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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:56

"La magie du son" :

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:45

Durant une heure l'enquête d'Elise Lucet :

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/envoye-special-du-jeudi-16-mars-2017_2089187.html#xtor=CS2-765-%5Bemail%5D-

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:42

Mediator, Dépakine, Conflits d'intérêt.Qui est le Pr Descamps, défenseur du vaccin contre le papillomavirus ?

Il a lancé un appel en faveur de la vaccination HPV auprès des candidats à l'élection présidentielle.

Mais est étroitement lié aux labos qui produisent ce vaccin.

Quelle mouche a donc piqué les deux sociétés savantes regroupant les médecins chargées
de la santé des femmes ?

Elles ont confié à l'un des leurs, étroitement lié à l'industrie pharmaceutique, la défense auprès des candidats à l'élection présidentielle d'une vaccination déjà très contestée.

Le Pr Philippe Descamps, gynécologue-obstétricien au Centre hospitalier universitaire d'Angers et président de la commission relations internationales du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), publie mercredi 15 mars 2017 une lettre ouverte aux candidats à la présidence de la République en faveur de la vaccination contre les papillomavirus (HPV).

Vive controverse

Ce vaccin HPV, dont il existe deux formes commercialisées, l'une par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD, l'autre par GlaxoSmithKline, est censé protéger contre certaines infections à papillomavirus afin de prévenir les lésions précancéreuses et les cancers induits par ces micro-organismes.

Mais il est l'objet d'une vive controverse en France, si bien que très peu de jeunes filles de 15 ans – 14 % d'après ce professeur – ont reçu la totalité des injections en 2015.

Partisans et détracteurs de cette vaccination s'opposent et s'insultent depuis des années, et chacun dans son camp respectif peine à convaincre le plus grand nombre.

Cet appel, soutenu par le CNGOF, de bonne réputation, et la Société française de colposcopie et pathologie cervico-vaginale (SFCPCV), pourrait être intéressant et audible, mais pourquoi donc a-t-il été confié au professeur Descamps ?

40 550 euros d'avantages

Une simple recherche sur la base de données publique Transparence-Santé, instaurée par une loi de 2011 pour renforcer la sécurité du médicament, garantir l'indépendance et l'impartialité des décisions prises en matière de santé, préserver la confiance des citoyens envers les experts et le système sanitaire, révèle qu'entre 2012 et 2016, le Pr Descamps a signé 124 conventions avec l'industrie pharmaceutique, dont 16 avec Sanofi Pasteur MSD et 3 avec GlaxoSmithKline, et a de la part de ces sociétés reçu 199 avantages pour un montant de 40 550 euros, dont 9 146 euros de la part de Sanofi Pasteur MSD et 2 759 euros de la part de GSK.

Les conventions entre les entreprises et les professionnels de santé sont des accords impliquant des obligations de part et d'autre (participation à un congrès, contrat de consultant, contrat de conseil scientifique, formation, etc).

La déclaration de la rémunération perçue dans le cadre de ces collaborations n'est pas prévue par la loi, elle reste donc inconnue.

Les avantages recouvrent tout ce qui est alloué ou versé sans contrepartie par une entreprise à un acteur de la santé (repas, transport, hébergement, etc).

J’ai été consultant et je le suis encore pour les deux fabricants de ce vaccin
Nous avons donc interrogé le Pr Descamps, qui ne voit aucune contre-indication dans le fait de plaider en faveur d'un vaccin, tout en travaillant pour les labos qui le produisent...

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 19:01

Vous avez manqué les dernières découvertes sur le cerveau ?

Petite sélection à l'occasion de la Semaine du cerveau, du 13 au 19 mars 2017.

1 - Même adulte, une partie du cerveau continue à grandir

Nul neurologue ne s'y attendait : la croissance du cerveau ne s'arrête pas après l'enfance !

Il continue à grossir tout au long de la vie, une petite partie du moins : la zone de reconnaissance des visages.

Une découverte réalisée en janvier 2017 par une équipe du département de psychologie de l'Université de Stanford (États-Unis).

