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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 16:56

Un article du NEJM parle de l'hypothyroïdie fruste (TSH augmentée avec T4 normale) au vue des récents articles publié.

L'algorithme n'est pas totalement en accord avec les recos françaises actuelles.

En effet, chez le patient de plus de 70 ans, les auteurs ne recommandent pas d'instaurer un traitement, même avec un TSH >10 et la recherche d'anti-corps n'est pas présente.

Elle se discute quand la TSH est supérieure à 7 chez le moins de 70 ans, la présente d'anti-TPO incitant à débuter un traitement.

Enfin, pour une TSH entre 4,5 et 7, une surveillance simple est recommandée. 

 

https://3.bp.blogspot.com/-TgpWWa6VjCI/WVrH47Xx1oI/AAAAAAAABiY/AsXz0RR9It8aY-d0uivUqCVoVf7I5XSVQCLcBGAs/s1600/hypothyro.png

 

https://4.bp.blogspot.com/-g61MwX6c2Hs/WVrK7NExEVI/AAAAAAAABik/uozj36wRR7EYKLnnN7hJMkJkDrqyfz_IQCLcBGAs/s1600/surdiagnostic.png

 

 

Le Club des Médecins Blogueurs

 

Un article du NEJM parle de l'hypothyroïdie fruste (TSH augmentée avec T4 normale) au vue des récents articles publié.
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 15:03

Alcoolisme et baclofène : troublantes données officielles sur la mortalité à très fortes doses

 

Le chiffres feront grincer.

La Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs Salariés (Cnamts) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ont publié, ce 3 juillet, les résultats a priori inquiétants d’une étude sans précédent sur le baclofène.

Menée en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’étude a été conduite à partir des bases de données du Sniiram et du PMSI reliées à celle du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc).

Cette « étude en vie réelle » visait (enfin) à documenter les usages du baclofène, à évaluer le maintien du traitement dans la durée et évaluer sa sécurité, notamment lorsqu’il est donné à fortes doses.

Le baclofène a été comparé avec les traitements de la dépendance à l’alcool ayant une autorisation officielle de mise sur le marché (acamprosate, naltrexone, nalméfène, disulfiram).

Que retenir de ce travail ?

« Cette étude met en évidence une utilisation importante du baclofène en dehors du cadre de son autorisation de mise sur le marché (AMM). Ceci principalement dans le traitement de la maladie alcoolique qui fait l’objet d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Elle montre également que l’utilisation du baclofène à haute dose est associée à un risque accru d’hospitalisation et de décès par rapport aux traitements médicamenteux autorisés pour traiter la dépendance à l’alcool. »

Prescriptions massives hors AMM

Qu’apprend-on ? Qu’entre 2009 et 2015, sur l’ensemble des personnes ayant débuté un traitement par baclofène, plus des 2/3, soit 213 000 patients, l’ont utilisé dans une autre indication que celle de l’AMM, principalement dans le traitement de la dépendance à l’alcool.

Chez ces patients ceux recevant des doses quotidiennes élevées (au-dessus de 75 mg) sont minoritaires – pour autant leur part a augmenté entre 2009 et 2015 passant de 3% en 2013 à 9% en 2015.

Et un peu plus de 1% des patients ont reçu des doses de baclofène supérieures à 180 mg par jour.

Ils sont toutefois peu nombreux, selon cette étude, à poursuivre leur traitement dans la durée. « Au cours des six premiers mois d’utilisation, seuls 10% des patients l’ont pris sans l’interrompre, résument les auteurs de ce travail.

In fine, comme pour les médicaments indiqués dans la dépendance à l’alcool, plus de 4 patients sur 5 débutant un traitement avec le baclofène l’arrêtent définitivement au cours des six premiers mois d’utilisation. »

Démences et douleurs rhumatologiques

Mais cette étude a aussi mis en évidence des usages hors AMM et hors RTU, « vraisemblablement dans le traitement de la démence et des douleurs rhumatologiques ».

« Ces usages peuvent apparaître notamment au travers des 11 500 personnes âgées de plus de 80 ans traitées par baclofène sur la période de 7 ans et des 3 000 patients pour lesquels le baclofène a été initié par un rhumatologue. Ces usages n’ont pas été validés par l’ANSM. »

Qu’en est-il de la sécurité du baclofène prescrit dans le cadre de la maladie alcoolique comparée à celle des médicaments autorisés pour traiter la dépendance à l’alcool ?

Les résultats montrent que « l’utilisation du baclofène est associée à un risque accru, augmentant avec la dose, d’hospitalisation et de décès par rapport aux traitements médicamenteux autorisés pour traiter la dépendance à l’alcool ».

Plus précisément :

– Aux doses faibles et modérées (inférieures à 75 mg/jour), le risque d’hospitalisation est faiblement augmenté par rapport aux traitements de l’alcoolo-dépendance (de 9% aux doses inférieures à 30 mg/jour et de 12% aux doses entre 30 et 75 mg/jour) et le risque de décès n’est pas augmenté.

