hyponatrémies, des syndromes d’hypersensibilité médicamenteuses et des affections bulleuses.

La majorité des effets indésirables graves est en lien avec le mécanisme d’action de la molécule inhibitrice de la recapture de la sérotonine.

Les données ont été transmises à l’ANSM.

Que décisera-t-elle pour le tramadol ?

L’avenir nous le dira.

Références Actualités Medscape © 2017 WebMD, LLC

Citer cet article: Tramadol : 1 512 effets secondaires graves en 4 ans, à quand l’arrêt de commercialisation ? - Medscape - 2 août 2017.

Tramadol : 1 512 effets secondaires graves en 4 ans, à quand l’arrêt de commercialisation ?
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 20:29

Le 7 juin, l’OMS convoque une réunion entre le Rapporteur spécial du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies et des professionnels internationaux de la santé,

Human_Rights_and_Lyme_Disease.pngscientifiques, experts et défenseurs des Droits de l’Homme, à Genève, en Suisse.

Elle établit les violations de droits dont sont victimes les personnes atteintes de borrélioses.

Elle est l’aboutissement du rapport de mars 2017[1], produit par un groupe d’experts concernant la mise à jour des recommandations diagnostiques de l’OMS pour les borrélioses.

L’auteure principale, experte en Droits de l’Homme, Jenna Luché-Thayer, était entourée de spécialistes incontestés de Lyme, dont Richard Horowitz et Judith Miklossy.

Cette étude, listant notamment toutes les références essentielles, analyse comment, à l’échelle mondiale, les recommandations de diagnostic ICD10 existantes empêchent le diagnostic et le traitement des borrélioses, y compris la borréliose de Lyme et la borréliose de la fièvre récurrente.

À travers le monde, les cliniciens, les scientifiques, les chercheurs, les patients ont examiné et compilé la littérature scientifique pour démontrer les manifestations variées vécues par des personnes atteintes de ces maladies. Suivant le rapport

On estime environ 380 000 nouveaux cas par an de borrélioses de Lyme causées par la morsure des tiques aux seuls États-Unis.

C’est plus de cas que le cancer du sein et plus de six fois le nombre de nouveaux cas de VIH / SIDA.

Néanmoins, les quelques recommandations de diagnostic ICD10 liées à la borréliose ne représentent qu’une fraction des symptômes que la maladie de Lyme peut causer.

Il argumente sur le fait que cette obsolescence entraîne un refus inhumain de traitement à des gens très malades et des attaques infondées contre les médecins dont la mission est pourtant de soigner.

Une science dépassée, des recommandations désuètes et des motivations financières biaisées, dira J. Luché-Thayer.

On se souvient que le regretté Bernard Christophe avait porté plainte pour non-assistance à personnes en danger auprès du Procureur de la République fin 2011 et avait été harcelé puis traîné en justice à partir de ce moment.

Aujourd’hui cette accusation de violation des Droits de l’Homme, est bien à

l’échelle internationale la même plainte.

La présentation de la décision de l’OMS, le 8 juin 2017, est sans appel : les violations des Droits de l’Homme pour les patients atteints de fièvre récurrente et de maladie de Lyme sont patentes.

Pour autant, il ne faut pas se bercer d’illusions sur ses effet sur les états comme la France, dont les pseudos experts strasbourgeois ou toulousains (entre autres) sont particulièrement fermés à la question de Lyme.

On pourra lire le communiqué de presse de Jenna Luché-Thayer sur sa page linkedin (anglais) et sa traduction sur le site de la FFMVT. Diane O’Leary (PhD, Georgetown University), philosophe spécialiste de bioéthique, en donne ici un compte rendu en vidéo,

Une décision éthique sur la maladie de Lyme chronique.

Les violations des Droits de l’Homme pour les patients atteints de fièvre récurrente et de maladie de Lyme sont patentes.

Merci aux médecins du réseau qui ont participé à cette action ;-)

Dr Philippe RAYMOND 07130 ST PERAY

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 19:42

Scandale des œufs contaminés : deux dirigeants arrêtés, l'enquête s'accélère

Ce jeudi, quelque 160 élevages étaient encore bloqués aux Pays-Bas, et 50 en Belgique.

