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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 16:18

Sur France Culture le 17 12 2016

Podcast "La conversation scientifique"

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/sommes-nous-tous-egaux-face-la-vaccination

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:32

Aux Etats-Unis, l’ecstasy bientôt en pharmacie ?

La MDMA aurait un effet durable sur le syndrome de stress post-traumatique. (Reuters)

Tony Macie avait tout essayé, au point de devenir dépendant aux médicaments que lui prescrivait son médecin pour se défaire du syndrome de stress post-traumatique (PTSD) rapporté de ses missions en Irak.

Jusqu’au jour où ce vétéran américain découvrit l’ecstasy.

Cette drogue plus répandue dans les soirées débridées que dans les cabinets médicaux a changé sa vie.

Comme celle de la centaine de patients, qui, comme lui, ont participé à un programme expérimental utilisant la MDMA (méthylènedioxyméthamphétamine), son nom scientifique.

Couplé à des séances de psychothérapie, le traitement mis en place par la Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies, une organisation à but non lucratif qui promeut l’utilisation médicale des drogues comme le LSD ou la marijuana, a visiblement convaincu les autorités sanitaires américaines.

La puissante Food and drug administration (FDA) vient d’autoriser l’association à lancer une nouvelle phase d’expérimentation.

Destinée cette fois à plusieurs centaines de patients, elle démarrera en 2017.

Ce feu vert constitue la dernière étape avant la mise sur le marché de l’ecstasy pour le traitement des PTSD et d’autres types de dépressions.

Cette amphétamine, qui agit comme un stimulant sur le système nerveux, pourrait alors rejoindre dès 2021 les rayons des pharmacies.

Aux États-Unis, elle a été déclarée illégale au milieu des années 1980, alors qu’elle commençait sa percée dans les boîtes de nuit.

« Si ces résultats se confirment, ce sera une avancée. Car nos meilleures thérapies ne sont d’aucun secours pour 30 à 40 % des patients. » Charles R. Marmar, psychiatre

Selon les résultats de l’étude qui a convaincu la FDA, après douze semaines de psychothérapie et trois prises d’ecstasy sous contrôle médical, plus de deux tiers des patients ne présentaient plus aucun signe de PTSD, y compris sur le long terme.

Dans les entretiens donnés aux médecins, les patients – des vétérans mais aussi d’anciens pompiers, policiers et victimes d’abus sexuels – expliquent que non seulement la drogue les a aidés à surmonter des souvenirs douloureux, mais qu’elle a contribué à soigner leur addiction à l’alcool ou à d’autres médicaments.

Le traitement devrait être développé pour traiter les cas d’autisme ou la dépression liée aux maladies incurables.

Si ces résultats se confirment, ce sera une avancée, a reconnu, dans le New York Times, Charles R. Marmar, un psychiatre spécialiste des malades souffrant de stress post-traumatique, étranger à l’expérimentation.

Car nos meilleures thérapies aujourd’hui ne sont d’aucun secours pour 30 à 40 % des patients. »

La santé mentale des anciens soldats rentrés d’Irak ou d’Afghanistan avec des troubles psychiques préoccupe depuis des années les pouvoirs publics américains.

Au-delà des traitements classiques à base d’antidépresseurs et de psychothérapie, le recours à la marijuana médicale s’est développé dans la vingtaine d’États qui en autorisent l’usage thérapeutique.

L’arrivée de l’ecstasy constituerait une nouvelle étape, mais elle ne fait pas l’unanimité.

Certains scientifiques mettent en garde contre les phénomènes d’addiction liée à cette drogue « feel good », dont un usage prolongé peut provoquer des dommages sur le cerveau.

Que ces substances soient administrées sous contrôle médical ne prémunit en rien des effets désastreux sur les patients.

Ainsi, les États-Unis font face à un grave problème de santé publique, lié à l’addiction de milliers de personnes aux antidouleurs.

Une étude du Centers for desease control and prevention, parue le 8 décembre, a une nouvelle fois alerté sur le nombre de morts dues aux overdoses d’antidouleurs, en augmentation de 4 % : en 2015, 17 536 Américains y ont succombé.

M le magazine du Monde | 16.12.2016

Par Stéphanie Le Bars

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:32

Aux Etats-Unis, l’ecstasy bientôt en pharmacie ?

La MDMA aurait un effet durable sur le syndrome de stress post-traumatique. (Reuters)

Tony Macie avait tout essayé, au point de devenir dépendant aux médicaments que lui prescrivait son médecin pour se défaire du syndrome de stress post-traumatique (PTSD) rapporté de ses missions en Irak.

Jusqu’au jour où ce vétéran américain découvrit l’ecstasy.

Cette drogue plus répandue dans les soirées débridées que dans les cabinets médicaux a changé sa vie.