– Pour des doses entre 75 mg/jour et 180 mg/jour, le risque d’hospitalisation est modérément augmenté de 15% par rapport aux traitements de la dépendance à l’alcool mais le risque de décès est multiplié par 1,5.

– Au-delà de 180 mg/jour (malgré une analyse portant sur des effectifs limités) la hausse du risque d’hospitalisation et surtout de décès des patients traités par baclofène par rapport aux traitements de la dépendance à l’alcool apparaît particulièrement nette : la fréquence des hospitalisations est augmentée de 46% et le risque de décès est multiplié par 2,27.

En particulier, le risque d’intoxication, d’épilepsie et de mort inexpliquée (selon le certificat de décès) s’accroît avec la dose de baclofène reçue.

Ethypharm

L’ANSM ne peut pas, face à ces nouvelles données, rester immobile : « préoccupée », elle « engage dès à présent une révision de la RTU du baclofène dans l’alcoolo- dépendance, notamment en ce qui concerne les doses administrées ».

Corollaire: les résultats de cette étude seront pris en compte dans le cadre du dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché du baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance (Ethypharm) qui est actuellement en cours d’évaluation à l’ANSM.

Est-ce dire que la délivrance de l’AMM sera retardée ?

Alcoolisme et baclofène : troublantes données officielles sur la mortalité à très fortes doses.
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 08:44

Alimentation : les graisses réhabilitées

 

Les lipides, indispensables à l’organisme, devraient apporter 35 à 40 % des calories quotidiennes chez un adulte. Mais attention à équilibrer les acides gras oméga 3 et oméga 6.

Les graisses réhabilitées

L'huile d'olive, pilier du régime méditerranéen, est riche en acide oléique (oméga 9) et polyphénols qui contribue à la prévention des maladies cardiovasculaires.

© DAZAY/SIPA
 
 
 
 

Ennemies publiques numéro un ! Honnies depuis plus d'un demi-siècle, les graisses ont été considérées comme les adversaires de nos artères et les responsables de la prise de poids. Début de réhabilitation ? Les avis des spécialistes sont désormais beaucoup moins tranchés. Au point que le postulat qui a conduit à les bannir de nos assiettes pourrait bien être au final… responsable de l'épidémie actuelle d'obésité et de maladies cardiaques aux États-Unis ! "Lorsqu'elles ont été réduites dans l'alimentation, l'obésité a augmenté car les gens ont consommé plus de sucres. C'est ce qui s'est passé aux États-Unis à partir des années 1980", explique Philippe Legrand, directeur du Laboratoire de biochimie-nutrition humaine à l'Inra.

Ces nouveaux éléments ont poussé l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) à revoir à la hausse la part des lipides recommandée dans l'alimentation : 35 à 40 % des apports caloriques de la journée pour un adulte consommant 2000 kcal, contre 30 à 35 % avant 2010. Les lipides sont, en effet, indispensables à l'organisme. Ils assurent la fluidité des membranes cellulaires et constituent une réserve d'énergie. Le cholestérol est lui aussi essentiel ! Il intervient en particulier dans le fonctionnement et le développement du cerveau, notamment au niveau des cellules nerveuses, et dans la production d'hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes…) et de cortisol. S'en priver constitue donc un risque pour l'organisme. Désormais, aucune graisse alimentaire n'est plus à proscrire totalement, hormis celles dites trans artificielles (acides gras trans) dont la nocivité est avérée.

À chaque acide gras, ses propriétés spécifiques

Pourtant, toutes ne se valent pas et il faut bien se repérer dans les grandes familles de lipides. Point commun : elles sont toutes composées de triglycérides, des acides gras aux propriétés spécifiques dont aucun n'est inutile. Néanmoins, certains sont meilleurs que d'autres, à commencer par les acides gras polyinsaturés qui méritent une attention particulière. Les plus connus sont l'acide linoléique ou oméga 6 (O6) et l'acide alpha-linolénique ou oméga 3 (O3). Ils sont dits essentiels car l'organisme, qui ne sait pas les fabriquer, les puise dans l'alimentation pour fluidifier le sang, prévenir l'infarctus et lutter contre la dépression grâce à son action sur le cerveau (pour l'O3) et produire des composés inflammatoires nécessaires au système immunitaire (pour l'O6). Les O3 se retrouvent dans les poissons gras, les épinards, la mâche… et les O6 dans les huiles végétales et certaines graisses animales. Attention : leurs apports doivent être équilibrés car ce sont les mêmes enzymes qui les métabolisent.

Ainsi, trop d'O6 favorise l'inflammation et annihile l'action bénéfique des O3. Le rapport idéal étant d'un O3 pour moins de cinq O6. Or, aujourd'hui, l'alimentation d'origine industrielle est très riche en O6 et le ratio se situe plutôt autour de un O3 pour 12, voire 15 O6 ! L'Anses recommande donc d'augmenter sa consommation d'O3 (exemple : 200 g de sardines en boîtes en apportent 2 g). Ces recommandations s'appuient notamment sur l'étude de Lyon (1999), la première à démontrer au plan international l'effet protecteur pour le cœur du régime méditerranéen. Dans cet essai clinique, les personnes ayant le plus faible risque de maladies cardio-vasculaires étaient celles qui avaient le moins consommé d'O6 au profit des O3.

