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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 07:26

Mieux protéger les chercheurs accusés de diffamation

Un professeur d'économie poursuivi par le président d'un opérateur de téléphonie mobile après une étude critiquant son arrivée sur le marché, un professeur de droit accusé de diffamation après une interview sur la légalité d'une procédure d'arbitrage...

Le rapport au secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur, rendu public ce 21 avril, apporte de nombreux exemples de ce qu'il qualifie de "procédures bâillons".

Une "procédure bâillon" est une procédure judiciaire (ou une menace de procédure) dont le but réel n'est pas de faire condamner un opposant ou détracteur, mais de le pousser à l'autocensure ou de le faire taire, en l'épuisant financièrement, moralement et nerveusement.

Ces affaires "ont manifestement pour objet ou pour effet de porter atteinte à leur liberté d’expression", explique le document, rédigé par une commission de cinq juristes et professeurs.

"Depuis plusieurs années, des enseignants-chercheurs sont l’objet de plaintes en diffamation ou en dénigrement, à la suite de leurs travaux scientifiques publiés dans des revues académiques ou dans la presse généraliste".

Importance de la liberté académique

Le rapport cite la Cour européenne des droits de l'homme dont une décision avait souligné "l'importance de la liberté académique, et en particulier de la possibilité pour les universitaires d'exprimer librement leurs opinions fussent-elles polémiques ou impopulaires, dans les domaines relevant de leurs recherches".

S’il n’est pas envisageable de reconnaître une immunité aux chercheurs, des mesures pour dissuader les auteurs de ces actions sont nécessaires, estime le rapport.

Les auteurs proposent notamment la mise en place d'une amende d'un maximum de 15.000 euros contre ceux qui "agissent en justice pour entraver la liberté d'expression".

Ils suggèrent aussi de stipuler dans la loi que "les propos ou écrits rédigés ou exprimés de bonne foi par des chercheurs et des enseignants-chercheurs" ne pourront donner lieu "à aucune action en diffamation, injure ou outrage".

Enfin en cas de poursuites, les chercheurs devraient bénéficier d'une protection dès leur mise en cause qui permettrait, notamment, la prise en charge des frais nécessaires à leur défense.

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr – France Télévisions le 21/04/2017

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 07:23

Un bracelet capteur de sueur pour un diagnostic ultra rapide

Ce capteur analyse les composants moléculaires de la sueur et transmet les résultats à un laboratoire, expliquent ses inventeurs à la faculté de médecine de l'Université de Stanford et de Berkeley en Californie, dont la recherche est publiée le 17 avril dans les Comptes-rendus de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS).

"C'est un énorme progrès", juge le Dr Carlos Milla, professeur adjoint de pédiatrie à Stanford, l'un des principaux auteurs.

A la différence des anciens capteurs, ce nouveau système ne requiert pas pour les patients de rester assis sans bouger pendant trente minutes, le temps que la sueur s'accumule dans les collecteurs.

Ce processus très long, utilisé depuis de nombreuses décennies, est particulièrement pénible pour les jeunes enfants, pointent ces chercheurs.

Mesurer la teneur en sel et en sucre en quelques minutes

Ce nouveau capteur portable au poignet stimule les glandes sudoripares avec des micro-processeurs pour obtenir de la sueur en quelques minutes, avant de transmettre le contenu moléculaire, via un téléphone portable, à un serveur qui peut rapidement analyser les résultats.

Ce système peut facilement être utilisé dans les pays en développement surtout dans des villages reculés dépourvus de centres médicaux.

Le capteur peut ainsi détecter des ions de chlorure dans la sueur qui génèrent davantage de charge électrique.

Plus la teneur de ce sel est élevée, plus la probabilité est grande que la personne souffre de mucoviscidose, précisent les chercheurs.

Ce système peut aussi mesurer la teneur en glucose avec le même résultat qu'un test sanguin.

Un taux élevé peut indiquer un risque de diabète.

Ce capteur pourrait ainsi être utile pour surveiller la glycémie chez les personnes pré-diabétiques et diabétiques, expliquent les scientifiques.

D'autres éléments moléculaires présents dans la sueur comme le sodium, le potassium et le lactate peuvent également être mesurés.

"Ce système peut être utilisé pour mesurer virtuellement tout ce qui se trouve dans la sueur", souligne Ronald Davis, professeur de biochimie et de génétique à l'Université de Stanford, l'un des principaux co-auteurs.