L'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination de millions d’œufs en Europe par l'insecticide fripronil s’accélère.

Ce jeudi aux Pays-Bas, deux dirigeants d'une entreprise au cœur du scandale ont été arrêtés.

L'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination de millions d'œufs en Europe par l'insecticide fripronil s'est accélérée jeudi en Belgique et aux Pays-Bas, où ont eu lieu deux arrestations.

Aux Pays-Bas, deux dirigeants "de l'entreprise qui a probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles" ont été arrêtés, selon le parquet, qui ne révèle pas de nom.

Les médias néerlandais cependant évoquent ChickFriend, une entreprise déjà mise en cause par les éleveurs touchés par le scandale.

En Belgique, onze perquisitions ont été menées "dans tout le pays" dans le cadre de l'enquête qui cible désormais 26 personnes et entreprises suspectes, selon le parquet d'Anvers (Nord).

Le parquet précise que "près de 6.000 litres de produits interdits" - du fipronil selon les médias- ont été saisis en juillet dans une société belge.

Là encore la justice n'a pas désigné nommément la société, mais cette dernière a été identifiée comme le distributeur Poultry-Vision, à l'origine du scandale avec ChickFriend, selon les médias.

Son dirigeant a été entendu en juillet, puis "relâché sous strictes conditions", précise le parquet.

"Le parquet tient à souligner qu'elle prend les faits très au sérieux, vu leur gravité, leur ampleur, leur caractère organisé et leur contexte international", a indiqué le parquet d'Anvers dans un communiqué.

"L'appât du gain"

"Ajouter des produits interdits à des produits utilisés dans l'industrie alimentaire par appât du gain met en danger la sécurité alimentaire et abîme la confiance du consommateur", a insisté le parquet.

Ces opérations interviennent alors que la crise des œufs contaminés continue de préoccuper les autorités sanitaires en Europe, même si les risques pour la santé du consommateur sont, a priori, limités.

En cause, donc, l'utilisation par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne du fipronil, un antiparasite pourtant strictement interdit dans les élevages de poules.

Plus largement, son utilisation est interdite sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire dans l'Union européenne.

En grande quantité, le friponil est considéré comme "modérément toxique" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), présentant notamment un danger pour les reins, le foie et la thyroïde.

Par latribune.fr | 10/08/2017

(Avec AFP)

Scandale des œufs contaminés : deux dirigeants arrêtés, l'enquête s'accélère-
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:26

La qualité du sperme des Occidentaux a chuté de moitié ces quarante dernières années.

Les perturbateurs endocriniens en seraient la principale cause. Ils sont de moins en moins nombreux… et pourraient même venir à manquer.

Le nombre total de spermatozoïdes a diminué en moyenne de moitié entre 1973 et 2011, aux États-Unis, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande, selon une étude publiée dans la revue Human Reproduction.

Leur concentration dans un millilitre de sperme a suivi la même tendance.

Selon les chercheurs, ce phénomène serait lié aux perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques que l’on trouve dans les pesticides, qui dérèglent le système hormonal.

Une thèse que rejoint, et que nous explique, le Pr Stéphane Droupy, Chef du service d’urologie au CHU de Nîmes.

Pourquoi assiste-t-on à une baisse du nombre de spermatozoïdes?

Tout d’abord, il faut regarder la manière dont nous vivons, dont nous produisons et nous mangeons.

Depuis une quarantaine d’années, nous avons pris conscience d’un problème émergent dans le domaine de la santé reproductive: celui des «perturbateurs endocriniens», qui ont une forte incidence sur le développement de l’appareil génital de l’homme.

Ce dernier, pour se former dans le ventre de sa mère, a besoin de testostérone. Or nous savons que certains éléments chimiques, tels que les xénoestrogènes - des substances chimiques qui «miment» les hormones féminines - bouleversent le développement de l’appareil génital de l’embryon.

Résultat: l’enfant peut présenter des testicules qui ne descendent pas correctement ou des caractéristiques de l’appareil génital féminin (des reliquats d’utérus par exemple), bloquant la fertilité.