2 - La connexion esprit-corps, bien plus dense qu'on ne le pensait

Grâce à une nouvelle méthode de traçage qui révèle les longues chaînes de neurones interconnectés, une équipe de l'université de Pittsburgh (Etats-Unis) a identifié, en août 2016, les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

3 - Une pouponnière de neurones dans les méninges

Les méninges, couches de tissu protectrices qui enveloppent le cerveau, hébergent un trésor : une pouponnière de neurones !

Telle est la surprenante découverte qu'a fait un groupe de chercheurs de l'université de Louvain (Belgique) en novembre 2016.

Un espoir pour la médecine régénérative.

4 - Le cerveau est connecté au système immunitaire

Contre toute attente, des scientifiques de l'université de Virginie (États-Unis) ont découvert la présence de vaisseaux lymphatiques dans le cerveau de souris, le reliant ainsi au système immunitaire.

Or jusqu'à présent, les scientifiques étaient convaincus que le cerveau n'avait aucun lien anatomique direct avec le système immunitaire.

La présence de vaisseaux lymphatiques avaient donc échappé à toutes les dissections réalisées jusqu'en juin 2015.

5 - Le trouble du déficit de l'attention se voit dans le cerveau

Le cerveau des personnes atteintes de trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (abrégé TDAH), est différent, légèrement plus petit, comparé à celui des individus qui en sont indemnes, ont constaté pour la première fois des chercheurs hollandais en février 2017.

Preuve que ce trouble a bien une base physique.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:55

Des chercheurs français ont trouvé le moyen d'identifier les cellules réservoirs du VIH dans lesquelles le virus peut rester caché pendant des années.

Une étape déterminante dans la quête d'une guérison.

VIH.

C'est l'un des plus redoutables mécanismes de défense du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) qui est en passe d'être déjoué.

Une vaste équipe de chercheurs français* a en effet découvert le moyen d'identifier les "cellules réservoirs" du virus.

Celles dans lesquelles le VIH se cache et qui sont responsables de la persistance du virus dans l'organisme, y compris lorsque le patient est sous antirétroviraux.

L'un des obstacles à l'élimination complète du VIH est en effet sa capacité à se mettre en latence pendant plusieurs dizaines d'années dans des cellules réservoirs, échappant ainsi à la réponse immunitaire et à la trithérapie.

Or si les traitements sont stoppés, le virus réactive son mécanisme de réplication et fait progresser la maladie. Issus du programme stratégique « Réservoirs du VIH » de l'Agence nationale de recherche sur le Sida (ANRS), les travaux publiés dans Nature du 15 mars 2017 montrent qu'il est possible de distinguer ces cellules "dormantes" des cellules saines.

Ils ouvrent ainsi la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques qui cibleraient le virus là où il se cache.

Concrètement, les chercheurs sont partis du principe que le virus en latence devait forcément laisser une trace de sa présence à la surface de sa cellule hôte.

En travaillant sur un modèle d'infection in vitro, les chercheurs de l'Institut de génétique humaine (CNRS/Université de Montpellier) ont fini par identifier une protéine, CD32a, qui n'était présente qu'à la surface des cellules infectées.

Des vérifications effectuées sur des échantillons sanguins de 12 patients sous traitement ont confirmé l'hypothèse : les chercheurs tenaient en la protéine CD32a un marqueur de l'infection silencieuse des cellules.

Cette découverte importante n'offre pas directement de nouvelles solutions pour lutter contre l'infection.

En revanche, elle donne pour la première fois la possibilité de savoir où le virus latent se cache.

Une étape déterminante pour tenter de débarrasser définitivement les organismes du VIH.

Le CNRS a ainsi déposé un brevet sur l'utilisation diagnostique et thérapeutique du marqueur identifié.

*Ces travaux sont le fruit d'une collaboration entre le CNRS, l'Université de Montpellier, l'Inserm, l'Institut Pasteur, l'hôpital Henri-Mondor AP-HP de Créteil, l'hôpital Gui de Chauliac (CHU de Montpellier) et le VRI (Institut de recherche vaccinale).