Comme celle de la centaine de patients, qui, comme lui, ont participé à un programme expérimental utilisant la MDMA (méthylènedioxyméthamphétamine), son nom scientifique.

Couplé à des séances de psychothérapie, le traitement mis en place par la Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies, une organisation à but non lucratif qui promeut l’utilisation médicale des drogues comme le LSD ou la marijuana, a visiblement convaincu les autorités sanitaires américaines.

La puissante Food and drug administration (FDA) vient d’autoriser l’association à lancer une nouvelle phase d’expérimentation.

Destinée cette fois à plusieurs centaines de patients, elle démarrera en 2017.

Ce feu vert constitue la dernière étape avant la mise sur le marché de l’ecstasy pour le traitement des PTSD et d’autres types de dépressions.

Cette amphétamine, qui agit comme un stimulant sur le système nerveux, pourrait alors rejoindre dès 2021 les rayons des pharmacies.

Aux États-Unis, elle a été déclarée illégale au milieu des années 1980, alors qu’elle commençait sa percée dans les boîtes de nuit.

« Si ces résultats se confirment, ce sera une avancée. Car nos meilleures thérapies ne sont d’aucun secours pour 30 à 40 % des patients. » Charles R. Marmar, psychiatre

Selon les résultats de l’étude qui a convaincu la FDA, après douze semaines de psychothérapie et trois prises d’ecstasy sous contrôle médical, plus de deux tiers des patients ne présentaient plus aucun signe de PTSD, y compris sur le long terme.

Dans les entretiens donnés aux médecins, les patients – des vétérans mais aussi d’anciens pompiers, policiers et victimes d’abus sexuels – expliquent que non seulement la drogue les a aidés à surmonter des souvenirs douloureux, mais qu’elle a contribué à soigner leur addiction à l’alcool ou à d’autres médicaments.

Le traitement devrait être développé pour traiter les cas d’autisme ou la dépression liée aux maladies incurables.

Si ces résultats se confirment, ce sera une avancée, a reconnu, dans le New York Times, Charles R. Marmar, un psychiatre spécialiste des malades souffrant de stress post-traumatique, étranger à l’expérimentation.

Car nos meilleures thérapies aujourd’hui ne sont d’aucun secours pour 30 à 40 % des patients. »

La santé mentale des anciens soldats rentrés d’Irak ou d’Afghanistan avec des troubles psychiques préoccupe depuis des années les pouvoirs publics américains.

Au-delà des traitements classiques à base d’antidépresseurs et de psychothérapie, le recours à la marijuana médicale s’est développé dans la vingtaine d’États qui en autorisent l’usage thérapeutique.

L’arrivée de l’ecstasy constituerait une nouvelle étape, mais elle ne fait pas l’unanimité.

Certains scientifiques mettent en garde contre les phénomènes d’addiction liée à cette drogue « feel good », dont un usage prolongé peut provoquer des dommages sur le cerveau.

Que ces substances soient administrées sous contrôle médical ne prémunit en rien des effets désastreux sur les patients.

Ainsi, les États-Unis font face à un grave problème de santé publique, lié à l’addiction de milliers de personnes aux antidouleurs.

Une étude du Centers for desease control and prevention, parue le 8 décembre, a une nouvelle fois alerté sur le nombre de morts dues aux overdoses d’antidouleurs, en augmentation de 4 % : en 2015, 17 536 Américains y ont succombé.

M le magazine du Monde | 16.12.2016

Par Stéphanie Le Bars

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:22

L'hypercitrullination induite par Aggregatibacter actinomycetemcomitans relie l'infection parodontale à l'auto-immunité dans la polyarthrite rhumatoïde.

Une étiologie bactérienne de la polyarthrite rhumatoïde (RA) est soupçonnée depuis les débuts de la théorie moderne des germes.

Des études récentes impliquent les surfaces muqueuses comme des sites d'initiation de la maladie.

L'apparition fréquente de dysbioses parodontales dans la PR suggère que les agents pathogènes oraux peuvent déclencher la production d'autoanticorps spécifiques de la maladie et de l'arthrite chez les sujets sensibles. Nous avons utilisé la spectrométrie de masse pour définir la composition microbienne et le répertoire antigénique du fluide creviculaire gingival chez les patients atteints de maladie parodontale et de témoins sains.

La parodontite a été caractérisée par la présence d'autoantigènes citrullinés qui sont des cibles immunitaires primaires dans la PR.

Le citrullinome dans la parodontite reflétait les schémas d'hypercitrullination observés dans l'articulation rhumatoïde, ce qui impliquait ce site muqueux dans la pathogenèse RA.

Des signatures protéomiques de plusieurs espèces microbiennes ont été détectées dans des échantillons de parodontite hypercitrullinée.

Parmi ceux-ci, Aggregatibacter actinomycetemcomitans (Aa), mais pas d'autres pathogènes candidats, a induit une hypercitrullination chez les neutrophiles de l'hôte.

