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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:33

Un mort de fièvre de Crimée-Congo en Espagne après une piqure de tique

Dr Isabelle Catala

02 septembre 2016 Medscape

Madrid, Espagne -- Un homme de 62 ans est décédé le 25 août dans un hôpital madrilène de fièvre de Crimée-Congo – une fièvre hémorragique – après avoir été piqué par une tique à l’occasion d’une promenade en campagne dans la province de Castille-et-Leon. Le décès est en lien avec une insuffisance hépatique aiguë .

190 personnes sous surveillance

Les autorités sanitaires madrilènes ont confirmé le diagnostic le premier septembre. Elles ont précisé qu’en date du 26 août, une infirmière du service de soins intensifs dans lequel le patient avait été admis a, elle aussi, été infectée.

Son état était considérée comme stable, même si elle était toujours à l’isolement en soins intensifs.

Par décision sanitaire régionale, 190 personnes en contact avec les deux malades sont actuellement sous surveillance, selon les bases du protocole Ebola adopté en Espagne en 2015. Il s’agit majoritairement de personnel des hôpitaux (100 soignants) et de proches.

Les autorités sanitaires par la voix de leur représentant, Jesus Sanchez Martos, se veulent rassurantes : « cette pathologie n’a rien à voir avec Ebola », « il ne faut pas penser que toutes les piqures de tiques en Espagne vont désormais transmettre cette affection ».

Il ne faut pas penser que toutes les piqures de tiques en Espagne vont désormais transmettre cette affection -- JesusSanchez Martos

La présence du virus connue depuis 2010

Comment cette fièvre hémorragique est arrivée en Espagne ? Par les importations d’animaux vraisemblablement. En 2010, le centre de référence des Rickettsioses (Hôpital san Pedro) avait déjà rapporté la présence du virus de la fièvre Crimée-Congo chez des tiques en Espagne.

Un protocole de recherche mené entre 2013 et 2015 concluait d’ailleurs, « les tiques du genre Hyalomma qui ont la particularité de migrer facilement, contiennent du matériel génétique de la fièvre Congo-Crimée dans la péninsule ibérique. Le potentiel d’émergence en Espagne est important. Un système de vigilance active est nécessaire. ».

Défaillance hépatique et rénale

La fièvre de Crimée-Congo se transmet par les tiques et les animaux d’élevage (bovins, moutons, chèvres). Les transmissions interhumaines sont rares.

Elle est provoquée par un Nairovirus de la famille des Bunyaviridés. Cette pathologie est endémique en Afrique, dans les Balkans, au Moyen Orient et en Asie.

Après un piqure de tique, les signes se développent en 5 à 6 jours. Il s’agit de fièvre, de myalgies, de vertiges, de raideur de la nuque, de céphalées, de photophobie, de nausées, de diarrhées, de douleurs abdominales. Secondairement des signes neurologiques peuvent s’y associer, ainsi qu’une hépatomégalie. Les patients décèdent d’insuffisance hépatique ou rénale sévère. Le taux de létalité est proche de 30 %.

Aucun vaccin n’est actuellement disponible.

Liens

Une nouvelle bactérie responsable de maladie de Lyme aux Etats-Unis

Ebola : inquiétude autour des résurgences

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 18:24

Le virage ambulatoire, pour l’autisme aussi

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 11.07.2016

Par Gérard Bapt (Député PS de la Haute-Garonne, rapporteur du budget de la Sécurité sociale), Florent Chapel (Porte-parole d'Autistes sans frontières) ...

En 2014, des chercheurs de l’université de Californie à Davis ont constaté que le risque d’autisme augmentait pour une femme enceinte en fonction du degré d’exposition aux pesticides. » SERGEI SUPINSKY / AFP

Les troubles autistiques touchent près de 600 000 personnes en France, et concernent désormais une naissance sur cent, ce qui correspond à 8 000 nouveaux cas par an. Mais la situation des familles est particulièrement critique. La qualité de la prise en charge est même qualifiée par l’ensemble des observateurs de désastreuse.

Aux Etats-Unis, alors que ces pathologies semblaient encore exceptionnelles il y a quelques décennies (1 enfant sur 2 500 en 1970 puis sur 500 en 2000), l’estimation du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies est désormais de 1 enfant sur 45. L’ONU affirme d’ailleurs que, parmi tous les troubles graves de développement, l’autisme est celui qui connaît la plus rapide expansion dans le monde et que cette épidémie va bousculer nos systèmes de protection sociale.

Ces chiffres alarmants doivent, en France aussi, inquiéter et mobiliser fortement les pouvoirs publics. Or le problème reste sous-estimé et notre pays accuse toujours un retard de trente ans par rapport aux autres pays développés. Ainsi, 90 % des adultes ne disposant pas de prise en charge spécialisée sont relégués dans des structures inadaptées, des milliers vivent chez leurs parents, sans qu’une étude épidémiologique permette de chiffrer précisément cette réalité très douloureuse et destructrice.

Urgence sanitaire

Enfin, les listes d’attente pour obtenir un diagnostic et mettre en place un accompagnement spécifique sont interminables. Une étude du Collectif autisme, réalisée en 2014 auprès de 500 familles concernées, a démontré que 77,4 % d’entre elles n’avaient finalement pas eu, ou seulement de manière partielle, accès à un diagnostic approprié à l’âge requis.