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:51

C’est la semaine du cerveau du 13 au 19 mars 2017.

L’occasion de faire un point sur le rôle du poisson sur la mémoire.

Depuis des décennies, l’idée est véhiculée qu’en consommer serait bénéfique. Qu’en est-il vraiment ?

Manger du poisson pour avoir une mémoire d'éléphant ?

Derrière les adages, retour sur quelques fondements scientifiques. Le poisson a souvent été considéré comme bon pour la mémoire du fait de sa richesse en phosphore (environ 100 à 200 mg/100 g selon les poissons), sous prétexte que ce minéral était présent dans les phospholipides, constituants des membranes cellulaires de l’organisme, en particulier ceux des membranes des cellules neuronales.

MÉTABOLISME.

Pourtant, consommer du phosphore n'aurait pas d’impact direct sur la teneur des cellules en phospholipides, et encore moins sur la mémoire.

C'est en tout cas ce que plaident certaines études scientifiques.

Mais ce minéral reste tout de même essentiel au métabolisme et par conséquent au fonctionnement du cerveau.

Le poisson n’est toutefois pas la première source de phosphore puisque d’autres aliments en contiennent davantage, c’est le cas des œufs, du fromage ou encore des fruits oléagineux.

Les bénéfices du poisson sur le cerveau sont bien réels

Ainsi, même si le poisson ne participe pas directement à la stimulation de la mémoire, ses bénéfices sur le cerveau sont bien réels.

En effet, les poissons - en particulier les poissons gras comme le maquereau, le saumon ou le hareng - sont sources d’oméga-3, des acides gras essentiels au bon fonctionnement cérébral.

Depuis plusieurs années les études scientifiques mettant en évidence les bénéfices de ces lipides s’accumulent.

Elles concernent principalement les acides gras comme l'acide docosahéxaéonique (DHA) et l'acide eicosapentaénoique (EPA).

ALZHEIMER.

En prévention chez des sujets sains, la consommation régulière de poisson serait associée à une meilleure fonction cognitive et à une meilleure mémoire sémantique ultérieure.

Des études montrent même une diminution de 30 à 40% du risque de développer une démence vasculaire liée à l’âge chez les personnes consommant du poisson au moins une fois par semaine en comparaison avec les personnes n’en consommant pas.

Chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de démences vasculaires liées à l’âge, le DHA permettrait de ralentir et d’atténuer le déclin cognitif lié à ces pathologies.

Attention toutefois aux compléments alimentaires à base d'huile de poisson, riches en acides gras oméga 3, qui ne préviendraient pas la dégénérescence du cerveau, selon une étude publiée mardi 25 août 2015 par le Journal of the American Medical Association (JAMA).

DÉPRESSION.

En plus de diminuer les risques de pathologies dégénératives, les poissons gras pourraient également agir en prévention de la dépression ; de nombreuses études épidémiologiques menées mettent en évidence un lien significatif entre une prévalence de la dépression plus faible et la consommation de poissons gras.

Cet effet serait dû à l’implication des oméga-3 dans le fonctionnement du système nerveux central, au niveau des neurotransmetteurs également visés par les antidépresseurs.

Du poisson 2 fois par semaine

Pour aider à couvrir ces apports, le Programme National Nutrition Santé 2011-2015 recommandait de consommer du poisson 2 fois par semaine, mais les études de consommation montrent que les Français en consomment encore trop peu (150 g par semaine environ).

L’actualisation des repères nutritionnels réalisée par l’ANSES début 2017 confirme ces recommandations, l'agence soulignant l’intérêt d’une consommation bihebdomadaire de poisson, dont un poisson gras pour les oméga-3.

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) recommande en effet une consommation d’oméga-3 équivalente à 1% de notre apport énergétique quotidien.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:41

Les « épipeptides » seront-ils une nouvelle famille d'antibiotiques, radicalement nouvelle ?