Nous avons identifié la toxine formant pores leucotoxine A (LtxA) comme le mécanisme moléculaire par lequel Aa déclenche l'activation dysregulated des enzymes citrullinating dans les neutrophiles, mimant les voies membranalytic qui soutiennent la citrullination autoantigen dans l'articulation de RA.

De plus, LtxA induit des changements dans la morphologie des neutrophiles imitant la formation de pièges extracellulaires, libérant ainsi la charge hypercitrullinée.

L'exposition à des souches Aa leucotoxiques a été confirmée chez des patients atteints de PR et était associée à la fois à des anticorps anti-protéine anticitrullinés et au facteur rhumatoïde.

L'effet de l'antigène lymphocytaire humain-DRB1 partagé allèles d'épitope sur autoanticorps positivité a été limitée aux patients atteints de PR qui ont été exposés à Aa

Ces études identifient l'agent pathogène parodontal Aa comme candidat déclencheur bactérienne de l'auto-immunité dans la PR.

Konig MF, et al. Sci Transl Med. 2016.

Konig MF1, Abusleme L2, Reinholdt J3, Palmer RJ2, Teles RP4,5, Sampson K1, Rosen A1, Nigrovic PA6,7, Sokolove J8, Giles JT9, Moutsopoulos NM2, Andrade F10.

1Division de rhumatologie, École de médecine de l'Université Johns Hopkins, Baltimore, MD 21224, États-Unis. 2Institut national de recherche dentaire et craniofaciale, National Institutes of Health, Bethesda, MD 20892, États-Unis. Département de Biomédecine, Université d'Aarhus, 8000 Aarhus C, Danemark. 4 Département de parodontologie, École de dentisterie, Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, Chapel Hill, NC 27599, États-Unis. 5Department of Applied Oral Sciences, Institut Forsyth, Cambridge, MA 02142, USA. 6Division de Rhumatologie, Immunologie et Allergie, Brigham and Women's Hospital, Boston, MA 02115, USA. 7Division of Immunology, Boston Children's Hospital, Boston, MA 02115, USA. 8Division d'immunologie et de rhumatologie, Faculté de médecine de l'Université de Stanford, Stanford, CA 94305, États-Unis. 9Division of Rheumatology, Collège des médecins et chirurgiens, Université de Columbia, New York, NY 10032, USA. 10Division de rhumatologie, École de médecine de l'Université Johns Hopkins, Baltimore, MD 21224, États-Unis. Andrade@jhmi.edu. Citation Sci Transl Med. 2016 Déc 14; 8 (369): 369ra176. Copyright © 2016, Association américaine pour l'avancement des sciences. PMID 27974664 [PubMed - en cours]

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 20:48

Le Pr Philippe Even radié de l'Ordre des médecins MIS À JOUR

Il « a manqué à ses obligations de moralité et à son devoir de confraternité », selon la chambre disciplinaire…

C’est une lourde sanction.

Le Pr Philippe Even, auteur de nombreux ouvrages controversés dont le Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux écrit avec le Pr Bernard Debré, a été radié de l’Ordre des médecins.

Cette décision qui n’est pas encore définitive, a été prise après la publication d’un ouvrage intitulé Corruptionet crédulité en médecine publié aux Editions du Cherche-Midi en septembre 2015, a précisé la chambre, confirmant une information du Quotidien du Médecin.

« Des propos méprisants et diffamatoires »

Dans sa décision rendue publique le 13 décembre, la chambre reproche au Pr Even d’avoir tenu « des propos méprisants et diffamatoires » face à des confrères qu’il avait notamment traités de « putains académiques » ou qu’il avait comparés à une « mafia ». >>

En faisant cela, le Pr Even « a manqué à ses obligations de moralité et à son devoir de confraternité et « a gravement déconsidéré la profession médicale » ajoute la chambre qui a décidé de le radier du tableau de l’Ordre.

La décision de radiation de la chambre disciplinaire, présidée par une magistrate, prendra effet le 1er avril 2017, si à cette date elle est devenue définitive, faute d’appel du pneumologue.

« Je me fiche éperdument de l’avis du Conseil de l’Ordre »

Le Pr Even, 84 ans, ancien doyen de la faculté de médecine de Necker, a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de faire appel et qu’il considérait même qu’il s’agissait d’une « décoration ».

« Je n’exerce plus depuis 16 ans », précise-t-il, « et j’ai obtenu ma désinscription du tableau de l’Ordre le 27 septembre 2015, quelques jours après la publication de Corruption et crédulité en médecine, un ouvrage dans lequel il dénonce la collusion entre les laboratoires et certains médecins.

« J’avance dans ce que je crois être ma vérité, je me fiche éperdument de l’avis du Conseil de l’Ordre », ajoute-t-il.