Nous sommes face à un paradoxe : si la situation est mieux connue du grand public, que trois plans Autisme se sont succédé et que la volonté affichée du gouvernement est de développer les approches éducatives et comportementales qui ont fait la preuve de leur efficacité, les moyens mis en œuvre restent insuffisants, si bien que la situation est quasi inchangée. Il y a urgence sanitaire, sociale et budgétaire.

Cette situation impose d’apporter des réponses à ces deux questions : pourquoi ? et comment ? Pourquoi parle-t-on d’épidémie ? Sur le plan étiologique, les experts s’accordent à dire que les progrès dans le diagnostic ne sauraient expliquer plus de la moitié de la hausse de la prévalence. Ils considèrent par ailleurs que la génétique n’est pas seule en cause et que les facteurs environnementaux en particulier doivent être recherchés pour guider la prévention.

Exposition aux pesticides

Ces facteurs sont variés et de plus en plus d’études les pointent désormais… En 2014, des chercheurs de l’université de Californie à Davis ont constaté que le risque d’autisme augmentait pour une femme enceinte en fonction du degré d’exposition aux pesticides. Ceux de Harvard à Boston ont constaté, sur une cohorte de plus de 100 000 infirmières, que les plus exposées à certaines pollutions de l’air voyaient doubler le risque pour leur enfant.

Une liste d’agents possiblement en cause a été dressée, notamment le plomb, les PCB, le bisphénol A, des pesticides… auxquels il faut ajouter le risque médicamenteux, en premier lieu le valproate, un médicament antiépileptique.

Il est impératif de mobiliser des moyens pour que la recherche sur ces facteurs de risque soit développée et que des mesures de prévention soient prises en conséquence.

Comment s’y prendre ? La psychiatrisation de l’autisme en France représente une lourde charge économique, notamment du fait de son coût hospitalier. L’Inspection générale des affaires sociales a indiqué en 2011 que les deux tiers des personnes placées pendant plus de trente jours en hôpital psychiatrique étaient des autistes ou apparentés ; 77 % des personnes autistes n’ont pas accès à un accompagnement adapté et resteront soit en hospitalisation psychiatrique, soit en Institut médico-éducatif inadapté, soit chez eux à la charge de leur famille, la plupart du temps totalement démunie.

Le coût de la prise en charge dans un établissement est 30 % à 40 % plus élevé que le recours à l’accompagnement éducatif permanent recommandé par la Haute Autorité de santé (HAS). Pourtant, le financement des pratiques recommandées reste majoritairement supporté par les parents qui y ont recours (avec un reste à charge de l’ordre de 1 500 euros par mois)…

Au scandale éthique s’ajoute une absurdité budgétaire !

Pour les familles qui n’y ont pas accès, l’enfant ne deviendra jamais autonome, son absence de progrès le conduira à un placement en institution « spécialisée », il ne vivra ainsi jamais parmi nous…

Au scandale éthique s’ajoute une absurdité budgétaire ! Une meilleure prise en charge évitant l’enfermement pourrait générer à moyen terme des économies budgétaires notables de l’ordre de 1,5 milliard d’euros par an pour l’Assurance-maladie… et un bénéfice social bien supérieur.

Promouvoir les méthodes éducatives et comportementales recommandées par la HAS, à l’inverse des approches basées sur la psychanalyse, permettra de redéployer les ressources vers un accompagnement efficient, la recherche thérapeutique et les mesures de prévention.

Ethique, efficience et prévention doivent converger face à l’épidémie d’autisme.

Florent Chapel est coauteur avec Sophie Le Callennecde « Autisme, la grande enquête » (Les Arènes, 244 pages, 21,90 euros).

Gérard Bapt (Député PS de la Haute-Garonne, rapporteur du budget de la Sécurité sociale), Florent Chapel (Porte-parole d'Autistes sans frontières) ...

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 09:03

La vie moderne est en train de tuer nos enfants: le taux de cancer chez les jeunes monte jusqu'à 40 pour cent de plus en 16 ans


Pollution de l'air, l'obésité et une augmentation des champs électriques et magnétiques est blâmé pour la montée subite de cancers dans l'enfance


3 septembre 2016


la vie moderne tue les enfants avec lun nombre de jeunes diagnostiqués avec un cancer en hausse de 40 pour cent au cours des 16 dernières années en raison de la pollution de l'air, les pesticides, des régimes alimentaires pauvres et les radiations, les scientifiques ont mis en garde.


Une Nouvelle analyse des statistiques du gouvernement par des chercheurs sur enfants atteints de cancer au Royaume-Uni et a constaté qu'il y a maintenant 1.300 cas en plus de cancer par an par rapport à 1998, c'est la première fois que l'ensembles des données a été publiée.


La hausse la plus apparente se voit chez les adolescents et les jeunes adultes âgés de 15 et 24 ans, où le taux d'incidence a augmenté d'environ 10 cas sur 100.000 après 16 ans.


Les chercheurs disent que même si une partie de la hausse peut être expliquée par l'amélioration des diagnostics de cancer et plus de dépistage, la majorité est probablement causée par des facteurs environnementaux.


Le Dr Denis Henshaw, professeur, analyse les effets des radiations humaines à l'Université de Bristol, et est le conseiller scientifique pour les enfants atteints de cancer au Royaume-Uni, il a déclaré que la pollution de l'air était de loin le plus grand coupable, ce qui représente environ 40 pour cent de la hausse, mais d'autres éléments de la vie moderne sont également à se reprocher.