C'est en tout cas la piste qu'ont ouverte des chercheurs de l'Inra et de l'Inserm en découvrant des enzymes capables de désactiver de manière originale des peptides bactériens.

Dans le cadre des recherches portant sur l’étude des enzymes du microbiote intestinal, des chercheurs de l’Inra et de l'Inserm ont étudié la bactérie Bacillus subtilis, considérée comme un modèle.

Son analyse génétique a en effet révélé la présence de gènes conservés chez des bactéries communes du microbiote intestinal, comme les entérocoques.

Les scientifiques se sont notamment intéressés à deux gènes de B. subtilis codant potentiellement pour un peptide et une enzyme appartenant à la super-famille dite des enzymes à radical SAM.

Leurs travaux ont permis de décrire un nouveau mécanisme enzymatique capable de transformer un peptide en une molécule bio-active.

Appelée épimérisation, cette transformation enzymatique entraîne le changement de configuration de certains acides aminés de la configuration L (configuration normale au sein des peptides) vers la configuration D, qui est en principe inactive.

Les chercheurs ont découvert comment cette enzyme fonctionne.

Elle arrache un atome d’hydrogène au carbone alpha (le premier) des acides aminés pour en donner un nouveau.

Il s’agit d’un mécanisme inédit dans le vivant.

Des épipeptides limitent la croissance de la bactérie

C’est la première fois que des chercheurs démontrent in vitro la capacité d’enzymes à radical SAM de catalyser des épimérisations au sein d’un peptide.

De manière surprenante, le peptide ainsi modifié et appelé épipeptide, est capable d’inhiber très efficacement la croissance de B. subtilis.

Ces épipeptides représentent donc une nouvelle classe de produits naturels qui pourraient servir à développer de nouveaux antibiotiques contre les bactéries à Gram positif (comme les staphylocoques, entérocoques ou les streptocoques) dont la résistance croissante aux antibiotiques représente un problème majeur de santé publique.

Ces résultats paraissent dans Nature Chemistry.

Vers une nouvelle classe d'antibiotiques ?

Article de Claire Peltier

Une nouvelle classe d’antibiotiques vient peut-être d’être découverte suite à l’obtention de la structure tridimensionnelle d’une enzyme bactérienne essentielle et d’une molécule inhibitrice.

Depuis leur découverte en 1928 par Alexander Fleming, les antibiotiques ont révolutionné la médecine en sauvant de nombreuses vies.

Leur utilisation massive et, surtout, parfois excessive rend progressivement les bactéries résistantes et l’on risque de se retrouver sans défense face aux futures épidémies.

La recherche de nouveaux antibiotiques est un défi pour les médecins, qui n’ont pour l’instant dans leurs mains qu’un nombre limité de molécules efficaces pour lutter contre les infections bactériennes.

Bien que de nouveaux antibiotiques arrivent parfois sur le marché, ces événements sont encore trop rares.

Une classe d’antibiotiques particuliers, les quinolones, sont connues et utilisées en médecine depuis près de cinquante ans.

Elles ont pour caractéristique d'inhiber spécifiquement et efficacement la protéine topoisomérase IIA des bactéries.

Cette enzyme, aussi appelée gyrase, a pour rôle de modifier l’enroulement de l’ADN au sein de la bactérie, un processus essentiel lors de la multiplication cellulaire ou lors de l’expression des gènes.

Pourtant, les bactéries supportent de plus en plus cette classe d’antibiotiques et deviennent donc difficiles à éliminer.

Aujourd’hui, des cristallographes du laboratoire GlaxoSmithKline ont réussi à cristalliser puis à déterminer la structure, grâce aux rayons X, de la gyrase de la bactérie Staphylococcus aureus, ou staphylocoque doré.

Mais l’enzyme n’est pas seule sur l’image : l’ADN et une nouvelle molécule nommée GSK 299423 sont co-cristallisés avec l’enzyme.

La technique permet de visualiser précisément la position de chaque atome, avec ici une incertitude de 2,1 angströms, autant dire pas grand-chose.