"La sueur est bien adaptée à des applications portables et représente une source riche en informations médicales", ajoute-t-il.

Cette technologie peut s'avérer particulièrement utile pour personnaliser les traitements, selon le professeur Davis.

L'équipe de recherche travaille actuellement à la préparation d'études cliniques étendues pour rechercher des corrélations entre les analyses de sueur réalisées avec ce capteur et l'état de santé en général.

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr – France Télévisions le 18/04/2017

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 07:14

Les grenouilles vont-elles permettre d'avoir la peau du virus de la grippe ?

Des scientifiques indiens et américains ont découvert une molécule dans la sécrétion des muqueuses de la peau des grenouilles, de l'espèce Hydrophylax bahuvistara, qu'ils ont soumises à de légères stimulations électriques.

L'étude a été publiée le 18 avril 2017 dans la revue scientifique Immunity (en anglais).

Cette molécule aiderait probablement à fabriquer un nouvel antiviral qui peut s'avérer utile contre les souches émergentes de grippe quand il n'y a pas encore de vaccin, explique le docteur Joshy Jacob, professeur adjoint de microbiologie et d'immunologie au centre des vaccins de la faculté de médecine Emory à Atlanta (Géorgie, Etats-Unis).

Cette substance appelée peptide, un élément de base d'une protéine, pourrait aussi offrir une nouvelle arme contre des virus de la grippe si les souches en circulation deviennent résistantes aux antiviraux utilisés, estime-t-il.

Bientôt un vaccin universel contre la grippe ? Certains peptides antibactériens détruisent les virus en perçant des trous dans leur membrane cellulaire.

Ils sont de ce fait toxiques pour les cellules des mammifères.

Mais ce dernier peptide a un mode d'action différent.

Il attaque l'hémaglutinine, une partie stable à la surface du virus de la grippe.

C'est également la cible des recherches en cours pour mettre au point un vaccin universel contre toutes les souches virales de la grippe.

Administré par voie nasale à des souris non-vaccinées, ce peptide les a protégées contre des doses mortelles de certains virus de la grippe.

Il a neutralisé les souches H1 de la grippe dont celle responsable de la pandémie de 2009.

En revanche, il n'a eu aucune efficacité contre d'autres souches courantes telle que la H3N2.

Produire des peptides antimicrobiens pour en faire des traitements efficaces s'est avéré difficile dans le passé, notamment parce qu'ils sont détruits par les enzymes de notre organisme.

Le laboratoire du professeur Jacob travaille sur des moyens de stabiliser ces peptides antiviraux, comme celui sécrété par ces grenouilles indiennes.

Il continue aussi à rechercher d'autres peptides provenant des muqueuses de ces batraciens qui pourraient neutraliser le virus de la dengue et Zika, par exemple.

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr – France Télévisions 19/04/2017

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 22:33

Un Etat « Providence » mais pour qui ?

Ou un capitalisme de connivence d'État sous prétexte de solidarité ?

Madame Touraine a anesthésié les français avec son : accès « gratuit » aux soins, nos concitoyens endormis n’ont pas compris que c’était pour leurs faire les poches !

La pire manière de privatiser la Santé: l'opacité financière pour les cotisants !

« La différence entre un État-providence et un État totalitaire est une question de temps. » (Ayn Rand)

« La différence entre un État-providence et un État totalitaire est une question de temps. »
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 22:18

En mimant la restriction calorique, les corps cétoniques rallongeraient l’espérance de vie.

La restriction calorique, qui peut être obtenue en pratiquant le jeûne, permettrait de vivre plus longtemps.

D’après des chercheurs américains qui publient un article dans Biochemistry and Molecular Biology for Life Scientists, ces effets anti-âge seraient liés à la présence de corps cétoniques.

La restriction calorique étend la durée de vie chez de nombreuses espèces, allant de la levure au ver Caenorhabditis elegans (organisme modèle pour les études sur le vieillissement), en passant par la mouche, la souris, le rat, et bien sûr les primates.

Pour expliquer ce phénomène, différentes hypothèses ont été émises : une croissance ralentie, une diminution du contenu en graisses, une inflammation réduite, moins de dommages oxydatifs, une voie de signalisation impliquant l’insuline, l’augmentation de l’activité physique...