20 Minutes avec AFP

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:32

Les vertus cachées de la testostérone

Deux travaux récents montrent que l'hormone mâle pourrait aider à traiter la sclérose en plaques et aussi qu'elle favorise les comportements sociaux.

Par Anne Jeanblanc

 

C'est l'hormone masculine par excellence. La testostérone donne des muscles, de l'assurance et sa fertilité à l'homme. Sécrétée par les testicules (et en faible quantité par les ovaires chez la femme) ainsi que par les glandes surrénales dans les deux sexes, cette hormone a d'autres facultés – étonnantes – que des recherches récentes ont mises en évidence.

D'abord, contrairement à une croyance populaire bien ancrée, cette hormone ne ferait pas qu'augmenter les comportements agressifs et antisociaux chez l'homme.

Les travaux de chercheurs français et américains indiquent qu'elle favorise également les attitudes qui aident à maintenir ou à améliorer son statut social.

Dans la revue de l'Académie américaine des sciences (PNAS), ils relatent une expérience qui a consisté à injecter cette hormone (ou un placebo) à de jeunes hommes. « Les participants jouaient à une version modifiée du jeu de l'ultimatum, dans laquelle, après avoir accepté ou rejeté une offre de partage d'argent de différents proposants, ils avaient l'opportunité de punir ou de récompenser ces derniers », précise le communiqué du CNRS.

Résultat : les individus ayant reçu de la testostérone punissaient plus les auteurs d'offres injustes, preuve qu'elle potentialise les réponses agressives aux provocations. En revanche, quand les offres étaient généreuses, les participants attribuaient une meilleure récompense. L'hormone « mâle » pousserait donc les hommes à agir avec discernement!

Comment réparer la myéline

Le travail publié hier, aussi dans les PNAS, a été réalisé chez la souris, mais il apporte d'autres informations sur la testostérone et son éventuelle capacité à réparer les fibres nerveuses, plus exactement la myéline qui les gaine et qui permet la transmission rapide de l'information entre le cerveau ou la moelle épinière et le reste du corps.

Cette substance est parfois détruite, chez les malades souffrant de sclérose en plaques ou après une blessure. Certes, il existe un mécanisme de réparation, mais il n'est pas systématique. Une équipe de recherche française a voulu comprendre pourquoi.

Et c'est ainsi qu'a été découvert le rôle « essentiel et inattendu » de la testostérone et de son récepteur.

Chez la souris, l'absence de testicules perturbe le processus de réparation spontanée de la myéline.

Les chercheurs l'expliquent par le fait que la maturation des cellules spécialisées dans la synthèse de la myéline (les oligodendrocytes) est alors défectueuse.

Mais pourquoi la testostérone ?

La réponse se trouve dans les origines de cette hormone : le récepteur qui permet à la testostérone d'agir est apparu au même moment que la myéline, donc très tard dans l'évolution des vertébrés gnathostomes (avec une mâchoire), ce qui expliquerait « leur lien très fort dans le processus de myélinisation ».

« C'est aussi peut-être l'une des raisons pour lesquelles l'évolution des maladies démyélinisantes telles que la sclérose en plaques diffère souvent chez les hommes et chez les femmes », ajoute Élisabeth Traiffort, directrice de recherche à l'Inserm.

La chercheuse conclut sur une notre optimiste : « Nos résultats ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques et pourraient également être bénéfiques pour la recherche sur les maladies psychiatriques ou du vieillissement cognitif. »

Équipe Myélinisation et réparation de la myéline, de l'unité 1195, Petites molécules de neuroprotection, neurorégénération et remyélinisation, université Paris-Sud

 

 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 08:36

Les scientifiques ont publié hier Jeudi le bilan global d'un des problèmes les plus envahissant, mais le moins reconnu, sur la façon dont les humains mettent fin à la cohérence naturelle de monde - par la construction sans fin d'un nombre toujours plus grand de routes, qui fragmentent l'habitat naturel, et plus Il y en a, le plus le devenir de ces habitats est compromis.

Ces routes donnent l'accès aux humains à des zones lointaines, qui étaient auparavant des régions vierges, où ils peuvent commencer l'exploitation forestière, minière, accidentellement (ou intentionnellement) départ d'incendies et de beaucoup d'autres choses comme dans la région d'arkhangelsk en Russie. (pierre ibisch)

Dans l'Amazonie, forêt pluviale, par exemple, la fragmentation du paysage se produit à cause de la déforestation - à quoi les routes ont aussi contribué -

Et met en péril l'écosystème tout entier. Une fois que la lumière du soleil peut pénétrer dans la forêt pluviale, de proche en proche, n'est plus protégée du dehors par le luxuriant baldaquin d'en haut, et la forêt étage par étage sèche. La forêt elle-même absorbe la chaleur par en haut, et les arbres s'effondrent plus facilement, ce qui est un drame pour beaucoup d'espèces clés.