La structure de l’interaction entre les trois partenaires est donc très bien résolue et offre des informations capitales, révélées dans la revue Nature.

La topoisomérase (bleu) permet d'enrouler ou de dérouler les molécules d'ADN (orange et jaune) lors de la réplication ou de l'expression des gènes. L'enzyme est essentielle à la survie des bactéries.

Efficace sur un large spectre de bactéries

Les scientifiques ont constaté que la molécule GSK 299423 construit un pont moléculaire entre l’ADN et une zone de la gyrase étrangère au site actif de l’enzyme.

La molécule n’agit donc pas au niveau du site actif, comme le font les quinolones.

Ainsi, la résistance adoptée par certaines bactéries contre les quinolones, pourrait être contournée par l’usage de cette nouvelle molécule.

Puisque la même enzyme est ciblée, les mêmes bactéries devraient être éliminées par GSK 299423.

En effet, l’efficacité de cette molécule a été testée sur un large spectre de bactéries et elle semble efficace, à l’image des quinolones, sur les deux grandes classes existantes : aussi bien les Gram-positives (positives au colorant de Gram) à l'image de Staphylococus aureus (même la souche résistante à la méticilline impliquée dans beaucoup d’infections nosocomiales), que les Gram-négatives (négatives au colorant de Gram) comme Escherichia coli, Pseudomonas, Klebsiella ou Acinetobacter, qui sont plus difficiles à éliminer à cause de la présence d'une membrane externe souvent imperméable aux molécules.

Cette molécule semble donc constituer un bon candidat pour la recherche de nouveaux antibiotiques.

Le laboratoire GlaxoSmithKline s’intéresse à toutes les molécules de la même famille afin de déterminer laquelle serait la plus à même d’être utilisée en médecine.

Il faut à la fois tenir compte de l’efficacité antibactérienne, mais aussi de l’innocuité pour les patients.

La structure obtenue permet d’orienter les chercheurs dans cette voie.

Les financements de cette étude sont d’ores et déjà prolongés pour une durée de 5 ans par le Wellcome Trust's Seeding Drug Discovery, une initiative du Defense Threat Reduction Agency américain.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 12:07

Addiction alcoolique : trois ans après, l’Agence du médicament lâche la bride sur le baclofène

 

Il faut savoir démonter une usine à gaz.

Tel pourrait être le commentaire spontané de l’information que vient de délivrer l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Une information d’importance en ce qu’elle concerne le baclofène comme aide à la prise en charge des personnes devenues dépendantes à l’alcool.

Rappel : il y a trois ans (en mars 2014) après de longs atermoiements, l’ANSM mettait en place (pour une durée de trois ans, une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) du baclofène dans la prise en charge des patients alcoolo-dépendants.

Puis les atermoiements continuèrent. Passons.

Il s’agissait d’encadrer l’utilisation hors AMM du baclofène (Liorésal 10 mg, comprimé sécable, Baclofène Zentiva 10 mg, comprimé sécable) dans le traitement de l’alcoolo-dépendance.

Bureaucratie soviétique

Dès le départ plusieurs professionnels et anciens patients devenus experts dénoncèrent la complexité bureaucratique de type soviétique du système.

De fait, au cours de ces trois dernières années, seuls 7 000 patients environ ont été enregistrés sur le « portail de la RTU ». Une donnée sans rapport avec la réalité.

D’où la nécessité, reconnue, de démonter le portail. Cela se dit ainsi :

« Compte-tenu de ce faible taux d’adhésion des professionnels de santé au dispositif et de la notion d’une utilisation persistante non encadrée (hors RTU) du baclofène chez des patients alcoolo-dépendants, l’ANSM a entamé un travail de révision de la RTU gardant pour objectif de sécuriser l’accès au baclofène.