Quelles sont les conséquences de cette baisse?

Théoriquement, nous pouvons déduire de cette diminution de la concentration et du nombre de spermatozoïdes que les Occidentaux deviennent moins fertiles.

À partir du moment où un individu présente moins de 15 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme, il est considéré comme infertile - selon l’étude, le nombre de spermatozoïdes moyen observé est encore de 81 millions/ml, tout pays confondu.

Cependant ce n’est pas le seul facteur qui intervient dans la fertilité de l’homme: la mobilité du spermatozoïde, plus difficile à étudier, n’a pas été prise en compte.

Que faudrait-il faire pour inverser la courbe?

Cela passe par de petites avancées.

Nous pouvons conseiller de mieux manger, de moins fumer et d’essayer de lutter à son échelle contre les pesticides et les polluants.

Pour les femmes enceintes, il faut faire d’autant plus attention et éviter de faire chauffer ses aliments dans des boîtes en plastique, par exemple.

Comment savoir, en tant qu’homme, si je suis fertile?

Il existe un examen médical, qui explore les différentes caractéristiques du sperme de l’homme: le spermogramme.

Ce test analyse, entre autres, le nombre de spermatozoïdes (qui doit être supérieur à 15 millions par millilitre) et le volume du sperme émis lors d’une éjaculation (qui doit dépasser 1,5 millilitre).

Après les données numériques, l’examen s’intéresse aussi à la vitalité et à la mobilité des spermatozoïdes.

Pour que l’homme soit considéré comme fertile, il faut que plus de 4% de ses spermatozoïdes soient normaux (avec une tête et un flagelle normaux).

La fertilité masculine est en baisse : rôle des perturbateurs endocriniens.
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 07:08

Belgique. Contamination au fipronil : les autorités marchent sur des œufs.

“J’attends des autorités compétentes qu’elles fassent rapidement et minutieusement la lumière [sur ce dossier].

La Belgique et les Pays-Bas, en particulier, en ont l’obligation”.

Face au scandale des œufs contaminés à l’insecticide fipronil, le ministre allemand de l’Agriculture Christian Schmidt a montré, le 4 août, des signes d’énervement.

L’Allemagne est largement concernée par ce scandale : des millions d’œufs, en provenance des Pays-Bas, ont été rappelés sur son territoire et détruits.

Ils proviennent d’élevages traités contre le pou rouge à l’aide de l’insecticide de l’entreprise néerlandaise ChickFriend.

Celui-ci contient du fipronil, une substance toxique qu’il est interdit d’employer sur “des animaux destinés à la chaîne alimentaire”, comme le souligne Le Soir.

Si le scandale a éclaté la semaine dernière, il est apparu que l’Afsca, l’agence de sécurité alimentaire belge, a eu connaissance du problème dès le mois de juin.

Mais elle n’a diffusé l’alerte aux pays voisins, par un système d’alerte européen, que le 20 juillet, date où elle aurait appris que, dans certains élevages, le fibronil dépassait le taux autorisé.

“En quelques jours, l’épisode des œufs contaminés par le fipronil tourne à la crise alimentaire, commente le journal belge. Ou à l’omelette politique ?”

L’affaire a évidemment inquiété les consommateurs, et la classe politique s’en est saisie.

En ligne de mire : l’Afsca, et sa communication. L’agence justifie sa discrétion par les besoins de l’enquête.

Mais de leur côté, “tous les partis de l’opposition [réclament] une commission d’urgence sur le sujet”.

Quant au ministre de l’Agriculture, Denis Ducarme, il a demandé un rapport détaillé à l’Afsca, dont il a la tutelle.

“De quoi rassurer ? interroge Le Soir, selon qui, “en cette période de vacances, les œufs resteront certainement au menu politique de la semaine, voire du mois…”

Courrier international - 7 août 2017

Belgique. Contamination au fipronil : les autorités marchent sur des œufs.
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 05:28

Rôle du sucre dans l'obésité. La conversion du sucre en graisse est hépatique via la lipogénèse de novo provoque le syndrome métabolique associé aux maladies chroniques.