Les oméga 3 protègent des maladies chroniques

D'autres études ont confirmé qu'un rapport élevé d'O6 sur les O3 augmente le risque de maladies chroniques (pathologies cardiaques, cancer, polyarthrite rhumatoïde, maladies auto-immunes…) alors qu'un taux important d'O3 les réduit. De même, des chercheurs français ont montré qu'un excès d'O6 et un manque d'O3 chez des souris encourageaient l'obésité. En contribuant à la prévention des maladies cardio-vasculaires et de l'hypertension artérielle, les acides gras mono-insaturés (AGMI) sont également plutôt protecteurs. Le principal est l'acide oléique ou oméga 9. Pilier de l'alimentation méditerranéenne, l'huile d'olive en contient environ 70 %. Il est également présent dans l'huile de colza, les avocats et certains fruits secs et peut constituer 15 à 20 % des apports énergétiques quotidiens.

Les scientifiques vont-ils cependant jusqu'à réhabiliter les acides gras saturés (AGS), longtemps accusés de favoriser les maladies cardio-vasculaires ? Ceux-ci sont majoritairement présents dans les aliments d'origine animale (viande, produits laitiers, beurre) et dans certaines huiles végétales (coco, palme). Là encore, leur exclusion à tout prix n'est plus de mise tant ils sont différents les uns des autres. Une revue de 72 études scientifiques publiée en 2014, portant sur 600 000 personnes dans 18 pays, a en effet démontré qu'ils n'étaient pas tous à risques. "Il ne faut pas les éliminer de ses menus, souligne Philippe Legrand. Les acides gras saturés ne provoquent pas de maladies cardio-vasculaires tant qu'ils ne sont pas consommés en excès." Selon l'Anses, ils sont sans risque quand ils apportent jusqu'à 12 % des calories journalières (soit environ 26 g pour 2000 kcal) et 8 % pour les acides palmitique, myristique et laurique, principales graisses saturées du beurre, par exemple. Soit en pratique moins de 15 g par jour de beurre, juste de quoi tartiner son pain le matin ou agrémenter ses haricots verts. À condition de bien le choisir car tout commence… dans le pré ! La composition en acides gras saturés et insaturés étant plus équilibrée chez les animaux qui mangent de l'herbe.

Par Brigitte Bègue

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 08:36

SEP : on pourrait commencer par de la minocycline !

http://www.jim.fr/e-docs/00/02/89/BE/carac_photo_1.jpg http://www.jim.fr/e-docs/00/02/89/BE/carac_photo_1.jpg

Agir précocement dans la sclérose en plaques (SEP) est devenu une évidence et tous les immunomodulateurs dont l’efficacité a été démontrée dans la forme rémittente ont été ensuite proposés avec succès pour remplir cet objectif. Toutefois ces produits ont parfois des effets indésirables graves et sont très onéreux. Plusieurs équipes sont à la recherche d’alternatives moins coûteuses. La minocycline est un antibiotique de la famille des tétracyclines qui possède des propriétés immunomodulatrices. Elle a une activité anti-inflammatoire, et anti-apoptique. Elle peut être utilisée dans cette indication au long cours car la résistance à cet antibiotique est rare et sa tolérance est plutôt bonne malgré un risque d’hypertension intra crânienne bénigne et de syndrome d’hypersensibilité.

Une étude préliminaire ayant rapporté un effet positif dans la forme rémittente sur les anomalies IRM, des auteurs ont initié une étude randomisée contre placebo en double aveugle afin de préciser son efficacité sur le risque de conversion après un syndrome clinique isolé.

Moins de conversions sous minocycline

Cent quarante-deux patients âgés de 35,8 ans en moyenne avec un score médian sur l’EDSS (Expanded Disability Status Scale) de 1,5 ont été répartis en 2 groupes (minocycline 100 mg, 2 fois par jour, ou placebo) pendant 24 mois. Une conversion vers une SEP a été constatée pour 61 %  des patients dans le groupe placebo alors que cela n’a concerné que  33,4 % des sujets du groupe traité. Après ajustement sur le nombre de plaques prenant le contraste en IRM, la différence de risque entre les 2 groupes à 6 mois est de 18,5 %. On note une différence significative  entre groupe traité et groupe placebo en ce qui concerne les paramètres IRM à 6 mois mais non à 24 mois.

Certains effets indésirables ont été plus fréquents dans le groupe traité (rash cutané 15,3 %, coloration des dents 8,3 %, vertiges  13,9 %). Les auteurs ont comparé leurs résultats avec ceux des autres immunomodulateurs (tériflunomide, interféron, cladribine) et observé que l’effet de ces derniers sur le risque de conversion est assez similaire à celui noté sous minocycline dans leur travail.