Mais aucune explication cohérente ne fait l’unanimité dans la communauté scientifique.

Or la restriction calorique s’accompagne d’un changement métabolique évident : la cétose (le corps n'étant plus assez fourni en glucides, il produit des substances pour continuer à fonctionner avec une source d'énergie alternative : les cétones ou corps cétoniques).

Ainsi, les concentrations en corps cétoniques augmentent lors de la restriction calorique chez C. elegans, la drosophile et l’homme.

Chez l’homme, les niveaux de corps cétoniques augmentent pendant le jeûne, l’exercice, dans un régime low carb ou cétogène.

Les corps cétoniques sont produits dans le foie à partir d’acides gras libérés par le tissu adipeux et sont utilisés par différents tissus dont le cerveau.

L'hypothèse développée par les chercheurs dans ce nouvel article est que les corps cétoniques reproduisent la restriction calorique et favoriseraient la longévité.

Les chercheurs expliquent que, comme les corps cétoniques fournissent de l’énergie au cerveau en cas de problème de métabolisme du glucose, la cétose est un traitement efficace pour des troubles neurologiques.

Par exemple, la maladie d’Alzheimer peut être améliorée en induisant une cétose légère.

D'autres mécanismes seraient impliqués dans l'effet anti-âge des corps cétoniques.

Ainsi, la cétose conduit à la transcription d’enzymes des voies antioxydantes. Le métabolisme des corps cétoniques augmente aussi le potentiel réducteur du système NADP, ce qui détruit des espèces réactives de l’oxygène (radicaux libres), qui sont une cause majeure du vieillissement.

Enfin, le métabolisme des cétones réduit la glycémie et le taux d’insuline dans le sang.

Les scientifiques ont observé que l’addition de corps cétoniques (D-βHB) à des cultures de C. elegans rallonge leur durée de vie. Ils suggèrent donc que l’augmentation du niveau des corps cétoniques peut aussi augmenter la durée de vie des humains.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 16:00

CONFERENCE ET LYMACTION POUR QUE LES LYMES DE LA REGION CENTRE PUISSENT S’INFORMER ET S’EXPRIMER :

RV le vendredi 28 avril à partir de 15 h 30 et jusqu'à 19 h le vendredi 28 avril à la salle des fêtes de Fay aux Loges (45)

Le coût de l’errance, la transmission, la maladie lorsqu’elle atteint les enfants, les difficultés d’un généraliste face à ses malades et à l’administration, les plaintes en cours sont autant de sujets qui seront abordés

SI NOUS VOULONS OBTENIR ENFIN QUELQUE CHOSE, IL FAUT QUE CHACUN DE NOUS REAGISSE ET SE FASSE ENTENDRE AGIR AUJOURD’HUI POUR GAGNER DEMAIN

Pour vous inscrire :

Armelle (06 76 14 97 93 / 02 38 46 12 18 armelle.cayuela@orange.fr

Ou

guy.couillard45@gmail.com

Plus d’infos :

associationlymesansfrontières@gmail.com ou lymeaction@sfr.fr

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 10:52

Certains enquêteurs de la caisse primaire d’assurance-maladie de la Sarthe ont-ils outrepassé leurs fonctions ?

C’est la question posée par le Dr Philippe Lorin.

Début février, cet ORL installé au Mans (Sarthe) a porté plainte contre X auprès du tribunal de grande instance de sa ville pour exercice illégal de la profession de médecin.

Il reproche à l’un des enquêteurs assermentés de la CPAM d’avoir contesté ses indications thérapeutiques au cours d’un entretien avec l’un de ses patients.

Dans un témoignage recueilli par huissier et auquel « le Quotidien » a eu accès, ce malade reconnaît que l’agent de la CPAM lui a confié qu’il trouvait sa prise en charge « étonnamment longue » et lui a conseillé de « prendre un autre avis médical avant toute opération », alors même que ce patient avait déjà été orienté vers le Dr Lorin par un autre ORL.

« Je ne remets pas en cause le contrôle de la caisse sur mon activité, indique au « Quotidien » le Dr Lorin.

Mais je n’admets pas qu’un enquêteur, qui n’est pas médecin, porte un jugement et dénigre auprès de mes patients mes avis thérapeutiques. »

L’ORL avait été alerté par plusieurs de ses malades, ce qui l’avait décidé à faire témoigner l’un d’eux devant huissier.