Par jean-marc schwarz, phd; michael clearfield, et kathleen mulligan, phd

Le résumé des études épidémiologiques suggére un lien entre l'excès de sucre et l'obésité, c'est la maladie du foie gras, ou syndrome métabolique, et diabète de type 2.

Une important voie de ce mai passe par le lien entre ces maladies métaboliques et la consommation de sucre qui est converti en graisse par le foie.

Ce processus est connu sous le nom de lipogénèse de novo (dnl).

Les études ont montré ce régime simple trop sucré entraine une augmentation la dnl et le dépôt de graisse dans le foie.

Il est important de retirer le sucre de l'alimentation des enfants obèses pour qu'en seulement 9 jours soit réduite la dnl et la graisse du foie, et améliorer leur métabolisme du glucose et des lipides.

Bien que le sucre et les boissons industries continuent à questionner le scientifique, la preuve reliant régime à haut-sucre à maladies métaboliques, est majeure pour la santé et les organisations veulent faire la preuve-base pour des recommandations à limiter la consommation de simple sucre à seulement 5% à 10% de la consommation quotidienne.

Claire recommandation sur la forte modération du sucre absorbé pour des patients pour lesquels cette prescription non pharmacologique peut être un important outil à inclure dans la clinique pratique.

Bien que le sucre et les boisson industrielles vont encore essayer de questionner et combattre la preuve scientifique reliant régimes trop sucré aux maladies métaboliques, les organisations de santé comme :

1 l'American Heart association,

2 et département de agriculture,

Ont récemment publié la preuve pour des recommandations demandant de limiter la consommation de simple sucres à 5% à 10% de l'absorption quotidienne calorique .

La communication est claire de recommandations sur la modération impérative sur la consommation de sucre par les patients

Les services de santé publique indiquent que ces maladies métaboliques représentent 86% de tout les soins de santé et des dépenses en 2014.

Les centres de contrôle et de prévention estiment que cette mesure permettra l'élimination de 3 facteurs-risques avec ce régime, par ailleurs la lutte contre l'inactivité, et le tabagisme empêcherait 80% de cardiopathie et d'accident vasculaire cérébral, 80% de type 2 (diabète), et 40% des cas de cancer .

Le budget de ces dépenses de santé represente un pourcentage de PIB augmenté de 6.9% en 1970 et 17.5% dans 2014 et sont projeté à continuer à croître en l'absence de mesures.

Les pathologies cardiovasculaires, les accident vasculaire cérébraux, le cancer, type 2 diabète, l'obésité, et l'arthrite sont parmi le plus coûteux et évitable de tout les problèmes de santé

Au global, il est clair que le mode de vie et la nutrition doivent faire partie des recommandations pour un praticien, aussi efficaces pour affronter ce fardeau, et sont nécessaires meme au delà que de simples économies.

Cependant, ces recommandations nutritionnelles ne sont pas si simples et, sur le années, il peut y avoir parfois des aspects contradictoires liés à la résistance au changement dans tous les domaines.

.le dernier rapport alimentaire scientifique de 2015 donne les lignes directrices du comité consultatif (dgac) et a soulevé débats et controverses, en particulier avec le sujet en rapport avec les graisses et hydrates de carbone comme sources d'énergie et leur effets sur la santé.

Les puissants lobbyistes des industriels voulant réinterpréter les dernieres découvertes scientifiques et faisant pression sur le comité dgac car ces recommandations étaient de nature à affecter leurs intérêts financiers.

Cette longue tradition de lobbying a été bien documentée par kearns et al en août 2016.

En outre, de plus rigoureuses recherches sont nécessaires afin d'être plus apte à faire la preuve irréfutable des recommandations à baisser la consommation de sucre de façon drastique.

Dans les années 1960 et 1970, l'american Heart association a recommandé la réduction des graisses dans l'alimentation, particulièrement les graisses saturées.

Cette recommandation a conduit à une augmentation de la consommation de sucre, y compris les deux saccharoses (sucre de table, qui consiste en 50% de glucose et 50% de fructose) et fabriqués à partir de sirop de maïs.