Dans cette nouvelle étude, publié dans le journal "science" par une équipe de 10 conservateurs scientifiques en institutions de l'allemagne, grèce, pologne, le royaume-uni, brésil et des états-unis,ont utilisé un open-source, accessible au citoyen, apportant les données de base sur l'état global des routes. Les chercheurs ont alors combiné cette source avec l'évaluation de la recherche dans la littérature sur la taille des domaines entourés de routes et sont compromis écologiquement par ces routes.

Cela leur a permis de compter vu de haut le monde restant vraiment vierge, et d'évaluer le nombre de domaines et d'évaluer leurs tailles. Ils ont défini ces domaines comme éloignés d'1 kilomètre de toute route.

"il y a certains effets ce au-delà de 1 km bien sûr. c'est un gradient, mais la plupart des problèmes se produisent dans cette ceinture ou zone tampon de 1 kilomètre," nous dit pierre ibisch, auteur en premier et chercheur à l'universite d'eberswalde pour le développement durable en Allemagne.

L'étude montre que les domaines terrestre (excluant antarctique et groenland) sont à 80 pour cent sans routes, ce qui sonne comme une bonne chose - mais de façon plus pointue, le chercheurs a trouvé que ces routes ont divisé la terre en 600,000 morceaux.

Plus de la moitié de ces zones font moins d'un kilomètre. Et seulement 7 pour cent des fragments sont très grands - plus que 100 kilomètres par zone.

Certains des plus grands domaines sans route sont dans la zone pluviale de l'Amazonie, au nord c'est la forêt boréale, et en Afrique.

Les auteurs ont produit une carte en codes couleur des différents morceaux du monde fondé sur la taille des zones sans routes retrouvées dans différentes régions.

il n'y a fondamentalement aucune zone sans route du tout, et cette carte, qui est fondée sur des données open-source, dans beaucoup de cas surestime les zones sans routes

La raison en est, surtout en pays tropical, que les routes n'ont pas soigneusement ete tracées. (crédit: p. ibisch et al., science (2016)) La carte semble indiquer que le développement économique et le concentration de routes avancent main dans la main -

Et des économies avancées comme pour les états-unis, l'Europe et le japon il y a peu de zones sans route.

C'est important de le reconnaître, comme l'étude le note, et la recherche est probablement incomplete pour l'ensemble du nombre total de routes dans le monde.

En d'autres mots, l'image est probablement pire que ce que les chercheurs ont pu identifier Mais cette étude n'en a que plus de "valeur écologique" - par exemple, la forêt pluviale vierge soutient bien davantage d'espèces de la biodiversité que les routes du désert. "le plus gros bloc, protégeant la plupart des espèces de biodiversité de domaines sans routes serait retrouvé en Amazonie ," dit ibisch.

"nous pouvons aussi voir de précieuses zones sans routes dans le bassin du congo, mais dans une moindre mesure, où nous avons déjà plus étendu la fragmentation.

Et nous avons aussi trouvé d'intéressantes zones sans routes en asie du sud-est, et dans les tropiques. Mais il y en a aussi dans la zone boréale zone et même qui s'étire en dehors de la toundra dans du nord russie." Cependant, l'étude suggère que la conservation d'objectifs de domaines sans routes n'est pas atteint - seulement 9.3 pour cent du sans routes domaines, restera domaine protégé.

Cela suggère un désalignement majeur des priorités. Les conséquences de la fragmentation de l'écosystème sont une myriade. Il faut inclure d'interrompre le mouvement naturel en cours de destruction des organismes (et de leur matériel génétique) à travers les habitats, changement de température et du climat local, en permettant non seulement aux humain des incursions mais aussi l'apport d'envahissantes espèces dans un nouveau domaine, où cela cause un dommage irréversible , dit Ibisch. "c'est une réelle question qui devient progressivement de pire en pire," a ajouté tom lovejoy, un écologiste de la georges maçon université dont la recherche se concentre sur la forêt pluviale d'Amazonie . "réfléchir au développement des routes, et au modèle de développement ," dit ibisch.

"C'est la gâchette du développement qui est en cause, et ici nous allons devoir faire le point, peut-on réfléchir à une alternative modèle de développement sans découpage de la nature en toujours plus de morceaux?"

chris mooney sur science environnement.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 17:33

 

 Un généraliste suspendu pour son dépistage de Lyme : "On se sent harcelés"

 

Un médecin généraliste a été condamné en appel à quatre mois de suspension ferme par le Conseil de l'Ordre pour "prescriptions abusives de tests de dépistage de borréliose" et "soins non-conformes aux données actuelles de la science".

 

Alors que le ministère a lancé en septembre un vaste plan de recherche sur Lyme, un médecin généraliste de la banlieue de Lyon vient d'être condamné en appel à quatre mois de suspension ferme par le Conseil de l'Ordre.