Signalement par des masseurs-kinésithérapeutes

Après un signalement du Conseil national des masseurs-kinésithérapeutes, la CPAM enquête depuis le mois de septembre 2016 sur les facturations d’actes de rééducations vestibulaires du Dr Lorin, qui reconnaît avoir un chiffre d’affaires trois fois supérieur à la moyenne nationale des ORL.

Le médecin affirme cependant ne pas être en conflit avec la caisse.

« C’est peut-être le fait d’un enquêteur zélé qui a outrepassé ses fonctions, un cas isolé », admet-il.

Au mois d’octobre 2016, il alerte une première fois la CPAM sur ses observations.

En réponse, il lui est confirmé qu’il fait l’objet d’une étude administrative par des agents assermentés.

Le médecin sera invité à présenter ses observations à la fin de cette enquête.

Rien sur les agissements surprenants de l’un de ces agents.

Une réponse un peu succincte pour le Dr Lorin qui ne lâche pas l’affaire.

Au mois de janvier, il relance la caisse dans un courrier où il dénonce les méthodes des enquêteurs, leur reproche de ne pas respecter la loi, d’« abuser de la faiblesse de [ses] malades », d’« exercer illégalement la médecine » et d’« attenter à ses libertés individuelles ».

« Accusations fantaisistes » répond la CPAM Dans son courrier de réponse, le directeur de la CPAM de la Sarthe rejette en bloc ces accusations qu’il qualifie de « fantaisistes », et ironise sur le « sens dramatique » des reproches formulés par le Dr Lorin.

Il décline également l’invitation de ce dernier à venir constater, à son cabinet, la manière dont il travaille mais lui signale qu’il ne manquera pas de lui adresser les notifications de l’enquête dans les prochaines semaines. Interrogée par « le Quotidien », la caisse de la Sarthe refuse de commenter les accusations du Dr Lorin sur les pratiques de l’un de ses enquêteurs.

À ce stade, aucun grief n’a été notifié au praticien, nous dit-on, et les résultats de l’enquête sont en cours d’analyse par le service médical de l'Assurance-maladie, près de huit mois après le début du contrôle.

L’affaire prendra une tournure judiciaire dans les prochains mois après la plainte déposée par les avocats du Dr Lorin. Pour l’ORL, cette démarche n’est pas seulement individualiste.

« Je le fais aussi pour défendre la profession, explique-t-il.

On est de plus en plus emmerdé par l’administration, on nous prend de haut, on reçoit des leçons en permanence alors que c’est nous qui, tous les jours, recevons les patients. »

Source : Lequotidiendumedecin.fr

ÉCRIT PAR Stéphane Long

Plainte d'un Medecin contre un contrôleur de la caisse pour exercice illégal de la médecine. Les méthodes de la CPAM... "On est de plus en plus emmerdé par l’administration, on nous prend de haut, on reçoit des leçons en permanence alors que c’est nous qui, tous les jours, recevons les patients. »
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 09:53

Soda light : cette boisson triple votre risque de faire un AVC

Ce type de boisson aurait des effets négatifs sur le cerveau, en augmentant le risque d’AVC mais aussi de maladie d’Alzheimer.

Si vous en buvez un verre tous les jours, ce type de boisson pourrait vous porter préjudice.

Des chercheurs en neurologie de l’université de Boston (Etats-Unis) alertent en effet sur l’existence d’un lien entre consommation de boissons contenant des édulcorants et risque de faire un accident vasculaire cérébral (AVC) ou de développer une maladie neurodégénérative telle que la maladie d’Alzheimer.

Ils publient leurs résultats dans les revues Stroke et Alzheimer’s & Dementia.

Perte de mémoire et diminution du volume cérébral

Ces scientifiques se sont appuyés sur les données de santé d’un total de 4 372 participants.

Pendant les 10 années de suivi, les chercheurs ont noté les habitudes alimentaires et les états de santé des volontaires, tout en réalisant des IRM et des tests cognitifs sur ce panel de volontaires.

Résultat : les personnes qui consommaient régulièrement des boissons sucrées artificiellement (de type soda light) présentaient des risques jusqu’à trois fois plus élevés d’AVC et de maladie d’Alzheimer .