Cependant, les études par notre groupe (9-13 et others14,15) ont démontré que l'augmentation de consommation de sucre à conduit à une augmentations du taux de sucre-à-graisse converti par le foie, aussi appelé de novo lipogenesis (dnl).

Cette conversion de sucre à graisse génère des graisses saturées.

Dans cet examen, nous présentons la croissante preuve qui soutient notre assertion: ce phénomène dnl est une importante voie hépatique reliant la forte consommation de sucre à augmentation du risque pour les maladies cardiovasculaire, le métabolique syndrome, le diabète, et la stéatite nonalcoholique ou maladie du foie gras (nafld).

Nous avons concentré ces études effectuées par notre groupe à touro université collège de osteopathic médecine-ca (tucom) et les collaborateurs de l'université de californie, san francisco et davis emplacements.

D'autre études ou rapports inclus dans cette analyse ont été lies ensemble dans le cadre de notre travail pour clarifier, soutenir, et améliorer la science.

L'historique perspective pour un rôle du sucre dans l'obésité et sa rapide augmentation, la prévalence de l'obésité étant très probablement le reflet des changements du mode de vie, associé à moins d'activité, moins de temps en plein air temps, et plus sédentarité, accompagnant les changements dans la nutrition, comme les changement dans les régimes, leur composition associés à une augmentation de l'absorption, qui peut être exacerbée par la prédisposition génétique.

L'augmentation de consommation de sucre et, plus spécifiquement, en fructose à base de sirop de maïs, est un candidat important pour comprendre l'épidémie

Les conclusions croisées de ces multiples études avec de grandes cohortes sur de longues périodes de suivi a montré une association entre la consommation trop élevée de boissons sans alcool et la consommation calorique de sucre, avec la prise de poids, et l'obésité à la fois chez les enfants et les adultes.

Ces études suggèrent aussi que cette forte consommation en sucre est associée avec un risque supérieur pour l'hypertension et les maladies coronaires et du coeur, le métabolique syndrome et le type 2 diabète, (19 et nafld.20) malgré le signalement de cet effet tres délétère de l'absorption de fructose, les producteurs et raffineurs de maïs ont activement fait campagne pour souligner le fait que ces produits industriels à haute teneur en fructose de maïs sont "naturels" et "n'apparaissent pas contribuer à l'obésité plus que d'autres calories ou édulcorants."

Certaines meta-analyses prétendent que l'effet préjudiciable du fructose et autre sucres sur le taux des lipides est lié à la présence d'un mauvais bilan énergétique et ce sans excès de calories, et que la consommation de sucre ne conduit pas à ces troubles métaboliques.

2500 ans avant Jesus Christ, les anciens egyptiens avaient deja compris qu'en nourrissant des oiseaux avec des hydrates de carbone permettait de les engraisser et de produire du foie gras,

La signification biologique du dnl chez les mammifères reste controversée à cejour.

En 1860, un chimiste allemand justus von liebig a été le premier à postuler la conversion du sucre en graisse.

Dans les années 1950, p. roy vagelos, md, et salih j. wakil, phd, ont démontré que ce dnl a été une voie cytosolique complètement distincte de la voie de β-oxidation des acides gras mitochondriaux.

A cette époque et à cause des technique limitatées, la capacité quantitative de la voir dnl, il a été sous estimée, et on l'a crue ne se produire que rarement chez les humains et n'être physiologiquement sans importance.

Dans les années 1990s, hellerstein et al ont proposé un isotope traceur révolutionnaire et stable, méthode couplée avec la spectrométrie de masse et la modélisation mathématique a permis aux enquêteurs une mesure non invasive de la dnl chez les humains.

Et depuis ce temps, le études ont démontré que les régimes à forte teneur en sucre entrainent la dnl et augmentent le risque liés à l'hyperlipidie, maladie cardiovasculaire, nafld, insulino-résistance, et type 2 diabète.

L'évaluation des graisses alimentaires et dnl chez des personnes saines à basse ou normale consommation de sucre, a montré une dnl mesurée dans circulation coïncidant avec de très des lipoproteines de tres basse densité et des triglycérides (vldl-tg) quantitativement minimales, comparables à un etat de jeûne.