Parmi ceux-ci l'on identifie l'obésité, les pesticides et les solvants inhalés pendant la grossesse, la perturbation du rythme circadien par trop de lumière la nuit, le rayonnement de rayons X et la tomodensitométrie, le tabagisme pendant et après la grossesse, les champs magnétiques des lignes électriques, des gadgets dans les maisons, et potentiellement , le rayonnement des téléphones mobiles.


Les enfants sont entourés par des champs électriques, avertissent les scientifiques
"Quand vous regardez les cancers tels que la leucémie infantile, il ne fait aucun doute que les facteurs environnementaux jouent un rôle important", a déclaré le Dr Henshaw. "Nous avons été choqués de voir les chiffres, et pour ce qui est de ce mode de vie moderne, je le crains.


"Beaucoup d'articles sur la liste des causes environnementales sont maintenant connus pour être cancérigènes, tels que la pollution et les pesticides de l'air et les solvants. Il y a eu de bonnes recherches pour suggérer que l'alimentation de la mère peut endommager l'ADN dans le sang du cordon.


La Lumière dans la nuit que nous connaissons est un grand perturbateur pour le corps, ce qui explique pourquoi les travailleurs postés ont une telle mauvaise santé.


Les barbecues, les champs électriques des lignes électriques, l'alimentation électrique dans votre maison "Y compris le Sèche-cheveux. Toutes ces choses vont s'associer et il semble bien que Les adolescents et les jeunes sont les plus touchés."
"Ce qui est inquiétant est qu'il est très difficile d'éviter un grand nombre de ces choses. Comment pouvez-vous éviter la pollution de l'air? On ressent parfois que c'est une bataille perdue ".


Plus de 4.000 enfants et de jeunes sont diagnostiqués avec avec le cancer chaque année en Grande-Bretagne, et le cancer est la principale cause de décès chez les enfants âgés de un à 14 ans.


Les diagnostics de cancer du côlon chez les enfants et les jeunes a augmenté de 200 pour cent depuis 1998, alors que le cancer de la thyroïde a doublé. Les cancers de l'ovaire et du col utérin ont également augmenté de 70 pour cent et 50 pour cent respectivement.


L'organisme de bienfaisance estime que l'augmentation des cas coûte maintenant au NHS un supplément de £ 130 millions par an par rapport à il y a 16 ans.


Mais les experts estiment que de nombreux cancers pourraient être évités grâce à des changements de style de vie tels que permettre aux enfants de fréquentant la maternelle de stimuler leur système immunitaire, et ne pas peindre les chambres d'enfants avec des peintures à base d'huile, en évitant le travail de nuit et La consommation de viandes transformées pendant la grossesse.


Les chiffres ont été publiés avant la conférence sur le cancer du Royaume-Uni qui se déroule cette semaine à Londres.
D'autres spécialistes du cancer ont dit qu'ils avaient aussi remarqué une augmentation des diagnostics de cancer, mais ont averti qu'il était trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur les causes.


Le jury cherche à savoir si les téléphones peuvent causer le cancer.
Les scientifiques craignent qu'ils puissent contribuer à une augmentation des cas de cancer.
Nicola Smith, agent principal de l'information de santé de Cancer Research UK, a déclaré: "Toute hausse des cancers de l'enfant est préoccupante, mais il est important de se rappeler que moins d'un pour cent des cas de cancer au Royaume-Uni se produisent chez les enfants.
"On ne sait pas encore exactement ce qui cause le cancer dans l'enfance et la recherche n'a pas démontré un lien avec des facteurs environnementaux tels que la pollution de l'air et de l'alimentation pendant la grossesse. Il y a quelques facteurs qui peuvent augmenter le risque de cancer chez les enfants, comme les maladies génétiques héréditaires et l'exposition aux rayonnements - mais ceux-ci ne sont généralement pas évitables et personne ne devrait se sentir blâmé pour un cancer apparu chez des enfants."
"Il a été prouvé qu'il ya beaucoup de choses chez les adultes qui peuvent être faites pour réduire le risque de cancer et c'est toujours une bonne idée que de mettre en place des habitudes saines en famille, comme manger sainement, être actif et profiter du soleil en toute sécurité."


La pouponnière avant l'arrivée d'un nouveau bébé est un instinct de nidification naturel mais elle pourrait aussi nuire au bébé, disent les experts.


Les scientifiques exhortent les futurs parents d'éviter d'utiliser des peintures et des solvants à base d'huile comme le white-spirit dans les premières années de la vie d'un enfant parce que ce sont des cancérogènes connus.


Apporter des changements simples au style de vie pourrait aussi avoir un effet protecteur contre le cancer infantile.


L'Envoi d'un enfant dans une crèche ou garderie fait que l'on stimule le système immunitaire en leur permettant de jouer avec d'autres enfants qui introduisent de nouvelles bactéries.


Pendant la grossesse, les femmes devraient éviter de consommer de la viande raffinée ou fritte, grillée ou consommer des aliments qui contiennent de l'acrylamide chimique, un cancérigène connu chez la viande animale grillée.


Si possible, les femmes enceintes devraient aussi éviter le travail posté et s'orienter clairement vers la lumière blanche ou bleue dans la soirée pour éviter de perturber les rythmes naturels. (Luxtherapie).


De même, lesveilleuses dans les chambres d'enfants devraient aussi être orange foncé ou rouge, mais jamais blanches ou bleues.


Les scientifiques demandent également au gouvernement de faire davantage pour réduire la pollution des véhicules et améliorer la qualité de l'air dans les villes.