Plus précisément, les chercheurs ont mis en évidence un lien entre consommation de soda light et affaiblissement de la mémoire, diminution du volume cérébral et réduction de la taille de l’hippocampe, une partie du cerveau primordiale pour l’apprentissage et la mémoire. Un effet des édulcorants sur la perception du goût sucré ?

Si soda light et maladie neurodégénérative avaient déjà été liés dans d’autres études, il s’agit d’une première pour les résultats concernant l’AVC.

Mais comment les édulcorants de ces boissons peuvent-ils avoir de telles conséquences ?

Selon le docteur Matthew Pase, auteur principal de ces deux études cité dans un communiqué EurekAlert!, les édulcorants pourraient transformer la flore bactérienne de l’intestin , également appelée microbiote intestinal et altérer la perception cérébrale du goût sucré .

Alors comment diminuer le risque ?

"Peut-être que nous devrions nous réhabituer à boire de la bonne vieille eau traditionnelle", souffle le professeur Sudha Seshadri, co-auteur de ces études.

Soda light : cette boisson triple votre risque de faire un AVC.
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 08:56

Un maire charentais prend un arrêté anti-pesticides, la FNSEA s'y oppose

La décision a fait réagir au sein de la commune de 7200 habitants.

Philippe Huguen Le maire de Ruelle-sur-Touvre a décidé d'interdire l'épandage de pesticides à moins de 50 mètres des habitations.

La FNSEA locale a saisi le préfet, craignant un "impact trop fort sur l'économie agricole".

"C'est une question de bon sens."

La semaine dernière, le maire de Ruelle-sur-Touvre a pris un arrêté pour interdire les pulvérisations de produits phytosanitaires à moins de 50 mètres des habitations.

"Je suis responsable de la santé de mes administrés. Or ces produits sont des poisons", affirme à L'Express Michel Tricoche, élu de gauche sans étiquette.

Cette décision a fait réagir au sein de la commune de 7200 habitants.

"Mon voisin et ami est agriculteur. C'est pas facile en ce moment", concède le maire qui assure néanmoins avoir reçu de nombreux messages de soutien de toute la France.

La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles en Charente (FDSEA 16) a de son côté saisi le préfet pour faire invalider l'arrêté.

"On ne sort pas"

En 2014, une habitante de cette ville située en Charente, s'est plaint d'avoir été intoxiquée.

"Nous étions quatre dans ma véranda ouverte un après-midi de mars. Il faisait beau. L'agriculteur est passé avec son pulvérisateur. On s'est tous mis à tousser", raconte-elle au journal local Charente Libre.

Dans la soirée, Chantal Dislaire se sent mal.

Les médecins lui diagnostiquent une pleurite -une inflammation de la plèvre. "Ils m'ont dit que c'était à cause des pesticides", affirme-t-elle.

Ruelle-sur-Touvre se situe à quelques kilomètres d'Angoulême.Ruelle-sur-Touvre se situe à quelques kilomètres d'Angoulême.

Deux autres riverains déplorent l'impact des pesticides sur l'environnement.

Selon Patrice Mercier et Chantal Chopinet, cités par la Charente Libre, les lapins sauvages qui envahissaient leur quartier ont disparu.

"Quand l'agriculteur traite, on ferme tout et on ne sort pas", expliquent-ils. Impact économique

Une dizaine d'agriculteurs sont concernés par la décision du maire. Pour eux, l'arrêté représente la perte d'une centaine d'hectares.

"C'est 40% de ma surface cultivable dans la commune qui sera bloquée", indique Patrick Mounier, un agriculteur contacté par L'Express.

"Si ce type d'arrêté devait se généraliser, c'est un quart de chaque exploitation qui ne serait plus cultivable, soit l'équivalent d'une main d'oeuvre au chômage l'année prochaine", affirme-t-il.

Même son de cloche du côté de la FNSEA. "Les agriculteurs sont des professionnels formés, qui [...] ont investi dans du matériel de précision", indique Eric Thirouin, vice-président de la FNSEA, à L'Express.

"Retirer de la production 50 mètres le long des parcelles non agricoles n'est pas une solution.

Elle impacterait trop fortement l'économie agricole, y compris les circuits courts et l'agriculture biologique."

"Le maire ne nous a même pas rencontrer pour en parler", regrette également Patrick Mounier. "

Il nous accuse d'avoir empoisonné quelqu'un, alors qu'on utilise des systèmes électroniques embarqués qui nous permettent de mettre la bonne dose, au bon endroit, au bon moment.