Rôle du sucre dans l'obésité. La conversion du sucre en graisse est hépatique via la  lipogénèse de novo provoque le syndrome métabolique associé aux maladies chroniques.
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 04:59

Cannabis et schizophrénie : le lien se confirme Le lien entre cannabis et schizophrénie se confirme encore une fois.

La consommation de cannabis augmente fortement les risques de devenir schizophrène.

Que s'abstiennent les personnes fragiles ou à risque en raison d'antécédents familiaux par exemple !

Le cannabis n'est pas une drogue douce.

Il ne s'agit pas de la première étude mentionnant un risque accru de schizophrénie chez les consommateurs de cannabis.

Mais avec un recul plus important, ce risque se révèle plus élevé qu'on avait pu le croire.

De plus, sachant que le cannabis est plus toxique que le tabac, de par l'inhalation plus intense du fumeur de joint et de la plus forte concentration de substances toxiques, cette drogue soit disant "douce" est beaucoup moins inoffensive qu'il n'y paraît.

Le cannabis étant aujourd'hui la drogue illicite la plus consommée chez les jeunes, la prévention ne doit surtout pas se relâcher.

Et celle-ci passe par l'ouverture du dialogue notamment entre parents et enfants, et le plus tôt possible, avant que les jeunes ados n'y soient confrontés.

On ne peut toujours pas affirmer que le cannabis provoque la schizophrénie.

En revanche, il précipite les sujets fragiles vers cette maladie mentale.

Au cours d’une analyse dont les résultats ont été publiés dans le célèbre « Lancet » en 2007, plus d'une trentaine d'études ont été passées en revue.

Le risque de développer des troubles schizophréniques était augmenté de 40% chez les jeunes fumeurs de joints par rapport à ceux qui n'en avaient jamais fumé.

Mais ce risque s'élève proportionnellement avec l'intensité de la consommation.

Ainsi, les fumeurs réguliers (plus de 100 joints par an, soit environ plus de 2 par semaine) augmentent de 50 à 200% leur risque de souffrir de troubles mentaux (symptômes psychotiques, hallucinations, anomalies de la pensée).

D’autres études encore ont confirmé ce lien depuis.

Citons notamment la publication dans Psychiatrie Research d’une étude épidémiologique montrant que la consommation de cannabis chez les jeunes a été associée à une apparition plus précoce des premiers signes de schizophrénie.

Le cannabis est également associé à des troubles de la mémoire, de l'attention, de la motivation à l'origine d'échecs scolaires et d'isolement.

Et enfin, le tétrahydrocannabinol (THC) est un principe actif qui peut générer des angoisses intenses.

La fragilité des ados justifie des campagnes de prévention Il faut dire que le cerveau d'un ado continue activement à se développer et se révèle donc plus fragile face à toute substance toxique.

Ce seul argument est de taille pour justifier toutes les campagnes de prévention.

Pourtant, à 17 ans, quatre jeunes sur dix déclarent en avoir déjà fait usage.

Entre 15 et 30 ans, 13 % des femmes et 25 % des hommes déclarent avoir consommé du cannabis au cours des douze derniers mois.

Et 3 % de jeunes font usage du cannabis quotidiennement …

Cannabis et schizophrénie : le lien se confirme.
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 04:50

Infectée par la bactérie E. coli, transplantée du rein et diabétique, cette jeune femme poursuit la grande surface qui a commercialisé une salade de poulet responsable de l'infection.

Pour avoir mangé une simple salade au poulet achetée chez Costco, une grande surface alimentaire américaine lowcost, la vie de Chloe Rodgerson est devenue un enfer.

Après ce repas qui remonte à octobre 2015, toute sa famille a souffert de maux d’estomac et de diarrhée, mais la jeune alors âgée de 18 ans a été infectée par la bactérie E. coli.

Elle a ensuite développé un syndrome hémolytique et urémique, affection parfois surnommée «maladie du hamburger» qui entraîne dans certains cas une insuffisance rénale chronique, ce qui est le cas de Chloe Rodgerson.

Parmi les complications médicales multiples subies depuis son infection, Chloe Rodgerson a dû subir une transplantation de reins et est devenue diabétique.