 

Le médecin a été sanctionné pour des soins non-conformes aux données actuelles de la science", "des prescriptions abusives de tests de dépistage de borréliose", une "absence d'adaptation de la thérapeutique aux résultats des tests biologiques".

 

"Je n’ai plus 40 ans, mon activité est derrière moi, mais c’est chiant d’arrêter quatre mois quand on a des patients dont on essaie d'améliorer la qualité de vie", avait commenté Raphaël Cario après le premier jugement.

 

"J’essaie de dédramatiser, mais on se sent harcelé, c’est comme si on voulait notre peau, et on ne sait pas pourquoi."

 

En première instance, trois autres médecins avaient aussi été suspendus.

"Je vais faire appel devant le conseil d’Etat, mais cette condamnation n’étant pas suspensive, je vais devoir arrêter de recevoir mes patients à partir de mai", précise le médecin.

 

 

Dans le même temps, la Cour d'appel de Colmar a condamné une ancienne gérante d'un laboratoire d'analyses biologiques, poursuivie pour avoir appliqué des méthodes non conventionnelles...

 

La gérante de 68 ans a été condamnée à 9 mois de prison avec sursis pour escroquerie au préjudice de l'Assurance-maladie et devra rembourser 280 000 euros.

 

Un pharmacien était poursuivi aux côtés de la gérante. En première instance, il avait été condamné à de la prison avec sursis. Il est décédé ce samedi, quatre jours avant le prononcé de la sanction en appel.

 

 

[Avec Nouvelobs.com et AFP]

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 08:21

Les dossiers noirs des autorités sanitaires

Anticoagulant dangereux, déclarations d’effets secondaires parallèles : enquête sur un système en panne.Dépakine : première action de groupe en France contre Sanofi

Plus jamais une affaire Mediator?

Les autorités n’ont visiblement pas tiré les leçons du plus important scandale sanitaire que la France ait connu ces dernières années.

Anticoagulant aux effets secondaires dangereux, mais pour lequel l’agence du médicament ne fait rien, baisse de subventions pour les experts chargés de la notification des effets indésirables, un portail Internet de 2 millions d’euros, véritable usine à gaz, enquête sur les dossiers chauds qui mettent en danger la santé des Français

Inquiétudes autour d’un anticoagulant vedette, le Préviscan

Mis sur le marché français en 1995 pour traiter et prévenir les thrombo-embolies veineuses, le Préviscan (Merck Santé) est très prescrit en France: il représente près de 80 % des ventes de médicaments pour soigner ces pathologies.

Problème: outre des risques hémorragiques liés à tous les anticoagulants, cette molécule provoque des atteintes hématologiques, hépatiques et surtout rénales.

Une enquête sanitaire a été menée par l’Agence du médicament (ANSM) et confiée au centre de pharmacovigilance de Lyon.

Les résultats sont inquiétants: 28 cas de neutropénie (trouble du système sanguin), 37 cas d’atteinte hépatique, 70 cas d’effets cutanés parfois graves et, enfin, 77 cas d’insuffisances rénales ont été recueillis et analysés.

En raison de ces données, les membres du comité technique de pharmacovigilance, en charge de la surveillance des effets secondaires des médicaments, se sont prononcés pour informer les professionnels de santé sur les risques non hémorragiques de la molécule et pour inciter les médecins à prescrire un autre anticoagulant que le Préviscan.

Quant au rapporteur de ce groupe de travail, il voulait même aller plus loin, puisqu’il voulait retirer le médicament du marché.

Las, cette décision d’avertir les médecins remonte… au 20 mai 2014. Depuis?

Il ne s’est rien passé.

Le Préviscan continue à être très largement prescrit et les médecins n’ont pas été informés de ces risques.

L’enquête sur les effets secondaires n’aura donc servi à rien: la direction de la surveillance de l’ANSM n’a pris aucune décision depuis deux ans. «Combien faudra-t-il de morts pour que nos autorités de tutelle se bougent enfin?» demande un pharmacovigilant. Selon nos informations, il y aurait déjà eu plus de cinq décès depuis 2014. • Baisse de 6 % des subventions pour la police des effets secondaires Immédiatement après le scandale Mediator, les crédits avaient augmenté de 10 % pour les centres régionaux de pharmacovigilance.

La France compte 31 de ces entités réparties sur tout le territoire.

Elles sont chargées de recueillir les notifications d’effets secondaires des médicaments adressées par les professionnels de santé, les patients ou associations de patients.

Au dernier comité technique qui s’est tenu à l’ANSM le 6 décembre, Éric Délas, le directeur financier de l’agence, a annoncé la nouvelle: une baisse de 6 % des subventions pour la pharmacovigilance.