On nous juge comme si on était encore dans les années 80, quand les produits et la réglementation n'étaient pas les mêmes", précise l'agriculteur.

"Je comprends que l'odeur dégagée par les pulvérisations puisse faire peur, mais ce n'est pas pour autant que vous êtes intoxiqués.

Les doses appliquées dans les champs sont tellement fines."

"Ce serait incohérent" Pourtant, un arrêté préfectoral pris en mai 2016 interdit l'épandage à moins de 50 mètres autour des établissements publics accueillants des enfants ou des personnes âgées, rétorque Michel Tricoche.

"Pourquoi faire la différence entre les établissements publics et les habitations?

Ce serait incohérent de la part du préfet de casser mon arrêté alors que celui-ci existe."

Le maire de Ruelle-sur-Touvre espère "qu'il y aura une prise de conscience".

"Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités. Soit il maintient tous les arrêtés, soit il les casse tous", affirme l'élu, précisant que si la première solution devait être retenue, il aiderait les agriculteurs.

"Si le gouvernement reconnaît la nocivité des produits, il devra dédommager les agriculteurs pour la perte des leurs terrains."

Par Juliette Pousson, publié le 24/03/2017 lexpress

Un maire charentais prend un arrêté anti-pesticides, la FNSEA s'y oppose .
Un maire charentais prend un arrêté anti-pesticides, la FNSEA s'y oppose .
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 10:43

Mobilisation contre les maladies tropicales négligées

Un nombre record de personnes ont reçu des traitements préventifs, mais de sérieux défis demeurent.

Rendu public mercredi 19 avril à Genève, le quatrième rapport consacré aux maladies tropicales négligées (MTN) par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) constate des avancées importantes, mais rappelle aussi les défis majeurs à relever.

En 2015, indique l’institution, près d’un milliard d’individus, soit 63 % des personnes à risque – un record –, ont été protégés par un traitement médicamenteux préventif pour au moins l’une des MTN, des maladies parasitaires ou bactériennes touchant principalement les populations démunies.

La directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, souligne que les donations massives de médicaments – plus de 7 milliards de traitements en cinq ans – font de l’élimination des MTN une cible atteignable.

Le recours aux donations, dépendant de la seule volonté des industriels, est cependant critiqué, notamment par Médecins sans frontières (MSF), qui réclame plutôt des prix bas pour rendre ces traitements plus accessibles pour les programmes d’élimination de ces fléaux.

« La fin est en vue »

De la déclaration de Londres sur les MTN de 2012 est né un partenariat public-privé rassemblant l’OMS, la Fondation Bill et Melinda Gates, six donateurs de l’industrie pharmaceutique (Eisai, GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Merck & Co, Merck KGaA et Pfizer) ainsi que le logisticien DHL et plusieurs ONG.

Il vise à surmonter les divers obstacles qui freinent les campagnes d’administration de masse des traitements afin d’éliminer ces maladies d’ici à 2020.

Le résultat le plus spectaculaire a été obtenu pour la filariose lymphatique (éléphantiasis), qui est la plus proche de l’élimination, selon le rapport de l’OMS. Pour la seule année 2015, 560 millions de personnes ont reçu un traitement médicamenteux.

De 1,4 milliard d’individus en 2011, le nombre de personnes ayant besoin d’un traitement est passé sous la barre des 950 millions en 2015. « La fin est en vue », se réjouit Margaret Chan.

Contre l’onchocercose, parasitose également connue sous le nom de « cécité des rivières », 119 millions de personnes ont reçu un traitement par l’ivermectine.

Face au trachome, première cause mondiale de cécité due à la bactérie Chlamydia trachomatis, l’OMS a conçu une stratégie à quatre volets : éducation sanitaire à l’hygiène du visage et assainissement de l’environnement, traitement antibiotique contre les infections de la conjonctive et chirurgie de la paupière (qui se retourne vers l’intérieur, provoquant des lésions de la cornée).

Environ 56 millions de personnes ont bénéficié d’un traitement antibiotique par l’azithromycine et près de 190 000 ont eu accès à la chirurgie.

Repérage précoce

L’incidence de la dracunculose ou « filaire de Médine » est passée de 3,5 millions de cas en 1986 à 25 cas humains en 2016, limités à trois pays : le Tchad, l’Ethiopie et le Soudan du Sud, et ce malgré les difficultés liées à l’insécurité et aux conflits.