Le Dr Denis Henshaw a ajouté: «Les femmes devraient également éviter trop de café pendant la grossesse parce s'il a été démontré que trois à quatre tasses par jour augmente le risque de leucémie chez les enfants de trois à quatre fois.


"Le travail posté est également en classe 2 comme cancérigène, ce qui signifie qu'il est probablement cancérogène."


Les experts disent que les médecins devraient également éviter de prescrire aux enfants des rayons X et aussi Les tomodensitométrie, si possible, pour éviter le rayonnement.


http://www.telegraph.co.uk/science/2016/09/03/modern-life-is-killing-our-children-cancer-rate-in-young-people/

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:33

L'Extrait méthanolique de Ganoderma lucidum (Reishi) induit l'autophagie dans le cancer gastrique humain des cellules tumorales AGS.


Reis FS1,2,3,4, Lima RT5,6,7, Morales P3, Ferreira IC8, Vasconcelos MH9,10,11.




Ganoderma lucidum est l'une des espèces de champignons les plus étudiée, en particulier en ce qui concerne ses propriétés médicinales.


Des études antérieures (y compris certains d'entre nous) ont montré des preuves que l'extrait méthanolique de G. lucidum affecte l'autophagie cellulaire.


Cependant, on ne sait pas si elle induit l'autophagie ou diminue le flux autophagique.


Le traitement d'une lignée cellulaire d'adénocarcinome gastrique (AGS) avec l'extrait de champignon a augmenté la formation de vacuoles (autophagosomes typiques de l'autophagie).


En outre, les niveaux cellulaires de LC3-II ont également augmenté, et les niveaux cellulaires de p62 ont diminué, ce qui confirme que l'extrait cellulaire affecte l'autophagie.
Le traitement des cellules avec l'extrait conjointement avec des inhibiteurs de la protéase lysossomale, montre que les niveaux cellulaires de LC3-II et p62 augmentent.


Les résultats obtenus ont montré que, dans les cellules AGS, l'extrait méthanolique de G. lucidum provoque une induction de l'autophagie plutôt qu'une diminution du flux autophagique.


À notre connaissance, cette étude est la première preuve de cette nature.


MOTS CLÉS:


Ganoderma lucidum; le potentiel anti-tumoral; autophagie; extrait méthanolique; la mort cellulaire programmée (PCD)

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 20:34

Des études montrent l’efficacité du baclofène pour traiter la dépendance à l’alcool

Par Pascale SantiLe 3 septembre 2016 à 18h36Mis à jour le 3 septembre 2016 à 18h39

Deux études françaises montrent que les patients prenant ce médicament réduisent leur consommation d’alcool ou s’abstiennent dans certains cas.

Le baclofène est un relaxant musculaire utilisé depuis les années 1970 pour traiter les contractures en particulier causées par des scléroses en plaques. | AFP/DAMIEN MEYER

Nouvel épisode dans la saga du Baclofène, les résultats de plusieurs études sur son efficacité dans la réduction de la consommation d’alcool et/ou le maintien de l’abstinence ont été présentés samedi 3 septembre, lors du congrès international ISBRA-ESBRA, deux sociétés européennes de recherche biomédicale sur l’alcoolisme, qui se tient à Berlin. Deux études françaises montrent la supériorité du baclofène contre placebo, surtout pour réduire la consommation d’alcool.

Menée par le professeur Michel Reynaud, professeur en addictologie à l’hôpital Paul Brousse (AP-HP), l’étude Alpadir auprès de 320 patients, dont 158 sous baclofène et 162 sous placebo a porté sur l’efficacité de la molécule, prescrite jusqu’à 180 grammes/jour. Les patients, dont la moyenne quotidienne d’alcool était de 9 verres et demi par jour (95 grammes), ont vu leur consommation réduite à 4 verres pour ceux qui ont pris du baclofène contre 5 verres pour ceux sous placebo. La baisse de consommation est plus forte pour les personnes grosses consommatrices, qui buvaient plus de 12 verres par jour.

« Ce médicament apporte un plus »

En revanche, aucune différence significative n’a été observée par rapport au placebo sur le maintien d’une abstinence totale pendant vingt semaines consécutives (11,9 % versus 10,5 %). Quant aux effets indésirables, « aucun problème de tolérance majeur n’a été observé », indique le laboratoire Ethypharm, qui a mené l’étude avec le professeur Reynaud. Quant aux effets indésirables, ils ont été plus fréquents sous baclofène. Au final, « ce médicament apporte un plus dans l’arsenal thérapeutique », souligne le professeur Reynaud.

Autre étude française présentée samedi 3 septembre, Bacloville (promue par l’AP-HP et coordonnée par le professeur Philippe Jaury, professeur de médecine générale à l’université Paris Descartes) était attendue. 60 médecins généralistes et 320 patients y ont participé sur un an, de mai 2013 à juin 2013, en double aveugle (le médecin ne sait pas ce qu’il donne, et le patient ne sait pas ce qu’il prend), avec un maximum de 300 mg/jour. 56,8 % des patients sous baclofène sont devenus abstinents ou sont parvenus à « une consommation médicalement correcte » d’alcool, indique un communiqué de l’AP-HP. Contre 36,5 % des sujets sous placebo. Un bémol, « les analyses portant sur la tolérance et l’innocuité du traitement n’ont pas encore été effectuées », indique l’AP-HP dans son communiqué. Elles devraient l’être dans les mois qui viennent. A ce sujet les résultats d’un essai sur près de 800 patients volontaires, lancé début 2016 par le CHU de Lille, sur les effets indésirables du baclofène, sont très attendus.