Le montant de ses frais de santé se hisse déjà à 2 millions de dollars et pourrait atteindre beaucoup plus.

La jeune femme a porté plainte contre Costco pour avoir brisé son rêve de devenir plus tard actrice à Broadway. Chloe Rodgerson a pris des cours de théâtre, a fait des apparitions dans plusieurs films et a été chanteuse de trois groupes.

Selon la plainte qu’elle a déposée, la jeune femme a déjà souffert de multiples manières: «nombreuses opérations douloureuses», «maux de tête aigus», «douleurs abdominales, diarrhées chroniques et nausées», mais aussi «dépression et découragement dus aux changements dramatiques de ses projets de vie».

La jeune femme projetait de passer un diplôme en ligne tout en travaillant comme princesse Disney dans le parc Disney World à Orlando, ce qui lui aurait permi d’être membre du syndicat des acteurs américians et lui aurait ouvert la possibilité de passer des auditions pour de futurs rôles.

Poulet infecté par E. Coli. Une Américaine porte plainte après qu'une salade au poulet a brisé ses rêves.
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 04:42

Œufs contaminés : une enquête ouverte chez tous les fabricants d'ovoproduit

Les Pays-Bas savaient depuis novembre 2016 et n'ont pas transmis l'information, alors qu'ils sont un des plus gros exportateurs d’œufs au monde, accuse le ministre de la Santé belge,

Denis Ducarme, le ministre de l'Agriculture belge, a présenté mercredi matin devant des députés à Bruxelles le rapport rendu la veille par l'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) sur le circuit de contamination des œufs. Pointés du doigt, les Pays-Bas se sont défendus tandis que le ministère français de l'Agriculture a annoncé l'ouverture d'une enquête chez tous les fabricants de produits à base d’œufs.

L'Europe du renseignement sanitaire étale ses dysfonctionnements au grand jour, et c'est peut-être là une chance d'améliorer les choses.

Ce mercredi 9 août, le ministre belge de l'Agriculture, Denis Ducarme, ne décolère pas, fustigeant les autorités néerlandaises qui selon lui savaient que du fipronil, insecticide à l'origine d'un scandale alimentaire portant sur des millions d'œufs en Europe, avait été détecté dans des œufs aux Pays-Bas dès novembre 2016, et d'avoir gardé l'information secrète.

"Quand un pays comme les Pays-Bas, un des plus gros exportateurs d'œufs au monde, ne transmet pas ce genre d'information, ça pose vraiment problème", a déclaré M. Ducarme lors d'une réunion extraordinaire devant des députés belges à Bruxelles.

Il a présenté mercredi matin aux représentants des commissions Agriculture et Santé le rapport rendu la veille par l'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) sur le circuit de contamination des œufs.

Lors de cette audition devant la Chambre, le ministre de l'Agriculture a déploré que la Belgique ait dû attendre un mois avant d'obtenir des réponses à des questions posées à l'Agence de sécurité alimentaire néerlandaise au sujet de la contamination d'œufs au fipronil, rapporte La Libre Belgique.

La Belgique, première à notifier la contamination à la Commission Le rapport avait été commandé par le gouvernement belge qui souhaite lever la confusion régnant autour de l'origine de la contamination.

La Belgique avait été le premier pays de l'UE à notifier le 20 juillet la Commission européenne via le système d'alerte mis en place en cas de risque pour la santé des consommateurs.

"L'Afsca, via un certain nombre de contact, s'est vu transmettre par hasard des informations internes, (...) un rapport de l'agence néerlandaise (de la sécurité alimentaire) transmis à son ministre néerlandais (...) qui fait état du constat de présence de fipronil au niveau des œufs néerlandais dès la fin novembre 2016", a expliqué le ministre belge.

Avec ces informations, "la vigilance par rapport au fipronil aurait été accrue, fortement accrue", a déploré M. Ducarme, sommé de venir s'expliquer en pleine vacances d'été, après l'éclatement du scandale des œufs contaminés le 1er août. Les Pays-Bas nient les accusations

Les Pays-Bas ont, pour leur part, démenti l'affirmation belge. Un haut responsable de l'agence néerlandaise de la sécurité alimentaire a expliqué que cela "ne correspondait pas à la vérité".