Avec son éradication, ce sera la première fois qu’une maladie infectieuse aura été vaincue par l’engagement communautaire et le changement des comportements, sans vaccin ni traitement.

Ce succès repose sur le repérage précoce des personnes atteintes afin de les inciter à ne pas plonger dans les rivières et les marigots leurs jambes, où le parasite femelle rempli d’œufs s’est logé. Le cycle de transmission est ainsi interrompu.

D’autres maladies tropicales continuent de représenter des fléaux : maladie du sommeil, maladie de Chagas (provoquée comme la maladie du sommeil par un protozoaire du genre trypanosome), ulcère de Buruli (infection cutanée par une mycobactérie).

Pour l’OMS, ces pathologies infectieuses requièrent une prise en charge innovante et intensifiée.

Leur impact est mal connu, les outils optimaux pour les contrôler font défaut, les financements pour la recherche et développement sont insuffisants pour ces maladies touchant les plus pauvres.

Des partenariats public-privé visant à mettre au point des outils et traitements ont commencé à modifier cette tendance.

La maladie du sommeil est passée de 37 000 cas en 1999 à 3 000 en 2015 et le contrôle de la maladie de Chagas s’est amélioré.

En 2015, grâce aux donations de doses uniques d’amphotéricine B liposomale fournies, l’objectif d’élimination de la leishmaniose viscérale était atteint dans la totalité des districts du Népal, 97 % des sous-districts du Bangladesh et 82 % de ceux d’Inde.

Les récentes épidémies de Zika et de fièvre jaune ont incité l’OMS à élaborer pour la période 2017-2030 une stratégie globale de contrôle des maladies infectieuses transmises par des vecteurs (moustiques et autres insectes), qui sera soumise en mai à l’Assemblée mondiale de la santé.

La secrétaire britannique au développement international, Priti Patel, a indiqué, mercredi 12 avril, que son gouvernement s’engageait à doubler les sommes consacrées à la lutte contre les MTN.

Le Royaume-Uni va ainsi investir 360 millions de livres (430 millions d’euros) dans la mise en œuvre de programmes de traitement et d’élimination de ces maladies pour les cinq années à venir.

La Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé, mercredi 19 avril, qu’elle accordera au cours des quatre prochaines années 335 millions de dollars (313 millions d’euros) à des programmes consacrés aux MTN.

Le gouvernement belge s’est engagé à apporter 25 millions d’euros répartis sur les neuf prochaines années dans le but d’éliminer la maladie du sommeil en République démocratique du Congo.

« Pas qu’une question de science »

Pour Bernard Pécoul, directeur exécutif de Drugs for Neglected Diseases Initiative, une fondation créée par MSF, « le combat est loin d’être achevé ». « Nous attendons encore des percées qui procureront de nouveaux médicaments, des tests diagnostiques et des vaccins plus sûrs et plus efficaces, indique-t-il. Nous devons maintenir nos engagements en particulier en recherche et développement pour parvenir à éliminer ces maladies. »

Président du comité scientifique de l’OMS sur les MTN, Sir Roy Anderson estime lui aussi que « le chemin est encore long ». « Nous sommes dans un engagement continu, même s’il existe des disparités entre les pays, relève-t-il. Pour les vaccins, dont la production est complexe et exigeante, le problème n’est pas qu’une question de science. Il s’agit de trouver un modèle financier permettant de mener de bons essais cliniques, d’identifier les fabricants et de produire à grande échelle. »

Dans le cadre de la réalisation des objectifs du développement durable, l’OMS estime que deux grandes missions doivent être menées : « Eliminer la transmission des MTN et s’assurer que la prestation des services de santé répond aux besoins des personnes vivant avec une maladie en lien avec les MTN. »

Pour cela, elle juge décisif d’atteindre les cibles mondiales en matière d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et d’hygiène à l’horizon 2030. Aujourd’hui, plus de 2,4 milliards d’êtres humains n’ont pas de toilettes et plus de 660 millions continuent de boire une eau provenant d’une source inappropriée.

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/19/un-nouvel-elan-pour-combattre-les-maladies-tropicales-negligees_5113599_3244.html#c7hfBJyODbe83OH3.99

Mobilisation contre les maladies tropicales négligées.
Mobilisation contre les maladies tropicales négligées.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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