Deux autres essais ont été présentés lors de ce congrès. Une étude hollandaise à faibles doses et de courte durée affiche des résultats négatifs. L’étude BACLAD, conduite par le docteur Christian Müller (département de psychiatrie de l’université de médecine de Berlin), a démontré que le baclofène administré à haute dose donnait des « résultats encourageants ». L’échantillon est en revanche plus faible : 56 personnes divisées en deux groupes de 28. Pendant trois mois, un groupe a pris du Baclofène à différentes doses et l’autre, un placebo. Le médicament a permis une abstinence chez 42,9 % des personnes (soit 12 sur 28), contre 14,3 % dans le groupe placebo, selon les résultats qui avaient déjà été puliés dans la revue European Neuropsychopharmacologyen 2015. Les effets indésirables ont été limités.

A l’origine, un traitement pour les spasmes musculaires

Lors de ces quatre essais cliniques, une diminution importante du « craving » (envie irrésistible de boire) a été notée chez les personnes prenant le médicament.

Médicament ancien (1974), le baclofène était initialement indiqué dans le traitement des spasmes musculaires, à des doses de 30 à 80 mg par jour. Mais pas pour guérir de l’alcool. Il a été popularisé avec le livre Le Dernier Verre, d’Olivier Ameisen (décédé en juillet 2013) et de plus en plus utilisé en France, hors autorisation de mise sur le marché (AMM) dans le traitement de la dépendance à l’alcool. Addiction parmi les plus fréquentes, et qui fait le plus de dégâts sur la santé, la dépendance à l’alcool concernerait 2 millions de personnes en France et serait impliquée dans 49 000 décès par an.

Le baclofène avait été propulsé médicament phare dans le traitement de la dépendance à l’alcool notamment sur les forums de patients. Face à une forte croissance de prescriptions, -environ 100 000 personnes prendraient du baclofène - l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a encadré en mars 2014 son utilisation par une recommandation temporaire d’utilisation (RTU), pour une durée de trois ans.

Avant la fin de la RTU en mars 2017, le laboratoire Ethypharm devrait déposer un dossier de demande d’AMM pour le baclofène dans le traitement de la dépendance à l’alcool. Il attend pour ce faire les résultats complets de l’étude Bacloville, notamment sur les effets indésirables.

« Pour les associations de patients et de médecins, cette démonstration scientifique tant attendue doit dorénavant balayer les réserves antérieures sur le baclofène pour ouvrir enfin une offre de soin à la hauteur des besoins », se sont félicitées dès samedi dans un communiqué les associatons Olivier Ameisen et Baclofène.

Pascale SantiLe 3 septembre 2016 à 18h39

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 12:57

Vannes.

La Lyme chronique, maladie encore méconnue

"Littéralement, je rampais dans mon appartement". Elisabeth Pottier se remémore les débuts de sa maladie il y a quatre ans. Le souvenir est violent.

Pour cette ancienne sportive, amatrice de voyages, le déclenchement de la maladie de Lyme met un coup d’arrêt à ses projets.

Cette « maladie » se déclenche suite à une morsure de tique, de taon, de moustique ou d’araignée notamment. Elle est apparue dans les années 1970 aux États-Unis et se développe depuis, majoritairement en Europe.

Pourtant, se faire diagnostiquer comme atteint de Lyme relève du parcours du combattant. "Les médecins ne se tournent pas forcément vers ce diagnostic, explique Elisabeth Pottier. Ils pensent plus aux fibromyalgies ou à la sclérose en plaques."Une guérison puis une rechuteCe qui a conduit Elisabeth a consulté une dizaine de médecins généralistes et de spécialistes, sans résultats. Entre-temps, la Vannetaise fait ses propres recherches et se tourne vers de la médecine alternative et entame "un régime strict. Comme je soupçonnais Lyme j’ai arrêté le sucre notamment. Je me suis tournée vers des compléments alimentaires. »

Une rhumatologue de Vannes lui diagnostiquera la maladie, en lui proposant un traitement adapté.

Son état de santé s’améliore, avant de faire une rechute en novembre dernier, suite à une infection. Pas de quoi l’affecter pour autant. "Je continue de sortir, je fais du vélo. Mon objectif pour 2016 c’est de continuer à me battre et trouver un emploi, explique-t-elle. Le fait d’avoir fait du sport m’a donné un esprit combatif et je ne vais pas laisser tomber."40 000 € de traitementLe cas de son amie est encore plus flagrant. Atteinte depuis quinze ans, elle a consulté plus d’une centaine de médecins avant d’être déclarée atteinte.

D’autant plus qu’il existe deux phases dans la maladie. La première, dite aiguë correspond au déclenchement de la maladie. La seconde, dite chronique, fait référence aux symptômes qui perdurent après les premiers traitements : palpitations, affectations de la mémoire et de la concentration, douleurs, eczémas entre autres.

Seule la Lyme aiguë est prise en charge par la Caisse primaire d’assurance maladie. "On nous rembourse 21 à 28 jours d’antibiotiques,détaille l’amie d’Elisabeth Pottier. Mais ensuite, les prises de sang et les autres tests sont à notre charge."

Et elle a compté, elle a dépensé plus de 40 000 € en quinze ans.