Dans un communiqué remis à l'AFP, l'inspecteur général de l'institution a expliqué :

"Le NVWA reçoit chaque année des centaines de tuyaux et de signalements de soupçons de fraude (...)

Un de ces signaux est arrivé en novembre 2016 comme tuyau anonyme auprès de la NVWA sur l'utilisation illégale de biocides (fipronil) lors du nettoyage de poulaillers pour lutter contre le pou rouge (un parasite qui s'attaque aux poules, NDLR).

A ce moment-là, il n'y avait aucune indication d'un risque aigu pour la sécurité alimentaire. Il n'y avait pas d'indication que du fipronil pourrait se trouver aussi dans les œufs."

Les résultats des prélèvements sont pour l'instant incertains En lisant le rapport de l'Afsca intitulé Fipronil, résultats complémentaires (08/08/2017), dont nous reproduisons un extrait ci-dessous, on comprend la difficulté d'établir le degré de contamination des œufs.

En effet, dans un premier cas, les prélèvements montrent des taux de fipronil inférieurs aux seuils européens puis supérieurs à ces taux dans une deuxième analyse: Le 2 juin 2017, l'AFSCA a reçu la première notification issue d'une entreprise belge informant du fait que via ses propres analyses, il existait un problème potentiel avec le fipronil.

Au cours de l'enquête qui a suivi, l'Agence alimentaire a bloqué 86 entreprises ainsi que tous les produits qui y étaient présents dans le respect de la procédure européenne.

L'agence a également prélevé en double, conformément à la réglementation, les échantillons d'œufs afin de confirmer ou infirmer la contamination de l'exploitation.

Auprès d'une entreprise bloquée et échantillonnée le 18 juillet, le résultat initial de l'analyse a révélé un taux de 0,076 mg/kg de fipronil donc largement sous le seuil européen de sécurité.

Toutefois, l'exploitant a fait usage de son droit à la contre-expertise et la deuxième analyse sur ce deuxième échantillonnage a révélé un taux de 0,92 mg/kg montrant un dépassement du seuil de sécurité européen.

L'AFSCA et les laboratoires concernés font actuellement une recherche afin de pouvoir expliquer la différence dans ces résultats d'analyse, et l'Agence espère recevoir les clarifications le plus rapidement possible.

La France lance une enquête nationale

La France, par la voix de son ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a réagi, ce mercredi, critiquant en creux la Belgique et les Pays-Bas dans leur information.

Le ministre a exprimé son souhait d'avoir à l'avenir "des échanges beaucoup plus fructueux et beaucoup plus rapides" avec eux.

Dans le même temps, Stéphane Travert a annoncé l'ouverture d'une enquête nationale chez "l'ensemble des fabricants d'ovoproduits" (produits transformés à base d'œufs) agréés en France, qui sont au nombre de 80 environ.

"Nous souhaitons faire en sorte que nous puissions établir de meilleurs rapports de contrôle et de transparence avec nos partenaires, puisque les lots incriminés viennent à la fois des Pays-Bas et de la Belgique."

"La coopération doit mieux se passer à l'avenir", a insisté le ministre, qui entend présenter "une initiative européenne", fin août, lors d'un conseil européen informel de l'Agriculture et de la Pêche à Tallin, en Estonie.

A cette occasion, la France entend présenter "un nouveau mécanisme pour faire en sorte que nous puissions mieux collaborer et avoir des échanges beaucoup plus fructueux et avoir des échanges beaucoup plus rapides, notamment lorsqu'il y a des cas de contamination avérés comme nous l'avons vécu".

Les résultats de l'enquête menée par l'Anses sur les lots incriminés seraient connus en fin de semaine, permettant de "retirer les lots incriminés s'il en était besoin".

Par latribune.fr | 09/08/2017 (Avec AFP)

Le scandale des œufs contaminés touche la France. "Quand un pays comme les Pays-Bas, un des plus gros exportateurs d'œufs au monde, ne transmet pas ce genre d'information, ça pose vraiment problème".
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