Leur effectif étant assez limité par rapport aux principales études pivot, ils considèrent cependant que ces résultats devront être confirmés par d'autres études afin de préciser la place de la minocycline dans la  sclérose en plaques. 

Dr Christian Geny

RÉFÉRENCE

Metz LM et coll., for the Minocycline in MS Study Team : Trial of Minocycline in a Clinically Isolated Syndrome of Multiple Sclerosis. N Engl J Med., 2017 ; 376 : 22

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:01

L’usage du préservatif favorise le développement des lactobacilles sains

Une enquête révélait cette semaine que la moitié des Français avouent avoir fait l'impasse sur le préservatif lors d’un amour de vacances.

Un comportement à risque qui favorise la transmission des infections sexuellement transmissible (IST).

Le préservatif présente aussi des avantages méconnus sur la flore vaginale : une étude de 2013 suggérait qu’il favorisait le développement d'une flore protectrice contre les infections.

Voilà une autre bonne raison de plus de ne pas l’oublier pendant les vacances… Article d'Agnès Roux publié le 7 août 2013 Déjà 3.000 ans avant J.-C., les soldats égyptiens utilisaient des boyaux de mouton ou des vessies de porc pour se prémunir contre les maladies vénériennes.

Ce temps est heureusement révolu. Aujourd’hui, le préservatif protège efficacement contre les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles comme l’herpès, la syphilis, l’hépatite B ou le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Le vagin est également muni d’une protection naturelle, mais pas imparable, contre les infections.

Les nombreux microbes qui habitent cet organe interagissent pour arrêter les pathogènes.

Les bactéries du genre Lactobacillus (lactobacilles), par exemple, produisent de l’acide lactique et de l’eau oxygénée qui font obstacle au développement des germes.

Or, dans certaines conditions, la flore bactérienne du vagin est déséquilibrée et n’est plus capable d’assurer une protection efficace.

Ce phénomène, appelé vaginose bactérienne, se caractérise par une diminution des lactobacilles et par la multiplication de germes anaérobies tels que Gardnerella vaginalis.

La vaginose bactérienne n’est pas une infection au sens strict, mais elle rend le vagin plus fragile aux microbes dangereux.

Elle augmente ainsi le risque de maladie inflammatoire pelvienne, d’ IST (infection sexuellement transmissible) et d’accouchement prématuré.

L’usage du préservatif favorise le développement des lactobacilles

Des chercheurs de la Capital University of Medical Sciences à Pékin se sont intéressés à l’effet de l’utilisation de préservatifs sur cet équilibre bactérien.

Leurs résultats, publiés dans la revue Plos One, suggèrent un effet positif de ce mode de contraception sur la santé vaginale.

Au cours de cette étude, les scientifiques ont sélectionné 164 femmes selon plusieurs critères : l’âge (entre 18 et 45 ans), la présence d’une vie sexuelle active, la prise d’une contraceptionsuivie au cours des trois mois précédant l’expérience et l’absence de problèmes de santé.

Les candidates ont été réparties en trois groupes en fonction de leur méthode de contraception, à savoir l’emploi d'un stérilet (57 femmes), l’utilisation de préservatifs (72) ou le procédé symptothermique (35), qui consiste à s’abstenir de sexe pendant l’ovulation.

Aux jours 21 et 22 du cycle menstruel, les auteurs ont réalisé des prélèvements vaginaux.

Grâce à des méthodes classiques de culture en laboratoire, ils ont pu analyser la composition des flores bactériennes.

Ils ont également comparé le niveau de lecture des gènes dans chaque prélèvement par des techniques modernes de biologie moléculaire.

Leurs résultats mettent en évidence une corrélation positive entre l’utilisation des préservatifs et la santé vaginale.

En effet, les femmes utilisant ce mode de contraception ont une flore vaginale plus riche en lactobacilles, et particulièrement en Lactobacillus crispatus, la souche responsable de la production d’eau oxygénée dans le vagin.

Cette bactérie aurait un rôle dans la prévention contre le VIH.

Si ces résultats suggèrent une influence bénéfique du port du préservatif sur la composition et la santé de la flore intime, des études sont encore nécessaires pour le confirmer, et pour mettre en lumière l'origine de cette influence.

Le microbiote du vagin peut être modifié par de nombreux autres facteurs, comme le nombre de partenaires sexuels et la consommation de cigarettes.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 12:09

'eau a des propriétés singulières qui déroutent encore chimistes et physiciens. En étudiant différentes formes de glace en train de fondre avec des rayons X, un groupe de chercheurs vient d'établir que l'eau liquide était en fait un mélange complexe de deux formes liquides de l'eau.

  • Il existe plus de 70 propriétés de l'eau (point de fusion, densité, capacité calorifique, etc.) qui, prises ensemble, diffèrent de celles de la plupart des liquides. Ces propriétés anormales de l'eau sont une condition préalable à la vie telle que nous la connaissons. Pourtant, personne ne comprend très bien leurs origines.
  • L'eau peut aussi exister sous différentes formes de glaces, cristallines ou « amorphes ». Elle contient, même liquide, des petites structures ordonnées transitoires qu'il est possible d'étudier avec la diffraction des rayons X.
  • Cette méthode vient de révéler que l'eau liquide ordinaire était elle-même un mélange complexe et fluctuant de deux formes liquides.