Pour le docteur Yves Cornette de Saint-Cyr, spécialiste en immunologie à Saint-Avé, "la maladie de Lyme bouleverse les protocoles établis car chaque cas, chaque patient est différent. Il faudrait également revoir les méthodes de détection de la maladie en pratiquant des tests dans les laboratoires vétérinaires par exemple."Le médecin évoque même une "crise de santé publique."

« De plus en plus de gens viennent me voir, me dire qu’ils connaissent quelqu’un qui est atteint de Lyme, détaille Elisabeth Pottier. Les gens se sentent de plus en plus concernés ». De quoi peut-être espérer une reconnaissance de la maladie.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 12:53

L'efficacité anti-Borrelia des traitements phytochimiques et des micronutriments: une mise à jour



Des substances d'origine naturelle ont été utilisées pendant des siècles pour lutter contre divers agents pathogènes.


Elles servent de source pour de nouvelles entités chimiques ou offrent des options thérapeutiques à celles déjà existantes.


Bien qu'il y ait un intérêt croissant pour l'étude des propriétés antimicrobiennes des agents d'origine naturelle, on sait peu de chose sur leurs effets contre Borrelia burgdorferi stricto sensu, et contre les agents pathogènes responsables de la maladie de Lyme.


Une meilleure compréhension de cet aspect pourrait faire progresser les connaissances sur la physiopathologie de ces bactéries et aider à améliorer l'efficacité des approches actuelles contre la maladie de Lyme.


Ici, nous passons en revue toutes les substances d'origine naturelle scientifiquement évaluées à ce jour, y compris des extraits de plantes, de leurs métabolites, et des micronutriments, contre la forme végétative (spirochètes) et contre les formes latentes (corps arrondis, biofilm) formes de Borrelia sp.


Ce résumé révèle l'activité anti-Borrelia puissante de plusieurs de ces composés naturels indiquant leur potentiel dans l'amélioration de l'efficacité des traitements actuels de la maladie de Lyme, et en offrant de nouvelles options pour les protocoles thérapeutiques déjà existants contre les biofilms de Borrelia, les kystes
et les formes spirochètes


Texte intégral :


The anti-borreliae efficacy of phytochemicals and micronutrients: an update



http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4971593/



Financement L'auteur (s) décrit la réception de l'aide financière suivante pour la recherche, l'auteur, et / ou la publication de cet article: Les fonds ont été fournis par le but non lucratif Dr. Rath Health Foundation, une entité distincte du Dr Rath Research Institute BV . Tous les auteurs ne sont pas engagés par la Fondation Dr. Rath Health, et les bailleurs de fonds n'a joué aucun rôle dans la conception de l'étude, la performance, la collecte et l'analyse des données, la décision de publier, ou de la préparation du manuscrit.
Conflit d'intérêt L'auteur (s) a déclaré aucun conflit d'intérêts potentiel par rapport à la recherche, l'auteur, et / ou la publication de cet article.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 17:06

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On m'a fait le diagnostic d’autisme à ma quarantaine.

Ce n’est pas seulement une pathologie masculine


L'année dernière, à la fin de ma quarantaine, j'ai été diagnostiquée autiste.

Je l'ai toujours su que j'étais différente, et cherché un diagnostic formel d’après les traits de que je l'ai vécu pendant près de cinq décennies qui est devenu progressivement plus difficile à gérer.


Vous pensez que les personnes autistes n’ont aucune empathie?

Mon petit garçon est si empathique ça fait mal.


Je ne suis certainement pas la seule femme qui a dû attendre longtemps pour un diagnostic.

La National Autistic Society (NAS) demande aux médecins d'avoir une meilleure compréhension de la façon dont les différences entre les sexes influent sur l'autisme, et de reconnaître que les femmes et les filles ont été historiquement sous-diagnostiquées.


Dans son enquête de 2012 concernant plus de 8000 personnes autistes et les membres de leur famille au Royaume-Uni, la NAS a constaté que les femmes et les filles étaient plus susceptibles d'être diagnostiquées à tort que les hommes et les garçons (41% des femmes avait été diagnostiquées avec une autre pathologie sur l'évaluation, par rapport à 30% pour les hommes).

Et une fois qu'elles ont été diagnostiquées, les femmes et les filles étaient moins susceptibles d'accéder à un soutien supplémentaire.

En cas de syndrome d'Asperger, seulement 8% des filles ont été diagnostiquées avant qu'elles n’aient atteint l'âge de six ans, contre 25% des garçons; et seulement 20% des filles qui ont été diagnostiquées à l'âge de 11 ans, comparativement à 50% des garçons.

Beaucoup de femmes ne sont pas diagnostiquées jusqu'à ce que leur 20 ou 30 ans.


Dès le jeune âge, je suis fascinée par la façon dont les choses m‘ont travaillée, par le plus heureux des livres et d'être moi-même.

Jouer avec des groupes d'autres enfants a toujours été désastreux.

J'ai eu aussi des problèmes sensoriels et une sensibilité excessive.

Les étiquettes dans les vêtements, les bruits inattendus, des odeurs fortes et la saleté et les germes peuvent m’arrêter dans mes élans.


Lorsque nous examinions nos choix de niveau, mon professeur de biologie a suggéré que je poursuive une carrière en médecine, mais tout ce que je pourrais imaginer m’en détournait. Elle a parlé de l'odeur du laboratoire et de l'apparition alarmante des criquets dans le formol.