Face aux remous suscités, la réponse a été la suivante: soit vous prenez du personnel non permanent pour le suivi des médicaments (des contrats à durée déterminée), soit vous licenciez. Le problème, c’est que l’expertise se paupérise.

«On assiste à une fuite des bons et des vieux experts. C’est la mémoire qui part, déplore un pharmacovigilant. L’ANSM embauche des jeunes qui ne connaissent pas les dossiers et qui posent des questions stupides.

Il y a actuellement à l’agence une multiplication des postes vacants.» Pour 2017, ce sont 15 équivalents temps plein qui seront supprimés à l’ANSM.

Pourtant, avec les dernières affaires récentes, notamment la Dépakine, le dramatique essai clinique de Rennes ou l’affaire des implants Essure, on ne peut pas dire que l’agence soit en manque de travail ou qu’elle n’ait pas besoin d’une expertise appropriée de haut niveau.

Un nouveau portail Internet, usine à gaz de 2 millions d’euros Marisol Touraine, la ministre de la Santé, prendrait-elle d’un côté ce qu’elle distribue généreusement de l’autre?

Si les crédits pour l’Agence du médicament et les déclarations des cas d’effets indésirables sont en baisse pour des raisons de restrictions budgétaires, elle a néanmoins trouvé 2 millions d’euros pour financer un «portail de signalement». Il s’agit de mettre en ligne les déclarations, tout compris, d’effets indésirables des médicaments, mais aussi des protestations de patients mécontents d’avoir trop attendu à l’hôpital, des complications liées à une intervention chirurgicale.

Il devrait être rendu publique et annoncé en grande pompe en janvier. Le ministère a prévu une campagne de publicité d’envergure dans les journaux et à la télévision ainsi qu’une distribution de flyers. Actuellement, le projet est confidentiel et en test de «première phase».

La seconde étape débutera courant janvier. Mais le portail, déjà qualifié par les professionnels d’«usine à gaz», peine à rassembler les volontaires pour le tester, au point que les autorités ont dû faire appel aux associations de patients.

Enfin, certains critiquent la fiabilité des déclarations qui y seront faites: «Si une personne mal intentionnée crée une fausse adresse mail pour dire qu’il y a eu un mort avec un médicament, comment fait-on pour remonter au déclarant et vérifier l’information?

Tout le monde va pouvoir dire tout et n’importe quoi. On va créer de fausses déclarations et polluer la base nationale de déclarations et nous détourner de notre activité», prévient un hospitalier.

Les réseaux parallèles de déclarations d’effets secondaires

Tout effet indésirable doit faire l’objet d’une notification officielle aux autorités de santé. Environ 50.000 sont ainsi faites par an en France.

Ces déclarations sont importantes, car elles permettent de documenter les effets indésirables d’un produit pour changer son utilisation, informer les médecins, voire demander son retrait du marché.

Un décret du 8 novembre 2012 régit ces obligations de notifications pour les professionnels de santé. L’article R5121-161 du Code de la santé publique note ainsi que «le médecin, le chirurgien-dentiste, la sage-femme ou le pharmacien déclare immédiatement tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou à un produit dont il a connaissance, au centre régional de pharmacovigilance». Voilà pour la théorie.

Dans la pratique, les médecins sont nettement moins obéissants, certains préférant réserver la primeur de leurs découvertes d’effets indésirables à une publication scientifique internationale. «En France, on peut être leader d’opinion, faire des articles dans des revues prestigieuses et oublier le b.a.-ba, celui de se soumettre à l’obligation légale, déplore un pharmacovigilant parisien. Certains privilégient leurs publications au détriment de la santé publique.»

Pis, les autorités de santé, loin de rappeler à l’ordre les contrevenants, encouragent les réseaux parallèles de déclarations. Ainsi l’agence du médicament a-t-elle donné 400.000 euros à une équipe de l’hôpital de Bicêtre (Val-de-Marne) pour créer un réseau de déclaration des hypertensions artérielles pulmonaires, une maladie rare mais gravissime.

Cette initiative a suscité des échanges d’e-mails aigres-doux entre experts le mois dernier. L’un d’entre eux remarque: «La mise en place de ce double circuit de déclaration de cas de pharmacovigilance brouille les pistes auprès des professionnels de santé qui ne savent plus à qui déclarer.»

Un autre rappelle qu’au début des années 1990 les cas d’effets indésirables du vaccin contre l’hépatite B, notamment des scléroses en plaques, avaient été déclarés non pas aux autorités sanitaires, mais dans… Paris Match.

Le contrevenant était le Pr Olivier Lyon-Caen, il était alors chef de service de neurologie à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

Après avoir lu le magazine, l’Agence du médicament avait dû le contacter pour lui demander de notifier ces cas.

«Plus de vingt ans après cette histoire, rien n’a vraiment changé», déplore un pharmacologue.

Aujourd’hui, le Pr Lyon-Caen est le conseiller santé du président de la République.