L'eau est au centre de notre vie. Elle semble ordinaire et familière, en tout cas pour nous, occidentaux des XXe et XXIe siècles. Pourtant, c'est un liquide singulier pour les physiciens et les chimistes. D'ailleurs, ceux-ci n'ont pas encore percé tous les secrets de l'eau, même armés des ordinateurs modernes et de l'équation de Schrödinger.

D'abord, l'eau est un solvant presque universel, en particulier pour les solides ioniques (comme les cristaux de sel) et les corps composés de molécules polaires. Ensuite, contrairement aux autres liquides, l'eau augmente de volume quand elle gèle ; c'est ce qui explique que les icebergs flottent. Toutefois, cela n'est vrai que lorsque l'on considère la forme de la glace connue de tout à chacun, mais physiciens et chimistes savent bien que plusieurs types de glace apparaissent dans différentes phases selon les conditions de température et de pression. Ils connaissent ainsi plus d'une dizaine de formes cristallines de l'eau, et même une forme dite amorphe, où il n'existe pas vraiment de structures ordonnées à grande échelle.

Ils savent toutefois que, même dans de l'eau liquide à des échelles de temps et de distances très courtes, des molécules d'eau s'assemblent très transitoirement du fait des fameuses liaisons hydrogène en donnant des structures cristallines. Ces structures sont appelées « des clusters d'eau ». Ce phénomène est si mal compris qu'il est actuellement considéré comme l'un des problèmes non résolus de la chimie.

 

Une introduction à la cristallographie aux rayons X. © The Royal Institution, YouTube

 

Les mystères de la structure de l'eau

Pour tenter de percer les mystères de la structure de l'eau, qu'elle soit solide ou liquide, les physiciens ont recours à une puissante méthode de cristallographie : la diffraction des rayons X.

Celle-ci a révolutionné notre compréhension de la matière, comme l'explique très bien la vidéo ci-dessus.

Mais, qui dit diffraction de rayons X, dit tout d'abord sources de rayons X : il s'agit généralement de synchrotrons, c'est-à-dire, plus précisément, d'accélérateurs d'électrons. Or, comme les membres d'une équipe internationale de physiciens viennent de l'expliquer dans une publication disponible sur Pnas, ils se sont servis des sources disponibles au laboratoire national d'Argonne (États-Unis) et au Desy (Deutsches Elektronen-Synchrotron, Synchrotron allemand à électrons), à Hambourg.

Les chercheurs ont tiré de leurs expériences la conclusion que l'eau liquide devait en fait être un mélange de deux formes liquides pour l'eau. Les spécialistes s'en doutaient depuis un certain temps. En effet, comme expliqué précédemment, la glace peut exister sous plusieurs formes cristallines et il existe aussi une « forme amorphe », qui n'est pas ordonnée à grande échelle et qui est donc désordonnée comme un liquide.

Deux glaces amorphes qui donnent deux liquides différents en fondant

Or, il existe en fait deux formes de glace amorphe ; leurs densités ne sont pas les mêmes et elles peuvent se transformer l'une dans l'autre. Les physico-chimistes s'étaient donc demandé si l'eau liquide n'était pas finalement elle-même un mélange de deux formes liquides, également de densités différentes et dont chacune pouvait conduire à basse température à de la glace amorphe. C'est précisément la transformation de ces glaces amorphes en liquides que les chercheurs ont pu suivre en étudiant avec les rayons X les modifications des structures malgré tout présentes.

Selon Lars G. M. Pettersson, professeur en physico-chimie théorique à l'université de Stockholm et coauteur du travail publié dans Pnas, « les nouveaux résultats soutiennent fortement l'idée que l'eau, à température ambiante, ne peut pas décider dans laquelle des deux formes elle devrait être, à haute ou faible densité, ce qui entraîne des fluctuations locales entre les deux. En un mot : l'eau n'est pas un liquide compliqué, mais deux liquides simples avec une relation compliquée ».

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 09:28

Les probiotiques à l’essai dans la dépression légère à modérée

Aude Lecrubier, Liam Davenport

 

29 juin 2017

 

Copenhague, Danemark —Les probiotiques sont principalement connus pour leurs vertus gastro-intestinales, mais ils pourraient aussi avoir des effets antidépresseurs, selon une petite étude pilote présentée lors du congrès international de la biologie psychiatrique[1] .

 

Les investigateurs, le Pr Caroline Wallace et coll. (Queen's University, Kingston, Canada), ont montré qu'une cure de probiotiques de 4 semaines seulement avait un effet antidépresseur intéressant chez des patients souffrant de symptômes dépressifs légers à modérés n'ayant jamais été traités auparavant. Les bénéfices du mélange de bactéries étaient maintenus à 8 semaines.

 

« Ces données suggèrent que les probiotiques pourraient être efficaces sur les symptômes dépressifs comme l'humeur, l'anhédonie, et les troubles du sommeil », a commenté l'oratrice.