« L’ANSM a constitué un Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST) composé de médecins addictologues, généralistes et de psychiatres impliqués dans la prise en charge des patients alcoolo-dépendants. Ce comité a été chargé de réviser le protocole de la RTU dans un but d’optimisation et de meilleure adhésion des professionnels de santé à ce dispositif pour la sécurité des patients concernés. »

En pratique une nouvelle version du protocole de la RTU baclofène entre (pour un an) en vigueur aujourd’hui. Et le fameux  portail d’inclusion des patients est supprimé car trop complexe par les professionnels de santé et, surtout, n’ayant pas permis d’identifier de nouveaux signaux de pharmacovigilance.

Prescriptions enfin facilitées

Concrètement le baclofène pourra désormais être prescrit en première intention comme « aide au maintien de l’abstinence après sevrage » et « réduction de la consommation d’alcool ». Attention toutefois :

« Une très grande prudence est demandée en cas de prescription de baclofène chez les patients présentant des troubles psychiatriques, en raison du risque d’aggravation d’une pathologie psychiatrique sous-jacente et/ou du potentiel risque suicidaire. »

Attention encore :

« D’une part le traitement par baclofène doit être instauré très progressivement et la posologie doit être adaptée en fonction de la tolérance et de l’efficacité observée chez le patient ; d’autre part, que la posologie du baclofène doit également être diminuée très progressivement lors de l’arrêt du traitement, compte-tenu du risque de survenue d’un syndrome de sevrage au baclofène.

« Enfin, l’ANSM rappelle que toute utilisation du baclofène en dehors des situations cliniques couvertes par l’AMM ou la RTU engendre des risques et engage la responsabilité des professionnels de santé. »

Pour le reste on est toujours dans l’attente des résultats de l’étude CNAMTS-ANSM portant sur la sécurité, et des rapports définitifs des deux études cliniques, Alpadir et Bacloville. L’usine à gaz est démontée, le terrain est toujours miné.

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:59

Le chantier de l'emploi des personnes autistes n'en est qu'à ses "premiers balbutiements" en France, qui pourrait s'inspirer de pays plus avancés, notamment anglo-saxons, dans la prise en compte de ce handicap, souligne le philosophe Josef Schovanec, dans un rapport remis jeudi au gouvernement.

Josef Schovanec, 35 ans, diplômé de Sciences-Po Paris, docteur en philosophie, auteur de plusieurs livres et chroniqueur radio ("Voyage en Autistan" sur Europe 1), a été diagnostiqué à 22 ans comme atteint du syndrôme d'Asperger, une forme d'autisme.

"La situation actuelle de l'emploi des personnes autistes en France n'est pas bonne", souligne-t-il dans son rapport remis à la secrétaire d'Etat chargé du handicap, Ségolène Neuville.

Les statistiques, "fragmentaires" en matière d'emploi des personnes handicapées en général, sont "pour ainsi dire inexistantes pour ce qui est du seul autisme".

La difficulté tient en partie au fait que certaines personnes sont en emploi "sans savoir qu'elles sont autistes ou sans disposer d'un diagnostic juste".

"Rarissimes" sont les personnes autistes qui ont un parcours de vie linéaire.

La quasi totalité alternent des phases d'inclusion, de précarité, et connaissent "de multiples interruptions de parcours et de longues périodes sans solution".

À Pôle Emploi, elles semblent perçues comme une "population incompréhensible, ingérable et in fine sans solution", constate Josef Schovanec, suggérant la piste des partenariats avec des acteurs mieux au fait de leurs besoins particuliers.

Il suggère des métiers qui pourraient offrir des débouchés, comme ceux, "parfois hautement techniques", liés à l'armée, la traduction-rédaction qui permet une souplesse des horaires et des lieux de travail, les métiers permettant des contacts avec les animaux ou la nature, le travail en bibliothèque ou encore les métiers de l'informatique.

Au stade des études, il propose, pour une meilleure intégration à l'université, l'implication d'étudiants volontaires comme cela peut se faire dans le monde anglo-saxon, scandinave ou israélien, où les "activités communautaires" sont valorisées.

Un "coach social" serait ainsi l'interface de l'étudiant autiste vis-à-vis de l'université.