Pour la première fois en France, une action dite «de groupe» va être lancée contre un laboratoire pharmaceutique.

L’action en question, portée par quatorze familles, vise Sanofi, le producteur de la Dépakine, cet anticonvulsant commercialisé depuis 1967. Très largement prescrit aux femmes épileptiques et bipolaires, il est responsable d’effets secondaires sur le fœtus. Il s’agit de malformations parfois très invalidantes et nécessitant plusieurs interventions chirurgicales mais aussi de troubles du comportement ou encore d’autisme.

La loi santé de décembre 2015, via son article L. 1143-1, prévoit qu’une «association d’usagers du système de santé agréée en application (…) peut agir en justice afin d’obtenir la réparation des préjudices individuels subis par des usagers du système de santé placés dans une situation similaire ou identique et ayant pour cause commune un manquement d’un producteur ou d’un fournisseur de l’un des produits (…) d’un prestataire utilisant l’un de ces produits à leurs obligations légales ou contractuelles».

L’objectif de Me Joseph-Oudin, l’avocat de l’association Apesac, est que «la justice se prononcesur la responsabilité de Sanofi avant les premières décisions du fonds d’indemnisation récemment créé pour que le laboratoire soit contraint à payer».

L’association de Marine Martin, la lanceuse d’alerte sur la Dépakine, fédère 2 000 familles.

Figaro.fr Jouan, Anne13 décembre 2016

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 08:06

Alors que plusieurs centaines de personnes se déclarent « électro-hypersensibles », l'Organisation mondiale de la santé rappelle que « l'hypersensibilité électromagnétique n'est pas un diagnostic médical ».

En France, au 14 décembre 2016, 1391 personnes s'étaient déclarées «électro-hypersensibles» sur le site d'une association qui s'efforce de les recenser.

Mais pour la science, les choses sont claires: l'électrosensibilité provoquée par l'exposition aux champs électromagnétiques n'existe pas.

Même analyse de l'Académie de médecine, qui souhaite néanmoins que l'on s'occupe des personnes qui en manifestent des symptômes (position défendue également par l'Organisation mondiale de la santé, OMS).

Si l'affaire est entendue pour la science, c'est que les personnes électrosensibles placées dans un milieu ou l'on a arrêté les ondes électromagnétiques sont incapables de savoir quand on les laisse passer ou pas.

L'OMS le rappelle: «l'hypersensibilité électromagnétique n'est pas un diagnostic médical.»

Le 5 mai 2014, par un communiqué de presse, l'Académie déplorait «(qu')aucune réglementation n'empêche d'habiles commerçants de se lancer sur ce marché, d'autant plus florissant qu'il est alimenté par une inquiétude largement distillée dans les médias et que ces produits s'adressent à des personnes particulièrement fragiles».

Les dispositifs anti-ondes sont parfaitement inutiles puisqu'ils ne les protègent de rien de dangereux.

Les symptômes sont très variés Soucieuse des personnes qui se plaignent de ces troubles très invalidants, «l'Académie regrette le détournement des personnes électrosensibles des circuits de prise en charge médicale».

Car la médecine ne nie pas la souffrance des personnes.

Douze sites dédiés ont même été créés dans des hôpitaux pour les personnes qui se pensent électrosensibles.

Car les symptômes peuvent être très variés. Suite à l'installation d'une antenne-relais sur le toit de leur immeuble, en 2009, une famille avec un bébé présente ainsi rapidement «un goût métallique dans la bouche et un mal au crâne derrière la tête» pour le père.

Même chose, une semaine plus tard, pour la mère et son bébé «dont le nez a commencé à saigner». Agitation médiatique immédiate d'autant que l'immeuble est proche de deux écoles et d'une clinique, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que l'antenne est inactive: elle n'est pas encore raccordée au réseau électrique!

Cette affaire n'apparaît pas dans les actes du colloque organisé à l'Assemblée nationale le 11 février 2016 par les députées écologistes Laurence Abeille et Michèle Rivasi.

En revanche, le Dr Pierre Biboulet, médecin généraliste expert, était invité à participer à la table ronde. Il a réussi à convaincre en 2015 un tribunal de Toulouse d'accorder pour une durée de deux ans une allocation adulte handicapée à une femme de 39 ans affirmant souffrir d'un «syndrome d'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques».

Mais loin d'avoir prouvé l'électrosensibilité de la plaignante, le Dr Biboulet n'a fait que constater une absence de symptôme loin de toute exposition! Après s'être rendu dans le hameau au fond d'une vallée pyrénéenne où vit la plaignante, sans eau courante ni électricité, le médecin a témoigné: «Le lien de causalité entre le déficit et la cause était évident.

Il suffisait de supprimer la cause pour que le symptôme disparaisse. C'est donc l'environnement qui crée le handicap.»

lefigaro.fr

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