Elles confirment les résultats d'études réalisées chez des rongeurs et chez des volontaires sains.

 

Une petite étude pilote

 

Dans cette étude, à un bras, réalisée en ouvert, 10 patients dépressifs (épisode dépressif en cours), naïfs de traitement, ont reçu une supplémentation quotidienne en probiotique Probio'Stick de Lallemand Health Solutions (mélange des bactéries Lactobacillus helveticus R0052 et Bifidobacterium longum R0175; 3x109 UFC/j).

 

Les patients ont été évalués pour leurs symptômes dépressifs notamment l'humeur, l'anhédonie et l'anxiété à l'entrée dans l'étude, à deux semaines, à un mois et à 2 mois (protocole Canadian Biomarker Integration Network in Depression-CAN-BIND). Les troubles du sommeil ont été évalués par un polysomnogramme réalisé en ambulatoire. Les marqueurs moléculaires de l'inflammation, le tryptophane et la sérotonine ont été mesurés à partir d'échantillons sanguins.

 

Des améliorations significatives sur l'humeur, l'anhédonie et le sommeil

Lors du congrès, le Pr Caroline Wallace a présenté les résultats préliminaires chez 5 patients sous forme d'un poster (âge moyen 21,2 ans, 4 femmes).

Après 4 semaines de cure, des améliorations statistiquement significatives ont été observées sur l'humeur, l'anhédonie et le sommeil (voir tableau).

Tableau des principaux résultats

Score / symptôme

Test

T0

T4 semaines

T 8 semaines

Humeur

Echelle Montgomery-Asberg

24,4

14

11

Anhédonie

Echelle de plaisir Snaith-Hamilton (shaps)

36,2

29,4

29,4

Sommeil

Index de qualité du sommeil de Pittsburg (PSQI)

9,2

8,6

6,2

Anxiété

Inventaire d'anxiété état-trait

Tendance non significative

Pour les chercheurs, les bénéfices observés seraient médiés par l'interaction entre le microbiote intestinal et le système nerveux central. Les probiotiques agiraient notamment en réduisant l'inflammation et en augmentant le taux de sérotonine.

Mais, selon le Pr Wallace, l'utilisation des probiotiques comme antidépresseurs en pratique clinique n'est pas encore d'actualité car l'étude ait été réalisée en ouvert (source des biais).

Elle précise qu'un essai randomisé en double aveugle contre placebo est en cours avec pour objectif d'inclure 108 patients. Il est également prévu de réaliser plus de dosages moléculaires et de faire des évaluations par neuroimagerie.

Elle rappelle cependant que si ces résultats positifs venaient à être confirmés, le bon profil de sécurité des probiotiques (aucun effet secondaire n'a été rapporté pour les 5 cas décrits) serait un atout.

« Jusqu'à 60 % des patients arrêtent leurs antidépresseurs dans les trois premiers mois, principalement à cause des effets secondaires. En revanche, les probiotiques ne sont pas associés à des nausées, des vomissements, des maux de tête, des idées suicidaires, des troubles de la sexualité et vous pouvez les prendre sur le long terme », a souligné l'oratrice.

 

 

 

 

L’essai a été mené en collaboration avec Lallemand Health Solutions, le fabricant de Probio'Stick et avec l’institut du cerveau d’Ontario. Le Pr Wallace n'a pas de liens d’intérêt en rapport avec le sujet.

 

 

Les probiotiques à l’essai dans la dépression légère à modérée.
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:38

Tom Patterson, a bénéficié d'une thérapie de phage expérimentale par les médecins Robert Schooley, et Randy Taplitz.


Par Marlene Cimons 2 juillet


Tom Patterson aurait dû mourir pendant ces semaines en mars 2016 quand il se trouvait dans le coma, d'une souche létale de bactéries ¬multi-résistantes aux médicaments qui envahissaient son corps. Les antibiotiques se sont révélés inutiles, et ses médecins étaient sombres. Ils le perdaient.


Il aurait dû mourir, mais il ne l'a pas fait. Au lieu de cela, dans le désespoir, une nouvelle approche - lui donner des perfusions de bactériophages - ces virus mortels pour les bactéries - lui ont sauvé la vie.


"Il ne fait aucun doute que sans ces phages, je ne serais pas vivant aujourd'hui", dit-il.


Patterson, âgé de 70 ans, est chercheur sur le sida et professeur de psychiatrie à l'Université de Californie à la San Diego School of Medicine.

Il est tombé malade en novembre 2015 lors de vacances en Egypte avec son épouse, Steffanie Strathdee.

Il a commencé à souffrir de douleurs abdominales, de fièvre, de nausées, de vomissements et de tachycardie.

Les médecins locaux pensaient que c'était une pancréatite - une inflammation du pancréas - mais il devenait de plus en plus malade, même sous un traitement.


Après quelques jours, il a été évacué vers Francfort, où les médecins ont trouvé un pseudo kyste pancréatique - une collection de liquide autour du pancréas - de la moitié de la taille d'un ballon de football.