L'autisme est un trouble du développement qui touche les interactions sociales, la communication verbale et non verbale, et le comportement avec des gestes répétitifs, des rituels.

Il peut être ou non accompagné d'une déficience mentale.

Un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre autistique (TSA) et 650.000 personnes, dont 250.000 enfants, seraient concernés en France.

LIRE AUSSI : » Autisme: un site internet national d'information »

Autisme: l'incroyable retard français

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:23

Le Pr Jean-Claude Chermann, co-découvreur du virus du SIDA, est impliqué dans la commercialisation en Afrique d'un faux médicament anti-VIH appelé Immunorex.

Nous dévoilons ici les soupçons de fraude qui ont pesé sur le célèbre scientifique il y a quelques années, lors de ses recherches sur le vaccin contre le SIDA.

Enquête sur Immunorex, un faux médicament contre le VIH, commercialisé avec le soutien du Pr Jean-Claude Chermann.

C’est une histoire de sciences à plus de 20 millions d’euros qui finit en procès et se lit dans des rapports de police.

Elle commence en 2001 quand Jean-Claude Chermann, codécouvreur du virus du sida, quitte son laboratoire Inserm de Marseille pour créer la société URRMA R&D à Aubagne (Bouches-du-Rhône) avec le soutien d’investisseurs canadiens.

La start-up doit poursuivre les recherches sur le vaccin contre le sida qu’il promet depuis des années.

Mais en 2004, les investisseurs canadiens, ne voyant rien venir, jettent l’éponge.

Le virologue trouve alors des financiers suisses qui injecteront jusqu’à 19 millions d’euros dans la société avec la promesse de résultats rapides tant les travaux du chercheur sont avancés.

Mais là encore, rien !

Les Suisses soupçonnent alors Jean-Claude Chermann d’avoir "maquillé" ses résultats pour obtenir d’importants financements.

Face à la crise, le virologue licencie en mai 2010 Camille Haslin, sa directrice scientifique, l’accusant d’être responsable de la fraude puis porte plainte contre elle pour escroquerie et abus de confiance.

Impossible de reproduire les résultats

Dans la presse, il accuse ses investisseurs d’un vol de technologies vers la Suisse, affirmant :

« On vole non seulement Chermann, mais aussi l’Inserm, c’est-à-dire la France. »

Mais la machine judiciaire se retourne contre lui.

L’enquête de la brigade financière de Marseille, que nous avons pu consulter, révèle les pratiques douteuses de "l’oublié du Nobel" :

« M. Chermann [...] faisait preuve d’un comportement pour le moins ambigu avec son personnel féminin, insultant, proche du harcèlement sexuel selon certaines et ayant donné lieu à des procédures judiciaires.

Cette attitude se retrouvait également dans le domaine scientifique, M. Chermann ne supportant pas les remises en question sur ses travaux.»

Une scientifique chevronnée recrutée en 2008 pour vérifier les travaux de Jean-Claude Chermann confie encore aux policiers :

« Toute tentative de reproduction des résultats était demeurée vaine. Et M. Chermann refusait de reconnaître ses approximations.»

Accablant : un rapport d’enquête de la brigade financière de Marseille du 14 janvier 2011 révèle les méthodes surprenantes de Jean-Claude Chermann dans son laboratoire.

La conclusion de l’enquête est accablante : « [...] il y a lieu de s’interroger sur les motivations de la plainte de M. Chermann, qui pourrait n’être en somme qu’un écran de fumée visant à éviter que l’on ne s’intéresse de trop près à ses résultats. »

La plainte, classée sans suite, Camille Haslin a donc été complètement blanchie des accusations de Chermann.

Mais elle n’a jamais pu retrouver de travail après qu’il l’eut licenciée.

Pourtant en mars 2016, la cour d’appel d’Aix-en-Provence jugeait définitivement que le licenciement… « était sans cause réelle et sérieuse ».

Sollicité par nous sur les péripéties judiciaires d’URRMA, le Pr Chermann n’a pas souhaité s’exprimer sur ce point.

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