Je ne pouvais pas le supporter, j'ai donc choisi l'école de théâtre à la place.

J'avais passé ma formation d’auxiliaire vie pour être avec d'autres personnes, regarder et apprendre, conjecturant comment m’adapter, j’ai donc aimé cette expérience.


J’avais besoin de contact avec d'autres personnes pour m’expliquer les mystères du comportement humain.

Mon frère Michael, qui est mort quand j'avais 12 ans, était une de ces personnes; ma mère, mon rocher, en était une autre.

À l'âge adulte, quand mes deux filles ont été diagnostiquées comme autistes, je me demandais si mes excentricités étaient semblables aux leurs, mais ma vie était tellement occupée pour elles et ma mère, qui avait la maladie d'Alzheimer, qu'il n'y avait pas de temps pour se remettre en question.


L'année dernière, un conseiller a soulevé à nouveau la question, et je décide de poursuivre les investigations pour un diagnostic.

Mon médecin m'a renvoyé à une équipe de diagnostic de deux psychiatres du grand bassin versant dans le Shropshire où il y avait une longue liste d'attente.

Les cadres du diagnostic de l'autisme varient et dans mon cas se sont concentrés sur mon enfance; J'ai trouvé vraiment difficile émotionnellement de parler de soi, et mon mari m'a accompagné aux séances sur une période de plusieurs mois.


Lorsque le diagnostic est venu je pleurais avec soulagement.

J’ai sentis que c’était presque une bataille, et que j'avais eu à me prouver que je ne suis pas folle.


Je me rends compte maintenant que je l'avais toujours su que j'étais autiste - comme l'avait su mon mari et ma fille aînée Lizzy.

Je pense que ma mère le soupçonne aussi, surtout après que les filles ont été diagnostiquées.

Pour toute personne dans ma situation, si vous voulez un diagnostic demandez le à votre médecin si vous pouvez être évaluée.

Mais sachez que, en tant que femme, vous pourriez être mal diagnostiquée au début parce que vous êtes probablement devenue habile pour dissimuler les traits et les comportements que les autres trouvent inacceptables.

Les femmes sont généralement élevés dans le but d’être conformes, et les marqueurs de diagnostic de l'autisme sont souvent auto-suppressimés et intériorisés.


Il est bien documenté que les troubles de l'alimentation et des niveaux très élevés d'anxiété sont communs chez les femmes et les filles autistes.

L’alimentaire a été un ami et un ennemi redoutable pour la plus grande partie de ma vie, et mon anxiété découle en partie de tenter d'identifier et de se conformer aux règles sociales.

Je trouve qu'il est impossible de se taire, par exemple, si je crois que quelqu'un en autorité se trompe.

J'ai aussi une tendance soit à sur réagir, ou à rester silencieuse quand je devrais parler pour ma propre défense.

La plupart du temps je n'identifie les règles sociales seulement après je les ai brisées.

J’ai souvent franchi la ligne invisible de conformité sociale faite de représailles en face.

J'ai été ostracisée au travail, parce que je dis ce que je pense, ce qui n’est pas toujours bien reçu.


Deux personnes autistes présentent les mêmes signes.

Certaines personnes atteintes du troubles du spectre autistique (TSA) sont peu sortantes et grégaires, certaines timides et sélectivement muettes.

Ce qui unit tout le monde sur ce spectre est que nos besoins, et les désirs sont aussi essentiels que pour quelqu'un d'autre.

Une hypothèse que parce que nous ne pouvons pas exprimer ces besoins à la manière de personnes non-autistes qui les trouvent acceptables et compréhensibles, ne signifie pas que nous ne pas besoin d'être compris.


Nous avons mis l'autisme à la télévision, mais on ne peut pas l'accepter dans la vie réelle
(John Harris).

Pour moi, le diagnostic était la libération d'une vie de censure, quels que soient les aspects de ma personnalité sur laquelle je n'ai aucun contrôle efficace.

On m'a souvent dit que mes pensées et mes sentiments étaient stupides, que j'étais étrange ou bizarre ou que mes émotions étaient inappropriées.

Les gens qui m’aimaient, aimaient ma passion; les autres m’ont trouvée agressive.

Cela m'a appris à rester calme et à essayer de supprimer ce que je pensais.

Je me suis sentie soulagée par le diagnostic et quand j’en discutais en ligne je reçus des réponses favorables d’autres eux aussi diagnostiqués tardivement dans leur vie, aussi pour la première fois je me sentais en faire partie.


Je suis un défenseur des droits des personnes handicapées en ligne depuis huit ans, de sorte que la décision de révéler mon diagnostic était facile pour moi, mais avec les stigmates de l'autisme et de cette, et c’était clair dans les réactions… beaucoup de dire qu'il était courageux pour révéler cette pathologie invisible.

Il ne semblait pas plus courageux pour moi de dire que j'ai les yeux bleus.

Donc, sur Twitter, j'ai commencé le hashtag #SheCantBeAutistic afin de rassembler quelques-unes des réactions dédaigneuses que les femmes ont pris de la part de cliniciens, des amis et de la famille.

Les femmes ont parlé et on dit qu'elles ou leur fille ne pouvaient pas être autiste, parce qu'elles étaient en mesure de prendre contact avec les yeux, et qu'elles avaient de bonnes aptitudes verbales, et ont montré del'empathie, et ne sont pas violentes.

Cela montre l'incompréhension de l'autisme chez les femmes, et en général, aussi.