Après que le liquide ait été drainé et cultivé, les médecins de Patterson ont découvert qu'il était infecté par une souche multi-résistante aux médicaments d'Acinetobacter baumannii, une bactérie souvent mortelle.


Le 12 décembre 2015, il a été transporté par avion à l'unité de soins intensifs de l'hôpital de l'UC San Diego.

Pendant ce temps, un drain conçu pour localiser son infection a glissé, provoquant une invasion de bactéries dans son abdomen et sa circulation sanguine (septicémie).

Il a connu le premier de plusieurs épisodes de choc septique, un état où la pression sanguine baisse et empêche le fonctionnement des organes.

Il est tombé dans le coma qui a duré près de quatre mois.


Il se souvient peu pendant cette période, sauf des hallucinations persistantes.

"Je pensais que j'étais sur un crachat, en tournant et en sortant, ou dans le désert et je buvais du sable", rappelle-t-il. «Je me sentais détruit par la douleur».


Il dit qu'il pouvait également entendre sa femme lui parler à travers ce brouillard.

Les médecins lui ont dit de se préparer à sa mort, mais elle n'était pas prête à abandonner.

"Je savais qu'il était vraiment fatigué, et je lui ai dit que je comprendrais s'il voulait s'enfuir, mais je lui ai demandé de me serrer la main s'il voulait se battre", dit-elle.

Il lui serra la main.


Strathdee, qui est chef de l'Institut mondial de la santé à UC San Diego, a décidé d'explorer des alternatives.

Elle avait étudié les bactériophages à l'université, et elle a appris qu'un ami d'un ami avait été traité avec succès avec thérapie de phage dans l'ex-Union soviétique.

Elle a soulevé la possibilité avec le médecin de Patterson, Robert T. Schooley, responsable de maladies infectieuses d'UC San Diego. Il a dit qu'il était disposé à essayer.


Ils ont contacté le Center for Phage Technology à l'Université Texas A & M et au US Medical Research Center;

Les deux avaient étudié les phages et avaient des «bibliothèques» de phage. Schooley a envoyé des isolats de la bactérie de Patterson à chacun, en espérant qu'ils pourraient l'associer à des phages spécifiques.


Parce que la thérapie par phage n'est pas approuvée pour une utilisation générale dans ce pays, Schooley a également contacté la Food and Drug Administration, qui peut autoriser un traitement expérimental dans les cas où il n'y a pas de solutions de rechange viables.
Les responsables de la FDA «étaient très favorables à l'approche, étant donné que Tom était avec sa maladie», dit Schooley.


Les médecins de Patterson utilisaient des combinaisons de neuf phages différents pour le traiter, tous ciblés sur sa bactérie spécifique; Ils ont été fournis par Texas A & M, la Marine et AmpliPhi Biosciences, une société de biotechnologie de San Diego.


Les premiers phages sont arrivés du Texas environ 48 heures avant les échantillons de la Marine.

Le 15 mars 2016, les médecins ont administré les premières souches directement au site d'infection initial à travers des drains déjà présents dans l'abdomen de Patterson.

Lorsque les phages maritimes sont venus, les médecins ont décidé de les livrer par voie intraveineuse afin qu'ils puissent circuler dans son flux sanguin et atteindre d'autres zones de son corps.


Deux jours plus tard, Patterson se réveilla.

Il ne pouvait pas encore parler, mais il reconnaissait clairement Carly, sa fille aînée, qui était à son chevet.


«C'était extrêmement gratifiant», dit Schooley.

"Ayant connu Tom pendant une décennie, il était à la fois mon patient et mon ami. En tant que médecin, il était intellectuellement extrêmement excitant de voir que cette approche avait fonctionné. En tant qu'ami, il était exaltant de le retrouver chez les autres. "


Il a eu une longue et difficile convalescence . Il avait passé neuf mois à l'hôpital, ce qui a eu un prix important. Un athlète qui a était en surpoids avant sa maladie, et qui a a perdu toute sa masse musculaire lors de son hospitalisation.
 

Cet homme aurait dû être mort, mais des perfusions inhabituelles de bacteriophages lui ont sauvé la vie
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 21:28

Une parisienne a déposé le mercredi 7 juin 2017 un recours pour "carence fautive" au tribunal.

Atteinte de pathologies respiratoires, elle accuse l'Etat de ne pas agir contre la pollution de l'air.

Dans plusieurs régions, d'autres recours vont être prochainement déposés.

Accords de Paris, vignette Crit'air, circulation alternée, les mesures pour l’environnement arrivent enfin…

Mais viennent-elles trop tard ?

Pour Clotilde Nonnez, oui. Cette parisienne de 56 ans porte plainte aujourd’hui devant le tribunal administratif de Paris pour "carence fautive", révèle le Monde.

Cette professeur de yoga originaire de Bretagne a commencé à développer, 3 ans après son arrivée à Paris, des pathologies respiratoires.

D’abord de l’asthme et des bronchites chroniques, puis des pneumopathies, des sinusites, des otites et une pleurésie.