Le travail de pionnier de Lorna Wing et Judith Gould a montré que l'autisme est un spectre.

Il n'a pas de parti en termes d'âge, de statut, de richesse, d'emplacement, de race, d’origine ethnique ou de sexe.

Mais les choix de réalisation et de la vie ne semblent pas colorer l'avis de certains cliniciens qui seraient là pour diagnostiquer cette pathologie.


Si une femme a eu des enfants, est dans une relation, est intéressé par le maquillage, la musique, la mode, ou dans mon cas à faire de la comédie, ce niveau de sophistication rend apparemment le diagnostic "moins net". Au pire, cela rend l'autisme "inexistant".


Les femmes sont encore censées se comporter comme les autres l'exigent, de la fonction de notre utérus, à la façon dont nous nous exprimons en personne ou sur la page.

Pour les femmes atteintes d'autisme notre capacité et l'intérêt pour la conformité est diminuée - nous ne sommes pas amies du patriarcat- . Le statu quo est que l'autisme est considéré comme une pathologie à prédominance masculine.

Une reconnaissance plus large des femmes autistes doit commencer dès maintenant.


Louise Milligan

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 06:32

http://www.lemonde.fr/climat/video/2016/08/31/six-mois-de-fonte-de-l-arctique-vue-de-l-espace_4990588_1652612.html

Une animation diffusée par la NASA le 31 août montre l’étendue et la rapidité de la fonte de l’océan glacial Arctique, de mars à août 2016. La surface glacée de l’océan Arctique avait établi un record à la baisse au printemps à la suite d’un retrait exceptionnellement précoce dans la mer de Beaufort. Depuis, cette tendance s’est quelque peu ralentie.

Les données de l’US National Snow and Ice Data Center révèlent qu’à la mi-août les glaces occupaient une surface certes très faible et significativement inférieure à la normale, mais supérieure à celle, à la même date, de 2012. De la glace se reformera fin 2016, à la faveur de l’hiver.

« L’océan glacial Arctique continue de fondre, et rien ne semble pouvoir enrayer le phénomène », a commenté la NASA.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 06:31

Effet du réchauffement climatique sur des microorganismes de la toundra

Par leur capacité à s’adapter à l’augmentation des températures et à résister à la sécheresse, certains microorganismes du sol de la toundra limitent la perte de carbone par l’écosystème.

Lorsque le climat se réchauffe, les périodes de chaleur de l’été sont alors plus fréquentes et plus intenses induisant des changements dans les communautés végétales et animales, notamment les microorganismes du sol.

Des chercheurs ont provoqué artificiellement une vague de chaleur, dans la toundra sèche de l’ouest du Groenland, afin d’observer les changements dans la structure des communautés de thécamoebiens, un des groupes les plus importants de protistes [1] du sol, appelés aussi amibes (amoeba) à coquilles. Ces protozoaires sont recouverts d’une coquille rigide ou thèque (theca en grec) qu’ils sécrètent, ou qui est constituée d’éléments agglutinés. Ils sont formés d’une seule cellule et sont donc microscopiques. La coquille permet de déterminer les espèces et, par conséquent, de suivre facilement l’évolution des populations de même que leurs réactions face aux changements climatiques. Ce groupe représente ainsi une communauté de choix pour l’étude de l’impact des facteurs environnementaux sur les écosystèmes.

Pour l’expérience, les scientifiques ont délimité six parcelles similaires de toundra à bruyères associées à des myrtillers, mesurant 40 cm sur 50 cm. Trois de ces parcelles ont été chauffées continuellement pendant douze jours à l’aide de rayonnement infrarouge et trois ont servi de témoin. En réponse à la chaleur, la quantité totale des thécamoebiens n’a pas varié mais la composition des espèces a changé : les espèces bactérivores sont devenues dominantes en nombre.

Ces amibes ont un éventail assez large de régimes alimentaires. Elles peuvent se nourrir de champignons, de particules d’humus, de diatomées [2], d’autres protozoaires et même de nématodes. [3] Cependant la majorité des thécamoebiens mangent des bactéries, contribuant ainsi à la régulation de la population bactérienne. A la faveur du réchauffement (températures estivales comprises entre 9 et 15 °C), les bactéries se développent plus rapidement et par leur respiration provoquent la libération d’une plus grande quantité du CO2 stocké dans le sol de la toundra.

La toundra arctique, dont le pergélisol contient à l’échelle du globe, de 250 à 455 x109 tonnes de carbone, est devenue une source importante de CO2 atmosphérique, en toutes saisons, du fait du réchauffement global. Les thécamoebiens consommateurs de bactéries pourraient donc jouer un rôle dans la limitation des colonies de bactéries productrices de ce gaz à effet de serre.

L’observation des interactions entre les deux communautés - thécamoebiens et bactéries - permettrait de mieux comprendre, à l’avenir, les mécanismes de perte de carbone par le sol de la toundra et d’en savoir plus sur le rôle éventuel de ces protozoaires dans la modération de ce phénomène.

Isabelle Gomez, INIST-CNRS

[1]Protistes : organismes unicellulaires végétaux (algues ou champignons) ou animaux (protozoaires).

[2]Diatomées : microalgues unicellulaires présentes dans les milieux aquatiques plutôt froids, enveloppées par un squelette externe siliceux.

[3]Nématodes : vers non segmentés appartenant au groupe des némathelminthes ou vers ronds. Ils peuvent être parasites ou libres.

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