Pour finir par un épisode particulièrement grave d’insuffisance respiratoire aiguë associée d'une péricardite en décembre, une nuit où l’Ile de France est en alerte pollution.

Chacun a le "droit à respirer un air qui ne nuise pas à santé" selon l'avocat de la plaignante "Nous engageons la responsabilité de l’Etat, car nous considérons que les déboires médicaux subis par les victimes de la pollution sont le résultat de l’inaction des autorités administratives contre la pollution de l’air", explique François Lafforgue, avocat de Clotilde Nonnez, au Monde.

Après plusieurs avertissements, la France est mise en demeure par la Commission Européenne pour dépassement des valeurs limites des particules fines et de dioxyde d’azote, particulièrement en Ile-de-France.

Un argument pour l'avocat, qui rappelle que chacun a le "droit à respirer un air qui ne nuise pas à santé", selon le code de l'environnement. Il ajoute que la professeur de yoga n'est pas seule dans son combat : à Paris, Lyon, Lille et en Haute-Savoie, c'est une vingtaine de recours qui vont être déposés dans les prochaines semaines.

La pollution aux particules fines entraine 48.000 décès prématurés par an en France, selon une évaluation de santé publique France.

Selon les calculs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 3 millions de personnes meurent tous les ans des effets de la pollution de l'air.

En 2015, près de 19 milliards d'euros ont été consacrés à des soins de santé liés à la qualité de l'air et 1,2 milliard de journées de travail ont été perdues.

Les particules fines et notamment celles dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm (les PM2,5) pénètrent au plus profond de l'appareil respiratoire, dans les alvéoles, puis dans la circulation sanguine.

Elles sont en grande majorité émises par le chauffage au bois et le trafic automobile.

Sylvia Medina, médecin épidémiologiste, responsable du programme de surveillance air et santé à l'agence Santé publique France rappelle à l'AFP en décembre 2016 que la pollution chronique a un impact sanitaire plus important que les pics de pollution.

A la question "les pics de pollution sont-ils dangereux pour la santé ?", le docteur Medina répondait :

"Oui bien sûr, ils ont un impact important, mais comme ils ne durent généralement que quelques jours par an, leur impact est proportionnellement nettement moins important que celui de la pollution chronique.

Selon une étude réalisée entre 2007 et 2010, seulement 7% des décès et des hospitalisations cardiaques liées à la pollution de l'air à Paris ont pu être attribués aux pics, les 93% restants étant dus à la pollution chronique".

Une victime de la pollution de l'air dépose une plainte contre l'état.
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 21:19

CANCER Une sonde lumineuse pour repérer les cellules cancéreuses

Par Sylvie Riou-Milliot Le 02.07.2017

Un dispositif permet au chirurgien d’identifier en temps réel les cellules cancéreuses avec près 100 % de précision.

Cette sonde portative s’allume au moment où elle se retrouve en contact avec des cellules cancéreuses.

C'est une sonde portative manipulée par un chirurgien qui s'allume au moment même où elle se retrouve en contact avec des cellules cancéreuses.

La preuve avec un travail canadien de l'université Mac Gill qui vient d'être publié dans Cancer Research.

Utilisée au bloc opératoire, cette sonde permet, en temps réel, de différencier avec une très grande sensibilité, 100%, les cellules tumorales des saines. Son fonctionnement repose sur l'effet dit Raman, un phénomène optique découvert en 1928 par un physicien indien.

Un principe qui établit que lorsque la lumière arrive sur un matériau, sa réflexion dépend de la composition moléculaire du matériau qu'elle a traversé.

Les chercheurs, le Dr Kevin Petrecca, neurochirurgien à l'hôpital Neurologique de Montréal et le Pr Frédéric Leblond, chercheur à l'Ecole polytechnique de Montréal, se sont en fait rendus compte que les cellules tumorales, de par leur composition moléculaire, renvoyaient différemment la lumière que les cellules saines.

Les premiers travaux ont été menés sur des tumeurs cérébrales, des gliomes, et une dizaine de patients ont été opérés selon une première publication parue en 2015 dans Science Translational Médecine.

Le geste opératoire se fait plus précis

Depuis, les études se sont poursuivies avec des patients atteints d'autres types de tumeurs (colon, poumon, prostate, peau, ovaire), toujours avec le même degré de très haute précision, près de 100%.

Dans tous les cas, le geste opératoire se fait donc plus précis, assurant au chirurgien que l'intégralité de la tumeur a bien été retirée, sans omettre une seule cellule.

" Différents modèles de sonde sont en développement en fonction des organes concernés, commente le Pr Frédéric Leblond.

Nous venons de démarrer un essai clinique auprès d'une centaine de patients pour démontrer que l'usage de la sonde augmente de manière significative la survie ".

Une start-up, ODS Medical, a été créée. Elle a déposé un dossier d'approbation auprès de la Food and Drug administration et prévoit une commercialisation de sa sonde dans les 5 ans à venir.

CANCER Une sonde lumineuse pour repérer les cellules cancéreuses
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